Carnivores
Mise au point d’injections intramusculaires chez le chien sain pour l’évaluation de l’efficacité d’un produit de thérapie génique pour le traitement du ptosis lié à la dystrophie musculaire oculo-pharyngée
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
Trois chiens sains de huit à douze mois vont être opérés des muscles de la paupière sous anesthésie générale, pendant une heure et demie à deux heures, et tués sans reprendre conscience. La chirurgie sert à mesurer combien de points d'injection et quel volume par point suffisent à atteindre tout le muscle releveur, avec un tampon, le produit de thérapie génique étant réservé aux étapes suivantes. Ce réglage technique prépare une étude de dose, elle aussi chez le chien, avant une demande d'autorisation d'essai clinique sur la chute des paupières liée à la dystrophie musculaire oculo-pharyngée. Un essai est déjà en cours chez des patients pour les troubles de la déglutition, avec des premiers résultats que le porteur juge très prometteurs, et il conclut malgré tout qu'il est "indispensable" d'utiliser des animaux vivants pour observer la diffusion du liquide dans un muscle irrigué.
Objectifs
Ce projet a pour but de développer des injections dans les muscles des chiens sains, afin de tester l’efficacité d’un traitement de thérapie génique pour soigner le ptosis (chute de la paupière) lié à une maladie rare appelée dystrophie musculaire oculo-pharyngée (DMOP). Cette maladie affecte les adultes et touche en moyenne une personne sur 100 000, mais est plus fréquente chez certaines populations, comme les Canadiens français du Québec ou les Juifs de Boukhara en Israël. La DMOP est causée par une mutation génétique qui produit une protéine défectueuse, ce qui perturbe les muscles. Les premiers symptômes incluent des difficultés à avaler (dysphagie) et une chute progressive des paupières (ptosis) généralement avant 45 ans, suivie par une faiblesse des jambes avant 60 ans. Une équipe de recherche a développé un traitement de thérapie génique qui utilise un virus modifié pour bloquer la protéine défectueuse et introduire une version normale du gène. Un essai clinique est en cours pour tester l’efficacité de ce produit thérapeutique sur les difficultés de déglutition des patients. Les premiers résultats sont très prometteurs. Cette équipe souhaite maintenant tester ce produit thérapeutique pour traiter le ptosis en l’injectant directement dans le muscle qui soulève les paupières. Actuellement, il existe deux interventions chirurgicales pour traiter le ptosis chez les patients atteints de DMOP : une opération qui suspend la paupière au muscle frontal ou une autre qui enlève le muscle releveur des paupières. Cependant, le ptosis revient souvent après ces opérations. Nous pensons que cela se produit parce que les muscles releveurs continuent de s’affaiblir. Le produit thérapeutique pourrait aider à traiter ce muscle et améliorer la situation.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de déterminer combien de points d’injection et quel volume d'injection par point sont nécessaires pour traiter l'ensemble du muscle qui soulève la paupière supérieure chez le chien sain. Les résultats de cette étude serviront à préparer une étude de dose avec un produit thérapeutique chez le chien, afin de collecter des données importantes pour demander une autorisation d’essai clinique pour le traitement du ptosis chez des patients atteints de DMOP
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes à une intervention chirurgicale unique au niveau des muscles de la paupière, sous anesthésie générale, d'une durée d’environ 90 à 120 minutes, sans réveil.
Impact sur les animaux
La procédure sera réalisée sous anesthésie générale (fixe ou volatile) et avec un traitement contre la douleur adaptée, afin de limiter les désagréments pour l’animal pendant toute l’intervention. Un petit stress pourra survenir lors de la pose d’un cathéter pour la prémédication, mais cela ne durera que 2 à 3 minutes. Si l'animal ressent de la douleur, une dose supplémentaire de médicament contre la douleur sera donnée, mais cela ne devrait durer que quelques minutes. Si des problèmes de circulation ou de pression sanguine apparaissent, des médicaments supplémentaires seront administrés si nécessaire. Les animaux devront être à jeun entre 6 et 12 heures avant l'anesthésie pour éviter les risques de vomissements ou de fausses routes pendant l'anesthésie. Si nécessaire, un médicament contre les vomissements pourra être donné le jour de l’intervention. Enfin, étant donné que les animaux seront mis à mort à la fin de l’intervention (ils ne se réveilleront pas), aucun effet secondaire ni gêne post-opératoire n'est attendu. Un stress lié à la pose d’un cathéter veineux pour la prémédication pourra être généré (durée 2-3 minutes). Pour limiter ce stress, cette pose sera effectuée en présence de 2 techniciens formés : un pour la contention de l’animal et un pour la pose du cathéther
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de ce projet. Des prélèvements de divers organes et tissus, y compris les muscles injectés et les tissus adjacents seront analysés en post-mortem.
Remplacement
Le remplacement d'animaux ne sera pas possible pour l’étude de dose du produit thérapeutique dans le muscle releveur de la paupière supérieure, car il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative pour tester l’effet d’un traitement de thérapie génique in vivo. L’animal est le seul organisme vivant permettant d’étudier l’impact d’un transfert de gène dans différents types cellulaires (différents organes), en lien avec le produit testé, le mode d’administration utilisé et la dose. D'autre part, l'espèce chien a été choisie du fait que (i) les dimensions des muscles à traiter sont similaires à ceux des humains, (ii) que le produit thérapeutique est actif moléculairement sur le gène endogène canin, et (iii) qu'il existe une quantité importante de données toxicologiques et anatomiques historiques chez le chien qui contribueront à étayer les résultats de l’étude de dose. Du fait que l’étude de dose à suivre se fasse chez le chien, il est nécessaire de réaliser cette mise au point de l‘injection intramusculaire du muscle releveur de la paupière supérieure dans cette même espèce. Pour cette mise au point, il est indispensable d'utiliser des animaux vivants afin de déterminer avec précision la diffusion du tampon après injection intramusculaire dans un muscle vivant, irrigué par la circulation sanguine.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé dans ce projet a été réduit au maximum sachant que le but est de mettre au point une technique d’injection dans un muscle spécifique, difficile d’accès. Ce nombre est un nombre nécessaire mais suffisant pour déterminer dans un total de façon robuste le nombre maximal de points d’injection par muscle et le volume maximal par point d’injection.
Raffinement
La procédure utilisée est adaptée pour éviter tout inconfort de l'animal, et sera réalisée par du personnel formé et expérimenté. Le bien-être animal passera notamment par : - De bonnes conditions d'hébergement selon la réglementation en vigueur. Pour leur bien-être les animaux seront hébergés en groupe de 3 et recevront un enrichissement adapté (jeux divers disponibles dans les box, sociabilisation avec présence humaine, éducation, toilettage). - Un suivi régulier des animaux assuré par un vétérinaire ou un technicien animalier formé et expérimenté (observations biquotidiennes, pesées régulières, analyse du comportement). La mise en place de mesures adaptées en fonction des interventions prévues au cours de cette étude : anesthésie générale associée à une analgésie multimodale pour limiter une éventuelle douleur peropératoire.
Choix des espèces
Cette étude a pour but de recueillir des données en vue de traiter une maladie rare appelée DMOP, qui provoque notamment un affaissement des paupières (ptosis). Le traitement envisagé est une thérapie génique, c’est-à-dire l’introduction d’un gène « médicament » dans les cellules pour corriger le problème à la source. Les muscles qui permettent de relever les paupières sont très petits et difficiles à atteindre chez les petits animaux comme les rongeurs. C’est pourquoi cette étude sera réalisée chez le chien. En effet, chez le chien, ces muscles ont une taille très proche de ceux de l’être humain, ce qui permet de tester les doses et la méthode d’injection dans des conditions réalistes. La procédure qui sera utilisée pourra ensuite être reproduite lors des essais chez l’Homme. Dans la suite de cette recherche, un vecteur viral (un virus modifié, inoffensif, servant à transporter le gène thérapeutique) sera injecté. Le gène utilisé fonctionne chez différentes espèces, ce qui permet de mesurer son effet aussi bien chez le chien que chez l’humain. Le chien est une espèce bien connue des chercheurs, avec de nombreuses données disponibles sur sa santé et son anatomie. Cela permettra de mieux interpréter les résultats de l’étude. Les chiens seront traités alors qu’ils sont jeunes adultes (entre 8 et 12 mois). À cet âge, leurs muscles sont assez développés pour les injections prévues. Cela réduit aussi les risques qu’ils aient déjà été en contact avec le virus utilisé comme vecteur, ce qui pourrait rendre le traitement inefficace (en cas d’animaux dits séropositifs). Pour s’en assurer, chaque chien sera testé avant d’être inclus dans la phase de traitement.
Evaluation de la tolérabilité d’un candidat médicament chez les chiens, porc et PNH
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 225
Macaques à longue queue : 135
Réutilisés d'une étude à la suivante pendant quatre à cinq ans, 370 des 495 animaux impliqués repartent vers d'autres procédures, 30 chiens sont proposés à l'adoption et 95 animaux sont tués pour prélèvements terminaux. 225 cochons, 135 chiens et 135 macaques à longue queue vont ainsi être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun peut recevoir jusqu'à 40 administrations en dix semaines par minipompe, subir dix prélèvements sanguins en vingt-quatre heures, des biopsies de peau ou d'organes sous anesthésie de deux heures, et passer jusqu'à quarante-huit heures seul en cage à métabolisme. Les effets des produits testés sont déclarés non prévisibles au lancement du projet. Le porteur écrit qu'avant toute administration à l'homme l'animal constitue un "passage obligatoire", et présente ces données comme une "étape indispensable" à la mise sur le marché de nouvelles molécules.
Objectifs
L’objectif du projet est d’évaluer la tolérance locale et/ou systémique de futurs candidats médicaments après leur administration chez les non-rongeur. Dans le cadre de développement de nouveaux candidats médicaments, une modification de la formulation, de la voie d'administration ou un ajustement de la dose thérapeutique peut amener à étudier, dans ces nouvelles conditions, les effets sur l'état général de l'animal et/ou les effets en local, par exemple les effets sur la peau et l’étude de résidus du composé. Après administration du composé, une observation régulière des animaux sera réalisée grâce à une grille de surveillance adaptée à chaque étude et à chaque modèle animal. Également, une évaluation du comportement général pourra être effectuée. Des prélèvements répétés de sang ou des biopsies pourront être effectués au cours et/ou à la fin des études.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la découverte de nouveaux médicaments ou des nouvelles formulations de médicaments déjà mis sur le marché, présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s) dans ce projet. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Suivant la cible thérapeutique, les composés testés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire.
Procédures
Afin d'administrer les candidats médicaments aux animaux, différentes voies d'administration pourront être utilisées (2 minutes ou moins, sauf pour les administrations par minipompe qui peuvent se faire sur plusieurs jours et avec un maximum de 40 administrations sur 10 semaines). Des prélèvements sanguins (durée 2min, maximum 10 prélèvements sur 24h) pourront être réalisés. Également, des biopsies de peau (2 minutes ou moins) ou d'organes (2h sous anesthésie) pourront être réalisés. Pour les recueils urinaires, les animaux seront placés en cage à métabolisme sur une durée de 24h en général qui peut être augmenté jusqu’au 48h au maximum. Les animaux pourront éventuellement être mis à jeun la veille de l’administration pour une durée qui est fonction du produit testé (24h maximum).
Impact sur les animaux
Les effets potentiellement indésirables du/des produits testés ne sont pas prévisibles à l’initiation du projet. Une analyse sera engagée avant toute étude afin d'anticiper les effets indésirables potentiels qui pourraient émerger en fonction de la nature du produit à tester. Les effets potentiellement indésirables feront l’objet d’échanges avec les membres de la Structure de Bien-Etre Animal (SBEA) pour adapter les outils d’observations des animaux afin de mettre en place les traitements de potentiels signes cliniques (diarrhée, vomissement). Les animaux de ce projet pourront subir une contrainte lié à la privation de nourriture avant administration du produit ou une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors de l'administration et de l'anesthésie, une contrainte lié à l'hébergement individuel en cage à métabolisme pour la collecte d’urine, avec ou non une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors des prélèvements sanguins, une contrainte lié à l'anesthésie/sédation lors des poses d’intraflons, de cathéter veineux ou de minipompe.
Devenir
Lorsque les chiens ne peuvent pas être reutilisés (4 à 5 ans après leur arrivée), ils pourront être mis à l'adoption si leur état de santé le permet. Certains animaux seront euthanasiés pour prélèvement terminaux.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez les non-rongeur, car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer la tolérabilité ainsi que la pharmacocinétique d’une nouvelle molécule. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le chien, porc et le primate non humain sont des espèces non rongeur adaptées à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 3 à 6 animaux par groupe. Cependant, une réutilisation des animaux, après avis du vétérinaire, est envisagée et permettra de réduire le nombre réel d’animaux utilisés.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Le recours aux procédures d’anesthésie/analgésie adaptées dès que nécessaire • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales, • La mise en groupe des animaux, • La mise en place de jouets dans les cages de prélèvements (Chien, PNH), • Des séances d'exercice et de jeu pour les animaux.
Choix des espèces
Les espèces (chien, porc, primate non humain) qui seront utilisés dans ce projet, sontles espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour la réalisation d’études de tolérabilité et de pharmacocinétique permettant d’étudier le devenir (absorption, distribution, métabolisation, élimination), d’un produit testé, dans le sang et/ou les urines (lorsque ces espèces sont utilisées au cours du développement préclinique de ce produit). Ces espèces présentent des similarités physiologiques et cliniques avec l'homme et peuvent développer des pathologies analogues aux pathologies humaines. Animaux sevrés en croissance et animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Evaluation de la réaction inflammatoire du site d’injection suite à la vaccination chez le chat
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Constituer le dossier d'autorisation de mise sur le marché de produits vétérinaires impose des données recueillies sur l'espèce visée, en l'occurrence le chat. 60 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 48 réutilisés ensuite pour d'autres études et 12 orientés vers l'adoption. Ils sont pucés sous anesthésie, reçoivent une ou deux injections sous-cutanées du produit testé, passent au scanner jusqu'à une fois par semaine sous anesthésie, subissent une biopsie du site d'injection en fin d'étude et des prises de sang jusqu'à un jour sur deux, avec une mise à jeun de six à seize heures avant chaque anesthésie. Le porteur présente l'imagerie comme un moyen de limiter le nombre d'animaux, alors qu'elle ajoute à chaque individu une anesthésie hebdomadaire et une exposition répétée aux rayons X.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer l’inflammation sous cutanée de nouveaux produits vétérinaires chez le chat, destinés aux traitements préventifs ou curatifs de diverses pathologies de l’espèce. Ces études sur l’espèce cible ont pour but d’étudier les signes cliniques d’intolérance suite à une administration unique d’un produit donné. Ce modèle d’innocuité in vivo est représentatif des modalités d’administration du futur produit chez l’animal traité. L’évaluation de la réaction inflammatoire au site d’injection sera suivie par imagerie médicale (scanner rayon X), ce qui permettra de collecter des données morphologiques précises comme la volumétrie de l’inflammation des tissus du site d’administration. Un suivi clinique général sera mis en place quotidiennement, et un suivi clinique plus spécifique avec pesée sera mis en place régulièrement. De plus, un suivi spécifique au site d’injection sera mis en place quotidiennement après injection, avec une grille de scoring et une palpation, ainsi qu’avec une prise de température. De plus, des prélèvements sanguins pourront être réalisés en cours de phase ou des prélèvements histologiques en fin de phase expérimentale. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, dans des salles avec à disposition des perchoirs et divers jouets. Un programme d’habituation des animaux sera mis en place à leur arrivée afin d’acclimater les animaux à leur nouvel environnement, aux conditions d’hébergement et aux procédures expérimentales. Des points limites seront mis en place de telle sorte qu’en cas d’apparition de signes cliniques ayant des répercussions significatives sur l’animal, des mesures soient rapidement prises pour limiter leur souffrance.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l’inflammation de futurs produits vétérinaires chez le chat, destinés aux traitements vaccinaux préventifs ou curatifs de diverses pathologies de l’espèce. Cela permettra d’évaluer la tolérance locale et le suivi de l’inflammation post-vaccination par imagerie scanner, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisé (plusieurs sessions d’imagerie par animal, suivi dans le temps pour un même animal) tout en ayant une approche plus pertinente du suivi (l’imagerie permet d’analyser l’inflammation de manière plus fine qu’une simple palpation).
Procédures
Puçage des animaux (sous-cutanée) sous anesthésie fixe ou volatile – 1 à 2 minutes. Tonte du site d’administration si nécessaire. Administration unique sous-cutanée du produit à tester et/ou du produit contrôle (1 à 2 injections par animal) – 1 à 2 minutes. Prise de température quotidienne par télémétrie, suivi quotidien de l’état de santé général (morbidité, mortalité), suivi pondéral hebdomadaire au minimum, quotidien si l’état de santé le nécessite, suivi quotidien du site d’injection avec palpation et grille de scoring. Acquisitions scanner CT hebdomadaire au maximum, sous anesthésie (volatile ou fixe) – Quelques minutes. Biopsie du site d’injection, à la fin de l’étude, sur animaux anesthésiés (volatile ou fixe) – Quelques minutes. Un traitement analgésique et antibiotique se fera avant biopsie afin d’éviter tout risque d’infection/douleur. Le site sera aseptisé et du matériel stérile sera utilisé afin de limiter le risque d’infection. Prélèvements de sang si nécessaire, au maximum 1 fois tous les 2 jours, en respectant les volumes de prélèvements éthiques recommandés – quelques minutes. Pour limiter le risque de vomissements, les animaux seront mis à jeun entre 6 et 16h avant chaque anesthésie.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables sont liés aux anesthésies (hypothermie, bradycardie, arythmie, arrêt cardio-respiratoire, vomissements), à l’exposition répété aux rayons X (au moins une fois par semaine), à la mise à jeun (entre 6h et 16h), aux prélèvements sanguins (hémorragie, hématome) et aux injections sous-cutanées (hématome, inflammation locale). Des mesures préventives seront mises en place afin de limiter ces effets indésirables (mise en place de tapis chauffant / lampe chauffantes, surveillance du rythme cardiaque et respiratoire pendant l’anesthésie ; utilisation d’aiguilles stériles et adaptées pour les prélèvements et administrations). Un stress inhérent à toute manipulation des animaux est également attendu mais sera limité grâce à une phase d’habituation/acclimatation, un hébergement collectif et l’ajout d’enrichissement adapté à l’espèce (paniers, plateformes, paniers, jouets, …).
Devenir
Une partie des animaux sera réutilisée pour de futures études dont l’objectif est différent des études de ce projet afin de ne pas créer d’interférence. L’autre partie des animaux rentrera dans un processus d’adoption. Le futur de chaque animal sera évalué au cas par cas et approuvée par la structure chargée du bien-être animal ou par le vétérinaire en fonction de leur état clinique.
Remplacement
A ce jour, aucune alternative in-vitro à l’expérimentation animale ne permet de mimer les mécanismes physiologiques à l’échelle d’un organisme entier. Ce projet a pour objectif d’évaluer l’inflammation sous-cutanée de nouveaux produits vétérinaires chez le chat. Les mécanismes physiologiques inflammatoires sont complexes et nécessites d’être évaluer sur l’espèce cible avant la mise sur le marché des produits testés.
Réduction
Le nombre d’animaux inclus dans chaque étude et par groupe a été évalué en fonction de l’objectif du projet. De façon à réduire au maximum le nombre d’animaux et éviter l’utilisation de groupe contrôle non injecté, chaque animal sera son propre témoin, à partir de données récoltées avant administration des produits (acquisition scanner CT, prises de sang, poids, température). La première étude prévoit un seul groupe de 12 animaux afin de tester un seul produit et le comparer à une étude précédemment réalisée dans les mêmes conditions. Cela permet de ne pas avoir à utiliser des animaux dont les données ont déjà été récoltés précédemment (utilisation d’un seul produit de référence pour toutes les études réalisées de la même manière). Les 2 études suivantes pourront avoir 1 ou 2 groupes : au minimum un groupe injecté avec le produit à tester comparé avec un groupe référence d'une précédente étude ou un groupe injecté avec le produit à tester comparé avec un groupe injecté avec un contrôle différent des précédents (produit déjà sur le marché, adjuvant, …). Ainsi, soit 12 animaux par étude seront prévus (1 groupe) soit 24 animaux (2 groupes de 12 animaux).
Raffinement
Les chats seront hébergés en groupe, répartis selon leur sexe (une salle dédiée aux mâles et une salle dédiée aux femelles). Une période d’acclimatation minimale de 14 jours sera respectée. Pendant cette période, une période d’habituation sera mise en place : les animaux bénéficieront quotidiennement de moments de jeu et de contacts sociaux avec le personnel afin de limiter le stress des animaux en manipulation. Cette phase d’habituation consiste également à caresser, porter, déplacer les animaux (vers la salle de manipulation pour les habituer à la caisse de transport, à la salle, aux actes techniques) et réaliser la contention. Cependant, pendant les premiers jours, les animaux ne seront pas trop stimulés afin de s’habituer aux locaux et au personnel. Un enrichissement adapté à l’espèce sera également mis en place (paniers, plateformes, paniers, jouets, …). Lors des anesthésies, du gel oculaire sera appliqué et les animaux seront maintenus dès que possible sur un tapis chauffant / sous lampe chauffante jusqu’au réveil complet. Un suivi clinique général sera mis en place quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal. Des pesées hebdomadaires seront réalisées afin de suivre l’évolution pondérale des animaux. Si besoin, un suivi clinique renforcé sera mis en place (tous les 2/3 jours voire quotidiennement en fonction de l’état de santé des animaux). Enfin, un suivi quotidien des sites d’injections sera mis en place jusqu’à 21 jours post administration avec palpation et grille de scoring, ainsi qu’une prise de température (via une puce thermique). Tous les actes réalisés seront faits par du personnel habilité et formé.
Choix des espèces
Le chat a été choisi dans ce projet car il s’agit de l’espèce cible des produits testés. Il est nécessaire de réaliser des études chez l’espèce cible pour les produits vétérinaires avant leur mise sur le marché afin d’observer les interactions entre les organes impliqués et les effets physiologiques du futur produit vétérinaire chez l’animal. Des données concernant l’espèce cible doivent être fournies au dossier d’autorisation de mise sur le marché. L’âge dépend des besoins pour les études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude et du produit final et répondent aux exigences expérimentales d’utilisation du produit mis sur le marché. Les animaux ont minimum 6 mois. Cet âge est représentatif d’un état physiologique stable et qui s’apparente à celui de l’adulte chez l’espèce cible.
Développement de comprimés mucoadhésifs et pH-sensibles ciblant le tractus gastro-intestinal
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Destinés à être réutilisés dans un autre projet à l'issue, 6 chiens vont être utilisés dans des procédures que le porteur classe en souffrance légère, aucun n'étant tué. Chacun avale par gavage un comprimé contenant du sulfate de baryum, puis passe deux anesthésies générales dans la même journée pour deux scanners de dix minutes, l'opération étant répétée huit jours plus tard. Le jeûne imposé la veille au soir et maintenu entre les deux scanners porte à vingt heures la privation de nourriture, et le porteur signale une possible constipation ou de faibles douleurs abdominales. Des tests in vitro et ex vivo ont déjà établi que ces comprimés adhèrent aux zones visées, le chien étant retenu pour son anatomie digestive proche de celle de l'être humain, sa "facilité de travail" et sa "résistance au jeun importante".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de prouver la capacité de ciblage des comprimés développés. Ces comprimés présentent à la fois la capacité d'être adhérent à la paroi de l'intestion mais ils sont également sensible au pH, leur permettant ainsi de venir adhérer sur la paroi d’une zone précise et prédéfinie du système digestif. Les applications de ces comprimés sont nombreuses. Ils sont notamment pertinents pour venir cibler les maladies du tube digestif, en proposant une action locale ; mais ils peuvent également présenter un intérêt pour améliorer l’absorption de principes actifs à fenêtre d’absorption étroite. Différents tests in vitro et ex vivo ont déjà été réalisés permettant de prouver les capacités de ces comprimés à adhérer aux zones d’intérêt. Afin de démontrer leur efficacité, nous souhaitons maintenant tester leur précision de ciblage in vivo.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’attester de la fiabilité des comprimés mucoadhésifs développés, c’est-à-dire de leur capacité à adhérer à des zones précises du système digestif. Les applications de ce type de formes pharmaceutiques sont multiples. En effet, l'adhésion aux parois intestinales peut permettre (1) le ciblage de sites spécifiques, (2) l’augmentation du temps de résidence sur un site de libération défini, (3) ou l’augmentation des interactions entre la forme pharmaceutique et les différentes muqueuses permettant l’augmentation du temps de délivrance du produit. Afin de cibler le système digestif, l’administration des médicaments doit se faire par voie orale. La voie orale est la voie généralement privilégiée pour l’administration de médicaments car elle présente de nombreux avantages. Elle permet une administration du médicament simple, sûre, efficace et garantit un meilleur respect des thérapies par les patients. De plus, elle bénéficie d’une documentation riche et a fait l’objet du développement d’outils de préformulation largement approuvés. Cependant, de nombreux facteurs limitent l’efficacité des traitements oraux, notamment le faible transfert de l'intestin au sang de certaines substances actives qui ne possèdent pas des propriétés de solubilité ou perméabilité suffisantes, le temps de vidange gastrique très court limitant l’absorption ou l’action locale de certaines substances actives au niveau gde l'estomac, ou encore la faible absorption de certaines substances actives présentant des fenêtres d’absorption intestinale étroites en raison d’un trop faible temps de résidence lié au transit gastro-intestinal. Dans ce contexte, les formes pharmaceutiques mucoadhésives peuvent être une solution pour améliorer le ciblage et le temps de résidence dans le tube digestif.
Procédures
Après administration du produit testé, les chiens seront anesthésiés pour de leur passage au scanner. L'induction consiste en une injection d'anesthésiant dans le muscle, puis l'animal est intubé dès qu'il perd conscience. L'injection ne dure que quelques secondes. Il est prévu de réaliser 2 scanners de 10 minutes dans la journée donc deux anesthésies. Les animaux seront mis à jeûn (solide) la veille au soir de chaque anesthésie-administration.
Impact sur les animaux
L'administration orale du comprimé provoque une désagrément de très courte durée. Les animaux seront mise à jeun (solide) la veille au soir de chaque anesthésie-administration. Une mise à jeun de 8H minimum est nécessaire pour éviter tout risque de fausse déglutition lors des anesthésies. De plus, l'estomac des animaux doit être vide afin d'éviter toute intéraction avec le bol alimentaire qui pourrait géner l'adhésion du comprimé, cela nécessite une mise à jeun de 4H, soit le temps de la vidange gastrique chez le chien. La mise à jeun sera maintenu entre les deux scanners puisque que ceux-ci ne sont espacés que de 4H. La durée totale entre le début de la mise à jeun et la reprise de l’alimentation sera de 20H. Les autres nuisances dûes au projet seront, l'administration du comprimé par gavage (très rapide), à l'induction de l'anesthésie (très rapide) avant chaque scanner. Ces nuisances seront subies à deux reprises pour chaque essai à 8 jours d'intervalles. . Le sulfate de baryum, ajouté à la formulation en tant qu’agent radio-opaque, est également une substance considérée comme sûre et les risques d’effets indésirables sont limités. Certains troubles gastro-intestinaux peuvent cependant parfois être observés comme une légère constipation ou de faibles douleurs abdominales si le chien rencontre des difficultés à éliminer la substance.
Devenir
Le projet étant peu invasif et ne nécéssitant pas d'euthanasie, les chiens pouront être réutilisés pour un autre projet
Remplacement
Différents tests in vitro et ex vivo ont déjà été réalisés permettant de prouver les capacités mucoadhésives de ces comprimés sur les zones d’intérêt. Afin de démontrer leur efficacité, nous souhaitons maintenant tester leur précision de ciblage in vivo. De ce fait, les formulations développées doivent être administrées selon la voie d’administration chez l’Homme, et ce sur des modèles animaux présentant des caractéristiques physiologiques au plus proches del'homme, tel que le Chien.
Réduction
Nous utiliserons au maximum 6 chiens pour ce projet. Ce nombre est jugé suffisant pour obtenir des données exploitable. Un essai correspond à l'administration des deux formulations à 8 jours d'intervalle sur 3 chiens. Il n'est pas obligatoire que les mêmes chiens soient réutilisés d'un essai à l'autre.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement après la mise à jeun et l'administration du comprimé. Une surveillance accrue sera mise en place de la première aneshésie jusqu'à la fin de la procédure de mise à jeun. En cas de besoin un vétérinaire sera joignable. Une pesée et un examen clinique seront réalisés chaque jour lorsqu'il y a des anesthésies puis une fois semaine pour s'assurer de la bonne clinique des animaux. Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, et l'administration de récompenses lors de différents exercices (monter sur la balance, s'immobiliser, se coucher, etc.), ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Afin d’éviter tout stress des animaux durant l’administration des éléments d’essai, les animaux seront habitués à être manipulés sur une table d’auscultation et ils seront conditionnés à rester calmes quand le technicien doit réaliser les administrations. Tout au long (scanner) de l’intervention sous anesthésie générale, les paramètres physiologiques (fréquence cardiaque, bonne oxygenation) des animaux seront suivis.
Choix des espèces
Ce modèle présente des caractéristiques anatomiques, fonctionelles et de pH proche de l'homme. S'ajoute a ces arguments la facilité de travail avec le chien ainsi que sa résistance au jeun importante, ce qui permet de limiter les risques d’hypoglycémie. Les animaux seront des adultes ayant fini leur croissance afin d'avoir un système digestif et enzymatique mature.
ORIGUR: l’huile essentielle d’origan pour le traitement des infections urinaires chez le chien
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
28 chiens beagles adultes et en bonne santé vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardés au chenil expérimental. Chacun subit deux prises de sang et deux prélèvements d'urine, maintenu sur le dos dans une gouttière de contention pendant environ cinq minutes, et reçoit pendant une semaine de l'huile essentielle d'origan diluée ou un placebo. Aucun de ces chiens n'a d'infection urinaire, le projet mesurant l'activité du produit dans leurs urines et sa tolérance, non la guérison d'une maladie. Le porteur indique que les propriétés de l'origan ont déjà été évaluées in vitro et chez la souris, et qu'il est "nécessaire" de confirmer son effet dans l'espèce cible.
Objectifs
Contribuer à évaluer l'inocuité et l'efficacité de l'administration orale d'huile essentielle d'origan pour le traitement des infections urinaires, chez le chien
Bénéfices attendus
Si cette huile essentielle confirme son activité bactéricide ou bactériostatique dans urines de chiens traités, ce traitement pourrait permettre de disposer d'une alternative aux traitement antimicrobiens.
Procédures
Prélévements sanguins sur chiens vigiles (2 fois/animal à J0 et J7), temps de réalisation avec la compression environ 2 min. Prélèvements d’urine sur chiens vigiles placés dans un coussin mou de contention en forme de gouttière permettant de maintenir l'animal sur le dos (2 fois/animal à J0 et J7), temps avec le positionnement du chien allongé environ 5 min.
Impact sur les animaux
Les éventuelles nuisances attendues pourront être liées aux prélèvement de sang (formation d'un hématome en cas de prélèvements répétés) et d'urines (rougeur au point de ponction) à J0 et à J7. La nuisance attendue ici est donc considérée comme légère. L'huile essentielle d'origan sera administrée sur une période très courte, d'une semaine. Afin d'éviter tout effet irritatif sur la muqueuse buccale, la dose administrée sera diluée dans de l'huile de tournesol. Les nuisances éventuelles (quoique peu attendues) peuvent être l'apparition de diarrhées, de douleurs abdominales, de prostration ou de troubles généraux.
Devenir
Les chiens seront conservés et resteront dans leur milieu de vie habituel, c'est à dire en chenil expérimental
Remplacement
Les propriétés bactéricides de l’huile essentielle d’origan ont fait l’objet de nombreuses publications et sont dues à deux de ses composés, le carvacrol et le thymol. A ce stade, les propriétés de l’huile essentielle d’origan ont été évaluées in vitro et in vivo sur des modèles expérimentaux (souris) mais n’ont jamais été évaluées, chez le chien. Il est nécessaire de confirmer l'effet de l'origan dans l'espèce cible.
Réduction
Le projet implique 28 chiens adultes et sains de race Beagle (poids moyen 13 kg), répartis en deux groupes : traitement (6 femelles et 6 mâles, +1 animal en réserve de chaque sexe) et placebo (6 femelles et 6 mâles, +1 animal en réserve de chaque sexe). Il s'agit d'une expérimentation exploratoire et la variabilité du facteur étudié n'est pas connu. Ce nombre 6 a été déterminé pour permettre de mesurer la réponse attendue, et correspond au minimum recommandé d'après les guidelines de l'Agence Européenne du Médicament (EMEA) (Guideline on Good clinical practices VICH GL9 (GCP) (CVMP/VICH/595/98- Final), June 2000; Guideline on statistical principles for clinical trials for veterinary medicinal products (pharmaceuticals) – Rev.1 (EMA/CVMP/EWP/81976/2010 Rev.1).
Raffinement
Les chiens seront soumis à deux examens cliniques approfondis (à J0 et à J7). Les prélèvements urinaires et sanguins ont été réduits au minimum et seront réalisés par des vétérinaires habitués à ces gestes. Les chiens sont surveillés chaque jour. L’objectif est de réduire au minimum le stress généré par la sortie du lieu d’hébergement, vers le lieu où sera réalisée la procédure. Ainsi, des actions de renforcement positif seront mises en place en amenant régulièrement chaque animal dans la salle où sont réalisés les différents actes (examens cliniques, prises de sang et prélèvements urinaires), en le laissant au minimum 5 minutes sur la table d’examen, au cours desquels il sera caressé par le manipulateur qui lui parlera, puis avant de quitter la salle, quelques croquettes lui seront proposées. Par ailleurs, cette salle est connue des chiens de l’EU, car ils y sont régulièrement manipulés pour des actes non invasifs : peignage, coupe de griffes … Il ne s’agit donc pas d’un lieu nouveau. Les chiens seront amenés dans la salle d'examen et contenus par une des personnes en charge de leurs soins quotidiens, et donc connue de ces derniers.
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible. 28 chiens adultes avec 14 femelles et 14 males seront utilisés pour être certain d'obtenir in fine un minimum de 6 chiens de chaque sexe par groupe.
Chirurgies d’implantations de dispositifs d’administration ou de mesures pour les études de toxicologie et pharmacologie règlementaire.
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 250
Ouistitis et tamarins : 320
Macaques à longue queue : 225
Anesthésiés puis opérés pendant 30 minutes à 2 heures selon l'espèce, 2 400 rats, 250 chiens, 320 ouistitis et tamarins et 225 macaques à longue queue, des primates, soit 3 195 animaux non-humains, reçoivent un système d'enregistrement de paramètres physiologiques ou un cathéter veineux. Après l'opération, ils restent isolés jusqu'à 24 heures et reçoivent des antidouleurs pendant 2 à 3 jours, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec des risques d'infection, d'inflammation et de douleurs post-opératoires. Les chiens sont inclus dès 6 mois, les ouistitis dès un an, les macaques dès deux ans, et des juvéniles peuvent être opérés, à titre exceptionnel, pour des produits à visée pédiatrique. Une fois implantés, ils sont intégrés à des projets de toxicologie et de pharmacologie précliniques, dans ce que le porteur décrit comme une "utilisation continue des animaux" sur des projets liés à la même question scientifique.
Objectifs
L’objectif du projet est de réaliser des chirurgies d’implantation de système de mesure, d’administration ou de prélèvements de différents paramètres physiologiques, produits d’études ou fluides biologiques. Ces systèmes sont nécessaires à la réalisation d’études de toxicologie et pharmacologie réglementaire suivant les lignes directrice ICH/EMA afin d’évaluer la sécurité, l’efficacité et la toxicité de candidats médicaments ou substances chimiques chez différentes espèces animales avant leur utilisation chez l’humain ou l’animal.
Bénéfices attendus
Ces chirurgies permettent de : - Faciliter et sécuriser le traitement des animaux et donc diminuer leur stress induit par des manipulations invasives répétées. - Faciliter les prélèvements de sang et limiter le nombre de site de prélèvement - Evaluer de manière fiable certains paramètres physiologiques comme la fréquence cardiaque, des bio-potentiels comme l’électroencéphalogramme, des températures comme la température corporelle ou l’activité motrice. - Collecter des données sur la sécurité, l’efficacité et/ou la toxicité, de candidats médicament avant administration chez l’Homme ou chez l’animal.
Procédures
Les animaux se verront implantés par chirurgie un système d'enregistrement des paramètres physiologies et/ou un système de cathétérisation veineuse afin de pouvoir administrer des molécules testés dans le cadre d'essais pré-cliniques de développement de médicaments. La pose de ces implants prends de 30 minutes à 2h, selon l'espèce. Si un prélèvement sanguin est nécessaire, il est fait vigile, en quelques minutes.
Impact sur les animaux
La chirurgie représente un risque de nuisance modérée pour les animaux. Les risques sont une inflammation ou un gonflement des zones de chirurgie, d’infection, de douleurs opératoires et post opératoire. L’isolement post opératoire, bien que limité à 24h maximum, représente aussi une source de stress pour les animaux.
Devenir
Les procédures décrites dans ce projet permettront d'intégrer les animaux dans des projets de toxicologie et pharmacologie pré-cliniques dans le cadre du développement de médicaments. Cette intégration se fait dans le cadre d'une utilisation continue des animaux sur des projets liés à la même question scientifique.
Remplacement
Les chirurgies préparatoires menées dans le cadre de ce projet permettent la réalisation d’études règlementaires évaluant l’efficacité, la sécurité et la toxicité de candidats médicament ou de substances chimiques en vue de leur mise sur le marché. Ces études réglementaires sont des prérequis aux essais cliniques de phase I, II et III et sont réalisées en suivant des guidelines nationales et internationales (ICH/EMA). Selon ces guidelines, ces études doivent être effectuées sur des modèles animaux, il n’est donc pas possible actuellement de remplacer les modèles in vivo par des modèles in vitro ou in silico.
Réduction
Une fois les animaux implantés ils participent à plusieurs études, ce qui permet d’en réduire le nombre nécessaire. De plus, pour les études réglementaires le nombre d’animaux est réduit au minimum pour permettre la détection d’effet indésirables/toxicologique/pharmacologique en accord avec les lignes directrices ICH/EMA.
Raffinement
Afin de réduire les nuisances liées à la chirurgie, un protocole anesthésie/analgésie est avec une prémédication (qui permet de rendre plus rapide et plus stable l’anesthésie et d’apporter une analgésie), une application d’anesthésique locale avant l’incision et générale en fin de chirurgie et une anesthésie générale gazeuse avec inhalation d’isoflurane sont mis en place pour permettre une chirurgie et un réveil rapide et sans douleur. Le suivi post-opératoire sera quotidien, et inclus l’administration d’analgésie injectable et/ou par voie orale systématiquement durant 2 à 3 jours. Des points limites ont été définies afin de mettre en place des actions correctives afin d'éviter tout souffrance.
Choix des espèces
Toutes les espèces retenues pour ce projet sont des espèces reconnues pour leur aptitude à prédire les effets pharmacologiques, indésirables et/ou toxiques de candidats médicament ou substances chimiques. Les lignes directrices requièrent deux espèces (rongeurs et non rongeurs) selon la nature du produit à tester (molécule chimique de synthèse, peptide, protéine, anticorps monoclonal ou produit de thérapie génique ou cellulaire). Ce projet utilise des rongeurs à partir de 6 semaines, des chiens à partir de 6 mois, des macaques à partir de 2 ans et des marmousets à partir d’un an. Exceptionnellement, ce projet pourra être menées sur des animaux juvéniles pour des produits à visée pédiatrique afin de révéler des effets toxiques dépendant de l’âge (retard de croissance, effet sur la maturation sexuelle, effet toxique lié à l’immaturité de certaines fonctions physiologiques). La ligne directrice suivie est : “guideline on the need for non-clinical testing in juvenile animals of pharmaceuticals for paediatric indications - EMEA/CHMP/SWP/169215/2005”.
Production d’immunserum felin et évaluation de différentes souches virales félines afin de mettre au point des vaccins innovants
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Infectés par des souches récentes des virus du coryza, du typhus ou de l'herpès félins, des chats de moins d'un an peuvent développer ulcères de la bouche, conjonctivite, kératite et difficultés respiratoires. 236 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tués pour des prélèvements de sang ou d'organes, quelques-uns pouvant être réutilisés ou adoptés s'ils ont retrouvé la santé et ne présentent aucun risque de contagion. Ils subissent aussi des prises de sang régulières et des écouvillons parfois quotidiens aux yeux, à la bouche, au nez, au rectum ou au vagin, pour sélectionner des souches à inclure dans de nouveaux vaccins et produire du sérum de chat. Après avoir listé pour le typhus abattement, vomissements, diarrhées, déshydratation et douleurs abdominales, le porteur écrit que ces symptômes "devraient être modérés et transitoires".
Objectifs
Le projet vise à développer de nouveaux vaccins pour les chats, notamment dirigé contre le calicivirus félin (FCV), le virus de la panleucopénie (FPV), le virus de l'herpes félin (FHV), la Chlamydia felis, et le virus leucémogène félin (FeLV). Les objectifs principaux sont la sélection de souches récentes à inclure dans un nouveau vaccin plus efficace, la mise au point de modèles félins d'infection par les différents pathogènes à partir de souches récentes collectées sur le terrain, la vérification de sûreté/innocuité des vaccins mis au point, ainsi que la vérification de leur efficacité.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mettre au point de nouveaux vaccins à destination des chats, afin d'offrir une meilleure protection contre des maladies courantes et potentiellement graves, telles que le coryza, le typhus, l'herpèse virose et la chlamydiose, la leucose féline.
Procédures
Les animaux recevront des administrations intranasales, orales, intra-oculaires ou intrapéritonéales (sous anesthésie générale) ainsi que les injections sous-cutanée (sur les animaux vigiles) et dans le respect des ligne directrices sur les volumes reçus. Cela représente environ 15 minutes/animal Des prises de sang seront effectuées régulièrement, en respectant les volumes maximaux, non préjudiciables aux animaux (quelques millilitres/semaine). Afin de ne pas stresser les animaux, elles pourront être effectuées sous sédation. (env. 2 minute par prise de sang) Des écouvillons seront également effectués, parfois quotidiennement, au niveau oculaire, buccal, nasal, rectal ou vaginal, pour mesurer la présence des virus ou bactéries. Le matériel utilisé est des très petite taille, de façon à être compatible avec la taille des animaux, et à ne pas générer de douleur (env. 2 minutes par jour)
Impact sur les animaux
Dans le cadre de la mise en place d’un modèle infectieux, le projet nécessite l’administration de virus ou de bactéries aux chats. Ils pourraient ainsi développer des symptômes spécifiques aux maladies ciblées : - Pour le calicivirus félin : symptômes du coryza, incluant abattement, perte de poids, hyperthermie, jetage nasal et/ou oculaire, éternuements, toux, ulcères buccaux et/ou nasaux, conjonctivite, dyspnée. - Pour le virus de la panleucopénie féline : symptômes du typhus félin, tels que abattement, perte de poids, hyperthermie, perte d'appétit, diarrhées, vomissements, déshydratation, douleurs abdominales. Les symptômes, s’ils apparaissent, devraient être modérés et transitoires, avec une expression maximale sur quelques jours (3 à 5 jours), bien que des manifestations légères puissent persister jusqu’à 1 à 2 semaines. - Pour le virus de l’herpès félin (rhinotrachéite infectieuse) : encombrement des voies respiratoires, écoulement nasal, conjonctivite, kératite, et écoulements oculaires. Dans le cas d’une vaccination avec un virus atténué, le projet implique l’administration de virus atténués aux chats, pouvant entraîner des symptômes légers et transitoires : -Pour le virus de la leucose féline (FeLV, vaccin à virus atténué) : les effets attendus devraient être limités et temporaires, comprenant une légère fièvre, un discret abattement et une diminution passagère de l’appétit. Les animaux seront également soumis à des contentions brèves (quelques minutes au plus) et à des anesthésies légères pour la réalisation des différents actes techniques. Un conditionnement positif sera mis en place afin de réduire la contrainte et le stress, garantissant ainsi leur bien-être tout au long de l’étude.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des prélèvements terminaux de sang et/ou d'organes ou pourront être réutilisés si ces prélèvements ne sont pas nécessaires. Quelques animaux pourront être réutilisés, sous réserve de leur état de santé, ou adoptés, à condition d'avoir retrouvé un état de santé compatible, de ne présenter aucun risque de contagion pour l'humain ou d'autres animaux et sous réserve de la validation de l'adoption par les autorités sanitaires.
Remplacement
La production d'immunserum felin contre différentes souches virales de FCV necessite un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel et un système sanguin, qui ne peuvent être reproduits artificiellement. Il s'agit d'anticorps polyclonaux ne pouvant être produits à partir de banques de phages / culture cellulaire. La mise au point de modèles d'infection par différents virus félins, l'évaluation ultérieure de vaccins innovants, ainsi que l'évaluation de sureté et d'immunogénicité de souches bactériennes ou virales necessitent également un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel, un système sanguin et la présence des organes cibles des pathogènes, qui ne peuvent être reproduits artificiellement du fait de la complexité des mécanismes / intéractions.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé est réduit au strict minimum nécessaire, et ajusté selon les exigences de la pharmacopée européenne: deux chats / souche de FCV justifié par la quantité d'antisérums nécessaires pour réaliser l'essai de neutralisation croisée contre un panel de 25-50 isolats de terrain du FCV (tests in vitro) et quatre chats / souche de FCV, pour les essais d'epreuve virulente pour lesquelles la pharmacopée correspondante indique 10 chats par groupe, cependant considérant que cela est suffisant pour une étude d’efficacité visant à évaluer la protection contre la calicivirose féline causée par une souche du FCV pré-selectionnée. Quatre chats / souche de FPV: la pharmacopée correspondante indique 5 chats par groupe témoin infecté non vacciné pour les essai d'épreuve virulente, cependant considérant qu'il s'agit d'études de mise au point il a été décidé d'utiliser un nombre inférieur jugé suffisant pour l'obtention de données cliniques. Cinq chats / groupe de FHV: la pharmacopée correspondante indique 10 chats par groupe pour les essai d'épreuve virulente, cependant considérant que cela est suffisant pour une étude d’efficacité visant à évaluer la protection contre la rhinotrachéite féline causée par une souche du FHV pré-selectionnée. Pour les autres pathogènes, le nombre sera également réduit au minimum nécessaire à l'obtention de données pertinentes, tout en respectant les exigences réglementaires, soit 2 à 8 chats par groupe expérimental.
Raffinement
Les animaux seront retirés de l'étude s'ils doivent suivre un traitement concomitant qui compromet leur aptitude à participer à l'étude, ou si leur état de santé se détériore au point de compromettre leur bien-être. Afin d'éviter de compromettre le bien-être des animaux pendant l'essai, les chats seront évalués quotidiennement par du personnel qualifié et, si le bien-être des animaux est compromis, des mesures correctives seront appliquées. Des tableaux de signes cliniques seront utilisés afin de déterminer un score journalier d'état clinique. Dans le cas où l'animal présenterait de la douleur, de la souffrance ou de la détresse, selon la ponctuation obtenue dans l'évaluation des signes cliniques, un vétérinaire examinera l'animal afin de déterminer l'origine de la douleur, de la souffrance ou de la détresse et des actions correctives seront appliquées (traitement si possible, ou sortie d'étude) Les animaux seront hébergés en groupe d'individus compatibles, dans de grandes salles d'hébergement, avec un enrichissement adapté à l'espèce et à leur âge, et avec des intéractions positives quotidiennes avec le personnel en charge des soins. Un programme d'entrainement basé sur le renforcement positif sera mis en place afin de limiter le stress engendré par les manipulations nécessaires à l'étude, et de diminuer autant que possible le recours aux sédations.
Choix des espèces
Le chat est l'espèce cible des vaccins mis au points et des virus utilisés. Les animaux seront de jeunes chats âgés de moins d'un an, correspondant à la population la plus sévèrement touchée par les virus étudiés.
Mise en place d’un modèle de chiens obèses
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Destinés à être réutilisés dans d'autres études puis, pour une partie, proposés à l'adoption après évaluation comportementale, 100 chiens vont être rendus obèses et maintenus dans cet état pendant deux à trois ans. Les procédures sont déclarées en niveau de souffrance léger, alors que le porteur liste parmi les effets attendus l'apparition de troubles métaboliques, de douleurs articulaires, de pancréatite, de diabète et de troubles comportementaux. Chaque chien subit une prise de sang mensuelle sur animal vigile, deux pesées par mois, un examen physique mensuel et des périodes d'alimentation individuelle d'une heure trente à deux heures. Constituer ce groupe de chiens obèses sert à tester des médicaments vétérinaires anti-obésité et à monter les dossiers d'autorisation de mise sur le marché des laboratoires concernés.
Objectifs
L'obésité chez le chien est un problème de santé majeur, sachant que plus d'1 chien sur 3 est en surcharge pondérale et que l'obésité est associée par exemple à des désordres métaboliques comme le diabète de type 2 ou des troubles articulaires. L'objectif de ce projet est la mise en place d’un modèle de chien obèses afin d’évaluer des produits vétérinaires destinés à lutter contre l’obésité chez le chien (les procédures expérimentales s’y rattachant seront traitées dans une autre autorisation de projet). Les chiens sélectionnés devront atteindre un score corporel minimal de 7/9 (côtes palpables avec difficulté, dépôt de graisse visible au niveau de la zone lombaire et la base de la queue, taille absente ou peu visible. Ils seront maintenus à long terme avec ce score corporel égal ou supérieur à 7 avec une surveillance accrue de leur état de santé permettant le respect et le maintien du bien-être animal. Pour démontrer l’intérêt de traitements contre l’obésité, il est nécessaire de définir les caractéristiques de pharmacocinétique, pharmacodynamique, d’innocuité et d’efficacité du traitement, y compris sur chiens obèses ; ce qui nécessite la mise en place et l’entretien d’un groupe de chiens obèses.
Bénéfices attendus
La mise en place d’un modèle de chiens obèses permettra de générer des données dans des conditions physiologiques telles qu’elles se développeraient chez le chien de manière naturelle, et d’être au plus proche des conditions réelles. Les études menées permettront de définir l’innocuité et l’efficacité des produits vétérinaires testés et d’expliquer la relation entre la dose et la réponse, c'est-à-dire, l'effet du produit chez l’espèce cible . De plus, le fait de disposer d’un modèle laboratoire sur l’espèce cible permet la définition de paramètres difficiles à définir sur le terrain (par exemple les données de pharmacocinétiques et phamacodynamiques). Ce sont des informations nécessaires au choix de la posologie et de la voie d’administration du produit, préalable à la réalisation des études réglementaires d’efficacité et d’innocuité. Ces informations sont nécessaires à l’obtention de l’Autorisation de Mise sur le Marché de nouveaux produits. Le développement du modèle de chiens obèses est donc nécessaire à l’obtention de l’AMM de nouveaux produits.
Procédures
Les prélèvements sanguins s'effectuent sur animal vigile, une fois par mois et durent environ 3 minutes. Si besoin de prélèvements d’urines, ils s'effectuent sur animal vigile ou anesthésié 1 à plusieurs fois, et durent environ 5 minutes. Une pesée de tous les animaux est prévue deux fois par mois en vigile et dure environ 1 minute. Enfin, un examen physique complet (incluant temperature corporelle et évaluation du body condition score) de tous les animaux en vigile est prévu 1 fois par mois ou plus si jugé nécessaire et dure environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont : stress dû à la contention lors de prélèvement sanguins ou urinaires ; douleur / inconfort suite aux prélèvements ; stress / baisse de la prise alimentaire pendant les périodes de prise alimentaire individuelle (une habituation à l’alimentation individuelle est prévue pour les chiens sélectionnés dans le pool afin de limiter le stress de la prise alimentaire individuelle); signes cliniques secondaires à l’obésité (apparition potentielle de troubles métaboliques, de douleurs articulaires,...).
Devenir
L’objectif du modèle est la réutilisation des chiens dans des études pour tester les molécules contre l’obésité. Puis après évaluation comportementale par le vétérinaire désigné, ils auront la possibilité d’être adoptés.
Remplacement
Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative au recours à l’animal permettant d’évaluer la pharmacocinétique, la pharmacodynamie des produits pharmaceutiques vétérinaires. Les modèles in silico et/ou in vitro/ex vivo permettent de sélectionner des molécules potentiellement efficaces. Après cette première étape, les études de pharmacocinétique, de pharmacodynamie, d’innocuité et d’efficacité nécessitent de travailler sur un organisme entier, mettant en jeu des interactions entre différents tissus/organes impliqués dans le métabolisme et le/les effets physiologiques et thérapeutiques d’un futur candidat médicament.
Réduction
L'objectif est de constituer un groupe stable d'une quarantaine d'individus. L’effectif de 40 chiens nous permettra d’effectuer un roulement entre les différentes études dans lesquelles ils seront inclus et nous permettra donc de répondre au besoin potentiel de plusieurs études en même temps. Sachant que : -certains chiens devront être sortis du pool pour potentiellement atteinte de point d'arrêt, -certains seront sortis plus tôt pour favoriser la réadoption, -certains auront atteints le nombre limite d'utilisation possible, -certains n'arriveront pas s'adapter au modèle obésité (alimentation individuelle infructueuse, pas de prise de poids, etc). Lorsque le statut des animaux le permet, les animaux utilisés peuvent être issus de procédures (légère ou modérée) antérieures et peuvent ensuite être réutilisés dans une future procédure. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par le vétérinaire désigné, sont réutilisables.
Raffinement
Les chiens ont à disposition des méthodes d’enrichissement et de la litière. En fonction du lieu d‘hébergement, un accès à un parc extérieur pourra être possible. Un training est réalisé en renforcement positif. Une socialisation des animaux sera réalisée afin de limiter l’apparition de stéréotypie. Pour limiter le stress lié à l’alimentation individuelle, les chiens du pool seront habitués progressivement à manger leur ration avec un deuxième individu puis seul. La durée de l'alimentation individuelle est réduite au minimum (~1h30-2h), il n’y a pas d’isolement visuel, olfactif ni auditif. Afin d’identifier et gérer tout signe clinique secondaire à l’obésité, des examens cliniques, évaluation du body score et suivis sanguins sont réalisés ainsi que des pesées. Les animaux seront gardés dans le pool s’ils restent en bonne santé avec un score corporel minimum cible de 7/9. Certains points d'arrêts seront à prendre en compte : -L'apparition de troubles articulaires avec boiterie permanente -L'apparition de pancréatite -L'apparition de diabète -L'apparition de troubles comportementaux. Dans ces cas l'animal sera retiré du pool. Les individus pourront être sortis du pool d'animaux obèses après environ 2-3 ans. De plus, une procédure interne décrit des critères d’alerte clinique spécifiques au chien, classifiées en fonction de leur degré de gravité dans une grille d’évaluation clinique. Un arbre décisionnel précise en fonction des signes cliniques observés la conduite à tenir pour le/les animaux concernés. Pour réduire l’inconfort provoqué par les prélèvements, les opérateurs qualifiés réalisent une contention adaptée de l’animal et une anesthésie et/ou analgésie et/ou un changement du site pourra être mis en place. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de la procédure, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge pour maximiser leur confort et leur bien-être. La SBEA garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Il s’agit des espèces cibles pour les produits. Des données concernant l’espèce doivent être fournies au dossier pour l’obtention de l’AMM. Une pré-sélection des chiens pourra être réalisée à partir de l’âge de de 2 mois. Le processus de prise de poids pourra ensuite être débuté en fin de croissance, c’est-à-dire vers l’âge d‘environ 8 mois. L’âge dépendra de l’objectif des études et du scope d’utilisation du produit testé (AMM).
Avenant: Augmentation du nombre d’animaux – Mise en place d’un modèle de nausées et vomissements chez le chat, validation du modèle et évaluation de l’efficacité d’un antiémétique vétérinaire longue durée en voie de développement.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
63 chats vont être utilisés, et un même chat peut recevoir jusqu'à cinq injections de xylazine ou de dexmédétomidine destinées à le faire vomir, puis subir jusqu'à dix prises de sang à la jugulaire en 24 heures, sans anesthésie. Dans ces procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les vomissements peuvent durer jusqu'à quatre heures, avec une sédation, une dépression respiratoire ou une bradycardie possibles. Le but est de développer un antiémétique vétérinaire longue durée, et cet avenant augmente l'effectif de la troisième phase. Tous les chats restent en vie, disponibles pour une autre expérience après "un repos suffisant", et le porteur écrit "Pas d'approche statistique" pour fixer ses groupes de 9.
Objectifs
Avenant: Augmentation du nombre d'animaux (uniquement en phase 3) Les objectifs de ce projet sont : - Mise en place d’un modèle de nausées/vomissements en sélectionnant entre deux molécules chez le chat. - Validation du modèle chez le chat afin de provoquer des signes cliniques mesurables, répétables et homogènes entre les animaux et pouvant être inhibés par l’utilisation d’antiémétiques. - D’évaluer l’efficacité chez le chat d’un antiémétique vétérinaire longue durée en cours de développement sur ce modèle induit et de réaliser une pharmacocinétique et une évaluation de la tolérance du site d'injection.
Bénéfices attendus
Le bénéfice de ce projet est de contribuer au développement de nouveaux médicaments vétérinaires antiémétiques suite au modèle de nausées et vomissements mis en place chez le chat. Le développement de ces nouveaux médicaments permettra de prévenir les nausées et vomissements à moyen terme et de pallier aux effets secondaires de certains médicaments. Le vomissement est l’effet secondaire le plus fréquent de différents médicaments en pratique vétérinaire. Ce signe clinique peut limiter l’efficacité des doses administrées et causer une gêne considérable qui diminue le confort et la qualité de vie chez le chat.
Procédures
Toutes les administrations et les prélèvements se feront avec une contention manuelle légère. Phase 1 : Injections intra-musculaires des éléments testés d'une durée inférieur à 10 secondes maximum avec une fréquence d'au moins 7 jours et répétées au maximum 5 fois sur animaux vigiles. Possibles injections de produit réversant les effets des éléments tests en intra-musculaire si besoin. Phase 2 : Injection sous-cutanée de l'anti-vomitif d'une durée de 10 secondes maximum une fois, suivie d'une injection intra-musculaire 22h d'une durée de moins de 10 secondes après de l'élément test sélectionné (en Phase 1) sur animaux vigiles. S'en suivra une période de wash-out d'au moins 15 jours. Phase 3 : Injection sous-cutanée de l'anti-vomitif à tester d'une durée de 10 secondes maximum une fois, suivie d'une injection intra-musculaire d'une durée de moins de 10 secondes de l'élément test sélectionné (en Phase 1) sur animaux vigiles et répétées au maximum 5 fois en respectant une période de wash-out d'au moins 7 jours. Des prélèvements sanguins seront réalisés au niveau des veines jugulaires sur animal vigile, par un personnel expérimenté. Un nombre maximal de 10 prélèvements sur les 24 premières heures puis 1 maximum/jour sur 5 jours. Les sites de prélèvements seront alternés autant que possible. Durée d'un prélèvement inférieur à la minute et de maximum 0.8 mL par prélèvement.
Impact sur les animaux
Un des objectifs de ce projet est l’induction de nausées et vomissements chez le chat. Il est démontré que ces effets sont à durée doses-dépendantes et pouvant aller jusqu’à 4h post-administration. Les effets indésirables pouvant également être observés en fonction de différents éléments tests sont les suivants : - Les deux éléments tests utilisés pour induire ces signes cliniques (Xylazine et la Dexmedetomidine) sont deux agonistes des récepteurs alpha-2 adrénergiques utilisés en première intention pour induire la sédation à doses plus importantes. Ces molécules peuvent inhiber la motilité intestinale normale, une hypersalivation, irritation au site d’injection et provoquer une sédation dose-dépendante pouvant amener à une dépression respiratoire, une bradycardie et une diminution de la température corporelle. - L’anti-émétique, le Maropitant, est une substance active présente dans un produit vétérinaire ayant une AMM. Il a été démontré que les animaux traités peuvent fréquemment présenter une douleur au site d’injection si le produit est stocké à température ambiante qui n’est pas observé s’il est stocké au frigo.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure. A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet actuellement de vérifier l’efficacité d’un traitement antivomitif. Ici, le chat représente l’espèce cible pour le développement de cette nouvelle molécule.
Réduction
Pour la phase 1: 18 animaux sont prévus pour choisir la molécule et son bon dosage afin d’induire un modèle nausées/vomissements fiable et répétable. C'est le nombre maximal d'animaux pour choisir la molécule. Pour la phase 2: 18 autres animaux seront prévus. Les 18 animaux seront répartis en 2 groupes de 9. C'est le nombre d'animaux maximum pour avoir des résultats interprétables. Pas d'approche statistique réalisé pour ce projet. Pour la phase 3 : 27 animaux seront inclus. Les 27 chats seront répartis en 3 groupes de 9. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables. Pas d'approche statistique réalisé pour ce projet.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’âge des animaux avec divers enrichissements (jouets suspendus, griffoirs, plateformes et coussins). Pour limiter les quantités de vomissement en volume et l’acidité gastrique, les animaux auront été nourris 30min à dose réduite (1/3 de la ration journalière) avant l’administration des molécules vomitives. Des isolements relatifs (les animaux restent en contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères) pourront être appliqués au minimum 2h et au maximum quatre heures après l’administration du traitement. Tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être induit sur les animaux avec une surveillance accrue des animaux pendant cette période. Un suivi soutenu (plusieurs fois les premières heures) sera mis en place permettant l'observation générale des animaux et la détection précoce d'éventuels effets du produit sur l'animal. Des mesures adaptées seront mises en place pour assurer son bien-être et/ou limiter sa souffrance. Les tests s’arrêteront lorsque les points limites standards seront atteints : - signes de douleur ou de détresse sévères, incompatibles avec la poursuite du test (ex : vomissements très intenses à répétition, douleur abdominale, difficultés respiratoires…) - signe de déshydratation qui nécessite une fluidothérapie. - perte de poids supérieure à 20% du poids total du chat sur une période de 2-4 jours avec dégradation importante de l’état général sans amélioration rapide malgré une supplémentation en aliment humide plus riche. - toute situation qui rend l'animal incapable de se déplacer, de s'alimenter ou de s'abreuver de manière autonome. - choc anaphylactique à une molécule utilisée et associé à des symptômes tels que : dépression, hypothermie (< 37°C) et/ou dyspnée, gonflements. Dans tous les cas, le vétérinaire sera informé dans les plus brefs délais et prendra en charge l’animal concerné avec des soins appropriés et l’animal sera exclu de la procédure expérimentale.
Choix des espèces
Le chat est l’espèce cible pour la mise en place du modèle de nausées et vomissements et pour le développement d’un traitement antivomitif longue durée. Il n’existe pas de méthode de remplacement pour ce type d’évaluation. Chats adultes (>1 an et
Développement d’un nouveau produit antiémétique chez le chien.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Provoquer des vomissements chez des chiens pour mesurer ce qui les arrête : 150 chiens adultes vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit un produit émétisant jusqu'à une fois par semaine sur trois séances consécutives, avec huit vomissements en moyenne et des signes de nausée et de léthargie pendant l'heure qui suit. S'y ajoutent douze à vingt prélèvements sanguins par animal après administration du produit testé. Le porteur indique que le donneur d'ordre fixera les effectifs et qu'à l'issue du projet tous les chiens resteront disponibles pour d'autres procédures expérimentales.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de développer un nouveau traitement antiémétique chez le chien en vérifiant son efficacité, ainsi qu’en recherchant et confirmant la dose efficace pour la durée d’action souhaitée à l’aide d’un modèle de nausées vomissement déjà établi chez le chien.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la mise à disposition de nouveaux antiémétiques canins permettant de soulager les chiens lors de traitement anticancéreux ou d’autres évènements induisant des nausées. Ces nouveaux médicaments permettront d’améliorer l’efficacité par rapport aux traitements existants, en proposant par exemple une durée d’action plus longue.
Procédures
Durant les différentes procédures expérimentales de ce projet, les interventions suivantes pourront être réalisées : une administration en sous-cutannée d’un produit émétique commercialisé sur animaux vigiles (quelques secondes), au maximum une fois par semaine sur un maximum de 3 séances consécutives, puis un repos de minimum 4 semaines sera appliqué avant de nouvelles administrations si besoin. Une administration d’un produit de référence (antiémétique commercilisé) ou d’un placebo en sous-cutanée sur animaux vigiles (quelques secondes). Une administration d’un antiémétique en cours de développement en sous cutanée ou toute autre voie d’administration adaptée sur animaux vigiles (quelques secondes), au maximum une fois par semaine sur 3 séances consécutives. Quelques prélèvements sanguins sur animaux vigiles (quelques secondes) : 12 à 20 prélèvements sanguins espacés de façon croissante et régulière durant les jours suivant l’administration du produit d’essai.
Impact sur les animaux
L‘objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité de nouveaux traitements antiémétiques chez le chien en induisant des nausées/vomissements. De nombreuses publications sur ce sujet montrent que la durée moyenne des vomissements est d’environ 20 minutes et que tous les symptômes de nausée disparaissent dans l’heure suivant l’administration du produit émétisant. Lors de la validation de notre modèle, les signes observés après l’administration du produit émétisant sont : l’inconfort pendant les vomissements dont le nombre observé, chez le groupe non traité avec un antiémétique, est de 8 vomissements en moyenne. Ces vomissements sont tous survenus entre 5 et 38 minutes après induction et disparaissent par la suite. D’autres symptômes tels qu’une léthargie et des signes évoquant des nausées ont été observés rapidement après l’induction. Tous ces signes disparaissent après 1 heure maximum et les chiens récupèrent complétement leur état normal. D’autres signes incluant des évènements de tremblements passagers ont également été observés de façon occasionnelle. Ces nuisances liées à l’administration du produit émétisant sont des effets secondaires connus pour ce produit commercialisé. Il n’est pas attendu d’effets majeurs indésirables avec les nouveaux produits en développement car les premiers tests de toxicité auront déjà été réalisés par les donneurs d’ordre. En revanche, quelques effets secondaires liés à ce produit peuvent éventuellement ne pas avoir encore pu être anticipés comme des légères réactions locales. Les nuisances attendues liées aux prélèvements éventuels des animaux durant ces études sont celles liées au stress de la contention et de l’introduction de l’aiguille entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction.
Devenir
A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.
Remplacement
Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car il n’existe pas de méthode alternative pour vérifier l’efficacité d’un traitement antiémétique et rechercher la dose la plus adaptée. Ces études sont des étapes obligatoires pour le développement et la mise sur le marché de nouveaux médicaments vétérinaires.
Réduction
Afin d'établir un minimum de statistiques descriptives (moyenne, écart-type, médiane et écart interquartile du nombre d’observations) sur les données obtenues, au moins 6 animaux par groupe (formulation ou dose) sont nécessaire. Pour répondre aux attendus réglementaires sur les études de détermination et confirmation de dose, il est nécessaire d’augmenter le nombre d’animaux entre 8 et 10 par groupe. Le Donneur d’Ordre s’engagera pour chaque étude à ce que le nombre d’animaux utilisé corresponde au minimum pour obtenir des résultats interprétables et répondre à l’objectif de l’étude. Le nombre d’animaux sera réduit avec leur réutilisation sur plusieurs procédures expérimentales. De plus les études de preuve de concept pourront être conduites avec un design en cross over permettant également de limiter le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux seront mis à jeun environ 2 heures avant l’administration du produit émétisant. Ces conditions d’alimentation sont adaptées pour le bien-être de l’animal qui vomit de nombreuses fois en très petites quantités. Les animaux seront observés pendant une heure après l’induction du vomissement afin de caractériser et d’évaluer les signes apparus. Les animaux pourront être hébergés individuellement, en restant en contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères pour une durée maximum de quatre heures après l’administration des traitements. Durant cette période, tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être induit sur les animaux avec une surveillance accrue de ceux-ci pendant cette période. Un suivi au point d’administration du produit d’essai pourra être réalisé pour vérifier les éventuelles réactions locales lorsque des nouvelles formulations sont testées. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal les points limites suivants ont été définis : vomissements très intenses à répétition (plus de 10 en 20 minutes ou qui durent plus de deux heures), prostration de l’animal, difficultés respiratoires. Dès l’apparition de ces symptômes, l’animal sera pris en charge par le vétérinaire désigné et un traitement adapté sera prescrit pour le soulager.
Choix des espèces
Le chien est l’espèce cible du produit en développement. L’efficacité du produit doit être vérifiée et la dose optimale confirmée pour le bon développement du nouveau traitement. Il n’existe pas de méthode de remplacement pour ce type d’évaluation. Les chiens seront des adultes correspondant à l’âge cible des traitements administrés.
Travaux pratiques sur le modèle « chien »
- Formation professionnelle
Apprendre à piquer et à prélever sur un "gros animal" : 16 chiens sont utilisés à cette fin par des stagiaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque chien subit sur une année scolaire jusqu'à 20 administrations et 5 prises de sang, toujours vigile, les injections étant faites par des apprenants en cours de formation, ce qui peut occasionner des douleurs et des hématomes. Réformés à 3 ans, ils sortent du projet et sont proposés à l'adoption. Le porteur décrit un établissement "très réputé" pour cette formation, répondant à des "demandes fortes des professionnels", et affirme que le chien reste une espèce "indispensable" pour le développement de médicaments.
Objectifs
Ce projet consiste à former des personnes travaillant au sein d’établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques en tant qu’applicateur de procédures expérimentales sur l’espèce chien. Le but est d’acquérir les techniques de manipulations classiques pour réaliser des administrations et des prélèvements en évitant toute souffrance pour l’animal et en garantissant la sécurité de l’opérateur et de l’animal. En parallèle, avec l’utilisation de l’animalerie pédagogique, les apprenants avec encadrement sont initiés aux différentes techniques de base en matière d’hébergement, élevage , techniques d’anesthésie, soins pré/post opératoires et observations des animaux dans le respect du bien être animal.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques font partie intégrante de la formation des techniciens applicateur de procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques. L’obtention de leur diplôme ou habilitation leur donne la possibilité de travailler dans le cadre de projets scientifiques sur animaux vivants et permet aux employeurs de bénéficier de techniciens compétents techniquement et opérationnels réglementairement dès leur entrée dans l’entreprise. La méthode d’apprentissage basée sur les règles de bien être animal permet d’acquérir les bons gestes afin de garantir sécurité et respect éthique de l’animal. L’animalerie pédagogique permet aux apprenants d’acquérir d’autres notions importantes tel que le maintien des ces animaux en milieu confiné, l’observation quotidienne, l’élevage, l’hygiène et la prophylaxie. L’acquisition des ces compétences théoriques et pratiques démontre l’importance d’avoir des animaux hébergés dans de bonnes conditions et une approche des règles de bien être facilite leur manipulation. Les entreprises sont à la recherche de personnel formé et autonome rapidement. Notre établissement est très réputé dans la formation de techniciens applicateurs grâce à l'expertise technique de formateurs reconnus depuis de nombreuses années et un outil pédagogique tel que l’animalerie complètement rénovée cette année.
Procédures
Toutes les administrations et prélèvements sont réalisées sur animaux vigiles. Le nombre d’administrations et de prélèvements sanguins pour chaque animal est inférieur à 25 pour une année scolaire. L'animal est soumis à 2 administrations maximum par semaine et la durée d'administration est inférieure à 1 minute. Le nombre d'administrations pour un animal est inférieur à 20. Les prélèvements sanguins sont effectués 1 fois par semaine maximum. La durée de prélèvement est inférieure à 1 minute. Le nombre de prélèvements pour un animal est inférieur à 5.
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées dans ces séances de travaux pratiques sont faiblement invasives.Les nuisances attendues pour les animaux seront liées au stress de la manipulation et aux douleurs éventuelles associées aux injections effectuées par des étudiants en apprentissage. La prise de sang peut également engendrer un hématome au niveau du site de prélèvement. La durée de ces nuisances est de l'ordre de quelques secondes pour les injections et quelques minutes pour l'hématome au niveau du site de prélèvement.
Devenir
Tous les animaux sont conservés à l'issue de cette procédure Ces animaux sont proposés à l'adoption à l'âge de 3 ans.
Remplacement
Afin de valider la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau applicateur), il est nécessaire que les personnes pratiquent les techniques les plus usuelles et les moins invasives pour les maîtriser au mieux et ceci en complément des autres supports utilisés (vidéos, démonstrations sans animal ou avec « peluche »). La réalisation d’interventions directes sur l’animal, avec encadrement professionnel, est incontournable et reste l’objectif principal de ces formations professionnelles. Le but étant de permettre aux futurs applicateurs d’acquérir les bons gestes en évitant stress et souffrance aux animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été calculé de manière à prendre en compte le degré de stress et/ou de douleur potentiellement occasionné chez l'animal, tout en permettant une bonne formation pratique des personnes. L’organisation des travaux pratiques est planifiée de manière à ne pas utiliser nos animaux plus d’une fois par jour ouvré et ce pendant maximum 1 heure par session pour la procédure d’administrations de substances et maximum 1 fois par semaine pour la procédure de prélèvements sanguins. La quantité d’animaux est calculée en fonction du nombre d’apprenants. Une salle de travaux pratiques peut accueillir jusqu’à 16 postes de travail. Les espèces sont séparées et la session dure au maximum 2 heures. 8 chiens sont nécessaires au maximum pour une session de 2 heures. Cette journée type ne se reproduit pas tous les jours de la semaine. Avec 3 salles de travaux pratiques et pour réduire l’utilisation, la planification des sessions de travaux pratiques est lissée au maximum sur la semaine en utilisant les différentes espèces. Les professeurs utilisent d’autres espèces comme les rongeurs ou le lapin lorsqu’ils sont sur un même créneau horaire. A partir de 3 ans d’âge, les animaux sont réformés et sortent du projet pour être proposé à l’adoption. Toutes les phases de vidéos, démonstrations à vide ou sur mannequins permettent de réduire l’utilisation d’animaux vivants. L’entraînement en amont sous forme de répétitions à vide, vise à acquérir plus rapidement le geste sur animal vivant ce qui permet de réduire son utilisation.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet sont hébergés en groupe socialement harmonieux de 4 ou 8 individus. Les animaux bénéficient d’un programme d’enrichissement alternatif et évolutif (Exemple: plateforme, balle, altère, litière, fenêtre d’observations, musique...). Les animaux disposent entre 2 heures le weekend et 7 heures les jours ouvrés d'une salle détente de 70m² leur permettant de courir librement et d'évoluer sur des structures en 3 dimensions. Tous les animaux sont entraînés à évoluer dans les salles de travaux pratiques par les apprenants. Régulièrement, les animaux sont introduits dans la salle de cours ou dans le bureau de l’animalerie pour améliorer la future socialisation avant proposition d’adoption. Une attention particulière est portée sur la nécessité de travailler dans le calme afin d'éviter tout stress inutile chez l'animal. Les élèves peuvent également proposer des mesures de raffinement observées pendant leur période de stage en entreprise. Après chaque procédure d'administration ou de prélèvement, les apprenants effectuent un acte de renforcement positif (récompense alimentaire, caressing). Tous les animaux sont suivis avant, pendant et après les manipulations avec mise en place d'un suivi clinique avec points limites et utilisation d'analgésiques le cas échéant
Choix des espèces
Le chien est une espèce nécessaire à l’apprentissage du futur technicien applicateur de procédures expérimentales sur animaux. En effet, cette espèce nous permet de former les futurs techniciens à la manipulation, l'élevage et aux techniques sur les gros animaux, qui sont des demandes fortes des professionnels. Le chien reste une espèce indispensable pour le développement de médicaments. Les chiens sont âgés au minimum de 1 an à leur arrivée et sont mis à l'adoption à 3 ans d’âge en fin d’année scolaire.
Etude de l’adéquation nutritionnelle d’aliments à haute teneur en humidité pour chat adulte
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Valider un aliment pour chats à haute teneur en humidité mobilise 45 chats adultes, dans des procédures classées en souffrance légère, réutilisés ensuite ou proposés à l'adoption. Les 45 passent dix jours en hébergement individuel, puis les trente retenus y retournent cinq jours, puis deux fois trois jours au cours d'une étude de vingt-six semaines. Chacun subit jusqu'à trois prises de sang sur animal éveillé, après application d'une pommade anesthésique, et le porteur reconnaît que l'isolement peut provoquer de l'angoisse et l'aliment une dégradation des selles. Le projet doit vérifier si cet aliment couvre les besoins nutritionnels du chat adulte, et le porteur écrit dans le même mouvement qu'il permettra de s'assurer que les indicateurs évalués "ne démontrent aucune anomalie".
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer si un aliment pour chats ayant une haute teneur d’humidité répond aux besoins nutritionnels établis pour un chat adulte. Pour cela nous sélectionnerons 30 chats sur un effectif total de 45 chats, que nous répartirons en 2 groupes : un groupe de 15 chats sera nourris avec un aliment contenant un niveau d’humidité courant, l’autre groupe de 15 chats sera nourri avec un aliment à plus forte teneur en humidité. Nous évaluerons l’impact d’une exposition de 6 mois à cette alimentation sur le bien-être physique et physiologique des chats inclus dans l'étude.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de s'assurer qu'un aliment à haute teneur en humidité répond aux besoins nutritionnels spécifiques du chat adulte en bonne santé et que les indicateurs évalués ne démontrent aucune anomalie.
Procédures
Les animaux seront exposés aux interventions suivantes: 1) Hébergement individuel: 10 jours pour un maximum de 45 chats, puis pour les 30 chats sélectionnés une première fois pendant une période de 5 jours puis 2 fois sur une période de 3 jours lors de l'étude de maintenance d'une durée totale de 26 semaines. 2) Prises de sang: Les chats sélectionnés pour l'étude seront soumis à 3 prises de sang maximum sur la durée du projet. Les prises de sang se feront sur chats éveillés 15 à 20 minutes après application d'une pommade anesthésique locale.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables qui pourraient être observés sont: 1) il n'est pas exclu que certains animaux voient leur poids varier pendant l'étude; 2) Il sera possible que la consistance des selles pour certains chat se dégrade; 3) Certains animaux pourraient se lasser de l'aliment proposé pendant l'étude; 4) Certains animaux pourraient exprimer des angoisses pendant l'hébergement individuel; 5) Une douleur et/ou un stress liés pourraient être ressentis à la prise de sang. Toutes ces nuisances et effets indésirables seront mis sous contrôle et des actions seront mises en place s'ils persistent au delà des points limites définis les procédures expérimentales concernées.
Devenir
Les procédures étant légères, les chats seront réutilisés ou le cas échéant proposés dans un programme d'adoption.
Remplacement
Il n'existe pas de méthode alternative permettant de prouver l'adéquation nutritionnelle d'aliments humides pour chats adultes. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet, soit le chat.
Réduction
Les analyses statistiques menées par l’équipe indiquent que 15 chats par groupe seront nécessaires afin de conclure fermement quant à l’adéquation de l’aliment à haute teneur en humidité avec les besoins nutritionnels des chats adultes. Ces 30 chats seront sélectionnés parmi un panel de 45 chats sur des critères d’âge, d’état corporel et de santé digestive, rénale et urinaire.
Raffinement
Le raffinement a porté sur les points suivants: 1) Conditions d'hébergements: La surface des lieux d'hébergements sont supérieurs aux minimums requis par la loi. Les chats sont hébergés en groupe. Ils bénéfiecient d'un enrichissement sonore, de paniers, de coussins, d'hamac et de plateformes à différentes hauteurs. 2) Entretien et socialisation: Les chats bénéficient de périodes d'interactions et de socialisation quotidiennes, assurées par le personnel affecté aux soins (jeux divers et variés); 3) Prise de sang: Un anesthésique local sous forme de gel sera appliqué sur la peau 15 minutes avant la prise de sang. Pour ce protocole, il y aura un suivi quotidien des consommations alimentaires, des consistances fécales et des variations de poids hebdomadaires.
Choix des espèces
Les aliments testés sont formulés et exclusivement destinés aux chats. Les chats utilisés seront des chats adultes entre 1 ans et 8 ans.