Autres oiseaux

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  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 630
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Tous relâchés à l'issue, 630 pigeons bisets sont capturés, bagués, pesés, mesurés et soumis à des prises de sang, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Une partie passe quatre à cinq mois en volière, avec six prises de sang et un harnais GPS porté quatre mois, le reste étant manipulé puis relâché sur le lieu de capture. Le porteur indique renoncer à toute anesthésie et à toute analgésie pour éviter d'altérer le comportement, et décrit un stress temporaire "sans aucune conséquence indésirable", qu'il appuie sur le retour à des comportements normaux d'alimentation et de toilettage. L'objet déclaré, mesurer l'effet des canicules urbaines sur la survie et la reproduction, sert aussi les plans d'action des collectivités pour la biodiversité urbaine.

Objectifs

Nos travaux de recherche appartiennent au champ disciplinaire de l'écologie, qui peut se définir comme l'étude scientifique des relations entre les organismes vivants et leur milieu. Ils portent sur l'étude de la variabilité naturelle des paramètres morphologiques et physiologiques et des comportements chez les espèces animales évoluant en milieu urbain, et donc soumises à de fortes pressions anthropiques. Plus particulièrement, nous nous demandons comment les canicules induisent des modifications du comportement. Si ces modifications ne sont pas assez efficaces pour moduler les contraintes des canicules sur la physiologie, nous nous attendons à observer des variations dans les taux de survie et de reproduction des individus. Dans ce projet, nous voulons baguer des pigeons bisets à des fins de reconnaissance individuelle afin de pouvoir évaluer la démographie de la population et les taux de survie et de reproduction. En parallèle, nous souhaitons équiper un sous-échantillon de ces individus avec des GPSs pour suivre leur comportement. Pour se faire, nous voulons tester la tolérance des individus à des harnais GPSs en volières et vérifier sur une journée que l'équipement de pigeons en ville permet bien de collecter des données.

Bénéfices attendus

Les résultats de ces différents travaux permettront de mieux comprendre les mécanismes de réponses des pigeons, et des oiseaux de manière plus générale, aux contraintes des canicules en milieu urbain. Ces informations sont importantes pour les prédictions des effets des changements climatiques sur la biodiversité. Ces données intéressent également les collectivités territoriales dans leurs plans d'action pour la biodiversité urbaine et sa cohabitation avec l'humain.

Procédures

Dans le cadre du test de tolérance des pigeons aux harnais GPS, un lot d'animaux sera capturé et hébergé pendant 4-5 mois en volières. Ils seront soumis vigiles à diverses mesures de masse, taille et couleur, à des tests de réponse immunitaire et à un baguage (5 min par individu), 6 prises de sang seront répartis sur 5 mois pour déterminer le sexe des individus et la concentration de leurs hormones de stress (5min par individu par mois), une pesée hebdomadaire (1 min par individu par semaine). La moitié d'entre eux sera équipé d'un harnais GPS (10 min par individu) qui sera retirée après 4 mois. Pour compléter cette procédure et vérifier que le système GPS fonctionne en conditions naturelles un autre lot de pigeons sera équipé de GPS à l'aide d'un harnais après mesures et une prise de sang (10-15 minutes de manipulation au total, 48h avec le GPS au maximum). Pour les animaux du suivi populationnel : 500 individus vigiles seront soumis à une contention avec prise de sang, baguage, pesée et mesures (5 à 10 minutes par individu). 100 parmi eux seront équipés d'un harnais GPS (5 minutes par individs). Tous les individus seront relâchés sur le lieu de capture à la fin des procédures.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux impliquent très majoritairement du stress et de la détresse lors de la capture et des manipulations, notamment lors de la prise de sang, de l'injection pour le test de la réponse immunitaire et la pose du harnais GPS. Ce stress est temporaire et n'a aucune conséquence indésirable sur les individus qui retrouvent des comportements sociaux, de toilettage et d'alimentation normaux lors du retour en volière (dans laquelle ils présentent une courbe de suivi de masse normale) ou du relâché en milieu naturel.

Devenir

Nos procédures sont peu invasives et tous les animaux seront relâchés à l'issue des manipulations / expérience. En milieu naturel les individus manipulés s'envolent et vont se nourrir très rapidement après le relâché et les individus utilisés en volière sont regulièrement revus en milieu naturel les animaux suivant le protocole ce qui nous indique que nos protocoles n'excluent pas un relâché.

Remplacement

Afin d'atteindre les objectifs scientifiques qui se focalisent sur une population de vertébrés en conditions naturelles, le recours à des animaux est nécessaire et il n'est pas possible aujourd'hui de les remplacer. Des organismes qui ne rentrent pas dans les limites taxonomiques de la législation sur l'expérimentation animale (comme les insectes ou les mollusques) ne présentent pas la même écologie et la même biologie. Ainsi, seuls des vertébrés sont endothermes ou possèdent des plumes, points essentiels de nos projets, ou réalisent des mouvements journaliers traçables en milieu urbain.

Réduction

Le nombre d'individus le plus bas possible est utilisé dans nos protocoles afin de permettre un compromis entre une limitation du nombre d'individus et permettre d'identifier des effets en réponse à nos manipulation ss'ils existent. Lorsque cela a été possible, nous avons estimé le nombre minimum d'individus nécessaires à l'aide d'outils statistiques. Au total le projet inclue 630 pigeons.

Raffinement

Toutes nos procédures sont légères en terme de stress et de souffrance infligée à l'animal. De plus, les pigeons bisets sont très tolérants à la capture et à l'hébergement. L'utilisation de tissu pour les couvrir est efficace pour les calmer car nos procédures sont réalisés sur animaux vigiles. Nous n'utilisons pas d'anesthésiant ou d'analgésiant afin d'éviter les effets néfastes sur le comportement. Les procédures les plus stressantes (prise de sang) sont le plus espacées possible. Les individus seront vus tous les jours afin d'identifier tout animal en mauvaise santé ou en condition de stress intense afin de le sortir des conditions expérimentales. En milieu naturel, tout animal déjà blessé ou qui semble en mauvaise santé sera relâché dans qu'aucun gestion autre que du baguage et éventuellement des mesures morphométriques (masse) ne soient réalisées. En volière, des comportements anormaux (stéréotypés, surtoilettage), une blessure, ou une perte de masse trop importante impliquera la sortie d'un individu de la procédure, sa mise en quarantaine et le contact du vétérinaire pour les soins ou l'euthanasie. Les volières correspondent aux critères définis pour l’élevage du pigeon biset. Chaque volière accueillera un maximum de 12 individus et a une surface au sol supérieure à la surface recommandée. De plus, les volières permettent aux individus d’effectuer de brefs vols. Par ailleurs, chaque compartiment est enrichi de nichoirs, de perchoirs en bambou, d'un mangeoire, d'un abreuvoir d’eau et d'une baignoire de faible profondeur. Tous ces enrichissements permettent de réduire le stress de la captivité pendant tout le protocole. L'équipe technique et scientifique a l'expérience du travail sur cette espèce.

Choix des espèces

Le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De part ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine.Elle est également appropriée pour l'étude de l'effet des fortes chaleurs urbaines car soumises aux îlots de chaleur urbains partout dans le monde et présentant des morphes différents, impliquant des réponses à la température différente. Par ailleurs, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction. Les pigeons échantillonnés et prélevés en milieu naturel seront tous adultes (plus de 8 mois) reconnus sur la base de leur morphologie. Des pigeons plus jeunes ont des taux de mortalité plus élevés à court terme, il est donc possible qu'ils meurent rapidement après baguage ou équipement GPS. De plus ils sont plus sensibles au stress, notre impact serait plus grand si nous les manipulions. Enfin, ils sont trop petits pour être équipés de harnais GPS.

  • Protection de l’environnement
Autres oiseaux : 2400
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Tous relâchés sur leur site de capture, 2 400 passereaux sauvages de onze espèces sont pris au filet et maintenus jusqu'à cinq minutes en main, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Sur cinq ans, 1 320 adultes et 660 jeunes à l'envol subissent un prélèvement sanguin, 200 oiseaux un lavement cloacal et 220 mâles un massage cloacal pour récupérer leur sperme, tous ces gestes étant pratiqués sur animaux vigiles. Le porteur nomme les espèces concernées, du rouge-gorge familier à la mésange charbonnière, et retient les plus grosses pour pouvoir prélever du sang sans dommage. Il présente lui-même l'effectif de 2 400 comme un maximum qui ne sera pas atteint, et admet que la comparaison entre espèces resterait valable "avec seulement quelques individus".

Objectifs

Depuis plusieurs décennies, l’utilisation massive et croissante de pesticides de synthèse dans l’agriculture conventionnelle a permis une augmentation considérable des rendements agricoles mais elle a également eu des effets sur la biodiversité et notamment sur les populations d’oiseaux, même si la magnitude de ceux-ci reste l’objet de controverses. La conversion à l’Agriculture Biologique, dans le cadre de la politique agricole commune et soutenue par l’État français, permet de proposer un ensemble de mesures permettant la restauration des écosystèmes agricoles et ainsi de promouvoir la biodiversité. A ce jour, beaucoup d’études se sont intéressées à la comparaison entre l’agriculture conventionnelle et agriculture biologique avec pour résultats principaux que les densités et abondances des espèces et des individus sont plus importantes dans les paysages en agriculture biologique. En revanche, un effet positif sur la dynamique des populations évoluant en agriculture biologique, reste encore à démontrer, d’autant qu’identifier les processus et mécanismes impliqués reste aussi à l’ordre du jour. Une des hypothèses principales serait le relâchement de la pression en produits phytosanitaires en agriculture biologique, dont les impacts négatifs sur la dynamique des populations concerneraient avant tout les effets sublétaux. L’objectif de ce projet est d’apporter des connaissances cruciales au regard des effets sublétaux (c'est à dire des effets n'entrainant pas directement la mort de l'individu mais une dégradation de son état de santé général) de l’agriculture conventionnelle par rapport à l'agriculture biologique, sur différentes espèces de passereaux nichant dans les haies au sein de ces agrosystèmes, en comparant en conditions naturelles et à l’échelle d’un vaste territoire agricole, plusieurs marqueurs de la « santé » des oiseaux.

Bénéfices attendus

Le bénéfice principal attendu de ce projet sera de comprendre comment l’agriculture biologique peut être un levier pour préserver la biodiversité aviaire en diminuant l’exposition aux pesticides des individus et si l’état de santé des oiseaux et de leurs populations s’améliorent par rapport à des paysages dominés par l’agriculture conventionnelle.

Procédures

Les animaux seront capturés dans la nature et différentes mesures seront réalisées. Ces mesures sont des mesures classiquement réalisées sur les oiseaux dans les programmes de recherche in natura. Tous les animaux subiront 1 capture et 1 contention d'une durée maximale de 5 minutes. Durant la contention et pour les 5 années du programme, 1320 oiseaux adultes et 660 jeunes à l'envol subiront un prélèvement de sang sans effraction (durée de moins de 1 minutes), 200 oiseaux subiront un lavement cloacal (durée de 1 minute) et 220 mâles subiront un massage cloacal (durée de 1 minute) pour récupération du sperme. Tous ces gestes (prélèvement de sang, lavement et massage) seront réalisés sur les animaux vigiles. Chaque animal ne subira qu'un seul acte par an. Si un individu est recapturé pendant deux années consécutives, il pourra alors rentrer dans deux procédures différentes (une procédure par an). S’il est recapturé une troisième année, il ne subira pas de nouvelle procédure.

Impact sur les animaux

1) Tout d’abord, il y aura un stress léger lié à la capture. En effet, la capture par des filets maillants est la procédure habituelle pour capturer des passereaux et n’engendre pas de traumatisme ni de mortalité quand elle est réalisée dans des conditions météorologiques favorables. 2) Il y aura ensuite un stress léger lié à la contention des oiseaux pendant les mesures (mesures de comportement, mesures morphométriques, mesure du parasitisme) qui durera moins de 5 minutes. 3) En fonction des procédures, il pourra y avoir une gêne légère et passagère lors du lavement cloacal, du prélèvement de sperme et lors de la prise de quelques microlitres de sang sans effraction. Chacun de ces gestes (lavement, sperme et sang) durera moins d'une minute (compris dans les 5 minutes).

Devenir

Tous les individus seront relachés sur le site de capture après les manipulations et chaque individu ne subira qu'une seule procédure par an. Si un individu est recapturé une seconde année, il rentrera dans une nouvelle procédure. Si il est recapturé une troisième année, il ne rentrera pas dans une nouvelle procédure. Chaque individu subira alors deux gestes aux maximum.

Remplacement

S’agissant de suivi populationnel pour comprendre des mécanismes complexes en milieu naturel, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico permettant de remplacer les animaux vivants.

Réduction

Le nombre d'individus pour chaque procédure est réduit à son maximum et est celui qui permettra de réaliser des analyses statistiques avec une puissance suffisante pour détecter des effets sublétaux qui sont par définition subtils à mettre en évidence. Comme notre projet se focalisera sur 11 espèces différentes afin de pouvoir relier l'écologie de l'espèce à l'exposition aux pesticides, il faut un nombre suffisant d'individus capturés dans les 2 modes d'agriculture (biologique et conventionnelle). Nous voulons également déterminer si le sexe des individus adultes peut jouer un rôle sur les conséquences de l’exposition aux pesticides. 10 individus par sexe, espèce et paramètre seront nécessaires pour obtenir des résultats robustes. Un individu ne rentrera que dans une seule procédure dans la même année mais pourra rentrer dans deux procédures différentes sur deux années différentes. Au total, des prélèvements et des mesures seront réalisés sur 2400 animaux sur les 5 ans du projet. Ce nombre doit être considéré comme un maximum car (i) il est certain que nous ne pourrons pas atteindre 20 individus pour chaque espèce pour chaque procédure et (ii) que certains individus seront recapturés plusieurs années et donc rentreront dans deux procédures différentes, même si ce nombre de recapture devrait être relativement faible. Des modèles statistiques adaptés (modèle linéaire généralisé avec effets mixtes) seront utilisés afin de pouvoir détecter les effets des produits phytosanitaires sur l'état de santé des oiseaux. Même si nous n’atteignons pas ce nombre, les résultats ne seront absolument pas remis en cause car une analyse interspécifique (comparaison des effets entre espèces en lien avec leur écologie) pourra être réaliser avec seulement quelques individus et elle restera parfaitement valable. En revanche, les analyses intraspécifiques seront réalisées que pour les espèces où nous aurons un nombre suffisant d’individus.

Raffinement

L’ensemble des manipulations est réalisé dans le respect de l’animal aussi bien pour les adultes que les jeunes à l'envol. Les manipulations sont faites de façon à minimiser le stress, dans un temps limité et toujours à proximité du site de capture. Les oiseaux seront relâchés sur le site précis de capture. Les expérimentations sont réalisées avec des conditions météorologiques optimales (température supérieure à 10°C, absence de pluie et de vent) afin de minimiser le stress et l'impact de la manipulation. Les manipulations seront réalisées par des personnes expérimentées uniquement et des points limites stricts ont été déterminés afin de préserver le bien-être de l'animal pendant la durée de la capture. Les manipulations seront réalisées dans le respect du protocole sanitaire. Le matériel de prélèvement sera stérile et à usage unique. En cas de stress marqué, l'expérience sera immédiatement arrêtée et l'animal sera isolé dans son sac jusqu'à retour au calme avant d’être relâché. Les individus recapturés sur deux années différentes rentreront dans deux procédures différentes. Les sacs seront nettoyés entre chaque session.

Choix des espèces

Les passereaux sont un modèle parfaitement adapté à notre questionnement puisque pendant la période de reproduction, ils restent à proximité de la haie où ils nidifient (dans un rayon de 150 mètres pour la plupart des espèces) nous permettant ainsi d'être certains que les individus seront confrontés à une exposition aux pesticides en agriculture conventionnelle. Les différentes espèces de notre projet seront les plus abondantes dans notre d’étude afin de disposer d'un échantillon statistique suffisant et ce seront les espèces les plus grosses nous permettant de pouvoir prendre un échantillon de sang sans dommage. Nous travaillerons sur 11 espèces : l'accenteur mouchet, le bruant zizi, la fauvette à tête noire, la fauvette grisette, l'hypolaïs polyglotte, le merle noir, la mésange charbonnière, le moineau domestique, le pinson des arbres, le rossignol philomèle et le rouge-gorge familier. Les études seront faites sur les adultes et sur les jeunes volants (c'est à dire les individus ayant quitté les nids et qui seront donc déjà autonomes au même titre que les adultes)

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 90
Souffrances
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Soumis à un régime enrichi en glucose ou en methylglyoxal et à des prises de sang répétées par ponction de la veine de l'aile, 90 diamants mandarins subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique attendre du traitement une accélération de leur vieillissement, et prévoit de les suivre jusqu'à leur mort, celle-ci pouvant être provoquée quand l'amaigrissement, la diarrhée ou l'état du plumage rendent leur état incompatible avec le maintien en captivité. Les oiseaux retenus ont déjà été utilisés dans des expériences antérieures sur le stress social ou les stratégies de reproduction, ce que le porteur présente comme une mesure de réduction. Il affirme qu'aucune alternative sur culture cellulaire n'existe et que "les études sur l'animal entier restent la seule alternative scientifique".

Objectifs

Ce projet fait partie des projets pluridisciplinaires mêlant approches biologiques et chimiques pour une meilleure compréhension des adaptations animales à leurs environnements. L’approche expérimentale décrite ci-dessous forme une tâche d'un programme de recherche plus global nommé « AGEs : résistances des oiseaux aux glycations », et ayant obtenu un financement international en 2021.

Bénéfices attendus

Meilleure compréhension du métabolisme des oiseaux (ici du glucose) associé à leur plus grande longévité. Test de causalité entre stress du glucose et durée de vie. Caractérisation potentielle de mécanismes protecteurs vis à vis d'une glycémie élevée. Pistes d'études futures chez les mammifères et l'Homme.

Procédures

Nous réaliserons les prélèvements répétés suivants : -Prise de sang : Les prises de sang se font en effectuant un petit trou avec une aiguille (0.45*12 mm) dans la veine alaire (oiseaux). Le sang sera récupéré dans un capillaire de 75 microlitres. La fréquence des prélèvements est de 10 jours pour l’expérimentation pilote et mensuelle ou trimestrielle pour l’expérimentation finale. Les prises de sang à jeun se feront au réveil, après retrait de la nourriture et de la boisson la veille au soir. Les oiseaux étant inactifs dans le noir, cela ne perturbera que peu leur cycle physiologique. Les prises de sang se feront selon un protocole déjà décrit. Nous effectuerons également un suivi mensuel de la biométrie des individus (mesures masse, oiseaux [longueur du tarse, longueur tête-bec] et trimestriel de leur taux métabolique (respirométrie indirecte sur la nuit).

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles pour les animaux soumis aux traitements glucose ou methylglyoxal sont une accélération du taux de vieillissement. Mais cette prédiction est basée sur l'idée que ceux-ci ne pourront montrer d'augmentation de leurs mécanismes putatifs de protections vis à vis du stress du glucose. Post-expérimentation : À l’issue de l’expérimentation pilote (45 j), une prise de sang spécifique sera effectuée et diluée dans un milieu de culture cellulaire, pour des essais de mesure des aberrations télomériques. Si cet essai est couronné de succès, cette mesure sera répétée au début et à la fin de l’expérimentation finale. Les oiseaux de l’expérimentation pilote seront aussi dans l’expérimentation finale (objectif éthique de réduction). Le but de celle-ci étant de suivre les animaux jusqu’à leur mort naturelle, les individus seront sacrifiés lorsque leur état sera jugé incompatible avec le maintien en captivité (voir procédure expérimentale). Conditions de captivité : Pour l'expérimnetation test, les diamants mandarins seront en cages standards (150 cm de long, 70 cm de large et 100 cm de hauteur) placées en extérieur (voir ci-après). Pour l'expérimentation ultime, les diamants mandarins seront maintenus dans des cages extérieurs qui font 400 cm de long, 400 cm de large et 215 cm de hauteur, permettant de larges vols. Nous maintiendrons les individus par groupes expérimentaux ad libitum, avec abris chauffés. Les animaux sont déjà acclimatés en élevage extérieur, et sont donc non-stressantes pour les individus. Le diamant mandarin étant une espèce sociale, les individus seront répartis soit par groupe de 3 (expérimentation pilote) ou de 15 (expérimentation finale).

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie (sauf détérioration drastique de leur état général, voir plus haut). Jusqu’à leur mort naturelle, qui pourra être induite si l’état général de l’animal le nécessite (e.g. amaigrissement marqué détecté par dynamique de masse ou réduction des muscles pectoraux (bréchet saillant), diarrhée, plumage mal entretenu, animal toujours au sol…). Le décision sera prise en accord avec la SBEA et le vétérinaire désigné.

Remplacement

Notre but est de mesurer les effets in vivo d’une diète enrichie en glucose ou en methylglyoxal sur la physiologie des individus, plus précisément les relations entre réactions de glycation et marqueurs pro-vieillissement. Il est donc nécessaire d’avoir recours à des animaux vivants pour mener ce projet à bien.Enfin, les expériences sur la résistance aux glycations nécessite une approche physiologique qui ne peut être réalisée que chez l’animal vivant, mais nous utiliserons des animaux issus de la population maintenue dans notre animalerie ou en provenance d’un laboratoire partenaire, tous ayant été déjà utilisés en partie dans des expériences passées sur l’évolution des stratégies de reproduction des 2 sexes utilisant une approche de génétique quantitative (oiseaux du laboratoire partenaire) ou sur l’effet du stress social sur le vieillissement (oiseaux de notre animalerie). Il n’existe aucune alternative sur culture cellulaire pour étudier les effets des glycations sur le vieillissement. Le vieillissement étant un phénomène multifactoriel, les études sur l’animal entier restent la seule alternative scientifique.

Réduction

Avant de mettre en place notre étude finale, nous effectuerons une courte étude pilote visant à évaluer sur un groupe restreint d’oiseaux (n=18) les effets plasmatiques de différentes doses de glucose et methylglyoxal. Une fois la dose expérimentale déterminée, le projet sera réalisé en accord avec la règle des 3R. Nous allons utiliser 72 individus supplémentaires (pour un total de 90 individus) répartis en 3 groupes de 30 individus chacun (Contrôle, glucose, Methylglyoxal), afin d’avoir une puissance de test statistique satisfaisante tout en réduisant le nombre d’animaux impliqués dans l’expérience ; en effet une partie des animaux (les 18 individus initiaux) sera utilisée à la fois dans l’étude pilote et l’étude finale.

Raffinement

Les volières extérieures sont suffisamment grande pour permettre un vol important des animaux, des interactions sociales nombreuses et une densité d'individus faible. Pour l’enrichissement des cages nous utiliserons des perchoirs et branchages naturels, et des abris chauffés.

Choix des espèces

1) Espèce largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution et en biologie de la santé, notamment sur l’immunité ou l’étude des facteurs environnementaux modulant le stress oxydatif et le vieillissement. 2) Facilité de manipulation et de maintien en élevage de ce modèle. Les prises de sang de 75 microlitres peuvent être réalisées de manière peu ou non invasive (sans seringue, aiguille et récupération des gouttes de sang avec un capillaire). 3) Le responsable du projet a plus de 15 années d'expérience concernant l'utilisation de ce modèle pour la recherche en biologie évolutive. Nous utiliserons des animaux adultes âgés de 4-6 ans, c’est à dire relativement vieux (espérance de vie maximale en captivité 9 ans). Le but étant d’évaluer l’impact du traitement sur le taux de vieillissement sur 3-4 ans, l’utilisation d’adultes à mi-parcours de leur vie est une option clef.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 80
Souffrances
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Pour mesurer les effets du réchauffement climatique sur le vieillissement, 80 diamants mandarins adultes sont exposés quatre heures à 30 puis 40 °C, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque oiseau, qui pèse entre 14 et 20 grammes, subit quatre prises de sang de 75 microlitres, l'implantation d'une puce RFID sous la peau et des prélèvements de plumes. Aucun ne sera tué à l'issue, tous restent en élevage et pourront être réutilisés dans d'autres expériences. Le porteur écrit que le stress provoqué "n'est pas un effet indésirable mais l'effet désiré", et justifie le classement en gravité modérée par les 45 °C que l'espèce subit en Australie, alors que les oiseaux du projet vivent en captivité.

Objectifs

Le réchauffement climatique actuel entraîne un stress thermique chez les organismes vivants. L’augmentation future de la température va encore exacerber ce phénomène. L’objectif de ce projet est d’étudier les effets de ce stress thermique sur la reproduction et la physiologie chez une espèce d’oiseau qui est le diamant mandarin. En particulier, nous allons analyser le métabolisme, le vieillissement cellulaire et des régulateurs endocriniens comme la corticostérone qui est une hormone métabolique et marqueur de stress. Nous allons mimer en laboratoire les conditions du réchauffement climatique en provoquant un stress thermique. Le milieu sera enrichi grâce à un enrichissement structurel (balançoire, perchoirs, piscines) et un enrichissement alimentaire (millet, os de seiche) dans les volières. Étudier ces effets sur les mécanismes clés du vieillissement, ainsi que leurs conséquences sur la reproduction et la survie des individus pourrait nous aider à mieux prédire la dynamique des populations en réponse aux changements globaux.

Bénéfices attendus

Tester les conséquences du stress thermique sur la condition physique et les mécanismes physiologiques sous-jacents pourra permettre une meilleure modélisation des effets futurs du changement climatique sur la réponse adaptative des organismes vivants.

Procédures

#procédure 1 (abandonnée) : sur poussins La bioimpédance est mesurée de façon non-invasive en créant une tension aux bornes des électrodes placées sur le corps, ce qui permet de quantifier la quantité d’eau corporelle et la quantité de graisses. Ces mesures sont effectuées pour les poussins à J10, J30 et J100 et pour les adultes au moment de la mise en couple et quand les poussins ont 30 jours. Le suivi de la température interne se fera à l’aide pit-tags RFID sous-cutané (après désinfection à l’alcool dilué à 70%, injection à l’aide d’une seringue munie d’une aiguille stérile de 3,17 mm en sous-cutané interscapulaire). Cette opération est la même que le puçage des chats et chiens. Voici les durées de chaque geste cité qui seront réalisés sur animal vigile: prélèvement sang et insertion du pitTAG (30 s chacun), prélèvement de plumes (1s), analyse métabolique dans la chambre calorimétrique et mesure de la bioimpédance (20 mn chacun). Chez les poussins, des prélèvements sanguins seront effectués en cours de croissance (J7, 20 μl), en fin de croissance (J30, 100 μl), à moyen terme (J100, 100 μL), puis annuellement jusqu'à leur mort, pour mesurer les bio-marqueurs présentés ci-dessus ; le taux métabolique au repos mesuré sur une durée de 30 mn et la déshydratation seront également mesurés à ces moments-là. Les animaux adultes seront soumis à 4 prélèvements sanguins d’une durée de 30 secondes chacun réalisés sur animaux vigiles. #Avenant (procédure 2) : sur 80 adultes. Les individus seront exposés pendant 4h à 30°C et 40°C avec 30 jours de délais entre chaque exposition. Nous effectuerons 4 prises de sang (systématiquement 75µL prélevés) sur ces individus : une immédiatement après exposition à 30 et 40°C, et une 48h post-exposition, afin d'évaluer la capacité de récupération à un stress.

Impact sur les animaux

Les protocoles de stress thermique sont conçus pour engendrer une perturbation de l’homéostasie des animaux pouvant créer un inconfort, mais pas de douleur physique. Ils ont déjà été employés avec succès chez le modèle aviaire choisi, et ce à des stades équivalents. L’induction d’un ‘stress‘ modéré chez les animaux n’est pas un effet indésirable mais l’effet désiré dans le cadre de la question scientifique de ce projet. Nous considérons que le stress thermique est modéré car ce sont des animaux qui dans leur milieu naturel en Australie subissent des températures beaucoup plus élevées (jusqu’à 45 °C). C’est pour cette raison que nous avons classé cette procédure dans la catégorie «modéré». Si l’animal s’avère présenter un comportement particulier (inactivité), un aspect général modifié (plumes ébouriffées), une diarrhée ou une perte de 20% de son poids, il sera remis en conditions d’élevage contrôle (23°C) et ils seront soumis à un traitement en fonction des symptômes en accord avec une prescription du vétérinaire de référence.

Devenir

Les 80 adultes seront gardés en élevage et éventuellement réutilisés pour d’autres expériences.

Remplacement

Le projet vise à comprendre l’effet du stress thermique sur le vieillissement cellulaire et les mécanismes physiologiques/cellulaires sous-jacent. L’exposition à un environnement stressant engendre une multitude de bouleversements physiologiques qui implique différentes cellules et différents organes, mais également les communications inter-cellulaires et inter-organes, ce qui ne peut pas être reproduit via des approches substitutives disponibles à ce jour.

Réduction

Le nombre d’individus utilisé a été réduit au minimum nécessaire (20 nids/groupe) à l’obtention de résultats statistiquement appropriés aux objectifs. Cela est possible grâce à l’utilisation partielle d’un suivi longitudinal où chaque individu sera échantillonné (sang et plumes) avant d’entrer en procédure, ce qui permettra de corriger les données similaires obtenues post-traitement par la variabilité interindividuelle initiale.

Raffinement

Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux expérimentaux aussi bien avant l’entrée en protocole, que pendant les procédures : - phase d’habituation dans de grandes volières extérieures. - enrichissement structurel (balançoire, perchoirs) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance et/ou gain de masse < 20% du gain de masse du groupe contrôle (= points limites). A la sortie du traitement (exposition à 30 ou 40 °C), les individus seront directement placés dans leur cage avec eau à disposition ainsi qu’une piscine. Un suivi pendant 1h sera mis en place avec un observateur dans la pièce. Quelques gouttes d'eau seront immédiatement placées au bec des individus en cas de signes de détresse.

Choix des espèces

1) Espèce largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le vieillissement cellulaire et la physiologie, l’étude des compromis d’histoire de vie, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. 2) Facilité de manipulation et de maintien en élevage de ces oiseaux. Les prises de sang de 100 µl peuvent être prélevées puisque les individus font 14-20g. Les animaux seront utilisés au stade adulte pour identifier les effets du stress thermique pendant la reproduction des parents des nids suivis, ainsi qu’au stade poussin pendant toute la croissance (jusqu’au J100) afin d’identifier les effets de ce stress pendant ce stade de vie.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Autres oiseaux : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 150
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 oiseaux de volaille vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent une souche infectieuse puis subissent plusieurs prélèvements sanguins avant un prélèvement total et terminal, afin de produire du sérum servant aux contrôles qualité de lots de vaccins. Le porteur indique que certains animaux développent prostration, décubitus, déshydratation sévère, voire une mortalité subite. Il présente cette production comme sans alternative in vitro, tout en la reliant à des tests qui limiteraient par ailleurs le nombre d'animaux utilisés.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de produire des réactifs nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider des tests in vitro, tout en satisfaisant aux exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces tests permettent de limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la mise sur le marché d’un lot de vaccins. Ils sont effectués sur espèce cible. Il n’existe actuellement pas de modèle in vitro alternatif.

Bénéfices attendus

Ces tests permettent la réalisation des contrôles in vitro réalisés dans les laboratoires. Ceci permet la mise sur le marché de vaccins qui protègent efficacement les animaux contre les maladies infectieuses, améliorent directement la qualité sanitaire des élevages et assurent un meilleur bien-être animal en favorisant les méthodes alternatives.

Procédures

Administration de la souche à tous les animaux en vigile. 1 à 2 fois selon le protocole. Acte très rapide inférieur à 30 secondes. Prélèvements sanguins 2 à 5 fois pendant la durée du protocole. Sur tous les animaux en vigile. Acte très rapide inférieur à 1 minute. Prélèvement sanguin total et terminal sur tous les animaux à la fin du protocole sous anesthésie e. Euthanasie de tous les animaux.

Impact sur les animaux

Stress liés aux manipulations et aux injections. Certains animaux développent la maladie : prostration, décubitus, déshydratation sévère, dans certains cas mortalité subite. Des points limites spécifiques sont déterminés et appliqués dans ce cas.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issu du protocole dans le but de récolter du sérum.

Remplacement

La production de sérums hyper immuns n’est possible qu’in vivo, il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour produire ces sérums.

Réduction

Le nombre d’animaux est directement lié à la quantité de réactifs nécessaires à la réalisation de tests in vitro qui ont été développés afin de réduire le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération d’un lot vaccins. Les process de prélèvement ont été optimisés pour garantir de récolter le maximum de sang est ainsi limiter au strict nécessaire le nombre d’animaux.

Raffinement

Des points limites spécifiques à la pathologie sont déterminés et appliqués. Lorsque la pathologie le nécessite, 2 ou 3 observations cliniques quotidiennes permettent d’identifier les cas pour lesquels l’animal doit avoir une prise en charge spécifique ou le déclenchement d’une euthanasie précoce. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Les réactifs produits sont spécifiques et liés à l’espèce. Animaux âgés d’un jour à six semaines

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 65
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 25
▲ 40
Devenir
 25
 -
 -
 40

65 pigeons bisets domestiques vont être utilisés comme appâts vivants, dont une quarantaine tués par l'aigle qu'ils servent à capturer et vingt-cinq ensuite adoptés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Chaque pigeon est attaché, exposé à la vue du prédateur jusqu'à trente-six heures et isolé, puis, pour la majorité, subit l'approche et l'attaque de l'aigle avant la mort, d'une durée de trois à dix minutes. Le porteur décrit ces contraintes sans détour et prévoit d'euthanasier les rares individus seulement blessés. Il affirme que la capture de proies mortes ne fonctionne pas pour cette espèce et que seuls des appâts vivants permettent d'attirer l'aigle de Bonelli, au nom de la conservation de l'espèce.

Objectifs

Dans le cadre de la conservation de l’Aigle de Bonelli, espèce classée en danger critique d’extinction dans les régions qu’elle habite en France en raison de son petit effectif, une des actions prioritaires est la définition des domaines vitaux de chacun des couples d’Aigle de Bonelli nicheurs en France (actuellement 47 couples) par le suivi par GPS, ceci dans l’objectif de mieux préserver chacun des territoires de chaque couple connu de l'espèce. La récente colonisation de nouveaux sites de reproduction non connus pour avoir été historiquement occupés par l’espèce nécessite d’améliorer notre compréhension des déterminants des domaines vitaux (sélection de l’habitat, proximité avec des couples nicheurs voisins, taille des domaines vitaux…) afin d’anticiper au mieux la colonisation de nouveaux sites favorables non encore connus, et donc non encore protégés. L'Aigle de Bonelli est un grand rapace prédateur, se nourrissant uniquement de proies vivantes (lapins, perdrix, pigeons). La seule manière de capturer les aigles adultes établis sur un territoire de reproduction est de les attirer à proximité d'un piège à l'aide d'une proie vivante qu'ils ont l'habitude de chasser. Nous utilisons donc des pigeons bisets domestiques d'élevage, vivants, attachés par un harnais au milieu du piège pour attirer les aigles.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet portent intégralement sur l'amélioration de la compréhension de l’utilisation des habitats par l'Aigle de Bonelli, espèce classée en danger d'extinction en France par l’Union Internationale de Conservation de la Nature section France (2016). Le but est d’améliorer notre capacité à conserver l’espèce à l’échelle de chacun des sites qu’elle occupe. Pour ce, il faut capturer les aigles pour les marquer et les suivre à l’aide de balises GPS. Les données GPS permettent de déterminer les domaines vitaux et les habitats fréquentés. Nous devons obtenir une connaissance quasi-exhaustive des domaines vitaux de la population française d’Aigle de Bonelli et son utilisation des habitats, afin de protéger au mieux chaque couple de l’espèce nichant en France. Pour connaitre leurs besoins en termes de domaines vitaux (lieux de chasse, de reproduction), la seule méthode possible est la capture d’au moins un adulte par territoire, et l’équipement à l’aide d’un équipement télémétrique (GPS avec transmission des données en GSM). Le but est de maintenir, voire améliorer, la productivité des couples nicheurs, et leur survie; et à terme l'installation de nouveaux couples. Pour ce, nous devons consolider les connaissances scientifiques sur la taille et le fonctionnement démographique et spatiale de la population nationale. Cela nous permettra d'anticiper de potentielles colonisations de nouveaux sites par des mesures de protection préventives, favorisant l'établissement de nouveaux couples.

Procédures

Les nuisances sont les contraintes imposées aux pigeons domestiques (élevés en captivité) utilisés comme appâts vivants pour la capture des aigles. Ces contraintes sont: 1) le transport de l’élevage à l’hébergement, et de l’hébergement au lieu de capture d’aigle (15min à 1h par trajet ; notons que ce sont des oiseaux d’origine domestique, habitués à la présence humaine, et qui ne présentent pas de symptôme de stress pendant ce transport); 2) la contention par attache, dans une place exposée à la vue des prédateurs (max. 36h, avec alimentation et boisson à volonté) ; pendant cette contention, il s'ajoute une contrainte d’isolement: les pigeons sont des espèces grégaires, mais ils seront isolés pendant toute la procédure (transport, habituation par 'appâtage', et capture d'un aigle). Nous n'envisageons pas d'accroître le nombre de pigeons utilisés dans le seul but de réduire cette contrainte d'isolement ; 3) souffrance pendant l’approche puis l'attaque par leur prédateur avant la mort (durée de 3 à 10 min).

Impact sur les animaux

Les aigles n’attaquent pas systématiquement le pigeon dès sa première mise à disposition sur un site de capture. Il faut donc habituer les aigles à venir se nourrir sur le site de capture. Nous estimons qu’au maximum 25 pigeons (38 %) ne seront exposés qu’aux stress de transport et d’attache sur site pendant la phase d’habituation (avec maximum deux expositions par pigeon). Pour les 40 pigeons (62%) qui seront exposés à une attaque par un aigle, dans 98 % des cas, le pigeon sera tué au cours de l'attaque. Dans les 2% de cas restants où le pigeon survivra (0 à 2 pigeons sur les 5 ans du projet), ses blessures seront importantes et nécessiteront une mise à mort immédiate pour abréger les souffrances et la douleur.

Devenir

Le succès de capture étant incertain, sous l’hypothèse de 10 réalisations du scénario ‘réaliste’ (celui nécessitant 7 pigeons par territoire), sur les 65 pigeons à utiliser, nous prévoyons les devenir suivants: 1) 39 (60%) mourront immédiatement de l'attaque par l'aigle; 2) 0 à 2 (2%) seront seulement blessés par l'aigle, et seront euthanasiés immédiatement après l'immobilisation de l'aigle, 3) 25 (38%) ne seront pas attaqués par un aigle, et seront ramenés au lieu d'hébergement entre les sessions d'utilisation, seront mis au repos pour une durée minimale de 4 jours, et seront réutilisés ultérieurement au maximum 1 fois pour une session d’appâtage (évalué comme ‘gravité modérée’). Leur comportement sera surveillé dans la volière. En cas d’apathie ou de d’absence de nourrissage, ils ne seront pas réutilisés et adoptés. En cas de doute, l’avis du vétérinaire sera demandé. En fin de projet, si ces 25 pigeons sont encore vivants, ils seront intégrés dans des élevages de pigeons domestiques maintenus à titre privé (= adoptions).

Remplacement

La capture d’aigles de Bonelli avec des proies mortes, ou de la viande, a été testée mais ne fonctionne pas pour cette espèce qui n'est pas charognarde. Aussi seule l’utilisation d’appâts vivants permet de les attirer dans un piège. Parmi les proies communes pour cette espèce, le pigeon domestique a été sélectionné car disponible dans des élevages. La stratégie nationale de conservation retenue pour l’espèce nécessitant des suivis télémétriques (GPS) sur tous les territoires de l’espèce, y compris les nouveaux territoires, nous n’avons pas de moyen pour nous passer de la capture d’aigles de Bonelli, à l’âge adulte, sur leur territoire de reproduction. Une alternative serait le marquage de poussins, au nid avant qu’ils ne s’envolent, mais ils ne se cantonnent sur des sites de reproduction que 3 à 5 ans plus tard (maturité), ce qui est incompatible avec la durée de vie des balises GPS existantes (2 à 3 ans). De plus, les taux de survie normaux des jeunes et immatures sont assez faibles (0.49% la 1ere année, 0.57% la 2eme année), ce qui reviendrait à marquer 5 fois plus d’oiseaux que nécessaire. Enfin, cela ne répondrait que partiellement au sujet, une partie des nouveaux reproducteurs provenant de la population sauvage d’Espagne (Catalogne), où ils ne seraient pas marqués au nid avant l’envol.

Réduction

Le nombre de pigeons utilisés au cours des 5 ans du projet sera ≤ à 65 (entre 30 et 65), basé sur l'objectif de capturer 1 aigle sur 10 territoires (soit 10 aigles). Pour 1 tentative de capture sur 1 territoire, nous devons utiliser 3 à 7 pigeons, ce nombre dépendant de la rapidité d’habituation de l’aigle à venir s’alimenter sur les pigeons présentés. Pour réduire le nombre de pigeons stressés lors de « l’appâtage », nous réutilisons les pigeons non-prédatés, 1 fois par pigeon, et après ≥ 7 jours de récupération. Une tentative de capture se décompose en 2 phases : HABITUATION puis CAPTURE. 1) La phase d’habituation a pour but d’habituer l’aigle à consommer cette proie à l’endroit choisi, l’habituation étant considérée acquise une fois que l’aigle à prédaté 2 pigeons sur 1 site. Cette phase dure max. 6 jours consécutifs, avec 1 pigeon déposé tous les 2 jours (un même pigeon est déposé un matin et récupéré le lendemain soir si non-prédaté, soit 36h max., et ramené en volière pour récupération). Si l’habituation échoue sur le 1er site, nous recommençons sur un 2ème site. S’il y a à nouveau échec, nous abandonnons la capture et la réessayons l’année suivante. 2) Une fois l’habituation acquise, la phase de CAPTURE démarre. Nous nous donnons 4 jours consécutifs pour réussir la capture, avec 1 pigeon utilisé comme appât. Un pigeon est utilisé sur 14h max. (du matin au soir), puis il est ramené à l’hébergement. Un nouveau pigeon est utilisé le lendemain. Sur la base de l’expérience passée, nous attendons 3 scénarios : 1) scénario ‘idéal’ pour 3 territoires, avec capture dès le 5ème jour (3 pigeons tués), 2) scénario ‘échec total’ pour 1 territoire (3 pigeons stressés, 0 tué), à refaire l’année suivante, 3) scénario ‘réaliste’, avec habituation sur 2 sites, et capture de l’aigle au bout de 3-4 jours, pour 6 territoires + le territoire avec échec total (4 pigeons tués, 3 pigeons stressés). Le produit de ces effectifs par les probabilités de chaque scénario donne 37 pigeons tués et 21 pigeons stressés à deux reprises = 58 pigeons. Sous l’hypothèse de 10 réalisations du scénario ‘réaliste’ (celui nécessitant le plus de pigeons), l’autorisation est demandée pour 65 individus max., correspondant à 40 pigeons tués et 25 pigeons stressés à deux reprises. En cas de prédation par un mammifère terrestre pendant une phase d’habituation (ce qui est très rare), une clôture électrique sera déployée afin de protéger les pigeons à utiliser ultérieurement sur ce même site.

Raffinement

Nous n'utilisons que des pigeons d'origine domestique captive car cela permet qu'ils soient habitués à la présence et la manipulation par l'humain, ainsi qu'à la contention (hébergement en volière, transport, manipulation). Les séances d’habituation et de capture d'aigle n'ont lieu que dans des conditions favorables pour les pigeons (pas de pluie, t° à découvert inférieure à 30°C, pas de fréquentation humaine, p. ex. pas de chasse). De l’eau et de la nourriture sont mises à leur disposition. Il n'y aura donc pas de séance d'habituation et capture en période estivale (mi-juin à fin septembre). L’état du pigeon sur le site de capture pendant les sessions d’habituation sera suivi à distance à l’aide d’un piège photographique communiquant (1 photo transmise par heure par SMS). En cas de pigeon supportant mal l’attache (immobile, hyperactivité, port de tête ou position anormale), nous irons le récupérer le plus tôt possible. Et si le pigeon est encore vivant au bout de 36h (soir du 2ème jour d’attache), nous irons le rechercher, et le remplacerons par un nouveau pigeon, de manière à ce que les pigeons non-prédatés passent au maximum une nuit à l’attache. Lors d’une session de capture, en cas de pigeon uniquement blessé, encore vivant au moment de l’immobilisation de l’aigle (0 à 2 cas attendu sur 5 ans), nous procèderons dès que possible (dans les 3 à 10 minutes, délai déterminé par le comportement de l’aigle) à son euthanasie afin de minimiser son temps de souffrance.

Choix des espèces

Pour qu'une méthode de capture d'un prédateur à l'aide d'appâts soit efficace, il est indispensable d'utiliser des proies naturellement consommées par le prédateur. Nous avons donc choisi le pigeon biset domestique (Columba livia forma domestica), provenant d’élevages, car cette espèce est la plus proche des proies naturelles caractéristiques de l’Aigle de Bonelli (perdrix, pigeons, lapins); et car l'espèce est facilement disponible dans de nombreux élevages. Ces pigeons sont nés et élevés en volière externe et ont l’habitude de la présence humaine à proximité et de la captivité, ce qui réduit leur stress lié aux manipulations et transports. Nous n'utiliserons que des adultes, les jeunes pigeons apparaissant plus stressés par les manipulations et par l'isolement que les adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 980
Souffrances
▲ -
▲ 980
▲ -
▲ -
Devenir
 50
 -
 420
 510

980 diamants mandarins vont être utilisé·es, gardés en vie jusqu'à leur mort naturelle, réutilisés ou replacés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont exposés à un mélange de métaux lourds représentatif d'une pollution urbaine, avec pose de puces et prélèvements de sang, de plumes et de sperme, sur plusieurs générations. Le porteur indique ne pas attendre "d'effets indésirables majeurs" et invoque l'étude de "l'organisme entier" pour justifier le recours à l'oiseau vivant. Il précise avoir choisi une espèce modèle de laboratoire "pour ne pas impacter la faune sauvage".

Objectifs

Les activités humaines sont une source de stress pour la faune sauvage. Cependant, il est difficile de mettre en évidence les effets dissociés de différentes sources de stress dans le milieu naturel. Pour établir des relations causales, des études en laboratoire sont nécessaires. C’est pourquoi dans ce projet nous adoptons une approche écotoxicologique en laboratoire sur le modèle d’étude diamant mandarin (Taeniopygia guttata) qui est une espèce d’oiseau modèle en écophysiologie. Nous nous concentrerons sur les effets de la pollution en éléments traces métalliques, comme le plomb, le cadmium, le cuivre. Ces éléments peuvent avoir des effets importants sur la santé humaine et sur celle de la faune sauvage. Dans des expériences précédentes nous avons testé l’hypothèse que le stress oxydatif est le mécanisme physiologique sous-jacent à ces effets négatifs sur la santé. Le stress oxydatif résulte d’une surcharge des défenses antioxydantes par des espèces réactives de l’oxygène et peut causer des dommages sur les lipides, les protéines et l’ADN. Nous avons notamment montré un lien entre expositions aux polluants et dommages sur l’ADN chez les mâles adultes de diamant mandarins. A la suite de ces études, nous allons maintenant travailler à l’échelle de plusieurs générations, notamment car certains polluants peuvent avoir des effets uniquement sur certains stades de développement ou pendant certaines périodes du cycle de reproduction, ou des effets sur les cellules germinales qui ne se détectent qu’à la génération suivante. Le premier objectif de ce projet est donc de tester les possibles effets sur plusieurs générations de l’exposition aux polluants : des effets sur le développement des jeunes aux effets à long terme qui peuvent être aussi transmis aux descendants. Notre deuxième objectif est de travailler à la fois sur des jeunes et des adultes mâles et femelles pour étudier l’effet sexe et aussi les effets des polluants sur la reproduction.

Bénéfices attendus

Habituellement les études en écotoxicologie se limitent à un seul polluant, un seul sexe et une seule génération. Notre projet permet de répondre à toutes ces limites en étudiant des effets à long terme sur plusieurs générations d’un mélange de polluants metalliques représentatif du milieu urbain. Les résultats attendus nous permettrons donc de mieux comprendre la complexité des réponses des organismes à ce type de pollution. Notamment nous pourrons identifier des relations causales entre un mélange de polluants et les paramètres physiologiques des oiseaux. Nous pourrons également déterminer si la sensibilité des mâles et des femelles est identique et quel stade de développement est le plus vulnérable face à ces polluants. Enfin, même s’il est connu que certaines molécules peuvent avoir des effets sur les générations suivantes, comme le DDT (insecticide) sur les coquilles d’œufs, les effets inter-générationnels sont encore peu étudiés. Notre étude permettra d’une part de mesurer ces potentiels effets mais aussi de mieux comprendre les modes d’action (distinction des effets pré et post nataux par exemple). A long terme notre projet permettra d’apporter des clés de compréhension sur les effets de l’urbanisation sur les populations d’oiseaux. Par exemple, certaines des mesures physiologiques utilisées sont réalisables sur des animaux sauvages (prise de sang, plumes, morphométrie) ce qui permet d’envisager de les utiliser comme marqueur des effets de la pollution sur la santé des oiseaux in situ.

Procédures

Les différentes interventions sur les oiseaux : - pose de puces d'identification (30 secondes) – mesures morphométriques et pesées (entre 6 et 8 mesures, 3 minutes, animal vigile) - imagerie médicale sous anesthésie générale (10 oiseaux et 4 mesures par oiseau pour les tests et 40 oiseaux et 2 mesures par oiseau pour l'expérience principale, la prise d'image dure environ 3 min) - mesure de la coloration du bec (3 mesures, 2 min, animal vigile). Tous les prélèvements seront effectués sur des animaux vigiles : - prise de sang (entre 1 et 5 prélèvements, environ 30 secondes) - plumes (entre 1 et 5 prélèvements, environ 1 seconde) - sperme (1 prélèvement, 1 à 3 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à un mélange de polluants représentatif d’une pollution urbaine caractérisée par une faible concentration de chaque polluant. De ce fait, et aussi d’après nos précédentes expériences, nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs (mortalité, perte de poids conséquente, perte de mobilité), de douleur ou de stress chronique. Les différents prélèvements (plumes, sang…) et manipulations (pose de puces d'identification, pesée…) ne sont pas invasifs et ne génèrent pas de douleur importante, néanmoins il y a quand même un stress pour les oiseaux liés à leur prise en main. Nos précédentes expériences montrent que ce type de prélèvement et le stress associé n’engendrent pas d’effets indésirables ou chroniques sur les oiseaux.

Devenir

Les animaux seront soit gardés en vie jusqu’à leur mort naturelle, soit réutilisés dans d’autres projets, soit replacés chez des particuliers.

Remplacement

Les méthodes actuelles de remplacement in vitro et in silico ne sont pas utilisables car on s’intéresse aux effets sur l’organisme entier et les modèles actuels ne permettent pas de prendre en compte la complexité d’un oiseau vivant et les polluants en mélange. Notre étude sur la physiologie et le comportement doit donc être réalisée sur des oiseaux vivants. Nous avons choisi une espèce modèle en laboratoire pour ne pas impacter la faune sauvage.

Réduction

Pour les tests de nouvelles méthodes sur les adultes (métabolisme, cytomètre) nous avons prévu une taille d'échantillon minimale avec réutilisation des animaux entre les deux tests (total de 10 individus). Pour le test de la technique d'imagerie nous avons là aussi 10 individus avec des mesures répétées sur chaque individu pour limiter le nombre total d'oiseaux utilisés. Pour l'expérience principale, la taille d’échantillon proposé (20 couples par groupe) permet d’avoir un échantillon suffisant pour réaliser des analyses statistiques en prenant en compte les aléas possibles liés au travail sur des animaux vivants. Effectivement, certains couples ne se reproduiront pas ou auront des pontes stériles. Cette proportion est estimée à 30% des couples. De plus, nous souhaitons travailler sur plusieurs générations et il faut donc qu’à chaque génération nous ayons suffisamment d’individus. Les tests statistiques prévus sont des modèles linéaires mixtes pour prendre en compte les mesures répétées sur un même individu. Nous mettrons des covariables dans les modèles quand cela est pertinent, par exemple : poids de l’oiseau, nombre d’œuf pondus.

Raffinement

Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux : - Enrichissement structurel (branchages et perchoirs, litière pour fouiller au sol, nichoirs et fibres de coco lors de la reproduction, baignoires dans les volières extérieures) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche, gravier) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance (voir les indicateurs de bien être ci-dessus) et/ou perte de masse > 20% (= points limites) - Surveillance accrue au réveil de l’anesthésie lors des mesures par imagerie - Les oiseaux seront dérangés au minimum pendant l’expérimentation, c’est-à-dire que les mesures, prises de sang et autres prélèvements (plumes, œufs…) seront regroupés autant que possible. Le stress des oiseaux est donc limité en réduisant la fréquence des dérangements. Les dérangements sont aussi réduits de par l’utilisation d’antenne RFID pour enregistrer le comportement d’incubation. - transport des oiseaux dans des boîtes de transport individuelle. Les boîtes sont opaques pour limiter le stress et elles sont rembourrées avec de la fibre de coco pour garantir le confort des oiseaux.

Choix des espèces

1) Espèce modèle largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le stress oxydant, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. Cela nous permet d’avoir des valeurs de référence 2) Continuité avec nos travaux précédents Nous travaillerons sur des adultes pour étudier les effets sur la reproduction et sur des jeunes pour étudier les effets du traitement sur le développement

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 980
Souffrances
▲ -
▲ 980
▲ -
▲ -
Devenir
 50
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 420
 510

980 diamants mandarins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 510 tués, 420 réutilisés et 50 placés chez des particuliers. Ils sont exposés à un mélange de métaux lourds sur plusieurs générations, avec pose de puces, prises de sang, prélèvements de plumes et de sperme, pour mesurer les effets de la pollution urbaine sur leur physiologie et leur reproduction. Le porteur s'appuie sur des expériences antérieures pour affirmer n'attendre ni mortalité ni douleur importante, seulement un stress lié à la manipulation. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne rend compte de "l'organisme entier" d'un oiseau vivant.

Objectifs

Les activités humaines sont une source de stress pour la faune sauvage. Cependant, il est difficile de mettre en évidence les effets dissociés de différentes sources de stress dans le milieu naturel. Pour établir des relations causales, des études en laboratoire sont nécessaires. C’est pourquoi dans ce projet nous adoptons une approche écotoxicologique en laboratoire sur le modèle d’étude diamant mandarin (Taeniopygia guttata) qui est une espèce d’oiseau modèle en écophysiologie. Nous nous concentrerons sur les effets de la pollution en éléments traces métalliques, comme le plomb, le cadmium, le cuivre. Ces éléments peuvent avoir des effets importants sur la santé humaine et sur celle de la faune sauvage. Dans des expériences précédentes nous avons testé l’hypothèse que le stress oxydatif est le mécanisme physiologique sous-jacent à ces effets négatifs sur la santé. Le stress oxydatif résulte d’une surcharge des défenses antioxydantes par des espèces réactives de l’oxygène et peut causer des dommages sur les lipides, les protéines et l’ADN. Nous avons notamment montré un lien entre expositions aux polluants et dommages sur l’ADN chez les mâles adultes de diamant mandarins. A la suite de ces études, nous allons maintenant travailler à l’échelle de plusieurs générations, notamment car certains polluants peuvent avoir des effets uniquement sur certains stades de développement ou pendant certaines périodes du cycle de reproduction, ou des effets sur les cellules germinales qui ne se détectent qu’à la génération suivante. Le premier objectif de ce projet est donc de tester les possibles effets sur plusieurs générations de l’exposition aux polluants : des effets sur le développement des jeunes aux effets à long terme qui peuvent être aussi transmis aux descendants. Notre deuxième objectif est de travailler à la fois sur des jeunes et des adultes mâles et femelles pour étudier l’effet sexe et aussi les effets des polluants sur la reproduction.

Bénéfices attendus

Habituellement les études en écotoxicologie se limitent à un seul polluant, un seul sexe et une seule génération. Notre projet permet de répondre à toutes ces limites en étudiant des effets à long terme sur plusieurs générations d’un mélange de polluants metalliques représentatif du milieu urbain. Les résultats attendus nous permettrons donc de mieux comprendre la complexité des réponses des organismes à ce type de pollution. Notamment nous pourrons identifier des relations causales entre un mélange de polluants et les paramètres physiologiques des oiseaux. Nous pourrons également déterminer si la sensibilité des mâles et des femelles est identique et quel stade de développement est le plus vulnérable face à ces polluants. Enfin, même s’il est connu que certaines molécules peuvent avoir des effets sur les générations suivantes, comme le DDT (insecticide) sur les coquilles d’œufs, les effets inter-générationnels sont encore peu étudiés. Notre étude permettra d’une part de mesurer ces potentiels effets mais aussi de mieux comprendre les modes d’action (distinction des effets pré et post nataux par exemple). A long terme notre projet permettra d’apporter des clés de compréhension sur les effets de l’urbanisation sur les populations d’oiseaux. Par exemple, certaines des mesures physiologiques utilisées sont réalisables sur des animaux sauvages (prise de sang, plumes, morphométrie) ce qui permet d’envisager de les utiliser comme marqueur des effets de la pollution sur la santé des oiseaux in situ.

Procédures

Les différentes interventions sur les oiseaux : - pose de puces d'identification (30 secondes) – mesures morphométriques et pesées (entre 6 et 8 mesures, 3 minutes, animal vigile) - imagerie médicale sous anesthésie générale (10 oiseaux et 4 mesures par oiseau pour les tests et 40 oiseaux et 2 mesures par oiseau pour l'expérience principale, la prise d'image dure environ 3 min) - mesure de la coloration du bec (3 mesures, 2 min, animal vigile). Tous les prélèvements seront effectués sur des animaux vigiles : - prise de sang (entre 1 et 5 prélèvements, environ 30 secondes) - plumes (entre 1 et 5 prélèvements, environ 1 seconde) - sperme (1 prélèvement, 1 à 3 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à un mélange de polluants représentatif d’une pollution urbaine caractérisée par une faible concentration de chaque polluant. De ce fait, et aussi d’après nos précédentes expériences (APAFIS#26929), nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs (mortalité, perte de poids conséquente, perte de mobilité), de douleur ou de stress chronique. Les différents prélèvements (plumes, sang…) et manipulations (pose de puces d'identification, pesée…) ne sont pas invasifs et ne génèrent pas de douleur importante, néanmoins il y a quand même un stress pour les oiseaux liés à leur prise en main. Nos précédentes expériencesmontrent que ce type de prélèvement et le stress associé n’engendrent pas d’effets indésirables ou chroniques sur les oiseaux.

Devenir

Les animaux seront soit gardés en vie jusqu’à leur mort naturelle, soit réutilisés dans d’autres projets, soit replacés chez des particuliers.

Remplacement

Les méthodes actuelles de remplacement in vitro et in silico ne sont pas utilisables car on s’intéresse aux effets sur l’organisme entier et les modèles actuels ne permettent pas de prendre en compte la complexité d’un oiseau vivant et les polluants en mélange. Notre étude sur la physiologie et le comportement doit donc être réalisée sur des oiseaux vivants. Nous avons choisi une espèce modèle en laboratoire pour ne pas impacter la faune sauvage.

Réduction

Pour les tests de nouvelles méthodes sur les adultes (métabolisme, cytomètre) nous avons prévu une taille d'échantillon minimale avec réutilisation des animaux entre les deux tests (total de 10 individus). Pour le test de la technique d'imagerie nous avons là aussi 10 individus avec des mesures répétées sur chaque individu pour limiter le nombre total d'oiseaux utilisés. Pour l'expérience principale, la taille d’échantillon proposé (20 couples par groupe) permet d’avoir un échantillon suffisant pour réaliser des analyses statistiques en prenant en compte les aléas possibles liés au travail sur des animaux vivants. Effectivement, certains couples ne se reproduiront pas ou auront des pontes stériles. Cette proportion est estimée à 30% des couples. De plus, nous souhaitons travailler sur plusieurs générations et il faut donc qu’à chaque génération nous ayons suffisamment d’individus. Les tests statistiques prévus sont des modèles linéaires mixtes pour prendre en compte les mesures répétées sur un même individu. Nous mettrons des covariables dans les modèles quand cela est pertinent, par exemple : poids de l’oiseau, nombre d’œuf pondus.

Raffinement

Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux : - Enrichissement structurel (branchages et perchoirs, litière pour fouiller au sol, nichoirs et fibres de coco lors de la reproduction, baignoires dans les volières extérieures) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche, gravier) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance (voir les indicateurs de bien être ci-dessus) et/ou perte de masse > 20% (= points limites) - Surveillance accrue au réveil de l’anesthésie lors des mesures par imagerie - Les oiseaux seront dérangés au minimum pendant l’expérimentation, c’est-à-dire que les mesures, prises de sang et autres prélèvements (plumes, œufs…) seront regroupés autant que possible. Le stress des oiseaux est donc limité en réduisant la fréquence des dérangements. Les dérangements sont aussi réduits de par l’utilisation d’antenne RFID pour enregistrer le comportement d’incubation. - transport des oiseaux dans des boîtes de transport individuelle. Les boîtes sont opaques pour limiter le stress et elles sont rembourrées avec de la fibre de coco pour garantir le confort des oiseaux.

Choix des espèces

Espèce modèle largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le stress oxydant, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. Cela nous permet d’avoir des valeurs de référence 2) Continuité avec nos travaux précédents Nous travaillerons sur des adultes (âgés entre 1 et 3 ans au début de l’expérience) pour étudier les effets sur la reproduction et sur des jeunes (de la naissance à la mort) pour étudier les effets du traitement sur le développement

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 200
Souffrances
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▲ 200
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Devenir
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 200
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100 manchots royaux et 100 albatros à bec jaune vont être capturés brièvement puis relâchés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Chaque oiseau subit une capture, un marquage, une vaccination expérimentale contre la grippe aviaire H5 et des prélèvements sanguins, avant d'être relâché sur son lieu de capture. Le porteur affirme que ces populations sauvages ne peuvent pas être remplacées et attend des enseignements pour d'éventuels plans de vaccination en milieu naturel, bénéfices renvoyés au conditionnel et au futur. Les impacts déclarés se limitent au stress de la capture et à la douleur des injections et prélèvements.

Objectifs

L’objectif est de mesurer la réponse en anticorps suite à la vaccination contre l'influenza aviaire hautement pathogène H5. Chez le manchot royal, il s’agira de vacciner des poussins afin d’étudier la dynamique de leur réponse immunitaire pendant leur (longue) période d’élevage sur la colonie de reproduction. Chez l’albatros à bec jaune, il s’agira de vacciner des adultes reproducteurs afin d’étudier la dynamique de leur réponse immunitaire et le transfert d’anticorps maternels à leur jeune l’année suivante.

Bénéfices attendus

Nous attendons une meilleure connaissance de la réponse immunitaire d'espèces sauvages à une vaccination contre un agent pathogène important, ce qui peut être utile pour envisager des plans de vaccination contre ce type de pathogène en populations naturelles. Cette étude permettra de plus de s'assurer de l'innocuité du vaccin chez les espèces considérées, qui pourraient être très sensibles au virus de l'influenza aviaire hautement pathogène émergeant actuellement dans les populations d'oiseaux marins sauvages. Elle sera conduite dans une région géographique qui n’est pas encore touchée par l'influenza aviaire hautement pathogène, mais où cette problématique pourrait se poser dans le futur. Des bénéfices sont donc attendus dans le cadre de problématiques de biologie de la conservation et d'écologie des maladies infectieuses.

Procédures

Les individus sont soumis à des captures brèves (quelques minutes) pour la réalisation d'un marquage, d'une vaccination et de prélèvements, puis ils sont relâchés dans la nature au lieu de capture. Cela concerne un total de 100 manchots royaux et 100 albatros à bec jaune (en incluant les témoins).

Impact sur les animaux

Stress lors des captures et douleur légère lors des injections et prélèvements.

Devenir

Les individus sont d'espèces sauvages non captives et ils seront relâchés dans leur milieu naturel à l'endroit de leur capture.

Remplacement

L'objectif étant d'évaluer la réponse immunitaire à un vaccin contre l'influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5 dans des populations d'oiseaux sauvages en conditions naturelles, les populations considérées ne peuvent pas être remplacées. Néanmoins, il est à noter que les résultats attendus chez les deux espèces considérées pourraient être applicables à des espèces phylogénétiquement proches et au statut de menace plus élevé (par exemple, l'albatros d'Amsterdam, le gorfou sauteur subtropical et l'albatros hurleur Diomedea ).

Réduction

Les tailles d'échantillons considérées ont été déterminées afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en s'assurant d'obtenir des données informatives. Les tailles d'échantillons prennent notamment en compte la relativement forte survie naturelle des stades des espèces considérées (survie du poussin de manchot royal après l'âge de 35 jours, survie interannuelle d'adultes d'albatros à bec jaune).

Raffinement

Les techniques de capture et de prélèvements ont fait l'objet d'un raffinement afin de provoquer le moins d'effets négatifs sur les oiseaux, de même que les vaccins utilisés. Les techniques d'analyses permettent de travailler avec de petits volumes de sang prélevé. Plus précisément, la vaccination se fait par voie intra-musculaire (injection de 0.2 ml) et les prises de sang sont réalisées à l’aile ou à la patte selon la taille de l’individu manipulé. Les oiseaux sont relâchés rapidement sur le site de leur capture et les populations font l’objet de suivis démographiques.

Choix des espèces

Ces deux espèces ont été choisies car elles permettent d'évaluer la réponse immunitaire au vaccin anti-influenza aviaire hautement pathogène sous-type H5 avec un dérangement minimum et pour des espèces pour lesquelles il est particulièrement important d'évaluer si un tel vaccin pourrait être utilisé. L'émergence de l'influenza aviaire hautement pathogène en 2022 dans de nombreuses populations naturelle d'oiseaux marins, avec des mortalités très fortes d'adultes et de poussins, montre l'importance de disposer de ce type d'information pour ces espèces. Ceci est en particulier justifié par le fait que ces espèces ont la particularité de vivrent en colonie denses et d'être fortement sensibles à des facteurs de mortalités affectant les adultes. Chez le manchot royal, les vaccinations seront faites chez des poussins afin de suivre la dynamique de leur réponse pendant leur croissance. Chez l'Albatros à bec jaune, la vaccination est faite sur des adultes pour évaluer la réponse à long terme (entre années, car ils peuvent être suivi à cette échelle) et le transfer maternel d'anticorps et sa persistence chez les poussins.

  • Enseignement supérieur
Autres oiseaux : 150
Souffrances
▲ -
▲ 150
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Devenir
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 150
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150 pigeons des villes vont être capturés puis relâchés, utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque oiseau est maintenu deux à trois semaines en volière, pesé, épouillé, soumis à une prise de sang et à une injection sous-cutanée d'un mitogène, dans le cadre de travaux pratiques de master. Le porteur indique que ces gestes n'occasionnent qu'un stress transitoire et que les individus, marqués, sont ensuite suivis pour d'autres programmes de recherche. Il affirme que les objectifs pédagogiques, dont l'apprentissage de la manipulation d'un animal vivant, ne peuvent être atteints avec des vidéos ou des cadavres.

Objectifs

Dans le cadre de la formation en Master, nous avons mis en place une session de travaux pratiques (en automne) sur la découverte des ectoparasites, des parasites intestinaux et des parasites sanguins du pigeon urbain en relation avec le phénotype (poids, sexe, couleur, immunocompétence) et l'environnement (degré d'urbanisation) de celui-ci. L'objectif de ces travaux pratiques est quadruple. Le premier est d'observer la diversité des parasites du pigeon dans différents tissus (plumes, intestin et sang) et leurs cycles de vie. Le deuxième est fondamental et vise à faire comprendre aux étudiants le rôle des facteurs phénotypiques et environnementaux sur les paramètres épidémiologiques (prévalence et intensité). Le troisième vise à leur apprendre à manipuler et à mesurer des vertébrés vivants ainsi que de réaliser une prise de sang sur ce vertébré. Le quatrième est de les sensibiliser à l'éthique en expérimentation animale en leur enseignant les rudiments en éthique animale (les 3R, la douleur, les points limites, la législation etc...). Dans ce contexte, les étudiants seront invités à manipuler un pigeon, le peser, lui mesurer les tarses, l'aile, lui peigner les plumes pour collecter les ectoparasites du plumage, lui prélever une goutte de sang afin d'identifier les parasites sanguins et lui injecter un mitogène en sous-cutané pour mesurer une valeur de l'immunocompétence.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ces travaux pratiques sont, comme décrit précédemment, multiples. Le premier est d'observer la diversité des parasites du pigeons dans différents tissus (plumes, intestin et sang) et leurs cycles de vie. Le deuxième est fondamental et vise à faire comprendre aux étudiants le rôle des facteurs phénotypiques et environnementaux sur les paramètres épidémiologiques (prévalence et intensité). Le troisième vise à leur apprendre à manipuler et à mesurer des vertébrés vivants ainsi que de réaliser une prise de sang sur ce vertébré. Le quatrième est de les sensibiliser à l'éthique en expérimentation animale en leur enseignant les rudiments en éthique animale (les 3R, la douleur, les points limites, la législation etc...).

Procédures

Les pigeons seront capturés en condition naturelle avec une épuisette raquette, placés en volière 2 semaines avant la procédure et seront soumis à 3 interventions sur animaux vigiles: la première constitue des mesures morphométriques et un épouillage par une contention spécifique (20 minutes), la deuxième est une prise de sang unique par individu (5 minutes) et la troisième est une injection unique en sous-cutané d'un mitogène (5 minutes). Ces interventions seront effectuées les unes après les autres et dureront moins de 30 minutes par individu. A l'issue de cette procédure (2 jours de TP) et donc après moins de 3 semaines en volières, les pigeons seront relâchés à l'endroit où ils ont été capturés.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues concernent principalement le stress de la capture de la manipulation, du brossage, de la prise de sang et de l'injection et d'un environnement non adapté lors du transport. Ces nuisances ne durent que le temps de la manipulation ou du transport et n'engendrent aucun effet indésirable. En effet, dans nos précédentes études, les pigeons se remettent rapidement de telles interventions et reprennent des comportements normaux (alimentation, lissage des plumes, reproduction et interactions sociales).

Devenir

A la fin de la procédure, les pigeons seront replacés dans les volières avant d'être relâchés dans leur milieu de capture. En effet, l'ensemble des procédures étant légères, elles n'impactent pas la survie et la reproduction des individus en conditions naturelles. De plus les individus sont marqués, cela nous permet de suivre ces individus dans le temps afin d'estimer leurs survies pour nos programmes de recherche sans avoir à en recapturer. Nous mutualisons donc ces animaux à des fins de recherche.

Remplacement

Afin d'atteindre les objectifs pédagogiques qui se focalisent sur une population de vertébré en conditions naturelles, le recours à des animaux est nécessaire et il n'y a pas moyen de le remplacer. En effet, il est impossible d'estimer la variabilité entre individus en prévalence et abondance de parasites et en immunocompétence à l'aide de vidéos, de mannequins ou de cadavres. De plus, l'objectif pédagogique vise également l'apprentissage de la manipulation d'un animal vivant. Ces objectifs ne sont atteignables qu'en utilisant des animaux vivants. Dans ce contexte, le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De par ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine. Son étude permet d’une part de dégager des principes généraux et fondamentaux en écologie urbaine et en évolution en milieu urbain et d'autre part d'étudier les différents parasites qu'il héberge. La variabilité individuelle des pigeons peut être caractérisée facilement par des étudiants (coloration, comportement, immunocompétence, mesure morphométrique) grâce à des protocoles mis au point dans notre laboratoire et l'identification de nombreux parasites est accessible. Toutes ces caractéristiques en font un modèle idéal pour enseigner de manière pratique toutes les approches évolutive, écologique et éco-épidémiologique. De plus, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction.

Réduction

Nous échantillonnerons 30 pigeons par an (30 par TP sur 5 ans donc 150 au total) que nous maintiendrons en captivité dans les volières. Les promotions d'étudiants sont autour de 20 pour les TPs. Cet effectif nous permettra d'avoir au moins un pigeon par étudiant. En mutualisant les données, il sera également possible de tester des relations entre les variables individuelles et les variables épidémiologiques avec une bonne puissance statistique. En nous basant sur les TPs précédents, les tests de puissance révèlent par exemple qu'un effectif de 30 permet de détecter une corrélation significative entre la couleur mélanique et l'immunocompétence. Ceci correspond donc à un effectif minimum permettant à la fois d'avoir une puissance statistique pour détecter les relations et de faire manipuler l'ensemble des étudiants.

Raffinement

Pendant ces 3 semaines, les pigeons seront hébergés en volière extérieure en grillage galvanisé, divisée en 16 compartiments et couverte en partie par un toit en tôle. Les compartiments sont plus longs que larges, ce qui permet aux individus d’effectuer de brefs vols. Chaque compartiment est enrichi de 6 nichoirs, de 4 perchoirs en bambou, une mangeoire, un abreuvoir d’eau et une baignoire. Tous ces enrichissements permettent de réduire le stress de la captivité. Aucune médication n'est prévue dans le cadre de cette procédure (pas d'acte invasif) mais une surveillance attentive permet de suivre les animaux de manière ciblée. De plus, cette procédure repose sur une équipe technique et pédagogique ayant une expérience sur le pigeon de plus de 15 ans. Lors du déroulement du projet, nous avons également identifié des points limites. En effet, dans le cas où nous détectons un comportement anormal, des signes d'infection, une perte de masse de plus de 30 pourcent, ou une blessure conséquente à la procédure (ces informations sont donc les points limites), les individus seront alors exclus des procédures et isolés en quarantaine. Le vétérinaire sera alors contacté pour soigner ou euthanasier l'individu.

Choix des espèces

Le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De par ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine. La variabilité individuelle des pigeons peut être caractérisée facilement par des étudiants (coloration, comportement, immunocompétence, mesure morphométrique) grâce à des protocoles mis au point dans notre laboratoire et l'identification de nombreux parasite est accessible. Toutes ces caractéristiques en font un modèle idéal pour enseigner de manière pratique toutes les approches évolutive, écologique et éco-épidémiologique. De plus, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction. Les pigeons échantillonnés seront tous adultes (jeunes adultes entre 4 et 8 mois ou adultes de plus de 8 mois). Les adultes sont, d'une part, moins sensibles au stress de la procédure que les juvéniles et, d'autre part, présentent une variabilité en parasites plus importantes que les juvéniles. Ils sont donc plus adaptés à l'objectif scientifique du TP qui vise à expliquer la variabilité de la prévalence et l'abondance des parasites par différentes variables individuelles.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 32
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 32
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Devenir
 32
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32 cailles japonaises vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis confiées à une association pour placement en refuge ou famille d'accueil. Chaque oiseau est filmé quinze minutes par jour pendant cinq jours et subit deux prélèvements de sang, pour valider des mouvements de plumes de la tête comme marqueurs d'émotions positives. Le porteur indique que le transport, l'isolement et les prises de sang sont des sources de stress, et que les mâles adultes sont maintenus en cage individuelle faute de pouvoir cohabiter. Il présente ces marqueurs comme une piste pour évaluer, à terme, le bien-être des oiseaux d'élevage.

Objectifs

L’existence d’états émotionnels chez l’animal est de plus en plus acceptée dans le monde scientifique. L’idée que ces états subjectifs sont au centre du bien-être animal s’est peu à peu imposée au cours des dernières décennies. Les premières études, poussées en partie par l’intérêt grandissant du public pour le bien-être des animaux en captivité, se sont concentrées sur les émotions négatives, telles que la peur et la souffrance. Cependant, avec l’accumulation des connaissances sur le sujet, l’importance des émotions positives est devenue prépondérante. En effet, le bien-être n’est pas seulement l’absence d’états négatifs, mais aussi la possibilité pour l’animal de vivre des émotions positives. Par ailleurs, comprendre les contextes et les modalités d’expression des émotions positives a à la fois un intérêt appliqué et fondamental, car leur étude pourrait nous en apprendre davantage sur nos propres émotions en termes d’évolution, de fonction, etc. L’étude de ces états positifs est essentielle à notre compréhension de l’animal. Cela est particulièrement vrai chez les oiseaux, qui ont été considérablement moins étudiés à ce sujet que les mammifères. Notre objectif est d’étudier l’expression des émotions positives chez une espèce d’oiseau nidifuge, la caille japonaise (Coturnix c. japonica). Des travaux précédents ont mis en évidence l’existence d’un potentiel marqueur morphologique des émotions positives chez la caille. En anticipation d’une récompense, nous avons observé des mouvements de plumes sur des zones localisées de la tête de l’oiseau, ce qui pourrait être une forme d’expression faciale positive chez l’oiseau. L’objectif de cette étude est de valider ces expressions faciales comme marqueurs des émotions positives, en analysant leur expression dans différents contextes positifs et les corrélant avec des marqueurs physiologiques connus dans la littérature.

Bénéfices attendus

Nous espérons pouvoir identifier des marqueurs d’émotions positives chez la caille. Ces marqueurs sont encore peu nombreux car peu explorés chez l’oiseau. Ils permettraient d’en apprendre davantage sur leurs capacités émotionnelles. Ces marqueurs seront réutilisés pour évaluer les effets de divers facteurs, tels que l’histoire de vie ou la complexité environnementale. Enfin, de tels marqueurs pourraient trouver des applications dans l’amélioration du bien-être des oiseaux d’élevage. Nous espérons également mettre au point une méthode de mesure hormonale non invasive.

Procédures

Toutes les cailles seront testées individuellement dans un dispositif dont le sol est couvert de copeaux de bois, afin d’observer l’expression des comportements de bains de poussière. Chaque test durera 15 minutes par jour et sera filmé pour être finement analysé. Un test sera fait par jour, l’expérience se poursuivra sur cinq jours. Ensuite, deux prélèvements sanguins seront réalisés sur deux jours pour évaluer certains taux hormonaux. Des prélèvements de fèces seront également réalisés pour comparer les taux hormonaux présents dans les fèces et dans le plasma.

Impact sur les animaux

Le transport et l’isolement pendant les phases de test peuvent perturber les cailles. Cependant, les cailles sont habituées à la manipulation et la durée d’expérimentation ne va pas excéder 15 minutes par jour, ce qui permet une longue période de repos pour l’animal en dehors des tests. Les prélèvements sanguins sont également une source de stress. Les prélèvements seront réalisés par un personnel expérimenté, ce qui limitera la douleur et le temps de contention nécessaire. De plus, le prélèvement sera arrêté dès que l’animal se mettra à bouger.

Devenir

Le projet n’implique aucune atteinte à l’intégrité physique et comportementale des animaux. Ceux-ci pourront donc être confiés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire pour placement en refuge ou en famille d’accueil.

Remplacement

Nous étudions des signes physiologiques et morphologiques d'émotions positives chez des animaux vivants, ce qui exclut tout type de remplacement.

Réduction

Le nombre d’animaux choisi (16 mâles et 16 femelles) permet d’avoir un effectif suffisant pour les analyses physiologiques et comportementales tout en tenant compte d’un possible effet sexe dans l’expression des émotions. Il permettra ainsi d’assurer une puissance statistique suffisante pour la réalisation d’analyses statistiques non paramétriques.

Raffinement

Chez la caille japonaise, les mâles adultes ne peuvent pas être maintenus en groupe car ils expriment des comportements agressifs. Ceci impose donc de maintenir également les femelles en cage individuelle. Lors de la phase expérimentale, les oiseaux seront déplacés et manipulés par des personnes compétentes et expérimentées. Les phases de tests seront limitées à environ 15 minutes par jour et par animal pour limiter les contraintes pour l’animal. Les prélèvements sanguins seront réalisés par un personnel expérimenté et seront stoppés si l’animal commence à bouger, afin d’éviter toute blessure. Les oiseaux seront soignés et observés tous les jours par un personnel expérimenté. La détection de tout changement de comportement ou de blessure induira un isolement de l'individu pour l’administration de traitements.

Choix des espèces

Les cailles japonaises sont domestiquées depuis des siècles. En raison de leur petite taille et de leur développement rapide, elles sont rapidement devenues populaires tant dans l'industrie agricole que pour la recherche scientifique. Leurs caractéristiques comportementales peuvent être clairement identifiées par des tests validés scientifiquement. Leurs capacités émotionnelles sont néanmoins encore trop peu étudiées. Les cailles seront âgées d'un an. Elles seront donc compètement matures et développées sexuellement. A cet âge le profil comportemental est stable et nous pourrons donc observer des différences interindividuelles robustes, ainsi que de potentielles différences liées au sexe.

  • Conservation des espèces
Poules : 150
Autres oiseaux : 4350
Souffrances
▲ -
▲ 4500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 4500
 -
 -

4 500 oiseaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, capturés puis relâchés sur leur site sans être tués. Chaque oiseau subit en quelques minutes des écouvillons cloacal et oropharyngé, un frottis de plumes et une prise de sang à la jugulaire, sans anesthésie. Le porteur indique que ces manipulations induisent un stress chez ces espèces sauvages, sans attendre de perte de poids ni de comportement anormal. L'étude vise à mesurer les risques épidémiologiques liés aux oiseaux exotiques envahissants à La Réunion, que le porteur juge apporter des connaissances "indispensables".

Objectifs

Ce projet ambitionne d’apprécier les risques épidémiologiques associés à la modification de la communauté des oiseaux de l’Île de la Réunion par les espèces d’oiseaux exotiques envahissantes. L’île de la Réunion constitue l’un des 34 « points chauds » de la biodiversité à l’échelle mondiale. La composition de ses communautés d'oiseaux a été fortement affectée depuis l’arrivée de l’homme il y a près de 400 ans. Plus de 50 % des espèces d'oiseaux indigènes de l'île auraient ainsi disparu du fait de leur surexploitation et dégradation de leurs habitats . Ce territoire est à présent fortement exposé à la menace des invasions biologiques. Environ 70 espèces exotiques de vertébrés y ont été recensés en milieu naturel, dont 26 espèces d’oiseaux. Les communautés d’oiseaux sont aujourd’hui composées d’un assemblage d’espèces dominé par les espèces introduites. Elles représenteraient plus de la moitié de la biomasse des oiseaux terrestres à l’échelle de l’Île. Ces estimations ne tiennent pas compte des élevages de volailles, qui représentent également une biomasse considérable à l’échelle de l’île. Le potentiel de perturbations que peuvent générer les oiseaux invasifs sur le fonctionnement des écosystèmes et celui des populations des faunes natives s’avère par conséquent extrêmement élevé.

Bénéfices attendus

En se focalisant sur l’effet de la composition des communautés d’oiseaux et de leurs habitats, sur la diversité et la dynamique de transmission des agents infectieux, ce projet apportera des connaissances indispensables à une évaluation du risque sanitaire associé à l’introduction d’espèces invasives et ainsi permettre une meilleure articulation des problématiques de santé et de protection de la biodiversité dans un territoire ultra-marin comme celui de l’Île de la Réunion (concept « One Health »). Les connaissances acquises permettront d’éclairer les décisions politiques et réglementaires et participeront à une prise en compte plus intégrée des enjeux liés aux invasions biologiques, à la santé animale et publique.

Procédures

Cinq types de prélèvements seront effectués sur chaque animal : - Un écouvillon cloacal, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile. - Un écouvillon oropharyngé, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile. - Un frottis sur les plumes alaires, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile. - Une prise de sang au niveau des veines jugulaires, brachiales, ou métatarsienne médiane. - La collecte de parasites hématophages attaché à l'oiseau (e.g. tiques). L'ensemble de ces prélèvements durera environ 3 minutes pour chaque animal. L’anesthésie des oiseaux étudiés dans le projet représente en soit une procédure de classe supérieur à celle qui sera réalisée ici. Afin de limiter le stress des oiseaux, nous n'anesthésierons donc pas les animaux dans le cadre de ce projet.

Impact sur les animaux

Toutes les procédures réalisées dans le cadre de ce projet sont de classe légères. De plus, compte tenu de la durée de contention et de manipulation très limitée (quelques minutes), nous n’attendons pas d’effets indésirables de type perte de poids, douleur, ou encore comportement anormal. Toutes les espèces concernées étant des espèces sauvages, l’ensemble des procédures induira cependant un stress sur les animaux. Afin de limiter ce stress, des mesures de raffinement et des points limites adaptés à la manipulation d’espèces sauvages seront appliqués.

Devenir

Tous les animaux seront remis en liberté sur le site où ils ont été capturés après réalisation de la procédure expérimentale (excepté les oiseaux manipulés dans le centre de soin).

Remplacement

Le projet porte spécifiquement sur la diversité et a transmission des agents infectieux chez des oiseaux sauvages, dans leur environnement naturel. Les espèces ciblées ne peuvent donc pas être remplacées. Au delà des espèces sauvages, nous envisageons également la capture ponctuelle et la collecte de prélèvements sur des poules domestiques en semi-liberté, afin de mettre en évidence des échanges d’agents infectieux avec les volailles

Réduction

La détection des agents infectieux dans les populations naturelles est dépendante d'une grande diversité de facteurs liés à l'hôte et son environnement. L'estimation précise des prévalences d'animaux porteurs d'agents infectieux nécessite de tester un nombre élevé d'animaux, afin de pouvoir être validé statistiquement. Le nombre d'oiseaux nécessaire pour réponde à nos questions scientifique est estimé à 4500

Raffinement

La première précaution est de limiter le dérangement lié à la capture des oiseaux, afin de ne pas affecter leur succès reproducteur (ne pas casser les œufs, faciliter leur prédation, ou isoler le poussin de ses parents trop longtemps). Immédiatement après la capture, un niveau de priorité de manipulation des oiseaux sera établi en fonction du statut reproducteur de l'individu et de la sensibilité de l'espèce à la manipulation. Afin de limiter le stress, les oiseaux capturés seront mis dans des sacs de contention, à l'obscurité. Les prélèvements biologiques seront réalisées à l’abri du soleil de manière rapide, calme et sûre. Nous éviterons de manipuler des oiseaux par temps de pluie, pour ne pas altérer l’étanchéité des plumes. La pose d'une bague permettra également d'identifier individuellement les oiseaux et de les relâcher immédiatement en cas de recapture. Pour les prises de sang, la vitesse normale de coagulation pour les oiseaux n'est pas connue, mais est habituellement considérée d'une durée d'environ cinq minutes. Le stress et les températures élevées sont susceptibles d'affecter cette durée. La fin de l'écoulement sanguin sera être vérifiée systématiquement avant le relâché des oiseaux. Enfin, l'hydratation des oiseaux sera réalisée en cas d'atteinte de points limites.

Choix des espèces

Le projet porte spécifiquement sur la diversité et a transmission des agents infectieux chez des oiseaux sauvages, dans leur environnement naturel. Les espèces ciblées ne peuvent donc pas être remplacées. Au delà des espèces sauvages, nous envisageons également la capture ponctuelle et la collecte de prélèvements sur des poules domestiques en semi-liberté, afin de mettre en évidence des échanges d’agents infectieux avec les volailles. Les animaux seront classés en trois grandes catégories d'âge pour ce projet : poussin, juvénile et adulte.