Cochons

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  • Formation professionnelle
Cochons : 100
Souffrances
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Chaque cochon est opéré une demi-journée, six à huit heures, par un binôme qui dissèque plusieurs organes, expose les tissus et s'exerce à la conversion en chirurgie ouverte. 100 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil, sans que le projet produise de connaissances. Le porteur décrit des modèles de rein imprimés en 3D et perfusables qui permettront "à terme de s'affranchir des expérimentations animales", tout en qualifiant d'"indispensable" l'étape de formation sur tissus vivants. L'objet de la demande est l'entraînement de chirurgiens à la robotique, avec une néphrectomie partielle sur chacun des deux reins pour tirer le maximum de chaque animal.

Objectifs

Le traitement de nombreuses pathologies cancéreuses ou bénignes nécessite de la chirurgie en complément d’un traitement médicamenteux. La chirurgie conventionnelle, par une ouverture cutanée, présente des risques non négligeables pour le patient (long temps de récupération, des douleurs post-opératoires intenses et une augmentation du risque infectieux). Depuis de nombreuses années, des techniques dites mini-invasives se développent et sont devenues un standard en chirurgie. La chirurgie coelioscopique permet de diminuer les contraintes rencontrées en chirurgie ouverte mais présente certaines limites : instruments totalement rigides dépourvus d’articulation, le contrôle de l’endoscope (caméra) par une tierce personne... Une nouvelle forme de chirurgie mini-invasive a donc vu le jour : la chirurgie mini-invasive robot-assistée. Cette dernière approche va combiner les avantages des deux autres et en apporter de nouveaux. Le chirurgien va travailler assis à une console, avec une vue en trois dimensions, contrôlant des instruments complètement articulés et en toute autonomie. Néanmoins, cette technique de chirurgie innovante nécessite une phase de formation. Après des phases de simulation virtuelle, puis sur modèles biomimétiques (qui imitent le plus fidèlement possible les propriétés du rein humain) imprimés en 3D et perfusables, il reste l’étape indispensable de formation sur tissus vivants (avec vascularisation, dissection et exposition de tissus) pour former les chirurgiens. Cette étape évaluera également la fiabilité et le réalisme des modèles en cours de développement qui permettront, à terme, de s’affranchir des expérimentations animales.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de former les chirurgiens de différents niveaux d’expérience (apprentissage, entraînement et préparation à des chirurgies complexes) à utiliser la chirurgie mini-invasive robot-assistée en toute sécurité chez l’Homme.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à la même procédure chirurgicale : prémédication, mise en place de la perfusion, anesthésie/analgésie, chirurgie robot-assistée avec dissection sur différents organes, exposition des tissus, contrôle de l’endoscope et exercice de conversion à une chirurgie ouverte. L’ensemble des animaux ne subira cette procédure chirurgicale une seule fois avant mise à mort à la fin de la session. Ces procédures seront réalisées sous anesthésie générale accompagnée d’une analgésie et durent environ une demi-journée (6 à 8h max).

Impact sur les animaux

Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie seront les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, de la douleur ou de la souffrance. Afin d’éviter cela, des protocoles précis de prémédication, de sédation, d’anesthésie et d’analgésie seront respectés.

Devenir

L’objet de la DAP est l'entrainement des chirurgiens aux techniques chirurgicales. De ce fait, les animaux seront tous euthanasiés après la chirurgie.

Remplacement

Les premières phases de formation se feront par l’utilisation de méthodes alternatives (simulation virtuelle, modèles biomimétiques imprimés en 3D). Une fois le chirurgien prêt, il évoluera vers un apprentissage technique sur animal en suivant un protocole strict. De plus, les chirurgiens qui souhaitent accéder à la robotique doivent se former sur l'équipement avant de pouvoir mettre en pratique les gestes opératoires assistés par le robot sur des patients. A ce jour, nous n'avons pas les moyens techniques pour remplacer cette formation par des méthodes in vitro ou artificielles.

Réduction

Le nombre de porcs sera réduit au minimum, à raison d’un animal par binôme avec une optimisation de chaque animal sur lequel plusieurs gestes chirurgicaux par temps opératoire pourront être effectués (néphrectomies partielles robot-assistées sur les deux reins par exemple).

Raffinement

Les animaux utilisés pour cette formation proviennent d’un éleveur agréé. Ils sont identifiés et transportés dans des conditions confortables sur de la sciure dans le camion. Une prémédication sera réalisée à leur arrivée pour diminuer leur niveau de stress. Afin de réduire au maximum la souffrance et douleur de l’animal lors de la chirurgie, ils seront sous anesthésie et analgésie. Le protocole prévoit des procédures mini-invasives réalisées sous anesthésie générale par un chirurgien avec monitoring des points vitaux de l’animal. Tous les animaux seront soumis à une procédure sans réveil. Des points limites seront définis afin de respecter le bien-être animal et pourront entraîner l’arrêt immédiat des manipulations (sur décision du personnel formé à l’expérimentation animale (niveau concepteur ou opérateur )

Choix des espèces

La taille du cochon est adaptée à l’utilisation du système de robotique, des instruments de chirurgie, de l’endoscope, conçus pour l’Homme. Leur anatomie est homologue (espèce monogastrique) pour modéliser les voies d’abords et les pratiques en chirurgie viscérale. Jeunes adultes entre 30 et 60 kg : la taille des organes des porcs à ce stade de croissance correspond déjà à ce qui peut être observé en clinique chez l’Homme, il offre les repères anatomiques recherchés par le praticien et permet d’utiliser les mêmes équipements et matériels chirurgicaux que chez le patient.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Cochons : 27
Souffrances
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Écartés du circuit commercial parce que l'anesthésique employé n'a pas d'autorisation de mise sur le marché chez le porc, les 27 animaux de ce projet doivent être soit confiés à une association par l'intermédiaire du GRAAL, soit tués par injection létale et éliminés par l'équarrissage. Ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, quatre biocapteurs à microaiguilles suturés à la peau du dos ou derrière les oreilles, portés de 24 heures à 7 jours en hébergement individuel, un isolement que le porteur reconnaît stressant pour une espèce grégaire. Chaque porc est anesthésié deux fois, dont une jusqu'à quatre heures avec cathéter, prélèvements sanguins répétés et injections provoquant une hyperkaliémie qui expose à un arrêt cardiaque, et peut être réutilisé pour quatre itérations espacées de dix jours. Le dispositif est destiné au suivi des maladies rénales chroniques, mais le porteur indique qu'aucune analyse statistique n'est prévue et que l'effectif correspond à une estimation haute du nombre d'itérations nécessaires pour que le capteur fonctionne.

Objectifs

Les affections rénales chroniques sont des maladies évolutives se traduisant par une importante dégradation de sa qualité de vie. En effet, en phase terminale le patient a besoin de dialyses régulières voire d'une transplantation d’organe. Le suivi des patients comprend des prises de sang régulières pour surveiller l’évolution de la maladie et des prises de sang rapprochées durant les phases de décompensation. Les délais dans la réalisation des analyses puis dans la réception des résultats peuvent conduire à des retards dans l’ajustement de traitement voire à des hospitalisations en urgence. L’analyse en temps réel des concentrations des biomarqueurs permettrait un suivi plus simple, moins contraignant, et une réponse plus rapide aux évolutions des symptômes, avec une prise en charge plus adaptée. Le dispositif testé dans ce projet est un biocapteur portable à placer sur la peau et mesurant en continu 2 biomarqueurs couramment utilisés par les néphrologues : le potassium et le glucose. Ce patch contient un réseau de microaiguilles (

Bénéfices attendus

Les résultats du projet pourraient présenter plusieurs bénéfices sur le long terme, sur le plan médical et sur le plan scientifique. Le projet pourrait etre bénéfique aux patients car il s’inscrit dans le cadre du développement d’un instrument destiné à l’amélioration du suivi des affections rénales chroniques. Un meilleur suivi de ces maladies permettra d’améliorer les conditions de vie des patients en les maintenant plus longtemps à des stades précoces de la maladie auxquels sont associés des symptômes et/ou des contraintes médicales mineures. Cela sera permis par un suivi facilité, un traitement plus adapté et ajusté plus rapidement. Additionnellement, le dispositif permet de remplacer les prises de sang comme moyen de suivi de l’évolution de l’état des reins. Ceci présente 3 avantages : - Une diminution des contraintes de déplacement pour le patient, et donc un suivi quotidien simplifié - Une augmentation du nombre de points de mesure permises par le capteur ce qui offre une image plus précise de l’évolution de ces concentrations au cours du temps aidant ainsi les médecins - Les informations étant directement transmises au médecin et au patient, il est possible de réagir plus rapidement pour adapter le traitement médical et/ou le comportement du patient (alimentation notamment) si besoin. Au-delà des bénéfices induits directement par l’utilisation de ce capteur à l’avenir, les résultats de cette étude, ainsi que des prochaines permettront d’ouvrir la voie au développement d’autres capteurs du même type adaptés au diagnostic, au suivi et/ou au traitement d’autres pathologies. D’un point de vue scientifique, un des objectifs de cette étude est de démontrer l’existence d’un lien utilisable pour la mesure en continu entre la kaliémie sanguine et la concentration de potassium dans le fluide interstitiel, où est effectuée la mesure. En effet, si des liens sur des mesures ponctuelles ont déjà été observés, aucun lien de ce type n’a été démontré à ce jour pour des mesures dynamiques et une preuve dans ce sens ouvrirai de nouvelles perspectives dans le domaine de la mesure en continu de la kaliémie dans le fluide interstitiel.

Procédures

Les animaux d'études seront anésthésiés à deux reprises: - Une anéthésie de courte durée (une vigntaine de minutes) pour la pose des biocapteurs (4 capteurs par animal positionnés sur le dos ou derrière les oreilles, suturés à la peau), - Une anésthésie de longue durée (jusqu'à 4h) pour les tests de mesures. Au cours de cette deuxième anésthésie, les animaux seront cathéterisés afin de faciliter l'administration des solutés et les prélèvements sanguins. Une fois les biocapteurs mis en place, les animaux seront hébergés en individuel pour une durée allant de 24h à 7 jours. Cet isolement peut être source de stress chez cette espèce grégaire.

Impact sur les animaux

1 - Le port du capteur peut potentiellement provoquer des effets secondaires chez l’animal, que ce soit dû à une réaction aux aiguilles insérées dans la peau ou bien à l’adhésif utilisé. 2 - Effets secondaires dûs à l’anesthésie (hypotension, hypoxie, réaction anaphylactique). 3 - Effets secondaires liés à l’injection de solution de biomarqueurs : Une hyperkaliémie crée un risque de complication cardiaque pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. 4 - Effets secondaires liés aux prélèvements sanguins

Devenir

Les animaux ayant participés à la procédure expérimentale ne pourront pas retourner dans le circuit commercial car l'anésthésique utilisé n'a pas d'AMM chez le porc. Il y a donc deux issues possibles pour les animaux: 1) Rehabilitation des porcs en passant par Le GRAAL. Ces derniers seront placés dans des Associations ou Refuges avec un contrat spécifiant que l'animal ne pourra en aucun cas entrer dans la chaîne alimentaire. 2) Les animaux seront euthanasiés par injection lethale d'anesthésique jusqu'à l'arrêt cardiaque. Les carcasses seront éliminées par la filière de l'équarrissage.

Remplacement

Des études bibliographiques et des tests de biocompatibilité (notamment de cytotoxicité en culture cellulaire et d’extraction) seront menés en parallèle de cette étude, toutefois ces résultats sont limités et ne remplacent pas une observation in-vivo. De même, des résultats préliminaires ont été obtenus concernant la performance analytique du capteur en conduisant des tests in-vitro. Toutefois, ce résultat ne peut pas etre directement extrapolé pour l’utilisation du capteur in-vivo car l'environnement de mesure de la peau est radicalement différent de celui des tests in-vitro. Ces derniers incluent l’utilisation de solutions prélevées, de peaux d’animal mort ou de peaux artificielles, toutefois, cela n'est pas suffisant. Il est aussi difficile de simuler informatiquement un environnement aussi complexe. En effet l’impédance des tissus, les concentrations des molécules, la répartition des molécules cibles dans l'environnement et la dynamique de ces paramètres ont une influence importante et ne peuvent etre testés qu’in-vivo. Additionnellement, cela permet de tester l’effet de la réaction immunitaire sur l’évolution de la qualité de la mesure dans le temps et notamment une diminution du signal dû à une colonisation de la surface des électrodes de mesure par des cellules immunitaires ou d'autres effets de bio-encrassement.

Réduction

27 animaux maximum seront nécessaires. Cette étape est itérative, chaque itération permet d'optimiser le capteur et l'algorithme de mesure en fonction des résultats de la précédente jusqu'à atteindre un résultat satisfaisant. Le nombre d’itérations, et donc d’animaux nécessaires, dépendra des résultats obtenus durant l’étude. Le nombre d’animaux indiqué correspond donc à une estimation haute du nombre d’itérations qui seront nécessaires pour que le capteur fonctionne correctement et pour valider le résultat. Dans un cas idéal, 1 animal serait suffisant pour optimiser le capteur et 3 pour valider le design et l'algorithme. Chaque animal pourra etre réutilisé pour un maximum de 4 itérations, chacune espacée d’au moins 10 jours. Aucune étude statistique n'est prévue sur cette étude. A ce stade, la performance analytique est établie de manière individuelle pour chaque capteur.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en case individuelle afin d'éviter que les animaux ne s'arrachent les dispositifs entre eux. Néamoins, les animaux pourront maintenir les contacts physiques (groin à groin), olfactifs, visuels et auditifs avec leurs congénères à travers les barrières. Dans chaque case, des objets à manipuler (jouets à mâcher, balles, cordes ou chaînes) seront mis à disposition. De la compote de pomme ou morceaux de fruits seront également mis à disposition. Les enrichissements seront renouvelés chaque semaine. Les animaux seront suivis quotidiennement afin de vérifier leur état général, la prise alimentaire, la prise de boisson et l’émission de fèces. L’absence de réaction au dispositif sera également contrôlée. Des points-limites adaptés ont été définis afin de limiter et de prendre en charge précocement toute souffrance. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie afin de limiter le stress pour ces protocoles invasifs comprenant notamment la pose d’un cathéter pour une durée de 4 heures, des prélèvements sanguins réguliers ainsi que des injections pouvant provoquer des états d’hyperglycémie et d’hyperkaliémie. Durant les procédures invasives, le niveau des biomarqueurs sanguins seront suivis en temps réel donc le contrôle des paramètres vitaux pourra etre réalisé dès l’apparition des premiers signes alarmants. Les procédures invasives seront espacées d’au moins 10 jours afin de permettre le repos et le rétablissement de l’animal entre deux phases.

Choix des espèces

Pour cette étude, le choix de l’espèce animale s’est porté sur le porc pour plusieurs raisons : - La structure de la peau des porcs est similaire à celle de la peau humaine, elle fournit un environnement adapté pour tester les capacités des capteurs - L’épaisseur de la peau des porcs est similaire à celle de la peau humaine à certains emplacements du corps (oreilles,cou...) - La concentration des analytes cibles dans le sang des porcs est similaire à celle que l’on trouve chez l'homme. Les porcs utilisés seront des porcs juvéniles d’environ 30 kg. A ce stade de développement, les animaux sont facilement manipulables.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Cochons : 20
Souffrances
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Tués à l'issue d'une sixième intervention menée sans réveil, pour prélever la trachée greffée et de la muqueuse nasale, 20 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit six chirurgies sous anesthésie générale sur 56 jours, dont une de quatre à cinq heures, avec un prélèvement de 50 mL de sang à chaque anesthésie. Le porteur attend des douleurs cervicales de cinq à six jours, des troubles de la déglutition, un risque d'infection du site opératoire et, pour les animaux porteurs d'un stent, des difficultés respiratoires si le dispositif se déplace. Il décrit le remplacement trachéal chez l'humain comme une impasse thérapeutique et conclut que le recours à l'expérimentation animale est "indispensable" avant tout essai clinique.

Objectifs

En chirurgie des voies aériennes pédiatriques, les maladies nécessitant d’enlever une grande partie de la trachée sont des impasses thérapeutiques. En effet, une résection étendue nécessite un remplacement trachéal dont la technique chirurgicale n’est pas maitrisée à ce jour. De nombreuses techniques de remplacement ont été publiées chez l’adulte et l’enfant, avec des suites opératoires compliquées. Le remplacement trachéal reste exceptionnel. Néanmoins, la problématique clinique demeure. Notre équipe a fait le choix d’un projet de recherche de remplacement trachéal avec un procédé de décellularisation. L’objectif du projet est l’évaluation in vivo de ce remplacement de trachée par une étude comparative de la survie sans événement respiratoire et de l’aspect endoscopique après remplacement trachéal avec et sans stent trachéal.

Bénéfices attendus

A ce jour, il n’y a pas d’étude comparative de l’évolution clinique et endoscopique d’un modèle vivant de gros animal après un remplacement trachéal. Cette étude comparative permettra d’analyser d’une part les événements cliniques et endoscopiques survenant dans les suites à court et moyen termes, avec ou sans stent trachéal, et d’autre part les processus cellulaires, tissulaires et systémiques sous-jacents. Les différences attendues, dans le groupe avec stent par rapport au groupe sans stent, sont une diminution des événements respiratoires obstructifs par fragilisation de la trachée et diminution du calibre de la trachée. Les bénéfices à long terme seront la preuve de concept de la fiabilité du remplacement trachéal par décellularisation et la possibilité d’une étude du remplacement trachéal chez l’homme. De plus, des résultats positifs permettront également d’envisager la technique pour des indications différentes

Procédures

20 porcs auront six interventions chirurgicales sous anesthésie générale. La première intervention dure 60 minutes. La deuxième dure 240 à 300 minutes. Les troisième, quatrième, cinquième interventions durent 30 minutes. La sixième intervention dure 90 minutes et est sans réveil. Un prélèvement sanguin de 50 mL sera réalisé lors de chaque anesthésie générale. Les interventions auront lieu sur une période de 56 jours.

Impact sur les animaux

La première intervention peut être génératrice de stress et de douleur modérée dont la durée prévisible est de 3 à 4 jours. L’infection du site opératoire est une complication potentielle. Le prélèvement du muscle peut entrainer des douleurs modérées à la mobilisation de la tête. Il n’y pas de trouble de déglutition attendu. La perte de poids, sauf cause infectieuse, n’est pas attendue. La deuxième intervention peut être source de difficulté à respirer soit aiguë, soit progressive dans le temps. Il n’y a pas de risque hémorragique attendu. Des douleurs modérées sont attendues au site opératoire cervico-trachéal, d’une durée prévisible de 5-6 jours. Le prélèvement musculaire peut entraîner des douleurs modérées à la mobilisation de la tête. Le geste trachéal peut générer des troubles modérés de la déglutition. Les difficultés majeures d’alimentation ne sont pas attendues. Des douleurs cervicales légères à modérées sont attendues après les interventions 3, 4, et 5, d’une durée prévisible d’un à deux jours. Pour les animaux qui seront porteurs de stent trachéal, une mobilisation du stent peut également être cause de difficulté à respirer.

Devenir

Les 20 animaux seront mis à mort à l’issue de la sixième intervention pour prélèvement du complexe trachée native-matrice trachéale implantée, et pour prélèvement de muqueuse nasale.

Remplacement

Le remplacement n’est pas possible car l’étude porte sur le remplacement trachéal circonférentiel au sein d’un organisme vivant complexe (avec une anatomie proche de celle de l’homme). Il n’y a ni modèle in vitro ni modèle in silico. Par ailleurs, cette étude n’a pas été rapportée par une autre équipe à ce jour. Le recours à l'expérimentation animale est indispensable pour ce projet avant la réalisation d’essais cliniques chez l’homme.

Réduction

Nous avons déjà débuté les études chirurgicales d’implantation sterno-céphalique sur des porcs vivants. Ces chirurgies nous ont permis d’affiner et de perfectionner les techniques chirurgicales au préalable, et d’étudier la sécurité de cette intervention. Le nombre total d’animaux a été calculé́ en respectant les critères pour une analyse statistique non paramétrique par échantillons appariés. Les extrémités du remplacement seront conservées pour études histologiques, immunologiques et biomécaniques. Les prélèvements non utilisés seront cryopréservés ou fixés pour une possibilité d’étude rétrospective sans recourir à de nouvelles expérimentations animales. Enfin lors de la mise à mort, sur le principe de la mutualisation des prélèvements, d’autres tissus du porc pourront également être mis à disposition de nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, de manière globale, en expérimentation animale.

Raffinement

La méthodologie utilisée nous permettra d’assurer l’absence de souffrance inutile et le bien-être des animaux. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum; le milieu est enrichi). Le vétérinaire référent du Laboratoire passera une fois par semaine et à la demande des zootechniciens si besoin. Durant les périodes post-opératoires immédiates, le suivi des animaux est quotidien à l’aide d’une grille de suivi des points limites définis a priori (dyspnée, alimentation, perte de poids, douleur). Les animaux auront un traitement antalgique adapté. Afin d’éviter une surinfection de la zone de greffe, une antibioprophylaxie systématique sera administrée. En cas de signes externes de souffrance (perte de poids, prostration, fièvre) ou de difficulté aiguë à respiratoire sans traitement possible, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Parmi les différents modèles animaux envisageables (rongeurs, lapins, chèvre, mouton, porc), le porc a une trachée dont les caractéristiques anatomiques et biomécaniques se rapprochent le plus de celle de l’homme. De plus, des modèles de porcs sont déjà utilisés dans d’autres études de remplacement trachéal. Enfin, l’immunologie du cochon est bien connue. Cette connaissance établie facilitera notre analyse de la réaction inflammatoire potentielle sur le site de greffe. Animaux matures sexuellement pour limiter la croissance des tissus, plus intense chez les animaux en croissance (juvéniles). L'âge est relativement secondaire en revanche nous visons des animaux dont le poids est stabilisé entre 45 et 60 kg. Cette stabilité (relative) du poids est habituellement atteinte entre 12 et 18 mois.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 9
Souffrances
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Devenir
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Un rein prélevé par chirurgie ouverte, transporté par drone, puis regreffé au même animal avant l'ablation du rein restant: 9 porcs subissent cette séquence au cours d'une procédure unique de sept jours, d'un niveau de souffrance modéré, et sont tués au septième jour pour analyse histologique du greffon. Chaque animal est à la fois son propre donneur et son propre receveur, avec une heure de chirurgie pour le prélèvement, trois heures pour la transplantation, un cathéter central, des prises de sang quotidiennes et un hébergement individuel jusqu'à reprise de la diurèse. Le projet porte sur le mode de transport, le drone étant présenté comme une solution prioritaire pour ramener la durée d'ischémie sous dix heures, avec un intérêt économique et sécuritaire déclaré. Le porteur écrit que trois porcs par groupe ne permettent aucune analyse statistique, tout en jugeant cet effectif suffisant pour fonder la sécurité du dispositif avant son autorisation en clinique humaine.

Objectifs

Le plan ministériel (ministère de la santé) pour le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus 2022-2026 en coordination avec l’Agence de BioMédecine a pour objectif de diminuer la durée moyenne de transport des organes. Le but est d’atteindre pour les transplants rénaux une durée d’ischémie au cours du transport < 10 heures. L’utilisation de systèmes d’avions pilotés à distance (drones aériens) fait partie des solutions prioritaires car il permet de diminuer significativement la durée de transport des transplants. Il présente aussi un intérêt sécuritaire en diminuant le nombre d’intervenants et travailleurs nocturnes et également un intérêt économique. Le transport de transplants rénaux par drones représente néanmoins un challenge et fait apparaitre de nouvelles problématiques non explorées (Condition non pressurisée et non thermo-régulée, avec exposition des transplants à des température décroissantes et à des vibrations). L’objectif de ce projet est d’évaluer l’utilisation d’un nouveau mode de transport par drones des transplants rénaux. Notre projet vise à réaliser une première en utilisation d’un drone développé pour le transport d’organe avant autorisation en clinique humaine.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont d’apporter des données de sécurité de l’utilisation des drones dans le transport des transplants rénaux. Les évaluations biopsiques visent à évaluer l’absence de lésion histologique. La surveillance clinique vise à assurer la reprise de fonction des transplants après transport. Ces données de sécurité permettront la mise en place des premiers protocoles de transport des transplants rénaux en clinique humaine.

Procédures

Ce projet prévoit l’utilisation de 9 porcs sur une procédure unique expérimentale de 7 jours reproduisant un processus complet de transplantation rénale avec prélèvement, transport du transplant, transplantation et suivi. - Sous anesthésie générale, un prélèvement rénal gauche sera réalisée par chirurgie ouverte. (1 heure) - Après transport des transplants rénaux selon 3 distances de références avec une phase de décollage, de vol et d’atterrissage Sous anesthésie générale, transplantation rénale puis néphrectomie droite seront réalisées par la même cicatrice de chirurgie. (3 heures) . - Un suivi des animaux sera réalisé pendant 7 jours avec une surveillance clinique, de la diurèse et par prises de sang quotidiennes sur cathéter central. - Mise à mort des sujets sous procédure d’anesthésie

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux pourraient inclure : • Anesthésie profonde et prolongée des animaux • Effets secondaires systémiques liés à l'anesthésie générale et ou aux médicaments administrés pendant les procédures chirurgicales et pour la gestion de la douleur post-opératoire. • Douleur en lien avec la chirurgie abdominale. • Risques de complications chirurgicales telles que l'infection des plaies ou les saignements. • Hébergement individuel des animaux pour surveiller la diurèse jusqu’à reprise franche de la diurèse.

Devenir

Au 7ème jour, les porcs seront euthanasiés sous procédure complète d’anesthésie générale, pour prélèvement et analyse histologique du greffon explanté.

Remplacement

L'étude de la fonction d’un organe dans sa complexité, ne peut se concevoir que dans un modèle animal pré-clinique (donneur), il n’existe pas de remplacement possible pour ces expérimentations qui répondent cependant aux exigences de réduction et de raffinement. Cependant, de façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, les modèles porcins seront à la fois leur donneur et leur receveur pour diminuer le nombre de sujet nécessaire.

Réduction

Il s’agit d’une première étude de sécurité. L’inclusion de 3 porcs par groupe permet d’avoir des éléments de sécurité nécessaires pour passer aux groupes suivants. Bien que le nombre de 3 animaux par groupe ne permettent pas une analyse statistique des résultats, il est suffisant pour cette première étude de sécurité. En cas de lésions trop importantes des transplants, les porcs suivants ne seront pas inclus. De façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, les modèles porcins seront à la fois leur donneur et leur receveur pour diminuer le nombre de sujet nécessaire.

Raffinement

Une attention particulière sera portée au raffinement dans l’hébergement individuel et dans la prise en compte des souffrances de l’animal. A leur arrivée les animaux seront hébergés en groupe durant une période d’acclimatation pré-expérimentale de 7 jours minimum. La température de la pièce sera maintenue à la même température que chez l’éleveur et l’alimentation sera poursuivie telle que chez l’éleveur de façon à établir une continuité et diminue le stress thermique et alimentaire. Une alimentation humidifiée sera apportée aux animaux en post-opératoire pour faciliter la prise alimentaire. Un pansement gastrique par Keal 1g per os sera apporté une fois par jour aux porcs pour diminuer le risque d’ulcère gastrique. Les procédures chirurgicales se dérouleront sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Durant les opérations, les porcs seront installés sur des tapis chauffants. Un gilet avec une voie veineuse centrale sera installée sur chacun des animaux pour faciliter l’administration IV des antalgiques, faciliter l’hydratation des sujets et enfin faciliter le prélèvement des biologies sanguines. L’utilisation d’un cathéter central permet d’éviter l’usage itératif d’anesthésies légères nécessaires aux prélèvements veineux périphériques. Enrichissement du milieu : Des Jouets et une diversification seront à disposition pendant toute la phase d’expérimentation, conformément aux moyens disponibles dans l’animalerie. Les animaux seront hébergés collectivement pendant la phase d’adaptation. Après début de la phase expérimentale à proprement parler, les animaux seront hébergés individuellement pour permettre le déroulement des expérimentations dans de bonnes conditions. Un hébergement collectif n’est pas possible durant cette phase du fait de l’utilisation de cages métaboliques associée au suivi de la diurèse et à des gilets de maintien de la voie veineuse centrale. Les porcs seront cependant hébergés au sein d’une même pièce, dans des boxes accolés avec contact olfactif, visuel et auditif. Un enrichissement et contact avec les animaliers sera alors accru pendant cette phase.

Choix des espèces

La race de porc utilisée est Landrace x Piétrain x Large White. Le modèle porcin est le modèle de référence en transplantation rénale car la physiologie rénale est proche de celle humaine. L’anatomie abdominale ainsi que la physiologie du porc de 70 kg sont proches de celles de l’homme adulte et font donc de cette espèce un excellent modèle pré-clinique pour l’analyse des transplants rénaux. Jeunes mâles, 70Kg, similitude anatomique et physiologique avec un homme adulte au niveau abdominal. Modèle de référence pour l’analyse des transplants rénaux.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 1260
Souffrances
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Devenir
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Mettre à jour les tables nutritionnelles qui servent à formuler les aliments de plusieurs millions de porcs chaque année : 1 260 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont pesés au début et à la fin de chaque essai, puis enfermés seuls dans une case de 1 m² pendant les quatre jours de collecte des fèces, à trois stades de croissance, de 10 à 60 kg. Le porteur reconnaît que cet isolement stresse un animal sociable, que la réduction d'espace limite ses mouvements jusqu'à provoquer de l'ennui, et que les matières premières testées peuvent causer des diarrhées. Aucun cochon n'est tué dans le projet, tous repartant en case collective pour "continuer leur phase d'élevage classique", et le porteur qualifie ce travail d'"indispensable" pour mieux valoriser les matières premières.

Objectifs

L’objectif de ce projet consiste à mesurer la valeur nutritionnelle des matières premières destinées à l’alimentation des porcs. Les tables nutritionnelles utilisées pour formuler les aliments nécessitent d’être régulièrement mises à jour car les matières premières évoluent en fonction des années ou encore de leur origine. Le maintien à niveau de ces tables nutritionnelles à jour permet de formuler précisément des aliments qui répondent au mieux aux besoins nutritionnels des porcs. Si une matière première est mal évaluée nutritionnellement, elle sera mal valorisée par l’animal : il faudra plus d’aliment pour le nourrir, les rejets dans les fèces seront plus importants, ce qui augmente l’impact sur l’environnement (nitrates par exemple). L’animal peut même être malade car il digère mal ce qu’on lui donne à manger. Ainsi, nous optimisons les aliments qui nourrissent plusieurs millions de porcs chaque année en France et dans le monde. Ce projet fait suite à un projet de 5 ans déjà avisé en 2014 et 2019.

Bénéfices attendus

Ce projet est indispensable pour mesurer des digestibilités et ainsi évaluer les matières premières : cela permettra ensuite de compléter des tables de valeurs qui permettent de formuler les aliments des porcs d’élevage (aliments qui correspondront mieux aux besoins de l’animal). Ce projet permet de maîtriser les consommations individuelles et de réaliser une collecte de fèces de bonne qualité (non souillés).

Procédures

Les porcs sont peu sollicités, il n’y a pas de prélèvements ou de procédures chirurgicales de réalisés sur animaux. Les animaux sont manipulés uniquement au début et à la fin de chaque essai pour être pesés. Les animaliers passent plusieurs fois par jour pendant les périodes de mesures, notamment pour collecter les fèces sur les plateaux sous les caillebotis, ce qui ne nécessite pas de contact avec les animaux.

Impact sur les animaux

En fonction des matières premières testées, les nuisances attendues peuvent être des modifications de consistance de fèces (voir des diarrhées). La nuisance liée à l’isolement peut être un stress car le porc est un animal sociable. Les nuisances liées à la réduction de surface peuvent être des mouvements limités ce qui peut causer un ennui ou une segmentation de l’espace plus difficile pour l’animal. Une baisse de consommation de l’aliment peut également être observée.

Devenir

Les porcs sont ensuite élevés dans des cases en groupe après l'essai pour continuer leur phase d'élevage classique.

Remplacement

Les évaluations de ces matières premières à partir d’analyses chimiques restent problématiques et les techniques in vitro utilisant des préparations enzymatiques sont encore délicates à mettre en œuvre. De plus, elles demeurent imprécises quand on cumule l’incertitude des modèles de prédiction à celle associée à la variabilité analytique. L’objectif de ce projet est d’évaluer des matières premières pour les utiliser dans l’alimentation animale (notamment en porcs), c’est pourquoi il est nécessaire de faire appel à des porcs. Nous utilisons des porcs à 3 âges différents car le système digestif évolue avec l’âge et que les aliments commercialisés dans les élevages sont différents selon le stade de l’animal (aliments 1er âge, 2ème âge, croissance). Ces mesures sont réalisées sur des animaux en croissance ce qui est le plus représentatif des animaux présents dans les élevages.

Réduction

La méthodologie utilisée détermine l’énergie digestible des matières premières sur des porcs de 3 âges différents (1er âge, 2ème âge, croissance). Grâce à la méthode par marqueur indigestible, nous ne sommes plus obligés, comme avant, de récolter la totalité des fèces. La contention des animaux est donc moins limitante et la durée de récolte est réduite à 4 jours par âge (vs 7 jours avec la méthode avant). La méthode ne nécessite plus de mise à jeun comme l’ancienne méthode. Pour le dispositif appliqué en phase croissance, les mêmes animaux sont utilisés pour tester 1 aliment sur 2 séries différentes, chaque série étant espacée par une période de « repos ». Quand les essais se succèdent, les animaux sont réutilisés pour limiter le nombre. Les essais 1er et 2ème âge durent chacun 3 semaines avec 6 répétitions par groupe (1 répétition = 1 case de 2 animaux), les essais croissance durent 31 jours avec 12 répétitions par groupe (1 répétition = 1 case de 1 animal). Dans chaque essai, 7 matières premières sont testées (1 témoin et 6 matières premières). Ce nombre de porcs a été calculé afin de pouvoir observer des différences significatives (pour une valeur de probabilité de 5%, soit une chance sur 20 que notre hypothèse soit fausse) sur la digestibilité entre les groupes. Ce nombre a été déterminé par un test statistique de puissance de notre dispositif expérimental (avec calcul de la ppds = plus petite différence significative que le dispositif permet de détecter entre les groupes).

Raffinement

Pour enrichir le milieu, une chaîne est installée dans chaque case. Cet enrichissement efficace permet aux porcs de mâchouiller ce matériau (sans l’ingérer, pour ne pas avoir de biais dans nos essais de digestibilité). Le module (=case) est configurable en deux versions grâce à des cloisons amovibles. Pendant les périodes d’adaptation, le module est en 1 seul espace de 3.2m² avec deux porcs. Le module est divisé en deux cases individuelles de 1m² uniquement pendant la phase de collecte (4 jours). Une fois les mesures terminées, les porcs sont ensuite replacés dans notre élevage dans des cases en groupe comme en élevage conventionnel. Les porcs sont peu sollicités, il n’y a pas de prélèvements sur animaux ou de procédures chirurgicales de réalisés. Pour limiter le stress et que les porcs s’adaptent à l’environnement, il y a d’abord une première phase d’adaptation sans manipulation, ni mesure, où les animaux sont placés à 4 /module pour les essais 1er âge et 2ème âge, à 2 modules pour les essais croissance. Les animaux sont manipulés uniquement au début et à la fin de chaque essai pour être pesés. Les animaliers passent plusieurs fois par jour pendant les périodes de mesures, notamment pour collecter les fèces sur les plateaux sous les caillebotis, ce qui ne nécessite pas de contact avec les animaux. La méthode indigestible par marqueur ne nécessite plus de mise à jeun des porcs. Des points limites sont mis en place pour s’assurer du bien-être des animaux dans le cadre de ce projet. En présence d’un seul signe clinique notable, un protocole de soins établi par le vétérinaire sanitaire est appliqué. Les signes cliniques sont notamment en lien avec la consistance des déjections, la présence de boiterie, de lésions, d’amaigrissement, de gonflements etc.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible. Porcs en 1er âge (environ 10 kg), 2ème âge (environ 20 kg) et croissance (jusqu'à 60 kg) afin d'obtenir des mesures correspondants aux besoins des animaux d'élevage à différents stades.

  • Formation professionnelle
Cochons : 20
Souffrances
▲ 10
▲ -
▲ 10
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20

Dix binômes de praticiens hospitaliers viennent s'entraîner à manier un ventilateur liquidien, à raison d'un animal par binôme. 20 cochons de 40 à 100 kg vont être utilisés au total, tous tués, une partie sans jamais avoir été réveillée, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit deux heures de chirurgie sous ventilation gazeuse puis une heure de ventilation des poumons par un liquide, avec des prélèvements de sang tout au long, avant d'être tué une heure ou vingt-quatre heures plus tard et autopsié. La formation comprend d'abord le visionnage d'une vidéo, et le porteur juge le passage par l'animal vivant "primordial" pour valider les échanges gazeux selon les cas cliniques présentés.

Objectifs

L’arrêt cardiaque extra-hospitalier est à l’origine d’environ 700 000 décès chaque année en Europe et aux Etats-Unis. Afin d’améliorer la prise en charge de ces patients, une piste thérapeutique prometteuse est le refroidissement rapide de l’organisme après la réanimation d’un arrêt cardiaque. Le projet de ventilation liquide hypothermisante (VLT) consiste à ventiler les poumons avec des liquides permettant des échanges gazeux au décours d’un arrêt cardiaque. Dans la perspective d’un essai clinique, il est donc nécessaire de former les praticiens hospitaliers pour l’utilisation du ventilateur liquidien chez les patients. En parallèle de l’essai clinique, des tests pré-cliniques pourront être aussi nécessaire de façon à tester d’éventuelles modifications du dispositif dans les suites des résultats cliniques.

Bénéfices attendus

Nous évaluerons la capacité des praticiens hospitaliers à se familiariser avec la procédure de VLT qui est spécifique et différente avec les procédures usuelles de ventilation conventionnelle en service de réanimation. Nous permettrons à chaque session de formation de présenter une partie théorique et une partie pratique sur le ventilateur liquidien. Au terme des 4 heures de formation, nous validerons par des situations cliniques la capacité du praticien à gérer de manière autonome le ventilateur. Suite aux premiers tests cliniques, il pourrait être nécessaire de modifier divers éléments du dispositif (par exemple, interface homme-machine, éléments de « usability »), qui nécessiteront éventuellement une validation chez l’animal avant implémentation sur le dispositif clinique.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de 2 heures sous ventilation gazeuse et à une ventilation liquide de 1 heure. Les animaux seront maintenus sous ventilation gazeuse puis mis à mort selon la procédure à 1 heure ou 24 heures après la fin de la ventilation liquidienne totale. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure.

Impact sur les animaux

Certains animaux seront anesthésiés tout au long du suivi. D'autres animaux seront réveillés. Dans ce cas, le principal effet indésirable susceptible d’être provoqué par la ventilation liquidienne totale est une insuffisance respiratoire au décours de la VLT en cas de défaillance du dispositif. Cet effet n’est pas attendu avec les versions actuelles qui contrôlent précisément les paramètres ventilatoires.

Devenir

En fin de protocole, une autopsie sera réalisée. Tous les animaux seront donc mis à mort en fin de protocole.

Remplacement

Dans le cadre de la formation des praticiens, nous distinguerons 2 étapes. La première partie sera théorique, les praticiens prendront connaissance du dispositif par le visionnage d’une vidéo. La seconde partie sera sous forme de travaux pratiques en lien avec la vidéo présentée au préalable. Le dispositif de ventilation liquide doit être utilisé in vivo pour évaluer l’ensemble de ses performances et la sécurité d’emploi auprès des utilisateurs. En effet, les effets du dispositif sont très intégratifs avec l’induction d’une hypothermie par l’intermédiaire du poumon. La nécessité d’évaluer les échanges gazeux sanguins selon les cas cliniques présentés dans la vidéo de visionnage est primordiale. Le suivi des échanges gazeux, des paramètres hémodynamiques et des échanges thermiques entre les différents compartiments de l’organisme ne peut se faire que in vivo.

Réduction

La procédure 1 est basée sur la formation des praticiens hospitaliers à raison d’un binôme d’utilisateurs (un praticien et un soignant paramédical) pour un animal. Nous formerons 10 binômes hospitaliers représentant 10 animaux. La procédure 2 est basée sur l’évaluation de modifications susceptibles d’être requises après les premières évaluations chez l’homme. Ainsi un seul groupe est suffisant dans chaque procédure. Dans la procédure 1, nous prévoyons d’utiliser 10 animaux. Dans la procédure 2, afin de limiter le nombre de tests sur animaux, la plupart des évaluations sont effectuées in vitro pour valider les performances du dispositif sur tous les éléments possibles dans ces conditions. Le nombre d’animaux utilisés sera donc de 10 animaux pour cette procédure. Nous envisageons donc d’inclure un total de 20 animaux.

Raffinement

Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants, tout au long des procédures. Des points limites précis ont été définis pour détecter les signes précurseurs d’effets indésirables de la procédure (i.e., troubles respiratoires potentiels après le réveil des animaux), afin de les prendre en charge, voire mettre à mort les animaux si nécessaire avant l’apparition d‘un inconfort non traitable.

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques systémiques et cérébraux. Porcs de 40 à 100 kg, correspondant aux poids des patients susceptibles d’être traités par la procédure.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 80
Souffrances
▲ -
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▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

Trois heures de chirurgie du thorax, puis deux actes chirurgicaux supplémentaires à deux mois et trois jours d'intervalle, le dernier se terminant par la mise à mort : 80 cochons vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des sondes de mesure et un câble de pacemaker sont implantés dans leur cœur, puis une insuffisance cardiaque leur est provoquée par stimulation cardiaque et pression artérielle élevées, pour tester des traitements de protection du muscle cardiaque. Le porteur juge probable qu'une partie des animaux supporte mal ce traitement, avec baisse d'activité, perte d'appétit et amaigrissement en fin de protocole. Tous sont tués pour l'étude du cœur au microscope, alors que le projet annonce des bénéfices valant "autant pour la santé humaine que pour la santé animale".

Objectifs

L’insuffisance cardiaque est une maladie grave qui se définit par l’incapacité du coeur à pomper suffisamment de sang pour répondre aux besoins de l’organisme. Elle survient généralement chez des individus majoritairement âgés dont la santé est fragilisée depuis plusieurs années par des troubles cardiaques ou respiratoires ou par de l’hypertension. Elle se présente par un essoufflement et une fatigue disproportionnés par rapport à l’effort produit, d’abord uniquement à l’effort, puis aussi au repos. Dans les cas les plus avancés apparaissent dyspnée, toux nocturne, oedème (des poumons, des membres inférieurs), ascite, cardiomégalie. Le nombre de cas d’insuffisance cardiaque a augmenté au cours des 30 dernières années, en raison de l’amélioration des traitements des troubles cardiaques et avec le prolongement de l’espérance de vie des personnes atteintes. L’insuffisance cardiaque est une cause importante de mortalité, et le taux de survie 5 ans après le diagnostic est d’environ 50%, avec au moins 165000 hospitalisations et plus de 70000 décès annuels en France. C’est pourquoi nous étudions l’insuffisance cardiaque avec un modèle de porc avec ou sans troubles métaboliques (insulino-résistance et dyslipidémie) à pression artérielle et stimulation cardiaque élevées, car nous avons grand besoin de comprendre sa physiopathologie et de trouver de nouvelles stratégies visant à prévenir ou à réduire la progression du dysfonctionnement du coeur. Notre projet prévoit d’utiliser au maximum 80 porcs sur 5 ans. La fréquence cardiaque, la taille du cœur, l’anatomie coronaire, l’innervation, la circulation collatérale native du porc sont très proches de celle de l’Homme. Le plan général du projet est de pratiquer une chirurgie afin d’implanter des sondes de mesure de l’activité cardiaque (pression aortique et ventriculaire gauche, débit aortique et coronaire) et un câble de stimulation de pacemaker, et après une période de repos, d’induire une insuffisance cardiaque afin d’évaluer l’effet d’un traitement thérapeutique grâce aux sondes implantées, mais aussi grâce à des mesures échocardiographiques et à l’analyse de sang et de tissus cardiaques prélevés. Le premier traitement prévu est une thérapie cellulaire basée sur les cellules dérivées des cardiosphères, cellules pluripotentes obtenues par mise en culture de fragments cardiaques et permettant une régénération du tissu de l’organe. D’autres traitements pourront être testés par la suite, tel un basé sur l’ANGPTL4.

Bénéfices attendus

Le projet permet d’évaluer de manière très prédictive des stratégies de protection cardiaque, dont les résultats bénéfiques à long terme valent autant pour la santé humaine que pour la santé animale, et jouent sur l’amélioration globale de la qualité de vie, grâce à une amélioration de la fonction cardiaque.

Procédures

Chaque animal sera soumis 1 seule fois à une chirurgie thoracique réalisée sous anesthésie générale d’environ 3 heures, puis environ 2 mois plus tard à un acte chirugical percutané sous anesthésie générale d’environ une demie-heure, puis 3 jours plus tard à un acte chirugical percutané sous anesthésie générale se terminant par la mise à mort. Tous les autres actes sont indolores et consistent en des soins, ou à des échocardiographies ou à des enregistrements de paramètres hémodynamiques effectués sous sédation légère afin que l’animal soit bien calme.

Impact sur les animaux

L’insuffisance cardiaque se caractérisant essentiellement par une fatigue chronique, il est probable qu’un certain nombre d’animaux supportent moins bien ce traitement, ce qui entrainera une baisse d’activité et une perte d’appétit avec une stabilisation, voire une légère baisse de leur poids en toute fin de protocole.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour récupérer le coeur afin d'en faire l'étude histologique.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet actuellement de tester totalement une stratégie de protection cardiaque sans passer finalement par l’expérimentation animale. Les traitements envisagés ont déjà été testés in vitro ou sur des animaux de petite taille (rongeurs) aux caractéristiques cardiaques trop dissemblables de l’Homme. Seuls des essais effectués sur un modèle d’étude cardiaque proche de l’Homme sont scientifiquement acceptables pour envisager une extrapolation vers la pratique clinique humaine.

Réduction

Il est prévu d’utiliser le minimum d’animaux pour chaque stratégie testée, et le nombre par lot est fixé à 8. De plus, à chaque fois que c’est possible, les animaux des lots témoins sont mutualisés pour chaque stratégie.

Raffinement

Des antalgiques, des anesthésiques et des tranquillisants sont utilisées à des doses adaptées (voir détails plus bas). Nous ne pensons pas observer de différences comportementales entre avant et après les actes chirurgicaux. Des signes indicatifs de gêne inhérents au modèle expérimental seront probablement observés en fin de protocole, et cette période sera particulièrement surveillée afin qu’elle soit le plus courte possible pour l’animal. Ils sont suivis quotidiennement et bénéficient de sciure pour satisfaire leurs réflexes de fouissage, et d’objets « manipulables » pour améliorer leur qualité de vie. Ils sont logés à plusieurs avant leur chirurgie.

Choix des espèces

L’animal choisi est le modèle le plus adapté pour ce projet, et validé depuis plusieurs années dans notre laboratoire. Le porc, par sa fréquence cardiaque, la taille de son myocarde, son anatomie coronaire, son innervation et l’absence de circulation collatérale native, est un modèle proche de l’Homme. Il permet de réaliser des études précliniques très prédictives sur le plan cardiovasculaire. Porc fermier à 2 mois ½ (25kg), âge minimal souhaité et poids maximal souhaité pour commencer les expérimentations. Mini-porc Yucatan à 9 mois (40kg), avec un poids devant rester stable le temps de l’expérimentation, la différence d’âge se justifiant par la longue mise en place des troubles métaboliques.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Cochons : 8
Souffrances
▲ -
▲ 8
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 8
 -
 -

Pour valider une capsule électronique avalable censée mesurer le temps de transit intestinal chez l'humain, 8 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal est attrapé et maintenu de force pour recevoir la capsule dans l'estomac par sonde de gavage, puis sédaté trois fois dans la même journée et transporté vers le scanner, une heure, trois à quatre heures et sept à huit heures après l'introduction. Le stress lié à cette contention et à l'ingestion de la capsule est la seule atteinte annoncée. Le devenir des animaux reste au conditionnel, le porteur écrivant imaginer possible de les replacer après quelques jours d'observation, alors que la déclaration indique les 8 cochons comme renvoyés à l'élevage.

Objectifs

Le projet vise à développer un dispositif électronique ingérable prenant la forme d’une capsule, destinée à la mesure du temps de transit segmentaire chez l’Homme. Il s’agit d’un dispositif médical, son principe de fonctionnement repose sur l’antenne de la capsule. L’antenne envoie un signal radio qui est analysé en retour. Ce signal rencontre les parois du tube digestif qui vont altérer le signal en fonction des caractéristiques électromagnétiques des tissus, déterminés par des critères de permitivité et de conductivité. Ce principe est utilisé et développé se basant sur les travaux de collaborateurs et permettent d’avoir deux hypothèses de travail : 1. Les différences entre les caractéristiques électromagnétiques des tissus des différents segments du tube sont suffisamment importantes pour être détectées par le système. 2. Les différences constatées entre segments sont dans tous les cas supérieures aux différences inter-individuelles liées aux différences d’âge, de sexe, de morphologies…

Bénéfices attendus

Aucun dispositif médical est encore breveté permettant de connaitre le transit segmentaire chez l'homme. Ceci permettrait à terme de connaître les spécificités digestives et mieux adapter les traitements ultérieurs pour diverses pathologies (temps de rémanence des molécules pharmaceutiques).

Procédures

Les animaux auront la préhention initiale pour introduire dans l’estomac par sonde de gavage la capsule de mesure. Ils auront besoin d'avoir 3 mesures, faites à 3 temps (imagerie et mesures de données de la capsule) : 1h // 3-4h // 7-8h post introduction de la capsule de mesure. Pour cela, ils seront sédatés dans le box d'hébergement puis transportés vers l'imageur (le transport à létage ne dure que 3 minutes). L'installation au scanner et imageries ne durera que 12 minutes maximum : temps d'installation puis images et 3 sets de mesures de la capsule de 3 minutes.

Impact sur les animaux

Du stress du à la préhention initiale est à prévoir ainsi qu'à l'inclusion de la capsule par voie orale.

Devenir

La procédure suivie par les porcs est légère et de courte durée. Nous imaginons possible de replacer les animaux après une observation de quelques jours post-procédure.

Remplacement

Les contraintes règlementaires aux niveaux européen ou américain imposent une évaluation préclinique des dispositifs médicaux basée soit sur une revue de la littérature dans le cas où les matériaux et/ou les dispositifs sont connus et étudiés, soit sur la génération de données précliniques dans le cas où il s’agit d’un nouveau biomatériau/dispositif/molécule, d’une modification majeure d’un dispositif existant ou d’une nouvelle modification pour la molécule. Le dispositif utilisé pour ce projet étant destiné à être utilisé chez l’homme il n’est pas possible de s’affranchir du passage chez l’animal pour validation du produit.

Réduction

Nous avons estimé nécessaire un groupe de 8 porcs maximum afin d'avoir 4 animaux de plus grande taille afin d'avoir un compartiment graisseux plus important et 4 autres de plus petite taille (moins gras). La moitié sera des femelels et l'autre moitié des males. Si les capsules sont actives et visibles au scanner avec les animaux plus gras, nous assumons possible ne pas réaliser le groupe d'animaux plus petits.

Raffinement

Nous réalisons la procédure expérimentale par du personnel formé et expérimenté. Il est prévu d'avoir une acclimatation au nouvel environnement d'hébergement. La procédure est non douloureuse, une sédation est prévue afin de minimiser le stress du à l'insertion de la capsule et permettant le relachement pour immobilisation à l'imagerie. Le temps d'imagerie est très court, les molécules prévues sont de courte durée et permettent une récupération rapide. Nous estimons possible de proposer le replacement des animaux. Même si la procédure expérimentales est de courte durée et peu invasive, il est prévu de suivre les paramètres physiologiques afin d'avoir un point limite adapté.

Choix des espèces

De par la similitude du système digestif, les résultats obtenus pourront être plus facilement transposables à la clinique du fait de la proximité entre espèces (porc / homme). D’autres études ont déjà été concluantes sur d’autres types de dispositifs implantables chez le porc. La maitrise de la masse graisseuse est importante afin de pouvoir recevoir les données émises par la capsule sur des sujets plus ou moins gras. Pour cela, nous souhaitons avoir deux lots d'animaux qui nous permettent concilier une bonne maitrise de la corpulence à gérer à l'imageur. Dans ce sens, les animaux seront utilisés à un stade jeune, de faible poids. Ce poids permet de concilier ces animaux à la manipulation et aux études au scanner (corpulence maitrisée). Le lot de 4 animaux sera utilisé avec une masse en graisse faible (jeunes entre 3-4 mois, autour de 30kg, 2 males et 2 femelles). Un deuxième lot de 4 animaux sera utilisé avec une masse en graisse plus importante (jeunes entre 4-5 mois, autour de 55kg, 2 males et 2 femelles).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Cochons : 9
Souffrances
▲ 9
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9

Privés de nourriture pendant douze heures, transportés, contenus en cage puis anesthésiés par injection intramusculaire, 9 porcelets de 40 à 50 kg reçoivent une chimiothérapie en aérosol sous pression dans l'abdomen pendant trente à quarante minutes. Huit prélèvements sanguins sont réalisés par cathéter, puis, après une pause de trente minutes, ils sont tués et ouverts par laparotomie pour prélever les tissus. Aucun ne se réveille. Le retour à l'élevage d'origine est écarté pour raisons sanitaires, et le porteur affirme que ses procédures "ne devraient pas être particulièrement douloureuses" puisqu'elles reproduisent des interventions courantes chez l'être humain sous anesthésie générale.

Objectifs

Depuis quelques années, certaines équipes ont développé une chimiothérapie sous forme d’aérosol. La chimiothérapie à l'aérosol intra-péritonéale pressurisée (PIPAC) est une nouvelle technologie pour administrer une chimiothérapie intrapéritonéale et traiter les patients souffrant de cancer abdominal avancé. Le médicament de chimiothérapie liquide est délivré au moyen d'un injecteur haute pression et d'une ligne haute pression grâce à une pompe brevetée et une buse adaptée. Cette approche thérapeutique du cancer abdominal a été supposée avoir le potentiel de surmonter les deux limitations majeures de la chimiothérapie intrapéritonéale liquide classique : une meilleure diffusion du produit dans la cavité péritonéale et la pénétration limitée du médicament dans le tissu tumoral. Cette technique est maintenant admise et réalisée pour des patients dans des cas bien sélectionnés de patients ayant un cancer abdominal avancé. Mais cette technique, bien que prometteuse, soulève encore de nombreuses interrogations : les différentes variations de pénétration en fonction de la pression, de la position de la pompe délivrant la chimiothérapie, et l’utilisation d’un traitement sans utilisation de l’hyperthermie. En effet l’hyperthermie qui est utilisée de façon conventionnelle dans la chirurgie de carcinose par voie ouverte, avec la chimiothérapie intrapéritonéale permet une meilleure oxygénation des tissus et une meilleure pénétration de la chimiothérapie. De nombreux modèles cellulaires ont confirmé l’importance de cette hyperthermie concernant la pénétration de la chimiothérapie dans les cellules. La PIPAC réalise la distribution du gaz en hyperpression sans hyperthermie. Récemment des matelas spécifiques permettent de créer une hyperthermie corporelle à 41-42°C sans brûlure. Une étude pilote récemment publiée a montré la faisabilité de l'utilisation de ces matelas spécifiques sur une série de 28 patients (avec une hyperthermie de 39,2°-39,9°). Aucune étude expérimentale n’a en revanche étudié le niveau de pénétration tissulaire de la chimiothérapie avec ce système de création de l’hyperthermie externe associé aux traitements de PIPAC.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’avoir des données très précises des niveaux de pénétration tissulaire et sanguin, des différentes drogues dans le tissu péritonéale et le sang en fonction de la température corporelle. Ces résultats permettront de mettre en exergue l’impact ou non du nouveau système d’induction de l’hyperthermie. Ces résultats seront ainsi tout de suite applicables à l’humain.

Procédures

Il s’agit d’une procédure à la fin de laquelle les animaux seront euthanasiés, sous anesthésie générale profonde. Ils ne seront soumis avant l’intervention qu’à une privation de nourriture pendant 12h avec accès libre à l’eau, et aux manipulations nécessaires avant anesthésie. Ensuite les interventions se dérouleront sous anesthésie générale et analgésie adaptée et la mise à mort sera effectuée à la fin de la procédure, sans réveil. Durant l'anesthésie, ils subiront une procédure PIPAC d'une durée de 30 à 40 minutes, 8 prélèvements de sang via un cathéter veineux posé sous anesthésie; puis après une pause de 30 minutes, une laparotomie médiane immédiatement après euthanasie pour prélèvements de tissus.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis avant l’intervention à une mise à jeun pendant 12h avec accès libre à l’eau. Ils pourront également subir un stress durant le transport entre l’UE et la plateforme, ainsi que pendant la manipulation au moment de l’anesthésie. Ils subiront une contention en cage puis une injection intramusculaire pour l'induction de l'anesthésie. Toutes les autres interventions se feront sous anesthésie.

Devenir

Une fois la procédure de chirurgie pour prélèvement effectuée, les animaux seront euthanasiés. En effet aucun replacement ni adoption n’est possible après des injections d'agents de chimiothérapie, et la chirurgie peut avoir des effets délétères sur les animaux. De plus, le retour à l'élevage d'origine est impossible pour des raisons sanitaires.

Remplacement

Nous ne pouvons pas comparer les mesures de concentration tissulaire et sanguine des drogues dans un modèle ex vivo, l’utilisation d’un modèle animal est indispensable pour reproduire la cavité péritonéale humide et respecter les caractéristiques de la ventilation mécanique et le milieu chaud et humide fermé. Le volume de la cavité péritonéale chez le petit animal ne permet pas de réaliser ce type d’intervention. Les instruments et les insufflateurs de chirurgie laparoscopique ne sont pas adaptés pour un si petit volume et les trocarts d’accès ne peuvent pas être utilisés chez le petit animal. Nous avons choisi le modèle porcin du fait de sa disponibilité et de ses nombreuses similitudes anatomiques avec l’homme, notamment son système digestif.

Réduction

Nous avons limité le nombre d’animaux au plus juste pour avoir des résultats statistiquement exploitables. Nous utiliserons 9 animaux (3 groupes de 3 animaux). Dans nos études précédentes nous avons utilisé des tests statistiques adaptés pour comparer les groupes entre eux, puis 2 à 2. Dans cette étude, l’hyperthermie devrait augmenter la pénétration tissulaire et sanguine du produit injecté, et donc les variation des paramètres observés entre groupes. On obtient donc selon les abaques des groupes de 3 cochons, suffisants pour déterminer une différence significative. Pour rappel chaque groupe aura plus de 60 prélèvements, ce qui permettra d’avoir des moyennes sur un grand nombre de prélèvements. Nous avons ainsi calculé la taille minimale d’un groupe de 3 animaux.

Raffinement

Les animaux seront logés dans des cases collectives dans une salle climatisée. Ils seront maintenus en groupe le plus longtemps possible, et manipulés dans le calme. Des mesures seront prises dès la prise en charge de l’animal jusqu’à la réalisation de la procédure en imagerie in vivo : - Pré-examen imagerie/Anesthésie : les animaux arriveront la veille, et seront mis à jeun 12h avant l’intervention, avec abreuvement à volonté - Anesthésie (induction par voie intramusculaire), puis intubation, ventilation et maintien de l'anesthésie par voie gazeuse. La fréquence cardiaque sera enregistrée tout le long des interventions. En cas d’accélération du rythme cardiaque, sans perte sanguine associée, nous renforcerons le traitement antalgique par administration intramusculaire d'analgésique. En cas de tachycardie supérieure à 170 battements par minute, persistante au-delà de 5 minutes malgré l’administration d’analgésiques, nous procèderons à l’euthanasie (point limite). Mais nos procédures ne devraient pas être particulièrement douloureuses, elles reproduisent des interventions courantes chez l’homme sous anesthésie générale.

Choix des espèces

L’utilisation du modèle porcin pour l’étude pharmacocinétique est indispensable, car cela reste le seul modèle animal possible pour étudier les modalités de diffusion de la chimiothérapie dans le péritoine. Le porc est une espèce animale classiquement utilisée pour les études de pharmacocinétique de la chimiothérapie intrapéritonéale. L’anatomie digestive et les dimensions de la cavité péritonéale, similaires à l’homme, permettent de tester au mieux les modalités de diffusion péritonéale de la chimiothérapie. Le volume d’insufflation est similaire à l’homme et les instruments chirurgicaux et les dispositifs d’aspiration de la fumée disponibles sur le marché humain peuvent être utilisés tels quels. Le porcelet (40 à 50 Kg, 3-4 mois) est le modèle le plus usité car le volume et la texture du péritoine de la cavité péritonéale sont similaires à l’homme et nous permettent d’appréhender au mieux les contraintes de volume en fonction de différents types de chirurgie.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Cochons : 768
Souffrances
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Trois vaccins déjà autorisés sur le marché vont être comparés entre eux dans un élevage de production, parce que des vétérinaires veulent une étude française avant de prescrire le plus récent des trois. 768 porcelets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 576 d'entre eux, modéré pour 192. Ils reçoivent une injection vaccinale en début d'étude, puis subissent quatre prises de sang sous contention espacées d'environ six semaines, avec des réactions possibles de gonflement, apathie, anorexie ou fièvre. Aucun porcelet n'est tué dans le cadre du projet, tous repartent vers "leur cycle de production classique" d'un élevage de porcs, et le porteur écrit que l'efficacité propre des trois vaccins "n'est plus à démontrer".

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont de comparer l’efficacité de 3 vaccins entre eux et par rapport à un lot témoin dit contrôle négatif (placebo), en termes de réaction à l’injection, réponse immunitaire (anticorps), croissance (gain moyen quotidien) et pathologies (suivi de la santé et des mortalités). Les trois vaccins à tester disposent déjà d'une AMM pour l'espèce porcine. L’intérêt ici est d’obtenir des données dans un élevage classique de production, en France, où les deux pathogènes du porcs qui nous intéressent dans cette étude ont été mis en évidence et circulent dans l’élevage, et en étudiant 3 vaccins de façon contemporaine, de manière à s’affranchir des effets liés à la bande, la salle, le bâtiment, la saison, … Les objectifs de ce projet sont bien de comparer l’efficacité de trois vaccins entre eux et à un groupe témoin non vacciné, sans remettre en cause leur Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). En effet, leur efficacité propre n’est plus à démontrer. L’objectif ici est de déterminer si, en conditions d’élevages, un des trois vaccins se démarque des autres : par une moindre apparition de signes cliniques liés à un des deux pathogènes d’intérêt et/ou par une amélioration des performances de croissance et/ou par des variations en termes de séroconversion ou de réponse à un éventuel challenge naturel si jamais il y avait circulation des agents pathogènes contre lesquels la vaccination est réalisée. En effet, un des trois vaccins a récemment été mis sur le marché français et est encore peu utilisé en élevage. Les vétérinaires français ont besoin, avant de prescrire ce vaccin, d’avoir une étude française qui démontre au moins une équivalence, sinon une supériorité de ce vaccin par rapport aux deux autres. Le dispositif expérimental permettra égalament d'objectiver l'effet "protection de groupe" : le ratio animaux vaccinés sur animaux non vaccinés devrait permettre de protéger les non vaccinés.

Bénéfices attendus

Une bonne connaissance de la réaction immunitaire des animaux est un pré requis pour comprendre l’efficacité d’un vaccin. La comparaison de plusieurs vaccins permettra aux vétérinaires conseil en élevage d’apporter des informations et un choix éclairé dans leurs prescriptions et dans la prévention des pathologies du porcelet.

Procédures

Les prises de sang se feront sur animal vigile. La durée moyenne d’une contention pour une prise de sang réussie est inférieure à 20 secondes. Cette opération sera renouvelée quatre fois au cours de la croissance des animaux, environ toutes les 6 semaines. 128 animaux seront concernés. L'injection est réalisée une fois en début d'étude et dure en moyenne 3 secondes.

Impact sur les animaux

Les prises de sang et la contention nécessaire à la réaisation du geste sont source de stress. La rapidité de la prise de sang conditionne la durée du stress qui devra être le plus court possible. La prise de sang peut occasionner un saignement au point de ponction. Des aiguilles adaptées au gabarit des animaux seront utilisées afin de limiter ce phénomène. Malgré tout, si un saignement devait se produire, une compression serait réalisée au niveau du point de ponction. La vaccination peut engendrer des réactions locales de gonflement, rougeur, douleur, ainsi que des réactions générales comme l'apathie, l'anorexie, l'hyperthermie. Tous ces éléments seront surveillés, notés, et les animaux présentant des signes indésirables seront soignés (anti inflammatoire) voire isolés en infirmerie et retirés de l'étude si leur état le justifie. Par ailleurs, les animaux seront élevés dans des conditions d’élevage classiques, en groupe (cases de 8), avec des conditions d’ambiance contrôlées par ventilation dynamique et alimentation et abreuvement à volonté. Chaque case est enrichie de matériaux sous optimaux correspondant à l’effectif d’animaux par case.

Devenir

Les animaux sont tous gardés en vie à la fin des procédures et continueront leur cycle de production classique d'un élevage de porcs.

Remplacement

L’évaluation de la réaction immunitaire et des critères de performance pour des vaccins destinés à l’espèce porcine contre des maladies porcines nécessite d’être réalisée sur l’espèce porcine et animaux.

Réduction

Notre unité épidémiologique est la case, car au sein d’une case, les animaux ne sont pas indépendants. Nous espérons mettre en évidence un écart de 60 g de GMQ entre les groupes vaccinés et le groupe témoin non vacciné. Afin de mettre en évidence un tel écart, statistiquement, 16 unités épidémiologiques par groupe sont nécessaires. Par conséquent, il faudra 24 cases par modalité, soient 96 cases en tout. Les cases étant composées de 8 animaux, cela représente 768 animaux au total. Les données seront soumises à une analyse de variance intégrant le lot et la répartition en effets principaux, et la case en unité expérimentale. Le nombre d’animaux pour lesquels une prise de sang sera réalisée (64/bande soient 192 animaux) a été fixé pour représenter l’unité épidémiologique.

Raffinement

Pour les prises de sang, afin que les périodes de contention soient réduites autant que faire se peut, elles seront réalisées par une personne aguérie. Si la prise de sang n’est pas réussie à la première ponction de l’aiguille, le porc sera relâché. En cas d'effets secondaires impliquant une atteinte générale de l'animal (apathie, anorexie, hyperthermie), l'animal concerné sera isolé en infirmerie, soigné et retiré de l'étude. Les animaux seront élevés dans des conditions d’élevage classiques, en groupe (cases de 8), avec des conditions d’ambiance contrôlées par ventilation dynamique et alimentation et abreuvement à volonté. Chaque case est enrichie de matériaux sous optimaux correspondant à l’effectif d’animaux par case.

Choix des espèces

L’évaluation de la réaction immunitaire à des vaccins spécifiques du porc doit se faire sur des porcins. Les études réalisées dans l’établissement utilisateur portent uniquement sur cette espèce. Les porcs seront suivis de leur entrée en post sevrage vers 4 semaines d’âge jusqu’à environ 150 jours d’âge. La comparaison des croissances se fera sur cette période et celle des réponses immunitaires au sevrage, au passage en engraissement, en milieu et fin d’engraissement

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 12
Souffrances
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Devenir
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Transférés d'une cage à l'autre pour être confrontés à des congénères inconnus, douze porcelets subissent un stress social provoqué délibérément, dans des procédures dont la souffrance est déclarée légère. Ils arrivent sevrés à vingt-huit jours, pèsent six à huit kilos, et subissent deux prélèvements de sang à la veine jugulaire ainsi qu'une série de prélèvements de salive par écouvillon, jusqu'à quarante-huit heures après le mélange. Le porteur mentionne les blessures dues aux griffures pendant les affrontements entre animaux dominants, et présente le projet comme un moyen de valider la salive comme méthode non invasive d'évaluation du bien-être des porcs en élevage. Six porcelets sont tués à l'issue pour constituer une banque d'organes destinée à des méthodes in vitro, les six autres étant placés.

Objectifs

Dans les élevages et les unités expérimentales, les problèmes de bien-être animal et les réactions de stress résultent d’un certain nombre de stimuli environnementaux, notamment les conditions d’alimentation et de logement, l’environnement social mais aussi les pratiques de gestion courantes. La capacité des animaux à faire face à de tels défis et leur vitesse de récupération ont un impact sur leur bien-être et in-fine sur leur santé. En raison des causes multiples qui peuvent conduire à un état de stress et des différents systèmes physiologiques impliqués dans la réponse au stress, divers biomarqueurs peuvent être utilisés pour l'évaluation du stress. Il se traduit par la libération d'hormones, dont le cortisol communément utilisé comme marqueur de stress, ou d'autres moélcules utilisées comme marqueurs de réduction des émotions positives. Le prélèvement sanguin, pratique stressante et douloureuse pour l’animal, est paradoxalement utilisé pour l’évaluation du stress. Or, il a été rapporté que la salive des porcs peut être utilisée pour mesurer des biomarqueurs qui peuvent aider à évaluer précocement le stress et donc fournir des informations sur leur bien-être et potentiellement sur leur état de santé. L'utilisation de la salive présente de nombreux avantages puisqu’elle peut être obtenue de manière non invasive, sans provoquer de douleur chez l’animal. Le cortisol salivaire est très utilisé comme indicateur de réaction de stress chez de nombreuses espèces y compris chez les porcs après divers stimuli tel que le stress social. Néanmoins, il a été montré que la réaction au stress diffère en fonction des situations rencontrées par les porcs dans les élevages commerciaux ou les unités expérimentales. De plus, pour la plupart des biomarqueurs de stress connus, peu de données issues d’études sur la salive sont disponibles. Il est donc pour le moment difficile d’optimiser leur utilisation et d’interpréter leur présence et leur modulation pour définir la salive comme matrice efficace d’évaluation du stress chez le porcelet. L’objectif de ce projet est d’établir, tout d’abord, un modèle de stress reproductible chez le porcelet qui servira à développer des solutions innovantes de réduction de ce stress. Ensuite, d’utiliser le prélèvement de salive comme méthode non invasive afin d’évaluer la réaction au stress appliqué en y détectant les biomarqueurs spécifiques de ces conditions de stress.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider 1) le mélange des animaux comme modèle pour étudier la réaction au changement d’environnement social (stress), 2) l’utilisation de la salive comme méthode non invasive pour évaluer le bien-être et la santé des porcelets. Ce projet permettra d’identifier les biomarqueurs spécifiques d’une réaction de stress et de générer plus de données et de connaissances sur les biomarqueurs de la salive afin d'optimiser leur interprétation et leur application. La génération de ces données aidera à l'avenir à mieux définir les possibilités de la salive dans l’évaluation du stress en élevage.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 15 jours (13 jours d'adaptation et 2 jours de stress de mélange). Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels. Un animal d’un même groupe sera transféré d’une cage à une autre (manipulation du l'animal inférieure à 1 minute) afin de créer un stress social et mimer les traits de vie des porcs qui en condition d’élevage subissent des regroupements avec des congénères non familiers à différents moments de leur cycle de production. Le mélange aura lieu une fois de J13 à J15. Les animaux seront soumis à 2 prélèvements sanguins à J11 et à J15 au niveau de la veine jugulaire avec une période de récupération de 4 jours entre les prélèvements. A chaque temps de prélèvement, un volume de sang de 2 ml de sang nécessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguin sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de prélèvement ne dépassera pas 1 minute. Des prélèvements de salive seront réalisés à l’aide d’écouvillons en mousse présentés à chaque animal pour mastication à J11, à J13 (30 minutes, 1H ,3H et 6H post mélange) à J14 ( 24H post mélange) et à J15 (48H post mélange) pendant environ 2 minutes pour récupérer au moins 100µl de salive nécessaire et suffisant pour l’analyse des diffférents paramètres salivaires prévus.

Impact sur les animaux

La durée du stress social n’est pas assez longue pour enregistrer des effets sur l’ingestion et la prise de poids. Blessures dues aux griffures lors de la lutte des animaux dominants pendant le stress de mélange. Inconfort et stress dû à la contention des animaux pour les prises de sang.

Devenir

Les animaux du groupe T2 , soit 6, seront mis à mort afin de prélever des tissus et des organes pour établir une banque d’échantillons qui serviront aux développements de méthodes d’analyses in vitro. Placement des animaux du groupe T1, soit 6 animaux.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. En effet l'étude vise à montrer l’impact du mélange des animaux sur les biomarqueurs du stress analysés un niveau de la salive comme échantillon biologique obtenu de manière non invasive et moins douloureuse pour l’animal en comparaison aux prélèvements sanguins, afin de faciliter le suivi du contrôle du bien-être des animaux en ferme et de mieux répondre aux exigences sur les soins et l’utilisation des animaux de recherche.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux maximum a utilisé pour évaluer l’hypothèse de ce projet exploratoire. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter des bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux, de réaliser le mélange des animaux et générer des données scientifiquement interprétables. L'ensemble des analyses réalisées permettront de mieux définir les possibilités d'utilisation de la salive comme méthode non invasive d"évaluation du stress chez les animaux de ferme.

Raffinement

La contention des animaux en vue de leur transfert d’une cage à une autre est réalisée dans le calme et sans brutalité en évitant de claquer les portes des cages métalliques, en attrapant les porcelets de 5 à 10 kg par la patte arrière juste au-dessus du jarret et en le soulevant en plaçant l’autre main sous la poitrine pour les sortir. L’inconfort et le stress dus à l’immobilisation des animaux pour les prises de sang sont réduits par une manipulation compétente et rapide des animaux, par un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement et en respectant les périodes de récupération nécessaires. A la fin de la prise de sang, l’animal peut-être caresser au niveau du groin ou sous le cou. Une période d’adaptation et d’habituation aux écouvillons en mousse pour le prélèvement de salive en utilisant de la compote de pomme sera mise en place. Des enrichissements (jouets suspendus en caoutchouc ou à mâcher) seront mis en place dans toutes les cages de JO à J13 et puis retirés uniquement du groupe T2 lors du mélange des animaux de J13 à J15. Ce retrait des enrichissements dans le groupe T2 a été choisi pour ne pas compromettre l’impact du mélange sur les paramètres du stress pour le groupe T2 et renforcer le changement d’environnement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact olfactif, auditif et visuel avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

L'évolution de l'industrie porcine vers des systèmes de production intensive à grande échelle a augmenté l'exposition des porcs aux facteurs de stress environnementaux, physiologiques et sociaux. Les porcins constituent donc une cible privilégiée pour élaborer des stratégies efficaces de lutte et améliorer le bien-être et prévenir les maladies liées au stress en élevage. De porcelets sevrés à 28 jours d’âge au niveau de l’élevage et réceptionnés avec un poids vif de 6-8 kg en moyenne seront utilisés. Les animaux seront utilisés au stade de porcelets qui sont plus sujet à des réactions de stress résultants des changements d’environnement social mais aussi aux pratiques de gestion courantes dans les élevages commerciaux.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 60
Souffrances
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Devenir
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Placés à 30 kg dans des cages de 52 centimètres sur 117, où ils ne peuvent pas se retourner, 60 porcs y passent quatorze des vingt-huit jours de l'essai. Ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, la collecte séparée des fèces et de l'urine imposant, selon le porteur, cette contention prolongée. Le projet mesure la digestibilité d'aliments à très basse teneur en protéines et les émissions gazeuses associées, pour réduire l'impact environnemental de la production porcine à performances de croissance égales. Aucun porc ne quitte l'essai vivant, parce que les acides aminés de synthèse testés, leucine, isoleucine et histidine, ne sont pas autorisés dans l'alimentation porcine.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont de quantifier les effets de stratégies alimentaires à très basse teneur en protéines associées à une gestion optimisée des effluents sur les performances de croissance des animaux, sur l’utilisation digestive et métabolique par les animaux, sur la répartition de l’azote entre urine et fèces avec des répercussions potentielles sur la composition des effluents, les émissions gazeuses associées et leur potentiel de valorisation.

Bénéfices attendus

Notre hypothèse est que nous pouvons réduire l’impact environnemental de la production porcine en maintenant les performances de croissance des animaux. Pour que la réduction d’impacts obtenues au kg d’aliment produit soit conservée au kg de porc produit, il faut que les performances de croissance soient maintenues.

Procédures

Les animaux seront logés dans des cages à digestibilité de dimension : 52 x 117cm pendant 14 jours sur les 28 jours d'expérimentation.

Impact sur les animaux

La mesure de l’utilisation digestive d’un aliment chez le porc nécessite de collecter totalement les fèces des animaux, qui ne doivent pas être contaminées par l’urine. Ainsi, il est nécessaire de placer les animaux dans des cages à digestibilité (dimensions : 52 x 117cm) dont les dimensions sont réduites afin d’empêcher l’animal de se retourner tout en lui maximisant l’espace disponible. Les cages sont ainsi équipées d’un système de parois ajourées mobiles et de barreaux permettant de maintenir le contact entre les animaux.

Devenir

L'ensemble des animaux seront euthanasiés à la fin de l'expérimentation car nous allons tester des acides aminés de synthèse pas encore autorisés sur le marché de l'alimentation porcine (leucine, isoleucine, histidine). La mise à mort des porcs sera effectuée par injection intraveineuse de T61 (association d’embutramide, d’iodure de mébenzonium et de tétracaïne hydrochloride à la posologie de 1ml/10kg de poids vif) sous anesthésie (Imalgène IM à la posologie de 15mg/kg de poids vif).

Remplacement

L’objectif de ce projet est de tester l’incorporation d’aliments à moindres impacts environnementaux en condition d’élevage sur l’utilisation digestive des écoaliments, les émissions gazeuses à l’échelle de l’animal et la composition et valorisation des effluents. Ces objectifs ne peuvent être atteints par des méthodes mathématiques ou in vitro et nécessitent le recours à une étude in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux de l’essai et le dispositif expérimental mis en place ont été déterminés sur la base d’essais antérieurs afin d’atteindre le niveau de précision souhaité pour évaluer avec précision l’effet des écoaliments en élevage de porcs. Des protocoles similaires conduits dans l’unité ont utilisés entre 4 et 6 porcs par régime pour obtenir une précision satisfaisante dans les valeurs de digestibilité. En conséquence, nous conduirons nos mesures avec 6 porcs par régime.

Raffinement

La collecte totale des déjections sur des animaux entravés est à l’heure actuelle la seule méthode permettant de mesurer la digestibilité d’un aliment avec une grande précision. Les cages dans lesquelles seront hébergés les animaux seront équipées de barreaux et seront toutes placées dans la même pièce pour maintenir un contact visuel, auditif et olfactif entre les porcs. L’appétit, l’ingestion d’eau, le comportement des animaux ainsi que l’état de la cage seront observés au moins deux fois par jour par le personnel technique afin de détecter des blessures éventuelles, des diarrhées ou des troubles respiratoires. Tout animal présentant l’un de ces troubles fera l’objet d’une prise en charge immédiate.

Choix des espèces

La cible de l’étude est le porc en croissance-finition. Nous allons utiliser un croisement répandu dans les élevages commerciaux français (Piétrain X (Large White X Landrace)). Les animaux seront des porcs d’un poids vif de 30kg en début d’essai pour l'étude des aliments croissance et de 60kg en début d’essai pour l'étude des aliments finition. Nous avons choisi de travailler avec des animaux dont le poids vif moyen atteint au cours de l’étude correspond au poids vif moyen des porcs en phase croissance et en phase finition.