Mammifères "de rente"

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  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Équidés : 26
Souffrances
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Devenir
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26 jeunes chevaux vont être utilisés, gardés vivants et rendus à l'élevage à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poulain subit un sevrage imposé à six mois et deux examens IRM à dix mois d'intervalle, pour mesurer les effets du sevrage précoce sur le développement social et cérébral. Le porteur reconnaît que le sevrage imposé induit "potentiellement du stress" mais décrit un hébergement en groupe qu'il présente comme supérieur à la pratique courante en box individuel. Il affirme que le recours au cheval domestique est "nécessaire" car le projet porte sur l'élevage même de cette espèce.

Objectifs

Le sevrage est souvent réalisé atour 6 mois dans la pratique (voir encore plus tôt) pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il s’agit d’une pratique qui est répétée par habitude car étant traditionnelle et majoritaire. Elle est donc peu questionnée. Ensuite, elle permettrait de remettre plus rapidement la jument à la reproduction et de limiter la fatigue physique liée à la lactation. De plus, certaines personnes considèrent que retirer la mère permet de réorienter l’attention du poulain vers l’humain, et donc de faciliter son entrainement. Enfin, l’hébergement en box individuel est encore très répandu et est donc incompatible avec le maintien d’une vie sociale – y compris avec la mère – des jeunes animaux. Les bienfaits d’un sevrage plus tardif sont encore peu connus alors qu’il existe un fort contraste entre ce sevrage imposé à 6 mois et ce qui est observé en conditions libres (sevrage très progressif de 9 mois jusqu'à parfois 2-3 ans) . Nos résultats permettront de déterminer si 1/ le sevrage imposé influence le développement social, cognitif et/ou cérébral des poulains, 2/ si de tels effets se maintiennent dans le temps ou si au contraire les poulains compensent cet évènement perturbateur sur le long terme lorsqu’ils sont élevés dans un milieu social par ailleurs riche, et 3/ si le sevrage impact à long-terme le bien-être, la personnalité et la maniabilité des jeunes chevaux. Si nos résultats montrent qu’un sevrage réalisé à cet âge et dans ces conditions a des conséquences néfastes durables, alors ils ouvriront la voie à une nouvelle étude où nous pourrons tester d’autres âges de sevrage (e.g. 7 ou 8 mois) pour trouver le meilleur compromis à recommander pour la pratique. Le suivi longitudinal du groupe « sevrage spontané » nous aidera à cibler la période idéale. S’il s’avère que le sevrage pratiqué dans les conditions de l’étude n’induit pas des déficits sociaux, cognitifs et/ou cérébraux durables, ni n’altère durablement le bien-être ou la relation à l’humain, alors les recommandations pourront se concentrer sur la manière de faciliter ce type de sevrage et ne nécessiteront pas nécessairement de tester d’autres âges. Dans tous les cas, des recommandations concrètes sur la gestion des poulains pourront être faites. De manière plus globale, cette étude ouvrira la voie à cette thématique sur l’optimisation de l’élevage des jeunes afin de garantir un développement idéal et adapté aux conditions domestiques.

Bénéfices attendus

Meilleure caractérisation de l'impact du sevrage équin et apport de connaissances en matière de bien-être animal.

Procédures

Tous les animaux seront utilisés pour des scans IRM à deux reprises (10 mois d’intervalle) pour évaluer les aspects développementaux

Impact sur les animaux

Potentiellement du stress lors du sevrage imposé.

Devenir

Tous les animaux retourneront en élevage après la procédure.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer nos animaux avec une autre espèce ou un substitut non-vivant. L’utilisation du cheval domestique est nécessaire car notre projet répond à des questions précises concernant l’élevage de cette espèce. De plus, nous avons besoin d’un modèle animal qui présente un développement assez long et pour lequel nous avons déjà les bases quant à l’étude de son comportement et de sa neurobiologie.

Réduction

Pour une étude basée sur un approche IRM, notre effectif est plutôt important (N=2x12 poulains). Ainsi, nous optimisons nos chances d’obtenir un contraste suffisant entre les groupes expérimentaux, voire entre les individus. Les conditions de vie sont en adéquation avec les besoins de l’espèce (i.e. herbivore social). Les conditions de vie du groupe « sevrage imposé » (i.e. traitement avec l’impact supposé le plus négatif) correspondent en fait à la réalité observée dans la pratique, voire mieux puisque nos animaux ne seront pas maintenus en isolement social alors que l’hébergement en box individuel est encore courant au sein de la filière. Enfin, les animaux ne seront pas sacrifiés à la fin de protocole. La taille de nos effectifs (12 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances. Si les conditions de normalité de la distribution et d’homogénéité des variances sont remplies, nous utiliserons des tests paramétriques. Si les conditions ne permettent pas d’utiliser des tests paramétriques, alors nous utiliserons des tests non-paramétriques du type tests de permutation pour comparer les lots expérimentaux. Des matrices de corrélation pourront être utilisées pour tester les éventuels liens entre paramètres comportementaux et neurobiologiques, si la variabilité inter-individuelle intra-groupe le permet. Dans le cas où une différence de 15% est observée entre les deux groupes expérimentaux pour un paramètre donné, avec des écart-types de 12% autour de la moyenne et un seuil de 0,05, nous obtiendrions une puissance de test de 87% pour un test t de student et 83% avec un test de Mann Withney (outils AnaStats).

Raffinement

Les conditions de vie des animaux seront en adéquation avec les besoins de l’espèce. En tant qu’espèce sociale, ils bénéficieront d’un maintien en groupe social. Ils seront hébergés en pâture ou en stabulation (grand box collectif), selon les conditions météorologiques. Des objets d’enrichissement seront présents en stabulation (ex. brosse électrique, bois à ronger…). Leur alimentation sera principalement composée de fourrage et d’herbage afin qu’ils aient la possibilité en continu de s’alimenter avec une alimentation riche en fibres. L’hébergement collectif leur donnera également une liberté de mouvement et un budget d’activité a priori conformes à ce qui attendu en conditions libres. Ainsi, l’ensemble de ces conditions de vie que nous proposons sont au-delà des conditions standards généralement observées dans la pratique, où l’hébergement en box individuel est très répandu (ce qui induit donc un isolement social et une restriction de l’activité locomotrice importante).

Choix des espèces

L’utilisation du cheval domestique est nécessaire car notre projet répond à des questions précises concernant l’élevage de cette espèce. De plus, nous avons besoin d’un modèle animal qui présente un développement assez long et pour lequel nous avons déjà les bases quant à l’étude de son comportement et de sa neurobiologie. Notre équipe possède cette expertise sur le modèle équin. Nous utiliserons des poulains à partir de l’âge de 6 mois, c’est-à-dire l’âge du sevrage tel qu’il est pratiqué sur le terrain et qui correspond à la période de vie qui nous intéresse. Les animaux seront ensuite suivi durant 1 an.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Cochons : 20
Souffrances
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Devenir
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20 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention chirurgicale abdominale par laparoscopie (ablation de la vésicule, résection du foie, du côlon ou de l'intestin), non pour le soigner mais pour comparer des dispositifs d'aspiration des fumées chirurgicales, potentiellement toxiques pour les soignants humains. Le porteur justifie le recours au porc par les similitudes anatomiques de sa cavité abdominale avec celle de l'humain, en indiquant que le volume d'un petit animal ne permettrait pas ce type d'intervention. Les bénéfices annoncés visent la mise au point de normes d'efficacité transposables aux blocs opératoires humains.

Objectifs

comparer l’efficacité de plusieurs dispositifs commercialisés pour l’élimination des aérosols chirurgicaux en laparoscopie, potentiellement toxiques pour l’homme

Bénéfices attendus

Cette première étude permettra de donner un premier aperçu de l’utilité des différentes méthodes d’extraction des fumées opératoires et de la concentration résiduelle de ces dernières dans l’atmosphère du bloc opératoire. Nous pourrons ensuite développer une technique de mesure fiable, transposable dans les blocs opératoires humains et essayer d’établir des normes d’efficacité des divers procédés utilisés pour limiter la diffusion des fumées opératoires

Procédures

Les animaux seront soumis une seule fois à une intervention sous anethésie générale : cholecystectomie ou résection hépatique mineure ou résection colique ou résection d’intestin grêle proximal ou résection d’intestin grêle distal. A la fin de l'intervention, l'animal ne sera pas réveillé et euthanasié par l'administration d'un barbiturique.

Impact sur les animaux

Il s’agit d’une procédure à la fin de laquelle les animaux seront sacrifiés, sous anesthésie générale profonde. Ils ne seront soumis avant l’intervention qu’à une privation de nourriture pendant 12h avec accès libre à l’eau. Ensuite les interventions se dérouleront sous anesthésie générale et analgésie adaptée et la mise à mort sera effectuée à la fin de la procédure.

Devenir

Notre projet comporte des procédures chirurgicales qui pourraient être délétères par la suite pour les animaux de l’étude. Ces animaux seront donc euthanasiés à la fin de la procédure.

Remplacement

Nous ne pouvons pas comparer les mesures de concentration des fumées chirurgicales dans un modèle ex vivo, l’utilisation d’un modèle animal est indispensable pour reproduire la cavité péritonéale humide et respecter les caractéristiques de la ventilation mécanique et le milieu chaud et humide fermé de manière imparfaite (fuites autour des trocarts). Le volume de la cavité péritonéale chez le petit animal ne permet pas de réaliser ce type d’intervention. Les instruments et les insufflateurs de chirurgie laparoscopique ne sont pas adaptés pour un si petit volume et les trocarts d’accès ne peuvent pas être utilisés chez le petit animal. Nous avons choisi le modèle porcin du fait de sa disponibilité et de ses nombreuses similitudes anatomiques avec l’homme, notamment sont système digestif.

Réduction

nous avons limité le nombre d’animaux au plus juste pour avoir des résultats statistiquement exploitables. Nous utiliserons 20 animaux (4 groupes de 5 seront comparés). Nous nous sommes basés sur l’étude pivot faite in vitro et en utilisant les différences observées dans cette étude, nous utiliserons des tests conçus pour les petits effectifs, notamment les tests exacts (Fisher). En nous basant sur les données de mesure de particules induite par la fumée chirurgicale in vitro, nous avons ainsi calculé la taille minimale d’un groupe de 5 animaux afin de respecter un niveau de signification de 95% et une puissance de 80%.

Raffinement

les animaux seront dans des cases spacieuses contiguës avec des parois ajourées permettant le contact visuel entre les animaux et ils ne seront gardés en box de préanesthésie que la veille de l’intervention. Nous n’avons aucun intérêt à exposer les animaux à un stress avant ou pendant l’intervention. La fréquence cardiaque sera enregistrée tout le long des interventions. En cas d’accélération du rythme cardiaque, sans perte sanguine associée, nous allons renforcer le traitement antalgique. En cas de tachycardie supérieure à 170 battements par minute, persistante, au-delà de 5 minutes, malgré l’administration d’analgésiques, nous allons procéder à l’euthanasie (point limite). Mais nos procédures ne devraient pas être particulièrement douloureuses, elles reproduisent des interventions courantes chez l’homme sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Le porc est une espèce animale classiquement utilisée pour les études de pharmacocinétique de la chimiothérapie intrapéritonéale. L’anatomie digestive et les dimensions de la cavité péritonéale, similaires à l’homme, permettent de tester au mieux les modalités de diffusion péritonéale et extrapéritonéales des fumées chirurgicales. Le volume d’insufflation est similaire à l’homme et les instruments chirurgicaux et les dispositifs d’aspiration de la fumée disponible sur le marché humain peuvent être utilisés tels quels. Le porcelet (40Kg, 3-4 mois) est l’espèce modèle la plus usitée car le volume et la texture du péritoine de la cavité péritonéale est similaire à l’homme et nous permet d’appréhender au mieux les contraintes de volume en fonction de différents type de chirurgie et des systèmes de section-coagulation

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 20
Souffrances
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Devenir
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20 juments vont être utilisées, réutilisées à l'issue et rendues à leur troupeau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent sept à huit ponctions veineuses à la jugulaire à différents stades du cycle, pour comparer les dosages hormonaux sanguins à des dosages salivaires en cours de développement. Le porteur présente le projet comme un "gain éthique", ces tests salivaires devant à terme éviter les prises de sang et les injections d'hormones en élevage. Il indique que les juments sont entraînées aux prélèvements et que le volume prélevé ne dépasse pas 5 ml par ponction.

Objectifs

Actuellement, le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments nécessitent des interventions douloureuses. En effet, pour vérifier si une jument a repris les cycles de reproduction après le repos sexuel hivernal (test de cyclicité), ou pour vérifier si elle est gestante après une insémination (test de gestation), les éleveurs demandent au vétérinaire de réaliser une prise de sang pour un dosage hormonal. Par ailleurs, pour inséminer une jument au plus près de l’ovulation afin de maximiser le taux de réussite, les éleveurs demandent au vétérinaire de réaliser des échographies transrectales quotidiennes pour suivre la croissance des follicules ovariens puis d’induire l’ovulation par injection d’hormones. Ces interventions sont invasives (prises de sang et injections), couteuses (intervention d’un vétérinaire) et les hormones rejetées via les urines ont un impact négatif sur l’environnement. L’objectif de notre laboratoire est de proposer des alternatives aux prises de sang et aux injections d’hormones en développant des dosages hormonaux dans la salive équine. L’objectif de ce projet est de collecter de la salive et du sang sur des juments à différents stades du cycle afin de comparer les dosages sanguins actuellement utilisés et les dosages salivaires que nous développerons.

Bénéfices attendus

Les prélèvements de sang et de salive aux différents stades permettront 1) de comparer des juments en repos sexuel et des juments cycliques pour développer un test salivaire de cyclicité, 2) de comparer des juments gestantes et non gestantes pour développer un test salivaire de gestation, 3) de suivre l’évolution des hormones salivaires dans les jours précédents l’ovulation pour identifier un biomarqueur prédictif de l’ovulation qui permettra d’inséminer au plus près de l’ovulation, 4) de suivre l’évolution des hormones salivaires dans les jours précédents la mise-bas pour identifier un biomarqueur prédictif de la mise-bas afin de placer la jument dans de bonnes conditions et de faciliter sa surveillance. L’éleveur pourra ainsi éviter les prises de sang pour le test de cyclicité ou de gestation et réaliser lui-même les prélèvements de salive, ce qui permettra un gain éthique : diminution des actes douloureux en élevage, contacts moins anxiogènes avec l’humain (l’éleveur plutôt que le vétérinaire souvent associé à des actes désagréables). L’éleveur pourra de plus identifier le moment opportun pour inséminer ses juments à l’aide d’un biomarqueur salivaire prédictif de l’ovulation, sans avoir recours aux injections d’hormones pour l’induction d’ovulation, ce qui permettra de diminuer les rejets hormonaux dans l’environnement. L’éleveur pourra enfin prévoir le moment du poulinage à l’aide d’un biomarqueur prédictif de la mise-bas, ce qui permettra un gain éthique en plaçant la jument dans de bonnes conditions.

Procédures

Entre le mois de janvier et le mois de juillet, nous réaliserons : - 8 prélèvements de 5ml de sang par ponction veineuse à la jugulaire sur un lot de 10 juments : 1 prélèvement au stade 1 (repos sexuel hivernal), 5 prélèvements au stade 2 (dans les 5 jours avant ovulation), 1 prélèvement au stade 3 (phase lutéale), 1 prélèvement au stade 4 (début de gestation), - 7 prélèvements de 5ml de sang par ponction veineuse à la jugulaire sur un lot de 10 autres juments au stade 5 (dans les 7 jours avant la mise-bas).

Impact sur les animaux

Entre le mois de janvier et le mois de juillet, nous réaliserons : - 8 prélèvements sur 10 juments : 1 prélèvement au stade 1 (repos sexuel hivernal), 5 prélèvements au stade 2 (avant ovulation), 1 prélèvement au stade 3 (phase lutéale), 1 prélèvement au stade 4 (début de gestation), - 7 prélèvements sur 10 autres juments au stade 5 (avant la mise-bas). Lors des prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général. Les animaux ne ressentent pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Afin de limiter la douleur, les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit (1291-MO-0079).

Devenir

Après chaque expérimentation, les animaux ont un examen vétérinaire afin de vérifier qu’ils ont pleinement recouvré leur état de santé et de bien-être, puis ils retournent dans le troupeau.

Remplacement

Ce projet concerne des dosages salivaires pour le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments, il implique des prélèvements de salive et des suivis de cycle de reproduction, l’utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée.

Réduction

Au cours d’une étude prospective en 2019, nous avons réalisé des prélèvements de sang et de salive sur des juments afin d’étudier le stéroïdome et le métabolome de la salive équine. Nous avons ainsi une connaissance préliminaire des concentrations des hormones stéroïdiennes et des métabolites dans la salive équine et de la variabilité individuelle. Dans ces conditions, l’effectif de 10 juments par groupe est nécessaire et suffisant pour observer des différences significatives entre stades du cycle avec une analyse de type ANOVA sur mesures répétées suivie d’un test de Tukey. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous utiliserons les mêmes juments pour les prélèvements des stades 1 à 4 (du repos sexuel hivernal jusqu’au début de gestation), ce qui permettra de plus que chaque animal soit son propre témoin. Les prélèvements au stade 5 seront réalisés sur 10 autres juments afin qu’ils soient réalisés au cours de la même année (durée de gestation des juments : 11 mois).

Raffinement

Les juments que nous utiliserons ont bénéficié d’un entrainement pour la réalisation de prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire sans stress, elles restent calmes et détendues lors des prélèvements sanguins. De plus, le personnel de l’unité expérimentale a suivi une formation pour comprendre la perception du cheval et apprendre les méthodes pour l’approcher et le manipuler sans induire de stress ou de peur. Les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit. La fréquence des prélèvements sera faible et le volume prélevé ne dépassera pas 5ml par animal. Après les prélèvements sanguins, une surveillance de la zone de prélèvement sera réalisée quotidiennement, en cas de phlébite sur une veine, les prélèvements suivants seront réalisés de l’autre coté et un baume apaisant et anti-inflammatoire sera appliqué. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux (fièvre, problèmes respiratoires, perte de poids, prostration, …) une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté sera mis en place. L’animal sortira du protocole si nécessaire

Choix des espèces

Ce projet concerne des dosages salivaires pour le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments, il est donc nécessaire de choisir l’espèce équine. Nous utiliserons des animaux adultes pubères qui présentent des cycles de reproduction réguliers.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 80
Souffrances
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Devenir
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 80
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80 veaux vont être utilisés, renvoyés en élevage à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Ils sont maintenus dans des cages individuelles qui les empêchent de se retourner et équipés d'un harnais de collecte des fèces pendant neuf jours, placés dans des enceintes fermées pendant sept jours et soumis à un jeûne de moins de 24 heures, pour mesurer l'utilisation digestive et métabolique de différents aliments. Le porteur décrit l'isolement et la restriction de mouvement comme les principales contraintes, et indique les atténuer par des dispositifs audio et la proximité des cages. L'objet réel du projet est de mieux calibrer l'alimentation des veaux d'élevage, notamment pour réduire les rejets azotés dans l'environnement.

Objectifs

Les veaux issus des troupeaux de vaches laitières peuvent être alimentés avec des proportions variables d'aliments liquides (aussi appelés aliment d'allaitement) et d'aliments solides selon leur devenir. Ainsi, les veaux destinés à la production de viande de veau sont généralement élevés avec une forte quantité d'aliments liquides et une faible quantité d'aliments solides. A l'inverse, les autres veaux (destinés au renouvellement du troupeau de vaches laitières, ou à la production de viande sous forme de taurillons) sont élevés avec une faible quantité d'aliments liquides, mais une forte quantité d'aliments solides. Chez les ruminants, les aliments solides sont orientés vers le rumen, où se déroulent les fermentations associées à la rumination, avant de rejoindre l'estomac, puis les intestins. A l'inverse, les aliments liquides sont directement orientés vers l'estomac via le mécanisme de fermeture de la gouttière oesophagienne, sans étape de rumination. Il résulte de cette particularité des modifications dans les utilisations digestives et métaboliques des aliments selon leur nature. Les objectifs du projet sont de déterminer les utilisations digestives et métaboliques de 10 rations expérimentales (figure 1) : 1/les rations 1 à 4 sont constituées de proportions variables d'aliments d'allaitement et d'aliments solides (de 90 à 0% d'aliment d'allaitement) de façon à évaluer l'effet de la substitution entre ces deux types d'aliments. Pour ces 4 rations, les aliments solides sont constitués de fourrages (mélanges de paille et de foin) et de concentrés de céréales et de protéagineux. 2/les rations 5 à 8 contiennent 57% d'aliment d'allaitement et 43% d'aliments solides. La composition des aliments solides varie afin de contenir des proportions variables de paille et de foin en association avec un concentré de céréales et de protéagineux de façon à évaluer les conséquences induites par le type de fourrage utilisé. 3/les rations 9 et 10 contiennent sont constituées de 85% d'aliment d'allaitement et de 15% d'aliment solide. Les rations 9 et 10 se distinguent par la composition de l'aliment d'allaitement (utilisation de deux poudres de lait écrémé issues de deux procédés industriels différents). La composition de l'aliment solide est la même pour les deux rations: concentré de céréales et de protéagineux en association avec de la paille. Toutes les rations seront calculées de façon à satisfaire les besoins nutritionnels des animaux.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre de disposer de mesure originales pour connaître les utilisations digestives et métaboliques de différents aliments chez les veaux. Aujourd'hui, la complémentarité entre les aliments d'allaitement et les aliments solides est mal maitrisée dans les élevages, ce qui aboutit à des déséquilibres nutritionnels caractérisés par un excès de certains nutriments. Par exemple, un excès de protéines dans l'alimentation est à l'origine de rejets excédentaires qui sont néfastes pour l'environnement. Le projet permettra de proposer des règles pour mieux alimenter les veaux.

Procédures

Les fèces sont collectés lors de la défécation naturelle, mais ceci néssite de placer les animaux dans des cages individuelles les empechant de se retourner et de les équiper d'un harnais de collecte des fèces. Les veaux seront équipés du harnais pendant la durée la plus courte possible (9 jours au cours des procédures 2, 4, 5 et 6). La mesure de la production de chaleur nécessite de placer les animaux dans des enceintes pendant 7 jours (procédures 4 et 5). La mesure de la production de chaleur basale nécessite de placer les animaux dans une situatuin de jeûne pendant moins de 24 h (procédure 5).

Impact sur les animaux

Les objectifs du projet nécessitent de placer les animaux dans des conditions d'hébergement particulières. D'une part, les procédures 2, 3, 4, 5 et 6 nécessitent d'héberger les animaux individuellement. Dans les procédures 2 et 6, la liberté de mouvement est également restreinte de façon à pouvoir collecter les fèces des animaux en les séparant des urines. Les procédures 4 et 5 renforcent l'isolement des animaux puisque ceux-ci sont alors hébergés individuellement dans des enceintes fermées. La procédure 5 met enfin en oeuvre un jeûne alimentaire de moins de 24 heures.

Devenir

A l'issue des procédures 3, 5 et 6, les animaux réintègrent une structure d'élevage car toutes les rations sont élaborées de façon à satisfaire les besoins nutritionnels des animaux et en n'utilisant que des matières premières autorisées en alimentation animale pour les veaux.

Remplacement

Nous souhaitons mesurer les réponses digestives et métaboliques aux apports d'aliments liquides et d'aliments solides. Pour cela, nous avons besoin de mettre en place des expérimentations sur animaux dont l'objectif est d'obtenir des valeurs de digestibilité et de productions de chaleur, qui est l'un des éléments descriptifs de la réponse animale.

Réduction

Le nombre d'animaux a été estimé sur la base d'essais antérieurs qui utilisaient entre 4 et 5 animaux par lot afin d'obtenir des valeurs nutritionnelles mesurées avec un coefficient de variation inférieur à 1 %. Le projet se déroule en 2 étapes. Au cours de la première étape, nous allons évaluer 8 rations, ce qui représente un total de 40 animaux. Cet effectif sera doublé pour certaines procédures d'adaptation alimentaire, afin de disposer de l'effectif de 40 animaux au moment des mesures. La deuxième étape mobilise 10 animaux supplémentaires, ce qui correspond à l'effectif nécessaire d'après les essais précédemment menés.

Raffinement

La première étape du projet nécessite de placer les animaux dans des enceintes qui isole fortement les animaux. Les enceintes sont équipées de dispositifs audio permettant aux animaux de s'entendre. Lors de la deuxième étape, les cages dans lesquelles sont hébergées les animaux seront placées à proximité les unes des autres, de façon à limiter l'isolement des animaux. Tous les animaux réintègrent une structure d'élevage en fin de projet.

Choix des espèces

il s'agir de l'espèce-cible de l'étude. Les animaux seront d'un poids vif d'environ 150 kg (première étape) à 250 kg (deuxième étape) et correspondant à des animaux en croissance. Il s'agit du poids vif moyen d'élevage des veaux.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Équidés : 26
Souffrances
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▲ 26
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Devenir
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 26
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26 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis rendus à l'élevage. Ils subissent un sevrage imposé, des prélèvements sanguins mensuels pendant un an et des tests cognitifs et de tempérament, pour mesurer les effets de ce sevrage précoce sur leurs compétences sociales et leur cerveau. Le porteur reconnaît que le sevrage imposé peut être une source de stress pour les poulains. L'étude porte sur une pratique d'élevage courante et se présente comme une contribution à la connaissance du bien-être des chevaux.

Objectifs

Le sevrage est souvent réalisé atour 6 mois dans la pratique (voir encore plus tôt) pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il s’agit d’une pratique qui est répétée par habitude car étant traditionnelle et majoritaire. Elle est donc peu questionnée. Ensuite, elle permettrait de remettre plus rapidement la jument à la reproduction et de limiter la fatigue physique liée à la lactation. De plus, certains considèrent que retirer la mère permet de réorienter l’attention du poulain vers l’humain, et donc de faciliter son entrainement. Enfin, l’hébergement en box individuel est encore très répandu et est donc incompatible avec le maintien d’une vie sociale. Les bienfaits d’un sevrage plus tardif sont encore peu connus alors qu’il existe un fort contraste entre ce sevrage imposé à 6 mois et ce qui est observé en conditions libres. En effet, en conditions naturelles, le sevrage s'initie progressivement vers 9 mois et peur courir jusqu'au 2-3 ans de l'animal (i.e. âge de dispersion). Nos résultats permettront de déterminer si 1/ le sevrage imposé influence le développement social, cognitif et/ou cérébral des poulains, 2/ si de tels effets se maintiennent dans le temps ou si au contraire les poulains compensent cet évènement perturbateur sur le long terme lorsqu’ils sont élevés dans un milieu social par ailleurs riche, et 3/ si le sevrage impact à long-terme le bien-être, la personnalité et la maniabilité des jeunes chevaux. Si nos résultats montrent qu’un sevrage réalisé à cet âge et dans ces conditions a des conséquences néfastes durables, alors ils ouvriront la voie à une nouvelle étude où nous pourrons tester d’autres âges de sevrage (e.g. 7 ou 8 mois) pour trouver le meilleur compromis à recommander pour la pratique. Le suivi longitudinal du groupe « sevrage spontané » nous aidera à cibler la période idéale. S’il s’avère que le sevrage pratiqué dans les conditions de l’étude n’induit pas des déficits sociaux, cognitifs et/ou cérébraux durables, ni n’altère durablement le bien-être ou la relation à l’humain, alors les recommandations pourront se concentrer sur la manière de faciliter ce type de sevrage et ne nécessiteront pas nécessairement de tester d’autres âges. Dans tous les cas, des recommandations concrètes sur la gestion des poulains pourront être faites. De manière plus globale, cette étude ouvrira la voie à cette thématique sur l’optimisation de l’élevage des jeunes afin de garantir un développement idéal et adapté aux conditions domestiques.

Bénéfices attendus

Meilleure caractérisation de l'impact du sevrage équin et apport de connaissances en matière de bien-être animal.

Procédures

Tous les animaux seront utilisés pour des tests comportementaux (tests cognitifs vers 16 mois et tests de tempérament vers 18 mois) et des prélèvements sanguins mensuels au cours d'une année. Les tests de tempérament durent environ 1h par cheval et n’ont lieu qu’une fois. Une familiarisation au box de test a lieu trois fois dans les jours précédents les tests de tempérament. Il s’agit simplement de placer le cheval, libre d’explorer, dans la zone de test durant 15 min. Les tests cognitifs ont une durée variable qui dépendra des performances cognitives des animaux. Ils seront soumis à des sessions de 1h maximum, espacées de 1 à 2 jours. Ces sessions se répéteront durant plusieurs semaines (temps min : 3 semaines temps max : 6 semaines) en fonction de leur vitesse d’acquisition. Ils sont uniquement basés sur la coopération des animaux et leur motivation à obtenir de l’aliment.

Impact sur les animaux

Potentiellement du stress lors du sevrage imposé.

Devenir

Tous les animaux retourneront en élevage après les procédures.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer nos animaux avec une autre espèce ou un substitut non-vivant. L’utilisation du cheval domestique est nécessaire car notre projet répond à des questions précises concernant l’élevage de cette espèce. De plus, nous avons besoin d’un modèle animal qui présente un développement assez long et pour lequel nous avons déjà les bases quant à l’étude de son comportement et de sa neurobiologie.

Réduction

Pour une étude utilisant l'IRM (APAFIS n°33160), notre effectif est plutôt important (N=2x12 poulains). Ainsi, nous optimisons nos chances d’obtenir un contraste suffisant entre les lots expérimentaux, voire entre les individus. Les conditions de vie sont en adéquation avec les besoins de l’espèce, le groupe « sevrage imposé » (i.e. traitement le plus « négatif ») correspond en fait à la réalité observée dans la pratique (mais sans isolement social) et les animaux ne seront pas mis à mort à la fin de protocole. La taille de nos effectifs (12 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances. Si les conditions de normalité de la distribution et d’homogénéité des variances sont remplies, nous utiliserons des tests de comparaison paramétriques. Si les conditions ne permettent pas d’utiliser des tests paramétriques, alors nous utiliserons des tests non-paramétriques du type tests de permutation pour comparer les lots expérimentaux. Des matrices de corrélation pourront être utilisées pour tester les éventuels liens entre paramètres comportementaux et neurobiologiques, mais uniquement si la variabilité inter-individuelle intra-groupe le permet. Puissance des tests : dans le cas où une différence de 15% est observée entre les deux groupes expérimentaux pour un paramètre donné, avec des écart-types de 12% autour de la moyenne et un seuil de 0,05, nous obtiendrions une puissance de test de 87% pour un test t de student et 83% avec un test de Mann Withney (outils AnaStats).

Raffinement

Les conditions de vie des animaux seront en adéquation avec les besoins de l’espèce. En tant qu’espèce sociale, ils bénéficieront d’un maintien en groupe social. Ils seront hébergés en pâture ou en stabulation (grand box collectif), selon les conditions météorologiques. Des objets d’enrichissement seront présents en stabulation (ex. brosse électrique, bois à ronger…). Leur alimentation sera principalement composée de fourrage et d’herbage afin qu’ils aient la possibilité en continu de s’alimenter avec une alimentation riche en fibres. L’hébergement collectif leur donnera également une liberté de mouvement et un budget d’activité a priori conformes à ce qui attendu en conditions libres. Ainsi, l’ensemble de ces conditions de vie que nous proposons sont au-delà des conditions standards généralement observées dans la pratique, où l’hébergement en box individuel est très répandu (ce qui induit donc un isolement social et une restriction de l’activité locomotrice importante). Concernant l'habituation aux tests, elle consistera à exposer les animaux en amont au lieux et aux dispositifs de tests. Des critères seront définis à chaque étape. Les sessions seront courtes (15 min max) et nous mettrons en place des critères (ex. avoir été en contact avec le dispositif d’apprentissage lorsqu’il a l’occasion de l’explorer librement). Des observations sont réalisées et une attention particulière est portée aux indicateurs de stress aigus (e.g. soufflements et ronflements, posture d’alerte, défécations…)

Choix des espèces

Nous avons besoin d’animaux vivants car notre projet explore les liens entre le développement socio-cognitif et neurobiologique. Il nécessite donc l’observation d’animaux vivants, ainsi que l’étude non létale de leur cerveau (par IRM) afin de permettre un suivi longitudinal.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Contrôles de qualité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

120 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur ponctionne l'artère fémorale pour emboliser les artères du rein et du foie à travers un cathéter, avec des contrôles répétés à deux, sept et vingt-huit jours et sous anesthésie générale, pour tester de nouvelles particules d'embolisation résorbables. Le porteur signale des douleurs rénales possibles et un risque d'insuffisance rénale, qu'il dit prévenir en ne traitant qu'un seul rein. Il présente ces données précliniques comme "nécessaires" à la constitution d'un dossier réglementaire pour un dispositif à haut risque, les porcs étant tués pour prélever les organes embolisés.

Objectifs

Les microsphères d’embolisation sont des particules polymériques synthétiques sphériques et calibrées, d’une taille allant de 100 µm à 1 mm. Elles sont utilisées dans le traitement des tumeurs hypervasculaires telles que les fibromes utérins, les méningiomes ou les tumeurs hépatiques primaires ou secondaires, ainsi que dans les hémorragies. Leur action est principalement mécanique, elles agissent comme agent occlusif vasculaire soit pour couper l’apport vasculaire des tissus en aval dans le cas des tumeurs, soit pour arrêter le saignement dans le cas de l’embolisation d’hémostase. La prochaine génération de microsphères sera dégradable. Le caractère temporaire du produit permettra d’assurer l’élimination et la bonne tolérance de l’implant, de récupérer une perméation des vaisseaux après un certain temps pour éventuellement répéter le traitement, voire de libérer localement des principes actifs chargés dans les microsphères de façon contrôlée en jouant chimiquement sur le temps de dégradation des particules. L’objectif du projet est d’évaluer les effets locaux de nouveaux agents d’embolisation, plus précisément les performances occlusives et la tolérance de ces produits à court et moyen terme. Plusieurs études seront réalisées comparant différentes particules d’embolisation pour leur composition chimique, leur taille, leur caractère dégradables ou non, etc. Ces études sont de 2 types : des études de performances pour vérifier que le produit occlut (les bons vaisseaux, pendant combien de temps…) et des études de tolérance pour vérifier essentiellement la biocompatibilité locale. Le nombre d’études, de groupes par étude ou encore leur ordre n’est pas fixé à l’avance et dépendra des données accumulées par le fabricant des produits ainsi que de ses besoins. A titre d’exemple, l’annexe 1 détaille les études prévues pour un premier projet sur une microsphère calibrée résorbable à court terme. Les produits seront administrés par cathétérisme des artères rénales et hépatiques chez des porcs. Les animaux seront soit mis à mort à la fin de la procédure soit réveillés et suivis pendant 1 mois selon que l’on évalue les performances en aigu ou en chronique des particules.

Bénéfices attendus

Les agents d’embolisation particulaires appartiennent aux dispositifs médicaux de classe III, la classe présentant le risque le plus élevé. Des données précliniques sont donc nécessaires pour la constitution du dossier règlementaire.

Procédures

Les animaux vont subir une ponction percutanée de l'artère fémorale qui permettra l'accès vasculaire et l'embolisation des artères rénales et hépatique à travers un cathéter. Des contrôles angiographiques seront faits ultérieurement après l’embolisation (J2, J7 et J28) par une ponction percutanée de l'artère fémorale pour vérifier, à l'aide d'un produit de contraste, la perméabilité des vaisseaux. Des prélèvements de sang seront effectués par la ponction de la veine jugulaire. Toutes les procédures sont effectuées sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les complications per-opératoires sont rares. Elles consistent essentiellement en un spasme artériel qui peut généralement être levé en retirant le cathéter et en attendant quelques minutes. Les complications post-opératoires potentielles consistent en des douleurs rénales. On cherche à prévenir les douleurs par des traitements analgésiques pré et post-opératoires systématiques. On cherche à prévenir l’insuffisance rénale en ne traitant qu’un seul rein, les insuffisances ne survenant habituellement que lorsque >75% du parenchyme rénal est lésé. Ces complications ne sont néanmoins jamais survenues dans l’expérience de l’équipe.

Devenir

Les animaux seront mis a mort pour prelever les organes embolisés (foie et rein) et pour évaluer par examen nécropsiques des eventulles lésions sur les organes à distance. Les paramètres histologiques évalués sur les prélèvements nécropsiques concernent la réaction tissulaire autours des particules.

Remplacement

Un certain nombre de conditions du vivant ne peuvent être modélisées dans des systèmes in vitro : contact avec le sang, déformation des vaisseaux, réaction tissulaire et dégradation des produits, ré-ouverture des vaisseaux, ce qui implique le recours à l’animal vivant.

Réduction

Les normes qui décrivent les tests d’implantation pour les dispositifs médicaux (10993:6) préconisent un minimum de 10 échantillons par type d’implant issus de 3 animaux différents pour prendre en compte la variabilité interindividuelle. On prévoit 4 animaux par type de particules testé au cas où l’un des animaux devrait être exclus de façon précoce. Les évaluations (angiographiques et histologiques) seront répétées dans différents territoires pour chacun des animaux pour diminuer le nombre total d’animaux utilisés

Raffinement

La procédure d’embolisation est réalisée sous anesthésie générale. Des analgésiques et des antibiotiques seront administrés systématiquement au moment des procédures et occasionnellement pendant la période de suivi de 28 jours si l’état de l’animal l’impose. Un protocole de suivi des animaux avec observation quotidienne et des analyses sanguines sont utilisés pour évaluer et réduire au maximum la douleur animale. Les animaux sont logés en cases individuelles avec des cloisons ajourées pour qu’ils puissent se voir et l’enrichissement du milieu sera réalisé à l’aide d’une quantité de paille suffisante pour qu’ils puissent jouer avec.

Choix des espèces

L’utilisation d’un animal de grande taille est imposée par le calibre des particules injectées (>1mm). Le modèle porcin présente des similitudes vasculaires avec l’homme (anatomie générale, calibres des vaisseaux, flux sanguins), permettant de réaliser une embolisation artérielle selon la même procédure et avec le même matériel que chez l’homme. Le modèle d’embolisation de l’artère rénale sur des grands animaux a été largement utilisé pour évaluer la distribution, la durée d’occlusion et reperfusion de différents types d’agents d’embolisation (coils, solutions gélifiantes, particules) . Le modèle d’embolisation de l’artère hépatique a été décrit essentiellement chez le porc avec les mêmes objectifs et permet également d’évaluer la tolérance locale du matériau. En effet, l’irrigation du parenchyme se fait principalement par la veine porte. L’occlusion de la seule artère hépatique par un agent occlusif n’entraîne pas de dommages ischémiques, ce qui permet d’évaluer les modifications tissulaires associées au seul implant. Porc Large White de plus de 25 kg ayant atteint une taille permettant réaliser les procédures de cathétérisme et embolisation avec le même matériel que chez l’homme. Le poids doit être inférieur à 50kg pour des raisons de contraintes d’hébergement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Cochons : 88
Souffrances
▲ -
▲ 8
▲ 80
▲ -
Devenir
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 -
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 88

88 porcs, truies et porcelets, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les porcelets reçoivent deux vaccinations et jusqu'à seize prélèvements sanguins, certains subissent aussi quatre prélèvements de moelle osseuse sous anesthésie générale, pour comparer une stratégie vaccinale combinée à la vaccination classique contre le syndrome respiratoire porcin. Le porteur indique que la souche virale utilisée, peu virulente, ne devrait provoquer qu'une hausse de température et une baisse d'appétit passagères. Les truies vaccinées ne pouvant plus réintégrer le troupeau indemne de pathogènes sont envoyées à l'abattoir, les porcelets étant tués pour prélever leurs tissus.

Objectifs

L'objectif général du projet est d'améliorer la vaccination contre le Syndrome Dysgénésique et Respiratoire Porcin (SDRP) chez les porcelets. L’objectif spécifique est d’évaluer si une stratégie vaccinale combinant une première vaccination grâce à un vaccin de type « ADN anti-SDRP » à un rappel à l'aide d'un vaccin vivant atténué de type « MLV » permet, chez les porcelets porteurs d’anticorps d'origine maternelle (AOM), une meilleure immunité et une meilleure protection qu’une stratégie classique reposant sur l’utilisation d’un vaccin de type « MLV » seul.

Bénéfices attendus

Les connaissances générées dans le cadre de ce projet permettront d’évaluer si l’approche vaccinale combinant une première vaccination avec un vaccin de type « ADN » et un rappel avec un vaccin de type « MLV » pourrait permettre d’immuniser efficacement des porcelets porteurs d’AOM. Plus globalement, ce projet devrait permettre d’envisager des solutions pour vacciner en élevage les porcelets plus efficacement contre le SDRP et ainsi d’obtenir un contrôle plus rapide et plus efficace de cette infection par la vaccination.

Procédures

Pour la procédure 1 : les 8 truies seront soumises à 2 vaccinations intramusculaires et à un total de 4 prélèvements sanguins. Pour la procédure 2 : les 60 (puis 48) porcelets seront soumis à 2 vaccinations intradermiques et à un total de 16 prélèvements sanguins. Pour la procédure 4 : les 10 (ou 20) porcelets seront soumis à 2 vaccinations intramusculaires et à un total de 4 prélèvements sanguins. Ils seront soumis également à 4 prélèvements de moelle osseuse sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables sur les animaux proviendront essentiellement des prélèvements auxquels ils seront soumis (prise de sang et prélèvement de moelle osseuse). L'infection par la souche de virus SDRP qui est peu virulente devrait induire simplement quelques augmentations de température et une diminution temporaire d'appétit.

Devenir

Les truies de la procédure 1 ayant été vaccinées avec un vaccin vivant (MLV) contre le SDRP, elles ne pourront pas retourner dans notre troupeau Exempt d'organismes pathogénes spécifiés (EOPS). Elles seront donc envoyées à l'abattoir. Les porcs de la procédure 2 seront mis à mort à la fin de l’étude afin de prélever des tissus. Les porcs de la procédure 4 ayant été vaccinés avec un MLV anti-SDRP, ils ne pourront pas être réutilisés dans d'autres projets. Ils seront mis à mort à la fin de l’étude.

Remplacement

L’objectif du projet est d’évaluer une nouvelle stratégie vaccinale. Pour évaluer la réponse immunitaire et l’efficacité vaccinale, les tests in vitro ne sont pas adaptés et le recours à un modèle animal est nécessaire.

Réduction

Pour la procédure 1, il est nécessaire d’inclure 8 truies vaccinées afin d’être en mesure d’avoir 6 portées et 60 porcelets avec des AOM pour la procédure 2. Pour la procédure 2, 10 porcelets seront inclus dans chaque groupe (60 porcelets au total) au moment de la vaccination à 3 jours de vie de façon à anticiper d’éventuelles pertes d’animaux sous la mère et à avoir au moins 8 porcelets par groupe au moment du sevrage (à 4 semaines d’âge). Cet effectif de 8 animaux par groupe est le minimum nécessaire pour des analyses statistiques robustes. Pour la procédure 4, 5 porcelets seront vaccinés ou non contre le SDRP pour pouvoir fournir des cellules immunitaires destinées aux études ex vivo. Si les mesures réalisées à partir des cellules prélevées sur les 5 premiers porcs vaccinés et non vaccinés ne sont pas suffisantes, l’étude sera répétée sur les cellules de 10 nouveaux animaux (5 vaccinés et 5 non-vaccinés).

Raffinement

Les animaux sont élevés en groupes stables dans un milieu enrichi (jouets, …). Pour les prises de sang : contention sans lasso tant que la taille des animaux le permet. A la suite de chaque prélèvement, les animaux sont récompensés par de la grenadine. Après challenge avec la souche faiblement virulente de SDRPV : suivi renforcé avec utilisation d'une feuille de score clinique. Pour les prélèvements de moelle osseuse : prélèvement sous anesthésie générale et locale, administration d'un antidouleur

Choix des espèces

Etant donné que seuls les porcins sont sensibles à l’infection par le virus du SDRP, il est indispensable d’avoir recours à cette espèce animale pour l’étude (=espèce cible). Pour la procédure 1 : les truies seront incluses dans l’étude à l’âge de 10 mois environ. Pour la procédure 2 : les porcelets seront inclus dans l’étude dès la naissance avec une première vaccination à 3 jours d’âge. Pour la procédure 3 (collecte de tissus au moment de l’autopsie), les porcs seront inclus à la fin de la procédure 2, à environ 100 jours d’âge. Pour la procédure 4, les porcelets seront inclus au sevrage (à 4 semaines d’âge).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 360

360 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des prises de sang à la jugulaire ou à la queue, des mises à jeun de vingt-quatre heures et des prélèvements de fèces, pour tester des stratégies nutritionnelles face au stress thermique. Le porteur reconnaît que les porcs "sont susceptibles de souffrir de la chaleur", enjeu même de l'étude. Il indique qu'à l'issue de chaque essai les animaux entrent dans le circuit de commercialisation, l'objectif déclaré étant de maintenir leur croissance en cas de fortes températures.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer la réponse zootechnique et physiologique des porcs en engraissement de 25 à 120 kg à des pratiques alimentaires et nutritionnelles ciblées lorsqu’ils sont soumis à un stress thermique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise en marché d'une ou plusieurs solutions nutritionnelles ou additifs afin d'éviter les dommages causés aux cellules comme ceux liés à l'inflammation et au stress oxydatif et de maintenir voire d'améliorer la croissance des porcs lorsqu'ils sont soumis à de fortes températures.

Procédures

Au maximum, 2 séries de maximum 3 prises de sang par ponction à une veine jugulaire ou à la région caudale pourront être réalisées sur les porcs impliqués dans cette procédure. Les prises de sang seront espacées d'au moins 30 minutes et les séries de 3 prises de sang seront espacées d'au moins 7 jours. La première prise de sang de chaque série pourra être successive à une mise à jeun de 24 heures maximum. Deux mises à jeun de 24 heures pourront donc avoir lieu par procédure expérimentale (=1 essai). Par ailleurs, des mesures répétées de glycémie ou d'hémoglobinémie (5 en 4 heures environ) à l'aide d'un Accue Check ou d'un HemoCue pourront être faites sur les porcs deux fois maximum par application de la procédure expérimentale (=1 essai). La deuxième série de mesures répétées aura lieu au minimum 7 jours après la première. Pour réaliser ces mesures, une goutte de sang sera prélevée grâce à une piqûre réalisée à l'oreille ou à la queue à l'aide d'une aiguille. Les porcs de cette procédure pourront être concernés par les séries de prise de sang et/ou les prélèvements par goutte de sang à l'oreille. De plus, de 0 à 3 prélèvements de fèces pourront avoir lieu pendant la période expérimentale. La récolte des fèces se fait par légère pression sur l’abdomen du porc ou par légère stimulation rectale. Les prélèvements de fèces seront réalisés directement dans la case soit, sans contention particulière, soit à l'aide d'une cordelette placée autour du groin et fixée à l'extrémité d'un bâton avec lequel l'animalier serre le nez des animaux. Les prélèvements pourraient également avoir lieu en plaçant les animaux dans une cage balance (au moment de leur pesée ou non). De plus, afin de faciliter le déroulement des prises de sang et de limiter le stress ressenti, les animaux seront immobilisés à l'aide d'une cordelette placée autour du groin et fixée à l'extrémité d'un bâton avec lequel l'animalier serre le nez des animaux. Les prises de sang seront effectuées à l’extérieur de la case. Les prises de sang et de fèces sont réalisées sur 15 porcs par traitement expérimental au maximum, sachant qu’il y a au maximum 4 traitements expérimentaux par procédure (=1 essai). Ce chiffre peut être revu à la baisse selon l’objectif de l’essai et la variabilité du critère analysé. Les prélèvements de fèces et de sang sont réalisés sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les porcs sont susceptibles de souffrir de la chaleur comme lors de périodes estivales.

Devenir

A la fin de chaque essai, les animaux seront mis à mort et entreront dans le circuit de commercialisation pour la plupart, sauf ceux ayant reçu un additif non autorisé dans l’Union européenne. Ces derniers partiront à l’équarrissage.

Remplacement

L'objectif du projet est de mettre en place des stratégies novatrices afin de limiter l’effet négatif du stress thermique sur le bien-être et les performances de croissance des porcs en engraissement. L'effet d'une solution nutritionnelle ou d'un changement de conditions environnementales sur les performances de croissance des porcs est la résultante d'une série de mécanismes et régulations physiologiques (digestives, métaboliques, endocrinologiques) interagissant entre elles. La complexité de ces interactions ne permet donc pas d'utiliser des modèles alternatifs comme la modélisation ou la mise en place d'études in vitro. Par ailleurs, l'évaluation des paramètres d’intérêt du projet (croissance, ingéré volontaire d'aliment, ....) ne peut être réalisée que sur des animaux vivants.

Réduction

Grâce à la collecte individuelle des données sur les animaux, le nombre de répétitions (ici l'individu) nécessaire à la mise en évidence de différences significatives entre plusieurs traitements est réduit. La méthode de calcul de « la puissance statistique du test » prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%, une différence de 8% entre les traitements et un coefficient de variation de 8.5% donne un nombre minimal de répétitions de 18 individus par traitement expérimental avec un maximum de 4 traitements expérimentaux par essai. Par contre, si la différence à détecter est de 2% avec un coefficient de variation de 3%, alors le nombre minimal de répétitions est de 35 individus par traitement expérimental avec un maximum de 2 traitements expérimentaux par essai. Ce test est robuste et est couramment utilisé pour déterminer le nombre d’animaux nécessaire à la mise en évidence d'une différence significative entre deux groupes dans un essai. Les essais seront réalisés sur des animaux homogènes (poids vif, sexe et origine génétique) et en bonne santé afin de réduire la variabilité individuelle en début d’essai. Dans le cas de paramètres hématologiques ou fécaux, les prélèvements ne seront réalisés que sur une partie des effectifs jugés nécessaires et suffisants au regard des éléments disponibles (bibliographie et expérience interne). Le nombre d’animaux sera ainsi ajusté, en essayant de le diminuer au maximum. La distribution des données sera évaluée selon qu’elles se situent, ou non, dans l’intervalle moyenne ± 2 écarts-types afin d’identifier les données aberrantes. Après élimination des données aberrantes, les données zootechniques seront soumises à des analyses de variance (ANOVA) avec le traitement expérimental en effet fixe. La mortalité sera évaluée selon le test Chi-2. Le niveau de significativité est fixé à P

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Si un porc présente des signes de stress, des difficultés à supporter la chaleur, ou des douleurs (boiteries, blessures…), alors il sera écarté de l’étude. Des points limites stricts et définis à l’avance sont appliqués tout au long du projet. De plus, le nombre de tentatives de collectes d'échantillons biologiques sera limité et la manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Par ailleurs, ce projet sera réalisé en condition « élevage » pour que les réponses observées soient directement transposables sur le terrain, ce qui implique une densité de 1,06 m²/porc lorsqu’il y en a 9 par case au lieu de 1,35 m²/porc comme le prévoit la réglementation expérimentation animale. Les cases seront enrichies avec des balles suspendues et des disques en fibres de bois. Des interactions sociales entre les animaux seront possibles car les porcs seront logés par case de 8 ou 9 individus.

Choix des espèces

L'espèce choisie pour la réalisation du projet est le porc car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) étudiés dans le cadre de ce projet sont hautement spécifiques de l'espèce porcine. Les animaux pèseront entre 25 et 120 kg. Cela correspond à la période d’engraissement, période à laquelle les porcs peuvent le plus souffrir des fortes températures.

  • Enseignement supérieur
Cochons : 2
Souffrances
▲ 2
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2

2 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacun subit en une seule séance plusieurs interventions chirurgicales, cathétérisme, laparotomie et thoracotomie, dans le but de former des étudiants et de filmer des vidéos pédagogiques. Le porteur affirme qu'il "n'existe pas de méthode alternative", tout en présentant ces vidéos comme un futur substitut réduisant le recours aux porcs. Il justifie la mise à mort par un "principe de précaution" garantissant le non-retour dans la chaîne alimentaire.

Objectifs

Ce projet a deux objectifs principaux : 1) Initiation à l’utilisation de modèles animaux en recherche bio-médicale à travers des travaux pratiques de chirurgie expérimentale sur un porc : formation des étudiants qui se destinent à travailler sur divers modèles animaux dont le porc. Dans le cadre de leur formation universitaire, ces étudiants suivent d’abord divers cours théoriques sur l’utilisation de modèles animaux et notamment sur l’utilisation du modèle porcin en chirurgie expérimentale dans le domaine de la recherche bio-médicale. Dans la continuité de leur formation sur l’utilisation du modèle porcin, une journée d’initiation à la chirurgie expérimentale sur porc leur est proposée afin de visualier la mise en pratique des cours et ainsi approndir et enrichir leur formation. 2) Réalisation de vidéos illustrant la chirurgie expérimentale sur un porc dans le cadre d’une formation universitaire sur « l’utilisation de modèles animaux en recherche biomédicale » : à terme = limiter le recours aux porcs et présenter les vidéos aux étudiants pour les former sur les principes de la chirurgie expérimentale du porc en recherche bio-médicale.

Bénéfices attendus

1) Amélioration de la formation des étudiants destinés à travailler dans ce domaine. 2) Sensibilisation des étudiants au respect du bien-être animal lors d’une chirurgie expérimentale. 3) A long terme : utilisation des vidéos réalisées pour les travaux pratiques sur les principes de la chirurgie expérimentale du porc en recherche bio-médicale et donc réduction du nombre de porcs utilisés pour la formation des étudiants.

Procédures

Les animaux seront soumis à une séance de chirurgie : mise en oeuvre de l'anesthésie générale chez le porc, phases préparatoires d'actes chirurgicaux, cathétérisme des vaisseaux, laparotomie, thoracotomie. Chaque procédure utilisera 1 animal qui sera soumis à ces différentes interventions en une seule chirurgie.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à l'isolement et la mise à jeun la veille de la chirurgie et stress avant l'anesthésie.

Devenir

Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de respecter le principe de précaution (garantie de non-retour dans la chaîne alimentaire).

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, il n’existe pas de méthode alternative. En effet, les animaux doivent être utilisés pour réaliser les 2 chirurgies nécessaires à la formation des étudiants (travaux pratiques avec les étudiants et réalisation des vidéos pour la formation). Mais un des objectifs du projet est de mettre en place une méthode susbtitutive à l’utilisation des porcs dans cette formation via les vidéos qui seront réalisées dans la procédure n°2.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum. En effet, 1 seul animal par procédure sera utilisé. Ce nombre à été choisi car il est suffisant pour atteindre les objectifs du projet, tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux à utiliser.

Raffinement

Méthodes de raffinement : 1) Pour réduire le stress dû à l'isolement et la mise à jeun la veille de la chirurgie, l'animal utilisé pour la chirurgie sera dans un box isolé mais dans la même salle que ses congénères. Ainsi, il aura toujours des contacts olfactifs, auditifs et visuels avec eux. De plus, des enrichissements adaptés seront mis à sa disposition. 2) Pour diminuer le stress de l'animal et le calmer avant l'anesthésie, une sédation adaptée sera mise en place : sédation et analgésie pour calmer l'animal et diminuer sa potentielle douleur. 3) Anesthésie générale pour la chirurgie. 4) Surveillance accrue de l'animal durant toute la chirurgie. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront d’abord réduites puis supprimées. Ainsi, la manipulation sera réalisée dans les meilleures conditions possibles.

Choix des espèces

Le porc a été choisi pour ce projet car c’est l’espèce ciblée par la formation réalisée au cours de ce projet. Le porc est devenu un modèle essentiel dans le domaine de la thérapie cellulaire et de l’ingénierie tissulaire : par exemple dans la validation des patchs cardiaques et de dispositifs implantables, la reconstitution de tissus chez l’homme ou les travaux de recherche sur les xéno-greffes et les xéno-transplantations… Il est donc important d’approfondir la formation des étudiants pour cette espèce très utilisée. Les animaux utilisés pèseront au minimum 25kg, poids à partir duquel les organes deviennent bien visibles et plus faciles à manipuler lors de la chirurgie. Ce projet a pour but de former les étudiants, il est donc primordial que ces derniers puissent observer correctement l’anatomie de l’animal utilisé durant la chirurgie pratiquée par le Docteur Vétérinaire.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ -
Devenir
 -
 -
 20
 -

20 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintégrées au troupeau selon leur état en fin d'essai. Pendant quinze semaines, elles reçoivent des additifs à base d'algues destinés à réduire leurs émissions de méthane et subissent huit prises de sang à la veine caudale. Le porteur indique que ces additifs peuvent réduire l'appétence et donc l'ingestion et la production laitière, effets qu'il qualifie de réversibles et sans conséquence sur la santé. Il affirme qu'il "n'est pas possible de remplacer" l'expérimentation in vivo, l'enjeu déclaré étant de diminuer les gaz à effet de serre de l'élevage bovin.

Objectifs

L'objectif de ce projet expérimental est de tester les effets d’additifs alimentaires à base d’algues marines sur les performances zootechniques (ingestion, production et composition du lait) et les émissions de méthane entérique de vaches laitières en lactation. Cette expérimentation in vivo permettra de démontrer l'intérêt éventuel de 3 additifs différents basés sur différentes espéces d'algues (algues rouges, algues vertes et extraits d'algues brunes seuls ou en association) pour la réduction des émissions de méthane entérique, sans effet délétère pour les performances animales.

Bénéfices attendus

L’agriculture représente 17,4% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France. L’élevage bovin émet 60,4% des ces GES agricoles. La réduction de ces émissions polluantes ets donc un enjeu majeur pour la durabilité des élevages. Le méthane entérique (CH4) représente 50-55% émissions de gaz à effet de serre (GES) en élevage bovin. En moyenne, les émissions de CH4 d'une vache laitière se comptabilisent à environ 400 g par VL/jour, soit environ 150 kg/an. L'alimentation est un des leviers majeurs pour réduire les émissions de CH4 entérique chez les bovins. D'après la bibliographie et les essais in vitro (assez peu d'essais in vivo pour l'instant), les attentes pour ce projet sont de diminuer de 10 à 20% les émissions de méthane entérique des vaches laitières, soit 5 à 10% des GES d’un élevage.

Procédures

Cet essai concerne des animaux vigiles qui seront herbergés et logés selon les normes en vigueur dans les élevages laitiers, durant 15 semaines (3 semaines de mesures de référence, puis 4 périodes de 3 semaines). Les vaches seront nourries à volonté et traitent 2 fois par jour. Des échantillons de lait seront prélevés à la traite (6 traites par semaine). Les seules prélèvements invasifs seront des prises de sang à la veine caudale, à raison de 2 par périodes (soit 8 au total). Les mesures de méthane sont réalisées à l'aide de dispositifs assimilés à des distributeurs d'aliments concentrés, comme ceux rencontrés dans les élevages bovins.

Impact sur les animaux

Les quelques essais in vivo de la littérature font parfois état d'une faible appétence des additifs à base d'algues, selon l'espèce, le mode de présentation et le taux d'incorporation dans la ration. Cela peut entrainer une baisse des quantités d'aliments ingérées et donc une baisse de production laitière. Par ailleurs, certaines algues sont connues pour fortement diminuer les fermentations ruminales (donc pour fortement réduire les émisisons de CH4 associées) ce qui peut avoir pour conséquence de réduire la digestibilité de la ration. L'objectif de cet essai sera justement de quantifier ces potentiels effets négatifs, néanmoins réversibles et sans conséquence sur la santé des animaux.

Devenir

Suite à l’estimation de l’état général des animaux en fin d’essai, la décision pourra être prise par le responsable de l'installation de réintégrer ces vaches dans le troupeau non expérimental. Si une alerte au niveau de l’état général d’un animal le justifiait, la cellule bien-être (SBEA) et le vétérinaire seraient consultés.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer l’utilisation d’animaux pour étudier l'impact de stratégies d'alimentation sur les performances zootechniques (notamment l'ingestion, la production laitière et la composition du lait) et les émissions de méthane entérique réelles. Les études in vitro ne peuvent que renseigner sur un potentiel antiméthanogène mais doivent être confirmées par des essais in vivo.

Réduction

20 vaches laitières seront utilisées pour ce projet, nombre minimum pour tester 4 traitements selon un carré latin (4 lots, 4 traitements, 4 périodes) et mettre en évidence des différences statistiques. Ainsi, chaque vache recevra chaque traitement dans un ordre différent, permettant de tenir compte des effet rémanents potentiels. Les vaches recevant également la ration témoin (sans additif), chaque vache sera son propre témoin pour réduire le plus possible le nombre d’animaux en gardant une puissance statistique suffisante pour montrer l’effet des traitements expérimentaux. Les tests statistiques utilisés seront des analyses de variance (ANOVA, intégrant l'effet période et l'effet lot) pour comparer les performances des animaux (ingestion, production laitière, composition du lait, poids vif...) et les émissions de méthane entérique entre les 4 traitements. Chacun des traitements expérimentaux sera d'abord comparé au traitement témoin pour attester de l'effet significatif ou non de l'additif offert. Le cas échéant, les traitements expérimentaux seront comparés entre eux (comparaison deux à deux) pour déterminer lequel serait le plus efficace.

Raffinement

La conduite d’élevage sera conforme aux règles d’élevage en vigueur. Un suivi régulier du comportement des animaux sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou de douleur. Des points limites adaptés ont été définis afin d’éviter au maximum toute forme de souffrance des animaux.

Choix des espèces

Les vaches laitières utilisée sont de race Prim’Holstein. Pour diffuser les résultats, la race Prim’Holstein, qui est la race la plus répandue dans le monde en bovin lait, est la race appropriée. Les vaches seront en lactation afin de déterminer les effets des traitements sur les performances zootechniques et la composition du lait.

  • Formation professionnelle
Rats : 6
Cochons : 2
Souffrances
▲ 8
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 8

8 animaux non-humains, six rats et deux porcs, vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, tués avant tout réveil. Ils sont utilisés pour entretenir les compétences chirurgicales du personnel, à travers des poses de cathéter sur la veine jugulaire, dans le cadre d'une formation réglementaire à renouveler tous les six ans. Le porteur présente la maîtrise de l'anesthésie et des gestes opératoires comme le bénéfice attendu. Il décrit une formation pratique sur le vivant sans mentionner de méthode de remplacement.

Objectifs

Dans la cadre de la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, retranscris en droit français par le décret no 2013-118 du 1er février 2013, complété par l'arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques, le personnel en lien avec les animaux est tenu de maintenir ses compétences en réalisant des formations spécifiques à raison de 3 jours par période de 6 ans. Dans ce cadre une formation pour le maintien des compétences en chirurgie expérimentale est organisée.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus au travers d'une formation pratique « in vivo » sont la maitrise de l'anesthésie et de l'analgésie ainsi que l'acquisition des gestes opératoires précis qui permettent de limiter la durée des interventions.

Procédures

Procédures chirurgicales, sans réveil

Impact sur les animaux

Procédure réalisée sous anéthésie générale et sans reveil des animaux

Devenir

Procédure sans réveil car pose de cathèter sur veines jugulaires

Remplacement

La formation est une formation pratique pour la maitrise de l'anesthésie et de l'analgésie ainsi que l'acquisition des gestes opératoires.

Réduction

Le nombre minimal d'animaux a été définis avec l'intervenant pour permettre une manipulation de l'ensemble des personnes participants à la formation

Raffinement

Pré-anesthésie en intramusculaire par un mélange-Xylazine (2mg/kg)-Kétamine (10 mg/kg) - Anesthésie gazeuse (isoflurane : induction à 4% et maintien à 2% dans l’oxygène) après intubation intratrachéale pour les porcins, sous masque pour les rats - Anesthésie locale : Lidocaïne En plus, Kétoprofène (3 mg/kg en intramusculaire) pour réduire la douleur

Choix des espèces

Ce sont les principales espèces utilisées au laboratoire Adulte Les actes seront réalisés chez des animaux adultes qui correspond au animaux utilisés dans nos procédures expérimentales

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Équidés : 20
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 20
 -

20 chevaux vont être utilisés, maintenus en vie à l'issue et gardés dans le troupeau de l'établissement, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque cheval subit deux prises de sang d'au plus cinquante millilitres au cours d'une année, avec pour seule nuisance déclarée le stress de la contention et une douleur brève au point de piqûre. Ces prélèvements servent à constituer une banque d'échantillons de référence pour le contrôle antidopage des chevaux de course et de sport. Le porteur qualifie d'"indispensable" le fait de disposer d'échantillons de chevaux sains non traités, sans alternative non animale.

Objectifs

Depuis plusieurs années, le développement de méthodes de détection de transgènes pour faire face à la menace du dopage génétique chez le cheval est en plein essor. Ces méthodes sont basées sur la détection de transgènes dans le sang par technique de Réaction de Polymérase en Chaine (PCR). La partie détection PCR de plusieurs transgènes a été mise au point à partir de solutions de plasmides recombinants contenant ces transgènes. La partie préparation d’échantillons a été testée sur des échantillons provenant d’un nombre limité de chevaux. L’objectif de ce projet est d’étendre cette étude à un plus grand nombre d’échantillons afin d’en accroitre la diversité et d’évaluer à la fois l’impact d’une possible variabilité inter-individuelle (possibles interférences liées à des fonds génétiques différents) ainsi que celui d’un type de dispositif de prélèvement (possibles effets matrices liés au dispositif de prélèvement) sur les capacités de détection des transgènes appliquée au contrôle antidopage. Il est donc indispensable de disposer de matrices biologiques (sang et plasma) prélevées à partir de différents chevaux connus non traités en nombre suffisant afin de constituer une banque d’échantillons biologiques de référence.

Bénéfices attendus

Il est indispensable de disposer d’échantillons de chevaux sains non traités pour disposer d’échantillons de référence et les caractériser.

Procédures

Deux prélèvements de sang (1 minute) par cheval en tout seront réalisés pour toute la durée du projet d’un an. Une à deux semaines séparera les deux prélèvements. Chacun des deux prélèvements ne dépassera pas 50 mL.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont légères : un stress peut être induit par la contention ainsi qu’une douleur légère et brève au point de piqûre. Pour la totalité du projet, deux prélèvements de sang sont prévus. Chacun des deux prélèvements ne dépassera pas 50 mL. Les deux prélèvements sont séparés d’une ou deux semaines. Les prélèvements sont réalisés par du personnel expérimenté.

Devenir

Tous les animaux sont maintenus en vie à l’issue de la procédure et resteront au sein du troupeau expérimental de l'établissement utilisateur.

Remplacement

Pour mener à bien ce projet comme expliqué dans les objectifs du projet, il est indispensable de disposer de prélèvements équins collectés chez des chevaux sains non traités. Il n'existe pas d'alternative non animale.

Réduction

Le nombre d’animaux sélectionnées est le nombre minimum pour pouvoir réaliser une étude de population. Le nombre total d’animaux (chevaux mâles, hongres et femelles) sera environ de 40. En effet, cette étude est relative à un développement de méthode pour lequel nous avons besoin de répéter les essais sur un nombre d’échantillons négatifs suffisants (échantillons de chevaux connus non traités). Dans un contexte réglementaire de laboratoire officiel en charge du Contrôle Antidopage des chevaux, nous avons par précaution choisi n = 20 hongres et mâles objet de cette saisine (et 20 pour femelles autre EU) ce qui est un minimum.

Raffinement

Les chevaux resteront dans leur environnement habituel où ils seront manipulés par leurs soigneurs habituels pour limiter leur stress au strict minimum. De même, seule une contention légère sera adoptée (tenue au licol) toujours par du personnel familier et qualifiés dans l’objectif de minimiser le stress des manipulations. Généralement, la prise de sang est une procédure bien toléré par les équidés. Néanmoins si un cheval montre des signes de détresse (secoue l’encolure au toucher, recule, tente de se cabrer, …) ou d’agressivité envers le manipulateur, celui-ci sera retiré de l’étude.

Choix des espèces

Le projet concerne le développement d’une méthode de détection dans des prélèvements équins. Il est donc indispensable de disposer de prélèvements équins. Des animaux représentatifs des chevaux testés lors du contrôle antidopage (chevaux de courses et chevaux de sport) seront utilisés. Les chevaux de course les plus jeunes ont 2-3 ans, les chevaux de sport les plus âgés ont plus de 15 ans.