Mammifères "de rente"

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  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 11
Souffrances
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Devenir
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 11

11 porcelets vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention de trente minutes pour prélever le bloc cœur-poumon, dont le cœur servira à tester une nouvelle solution de préservation d'organe destinée à la transplantation cardiaque humaine. Le porteur affirme qu'il n'existe "aucun modèle alternatif" à l'animal pour étudier le métabolisme du myocarde et que "seul un modèle sur le gros animal" permet d'extrapoler à l'homme. Il indique avoir écarté la transplantation in vivo, qui aurait doublé le nombre d'animaux.

Objectifs

La transplantation cardiaque est le traitement de référence de l’insuffisance cardiaque avancée réfractaire au traitement pharmacologique. Durant le prélèvement cardiaque sur donneur, la préservation de l’organe est réalisée par immersion de ce dernier dans une solution de préservation à 4°C, afin de diminuer significativement son métabolisme et permettre ainsi de limiter son altération liée à l’absence d’oxygène pendant son transport vers le centre de transplantation. Plusieurs types de solution de préservation d’organe ont été développés depuis les années 1980. Leur principes communs reposent sur leur capacité à préserver en hypothermie le cœur pendant une durée maximale de 4 heure, une fois l’organe immergé dedans. La préservation du cœur est alors assurée par son arrêt total (réduisant alors de manière importante le métabolisme cardiaque) ainsi que grâce à des agents anti-œdémateux et antioxydant qui permettent de limiter l’altération de l’organe lors de sa préservation. L’objectif de cette étude est d’établir l’efficacité et la sureté d’utilisation d'une nouvelle solution de préservation d’organe extracellulaire. Il n’existe à ce jour aucun modèle alternatif au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en condition physiologique. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique ni à partir d’un modèle mathématique.

Bénéfices attendus

Cette étude permettrait, de démontrer que la préservation myocardique avec cette nouvelle solution de préservation est effective et de comparer cette solution à une autre solution couramment utilisée . Il s'agit de déterminer si cette solution permettent ou non d'améliorer la qualité de la préservation par rapport à la solution déjà connue, afin d'améliorer les performances hémodynamiques et métaboliques du greffon cardiaque une fois transplanté.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule intervention de 30 minutes, réalisée sous anesthésie générale, consistant au prélèvement du bloc coeur-poumon à l'issue de laquelle les animaux ne seront pas réveillés. Il n'y a aucune intervention prévue sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

La seule nuisance sera l'injection intra musculaire permettant d’obtenir une sédation vigile et une tranquiliation avant de réaliser l'anesthésie générale.

Devenir

La finalité de l'étude est d'évaluer la fonction et les lésions du greffon cardiaque après perfusion hypothermique à l'aide d'un nouveau soluté de préservation. Il n'existe pas d'autre modèle pour étudier ce système de conservation. L'ensemble des procédures impliquent l'explantation du coeur ce qui rend la réutilisation, le replacement ou l'adoption des animaux inenvisageable.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle alternatif au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en condition physiologique. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique ni à partir d’un modèle mathématique. De même, la perfusion d’organe ex vivo repose sur l’utilisation d’un organe et non d’un tissu ou d’une culture cellulaire (pas d’alternative in silico ou in vitro). Il est donc nécessaire dans notre approche d’utiliser un cœur prélevé sur un système vivant. Par ailleurs seul un modèle sur le gros animal permet d’extrapoler facilement les résultats à l’homme, dont le système cardiovasculaire est proche sur le plan physiologique et métabolique.

Réduction

La fonction contractile du greffon cardiaque sera évaluée sur une machine de perfusion ex vivo après la phase de préservation hypothermique; nous privilégions cette approche d'évaluation fonctionnelle sur organe isolé plutôt qu'une transplantation in vivo qui nécessiterait d'inclure le double du nombre d'animaux (1 animal donneur et 1 animal receveur pour chaque expérimentation) d'autant plus que la transplantation cardiaque sur le porc est une technique chirurgicale difficile qui exposerait à un haut risque d'échec de la procédure sans que nous puissions atteindre notre objectif d'évaluation de la fonction cardiaque. Le nombre d’animaux par groupe est fixé à 3 afin de pouvoir réaliser des tests de comparaison statistique entre les groupes. Au total 9 animaux seront utilisés pour cette étude afin de mettre en évidence une différence significative entre les groupes.

Raffinement

Respect d’une période d’acclimatation d’une semaine minimum entre l’arrivée à l’animalerie du laboratoire et l’inclusion dans le protocole - Hébergement en groupe de deux pour favoriser le contact régulier entre congénères - Environnement adapté à chaque phase de l’expérimentation pour réduire l’angoisse des animaux (accompagnement et anxiolyse durant le transfert depuis l’animalerie jusqu’en salle d’intervention) - Procédures expérimentales réalisées par du personnel qualifié et expérimenté (chirurgiens séniors, techniciens anesthésistes) permettant un temps interventionnel réduit au minimum pour chaque animal - Privilégier les ponctions vasculaires percutanées échoguidées artérielles et veineuses, pour mise en place des cathéters de monitoring hémodynamique: moins de souffrance, moins de saignement et risque infectieux réduit

Choix des espèces

Il n’existe à ce jour aucun modèle alternatif au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en condition physiologique. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique ni à partir d’un modèle mathématique. De même, la perfusion d’organe ex vivo repose sur l’utilisation d’un organe et non d’un tissu ou d’une culture cellulaire (pas d’alternative in silico ou in vitro). Il est donc nécessaire dans notre approche d’utiliser un cœur prélevé sur un système vivant. Par ailleurs seul un modèle sur le gros animal permet d’extrapoler facilement les résultats à l’homme, dont le système cardiovasculaire est proche sur le plan physiologique et métabolique. Les animaux utilisés dans chaque protocole expérimental sont des porcelets de 30 à 40 kg. A ce stade de développement les porcs ont un système circulatoire très proche de l’homme et leur gabarit permet une modélisation chirurgicale optimale pour l’implantation du cœur sur machine de perfusion ex vivo. Par ailleurs l’analyse métabolique du greffon cardiaque nécessite des prélèvements plasmatiques et tissulaires d’un volume minimum de 400 microlitres et d’un poids minimum de 35 mg respectivement pour chaque spécimen, sachant que ces prélèvements seront répétés pendant les 4 heures de perfusion ex vivo (toutes les heures pour les échantillons plasmatiques et pour les biopsies myocardiques). En conséquence, seul un modèle expérimental sur le gros animal peut permettre de satisfaire à ces contraintes répétées de volume et de poids des prélèvements biologiques destinées à l’analyse du métabolisme.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 350
Hamsters dorés : 425
Cochons : 50
Souffrances
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▲ 349
▲ 126
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Devenir
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 825

825 animaux non-humains, souris, hamsters dorés et porcs, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Ils reçoivent des agents pathogènes, dont Bordetella, la leptospirose, la leishmaniose ou le tétanos, y compris des essais de dose létale 50 où la mort d'une partie des animaux est le critère mesuré. Le porteur décrit des tableaux cliniques incluant état moribond, perte de poids de plus de 20 %, respiration agonique et crampes généralisées, qui déclenchent la mise à mort. Il justifie ces épreuves par une exigence réglementaire et qualifie le recours à l'animal d'"indispensable".

Objectifs

Pour démontrer l’efficacité d’un produit contre un agent pathogène, la mise au point d’un modèle d’épreuve est indispensable. L’épreuve correspond à l’administration de l’agent pathogène pour reproduire, de manière expérimentale, la pathologie le plus fidèlement possible à la réalité. Une étape intermédiaire dans les études d’efficacité est de développer des tests analytiques ainsi que de produire et caractériser l’agent pathogène. Pour certains pathogènes il est nécessaire d’utiliser un système in vivo. L’objectif final d’une étude est de déterminer le ou les effet(s) bénéfique(s) du produit lors de l’épreuve. Justification règlementaire : Les études d’efficacité par administration de l’agent pathogène sont des obligations règlementaires (Pharmacopée Européenne et autres règlementations applicables) pour déposer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) d’un médicament. L’utilisation d’espèces alternatives est une demande exigée par la Directive Européenne 2010/63/UE, afin de choisir des méthodes susceptibles de produire les résultats les plus satisfaisants et de causer le moins de douleur, de souffrance ou d’angoisse. Cette justification est valable lors du développement et de la réalisation de tests analytiques utilisant des animaux, de la production de souche d’épreuve ou du produit, détermination de la dose létale 50. Justification scientifique : En fonction de l’évolution des connaissances, il n’existe pas de méthode alternative plus adaptée pour la production de souche, le développement de modèle d’épreuve et la réalisation des tests analytiques.

Bénéfices attendus

L’intérêt final des études (réalisées selon les procédures expérimentales décrites ci-après) est de permettre de développer ou de contrôler des produits efficaces contre des maladies infectieuses.

Procédures

L’administration de différents produits est réalisée, ce qui est un acte technique de courte durée dont la voie et les modalités dépendent du produit administré et de l’espèce (cf. procédure spécifique). Lors des procédures, des prélèvements peuvent aussi être réalisés (écouvillons nasaux, prise de sang, prélèvements organes post mortem…). La fréquence, le volume et le nombre de ces derniers dépendent également de l’espèce, de la pathologie étudiée et de l’objectif expérimentale. Chaque acte est justifié d’un point de vue scientifique et/ou règlementaire. Lorsque l’anesthésie n’est pas plus traumatisante que l'acte en lui-même pour l’animal, une sédation peut être réalisée pour les différents actes décrits ci-dessus. Le choix de la sédation sera dépendant de l’espèce et de la durée de la procédure à réaliser. Cette décision sera prise par des vétérinaires compétents, disposant des connaissances nécessaires pour réaliser le choix le plus approprié. Lors de l’administration de souche d’épreuve, le suivi réalisé engendre une contention (pesée, observation des signes cliniques) à une fréquence adaptée aux pathologies. Les durées approximatives des phases d’épreuve sont comprises entre 2 et 15 jours environ. Durant cette période, une surveillance accrue des animaux entraine une manipulation fréquente des animaux pour veiller à la détection des points limites. Les actes sont réalisés par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une contention adaptée pour que le geste sur l’animal soit le moins douloureux et le moins stressant pour ce dernier.

Impact sur les animaux

Le développement de la maladie chez l’animal peut donner lieu à des signes cliniques provoquant une contrainte ou une douleur à l’animal. L’administration de produits ainsi que les prélèvements peuvent aussi engendrer un stress. Pour limiter la douleur potentielle ou le stress induit par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une approche et une contention adaptées à chaque animal. Une tranquillisation\anesthésie\analgésie de l’animal peut être réalisée si nécessaire. Des signes cliniques, liés au développement des pathologies peuvent également apparaitre. Un suivi clinique adapté (fréquence augmentée dès l’apparition de signes cliniques) est réalisé de manière à détecter des signes comportementaux anormaux (spontanés ou provoqués) et/ou des anomalies physiques et assurer une prise en charge rapide des animaux. Des points limites spécifiques sont définis en fonction des pathologies étudiées (comme visible dans le tableau ci-dessous – liste non exhaustive) entrainant une euthanasie de l’animal par un opérateur qualifié. Procédure étudiée Etat Moribond (animal prostré, dos voussé, reins creusés, pas de réponses aux stimulis) Gain ou perte de poids anormal Dégradation importante de l’état général (animal isolé, sale, apathie, immobile) Difficultés motrices, paralysies, (corps cambrés, pattes écartées) Autres Epreuve Bb chez le porc x (perte de poids >20% ; anorexie > 3 jours) x (absence de réponse aux stimuli) Respiration agonique ; comportement anormal (automutilation, décubitus permanent, stéréotypie…) Epreuve Leptospirose chez le hamster X Epreuve Leishmania chez le hamster X x L’état clinique est frustre mais en cas de détection de signe → Pesée Epreuve Rhinopneumonie équine chez le hamster X x Epreuve Bb chez la souris X x x Déshydratation DL 50 Bb chez la souris X x x Déshydratation Titrage Ac anti-tétanique sur la souris X x x Crampes généralisées De manière générale, tout tableau clinique évocateur d’une souffrance de l’animal entraine, en fonction de l’anomalie, l’euthanasie, l’exclusion de l’étude et/ou un traitement. Les critères sont en constante évolution pour les améliorer afin qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires (bibliographie et pratiques en vigueur).

Devenir

Les animaux atteignants des points limites après administration d’un agent pathogène sont euthanasiés pour raison éthique. De même, des animaux pour lesquels des prélèvements terminaux sont requis sont euthanasiés. Et lors de l’administration d’agents pathogènes nécessitant des zones de confinement spécifiques, les animaux entrés dans ces zones ne peuvent pas ressortir par mesure de sécurité pour l’environnement et les différents opérateurs. Ainsi, toutes les procédures de ce projet amènent à une euthanasie à la fin des procédures pour 100% des animaux.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un produit consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Le recours à l’espèce animale est, à l’heure actuelle, une exigence règlementaire. Ce recours est indispensable pour observer le plus fidèlement possible les effets sur les espèces cibles qui pourront bénéficier de ces traitements.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux à inclure est très souvent une exigence réglementaire. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre d’animaux utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. De plus, dans certaines études d’efficacité, plusieurs produits sont testés en parallèle de manière à mutualiser le groupe témoin ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Des points limites spécifiques à chaque pathologie ont été définis afin de limiter le plus précocement possible la douleur des animaux. Ces critères sont en constante évolution de manière à ce qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie et une analgésie peuvent être réalisées lors de certains actes si nécessaire. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et stabiliser leur état physiologique. La durée optimale est de 7 jours (au minimum 4 jours pour les porcs et 2 pour les rongeurs). Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux. La mise en place des revues rétrospectives est un outil permettant la remontée d’informations (positives comme négatives) menant à l’amélioration continue du bien-être animal et des techniques utilisées à ces fins.

Choix des espèces

L’utilisation d’espèces alternatives s’inscrit dans l’exigence de la Directive Européenne à utiliser les espèces les moins susceptibles de ressentir de la douleur, souffrance, de l’angoisse et de subir des dommages durables tout en ayant une extrapolation optimale des résultats sur l’espèce ciblée. Dans le cas du porc, Bordetella bronchiseptica est un pathogène naturellement présent chez cette espèce et la symptomatologie est comparable à celle du chien. Par ailleurs, de la bibliographie est disponible sur ce modèle expérimental, ce qui est en faveur de sa robustesse. Pour les rongeurs, les souris et hamsters sont des modèles sensibles aux agents virulents administrés, qui sont démontrés par la bibliographie. Les animaux sont inclus dans une procédure à la fin de leur sevrage : - 4 semaines au minimum pour les porcs - 21 jours au minimum pour les rongeurs (souris et hamsters) Pour les procédures utilisant des rongeurs, le sevrage est effectué à 21 jours. Le modèle est bien décrit chez les animaux de cet âge et qu’il s’agit d’un standard reconnu (bibliographie, avis d’expert…).

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 10
Souffrances
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Devenir
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 10
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10 ânes maraîchers vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans mise à mort, puisqu'ils reprennent leur travail habituel le lendemain. Chaque âne effectue sept tractions de trois minutes, dont quatre avec une corde placée sous le collier contre la peau, pouvant provoquer une perte de poils ou un œdème localisé. Le porteur surveille la zone de contact et interrompt l'essai dès les premiers signes, pour comparer des colliers de traction et produire des recommandations aux fabricants. Il affirme que l'usage des ânes est "indispensable" pour analyser leur comportement et leur physiologie au travail.

Objectifs

Le projet a pour but d’étudier le matériel de traction asine, en considérant l’efficacité de traction et le confort de travail de l’âne. En effet, il existe très peu de références sur ce sujet et les arguments commerciaux des différents fabricants sont anciens et/ou non vérifiés. L’objectif de cette expérimenation est d’obtenir des références physiologiques et comportementales pour tester dans un second temps le matériel utilisé et produire des recommandations à l’usage des équipementiers et des utilisateurs, pouvant aller jusqu'au développement d'un matériel innovant correspondant à ces recommandations et utilisant des technologies modernes.

Bénéfices attendus

L'expérimentation permettra la validation finale des indicateurs utiles dans l’étude du confort de l’âne maraîcher au travail, permettant dans un second temps la comparaison de différents types de collier de traction. A terme, ces résultats permettront: de fiabiliser l’utilisation de l’âne dans un objectif d'efficacité, d'orienter et d'aider les utilisateurs dans le choix et l'utilisation d'un matériel le plus adapté à leur projet et à leur animal dans le respect de son confort de travail, et de conforter les utilisateurs dans des pratiques conformes au bien-être de leur partenaire de travail.

Procédures

Chaque âne effectuera 7 passages randomisés de 3 min. Il est attendu une période d'inconfort de 12 min. maximum, car 4 des 7 passages (F10 + corde 6mm, F10 + corde 12 mm, F20 + corde 6mm, F20 + corde 12 mm) sont susceptibles de générer de l'inconfort lorsque le morceau de corde est placé sous le collier au contact de la peau. Une dépilation et/ou un oedème local est susceptible d'apparaître. A l'issue de chaque passage, 3 min. d'arrêt feront l'objet de la récupération de l'animal et de l'inspection de la zone de contact avec l'élément d'inconfort.

Impact sur les animaux

Le contact du morceau de corde sur la peau peut provoquer une irritation avec une perte de poils voire un oedème localisé si la compression et/ou le frottement sont trop importants ou la durée trop longue. Un examen systématique à l'issue de la prise de mesures permettra de déceler les premiers signes de la compression et/ou du frottement et de stopper l'expérimentation.

Devenir

Les ânes participant au test n'effectueront aucun travail de traction supplémentaire au cours de la journée. Ils reprendront leur travail habituel le lendemain après une vérification de leur état de forme par le responsable bien-être.

Remplacement

La procédure expérimentale ne peut pas être remplacée par une autre méthode n'impliquant pas des ânes. L'utilisation des ânes est indispensable pour répondre à l'objectif du projet qui concerne l'analyse comportementale et physiologique de l'âne en situation de travail. Si le morceau de corde a provoqué sur l'un des 4 passages une dépilation et/ou un oedème, le protocole de mesure sera stoppé et les résultats partiels de l'animal ne seront pas pris en compte dans le traitement statistique. L'animal ne sera pas remplacé.

Réduction

Le nombre d'ânes testés a été limité afin de répondre aux questions de l'étude sans compromettre les analyses statistiques, à savoir une anova (comparaison des 7 passages d'un même âne) et des corrélations pour quantifier la relation entre les différents paramètres (locomoteurs, physiologiques et comportementaux). Le travail demandé lors des tests correspond au travail quotidien des animaux. Ainsi le nombre d'animaux testés est limité, sans compromettre le bien-être animal. D'autre part, il a été décidé de ne pas tester la traction sans charge avec corde (6 et 12 mm) par respect de réduction.

Raffinement

L'utilisation de l'élément d'inconfort (corde maintenue au niveau du collier) sera étroitement surveillée et notamment par rapport aux potentiels frottements et/ou compression occasionnés. Une surveillance de la zone de contact sera effectuée à chaque fin des 4 passages de 3 min avec la corde par le responsable bien-être du projet. Si la zone de contact présente un état différent de celui du début des manipulations, à savoir les premiers signes d'une dépilation ou d'un oedème localisé, l'expérimentation avec cet animal sera immédiatement stoppée. A l'issue de chaque passage, 3 min d'arrêt feront l'objet de la récupération de l'animal et de l'inspection de la zone de contact avec la corde sous le collier. Une récompense alimentaire est prévue à la fin de l'effort.

Choix des espèces

L'objectif final du projet concerne l'équipement de l'âne. Il ne peut donc être remplacé puisqu'il s'agit d'indentifier les caracteristiques comportementales et physiologiques de cette espèce. De plus, les conditions expérimentales sont des situations habituelles pour les ânes maraîchers testés. Les 10 ânes testés sont des adultes (âge>3ans), expérimentés, capables de tracter les charges. Les ânes proviennent de deux types d’élevage : Laitier : les ânons sont avec leur mère jusqu’à 1 an. Puis, de 1 à 2-3 ans, ils vivent en pâture en troupeau et sont manipulés régulièrement pour préparer les épreuves PEJET (Parcours d'Excellence du Jeune Équidé de Travail). En montagne : les ânons sont élevés de manière extensive, avec vie en troupeau au pâturage en estive. Ils sont rentrés et manipulés pour les soins, le sanitaire et les préparations au PEJET.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 360
Souffrances
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▲ 360
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Devenir
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 360
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360 cochons mâles en croissance vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis renvoyés au circuit d'élevage vers l'engraissement ou l'abattage. Chaque animal est logé seul et placé quatre jours en cage à surface réduite par cycle de douze jours, pour collecter ses excréments et mesurer la digestibilité d'aliments et de matières premières. Le porteur situe l'intérêt du côté des fabricants d'aliments et de la réduction des rejets dans l'environnement. Il affirme que cette mesure ne peut se faire que sur l'espèce d'élevage, la seule autre méthode étant l'abattage de l'animal pour prélever le contenu digestif.

Objectifs

Des essais de digestibilité sur porcs sont mis en place afin d’évaluer de la manière la plus précise possible la valeur nutritionnelle des matières premières, coproduits ou aliments destinés aux porcs. Les matières premières et coproduits ne cessent d’évoluer, par les changements des itinéraires techniques plus respectueux de l’environnement, l’apparition de nouvelles sources de protéines locales et l’optimisation des procédés qui génèrent des co-produits valorisables par les animaux. Les mesures de digestibilité permettent de faire le bilan entre les nutriments consommés par l’animal, ceux réellement absorbés et utilisés pour les fonctions physiologiques et de croissance, et ceux rejetés dans les déjections. Les résultats ainsi obtenus permettent aux fabricants d’aliments et aux éleveurs d’adapter au mieux la qualité nutritionnelle des aliments aux besoins des animaux. Cela contribue au maintien d’une flore digestive équilibrée (moins de fermentations indésirables) et à la bonne santé des animaux, mais aussi à réduire les rejets (azoté, phosphore, …) dans l’environnement. Par ailleurs, ce type de mesures permet de guider la recherche sur les procédés appliqués en vue d’améliorer la qualité des matières premières ou leur empreinte environnementale (ex. procédé de trituration de colza ou tournesol, production sans solvant des tourteaux de soja français non ogm, …). Ces résultats sont importants pour les filières animales et encore plus aujourd’hui avec le développement d’une alimentation locale avec des matières premières et coproduits diversifiés. Aucune autre méthode ne permet de faire la mesure avec un meilleur rapport bénéfice / risque. La seule autre technique est avec utilisation d’un marqueur et abattage de l’animal pour prélèvement du contenu. Dans ce type de protocole, l’utilisation de l’espèce d’élevage est indispensable, puisqu’il s’agit de la cible directe de la thématique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de continuer l’acquisition de données de digestibilité fécale chez le porc nécessaires afin de formuler au mieux les aliments d’élevage pour limiter les désordres digestifs liées à un déséquilibre nutritionnel mais aussi les rejets dans l’environnement tout en développant les connaissances sur des matières premières notamment locales. Les essais de digestibilité permettent d’évaluer des hypothèses de manière fine et donner des valeurs de référence de la valeur nutritionnelle d’une matière première ou d’un aliment avec un nombre d’animaux très réduit. Les résultats produits depuis les années 90 sont utilisés en formulation et disponibles pour tous les éleveurs. Elles ont permis aussi de développer des équations de prédiction utilisées par les formulateurs. Les mesures in vivo permettent le maintien de la validité et l’adaptation continue de ces équations, et au développement d’autres pour des matières premières et co-produits qui ne cessent d’évoluer.

Procédures

Les porcs sont hébergés en individuel. A chaque série (12 jours), ils sont placés 4 jours en cage avec une surface au sol restreinte pour permettre de collecter les fèces sans contamination par les urines. Le reste du temps, ils sont dans un module loge + cage leur permettant une plus grande liberté de mouvement.

Impact sur les animaux

Peu de nuisances ou d’effets indésirables sont attendus pour les animaux, d’autant plus que les améliorations d’hébergement depuis 2017 ont beaucoup contribué au bien être des animaux (moins de restrictions, plus de surface, plus d’enrichissements). Seules les périodes de collecte, avec un hébergement en cage, contraignent les animaux à un espace réduit. Néanmoins, avec notre nouveau dispositif, ces périodes sont limitées à moins de 4 jours consécutifs. Le reste du temps (périodes d'adaptation aux aliments expérimentaux) les animaux sont libres de leurs mouvements : cage ouverte vers la loge en caillebotis plastique. Les régimes alimentaires évalués ne sont pas de nature à produire des désordres digestifs particuliers.

Devenir

Les porcs issus de la procédure d'hébergement individuel partent dans le circuit normal de consommation ensuite : soit à l’engraissement, soit directement à l’abattage.

Remplacement

La mesure de la digestibilité fécale des nutriments chez le porc ne peut aujourd’hui être réalisée que par des essais sur des animaux de l’espèce cible. Ce type d’essai a déjà contribué à établir des valeurs de référence largement utilisées dans le monde, mais la production de nouvelles matières premières et coproduits, d’additifs améliorants ou de process, nécessite d’établir de nouvelles références, qui ne peuvent être évaluées que par les études in vivo. Les références ainsi produites ont permis peu à peu de développer des équations de prédiction utilisées aujourd’hui par les formulateurs pour certains nutriments en remplacement des mesures sur animaux. Cependant, les mesures in vivo (très peu d’équipes en France les réalisent), restent importantes pour le maintien de la validité et l’adaptation continue de ces équations.

Réduction

Ce projet utilise 12 animaux pour évaluer entre 2 et 6 aliments. La plupart des essais se déroulent en 2 ou 3 séries et si ce n’est pas le cas, un essai contenant 2 aliments peut être associé avec un à 4. Le fait de fonctionner en séries de mesures permet d’avoir moins d’individus au total qu’auparavant, 12 contre 20 (en une seule série). Le dispositif choisi permet de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés par année dans ce type d'essai. Ce dispositif a été validé par notre service d’études méthodologiques et statistiques. 6 répétitions par aliment nous permettent d'obtenir une puissance suffisante pour mettre en évidence des différences significatives ayant un sens biologiquement sur les différents critères d'intérêt mesurés.

Raffinement

Le lieu d’hébergement a été spécifiquement construit pour ce type d’essai (loges et cages sécurisées sans éléments blessants, facilité d’accès pour les soins, matériaux faciles à nettoyer, enrichissement adapté, contrôle automatisé de la ventilation et de la température, …). Les hébergements sont disposés de manière à procurer aux porcs une perception visuelle, auditive et olfactive entre congénères. L’animalier vient au contact des animauxplusieurs fois par jour y compris les week-ends et les jours féries. L'expérience montre que les animaux s’habituent bien aux cages. Des objets d’enrichissement sont placés dans chaque hébergement. Les animaux s’en servent très souvent. La visite aux animaux, minimum 2 fois par jour, 7j/7, permet d’observer de manière individuelle, tout comportement anormal. Un arbre décisionnel a été défini en s'appuyant sur des points limites adaptés à l'espèce afin de préciser la conduite à tenir selon la durée et le degré des symptômes.

Choix des espèces

Ces essais concernent la mesure de la digestibilité fécale des nutriments chez le porc. L’espèce utilisée est celle utilisée en élevage, l’utilisation digestive des nutriments étant spécifique à chaque espèce. Des équations de prédiction des valeurs de digestibilité sont présentes dans la littérature pour un certain nombre de matières premières mais ne donnent qu’une valeur moyenne ne permettant pas l’étude des hypothèses de variation (effet de process, de la génétique, des additifs, etc.). Des nouvelles matières premières et coproduits ne peuvent être évalués que par les études in vivo. Les animaux sont en phase de croissance. Cela permet de refléter au mieux les animaux ciblés en élevage par ce modèle. La technique nécessite des mâles pour éviter les mélanges entre urine et fèces lors de la collecte, mais les résultats sont valides pour les mâles et les femelles (pas de différences avérées de digestibilité). La formulation des aliments ne se fait pas par sexe.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
Cochons : 24
Souffrances
▲ 24
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Devenir
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 24

24 cochons vont être utilisés, maintenus sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures menées sans reprise de conscience. Une détresse respiratoire aiguë leur est provoquée par une ventilation rendue traumatique et l'injection de sérum salé dans les poumons, sous assistance respiratoire extracorporelle posée par chirurgie, pour comparer l'hypothermie et des bêtabloquants pendant environ six heures. Le porteur indique que les lésions des poumons ne permettront pas de réveil compatible avec la vie et renvoie les bénéfices pour les patients au conditionnel. Il affirme que ce dispositif impose un "gros animal" et ne peut être remplacé.

Objectifs

Le syndrome de détresse respiratoire (SDRA) est une pathologie grave nécessitant une hospitalisation prolongée en réanimation et des soins médicaux lourds. La mortalité est de 40 % à 70 %. Le SDRA représente 10 à 15 % des admissions en réanimation. Des séquelles physiques, psychologiques et cognitives graves avec une altération importante de la qualité de vie ont été rapportées jusqu’à 5 ans après un épisode de SDRA. Le SDRA a toujours représenté un problème de santé publique devant sa forte morbi-mortalité, et est revenu au premier plan à la suite de la pandémie COVID 19. Au plus fort de la pandémie, certains services de réanimation avaient 100 % de leurs lits occupés par des patients en SDRA sévère sur une pneumonie liée à la COVID-19. Il correspond à un œdème pulmonaire « lésionnel», causé par une hausse de la perméabilité des micro-vaisseaux (capillaires) pulmonaires survenant à la suite d'une agression directe ou indirecte de la membrane entre les alvéoles ( et les capillaire, associé à une inflammation pulmonaire intense et un faible taux doxygène dans le sang (hypoxémie sévère). La prise en charge du SDRA de l’adulte a fait l’objet de recommandations en 2018, consistant à augmenter l’apport en oxygène, diminuer la consommation en oxygène et éviter d’autres atteintes au niveau pulmonaire grâce à une ventilation mécanique invasive. Une curarisation précoce et courte ainsi que la mise en décubitus ventral dans les formes les plus sévères réduit la mortalité. Dans certains cas, les patients peuvent présenter une hypoxémie persistant malgré l’optimisation de la ventilation mécanique invasive et les différentes thérapeutiques d’optimisation de l’oxygénation. Le SDRA est alors dit réfractaire. Alors, si les comorbidités du patient le permettent, la question d'assistance respiratoire extracorporelle (circuit extracorporel permettant l'enrichissement direct du sang en oxygène en shuntant le circuit pulmonaire, ECMO) est discutée en réanimation. Néanmoins, 40 % des patients présentent une hypoxémie réfractaire et persistante malgré l’optimisation de l’ECMO et de la ventilation mécanique. Il n’existe aucune recommandation officielle de prise en charge de ces patients avec des pratiques diverses et non validées. De plus, la mortalité hospitalière de l’ordre de 60 % est observée chez ces patients avec des coûts de prise en charge élevés. L’enjeu est d’optimiser le rétablissement sous l'ECMO par l’utilisation de bêtabloquant ou la mise en hypothermie.

Bénéfices attendus

Plusieurs bénéfices sont attendus. Si notre hypothèse est vérifiée, la diminution du débit cardiaque par l’hypothermie ou par l’action des bétabloquants entrainera une meilleure adéquation entre les paramètres de l'ECMO et l'augmentation du taux d'oxygène dans le sang. Cela permet d’envisager plusieurs bénéfices au niveau individuel : l’amélioration de l'oxygénation permettrait une diminution de la mortalité, ainsi qu’un sevrage de l’assistance respiratoire plus précoce et donc une diminution de ses effets secondaires, essentiellement les évènements thrombo-emboliques (c'est à dire la formation d’un caillot qui peut migrer et obstruer la circulation sanguine), l’hémolyse (destruction des globules rouges présents dans le sang) et les surinfections ; mais également une diminution de la ventilation mécanique (et de ses effets secondaires comme la pneumopathie). Les bénéfices sont également au niveau collectif avec une diminution de la mortalité, une amélioration de la prise en charge des ces malades en réanimation et un séjour en réanimation potentiellement diminué avec possibilité de soigner plus de patients.

Procédures

Les animaux seront maintenus sous anesthésie profonde et analgésie pendant toute la procédure, soit environ 6 heures. L'assistance respiratoire extracorporelle (ECMO) sera mise en place par abord chirurgical au niveau de la veine jugulaire et par abord percutané (passage à travers la peau par introduction d'une aiguille) au niveau de la veine fémorale, et maintenue pendant toute la procédure, soit environ 6 heures. Pour induire le syndrome de détresse respiratoire, la ventilation artificielle sera traumatique par augmentation du volume d'air insufflé et de la pression exercée pendant 1 à 2 heures, et il y aura injection de solution saline directement dans les poumons. Le traitement du SDRA débutera par la mise en place de l'hypothermie ou administration de bétabloquants de courte curée d'action par voie veineuse, pendant les 4 heures du protocoles. Des prélèvements sanguins et de liquide pulmonaire seront effectués toutes les 2 heures (3 fois) pour évaluer l'efficacité du traitement.

Impact sur les animaux

Le stress est diminué par une période de quarantaine dans un environnement adapté et une tranquilisation de l'animal lors de la contention. La douleur est limitée par l'utilisation de médicaments identiques à ceux utilisés chez l'homme, par une surveillance accrue des constantes et l'adaptation de l'anesthésie et de l'analgésie. L'hypoxémie, c'est à dire la baisse du taux d'oxygène dans le sang induite pour les besoins de l’expérience, peut produire des effet tissulaires délétères. Notre protocole ne durant que quelques heures, le cochon ne pourra pas être réveillé dans des conditions compatibles avec la vie, l’animal est donc mis à mort. S'il y a perte de sang hémorragique, elle sera rééquilibrée par perfusion de solution saline et l'administration de traitements médicamenteux.

Devenir

Le syndrome de détresse respiratoire (SDRA), induit dans notre étude est une pathologie avec une mortalité très importante (autour de 40 % selon les études). Elle nécessite de nombreux jours, voire semaines de ventilation mécanique avec souvent une morbidité très importante : perte de poids, confusion post anesthésie, surinfection bactérienne, évènements thromboemboliques (correspond à la formation d’un thrombus qui peut obstruer la circulation sanguine), neuropathie de réanimation avec trouble de la déglutition (c'est à dire une paralysie temporaire et réversible des muscles suite à l'accumulation des médicaments sédatifs et des curares). A l’issue du protocole, les poumons des animaux ne seront pas guéris et les lésions induites ne permettront pas une respiration spontanée de qualité et entrainerait une mort par détresse respiratoire et manque d'oxygène délivrés aux organes ce qui entrainera une défaillance multiviscérale. La mise à mort dans des conditions de dignité et de traitement du stress et de la douleur sera donc effectuée par surdosage de l'anesthésique en injection intraveineuse sans reprise de conscience de l'animal. Du début à la fin de la procédure l'animal est sous anesthésie et mis à mort en fin de procédure sans réveil de l'animal.

Remplacement

Actuellement, il n'existe pas de données scientifiques, ni d’essai clinique ou expérimental, sur la place thérapeutique de l’hypothermie ou des bétabloquants dans le syndrome de détresse respiratoire (SDRA). A l'exception de publications de cas isolés, il n'y a pas à notre connaissance d'études réalisées sur l'impact de l'hypothermie ou des bétabloquants à durée de vie courte dans les SDRA réfractaires sous ECMO. Une vraie étude comparative est nécessaire. Le modèle de SDRA chez le cochon développé par notre équipe reproduit un état proche de l’état observé en clinique. Ce modèle est donc tout indiqué pour cette étude comparative. Le modèle animal de cochon est utilisé pour sa similitude avérée, en termes d’anatomie cervicale, pulmonaire et d’hémodynamique, avec les processus physiologiques rencontrés en clinique. L'adaptation à l'environnement physiologique direct du larynx, du poumon et du coeur nous conduit à réaliser cette étude sur un modèle animal où toutes les contraintes seront présentes (impossibilité de remplacement). Le choix d’un modèle sur gros animal s’impose pour pouvoir implanter la machine de l'ECMO ainsi que de mettre en place la ventilation artificielle.

Réduction

Modèle déjà en place dans notre structure permettant de réduire le nombre d’animal à étudier, personnel formé à l’étude et la manipulation du modèle porcin. Le nombre d'animaux a été déterminé comme le nombre minimum d'animaux nécessaire afin d'obtenir des données statistiquements exploitables. Il repose sur une revue de la littérature sur ces modèles avec un taux de mortalité entre 20 et 30% ainsi que sur l'expérience de notre centre (taux de 30% de mortalité lors de la dernière utilisation de ce modèle). La mise en place des appareillage (canules...) sera retestée au préalable sur les animaux utilisés dans d'autres projets et après leur mise à mort.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par groupes afin de limiter l’angoisse et le stress des animaux. Le milieu est enrichi avec des jouets adaptés (balles…). Une période de quarantaine d’au moins huit jours avant l’entrée des animaux dans le protocole est respectée permettant leur stabilisation physiologique et comportementale en réduisant le stress.L’animal est mis à jeun la veille de l’expérimentation. Le jour de l’expérimentation, les cochons seront prémédiqués par l’injection intra-musculaire d’un produit anesthésique aux propriétés sédatives et myorelaxantes avec un produit psychotrope dissociatif aux propriétés analgésiantes. Les animaux peuvent être ainsi manipulés sans recours à des méthodes susceptibles de les effrayer inutilement ou de leur infliger des souffrances évitables. Ils sont ensuite transportés sur le plateau technique. Les cochons seront intubés, anesthésiés et sous analgésie continue dès le début de l’opération afin d’assurer une anesthésie profonde. Le cochon sera scopé en permanence, permettant de surveiller en continu la fréquence cardiaque, respiratoire, la pression artérielle. Toute modification de ces paramètres, comme une augmentation de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire ou de la pression artérielle, signes de réveil, de douleur, tremblements, entrainera une adaptation immédiate des médicaments afin d’assurer le confort de l’animal.

Choix des espèces

Ce modèle animal est bien connu et reproduit bien les conditions observées en clinique du syndrome de détresse respiratoire aigu. De plus, ce modèle est déjà connu de nos équipes. Animaux d’un poids entre 50 et 60 kg comparable au poids d’un humain adulte, de morphologie pulmonaire mature, permettant l’usage de thérapeutique à posologie humaine.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Chèvres : 4
Souffrances
▲ 4
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4

Quatre chèvres au maximum vont être utilisées, opérées du cœur sous anesthésie générale et tuées avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention d'environ trois heures avec pose de cathéters, ponction pour accéder à l'oreillette gauche et brûlures du tissu cardiaque par radiofréquence, pour vérifier chez la chèvre une technique de cartographie et d'ablation déjà pratiquée sur l'humain. Le porteur prévoit deux animaux et n'en commandera deux autres qu'en cas de mort prématurée des premiers. Il affirme qu'aucun modèle in vitro, ex vivo ou informatique ne peut reproduire le fonctionnement du cœur lors d'une telle chirurgie.

Objectifs

La fibrillation atriale (FA) est l’arythmie la plus fréquente, avec une prévalence estimée en 2010 à 33.5 millions de personnes (3% de la population mondiale). En Europe et aux États-Unis, un adulte sur quatre développera une FA au cours de sa vie. Elle correspond à une action non coordonnée des cellules myocardiques auriculaires, entraînant une contraction rapide et irrégulière des oreillettes cardiaques. Les symptômes de ces problèmes d’arythmie sont des palpitations cardiaques, de la fatigue ou de l’essoufflement. La complication principale de la FA est l’embolie. En effet, la FA diminue l’efficacité des oreillettes, favorisant la formation de caillots. En France, on estime que la FA est responsable d’un quart des AVC diagnostiqués chaque année. L’ablation de FA est une thérapeutique importante pour le maintien des patients en rythme sinusal. Elle consiste à aller détruire ou isoler des zones de tissu à l’origine de l’arythmie sans ouverture thoracique. Lors de l’ablation de FA, une reconstruction précise des oreillettes est possible (quantifiant la géométrie et les signaux électriques locaux, en termes d’amplitude et de temporalité par rapport à une référence (carte d’activation)). Il est donc théoriquement possible de réaliser une carte de vélocités de conduction. Les objectifs de ce projet sont de valider la faisabilité d’une cartographie électro anatomique cardiaque chez la chèvre et de vérifier l’efficacité et la sécurité de lésions d’ablation par radiofréquence comparé aux paramètres utilisés chez l’homme.

Bénéfices attendus

Les objectifs de ce projet sont de valider la faisabilité d’une cartographie électro anatomique cardiaque chez la chèvre et de vérifier l’efficacité et la sécurité de de lésions d’ablation par radiofréquence comparé aux paramètres utilisés chez l’homme. Cette étude permettra une meilleur compréhension des déterminants de la taille et la profondeur des lésions d’ablation dans différentes cavités cardiaques Les résultats de cette étude permettront de mettre en place dans une étude future un modèle de FA chez la chèvre, et à terme, permettre un meilleur ciblage des mécanismes à l’origine des arythmies atriales chez les patients

Procédures

La veille du traitement, les animaux seront mis à jeun pour la nuit. Le jour du traitement, Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et sous analgésie : Mise en place de cathéters veineux, et introduction des cathéters d’électrophysiologie dans l’oreillette droite Ponction transseptale pour accéder à l'oreillette gauche guidée par radioscopie Réalisation de la cartographie électro anatomique des oreillettes gauche et droite et brulures de tissu myocardique par radiofréquence dans les oreillettes et les ventricules. A la fin de l’intervention, les animaux seront mis à mort afin de récupérer les cœurs traités. L'intervention chirurgicale durera environ 3 heures au total.

Impact sur les animaux

La procédure est réalisée entièrement sous anesthésie générale et sous analgésie et l’animal ne sera pas réveillé à l’issu de la procédure. Cependant, la procédure est une intervention directe sur le cœur, et les risques sont la tamponade en cas d’hémorragie lors de la ponction transeptale ou lors des ablations ou l’accident vasculaire cérébrale (AVC)

Devenir

Les chèvres seront toutes mises à mort à la fin de la procédure afin de prélever leur coeur et faire les analyses macroscopiques et microscopiques.

Remplacement

Il n’existe pas de modèle in vitro, ex vivo ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent - mimer l’anatomie et le fonctionnement du cœur lors d’une chirurgie - permettre de réaliser un enregistrement de l’activité électrophysiologique du cœur - avoir une idée précise de la taille des lésions créées par la sonde de radiofréquence.

Réduction

Afin de répondre aux objectifs du projet, nous prévoyons de réaliser la procédure sur 2 animaux. L'intervention chirurgicale sera réalisée par des médecins cardiologues qui maitrisent ces gestes très techniques sur l'homme, c'est pourquoi 2 animaux devraient être suffisants. Cependant, le geste chirurgical n'est pas maitrisé chez l'animal. En cas d'échec sur ces premiers animaux (mort prématurée avant la fin de l'intervention chirurgicale), nous prévoiront d'utiliser deux animaux supplémentaires. Ceux-ci ne seront commandés qu’en cas d’échec sur les deux premiers animaux.

Raffinement

Les chèvres arriveront sur place au moins 7 jours avant la procédure pour leur permettre de s’habituer aux lieux et ainsi diminuer leur stress. Elles seront logées par groupes sociaux afin de respecter leur comportement grégaire, dans un box sur litière de paille agrémenté de jouets (Elles seront cependant séparées en cas de mésentente). En cas de température inférieure à 10 degrés dans l’animalerie, un système de chauffage individuel sera activé. Le personnel animalier observera deux fois par jour le comportement des animaux . Les signes inhabituels seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation . Les animaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai. La procédure se déroulera sous anesthésie générale (AG) et sous analgésique.

Choix des espèces

Le modèle choisi est la chèvre car la taille du cœur de la chèvre est semblable a celle de l’homme et la chèvre présente moins de risque de fibrillation ventriculaire lors de la manipulation des sondes dans le cœur par rapport aux autres espèces. De plus, c’est le modèle de référencepour les travaux de physiopathologie de la Fibrillation atriale. Les animaux seront adultes pour avoir un poids d’environ 60 kg et un cœur de taille similaire à celui de l’homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Cochons : 12
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 12
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12

Douze porcs miniatures vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur rend le pancréas partiellement défaillant par une substance toxique et un régime hypercalorique pour induire un diabète de type 2, puis on implante par chirurgie un dispositif thérapeutique ou un placebo, avec plusieurs sessions d'imagerie sous anesthésie sur près de deux ans. Le porteur indique que la pathologie "affectera de façon importante les animaux contrôle" ne recevant pas de traitement, et que les animaux sont tués avant que le diabète n'atteigne le stade clinique. Il affirme qu'il n'existe "pas de modèles non-animaux" utilisables et justifie le porc par sa taille, adaptée à l'imagerie et à la chirurgie prévue chez l'humain.

Objectifs

Le diabète de type 2 est une maladie qui touche plus de 265 millions de personnes dans le monde. De nouveaux traitements existent mais leur efficacité est entachée par de nombreux effets indésirables. Le projet vise à rétablir la sensibilité des récepteurs à un peptide digestif situés dans un très court segment de la veine qui draine l'ensemble des organes abdominaux par l’intermédiaire d’un dispositif médical adapté délivrant une molécule bioactive. La dihydro-testostérone permet de restaurer la densité de ces récepteurs à un niveau proche de celui existant chez l’animal sain. Ce composé peut être inséré dans une matrice moléculaire permettant une libération. Dans ce cadre, la dose administrée localement est égale au 1/100 de la dose utilisée dans le cadre de l’hypogonadie chez l’homme. Le but de l’expérience est d’évaluer sur le long cours l’efficacité du dispositif sur un modèle préclinique ayant tout à la fois une insulino-résistance et une réduction de la capacité sécrétoire en insuline du pancréas i.e. un diabète de type 2 déclaré cliniquement. Elle est formatée pour constituer l’étape préclinique permettant le passage à une étude de phase I chez le patient humain. Le modèle utilisé sera celui d’un porc miniature rendu insulino-résistant par l’ingestion d’un régime en excès calorique et contenant une proportion anormalement élevée en graisses et en glucide rapidement absorbable. Une destruction partielle des cellules ß pancréatiques sera couplée à l’état précédent pour assurer une réduction de la capacité sécrétoire en insuline. Cette destruction sera réalisée par l’administration d'une substance toxique pour les cellules pancréatiques qui secrétent l'insuline. La dose sera calibrée pour que l’hyperglycémie soit limitée de façon à ne pas atteindre des stades pathologiques dangereux pour l'animal sur la durée de l'expérience.

Bénéfices attendus

Le but de l’expérience est d’évaluer sur le long cours l’efficacité du dispositif proposé par la société PalTech sur un modèle préclinique ayant tout à la fois une insulino-résistance et une réduction de la capacité sécrétoire en insuline du pancréas i.e. un diabète de type 2 déclaré cliniquement. Elle est formatée pour constituer l’étape préclinique permettant le passage à une étude de phase I chez le patient humain. Les bénéfices à court terme sont ceux associé à la possibilité de lancer la phase humaine du programme. Les bénéfices à long terme sont directement associés à la mise en place d'une thérapeutique alternative au traitement du diabéte de type 2. La cible choisie permettra de réduire les effets secondaires potentiellement mortels ou conduisant à l'arret du traitement.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure comprenant diverses étapes durant la durée du projet. Les animaux seront implantés avec une chambre sous cutanée pour permettre un accès veineux de longue durée durant une anesthésie chirugicale. Durant la même anesthésie une dose d'un produit toxique pour le pancréas sera administré. Sept semaines après, les mêmes animaux subiront une seconde anesthésie chirugicale pour recevoir le dispositif thérapeutique expérimental (ou un placebo). Le geste chirurgical sera guidé par une image hybride moléculaire localisant la zone à traiter et réalisée sous anesthésie une semaine auparavant. Dix-huit semaines après, les animaux seront testés pour de multiples paramétres afin de caractériser l'étendu du diabéte qui restera à une phase préclinique. Ces tests seront principalement réalisés chez l'animal anesthésié durant des sessions d'imagerie positronique associées à une imagerie scannographique. Ils comprendront l'évaluation de la densité des récepteurs à un peptide digestif (4 heures), une mesure du métabolisme du glucose (4 heures) et une mesure de la fonction rénale (3 heures). Chacune de ces mesures sera réalisée sous anesthésie avec au minimum une semaine entre chaque session. Une mesure des changements du glucose dans le sang après le repas sera également réalisée (1 heure). Une seconde session, identique, sera réalisée 12 semaines au moins après la première. A l'issue de cette seconde session, et alors que le diabéte est toujours dans une phase préclinique, les animaux seront euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables induit par la protocole sont de trois natures. 1. Le programme nécessite la création d’un diabète de type 2 avec le développement de pathologies macro et micro vasculaires. A minima, la pathologie affectera de façon importante les animaux contrôle ne recevant pas de thérapeutique. 2. Mise en place de la thérapeutique - Celle-ci est réalisée sous laparoscopie, une procédure connue pour limiter toutes les conséquences néfastes post-opératoires et qui sera celle utilisée chez l’homme. De plus, l’insertion d’un dispositif à libération continue évite toute interaction régulière de type piqure ou drogage. 3. Evaluation de l’état pathologique - les effets indésirables sont ceux de l'anesthésie sachant que (1) les produits utilisés pour chaque session d'imagerie n'induisent aucune réaction indésirables et (2) la dose totale de radiation engagée reste dans le domaine du diagnostic médical.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés avant le passage des symptomes du diabéte au stade clinique, c'est à dire avec des conséquences directement visibles sur la santé des individus.

Remplacement

Ce projet réalisera de nouvelles recherches pour lesquelles l'information n'est pas déjà disponible dans la littérature. Bien que le remplacement par des alternatives non animales telles que les lignées cellulaires soit un atout inestimable pour la recherche, les lignées cellulaires ne peuvent pas reproduire la physiologie intégrative complexe présente chez un animal modèle, qui s’apparente étroitement à l'homme. En raison du haut niveau de complexité des systèmes étudiés, de leur intégration complexe et des conséquences multiples de leurs dérèglement, il existe trop d'inconnues pour créer des modèles fiables générés par ordinateur. Ainsi, il n'y a pas de modèles non-animaux qui peuvent être utilisés pour ces études. Le choix du modèle porcin se justifie par rapport à l’utilisation d’une procédure d’implantation ceolioscopique qui sera celle utilisée chez l’homme et qui se peut être effectuée techniquement sur un animal de plus petite taille. Pour les mêmes raisons de taille, la résolution spatiale obtenue par l’utilisation du modèle porcin, du fait des limitations techniques (taille des capteurs de la machine d'imagerie moléculaire) et physiques (longueur du parcours du positron avant son annihilation) fait qu’un modèle de grande taille est recherché.

Réduction

Ce projet a été conçu pour utiliser le nombre minimum d'animaux, tout en garantissant l'obtention de résultats scientifiquement pertinents et l'atteinte des objectifs de l'étude. Des calculs statistiques ont été effectués sur la base des résultats d'études similaires dans ce domaine. Le nombre requis de porcs nécessaires pour cette étude est réduit en enregistrant autant de paramètres que possible à partir d'un seul animal, sans compromettre le bien-être des animaux.

Raffinement

Les animaux seront manipulés de manière appropriée et à minima un soigneur interagira avec eux en fournissant des éléments d’enrichissement de l’environnement.Plusieurs principes ont présidés à la mise en place des mesures - Toutes les mesures pouvant faire l’objet d’une mesure non invasive par l’utilisation de l’imagerie sont prioritaires - Les mesures n’impliquant pas une imagerie mais pouvant être réalisées sous anesthésie sont réalisées dans ce contexte - Les mesures pouvant être réalisées au cours de la même anesthésie sont toutes groupées durant la même anesthésie - Les mesures sanguines ne pouvant pas être réalisées sous anesthésie ou pour lesquelles l’anesthésie n’est pas indispensable sont effectuées au moyen d’un accès veineux permanent sous cutané (port veineux). - Des dispositifs alternatifs radiofréquence aux mesures sanguines sont utilisés lorsque la pertinence de ceux ci est notable (risque d’hypoglycémie). Une interaction positive quotidienne avec les animaux sera effectuée pour s’assurer de leur bien-être. Afin de préserver le bien-être, les animaux seront surveillés et notés fréquemment à l'aide de feuilles de pointage du bien-être animal pour s'assurer qu'aucun animal ne dépasse un niveau de détresse strictement prédéterminé, et des critères d'évaluation sans cruauté seront mis en œuvre immédiatement si un animal subit des effets indésirables inattendus. Les possibilités d'affiner la procédure seront continuellement explorées et mises en œuvre dans la mesure du possible pendant la durée de vie du projet. Des revues de littérature régulières seront effectuées pendant toute la durée du projet pour s'assurer que les procédures utilisées sont aussi raffinées que possible et restent conformes aux recommandations de bonnes pratiques.

Choix des espèces

Le porc s’impose comme un modèle privilégié pour les études en nutrition. En contexte nutritionnel délétère, le miniporc adulte développe une obésité similaire à la pathologie humaine et sous exprime un capteur sensible à un peptide digestif renseignant le cerveau sur l'arrivée de glucose au niveau portal. De plus, plusieurs solutions de destruction partielle des cellules bêta ont été proposées chez le porc en croissance et chez le porc miniature adulte. Le choix du modèle porcin se justifie également par rapport à l’utilisation d’une procédure d’implantation ceolioscopique qui sera celle utilisée chez l’homme et qui ne peut être effectuée techniquement sur un animal de plus petite taille. Pour les mêmes raisons de taille, la résolution spatiale obtenue par l’utilisation du modèle porcin, du fait des limitations techniques (taille des capteurs la machine d'imagerie moléculaire) et physiques (longueur du parcours du positron avant son annihilation) fait qu’un modèle de grande taille est recherché. Les animaux seront des adultes bien apr!s que leur croissance ait atteint un plateau i.e. > 3 ans. Ceci se justife par le fait que la condition visée par notre solution thérapeutique est celle du diabéte de type 2 chez l'adulte et que ce dernier se développe préférentiellemetn après 45 ans

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 30
Poules : 24
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 54
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 54

54 animaux non-humains, poules pondeuses et porcelets, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont nourris avec du sol antillais contaminé au chlordécone, avec ou sans biochar de Sargasse, et confinés dans des compartiments individuels pour contrôler leur exposition, avant d'être tués pour doser le pesticide dans leurs muscles et leur foie. Le porteur indique que le confinement peut perturber les comportements sociaux et provoquer du piquage entre poules, atténué par des objets placés dans les cages. Il affirme que cette expérimentation sur ces deux espèces autoconsommées aux Antilles est "nécessaire" et ne peut être remplacée.

Objectifs

Les Antilles (Guadeloupe et Martinique) sont soumises à une forte pollution des sols, des végétaux, animaux et de la population aux pesticides organochlorés tels que le chlordécone (CLD). La pollution initialement présente dans les sols a atteint la population antillaise par le transfert des pesticides dans la chaine alimentaire (sol --> végétaux --> animaux --> Hommes). L’objectif général du projet est d’évaluer l’efficacité d’une matrice carbonée (le biocharbon) issu de Sargasse (une algue invasive aux Antilles) à séquestrer ces pesticides (plus particulièrement le CLD) et à étudier l’impact sur leur transfert du sol à différents biotes (végétaux et animaux). Les matériaux utilisés sont des biochars, matrices poreuses obtenues par pyrolyse en condition anoxique (sans oxygène) et ont été préalablement employés avec succès dans un précédent projet ANR démontrant une réduction de transfert in vitro et in vivo. Les biotes cibles ont été sélectionnés sur la base de leur contribution à l'exposition de la population antillaise par l'alimentation (spécifiquement par l'autoconsommation). En première étape, nous nous assurerons en conditions de laboratoire de l'efficience de ces matrices avant de procéder à des expérimentations sur animaux. La seconde étape a pour objectif d’évaluer la biodisponibilité relative du chlordécone après exposition orale (alimentation) d’animaux à du sol antillais (Nitisol et Andosol) avec du biochar de Sargasse ou non afin de sélectionner la matrice la plus efficace. Ce projet portera sur deux espèces particulièrement utilisées aux Antilles françaises, autoconsommées et autoproduites : la poule pondeuse et le porc.

Bénéfices attendus

Cette expérimentation permettra de valider ou non une matrice carbonée (biocharbon de Sargasse) à des fins de séquestration de la CLD (pesticide particulièrement présent aux Antilles Française et imprégnant plus de 90% de la population). Ce projet permettra de contribuer à la production de denrées animales saines dans ce contexte de pollution.

Procédures

Les poules pondeuses et les porcelets seront pendant des périodes de temps limitées contenus dans des compartiments afin de contrôler finement leur exposition au sols antillais avec ou sans biochars.

Impact sur les animaux

La période de mise en cage individuelle pourra avoir une incidence sur les comportements sociaux des animaux. Des jouets seront insérés dans les cages afin de limiter cet impact. Pour les porcelets cette claustration sera limitée à quelques minutes à 2h. Pour les poules du fait de piquage entre congénères, cette stratégie ne pourra être réalisée sur un temps aussi court et se déroulera la journée.

Devenir

Du fait des prélèvements envisagés (prélèvement d'organes comme des muscles, le foie) et de leur importance pour l'animal la mise à mort est rendue nécessaire.

Remplacement

Dans le cadre de ce projet, cette expérimentation sur ces espèces est nécessaire et ne peut être remplacée. Cependant, des essais in vitro ont été réalisés au préalable afin de vérifier l’effet du biochar sélectionné sur la séquestration du CLD.

Réduction

Afin de réduire les expérimentations des tests en amont ont permis de sélectionner le biochar de Sargasse et donc de limiter le nombre de matrice à tester (et par conséquent le nombre d’animaux à utiliser). De plus, ces tests préalables ont montré que le biochar de Sargasse est plus efficace dans les Nitisols (sols antillais) que dans les Andosols (sols antillais) ce qui nous a permis de réduire le nombre de porcelet nécessaire pour les modalités avec Nitisols à n=4 (au lieu de n=6).

Raffinement

Des objets adaptés aux espèces seront déposés dans les compartiments des poules (os de seiche, CD, miroirs, paille et perchoirs) et porcelets (cordes, ...). La période de claustration a été envisagée pour être la plus réduite pour les espèces considérées (pour les porcs < 2h, pour les poules du fait du piquage la période de claustration sera la journée). Dans tous les cas, les interactions sociales inter-individus seront préservés par des contacts visuels,olfactifs, auditifs pendant ces périodes de mise en compartiment individuel. Au-delà de ces conditions, un contrôle quotidien sera réalisé en vérifiant quotidiennement la prise alimentaire, l’état de la peau et du plumage, l’absence de plaie ou de parasites (poux) et le suivi du poids de l’animal..

Choix des espèces

Du fait de l'objectif final de ce projet (contrôler la sécurité chimique des denrées animales auto-produites aux Antilles), les espèces choisies correspondent à celles auto-consommées par la population antillaise. Les porcelets qui prendront part aux expérimentations auront de 30 à 55 jours afin qu'ils soient sevrés (plus représentatifs des porcs adultes), castrés (représentatifs des conditions d'élevage classique). Les poules pondeuses seront adultes (au moins 18 semaines à l'arrivée dans nos installations) pour obtenir une ponte régulière (après une période d'hébergement au sol en collectif dans nos installations).

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Bovins : 3
Souffrances
▲ -
▲ 2
▲ 1
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3

Acclimatés dès les jours qui suivent leur naissance et entraînés chaque jour à la contention, 3 veaux reçoivent à l'âge de trois semaines à un mois un coronavirus bovin pulvérisé dans le nez, sans anesthésie. Ils subissent ensuite un écouvillonnage nasal profond par jour, pendant dix jours au plus, et peuvent développer une rhinite, une pneumonie aiguë, une diarrhée, de la fièvre et une perte d'appétit, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le dispositif testé doit capter les virus dans l'air expiré pour se passer de l'écouvillonnage nasal, que le porteur décrit comme "source d'agitation chez l'animal". Les trois veaux sont tués à la fin de l'essai, parce qu'ils peuvent rester porteurs et excréteurs du virus.

Objectifs

Les affections respiratoires d’origine infectieuse représentent 70 à 80 % des problèmes de santé dans les ateliers d’engraissement de jeunes bovins (JB). Elles sont provoquées par des virus pathogènes des voies respiratoires qui font la place à des surinfections bactériennes. L’identification des agents responsables des troubles est utile au choix argumenté de mesures préventives et curatives appropriées. En pratique, le prélèvement d’échantillons dans les voies respiratoires pour la recherche et l’identification des agents pathogènes responsables des maladies respiratoires est peu réalisé car difficile à mettre en œuvre et invasif. Dans ce contexte, nous voulons évaluer une méthode d’échantillonnage non invasive fondée sur le prélèvement de l’air exhalé dans lequel les virus sont dispersés. Elle sera couplée ultérieurement à une technique d’analyse sensible et rapide par amplification biomoléculaire isotherme à l’aide d’un dispositif microfluidique automatisé. L’ensemble du protocole proposé devrait être à même de résoudre les obstacles rencontrés pour la recherche étiologique des agents pathogènes respiratoires dans l’espèce bovine et pourrait s’étendre à d’autres espèces et d’autres contextes épidémiologiques. Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons évaluer l'efficacité du système de capture dans des conditions aussi proches que possible de la future application du système, en utilisant le coronavirus bovin comme agent modèle car il est fréquemment rencontré dans cette espèce et que nous disponsons de données sur l'évolution de cette infection.

Bénéfices attendus

La preuve de concept montrant que les agents pathogènes de la sphère respiratoire peuvent être détectés dans l'air ambiant autour du ou des animaux à surveiller consituerait un élément décisif vers le développement d'installations automatisées de la détection des agents pathogènes pour le suivi en temps réel de la santé des animaux. L'application à d'autres espèces, y compris l'homme, présente un caractère innovant majeur pour s'affranchir de la contention et du prélèvement nasal par écouvillonnage qui est chronophage et source d'agitation chez l'animal ou d'inconfort chez l'homme.

Procédures

Inoculation par voie intranasale (spray) sur animal vigile : 1 fois par animal, durée : 3 minutes par animal. Prélèvements de mucus nasal par écouvillonnage nasal profond sur animal vigile : 10 par animal (1 fois/jour pendant une durée maximale de 10 jours), durée : 2 minutes par prélèvement et par animal.

Impact sur les animaux

L'inoculation du coronavirus est susceptible de provoquer a minima une rhinite voire une pneumonie aiguë chez des animaux non immuns, avec appartiion de signes respiratoires rarement sévères, une entérite avec de la diarrhée, une hyperthermie, une anorexie trasnsitoires.

Devenir

Les animaux sont susceptibles de rester porteurs et excréteurs intermittents du BCoV. Pour empêcher toute contamination d'autres animaux de la même espèce, ils seront euthanasiés à la fin de l'essai.

Remplacement

Il n'existe aucun modèle expérimental pour s'affranchir de l'évaluation sur animal vivant, et dans les conditions de vie des animaux

Réduction

Le nombre minimal de trois animaux a été choisi pour apporter une preuve de la faisabilité de cette approche technique innovante.

Raffinement

Nous évaluerons l'excrétion chez ces animaux une fois par jour au cours de l'infection et dans des volumes croissants pour raffiner l'évaluation de la quantité minimale de particules virales détectables par unité volumique. Le suivi quotidien de l'évolution de l'excrétion, en faisant varier le volume de l'espace dans lequel l'air est expiré permettra d'évaluer une large gamme de concentrations virales dans l'air en utilisant un petit nombre d'animaux en expérimentation. Les veaux seront acclimatés aux locaux d'expérimentation dans les jours suivant la naissance et seront entrainés à la contention quotidiennement, en amont du début de la procédure, pour faciliter l'inoculation et le prélèvement de mucus nasal. Les veaux seront maintenus en groupe pour préserver le lien social et dans un espace d'une surface de 4 m2 par animal, avec un abri individuel pour que l'animal puisse s'isoler. Un enrichissement du milieu de vie sous la forme de balles et d'objets en plastique suspendus sera également apporté. L'apparition d'une inflammation respiratoire suite à l'inoculation sera traitée par l'administration d'un anti-inflammatoire non stéroïdien à effet antalgique.

Choix des espèces

Le développement envisagé est destiné à la surveillance des infections respiratoires chez les bovins. Le volume respiratoire et le volume d'air expiré dépendent de l'espèce et du format de l'animal. En utiilisant des veaux d'un poids de 70 kg environ, nous nous plaçons dans des conditions propices à déterminer la qualité de la capture des agents pathogènes pour des animaux dont le poids est égal ou supérieur, et des animaux de même format dans d'autres espèces. Les animaux seront inoculés à l'âge de trois semaines-un mois lorsque le risque de maladie du jeune veau est écarté.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 500
 -
 -

Issus de la cinquième et de la sixième génération d'une sélection de béliers Romane sur leur efficacité alimentaire, 500 agneaux mâles vont être utilisés, 100 par an, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux fois dans sa vie, chaque agneau subit sous contention une prise de sang à la jugulaire, un prélèvement de fèces à la main dans le rectum et l'introduction par la bouche, jusqu'au rumen, d'une sonde d'un mètre et de 12 mm de diamètre qui aspire 40 mL de fluide ruminal. Nourris d'abord à volonté d'un aliment 100 % concentré, les agneaux sont exposés à un risque d'acidose du rumen, et ceux qui ne s'adaptent pas aux automates d'alimentation sont écartés du protocole. Tous "poursuivront leur carrière de production" après la procédure, écrit le porteur, dans un projet qui vise à sélectionner des moutons moins émetteurs de gaz à effet de serre "tout en maintenant la rentabilité économique pour les éleveurs".

Objectifs

Notre projet a pour objectif général d’identifier des prédicteurs de l’impact environnemental de l’élevage d’ovins allaitants. Ici, les impacts seront principalement étudiés sous l’angle de l’ingestion (aliments et eau) et des émissions de gaz à effet de serre. Nous utilisons pour cela des agneaux mâles de race Romane, descendants de béliers sélectionnés pour valoriser efficacement (ou peu efficacement) ce qu’ils ingèrent, une valorisation efficace signifiant que les individus ingèrent moins que les autres tout en ayant le même niveau de production. Le projet portera sur l’étude des 5ème et 6ème générations de sélection. Après 4 générations de sélection, la divergence est bien marquée : les agneaux issus de mâles efficaces ingèrent 10% de moins de concentré que les agneaux issus de mâles peu efficaces, tout en ayant des performances de croissance identiques. Ces différences sont très réduites bien que significatives, avec un régime plus riche en fourrages. La connaissance des émissions de gaz à effet de serre dans chacune des lignées et sous deux régimes différents nous renseignera sur les liens génétiques entre l’efficacité alimentaire et l’impact environnemental. Chaque année, une centaine d’agneaux mâles (50 issus de béliers efficaces et 50 issus de béliers peu efficaces) seront mesurés pour leurs émissions de gaz et leurs ingestions d’aliments et d’eau. Les différents outils de mesures reposent sur l’identification électronique des animaux qui sont ainsi mesurés tout en étant maintenus dans leurs lots d’élevage. L’impact environnemental sera évalué sous deux régimes alimentaires différents : un régime 100% concentré basse énergie quand les agneaux auront entre 3 et 5 mois d’âge, puis un régime plus riche en fourrages quand les agneaux auront entre 6 et 9 mois d’âge. Nous rechercherons donc des prédicteurs de ces caractères dans différents tissus/fluides : le plasma sanguin, le fluide ruminal et les fèces. Les prélèvements de chacun de ces fluides seront réalisés 2 fois dans la vie de chaque animal, à l’issue de chacune des phases d’alimentation, avec un délai de 3 à 4 mois entre les deux prélèvements. Les émissions de gaz à effet de serre sont principalement dues aux fermentations ruminales, donc l’étude du microbiote ruminal sera central dans ce projet. Le lien avec le microbiote fécal, dont la collecte est plus aisée, sera également étudié.

Bénéfices attendus

Notre projet propose d’étudier des animaux sélectionnés sur leur efficacité alimentaire et de répondre à la question suivante : des animaux plus efficaces émettent-ils plus de gaz à effet de serre que des animaux moins efficaces ? La sélection sur chacun des caractères pourra alors être différente en fonction des résultats obtenus, de façon à ce que l’impact environnemental de l’élevage ovin soit limité, tout en maintenant la rentabilité économique pour les éleveurs. De plus, l’ensemble des prélèvements sera utilisé pour rechercher des prédicteurs des émissions de méthane, car ces dernières restent encore peu accessibles en élevage conventionnel. Ces prédicteurs pourront être utilisés par les organismes de sélection, pour inclure l’efficacité alimentaire et/ou les émissions de gaz à effet de serre dans leurs programmes de sélection.

Procédures

Pour ce protocole, les animaux auront chacun deux séries de prélèvements, espacées de 3 mois minimum. Chaque année, les 100 animaux étudiés auront les deux séries de prélèvements. Sur la totalité du projet, ce seront ainsi 500 animaux qui seront échantillonnés. Ces prélèvements correspondent à une prise de sang à la jugulaire, un prélèvement de fèces au niveau rectal, et un prélèvement de fluide ruminal par sondage gastro-oesophagien. L’ensemble de ces 3 prélèvements est réalisé en moins de 10 minutes, sans isoler l’animal de ses congénères. Chaque animal aura donc 2 prises de sang, 2 prélèvements de fèces et 2 prélèvements de fluide ruminal. Lorsque ces prélèvements sont faits pour la première fois, les agneaux ont environ 5 mois d’âge. Pour le prélèvement à la jugulaire et le prélèvement rectal, l’animal sera en attente dans un couloir. Un animalier lui soutiendra la tête pendant qu’un autre animalier fera le prélèvement de sang à la jugulaire. Ensuite, environ 5g de fèces seront prélevés directement dans le rectum par un animalier dont le gant sera enduit de lubrifiant, un second animalier soutenant toujours la tête de l’animal. Enfin, l’animal passera du couloir au restrainer, matériel de contention adapté aux ovins. Celui-ci portera l’animal jusqu’au poste de prélèvement du fluide ruminal. La tête de l’animal sera maintenue par un animalier, pendant qu’un second animalier fera descendre la sonde gastro oesophagienne souple (12 mm de diamètre et 100 cm de longueur) par la bouche jusqu’au rumen. Une fois la sonde placée, la pompe à vide (reliée à l’autre extrémité de la sonde) sera activée et environ 40 mL de fluide ruminal sera prélevé. La pompe sera ensuite éteinte et la sonde retirée avec précaution. L’ensemble de ce prélèvement (de l’introduction de la sonde à son retrait) n’excède pas deux minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pendant la première phase de contrôle pourraient être liés à l’alimentation 100% concentrés (à base de céréales) à volonté lors du premier contrôle, avec des risques d’acidification importante du milieu ruminal. L’aliment concentré a été formulé pour respecter des recommandations élevées en fibres et il a été enrichi en bicarbonate, pour prévenir cette acidose ruminale. Lors des phases d’adaptation prévues dans le projet, les animaux qui auraient du mal à se familiariser avec les automates d’ingestion sont entraînés par les animaliers, avec un renforcement positif par distribution manuelle de concentré. Tout animal qui ne parvient pas à s’adapter aux automates n’est pas conservé pour le protocole.

Devenir

Les agneaux poursuivront leur carrière de production suite à la procédure expérimentale.

Remplacement

Notre projet porte sur l’impact environnemental de la sélection sur l’efficacité alimentaire. Les principales émissions de gaz à effet de serre proviennent de la digestion des fibres dans le rumen, par les ruminants. Ces émissions de gaz poduits dans le rumen ont des origines génétiques et alimentaires complexes. Cette variabilité individuelle ne peut être étudiée en dehors des animaux eux-mêmes. De plus, nous cherchons des prédicteurs biologiques de ces émissions de gaz, donc il est indispensable de prélever des échantillons sur les animaux mesurés afin d’avoir le lien direct entre les mesures et les prédicteurs testés. Le recours à l’animal ne peut donc être évité.

Réduction

Notre projet repose sur le phénotypage de 100 agneaux par an, soit 500 agneaux sur 5 ans. Ces effectifs ont été calculés pour nous permettre d’observer des différences faibles entre nos deux lignées d’animaux, sur des caractères autres que la consommation résiduelle. Nous avons choisi de ne pas travailler sur les deux sexes, ce qui aurait induit une augmentation des effectifs nécessaires pour aboutir à une même différence observée. L’estimation des paramètres génétiques repose sur l’analyse de nombreux animaux (au moins 700). Les enregistrements issus de ce projet viendront compléter des bases de données issues de projets antérieurs de façon à avoir les effectifs suffisants nous permettant les analyses génétiques des nouveaux caractères.

Raffinement

Durant notre projet, les animaux sont élevés en lots pour exprimer leurs comportements sociaux. Les mesures réalisées reposent sur l’utilisation d’automates que les animaux fréquentent selon leurs besoins. Toutes les données sont gérées en temps réel et intégrées par un logiciel dédié. Le suivi des animaux est quotidien, par cet outil informatique, par des caméras, mais aussi par les nombreux passages des animaliers pour un suivi visuel. Les temps d’occupation des automates sont régulièrement contrôlés pour s’assurer que chaque animal se nourrisse à volonté. Tout animal qui ne parvient pas à s’adapter aux automates n’est pas conservé pour le protocole. Les animaux sont logés sur des aires de copeaux de bois, pour nous assurer qu’ils ne mangent pas leur litière, ce qui fausserait l’étude. Des disques à mordiller seront suspendus dans les parcs. Les animaux sont habitués dès leur plus jeune âge au contact humain, et en particulier à être manipulés. Afin de limiter le stress de contention, les prélèvements sont réalisés par du personnel qualifié à l’aide de matériel de contention adapté aux ovins et auquel les animaux sont habitués. Les prélèvements de fèces, sang et de contenu ruminal se font successivement lors de la même contention, afin de réduire au maximum le temps de contention. Les prélèvements de sang et de fèces sont similaires à ceux qui peuvent être réalisés en élevage classique pour du génotypage, de la prophylaxie ou du diagnostic de parasitisme gastro-intestinal. Pour les prises de sang, les agneaux pouront être tondus au niveau du cou pour faciliter la visualisation de la veine jugulaire. Un baume antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué en massage sur les veines. Une attention particulière sera portée aux veines jugulaires pour repérer tout signe éventuel de phlébite. Les prélèvements de contenu ruminal ne sont pas des prélèvements habituels en élevage ovin. Néanmoins, le personnel de l’établissement utilisateur a été formé et pratique ce type de prélèvement depuis plusieurs années. A la fin des prélèvements, une poignée de granulés est donnée à l’animal pour un renforcement positif. Ils font l’objet d’une surveillance visuelle toute particulière au moment des prélèvements et après ceux-ci. Les ingestions et les poids sont encore enregistrés sur les deux jours suivants les prélèvements, pour avoir une indication de leur état de santé.

Choix des espèces

L’étude des émissions de gaz à effets de serre est primordiale pour l’espèce bovine qui en est la principale responsable. Néanmoins, l’espèce ovine présente 2 avantages au sein des ruminants pour l’étude de l’impact environnemental des ruminants : des troupeaux avec de grands effectifs (mêmes conditions d’élevage), une sélection génétique opérationnelle. Le rumen est l’élément central de notre projet, donc l’espèce ovine est toute indiquée pour être support de ce travail. Notre projet porte ainsi sur l’utilisation d’ovins allaitants de race Romane sélectionnés sur leur efficacité alimentaire. Cette efficacité alimentaire est évaluée lors de la phase de croissance dans un premier temps. Les agneaux entrent en halle de phénotypage entre 10 et 12 semaines d’âge, afin de débuter la phase de contrôle autour de 90 jours d’âge, et ont 8 à 9 mois d’âge en fin de projet.

Prélèvement de sang

(NTS-FR-877200v1 – 22/07/2022)
  • Production de routine
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Cochons : 25
Moutons : 25
Bovins : 25
Souffrances
▲ -
▲ 75
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 50
 25
 -

75 animaux non-humains, cochons, moutons et bovins à parts égales, vont être utilisés en gravité légère et maintenus en vie, réutilisés ou rendus à l'élevage. Ils subissent des prélèvements de sang répétés à la veine jugulaire ou cave pour produire du sérum, du plasma et des dérivés destinés au contrôle qualité de médicaments, voire à nourrir des moustiques. Le porteur décrit une nuisance limitée au stress de la contention et à une sensibilité passagère au point de piqûre. Il indique répondre à la "demande du client" et au "donneur d'ordre", le choix des espèces et des volumes suivant un tableau de prélèvement standard.

Objectifs

L'objectif premier du prélèvement sanguin chez ses trois types d'animaux est la production de dérivé sanguin tel que le plasma et le sérum mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité, de médicaments issus du plasma sanguin (immunoglobulines intraveineuses),de la recherche d'anticorps contre des virus... Mais également dans le cadre de certaines recherches comme nourriture au moustique . Les ovins sont directement prélevés sur notre site si besoin d'un mouton particulier nous irons chez l'éleveur quand aux bovins et porcins ceux-ci seront prélevés chez leurs éleveurs respectifs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus dépendent du donneur d'ordre. Le sang est utilisé dans le cadre de différentes recherches. Pour exemple, les globules rouges d'ovins,bovins et porcins sont utilisés pour la production de dérivé sanguin (plasma, sérum ) mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité , de médicaments issus du plasma sanguin. (immunoglobulines intraveineuses) mais également comme nourriture aux moustiques dans le cadre de certaines recherches.

Procédures

Porcins: prélèvement de sang à la veine cave antérieur. Bovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Ovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Le prélèvement s'effectue au Vacutainer ou à la poche (l'aiguille étant adapté à l'espèce prélevée ) Le Vacutainer et la poche sont adaptées à la quantité de sang prélevé (favorisant la rapidité du prélèvement).Les prélèvements s'effectuent selon la demande du client en respectant la bonne pratique dans le volume de l'échantillon de sang (tableau GIRCOR)

Impact sur les animaux

Les animaux supportant un prélèvement sanguin subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement ainsi qu' une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement.

Devenir

Les animaux sont maintenues en vie à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Il n'y a pas de méthode substitutive.

Réduction

Cette méthode appliquée est une méthode validée, qui permet de satisfaire aux besoins, avec l'utilisation du nombre le moins élevé d'animaux. Le nombre d'animaux utilisé correspondra au minimum requis pour répondre aux objectifs. Les prélèvements sont optimisés par l'utilisation d'outil tel que le tableau GIRCOR, permettant d'optimiser au maximum l'utilisation des animaux.

Raffinement

Après chaque prélèvement une friandise est donnée à l'animal. Les quantités de sang prélevé et les méthodes de prélèvements sont adaptées à l'espèce utilisée. Nous utilisons le tableau Gircor pour déterminer la quantité de sang pouvant être prélevé en fonction du poid de l'animal et l'espacement nécessaire entre deux prélèvements. Nous essayons régulièrement , d'améliorer nos méthodes de contentions afin de diminuer au maximum le stress des animaux ( ex: la pose de la paume de la main sur le crâne des moutons permette de calmer l'animal...)

Choix des espèces

Le choix de ses espèces répondent principalement à la demande du client mais également sur la qualité et sur les propriétés de ces animaux ,ce qui permet de limiter le nombre d'animaux utilisés. Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Nous ne faisons que répondre aux exigences du donneur d'ordre. Pour les porcins nous utilisons des animaux de 30kg minimum à 40 kg maximum, le prélèvement étant plus simple à réalisé. (animal moins gras, veine plus accessible) Pour les ovins nous utilisons des animaux de 6 mois (30 kg minimum). Les bovins sont prélevés à l'âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Cochons : 2
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2

2 cochons vont être utilisés, tous deux tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie abdominale de deux heures pour implanter des capteurs de glucose, puis deux séances sous anesthésie où lui sont injectées des doses de glucose et prélevés au total 120 ml de sang. Le porteur décrit une prise en charge de la douleur par morphinique et anti-inflammatoires, les cochons étant tués en fin de protocole. Il affirme qu'il est impossible de reproduire artificiellement l'implantation d'un tel capteur et retient le porc pour sa taille proche de celle de l'humain.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans la prise en charge innovante du diabete de type 1, visant une restauration d'un taux normal de glucose dans le sang (glycémie) par une administration d’insuline adaptée au cours du temps. Des systèmes de mesure du glucose en continu (CGM) existent déjà mais évaluent la concentration de glucose dans le liquide interstitiel et non le taux de glucose dans le sang, entraînant un décalage temporel dans l’ajustement de la dose d’insuline à délivrer. Notre projet vise l’élaboration d’un système d’insulinothérapie automatisée implanté dans la cavité abdominale (péritoine) pour le traitement du diabète. Il comprendra : 1) un capteur de mesure du glucose (CGM) implanté dans le péritoine, 2) une pompe de perfusion d’insuline dont le réservoir sera rempli par un port disposé contre la paroi intestinale, auquel se connecteront, par un système magnétique, des gélules contenant de l’insuline administrées par voie orale, 3) un algorithme de contrôle, hébergé par la pompe, modulant la perfusion d’insuline selon les données CGM pour établir et maintenir la glycémie dans un intervalle physiologique. La partie du projet concernée par ce travail expérimental est d’étudier la faisabilité de l’implantation du capteur de CGM dans le péritoine, et de vérifier l’exactitude de la mesure du glucose par ce capteur intrapéritonéal, par rapport au glucose mesuré dans le sang d’une part et par rapport au glucose mesuré en sous-cutané par le même capteur implanté sous la peau de l’abdomen d’autre part. La mesure du glucose intrapéritonéal présente un intérêt plus important que la mesure du glucose interstitiel sous-cutané. En effet, la vitesse de variation du glucose intra-péritonéal est plus rapide que la variation du glucose sous-cutané lorsque que le taux de glucose sanguin varie. L’identification plus précoce des variations glycémiques permettrait un ajustement plus rapide de la perfusion d’insuline par la pompe grâce à son algorithme. Il est aussi établi que l’insuline délivrée dans le péritoine est plus vite absorbée et que son action est plus rapide que la perfusion sous-cutanée. Ainsi, la combinaison d’une détection plus rapide des variations glycémiques et d’une adaptation plus rapide de l’action de l’insuline ferait du système un dispositif actif plus physiologique que les pompes actuelles connectées à des capteurs de glucose sous-cutanés.

Bénéfices attendus

Cette expérimentation permettra : 1- D’évaluer la faisabilité de la procédure d’implantation d’un capteur de mesure continue du glucose dans le péritoine, 2- D’évaluer la fonctionnalité du capteur de mesure du glucose implanté dans le péritoine par rapport au capteur implanté en sous-cutané et des deux capteurs par rapport à la mesure du glucose dans le sang qui servira de référence. 3- D’évaluer la durabilité de la fonctionnalité des capteurs après 7 jours d’implantation. Les résultats de cette expérimentation permettront d’orienter le projet sur la décision de localisation du capteur de mesure du glucose qui fournira l’information à l’algorithme de régulation de la perfusion d’insuline par la pompe implantée. L’option qui indiquera la meilleure fonctionnalité du capteur sera retenue pour la poursuite du projet. La démonstration de la faisabilité de l’implantation d’un capteur de glucose intra-péritonéal, et de sa capacité à mesurer avec exactitude et de façon plus rapide et durable les variations glycémiques, permettrait d’envisager la mise à disposition aux personnes atteintes de diabète d’un dispositif implantable de capture des mouvements glycémiques, idéal pour asservir la délivrance d’insuline de façon proche de la physiologie, et réduire ainsi les écarts hyper- et hypoglycémiques.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, l'étude durera 9 jours au cours desquels les animaux seront opérés pour implanter les capteurs de mesure du glucose (2h maximum d'intervention), puis ils seront anesthésiés 2 jours et 9 jours après l'opération pour réaliser des mesures dans le sang (1 heure d'intervention à chaque fois). Ainsi, à J2 et à J9, 3 injections intraveineuses de 2, 4 et 8 ml d’une solution de glucose à 50 mg/ml seront réalisées à 20 minutes d’écart, puis 2 ml de sang seront prélevés toutes les 2 minutes sur 3 fois 20 minutes, soit un total de 60 ml de sang. Au total l'animal aura donc reçu 6 injections de glucose et 120 ml de sang auront été prélevés. Tous les gestes seront réalisés sous anesthésie générale associée à des anti-douleurs. En dehors de ces 3 jours de manipulation, les animaux ne subiront pas d'autres nuisances.

Impact sur les animaux

Au cours de cette procédure expérimentale, les principales nuisances pour l'animal seront liées à la chirurgie destinée à l’implantation des capteurs aux niveaux intra-péritonéal et sous-cutané, entraînant des brèches de petites tailles de la paroi abdominale et du péritoine. La prise en charge de la douleur sera maîtrisée par l’injection d'un morphinique au cours de l'intervention, puis l’administration post-opératoire d'anti-douleurs. Au cours des phases de surveillance, et au delà des soins apportés pour une bonne cicatrisation suite à l'opération, la surveillance des animaux sera très rigoureuse, notamment par l'évaluation quotidienne du comportement de l'animal à l’aide une grille de score. Les jours où seront réalisée des mesures, les animaux seront anesthésiés et ne subiront donc qu’un traumatisme mineur.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure.

Remplacement

Il n’est pas possible de reproduire artificiellement les conditions d’implantation dans le péritoine d’un capteur de mesure du glucose. Néanmoins le développement d’un tel dispositif nécessite de recueillir des données in vivo. Par sa taille et son anatomie, l’implantation chez le porc permettra de reproduire des conditions voisines d’une implantation chez l’Homme. Les exigences requises pour la réalisation du protocole en font un modèle expérimental pertinent pour cette étude.

Réduction

Pour réduire le nombre de porcs utilisés pour l’expérimentation, deux capteurs seront implantés dans le péritoine (un dans chaque flanc) et deux en sous-cutané dans la paroi abdominale, chez chacun des deux animaux. On pourra ainsi tester 4 capteurs implantés au total. Cela permettra de tester la reproductibilité des résultats avec un nombre réduit d’animaux. Les données de mesure du glucose dans le péritoine, le tissu sous-cutané et le sang seront appariées et comparées à la suite de chaque injection intraveineuse de glucose. On disposera ainsi pour chaque couple de capteurs péritonéaux et sous-cutanés de 30 points de mesure (10 temps de mesure dans les 20 minutes qui suivront chacune des 3 injections de glucose) représentant 120 points de mesure comparables pour 4 capteurs permettant une analyse statistique pertinente.

Raffinement

Toutes les étapes de la procédure expérimentale seront réalisées sous anesthésie générale. Pour la chirurgie, elle sera associée à la gestion de la douleur per-opératoire par un morphinique, et post-opératoire par l'administration d'anti-inflammatoires. De même la mise à mort sera réalisée en fin de procédure alors que les animaux sont anesthésiés. Pendant la phase post-opératoire immédiate, une grille d'évaluation sera utilisée pour s'assurer du bon réveil de l'animal. Pendant la période de surveillance, une grille de score sera utilisée pour évaluer l'état clinique des animaux, portant sur des critères d'absence d'infection en lien direct avec le modèle (laparotomie), sur des points généraux de comportement et des signes d'inconfort ou de douleur. Cette grille aidera à la prise de décision en cas d'atteinte des points limites. Ainsi en cas d’infection aux sites d’implantation ou de signes de souffrance persistante malgré les mesures antalgiques et anti-inflammatoires d’un animal soumis à l’expérimentation, celle-ci sera abandonnée (animal sorti d’étude). Les dispositifs implantés et portés étant peu invasifs, ils n’altèreront pas la qualité de vie des animaux entre l’implantation et les jours d’évaluation des capteurs (J2 et J9).

Choix des espèces

Par sa taille et son anatomie, l’implantation chez le porc permettra de reproduire des conditions voisines d’une implantation chez l’Homme. Les exigences requises pour la réalisation du protocole en font un modèle expérimental pertinent pour cette étude. Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 3 mois environ, permettant d'avoir des animaux de 30 kg à 35 kg, ce qui facilite également les aspects techniques en utilisant du matériel identique à celui utilisé en médecine humaine.