Autres oiseaux
Caractérisation du pouvoir pathogène et infectieux des coronavirus aviaires et étude de la barrière d’espèces sur les oiseaux d’élevage
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
Dindes : 640
Autres oiseaux : 1280
2 560 oiseaux, 640 poulets, 640 dindes et 1 280 autres oiseaux, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont inoculés avec des coronavirus aviaires puis soumis à des écouvillonnages oraux, cloacaux et trachéaux répétés, à des prises de sang et à la récolte de liquide lacrymal jusqu'en fin d'expérimentation. Le porteur indique que l'infection peut provoquer diarrhées, prostration et amaigrissement, et précise que le recours aux antidouleurs "n'est pas envisageable" car il interférerait avec l'infection virale. Il présente ces données comme "indispensables" à une meilleure gestion sanitaire des élevages.
Objectifs
L'objectif global de ce projet est de mieux caractériser les différents coronavirus aviaires circulants au sein des espèces principales de volailles d'élevage. Plus précisément, il s'agira d'étudier i) le pouvoir pathogène et infectieux de souches isolées de coronavirus aviaires (virus de la bronchite infectieuse, coronavirus de la dinde, coronavirus de la pintade, coronavirus du canard) sur l’espèce à partir de laquelle le prélèvement d’origine a été obtenu, et ii) la capacité de franchissement de la barrière d’espèces de ces coronavirus aviaires sur diverses espèces d’oiseaux d’élevage.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont une caractérisation fine in vivo pour une meilleure compréhension du comportement des souches de coronavirus aviaires inoculées chez l’hôte cible et chez des hôtes voisins afin d’étudier la capacité de ces souches à infecter d’autres espèces aviaires et de pouvoir apporter des éléments indispensables à une meilleure gestion des mesures sanitaires et à un meilleur contrôle de la diffusion de ces agents dans les élevages.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Contention : sur tous les animaux, dès qu’une observation rapprochée des signes cliniques ou dès qu’un prélèvement s’avèrent nécessaires (environ 5 min par animal, dépendra du nombre de prélèvements à réaliser au moment de la contention) - Inoculation : sur tous les animaux, a lieu une seule fois en début d’expérimentation (1 min par animal) - Ecouvillonnages oraux et de l'orifice des voies génitales et urinaires : sur tous les animaux, quotidiens jusque 14 jours post-inoculation puis bi-hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (2 min par animal) - Ecouvillonnages trachéaux : sur tous les animaux, fréquence bihebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (1 min par animal) - Récolte du liquide lacrymal : sur tous les animaux, fréquence bi-hebdomadaire jusque 14 jours post-inoculation puis hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (2 min par animal) - Prises de sang : sur tous les animaux, fréquence bi-hebdomadaire jusque 14 jours post-inoculation puis hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (1 min par animal) - Mise à mort pour récolte d’organes : sur 3 sujets avec une fréquence hebdomadaire sur 5 semaines flexibles durant l’expérimentation, et sur les animaux restants en fin d’expérimentation
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus varient selon les virus inoculés. Cela peut être des râles et des éternuements pour le virus de la bronchite infectieuse, et des diarrhées, de la prostration, une diminution de la motilité et/ou un amaigrissement pour le coronavirus de la dinde, le coronavirus de la pintade et le coronavirus du canard. Outres les signes cliniques attendus suite à l'inoculation du virus, d'autres nuisances pour l'animal sont attendues : irritation passagère des tissus oro-pharyngés, trachéaux, cloacaux et oculaires suite aux écouvillonnages et à la collecte du liquide lacrymal, stress passager lors de la contention, léger hématome suite aux prises de sang, potentielles blessures contre les grillages des parcs d'hébergement.
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux restants seront concernés par la mise à mort pour empêcher toute possibilité de répandre dans l'environnement les agents infectieux utilisés dans ces conditions expérimentales.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale n’a lieu que lorsque cela s’avère strictement nécessaire. Même si certains types cellulaires ou des systèmes in ovo existent pour la réplication des coronavirus aviaires, ces modèles ne sont pas applicables concernant la connaissance des maladies provoquées par ces virus chez l’animal et l’étude du tropisme d’hôte.
Réduction
La stratégie pour réduire au minimum le nombre d’animaux est basée sur deux éléments indissociables : l'expérience et les statistiques. Concernant l'expérience, le laboratoire peut s'appuyer sur son expertise dans le domaine en se basant sur de précédentes études utilisant le même type de données générées afin de travailler sur un effectif minimum d'animaux. Pour ce projet, compter par exemple sur 10 animaux en fin d’expérimentation devrait permettre d’avoir suffisamment de relevés du poids vif des animaux et de relevés du poids des organes récoltés post-mortem pour rendre les analyses robustes. Ces analyses se basent sur des tests statistiques où les analyses de variances (qui permettent de déterminer si tel ou tel paramètre étudié est statistiquement différent d'une condition expérimentale à une autre) qui seront réalisées nécessitent un effectif minimal pour permettre l'obtention de résultats fiables.
Raffinement
Le recours aux antidouleurs n’étant pas envisageable à cause de l’interférence générée avec l’infection virale, la stratégie appliquée pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse en cours d’expérimentation est la surveillance quotidienne des animaux, la définition de points limites conduisant à une mise à mort compassionnelle en cas d’atteinte, et la réalisation de prélèvements les moins invasifs possible et uniquement lorsque cela permet de répondre aux objectifs du projet. Pour limiter le stress des animaux, toutes les procédures sont faites individuellement sans que le reste des animaux puisse voir l’intervention.
Choix des espèces
Les espèces d’oiseau choisies sont soit l’espèce cible de l’agent viral étudié, soit une autre espèce qui pourrait être sensible à cet agent. Animaux de 1 jour à 30 semaines d’âge, selon la classe d’âge cible de l’agent viral utilisé.
Conséquences d’une déficience en donneurs de groupements méthyles sur le développement d’une stéatose hépatique spontanée chez l’oie grise du Sud Ouest
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
450 oies vont être utilisées, toutes abattues à l'issue pour analyser leur foie, dans des procédures classées en niveau de souffrance léger. Elles subissent six semaines de restriction alimentaire, dont un aliment carencé en donneurs de méthyle, puis du maïs à volonté, pour mettre au point un foie gras obtenu sans gavage et destiné à la commercialisation. Le porteur affirme que le régime carencé n'entraîne pas d'effets délétères et prévoit une observation biquotidienne. Il présente ce foie gras spontané comme une solution "éthiquement acceptable" tout en visant la production d'un nouveau produit commercial.
Objectifs
La production du foie gras, et notamment l’acte de gavage (alimentation forcée), est de plus en plus remis en question. Afin de trouver une alternative, plusieurs recherches se sont inspirées du comportement d’hyperphagie (prise d’aliment importante dans un court laps de temps) et d’engraissement spontané observé à l’état naturel chez les oiseaux durant la période pré-migratoire. Il a été démontré qu’en combinant une restriction alimentaire suivie d’une distribution à volonté du maïs et une réduction de la durée du jour, il était possible d’induire un comportement d’hyperphagie chez le jars et un engraissement du foie. Malgré ces résultats prometteurs, les foies étaient nettement moins lourds que ceux obtenus par gavage (445g contre 1100g) et la variabilité individuelle était 2,5 fois plus élevée. Le caractère aléatoire de l’engraissement du foie est aujourd’hui un frein au développement de ce type d’élevage. Ce projet a pour but d’étudier l’établissement des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement des foies engraissés et de définir des pratiques d’élevage induisant efficacement, l’engraissement du foie sans acte de gavage, chez l’ensemble des oies d’une bande. Dans cet essai, l’accent sera mis tout d’abord sur les aliments distribués au cours de la phase de restriction alimentaire. Chez les mammifères, les aliments déficients en donneurs de groupements méthyles (molécules capables de céder à d’autres molécules leur groupement méthyle composé d’un atome de carbone lié à 3 atomes d’hydrogène) tels que la méthionine, choline et vitamines B12 et B9 entraînent une accumulation des lipides dans le foie. Dans cet essai, nous proposons de donner, au cours de la phase de restriction, deux aliments avec différents taux de donneurs de groupements méthyles afin d’initier un début d’engraissement du foie avant la phase de libération au maïs. Puis, nous testerons l’effet du mode de conservation du maïs grain humide ou sec sur la consommation des oies et leur capacité à développer un foie engraissé. En effet, les études qui ont obtenu les meilleurs résultats sur la consommation des oies et sur l’engraissement du foie, ont utilisé du maïs. Nous avons émis l’hypothèse que le maïs inerté pouvait être plus appétant et donc jouer un rôle sur l’engraissement du foie. En étudiant ces deux hypothèses, nous espérons réduire la variabilité du poids de foie et ainsi identifier des pratiques d’élevage qui pourraient remplacer l’acte de gavage.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera à enrichir les connaissances scientifiques sur l’engraissement spontanée du foie d’oie et à trouver des solutions pratiques et éthiquement acceptables pour produire et commercialiser un nouveau produit de type foie d’oie engraissé spontanément.
Procédures
Les animaux seront soumis, pour une durée de six semaines à compter de leur quatorzième semaine d'âge, à une phase de restriction alimentaire qui permet de maintenir les individus dans un état physiologique stable tout en empêchant un engraissement excessif. Au cours de cette restriction, certains individus recevront un aliment carencé en donneurs de groupements méthyles (méthionine, choline, vitamine B12 et B9). Cet aliment n’est pas connu pour entrainer d’effets délétères sur les individus (perte de poids, anorexie, sélection liée à des mortalités ou retards de croissance).
Impact sur les animaux
Les précédents essais réalisés avec des régimes carencés en donneurs de groupements méthyles n’ont pas entrainé d’effets délétères sur les individus (perte de poids, anorexie, sélection liée à des mortalités ou retards de croissance). Toutefois, une observation biquotidienne des animaux sera réalisée (comportement, consommation, mortalité) tout au long de l’élevage et au cours de la restriction afin de s’assurer du bon état de chaque animal. De plus, la taille des trémies sera suffisante pour que tous les animaux puissent y accéder simultanément, afin d’éviter la compétition à la mangeoire.
Devenir
Les animaux seront abattus afin d’effectuer post mortem des analyses biochimiques, histologiques et moléculaires sur le foie, le sang et le tissu adipeux. La mise à mort sera effectuée en abattoir agréé selon les modalités conventionnelles d’abattage utilisées en abattoir (règlement CE N°1099/2009).
Remplacement
Les effets physiologiques escomptés (engraissement spontané du foie) ne peuvent être observés que sur les animaux vivants. Les lignées cellulaires ou des simulations informatiques ne peuvent en aucun cas remplacer l’animal vivant.
Réduction
450 oies mâles seront requis, ce qui constitue un nombre minimal pour tester statistiquement les hypothèses compte tenu de la variabilité individuelle observée dans les analyses antérieurs et des aléas experimentaux. En effet, des études antérieures sur l’engraissement spontané du foie chez le jars nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet. La consommation des animaux, et donc l’engraissement du foie, est sujet à une très forte variabilité. C’est pour cette raison que si nous voulons observés des différences entre les paramètres physiologiques, biochimiques et moléculaires nous avons besoin d’au moins 30 individus par prélèvement.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales durant l’expérimentation. Plus précisément, 450 individus seront répartis dans 18 loges avec une surface au sol de 12m2 soit une densité de 2 oies/m2, conformément aux densités effectuées en élevage conventionnel. Avant l’arrivée des animaux, de la litière de bouchon de paille sera placée au sol. Les bâtiments seront préparés au moins 48h à l’avance. Des consignes d’ambiance conventionnelles seront appliquées. La température, hygrométrie et ventilation seront gérées par un boitier automatique selon les paramètres définis préalablement en prenant en compte les besoins physiologiques des animaux (âge, poids, nombre d'animaux dans le bâtiment) et au jugé de l’opérateur. L’éclairement et la température seront contrôlés quotidiennement via un système de suivi automatisé. L’alimentation se fera manuellement dans des trémies métalliques (1 par loge) et chaque loge disposera de deux lignes de pipette et d’un seau d’eau pour abreuver les animaux. Enfin, aucun prélèvement ne se fera sur les animaux vivants.
Choix des espèces
Au-delà de son importance agronomique et commerciale, l’oie Grise du Sud Ouest (Maxipalm) est proche de son ancêtre, l’oie cendrée sauvage et migratrice et présente une forte capacité d’ingestion et une propension naturelle à un engraissement spontané. Les animaux utilisés pour l’essai seront âgés de 98 à 210 jours. Lors de leur arrivée, à 14 semaines d’âge, ils seront soumis à une phase de restriction alimentaire pendant 6 semaines afin d’induire une prise alimentaire importante dans une courte période de temps, durant la distribution à volonté du maïs. La distribution à volonté du maïs durera 10 semaines, temps nécessaire pour observer un engraissement du foie. Dans le but d’étudier l’impact d’une déficience en donneurs de groupements méthyles à court terme, au cours des semaines 14 et 19 d’âge, deux prélèvements de sang, foie et tissu adipeux seront réalisés post-mortem sur certains individus. Dans un second temps, 3 prélèvements (semaine 24, 27 et 30) seront effectués post-mortem (prélèvement du foie, sang et tissu adipeux) afin d’étudier la mise en place des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement des foies engraissés ainsi que pour étudier l’impact du maïs humide dans l’engraissement spontané du foie.
transgenese aviaire
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
18 cailles japonaises vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour générer une lignée transgénique. Des embryons reçoivent une injection de particules virales, puis les animaux sont croisés sur deux générations, les femelles de deuxième génération étant tuées dès l'apparition du dimorphisme sexuel pour ne garder que des mâles. Le porteur indique que les cailles seront euthanasiées lorsqu'elles ne seront plus aptes à la reproduction. Il affirme que l'étude de la formation de l'embryon exige des embryons vivants et ne peut être remplacée par des méthodes sans animaux.
Objectifs
L'embryon de poulet a connu une longue et illustre carrière en sciences. De nombreux aspects cellulaires et moléculaires de son développement embryonnaire sont virtuellement identiques aux mammifères. Sa facilité d'observation (y compris en temps réel) et de manipulation a permis l'étude d'un large éventail de sujets, établissant une grande partie des concepts de base de la biologie du développement. Un domaine où les souris avaient toutefois un avantage crucial sur les oiseaux, est la possibilité de modifier leur génome, une technologie qui a été largement utilisée, conduisant ainsi à de nombreuses percées dans le domaine biomédical. L'embryon de souris est néanmoins inaccessible à l'imagerie intra-vitale, limitant de facto l'étude dynamique de processus développementaux. Bien que la transgenèse du poulet soit techniquement possible, le cycle de vie extrêmement long de cet organisme (maturité sexuelle à 6 mois) rend ces approches fastidieuses. La caille japonaise (Coturnix coturnix japonica), à l'inverse, atteint la maturité sexuelle à environ 6 semaines, ce qui est beaucoup plus rapide que le poulet et comparable à la souris. Nous avons développé une technologie originale, utilisant une méthode de transfection directe des cellules primordiales germinales (PGCs) , pour générer des lignées de cailles transgéniques. Nous avons obtenu plusieurs lignées de caille transgéniques, décrites dans plusieurs publications de haut impact. Une technique différente, utilisant des lentivirus pour transduire les PGCs d'embryons précoces de cailles, est également utilisée pour générer des lignées de cailles transgéniques. Le projet consiste en l'élaboration d'une plateforme de transgenèse caille dans laquelle des lignées seront créées non seulement pour notre propre recherche, mais aussi à façon pour la communauté de chercheurs français et européens.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de mettre en place une animalerie oiseaux destinée à générer, maintenir et amplifier des lignées de cailles transgéniques. Les constructions utilisées pour générer ces lignées serviront à analyser différents aspects du développement embryonnaire précoce des oiseaux. Ceux-ci montrent un développement embryonnaire en tous points semblables au développement des mammifères et ils représentent donc un modèle expérimental parfaitement adapté pour l'étude du développement de l'embryon humain. Le but de ce projet est donc la recherche fondamentale. Il y a beaucoup de choses que l'on ne sait pas sur les maladies humaines et il n'est pas possible de répondre à toutes les questions que les scientifiques doivent se poser en étudiant des patients humains. Il peut y avoir des raisons éthiques, pratiques ou scientifiques pour lesquelles un objectif scientifique ne peut être atteint en utilisant des sujets humains, et dans ces situations, un modèle animal peut être approprié. Il existe de nombreux types de modèles animaux utilisés dans la recherche. Ils ne reflètent pas nécessairement la condition humaine, mais peuvent néanmoins fournir des informations importantes sur la biologie. Par exemple, un modèle animal peut être utilisé pour prédire l'efficacité probable d'un nouveau traitement avant qu'il ne soit étudié sur des patients. En biologie fondamentale, un modèle animal peut être utilisé pour mieux comprendre les mécanismes à l'origine de la maladie afin d'identifier de nouveaux moyens de la traiter à l'avenir. Toutefois, il est important de reconnaître que tous les modèles animaux ont certaines limites.
Procédures
pas d'intervention autre que l'injection d'un plasmique avant le dernier tiers de developpement pour la genération de colonnie ogm.
Impact sur les animaux
La generation d'aniamux exprimant une ou plusieurs protéines fluorescentes ne génère pas au vu de la litterature de phenotype dommageable. neanmoins la transgénèse pourrait avoir des nuisances comme la perte de poids, un comportement agressif envers les congénères etc. Si une perte de poids de plus de 20% est observée, si l'animal perd son plumage ou presente des alterations de la peau l'animal sera euthanasié. De la même manière si le comportement alimentaire est altéré (ne cherche plus de nourriture) ou si l'animale est aggressif il sera euthanasie.
Devenir
Lorsque les aniamux ne seront plus aptes à la reproduction ils seront euthanasiés.
Remplacement
En raison de la nature des questions biologiques soulevées dans les études proposées, visant à comprendre les événements cellulaires et moléculaires associés à la formation d’un embryon, l'utilisation d'embryons vivants (par exemple pour réaliser de l'imagerie in vivo) est une exigence absolue et ne peut donc pas être remplacée par d'autres méthodes non-animales
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires pour la génération d’une ligné transgénique est le suivant: il faut 6 cailles (5 femelles et 1 male) pour générer des animaux dont le patrimoine génétique est modifié à au moins 50% (génération numero 1). Ces aniamux sont alors croisés entre eux pour obtenir des aimaux transgénique à 75% (génération numero 2). il en faut au moins 12 dans le but d’obtenir 6 males (les femelles étant mises à mort, dès l’apparition du dimorphisme sexuel). Les 6 males, arborant chacun une insertion lentivirale différente, seront croisés chacun avec 4 femelles normale. Une seule lignée montrant l’expression la plus forte sera gardée et utilisée pour la génération d’individus en troisième génération. Les animaux des générations 1 et 2 seront suivis pour vérifier que l’insertion du vecteur lentiviral dans le génome n’ a pas créé de phénotype dommageable, évènement hautement improbable mais pas impossible. Si les animaux ne montrent aucun phénotype dommageable, la procédure est terminée, puisque le simple élevage de caille génétiquement modifiées, une fois passée la 2eme génération ne constitue pas une procédure en soi. Soit Nombre d’animaux= 6+12= 18 animaux par lignée dans une procédure.
Raffinement
Afin de réduire le stress et douleur lors de la mise à mort, l’euthanasie est réalisée dans une autre pièce à l’aide d’une chambre à CO2. Pour le bien-être des animaux, des enrichissements seront réalisés : de la litière dans les cages afin que les animaux puissent gratter, du sable pour qu’ils puissent se laver, la nourriture (graines et légumes) sera également disséminée afin que les animaux la cherchent comme ils le feraient dans la nature, des abris seront également disposés dans les cages afin que les animaux puissent se reposer. La répartition des animaux dans les cages se fera de la manière suivante : un mâle pour 4-5 femelles. La température, la nourriture et la lumière seront monitorées selon les directives nationale et européenne. En ce qui concerne la gestion des déchets biologiques, nous suivrons les directives nationale et européenne. L’utilisation des lignées transgéniques se fera uniquement dans le cadre de la recherche scientifique. Les cailles transgéniques générées ne seront en aucun cas utilisées dans l’agriculture ou en tant qu’animal de compagnie
Choix des espèces
La caille japonaise (Coturnix japonica). Les embryons d’oiseaux par leur accessibilité et leur développement externe, se prêtent remarquablement aux études dynamiques (par vidéo-microscopie) et aux perturbations mécaniques contrairement aux mammifères dont le développement intra-utérin limite la réalisation de telles approches. Sa petite taille et son temps de génération très court font de la caille un modèle génétique idéal parmi les oiseaux. -la procédure d’injection de particule lentivirale s’effectue sur des oeufs fécondés mais non incubés, donc avant le 1ier tiers de gestation. A ce stade il est possible de cibler de manière efficace les cellules précurseurs des gamètes et donc d’obtenir une transmission germinale. -La procédure génération de lignée (évaluation de la présence de phénotype dommageable) s’étend sur 2 générations de l’éclosion jusqu’à la transmission germinale. Les adultes sont uniquement utilisés pour générer les oeufs embryonnés nécessaires à la recherche. les oeufs embryonnés sont utilisés pour la recherche avant le dernier tiers de developpement.
Stress thermique : effets sur la physiologie et les trajectoires d’histoire de vie chez le diamant mandarin
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Des diamants mandarins, oiseaux de 14 à 20 grammes, sont soumis à un stress thermique qui imite le réchauffement climatique, reçoivent une puce RFID injectée sous la peau et subissent prises de sang, prélèvements de plumes et séances de vingt minutes en chambre calorimétrique, dès l'âge de sept jours pour les poussins. 200 oiseaux, 80 adultes et 120 poussins, vont être utilisés dans des procédures que le porteur classe en souffrance légère. Il écrit pourtant qu'un stress modéré est "l'effet désiré" du protocole, et ne précise ni la température ni la durée de l'exposition à la chaleur. Le résumé ne prévoit aucune mise à mort : les 80 adultes restent en élevage, éventuellement réutilisés dans d'autres expériences, et les 120 poussins sont gardés pour suivre leur durée de survie, avec une prise de sang chaque année jusqu'à leur mort.
Objectifs
Le réchauffement climatique actuel entraîne un stress thermique chez les organismes vivants. L’augmentation future de la température va encore exacerber ce phénomène. L’objectif de ce projet est d’étudier les effets de ce stress thermique sur la reproduction et la physiologie chez une espèce d’oiseau qui est le diamant mandarin. En particulier, nous allons analyser le métabolisme, le vieillissement cellulaire et des régulateurs endocriniens comme la corticostérone qui est une hormone métabolique et marqueur de stress. Nous allons mimer en laboratoire les conditions du réchauffement climatique en provoquant un stress thermique. Le milieu sera enrichi grâce à un enrichissement structurel (balançoire, perchoirs, piscines) et un enrichissement alimentaire (millet, os de seiche) dans les volières. Étudier ces effets sur les mécanismes clés du vieillissement, ainsi que leurs conséquences sur la reproduction et la survie des individus pourrait nous aider à mieux prédire la dynamique des populations en réponse aux changements globaux.
Bénéfices attendus
Tester les conséquences du stress thermique sur la condition physique et les mécanismes physiologiques sous-jacents pourra permettre une meilleure modélisation des effets futurs du changement climatique sur la réponse adaptative des organismes vivants.
Procédures
La bioimpédance est mesurée de façon non-invasive en créant une tension aux bornes des électrodes placées sur le corps, ce qui permet de quantifier la quantité d’eau corporelle et la quantité de graisses. Ces mesures sont effectuées pour les poussins à J10, J30 et J100 et pour les adultes au moment de la mise en couple et quand les poussins ont 30 jours. Le suivi de la température interne se fera à l’aide pit-tags RFID sous-cutané (après désinfection à l’alcool dilué à 70%, injection à l’aide d’une seringue munie d’une aiguille stérile de 3,17 mm en sous-cutané interscapulaire). Cette opération est la même que le puçage des chats et chiens. Voici les durées de chaque geste cité qui seront réalisés sur animal vigile: prélèvement sang et insertion du pitTAG (30 s chacun), prélèvement de plumes (1s), analyse métabolique dans la chambre calorimétrique et mesure de la bioimpédance (20 mn chacun). Chez les poussins, des prélèvements sanguins seront effectués en cours de croissance (J7, 20 μl), en fin de croissance (J30, 100 μl), à moyen terme (J100, 100 μL), puis annuellement jusqu'à leur mort, pour mesurer les bio-marqueurs présentés ci-dessus ; le taux métabolique au repos mesuré sur une durée de 30 mn et la déshydratation seront également mesurés à ces moments-là.
Impact sur les animaux
Les protocoles de stress thermique sont conçus pour engendrer une perturbation de l’homéostasie des animaux pouvant créer un inconfort, mais pas de douleur physique. Ils ont déjà été employés avec succès chez le modèle aviaire choisi, et ce à des stades équivalents. L’induction d’un ‘stress‘ modéré chez les animaux n’est pas un effet indésirable mais l’effet désiré dans le cadre de la question scientifique de ce projet. Si l’animal s’avère présenter un comportement particulier (inactivité), un aspect général modifié (plumes ébouriffées), une diarhée ou une perte de 20% de son poids, il sera retiré de l’expérience et placé dans des conditions optimales d’élevage.
Devenir
Les 80 adultes seront gardés en élevage et éventuellement réutilisés pour d’autres expériences. Les 120 poussins seront gardés en élevage pour suivre leur durée de survie
Remplacement
Le projet vise à comprendre l’effet du stress thermique sur le vieillissement cellulaire et les mécanismes physiologiques/cellulaires sous-jacent. L’exposition à un environnement stressant engendre une multitude de bouleversements physiologiques qui implique différentes cellules et différents organes, mais également les communications inter-cellulaires et inter-organes, ce qui ne peut pas être reproduit via des approches substitutives disponibles à ce jour.
Réduction
Le nombre d’individus utilisé a été réduit au minimum nécessaire (20 nids/groupe) à l’obtention de résultats statistiquement appropriés aux objectifs. Cela est possible grâce à l’utilisation partielle d’un suivi longitudinal où chaque individu sera échantillonné (sang et plumes) avant d’entrer en procédure, ce qui permettra de corriger les données similaires obtenues post-traitement par la variabilité interindividuelle initiale.
Raffinement
Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux expérimentaux aussi bien avant l’entrée en protocole, que pendant les procédures : - phase d’habituation dans de grandes volières extérieures. - enrichissement structurel (balançoire, perchoirs) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance et/ou gain de masse < 20% du gain de masse du groupe contrôle (= points limites)
Choix des espèces
1) Espèce largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le vieillissement cellulaire et la physiologie, l’étude des compromis d’histoire de vie, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. 2) Facilité de manipulation et de maintien en élevage de ces oiseaux. Les prises de sang de 100 µl peuvent être prélevées puisque les individus font 14-20g. Les animaux seront utilisés au stade adulte pour identifier les effets du stress thermique pendant la reproduction des parents des nids suivis, ainsi qu’au stade poussin pendant toute la croissance (jusqu’au J100) afin d’identifier les effets de ce stress pendant ce stade de vie.
Comportement néophobique chez la caille japonaise adulte
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
40 cailles japonaises adultes vont être utilisées dans des procédures classées en gravité modérée, puis gardées pour de futurs projets ou confiées à une association pour placement. Chaque oiseau est logé en cage individuelle et déplacé deux à quatre fois par semaine pendant trois semaines pour des tests de réaction à la nouveauté, isolé au plus dix minutes, son comportement étant filmé. Le porteur situe la gravité surtout dans le logement individuel, qu'il reconnaît comme une nuisance pour les femelles, et affirme n'infliger aucune atteinte physique. Il décrit un projet collaboratif d'observation du comportement et retient la caille pour sa petite taille et son développement rapide.
Objectifs
Le projet global est un projet collaboratif multisite de science ouverte qui vise à collecter le plus de données possibles sur la cognition des oiseaux afin de comparer différentes espèces, d'évaluer la variabilité individuelle et de relier facteurs socio-écologiques (alimentation, socialité...) et évolution de capacités cognitives caractéristiques de chaque espèce. Le premier volet du projet porte sur la néophobie, c'est-à-dire la réaction à la nouveauté de différentes espèces d'oiseaux et de différents individus. La néophobie détermine la façon dont les individus vont interagir avec leur environnement et l'explorer et va donc avoir des conséquences sur l'adaptation et la survie des individus, notamment dans un environnement changeant. Toutes les espèces sont les bienvenues dans le projet collaboratif. Celle que nous étudierons est la caille japonaise. Deux autres laboratoires vont utiliser cette espèce, ce qui permettra d'obtenir plus de données et d'évaluer la reproductibilité et la généralisation du protocole et des résultats obtenus. Le projet s'articule autour de 3 questions : la première est de comparer la néophobie chez différentes espèces et de voir si l'espèce peut prédire le niveau de néophobie ; la deuxième est d'examiner les effets de facteurs socio-écologiques tels que la taille, le régime alimentaire, la socialité... sur la néophobie ; et la troisième est de tester la répétabilité dans le temps et dans le contexte des réactions individuelles.
Bénéfices attendus
Nous espérons apporter une contribution significative à un projet collaboratif multisite qui devrait aider à mieux comprendre le comportement et la biologie des oiseaux en général, et plus précisément leurs capacités cognitives. D'un point de vue plus restreint, les données collectées nous permettront aussi de mieux connaître le comportement et la variabilité individuelle des cailles. La néophobie est un comportement déterminant lors de toute situation nécessitant de placer l'animal dans un environnement nouveau ou de le confronter à des objets inconnus. Il est donc crucial de pouvoir la mesurer chez différents individus et de voir comment elle se caractérise, en général mais aussi chez chaque individu.
Procédures
Les animaux seront élevés en cages individuelles. Cela peut constituer une nuisance pour les femelles, mais pas pour les mâles, qui ne se tolèrent pas. Les cages seront néanmoins placées dans une pièce où les oiseaux pourront se voir et s’entendre. Les individus seront déplacés et testés dans un dispositif auquel ils auront été habitués. Ils seront testés au plus une fois par jour, 2 à 4 fois par semaine, pendant 3 semaines. Ils seront isolés le temps des tests expérimentaux (pas plus de 10 minutes). Leur comportement sera filmé afin que la présence d'un expérimentateur ne les perturbe pas.
Impact sur les animaux
Les éléments qui sont susceptibles de perturber les animaux et de les stresser sont le déplacement et l'isolement lors des tests (pas plus de 10 minutes par jour), et la présence d'un objet nouveau. La présence d’un objet nouveau est par exemple susceptible de réduire la mobilité des animaux qui auront peur de l’approcher. Nous nous attendons néanmoins à ce que les effets de ces perturbations soient minimes et à ce que les animaux retrouvent très rapidement un comportement habituel une fois leur cage de vie et les congénères retrouvés (les animaux seront hébergés dans des cages individuelles mais dans une pièce où ils peuvent voir et entendre des congénères).
Devenir
Le projet n’implique aucune atteinte à l’intégrité physique et comportementale des animaux. Ceux-ci pourront donc être, soit gardés au laboratoire pour de futurs projets, soit confiés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire pour placement en refuge ou en famille d’accueil.
Remplacement
Le projet consiste à observer le comportement d’animaux vivants libres de leurs mouvements et de leurs réactions, ce qui, par essence, exclut tout remplacement par des modèles autres que ces animaux.
Réduction
Le projet s'inscrit dans le cadre d'un projet plus vaste qui cherche à collecter le plus de données possibles venant de structures et institutions du monde entier. Il se base sur le modèle d'autres études multisites qui ont réussi à constituer de vastes banques de données qu'aucune structure ou institution aurait pu collecter à elle seule. Cette approche collaborative multisite nous permet de réduire au minimum le nombre d'individus testés, tout en gardant un échantillon suffisant pour observer des effets modérés à forts et des variations entre individus.
Raffinement
Tout sera fait pour limiter les manipulations des animaux. Les tests nécessiteront néanmoins de déplacer les animaux et de les isoler de façon ponctuelle et limitée dans le temps (pas plus de 10 minutes par jour). Les oiseaux seront hébergés dans des cages individuelles enrichies (avec nourriture et eau à volonté, abri, substrat permettant d’exprimer des comportements naturels), en présence de congénères (contact auditif et visuel). Ils seront soignés et observés tous les jours. La détection de tout changement de comportement conduira à isoler l'individu et à le soigner si nécessaire, l’objectif étant de pouvoir le remettre dans ses conditions de vie habituelles dès que possible.
Choix des espèces
Les cailles japonaises sont domestiquées depuis des siècles. En raison de leur taille relativement petite et de leur développement rapide, elles sont rapidement devenues populaires tant dans l'industrie agricole que dans la recherche scientifique. Ce sont des gallinacées dont les capacités cognitives ne sont pas toujours suffisamment explorées. Pourtant, elles sont capables d'apprentissage et sont douées d'une mémoire pouvant aller jusqu'à au moins 1 mois. En tant que telles elles ont donc toute leur place dans une étude comparative sur la cognition chez les oiseaux. Leur comportement social (notamment maternel), leur régime alimentaire et leurs cycles biologiques sont bien connus, ce qui permettra de fournir les données socio-écologiques nécessaires, à la comparaison des autres espèces du projet collaboratif qui englobe notre étude, et à la compréhension de l'évolution des capacités cognitives propres à chaque espèce. Les cailles utilisées seront âgées de 7 à 8 mois. A cet âge, elles ont atteint leur maturité sexuelle et on peut considérer que leurs traits de personnalité sont stables, ce qui nous permettra de caractériser chaque individu de façon robuste et de comparer les différents individus entre eux pour estimer la variabilité inter-individuelle.
Résilience au stress et impact sur le vieillissement cellulaire chez la caille japonaise
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
96 cailles japonaises vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements de plumes et de sang, et pour une partie un protocole de stress chronique associant chaleur, exposition à une silhouette de prédateur avec diffusion de cris, et confrontation à un objet nouveau, pour étudier l'effet du stress sur le vieillissement cellulaire. Le porteur indique que ce protocole vise à perturber l'homéostasie des oiseaux et à provoquer une angoisse, sans souffrance physique attendue selon lui. Les cailles sont tuées par dislocation cervicale sans anesthésie pour prélèvement de tissus.
Objectifs
L’évolution de nos sociétés modernes expose de façon croissante les animaux et les humains à une multitude de stimuli stressants. Chez l’humain et l’animal, il est connu qu’une exposition accrue au stress et à l’augmentation associée d’hormones glucocorticoïdes peuvent accélérer le vieillissement, mais les mécanismes physiologiques sous-jacents restent mal connus et débattus. Les télomères qui sont les extrémités protectrices de nos chromosomes raccourcissant avec l’âge et l’exposition à divers stress cellulaires, sont un marqueur cellulaire de vieillissement chez les vertébrés endothermes. Leur longueur et la vitesse à laquelle ils raccourcissent sont des prédicteurs de la survie et longévité chez l’hommes et de nombreuses espèces aviaires. L’exposition à divers stress environnementaux est connue pour accélérer le raccourcissement des télomères, mais des questions importantes restent non élucidées et sont le but de ce projet de recherche. Premièrement, il n’est pas clair si les effets du stress chronique sur le vieillissement cellulaire sont directement et/ou uniquement liés à l’augmentation chronique des hormones glucocorticoïdes, ou bien à d’autres bouleversements de l’homéostasie intervenant lors d’une exposition chronique à un environnement stressant. Deuxièmement, les mécanismes cellulaires liant exposition au stress et accélération de la vitesse d’érosion des télomères restent débattus. En effet, il a initialement été suggéré que l’augmentation des glucocorticoïdes avait pour conséquence de favoriser un état de stress oxydant qui est connu pour accélérer l’érosion des télomères, mais cette hypothèse a récemment été remise en question par la ‘metabolic telomere attrition hypothesis’. Cette dernière stipule que le raccourcissement des télomères lors d’un stress chronique est la conséquence d’une reprogrammation du métabolisme cellulaire (y compris du fonctionnement mitochondrial via la répression de mTOR (mechanistic target of rapamycin)) favorisant la restauration de la balance énergétique en conditions de stress. Apporter une réponse à ces deux premiers points permettra de savoir quelle stratégie thérapeutique potentielle pourrait être employée pour limiter les effets délétères du stress sur le vieillissement cellulaire. Enfin, nous n’avons pas tous la même sensibilité par rapport au stress. Déterminer si la sensibilité individuelle au stress influence l’impact du stress sur le vieillissement cellulaire est le troisième objectif de ce projet.
Bénéfices attendus
Le projet apportera des bénéfices en termes de connaissances fondamentales concernant : - l’origine de l’effet du stress sur l’accélération du vieillissement cellulaire - les mécanismes cellulaires sous-tendant l’effet du stress sur le vieillissement cellulaire - l’importance de la sensibilité au stress sur le vieillissement cellulaire Ces connaissances fondamentales sont notamment nécessaires dans une optique de mise au point d’interventions limitant les effets délétères du stress chronique sur le vieillissement (e.g. supplémentation en antioxydants si le stress oxydant est un point central vs. supplémentation en rapamycin si l’inhibition de mTOR est identifié comme un facteur clé), aussi bien chez des animaux d’élevage que chez l’humain.
Procédures
Les animaux seront soumis à trois types d’interventions : - Prélèvement de plumes de poitrine (4x étalé sur 40j) - Prélèvement sanguin à la veine alaire (5x étalé sur 40j) - Contention de 10min pour induction d’un stress de contention (1x sur les groupes CONT et STRESS, 12x sur le groupe STRESS, c’est à dire 2x/semaine, car partie prenante du protocole de stress chronique modéré) Les animaux du groupe STRESS seront également soumis à : - Stress thermique de chaleur (passage de 21°C à 30°C) pendant 4h une fois par semaine, soit 6 fois au total - Stress de prédation (silouhette de prédateur au plafond et playback de vocalisations) pendant 2h une fois par semaine, soit 6 fois au total - Stress lié à la présence d’un nouvel objet pendant 4h une fois par semaine, soit 6 fois au total
Impact sur les animaux
Les protocoles de stress chronique et d’augmentation des glucocorticoïdes sont conçus pour engendrer une perturbation de l’homéostasie des animaux pouvant ralentir modérément la croissance des individus (non-observé aux doses choisies, voir références ci-dessous) et créer une potentielle angoisse, mais théoriquement pas de souffrance physique. Ils ont déjà été employés avec succès chez le modèle aviaire choisi, et ce à des stades de développement équivalent et à des degrés plus sévères : glucocorticoïdes dans l’eau de boisson : https://doi.org/10.1016/j.cbpa.2007.06.423 ; stress chronique multifactoriel: https://doi.org/10.1016/j.bbr.2011.08.010. L’induction d’un ‘stress‘ modéré chez les animaux n’est pas un effet indésirable mais l’effet désiré dans le cadre de la question scientifique de ce projet.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale (sans anesthésie) pour permettre le prélèvement de tissus (principalement muscle pectoral et foie, mais les autres organes tels que le cerveau, le cœur et les organes reproducteurs seront aussi collectés et conservés à -80°C pour de potentielles mesures en collaboration avec d’autres laboratoires). Une partie des tissus fraichement collecté sera utilisée pour l’évaluation du fonctionnement mitochondrial, et une partie stockée à -80°C pour la détermination de la longueur des télomères, du stress oxydant, et de l’expression génique de plusieurs cibles par RT-qPCR (e.g. mTOR, nr3c1). Cette étude sur tissus est nécessaire pour évaluer la potentielle conservation des effets des hormones glucocorticoïdes et de l’exposition au stress entre organes, ce qui ouvrirait la porte à l’utilisation future des cellules sanguines comme cible principale peu invasive pour l’évaluation de l’impact de ces facteurs sur la physiologie du vieillissement.
Remplacement
Le projet vise à comprendre l’effet du stress sur le vieillissement cellulaire et les mécanismes physiologiques/cellulaires sous-jacent. L’exposition à un environnement stressant engendre une multitude de bouleversements physiologiques qui implique différentes cellules et différents organes, mais également les communications inter-cellulaires et inter-organes, ce qui ne peut pas être reproduit via des approches substitutives à ce jour.
Réduction
Le nombre d’individus utilisé a été réduit au minimum nécessaire (32/groupe) à l’obtention de résultats statistiquement appropriés aux objectifs (détection d’un effet modéré Cohen’s d = 0.50). Cela a été possible grâce à deux éléments clés : - L’utilisation partielle d’un suivi longitudinal où chaque individu sera échantillonné (sang et plumes) avant d’entrer en procédure, ce qui permettra de corriger les données similaires obtenues post-traitement par la variabilité interindividuelle initiale - L’utilisation de trios d’individus ayant les mêmes parents, ce qui permettra d’augmenter la puissance statistique pour détecter des effets liés au traitement pour les paramètres présentant une héritabilité moyenne à forte ; l’héritabilité des télomères étant forte chez la caille japonaise (h2 ~ 0.65)
Raffinement
Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux expérimentaux aussi bien avant l’entrée en protocole, que pendant les procédures : -incubation/éclosion en conditions optimales chez l’éleveur spécialisé - transport à un âge (jour 5) résultant du meilleur compromis entre précocité (nécessaire pour le projet) et robustesse des poussins (nécessaire pour le bien-être) - transport par un transporteur agréé (SLAT services) à une température optimale (+26°C). - phase d’habituation au nouvel environnement de stabulation (5j), boxes de stabulation dédiés aux oiseaux entièrement rénovés - stabulation en groupes mixtes au sol en densité modérée et adaptée (boxes de 3.5m2 pouvant accueillir 32 individus 150g), nourriture et eau ad libitum - enrichissement structurel (cachettes, brises-vue, capsules de bouteilles plastiques) et enrichissement alimentaire (litière dense propice au fouissage, vers de farine dispersés 1x/jour dans la litière) selon https://doi.org/10.1080/00071660601084333 - suivi quotidien par un personnel qualifié (3 animalières + porteur de projet) et tenue d’un cahier de suivi - Tenues de couleur spécifique pour le personnel lors de l’induction de stress chronique par contention, ajout de nouvel objet, etc. - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être chez cette espèce) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance et/ou gain de masse < 20% du gain de masse du groupe contrôle (= points limites) - Procédure d’euthanasie réalisée par le porteur du projet car expérimenté sur cette espèce
Choix des espèces
La caille japonaise (Coturnix japonica) est un excellent modèle aviaire pour les études en laboratoire, notamment dans un contexte d’étude du vieillissement. Leur cycle de vie court (50-60j entre l’éclosion et la maturité sexuelle) permet de réaliser des études couvrant toute la vie ‘précoce’ des individus en un temps réduit, et comme la grande majorité du raccourcissement des télomères intervient durant la croissance, notamment chez ce modèle aviaire, c’est de ce fait le modèle le plus adapté au questionnement scientifique du projet décrit dans ce document. Les animaux seront utilisés au stade poussin (début de procédure à 10j), car la majorité du raccourcissement des télomères est observé lors de la croissance (éclosion au jour 60) des individus comme précédemment démontré chez cette espèce.
Comparaison du comportement, de l’état corporel et des performances de canards mulards mâles épointés et/ou dégriffés, ou non, et tests de leviers de maîtrise
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
960 canards mulards vont être utilisés, tous abattus à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit l'épointage du bec et le dégriffage par cautérisation infrarouge à un jour d'âge, puis tous sont élevés en claustration et gavés pour la production de foie gras. Le porteur reconnaît que l'épointage provoque un stress et une douleur aiguë modifiant le comportement jusqu'à deux semaines. L'étude compare ces pratiques dans le mode d'élevage qu'il décrit lui-même comme "le plus contraignant" pour l'animal.
Objectifs
En élevage le canard de Barbarie et le canard Pékin peuvent manifester des comportements anormaux, dont la cause principale n’a pas été identifiée, générant des problématiques de picage et de griffures causant des lésions et portant ainsi atteinte à leur bien-être. Les méthodes principales permettant de prévenir ou de contrôler ces comportements sont l’épointage et le dégriffage. L’épointage est réalisé par cautérisation de l’extrémité bec du caneton à 1 jour à l’aide d’un faisceau infrarouge afin de limiter sa croissance. Le dégriffage est réalisé selon le même procédé sur la pointe des griffes. Il n'existe pas de données bibliographiques sur ces problématiques chez le canard mulard, hybride issu d’un mâle Barbarie et d’une femelle Pékin. Or, ces pratiques préventives sont potentiellement douloureuses. L’objectif du premier essai est donc de caractériser et de comparer le comportement, l’état corporel et les performances zootechniques (croissance pondérale, efficacité alimentaire, poids des pièces de découpe) de lots de canards ayant été soit épointés, soit dégriffés, épointés et dégriffés ou n’ayant eu aucune intervention (lot témoin) afin d'obtenir des données liées à ces pratiques. Ces animaux seront élevés en claustration, le mode d’élevage le plus contraignant pour l’animal qui soit pratiqué en élevage, notamment lors de la mise à l’abri en période d’influenza aviaire. Un environnement contraignant devrait mettre en exerge les différences entre lots. Selon les résultats issus de ce premier essai, un second essai nous permettra de tester un levier pour limiter les effets indésirables en l’absence des pratiques d’épointage et de dégriffage (enrichissement de l'hébergement, lumières, accès extérieur, densité...). L'objectif appliqué étant de définir les modalités d'élevage les plus adaptées à la biologie du canard afin de favoriser son bien-être .
Bénéfices attendus
Le projet permettra de disposer de données spécifiques au canard mulard sur les problématiques du picage et des griffures en conditions de confinement, ce mode d'élevage étant celui devant être adopté lors des périodes d'influenza aviaire. Ces essais permettront d’évaluer, faute de données disponibles pour cette espèce et ce mode de production, les conséquences de l’arrêt de ces traitements en conditions défavorables (confinement), sans autre changement dans la conduite, dans un objectif d’amélioration du bien-être animal. En fonction des résultats obtenus, différents leviers seront in fine proposés à partir d’éléments issus de la bibliographie disponible chez d’autres espèces afin de pallier les problèmes rencontrés et l'un d'entre eux sera testé expérimentalement
Procédures
Les animaux seront soumis à des contentions (manipulation individuelle par un opérateur formé et mise en caisse adaptée à l’âge et l’espèce des animaux) nécessaires à leur pesée et à l'évaluation de leur état corporel (7 au maximum par animal au cours des 12 semaines d’élevage). La durée totale de chaque contention n'excèdera pas 30 minutes. A l'âge de 84 jours ils seront placés dans des caisses de transport et transférés de loges de 30 animaux à des parcs collectifs de 4 canards. Ce transfert n'excèdera pas 1 heure. 120 animaux seront épointés au couvoir à 1 jour d'âge par application d'un faisceau infrarouge sur la pointe du bec. 120 animaux seront dégriffés selon la même méthode, le faisceau infrarouge étant appliqué sur la pointe des griffes, parmi ces 240 animaux. 120 animaux seront à la fois épointés et dégriffés selon ces procédés.
Impact sur les animaux
En l’absence de traitement du bec, les animaux sont susceptibles d'exprimer des comportements mutuels d’arrachage des plumes (picages), pouvant amener à des lésions plus ou moins graves et donc à une altération de leur bien-être. Ce risque est généralement accru vers l'âge de 6 semaines. L'épointage est effectué au couvoir peu après l'éclosion par chauffe de la pointe du bec à l'aide d'un faisceau infra-rouge. Cette méthode inhibe la multiplication des cellules à la pointe du bec et limite son développement. L’épointage provoque également un stress et une douleur aiguë transitoires qui, chez les canards Pékin et Barbarie, se manifestent par des changements comportementaux (augmentation du repos et diminution des comportements nécessitant l'utilisation du bec tels que l’alimentation, l’abreuvement, le lissage des plumes et l’exploration) pouvant être observés jusqu'à 2 semaines après l’épointage. En l’absence de traitement des griffes et d'accès à l'extérieur pour assurer leur abrasion, les animaux sont susceptibles de se blesser mutuellement (griffures), notamment si le lot s’avère réactif à des évènements soudains (réactions au bruit notamment). Le dégriffage est une procédure similaire à l'épointage avec un traitement infrarouge sur l'extrémité des griffes afin de limiter leur croissance. Les canards en phase d’engraissement suivront une procédure de gavage, susceptible dans de rares cas où elle serait mal réalisée de générer des lésions dans leur oesophage. Le mode d’hébergement en loges collectives limitera leurs possibilités de mouvements, bien qu’en engraissement les animaux aient une activité amoindrie et plus de repos immobile lié à la digestion.
Devenir
Les animaux seront abattus en abattoir agrée en fin d'essai afin d'effectuer des mesures sur leurs performances zootechniques (poids des pièces de découpes: cuisse, magret, peau du magret, poids du foie, test de fonte).
Remplacement
Le comportement des animaux en élevage étant étudié, l’animal vivant ne peut pas être remplacé par un modèle cellulaire ou de simulation informatique.
Réduction
960 animaux répartis en deux essais de 480 canards mulards mâles seront requis. Pour chaque essai cela représente 120 canards par modalité, soit 30 animaux par parc. Pour comparer statistiquement les modalités et détecter des différences entre-elles, un effectif minimal de 99 animaux par modalité est nécessaire, soit 25 animaux par parc. Après vérification sur des données de croissance pondérale d'un essai précédent, cet effectif permettra de différencier les lots dès un écart de moyenne de 343g. Ce projet étant le premier mesurant des paramètres liés à l'épointage et au dégriffage, un tel effectif permettra également de détecter des effets faibles lors de l’utilisation des tests statistiques. Afin de pallier les aléas expérimentaux, l'effectif par loge est fixé à 30 animaux pour s'assurer un nombre minimal de valeur pour tester statistiquement les hypothèses. L'hétérogénéité des réponses chez les canards mulards sera également prise en compte au sein de chaque modalité.
Raffinement
Les mesures de comportement seront réalisées par vidéos pour ne pas cause de stress par la présence d’un humain. Les mesures nécessitant la manipulation des animaux seront regroupées afin de limiter les contentions, qui seront réalisées sur le nombre minimal d'animaux nécessaire (25 par loge). Le transport de l'élevage à l'engraissement se fera parcs par parcs pour minimiser le temps passé en caisse de transport (moins d'1h). Les animaux seront élevés en groupe et surveillés quotidiennement. En engraissement avant chaque repas un contrôle du jabot sera effectué par le gaveur par palpation. Ce contrôle de la digestion permet de limiter le risque de blessures en limitant le volume du jabot et la dilatation de l'oesophage, en ajustant la dose d'aliment donnée. Cela permet aussi de détecter les éventuelles lésions. En cas de lésions sévères ou de perforation de l'oesophage l'animal est euthanasié car cette blessure est irréversible. Le gaveur étant entraîné à réaliser l'embucage, le nombre d'animaux lésés est rare. Le picage et les griffures pouvant occasionner des lésions sévères, une grille d’indicateurs sera mise en place afin de déterminer le point limite, c’est-à-dire le moment ou la souffrance et/ou la détresse de l’animal doit être pris en charge et des actions mises en place. La grille regroupe des critères auquel un score est attribué selon leur déviation d'un état normal (aspects : taille, poids, état du plumage, lésions ; physiologie : respiration, consommations ; comportement : agressivité, isolement, postures, boiteries, troubles de l’équilibre). Lorsque la déviation est mineure la surveillance est renforcée jusqu’à retour à un état normal. Les conditions d’ambiance pourront être modifiées (ventilation, température). En cas de déviation modérée des mesures sont prises pour atténuer la souffrance (nettoyage de la plaie, mise en infirmerie jusqu’à cicatrisation, modifications de la complexité de l’hébergement : ajout d’objets à manipuler, de litière…). En cas de déviation grave l'animal sera euthanasié si le retour à l’état normal est impossible ou nécessite un isolement prolongé, source importante de stress car le canard est un animal social. Si dans un parc au moins la moitié des animaux présentent des déviations modérées à sévères la surface de la loge pourra être doublée et le vétérinaire pourra être consulté.
Choix des espèces
Les travaux ont un objectif finalisé d’application au sein de la filière palmipède à foie gras (canard). Il n’est donc pas pertinent de choisir une autre espèce animale que le canard gras, et en l’occurrence le canard mulard mâle, espèce légalement autorisée pour la production de foie gras (règlement CE 1538/91 de la commission du 5 juin 1991, portant modalités d'application du règlement (CEE) n° 1906/90 du Conseil établissant des normes de commercialisation pour les volailles). Les animaux utilisés pour l’essai seront âgés de 1 à 94j. De 1 à 83j, ils seront élevés au sol en loges collectives de 6m². Seront suivis le comportement, l’état corporel et les performances des canards en élevage. Après transfert dans un autre bâtiment, les animaux seront engraissés par gavage de 84 à 95j en loges collectives afin de mesurer les effets potentiels des paramètres testés jusqu’à la fin du cycle de production classiquement suivi pour la production de foie gras. Seront suivis le comportement, l’état corporel et les performances des canards lors de l’engraissement par gavage. Ces âges correspondent à ceux retrouvés en élevage de canard gras standard.
Formation pour la réalisation de prélèvements sur les volailles, les porcs et les poissons
- Formation professionnelle
Poules : 100
Dindes : 50
Autres oiseaux : 50
Saumons : 150
450 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère : 150 truites, 100 porcs, 100 poulets, 50 dindes et 50 autres oiseaux. Chaque animal sert de support à la formation de personnel aux gestes techniques, écouvillonnages, prises de sang et injections, avec au maximum trois actes par individu. La mise à mort fait elle-même partie de la formation, non pour produire des connaissances mais pour entretenir les compétences d'expérimentateurs. Le porteur affirme que le remplacement complet par vidéos et modèles inertes n'est pas possible, la maîtrise des gestes ne s'acquérant selon lui qu'en pratiquant sur animal vivant.
Objectifs
Dans le cadre de l'expérimentation animale, les personnes accomplissant des actes vétérinaires sur les animaux doivent avoir les compétences techniques nécessaires pour le faire. Ces compétences sont acquises au cours de la formation initiale et doivent être maintenues régulièrement par des formations pratiques validées par l'établissement utilisateur (arrêté du 1er Février 2013). Les formations spécifiques en expérimentation animale officiellement reconnues proposent souvent des applications pratiques ciblées sur les modèles murins et peu étendues à d’autres espèces terrestres ou aquatiques, ce qui ne correspond pas aux besoins des essais expérimentaux sur animaux de rente. Le but de ce projet est de permettre aux personnes d'acquérir ou de perfectionner les bons gestes pour la réalisation des actes vétérinaires sur les volailles et/ou sur les porcs et les poissons (prélèvements, injections, anesthésie, mise à mort, …). Il comporte trois procédures : l'une pour les volailles (espèces poules ou poulets Gallus gallus, dindes et canards), l'autre pour les porcs (Sus scrofa) et la dernière pour les poissons (Truite arc en ciel Oncorhynchus mykiss). Les formations sont destinées aux personnes réalisant des actes vétérinaires lors d’essais mis en oeuvre par leur laboratoire.
Bénéfices attendus
La réalisation de gestes techniques sur les volailles, les porcs et les poissons est un enjeu majeur compte tenu des besoins dans la réalisation de multiples projets expérimentaux sur les animaux de rente. Offrir des conditions optimales à nos agents pour se former en amont de la réalisation des actes permet de disposer de personnes pouvant réaliser ces gestes avec la meilleure assurance possible lorsque cela est nécessaire. Cela constitue la meilleure garantie d’une prise en compte du bien-être des animaux et des manipulateurs au cours de ces interventions et leur est ainsi bénéfique.
Procédures
Pour la volaille, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, d'injections ou d'instillations, de prélèvements de fiente. Pour les porcs, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, de prélèvements de salive, d'injections. Pour les poissons, il s'agit : d'observations visuelles des comportements anormaux, de prises de sang, d'anesthésie, d'injections. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs, n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs et 10 min pour les poissons (anesthésie). Le nombre d'actes maximum (tout acte confondu) est limité à 3 par animal, avec un temps de repos entre chaque prélèvement.
Impact sur les animaux
Les procédures ne devraient pas être à l'origine de souffrance prolongée pour les animaux. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs (n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs, maximum 10 minutes pour les poissons (anesthésie) et sont, pour certains (ex : injection IP ou IM à un poisson) pratiqués sous anesthésie. Les formations sont journalières. Les animaux seront donc systématiquement mis à mort au plus tard, en fin de journée.
Devenir
La mise à mort fera partie de la formation.
Remplacement
Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstration enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, le remplacement complet des animaux n'est pas possible, puisque le but de ce projet est la maîtrise des gestes et que celle-ci ne peut s'acquérir qu'en pratiquant.
Réduction
Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstrations enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, la pratique sur animaux est indispensable pour l'acquisition de la maîtrise des gestes. Le nombre d’animaux utilisés sera néanmoins réduit au nombre minimum suffisant pour l’acquisition et la maîtrise des différents actes.
Raffinement
Le but de ce projet est le raffinement, permettant d'une part aux personnes de réaliser les actes avec les gestes les plus indolores et les moins stressants possibles pour les animaux ainsi que pour les manipulateurs et d'autre part à réduire les manipulations aux seuls actes utilisés lors des autres projets expérimentaux du laboratoire. Le produit qui sera injecté ou instillé sera un produit indolore (sérum physiologique). Pour les poissons, une injection de puce électronique sera également effectuée. La formation sera donnée par des personnes ayant une parfaite maîtrise des actes. Le personnel formé visualisera d'abord des enregistrements vidéo, s'exercera ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant. Les animaux seront élevés en groupe, en cage, au sol ou en bassin et bénéficieront d'un enrichissement social. Ils auront à leur disposition des objets manipulables (porcs, volailles) ou des enrichissements (algues en plastique, cachettes) pour les poissons. Ils seront nourris selon leurs besoins et, pour les animaux terrestres, abreuvés à volonté. Ils seront examinés au cours d'une visite quotidienne tout au long de la période d'élevage.
Choix des espèces
Les espèces poule, dinde, canard, porc et poisson sont des espèces classiques de l’élevage d'animaux producteurs de denrées. L'âge des animaux sera fonction des besoins de la formation (liés aux essais prévus). Pour les volailles : ils vont de 1 jour (rare) à 5-7 semaines. Dans certains cas, les animaux pourront avoir 10-12 semaines. Pour les porcs : ils vont de 1 jour (rare) à 6 mois. Pour les poissons : ils seront âgés d'envion 6 mois (+/- 30g).
Perception des éoliennes par les oiseaux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Organes sensoriels
570 oiseaux de 57 espèces vont être utilisés dans des procédures classées en gravité légère, sans prélèvement ni chirurgie, puis tous rendus à leur établissement. Les oiseaux sont placés en volière ou dans une caisse transparente pour des tests de perception visuelle du mouvement et des contrastes, avec un stress possible pour seul effet déclaré. Le porteur cherche à comprendre comment les oiseaux voient les éoliennes afin d'en réduire les collisions, qui tueraient selon lui environ 59 000 oiseaux par an en France. Il affirme qu'il n'est pas envisageable de remplacer les oiseaux par un modèle non biologique pour ces tests de vision.
Objectifs
La Programmation Pluriannuelle de l’Energie vise un doublement de l’énergie produite par les éoliennes, alors qu’en moyenne 59000 oiseaux sont tués par collision chaque année en France, dont 81% d’espèces protégées. Dans le cadre des politiques de protection de l’environnement, les exploitants de parcs éoliens ont pour obligation de réduire la mortalité aviaire liée aux collisions, en particulier lorsqu’ils affectent des espèces au statut de conservation défavorable ou des espèces protégées. Actuellement, pour répondre à ces injonctions réglementaires, les exploitants de parcs éoliens utilisent des dispositifs automatisés (caméras) de détection des oiseaux à proximité du parc dans le but de réduire les collisions en les effarouchant ou en arrêtant les turbines. L’efficacité de ces systèmes est débattue et variable selon les groupes d’oiseaux. Une manière plus directe pour réduire les collisions serait de rendre les éoliennes plus facilement détectables par les oiseaux afin qu’ils puissent les éviter. Pour cela une compréhension globale des capacités visuelles des oiseaux est nécessaire, or certaines informations essentielles sont encore manquantes. Dans la littérature scientifique, il est mis en évidence une sensibilité à la collision accrue chez les rapaces diurnes (Accipitriformes et Falconiformes), les calaos (Bucerotiformes), les martinets (Apodiformes), les cigognes, flamants et ibis (Ciconiiformes), certains corbeaux (Passeriformes), certains limicoles et goélands (Charadriiformes) et certains pigeons (Columbiformes). Les espèces d’intérêts pour cette étude font partie des différentes familles fortement impactées par ces collisions. Des espèces non concernées par ce problème seront également étudiées en tant qu’espèces témoins. Il sera donc possible de comparer les capacités visuelles des espèces en fonction de leur sensibilité à la collision. L’objectif ultime de cette étude est de comprendre comment les oiseaux perçoivent les éoliennes, afin de proposer des solutions pour augmenter la détectabilité de celles-ci par les oiseaux et, éventuellement, pouvoir se passer des dispositifs de détection/effarouchement. Ce projet de thèse de doctorat propose d’étudier ces différents éléments via 2 axes de recherche : l’étude de la perception visuelle (1) du mouvement rotatif et (2) des contrastes.
Bénéfices attendus
Dans le cas de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°1 les seuils limites de perception du mouvement rotatif, définis sur un certain nombre d’espèces, permettront de proposer un nouveau cahier des charges aux constructeurs d’éoliennes afin d’élaborer des modèles de pâles et rotors ne dépassant pas cette vitesse tout en maintenant une production d’énergie électrique rentable. Dans le cas de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2, si le contraste proposé par les éoliennes par rapport à l’environnement n’était pas perceptible par la majorité de l’avifaune, il serait judicieux de proposer une teinte différente accentuant ce contraste.
Procédures
Aucun prélèvement ou intervention chirurgicale ne sera réalisé sur les animaux au cours des différentes procédures. Au cours des procédures les oiseaux seront vigiles. En cas de stress les oiseaux seront sortis du dispositif et remis dans leur volière. Sur 57 espèces d'oiseaux, au maximum 10 individus par espèces seront utilisés dans chaque procédure. Les individus utilisés dans la première procédure ne seront pas ré-utilisés dans la deuxième. Dans le cadre de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°1 les oiseaux seront placés dans la volière d'expérimentation entre 30 minutes et deux heures par jour, tous les jours, pendant deux mois. Dans cette volière les oiseaux devront effectuer un choix entre deux stimuli. Selon le choix réalisé l'oiseau sera récompensé avec de la nourriture ou non. Les oiseaux seront libres de leur mouvement. Dans le cadre de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2 les oiseaux seront placés dans une caisse transparente pendant une à trois heures consécutives. La caisse sera placé devant des écrans sur lesquels seront diffusés différents patterns. Au cours de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2 chaque oiseau passera au maximum 3 heures dans le dispositif, découpable en plusieurs séances de quelques minutes si besoin. Les dimensions de la caisse transparente sont adaptables pour chaque espèce de manière à ce que l'oiseau soit libre de ses mouvement, mais dans un espace restreint : l'oiseau pourra se tenir debout, se coucher et se retourner.
Impact sur les animaux
Les oiseaux ne souffriront pas de la faim ou de la soif, d’inconfort, de douleurs, de blessures ou de maladies au cours des procédures. Le seul effet indésirable possible serait du stress au moment de l’expérimentation, qui devrait disparaitre dès la fin de la procédure.
Devenir
Tous les animaux seront gardé en vie et replacé au sein de leur établissement utilisateur.
Remplacement
S’agissant d’études comportementales sur la vision des oiseaux, il n’est pas envisageable de remplacer les oiseaux par des modèles non biologiques.
Réduction
Le nombre d’oiseaux utilisés sera réduit au minimum pour donner des résultats statistiquement corrects, soit 10 individus par espèces. Ce chiffre est basé sur des études similaires et permettront d’acquérir les informations suffisantes en relation avec les questions posées. La personnalité et la motivation de chaque individu rentrant en jeu dans toute expérience, ce chiffre permettra de prendre en compte la variabilité individuelle.
Raffinement
Ces expériences nécessiteront peu de manipulation et n’engendreront aucune douleur ou souffrance des animaux. Toutes les précautions seront prises pour limiter toute forme de stress. Le protocole est notamment conçu pour pouvoir arrêter l’expérience à tout moment en cas de signes de stress. Les expériences menées étant basées sur le comportement, les résultats ne seraient pas exploitables si les oiseaux étaient stressés.
Choix des espèces
Pour étudier la perception des éoliennes par les oiseaux afin de réduire les collisions aviaires avec les éoliennes, nous étudierons 57 espèces, réparties entre celles impactées par ces collisions, et des espèces témoins non concernées par les collisions. Afin de limiter le nombre d’individus étudié, seules quelques espèces de chaque famille seront utilisées, en privilégiant des espèces accessibles en captivité et étant d’intérêt majeur la filière éolienne. La taille de l’œil et les capacités visuelles sont dépendantes du stade de développement et se stabilisent au moment de l’envol quand l’individu a atteint sa taille adulte. Les expériences seront donc menées uniquement sur des oiseaux de taille adulte.
Formation pour la réalisation de prélèvements sur les volailles, les porcs et les poissons
- Formation professionnelle
Poules : 100
Dindes : 50
Autres oiseaux : 50
Saumons : 150
450 animaux non-humains, porcs, volailles et poissons, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées légères. Ils servent de support à la formation de personnels aux prises de sang, injections, anesthésies et prélèvements, à raison de trois actes maximum par animal. Le porteur indique que la mise à mort fait elle-même partie de la formation et que les animaux sont tués au plus tard en fin de journée. Il revendique la "nécessité" de pratiquer sur animal vivant, la maîtrise des gestes ne pouvant selon lui s'acquérir qu'en pratiquant.
Objectifs
Dans le cadre de l'expérimentation animale, les personnes accomplissant des actes vétérinaires sur les animaux doivent avoir les compétences techniques nécessaires pour le faire. Ces compétences sont acquises au cours de la formation initiale et doivent être maintenues régulièrement par des formations pratiques validées par l'établissement utilisateur (arrêté du 1er Février 2013). Les formations spécifiques en expérimentation animale officiellement reconnues proposent souvent des applications pratiques ciblées sur les modèles murins et peu étendues à d’autres espèces terrestres ou aquatiques, ce qui ne correspond pas aux besoins des essais expérimentaux sur animaux de rente. Le but de ce projet est de permettre aux personnes d'acquérir ou de perfectionner les bons gestes pour la réalisation des actes vétérinaires sur les volailles et/ou sur les porcs et les poissons (prélèvements, injections, anesthésie, mise à mort, …). Il comporte trois procédures : l'une pour les volailles (espèces poules ou poulets Gallus gallus, dindes et canards), l'autre pour les porcs (Sus scrofa) et la dernière pour les poissons (Truite arc en ciel Oncorhynchus mykiss). Les formations sont destinées aux personnes réalisant des actes vétérinaires lors d’essais mis en oeuvre par leur laboratoire.
Bénéfices attendus
La réalisation de gestes techniques sur les volailles, les porcs et les poissons est un enjeu majeur compte tenu des besoins dans la réalisation de multiples projets expérimentaux sur les animaux de rente. Offrir des conditions optimales à nos agents pour se former en amont de la réalisation des actes permet de disposer de personnes pouvant réaliser ces gestes avec la meilleure assurance possible lorsque cela est nécessaire. Cela constitue la meilleure garantie d’une prise en compte du bien-être des animaux et des manipulateurs au cours de ces interventions et leur est ainsi bénéfique.
Procédures
Pour la volaille, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, d'injections ou d'instillations, de prélèvements de fiente. Pour les porcs, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, de prélèvements de salive, d'injections. Pour les poissons, il s'agit : d'observations visuelles des comportements anormaux, de prises de sang, d'anesthésie, d'injections. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs, n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs et 10 min pour les poissons (anesthésie). Le nombre d'actes maximum (tout acte confondu) est limité à 3 par animal, avec un temps de repos entre chaque prélèvement.
Impact sur les animaux
Les procédures ne devraient pas être à l'origine de souffrance prolongée pour les animaux. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs (n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs, maximum 10 minutes pour les poissons (anesthésie) et sont, pour certains (ex : injection IP ou IM à un poisson) pratiqués sous anesthésie. Les formations sont journalières. Les animaux seront donc systématiquement mis à mort au plus tard, en fin de journée.
Devenir
La mise à mort fera partie de la formation.
Remplacement
Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstration enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, le remplacement complet des animaux n'est pas possible, puisque le but de ce projet est la maîtrise des gestes et que celle-ci ne peut s'acquérir qu'en pratiquant.
Réduction
Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstrations enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, la pratique sur animaux est indispensable pour l'acquisition de la maîtrise des gestes. Le nombre d’animaux utilisés sera néanmoins réduit au nombre minimum suffisant pour l’acquisition et la maîtrise des différents actes.
Raffinement
Le but de ce projet est le raffinement, permettant d'une part aux personnes de réaliser les actes avec les gestes les plus indolores et les moins stressants possibles pour les animaux ainsi que pour les manipulateurs et d'autre part à réduire les manipulations aux seuls actes utilisés lors des autres projets expérimentaux du laboratoire. Le produit qui sera injecté ou instillé sera un produit indolore (sérum physiologique). Pour les poissons, une injection de puce électronique sera également effectuée. La formation sera donnée par des personnes ayant une parfaite maîtrise des actes. Le personnel formé visualisera d'abord des enregistrements vidéo, s'exercera ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant. Les animaux seront élevés en groupe, en cage, au sol ou en bassin et bénéficieront d'un enrichissement social. Ils auront à leur disposition des objets manipulables (porcs, volailles) ou des enrichissements (algues en plastique, cachettes) pour les poissons. Ils seront nourris selon leurs besoins et, pour les animaux terrestres, abreuvés à volonté. Ils seront examinés au cours d'une visite quotidienne tout au long de la période d'élevage.
Choix des espèces
Les espèces poule, dinde, canard, porc et poisson sont des espèces classiques de l’élevage d'animaux producteurs de denrées. L'âge des animaux sera fonction des besoins de la formation (liés aux essais prévus). Pour les volailles : ils vont de 1 jour (rare) à 5-7 semaines. Dans certains cas, les animaux pourront avoir 10-12 semaines. Pour les porcs : ils vont de 1 jour (rare) à 6 mois. Pour les poissons : ils seront âgés d'envion 6 mois (+/- 30g).
Urbanisation et réponse inflammatoire chez les oiseaux
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
480 poussins de mésange charbonnière vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis laissés au nid jusqu'à l'envol. Ils reçoivent une injection de LPS dans l'abdomen et deux prélèvements sanguins par ponction de la veine brachiale sur deux jours, pour comparer la réponse inflammatoire entre sites urbains et forestiers. Le porteur indique que la nichée n'est dérangée que quinze minutes au plus et que la dose de LPS reste sous le seuil d'une souffrance visible. Il précise avoir déjà appliqué ce protocole sur la même espèce sans compromettre l'envol.
Objectifs
Les villes sont le lieu d’implantation souvent spontanée d’un nombre croissant d’espèces animales et végétales. L’habitat urbain impose portant aux organismes des contraintes environnementales très contrastées par rapport à leur habitat naturel d’origine, dans lequel elles ont évolué. La quasi disparition des milieux naturels, les pollutions sonores et lumineuses sont parmi les marqueurs les plus évidents de l’environnement urbain qui exerce donc des pressions écologiques a priori singulières sur les populations naturelles. Ces pressions impactent un grand nombre de facettes du phénotype des individus et de nombreux travaux montrent que le comportement, la morphologie ou certaines fonctions physiologiques des organismes sont affectés, de même que leur reproduction qui apparait moins dynamique par comparaison avec ce qui est observé en milieu naturel. L’immunité est une fonction majeure pour maintenir l’intégrité des organismes. Son rôle est prioritaire dans les interactions hôtes-pathogènes, et une modification de son expression sous l’effet de l’anthropisation des écosystèmes (dont l’urbanisation est un extrême) peut impacter les espèces, et également influencer la circulation d’agent infectieux. Lors d’un travail précédent sur la Mésange charbonnière (un oiseau forestier devenu très commun en ville), nous avons montré que la réponse inflammatoire était négativement affectée par l’habitat urbain par rapport à l’habitat forestier. L’objectif de ce projet est de retravailler une comparaison de la réponse inflammatoire chez cette espèce, mais à partir de 4 paires de sites villes/forêt situés dans 4 zones géographiques et des contextes biogéographiques différents (Strasbourg, Dijon, Toulouse, Montpellier). Nous comparerons donc la réponse inflammatoire des poussins au nid de mésanges charbonnières, entre un site urbain et un site forestier de référence, pour chacune des 4 zones géographiques mentionnées plus haut.
Bénéfices attendus
Nous proposons de tester l’influence de l’habitat urbain sur une composante de l’immunité chez une espèce d’oiseaux d’origine forestière et bien implantée en ville. L’ambition est de voir si les premiers résultats obtenus sont généralisables. Si nous détectons une réponse immunitaire plus faible en milieu urbain, cela ne permettra pas d’inférer sur le processus impliqué (« simple » impact d’un environnement difficile, réponse plastique ou/et adaptive des organismes à une modification des bénéfices et des coûts associés à l’immunité relativement à d’autres fonctions biologiques et à un risque environnemental propre à la ville ?). Mais cela permettra d’appréhender la sensibilité des populations urbaines au risque infectieux qui peut rapidement changer, avec des conséquences possible sur le statut des populations urbaines et leur rôle potentiel de réservoir à pathogènes dans des zones par définition densément peuplées par les humains.
Procédures
Les oiseaux seront l’objet d’une injection intrapéritonéale de 0.01 mg de LPS (soit en moyenne 0.06g/Kg) dilués dans 50 µl de PBS et de deux prélèvements sanguins sur deux jours, par effraction de la veine brachiale à l’aide d’un aiguille stérile 27G.
Impact sur les animaux
Deux effets indésirables sont en principe envisageables. La première est le dérangement de la nichée. Avant l’âge de 15 jours, les poussins qui sont déjà emplumés ne risquent pas de quitter prématurément le nid avec une faible aptitude au vol et une très faible probabilité de survie à très court terme. Par contre, l’activité de nourrissage des parents est interrompue. Les opérations réalisées sont organisées de manière à minimiser cela à quelques minutes (15 au plus) ce qui est sans conséquence dans la mesure où les parents reprennent leurs activités dès que l’observateur s’éloigne un peu du nichoir. La deuxième est l’inconfort lié à l’injection de LPS, mais la dose injectée est minimisée de manière à déclencher une réponse inflammatoire sans générer de syndrome comportemental signalant une souffrance. De nombreux travaux réalisés (et notre propre expérience) montrent cela. De plus, à dose équivalente, les oiseaux apparaissent moins affectés par une injection de LPS que les mammifères. Enfin, les poussins ne sachant pas voler et n’étant pas très habiles dans leurs mouvements, leur manipulation ne nécessite pas de contention particulière ce qui évite ou en tout cas réduit fortement les nuisances potentiellement associées à la manipulation. Notons que nous avons déjà appliqué un tel protocole il y a plusieurs années sur la même espèce sans que cela ne compromette la fin du séjour au nid et l’envol des poussins traités.
Devenir
Après la procédure expérimentale, les poussins sont laissés libres au sein de leur nichée (qu’ils n’ont pas quitté) pour poursuivre leur séjour au nid jusqu’à l’envol.
Remplacement
L'objectif étant de tester un phénomène en population naturelle, sous action de ensemble de facteurs environnementaux, les modèles de laboratoire et les modèles in vitro n’offrent pas les conditions favorables à la poursuite de cet objectif.
Réduction
Pour chaque site, nos nichoirs hébergent près d’une centaine de nichées de Mésange charbonnière, ce qui au total conduit à 800 nichées potentiellement utilisables. Chaque nichée comptant en moyenne 6 à 7 poussins, cela donne un effectif total d’au moins 4800 poussins. Avec au total 480 poussins (240 contrôles et 240 traités LPS) inclus dans l’expérience, nous appliquons une démarche de réduction à partir des deux leviers suivants : Quatre poussins (2 LPS et 2 PBS) sélectionné au hasard sont inclus dans l’expérience. Deux poussins par traitement par nichée représentent le minimum pour apprécier la variabilité intra-nichée qui a du sens d’un point de vie biologique et statistique. Quinze nichées dont la phénologie sera décalée dans le temps afin de manipuler au plus 2 nichées par site/jour représentent l’effectif calculé pour en minimiser le nombre tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour la fiabilité des résultats.
Raffinement
Plusieurs choix de protocole relèvent d’une démarche de raffinement en plus du fait bien sûr que les poussins resteront au sein de leur nichée durant l’expérience. Au-delà du processus aléatoire de sélection des nichées expérimentales, les nichées contenant des poussins visiblement affaiblis ou/et chétifs pour leur âge (chose parfois observée) ne seront pas retenues pour l’expérience. Seuls des poussins ne présentant pas de signes d’affaiblissement seront donc inclus. L’âge (13/14 jours) auquel les poussins seront manipulés est suffisamment avancé pour qu’ils soient bien développés (thermorégulation effective, corps totalement couvert de plumes, masse très proche de la masse adulte, croissance osseuse quasi achevée) et supportent donc aisément les traitements, mais pas trop pour que la contention soit sans effort ni dispositif particulier. Les injections (LPS/PBS) et premiers prélèvements sanguins auront lieu en fin de journée, entre 18h et 20h, et les seconds prélèvements sanguins auront lieu 14h plus tard, donc entre 6h00 et 8h00. Ainsi, l’exposition au traitement dont l’action est courte aura lieu essentiellement pendant la phase nocturne, période naturellement sans activité (nourrissage ou autre). Les poussins inclus dans l’expérience seront traités les premiers au sein de leur fratrie. Les quelques minutes nécessaires à la manipulation du reste de la fratrie (pour baguage et mesures morphométriques) permettront de vérifier leur comportement (tonicité, « activité » avant de refermer le nichoir et de laisser les activités de la famille reprendre leur cours. Pour minimiser la durée de dérangement par poussin (maximum 15 minutes), la moitié de la nichée est retirée du nichoir (qui est refermé ensuite) et emmenée dans un véhicule climatisé situé à quelques dizaines de mètres. Cela permet (i) aux adultes de poursuivre très vite leur activité de nourrissage auprès de l’autre moitié de la nichée restée dans le nichoir, et (ii) de manipuler les poussins dans de bonnes conditions protégées des aléas extérieurs. Une fois manipulée, la première moitié des poussins et replacée dans le nichoir alors que la seconde moitié est retirée pour être à son tour manipulée (baguage, mesures) dans les mêmes conditions puis remise en place. Ainsi, l’interruption des activités des adultes au nichoir est réduite à quelques minutes et chaque poussin ne se trouve pas dans des conditions perturbées au-delà de 15 minutes.
Choix des espèces
La Mésange charbonnière représente une espèce d’oiseau modèle assez classique pour les études en populations naturelles car c’est une espèce très commune qui accepte volontiers les nichoirs artificiels. Comme la plupart des espèces d’oiseaux elle n’affiche supporte très bien les interventions des observateurs sur les nichées, sans risque de désertion pour peu que certaines règles de base soient respectées (en particulier, pas de capture des adultes au nid lorsque les poussins ont moins de 7 jours). Enfin, cette espèce d’origine forestière a colonisé les villes où elle est très abondante également ce qui offre la possibilité d’une comparaison entre populations urbaines te populations forestières. Les individus utilisés seront des poussins de 13/14 jours. A ce stade, les poussins seront suffisamment âgés pour être bien développés (thermorégulation effective, corps totalement couvert de plumes, masse très proche de la masse adulte, croissance osseuse quasi achevée, …), mais pas trop pour que la contention soit sans effort ni dispositif particulier et pour qu’ils risquent de quitter prématurément le nid suite à l’intervention.
Rôle de la Mécanique dans l’auto-organisation embryonnaire
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
90 cailles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère, pour créer cinq lignées transgéniques sur cinq ans. Le porteur étudie les forces mécaniques qui façonnent l'embryon de vertébré, en exploitant le développement externe de l'œuf de caille. Il juge un phénotype dommageable improbable mais prévoit de surveiller les générations F1 et F2, une perte de poids de 20 % constituant un point limite pouvant entraîner la mise à mort. Il affirme que l'étude d'embryons vivants est une "exigence absolue" et retient la caille pour sa petite taille et son cycle court.
Objectifs
L’objectif du projet est de comprendre comment signaux mécaniques et moléculaires interagissent pour permettre l’auto-organisation d’un embryon de vertébré. Pour ce faire nous proposons de créer plusieurs lignées de cailles transgénique exprimant des gènes rapporteurs de manière à étudier les processus qui sous-tendent le potentiel hautement régulé et auto-organisant de l’embryon de vertébré et le rôle de la mécanique dans ce contexte. En particulier, nous avons pour but de : 1. Sonder les propriétés mécaniques (viscosité, élasticité) de l’embryon précoce et identifier les processus cellulaires sous-jacents. 2. Perturber l’état mécanique des tissus embryonnaires et mesurer l’impact de ces perturbations sur l’expression génique et le destin cellulaire. 3. Dériver un modèle théorique et prédictif pour l’autorganisation de l’embryon et la régulation embryonnaire.
Bénéfices attendus
L’embryon de caille par son accessibilité et son développement externe, se prête remarquablement aux études dynamiques (par vidéo-microscopie) et aux perturbations mécaniques. Nous anticipons des bénéfices sur des concepts fondamentaux concernant la coopération entre signaux moléculaires et mécaniques qui sous-tendent l’auto-organisation des embryons d’amniotes (i.e. reptiles, oiseaux et mammifères, dont l’humain) qui ne sont pas atteignables chez d’autres espèces telles que la souris en raison du développement intra-utérin qui limite l’accessibilité de l’embryon. Notamment sur la manière les forces mécaniques modulent l’activité des facteurs de croissance par des processus de mécano-transduction et de rétroaction sur la génétique de manière auto-organisant. Au-delà de l’avancement de la connaissance du développement embryonnaire, ce projet aura des implications sur la compréhension des processus cancéreux et de régénération qui impliquent également forces mécaniques et redirection de destin cellulaire.
Procédures
Observation et manipulation des poussins (aspect, poids, taille, .....) pour l'évaluation de phénotype dommageable (quelques minutes, quotidiennement).
Impact sur les animaux
Ce projet implique la création de 5 lignées de cailles transgéniques en 5 ans. Les modifications génétiques proposées pour ces lignées ne sont pas susceptibles d’engendrer de phénotype dommageable et ne comportent, à priori, pas de risque pour les cailles impliquées dans ce projet. Cependant la survenue d’effet délétère est possible et sera surveillée pendant les générations F1 et F2, comme demandé dans le document de travail sur les animaux transgéniques complémentant la directive 2010/63/EU.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort, car ils ne peuvent être ni réutilisés ni placés.
Remplacement
En raison de la nature des questions biologiques soulevées dans les études proposées, visant à comprendre les événements cellulaires et moléculaires qui sous-tendent la formation d’un embryon in vivo, l'utilisation d'embryons vivants est une exigence absolue et ne peut donc pas être remplacée par d'autres méthodes non-animales.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires pour la génération d’une ligné transgénique est : En génération F1 : 6 cailles transgéniques hétérozygotes. En génération F2 : 12 cailles transgéniques issus des croisements (F1xWT) qui seront menées jusqu’à éclosion dans le but d’obtenir 6 males qui seront croisés chacun avec 4 femelles sauvages. Une seule lignée montrant l’expression la plus forte sera gardée et utilisée pour la génération d’individus en génération F3. Les animaux F1 et F2 seront suivis pour vérifier que la modification génétqiue n’a pas créé de phénotype dommageable. Évènement hautement improbable mais possible. Si les animaux ne montrent aucun phénotype dommageable, la procédure est terminée, le simple l’élevage de caille génétiquement modifiées passé la génération F2 ne constituant pas une procédure en soi. Les cailles sont utilisées dans ce projet pour produire des œufs et des lignées transgéniques, et ne peuvent pas être réutilisées dans un autre objectif.
Raffinement
Comme Indiqué ci-dessus, l’apparition d’un phénotype dommageable n’est pas souhaitée et peu probable. Cependant et comme indiqué dans le document de travail sur les animaux transgéniques complémentant la directive 2010/63/EU, nous évaluerons l’apparition d’un phénotype dommageable chez les animaux génétiquement modifiés en évaluant : -L’apparence générale : la morphologie de l’animal sera évaluée. Par exemple, la présence de tous les membres, en bonne proportion, des yeux, du bec à l’éclosion. -La taille et la croissance des individus. Les animaux adultes (>8semaines) pèsent en moyenne 360g pour les femelles et 311 g pour les males. Un écart de poids de -20% serait indicateur de souffrance et constituerait un point limite. -Le plumage : Apparence anormale de la morphologie et de l’implantation des plumes, à distinguer des problèmes de picage. -Le comportement : la posture, l’activité et l’interaction avec l’environnement seront vérifiés, (ex. acquisition de la marche après éclosion, nourrissage et abreuvement normaux qui pourraient être évocateur de l’affaiblissement de l’animal). -La présence de signe clinique évidents indicateurs d’une souffrance (ex. boiterie) Un taux de mortalité anormal. Une évaluation jugée anormale de l’un de ces critères, par comparaison avec des animaux contrôles d’un même groupe, serait révélatrice d’un phénotype dommageable qui constituerait un point limite et entrainerait la mise à mort de l’animal et la fin de la procédure concernant cette lignée/insertion.
Choix des espèces
La caille japonaise (Coturnix japonica). Les embryons d’oiseaux par leur accessibilité et leur développement externe, se prêtent remarquablement aux études dynamiques (par vidéo-microscopie) et aux perturbations mécaniques contrairement aux mammifères dont le développement intra-utérin limite la réalisation de telles approches. Sa petite taille et son temps de génération très court font de la caille un modèle génétique idéal parmi les oiseaux. -La procédure d’injection de particule lentivirale s’effectue sur des œufs fécondés mais non incubés. A ce stade il est possible de cibler de manière efficace les cellules précurseurs des cellules reproductrices et donc d’obtenir une transmission germinale. -La procédure de génération de lignée (évaluation de la présence de phénotype dommageable) s’étend sur 2 générations de l’éclosion jusqu’à la transmission dans les cellules reproductrices.