Mammifères "de rente"

1158 contenus, page 70 sur 97
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 120
 -

120 mini-porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés, après accord du vétérinaire, dans une autre étude du même projet ou dans un autre projet. Chacun subit une chirurgie d'environ trois heures sous anesthésie générale pour l'implantation définitive d'un émetteur de télémétrie, parfois suivie d'une heure de plus pour poser une chambre vasculaire, et peut être réopéré pour repositionner un cathéter. Les candidats médicaments sont ensuite administrés sous contention, par voie orale, intraveineuse ou quatre autres voies, avec des mises à jeun pouvant durer 30 heures, et leurs effets sur le cœur et les vaisseaux sont enregistrés sur des porcs éveillés. Après chaque chirurgie, les porcs restent isolés six à huit jours, isolement dont le porteur écrit qu'il engendrera "un stress de durée moyenne et d'intensité modérée", avant d'ajouter qu'il "permettra aussi d'accélérer la récupération post-chirurgicale".

Objectifs

Chaque étude de ce projet consiste à évaluer les effets cardio-vasculaires de différents candidats médicaments chez le mini-porc éveillé, en utilisant un dispositif électronique permettant la mesure et l’enregistrement automatique des paramètres cardio-vasculaires (télémétrie). Pour cela, une chirurgie initiale est prévue afin d'implanter de manière définitive ce dispositif électronique. Les enregistrements se font dans les pièces d'hébergement, sur des animaux libres de leurs mouvements.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la découverte de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules.

Procédures

Dans ce projet les animaux pourront être soumis à deux types de chirurgie sous anesthésie générale : une chirurgie d'implantation d'un émetteur de télémétrie (dispositif permettant la mesure des paramètres cardiovasculaires), et parfois une chirurgie d'implantation de chambre vasculaire (dispositif permettant l'administration intraveineuse de produit, ou la réalisation de prélèvements sanguins). La durée de ces interventions sera d'environ 3h pour l'implantation de l'émetteur, plus 1h supplémentaire en cas d'implantation de chambre vasculaire. En cas de besoin, l'animal pourra être soumis à une nouvelle chirurgie pour repositionner le cathéter de l'implant ou de la chambre vasculaire, voir pour changer la chambre (durée 1h environ). Les animaux seront maintenus pendant l’administration du candidat médicament (ou du placebo) par voie orale, intrapéritonéale, sous-cutanée, transdermique, intramusculaire ou intraveineuse (bolus ou perfusion) (durée 1 -2minutes). Et si l’administration se fait par une perfusion de longue durée (supérieure à 1h), les animaux porteront des gilets (avec une minipompe embarquée) pendant maximum 24h. Ainsi, les effets sur les paramètres cardiovasculaires seront évalués. Cette évaluation se fera chez un animal éveillé et libre de ses mouvements dans sa pièce d'hébergement pendant plusieurs heures ou jours. Dès que possible, les animaux seront hébergés avec un animal congénère afin de ne pas être isolé. Des prélèvements sanguins, sans anesthésie, pourront être effectués durant les phases expérimentales (moins de 2min par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les contentions des animaux pour induire l'anesthésie ou administrer le produit peuvent engendrer un stress mineur à l'animal. Dans ce projet, les animaux seront anesthésiés à une ou plusieurs reprises, pour l'implantation de l'émetteur de télémétrie, et dans certains cas, de la chambre vasculaire. Ces chirurgies peuvent induire des douleurs post-chirurgicales qui seront réduites au maximum grâce à une anesthésie, une analgésie et un protocole de soins post-opératoire. Les animaux seront isolés pendant la période de récupération post-opératoire (6 à 8 jours après chaque chirurgie). Cet isolement engendrera un stress de durée moyenne et d'intensité modérée (désocialisation). Cependant en contrepartie, l'isolement permettra aussi d'accélérer la récupération post-chirurgicale. Les animaux pourront également être soumis à des prélèvements de sang (moins de 2min/prélèvement, et 2mL max par prélèvement). Par ailleurs, les animaux seront mis à jeun avant les chirurgies, et parfois avant l'administration du produit à tester. Cette période de jeun durera au maximum 30h. La mise à jeun engendre un stress physiologique et psychologique d'intensité modérée mais de courtes durées. Enfin, les effets potentiellement indésirables provoqués par le candidat médicament à tester font l'objet d'échanges avec les fabricants du candidat médicament afin d'adapter les outils d'observation des animaux, pour anticiper au mieux de potentiels signes cliniques.

Devenir

Réutilisation des animaux dans une étude du même projet ou dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré, après accord du vétérinaire.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le mini-porc car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets cardiovasculaires de ces candidats médicaments. Or, avant toute utilisation chez l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité ou la sécurité d'un médicament. A ce jour, le mini-porc est l’une des espèces les plus adaptées à ce type de modèle car il présente un système cardiovasculaire proche de celui de l'homme.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe (n=4 à 8 par groupe) est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences, et d’effectuer des analyses statistiques robustes. Une réutilisation des animaux, après avis du vétérinaire, est envisagée et permettra de réduire le nombre réel d’animaux utilisés.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, •l'utilisation de la télémétrie sans fil (animal libre de ses mouvements pendant les phases d'enregistrement), • la validation du système de télémétrie et la validation pharmacologique du modèle, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • l'utilisation d'une chambre vasculaire permettant des prélèvements sanguins sans une restriction physique importante • Le suivi d’éventuels signes cliniques, • La détermination des points limites, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire.

Choix des espèces

Le mini-porc est une espèce animale adaptée et couramment utilisée pour évaluer les effets cardio-vasculaire d'un candidat médicament car son système cardiovasculaire est physiologiquement et anatomiquement proche de celui de l'homme. Animaux sevrés en croissance et animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Chèvres : 90
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 90
 -

90 chèvres vont être utilisées, gardées vivantes et destinées à être réutilisées dans d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit une prise de sang à la jugulaire et reçoit un supplément alimentaire enrichi en oméga-3, testé à deux doses, pour induire l'ovulation sans hormones en vue de l'insémination. Le porteur indique que le supplément peut réduire l'appétit et provoquer des diarrhées, et retire l'animal de l'essai en cas de troubles. Il affirme qu'aucune alternative n'existe et situe le projet dans une stratégie d'insémination sans hormones pour l'élevage caprin.

Objectifs

L’Insémination animale (IA) a un rôle central dans le cadre de la sélection génétique. L’IA est pratiquée en élevages de petits ruminants quasi exclusivement après synchronisation hormonale des chaleurs et des ovulations. Ce traitement hormonal a également l’avantage de rendre possible la reproduction hors saison sexuelle pour pouvoir étaler la production tout au long de l’année. Or, le contexte sociétal et réglementaire de l'élevage incite fortement à la recherche de traitements alternatifs excluant l’utilisation d’hormones. Le projet vise à developper une stratégie alimentaire pour induire et synchroniser les ovulations chez les caprins en vue de la pratique de l'IA sans utilisation d'hormones.

Bénéfices attendus

Validation de la preuve de concept sur l’utilisation d’une supplémentation alimentaire avec des acides gras oméga-3 pour prévenir les cycles courts infertiles induits par effet mâle chez les caprins. Ces résultats préliminaires attendus permettront ensuite de construire un projet de plus grande envergure autour de cette stratégie alimentaire dans l’objectif de developper un protocole de supplémentation efficace et réalisable en élevages caprins. Il s’agit d’une stratégie qui permettra de remplacer le traitement progestatif associé à l’effet bouc pour la pratique de l’insémination animale sans utilisation d’hormones.

Procédures

1 seul prélèvement sanguin par individu sur animal vigile . Le prélèvement sera réalisé par ponction à la veine jugulaire . Cet acte ne dure que quelques secondes.

Impact sur les animaux

La supplémentation alimentaire, étant basée sur un apport lipidique, peut entrainer une diminution de l’apetit qui se retablira à l’arret de la supplémentation. Cet effet sera surveillé par la mesure journalière de la quantité de fourrage et du concentré non consommé par les chèvres. Le supplément lipidique de la ration pourrait eventuellement entrainer des troubles digestifs (i.e diarrhées). Le cas écheant, l’animal sortira de l’expérimentation dès l’apparition des symptômes. Si les troubles digestifs sont généralisés dans un lot, l’expérimentation sera arreté pour le lot concerné. Néanmoins, les doses du supplément alimentaire seront choisies parmi celles n’ayant pas entrainé une perte d’apétit ni des signes digestifs indésirables lors des essaies preliminaires réalisés chez la brebis, et d’après la bibliographie. Lors de la prise de sang (par ponction à la veine jugulaire), les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Cette intervention n’entraine pas d’altération de l’état général. Le poil court des chèvres permet une visualisation aisée des veines. La contention des animaux pour la prise de sang par les expérimentateurs animaliers (en binôme) est faite dans un espace réduit (entre des claies ou au parc de tri) pour faciliter la contention et en présence de congénères pour limiter le stress dû à l’isolement. La présence répétée des expérimentateurs en interaction positive en dehors des procédures (alimentation, traite, soins aux animaux) est associée à une diminution du comportement de fuite de l’animal et donc de son stress face à la contention. Une surveillance de l’état général des animaux et du site de prélèvement sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite), d’un hématome voire d’une infection. Une surveillance journalière de l’état général des animaux sera aussi réalisée afin de detecter tous signe de dégradation.

Devenir

Les animaux expérimentaux pourront être réutilisés dans d'autres projets sous réserve d'un avis favorable du vétérinaire sanitaire de l'EU.

Remplacement

L’étude de l’effet d’une supplémentation alimentaire avec des acides gras oméga-3 sur la durée du 1er cycle ovulatoire induit par effet mâle ne peut être réalisée qu’avec l’utilisation d’animaux vivants. Aucune alternative n’existe.

Réduction

Le projet utilisera 90 chèvres au repos sexuel réparties en 3 lots de 30 individus (1 lot non-supplémenté et 2 lots supplémentés avec la dose 1 et 2). La variable à étudier sera la proportion de chèvres developpant un cycle court lors de la 1ère ovulation induite par l’effet bouc. Un calcul de puissance a été réalisé sur cette variable afin de déterminer le nombre de chèvres par lot. La fréquence de cycles courts attendue dans le lot témoin non supplémenté est de 85 % au minimum. Pour valider la preuve de concept, notre objectif est de diminuer cette fréquence à 50% (effet notable), au moins dans l’un des lots supplémentés. Avec 30 chèvres par groupe nous pourrons montrer une difference de 35% (85% vs 50%).

Raffinement

Les chèvres seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupe) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillé (surface de 2m carrés par tête) et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Le milieu est enrichi avec une brosse rotative par lot, des tapis (grato gratte) positionnées sur les claies pour se gratter les flancs et des disques suspendus à mordiller. Les prelevements de lait se feront manuellement sur leur poste à la salle de traite, ne nécessitant pas de contention supplémentaire. Les prélèvements de sang seront réalisés par ponction veineuse à la veine jugulaire par du personnel qualifié. La contention des chèvres pour les prélèvements sanguins se fera dans un espace réduit (entre des claies ou au parc de tri) en présence de congénères pour limiter le stress dû à l’isolement. La présence répétée des expérimentateurs en interaction positive en dehors des procédures (alimentation, soins aux animaux) est associée à une diminution du comportement de fuite de l’animal et donc de son stress face à la contention. Lors des prises de sang, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général (pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité). Le poil court des chèvres permet une visualisation aisée des veines. Une surveillance du site de prélèvement sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite), d’un hématome voire d’une infection. Le cas échéant, un baume antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué en massage sur les veines. Une surveillance journalière de l’état général des animaux sera aussi réalisée. En cas de signes de maladie, un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire conseil de l’installation expérimentale ou avec son intervention si nécessaire.

Choix des espèces

La chèvre est l’espèce cible sur laquelle nous voulons valider la preuve de concept. L’étude sera réalisée avec des chèvres adultes primipares et multipares, en lactation, étant traites 2 fois par jour (matin et soir). Il s’agit du profil de chèvres adultes mises à la reproduction chaque année dans l’élevage.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Cochons : 167
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 167
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 167

167 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont vaccinés avec une souche atténuée puis infectés par des souches virulentes de peste porcine africaine, avec de nombreux prélèvements sanguins. Le porteur indique que les animaux non vaccinés développeront une fièvre marquée et les symptômes de la maladie, et qu'ils seront mis à mort dès l'atteinte d'un point limite comme une perte de poids de 20 % ou une température trop élevée. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'évalue la réponse du porc à l'infection et qu'il est "indispensable" de recourir à cette espèce cible.

Objectifs

Nous travaillons sur une souche atténuée de virus de la Peste Porcine Africaine (PPA) à potentiel vaccinal. Cette souche a été produite initialement sur des cellules prélevées sur des porcs. Dans l'objectif d'un développement industriel de ce candidat vaccin, le laboratoire a adapté la souche à se multiplier sur lignée cellulaire ; et a ainsi obtenu la souche"atténuée-lignée". Au cours d’une étude sur porcs Exempts d’organisme pathogènes spécifiques (EOPS), la souche atténuée-lignée a montré une très bonne sécurité et efficacité vaccinale. Les résultats de laboratoire ont également montré que la souche atténuée-lignée contenait un mélange de 3 virus atténués légèrement différents entre-eux. L'objectif du présent projet est dans un premier temps de séparer ces 3 virus atténués (par des travaux de laboratoire) et d’évaluer leur sécurité et leur efficacité vaccinale chez nos porcs EOPS. Par la suite, une fois le meilleur virus atténué choisi et multiplié, la sécurité et l’efficacité de la souche vaccinale pure seront évaluées vis-à-vis d’une souche de terrain de virus de la PPA, ceci chez des porcs d’élevage. Il sera vérifié finalement la stabilité de cette souche atténuée-lignée au cours de passages répétés chez ces animaux.

Bénéfices attendus

La peste porcine africaine est une maladie virale qui se caractérise par des signes cliniques tels qu’une perte d’appétit rapide et un abattement des porcs en lien avec une forte fièvre, ainsi que des hémorragies cutanées, diarrhées, etc., qui vont induire une forte mortalité chez les porcs domestiques comme chez les sangliers. Pour le moment, il n’existe pas de vaccin commercialisé contre la PPA. De ce fait, la gestion des foyers de PPA repose chez les porcs domestiques sur des mesures de restriction de mouvement des animaux et des abattages massifs. Chez les sangliers sauvages, la gestion des foyers est complexe et repose sur la mise en place de clôtures et de piégeages. D’un point de vue sociétal, ces mesures de gestion sont de plus en plus critiquées et la disponibilité d’un vaccin pourrait offrir une solution plus acceptable. Si les résultats de notre projet sont conformes aux attendus en termes de sécurité et d’efficacité vaccinale, la souche atténuée-lignée pourrait être utilisée à terme comme vaccin, à la fois chez les porcs domestiques (après vaccination intramusculaire), mais aussi chez le sanglier (vaccination par des appâts comestibles).

Procédures

Selon les groupes, les animaux seront soumis à une vaccination par voie intramusculaire (IM) ou bien oronasale (ON) puis à un challenge viral par voie IM ou ON. Les vaccinations / challenges par voie IM ou ON sont des actes rapides qui prennent moins d’une minute. Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins (selon les groupes de 2 à 13 prises de sang d’une durée d’1 à 2 miniutes chacune) répartis tout au long du suivi des animaux.

Impact sur les animaux

Suite à l’inoculation de la souche atténuée-lignée (par voie IM ou ON), les porcs pourraient présenter un court épisode de fièvre pendant lequel leur consommation alimentaire et leur croissance pourraient être diminuées. Chez les animaux non vaccinés, le challenge avec les souches virulentes de virus de la PPA devrait conduire à une fièvre marquée et des symptômes caractéristiques de la PPA. Pour éviter que les animaux souffrent ils seront mis à mort dès l’atteinte d’un des points limite.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Des prélèvements de tissus (pour recherche virologique) sont prévus à la fin de chaque procédure, la mise à mort des animaux est donc indispensable.

Remplacement

Aucune méthode in vitro d’évaluation directe de la réponse du porc à l’infection ou à la vaccination par le virus de la PPA n’est disponible

Réduction

Généralement, les lots de porcs vaccinés et les lots témoins seront constitués chacun de 6 animaux et les contrôles positifs (lots non-vaccinés et challengés) de 3 porcs. Si nécessité de mettre en évidence des différences plus fines entre les conditions expérimentales, l’effectif des groupes sera alors porté à 8 animaux par groupe. Ce nombre d’animaux a été déterminé de façon à pouvoir comparer statistiquement les résultats

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupes stables au cours de toute la durée du projet. Ils seront alimentés à volonté et auront accès à discrétion à de l’eau. Le confort thermique des animaux sera assuré par des lampes chauffantes et des plaques de couchage dans les jours qui suivent le sevrage. Ils auront accès à des jouets. Après chaque prélèvement (réalisé sans anesthésie car non douloureux), une récompense type grenadine sera distribuée aux animaux. Une attention particulière sera apportée au suivi clinique de chaque animal au quotidien pendant toute la durée de la procédure expérimentale. En cas d’atteinte d’un des points limites suivants (score clinique >15/40, non réponse à des stimuli tactiles et visuels, perte de poids ≥ 20% sur une semaine, température supérieure à 41,8°C pendant plus de 48 h ou inférieure à 36°C pendant plus de 24 h), les animaux seront mis à mort par anesthésie profonde suivie d'une saignée.

Choix des espèces

Etant donné que seuls les porcins sont sensibles à l’infection par le virus de la PPA, il est indispensable d’avoir recours aux porcs pour cette étude (=espèce cible). Sur le terrain les porcs sont généralement vaccinés au moment du sevrage. Nous nous mettrons ici dans des conditions similaires en vaccinant les animaux à 4 semaines d’âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Rats : 100
Lapins : 300
Chiens : 100
Cochons : 100
Chèvres : 100
Moutons : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ 600
Devenir
 -
 -
 -
 900

900 animaux non-humains, dont 300 lapins, 200 moutons, 100 chèvres, 100 cochons, 100 chiens et 100 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Chaque individu subit une chirurgie d'implantation d'un dispositif médical de une à deux heures, parfois suivie d'une seconde chirurgie de retrait, avec prélèvements sanguins, imagerie et enregistrements cérébraux pouvant durer jusqu'à quatre heures pendant lesquels l'animal peut être isolé. Le porteur décrit une activité de prestation menée pour un donneur d'ordre et indique que les tissus entourant l'implant sont prélevés après mise à mort pour analyse. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative et que la réglementation impose le recours aux animaux avant les essais cliniques.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer la tolérance (ou sécurité) ainsi que la performance (ou efficacité) des produits de santé en neurologie (exemple : électrode cérébrale pour la stimulation ou l'enregistrement de signaux cérébraux, implant pour soulager les douleurs de la colonne vertébrale, les hernies discales, implant pour la réparation des os du crane...). Ces produits, destinés à être mis en contact avec le corps humain et particulièrement avec le système nerveux (cerveau, moelle épinière) doivent être préalablement testés pour garantir le bon rétablissement des patients après chirurgie, et pour garantir leur sécurité et efficacité lors de l'utilisation clinique. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, ainsi que de la sensibilité et fragilité du système nerveux, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet, avant de pouvoir passer aux tests chez l'humain. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir dans différents modèles animaux de données de performance et de tolérance des produits de santé en neurologie. Ainsi, il est possible d'analyser ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l'obtention d'une mise sur le marché. Pour chacune des procédures, qui décrivent différents modèles animaux permettant d'évaluer les dispositifs médicaux en fonction de leur indications cliniques (par exemple : électrode implantée dans le cerveau, système de stabilisation de la colonne vertébrale ...), les bénéfices susceptibles sont principalement de faire avancer les connaissances sur la réaction de l'organisme après mise en contact avec le dispositif médical mais aussi sur son efficacité. Cela permet d'obtenir des données sur la sécurité du produit (exemple : il n'induit pas de réaction inflammatoire anormale), et des données sur la performance du produit (exemple : le produit a engendré une stabilisation de la colonne vertébrale, évaluée par le biais de la fusion de 2 vertèbres entre elles). Ainsi si les différents produits obtiennent des résultats satisfaisants à ce stade, ils pourront ensuite passer à l'étape suivante des tests cliniques, chez l'homme, avant d'être proposés à l'ensemble de la population, après validation des instances réglementaires.

Procédures

Pour l'ensemble des procédures, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif médical à tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 1h et 2h). Cette intervention a toujours lieu sous anesthésie générale (chimique et gazeuse), analgésie et antibiothérapie. Certains animaux peuvent être soumis à une intervention chirurgicale supplémentaire si le but de l'étude est aussi d'évaluer la cicatrisation après retrait du dispositif de son site d'implantation (cette intervention chirurgicale peut durer entre 1h et 2h). Cette intervention aura lieu dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Des prélèvements sanguins peuvent etre réalisés en cours d'étude. Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'étude, peuvent être réalisées sous anesthésie légère (en général, en fonction de la durée de l'étude (plusieurs années possibles), 1 à 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisagées en cours d'étude). De même, des enregistrements cérébraux suite aux stimulations électriques des électrodes implantées (procédures 3 ou 6 par exemple) pourront être réalisées en cours d'étude. Ces enregistrements sont non douloureux et peuvent etre réalisés chaque jour de la semaine (5x/semaine), pendant quelques minutes à 4 heures maximum par session, ou bien durant la nuit (12 heures maximum). Lors de ces enregistrements, l'animal pourra être isolé.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, une douleur et stress liés à la chirurgie, une perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours, un risque infectieux à la chirurgie, un hématome sur le site opératoire, pouvant entrainer, selon la localisation : déficit sensitif et/ou moteur des membres postérieurs (troubles de la locomotion), trouble de la commande vésicale ou anale (incontinence), signes neurologiques (port de tête anormal, tremblements corporels, convulsions).

Devenir

Pour répondre aux objectifs de chacune des procédures du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induit par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé (exemple : tests mécaniques sur des vertèbres pour évaluer la fusion dans le cadre de la procédure de stabilisation de la colonne vertébrale). En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d'évaluer la sécurité et la performance des dispositifs médicaux utilisés en neurologie, en raison des interactions complexes s'établissant entre le tissus ciblé (exemple : cerveau, moelle épinière) et le dispositif lui-même. De plus, l’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation que doivent suivre les tests précliniques sur les dispositifs médicaux, avant de pouvoir lancer les tests cliniques.

Réduction

Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas faire renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Le dispositif à tester est le dispositif final, celui qu'il est prévu d'implanter chez l'homme ensuite. Il ne s'agit pas d'un produit en cours de développement, pouvant subir encore beaucoup de modifications de sa composition ou de sa forme. Cela implique donc que l'utilisation des animaux n'a lieu qu'en dernier lieu et assure qu'il n'y aura pas d'animaux utilisés inutilement sur un dispositif qui ne serait pas finalisé. Avant de lancer une étude réglementaire à grande échelle sur un dispositif médical, il est aussi possible de lancer des études pilotes qui permettront, sur un faible nombre d'animaux, de comparer plusieurs produits entre eux afin de sélectionner le produit pour l'étude à grande échelle. De plus, l’interprétation des résultats nécessite toujours de comparer ceux obtenus chez des animaux qui reçoivent le produit à évaluer avec ceux obtenus d’animaux qui reçoivent un produit « contrôle », dont l’effet attendu est déjà connu. Pour réduire encore le nombre d’animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "controle", pour plusieurs groupes "test" recevant des produits à tester différents. Le nombre d'animaux à inclure en étude est imposé par les normes en vigueur (exemple : minimum 10 sites d'implantation sur un minimum de 3 animaux par groupe et par délai d'analyse, et pour les produits au contact du cerveau : minimum 8 animaux par groupe et par délai d'analyse).

Raffinement

Le stress des animaux est limité par la mise en place d'une période d’acclimatation à leur arrivée dans l'établissement utilisateur, pendant laquelle ils ne subissent aucune manipulation non indispensable. Ensuite, pour les procédures le nécessitant, une période d’habituation et d'entrainement aux actes spécifiques (contention, palpation, isolement, mise en place d'éléments pour les sessions d'enregistrement cérébraux…) est réalisée pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (jouets, plateforme de repos, augmentation de la quantité de litière…), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires par exemple pour certaines espèces). Afin de limiter au maximum la douleur des animaux, les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie chimique et gazeuse, et analgésie (à base de morphiniques). En cas de signes de douleur et signes cliniques, le traitement adapté sera mis en place. Les animaux sont suivis de façon quotidienne, 7 jours sur 7 sur la base des critères suivants : apparence et état général, consommation alimentaire et hydrique et transit, attitude, comportements, signes cliniques. Si des points limites sont atteints pour plusieurs de ces critères, relevant d'un inconfort ou souffrance importants, et si le traitement mis en place n'a pas d'effet, l'animal est alors euthanasié. En phase post-opératoire, le suivi est renforcé et des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance ou réfection des pansements s'il y a lieu, désinfection des sites chirurgicaux…). En cas d’anomalie clinique, sanitaire ou comportementale, l’équipe vétérinaire assure l’examen clinique et le suivi de l’animal, afin de mettre en place une gestion adéquate de la douleur ou de l’anomalie constatée selon chaque cas. Le risque infectieux est controlé par l'administration d'antibiotique en phase per-opératoire.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Les produits de petite taille/miniaturisé seront testés préférentiellement chez le rat ou le lapin. Les produits de taille importante seront préférentiellement testés chez le chien, les ovins/caprins ou les porcs/miniporcs. Lorsque plusieurs espèces répondent aux critères, le choix est arbitré par la durée de l’essai (pour une étude sur le long terme, utilisation d’espèces à longue durée de vie). Le choix entre les grands modèles repose aussi sur les similarités avec l’Homme: -Développement du cerveau, myélinisation, biochimie, surface du cerveau et proportion de matière blanche similaire chez le porc. -Caractéristique anatomique de la moelle épinière, vertèbres cervicales similaires et modèle reconnu pour la recherche sur la colonne vertébrale chez les ovins -Colonne vertébrale uniforme et régulière simplifiant les procédures chirurgicales, taille du canal vertébral, structure et biomécanique de la colonne lombaire et thoracique similaires. Les critères pris en considération dans le choix du stade de développement sont les suivants : 1. Suivi des recommandations des textes de référence Le stade de développement est exprimé en âge ou en poids. Dans la plupart des cas, l’utilisation d’animaux adultes est recommandée. 2. Propriétés intrinsèques du produit à tester En l’absence de recommandation particulière dans le(s) texte(s) de référence et si la nature du produit le requière, le stade de développement est pertinemment sélectionné. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée. 3. Cas particulier des porcs domestiques Pas de recommandation spécifique réglementaire d’où le choix d’utiliser des porcs domestiques en croissance (âgés d’au moins 8 semaines). Etant donné les conditions d’hébergement, le comportement social et la manipulation des animaux, l’utilisation de porcs domestiques en croissance est la plus appropriée dans ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Moutons : 150
Souffrances
▲ -
▲ 150
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 60
 -
 90

150 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 60 brebis renvoyées dans le troupeau et 90 agneaux envoyés à l'abattoir après l'essai. Ils subissent des tubages répétés pour prélever du liquide du rumen, afin de tester des méthodes d'alimentation censées réduire le temps de travail des éleveurs ovins. Le porteur indique que la pose de la sonde cause stress et gêne et qu'une acidose reste possible, avec perte d'appétit et difficultés à se tenir debout. Il présente le bénéfice comme un gain de temps d'astreinte pour la filière, sans effet négatif attendu sur le troupeau.

Objectifs

L’objectif du projet est de renforcer l’attractivité de la filière ovine en simplifiant le travail. Pour cela, plusieurs solutions sur le temps passé à l’alimentation quotidienne des animaux sont testées. L’objectif est donc d’expérimenter et de tester de nouvelles pratiques réduisant le travail d’astreinte lors de la distribution de l’alimentation pour les diffuser auprès des éleveurs. Dans ces essais, l’impact sur les brebis de la distribution en une seule fois (au lieu de deux) du concentré et l’automatisation du rationnement des agneaux sont étudiés.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’apporter des connaissances sur les différentes méthodes de distributions de l’alimentation des animaux. Lors des essais, plusieurs critères seront pris en compte, comme l’impact des méthodes testées sur le bien-être des animaux et le temps passé à chaque lot d’essai. Cela produira des références techniques qui seront diffusées pour les techniciens et les éleveurs. Les bénéfices attendus sont d’identifier les stratégies d’alimentation les plus pertinentes (un gain de temps de travail passé à l’astreinte des éleveurs) sans que ces méthodes n’est un effet négatif sur les performances, le bien-être et la santé de leur troupeau.

Procédures

Pour les deux essais, les animaux seront soumis à des tubages pour prélever du liquide ruminal. 3 séquences de prélèvements sont prévues en début, milieu et fin d’essai. Le tubage dure au total entre 1 et 2 minutes. Cette technique permet d’éviter l’utilisation d’animaux porteurs de canules du rumen pour réaliser des prélèvements de contenu, et ne nécessite donc pas d’opération chirurgicale. Le volume prélevé est adapté à la taille et développement de l’animal soit 50 ml pour les agneaux de plus de 2 mois et les animaux adultes. Le tubage est réalisée grâce à des sondes adaptées à la taille de l’animal (brebis ou agneaux).

Impact sur les animaux

Les nuisances possibles sur les animaux seront une gêne causée par la manipulation et la mise en place de la sonde pour le tubage. Cette manipulation peut causer un stress sur les animaux. Si une acidose apparait sur les animaux, les principaux symptômes sont une diminution de l’appétit, une augmentation des fréquences respiratoires et cardiaques, une impossibilité de se mettre debout, des diarrhées.

Devenir

Les brebis retournent dans le troupeau d’élevage de l’établissement. Les agneaux de l’expérimentation de l’essai 2 sont concernés par l’abattage en fonction des règles en vigueur du cahier des charges de l'organisme certificateur plusieurs semaines après l’expérimentation. En effet, il s’agit d’agneaux engraissés en vue d’une consommation. Le responsable du projet prend la décision de la date d’envoi à l’abattoir.

Remplacement

Cette d’expérimentation ne peut pas être remplacé par des modèles in vitro ou in silico. En effet, on ne peut pas remplacer les brebis et les agneaux pour mesurer l’évolution de l’acidose en fonction du type de distribution de l’aliment concentré.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus dans l’expérimentation a été limité au maximum pour avoir un effectif garantissant l’interprétation des données. 60 brebis allaitantes dans l’ESSAI 1 pour le suivi sur le fractionnement de la distribution de concentrés et 90 agneaux pour le rationnement automatisé. En effet, chaque lot sera composé de 30 animaux, qui est le nombre minimum d’animaux pour réaliser une analyse statistique robuste dans nos conditions expérimentales.

Raffinement

Concernant, le raffinement des animaux, une attention particulière a été portée aux conditions d’hébergement (= condition d’élevage). Celles-ci seront maintenues en groupe durant l’expérimentation afin de respecter leur comportement social. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié sur leur état et leur comportement. Les animaux des deux essais sont hébergés sur une litière paillée et en lots de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Les agneaux de l’ESSAI 1 resteront avec leur mère toute la durée du projet. Pour les deux essais, progressivement les brebis et les agneaux vont s’habituer à être manipulés et les prélèvements seront réalisés par du personnel expérimenté.

Choix des espèces

L’espèce ovine est l’espèce choisie car les mesures réalisées permettront de répondre à des problématiques rencontrées en élevage. Il n'existe pas d'autre espèce modèle ni de système alternatif à cette étude car on étudie des conduites alimentaires sur animaux de rente. ESSAI 1 : L’étude utilisera des brebis en lactation et allaitant leurs agneaux car c’est à ce stade que les besoins en aliment concentré de la brebis sont importants avec un risque d’acidose plus élevé. L’étude se déroulera sur une période de 7 semaines avec un démarrage quelques jours après la mise bas et une fin au sevrage des agneaux, environ 70 jours après la mise bas. ESSAI 2 : Les agneaux utilisés seront des agneaux sevrés âgés de 75 jours environ, pendant la phase d’engraissement : du sevrage jusqu’à leur date d’abatage. C’est en effet à cette période que le rationnement est pratiqué pour optimiser la qualité des carcasses notamment l’état d’engraissement.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Moutons : 250
Souffrances
▲ -
▲ 140
▲ 110
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 250

250 moutons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Ils reçoivent un vaccin puis sont infectés par une souche d'épreuve de la fièvre catarrhale ovine, avec suivi clinique et prises de température quotidiens, pour contrôler l'activité de lots de vaccins vétérinaires. Le porteur indique que les animaux témoins, non protégés, peuvent développer fièvre, œdème de la face, diarrhée et baisse de production lactée. Il affirme que le nombre d'animaux est "imposé par la réglementation" et qu'il n'est pas possible de remplacer ces tests sans un changement des règles des pays destinataires.

Objectifs

Le projet a pour objectif de déterminer l’activité de vaccins destinés aux animaux de rente. Cet objectif doit être respecté afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires dans la constitution d’un dossier d’AMM. Les contrôles sont effectués sur ovins (une des espèces cibles). La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats concrets, certains obtenus chez l’animal

Bénéfices attendus

Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sûrs et efficaces pour l’animal. Les tests ont lieu selon le cadre approuvé par les autorités réglementaires et permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.

Procédures

Le test d’activité du vaccin de la fièvre catarrhale ovine dure 50 jours maximum. A J0, le vaccin est injecté. Pour certain sérotype, il est possible qu’une sérologie soit faite (prise de sang à J0, J14 et J21). La souche d’épreuve est inoculée entre 21 et 35 jours après l’injection du vaccin. Du 6ème jour après l’inoculation de la souche d’épreuve jusqu’au 15ème jour maximum, tous les animaux bénéficient d’une prise de température et d’un suivi clinique quotidien. Pour ce contrôle, la protection de l’animal contre la souche d’épreuve est analysée. Un score clinique global est calculé à partir de critères définis : température rectale, signes cliniques, signes spécifiques de la maladie.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux injections des vaccins, aux prélèvements sanguins et aux manipulations. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé et compétent. Les animaux témoins peuvent montrer des symptômes liés à la maladie virale, tels qu’une réaction fébrile associée à des manifestations inflammatoires et congestives et d’œdème de la face, une diarrhée légère transitoire, une hyperthermie modérée et une baisse de production lactée.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés

Remplacement

Les réglementations des pays destinataires du produit exigent la réalisation des tests sur animaux pour la mise sur le marché de lot commercial. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.

Réduction

Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation. Une réduction du nombre d’animaux est possible grâce à la mutualisation de lots témoins chez les rongeurs.

Raffinement

De légers symptômes sont attendus uniquement pour les animaux témoins. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. De ce cas, des points limites liés à l’espèce sont mis en place. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Ce choix résulte du fait que ce soit une des espèces cibles. Les ovins doivent avoir entre 2 et 9 mois. Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre au dossier déposé aux autorités des pays destinataires.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 18
Souffrances
▲ 18
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 18

18 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit un clampage des deux pédicules rénaux pendant trois heures pour provoquer une insuffisance rénale, puis une séance d'hémodialyse de deux heures avec prélèvements sanguins, pour tester une méthode censée mieux éliminer les toxines urémiques. Le porteur justifie l'absence de réveil par l'impossibilité de prendre en charge l'insuffisance rénale induite, et indique avoir déjà validé le concept in vitro sur du sang de bœuf d'abattoir. Le projet, adossé à un brevet en cours, vise une hémodialyse plus efficace et moins coûteuse avant un éventuel essai clinique.

Objectifs

L’insuffisance rénale chronique terminale concerne en France plus de 90 000 patients et nécessite pour assurer leur survie le recours à la dialyse ou à la transplantation. Les toxines urémiques sont des "déchets" qui n’étant plus éliminés par les reins s’accumulent chez les patients insuffisants rénaux et sont responsables de nombreux effets délétères. Certaines toxines sont très mal éliminées par les techniques actuelles d’hémodialyse. Nous avons développé une nouvelle procédure d’hémodialyse plus efficace pour éliminer ces toxines urémiques (brevet en cours de rédaction) et souhaitons tester ce protocole sur des modèles animaux (porcs) dans des conditions proches de la clinique. Nous espérons ainsi produire de solides données pré-cliniques (tant sur l’efficacité que sur la sécurité de cette nouvelle approche) nous permettant d’envisager rapidement la mise en œuvre d’une étude clinique pilote sur des patients hémodialysés. Nous sommes persuadés que la meilleure élimination de ces toxines urémiques lors des séances d’hémodialyse permettra de diminuer considérablement les complications (notamment cardio-vasculaires) et la mortalité chez les patients hémodialysés.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons développer une nouvelle procédure d’hémodialyse qui soit 1) à la fois économiquement responsable (cout limité) car la prise en charge en hémodialyse représente déjà une charge importante pour nos systèmes de santé (89k€ par patient par an). 2) qui soit très facilement mis en œuvre dans tous les centres de dialyse sans nécessité de modification importante du matériel d’hémodialyse. Cette étude vise donc à tester la perfusion de composés innovants qui permettraient d’améliorer l’efficacité de la séance d’hémodialyse. Nous avons déjà réalisé un démonstrateur in vitro et souhaitons désormais mieux documenter leur efficacité dans une étude pré-clinique envisagée comme prémisse à une étude clinique pilote sur patients hémodialysés. Cette étude préclinique sur gros animal nous permettra de démontrer l’efficacité et d’évaluer la sécurité et la bonne tolérance de notre protocole avant d’entreprendre l’étude clinique.

Procédures

La procédure dure environ 4h30 pour chaque animal (15 min de préparation (pré-anesthésie -induction de l’anesthésie), 1h15 de chirurgie, 2h d’hémodialyse et 1h de suivi post hémodialyse). L'animal sera anesthésié et une analgésie préventive par infusion continue d'un morphinique sera mise en place. Durant cette anesthésie, le porc subira une séance d'hémodialyse de deux heures au cours de laquelle des prélèvements de sang seront réalisés (représentant au total moins de 2% du volume sanguin total de l'animal). L’animal sera euthanasié par injection létale a l’issue de l’expérimentation sans que ce dernier ne soit réveillé afin d’éviter toute détresse ou toute douleur. Chaque animal ne subira qu'une seule procédure expérimentale.

Impact sur les animaux

Il s’agit d’un protocole expérimental sans réveil de l’animal qui sera maintenu sous anesthésie générale profonde et analgésie préventive tout au long de l’expérimentation. L’animal sera mis à mort par injection létale a l’issue de la procédure sans que ce dernier ne soit réveillé afin d’éviter toute détresse ou toute douleur. Un monitoring physiologique complet sera réalisé en continu durant le protocole afin de garantir la sécurité de l’animal et le bon déroulement de la procédure. Les éventuelles complications attendues sont les mêmes que celle observées lors d’une séance d’hémodialyse chez l’homme, à savoir de possibles chutes de tension artérielle et la formation de caillots (thromboses) dans les cathéters. Ces complications sont non létales pour l’animal et ne sont pas génératrices de souffrance mais susceptibles d’être à l’origine d’un arrêt prématuré de la procédure pour l’animal considéré. La tension artérielle étant monitorée en continue, les chutes de tension pourront être traité par un remplissage vasculaire (mise en place d'une perfusion). La formation de thromboses dans les lignes d’hémodialyse sera quant à elle prévenue par une administration préventive d’un anticoagulant à tous les animaux au besoin complétée par une seconde administration pendant la séance de dialyse.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort sans réveil à l’issue de la séance d’hémodialyse afin d'éviter toute douleur ou toute détresse. A l’issue de l’expérimentation, le porc sera euthanasié sous anesthésie générale. Outre les abords chirurgicaux susceptibles d'être à l'origine de douleurs post-opératoires, les animaux auront subi pendant 3h un clampage bilatéral des pédicules rénaux et ils développeraient une insuffisance rénale aigue s'ils étaient maintenus en vie. Cette insuffisance rénale aigue ne pourrait être prise en charge et menacerait leur survie. Il est donc plus éthique d'euthanasier les animaux avant leur réveil.

Remplacement

L’évaluation et les preuves de concept ont été réalisées in vitro sans nécessiter l’utilisation d’animaux. En effet, l’effet de notre nouvelle procédure a été testée sur de larges volume de sang de bœuf (issus d’abattoirs) en utilisant des machines d’hémodialyse et du matériel utilisés en clinique. Nous avons ainsi pu démontrer la grande efficacité de notre procédure mais la limite de ces expériences in vitro est que nous travaillons sur un modèle simplifié qui ne reproduit qu’imparfaitement la distribution des toxines dans l’organisme. II nous est en outre impossible in vitro d’en vérifier la sécurité d’emploi et la bonne tolérance de notre procédure.

Réduction

Les expériences préliminaires réalisées dans des conditions aussi proches que possible de la clinique nous ont permis de valider l’approche et de calculer précisément le nombre d’animaux nécessaires pour garantir une bonne puissance statistique. La bonne efficacité nous permet de n’utiliser qu’un nombre limité d’animaux (6 par groupes) tout en bénéficiant d’une excellente puissance statistique (>90%). Il sera en outre possible de collecter certains tissus du porc post mortem (flancs, oreilles, vessie…) pour permettre à d’autres laboratoires de réaliser des tests cutanés (flancs et oreilles) et/ou de réaliser des tests de nébulisation sur les vessies. A l’issue du protocole, du sang sera également prélevé avant et après hémodialyse afin de permettre à une équipe de cancérologie de réaliser une autre étude.

Raffinement

Nous avons choisi de ne pas induire d’insuffisance rénale chez le porc préalablement à notre procédure afin de limiter le nombre de procédures que subira chaque animal. Ainsi une insuffisance rénale sera induite sous anesthésie générale juste avant la mise en œuvre de l’hémodialyse. La mise en place d’un cathéter double sur la veine jugulaire limite le nombre d’abords vasculaires à mettre en place en permettant de connecter sur un seul et même cathéter la ligne artérielle (flux entrant) et la ligne veineuse (flux sortant) de la machine d’hémodialyse. Nous avons veillé à l'optimisation du protocole anesthésique et analgésique avec une anesthésie gazeuse au sévoflurane complétée par une infusion continue de morphinique afin de prévenir toute douleur. Pas de réveil de l’animal à l’issue du protocole afin de prévenir toute souffrance. L’euthanasie sera réalisée avant la fin de l’anesthésie générale. Mise en œuvre d’une équipe pluridisciplinaire : Spécialistes en chirurgie du porc, gestion de l’hémodialyse par un néphrologue qualifié et mise à disposition d’un technicien d’hémodialyse par la société fournissant la machine d’hémodialyse. Trois points limites ont été identifiés (hypotension sévère et incontrôlable pendant l’hémodialyse, coagulation massive dans les lignes d’hémodialyse et hyperthermie maligne) et s’ils sont rencontrés, la procédure sera interrompue et l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

L’utilisation du porc, animal de taille assez comparable à l’homme, nous permet de valider notre méthode dans des conditions aussi proche que possible de la clinique. Nous ne souhaitons utiliser que du matériel clinique (parmi lequel les générateurs d’hémodialyse) afin de valider en condition aussi proche que possible de la réalité clinique. L’utilisation de machine d’hémodialyse clinique impose des débits sanguins (>100 ml/min) et de dialysat minimums (200 mL/min) et un volume extra-corporel (env. 60 mL) qui ne sont compatibles qu’avec un animal de grande taille tel porcs. Le volume sanguin d’un porc de 35-40kg (volume sanguin de 65mL/kg soit 2,2 L) est ainsi parfaitement compatible avec l’usage des machines d’hémodialyse. Les voies d’abords (veineuses) nécessitent la pose d’un cathéter double lumière qui ne peut se faire facilement chez le petit animal (rongeur ou lagomorphe) ou nécessiterait de multiplier les abords chirurgicaux afin de poser différentes voies (plusieurs veines ou artères). Le porc présente une bonne accessibilité et permet par sa taille et la facilité d’abord la pose d’un cathéter double par voie jugulaire. L’utilisation du porc nous permet de valider notre méthode dans des conditions aussi proche que possible de la clinique et d'envisager une translation rapide à la clinique. Nous utiliserons des porcelets d’environ trois mois ayant un poids compris entre 30 et 40 kg. Nos installations et notre matériel ne sont pas adaptés à des animaux de plus de 50 kg, et de ce fait, augmenteraient les difficultés d’expérimentations, tant du point de vue de la manipulation de l’animal que de la gestion de l’anesthésie. Enfin le volume sanguin de ces animaux est suffisamment important compte tenu du volume extracorporel de sang dans la machine d’hémodialyse (ligne veineuse et artérielle et membrane de dialyse) et du débit de sang nécessaire à l’hémodialyse (>100 mL/min). En outre, la surface de la membrane de dialyse doit être proportionnelle à la surface corporelle. Les plus petites membranes de dialyse disponible en clinique humaine ont une surface d’environ 1 mètre carré. La surface corporelle d’un porc de 35-40kg est de 0.9 mètres carrés ce qui serait compatible avec l’utilisation de telles membranes d’hémodialyse.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Bovins : 630
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 630
Devenir
 10
 90
 -
 530

630 veaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, la plupart tués à l'issue, une centaine étant retournés à l'élevage ou placés. On les infecte volontairement avec des souches d'Escherichia coli pour reproduire des diarrhées, y compris chez des nouveau-nés de zéro à quatre jours, puis on suit la maladie par prélèvements de sang et de fèces. Le porteur reconnaît que la colibacillose est sévère chez le jeune veau et que les animaux atteignant les points limites sont euthanasiés, tout comme ceux ayant reçu un médicament non autorisé. Il présente l'usage du veau, l'espèce cible, comme "requis" par la législation européenne sur les médicaments vétérinaires.

Objectifs

Le projet comporte plusieurs objectif: 1. Le développement des modèles. La colibacillose chez le veau peut être due à plusieurs types de E. coli et ne s'exprime pas de la même manière, selon l'âge du veau et le type de souche. Les modèles suivants seront développés: colibacillose du veau de 0 à 4 jours due à une souche entértoxinogène ; colibacillose du veau de 1 à 4 semaines due à une souche sécrétant une shigatoxine ; colibacillose paralysante du veau de 1 à 4 semaines due à une souche CS31A.

Bénéfices attendus

Ce projet permet la mise au point de médicaments dans le cadre de la réglementation européenne.

Procédures

- Examens cliniques quotidiens - Administration de traitements - Prélèvements de sang pour analyse hémato-biochimique, sérologie... Le volume prélevé sera adapté à l'âge et au poids de l'animal dans la limite de 7,5% du volume circulatoire par semaine, 10% sur deux semaines et 15% sur un mois. - Prélèvements de fecès pour numération bactérienne. Environ 40 ml par jour pendant les jours suivant l'inoculation.

Impact sur les animaux

La pathologie est sévère sur les jeunes veaux. Le projet provoquera donc une soufrance dont la sévérité sera contrôlée au mieux par l'application de points limites.

Devenir

Sont gardés en vie et retournés dans le circuit d'élevage (avec traitement préalable éventuel): - Animaux ayant complété la procédure (hors autopsies) et n'ayant pas atteint les points limites. - Animaux exclus en cours d'étude n'ayant pas atteint les points limites. - Animaux n'ayant pas reçu un produit vétérinaire en développement. Sont gardés en vie et adoptés (avec traitement préalable éventuel et engagement de l'acquérant de ne pas retourner l'animal dans le circuit commercial): - Animaux ayant reçu un produit en développement mais qui peuvent être placés avec autorisation des DDPP concernés. Sont euthanasiés: - Les animaux atteignant les points limites au cours de la procédure - Les animaux pour lequel des prélèvements ou examens nécessitant leur euthanasie sont nécessaires (prélèvements pulmonaires, anatomie pathologique pulmonaire par exemple) - Les animaux ayant reçu un produit vétérinaire non autorisé sur le marché (le produit testé en général) et pour lequel une adoption n'est pas possible.

Remplacement

Le remplacement d'animaux pour l'évaluation de l'efficacité de produits pharmaceutiques n'est pas possible. L'utilisation de l'espèce cible du médicament (le veau) pour l'évaluation de l'efficacité d'un médicament est requis par la législation.

Réduction

La mise au point des modèles nécessaires à l'évaluation de l'efficacité de produits pharmaceutiques doit aboutir à des modèles reproductibles et dont les caractéristiques sont bien déterminées. Il s'agit d'une nécessité permettant de réaliser des calculs d'effectifs fiables et déviter l'echec d'étude d'efficacité parce que la variabilité n'est pas maîtrisée (modèles pas assez ou trop sévères) ou parce que le nombre d'animaux est insuffisant.

Raffinement

Contrôle possible de la sévérité du modèle lorsque la démonstration d'efficacité d'un produit ne nécessite pas un modèle trop sévère. Application des points limites.

Choix des espèces

La législation européenne sur les médicaments vétérinaires impose l'utilisation d'animaux de l'espèce cible du médicament pour la démonstration de leur efficacité. Par ailleurs, la pathogénie de la colibacillose du veau impose l'utilisation d'animaux très jeunes (expression d'un récepteur pour l'attache de la bactérie pathogène sur la paroi intestinale uniquement dans les premières heures de vie de l'animal par exemple). Les colibacilloses du veau sont des pathologies dont l'incidence est liée à l'âge des animaux est l'utilisation de ce type de modèle doit obligatoirement respecter ces âges : colibacillose du veau de 0 à 4 jours due à une souche entértoxinogène ; colibacillose du veau de 1 à 4 semaines due à une souche sécrétant une shigatoxine ; colibacillose paralysante du veau de 1 à 4 semaines due à une souche CS31A.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Cochons : 6
Souffrances
▲ 6
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6

6 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Après pose de cathéters, on leur provoque un arrêt cardiaque par électrocution interne, suivi d'un massage cardiaque automatisé de plus d'une heure et demie et de trente prélèvements sanguins, pour étudier les troubles de la coagulation pendant la réanimation. Le porteur justifie ce modèle par l'impossibilité de prélever du sang de façon répétée chez l'humain en pleine réanimation d'urgence. Les retombées annoncées, une meilleure prédiction du pronostic des patients, sont renvoyées à une transposition future et au conditionnel.

Objectifs

La prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire (ACR) représente un enjeu médical majeur en raison de sa fréquence, de sa gravité immédiate mais aussi des séquelles neurologiques à court et long terme. Le pronostic de l’ACR est sombre avec moins de 10% de survie sans ou avec peu de séquelles. Au décours de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) l’évolution peut se faire soit vers un retour à une activité cardiaque spontanée (RACS) soit vers un arrêt cardiaque dit réfractaire aux thérapeutiques. Dans certaines conditions (patient jeune, ACR réanimé immédiatement par les témoins), le recours à une thérapeutique de sauvetage peut être envisagée. Le patient peut être transporté à l’hôpital sous planche à masser pour y être placé sous assistance circulatoire extracorporelle (ECLS). Cependant, malgré le recours à cette thérapeutique d’exception, la mortalité des patients sous ECLS est de plus de 60% principalement par défaillance multiviscérale et hémorragie massive dans les heures qui suivent leur admission. L'arrêt cardiaque et la RCP sont associés à des troubles de l’hémostase qui concernent l’hémostase primaire, la coagulation et la fibrinolyse. La technique de thromboélastométrie rotationnelle (ROTEM) permet, avec un simple échantillon de sang, une évaluation physiopathologique fine et rapide (

Bénéfices attendus

Après transposition chez l’Homme, la prédiction précoce du pronostic des patients réanimés d'un arrêt cardiaque réfractaire grâce à la thromboélastométrie rotationnelle (ROTEM), aiderait à réserver des thérapeutiques d’exception aux patients pouvant en tirer un bénéfice. Les résultats de ce travail permettront d’améliorer nos connaissances afin de diminuer la morbi-mortalité liée à la technique.

Procédures

. Pose de perfusion auriculaire sur animaux vigiles : 1 (2 min) . Pose de cathéter artériel fémoral sous anesthésie générale : 1 (10 min) . Pose de cathéter veineux fémoral sous anesthésie générale : 1 (10 min) . Induction d’un arrêt cardiaque par électrocution interne sous anesthésie générale : 1 (10 min) . Réanimation cardio-pulmonaire par massage cardiaque externe automatisé sous anesthésie générale : 1 (100 min) . Prélèvement sanguin via cathéter sous anesthésie générale : 30 (1 min)

Impact sur les animaux

Non récupération du rythme cardiaque après la provocation de l’arrêt cardiaque. Décès prématurés, avant fin d’intervention

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’expérimentation.

Remplacement

L’étude nécessite de prendre des mesures biologiques per réanimation, il n’est donc pas possible d’utiliser un modèle ex-vivo. L’étude ne peut pas non plus être menée directement chez l’Homme car les prélèvements sanguins itératifs per-réanimation sont difficiles sans un abord veineux pour les prélèvements et risqueraient de retarder et de compromettre la qualité de la réanimation dans cette situation d'urgence.

Réduction

La taille de l’effectif a été calculé avec Sealed Envelope TM (www.sealedenvelope.com). Le nombre total de sujet nécessaires est de 6 au risque alpha=0,05 en maintenant une puissance à 80% avec 3 animaux tests et 3 animaux contrôles

Raffinement

La méthodologie utilisée nous permettra d’assurer l’absence de souffrance inutile et le bien-être des animaux. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie. Les animaux seront hébergés en box communs et disposent de nourriture et d’eau ad libitum, le milieu est enrichi (jouets...). Le vétérinaire réfèrent du Laboratoire passera une fois par semaine voir les animaux ainsi qu’à la demande des zootechniciens si besoin. Un examen clinique pré-anesthésique est réalisé : couleur des muqueuses, temps remplissage capillaire, auscultation cardiaque et pulmonaire, fréquences cardiaque et respiratoire, température, tympanisme gastrique. Les animaux auront un traitement antalgique adapté durant la procédure (morphine en IV 0,5 mg/kg) sous anethésie générale et avec utilisation d’une soufflerie d’air chaud et couverture/tapis chauffant pour éviter l'hypothermie.

Choix des espèces

Nous privilégions, pour les expérimentations le porc Landras male, entre 20 et 30 kg, car elle présente les caractéristiques suivantes : . Morphologie et anatomie cardio-circulatoire proche de celle de l’homme . Réponse physiologique circulatoire et ventilatoire représentative Porcs de 2-3 mois d’un poids entre 20 et 30 kg. A cet âge et ce poids la morphologie cardiaque est mature, permettant l’usage de matériel et de thérapeutique à posologie humaine, sans que l’animal ne présente trop de contraintes hémodynamiques pour une utilisation normale des dispositifs.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Cochons : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

90 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont inoculés avec des virus porcins vivants par voie nasale, trachéale, intramusculaire ou intradermique, sans anesthésie, puis subissent des ponctions sanguines hebdomadaires et d'éventuels rappels d'immunisation, avant d'être mis à mort trois à quatorze semaines plus tard pour prélever la totalité de leur sang. L'objectif est de produire des sérums de référence servant à détecter ces virus dans les élevages, le porteur invoquant leur caractère "indispensable" et une corpulence permettant de récupérer au moins deux litres de sang par animal. Sur le remplacement, il affirme en une phrase que ces sérums ne peuvent "pas être produits in vitro".

Objectifs

Afin de pouvoir assurer le diagnostic des maladies virales des porcs et des sangliers, il est nécessaire pour notre laboratoire de disposer d’outils de caractérisation des pathogènes recherchés. Plusieurs pathogènes font en effet l’objet d’une surveillance en élevage de suidés ou chez les sangliers sauvages. Les Laboratoires nationaux de référence ou Laboratoires experts ont pour mission de proposer des méthodes de détection virologique et sérologique fiables pour leurs activités de surveillance et de recherche. Un sérum contenant des anticorps dirigés contre un agent pathogène spécifique est indispensable pour détecter et caractériser ce pathogène dans divers échantillons biologiques ou pour servir de contrôle positif pour valider des tests. L’objectif du projet expérimental est de produire des sérums dits post-infectieux (SPI) ou hyperimmuns (SHI) vis à vis de souches de virus porcins. Pour cela, le virus sera inoculé à des porcs indemnes de ce pathogène particulier, en une fois ou à plusieurs reprises (1 ou 2 à 3 rappels d’immunisation). Dans le cas de virus très virulents pour le porc, les animaux pourront être préalablement vaccinés afin d’être protégés de l’infection, ou le virus pourra être inactivé. Ces porcs seront suivis sur le plan clinique et mis à mort 3 à 14 semaines plus tard pour récolter un volume important de sang nécessaire à l’obtention d’une quantité suffisante de réactifs de référence.

Bénéfices attendus

Le modèle porc nous permet de récupérer de grandes quantités de sérums avec un minimum d’animaux afin de disposer de matériaux de référence spécifiques à la maladie virale étudiée et à l’espèce animale concernée.

Procédures

Tous les actes prévus sur les animaux se feront sur animaux vigiles. Aucune anesthésie n’est prévue dans ce projet lors des différentes interventions du fait de leur rapidité (moins d’une minute) et de leur caractère peu invasif. Les inoculations et les ponctions sanguines seront effectués le plus rapidement possible. Dans la procédure 1, les 2 à 3 porcs de chaque lot seront inoculés avec du virus par la voie la plus appropriée (ex : intranasale, oronasale, intratrachéale, intramusculaire ou intradermique) et une ponction sanguine sera réalisée de façon hebdomadaire pendant les 3 semaines de l’étude expérimentale. Concernant la procédure 2, les 2 à 3 porcs de chaque lot seront inoculés avec du virus par la voie la plus appropriée (ex : intranasale, oronasale, intra-trachéale, intramusculaire ou intradermique) et 1 autre injection du virus sera réalisée 3 semaines après la première inoculation. Un second rappel d’immunisation pourra être programmé 2 semaines plus tard. Une ponction sanguine sera réalisée de façon hebdomadaire tout au long du projet. Il est possible de collecter 15 tubes de sang juste avant le 1er rappel d’immunisation pour obtenir un SPI en faible volume. Enfin, le protocole suivi dans la procédure 3 sera le même que dans la procédure 2 mais les animaux auront été préalablement vaccinés à 1 ou 2 reprises par la voie appropriée avant d’être inoculés avec du virus.

Impact sur les animaux

La vaccination et les inoculations des virus vivants par voie oro/nasale, intratrachéale, intramusculaire ou intradermique peuvent entrainer une hyperthermie transitoire (quelques jours). Les virus considérés plus pathogènes seront inactivés ou inoculés à des animaux préalablement vaccinés contre le virus en question. Pour les rappels d’immunisation par voie intramusculaire en présence d’adjuvant, un seul point d’injection est réalisé pour limiter les actes invasifs. L’adjuvant utilisé est également reconnu pour son innocuité. Aucune symptomatologie sévère n’est attendue lors de ces procédures.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour pouvoir collecter le volume sanguin total et récupérer le sérum riche en anticorps.

Remplacement

Production de réactifs sérologiques (sérums) de référence ne pouvant pas être produits in vitro.

Réduction

Chaque production de SPI/SHI vis-à-vis d’un virus implique 2 à 3 porcs de 4 à 12 semaines d’âge. Les réponses immunitaires pouvant légèrement varier d’un individu à l’autre, il est d’usage d’inoculer à minima 2 porcs pour chacun des virus de référence vis-à-vis desquels il est prévu de produire des SPI et/ou SHI. A raison de 3 porcs par virus inoculé et se basant sur une estimation d’un besoin annuel de deux nouveaux sérums vis-à-vis de trois virus représentatifs des maladies virales porcines pouvant infecter les porcs ou les sangliers en France et selon l’historique de production de ce type de réactif sur 17 années (2005-2022), 90 porcs devraient être utilisés sur les 5 années de validité du projet.

Raffinement

Les animaux seront logés dans des parcs par groupe de 2 ou 3. Ils auront accès à de l'eau à discrétion et ils seront alimentés à volonté. Le confort thermique des animaux sera assuré par des lampes chauffantes et une plaque de couchage. Enfin, les porcs auront à leur disposition des matériaux manipulables (mordilles, boules en matière plastique, tourniquets et tubes à relever et à abaisser) qui seront renouvelés au cours de l’expérimentation. Un soin sera apporté au suivi clinique de chaque animal au quotidien. L’examen clinique comprendra une observation "visuelle" de l'état de santé général des animaux et un relevé de la température rectale de tous les porcs. De plus, l’évolution pondérale sera suivie par des pesées individuelles hebdomadaires, à partir de l'installation des animaux dans les animaleries jusqu’à l’autopsie. La consommation alimentaire au niveau de la case sera également connue chaque semaine. Si une altération de l’état de santé était notée, les animaux concernés seront mis à mort en cas d’atteinte des points limites décrits dans les procédures expérimentales (partie 4). Si un ou plusieurs rappels d’immunisation sont réalisés et que le virus est administré par voie intramusculaire en présence d’adjuvant, ce dernier sera choisi pour son innocuité. Pour limiter les actes, le suivi sérologique sera réalisé à partir de ponctions sanguines effectuées à une fréquence hebdomadaire, jusqu’à la fin de l’essai, cette cinétique étant suffisante pour évaluer le plateau de la production en anticorps.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible des virus porcins et est donc l’espèce choisie pour la récolte de sérums contenant les anticorps d’intérêt. Les animaux sont sevrés à 3 ou 4 semaines d’âge. Ils auront au minimum 4 semaines d’âge au moment de la première inoculation et au maximum 15 semaines lors du dernier rappel d’immunisation. A 4 semaines, le porc présente d’un point de vue physiologique un système immunitaire quasi-mature. A la fin de l’essai, sa corpulence permet de récupérer au moins 2 L de sang.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Cochons : 12
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 12
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12

12 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Six sont inoculés par voie oronasale avec des eaux recyclées d'abattoir, six servent de témoins, tous étant soumis à des prélèvements sanguins, nasaux et rectaux pendant six semaines, pour vérifier si deux virus porcins détectés dans ces eaux restent infectieux. Le porteur indique que les infections sont asymptomatiques chez ces porcs et que tous sont mis à mort en fin d'étude pour prélever des organes. Il affirme que le recours au porc est "indispensable", les modèles in vitro ayant selon lui une sensibilité "bien moindre".

Objectifs

Les abattoirs de porcs sont de très gros utilisateurs d’eau. Compte tenu des contraintes économiques et environnementales il est important de préserver cette ressource. Afin de maitriser leur consommation en eau, les abattoirs de porcs ont de plus en plus souvent recours à de l’eau recyclée (après traitement) pour le nettoyage des camions de transport d’animaux. Cependant, il est important de s’assurer que l’eau recyclée présente une qualité microbiologique satisfaisante afin d’éviter la recontamination des camions. Dans le cadre de notre projet, nous avons évalué la qualité microbiologique des eaux recyclées dans 5 abattoirs de porcs et nous avons pu montrer, dans 4 abattoirs sur 5, la présence d’ADN de deux virus importants en pathologie porcine (PCV2 et PCV3). L’objectif du présent projet est d’évaluer à l’aide d’un essai d’infection sur porcs (bioassay) si les virus PCV2 / PCV3 que nous avons détecté par PCR dans les eaux recyclées peuvent infecter des porcs. Le recours aux animaux (porcs exempts d’organismes pathogénes spécifiques : EOPS) est indispensable car les modèles in vitro ou ex vivo d’infection ne sont pas suffisamment sensibles pour évaluer l’infectiosité de ces deux virus. Etant donné qu’on ne peut pas exclure la présence d’autres virus infectieux dans les eaux recyclées, en plus des prélèvements sanguins (pour la détection des PCV2 et PCV3), des prélèvements au niveau respiratoire et digestif seront également réalisés.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer de façon objective le risque infectieux viral qui peut être lié à l’utilisation des eaux recyclées en abattoir de porcs. Si nous montrons que les eaux recyclées ne présentent aucun risque viral, ces résultats pourraient conduire plus d’abattoirs à avoir recours au recyclage de leurs eaux usées ce qui est souhaitable d’un point de vue des économies d’eau et sur le plan environnemental. Au contraire, si nous demontrons une risque d’infection viral dans notre bioassay, ces résultats conduiront à réviser les méthodes de traitement des eaux recyclées pour le nettoyage des camions de transport d’animaux vivants.

Procédures

Au cours de la procédure, les animaux seront inoculés par voie oronasale avec de l’eau recyclée (concentrée ou non) sous un volume de 35 ml. Cette inoculation sera réalisée sur animaux vigiles à l’aide d’une seringue (sans aiguille) insérée au niveau des narines (injection de 5 ml par narine) puis de la commissure des lèvres (injection de 25 ml dans la bouche) et prendra 1 à 2 minutes. Les animaux inoculés seront ensuite soumis à des prélèvements 1 fois par semaines pendant les 6 semaines de suivi (soit un total de 7 séries de prélèvements par animal). Ces prélèvements réalisés également sur animaux vigiles consisteront en : - Une prise de sang réalisée par des animaliers pratiquant ces prélèvements très régulièrement, la durée des prises de sang n'excède donc pas 1 minute - Un écouvillonage nasal qui ne demande qu’une dizaine de seconde - Un écouvillonage rectal, lui aussi nécessitant seulement une quinzaine de seconde Les animaux controles seront inoculés de la même manière avec de l’eau stérile et ils seront soumis aux mêmes prélèvements, mais uniquement à 3 reprises

Impact sur les animaux

Dans notre modèle de porcs EOPS, les infections par les virus du PCV2 et du PCV3 sont asymptomatiques. Dans la mesure où on ne peut pas exclure la présence d’autres virus pathogènes pour le porc dans les eaux recyclées qui seront inoculées, un suivi clinique des animaux sera effectué tout au long de l’étude, avec un suivi rapproché pendant les 2 premières semaines après inoculation. Si les animaux atteignent un des points limites définis, ils seront mis à mort.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale. Des prélèvements d’organes seront réalisés après la mise à mort de l’animal. Ces prélèvements premettront la recherche de PCV2 / PCV3 et éventuellement d’autres virus à tropisme digestif ou respiratoire.

Remplacement

L’objectif du projet étant d’évaluer si l’utilisation des eaux recyclées d’abattoirs de porcs présentent un risque infectieux viral pour l’espèce porcine, l’utilisation de porcs est indispensable pour cette étude. Les modèles in vitro ou ex vivo disponibles permettant la mise en évidence de virus infectieux sont très limités et ont une sensibilité bien moindre que l’utilisation d’un modèle in vivo porcin. C’est en particulier le cas pour les virus du PCV2 et du PCV3.

Réduction

Le lot d’animaux inoculés sera constitué de 6 porcs subdivisés en 2 groupes de 3 porcs inoculés par de l’eau recyclée ou bien de l’eau recyclée concentrée. L’ajout d’un groupe d’animaux inoculés avec de l’eau recyclée concentrée (charge virale multipliée par 10 environ) permet d’augmenter les chances d’infection et ainsi de limiter le nombre d’animaux inoculés nécessaires pour mettre en évidence l’infectiosité virale de l’eau recyclée. Le groupe contrôle comportera 6 porcs. Ce groupe contrôle permettra la collecte de données cliniques et zootechniques de référence de manière contemporaine aux animaux inoculés. L’effectif de 6 animaux par groupe est le minimum nécessaire pour des analyses statistiques fiables.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupes stables au cours de toute la durée du projet. Ils seront alimentés à volonté et auront accès à discrétion à de l’eau. Le confort thermique des animaux sera assuré par des lampes chauffantes et des plaques de couchage dans les jours qui suivent le sevrage. Ils auront accès à des jouets. Après chaque prélèvement, une récompense type grenadine sera distribuée aux animaux. Une attention particulière sera apportée au suivi clinique de chaque animal au quotidien pendant toute la durée de la procédure expérimentale. En cas d’atteinte d’un des points limites, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

L’objectif du projet étant d’évaluer si les eaux recyclées en abattoir présentent un risque infectieux viral pour l’espèce porcine, l’utilisation de porcs est indispensable pour cette étude. Les animaux sont sevrés et transférés dans les installations expérimentales à 4 semaines d’âge. Ils seront inoculés la semaine suivant leur transfert afin de leur laisser le temps de s’adapter à leur nouvel environnement.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Diagnostic des maladies
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 30
Moutons : 30
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

30 cochons et 30 moutons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des prélèvements sanguins réguliers et des interventions chirurgicales sous anesthésie pouvant durer plusieurs heures, pour évaluer jusqu'à une dizaine de dispositifs destinés à l'hémostase chirurgicale. Tous sont euthanasiés en fin de projet pour une évaluation nécropsique et histopathologique des tissus et des implants. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal, que l'expérimentation sur l'"organisme entier" est "incontournable" et qu'aucun modèle cellulaire ne peut la remplacer.

Objectifs

L'hémostase est l'ensemble des mécanismes biologiques qui assurent le maintien du sang à l'intérieur des vaisseaux et qui se mettent en place pour arrêter le saignement lorsqu'un vaisseau est blessé spontanément ou secondairement à une intervention chirurgicale. Quand les techniques conventionnelles sont insuffisantes, l’hémostase peut être améliorée en chirurgie par les hémostatiques chirurgicaux. Les hémostatiques chirurgicaux regroupent des médicaments et des dispositifs médicaux qui ont un champ d’utilisation très large à l’hôpital. Ceci est expliqué par les nombreux facteurs de risques hémorragiques liés aux patients et à la chirurgie. A ce jour, il n’existe encore aucune stratégie thérapeutique validée pour orienter le chirurgien vers le choix de produit le plus adapté à chaque situation. Ce projet de recherche s’intéresse au traitement des plaies vasculaires et à l’hémostase chirurgicale et a pour objectif ultime de développer de nouvelles approches multimodales. Ces stratégies intéressent directement le développement de modèles animaux pertinents afin de valider de nouvelles approches thérapeutiques pour s'assurer de l'innocuité et de l'efficacité de ces dispositifs. On entend par dispositif implantable tout dispositif destiné à être implanté de façon invasive en totalité dans le corps humain ou à remplacer une surface épithéliale grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer en place après l'intervention. Jusqu'à une dizaine de dispositifs pourront être évalués dans ce projet. En l'absence de méthodes de remplacement pour reproduire fidèlement les contextes clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire, l'évaluation et le développement des nouveaux dispositifs et techniques pour l’hémostase chirurgicale par des méthodes de chirurgie standard et mini-invasives requièrent une phase pré-clinique de recherche et de développement sur l'animal vivant. Les objectifs du projet sont doubles : raffiner les prototypes pour en geler les versions jugées efficaces (efficacité) et sécuritaires (innocuité) dans la phase initiale du projet, puis ces versions entreront alors dans la phase règlementaire du projet pour valider les dispositifs, méthodes et techniques selon la règlementation en vigueur (ISO 10993, BPL OCDE, GLP FDA 21 CFR part 58).

Bénéfices attendus

L'avantage escompté et les bénéfices attendus sont une amélioration de la prise en charge des patients, une amélioration de la durabilité et de l’efficacité des implants pour maîtriser l’hémostase chirurgicale et péri-chirurgicale, éviter leur rejet, et ainsi les ré opérations parfois multiples des patients, pour réduire les temps de cicatrisation qui handicapent les patients, et réduire le traumatisme tissulaire, corollaire de ces interventions, ainsi que l'occurrence d'effets indésirables comme les infections grâce au recours à des méthodes d'implantation mini-invasives. Un autre avantage important des techniques mini-invasives est de permettre une récupération plus rapide des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés, pour tous les animaux du projet. La fréquence des prélèvements pouvant être couramment d’un prélèvement par semaine et d'une durée de moins de cinq minutes - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - la mise à jeun (12 heures) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - les suites post-opératoires (inflammation, douleur : jusqu'à plusieurs jours en fonction de l’invasivité de la technique), pour cela des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple la protection des plaies, l'usage de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur).

Devenir

Pour toutes les procédures du projet, la nécessité de collecter des données scientifiques se fera au niveau clinique, au niveau biologique (hématologie et biochimie par exemple), au niveau fonctionnel (données issues des scanners, IRM par exemple) et enfin au niveau tissulaire par la réalisation d'une évaluation nécropsique et d'une évaluation histopathologique après euthanasie des animaux qui déterminera la tolérance locale et générale ainsi que l’altération du dispositif (durabilité). La bonne réalisation de ce suivi règlementaire garantit donc une évaluation complète et des dispositifs testés dans le projet.

Remplacement

La validation des dispositifs médicaux implantables dans ce projet requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. En effet leur utilisation in fine chez les patients représente des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement des dispositifs et leur durabilité. L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est incontournable, c’est une obligation règlementaire dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux implantables. A l’heure actuelle ce projet ne peut pas être réalisé à l’aide de modèles cellulaires ou simulé par d’autres techniques de remplacement.

Réduction

Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques du projet, aucune approche statistique n'a été réalisée. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie non invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, Rayons X …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour s’assurer de la pertinence de cette estimation.

Raffinement

Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en oeuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateau technique opératoire et d’imagerie de pointe). L’ensemble des procédures est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours systématique à l’anesthésie générale durant les interventions d’imagerie et les procédures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site même des animaleries permet de réaliser ces examens sur place, réduisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant et après ces procédures, des protocoles de prises en charge de la douleur sont systématiquement appliqués (Anti Inflammatoire Non Stéroïdiens et/ou opioïdes). Les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux ou individuellement pour les besoins de l'étude, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation). Des points limites stricts et spécifique sont appliqués tout au long du projet. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour évaluer les dommages réellement subis par les animaux.

Choix des espèces

Les dispositifs testés dans ce projet doivent l’être sur une anatomie qui ressemble à celle de l’Homme avec les mêmes dimensions, ce qui impose l’expérimentation sur des gros animaux pour mimer l’anatomie de patients humains qui vont de l’enfant à l’adulte de grande taille. Les différences interspécifiques de la nature tissulaire, de la forme, de la taille anatomique et aussi de la fonction requièrent l’emploi de plusieurs espèces différentes pour optimiser l’expérimentation et l’évaluation des dispositifs évalués dans ce projet. Les animaux utilisés pourront être de tous les stades de développement : juvéniles ou adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme.