Bovins

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  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 430
Souffrances
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Devenir
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430 bovins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, gardés en vie puis envoyés à l'abattage pour la vente commerciale des carcasses. Ils subissent un écornage, jusqu'à onze prises de sang, des prélèvements de fèces et deux biopsies de tissu adipeux, pour mesurer l'efficacité alimentaire et des marqueurs de qualité de la viande selon les régimes d'engraissement. Le porteur revendique un "besoin constant d'animaux" et présente le projet comme une source de références techniques pour la filière et sa valorisation économique. Il affirme que le recours aux bovins est "obligatoire" puisqu'ils sont l'espèce cible de l'élevage étudié.

Objectifs

L'agriculture est depuis toujours en constante évolution. Pour l'aider dans cette mutation la recherche agronomique a initié de nombreux programmes de recherche, auparavant orientée vers l'augmentation des performances et de l'amélioration de la productivité des espèces animales élevées et destinées à produire du lait et/ou de la viande. Aujourd'hui, elle s'orienterait plutôt à maintenir le niveau de production des animaux (ovins, bovins...) tout en prenant plus en compte les contraintes du milieu, les risques environnementaux (production des gaz à effet de serre, polution des sols...) ou attentes sociétales (bien être animal, qualité des produits, traçabilité de l'alimentation...). Pour répondre à une partie de ces enjeux, notre établissement utilisateur a un besoin constant d'animaux. Pour réaliser des études fines des mécanismes physiologiques d'ingestion et de la digestion des aliments chez les ruminants , les animaux modèles utilisés sont ici des bovins issus du troupeau allaitant.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à acquérir des références techniques sur les pratiques en élevage pour engraisser les bovins avec le maximum d’herbe et de fournir des repères sur la qualité des viandes ainsi produites. Ces pratiques seront mises en perspective avec les coûts de production et d’opportunité que leur application engendre. Il s’agira aussi d’identifier au sein de la filière des solutions pour mieux valoriser la qualité des viandes issues d’une finition maximisant l’herbe et porteuses d’une meilleure répartition de la valeur ajoutée.

Procédures

Ecornage : 1 fois /animal en début d'expérimentation et d'une durée de quelques minutes (100 animaux max). Prises de sang : 4 fois /animal durant l'expérimentation (180 animaux) et 11 fois/animal durant l'expérimentation (250 animaux) (intervalle entre chaque prélèvement minimum une semaine) et d'une durée de moins d'une minute à chaque fois. Prélèvement de féces : 2 fois /animal en début et milieu d'expérimentation (180 animaux) et 6 fois/animal (250 animaux) et d'une durée de moins d'une minute à chaque fois. Biopsie de tissu adipeux : 2 fois /animal (430 animaux max) en début et milieu d'expérimentation et d'une durée d'une dizaine minutes à chaque fois. Digestibilité : 1 fois /animal en milieu d'expérimentation et de maximum 13 jours (80 animaux).

Impact sur les animaux

Faible risque de troubles digestifs (acidose). Risques modérés liés à la manipulation des animaux lors des interventions (accident de pesée etc..)

Devenir

Les animaux seront gardés en vie à l'issue de toutes les procédures mais seront destinés à l'abattage pour vente commerciale des carcasses à la fin des expérimentations.

Remplacement

Le contexte du projet est l'élevage de ruminants où l'animal est, par conséquent, au centre des préoccupations. Le projet a pour objectif la recherche d’indicateurs peu on non invasifs capables de traduire la variabilité observée chez l’animal en croissance/engraissement. De fait avoir recours à des bovins (animal cible) est obligatoire.

Réduction

Les procédures pour réduire le nombre d'animaux seront mises en oeuvre dès que possible et serviront à limiter au maximum le nombre d'animaux utilisés et la sévérité des procédures appliquées. Dans certains cas une approche en carré latin pourra être utilisée (dans ce cas l'animal est son propre témoin et soumis aux différents régimes alimentaires expérimentaux) pour réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Tout est mis en oeuvre pour raffiner les procédures expérimentales, les conditions d'hébergement et l'utilisation des animaux par exemple en limitant la durée d'hébergement en stalles de digestibilité, en ayant des temps de repos suffisant entre procédures pour les animaux. De plus les animaux seront suivis quotidiennement pour s'assurer de la bonne santé des animaux.

Choix des espèces

Le contexte du projet est la prédiction de l’efficience et de la qualité des carcasses en fonction des régimes alimentaires en phase d'engraissement, d’où l’intérêt à travailler avec des bovins en croissance/engraissement.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 9
Souffrances
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9 génisses vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardées vivantes à l'issue. Chacune subit des synchronisations hormonales, des collectes d'embryons et des ponctions ovariennes répétées sous anesthésie épidurale, jusqu'à six à huit ponctions pour la condition d'édition du génome. Le projet mesure le taux de mutations dans des embryons produits selon trois biotechnologies de la reproduction, dont l'édition génétique. Le porteur affirme qu'aucune autre espèce ni aucun modèle ex vivo ne peut se substituer aux génisses pour cette étude liée à la sélection des bovins.

Objectifs

Depuis plusieurs dizaines d’années, différentes biotechnologies de la reproduction sont développées chez les bovins, principalement pour augmenter le progrès génétique annuel réalisé dans le cadre des schémas de sélection. Encadrés par l’Etat, ces programmes d’amélioration génétique des bovins ont permis d’améliorer considérablement les performances des élevages selon les critères souhaités par la Société (limités initialement aux critères de production, ces critères s’élargissent à la durabilité des systèmes de production intégrant des notions de faible impact environnemental, de bien-être et de longévité des animaux…). Ces biotechnologies de la reproduction comprennent notamment (1) la production d’embryons in vivo consistant en la récupération d’embryons présents dans le tractus femelle 7 jours après insémination d’une femelle donneuse, (2) la production d’embryons in vitro consistant en la récupération d’ovocytes en vue de leur fécondation et de leur développement in vitro ainsi que (3) la technologie d’édition du génome permettant d’effectuer des modifications génétiques ciblées, en particulier dans l’embryon. Si certaines de ces technologies sont utilisées à des fins agronomiques (production d’embryons in vivo et in vitro), d’autres ne sont aujourd’hui étudiées qu’à des fins expérimentales (édition du génome). Les potentialités de cette dernière sont énormes dans le domaine médical ou l’élevage mais son utilisation fait débat, tant sur le plan éthique qu’en termes de biosécurité. En particulier, des questions se posent quant au risque de générer des néomutations hors cible. Au-delà des développements techniques pour améliorer leur efficacité, il convient d’étudier les conséquences de ces technologies plus finement et notamment leurs impacts sur l’intégrité de l'ADN. Le projet présenté vise à étudier le taux de néo-mutations post-zygotiques dans des embryons produits selon trois technologies différentes : in vivo (condition 1), in vitro (condition 2) et in vitro avec édition du génome (condition 3).

Bénéfices attendus

Le projet présenté ici permettra l’acquisition de connaissances fondamentales nécessaires au développement raisonné de ces technologies.

Procédures

La production des embryons selon les 3 biotechnologies nécessitera la répétition, pour chaque génisse du projet, de 1 à 2 collectes d’embryons pour la condition 1, de 1 à 2 ponctions ovocytaires pour la condition 2 et de 6 à 8 ponctions ovocytaires pour la condition 3. Ces collectes d'embryons et d'ovocytes nécessitent un ensemble d'interventions sur les animaux: synchronisation des chaleurs (pose et retrait de dispositifs vaginaux, injection intra-musculaire), ponctions ovariennes mutliples sous contrôle échographique, traitement de superovulation (injections intramusculaires répétées), inséminations animales et lavage non invasif de l'utérus (condition 1 uniquement). Les ponctions ovariennes et le lavage de l'utérus seront effectuées sur animaux vigiles anesthésiés. es productions d'embryons selon les 3 conditions se feront selon un dispositif en carré latin, le premier lot de femelles produisant les embryons selon les conditions 1, 2 puis 3 alors qu'en parallèle, le deuxième lot produira les embryons selon les conditions 2, 3 puis 1 et enfin le 3ème lot selon les conditions 3, 1 puis 2.

Impact sur les animaux

La procédure expérimentale utilisée dans le cadre de ce projet comprend des biotechnologies de la reproduction couramment utilisées (collectes d'embryons et d'ovocytes) par les entreprises de sélection dans le cadre des schémas d'amélioration génétique. De ce fait, le projet présenté n'est susceptible d'engendrer qu'une douleur légère et très ponctuelle chez les génisses. Les collectes d'embryons et d'ovocytes seront réalisées sous anesthésie épidurale. Les animaux seront suivis de façon journalière. En cas d’atteinte du point limite (posture de compensation, station prolongée debout ou couché, difficulté pour manger et boire, modification comportementale induite par stimulation de la zone douloureuse, lésions, modifications neurovégétatives ou physiologiques), la décision sera prise d’euthanasier l’animal en concertation avec le vétérinaire sanitaire de l’élevage. Dans ce cas de figure, l’euthanasie sera effectuée par le vétérinaire sanitaire par injection lente par voie intraveineuse d’une surcharge de barbituriques après une sédation préalable.

Devenir

Toutes les génisses seront gardées en vie à la fin de cette procédure sauf avis contraire du responsable scientifique et du vétérinaire sanitaire.

Remplacement

Compte tenu de l’objectif même de l’étude, le modèle animal ne peut être substitué par un modèle d’étude ex vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet a été déterminé en fonction du nombre d’embryons à produire à partir d’un mâle (afin contrôler la variabilité introduite par le père, dont le statut physiologique peut influer sur le nombre de mutations germinales mâles) pour étudier la fréquence de néo-mutations post-zygotiques. En effet, si l’on considère qu’il est attendu environ 50 néomutations naturelles (i.e. en condition vivo) et que l’on souhaite détecter une augmentation de 10% (soit 5 néomutations supplémentaires) induite par l’un ou l’autre des conditions expérimentales, il est nécessaire de produire 30 embryons par catégorie pour atteindre le seuil de significativité fixé. L’utilisation de 9 génisses permet de limiter le nombre d’intervention sur chaque animal.

Raffinement

L’étude est mise en place sur 9 génisses qui seront ainsi hébergées dans une stabulation libre avec aire paillée intégrale, facilité d’accès à l’auge et à l’eau. Les génisses donneuses utilisées dans ce projet seront placées sous surveillance quotidienne (activité, comportement) et hébergées dans une stabulation répondant aux normes de bien-être animal chez cette espèce (accès aisé à l'auge et aux points d'abreuvements, présence de tapis caoutchouc derrière pour le confort des aplombs, accès à des brosses latérales et dorsales...). De plus, une anesthésie épidurale sera réalisée préalablement aux collectes d’embryons et aux ponctions ovocytaires. Enfin, dans un objectif de renforcement positif, une récompense alimentaire (concentrés, seau de mélasse à lécher,....) sera donnée aux femelles après chaque passage dans la cage de contention pour les collectes d'embryons et d'ovocytes.

Choix des espèces

Compte tenu de l’objectif même de l’étude, aucune autre espèce animale ne peut être choisie. La race Prim’Holstein choisie est la 1ère race laitière française en effectif, et est particulièrement concernée par les biotechnologies de l’embryon sur le terrain. Afin de produire les embryons du projet, il est nécessaire d'utiliser des génisses, toutes pubères et âgées de 14 à 18 mois. Le modèle génisse a l’avantage, par rapport à un modèle vache, de ne pas présenter de biais expérimentaux liés à l’historique des femelles (conditions de mise bas, interactions avec la production laitière….).

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 2
Souffrances
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Devenir
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2 bovins vont être utilisés puis rendus au troupeau après récupération, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit deux chirurgies sous anesthésie générale pour poser puis retirer une canule dans le rumen, ainsi que jusqu'à vingt-six prélèvements sanguins, pour mettre au point une canule temporaire présentée comme moins invasive que les canules permanentes. Le porteur indique une possible gêne mécanique pendant la cicatrisation et un léger écoulement au retrait. Il revendique un "besoin constant d'animaux" pour la recherche agronomique et affirme ne pas pouvoir remplacer le bovin par un fermenteur artificiel.

Objectifs

L'agriculture est depuis toujours en constante évolution. Pour l'aider dans cette mutation la recherche agronomique a initié de nombreux programmes de recherche. Auparavant orientée vers l'augmentation des performances et l'amélioration de la productivité des espèces animales élevées et destinées à produire du lait et/ou de la viande, aujourd'hui elle s'orienterait plutôt à maintenir le niveau de production des animaux (ovins, bovins...) tout en prenant plus en compte les contraintes du milieu, les risques environnementaux (production des GES, pollution des sols...) ou les attentes sociétales (bien-être animal, qualité des produits, traçabilité de l'alimentation...). Pour répondre à une partie de ces enjeux, notre établissement utilisateur a un besoin constant d'animaux. Pour réaliser des études fines des mécanismes physiologiques d'ingestion et de la digestion des aliments chez les ruminants, les animaux modèles utilisés sont ici des bovins. C'est un modèle animal de référence pour établir les valeurs de digestibilité et d’ingestibilité des aliments pour ruminants, et pour comprendre les processus digestifs afin de les modéliser. De par son caractère générique, les résultats qu’il permet d’obtenir sont le plus souvent extrapolables aux autres catégories de ruminants (ovins, caprins, brebis et agneaux). Pour certaines études, en particulier pour la compréhension des mécanismes de digestion et de mesure de la cinétique de dégradation des aliments, le recours à des animaux porteurs de canules est indispensable. L’objectif de ce projet est de trouver une alternative à certaines méthodes invasives sur animaux en particulier les canules permanentes sur ruminants. Ici, il s’agit premièrement de concevoir une canule ruminale temporaire pour bovin avec un diamètre d’insertion dans le rumen le plus étroit possible (= 3 cm, diamètre interne = 1.5 cm, réalisé en plastique afin d’être peu dense et donc le plus léger possible pour éviter une gêne de l’animal) et pouvant être retirée quelques semaines après (max : 24 semaines). La pose de la canule se fera par chirurgie mais le retrait devra être réalisé sans chirurgie supplémentaire. Le but est que ces dispositifs ne soient positionnés sur l’animal que pour la durée de l’expérimentation et non sur la carrière de l’animal tout en permettant d'étudier les mécanismes fins de la digestion.

Bénéfices attendus

Pouvoir étudier les mécanismes fins de la digestion en utilisant des animaux porteurs de canules. Les animaux ne seront équipés de ces canules que pour la durée des procédures, soit quelques semaines. Les animaux ne seront plus équipés de canules permanentes durant toute leur carrière.

Procédures

Les deux animaux subiront deux interventions chirurgicales sous anesthésie générale : la pose de la canule durera environ 30 minutes et le retrait de la canule durera moins de 10 minutes. Des prélévements sanguins par voie caudale (13, si besoin au maxium 26) seront réalisés sur les deux bovins vigiles et chacun durera moins d'une minute entre la contention et la réalisation de la procédure.

Impact sur les animaux

Il est possible d’avoir une possible gêne mécanique de la canule au niveau des faisceaux musculaires le temps de la cicatrisation des tissus. Par conséquent la gêne occasionnée est temporaire. De plus, au moment du retrait de la canule, un léger écoulement pourrait survenir pendant quelques heures, le temps que l'orifice ne se ferme naturellement de manière mécanique.

Devenir

A l'issue de toutes les procédures, les 2 vaches retourneront dans le troupeau après avoir complétement récupérées.

Remplacement

Dans certains cas de figure, notamment pour l'étude des mécanismes fin de la digestion, nous ne pouvons pas utiliser de méthodes alternatives (fermenteurs artificiels). C'est pour cela que nous avons recours à des bovins dans ce projet.

Réduction

Nous avons réduit au maximum les effectifs avec seulement deux animaux utilisés. Pour vérifier toutes les étapes, nous devons les confirmer avec au moins une répétition. Il serait vraiment très difficile de tirer des conclusions robustes avec seulement un seul animal.

Raffinement

Tout est mis en œuvre pour le raffinement notamment les conditions d'hébergement qui seront réduites au maximum individuellement et les surfaces par animal respectent les normes en expérimentation. De plus, lors de la pose et du retrait le protocole médicamenteux est adapté afin que l'animal souffre le moins possible, pour cela des antiinflammatoires ainsi que des antalgiques sont administrés sur 9 jours post opératoires pour permettre à l'animal de se remettre dans de bonnes conditions. Pour vérifier que son bien être n'est pas impacté, des grilles comportementales seront mises en oeuvre (au moment de la pose et du retrait de la canule temporaire) deux fois par jour de J-1, J0, J1, à J2, puis une fois par jour à J3, J6, J8, J10 et J13, ce qui permettra d'adapter si besoin le protocole de prise en charge de la douleur (analgésie et/ou anti-inflammatoire). Elles comportent des critères relatifs aux comportements (changements de comportements, postures antalgiques, etc.), des paramètres zootechniques (ingestion, etc.) et physiologiques (température rectale, fréquences cardiaque et respiratoire, etc.), et à l’aspect des cicatrices. Des prises de sang sont réalisées en parallèle des grilles comportementales pour vérifier l'évolution d'une hormone indicatrice du stress (cortisol sanguin) et des protéines de l’inflammation (Haptoglobine et interleukines) pour déceler si l'animal souffre des procédures réalisées.

Choix des espèces

Nous étudions la digestion des ruminants et le bovin est l'un des modèles d'études de ces mécanismes. C'est pour cela que nous avons choisi l'espèce bovine. Il s’agit de mettre au point de nouvelles approches chirurgicales moins invasives que la pose de canules permanentes ruminales, pour pouvoir étudier in vivo la digestion et le métabolisme des nutriments absorbés par l’animal et les réponses de l’animal. Nous étudions les mécanismes de digestion d'animaux qui peuvent être utilisées à différents stades physiologiques : vaches en production ou taries. Le stade de lactation important peu pour cet essai.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Bovins : 2
Souffrances
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Devenir
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Deux veaux vont être utilisés, gardés en vie à l'issue, dans une procédure impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet pose sur l'animal vigile une pompe en élastomère reliée à un cathéter jugulaire maintenu par deux points cutanés, pour administrer un véhicule en continu pendant dix jours et valider le dispositif. Les veaux restent isolés pendant ces dix jours. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal dans son ensemble pour évaluer le dispositif en conditions réelles, en vue d'un projet futur.

Objectifs

Ce projet a pour but de déterminer la faisabilité d'une administration intraveineuse continue pendant 10 jours en utilisant une pompe en élastomère chez le veau.

Bénéfices attendus

Ce projet est nécessaire pour pouvoir valider la technique d'administration intraveineuse en continue pendant 10 jours. Ce système de perfusion placé sur l'animal evite qu'il ne soit entravé pendant les 10 jours Cette technique de perfusion sera utilisée dans le cadre d'un projet futur.

Procédures

Ce projet consiste à placer une pompe en élastomère sur l'animal. Le placement de la pompe se fera sur animal vigile et sera non invasif. Cette pompe permettra d'administrer à l'animal du véhicule pendant 10 jours au rythme de 20 mL/jour/animal. Le temps estimé pour le placement de la pompe est d'environ 20 - 30 minutes. 100 mL de véhicule seront administrés sur 5 jours ( volume maximal pour la pompe). Au bout des 5 jours, la pompe sera rechargée ou changée pour administrer les 100 mL suivants sur les cinq autres jours. Temps estimé pour recharger/ changer la pompe: 10 minutes environ. L'acces veineux se fera par la pose d'un catheter jugulaire, celui sera maintenu en place par deux points cutanés. Temps de pose par animal: une 10 ene de minutes environ

Impact sur les animaux

Isolement des animaux pendant 10 jours. Légère douleur de courte durée lors de la ponction de la veine jugulaire pour introduire le cathéter et lors de la suture du cathéter, pas de nuisances attendues lors du changement de pompe ou de sa recharge.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble pour pouvoir évaluer du bon fonctionnement du dispositif dans les conditions réelles d'utilisation

Réduction

Dix animaux seront inclus dans ce projet. C'est le nombre d'animaux minimal pour valider cette faisabilité (repetabilité)

Raffinement

Les animaux auront une période d'acclimatation d'environ trois semaines. Dès leur arrivée, les veaux seront logés en groupe, pendant la période d'acclimatation, les animaux seront manipulés plusieurs fois par semaine afin de minimiser le stress lors de la pose et des contrôles de la pompe. Un suivi au minimum quotidien sera mis en place. En cas de signes d'infection locale au niveau du cathéter, un traitement antiseptique local adapté sera appliqué. En cas d'échec de ce traitement local ou en cas de signe d'infection générale, l’essai sera arrêté pour l’animal concerné, le cathéter sera retiré et un traitement adapté sera appliqué ( antibiotique par voie generale et un antiinflammatoire en cas d'hyperthermie ou de douleur). Un système de litière profonde, de la paille propre seront fournis. Une attention particulière sera portée au raffinement et à l’enrichissement du milieu autant que possible, Un suivi au minimum quotidien sera mis en place. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux.

Choix des espèces

Cette espèce est celle qui sera utilisée dans un futur projet utilisant ce système Animaux de 200 kg.( Jeune bovin) qui sera le poids cible des animaux pour le futur projet

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Bovins : 32
Souffrances
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Devenir
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32 veaux vont être utilisés, dans des procédures déclarées de niveau léger, puis renvoyés dans l'élevage et réutilisés pour d'autres expériences. Dès leur naissance, ils reçoivent des immunoglobulines par voie orale et subissent six prises de sang sur trois semaines ainsi qu'un prélèvement de fèces, pour comparer l'absorption d'immunoglobulines issues du lactosérum et du colostrum. Le porteur indique une anesthésie locale avant chaque prise de sang et une contention de deux minutes. Il présente ce travail comme un moyen de valoriser une ressource industrielle, les immunoglobulines de lactosérum, pour l'élevage bovin et caprin.

Objectifs

Le projet vise à tester l’intérêt d’un apport d’immunoglobulines issues de lactosérum en complément du colostrum. Les immunoglobulines extraites du lactosérum constituent une ressource potentielle qui pourrait être distribuée aux veaux, agneaux et chevreaux dans le but d’améliorer le transfert d’immunité passive. D’un point de vue scientifique, il s’agit de déterminer dans quelle proportion les immunoglobulines, extraites du lactosérum et apportées par voie orale en complément du colostrum dans les 2 premières heures de vie, sont transférées vers la circulation sanguine. Cela pose notamment la question du rôle des cofacteurs permettant de protéger les immunoglobulines lors du passage dans le compartiment sanguin et/ou agissant sur la perméabilité intestinale. D’autre part, un apport en faible quantité d’IgG (Immunoglobuline G) issues de lactosérum durant les 20 jours suivants la naissance est testé dans le but de déterminer si un apport régulier d’IgG par voie orale permet de préserver le pool d’IgG circulantes du fait d’une remobilisation plus limitée de celles-ci en direction de la lumière intestinale. Deux procédés d’extraction/concentration des IgG lactosériques sont envisagés. Ces procédés ont potentiellement un effet sur l’activité immunologique des immunoglobulines et notamment leur capacité à être absorbées. L’étude comprend 2 essais, reposant sur le même schéma expérimental, afin de tester les IgG extraites selon les 2 procédés et choisir le procédé le plus pertinent.

Bénéfices attendus

L’échec de transfert d’immunité passive est fréquent chez les veaux laitiers ou les chevrettes. Ainsi, une étude réalisée aux Etats-Unis, estimait sa prévalence à 19,2% dans les troupeaux laitiers. Une étude réalisée en France et portant sur les chevrettes (416 animaux) a montré que 58% des chevrettes présentaient un transfert d’immunité passive insuffisant. L’échec de transfert immunitaire est défini par une concentration sanguine

Procédures

6 prises de sang par veaux (dans l’heure suivant la naissance, puis 8 heures, 24 heures, 72 heures, 8 jours et 21 jours après la naissance. - 2 pesées (naissance et 21 jours). Compte-tenu de l'expérience et de l'efficacité des personnels chargées des prélèvements, la durée de ceux-ci est réduite au minimum (la contention dure deux minutes et la prise de sang moins de quinze secondes) ce qui permet de limiter le stress des animaux. Prélèvements de fèces à 8 jours au niveau de l'anus après stimulation de l'animal via la spatule de prélèvement présente dans chaque tube Sarstead. Ce prélèvement a une durée très courte, de l'ordre de la minute.

Impact sur les animaux

Le risque lié à une faible absorption des immunoglobulines de lactosérum pour les 8 veaux du lot expérimental a été pris en compte : 1/ en apportant un colostro-remplaceur dont les IgG restent majoritairement d’origine colostrale (100 g sur 160 g) 2/ en utilisant un aliment d’allaitement supplémenté en IgG pendant les 20 jours suivant de façon à renforcer l’immunité locale des animaux durant la période la plus critique (« trou immunitaire »).

Devenir

Tous les animaux retournent dans l'élevage et seront réutilisé dans d'autres expérimentations.

Remplacement

Il n’existe pas de modèle in vitro robuste pour l’étude du transfert d’immunité passive chez le veau. Contrairement aux autres espèces, les bovins, ovins et caprins sont totalement dépourvus d’anticorps à la naissance en raison de l’absence de transfert d’anticorps transplacentaire. Les immunoglobulines G (IgG) présentes dans le colostrum permettent de transmettre l’expérience immunologique de la mère au nouveau-né (immunité passive) en attendant que celui-ci développe sa propre immunité (immunité active). Il est essentiel de réaliser l’expérimentation sur une des espèces cibles. L’espèce bovine a été choisie car la taille des animaux nouveau-nés permet de réaliser des prélèvements sanguins dès la naissance sans nuire à l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux par traitement est limité à 8 individus car il s’agit à ce stade des connaissances de valider que les immunoglobulines extraites du lactosérum peuvent être absorbées et rejoindre la circulation sanguine. Le pourcentage d’absorption des immunoglobulines du colostrum est généralement compris entre 20 et 35 %. Sur la base d’une absoption moyenne de 30 % et d’un apport de 160 g d’IgG, la teneur sanguine théorique en IgG du lot témoin est de 13.3 g/L. Pour obtenir des résultats statistiquement significatifs, le protocole nécessite 2 lots de 8 individus.

Raffinement

La contention des veaux et les prélèvements sanguins sont des éléments capitaux à la maîtrise de la douleur. Ces opérations sont toujours effectuées par les mêmes personnes formées et habituées à ces manipulations. Compte-tenu de l'expérience et de l'efficacité des personnels chargées des prélèvements, la durée de ceux-ci est réduite au minimum (la contention dure deux minutes et la prise de sang moins de quinze secondes) ce qui permet de limiter le stress des animaux. Pour toutes les prises de sang, nous prévoyons une anesthésie locale au niveau de la jugulaire 10 minutes avant la prise de sang. Ces prélèvements sont espacés dans le temps (à 1 heure, 8 heures, 24 heures, 72 heures, 8 jours et 21 jours après la naissance). Les équipements de distribution des aliments (distributeurs automatiques de lait et de concentré) permettent de détecter toute anomalie au niveau de la prise alimentaire. Les animaux qui présenteraient des problèmes (diarrhée, sous-alimentation...) seront examinés et traités par le vétérinaire référent de l’élevage. Concernant le lot expérimental, l’apport d’IgG durant les 20 jours suivants la naissance est une mesure permettant de compenser le risque d’une non-absorption des IgG issues de lactosérum lors de la première heure après la naissance.

Choix des espèces

Les espèces bovine et caprine sont les plus susceptibles de recevoir des immunoglobulines de lactosérum en complément des immunoglobulines colostrales. L’espèce bovine a été choisie car la taille des animaux nouveau-nés autorise des prélèvements sanguins dès la naissance sans nuire à l’animal. Les veaux sont intégrés à l’expérimentation dès la naissance de façon à pouvoir administrer le colostro-remplaceur durant la première heure de vie, période durant laquelle la perméabilité intestinale permet un passage optimal des immunoglobulines vers la circulation sanguine.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Bovins : 45
Souffrances
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Devenir
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45 vaches laitières vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintégrées au troupeau et susceptibles d'être réutilisées. Trente-six d'entre elles reçoivent une injection de lipopolysaccharide dans un quartier de la mamelle pour déclencher une inflammation, en plus de prises de sang répétées, afin de tester des compléments alimentaires censés prévenir les mammites. Le porteur indique que l'injection provoque une fièvre et une mamelle douloureuse de quatre à douze heures, et qu'aucun analgésique n'est administré car il interférerait avec l'inflammation étudiée. Il affirme que la réponse immunitaire doit être évaluée à l'échelle de "l'animal entier", ce qu'aucun système in vitro ne permettrait.

Objectifs

Les mammites sont parmi les maladies les plus fréquentes en élevage bovin laitier. Elles affectent les performances zootechniques et économiques et sont source de mal-être des animaux. La capacité des bovins laitiers à résister à l'établissement de mammites est liée, en partie, à l'efficacité de leur système immunitaire mais également au fonctionnement du tissu mammaire. Par ailleurs, les vaches laitières sont sujettes à un stress oxydant intense au démarrage de la lactation. Le stress oxydant interfère avec le système de défense immunitaire et peut également entrainer des dommages tissulaires au niveau mammaire. Alimenter les vaches laitières avec des extraits de plantes riches en antioxydant et en d’autres principes actifs susceptibles d’agir directement sur le système immunitaire pourrait permettre d’optimiser le statut immunitaire et antioxydant des vaches laitières et ainsi prévenir les mammites, cliniques ou sub-cliniques. Ainsi, les effets de ces extraits de plantes sur les mécanismes impliqués dans la réponse du système immunitaire et le fonctionnement mammaire méritent d’être objectivés pour permettre le développement de ces solutions sur le terrain. L’objectif de cette étude est de déterminer si des extraits de plantes ou un apport de vitamine E peut agir sur le statut immunitaire et antioxydant de la vache laitière en situation d’épreuve inflammatoire en réduisant le stress oxydant et l’inflammation et en améliorant l’intégrité de l’épithélium mammaire. La supplémentation en vitamine E correspond à une stratégie de prévention des mammites dont les effets ont été objectivés dans la littérature et constitue un témoin positif. Les supplémentations en vitamine E et en extrait de plantes seront comparées à un traitement témoin non supplémenté. Les extraits de plante testés ont vocation à être commercialisés en fermes laitières et à ce titre leur usage répond à toutes les réglementations en vigueur garantissant leur innocuité pour les animaux.

Bénéfices attendus

Les mammites sont le fait d’une pathologie courante en élevage laitier, notamment pendant les premières semaines de lactation. C’est aujourd’hui une des premières causes d’usage des antibiotiques dans ces élevages. L’adoption de stratégies alimentaires de prévention des mammites pourrait être un levier, à associer à d’autres, pour réduire le risque de mammites. Cependant, afin de définir les stratégies les plus efficaces possible, leurs effets méritent d’être objectivés. Le présent projet a pour objectif de mettre en évidence les mécanismes par lesquels ces stratégies peuvent favoriser un fonctionnement adéquate du système immunitaire face à une infection. Les bénéfices attendus sont une réponse inflammatoire améliorée avec les suppléments de vitamine E ou extraits de plantes. Cette réponse sera suivie par la mesure dans le lait des marqueurs de l’inflammation notamment la présence de cellules somatiques et le dosage de molécules de l’inflammation dans le sang et le lait. L’épreuve inflammatoire mise en œuvre dans ce projet peut être qualifiée de mécaniste par rapport à des approches épidémiologiques qui pourraient être une alternative. Elle se traduit par l’implication de peu d’individus dans l’objectif de mesurer l’effet des stratégies ciblées sur un mécanisme en amont de la déclaration des mammites (à savoir la réponse immunitaire) avec l’objectif de généraliser ces résultats. Ces travaux pourront permettre de donner de nouvelles recommandations pour une nutrition préventive des vaches laitières en début de lactation. La substitution des traitements antibiotiques par un ensemble de stratégie de prévention répond au concept de gestion intégrée de la santé aussi bien à destination des animaux, notamment en élevage, que des hommes.

Procédures

Durant ce projet, 45 vaches seront soumises à 2 prises de sang au niveau de la veine de la queue avant leur mise-bas. Parmi ces vaches, 36 seront soumises à l'injection d'un composé inflammatoire (lipopolysaccharide) dans un des quartiers de la mammelle en 5ième semaine de lactation et à 4 prises de sang au niveau de la veine jugulaire, une avant l'injection de LPS, les 3 autres, 4h, 28h et 76h après l'injection. En parallèle, des échantillons de lait seront également prélevés par traite partielle avant l’injection puis 0h, 4h, 7h, 10h, 28h, 52h et 76h après l’injection. L’injection de LPS dans un des quartiers de la mamelle des vaches déclenche une réaction inflammatoire aiguë, mais de courte durée, avec un retour en production des animaux dans la semaine qui suit le déclenchement de la réponse inflammatoire.

Impact sur les animaux

Entre quatre semaines avant la date prévue de vêlage et la fin de la 4ième semaine de lactation, les vaches seront conduites de la même façon que les autres vaches de la ferme, à la seule différente de la nature des stratégies de supplémentation destinées à prévenir les mammites. Le traitement ‘sans supplémentation’ se traduira par la non administration de suppléments alimentaires susceptibles d’aider les vaches à prévenir les maladies infectieuses, ce qui donnera lieu à un suivi rapproché afin de détecter précocement tout signe d’infection et de sortir rapidement les animaux de l’essai pour un traitement adapté. Les doses de vitamine E offertes seront toujours inférieures au maximum tolérable et l’extrait de plante utilisé a été évalué en amont de l’essai pour son absence de nocivité pour les vaches. Lors de cet essai, nous observons aussi les conséquences d’une injection d’un composé pro-inflammatoire dans un quartier de la mamelle. L’injection de lipopolysaccharide dans un des quartiers de la mamelle des vaches déclenche une réaction inflammatoire aiguë, mais de courte durée, avec un retour en production des animaux dans la semaine qui suit le déclenchement de la réponse inflammatoire. Compte-tenu des travaux antérieurs et des données de la littérature, l'injection du composé inflammatoire (LPS) induira une inflammation locale de courte durée (plus de signes locaux d'inflammation 12h après injection) accompagnée d’une fièvre de courte durée (pic de température rectale à 8h post-injection et retour à une température normale 12h post-injection). Le quartier injecté sera douloureux à la palpation entre 4h et 12h post-injection. L’état général, l’intensité de l’inflammation locale et la douleur sont évalués à l’aide d’une grille de notation. L’utilisation d’un médicament pour limiter la douleur (analgésique) n ‘est pas possible en raison de son impact sur le déroulement de l’inflammation. Les animaux seront par ailleurs suivis de près pour détecter dans les jours qui suivent tout cas de pathologie autre que cette injection pourrait masquer. Enfin, les animaux seront soumis à des prélèvements sur animaux vigils. Les prises de sang ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à la contention lors de la distribution des aliments. La douleur causée par l’aiguille ne nécessite pas d’anesthésie.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans ce projet seront réintégrés dans le troupeau des vaches laitières de la ferme expérimentale pour retrouver une vie de vache laitière similaire à celles que l’on peut trouver dans les troupeaux laitiers expérimentaux. Ces animaux sont donc susceptibles d’être réutilisés pour d’autres projets expérimentaux.

Remplacement

Même si des premières études sur cellules en culture ont permis de réaliser une première sélection des extraits de plantes susceptibles de moduler favorablement la réponse immunitaire et dont l’usage en ferme pourrait être envisagé, il n’est pas possible de remplacer entièrement l’utilisation d’animaux pour définir les modes d’actions des extraits de plantes. En particulier, l’amélioration de la réponse immunitaire et du statut antioxydant doit être évalués à l’échelle de l’animal entier afin de prendre en compte à la fois les régulations cellulaires mais aussi systémiques de ces réponses. La méthode proposée permet l'évaluation globale des premières étapes de la réponse au niveau de l’animal entier et permet de ré-introduire les animaux en élevage et donc de les garder en vie.

Réduction

L’objectif est de disposer de résultats sur 12 animaux par stratégie testée. Ce nombre a été évalué pour disposer d’une puissance statistique suffisante compte-tenu que chaque lot de vache ne recevra qu’un des trois traitements au cours de l’expérimentation. L’objectif est de disposer de suffisamment d’animaux pouvant détecter une différence entre les groupes en fonction des traitements et des réponses analysées. L’épreuve inflammatoire nécessitant de disposer d’animaux répondant à deux conditions qui sont difficiles à anticiper, des animaux de réserves (3 par stratégie) vont devoir être inclus. Les deux conditions sont de disposer au moment de l’épreuve de vaches à un même stade de lactation et ayant au moins un quartier de la mamelle avec un très bon niveau sanitaire constaté par une concentration faible de cellules somatiques dans le lait. Selon les dates effectives de vêlage et les résultats d’analyses de lait avant l’épreuve inflammatoire, certaines vaches pourront être remplacées par ces vaches de réserve pour l’épreuve inflammatoire. Des résultats expérimentaux passés permettent d'évaluer que 3 animaux de réserve par stratégie seront suffisants. Au final, le nombre d’animaux impliqués sera donc de 45, dont au maximum 36 seront soumis à l’épreuve. Les données seront analysées par analyse de variance en modèle mixte à l’aide du logiciel R. Nous étudierons l'effet des traitements en mesures répétées avec analyse de l’effet du temps et prise en compte de la vache en effet aléatoire.

Raffinement

La conduite d’élevage sera respectueuse du bien-être des animaux. Un suivi régulier du comportement et des paramètres indicateurs de la souffrance des animaux (fièvre supérieure à 40°C, animal couché faible, et les œdèmes de la mamelle qui engendre une sensibilité importante) sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de perturbations et traiter si besoin les animaux malades. Les parties du protocole pouvant entraîner de la souffrance chez les animaux sont clairement identifiées (prise de sang et épreuve inflammatoire). Le traitement visant à induire une inflammation dans un quartier de la mamelle est suivi d’une réponse inflammatoire de courte durée avec un retour en production des animaux dans la semaine qui suit le déclenchement de la réponse inflammatoire. L’utilisation d’un composé non infectieux pour le déclenchement de l’inflammation réduit l’intensité de cette inflammation. De plus, contrairement à une infection expérimentale, ce protocole permet de garder les animaux en vie tout en permettant de mimer les premières étapes d’une mammite. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être contentionnés lors de la distribution des aliments. A la fin de l’essai tous les animaux réintègreront le troupeau de la ferme.

Choix des espèces

La problématique de l’étude, assez spécifique aux vaches laitières, nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’ Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. L’incidence des mammites étant la plus forte et de façon nette en début de lactation, de même que le stress oxydatif, les vaches impliquées seront majoritairement en début de lactation.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Bovins : 3
Souffrances
▲ -
▲ 2
▲ 1
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3

Acclimatés dès les jours qui suivent leur naissance et entraînés chaque jour à la contention, 3 veaux reçoivent à l'âge de trois semaines à un mois un coronavirus bovin pulvérisé dans le nez, sans anesthésie. Ils subissent ensuite un écouvillonnage nasal profond par jour, pendant dix jours au plus, et peuvent développer une rhinite, une pneumonie aiguë, une diarrhée, de la fièvre et une perte d'appétit, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le dispositif testé doit capter les virus dans l'air expiré pour se passer de l'écouvillonnage nasal, que le porteur décrit comme "source d'agitation chez l'animal". Les trois veaux sont tués à la fin de l'essai, parce qu'ils peuvent rester porteurs et excréteurs du virus.

Objectifs

Les affections respiratoires d’origine infectieuse représentent 70 à 80 % des problèmes de santé dans les ateliers d’engraissement de jeunes bovins (JB). Elles sont provoquées par des virus pathogènes des voies respiratoires qui font la place à des surinfections bactériennes. L’identification des agents responsables des troubles est utile au choix argumenté de mesures préventives et curatives appropriées. En pratique, le prélèvement d’échantillons dans les voies respiratoires pour la recherche et l’identification des agents pathogènes responsables des maladies respiratoires est peu réalisé car difficile à mettre en œuvre et invasif. Dans ce contexte, nous voulons évaluer une méthode d’échantillonnage non invasive fondée sur le prélèvement de l’air exhalé dans lequel les virus sont dispersés. Elle sera couplée ultérieurement à une technique d’analyse sensible et rapide par amplification biomoléculaire isotherme à l’aide d’un dispositif microfluidique automatisé. L’ensemble du protocole proposé devrait être à même de résoudre les obstacles rencontrés pour la recherche étiologique des agents pathogènes respiratoires dans l’espèce bovine et pourrait s’étendre à d’autres espèces et d’autres contextes épidémiologiques. Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons évaluer l'efficacité du système de capture dans des conditions aussi proches que possible de la future application du système, en utilisant le coronavirus bovin comme agent modèle car il est fréquemment rencontré dans cette espèce et que nous disponsons de données sur l'évolution de cette infection.

Bénéfices attendus

La preuve de concept montrant que les agents pathogènes de la sphère respiratoire peuvent être détectés dans l'air ambiant autour du ou des animaux à surveiller consituerait un élément décisif vers le développement d'installations automatisées de la détection des agents pathogènes pour le suivi en temps réel de la santé des animaux. L'application à d'autres espèces, y compris l'homme, présente un caractère innovant majeur pour s'affranchir de la contention et du prélèvement nasal par écouvillonnage qui est chronophage et source d'agitation chez l'animal ou d'inconfort chez l'homme.

Procédures

Inoculation par voie intranasale (spray) sur animal vigile : 1 fois par animal, durée : 3 minutes par animal. Prélèvements de mucus nasal par écouvillonnage nasal profond sur animal vigile : 10 par animal (1 fois/jour pendant une durée maximale de 10 jours), durée : 2 minutes par prélèvement et par animal.

Impact sur les animaux

L'inoculation du coronavirus est susceptible de provoquer a minima une rhinite voire une pneumonie aiguë chez des animaux non immuns, avec appartiion de signes respiratoires rarement sévères, une entérite avec de la diarrhée, une hyperthermie, une anorexie trasnsitoires.

Devenir

Les animaux sont susceptibles de rester porteurs et excréteurs intermittents du BCoV. Pour empêcher toute contamination d'autres animaux de la même espèce, ils seront euthanasiés à la fin de l'essai.

Remplacement

Il n'existe aucun modèle expérimental pour s'affranchir de l'évaluation sur animal vivant, et dans les conditions de vie des animaux

Réduction

Le nombre minimal de trois animaux a été choisi pour apporter une preuve de la faisabilité de cette approche technique innovante.

Raffinement

Nous évaluerons l'excrétion chez ces animaux une fois par jour au cours de l'infection et dans des volumes croissants pour raffiner l'évaluation de la quantité minimale de particules virales détectables par unité volumique. Le suivi quotidien de l'évolution de l'excrétion, en faisant varier le volume de l'espace dans lequel l'air est expiré permettra d'évaluer une large gamme de concentrations virales dans l'air en utilisant un petit nombre d'animaux en expérimentation. Les veaux seront acclimatés aux locaux d'expérimentation dans les jours suivant la naissance et seront entrainés à la contention quotidiennement, en amont du début de la procédure, pour faciliter l'inoculation et le prélèvement de mucus nasal. Les veaux seront maintenus en groupe pour préserver le lien social et dans un espace d'une surface de 4 m2 par animal, avec un abri individuel pour que l'animal puisse s'isoler. Un enrichissement du milieu de vie sous la forme de balles et d'objets en plastique suspendus sera également apporté. L'apparition d'une inflammation respiratoire suite à l'inoculation sera traitée par l'administration d'un anti-inflammatoire non stéroïdien à effet antalgique.

Choix des espèces

Le développement envisagé est destiné à la surveillance des infections respiratoires chez les bovins. Le volume respiratoire et le volume d'air expiré dépendent de l'espèce et du format de l'animal. En utiilisant des veaux d'un poids de 70 kg environ, nous nous plaçons dans des conditions propices à déterminer la qualité de la capture des agents pathogènes pour des animaux dont le poids est égal ou supérieur, et des animaux de même format dans d'autres espèces. Les animaux seront inoculés à l'âge de trois semaines-un mois lorsque le risque de maladie du jeune veau est écarté.

Prélèvement de sang

(NTS-FR-877200v1 – 22/07/2022)
  • Production de routine
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Cochons : 25
Moutons : 25
Bovins : 25
Souffrances
▲ -
▲ 75
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 50
 25
 -

75 animaux non-humains, cochons, moutons et bovins à parts égales, vont être utilisés en gravité légère et maintenus en vie, réutilisés ou rendus à l'élevage. Ils subissent des prélèvements de sang répétés à la veine jugulaire ou cave pour produire du sérum, du plasma et des dérivés destinés au contrôle qualité de médicaments, voire à nourrir des moustiques. Le porteur décrit une nuisance limitée au stress de la contention et à une sensibilité passagère au point de piqûre. Il indique répondre à la "demande du client" et au "donneur d'ordre", le choix des espèces et des volumes suivant un tableau de prélèvement standard.

Objectifs

L'objectif premier du prélèvement sanguin chez ses trois types d'animaux est la production de dérivé sanguin tel que le plasma et le sérum mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité, de médicaments issus du plasma sanguin (immunoglobulines intraveineuses),de la recherche d'anticorps contre des virus... Mais également dans le cadre de certaines recherches comme nourriture au moustique . Les ovins sont directement prélevés sur notre site si besoin d'un mouton particulier nous irons chez l'éleveur quand aux bovins et porcins ceux-ci seront prélevés chez leurs éleveurs respectifs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus dépendent du donneur d'ordre. Le sang est utilisé dans le cadre de différentes recherches. Pour exemple, les globules rouges d'ovins,bovins et porcins sont utilisés pour la production de dérivé sanguin (plasma, sérum ) mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité , de médicaments issus du plasma sanguin. (immunoglobulines intraveineuses) mais également comme nourriture aux moustiques dans le cadre de certaines recherches.

Procédures

Porcins: prélèvement de sang à la veine cave antérieur. Bovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Ovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Le prélèvement s'effectue au Vacutainer ou à la poche (l'aiguille étant adapté à l'espèce prélevée ) Le Vacutainer et la poche sont adaptées à la quantité de sang prélevé (favorisant la rapidité du prélèvement).Les prélèvements s'effectuent selon la demande du client en respectant la bonne pratique dans le volume de l'échantillon de sang (tableau GIRCOR)

Impact sur les animaux

Les animaux supportant un prélèvement sanguin subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement ainsi qu' une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement.

Devenir

Les animaux sont maintenues en vie à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Il n'y a pas de méthode substitutive.

Réduction

Cette méthode appliquée est une méthode validée, qui permet de satisfaire aux besoins, avec l'utilisation du nombre le moins élevé d'animaux. Le nombre d'animaux utilisé correspondra au minimum requis pour répondre aux objectifs. Les prélèvements sont optimisés par l'utilisation d'outil tel que le tableau GIRCOR, permettant d'optimiser au maximum l'utilisation des animaux.

Raffinement

Après chaque prélèvement une friandise est donnée à l'animal. Les quantités de sang prélevé et les méthodes de prélèvements sont adaptées à l'espèce utilisée. Nous utilisons le tableau Gircor pour déterminer la quantité de sang pouvant être prélevé en fonction du poid de l'animal et l'espacement nécessaire entre deux prélèvements. Nous essayons régulièrement , d'améliorer nos méthodes de contentions afin de diminuer au maximum le stress des animaux ( ex: la pose de la paume de la main sur le crâne des moutons permette de calmer l'animal...)

Choix des espèces

Le choix de ses espèces répondent principalement à la demande du client mais également sur la qualité et sur les propriétés de ces animaux ,ce qui permet de limiter le nombre d'animaux utilisés. Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Nous ne faisons que répondre aux exigences du donneur d'ordre. Pour les porcins nous utilisons des animaux de 30kg minimum à 40 kg maximum, le prélèvement étant plus simple à réalisé. (animal moins gras, veine plus accessible) Pour les ovins nous utilisons des animaux de 6 mois (30 kg minimum). Les bovins sont prélevés à l'âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Bovins : 8
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 8
▲ -
Devenir
 -
 -
 8
 -

8 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans mise à mort, toutes réintégrant ensuite le troupeau. On leur injecte dans un quartier de la mamelle un composé inflammatoire qui provoque une fièvre brève et une douleur à la palpation entre quatre et douze heures, avec des prélèvements de lait et de sang. Le porteur indique qu'aucun analgésique n'est administré car il fausserait l'inflammation étudiée. Il affirme que cette approche évite une infection bactérienne expérimentale qui condamnerait les animaux à l'équarrissage.

Objectifs

Ce protocole s’inscrit dans le cadre de travaux visant à améliorer la résistance des animaux aux mammites, ces dernières représentant une des maladies majeures à ce jour en élevage bovin. Notre but est de mieux connaître les globules blancs, et plus particulièrement les neutrophiles qui ont un rôle essentiel dans la défense des vaches contre les mammites. Les neutrophiles sont les premières cellules immunitaires à arriver sur le site de l'inflammation mammaire lors des mammites bovines, d’où l’importance de la connaissance précise de ces cellules. Parmi les globules blancs des bovins, ces neutrophiles se répartissent en deux sous-groupes, chacun possédant des propriétés spécifiques soit d'activation ou de diminution de la réponse inflammatoire. L'objet de la présente demande est de nous permettre de caractériser finement les neutrophiles de la glande mammaires lors d'une inflammation et d’étudier comment les proportions et les activités biologiques respectives de différents types de neutrophiles évoluent, à la fois dans le sang et dans le lait, lors d'une inflammation mammaire.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans une démarche d’amélioration de la résistance des vaches laitières aux mammites. Il contribuera à une meilleure connaissance des neutrophiles recrutés dans le lait lors d'une inflammation et de leur rôle dans le contrôle de cette inflammation. Les données préalables recueillies dans le cadre du projet Masticells suggèrent que la proportion des neutrophiles régulateurs parmi les neutrophiles du lait à différents temps après déclenchement d'une mammite sont variables. Ces neutrophiles régulateurs ayant des capacités de modulation de la réponse immunitaire de l'hôte, ils pourraient intervenir dans les processus de contrôle de l'inflammation et potentiellement de réparation tissulaire après inflammation. A termes, cette meilleure caractérisation des neutrophiles du lait pourrait être introduite dans les critères d’amélioration génétique de la résistance des vaches laitières aux mammites.

Procédures

Une inflammation mammaire sera induite par injection, via le canal du trayon, d'un composé inducteur d'inflammation dans un des 4 quartiers de la glande mammaire des 8 vaches recrutées. Des prélèvements de lait (2x40ml) et de sang (à la jugulaire) sont prévus à 4 temps (t=0h, 4h, 72h et 144h post-injection de LPS).

Impact sur les animaux

Compte-tenu des travaux antérieurs et des données de la littérature, l'injection du composé inflammatoire (LPS) induira une inflammation locale de courte durée (plus de signes locaux d'inflammation 12h après injection) accompagnée d’une fièvre de courte durée (pic de température rectale à 8h post-injection et retour à une température normale 12h post-injection). Le quartier injecté est douloureux à la palpation entre 4h et 12h post-injection. L’état général, l’intensité de l’inflammation locale et la douleur sont évalués à l’aide d’une grille de notation. L’utilisation d’un médicament pour limiter la douleur (analgésique) n ‘est pas possible en raison de son impact sur le déroulement de l’inflammation. Les prises de sang ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à la contention lors de la distribution des aliments. La douleur causée par l’aiguille ne nécessite pas d’anesthésie.

Devenir

Les animaux réintègreront le troupeau de l’unité expérimentale sur décision de la personne responsable du bien-être des animaux. La réponse inflammatoire consécutive à l'injection de LPS est de courte durée. Ce traitement n’engendre classiquement que peu d’inconfort et, par ailleurs, les animaux seront dans tous les cas soignés en cas de pathologie.

Remplacement

Les informations collectées lors de ce protocole porteront sur l'espèce concernée par les mammites (vache). L'approche proposée permet de remplacer une infection bactérienne expérimentale qui condamnerait les animaux à l'équarissage. Cette méthode alternative permet l'évaluation globale des premières étapes de la réponse au niveau de l’animal entier. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de modèle in vitro permettant de reproduire le recrutement des neutrophiles sanguins dans la glande mammaire suite à une infection mammaire.

Réduction

Huit vaches laitières en lactation seront incluses dans le projet. Ce nombre permet d'obtenir une valeur médiane des proportions de neutrophiles régulateurs dans le lait lors d'une inflammation mammaire. Nous comparerons l'évolution de ce pourcentage à différents points au cours de l'inflammation (t=4h, t=72h, t=144h). Les proportions des neutrophiles régulateurs aux différents temps seront analysées statistiquement par des approches de statistiques adaptées aux petits échantillons. Ce nombre a été déterminé pour satisfaire une condition de validité du test statistique qui sera utilisé (effectif d'au moins 5 animaux) et prendre en compte la possibilité d'une non-réponse de certains animaux (situation rencontrée lors de tests précédents à une fréquence de 5%). La capacité maximale de l'installation est de 8 animaux traités simultanément. Ce nombre d'animaux permettra de traiter tous les animaux en une seule série et ainsi contrôler des variations qui auraient été liées à plusieurs séries espacées dans le temps. Les variables contrôlées seront la race des animaux et le stade de lactation : les animaux seront de la même race (Prim'Holstein) et seront en milieu de lactation (entre 3 et 7 mois).

Raffinement

L’utilisation d’un composé non infectieux pour le déclenchement de l’inflammation réduit l’intensité et la durée de l’inflammation et permet de mimer les premières étapes d’une vraie infection. Les animaux seront gardés à proximité des bâtiments le jour de l’injection afin de pouvoir les surveiller de façon suivie. Tout signe d’une dégradation de l’état de santé d’un des animaux entraînera l’intervention du vétérinaire praticien de l’unité. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être pris au cornadis pour la distribution des aliments. Elles sont réalisées par du personnel expérimenté. La douleur causée par l’aiguille ne nécessite pas d’anesthésie.

Choix des espèces

L’espèce animale utilisée est le bovin. Il s’agit de vaches laitières de race Prim’Holstein en lactation. Les travaux sont réalisés sur la vache laitière car c'est une des espèces sujette aux mammites. Ces animaux ne sont pas transgéniques et ont été obtenus par des méthodes de reproduction utilisées en élevage classique. Il s'agit de vaches adultes (âgées de 3 à 6 ans) en lactation (stade de lactation entre 3 et 7 mois) non mises en reproduction.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 26
Souffrances
▲ -
▲ 26
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 26
 -
 -

26 velles laitières vont être utilisées puis rendues à leur élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Elles passent deux tests comportementaux impliquant une manipulation et un isolement bref, l'un de dix minutes, l'autre de quinze. Le projet compare le développement social de veaux élevés partiellement sous leur mère à celui de veaux séparés à la naissance. Le porteur inscrit l'étude dans une visée d'amélioration du "bien-être des animaux non-humains", tout en notant que le test de rencontre sociale pourrait provoquer des agressions et des blessures légères.

Objectifs

Les génisses laitières élevées pour le renouvellement du troupeau sont majoritairement séparées de leur mère à la naissance pour être élevées en allaitement artificiel. Cette pratique est de plus en plus questionnée d’un point de vue bien-être animal ou travail pour l’éleveur. Des pratiques diverses se mettent en place afin de pouvoir laisser la velle sous la mère tout en continuant, pour l'éleveur, à produire suffisamment de lait pour vivre. Une de ces pratiques vise à laisser la velle avec sa mère de la naissance à 3 mois puis de faire une séparation progressive sous forme d'un sevrage alimentaire d'une semaine (par pose de palette anti tétée) puis d'une séparation partielle en mettant les velles dans une parcelle adjacente à celle de leur mère. Notre projet vise à déterminer quels apports cette conduite occasionne dans la relation entre la velle et sa mère et dans leur bien-être respectif. Il est rapporté empiriquement par les éleveurs que les génisses élevées sous la mère peuvent être plus difficiles à manipuler, plus stressées dans des situations nouvelles, comme la salle de traite, que des veaux élevés classiquement en allaitement artificiel. Ce projet a pour but de (1) d'étudier l'évolution du lien entre les velles et leur mère jusqu'au sevrage ; et (2) déterminer quelle influence la présence d'une mère a eu sur le développement des compétences sociales et réactionnelles des velles.

Bénéfices attendus

Nous attendons une meilleure connaissance de l’impact de ce mode d’élevage (présence partielle de la mère avec son veau) sur le développement comportemental de ces veaux, notamment si cela impacte de façon positive ou non leur capacité sociale et réactionnelle ce qui permettrait une meilleure adaptation de ces animaux à leur future condition de vie (réallotement, situations nouvelles et potentiellement anxiogènes comme la salle de traite, les transports etc.) et donc d’améliorer leur bien-être.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 tests comportementaux impliquant une manipulation et un isolement temporaire de durée brève (10 min pour l'un et 15 min pour l'autre).

Impact sur les animaux

Les tests comportementaux réalisés sont de très courte durée : lors du test de rencontre social, des agressions pourraient se produire entre individus pouvant potentiellement entrainer des blessures légères et du stress, une surveillance des rencontres sera mise en place. Le test de prise de risque implique une part d’isolement des individus qui peuvent se retrouver stresser, cependant cet isolement ne serait pas plus de 10 min et n’aurait donc pas de conséquence à long termes attendues.

Devenir

Les animaux ne subissant aucun traitement lourd ou sévère avec des conséquences majeures attendues sur le long terme, ils peuvent retourner dans leur système d’élevage classique sans séquelle.

Remplacement

Le projet porte sur une étude visant à mesurer l’évolution du comportement des animaux. Les mesures se feront via, principalement, des méthodes d’observation comportementale. Seul l'animal dans son intégralité peut être utilisé pour répondre à ces objectifs.

Réduction

Cette étude prévoit une comparaison entre traitement, ainsi chaque individu sera testé de façon individuelle obtenir des données individuelles pour les analyses statistiques. Or, en comportement la variabilité individuelle est un facteur omniprésent et très influent. Pour en tenir compte, dans ce genre d’étude, il est nécessaire d’avoir un nombre d’animaux minimum de 10/traitement afin que les statistiques puissent porter. Nous montons nos effectifs à 13 (si cela s’avère possible au vu des naissances) afin de palier à tout incident pouvant réduire le nombre de nos animaux à un niveau non exploitable.

Raffinement

Le projet sera mené par du personnel compétent et l’ensemble des animaux sera élevé selon leur mode d’élevage habituel au pâturage avant sevrage puis en bâtiment durant l’hiver sur paille et groupe, puis à nouveau au pâturage. Le pâturage se fait dans des prairies qui disposent d'espaces ombragés pour le confort des animaux durant les périodes de forte chaleur. Les tests de choix, et à l’Homme qui seront réalisés en bâtiment, se feront dans une arène à laquelle les animaux auront été habitués pour limiter leur angoisse. Les veaux y seront menés via un personnel compétent et formé. La durée des tests est également réduite au minimum nécessaire afin de limiter la durée d’isolement total ou partiel des individus. La surveillance des animaux sera journalière et elle aussi réalisée par un personnel compétent. La présence de signes cliniques sera prise en compte dans la décision de l’application des critères d’arrêt mis en place pour l’expérimentation. Il en va de même lors des tests : une surveillance minutieuse des animaux sera réalisée et permettra l’arrêt à tout instant du test si la situation le nécessite. En cas de risque de blessure lors d’un test, ce dernier sera immédiatement arrêté et l’animal recevra sans attendre les premiers soins si blessure il y a. Suivant la gravité établie de la blessure, l’assistance d’un vétérinaire pourra être sollicitée.

Choix des espèces

L'objectif du projet est de déterminer l’impact sur le développement comportemental de jeunes bovins d’une pratique agricole en élevage laitier visant à élever les génisses de renouvellement sous leur mère dans une optique d'amélioration du bien-être. Un travail sur les jeunes génisses laitières s'avère donc pertinent, par définition en tant qu’espèce-cible et espèce-modèle. Nous utiliserons des veaux femelles (velles) de 5 mois (environ) (test sur jeunes sevrés) ce qui nous permettra de répondre à notre objectif de déterminer l’impact de la présence de la mère sur le développement post-sevrage des génisses. Cela nous évite d’être trop proche du sevrage ayant lieu entre 3 et 4 mois mais permet également d’être à un âge où les animaux sont confrontés à de premiers gros changement d’allotement et de pratiques.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Bovins : 6
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6

6 vaches en tarissement vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des prises de sang répétées, des injections intramusculaires et intramammaires puis des stimulations et lavages de la mamelle, pour évaluer des vecteurs vaccinaux à base de levure de boulanger contre les mammites. Le porteur indique que ces animaux, destinés à l'alimentation humaine mais ayant reçu des molécules sans autorisation de mise sur le marché, seront tous mis à mort et ne peuvent être ni replacés ni adoptés. Il justifie le projet par les "pertes économiques" des mammites et par un "besoin" de nouveaux vaccins pour réduire l'usage d'antibiotiques.

Objectifs

Limiter l’usage des antibiotiques représente un enjeu sociétal prioritaire. Dans ce contexte, la vaccination joue un rôle important dans la réduction de l’incidence et la sévérité des infections. La recherche de nouveaux vecteurs d’antigènes, ou plateformes vaccinales, pour le développement de vaccins plus performants demeure un besoin dans la lutte contre certaines maladies animales, notamment les infections mammaires (mammites) chez les ruminants. Les mammites sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Les vaccins actuels contre ces infections sont peu efficaces et des nouvelles approches vaccinales doivent être proposées. Ce projet a ainsi pour but d’évaluer l’efficacité in vivo de nouveaux vecteurs d’antigènes (plateformes vaccinales) basés sur la levure du boulanger (Saccharomyces cerevisiae - SCe) inactivée par la chaleur. Ces vecteurs ont pour avantages leur sûreté pour l’être humain et les animaux ainsi que leur moindre coût de production et stockage. Des analyses in vitro préliminaires mises en place par notre équipe indiquent que les vecteurs SCe ont la capacité de stimuler les cellules sanguines des bovins laitiers. Cependant, leur capacité à induire une réponse protectrice dans la glande mammaire reste à évaluer.

Bénéfices attendus

Les vaccins actuels contre les mammites, basés sur des approches traditionnelles (bactéries inactivées), sont peu efficaces et ce constat est attribué à leur incapacité à déclencher une réponse immunitaire à médiation cellulaire (modulée par les lymphocytes). Les connaissances apportées par ce projet contribueront au développement de nouveaux vaccins contre les mammites dans le cadre d'un programme de recherche financé par l’instrument JCJC de l’ANR. Ces vaccins exploiteront la levure du boulanger comme vecteur d’antigènes et cela permettra la production de vaccins plus sûrs, moins coûteux et stockables sans chaine de refroidissement. A long terme, cette stratégie pourra être utilisée pour la mise en place de vaccins plus performants contre les mammites et d’autres maladies des animaux de rente, contribuant à la réduction de l’usage d’antibiotiques au sein des élevages.

Procédures

Prélèvement sanguin: une, éventuellement deux prises par semaine. Une période de repos d’au moins une semaine sera instituée avant un nouveau prélèvement. Acte vétérinaire courant et léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. Administration par la voie intramusculaire : 1 fois. Acte vétérinaire courant et léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure de 2 à 3 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Administration par la voie intramammaire : 2 fois (maximum) espacées d’au moins 4 mois, le cas échéant. Acte vétérinaire léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure moins de 5 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Stimulation et lavage intramammaire. 4 fois (maximum) espacées d’au moins 1 mois. Acte vétérinaire léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure moins 10 minutes par animal avec un opérateur entrainé.

Impact sur les animaux

Hématomes et inflammation locale suite aux immunisations (risque faible). Phlébites suite aux prélèvements sanguins (risque très faible). Mammites suite aux stimulations et lavages intramammaires (risque faible).

Devenir

S’agissant d’individus d’une espèce destinée à l’alimentation humaine ayant subi des traitements avec des molécules dépourvues d’une autorisation de mise sur le marché, l’ensemble des animaux sera mis à mort. Etant donné que les animaux seront maintenus au sein d’une plateforme de recherche en infectiologie, le replacement ou adoption de ces animaux n’est pas envisageable.

Remplacement

Les cellules bovines ne peuvent pas être remplacées par celles d’une autre espèce ou par une lignée cellulaire commerciale. De plus, bien souvent les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles rongeurs ne sont pas transposables aux ruminants.

Réduction

Notre équipe a précédemment observé qu’un animal sur quatre ne présente pas une réponse immunitaire mesurable suite à des immunisations avec l’ovalbumine. Ainsi, un collectif de six animaux représente le minimum pour obtenir des résultats se prêtant à des tests statistiques adaptés aux petits échantillons. De plus, afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés, notre schéma expérimental a été conçu de façon à remplacer le groupe d’animaux contrôles (non-immunisés) par un contrôle endogène. Concrètement, l’ensemble des animaux sera soumis au même protocole d’immunisation (tâche 1) et lors des stimulations de la glande mammaire (tâche 3), 1 quartier non-stimulé sera utilisé comme témoin pour les analyses in vitro.

Raffinement

Les prises de sang et les injections intramusculaires ne nécessiteront qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être pris au cornadis pour la distribution des aliments. Pour les administrations et lavages intramammaires, les animaux seront retenus dans une cage de contention pour une période courte (inférieure à 5 min). Suite aux admininstrations et lavages, les animaux seront surveillés pour la présence de signes systémiques et locaux de réaction adverse. Pour cela, l’état général et la température corporelle des animaux, ainsi que la présence d’hématomes et d’inflammation sera évalué au moins 1 fois par jour pendant la période d’une semaine après chaque administration. Le cas échéant, ces signes seront traités avec un anti-inflammatoire non stéroïdien approuvé pour l’usage chez le bovin. En cas de mammite infectieuse suite aux administrations intramammaires, les quartiers affectés seront soumis à un traitement antibiotique à spectre large. Enrichissement du mileu: pierre de sel, brosse de grattage, tapis de couchage, paille. Enrichissement social : confinement en groupe et visite régulière des animaliers. Une récompense positive (alimentation en granulés) sera fournise aux animaux après les prélèvements et lavages intramammaires.

Choix des espèces

Les infections mammaires des bovins sont fréquentes en élevage. Elles sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Des vaccins plus efficaces contre ces infections doivent être proposés et pour cela, des nouveaux vecteurs d’antigènes (plateformes vaccinales) adaptés à l’espèce bovine doivent être mis au point. Le choix de l’espèce cible pour la mise en place de ce protocole est justifiée par l’observation que les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles murins sont peu transposables aux ruminants. Les expérimentations seront réalisées sur des vaches en tarissement car ces animaux correspondent à la catégorie ciblée par notre approche vaccinale en cours de développement.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 26
Souffrances
▲ -
▲ 26
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 26
 -
 -

26 veaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis vendus à des élevages d'engraissement pour la production de viande. Ils subissent, entre la naissance et cent jours, des prélèvements de fèces, de sang à la jugulaire et de contenu du rumen prélevé à la sonde œsophagienne reliée à une pompe à vide, sous contention par un animalier. Le porteur reconnaît un possible inconfort lié aux prélèvements et à la contention. L'étude vise à mesurer l'effet de levures probiotiques sur le microbiote digestif et le statut immunitaire du veau au sevrage.

Objectifs

Les objectifs de ce travail sont d’étudier l’effet d'un apport de levures probiotiques (dans l’aliment lacté) sur les performances zootechniques, la structure et les fonctionnalités du microbiote digestif intestinal) et sur le statut immunitaire du veau en période de pré- et post-sevrage.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet comprennent : - une meilleure compréhension de l'activité de flore ruminale chez le jeune bovin avant et après sevrage

Procédures

Les prélèvements de fèces (~20g) seront réalisés à 30, 70 et 100 jours après la naissance. Le prélèvement qui dure entre 1-2 minutes, se fait directement au niveau de l’anus par défécation naturelle ou stimulée (à l'aide d'un thermomètre). Le prélèvement de contenu ruminal (~100 mL/veau à J30 et entre 300-400ml/veau à J70) qui dure entre 3-5 minutes, est réalisé une heure après le repas du matin à l’aide d’une sonde oesophagienne transparente de 9 mm de diamètre reliée à une pompe à vide. Le veau est immobilisé debout au cornadis par un animalier pendant 1-3 minutes. Les prises de sang (~40 ml) sont réalisées à la naissance puis à 15, 70 et 100 jours d’âge. Une contention est pratiquée par un animalier et une deuxième personne procède à la prise de sang au niveau de la veine jugulaire. Cette opération dure moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Même si toutes les précautions seront prises pour attenuer les effets indésirables sur les veaux, il se peut que les animaux soient dans un état d'inconfort lors des prélèvements et la contention.

Devenir

Après le sevrage (fin de l’essai), les veaux mâles seront vendus pour intégrer des élevages spécialisés dans la production de viande.

Remplacement

Une méthode alternative in vitro (Daisy Incubator II) permettra de remplacer la méthode traditionnelle de digestibilité apparente et donnera une indication sur la dégarabilité des matières premières composant la ration.

Réduction

Les prélèvements de contenu ruminal et de sang ont été réduits en supprimant ces prélèvements durant les premiers jours de vie car des études antérieures ont montrées que le système digestif du nouveau n'était pas suffisamment mature. De plus, nous avons réduit au maximum le nombre d'animaux par lot (n=13) pour maintenir la robustesse de notre modèle.

Raffinement

Le protocole a été modifié pour espacer les prélèvements et ainsi éviter un surplus de stress à l'animal lors des contentions et des prélèvements. Les points limites ont été formulés afin de limiter la douleur chez les animaux.

Choix des espèces

Dans ce projet, les animaux seront inclus dès la naissance jusqu'à 100 jours de vie et donc en phase de croissance car l'objectif étant de tester l'effet du probiotique Actisaf Sc 47 durant cette période critique. Afin d'étudier la mise en place du microbiote chez le jeune bovin (veau), il nous semble pertinant d'utiliser l'animal car : - Il n’existe pas de modèle in vitro robuste pour l’étude de la mise en place du microbiote digestif chez le veau et du statut immunitaire. - L’évaluation de l’ingestion des aliments par le jeune n’est possible qu’avec des mesures quotidiennes de la consommation de l’animal.