Mammifères "de rente"

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  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 36
Souffrances
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Devenir
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Pour mesurer si des agnelles acceptent de s'éloigner de leurs congénères afin d'accéder à une ration variée, 36 agnelles d'environ huit mois vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit dix-huit sessions d'isolement social de cinq à dix minutes et une restriction alimentaire de quatre à cinq heures les jours de test. Toutes seront réintégrées dans le troupeau reproducteur de l'unité expérimentale, le porteur invoquant la nature non invasive des procédures. Il présente ces travaux comme une contribution au bien-être des ovins et annonce que ces connaissances "pourraient être valorisées dans les systèmes d'élevage ovins" par des stratégies de conduite ajustées aux profils individuels.

Objectifs

Les modes d’alimentation des ruminants domestiques sont très variables et offrent des possibilités plus ou moins importantes d’exprimer leur comportement alimentaire. Des études montrent que, lorsqu’ils en ont la possibilité, les ruminants sélectionnent des régimes diversifiés et que cette diversité peut stimuler l’ingestion. Il apparaît ainsi pertinent d’évaluer les effets de la monotonie alimentaire sur la satisfaction des besoins comportementaux, ainsi que le potentiel de la diversification alimentaire comme forme d’enrichissement du milieu. Par ailleurs, des travaux suggèrent que les différences individuelles de réactivité émotionnelle et de capacités cognitives influencent les comportements alimentaires, notamment les stratégies de recherche de nourriture et la plasticité comportementale. Toutefois, le lien entre ces profils individuels et la motivation intrinsèque pour certains types de ressources, comme la diversité alimentaire, reste peu exploré. De plus, une préférence pour des régimes alimentaires variés est souvent observée, mais pas systématique et les déterminants de ces variations interindividuelles restent mal compris. Ce projet vise à déterminer si les différences interindividuelles en termes de réactivité émotionnelle et de capacités cognitives sont associées à la motivation pour des stimuli diversifiés (olfactifs ou alimentaires) chez des agnelles. Les objectifs sont (1) d’évaluer la faisabilité d’un paradigme expérimental de labyrinthe spatial à difficulté modulable permettant d’évaluer des caractéristiques individuelles de réactivité émotionnelle et de capacités cognitives, (2) d’évaluer si des stimuli olfactifs diversifiés possèdent une valeur motivationnelle suffisante pour entrer en conflit avec la motivation sociale de rejoindre des congénères, (3) de déterminer si la diversité des aliments proposés (vs. le même aliment, situation monotone) possède une valeur motivationnelle suffisante pour entrainer un éloignement du groupe social (situation de conflit motivationnel), (4) explorer le potentiel lien entre motivation pour la diversité et profils individuels Nos hypothèses sont que les agnelles : - présenteront des profils de réactivité émotionnelle et de capacités cognitives variés, - montreront une motivation (liée aux profils individuels variés) plus élevée pour les ressources diversifiées, se traduisant par un retard à rejoindre leurs congénères ou une plus grande propension à s’en éloigner,

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de cette étude sont de mieux caractériser la valeur motivationnelle de la diversité alimentaire chez des ovins, au-delà de la simple mesure de consommation ou de préférence. En mettant l’accès à une ressource diversifiée en conflit avec le maintien de la proximité sociale, ce projet visera à évaluer si les animaux sont prêts à fournir un effort comportemental pour accéder à cette diversité. Les résultats contribueront ainsi à déterminer si la diversité alimentaire peut être considérée comme une forme d’enrichissement, susceptible de favoriser l’exploration, le choix et le contrôle de l’environnement alimentaire, et donc de participer au bien-être des ovins. Par ailleurs, l’exploration du lien entre les préférences alimentaires et les profils individuels de cognition et de réactivité émotionnelle permettra de mieux comprendre l’origine des variations interindividuelles observées dans les comportements alimentaires. Cela pourrait donc contribuer à identifier les mécanismes sous-jacents à ces différences, encore peu documentés chez les animaux d’élevage. À plus long terme, ces connaissances fondamentales pourraient être valorisées dans les systèmes d’élevage ovins, par exemple en permettant le développement de stratégies de conduite plus adaptées aux profils individuels (ajustement de la diversité des aliments mis à disposition, mise en place de rotations de ressources alimentaires…). Ces approches pourraient permettre de mieux répondre aux besoins individuels des animaux et ainsi contribuer à l’amélioration de leur bien-être.

Procédures

Isolement social des animaux (avec maintient du contact olfactif et auditif), au cours de 18 sessions de 5 ou 10min maximum

Impact sur les animaux

Les périodes de test impliqueront un isolement social partiel et temporaire, pouvant être perçu comme relativement stressant par les animaux ; cet isolement (n’excédera pas 10min par individu). L’utilisation du dispositif expérimental, qui constitue un nouvel environnement pour l’animal, est susceptible d’induire une réponse de stress. Ce projet implique également une légère restriction alimentaire (de 4 à 5h par jour) lors des tests, mais l’eau restera ad libitum.

Devenir

À l’issue de la procédure expérimentale, les animaux seront réintégrés dans le troupeau reproducteur de l’unité expérimentale, Ce choix est justifié par la nature non invasive des procédures utilisées dans ce projet, qui n’altèreront pas l’intégrité physique ou de l’état sanitaire des animaux. L’état sanitaire et comportemental des animaux sera vérifié avant leur réintégration dans le troupeau.

Remplacement

Il n’existe pas à notre connaissance de données bibliographiques documentant le lien entre le profil cognitif et de réactivité émotionnelle des ovins et leur motivation pour la diversité alimentaire. L’espèce ovine est ici le modèle d’intérêt, et seul l’animal dans son intégralité peut permettre de répondre aux objectifs puisqu’ils nécessitent d’évaluer des réponses comportementales complexes impliquant cognition et interactions sociales. Aucun modèle in vitro ou autre méthode alternative ne permettrait de reproduire ces processus.

Réduction

L’effectif de 36 agnelles est compatible avec le nombre minimum nécessaire pour pouvoir mettre en évidence des différences statistiquement significatives sur les variables étudiées, tout en limitant le nombre d’animaux utilisés conformément au principe de réduction. Ce nombre est cohérent avec les effectifs rapportés dans la littérature utilisant des paradigmes similaires chez les ovins.

Raffinement

Les tests se dérouleront en extérieur ; cependant les biais liés par exemple au passage d’engins agricoles ou de randonneurs seront limités car l’unité expérimentale est un milieu contrôlé, interdit aux extérieurs et où les activités agricoles seront contrôlées pendant la procédure. De plus, les études sur lesquelles ce paradigme est basé ( ont également conduit leur test en extérieur et n’ont pas, à notre connaissance, vu leurs résultats biaisés.

Choix des espèces

L’objectif du projet est d’évaluer les effets d’une offre alimentaire diversifiée sur le comportement et le bien-être des ovins. L’espèce ovine est un modèle pertinent pour cette étude, ces animaux ayant une forte motivation sociale (espèce grégaire) et pouvant être élevés dans des conditions très contrastées sur le plan alimentaire (continuum entre longues phases de monotonie vs pâturage de prairies très diversifiées). Par ailleurs, les travaux antérieurs suggérant une sensibilité à la diversité alimentaire ont largement porté sur l’espèce ovine, nous fournissant ainsi un cadre scientifique solide. L’espèce ovine, en tant qu’espèce-cible et espèce-modèle de ruminants d’élevage est donc pertinente pour ce projet. Les animaux utilisés seront des agnelles âgées d’environ 8 mois au début du projet. Ce stade de développement a été choisi pour permettre une homogénéité physiologique entre les individus et éviter que les comportements soient influencés par la maturation sexuelle, la gestation ou la lactation. Les animaux seront également assez âgés pour avoir des capacités cognitives suffisamment développées pour permettre la réalisation des tests prévus dans le temps impartis.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Chèvres : 18
Souffrances
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Devenir
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18 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées en vie à l'issue et reversées sur d'autres projets de l'établissement. Elles sont vaccinées jusqu'à trois fois, écouvillonnées dans le nez, les yeux et le rectum tous les deux jours pendant deux semaines pour les vaccins vivants, puis saignées à la jugulaire plusieurs fois par an pendant cinq ans afin de constituer des stocks de sérum de référence. Le porteur retient la chèvre pour son volume sanguin, environ 2,5 litres chez un animal de 40 kilos, ce qui lui évite de recourir à des bovins, et prévoit de remplacer les animaux qui atteignent huit ans de vie en animalerie. Il affirme que le recours aux ruminants est "indispensable" et qu'aucune méthode in vitro ne donnerait des résultats équivalents, pour un projet qui produit avant tout des réactifs vendus aux laboratoires de diagnostic.

Objectifs

Pour contrôler les maladies animales, il faut pouvoir les détecter et avoir des vaccins qui protègent les animaux à risque. Pour détecter les maladies ou prouver l’efficacité d’un vaccin, il faut réaliser des tests de diagnostic en laboratoire, notamment des tests sérologiques pour la détection d’anticorps dans le sang. Les laboratoires ont besoin de sérum contenant des anticorps contre les maladies ciblées pour contrôler que les outils de diagnostic qu’ils utilisent sont performants et donnent des résultats fiables. Pour cela, nous vaccinons des chèvres avec des vaccins inoffensifs protégeant contre certaines maladies de ces animaux pour qu’elles produisent des anticorps que nous pourrons alors fournir aux laboratoires pour contrôler leurs tests de diagnostic sérologique. De plus, nous souhaitons tester au maximum deux nouveaux vaccins pour confirmer qu’ils sont inoffensifs et qu’ils permettent bien aux animaux de produire des anticorps protecteurs.

Bénéfices attendus

Avec ce projet, nous serons en mesure d’accompagner les laboratoires dans la production de résultats de diagnostic sérologique fiables contre des maladies de ruminants. Nous pourrons également évaluer et confirmer l’efficacité de nouveaux vaccins destinés à renforcer la protection de ces animaux. Ces avancées contribueront ainsi à un meilleur contrôle des maladies graves touchant les élevages de ruminants, tout en soutenant la santé animale et la performance des exploitations.

Procédures

Nous prévoyons de vacciner des chèvres trois fois maximum pour certaines procédures. 3 animaux seront utilisés par vaccin. Si, au cours du projet, certains animaux ne peuvent plus être suivis pour des raisons indépendantes des procédures réalisées, ils seront remplacés afin de maintenir un effectif de trois animaux par procédure. Le nombre maximal prévu est de six animaux par procédure, soit un total de 18 animaux sur l’ensemble du projet. Après vaccination les animaux seront observés attentivement (prise de température, état général de l’animal, inspection du site d’injection) et, dans le cas des vaccins vivants, des écouvillons nasaux, oculaires et rectaux seront prélevés tous les deux jours pendant 14 jours. Des prélèvements sanguins seront réalisés au niveau de la jugulaire à partir de six jours après la vaccination afin de vérifier la production d’anticorps. Une fois cette réponse immunitaire confirmée, des prélèvements complémentaires pourront être effectués en fonction des besoins. Ces collectes pourront avoir lieu plusieurs fois par an durant le projet afin de constituer des stocks de sérum de référence destinés au contrôle des tests diagnostiques. Pour les vaccins induisant une réponse immunitaire de courte durée, le protocole de vaccination pourra être renouvelé six mois après la dernière injection. Pour le test des nouveaux vaccins, la quantité d’anticorps sera mesurée un mois et deux mois après vaccination. Si la quantité d’anticorps détectée est faible, une deuxième injection de vaccin sera réalisée suivie du même programme d’échantillonnage.

Impact sur les animaux

Les vaccins utilisés dans ce projet présentent peu, voire pas d’effets indésirables connus. Néanmoins, et de manière exceptionnelle, certains symptômes peuvent apparaître comme une réaction au niveau du site d’injection, perte d’appétit, prostration, poil hirsute, vocalisation et une fièvre légère et passagère, voire des déjections nasales ou oculaires. Les manipulations (prélèvements sanguins, écouvillonnages, injections) peuvent entraîner du stress et de l’inconfort chez l’animal. Les prélèvements sanguins à la jugulaire peuvent entraîner une douleur légère liée à l'insertion de l’aiguille et parfois un petit hématome.

Devenir

En fin d’essai, c'est-à-dire après le dernier prélèvement sanguin, après concertation entre le vétérinaire, le responsable de projet et le responsable de l’animalerie, les animaux seront gardés en vie au sein de notre établissement. Les animaux pourront être repositionnés sur un autre projet soit de classe légère ou modérée, dans la mesure où ce projet n’interfère pas avec le premier.

Remplacement

Les maladies ciblées dans ce projet affectent exclusivement les ruminants au sein des élevages. Le recours à des ruminants dans l’étude est donc scientifiquement justifié et ne peut être remplacé par une autre espèce. En effet, l’évaluation de l’efficacité du vaccin nécessite l’induction d’une réponse immunitaire dans l’espèce cible, car la nature, l’intensité et la spécificité de cette réponse varient selon les espèces. Seule l’espèce concernée permet d’obtenir des données fiables et directement transposables aux conditions d’élevage. De plus, la production d’anticorps spécifiques dirigés contre l’antigène étudié, destinés au développement et à la validation d’outils diagnostiques sérologiques, doit être réalisée chez des ruminants afin de garantir la pertinence biologique et la validité des résultats. Ainsi, l’utilisation de ruminants est indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques et sanitaires du projet, et aucune méthode alternative in vitro ou sur une autre espèce ne permettrait d’obtenir des résultats équivalents et applicables sur le terrain.

Réduction

Pour les productions d’anticorps, l’espèce choisie est la chèvre. Son volume sanguin est suffisamment important (environ 2.5L pour un animal de 40kg), permettant d’obtenir une quantité suffisante de sérum en termes de volume et de diversité nécessaires pour valider des kits de diagnostic, répondre aux demandes des laboratoires de diagnostic et avoir une première confirmation de la qualité d’un nouveau vaccin. Si pendant les 5 ans du projet, ces animaux arrivent à la durée maximale de 8 ans de vie au sein de l’animalerie ou meurent pour des raisons indépendantes aux inoculations prévues, ils seront remplacés, avec un maximum de 6 caprins par procédure. Le nombre maximum de caprins utilisés pour ce projet est donc de 18 animaux.

Raffinement

Pour les animaux de rente, le raffinement consiste à une habituation à la manipulation pendant quelques semaines avant la réalisation des prélèvements. L’animal est amené régulièrement dans l’espace dédié au prélèvement et à la manipulation sans réalisation de prélèvement, afin de l’habituer. Lorsque l'animal s'est familiarisé avec le processus, la manipulation ne provoque plus de réaction de stress, permettant ainsi de réaliser les prélèvements sanguins ou par écouvillon dans un contexte serein et favorable. Pour réduire le stress et favoriser l’expression de comportements naturels, des mesures d’enrichissement adaptées sont mises en place : accès à des dispositifs permettant l’exploration et le jeu (ex. plateformes ou objets stables sur lesquels les animaux peuvent grimper), ainsi qu’un enrichissement alimentaire sous forme de friandises ou de distributions alimentaires variées, utilisées de manière ludique pour stimuler l’intérêt et l’activité des animaux durant les procédures. Pendant toute la durée des procédures, l’état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement. Après chaque injection vaccinale ou prélèvement, une surveillance renforcée sera mise en place : les animaux seront observés trois fois par jour pendant trois jours, ou jusqu’à la disparition d’éventuels symptômes. Un suivi attentif sera ensuite maintenu pendant sept jours, ou jusqu’au retour à un état normal si des signes apparaissent. Au-delà de cette période de vigilance accrue, les animaux continueront à faire l’objet d’une observation quotidienne durant toute la durée de leur hébergement comme l’exige la réglementation. En cas d’anomalie, le vétérinaire référent sera immédiatement contacté et les mesures appropriées seront appliquées selon ses recommandations. Si nécessaire, il pourra intervenir dans un délai inférieur à 24 heures pour réaliser un examen complet de l’animal.

Choix des espèces

Les espèces atteintes au sein des élevages par les maladies ciblées dans ce projet sont les bovins, les caprins et les ovins. Il est nécessaire de générer une réponse immunitaire chez des ruminants (au moins une de ces espèces) afin d’évaluer l’efficacité du vaccin et d’obtenir des anticorps spécifiques de l’antigène utiles pour le diagnostic de ces maladies. Les chèvres peuvent être utilisées pour produire des sérums de référence pour les maladies caprines et bovines d’intérêt pour nous. Le volume sanguin est suffisamment important pour permettre d’obtenir les quantités nécessaires de sérums de référence pour nos projets. Nous avons donc choisi les caprins pour tous nos projets, ce qui nous permet de satisfaire nos besoins sans avoir des recours à des vaches et d’autres bovins. Les animaux sont âgés de 1 à 2 ans à l’arrivée dans l’animalerie et sont au stade adulte, car le système immunitaire est mature et présente un atout pour une réponse immunitaire efficace.

  • Formation professionnelle
Cochons : 60
Souffrances
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Devenir
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Opérés deux heures sous anesthésie profonde et tués sans reprise de conscience, 60 porcs vont servir à entraîner des chirurgiens et des infirmières au prélèvement de plusieurs organes destinés à des greffes. L'objectif déclaré est pratique: apprendre les gestes et rôder la coordination entre équipes lors de prélèvements nocturnes. Le porteur présente cette partie sur "modèle porcin" comme un volet d'une formation continue des praticiens. Les organes retirés servent ensuite à s'exercer aux techniques de conservation des greffons.

Objectifs

Il s’agit dans ce projet de former au prélèvement multi-organes (PMO) des docteurs juniors et des assistants amenés à réaliser des transplantations sur le territoire national. Toutes les spécialités sont incluses : urologues, chirurgiens hépatiques, chirurgiens thoraciques et cardio-vasculaires. Les infirmières de bloc opératoire sont formées également. Cette formation aux prélèvements à but de greffe comprend une partie pratique sur modèle porcin dont les objectifs sont aussi bien techniques qu’humains : • Apprentissage et optimisation des techniques chirurgicales • Comportement des intervenants en situations difficiles et stressantes sur prélèvements nocturnes et en bloc opératoire non connu/extérieur au centre chirurgical d’origine. • Travail multi-équipes multi spécialités avec enjeux de 5 organes concomitant. • Connaissances en conservation d’organes et partage vasculaire pour optimiser les résultats chez les receveurs de greffes d’organes. • Diminution du risque hémorragique et de dysfonction du greffon.

Bénéfices attendus

A l’issue de la formation, les médecins sont capables de prélever en autonomie des organes sur donneur en mort encéphalique (Maastricht 3). La classification de Maastricht identifie différents types de décès. Le type 3 correspond à un arrêt cardiaque qui survient après une décision d'arrêt des thérapeutiques chez un patient. L’apprentissage et le travail collaboratif entre spécialités permet d’optimiser la qualité des partages vasculaires et de ne pas faire courrir de risque hémorragique aux receveurs d’organes. Le travail collaboratif améliore aussi le déroulé du travail nocturne à distance des institutions d’origine. Les séances d’entrainement à la mise sur machine permettent de s’approprier les techniques de perfusion ex situ des organes.

Procédures

Les animaux sont soumis à une chirurgie sous anesthésie générale profonde, sans réveil. La durée de l’intervention est évaluée à 2 heures.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pour les animaux sont liés à l’induction de l’anesthésie : stress à la contention, injection intramusculaire (douleur transitoire au niveau du site d’injection).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort suite au prélèvement des organes vitaux. Ces organes sont ensuite utilisés pendant la formation pour les techniques de conservation des greffons en phase d’ischémie.

Remplacement

Les chirurgiens s’entrainent sur sujets cadavériques, mais avant une procédure de collecte d’organes chez un patient, il leur est nécessaire de pratiquer sur organes vascularisés. L’approche préclinique in vivo est alors le seul recours pour disposer d’un modèle représentatif de la situation clinique.

Réduction

Réduction maximale en utilisant un animal pour réaliser les prélèvements de tous les organes visés en transplantation. La constitution d’équipes pluridisciplinaires permet aussi de diminuer le nombre d’animaux requis pour la formation concomitante de 5 spécialistes.

Raffinement

Les animaux sont maintenus en groupe social dans un environnement contrôlé en température et hygrométrie. Ils reçoivent une alimentation adaptée à leurs besoins, de l’eau à volonté, des jouets et dispositifs favorisant leurs comportements naturels, comme le fouissage et mâchouillement. Un temps d’acclimatation avec douche tiède, promenade et distribution de récompenses permet l’habituation des animaux à l’homme et aux manipulations. La Structure en charge du bien-être animal accompagne la mise en œuvre des procédures. Avec le vétérinaire désigné, elle conseille les responsables du projet dans l’amélioration de leurs pratiques en faveur du bien-être des animaux et de l’application des 3R. La chirurgie est effectuée sous anesthésie générale avec couverture antalgique, sans réveil. Les prélèvements seront réalisés par des internes en chirurgie qui opèrent déja des patients.

Choix des espèces

L’espèce retenue comme modèle chirurgical pertinent pour le prélèvement d’organes est le porc car sa taille et son anatomie sont proches de l’humain. De jeunes porcs de 45 à 70 Kg permettent de simuler une procédure opératoire équivalente à ce que les chirurgiens rencontrent en clinique.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Rats : 600
Chiens : 50
Cochons : 120
Souffrances
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▲ 770
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Devenir
 40
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 10
 720

Le protocole dépend du mode d'administration, de la fréquence et de la durée demandés par le donneur d'ordre: 600 rats, 120 porcs et 50 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester des formulations de médicaments contre le diabète et l'obésité. Les porcs portent un cathéter à demeure jusqu'à quatre mois, subissent des jeûnes et des anesthésies répétées, les chiens et les rats des prélèvements de sang à la jugulaire. Le porteur décrit un effet possible trop marqué des molécules, avec hypoglycémie et perte de poids. Les rats sont tués en fin d'étude, les porcs réutilisés puis tués quand leur poids gêne les manipulations, une partie des chiens réutilisée et le reste proposé à l'adoption.

Objectifs

L’obésité et le diabète constituent deux enjeux majeurs de santé publique à l’échelle mondiale. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la prévalence de l’obésité a presque triplé depuis 1975 : plus d’un milliard de personnes vivent désormais avec une obésité, dont une proportion croissante d’enfants et d’adolescents. Cette progression s’accompagne d’une augmentation rapide du diabète de type 2, fortement associé au surpoids et à la sédentarité. D’après l’International Diabetes Federation, environ 537 millions d’adultes vivaient avec un diabète en 2021, et ce chiffre pourrait dépasser 640 millions d’ici 2030. En Europe, la prévalence du diabète avoisine 8 à 10 % chez l’adulte, avec un poids économique considérable pour les systèmes de santé en raison des complications associées. Les traitements de ces maladies reposent en grande partie sur l’utilisation de différents types de molécules actives agissant sur la glycémie ou le métabolisme. Cependant, l’efficacité d’un médicament ne dépend pas uniquement de la molécule active qu’il contient, mais aussi de la manière dont elle est formulée et présenté. La forme pharmaceutique, c’est-à-dire la manière dont un médicament est présenté (comprimé, gélule), joue un rôle essentiel dans son efficacité. Elle influence la vitesse à laquelle le principe actif est libéré dans l’organisme, son absorption et donc l’intensité et la durée de son action. Les excipients, souvent perçus comme de simples composants « inactifs », sont également déterminants : ils assurent la stabilité du médicament, facilitent sa dissolution et son absorption. Ainsi, le choix de la forme pharmaceutique et des excipients ne relève pas seulement de la fabrication, mais constitue un levier majeur pour optimiser l’efficacité des traitements. Le but du projet est de tester de nouveau excipient qui ont vocation à améliorer l’efficacité de molécules pour mettre à disposition des thérapeutes un large panel de médicaments à action rapide ou lente pour le traitement ces pathologies.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont les suivants : 1- Santé : Pour les patients, de nouveaux traitements plus efficaces, mieux tolérés et plus simples d’utilisation pourraient améliorer significativement leur qualité de vie. Des formes d’administration moins contraignantes, des effets secondaires réduits et une meilleure efficacité sur le poids ou la glycémie favoriseraient l’adhésion au traitement et l’autonomie des personnes malades. 2- Economique : ces innovations pourraient générer des économies pour les systèmes de santé en réduisant les hospitalisations, les complications coûteuses et les traitements lourds associés aux formes avancées de la maladie.

Procédures

Les porcs seront anesthésiés pour la mise en place du cathéters. Les injections d'anesthésiques se feront dans le muscle et seront très bref, quelques secondes. Les animaux seront ensuite maintenus anesthésiés grâce à une anesthésie gazeuse. Ils resteront anesthésiés (gazeuse) le temps de la pose du cathéter soit environ 45min. Les cathéters restent à demeure et sont remplacés s'il deviennent non fonctionnel au cour du projet. Les prélèvements sont réalisés sur animaux vigiles par l'intermédiaire des cathéters. Si les cathéters sont non fonctionnel et qu'il n'est pas possible dans reposer un pour le prochain prélèvement, celui-ci sera réalisé à la jugulaire sur animal anesthésié. La pose de cathéters chez les chien sera réalisée sur animal vigile, les cathéters seront implantés à une veine au niveau de la patte. La durée de l'intervention est de 5 min. Un cathéter est posé avant chaque session de prélèvement. Les prélèvements sont réalisés sur animaux vigiles par l'intermédiaire des cathéters pour les temps court. Pour les temps long ou si le cathéter est non fonctionnel, les prélèvements sont réalisés sur animal vigile à la jugulaire. Nous réaliserons 4 à 5 prélèvements de ce type pour une durée n'excédant pas 1 min par prélèvement. Pour les rats, les prélèvements seront réalisés sur animal aneshésié (anesthésie gazeuse), les prélèvements sont réalisés à la jugulaire, la durée est 5min pour l'anesthésie plus le prélèvement. Le nombre de prélèvements sanguins nécessaire par session sera le suivant : Porc entre 15 à 18 prélèvements, chien entre 10 à 15 prélèvements et rats entre 10 à 15 prélèvements.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues peuvent être dus à un effet trop important des molécules testées. Il peut s’agir d’hypoglycémie, perte d’appétit, perte de poids survenant quelques jours après l’administration. Les élements suivants provoqueront du stress et un inconfort chez les animaux : 1- Toutes les anesthésies générales nécessaires aux prises de sang, aux administrations d'éléments d'essais ou aux poses de cathéter pour les porcs. 2- Les administrations d'élement d'essai sur animaux vigiles. Exemple administration orale chez le chien ou sous-cutané chez le rat. 3- L’isolement dû à la mise en place d’un cathéter, permanant chez le porc (maximum 4 mois) et transitoire chez le chien (max 4h). 4- Les mises a jeun nécessaire pour les administrations d'élements d'essais ou pour les anesthésies. La mise à jeun solide sera de 20H maximum pour les porcs et les chiens et de 6H pour les rats. La mise à jeun hydrique sera elle de 3H maximum pour les porcs, les chiens et les rats. 5-Pour les cohortes de porcs et de chiens la répétition des études peut engendrer des effets cumlatifs. Ces effets correspondent à l’ensemble des conséquences physiologiques (altération des paramètres sanguins), clinique (inflammation des sites de prélèvement) et comportementales (stress chronique) résultant de la répétition des procédures expérimentales.

Devenir

Pour les porcs, a l'issue de leur procédure et après une période de repos suffisante, les animaux peuvent être inclus dans une nouvelle session. Les animaux seront euthanasiés lorsque leur poids (85kg) ne permet plus un hébergement adapté ni des manipulations en toute sécurité. Pour les chiens, a l'issue de leur procédure et après une période de repos suffisante, les animaux peuvent être inclus dans une nouvelle session. Les animaux sont à terme réformés et entre dans un processus d'adoption ou peuvent être inclus dans d'autres projets. Pour les rats, la procédure présente des contraintes importantes (volume prélevé, anesthésies et prélèvements répétés), incompatible avec une reutilisation. Par conséquent ils seront euthanasiés en fin d'étude.

Remplacement

Les études in vitro sont utiles pour obtenir des premières informations sur le métabolisme ou la stabilité d’une molécule, mais elles ne peuvent pas reproduire la complexité d’un organisme vivant. La pharmacocinétique dépend en effet de nombreux processus intégrés : absorption digestive, distribution dans les tissus, passage des barrières biologiques, métabolisme hépatique et élimination rénale, qui interagissent entre eux et varient dans le temps. Ces phénomènes reposent sur des fonctions physiologiques complètes et complexes, impossibles à modéliser totalement in vitro. Ainsi, l’expérimentation animale reste aujourd’hui indispensable pour évaluer de façon fiable le devenir d’un médicament dans l’organisme avant son administration chez l’humain.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utiliserons des cohortes pour les pharmacocinétiques avec des porcs et des chiens. Ces cohortes permettront de réaliser plusieurs sessions jusqu’à ce que les animaux soient réformés. Chaque animal sera ainsi son propre témoin. Pour les rats le nombre d’animaux sera réduit au maximum afin d’avoir des données exploitatables. En général, les études font intervenir 6 groupes composés de 5 animaux chacun. 1 groupe par formulation. Aucun calcul statistique n’a été réalisé pour déterminer le nombre d’animaux. Celui-ci a été défini sur la base de l’expérience antérieure, de la variabilité attendue des paramètres étudiés et des objectifs de l’étude.

Raffinement

Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des interactions amicales avec les personnels en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations avec un minimum de contraintes et de stress. Après administration des molécules testées, les animaux seront observés quotiennement et un examen clinique avec pesée sera réalisé une fois par semaine. Cathéter veineux percutané (porc) : Afin d’éviter la douleur et le stress lié aux prises de sang répétées, un cathéter per cutané sera placé au niveau de la jugulaire, 5 jour minimum avant la première pharmacocinétique. Ce cathéter sera laissé à demeure même entre les sessions. Cathtéter à la veine de la patte : Afin d’éviter de prélèver à la jugulaire, un cathéter sera posé avant la première prise de sang de la session. Ce cathéter sera laissé à demeure pour les premiers temps de la session (pas plus de 4H). Les chiens sont isolés tant qu’ils ont le cathéter. Hébergement individuel en raison du maintien permanent du cathéter : Les boxes sont ajourés, permettant au cochon de se voir,et se sentir. En outre, ils seront promenés tous les jours (fréquence qui pourra être augmenté si nécessaire) par un soigneur qu’il leur distibuera des récompenses. Afin d’atténuer le stress durant l’administration des éléments d’essai (chien et porc), les animaux seront habitués durant la période d’acclimatation à être manipulés et ils seront conditionnés à se coucher et à rester calmes quand le technicien doit réaliser les administrations (notament sous cutanée). Des anesthésiques locaux seront appliqués avant de réaliser les injections sous cutanée. Si cela est compatible avec l’étude, de la nourriture pourra être distribuée à J0 afin de faciliter les administrations. Des traitements locaux seront appliqués lors des sessions pour traiter les hématomes. Si nécessaire, suivi de la glycémie régulièr avec la mise en pace d’un arbre décisionnel. Pour les cohortes, la sucession des procédures est susceptible d’entraîner des effets cumulatifs liés aux prélèvements sanguins (volume et site prélevé) et aux manipulations répétées. Ces effets sont maîtrisés par un suivi clinique, comportemental et physiologique régulier (examen clinique, pesée, numération de formule, paramètres sanguins…), associé à des périodes de repos et aux respects des seuils limites de prélèvement. Tout signe d’altération du bien-être animal conduira à l’exclusion de l’animal et à sa réforme le cas échéant. Des points limites ont été définis.

Choix des espèces

Le rat sera pincipalement utilisé en phase précoce car il permet d’explorer rapidement l’absorption, la distribution et l’élimination d’une molécule, tout en nécessitant de faibles quantités de produit. Son métabolisme est bien caractérisé et il existe de nombreuses données historiques facilitant l’interprétation des résultats. Il est particulièrement utile pour comparer différentes formulations ou voies d’administration et orienter les choix de développement. Le chien présente une forte similarité avec l’humain en termes de physiologie digestive. De plus ce modèle présente une résistance au jeun plus importante que le porc ce qui permet de limiter le risque d’hypoglycémie lors des sessions de pharmacocinétique le necéssitant. Le porc présente une forte similarité avec l’humain en termes de physiologie digestive, d’épaisseur cutanée, de composition du tissu adipeux et de métabolisme. Il est donc particulièrement adapté pour prédire l’absorption orale et la diffusion après injection sous-cutanée. Les animaux utilisés en étude sont de jeunes adultes. Les Chiens en étude de pharmacocinétique sont de jeunes adultes finissant leur croissance pondérale. Ils présentent à ce stade un juste équilibre entre réponse physiologique et acclimatation en étude. Les Porcs utilisés en étude sont de jeunes animaux qui arrivent à maturité sexuelle, leur croissance n’est pas terminée mais leur taille permet un hébergement en animalerie conventionnelle dans de bonnes conditions. D’autre part, leur poids (50kg à l’arrivée en étude) est proche d’un poids humain et permet de travailler avec des doses humaines. Les Rongeurs sont quant à eux intégrés en étude à 10 semaines, ce qui permet d’avoir des animaux avec un volume de sang circulant compatible avec le nombre de prèlèvement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 30
Cochons : 30
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2
 58

Pour produire les données précliniques nécessaires au marquage CE d'un dispositif médical, 30 lapins et 30 porcs vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, la plupart tués pour prélever le cerveau, deux lapins réutilisés dans d'autres travaux. Sous anesthésie pouvant durer deux heures, ils reçoivent des ultrasons focalisés ouvrant la barrière hémato-encéphalique, un scanner et jusqu'à trois IRM, une partie recevant un traitement anticancéreux par voie intraveineuse. Le porteur indique que le lapin paraît le plus petit organisme permettant de tester la sonde, adaptée à l'homme. La finalité industrielle, la certification d'un appareil, encadre l'ensemble du protocole.

Objectifs

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est une barrière qui isole le cerveau du reste de l’organisme. On distingue donc deux « zones » : le compartiment cérébral et les vaisseaux sanguins. Si cette protection permet de limiter les infections du cerveau et le passage de médicaments qui pourraient avoir des effets toxiques, elle limite également au moins 95% des molécules de traitement de certaines maladies du cerveau comme les glioblastomes ou les épilepsies résistantes. Des traitements par ultrasons focalisés (FUS) reposent sur la focalisation d’un faisceau d’ondes ultrasonores (même type d’onde utilisé en échographie à des fréquences différentes) pour concentrer l’énergie dans une zone. Dans cette région très localisée, il est possible d’induire des effets permettant de désorganiser temporellement la BHE, des molécules peuvent alors passer. L’objectif de ce projet est d’obtenir des données précliniques pour l’élaboration d’une étude clinique en vue d’obtenir le marquage CE d’un nouveau dispositif médical à visée thérapeutique. L’étude clinique portera sur le traitement des métastases issues de cancer primitif du poumon et du sein qui engendrent des métastases dans le cerveau chez 25% des patients et ne donne qu’une année d’espérance de vie. L’hébergement et l’imagerie seront réalisés dans un établissement utilisateur (EU1/2) et le traitement FUS et les traitements médicamenteux seront réalisés dans un autre établissement (EU 2/2).

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter les données nécessaires à son utilisation en étude clinique pour permettre à terme de traiter des tumeurs du cerveau notamment les métastases.

Procédures

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier en une seconde. L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) une seule fois (2 minutes maximum) ainsi qu’un scanner (15 min) et au maximum trois IRM de 30 min chacun. Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse (maximum 1h30).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier (EU ½ et 2/2). L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) EU 2/2) une seule fois ainsi qu’un scanner et au maximum trois IRM (EU ½). Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse(EU 2/2).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau et faire des analyses.

Remplacement

Il existe des modélisations de BHE. Cependant, les outils in vitro ont déjà été utilisés lors du développement de l’appareil. La sonde est adaptée à l’homme, le lapin parait être le plus petit organisme permettant de tester cette sonde.

Réduction

Aucune étude statistique ne sera réalisée à ce stade. A chaque étape des critères d’exclusion permettent d’arrêter le projet si nécessaire. Les animaux seront commandés de façon à pouvoir arrêter la procédure dès que nécessaire. Il sera évalué si les hémisphères du cerveau peuvent être distinguées car le cerveau du lapin ou du porc jeune sont assez petits. Un hémisphère recevrait le traitement FUS et l’autre non. Cela permettrait d’utiliser 8 animaux en moins.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe sociaux. Lapin : L’anesthésie se fera par injection sous cutanée, moins douloureuse que l’injection intra musculaire. Porc : l’anesthésie sera faite sans contention (aiguille au bout d’un prolongateur). Les animaux seront familiarisés (mise en présence) avec les cages de transport. Pendant le transport où l’animal est en fin de réveil, le vétérinaire sera présent avec une mallette d’urgence et le véhicule sera chauffé si nécessaire.

Choix des espèces

Des essais précliniques ont été réalisés chez le rat mais avec une sonde plus petite qui a servi au développement de l’appareil. Pour le choix de l’espèce animale, le lapin est intéressant car il possède un modèle tumoral, ce qui pourra avoir son intérêt dans de futurs projets, ou le porc car il a déjà été utilisé dans ce domaine. C’est pourquoi la première étape du projet consistera à déterminer quel est le meilleur modèle animal. Lapin : adulte afin d’avoir un cerveau de taille maximale, c’est-à-dire vers 4 mois ou 16 semaines. Porc entre 6 et 10 kg selon la littérature afin que l’épaisseur du crâne ne soit pas trop épaisse.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Équidés : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 50
 -
 100
 -

Jusqu'à 23 injections et des prélèvements de sang atteignant 80 millilitres par animal : 150 chevaux vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le protocole immunise les animaux pour produire du plasma riche en anticorps, revendu comme traitement par une société de bio-défense, l'adjuvant employé pouvant provoquer nodules, abcès et granulomes douloureux au point d'injection. Le projet cherche justement un adjuvant moins réactif, tout en maintenant des taux d'anticorps élevés. Les chevaux ne sont pas tués : 100 sont réutilisés et 50 placés à l'adoption, selon les besoins de la structure.

Objectifs

La société impliquée est spécialisée dans les traitements contre des pathogènes (dont les maladies infectieuses émergentes et sévères) et les intoxications. Elle a déposé récemment une demande d’autorisation de mise sur le marché pour un produit dans le domaine de la bio-défense/menaces NRBC (Nucléaire Radiologique Biologique et Chimique). La société capitalise sur une plateforme technologique de développement et de production à base d’anticorps polyclonaux. Cette plateforme est issue de procédés développés à l’origine par une autre entreprise et licenciés à la société actuellement dépositaire du brevet. Elle s’appuie sur une technologie éprouvée, avec des produits enregistrés et administrés dans le monde entier depuis des décennies. Elle permet à partir d’un antigène d’immuniser des chevaux et de produire du plasma. Ce plasma est ensuite hautement purifié en anticorps. Le protocole d’immunisation comprend une série d’injections selon un calendrier qui optimise la production d’anticorps spécifiques de l’antigène, avec des titres les plus élevés possibles. Lorsque les titres maximaux sont obtenus (phase dite de « plateau »), le sang est prélevé dans des poches de grand volume contenant un anticoagulant, et il est ensuite traité pour obtenir du plasma. Les plasmas individuels sont poolés et utilisés pour purifier les immunoglobulines équines et obtenir les fragments qui constituent le produit thérapeutique final. Le projet vise à optimiser le protocole d’immunisation en identifiant un adjuvant et un schéma d’immunisation permettant d’améliorer l’innocuité tout en maintenant l’efficacité (fort taux d’anticorps). Cette optimisation du protocole s’accompagne de la recherche de marqueurs biologiques pertinents permettant de quantifier voire prédire la réaction inflammatoire potentiellement induite par le protocole d’immunisation.

Bénéfices attendus

Les fragments d’anticorps hautement purifiés apportent une solution thérapeutique sûre à des problématiques majeures de santé publique pour lesquelles il n’existe pas d’autre solution. Il est crucial d’assurer la pérennité de la production et le raffinement des procédures permettant de les produire. Les antigènes correspondant aux cibles thérapeutiques doivent être administrés avec un adjuvant afin de stimuler la production d’anticorps spécifiques. L’adjuvant utilisé dans la technologie d’origine peut provoquer des réactions inflammatoires parfois douloureuses au site d'injection. Le projet vise à identifier un adjuvant et un schéma d’immunisation permettant de réduire ces réactions et d’améliorer le bien-être des animaux intervenant dans la production des traitements actuels et futurs. Le projet vise en parallèle à identifier un marqueur biologique prédicitf de la réaction inflammatoire induite par le protocole d’immunisation et utilisable en tant que point limite quantitatif dans toutes les procédures d’hyperimmunisation en cours et à venir.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, les animaux recevront des injections selon plusieurs modalités (sous-cutanée ou intra-musculaire). Les injections ne nécessiteront pas d’anesthésie générale ou locale. Les injections seront réalisées maximum 23 fois par animal. Chaque injection durera environ 30 secondes. Au cours du suivi 10 prises de sang maximum par individus seront réalisées sans nécessité d’anesthésie. Les volumes prélevés allant de 10 à 80 mL (2 prélèvements de 10 mL et 8 prélèvements de 80mL) la durée de l’intervention pourra donc varier d’une minute 30 à 3 minutes.

Impact sur les animaux

L’adjuvant utilisé dans la technologie d’origine peut provoquer des réactions inflammatoires parfois douloureuses au site d'injection (nodules, abcès, granulomes) pouvant altérer l’état général. Tous les adjuvants et protocoles d’immunisation qui seront testés sont définis afin de réduire significativement ces effets. Les adjuvants à tester ont été choisis sur base de leur innocuité démontrée. Tout adjuvant ou protocole ne permettant pas d’améliorer significativement l’innocuité seront arrêtés.

Devenir

Le projet comporte une seule procédure de classe modérée. Les animaux maintenus en vie pourront être réutilisés dans le cadre de procédures légères ou replacés. La réutilisation ou l’adoption seront décidées en fonction des besoins en animaux de la structure en accord avec la SBEA (Structure chargée du Bien-Être Animal) dont le vétérinaire référent de la structure d'accueil des chevaux fait partie.

Remplacement

L’immunothérapie passive utilisant des immunoglobulines polyclonales spécifiques et purifiées a largement démontré son efficacité dans le domaine des maladies infectieuses, intoxications et envenimations. Le cheval est l’animal producteur de référence dans le cadre de ces produits. La production en grand volume d’anticorps polyclonaux n’est possible que par des moyens in vivo (et plus particulièrement avec des animaux de grande taille : bovins ou chevaux). Aucune méthode alternative n’est aujourd’hui connue.

Réduction

Un maximum de 6 animaux sera utilisé pour chaque protocole d’immunisation à tester. Cet effectif est jugé suffisant pour établir une comparaison entre les réactions locales et générales induites par chaque adjuvant, l’évolution des paramètres biologiques ainsi que la quantité d’anticorps produits. Seule la première année exposera des animaux à l’adjuvant actuel connu pour créer des effets indésirables. Cette étape permettra d’avoir une référence et sa répétition non-nécessaire. Cet effectif permet également de limiter le volume de plasma à prélever sur chaque animal afin d’atteindre le volume minimal utilisable dans le procédé de purification Fab’entech.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe et observés bi-quotidiennement. Les animaux seront habitués dès le plus jeune âge au couloir de contention. Un enrichissement adapté est mis en place (hébergement en groupe, au pré dès que les conditions le permettent ou avec accès à une aire d’exercice). En cas de problème de santé, un vétérinaire diagnostique la maladie et prescrit un traitement. Le suivi santé des animaux se fait via des pesées régulières (a minima 1 fois toutes les deux semaines) et une grille d’observation et de suivi du bien-être animal est à disposition des équipes. Cette dernière leur permet d’identifier des signes d’inconfort, même en dehors des moments dédiés aux expérimentations (distribution d’alimentation par exemple). Les suivis et prélèvements sont réalisés par du personnel formé (habilitation à l’expérimentation animale de niveau 2) et connu des animaux. Ce projet met en œuvre des procédures maîtrisées qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité pour la production d’immunoglobulines polyclonales équines.

Choix des espèces

Le cheval est un animal de grande taille permettant de récolter une importante quantité importante de plasma (en respectant un maximum de 1% du poids vif). Les pathologies équines présentent très peu de risques zoonotiques, ce qui limite fortement les problématiques de biosécurité virale dans les plasmas. Le cheval est l’espèce décrite dans la technologie d’origine. La production d’anticorps polyclonaux tels que nécessaires dans la thérapeutiques humaines finales ne peuvent pas être produits in vitro. Seuls des animaux de plus de 2 ans seront inclus dans l’étude afin de travailler sur des individus dont l’immunité est pleinement acquise.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Cochons : 48
Souffrances
▲ 48
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

Pour vérifier si un froid intense appliqué dans le cerveau aide les médicaments à franchir la barrière hémato-encéphalique, 48 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués sans réveil. L'intervention dure huit heures et associe une chirurgie cérébrale, deux prises de sang, une injection intraveineuse et trois IRM. Le porteur situe ce travail comme préalable à un futur essai clinique sur le glioblastome en récidive, cancer sans traitement standard efficace. Tous les animaux sont tués pour prélever le cerveau.

Objectifs

Le glioblastome multiforme est la tumeur cérébrale maligne la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte. Le traitement repose actuellement sur une chirurgie lorsque la tumeur est accessible, suivie d’une radiothérapie puis d’une chimiothérapie. Malgré ces traitements combinés, la quasi-totalité des patients présente une récidive, généralement au même endroit du cerveau et le pronostic reste très défavorable. L’un des principaux obstacles à l’efficacité des traitements médicamenteux du cerveau est la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cette structure qui protège le cerveau empêche le passage de substances potentiellement toxiques, mais elle limite de ce fait aussi le passage nombreux traitements anticancéreux dans le tissu cérébral. La cryothérapie cérébrale est une technique innovante consistant à appliquer localement un froid intense avec une sonde introduite dans la zone à traiter. Ce froid provoque une destruction ciblée des cellules tumorales et semble ouvrir temporairement la BHE, ce qui pourrait permettre aux médicaments administrés de mieux pénétrer dans le cerveau. L’objectif de ce projet est de vérifier si la cryothérapie cérébrale permet effectivement d’améliorer le passage dans le cerveau des traitements anticancéreux

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet devraient permettre de valider expérimentalement que la cryothérapie cérébrale améliore le passage des traitements médicamenteux dans le cerveau, grâce à l’ouverture temporaire de la BHE. Cette démonstration constitue une étape essentielle vers de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement des tumeurs cérébrales, et en particulier du glioblastome en récidive, contexte dans lequel il n’existe actuellement aucun traitement standard réellement efficace. L’ouverture contrôlée de la BHE pourrait offrir plusieurs bénéfices majeurs : - Permettre à certains traitements administrés de pénétrer plus facilement dans le cerveau, alors qu’ils en sont habituellement exclus ; - Renforcer l’efficacité des médicaments déjà capables de franchir partiellement la BHE, en augmentant leur concentration dans la zone de la tumeur ; - Réduire les doses nécessaires pour obtenir un effet thérapeutique, et donc limiter les effets secondaires pour l’organisme. Le protocole du projet a été conçu pour reproduire au plus près les conditions cliniques humaines, en termes de technique de chirurgie et du mode d’administration des traitements. Cette approche renforce la possibilité de son application future en pratique clinique. À moyen terme, les connaissances obtenues grâce à ce projet serviront de base scientifique solide pour la mise en œuvre d’une étude clinique. Ce futur essai pourrait permettre d’évaluer, chez des patients atteints de glioblastome en récidive, l’intérêt d’une cryothérapie cérébrale guidée par IRM associée à un traitement médicamenteux, ouvrant la voie à des thérapies plus ciblées, plus efficaces et mieux tolérées.

Procédures

Les animaux sont soumis à une intervention sous anesthésie générale sans réveil d’une durée de 8 heures, durant laquelle seront réalisés : Une chirurgie cérébrale, deux prises de sang, une injection intraveineuse et 3 examens IRM.

Impact sur les animaux

Les animaux ne devraient ressentir aucune douleur ni souffrance, car toute la procédure est réalisée sous anesthésie générale avec analgésie, sans réveil après l’intervention. Les risques potentiels sont principalement liés à l’anesthésie et à la petite chirurgie du crâne, comme une baisse transitoire de la tension ou de la température corporelle. Ces situations restent rares et sont surveillées par monitorage des fonctions vitales en temps réel. Il n’est pas non plus attendu d’effets indésirables liés aux traitements anticancéreux injectés sous anesthésie.

Devenir

À la fin de la procédure expérimentale, tous les animaux seront mis à mort sans réveil afin de permettre le prélèvement du cerveau nécessaire aux analyses. Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’obtenir ces données de façon fiable sans autopsie.

Remplacement

Ce projet a pour objectif de comprendre si cryothérapie cérébrale peut faciliter le passage des traitements dans le cerveau en ouvrant temporairement la barrière hémato-encéphalique qui bloque habituellement l’accès à de nombreux médicaments. À ce jour, il n’existe pas de méthode alternative fiable permettant d’étudier ce phénomène. Les modèles informatiques, les cultures de cellules ou les tissus isolés ne peuvent pas reproduire la complexité du cerveau vivant, sa circulation sanguine et les effets combinés du froid et des traitements..

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé au minimum pour répondre à la question scientifique. Les animaux seront inclus progressivement, et chaque nouvelle étape dépendra des résultats des précédentes. Cette méthode permettra d’arrêter l’étude dès que l’objectif sera atteint ou si aucun effet n’est observé, afin d’éviter l’utilisation inutile d’animaux supplémentaires.

Raffinement

La technique chirurgicale a déjà été mise au point, ce qui a permis d’adapter la méthode à l’anatomie et de limiter la taille de l’incision lors de la chirurgie. Ces ajustements ont rendu la procédure plus précise, moins invasive et mieux tolérée par les animaux utilisés dans l’étude Avant la procédure, les porcs seront hébergés en groupes dans de grands box enrichis avec des balles et des objets à mâcher, afin de favoriser leurs comportements naturels et de réduire leur stress. Ils seront promenés, douchés chaque jour à l’eau tiède et auront en permanence accès à l’eau et à une alimentation adaptée à leurs besoins. Les conditions d’ambiance sont soigneusement contrôlées et les animaux bénéficient d’un temps d’adaptation à leur arrivée pour s’habituer à leur environnement. Des interactions positives et des récompenses sont distribuées pour familiariser les animaux aux manipulations. Le jour de l’intervention, les animaux seront tranquillisés directement dans leur box pour être transportés vers la salle d’opération. Ils seront ensuite maintenus sous anesthésie générale pendant toute la durée de l’intervention, avec une prise en charge constante de la douleur. Ils seront monitorés et des points-limites ont été établis pour éviter toute souffrance. Ils seront mis à mort sans réveil de l’anesthésie

Choix des espèces

Le porc a été choisi car son cerveau est proche de celui de l’être humain, aussi bien par sa forme que par son fonctionnement. Contrairement aux rongeurs, dont le cerveau est lisse, celui du porc présente des replis (circonvolutions) comparables à ceux observés chez l’homme. Cette similarité rend le porc particulièrement adapté aux recherches en neurosciences, notamment pour étudier la barrière hémato‑encéphalique et tester des techniques neurochirurgicales dans des conditions proches de la réalité clinique. De plus, l’utilisation d’un animal de grande taille est nécessaire pour reproduire fidèlement la procédure de cryothérapie cérébrale telle qu’elle est pratiquée à l’hôpital. Les sondes et les dispositifs utilisés sont issus de la pratique médicale humaine et exigent un volume cérébral suffisant pour permettre la formation contrôlée d’un glaçon comparable à celle observée chez le patient. Les animaux sélectionnés sont de jeunes porcs de 30 et 50 kg, correspondant à un stade de développement juvénile avancé. À cet âge, les structures cérébrales sont pleinement matures, notamment la barrière hémato‑encéphalique, ce qui garantit la fiabilité et le transfert des résultats. Ainsi, le modèle porcin représente le compromis idéal entre pertinence scientifique, reproductibilité technique et respect du bien‑être animal.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 30
Cochons : 30
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2
 58

Pour tester un dispositif à ultrasons censé ouvrir temporairement la barrière hémato-encéphalique, 30 lapins et 30 porcs vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal est anesthésié jusqu'à deux heures, reçoit une séance d'ultrasons focalisés, un scanner et jusqu'à trois IRM, une partie subissant en plus une injection de traitement anticancéreux. L'enjeu déclaré est de réunir les données précliniques d'un futur essai clinique sur des métastases cérébrales, en vue d'un marquage CE. Cinquante-huit animaux sont tués pour prélever le cerveau, deux lapins étant réutilisés.

Objectifs

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est une barrière qui isole le cerveau du reste de l’organisme. On distingue donc deux « zones » : le compartiment cérébral et les vaisseaux sanguins. Si cette protection permet de limiter les infections du cerveau et le passage de médicaments qui pourraient avoir des effets toxiques, elle limite également au moins 95% des molécules de traitement de certaines maladies du cerveau comme les glioblastomes ou les épilepsies résistantes. Des traitements par ultrasons focalisés (FUS) reposent sur la focalisation d’un faisceau d’ondes ultrasonores (même type d’onde utilisé en échographie à des fréquences différentes) pour concentrer l’énergie dans une zone. Dans cette région très localisée, il est possible d’induire des effets permettant de désorganiser temporellement la BHE, des molécules peuvent alors passer. L’objectif de ce projet est d’obtenir des données précliniques pour l’élaboration d’une étude clinique en vue d’obtenir le marquage CE d’un nouveau dispositif médical à visée thérapeutique. L’étude clinique portera sur le traitement des métastases issues de cancer primitif du poumon et du sein qui engendrent des métastases dans le cerveau chez 25% des patients et ne donne qu’une année d’espérance de vie. L’hébergement et l’imagerie seront réalisés dans un établissement utilisateur (EU1/2) et le traitement FUS et les traitements médicamenteux seront réalisés dans un autre établissement (EU 2/2).

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter les données nécessaires à son utilisation en étude clinique pour permettre à terme de traiter des tumeurs du cerveau notamment les métastases.

Procédures

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier en une seconde. L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) une seule fois (2 minutes maximum) ainsi qu’un scanner (15 min) et au maximum trois IRM de 30 min chacun. Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse (maximum 1h30).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier (EU ½ et 2/2). L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) EU 2/2) une seule fois ainsi qu’un scanner et au maximum trois IRM (EU ½). Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse(EU 2/2).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau et faire des analyses.

Remplacement

Il existe des modélisations de BHE. Cependant, les outils in vitro ont déjà été utilisés lors du développement de l’appareil. La sonde est adaptée à l’homme, le lapin parait être le plus petit organisme permettant de tester cette sonde.

Réduction

Aucune étude statistique ne sera réalisée à ce stade. A chaque étape des critères d’exclusion permettent d’arrêter le projet si nécessaire. Les animaux seront commandés de façon à pouvoir arrêter la procédure dès que nécessaire. Il sera évalué si les hémisphères du cerveau peuvent être distinguées car le cerveau du lapin ou du porc jeune sont assez petits. Un hémisphère recevrait le traitement FUS et l’autre non. Cela permettrait d’utiliser 8 animaux en moins.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe sociaux. Lapin : L’anesthésie se fera par injection sous cutanée, moins douloureuse que l’injection intra musculaire. Porc : l’anesthésie sera faite sans contention (aiguille au bout d’un prolongateur). Les animaux seront familiarisés (mise en présence) avec les cages de transport. Pendant le transport où l’animal est en fin de réveil, le vétérinaire sera présent avec une mallette d’urgence et le véhicule sera chauffé si nécessaire.

Choix des espèces

Des essais précliniques ont été réalisés chez le rat mais avec une sonde plus petite qui a servi au développement de l’appareil. Pour le choix de l’espèce animale, le lapin est intéressant car il possède un modèle tumoral, ce qui pourra avoir son intérêt dans de futurs projets, ou le porc car il a déjà été utilisé dans ce domaine. C’est pourquoi la première étape du projet consistera à déterminer quel est le meilleur modèle animal. Lapin : adulte afin d’avoir un cerveau de taille maximale, c’est-à-dire vers 4 mois ou 16 semaines. Porc entre 6 et 10 kg selon la littérature afin que l’épaisseur du crâne ne soit pas trop épaisse.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Moutons : 40
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 40
 -

40 moutons vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, infestés par des vers parasites pour entretenir des souches et produire des larves. Pendant quatre mois, chaque animal subit des prélèvements de fèces cinq jours par semaine et une prise de sang mensuelle, l'infestation pouvant provoquer une anémie surveillée par l'hématocrite. La plateforme fournit du matériel biologique aux centres de sélection ovine et sert aussi de support de travaux pratiques pour des étudiants. Les moutons ne sont pas tués à l'issue mais réutilisés dans d'autres projets, non encore définis.

Objectifs

La résistance des helminthes aux anthelminthiques est une problématique croissante pour l’élevage de ruminants ; aussi tous les objectifs de ce projet s’inscrivent dans la recherche de solutions alternatives contre le parasitisme helminthique des ovins/caprins. Notre plateforme permet d’une part de fournir aux organismes de sélection de la filière ovine/caprine des doses de larves de parasites gastro-intestinaux (PGI) nécessaires à la réalisation d’infestations expérimentales contrôlées de béliers afin d’estimer les paramètres génétiques (résistants ou sensibles) de ces derniers. D’autre part, d’entretenir des souches sensibles et résistantes de ces parasites afin d’avoir du matériel biologique à étudier in vitro dans le but de comprendre et décoder leurs mécanismes de résistance. De plus, ce projet étant destiné à être pérenne, il pourra bénéficier aux apprenants dans le cadre de séance de travaux pratiques (TP) afin d’initier les étudiants à l’exercice de leurs fonctions professionnelles.

Bénéfices attendus

Les ovins infestés expérimentalement permettront de produire des doses infestantes de parasites et ainsi, fournir durablement les centres ovins/caprins engagés dans la sélection d’animaux résistants aux PGI. De plus, la production de ce materiel biologique permettra de conduire des essaies in vitro contribuant à comprendre les mécanismes de résistance mis en place par ces parasites afin de ne pas laisser l’éleveur dans une impasse préjudiciable pour le devenir de son activité. En proposant des solutions alternatives, cette démarche doit permettre de diminuer significativement l’utilisation d’antiparasitaires et donc l’impact négatif des traitements chimiques sur l’environnement. En participant au suivi des animaux de la plateforme, les étudiants seront sensibilisés à cette problématique de résistance et apprendront aussi comment pratiquer sur un petit ruminant un examen clinique ainsi que des prélèvements sanguin et coprologique, tout en respectant le bien être de l’animal. Ce volet du projet sera assujetti à l’entrainement préalable des étudiants en salle de simulation.

Procédures

A partir de J21 post-infestation jusqu'à J120 (4 mois), 5 fois par semaine, des prélèvements de fèces seront réalisés pour vérifier la bonne implantation du parasite. Le prélèvement rectal de fèces est reconnu indolore en médecine humaine. Il y aura un prélèvement de sang mensuel pendant les 4 mois d'infestation. L'admnistration de l'antiparasitaire sera faite en une seule administration orale, au terme des 4 mois d'infestation. La contention et les prélèvements seront réalisés sur les animaux vigiles soit par une personne compétente soit supervisée par celle-ci quand l’acte sera fait par un apprenant. La contention de l'animal sera de maximum 3 minutes, pendant lesquelles seront faits le prélèvement du contenu rectal avec un gant en latex humidifié et la prise de sang.

Impact sur les animaux

L’infestation par ces parasites peut induire une anémie modérée chez son hôte. Celle-ci est bien tolérée par l’animal. Néanmoins les animaux seront observés quotidiennement afin d'évaluer toute altération de l'état général (anorexie, prostration). Tout animal ayant un hématocrite inférieur à 15 % sera déparasité afin que ces paramètres sanguins se normalisent rapidement.

Devenir

Les animaux pourront être réutilisés dans d'autres projets (non encore définis)

Remplacement

Le cycle biologique de ces helmintes passe obligatoirement par le petit ruminant qui est l’hôte définitif au sein duquel la reproduction sexuée du parasite s’effectue ; le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus dans l’expérimentation sera limité au maximum pour d’une part avoir un effectif garantissant de large temps de repos aux animaux qui ne seront donc pas tous infestés simultanément, tout en conservant une production suffisante de larves de parasite et d’autre part la possibilité de sortir temporairement si nécessaire des animaux de la procédure sans impacter la finalité du projet.

Raffinement

Les ovins seront hébergés sur une litière paillée et en lots, femelles et mâles séparés, de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Ils auront accès à du foin à volonté et à du complément pour satisfaire leur besoin nutritionnel. Progressivement, ils s’habitueront à être manipulées et les prélèvements seront réalisés soit par du personnel expérimenté, soit par l’apprenant sous la surveillance du personnel expérimenté. L’aprenant aura au préalable exercé son savoir faire en travaux pratique de simulation. Les animaux seront surveillés quotidiennement. Le milieu sera enrichi avec des brosses et des pierres à sel. Le contact homme/animal sera favorisé afin de limiter le stress lié aux manipulations. L’accès à la mangeoire sera suffisant pour ne pas induire de compétition concernant l’alimentation ce qui induirait un stress pour les animaux et des biais dans l’interaction hôte/parasite.

Choix des espèces

Le petit ruminant dont l’ovin est l’espèce cible de ces helmintes (application ensuite en élevage). Il n'existe malheureusement pas de système alternatif pour produire ces parasites. L’âge minimum requis des animaux doit être de 3 mois. À partir de cette période ils peuvent être infestés sans qu’il y ait d’impact sur leur développement. Pour ce projet, il n’est pas nécessaire d’avoir une homogénéité en âge des animaux ; c’est pour cela que nous pouvons les garder dans le temps.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Cochons : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20

Quatorze prélèvements sanguins en vingt-quatre heures, répétés sur un maximum de seize journées de cinétique : 20 mini-porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chaque animal subit d'abord une chirurgie de trois heures pour la pose de cathéters permanents et d'une canule jéjunale, puis reste hébergé seul pendant toute l'étude pour contrôler sa prise alimentaire. L'objectif est d'évaluer des formulations pharmaceutiques humaines et de caler des modèles in vitro sur les données animales. La mise à mort sert un prélèvement terminal de muqueuse intestinale.

Objectifs

Nous abordons la mise au point et le développement de formes pharmaceutiques spécifiques (forme galénique) et la biopharmacie de manière intégrée, depuis la conception des formulations et la libération des principes actifs jusqu’à leurs effets sur l’absorption, la biodisponibilité et le microbiote intestinal, dans une perspective d’optimisation des stratégies thérapeutiques et nutritionnelles. Le projet vise à évaluer l’impact de formulations galéniques innovantes humaines sur la biodisponibilité de substances actives modèles. L’objectif est de démontrer le rôle de ces formulations dans l’amélioration de différents paramètres pharmacocinétiques. Les résultats obtenus chez l'animal (in vivo) permettront d’établir des corrélations in vitro–in vivo, entre des données obtenues sur un animal vivant par rapport à des données obtenues par des techniques de laboratoire dans un environnement artificiel (in vitro), afin d’identifier les outils in vitro les plus prédictifs de la performance in vivo pour ces formulations innovantes. Par ailleurs, les données générées in vivo serviront de base à la construction de modèles pharmacocinétiques de modélisation informatiques (in silico),destinés à mieux comprendre et prédire le comportement in vivo à partir des expérimentations in vitro.

Bénéfices attendus

Le projet vise à développer et évaluer de nouvelles formes galéniques innovantes, en démontrant leur efficacité à l’aide d’un modèle préclinique adapté, le mini-porc. Les bénéfices attendus sont multiples : (i) contribuer à la mise au point de formulations améliorant la biodisponibilité des substances actives, (ii) renforcer la transférabilité entre les données in vitro et in vivo, en améliorant la prédictivité des modèles in vitro, (iii) identifier les outils expérimentaux les plus pertinents pour évaluer la performance des formulations et, à terme, de réduire le nombre d’expérimentations animales nécessaires au développement galénique.

Procédures

Chaque animal subira une seule demi-journée (3h) d’intervention chirurgicale pour la pose de cathéters permanents et de canule jéjunale (1h de préparation pré-opératoire, et 2 h entre l’incision cutanée et le réveil de l’animal). Une période de récupération de 15 jours sera observée , entre la chirurgie et la première journée de prélèvements. Chaque animal participera au final à 8 cinétiques maximum par étude avec un maximum de 2 études, d’une durée de 24 h suivie d’une période de récupération de 3 jours minimum entre chaque cinétique. Lors d’une journée de prélèvement, les animaux recevront le matin comme seul aliment une des formes à tester. Des prélèvements de sang seront réalisés dans le cathéter selon la cinétique de 14 prélèvements sanguins étalés sur une journée de 24 heures. Pour chacune des journées de prélèvements, 2,7 ml de sang seront prélevés pour chaque point de cinétique. Le volume total prélevé sera de 37,8 ml par cinétique (moins de 7,5% du volume sanguin de l'animal).

Impact sur les animaux

Les substances actives utilisées dans le cadre de ce projet sont des composés déjà commercialisés chez l’Homme, ne présentant aucun effet néfaste connu, comme cela a été démontré lors de leur utilisation clinique. En effet, ils sont autorisés par les différentes autorités de santé. De plus, l’ensemble des excipients employés dans ces études sont reconnus comme sûrs et ne présentent aucun risque pour la santé ou le bien-être des animaux utilisés lors des expérimentations. La piqûre d’aiguille pour l’injection de la pré-anesthésie avant l’intervention chirurgicale peut provoquer une douleur légère et de courte durée. La procédure chirurgicale elle-même entraîne une douleur abdominale modérée, prise en charge par des antalgiques et limitée dans le temps. Enfin, l’hébergement en cages individuelles après la chirurgie entraîne un isolement temporaire des animaux et restreint certains comportements sociaux. L’isolement dure toute la durée du projet (habituation, post-op et prélèvement), les animaux étant appareillés ainsi que pour maitriser et contrôler leur prise alimentaire individuellement, il n’est pas possible de les héberger collectivement.

Devenir

En fin d’expérimentation ou en cas d’atteinte d’un point limite grave, les animaux seront mis à mort par injection intraveineuse d’une surdose de barbiturique intracardiaque sur animaux anesthésiés conformément à la réglementation en vigueur. Cette mise à mort est justifiée afin de réaliser des prélèvements terminaux de muqueuse intestinale pour compléter les résultats sanguins de l'étude.

Remplacement

La biodisponibilité des molécules actives contenues dans des formulations galéniques innovantes fait intervenir de nombreux processus biologiques et chimiques complexes (digestion, absorption, métabolisation), qui, à ce jour, ne peuvent pas être entièrement reproduits in vitro. Le porc présente un certain nombre de similitudes anatomiques et physiologiques avec l’homme, ce qui en fait un modèle fréquemment utilisé pour les études pharmacocinétiques. Le mini-porc, en particulier, permet de travailler sur des adultes à stabilité pondérale et d’une taille compatible avec l’expérimentation animale. Il présente également l’avantage de posséder un système digestif très proche de celui de l’homme.

Réduction

Dans le cadre de la règle des 3R, le recours à 10 mini-porcs par étude permet de garantir la puissance statistique tout en minimisant le nombre d’animaux. Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au minimum, dans la mesure où cela ne compromet pas les objectifs scientifiques du projet. L’effectif prévu dans le schéma expérimental (10 animaux) tient compte de la variabilité du principal paramètre mesuré, à savoir l’apparition de la substance active dans le sang, estimée à partir d’études antérieures. Cette variabilité est liée non seulement aux différences interindividuelles entre les animaux, mais également à la qualité des prélèvements et à la précision des analyses biochimiques. Ces aspects sont parfaitement maîtrisés par les expérimentateurs du projet, qui possèdent une longue expérience dans ce domaine. L’utilisation d’un schéma expérimental permet de diminuer significativement le nombre d’animaux, chaque animal servant de témoin pour lui-même. L’équipe de recherche dispose d’une expertise reconnue dans l’utilisation d’animaux porteurs de canules digestives et de cathéters sanguins, ce qui permet de réduire au maximum le nombre d’animaux et de limiter les processus douloureux.

Raffinement

L’approche développée sera peu invasive et vise à réduire au maximum la douleur et le stress des animaux. La douleur ressentie pendant l’expérimentation est principalement liée à l’acte chirurgical, qui se déroule sous anesthésie générale avec surveillance des constantes vitales. Les animaux recevront un traitement analgésique et spasmolytique, et après la période de récupération, la gêne reste mineure. Pendant cette phase, les animaux sont surveillés régulièrement tout au long de la journée. L’évaluation de la douleur et de l’inconfort est réalisée par observation du comportement des animaux, notamment la reprise de l’alimentation, du transit intestinal, la posture, les vocalises, la réactivité et la température corporelle. Durant toute la période expérimentale, les animaux seront hébergés dans des cages de taille réglementaire, avec des parois latérales en plexiglas permettant aux animaux de se voir et d’interagir entre eux. Leur environnement sera enrichi avec des jouets en caoutchouc adaptés aux porcs, la pièce sera à température régulée, et les animaux auront un libre accès à l’eau.

Choix des espèces

Le porc présente de nombreuses similitudes anatomiques et physiologiques avec l’homme, ce qui en fait un modèle fréquemment utilisé pour les études de biodisponibilité. Le mini-porc permet de travailler sur des adultes à stabilité pondérale et d’une taille compatible avec l’expérimentation animale. Il présente également l’avantage de posséder un système digestif très proche de celui de l’homme. Ce modèle est reconnu par la communauté scientifique comme pertinent pour les études de biodisponibilité, avec une bonne transférabilité vers la physiologie humaine. La procédure expérimentale est réalisée sur des animaux en fin de croissance (âge>10 mois), afin de bénéficier d'une stabilité pondérale pendant la totalité de la période d'expérimentation.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 60
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Former des équipes cliniques à la pose d'un dispositif d'assistance ventriculaire gauche : 60 porcs vont être utilisés à cette fin, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une chirurgie d'implantation de la pompe cardiaque, suivie d'une évaluation post-mortem vérifiant la position du dispositif. Le projet ne vise pas à produire des connaissances mais à entraîner de futurs utilisateurs sur un modèle jugé proche du patient humain. Le porteur qualifie la mise à mort d'"indispensable" et affirme qu'"aucune alternative" ne permet d'obtenir ces données, écartant les simulateurs comme insuffisamment réalistes.

Objectifs

L'objectif du projet est de former les futurs utilisateurs d'un nouveau dispositif d'assistance ventriculaire gauche. Les dispositifs d'assistance ventriculaire gauche sont des pompes mécaniques implantées chirurgicalement dans le corps et destinées à pallier un ventricule cardiaque défaillant. Les futurs utilisateurs du dispositif doivent donc être formés à l'implantation mais aussi à la manipulation du système sur un modèle aussi représentatif que possible des patients insuffisant cardiaques qu'ils seront amenés à soigner.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de former les équipes cliniques à l'utilisation d’un système d’Assistance Ventriculaire Gauche.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie générale et sans réveil.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à un stress et une douleur modérés, causés par l'auscultation pré-anesthésique et l’injection en intramusculaire lors de la prémédication. Ils seront ensuite endormis et sous anesthésie générale pendant toute la durée de la procédure.

Devenir

La mise à mort des animaux à l’issue du protocole est une mesure indispensable sur le plan scientifique, éthique et réglementaire. D’un point de vue scientifique, elle permet de réaliser des évaluations post-mortem ( vérification de la position du dispositif) essentielles pour valider la qualité de la formation et l’absence de complications non détectées en peropératoire. Ces données sont cruciales pour améliorer les techniques chirurgicales et garantir la sécurité des futurs patients. Enfin, d’un point de vue réglementaire, cette étape est exigée par les autorités compétentes pour s’assurer que les objectifs pédagogiques et scientifiques sont atteints sans compromettre le bien-être animal. Aucune alternative ne permet actuellement d’obtenir ces informations critiques sans recourir à cette méthode.

Remplacement

Le modèle in-vivo est choisi en l’absence d’alternatives validées (modèles in vitro ou simulateurs) capables de reproduire fidèlement l’acte chirurgical d'implantation d'un dispositif d'assistance cardiaque sur un patient humain. En effet, Les méthodes alternatives de tests telles que les études in-vitro ou les simulateurs ne permettent pas de simuler de façon suffisament réelles, le contexte dans lequel se fait l'implantation du dispositif d'assistance circulatoire gauche. Afin de former au mieux les équipes cliniques, il est primordial qu'elles puissent réaliser une implantation dans un contexte au plus proche de l'utilisation clinique.

Réduction

Le projet sera conçu pour minimiser le nombre d’animaux utilisés, en privilégiant des sessions de formation groupées et des protocoles optimisés.

Raffinement

La méthodologie utilisée, à savoir une procédure chirurgicale sous anesthésie générale et sans réveil, nous permettra d’assurer l’absence de souffrance inutile et le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Le modèle porcin in vivo adulte est privilégié car son anatomie et sa physiologie cardiovasculaires sont très proches de celles de l’humain, permettant de reproduire fidèlement les gestes d’implantation d’un dispositif d'assistance ventricualire gauche et d’utiliser le même matériel qu’en clinique. Contrairement aux modèles in vitro, qui ne reproduisent ni la dynamique hémodynamique ni les interactions tissulaires réelles, le porc offre un environnement pulsatile et réactif indispensable à un entraînement chirurgical réaliste. De plus, il s’agit d’un modèle standardisé et largement validé en recherche cardiovasculaire, ce qui en fait un support fiable pour l’apprentissage technique de l'implantation et de la manipulation du système.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Souris : 1800
Rats : 450
Cochons : 50
Moutons : 50
Bovins : 3500
Souffrances
▲ -
▲ 4050
▲ 1800
▲ -
Devenir
 -
 -
 3610
 2240

Pour satisfaire des exigences réglementaires de contrôle de lots de vaccins vétérinaires, 5 850 animaux, surtout des bovins mais aussi des porcs, des moutons, des souris et des rats, vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des injections de vaccins ou d'adjuvants puis des prises de sang, pour vérifier innocuité et activité sérologique. Le porteur présente le recours à l'animal comme imposé par la pharmacopée. Les rats et une partie des ovins sont tués pour des prélèvements terminaux, tandis que 3 500 bovins et 50 souris sont réutilisés.

Objectifs

Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique, de vérifier la pureté (absence d’agents contaminants) de vaccins, et de confirmer l’innocuité d’adjuvants entrant dans leur composition. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays destinataires pour la constitution d’un dossier de mise sur le marché et pour la fabrication d’un lot commercial. La Pharmacopée Européenne exige la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal. Les tests sont donc effectués soit sur une des espèces cibles (porc, mouton ou bovin) soit sur espèce alternative (autres espèces d’animaux de rente ou rongeurs) pour limiter le recours à l’espèce cible. Cette alternative peut être réalisée lorsqu’une équivalence entre les modèles animaux a pu être démontrée. Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sans danger pour l’animal et pour le consommateur potentiel.

Bénéfices attendus

Ces tests permettent la libération d’une centaine de milliers de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.

Procédures

Pour les animaux de rente : 1 à 3 administrations en fonction de la technique. Cet acte technique s'effectue sur animal vigile et est inférieur à 1 minute. 1 à 2 prélèvements sanguin en fonction de la technique. Cet acte technique s'effectue sur animal vigile et est inférieur à 1 minute. Pour les rongeurs : 1 à 3 administrations en fonction des techniques. Cet acte technique s'effectue sur animal vigile et est inférieur à 1 minute. Une prise de sang terminale. Cet acte technique s'effectue sur animal anesthésié et est suivi d'une euthanasie.

Impact sur les animaux

Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins peuvent provoquer une douleur légère et de l’inconfort au moment du geste. Aucun signe clinique n’est attendu, toutefois, des points limites, qui déclencheront une euthanasie, seront appliqués. Pour les rats des nodules non douloureux et de petite taille et transitoire peuvent apparaitre.

Devenir

Pour les animaux de rente, l'objectif scientifique ne nécessite pas d'euthanasie à l'issue du test sauf cas de prélèvements terminaux (ovins). Les animaux peuvent être réutilisés. Si aucune réutilisation n'est possible les animaux seront euthanasiés. Pour les rongeurs, les rats sont euthanasiés à l'issue du test du fait du prélèvement terminal. Les souris peuvent être réutilisées. Si aucune réutilisation n'est possible les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

La nécessité de l’utilisation d’animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la pharmacopée du pays destinataire. Ils permettent de démontrer l’innocuité, l’activité sérologique et la pureté. De nombreux tests d’activité sont passés in vitro. Il n’est actuellement pas possible de remplacer les autres tests restants pour l'instant.

Réduction

Les productions de lots industriels étant plus importantes nous testons moins de lots pour plus de quantité de vaccins et donc moins d'utilisations d'animaux. La réutilisation des souris et des bovins contribue à la réduction du nombre d'animaux.

Raffinement

Pour chaque test une période d’acclimatation est prévue dans le but de limiter le stress et de stabiliser l'état physiologique. Les animaux sont hébergés en groupe dans des environnements à température et atmosphère contrôlées. Les bovins et ovins sont hébergés dans un bâtiment ouvert sur l'extérieur. Des enrichissements adaptés aux espèces et à l'âge des animaux sont installés dans les hébergements. Le personnel est formé aux gestes techniques. Les animaux sont observés quotidiennement ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal. En cas de déviation de l'état normal d'un animal le vétérinaire désigné décidera de la mise en place de soins appropriés. Pour les animaux de rente, l'utilisation d'analgésique n'est pas possible pour cause de suivi de la température. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Ce sont des espèces cibles ou alternatives pour le porc, l’ovin et le bovin. Les souris et les rats servent d’espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de rente. Les porcs doivent être âgés de 6 semaines à 4 mois, ou peser entre 16 et 36 kg. Les ovins sont âgés entre 3 et 6 mois et les bovins entre 20 jours et l’âge adulte. Les souris doivent peser entre 11 et 25g et/ou être âgées entre 5 et 6 semaines. Les rats doivent avoir entre 8 et 10 semaines. Les stades de développement varient en fonction des techniques. Ils correspondent à l’âge ou au poids requis pour répondre au dossier déposé aux autorités.