Carnivores
Evaluation et suivi du statut immunitaire et/ou sanitaire de chiens avant inclusion dans des projets de d?veloppement de vaccins canins
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Trier des chiots Beagle avant de les vendre : 1825 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun tué dans ce cadre. Chaque chiot subit trois à quatre prises de sang à la jugulaire et des écouvillonnages nasaux, oraux ou rectaux, aux dates fixées par le cahier des charges du "client". Quand le commanditaire demande des chiots à faible taux d'anticorps, ceux-ci sont isolés dès la naissance dans une maternité dédiée, soignés par du personnel séparé, et non vaccinés contre les maladies visées. Le porteur écrit que les chiots retenus passent directement dans le projet du "Donneur d'Ordre" et que les mères et les chiots surnuméraires repartent dans le circuit d'élevage, disponibles pour une autre procédure expérimentale.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de tester des chiots Beagle m?les et femelles et/ou leur m?res afin d??valuer et de suivre leur statut immunitaire et sanitaire avant inclusion dans des projets de d?veloppement de vaccins canins
Bénéfices attendus
Ce projet permettra l??valuation du statut immunitaire et/ou sanitaire des chiots et/ou leurs m?res ? des fins de s?lection pour un projet de d?veloppement de nouveaux vaccins contre les pathologies canines. Cette proc?dure pr?liminaire permettra d?inclure des chiots r?pondants aux objectifs scientifiques et/ou r?glementaires du client. Le but est de mettre sur le march? de nouveaux vaccins plus efficaces ou d??viter les effets ind?sirables reconnus sur un vaccin commercialis?.
Procédures
Les interventions suivantes seront r?alis?es sur animaux vigiles en quelques minutes chacune : 1) Pr?l?vements sanguins (au niveau de la veine jugulaire) pour la r?alisation de l?analyse s?rologique : 3 ? 4 pr?l?vements sanguins de 1 ? 5 mL aux temps d?finis dans le cahier de charges du client tout en respectant les recommandations internationales 2) Ecouvillons nasaux ou rectaux pour recherche de l?agents cible (culture et/ou PCR).
Impact sur les animaux
Il n?y a aucune administration de produit d?essai. Les seules nuisances attendues sont celles li?es aux pr?l?vements des animaux (?couvillons nasaux, oraux ou rectaux et des pr?l?vements sanguins). Les animaux subissent donc une nuisance de courte dur?e (inf?rieure ? 5 min) li?e au stress de la contention et de l?introduction de l??couvillon (dans la narine, la cavit? buccale ou rectum) et/ou de l?aiguille sous la peau entra?nant une sensibilit? l?g?re et transitoire au point d?introduction.
Devenir
A l?issue du projet la majorit? des chiots seront inclus imm?diatement dans le projet exp?rimentale du Donneur d'Ordre. Les m?res et les chiots surnum?raires retourneront dans le circuit traditionnel de l??levage et seront disponibles pour une autre proc?dure exp?rimentale.
Remplacement
L'utilisation de chiens sur ce projet est justifi?e car ils repr?sentent l?esp?ce cible des produits et qu'il n?existe pas de m?thode alternative pour ce type de tests.
Réduction
Le nombre d?animaux ?lev?s pour ce projet a ?t? estim? en prenant en consid?ration le nombre moyen de port?es utilis?es les derni?res ann?es pour r?pondre aux besoins des Donneurs d?ordre lors de chacune de ces demandes. Les femelles sont s?lectionn?es en fonction de leur date de chaleurs et ne sont incluses dans ce projet que lorsque la gestation est confirm?e par ?chographie avec une date de mise bas et un nombre de chiots pr?vus r?pondant au cahier de charge ?tabli en amont par le client. Les chiots surnum?raires (en fonction du nombre d?animaux par port?e) sont plac?s dans le circuit d??levage traditionnel du site pour ?tre r?utilis?s dans d?autres projets. Ces chiots suppl?mentaires sont in?vitables car la s?lection se base sur les r?sultats des diff?rents tests (s?rologie, culture, PCR?) mais aussi sur la croissance de chaque individu. Les animaux qui ne r?pondent pas aux crit?res de s?lection seront ainsi exclus. Les chiots exclus seront pris en charge pour assurer leur bien-?tre et une croissance conforme ? nos exigences ?thiques.
Raffinement
Les conditions d'h?bergement sont adapt?es ? l'?ge des animaux avec l?enrichissement classique d?une maternit? ou post-maternit? (plateforme, nid, tunnel, lampe chauffante, liti?re, jouet suspendu?). Dans le cas o? l?objectif du projet est d?inclure des animaux avec des taux faibles d?anticorps, les chiots seront isol?s d?s leur naissance dans une maternit? d?di?e. Le personnel effectue un changement complet des tenues et les chiots ne sont pas vaccin?s contre les valences cibl?es. Dans la mesure du possible, les soins ? ces animaux sont r?alis?s par du personnel qui n?est pas affect? ? la maternit? classique du site, de mani?re ? limiter les risques de transmission, soit par les souches vaccinales, soit par des antig?nes ? sauvages ?. Cependant, le personnel d?di? est form? aux soins et au suivi des chiots. Les chiots sont vendus au client entre 5 et 12 semaines selon l??ge de vaccination souhait?, soit g?n?ralement entre 5 et 12 semaines. Tout au long de la proc?dure, la croissance des animaux est suivie de pr?s (pes?es quotidiennes puis bi-hebdomadaires, ?valuation de la prise alimentaire) et des mesures deu nursing, en plus des proc?dures du site, sont mis en place au cas par cas (sondage ou biberonnage, introduction d?aliment humide, des compl?ments vitamin?s?) Les pr?l?vements sont r?alis?s avec du mat?riel adapt? pour les jeunes chiots. Les volumes sanguins pr?lev?s respectent les recommandations internationales. En cas d?apparition d?un signe de souffrance ou d?un signe clinique s?v?re chez l?animal selon des points limites pr?d?finis, il sera pris en charge par le v?t?rinaire et recevra un traitement adapt? pour le soulager.
Choix des espèces
Le chien est l?esp?ce cible du vaccin en d?veloppement. Il n?existe pas de m?thode de remplacement pour ce type de d?veloppement. Les femelles reproductrices seront s?lectionn?es par rapport ? leur date de mise bas pr?vue, par ?chographie, afin que les chiots naissent tous ? 2 ? 3 semaines d?intervalle maximum. Les chiots issus de ces lots seront fournis ? l'?ge de 5 ? 12 semaines environ.
Formation des professionnels de sant? ? l’utilisation des dispositifs m?dicaux innovants. 2/2
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Cochons : 400
Moutons : 600
Bovins : 100
Former des professionnels de santé à la pose de dispositifs implantables : 1125 animaux non-humains vont être utilisés, 600 moutons, 400 cochons, 100 bovins et 25 chiens, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chaque animal subit des prélèvements sanguins hebdomadaires sur animal vigile ou légèrement sédaté, un jeûne de six à seize heures selon l'espèce, puis une chirurgie de formation sans réveil qui peut durer plusieurs heures. Certains sont transportés sur trente-cinq kilomètres entre deux établissements pour des séances d'imagerie. Le porteur indique que la mise à mort de tous ces animaux non-humains sert à parachever la formation, en permettant aux stagiaires d'évaluer à l'œil nu l'organe et le dispositif qui vient d'y être implanté.
Objectifs
Chaque ann?e de nouveaux dispositifs implantables issus de la recherche sont disponibles pour les professionnels de sant? (en cardiologie, en gastro-ent?rologie, en neurologie, en ophtalmologie et en urologie par exemple) et permettent de soutenir les fonctions d?un organe d?faillant, surveiller les activit?s physiologiques ou administrer des m?dicaments afin de prolonger la survie, traiter une pathologie et am?liorer le confort de vie des patients. On entend par dispositif implantable tout dispositif destin? ? ?tre implant? de fa?on invasive en totalit? dans le corps humain ou ? remplacer une surface ?pith?liale gr?ce ? une intervention chirurgicale et ? demeurer apr?s l'intervention de fa?on temporaire ou d?finitive. Les professionnels de sant? ont l?obligation de se former ? l?utilisation de ces nouveaux dispositifs. L?utilisation d?un dispositif m?dical par un professionnel de sant? ou un patient ne peut se faire sans une information de l?utilisateur, voire une formation pr?alable, elle requiert un apprentissage permettant d?utiliser le mat?riel afin d?optimiser ses performances et de s?approprier les gestes permettant d?assurer ? l?utilisateur une s?curit? maximale d?utilisation. Un m?me produit, s?il est utilis? ou non conform?ment aux recommandations du fabricant, aura ou non la performance valid?e lors de son ?valuation. Les dispositifs m?dicaux sont d?finis comme des produits ?utilisateur-d?pendant?. La directive 93/42/CE modifi?e relative ? l??valuation de ces dispositifs en vue de leur acc?s au march? europ?en qui soumet les industriels ? des obligations en mati?re de gestion des risques pour le produit mais ?galement son environnement, prend en compte ce caract?re ?utilisateur-d?pendant?. Les industriels sont ? ce titre, responsables du recueil, de l??valuation, de la mesure et du d?veloppement de tout ?l?ment susceptible de permettre une utilisation optimale des produits qu?ils commercialisent et d?assurer leur s?curit?. Performances et s?curit? des dispositifs m?dicaux sont corr?l?es ? la formation et ? l?exp?rience de l?utilisateur. De plus, les conditions d?utilisation des dispositifs ne peuvent se r?duire ? des questions d?observance. Ce projet vise ? former les professionnels de sant? ? l?utilisation des dispositifs m?dicaux innovants en situation r?elle sur un animal anesth?si?. Ce projet de recherche se d?roulera dans deux Etablissements Utilisateurs (EU 1/2 et 2/2).
Bénéfices attendus
R?pondre ? l?obligation de formation des professionnels de sant? ? la technique d?implantation d?un nouveau dispositif m?dical, ? sa bonne utilisation et ? son ?valuation fonctionnelle pour la s?curit? pour les futurs patients.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des pr?l?vements sanguins sur animaux vigiles ou l?g?rement s?dat?s, pour tous les animaux du projet. La fr?quence des pr?l?vements pouvant ?tre couramment d?un pr?l?vement par semaine et d'une dur?e de moins de cinq minutes - Des pr?parations ? l?anesth?sie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cath?ter et en l'injection des produits utilis?s pour la pr?m?dication et l'anesth?sie. Dur?e de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours r?alis?s sous anesth?sie g?n?rale (?vitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'? plusieurs heures en cas d?intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet. Dans ce projet, les actes d'imagerie pourront ?tre r?alis?s dans les EU 1/2 et 2/2. La p?riode d'acclimatation d'une dur?e de 7 jours se fera dans l'EU 2/2. Les proc?dures chirurgicales sans r?veil de formation des professionnels de sant? ? l'utilisation des dispositifs m?dicaux innovants pourront ?tre r?alis?s dans l'EU 1/2 ou 2/2.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets ind?sirables attendus sur les animaux sont exactement les m?mes que ceux attendus sur un futur patient humain : - La faim ,lors de la mise ? jeun (12 heures pour les porcs, 12 ? 16 heures pour les ovins et les bovins, 6 ? 12 heures pour les chiens) de l?animal pr?alablement ? l?anesth?sie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cath?ter au moment de la pr?paration de l?anesth?sie, - La phase de r?veil anesth?sique apr?s la proc?dure d'imagerie non invasive, la douleur en phase per-op?ratoire : pour ces dernier point, des mesures de raffinement sont mises syst?matiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple le recours syst?matique ? l'anesth?sie g?n?rale pour les proc?dures d'imagerie non-invasive et chirurgicales avec surveillance du r?veil anesth?sique dans des espaces calmes et sp?cialement am?nag?s, la mise en place d'un suivi clinique quotidien des animaux avec surveillance des signes de douleur par des Techniciens sp?cialement form?s supervis?s par des V?terinaires et la prise en charge multimodale de l'analg?sie per-op?ratoire avec l'usage syst?matique de traitements anti-inflammatoire et anti-douleur opiac?s y compris de traitements permettant une analg?sie par voie locale).
Devenir
Pour r?pondre ? l?obligation de formation des professionnels de sant? ? la technique d?implantation d?un nouveau dispositif m?dical, ? sa bonne utilisation et ? son ?valuation fonctionnelle pour la s?curit? des futurs patients, il est n?cessaire de proc?der ? l'euthanasie de tous les animaux du projet en fin de proc?dure pour parachever la formation en r?alisant les pr?l?vements et analyses ex-vivo et permettre aux professionnels d??valuer macroscopiquement l?organe et le dispositif juste implant?s.
Remplacement
La formation des professionnels de sant? aux m?thodes d?implantation des dispositifs m?dicaux regroupe les notions de ma?trise du geste chirurgical mais aussi d??valuation fonctionnelle en temps r?el au moment de l?implantation gr?ce ? l?imagerie. La r?ponse de l?organisme lors des diff?rentes phases de l?implantation du dispositif et son suivi simultan? par des m?thodes d?imagerie pour en assurer l??valuation fonctionnelle n?cessite une formation sur un animal vivant. Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l?homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l?organe vivant dans l?organisme afin de mimer au mieux la r?alit? d?une intervention.
Réduction
Le nombre d?animaux a ?t? ?valu? prospectivement en prenant en compte l'exp?rience du laboratoire sur d'autres projets avec ce m?me type d'approche, et r?duit au minimum n?cessaire pour r?pondre aux objectifs scientifiques et aux besoins en formations du projet, aucune approche statistique n'a ?t? r?alis?e. Pour r?duire le nombre d?animaux, des s?lections par m?thodes d?imagerie peu invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX ?), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d?int?r?t. Les professionnels de sant? en formation re?oivent une formation pr?paratoire th?orique sur site ou de type visio / webinaire en amont de la formation pratique de fa?on ? minimiser le nombre d'animaux utilis?s. Pour r?pondre ? ce m?me objectif de r?duction, les partenaires qui d?veloppent les dispositifs m?dicaux ont ?galement d?velopp?s des outils d?apprentissage avec simulateurs ainsi que des proc?dures permettant de travailler sur des organes explant?s. La pr?cision croissante des outils d?imagerie fonctionnelle permet ?galement de gagner en pr?cision dans les techniques d?implantation et d??valuation des dispositifs et tend ? r?duire le nombre d?animaux n?cessaires.
Raffinement
Les mod?les animaux suivront exactement le cheminement d?un futur patient avec les m?mes exigences et techniques m?dicales mises en oeuvre pour la r?alisation des interventions (personnel hautement qualifi?, plateaux techniques op?ratoires et d?imagerie de pointe). L?ensemble des proc?dures est con?u pour r?duire au maximum le stress, l?angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours syst?matique ? l?anesth?sie g?n?rale durant les interventions d?imagerie et les proc?dures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site m?me des animaleries permet de r?aliser ces examens sur place, r?duisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associ?. Les param?tres vitaux sont enregistr?s et contr?l?s par des techniciens sp?cialis?s en anesth?sie afin d?adapter les perfusions, l?assistance respiratoire et les dosages d?anesth?siques et d?antalgiques. Un suivi de la temp?rature est r?alis? pendant toute la proc?dure d'implantation chirurgicale et des dispositifs de maintien de la normothermie tels que le syst?me de couverture de r?chauffement Bair Hugger? ou des tapis chauffants sont utilis?s. Les protocoles de r?animation sont standardis?s et r?alis?s par des v?t?rinaires chirurgiens sp?cialis?s. Pendant ces proc?dures, des protocoles de prise en charge multimodale de la douleur sont syst?matiquement appliqu?s. En amont des proc?dures, les animaux sont h?berg?s syst?matiquement en groupe sociaux, ils ont acc?s ? un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'h?bergement contr?l?es et ma?tris?es (temp?rature, hygrom?trie et ventilation). Des points limites stricts et sp?cifiques sont appliqu?s tout au long du projet. Les transports d'animaux entre les 2 EU (35 km) seront r?alis?s ? l'aide de v?hicules de types camionnettes ferm?es ayant re?u une autorisation AT1 d?livr?e par la DDPP, ventil?s, climatis?s et sp?cialement ?quip?s pour le transport des animaux vivants (dispositifs d'abreuvement, tapis antid?rapants ou cages de transport, suivi et enregistrement des temp?ratures lors des trajets, syst?me de surveillance vid?o des animaux). Les personnels en charge sont form?s et titulaires du certificat de convoyeur (CCTROV) et le transport est valid? par un V?t?rinaire.
Choix des espèces
Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l?Homme dans les conditions fonctionnelles de l?organe dans l?organisme vivant pour mimer au mieux la r?alit? d?une intervention, avec l'utilisation d'?quipements de chirurgie et d'imagerie standards utilis?s chez l'Homme. Les diff?rences intersp?cifiques de nature tissulaire, de forme, de taille anatomique et de fonction requi?rent l?emploi de diff?rentes esp?ces de grande taille. Pour chaque formation, le mod?le animal retenu sera identifi? pr?alablement en fonction du dispositif, de ses indications et des sp?cificit?s et des similitudes anatomiques avec l?Homme: les ovins pour les formations int?ressant les domaines de la cardiologie, de la chirurgie vasculaire et de la neurologie principalement, les porcins pour les formations int?ressant les domaines de la gastro-ent?rologie, de l'ophtalmologie et de la cardiologie principalement, plus sp?cifiquement les canins pour la chirurgie des auricules cardiaques et les bovins pour les dispositifs d'assistance cardiaque. Les animaux utilis?s pourront ?tre des juv?niles ou des adultes. L?objectif scientifique est d?avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable ? celle observ?e chez l?Homme.
Formation des professionnels de sant? ? l’utilisation des dispositifs m?dicaux innovants. 1/2
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Cochons : 400
Moutons : 600
Bovins : 100
Former des professionnels de santé à l'implantation de dispositifs médicaux sur des animaux non-humains anesthésiés dont les organes ont la taille de ceux des humains : 600 moutons, 400 cochons, 100 bovins et 25 chiens sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Ils subissent des prélèvements sanguins pouvant aller jusqu'à un par semaine, des examens d'imagerie et des interventions chirurgicales sous anesthésie générale qui peuvent durer plusieurs heures, précédées d'une mise à jeun de six à seize heures selon l'espèce. Le porteur écrit que tous doivent être mis à mort en fin de procédure pour "parachever la formation en réalisant les prélèvements et analyses ex-vivo", les stagiaires évaluant ensuite à l'œil nu l'organe et le dispositif implanté. Le bénéfice déclaré tient en une phrase, "Répondre à l'obligation de formation des professionnels de santé à la technique d'implantation d'un nouveau dispositif médical", et l'effectif de 1 125 a été fixé sans calcul statistique.
Objectifs
Chaque ann?e de nouveaux dispositifs implantables issus de la recherche sont disponibles pour les professionnels de sant? (en cardiologie, en gastro-ent?rologie, en neurologie, en ophtalmologie et en urologie par exemple) et permettent de soutenir les fonctions d?un organe d?faillant, surveiller les activit?s physiologiques ou administrer des m?dicaments afin de prolonger la survie, traiter une pathologie et am?liorer le confort de vie des patients. On entend par dispositif implantable tout dispositif destin? ? ?tre implant? de fa?on invasive en totalit? dans le corps humain ou ? remplacer une surface ?pith?liale gr?ce ? une intervention chirurgicale et ? demeurer apr?s l'intervention de fa?on temporaire ou d?finitive. Les professionnels de sant? ont l?obligation de se former ? l?utilisation de ces nouveaux dispositifs. L?utilisation d?un dispositif m?dical par un professionnel de sant? ou un patient ne peut se faire sans une information de l?utilisateur, voire une formation pr?alable, elle requiert un apprentissage permettant d?utiliser le mat?riel afin d?optimiser ses performances et de s?approprier les gestes permettant d?assurer ? l?utilisateur une s?curit? maximale d?utilisation. Un m?me produit, s?il est utilis? ou non conform?ment aux recommandations du fabricant, aura ou non la performance valid?e lors de son ?valuation. Les dispositifs m?dicaux sont d?finis comme des produits ?utilisateur-d?pendant?. La directive 93/42/CE modifi?e relative ? l??valuation de ces dispositifs en vue de leur acc?s au march? europ?en qui soumet les industriels ? des obligations en mati?re de gestion des risques pour le produit mais ?galement son environnement, prend en compte ce caract?re ?utilisateur-d?pendant?. Les industriels sont ? ce titre, responsables du recueil, de l??valuation, de la mesure et du d?veloppement de tout ?l?ment susceptible de permettre une utilisation optimale des produits qu?ils commercialisent et d?assurer leur s?curit?. Performances et s?curit? des dispositifs m?dicaux sont corr?l?es ? la formation et ? l?exp?rience de l?utilisateur. De plus, les conditions d?utilisation des dispositifs ne peuvent se r?duire ? des questions d?observance. Ce projet vise ? former les professionnels de sant? ? l?utilisation des dispositifs m?dicaux innovants en situation r?elle sur un animal anesth?si?. Ce projet de recherche se d?roulera dans deux Etablissements Utilisateurs (EU 1/2 et 2/2).
Bénéfices attendus
R?pondre ? l?obligation de formation des professionnels de sant? ? la technique d?implantation d?un nouveau dispositif m?dical, ? sa bonne utilisation et ? son ?valuation fonctionnelle pour la s?curit? pour les futurs patients.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des pr?l?vements sanguins sur animaux vigiles ou l?g?rement s?dat?s, pour tous les animaux du projet. La fr?quence des pr?l?vements pouvant ?tre couramment d?un pr?l?vement par semaine et d'une dur?e de moins de cinq minutes - Des pr?parations ? l?anesth?sie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cath?ter et en l'injection des produits utilis?s pour la pr?m?dication et l'anesth?sie. Dur?e de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours r?alis?s sous anesth?sie g?n?rale (?vitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'? plusieurs heures en cas d?intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet. Dans ce projet, les actes d'imagerie pourront ?tre r?alis?s dans les EU 1/2 et 2/2. La p?riode d'acclimatation d'une dur?e de 7 jours se fera dans l'EU 2/2. Les proc?dures chirurgicales sans r?veil de formation des professionnels de sant? ? l'utilisation des dispositifs m?dicaux innovants pourront ?tre r?alis?s dans l'EU 1/2 ou 2/2.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets ind?sirables attendus sur les animaux sont exactement les m?mes que ceux attendus sur un futur patient humain : - La faim ,lors de la mise ? jeun (12 heures pour les porcs, 12 ? 16 heures pour les ovins et les bovins, 6 ? 12 heures pour les chiens) de l?animal pr?alablement ? l?anesth?sie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cath?ter au moment de la pr?paration de l?anesth?sie, - La phase de r?veil anesth?sique apr?s la proc?dure d'imagerie non invasive, la douleur en phase per-op?ratoire : pour ces dernier point, des mesures de raffinement sont mises syst?matiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple le recours syst?matique ? l'anesth?sie g?n?rale pour les proc?dures d'imagerie non-invasive et chirurgicales avec surveillance du r?veil anesth?sique dans des espaces calmes et sp?cialement am?nag?s, la mise en place d'un suivi clinique quotidien des animaux avec surveillance des signes de douleur par des Techniciens sp?cialement form?s supervis?s par des V?terinaires et la prise en charge multimodale de l'analg?sie per-op?ratoire avec l'usage syst?matique de traitements anti-inflammatoire et anti-douleur opiac?s y compris de traitements permettant une analg?sie par voie locale).
Devenir
Pour r?pondre ? l?obligation de formation des professionnels de sant? ? la technique d?implantation d?un nouveau dispositif m?dical, ? sa bonne utilisation et ? son ?valuation fonctionnelle pour la s?curit? des futurs patients, il est n?cessaire de proc?der ? l'euthanasie de tous les animaux du projet en fin de proc?dure pour parachever la formation en r?alisant les pr?l?vements et analyses ex-vivo et permettre aux professionnels d??valuer macroscopiquement l?organe et le dispositif juste implant?s.
Remplacement
La formation des professionnels de sant? aux m?thodes d?implantation des dispositifs m?dicaux regroupe les notions de ma?trise du geste chirurgical mais aussi d??valuation fonctionnelle en temps r?el au moment de l?implantation gr?ce ? l?imagerie. La r?ponse de l?organisme lors des diff?rentes phases de l?implantation du dispositif et son suivi simultan? par des m?thodes d?imagerie pour en assurer l??valuation fonctionnelle n?cessite une formation sur un animal vivant. Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l?homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l?organe vivant dans l?organisme afin de mimer au mieux la r?alit? d?une intervention.
Réduction
Le nombre d?animaux a ?t? ?valu? prospectivement en prenant en compte l'exp?rience du laboratoire sur d'autres projets avec ce m?me type d'approche, et r?duit au minimum n?cessaire pour r?pondre aux objectifs scientifiques et aux besoins en formations du projet, aucune approche statistique n'a ?t? r?alis?e. Pour r?duire le nombre d?animaux, des s?lections par m?thodes d?imagerie peu invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX ?), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d?int?r?t. Les professionnels de sant? en formation re?oivent une formation pr?paratoire th?orique sur site ou de type visio / webinaire en amont de la formation pratique de fa?on ? minimiser le nombre d'animaux utilis?s. Pour r?pondre ? ce m?me objectif de r?duction, les partenaires qui d?veloppent les dispositifs m?dicaux ont ?galement d?velopp?s des outils d?apprentissage avec simulateurs ainsi que des proc?dures permettant de travailler sur des organes explant?s. La pr?cision croissante des outils d?imagerie fonctionnelle permet ?galement de gagner en pr?cision dans les techniques d?implantation et d??valuation des dispositifs et tend ? r?duire le nombre d?animaux n?cessaires.
Raffinement
Les mod?les animaux suivront exactement le cheminement d?un futur patient avec les m?mes exigences et techniques m?dicales mises en oeuvre pour la r?alisation des interventions (personnel hautement qualifi?, plateaux techniques op?ratoires et d?imagerie de pointe). L?ensemble des proc?dures est con?u pour r?duire au maximum le stress, l?angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours syst?matique ? l?anesth?sie g?n?rale durant les interventions d?imagerie et les proc?dures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site m?me des animaleries permet de r?aliser ces examens sur place, r?duisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associ?. Les param?tres vitaux sont enregistr?s et contr?l?s par des techniciens sp?cialis?s en anesth?sie afin d?adapter les perfusions, l?assistance respiratoire et les dosages d?anesth?siques et d?antalgiques. Un suivi de la temp?rature est r?alis? pendant toute la proc?dure d'implantation chirurgicale et des dispositifs de maintien de la normothermie tels que le syst?me de couverture de r?chauffement Bair Hugger? ou des tapis chauffants sont utilis?s. Les protocoles de r?animation sont standardis?s et r?alis?s par des v?t?rinaires chirurgiens sp?cialis?s. Pendant ces proc?dures, des protocoles de prise en charge multimodale de la douleur sont syst?matiquement appliqu?s. En amont des proc?dures, les animaux sont h?berg?s syst?matiquement en groupe sociaux, ils ont acc?s ? un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'h?bergement contr?l?es et ma?tris?es (temp?rature, hygrom?trie et ventilation). Des points limites stricts et sp?cifiques sont appliqu?s tout au long du projet. Les transports d'animaux entre les 2 EU (35 km) seront r?alis?s ? l'aide de v?hicules de types camionnettes ferm?es ayant re?u une autorisation AT1 d?livr?e par la DDPP, ventil?s, climatis?s et sp?cialement ?quip?s pour le transport des animaux vivants (dispositifs d'abreuvement, tapis antid?rapants ou cages de transport, suivi et enregistrement des temp?ratures lors des trajets, syst?me de surveillance vid?o des animaux). Les personnels en charge sont form?s et titulaires du certificat de convoyeur (CCTROV) et le transport est valid? par un V?t?rinaire.
Choix des espèces
Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l?Homme dans les conditions fonctionnelles de l?organe dans l?organisme vivant pour mimer au mieux la r?alit? d?une intervention, avec l'utilisation d'?quipements de chirurgie et d'imagerie standards utilis?s chez l'Homme. Les diff?rences intersp?cifiques de nature tissulaire, de forme, de taille anatomique et de fonction requi?rent l?emploi de diff?rentes esp?ces de grande taille. Pour chaque formation, le mod?le animal retenu sera identifi? pr?alablement en fonction du dispositif, de ses indications et des sp?cificit?s et des similitudes anatomiques avec l?Homme: les ovins pour les formations int?ressant les domaines de la cardiologie, de la chirurgie vasculaire et de la neurologie principalement, les porcins pour les formations int?ressant les domaines de la gastro-ent?rologie, de l'ophtalmologie et de la cardiologie principalement, plus sp?cifiquement les canins pour la chirurgie des auricules cardiaques et les bovins pour les dispositifs d'assistance cardiaque. Les animaux utilis?s pourront ?tre des juv?niles ou des adultes. L?objectif scientifique est d?avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable ? celle observ?e chez l?Homme.
Collectes sanguines de cellules immunitaires chez le chien
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
Mettre au point des aliments pour chiens : 30 chiens en bonne santé vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour tester des solutions nutritionnelles visant leur système immunitaire et leurs muscles. Chacun subit jusqu'à deux prélèvements de dix-huit millilitres de sang, sous anesthésique local, la contention et la piqûre étant les nuisances retenues par le porteur. Les cellules immunitaires prélevées servent ensuite à des travaux en culture, le porteur annonçant d'évaluer "de manière préclinique l'efficacité de solutions nutritionnelles ciblant la santé immunitaire". Trente chiens sont comptés comme réutilisés, quand il écrit qu'ils seront "soit réutilisés dans une autre procédure le cas échéant, soit placés dans le cadre d'un programme d'adoption", sans dire combien iront vers chacune des deux voies.
Objectifs
L’objectif de l’étude est d’explorer l’influence de la nutrition sur les interactions entre le système immunitaire et les tissues musculo squelettiques au cours du vieillissement chez le chien. L’étude repose sur la collecte de prélèvements sanguins chez des chiens en bonne santé afin d’isoler des cellules immunitaires et d’étudier leurs interactions in vitro avec différents types cellulaires, en lien avec les objectifs suivants : 1) Soutenir le développement et la validation de modèles cellulaires pertinents pour étudier la santé immunitaire du chien ; 2) Évaluer de manière préclinique l’efficacité de solutions nutritionnelles ciblant la santé immunitaire, et des tissus musculo squelettiques. Les cellules isolées seront utilisées dans des approches in vitro visant à établir, valider des modèles expérimentaux adaptés et évaluer l’efficacité de solutions nutritionnelles.
Bénéfices attendus
Cette étude aura pour bénéfices potentiels, le développement d'aliments pour chien ayant avec un impact positif sur la santé immunitaire et le système musculosquelettique du chien.
Procédures
Il sera réalisé sur chaque chien de l'étude, 2 prélévements sanguins maximum d'un volume de 18mL chacun.
Impact sur les animaux
Les nuisances identifiées à la prise de sang sont:1) un stress potentiel associé à la contention du chien, et 2) une légère douleur à l'introduction de l'aiguille, malgré l'anesthésique local qui sera appliqué avant.
Devenir
A l'issue de la procédure, les chiens seront soit réutilisés dans une autre procédure le cas échéant, soit placés dans le cadre d'un programme d'adoption.
Remplacement
Les cellules immunitaires ne peuvent qu'être isolées à partir de sang de l'espèce étudiée. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet, soit le chien.
Réduction
Plusieurs collectes indépendantes de sang sont nécessaires car les cellules sanguines obtenues ne sont pas immortelles et ont donc une durée de vie limitée en culture. Par conséquent, les stocks cellulaires ne peuvent pas être maintenus indéfiniment et doivent être reconstitués périodiquement afin d’assurer la pérennité du programme de recherche. L’utilisation de multiples donneurs est indispensable pour prendre en compte la variabilité biologique attendue entre les chiens (par exemple : âge, sexe, race/taille corporelle) et pour réduire le risque que les résultats soient influencés par un ou quelques donneurs atypiques. En outre, la sélection de 30 chiens est fondée sur des données internes et sur des cohortes utilisées dans la littérature.
Raffinement
La surface des logements des chiens est supérieure au minimum réglementaire requis pour les conditions d’hébergement des espèces cibles. L’aménagement des logements est également développé pour favoriser le confort des individus ainsi que le contact physique, visuel, olfactif et auditif avec les congénères directement proches. Les chiens bénéficient de socialisation individuelle et collective répétées via différentes activités (toilettage, jeu, sortie en parc en groupe, promenades en laisse). Les chiens sont également habitués à venir en clinique vétérinaire où les prélèvements seront faits ce qui permettra de diminuer le stress. Les chiens seront sélectionnés selon le critère connu de réaction normale à la prise de sang. Tout animal ayant précédemment mal réagit lors d'un prélévement sanguin ne se sera pas sélectionné. Un analgésique local sera utilisé 10 minutes au préalable à la prise de sang pour limiter la douleur liée à l'introduction de l'aiguille au moment du prélèvement sanguin.
Choix des espèces
L'étude portant sur le développement d'un modèle canin, il est nécessaire d'utiliser des individus des espèces cibles pour les prélèvement sanguins. Les chiens sont au stade adulte, avec un âge supérieur à 2 ans.
Enseignement de propédeutique de l’appareil génital des carnivores domestiques
- Enseignement supérieur
Un léchage excessif, une perte de poils ou des déplacements répétitifs entraînent l'évaluation immédiate du chien concerné et, s'il le faut, l'interruption du protocole pour lui. 14 chiens adultes, âgés de 4 à 6 ans, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et tous restent en vie à l'issue. Les femelles subissent un frottis vaginal et une insémination artificielle, les mâles une récolte de sperme, une heure par semaine pendant dix semaines ou deux fois par semaine pendant cinq semaines, selon les emplois du temps des étudiants. Ces examens servent à former 160 étudiants vétérinaires par an, l'intérêt du projet résidant, selon l'établissement, dans une "offre de formation" destinée à leur donner un niveau d'expertise.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est la formation d’étudiants vétérinaires. Il est nécessaire pour permettre aux étudiants de comprendre la mise en œuvre des différents examens de l’appareil génital et de les pratiquer en toute sécurité tant pour l’animal, pour le propriétaire que pour eux-mêmes. Ces examens sont dans un premier temps réalisé par l’enseignant pour démonstration puis, sous son contrôle direct, par les étudiants pour apprentissage.
Bénéfices attendus
L’intérêt de ce projet réside dans l’offre de formation avec des approches d'enseignement dans le but d’offrir un niveau d’expertise à des étudiants vétérinaires.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à un examen clinique de leur appareil génital. Les femelles seront soumises à un frotti vaginal et une insemination artificielle et les males à une récolte de sperme. La procédure dure 1h maximum, une fois par semaines pendant 10 semaines ou 2 fois par semaines pendant 5 semaines selon les emplois du temps des étudiants.
Impact sur les animaux
D’après notre expérience sur la plateforme, cette procédure est bien tolérée par les animaux. Les examens réalisés ne sont pas douloureux dans les conditions de mise en œuvre mais peuvent être générateurs de stress.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux sont maintenus en vie car la procédure est très bien tolérée par les animaux. il n'y a pas d'effet cumulatif.
Remplacement
Le chien est l’espèce cible et il n’existe pas de modèle ou moyen alternatif.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum ainsi que la taille des sous-groupes d’étudiants afin de pouvoir effectuer les démonstrations et les gestes pratiques dans les meilleures conditions pour les animaux. Cette procédure permettra de former 160 étudiants par an.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera surveillé tout au long des journées d’enseignement et également les journées suivantes par le personnel animalier. Une attention particulière est portée à la détection précoce de signes de stress ou de comportements anormaux. Les soigneurs et vétérinaires sont formés à identifier notamment les comportements stéréotypés (tournis, déplacements répétitifs), les comportements de léchage ou de prurit excessif, l’apparition d’alopécie ou tout autre comportement évocateur de mal-être. L’apparition de tels signes entraîne une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, une interruption du protocole pour l’animal concerné, conformément à nos critères d’arrêt anticipé
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible. Eu égard à la nature de ce projet, il n’y a absolument (et à l’évidence) pas d’alternative qui permettrait leur remplacement Les animaux sont des adultes (4 et 6 ans) afin de reproduire le type d’examen clinique que les étudiants auront à faire dans l’exercice professionnel.
Évaluation de candidats thérapeutiques et prophylactiques contre la grippe chez le furet
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
Équipés d'une micropuce sous la peau, infectés par le virus de la grippe dans le nez puis à deux reprises dans la trachée, 120 furets subissent ensuite jusqu'à sept écouvillonnages du nez, de la gorge et de la trachée et cinq prises de sang à la jugulaire, chaque acte sous anesthésie chimique. Certains sont mélangés pendant deux jours à des congénères infectés, ce qui leur fait perdre leurs repères sociaux et spatiaux et les expose à une nouvelle hiérarchie. Tous sont tués à l'issue pour des analyses histologiques des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sur l'effectif, le porteur indique qu'aucun test statistique n'a servi à le calculer, des groupes de six furets étant retenus d'après la littérature.
Objectifs
La grippe est une infection respiratoire causée par les virus influenza, responsable chaque année d’environ un milliard de cas dans le monde, dont 3 à 5 millions de formes sévères, entraînant entre 290 000 et 650 000 décès respiratoires annuels. Cette pathologie représente un enjeu majeur de santé publique en raison de sa forte transmissibilité, de son impact socio-économique important et de sa capacité à provoquer des complications graves chez les populations vulnérables. À l’heure actuelle, la prévention de la grippe repose principalement sur la vaccination, qui demeure le moyen le plus efficace pour limiter la survenue des infections et des formes graves. Toutefois, l’efficacité vaccinale peut varier d’une saison à l’autre en fonction de l’adéquation entre le vaccin sélectionné et les virus effectivement circulants. De plus, le virus de la grippe accumule régulièrement des mutations au niveau. Ces modifications peuvent réduire l'éfficacité des vaccins. Les traitements disponibles contre la grippe reposent principalement sur l’utilisation d’antiviraux. Bien que ces molécules puissent réduire la sévérité et la durée des symptômes lorsqu’elles sont administrées précocement, leur efficacité reste limitée et l’émergence de résistances virales constitue une problématique croissante. De plus, certains traitements ne sont plus recommandées en raison d’une résistance largement répandue des virus circulants. Dans ce contexte, le développement de nouvelles stratégies (vaccin ou traitement) apparaît indispensable afin de proposer des vaccins/traitements mieux ciblés, mieux tolérés, plus éfficaces et actifs contre un large spectre de souches virales, y compris émergentes ou résistantes. Le présent projet vise ainsi à contribuer au développement de nouvelles approches innovantes afin de pallier aux limites des approches actuelles, incluant l’émergence de variants viraux présentant une sensibilité réduite aux traitements antiviraux ainsi qu’un échappement partiel à l’immunité induite par la vaccination.
Bénéfices attendus
Le projet vise à identifier et caractériser de nouveaux candidats thérapeutiques ou vaccins susceptibles de présenter une efficacité supérieure ou complémentaire aux solutions actuellement disponibles. Le développement de telles approches pourrait permettre de répondre aux limites des stratégies existantes, notamment en améliorant l’efficacité clinique et préventive, en réduisant les effets secondaires et en limitant l’apparition de résistances virales. Le projet vise à pallier les limites des approches actuelles, incluant l’émergence de variants viraux présentant une sensibilité réduite aux traitements antiviraux ainsi qu’un échappement partiel à l’immunité induite par la vaccination.
Procédures
Une micropuce sera implantée sous la peau sur les animaux avant l'infection. Elle est réalisée sur animaux vigile ou anesthésiée chimiquement si cela est préférable pour l'animal. La durée d'administration est de quelques secondes. Les infections seront réalisées par administration dans le nez ou dans la trachée sur animal anesthésié chimiquement. La administration dans le nez durera 10 secondes et sera réalisée une fois. Il y aura deux administration dans la trachée et elle dureront 30 secondes. Des prises de sang seront réalisées durant l'étude (5 par animal), le seront réalisées à la jugulaire sur animal anesthésié chimiquement et dureront 20 secondes. Des écouvillons du nez, de la gorge et de la trachée seront réalisés. Il y'en aura entre maximum 7 par animal. Il seront réalisés sur animal anesthésié chimiquement et dureront 20 secondes par écouvillons.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être infectés avec le virus de la Grippe, pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (principalement fièvre, éternuement, écoulement nasal). Les écouvillons nasaux, pharyngés, trachéaux peuvent provoquer une irration des muqueuses. Ces actes seront réalisés sous anesthésie. La contention, l’injection et la mise à jeun nécessaire pour les anesthésies provoqueront un stress chez les animaux. Les animaux seront également manipulés régulièrement pour différents actes (pesées, observations cliniques.) susceptible d’induire un stress. Lors des phases d’infections par cohabitation, le mélange des animaux dans de nouveaux groupes pendant 2 jours engendrera plusieurs sources de stress : 1) la perte de repère sociaux (congénère) et enrionnementaux (odeurs, repères spatiaux) 2) adpatation a de nouveau invididu, nouvelle hiérarchie 3) la cohabitation avec un congénère infecté peut induire un stress additionnel, lié à la perception de signes comportementaux anormaux. Les administrations de vaccins peuvent générer des effets indésirables transitoires, tels que des réactions inflammatoires naturelles dues à la mobilisation du système immunitaire. Cette inflammation peut provoquer des symptômes tels que de la fièvre, apatahie, douleur locale.
Devenir
A la suite de la procédure tous les animaux seront mis à mort pour réaliser des analyses hisotlogiques des tissus.
Remplacement
Après des phases préliminaires in vitro (tests cellulaires), il est essentiel d’obtenir des données dans des conditions réelles d’utilisation, étant donné que le traitement à développer à une visée clinique (humaine). Les objectifs de ce projet requièrent la pénétration du virus dans les tissus, une excrétion physiologique virale et le développement de réponses immunitaires locales et périphériques qu'il n'est pas possible de reproduire in-vitro. L'utilisation d'animaux reste donc nécessaire pour étudier l'éfficacité des traitements ou vaccins développés.
Réduction
Des tests in vitro sont réalisés en amont afin de pré-sélectionner les traitements/vaccins qui seront utilisés. La tolérance des traitements/vaccins à également été testé en phase préclinique (souris-furets). Aucun test statistique n’a été utilisé pour calculer le nombre d’animaux. Dans la litérature, pour ce type d’étude, des groupes de minimum 6 animaux sont utilisés. Ce nombre permet d’obtenir des résultats statistiquement exploitables afin de conclure sur une réelle efficacité du traitement testé
Raffinement
Après réception, les animaux auront une période d’acclimatation de 14 jours minimum. Les animaux feront l’objet d’un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec le personnel en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minmum de contraintes. Les animaux seront hébergés en groupe sociaux et recevrons un enrichissement propre à l’espèce et régulièrement renouvelés (tunnel, hamac, kong). Les animaux seront anesthésiés chimiquement lors de l’infection et des actes invasifs (prélèvement de sang, écouvillons). Avant l’infection une micro puce permettant la prise de température sera implantée aux animaux. Durant l’étude, le poids des animaux, la température (via la micro puce) et la clinique des animaux seront mesurés/évalués quotidiennement les premiers jours post infection. Des soins vétérinaires et des mesures d'accompagnement (alimentation spécifique, adaptation de l'hébergement) seront mis en place si nécessaire. Les furets qui ne répondraient pas à ces mesures d'accompagnement et qui présenteraient une douleur et une détresse prolongées seront exclus de l'étude. Lors des phases de cohabitation, une surveillance accrue sera mise en place afin de prévenir l’apparition de blessures chez un individu dominé. Toutes remarques sur la clinique des animaux seront rapportées au vétérinaire désigné qui pourra augmenter la fréquence de suivi clinique et /ou pondéral. Si nécessaire, un traitement, compatible avec l’étude sera mis en place. Des points limites ont été définis
Choix des espèces
Le furet est une espèce très largement décrite et utilisée dans la littérature comme modèle d’infection grippale. La pathogénèse chez cette espèce est très semblable à celle de l’homme. Les animaux seront de jeunes adultes (18 semaines) car leur croissance sera terminée et ils possèderont des paramètres physiologiques stable avec un système immunitaire mature.
Etude d’efficacité d’une molécule anti inflammatoire longue action dans un modèle boiterie chez le chat
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Entraînés au préalable à traverser un tunnel et à marcher sur une plateforme de mesure de force, 40 chats reçoivent onze administrations orales au maximum, puis une solution injectée dans un membre postérieur sous une heure d'anesthésie générale, qui provoque une inflammation et une boiterie d'environ cinq jours. Ils sont hébergés seuls de l'induction jusqu'à sept jours après, subissent une prise de sang par jour, et repassent dans le tunnel jusqu'à cinq fois par mesure, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après trente et un jours de repos, le protocole entier est recommencé sur les mêmes chats, tous gardés en vie à l'issue. Le porteur précise que le groupe recevant le comprimé placebo est le plus exposé à ce protocole, et que la justification du nombre de chats est demandée au donneur d'ordre, le projet servant à évaluer un candidat médicament vétérinaire félin à trois doses.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'évaluer puis de comparer l'efficacité d'un élément d'essai administré à trois doses différentes. L'objectif est de pouvoir démontrer les propriétées anti-inflammatoire et analgésique du produit testé sur un modèle inflammatoire chez le chat. Ce produit test sera mis en comparaison avec un contrôle positif (la référence) et un contrôle négatif (un comprimé placebo). Ce modèle permet de créer une boiterie en induisant réponse inflammatoire au niveau du membre induit. Grâce au modèle boiterie, les propriétées anti-inflammatoire et analgésique des produits testés pourront être évaluées.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir démontrer l'efficacité du produit testé en le comparant aux contrôles positif et négatif. De démontrer les propriétés anti inflammatoires et analgésiques du produit test . Ce projet est nécessaire pour trouver de nouveaux principes actifs pour de futurs médicaments vétérinaires destinés à la médecine féline.
Procédures
Les animaux seront soumis à des administrations orales pour le produit test (sous forme de comprimés), le contrôle négatif (sous forme de comprimé) et le contrôle positif (sous forme orale) . Durée, par administration, inférieure à la minute. Au total un maximum de 11 administrations seront réalisées. Les administrations commenceront 4 jours avant l'induction de l'inflammation et se poursuivront 6 jours après. La réalisation de la boiterie sera induite par administration d'une solution au niveau du membre sous anesthésie générale. La durée d'induction est inférieure à 5 minutes. La durée de l'anesthésie générale est d'environ 1h. Durée de la boiterie induite : environ 5 jours, il s'agit d'un modèle totalement réversible. Les prélèvements sanguins seront réalisés en deux occasions: juste avant la première administration puis juste avant l'induction puis une fois par jour à jour 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 8 après l'induction. Tout prélèvement de sang sera fait selon les bonnes pratiques vétérinaires et conformément à la réglementation en vigueur. La durée d'un prélèvement sanguin est inférieur à la minute. Enfin les animaux passeront de leur plein gré sans laisse ni harnais dans un tunnel pour verifier le temps mis à le traverser puis passeront à la marche sur un système de balance (force plate). Un harnais et une laisse peuvent être utilisés si besoin pour le passage à la force plate. Les animaux auront eu un entrainement au préalable de l'étude. Cela a pour but d'évaluer la force du membre présentant la boiterie pour pouvoir évaluer l'efficacité du médicament testé. Durée d'un passage : inférieur à 1 minute. Plusieurs passages ( maximum 5) sont réalisés par temps afin d'obtenir une moyenne fiable d'interprétation. Ce protocole expérimental sera réalisé en deux occasions avec une période de repos de 31 jours entre chaque induction.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sont ceux liés à l'induction d'une boiterie et d'une inflammation du membre postérieur administré , à la contention lors des prélèvements sanguins, le risque d'hématome lors des prélèvements et au risque anesthésique de toute intervention sous anesthésie générale. Le groupe contrôle négatif sont les animaux les plus exposés à ce modèle. Les effets indésirables liés au modèle lui même sont des gonflements au niveau du membres induit, de la chaleur, parfois rougeur.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux, il est indispensable de recourir à l’animal. Aucune méthode alternative ne permet d'évaluer l'efficacité d'un produit test sur le modèle boiterie chez le chat. Les essais in vitro sont des tests de cinétique de dissolution et de désagrégation d'un produit. Les essais ex vivo sont des tests qui s'effectuent directement sur des organes ou tissus isolés.
Réduction
40 animaux seront inclus dans ce projet. Ils seront répartis en 5 groupes de 8 animaux. 2 groupes auront les éléments contrôle positif et contrôle négatif puis trois groupes auront l' élément test à trois doses différentes. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats représentatifs et interprétables et en tenant compte de la variabilité inter individuelle. Une justification du nombre d'animaux est demandée au donneur d'ordre. Des phases préliminaires, comme des études pilotes, ont été réalisées dans le but de déterminer le nombre d'animaux nécessaires pour cette étude. Ces études ont mis en avant qu'il était necessaire d'avoir des groupes de 6 à 8 animaux. Vu la variabilité du modèle, il ne faut pas déséquilibre les groupes pour avoir des résultats exploitables. Ce projet sera fait en "Cross over" cela signifie que chaque animal recevra en 2 occasions ce protocole expérimental avec une période de repos minimale de 31 jours. Cela permet de réduire la variabilité inter individuelle, d'obtenir la même puissance statistique avec moins d'animaux.
Raffinement
Pendant la période d'acclimatation, les animaux auront une phase d'entrainement pour le passage dans le tunnel et une phase d'entraînement à la marche en ligne dans le corridor de Force Plate . Les animaux sont préalablement entraînés à ces exercices à l'aide de renforcement positif. Cette phase sert à familiariser les animaux avec le dispositif experimental. Les animaux seront hébergés par groupe de 2 à 4. Puis ils seront hébergés en condition individuelle à partir de l'induction jusqu'à 7 jours après, temps correspondant à la disparition de la gêne ou boiterie occasionnée. Cet hébergement en individuel est nécessaire pour mettre l'animal dans de bonnes conditions pour la phase de réveil et pour faciliter l'observation des animaux ainsi que de garantir leur tranquilité tout au long de la phase active. En effet, pour les chats, le calme et le repos est plus apprécié lors d'évènements pouvant occasionner une douleur ou une gêne ou une diminution de la capacité motrice que les nombreuses intéractions sociales avec des congénères. Ils garderont un contact visuel, auditif et olfactif pendant la période d'hébergement individuel. De l'enrichissement (exemple: plateformes à différentes hauteurs, tunnels, balle, corde et griffoirs) sera présent autant que possible dans les boxes. Les tablettes dans les hébergements seront remontées aussi longtemps que la présence de boiterie pour l'animal au niveau du membre induit. En cas de détection d'une souffrance ou de douleur , le vétérinaire sera immédiatement prévenu et procèdera à un examen clinique de l'animal concerné afin d'établir un diagnostic et mettre en place un traitement adapté en accord avec le Donneur d'Ordre. Des anesthésiques ou analgésiques pourront être utilisés si necessaire. Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce cible pour ce projet Chats adultes entre 1 à 9 ans. Ce stade de développement permettra de viser la majorité du stade cible de ce médicament.
Production de matrices biologiques canines : sang, sérum, plasma et urine.
- Production de routine
- Tests réglementaires
Produire du sang, du sérum, du plasma et de l'urine de chien pour des laboratoires et des fabricants de kits de diagnostic : 200 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit soit un prélèvement pouvant atteindre 15 % de son volume sanguin circulant, suivi de quatre semaines de récupération, soit une ponction d'urine par cystocentèse, aiguille introduite dans la vessie sous anesthésie locale ou après tranquillisation, et peut être mis à jeun jusqu'à seize heures la veille. Les mêmes chiens sont prélevés plusieurs fois au cours du projet, 120 d'entre eux restant disponibles pour d'autres procédures expérimentales à l'issue, tandis que 80 chiens du stock dédié seront placés. Le porteur désigne le chien comme "l'espèce nécessaire, définit par le Donneur d'Ordre", à qui il revient de justifier pour chaque commande l'impossibilité de substituer le prélèvement.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de produire les matrices biologiques suivantes :du sang, du sérum, du plasma ou de l’urine de chien. Les matrices biologiques produites sont utilisées dans divers pays de l’Europe continentale dans le cadre de la mise en place de méthodes de dosage de nouvelles molécules dans des laboratoires de recherche ou pour la production de kits de diagnostic en santé humaine et vétérinaire.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la mise à disposition de dérivés sanguins ou d'urine permettant de réaliser des projets in vitro ou de mettre en place des méthodes d’analyses ou de diagnostics. Ainsi les matrices biologiques du même animal peuvent être utilisées par plusieurs chercheurs ce qui contribue à la réduction du nombre total d’animaux qui serait nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques des différents projets.
Procédures
Une des interventions suivantes sera réalisée en fonction des besoins : a) Prélèvement sanguin sur animaux vigiles (intervention de quelques minutes) : un prélèvement de moins de 15% du volume circulant sanguin suivi d’une période de récupération suffisante (1 semaine de repos pour 7,5% du volume circulant prélevé en 24h, 2 semaines pour 10% et 4 semaines pour 15%). b) Prélèvement sur animaux vigiles ou tranquillisés (anesthésie locale) (intervention de quelques dizaines de minutes) : prélèvement d’urine par cystocentèse. Les animaux pouvant être réutilisés plusieurs fois dans ce même projet, plusieurs prélèvements uniques pourront être réalisés sur un même animal lors de différentes utilisations. Le nombre total, la fréquence et le volume de ces prélèvements respecteront les recommandations internationales et le bien-être de l’animal. Pour chacun de ces prélèvements, les animaux pourront être mis à jeun la veille sur justification scientifique.
Impact sur les animaux
Aucune administration de produit d’essai ne sera réalisée. Les nuisances attendues liées aux prélèvements des animaux sont : - Celles liées au stress de la contention pour tout type de prélèvement - Pour les prélèvements sanguins : une sensibilité transitoire au niveau du point d’introduction d’aiguille ou un hématome localisé. - Cystocentèse : une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction de l’aiguille pour le recueil de l'urine et/ou pour la tranquilisation, le cas échéant. - Mise à jeun des animaux si l’objectif scientifique de la demande le justifie. La mise à jeun n’excède pas la durée réglementaire (16h).
Devenir
Tous les animaux du stock dédié seront placés à la fin du projet, soit environ 80 chiens. Les 120 chiens inclus ponctuelement dans ce projet seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à une période de récupération suffisante.
Remplacement
Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car il n’existe pas de méthode alternative pour produire des dérivés sanguins ou de l'urine nécessaires dans certaines étapes de la recherche. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins et le responsable de la mise en œuvre du projet vérifiera systématiquement chacune des demandes avant que les échantillons ne soient prélevés. Pour des prélèvements sortant de l’ordinaire en termes de volume à prélever, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux pourra être consultée afin de s’assurer que la demande est bien couverte par l’autorisation de projet en cours.
Réduction
Aucune approche statistique ne sera réalisée pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés correspond au minimum estimé, selon notre expérience passée, pour répondre aux besoins habituels en sang, sérum ou plasma (les plus demandés) ou plus ponctuellement urine. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera le volume souhaité pour répondre à ses besoins et le responsable de la mise en œuvre du projet vérifiera systématiquement la cohérence entre le nombre d’animaux utilisés et les volumes demandés.
Raffinement
Les animaux sont hébergés sur le site dans des conditions adaptées à leur âge avec divers enrichissements (jouets suspendus, tunnels/plateformes). Pour des besoins spécifiques, comme une glycémie basse, les chiens adultes pourront être mis à jeun la veille du prélèvement sans dépasser 16 heures. En fonction des interventions, comme pour les prélèvements d’urine, les animaux seront tranquillisés et/ou anesthésiés localement selon les bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux agités sur la table ne seront pas prélevés afin d’éviter tout stress ou blessure involontaire lors du prélèvement. Tous les animaux sont habitués aux contentions douces et aux manipulations par l’Homme depuis leur plus jeune âge, ce qui rend ces occasions rares. Les volumes et les fréquences de sang prélevé respecteront les recommandations internationales pour le bien-être des animaux. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal (exemple : prostration de l’animal, signe de malaise, hématome, saignement, douleur au point de prélèvement…), il sera pris en charge par le vétérinaire et recevra un traitement adapté pour le soulager.
Choix des espèces
Le chien est l’espèce nécessaire, définit par le Donneur d’Ordre. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins. Chiens adultes de statut correspondant aux besoins du Donneur d’Ordre dans le cadre de leur recherche et développement (mâles, femelles).
Utilisation d’animaux pour l’entretien de l’insectarium et pour les travaux pratiques de parasitologie
- Enseignement supérieur
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 18
Chiens : 6
Bovins : 6
Répartis en 18 lapins, 18 chats, 6 chiens et 6 bovins, 48 animaux non-humains sont utilisés pour nourrir des élevages de phlébotomes, de moustiques, de stomoxes et de puces, et pour fournir du sang aux travaux pratiques d'étudiants vétérinaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque lapin peut subir jusqu'à 78 infestations d'une heure par 80 phlébotomes ou moustiques posés sur ses oreilles, chaque chat jusqu'à 160 infestations de vingt puces qui piquent jusqu'à une dizaine de fois par jour, chaque chien jusqu'à 260 prises de sang en cinq ans et chaque bovin jusqu'à 90. Les chats et les lapins passent leurs nuits en cage individuelle pour permettre le recueil des œufs de puces ou des fèces, le porteur précisant que pour les chats ces cages sont plus petites que les normes standard d'hébergement. Le porteur écrit que ces lapins, chats, chiens et bovins sont maintenus en vie et pourront être réutilisés ou proposés à l'adoption, sans mentionner les huit mises à mort que le décompte structuré du résumé fait apparaître.
Objectifs
L’objectif de ce projet est l’entretien d’un insectarium maintenant en élevage de laboratoires des phlébotomes, des moustiques, des stomoxes et des puces dans l’établissement, afin de pouvoir réaliser des études de développement de médicaments antiparasitaires, ainsi que la formation des étudiants vétérinaires à la réalisation d’examen complémentaires (frottis sanguins) en parasitologie. Les parasites externes des carnivores domestiques (insectes ou acariens : phlébotomes, moustiques, puces, tiques) et des animaux de production (mouches piqueuses hématophages) peuvent causer diverses nuisances aux animaux (prurit, douleur, allergies…) et transmettre des maladies vectorielles qui sont, pour certaines, des zoonoses. La leishmaniose par exemple, transmise par la piqûre des phlébotomes, est une des maladies vectorielles les plus importantes en Europe chez le chien. Présente dans 80 pays du monde et en extension, cette maladie transmissible à l'homme peut provoquer chez le chien des signes cutanés et viscéraux, qui sans traitement conduisent à la mort de l’animal. Tout chien infecté le reste à vie et représente une source de parasites pour l’homme. Les stomoxes, quant à eux, sont des mouches piqueuses harcelantes des bovins, à l’origine de nuisances directes (perturbation du bien-être, piqures douloureuses, spoliation sanguine) et indirectes (transmission d’agents pathogènes : bactéries, parasites, virus, tel que celui de la dermatose nodulaire contagieuse). Elles sont également à l’origine de pertes économiques importantes pour les éleveurs. Le développement d'antiparasitaires externes ayant pour but de protéger les animaux contre ces parasites est donc un enjeu de santé animale et humaine. Pour évaluer un nouveau produit ou pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d'un nouveau médicament vétérinaire, différentes études sont obligatoires et nécessitent de disposer des insectes ou acariens ciblés. Ceux-ci ont besoin d’être nourris régulièrement avec du sang de mammifères afin de pouvoir se reproduire et certaines de leurs larves sont nourries avec un aliment dont la préparation nécessite des fèces des lapins. Il est par ailleurs essentiel que les étudiants vétérinaires soient formés au diagnostic de ces maladies vectorielles au cours de leur cursus de formation et l’apprentissage de la réalisation de frottis sanguin fait partie des travaux pratiques en parasitologie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont, à court terme, la formation des étudiants en parasitologie, ainsi que la pérennité de l’insectarium et la reproduction des insectes, permettant de disposer des parasites nécessaires aux tests d’efficacité d’antiparasitaires vétérinaires, et à moyen terme, la mise sur le marché de ces médicaments. Ces insectes servent également à des projets de recherche permettant de mieux comprendre les modalités de transmission vectorielle et les mécanismes de résistance aux insecticides. A plus long terme, les produits développés et testés au sein de l’établissement utilisateur ont pour objectifs de prévenir la transmission des maladies vectorielles à l’animale et pour certains à l’homme. Une meilleure compréhension des mécanismes de transmission des agents infectieux vectorisés et de la résistance aux insecticides permettra respectivement de proposer des méthodes de lutte adaptées pour la prévention des maladies et contourner la résistance
Procédures
- Les lapins seront soumis à des piqures d’insectes (80 phlébotomes ou moustiques) au niveau de leurs oreilles uniquement, sur animal vigile, pendant 1h maximum, toutes les 2 semaines maximum, soit un maximum de 78 infestations d’une durée d’1h pendant toute la durée du projet. Chaque insecte pique généralement une seule fois à chaque infestation. La piqure est très brève (environ 1 seconde), puis l’insecte reste fixé le temps de son repas sanguin 3 à 5 minutes avant de se détacher. Les lapins sont également utilisés pour des recueils de fèces permettant de préparer l’aliment des larves de phlébotomes. Pour cela, ils doivent ponctuellement, 2 à 3 nuits par mois, être placés en cages individuelles sur grille pendant la nuit (15h maximum). - Les chats seront soumis à des piqures de puces sur animal vigile avec 20 puces par infestation hebdomadaire, pendant une durée de 2 mois, tous les 3 mois maximum, soit un maximum de 160 infestations (dépôt de 20 puces sur leur pelage) pendant toute la durée du projet. Chaque puce peut piquer jusqu’à une dizaine de fois chaque jour. La piqure de puce est très brève (environ 1 seconde), puis la puce reste fixée le temps de son repas sanguin 3 à 5 minutes avant de se détacher. Les chats recevront également un comprimé d’antiparasitaire externe par voie orale tous les 3 mois maximum soit 20 administrations maximum pendant toute la durée du projet. Chaque administration dure 2 minutes. Pendant les périodes d’infestation, les animaux sont isolés chaque nuit (15h maximum) dans une cage individuelle de 1 m2 permettant de recueillir les œufs de puces qui tombent de leur pelage afin de maintenir l’élevage d’insectes. - Les chiens seront soumis au maximum à une prise de sang par semaine, d’une durée de 3 minutes maximum, sur animal vigile, pendant toute la durée du projet, soit au maximum 260 prises de sang sur 5 ans. - Les bovins seront soumis à une prise de sang toutes les 3 semaines, d’une durée de 15 minutes maximum, sur animal vigile, pendant toute la durée du projet, soit au maximum 90 prises de sang sur 5 ans.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possibles pour les animaux sont : - une douleur, un prurit excessif ou le développement d’une allergie liés aux piqures d’insectes - une douleur ou une phlébite liée aux prélèvements sanguins répétés - un isolement temporaire en cage individuelle au cours de la nuit pour les chats et les lapins. Pour les chats, les dimensions de ces cages individuelles sont inférieures aux normes standard d’hébergement.
Devenir
Pendant toute la durée du projet, les animaux sont maintenus en vie, ont un suivi vétérinaire régulier et restent dans la colonie de l’établissement utilisateur. A la fin de ce projet, ou en cas d’exclusion de ce projet, ils pourront soit être utilisés dans un autre projet (après évaluation vétérinaire), soit être proposés à l’adoption.
Remplacement
Les nourrisseurs artificiels permettent de remplacer partiellement l’exposition directe d’animaux aux piqures d’insectes. Des essais ont préalablement été réalisés pour essayer des solutions nutritives artificielles afin de nourrir les insectes, mais elles ne permettent pas leur reproduction en quantité suffisante pour l’entretien d’un insectarium. Le développement de solutions adaptées reste une alternative potentielle pour l’avenir mais ne peut pas encore actuellement être mis en œuvre. De plus, les insectes sont principalement élevés pour réaliser des tests d’efficacité d’antiparasitaires sur animaux. Or, lorsqu’ils sont exclusivement nourris sur des systèmes artificiels, ils perdent progressivement leur attraction naturelle vers l’animal, ce qui les rend inutilisables pour cet objectif scientifique. Enfin, lorsqu’il s’agit de sélectionner des puces résistantes à certains antiparasitaires spécifiques, il n’est pas possible de reproduire artificiellement la peau d’un animal traité. Du sang animal reste donc nécessaire pour remplir ces nourrisseurs et ces dispositifs ne permettent qu’une substitution partielle des infestations directes sur animal. Des fèces de lapin restent également nécessaires pour la préparation de l’aliment des larves de phlébotomes, ainsi que du sang animal pour l’apprentissage de la réalisation de frottis sanguins à des fin de diagnostic vétérinaire, sans méthodes alternatives existantes.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d'animaux de chaque espèce pour réaliser en continu les travaux pratiques de parasitologie et l’entretien de l’élevage en adaptant les prélèvements et infestations aux besoins strictement nécessaires.
Raffinement
Tous les animaux disposent d’élément d’enrichissement adaptés à l’expression de leur comportements naturels dans leurs hébergements et ont un programme de sorties, de jeu et/ou de manipulation : Les chiens disposent de balles, jouets en caoutchouc, plateformes de repos, et sont sortis quotidiennement dans le couloir de l’hébergement pour une courte activité de jeu avec le personnel. Ils sont également sortis dans un parc extérieur de détente ou promenés en laisse une fois par semaine (sauf conditions météo défavorables). Ils sont régulièrement habitués à monter sur la balance, être brossés et amenés en salle d’examen et récompensés à chaque occasion. Les chats disposent de paniers maisonnettes, griffoirs, jouets, tablettes surélevées et d’arbre à chats, ils sont sortis dans le couloir de l’hébergement une fois par semaine. Ils sont également régulièrement habitués à être pesés, brossés et amenés en salle d’examen et récompensés à chaque occasion. Les lapins disposent de maisonnettes, d’éléments à ronger et sont régulièrement caressés et manipulés. Ils sont également sortis dans le couloir de leur hébergement pendant le nettoyage de leur enclos. Les bovins sont hébergés en extérieur et sont régulièrement manipulés, habitués au licol et récompensés à chaque occasion. Le nourrissage des insectes sans infestation directe des animaux est préférentiellement pratiqué quand cela est possible. Lorsque des infestations sont pratiquées sur les lapins, une crème antiprurigineuse est systématiquement appliquée localement. Lorsqu’ils ne sont plus utilisés, les animaux sont tous proposés à l’adoption.
Choix des espèces
Ces espèces répondent aux critères biologiques naturels des insectes hématophages (attractivité, compatibilité physiologique) et aux contraintes pratiques nécessaires. Les lapins sont utilisés pour les infestations par les phlébotomes et moustiques, leur taille et leur docilité permet de réaliser des infestations sur animal vigile, en exposant seulement leurs oreilles, qui offrent une grande surface cutanée facile d’accès permettant aux insectes de se nourrir efficacement. Leurs fèces sont pertinentes pour le nourrissage des larves de phlébotomes. Les chats sont pertinents pour le nourrissage et la reproduction des puces, car ce sont les hôtes préférentiels de ces parasites et ils les supportent naturellement. Les chiens sont utilisés pour les prélèvements de sang utilisés lors des travaux pratiques de parasitologie car ils sont représentatifs des carnivores domestiques soignés en clientèle. Les chiens sont également utilisés, de même que les bovins, pour obtenir le sang nécessaire à l’entretien des élevages de stomoxes et pour les nourrisseurs artificiels : les prélèvements sont faciles à réaliser et ils peuvent fournir en quantité suffisante le sang nécessaire pour alimenter les insectes. Des animaux adultes, sans préférence d’âge sont nécessaires. Nous prévoyons de travailler sur des animaux âgés de plus de 6 mois.
Evaluation de thérapeutiques pour lutter contre l’obésité
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Fournir à un dossier d'autorisation de mise sur le marché les données réclamées sur l'espèce à laquelle le produit est destiné : 720 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour tester des produits vétérinaires contre l'obésité canine. Ils reçoivent des administrations et des prélèvements sanguins, éveillés ou anesthésiés, des écouvillons rectaux et des prélèvements urinaires, et passent chaque semaine un examen physique avec notation de leur état corporel, les périodes d'alimentation individuelle pouvant faire baisser leur prise alimentaire. Parmi les atteintes attendues, le porteur liste des signes cliniques secondaires à l'obésité, troubles métaboliques, douleurs articulaires et troubles cardio-vasculaires, alors qu'il présente le bénéfice du projet comme une amélioration du "bien-être" de la population canine obèse par la réduction de ces mêmes risques. Sur les 720 chiens, 625 seront réutilisés dans d'autres procédures et 65 adoptés, 30 étant tués pour des prélèvements après leur mort.
Objectifs
L'obésité chez le chien est un problème de santé majeur, sachant que plus d'1 chien sur 3 est en surcharge pondérale et que l'obésité est associée à des désordres métaboliques comme le diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires ou des troubles articulaires. L'objectif de ce projet est d’évaluer des produits vétérinaires destinés à lutter contre l’obésité chez le chien. Avant qu’un traitement ne soit autorisé, il faut notamment démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique tout en présentant une innocuité acceptable sur l’obésité de l’animal. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation.
Bénéfices attendus
Ces études permettent de définir l’innocuité et l’efficacité des produits vétérinaires testés et d’expliquer la relation entre la dose et la réponse, c'est-à-dire, l'effet du produit. Ce sont des informations nécessaires au choix de la posologie et de la voie d’administration (parentérale, orale, …) du produit, préalable à la réalisation des études réglementaires d’efficacité et d’innocuité. Ces informations sont nécessaires à l’obtention de l’AMM de nouveaux produits. Les bénéfices de ce projet sur la population canine obèse sont d’améliorer leur bien-être en réduisant les risques liés à l’obésité, désordres métaboliques comme le diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires ou des troubles articulaires
Procédures
Les administrations s'effectuent sur animal vigile ou anesthésié, selon l'objectif de l'étude et durent environ 3 minutes. Les prélèvements sanguins s'effectuent sur animal vigile ou anesthésié en fonction du comportement de l'animal, selon le protocole et durent environ 3 minutes. Des écouvillons rectaux peuvent être effectuer en fonction des objectif de l'étude ainsi que des prélèvements urinaires. Ces actes peuvent durer 5 à 10 minutes. Enfin, un examen physique complet (incluant pesée et body condition score) de tous les animaux en vigile est prévu 1 fois par semaine ou plus si jugé nécessaire et dure environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les produits à l’étude ont déjà fait preuve de leur innocuité chez d’autres espèces (rongeurs). Les nuisances attendues sur les animaux sont : stress dû à la contention ; douleur / inconfort suite aux injections ou aux prélèvements ; stress / baisse de la prise alimentaire pendant les périodes d’alimentation individuelle (training prévus pour limiter le stress de la prise alimentaire individuelle) et baisse de prise alimentaire et perte de poids trop importante durant les périodes de traitement ; signes cliniques secondaires à l’obésité (apparition potentielle de troubles métaboliques, de douleurs articulaires, troubles cardio-vasculaires,...).
Devenir
Les animaux seront réutilisés et/ou adoptés. Dans le cadre de certaines études d'efficacité ou d'innocuité, les animaux seront euthanasiés pour prélèvements post mortem.
Remplacement
Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative au recours à l’animal permettant d’évaluer la pharmacocinétique ou la pharmacodynamie des produits pharmaceutiques vétérinaires. Les modèles in silico et/ou in vitro/ex vivo permettent de sélectionner des molécules potentiellement efficaces. Après cette première étape, les études de pharmacocinétique ou pharmacodynamie nécessitent de travailler sur un organisme entier, mettant en jeu des interactions entre différents tissus/organes impliqués dans le métabolisme et le/les effets physiologiques et thérapeutiques d’un futur candidat médicament.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum lors des premières études exploratoires de pharmacocinétique/Pharmacodynamique (3 ou 4 animaux par groupe). Il sera ensuite calculé pour les études suivantes selon la variabilité entre individus observée antérieurement et pourra atteindre jusqu’à 10 animaux. Compte-tenu de la variabilité individuelle, les études d’innocuité et d’efficacité seront réalisées sur des groupes pouvant aller jusqu'à 8 ou 12 animaux. Ces effectifs s'évaluent en fonction de la bibliographie, de l'historique ou des objectifs de l'étude. Lorsque le statut des animaux le permet les animaux utilisés peuvent être issus de procédures (légère ou modérée) antérieures et peuvent ensuite être réutilisés dans une future procédure. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par le vétérinaire désigné, sont réutilisables.
Raffinement
Une période d’acclimatation optimale de 7 jours est prévue. Les chiens ont à disposition des méthodes d’enrichissement afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives. Pour limiter le stress lié à l’alimentation individuelle, celle-ci est réduite au minimum (
Choix des espèces
Il s’agit des espèces cibles pour les produits. Des données concernant l’espèce doivent être fournies au dossier pour l’obtention de l’AMM. Les animaux inclus peuvent être des chiens avec ou sans embonpoint. Les chiens utilisés ont plus de 9 mois. L’âge dépend de l’objectif de l’étude et du scope d’utilisation du produit testé (AMM).
Etude de pharmacocinétique, pharmacodynamie chez le chat
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Jusqu'à seize prélèvements sanguins d'environ un millilitre en sept jours, dont douze sur une seule journée : 150 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, gardés en vie à l'issue et réutilisables dans d'autres projets. Certains subissent aussi une ponction d'urine dans la vessie, éveillés et maintenus sur le dos par contention manuelle, deux fois par vingt-quatre heures au maximum. L'objet du projet est de mesurer le devenir de molécules dans l'organisme du chat pour mettre au point des médicaments destinés à la médecine féline. Le porteur retient cette espèce parce qu'elle est celle à laquelle le médicament est destiné, et précise que les chats utilisés sont de jeunes adultes stérilisés.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de pouvoir tester différents principes actifs et véhicules chez le chat et d'obtenir des données pharmacocinétiques et pharmacodynamiques. La pharmacocinétique et la pharmacodynamie sont des disciplines qui étudient le devenir de la molécule dans l’organisme. Le devenir du médicament selon les doses utilisées, sa voie d'administration et sa concentration sont étudiés chez l'animal: son absorption, sa distribution dans l'organisme, son métabolisme, son élimination. Les chats sont régulièrement utilisés pour la recherche biomédicale dans les domaines de santé animale (espèce pour laquelle le médicament est prévu). L'objectif est de pouvoir générer de nouveaux médicaments pour la médecine vétérinaire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques des éléments tests pour pouvoir ensuite générer de nouveaux médicaments pour la médecine vétérinaire principalement destinés à la médecine féline.
Procédures
Les animaux seront soumis à des administrations uniques ou répétées de molécules tests selon les études (1 administration à 5 administrations espacées d'au moins 1 semaine). Pour cela les animaux seront vigiles et auront une contention manuelle. Cette contention est facilitée par les entrainements réguliers des animaux à tenir ces positions (par exemple: assis sur la table, ouverture de la cavité buccale, tête légèrement orientée vers le haut, allongés sur le dos pour des prélèvements de cystocentèse). La durée d'une administration est inférieure à la minute. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur les animaux vigiles. Pour une période de 7 jours, le nombre de prélèvements sanguins sera limité à 16 maximum (volume environ égale à 1 mL par temps) et engendrera une période de récupération de 7 jours minimum, la durée du prélèvement est inférieure à la minute. Sur cette période de 7 jours, un total de 12 prélèvements sanguins maximum peuvent être réalisés sur 24h. Certains animaux peuvent être soumis à un recueil d'urine. Dans ce cas, cela se fera soit par miction spontanée ne nécessitant pas de manipulation de l'animal. Les animaux sont pour cela mis en hébergement individuel comprenant des bacs à litière spécifique pour le recueil d'urine. La durée de la mise en individuel peut être de 24h, soit le prélèvement urinaire peut se faire par ponction d'urine dans la vessie sur un animal vigile avec une contention manuelle. La durée du prélèvement est de l'ordre de la minute, l'animal est alors allongé sur le dos. Un maximum de deux prélèvements d'urine dans la vessie sur 24h est accepté, espacées d'au moins 6h. Cela se fait sous échographie pour eviter tout risque de blessure.
Impact sur les animaux
Toutes administrations des différents éléments tests vont engendrer une contention de l'animal. Malgré un entraînement régulier, toute contention peut engendrer un stress ou un inconfort. Les prélèvements de sang ou prélèvements d'urine peuvent également entraîner un stress, un inconfort si c'est un prélèvement dans la vessie directement. Cela se pratiquera sous échographie pour éviter tout risque de blessure
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la fin du projet et de chaque protocole en accord avec le vétérinaire responsable. Les animaux pourront être réutilisés dans le cadre d'autres projets.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal. Les essais in vitro sont des tests de cinétique de dissolution et de désagrégation d'un produit. Les essais ex vivo sont des tests qui s'effectuent directement sur des organes ou tissus isolés. La possibilité de mettre en place ces techniques de remplacement seront évaluées avant la mise en place de chaque projet.
Réduction
150 animaux sont inclus dans ce projet pour une durée de 2 ans. Cela représente en moyenne 75 animaux par an soit en moyenne 7 études par an comprenant une moyenne de 10 à 12 individus par protocole. Un délai minimum de 4 semaines sera respecté entre chaque étude. Si aucune approche statistique n'est réalisée par le Donneur d'Ordre, on calculera pour chaque produit à tester le nombre d’animaux nécessaire, il sera, pour chaque protocole, toujours réduit au minimum, en tenant compte de la variabilité des résultats attendus, un minimum de 3 animaux par produit est nécessaire pour une interprétation des résultats exploitables. Ce nombre peut être augmenté pour obtenir une meilleure fiabilité des résultats, palier à une grande variabilité inter-individuelle ou être homogène dans le sex-ratio des animaux.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 2 à 4 animaux par groupe, par sexe et par affinité dans le respect du plan d'hébergement et de la règlementation en vigueur. De l'enrichissement du milieu (exemple: griffoir, coussin,plateformes à différentes hauteurs, balles ou cordelettes) est présent dans chaque box. Un suivi quotidien est mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...). Une visite hebdomadaire par le vétérinaire désigné ou son suppléant est réalisée pour évaluer la stabilité et l'équilibre social de tous les groupes de chats.
Choix des espèces
Espèce cible pour les médicaments vétérinaires. Jeunes adultes stérilisés ayant atteint leur taille adulte et un système immunitaire et métabolique mature.
Evaluation préclinique de produits de santé pour la chirurgie des tissus mous – MODIFICATION
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 800
Chiens : 96
Cochons : 800
Chèvres : 160
Moutons : 640
Tester des mesh abdominaux, des colles hémostatiques et d'autres dispositifs de chirurgie des tissus mous conduit à utiliser 2 816 animaux non-humains, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 410 d'entre eux étant opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Parmi eux, 800 lapins, 800 cochons, 640 moutons, 320 rats, 160 chèvres et 96 chiens subissent une implantation chirurgicale de 1 h 30 à 2 h 30, jusqu'à trois séances d'imagerie sous anesthésie et des prélèvements sanguins. Les tissus au contact de l'implant sont prélevés après la mise à mort pour analyse microscopique, ce qui exclut de garder un seul animal en vie. Le porteur décrit une activité de prestation, le donneur d'ordre commandant les essais et s'engageant à ne pas les faire refaire à l'identique, et indique que des formations du personnel peuvent être menées dans ce cadre.
Objectifs
Il s’agit d’un projet de recherche et développement qui vise à étudier la performance (efficacité) de produits de santé utilisés en chirurgie des tissus mous et/ou d’en évaluer la tolérance (sécurité). Il peut s'agir de produits de renforcement abdominaux (mesh), de produits hémostatiques (colle, poudre, compresses...), de produits pour protection lors d’une cryothérapie, …. Ces produits destinés à être mis en contact avec le corps humain doivent être préalablement testés pour garantir la sécurité des patients et l’efficacité lors de l'utilisation clinique. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables pour l'Homme durant l'utilisation clinique. Dans le cadre de ce projet, des formations adaptées pourront être menées afin d'assurer et de maintenir les compétences du personnel de l'EU sur les études couvertes par ce projet. En ce sens, différents types d’essais peuvent être menés : - Essais de performance : - Essais de screening d’efficacité : Les essais de screening d’efficacité vérifient si la performance d’un produit mérite d’être approfondie ou s’il est nécessaire de mener d’autres études avant de passer aux essais de confirmation de performance. Ces essais sont essentiels dans la stratégie de réduction du nombre total d’animaux utilisés. - Essais de confirmation de performance : Les essais de confirmation de performance sont effectués après validation des essais de screening d’efficacité. Comme leur nom l’indique, ils visent à confirmer les résultats obtenus lors des essais préalablement menés sur un produit. - Essais de tolérance locale : Les essais de tolérance locale évaluent la réaction d’un organisme en contact avec un produit étranger. Dans ce projet, ces essais peuvent être réalisés en complément des essais de performance, sur les mêmes animaux. Les critères d’évaluation à prendre en considération sont définis lors de la rédaction du protocole d’essai. Ce projet pourra se conduire dans plusieurs EU partenaires, afin d'obtenir des résultats d'imagerie spécifique non disponible dans notre EU.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d'obtenir des données de performance et de tolérance de produits de santé utilisés en chirurgie des tissus mous. En mimant au plus près l'implantation du dispositif chez les patients, ces études permettront de mieux appréhender la réaction de l’organisme au produit à tester, et ainsi améliorer la sécurité et/ou les performances du produit, avant sa mise sur le marché.
Procédures
Pour l'ensemble des procédures, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif médical à tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 1h30 et 2h30). Cette intervention a toujours lieu sous anesthésie générale (chimique et gazeuse), et analgésie. L’antibiothérapie est ajoutée au cas par cas en fonction de l’invasivité de la chirurgie et des risques infectieux associés. Des prélèvements sanguins peuvent etre réalisés en cours d'étude (en général un prélèvement à la chirurgie et un prélèvement en fin d'étude, d'une durée de quelques minutes). Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). D'autres types d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'étude, peuvent être réalisées sous anesthésie légère (en général, en fonction de la durée de l'étude, 1 à 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisagées en cours d'étude).
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, les suivants : - mise à jeun - stress liés à la chirurgie - perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours - Atteinte de la structure ou du fonctionnement des organes en contact avec le dispositif implanté. (par exemple difficulté à uriner après implantation d’un dispositif au niveau de la prostate.) Les douleurs post-opératoires peuvent apparaitre et seront prises en charge par des mesures de raffinement. Les animaux recevront une anesthésie fixe afin de réaliser l'imagerie, pouvant induire un stress. Du produit de contraste pourra être injecté grâce à un cathéter en intraveineux. Une légère perte de poids (non systématique) pourrait être observée dans les quelques jours suivant l'anesthésie.
Devenir
Pour répondre aux objectifs de chacune des procédures du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induit par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé (exemple : tests mécaniques sur des prothèses abdominales pour évaluer la résistance du dispositif). En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.
Remplacement
A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d’évaluer la performance et la tolérance locale des produits de chirurgie des tissus mous en raison des interactions complexes s'établissant entre le tissus ciblé et le dispositif lui-même. De plus, l’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation que doivent suivre les tests précliniques sur les dispositifs médicaux, avant de pouvoir lancer les tests cliniques.
Réduction
Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas faire renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Par ailleurs pour réduire le nombre d'animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "contrôle" (produit dont l'effet est déjà connu), pour plusieurs groupes "test" recevant des produits à tester différents. Les études de screening permettent également de sélectionner un produit test qui présente le plus d'intérêt à être développé, réduisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un intérêt moindre. Les études dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit ou le choix du modèle expérimental le plus approprié (matériel ou abord chirurgical le plus adéquat…), avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc).
Raffinement
Pour limiter le stress des animaux, une période d’acclimatation pendant laquelle ils ne subissent aucune manipulation non indispensable est réalisée à leur arrivée dans l’EU. Ensuite, et avant la chirurgie, une période d’habituation aux actes spécifiques est réalisée si nécessaire pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations (exemples : habituation aux pesées, habituation alimentaire). Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (exemple : jouets), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements : pommes dans la litière des porcs, ou friandises dans les jouets, et augmentation de la litière des ovins). Les transports des animaux vers les EU partenaires seront organisés dans le respect du bien-être animal et de la réglementation en vigueur (durée du transport jusqu'à 1h30 en fonction des EU avec ajout de litière et transport en groupe). Un contrôle clinique de chaque animal est réalisé par du personnel qualifié (vétérinaire, technicien ou zootechnicien) au départ et à l'arrivée. Lors des séances d'imagerie externalisées, afin de limiter le stress des animaux, une période de repos adéquate sera instaurée entre la réception des animaux et l'anesthésie et entre le réveil des animaux et le transport retour vers notre EU. La douleur des animaux : la chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie (à base de morphiniques). En phase post-opératoire, les suivis quotidiens sont renforcés et des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (désinfection des sites chirurgicaux à une fréquence adaptée). Les signes cliniques servant de points limites ont été définis, pour la prise de décision des mesures à mettre en place pour limiter les souffrances. Selon l'espèce, les prises de sang peuvent être réalisées sous anesthésie générale (injectable et/ou volatile, lors d'une phase de chirurgie par exemple), ou sous sédation légère (voir paragraphe sur la liste des médications) avec au besoin une analgésie, afin de maitriser le stress et la douleur potentielle. Les conséquences de l’anesthésie/chirurgie : du gel oculaire est appliqué au niveau de la cornée lors des anesthésies des animaux pour prévenir l'assèchement oculaire. Une attention particulière est portée à la lutte contre l'hypothermie : température de la salle, isolation du sol, couvertures, lampes chauffantes si besoin. En cas de doute, une mesure de la température rectale est réalisée.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie est définie dans les textes de référence. MODIFICATION V13: l’espèce est également choisie en fonction de sa similarité avec l’humain (exemple pour la prostate du chien qui est plus proche de l’humain que celle des autres espèces. Les produits de petite taille/miniaturisés seront testés préférentiellement chez les rongeurs ou le lapin (norme ISO10993 Partie 6). Les produits de taille importante seront préférentiellement testés chez le porc ou les ovins/caprins. Lorsque plusieurs espèces répondent aux critères, le choix est arbitré par la durée de l’essai (le long terme: espèces à longue durée de vie). Le stade de développement est exprimé en âge ou en poids. Dans la plupart des cas, l’utilisation d’animaux adultes est recommandée. Le stade de développement est pertinemment sélectionné en fonction de l'utilisation clinique du produit ou de sa taille par exemple. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée. Cas particulier des porcs domestiques : étant donné les conditions d’hébergement, le comportement social et la manipulation des animaux, l’utilisation de porcs domestiques en croissance (âgés d’au moins 8 semaines) est la plus appropriée dans ce projet.