Poules

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  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 776
Souffrances
▲ -
▲ 548
▲ 228
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Devenir
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 776

776 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent jusqu'à six prises de sang et une injection dans la patte, cette dernière pouvant provoquer un gonflement transitoire, pour mettre au point un vaccin contre un réovirus non couvert par les vaccins existants. Le porteur euthanasie tous les animaux en fin d'essai afin de les autopsier. Il affirme que ces essais ne peuvent se faire que sur l'espèce cible, le poulet, et qu'aucune méthode in vitro ne peut les remplacer, en s'appuyant sur l'obligation réglementaire de tester sur cette espèce.

Objectifs

La réovirose est une maladie virale à transmission verticale et horizontale provoquant des troubles locomoteurs importants et caractéristiques sur les poulets de chair. Les réovirus sont également suspectés de participer à des troubles digestifs. La maladie touche essentiellement les poulets de chair souche label ou conventionnelle. La prévention de cette maladie repose sur une vaccination des reproducteurs à l’aide de vaccins vivants et inactivés. Depuis 2011 un nouveau réovirus est apparu, non couvert par les vaccins utilisés sur le terrain. L’objectif du projet est la mise au point d’un nouveau vaccin efficace contre ce virus.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la prévention de cette maladie par la vaccination des reproducteurs grâce à un nouveau vaccin adapté aux nouvelles souches de Réovirus apparues récemment.

Procédures

_ Procédure 1 : 2 prises de sang (15 secondes par prise de sang), _ Procédure 2 : 1 injection intraplantaire (5 secondes), _ Procédure 3 : 4 prises de sang (15 secondes par prise de sang)

Impact sur les animaux

La procédure 2 (efficacité par épreuve) peut entraîner un gonflement transitoire de la face plantaire du pied suite à l'injection intraplantaire. Toutefois ce gonflement n'entraîne pas l'atteinte de points limites, il reste localisé au niveau de l'injection (un seul pied) et le gonflement disparait au bout de quelques jours.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés pour toutes les procédures. Des autopsies étant nécessaires en fin d'essai.

Remplacement

Ces essais ne peuvent être réalisés que sur animaux. Ils sont réalisés sur l'espèce cible qui est le poulet, aucune étude in-vitro utilisable pour remplacer ces essais n'existe.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés est réduit au minimum afin de respecter les normes réglementaires pour que les résultats des études soient acceptables par les autorités de santé évaluant le dossier.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes sont appliquées : -Respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010 63 UE ; -Application de conditions d’ambiance en accord avec l’âge et l’espèce (température, éclairage, hygrométrie) ; -Fourniture d’eau et d’aliment (adapté aux besoins d’entretien ou de croissance des poulets) sans restriction ; -Manipulation des poulets dans des box isolés prévus à cet effet par du personnel qualifié ; -Mise en place d’un suivi clinique rapproché par le vétérinaire responsable de l’essai ; -Mise en place d’une procédure d’évaluation des points limites permettant d’euthanasier les animaux de façon anticipée.

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible du vaccin, sensible au réovirus, permettant d’apporter les informations les plus pertinentes. La réglementation impose de réaliser les essais sur cette espèce cible. Les animaux peuvent être utilisés à partir de 1 jour d'âge, le Réovirus touchant les animaux dès les premiers jours de vie.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 30
Poules : 24
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 54
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Devenir
 -
 -
 -
 54

54 animaux non-humains, poules pondeuses et porcelets, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont nourris avec du sol antillais contaminé au chlordécone, avec ou sans biochar de Sargasse, et confinés dans des compartiments individuels pour contrôler leur exposition, avant d'être tués pour doser le pesticide dans leurs muscles et leur foie. Le porteur indique que le confinement peut perturber les comportements sociaux et provoquer du piquage entre poules, atténué par des objets placés dans les cages. Il affirme que cette expérimentation sur ces deux espèces autoconsommées aux Antilles est "nécessaire" et ne peut être remplacée.

Objectifs

Les Antilles (Guadeloupe et Martinique) sont soumises à une forte pollution des sols, des végétaux, animaux et de la population aux pesticides organochlorés tels que le chlordécone (CLD). La pollution initialement présente dans les sols a atteint la population antillaise par le transfert des pesticides dans la chaine alimentaire (sol --> végétaux --> animaux --> Hommes). L’objectif général du projet est d’évaluer l’efficacité d’une matrice carbonée (le biocharbon) issu de Sargasse (une algue invasive aux Antilles) à séquestrer ces pesticides (plus particulièrement le CLD) et à étudier l’impact sur leur transfert du sol à différents biotes (végétaux et animaux). Les matériaux utilisés sont des biochars, matrices poreuses obtenues par pyrolyse en condition anoxique (sans oxygène) et ont été préalablement employés avec succès dans un précédent projet ANR démontrant une réduction de transfert in vitro et in vivo. Les biotes cibles ont été sélectionnés sur la base de leur contribution à l'exposition de la population antillaise par l'alimentation (spécifiquement par l'autoconsommation). En première étape, nous nous assurerons en conditions de laboratoire de l'efficience de ces matrices avant de procéder à des expérimentations sur animaux. La seconde étape a pour objectif d’évaluer la biodisponibilité relative du chlordécone après exposition orale (alimentation) d’animaux à du sol antillais (Nitisol et Andosol) avec du biochar de Sargasse ou non afin de sélectionner la matrice la plus efficace. Ce projet portera sur deux espèces particulièrement utilisées aux Antilles françaises, autoconsommées et autoproduites : la poule pondeuse et le porc.

Bénéfices attendus

Cette expérimentation permettra de valider ou non une matrice carbonée (biocharbon de Sargasse) à des fins de séquestration de la CLD (pesticide particulièrement présent aux Antilles Française et imprégnant plus de 90% de la population). Ce projet permettra de contribuer à la production de denrées animales saines dans ce contexte de pollution.

Procédures

Les poules pondeuses et les porcelets seront pendant des périodes de temps limitées contenus dans des compartiments afin de contrôler finement leur exposition au sols antillais avec ou sans biochars.

Impact sur les animaux

La période de mise en cage individuelle pourra avoir une incidence sur les comportements sociaux des animaux. Des jouets seront insérés dans les cages afin de limiter cet impact. Pour les porcelets cette claustration sera limitée à quelques minutes à 2h. Pour les poules du fait de piquage entre congénères, cette stratégie ne pourra être réalisée sur un temps aussi court et se déroulera la journée.

Devenir

Du fait des prélèvements envisagés (prélèvement d'organes comme des muscles, le foie) et de leur importance pour l'animal la mise à mort est rendue nécessaire.

Remplacement

Dans le cadre de ce projet, cette expérimentation sur ces espèces est nécessaire et ne peut être remplacée. Cependant, des essais in vitro ont été réalisés au préalable afin de vérifier l’effet du biochar sélectionné sur la séquestration du CLD.

Réduction

Afin de réduire les expérimentations des tests en amont ont permis de sélectionner le biochar de Sargasse et donc de limiter le nombre de matrice à tester (et par conséquent le nombre d’animaux à utiliser). De plus, ces tests préalables ont montré que le biochar de Sargasse est plus efficace dans les Nitisols (sols antillais) que dans les Andosols (sols antillais) ce qui nous a permis de réduire le nombre de porcelet nécessaire pour les modalités avec Nitisols à n=4 (au lieu de n=6).

Raffinement

Des objets adaptés aux espèces seront déposés dans les compartiments des poules (os de seiche, CD, miroirs, paille et perchoirs) et porcelets (cordes, ...). La période de claustration a été envisagée pour être la plus réduite pour les espèces considérées (pour les porcs < 2h, pour les poules du fait du piquage la période de claustration sera la journée). Dans tous les cas, les interactions sociales inter-individus seront préservés par des contacts visuels,olfactifs, auditifs pendant ces périodes de mise en compartiment individuel. Au-delà de ces conditions, un contrôle quotidien sera réalisé en vérifiant quotidiennement la prise alimentaire, l’état de la peau et du plumage, l’absence de plaie ou de parasites (poux) et le suivi du poids de l’animal..

Choix des espèces

Du fait de l'objectif final de ce projet (contrôler la sécurité chimique des denrées animales auto-produites aux Antilles), les espèces choisies correspondent à celles auto-consommées par la population antillaise. Les porcelets qui prendront part aux expérimentations auront de 30 à 55 jours afin qu'ils soient sevrés (plus représentatifs des porcs adultes), castrés (représentatifs des conditions d'élevage classique). Les poules pondeuses seront adultes (au moins 18 semaines à l'arrivée dans nos installations) pour obtenir une ponte régulière (après une période d'hébergement au sol en collectif dans nos installations).

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poules : 400
Souffrances
▲ -
▲ 400
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Devenir
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 400

400 poules pondeuses vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des gavages d'antibiotiques et des prises de sang sur animal vigile, pour mesurer l'effet combiné de la génétique et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale. Le porteur décrit le gavage et la contention comme des sources de stress, et les animaux sont tués à 5, 13 ou 24 semaines pour prélever leur microbiote caecal. Il annonce des retombées directes pour l'industrie avicole, les résultats devant être partagés avec ses représentants.

Objectifs

Deux lignées génétiques de poule pondeuse seront élevées durant 24 semaines pour cette expérimentation. Tous les animaux seront vaccinés suivant le plan de prophylaxie classique de poules pondeuses élevées en plein air. La moitié des animaux élevés seront soumis à un traitement antibiotique, démarrant 3 jours avant la vaccination et durant 3 jours, de façon à altérer la composition du microbiote intestinal. Nous souhaitons de cette manière étudier l’effet combiné d’une altération du microbiote intestinal et de variations génétiques sur la réponse vaccinale. Les animaux seront aussi séparés en deux lots de même taille. L’un aura accès à un parcours extérieur, et l'autre restera confiné dans le bâtiment d'élevage. Nous étudierons ainsi : - 2 lignées différentes - 2 conditions (traités ou non aux antibiotiques) - 2 modes d'élevage (avec accès ou non à l'éxtérieur) Nous suivrons sur ces animaux les variations de différents paramètres immunitaires, du microbiote caecal et de la réponse vaccinale au cours du temps, afin de mesurer l’effet d’une ingestion d’antibiotiques. En plus de la vaccination, nous effectuerons donc des prélèvements peu ou pas invasifs durant la vie des animaux (prises de sang). Enfin nous donnerons les antibiotiques aux animaux par gavage pour nous assurer que tous les animaux ingèrent la même dose.

Bénéfices attendus

La vaccination est la stratégie la plus efficace pour la prévention des maladies infectieuses des animaux d’élevage. Le rôle de la génétique sur la réponse vaccinale est connu mais reste à préciser, tandis que celui du microbiote est suspecté du fait de son rôle sur la régulation de l’immunité, mais reste à prouver. Combiner la sélection génétique pour une meilleure réponse vaccinale avec une stratégie nutritionnelle modulant favorablement le microbiote intestinal pourrait être très efficace. De plus, l’élevage à l’extérieur étant souvent considéré comme l’avenir de l’élevage animal, il est essentiel d’étudier ses effets sur les phénotypes d’intérêt. Dans ce projet nous allons étudier les effets combinés des variations génétiques de l’hôte et de la composition du microbiote caecal sur les réponses vaccinales et le comportement de poules pondeuses afin d’identifier des biomarqueurs génétiques et physiologiques associés avec la magnitude des réponses à plusieurs vaccins. Pour ce faire nous créerons une altération du microbiote soit forte via un traitement antibiotique soit plus modérée via la fourniture d’un accès extérieur aux animaux. Nous étudierons d’une part l’effet du mode d’élevage sur le microbiote, la réponse vaccinale et le comportement des animaux. Nous étudierons d’autre part les liens entre composition du microbiote intestinal et réponse vaccinale et comprotement. En bref, ce projet fournira des biomarqueurs génétiques et physiologiques associés aux réponses vaccinales et au comportement chez la poule pondeuse, et il estimera l’effet d’un accès extérieur sur ces caractères. Il sera conduit sur des lignées commerciales chez qui l’intérêt de la sélection pour tous ces caractères sera directement estimé, assurant une application directe de nos résultats. Les résultats seront partagés avec des représentants de l’industrie avicole pour assurer leur transfert efficace.

Procédures

Les animaux ne seront soumis qu’à deux types d’intervention : des gavages toutes les 24 heures pendant les 3 jours précédant la sortie, et des prises de sangs sur animaux vigiles réalisées par des personnels qualifiés.

Impact sur les animaux

Le gavage est une procédure stressante pour les animaux. Les prises de sang pourront également être une source de stress, en raison de la contention nécessaire et de la piqûre.

Devenir

Il est prévu d’utiliser 400 animaux de 2 lignées de poules commerciales. Ils seront tous utilisés pour des prises de sang et la moitié d'entre eux seront soumis à un gavage . Ils seront tous mis à mort soit au cours de l'élevage à 5 semaines ( 72 animaux) , à 13 semaines (72 animaux) à la fin de l’expérience ( 256) afin de récupérer leurs microbiotes caecaux.

Remplacement

Pour évaluer l’effet des variations génétiques et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale il faut disposer de mesures individuelles sur les animaux. Par ailleurs le statut immunitaire et la réponse vaccinale impliquent des voies physiologiques dans l’organisme entier. Enfin le comportement ne peut être évalué que sur l’animal lui mêm. Le modèle le plus adapté pour évaluer les effets sus-mentionnés sur le poulet est donc le poulet lui-même.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire à la réalisation de cette expérience a été déterminé suite à des estimations basées sur la littérature publiée sur l’effet de l’ingestion d’antibiotiques sur la composition du microbiote et sur les résultats de nos propres expérimentations visant à étudier le microbiote intestinal. Les mesures effectuées sur des lots de 24 animaux ont confirmé l’existence d’une large variabilité pour les paramètres immunitaires et la réponse vaccinale, et donc la nécessité de continuer à étudier des lots d’au moins 24 animaux. Au cours du projet actuel, nous prévoyons 50 animaux par lot car 18 seront sacrifiés avant la fin de l’expérience, si bien que les analyses statistiques seront finalement menées sur 32 animaux. Ce nombre est nécessaire pour nous autoriser à utiliser des méthodes statistiques telles que analyses de variance (ANOVA) et pour nous donner un peu de marge pour explorer la variabilité de la réponse vaccinale à des vaccins jusqu’à présent non étudiés par notre groupe . Nous testerons le contraste de différentes variables (dosages d’anticorps, paramètres immunitaires, composition du microbiote intestinal) entre groupes d’animaux traités aux antibiotiques (8 lots de 12 animaux), et non traités (4 lots de 24 animaux), et entre lignées génétiques pour un même traitement (24 animaux sans traitement, 12 avec) par analysees de variance.

Raffinement

Les poussins sont élevés en parquets collectifs, avec des enrichissements du type ficelles, balles en plastique, bloc à piquer. Ils seront visités 2 fois par jour et toute manifestation de symptômes persistants tels que définis dans le point limite engendrera la mise à mort des animaux par le personnel qualifié. A l’extérieur les parcours seront enrichis avec des palettes, pour diminuer l’anxiété des animaux et faciliter leur sortie. Les animaux seront manipulés par des personnes qualifiées, notamment pour les prises de sang et le gavage.

Choix des espèces

Notre étude vise, à terme, à réduire l’incidence de maladies chez la poule d’élevage par une approche préventive combinant vaccination et nutrition. Il est donc nécessaire d’effectuer nos expérimentations chez la poule domestique (Gallus gallus), qui a des réponses spécifiques que nous devons prendre en compte. Ces animaux seront élevés de leur éclosion à 24 semaines d’âge, temps nécessaire pour s’assurer que tous les animaux aient commencé à pondre afin de pouvoir collecter différentes données individuelles de production pour tous les animaux Par ailleurs nous souhaitons évaluer la persistence dans le temps de la réponse vaccinale et cette durée d’élevage est un bon compromis entre coût de l’expérience et réalisme des données obtenues par rapport à la durée réelle de l’élevage commercial (qui est supérieure à 24 semaines).

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 4200
Dindes : 1000
Souffrances
▲ -
▲ 2000
▲ 3200
▲ -
Devenir
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 -
 -
 5200

Après une à deux administrations d'un vaccin candidat, et jusqu'à dix chez les poules pondeuses, puis cinq à six semaines d'élevage, ou jusqu'à 70 semaines pour les pondeuses, 4 200 poules et 1 000 dindes reçoivent un agent pathogène du coryza infectieux, de la bronchite infectieuse, d'un pneumovirus ou d'un réovirus. Ces 5 200 oiseaux subissent aussi des prises de sang, des écouvillons ou des prélèvements de larmes, et restent suivis 7 à 28 jours après l'infection, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur reconnaît que la maladie peut causer "une contrainte voire une douleur", surtout chez les témoins non vaccinés, pour des vaccins destinés à garantir les "performances zootechniques et économiques" des élevages. Poules et dindes sont toutes tuées en fin d'étude, ou plus tôt si elles atteignent un point limite, en raison des autopsies souvent pratiquées et parce que leur âge ne permet plus de les réutiliser pour tester un vaccin.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité de substances d’essai immunologiques sur les espèces aviaires (poules et dindes). Pour évaluer l’efficacité des substances d’essai, un agent pathogène responsable d’une maladie est ici administré à des animaux vivants. Pour qu’un médicament soit commercialisé, il faut démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique sur l’animal pour la ou les maladies considérées. Les études sont réalisées sur l’espèce cible du produit développé (ici les volailles) ou sensible à la (aux) souche(s) utilisée(s). Ceci afin de s’approcher au maximum des conditions réelles d’utilisation. Ces différentes études sont exigées par la Pharmacopée Européenne et/ou les règlementations nationales et internationales concernant les vaccins.

Bénéfices attendus

Ces études sont menées selon les exigences, du règlement (UE) 2019/6, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH GL44) et d’autres exigences réglementaires spécifiques à chaque pays et en conformité avec la Directive Européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. La finalité de ces études est la mise au point de produits immunologiques ayant un niveau d’efficacité satisfaisant chez les animaux cibles. Ceux-ci sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses et garantir les performances zootechniques et économiques, tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations.

Procédures

#1(Coryza infectieux)Les anx reçoivent en général 2administrations(durée:jusqu’à10 sec), mais ce nombre peut aller jusqu’à10 dans le cas d’études chez la poule pondeuse. Les administrations sont espacées d’au moins 2sem. Des prlvm sanguins, et/ou des écouvillons(durée:jusqu’à10 sec), peuvent être effectués. La durée d’élevage avant épreuve dure généralement de 5à6 sem. Dans le cas exceptionnel des poules pondeuses, cette phase peut durer jusqu’à70 sem. Après l’épreuve, la durée de la procédure est généralement de 14jours, voire 21jours en fonction des études réalisées (si besoin de sérologie ou récupération du sérum par exemple. #2(Bronchite infectieuse)Les anx reçoivent en général 1à2 administrations(durée:jusqu’à10 sec), mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 dans le cas d’étude chez la poule pondeuses. Les administrations sont espacées d’au moins 2sem. Des prlvm sanguins, et/ou des écouvillons et/ou des prlvm de larmes (durée:jusqu’à10 sec), peuvent être effectués. La durée d’élevage avant épreuve dure généralement 6sem. Dans le cas exceptionnel des poules pondeuses, cette phase peut durer jusqu’à 70sem. Après l’épreuve, la durée de la procédure est généralement de 7à28 jours (post-épreuve) en fonction des études réalisées. #3(Pneumovirus)Les anx reçoivent en général 1à2 administrations(durée:jusqu’à10 sec), mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 lors d’étude chez la poule pondeuse. Les administrations sont espacées d’au moins 2sem. Des prlvm sanguins, et/ou des écouvillons et/ou des prlvm de larmes (durée:jusqu’à10 sec), peuvent être effectués. La durée d’élevage avant épreuve dure généralement de 5à6sem. Dans le cas exceptionnel des poules pondeuses, cette phase peut durer jusqu’à 70sem. Après l’épreuve, la durée de la procédure est généralement de 10 à 14jours (post épreuve) chez l’ensemble des espèces. Cette durée pourra être augmentée jusqu’à 4sem en fonction des critères suivis et des études réalisées. #4(Réovirus)Les anx reçoivent en général 1à2 administrations(durée:jusqu’à10 sec), mais ce nombre peut aller jusqu’à 10 lors d’études chez la poule pondeuse. Les administrations sont espacées d’au moins 2sem. Des prlvm sanguins, et/ou des écouvillons(durée:jusqu’à10 sec), peuvent être effectués. La durée d’élevage avant épreuve est généralement de 5 à 6 semaines. Après l’épreuve, la durée de la procédure est généralement de 10 jours à 14 jours. Cette durée pourra être augmentée jusqu’à 4 semaines en fonction des critères suivis et des études réalisées.

Impact sur les animaux

Le développement de la maladie peut donner lieu à des signes cliniques provoquant une contrainte voire une douleur à l’animal (notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité). C’est pourquoi, afin de limiter une possible dégradation de l’état général des animaux, des points limites généraux et des points limites spécifiques des maladies étudiées ont été définis. L’administration de l’agent pathogène, les prélèvements et la contention des animaux peuvent également générer du stress chez les animaux. Pour limiter le stress engendré par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs qualifiés qui assurent une contention adaptée de l’animal. De plus, d’autres mesures (telles que l’alternance des sites d’administration et de prélèvement) peuvent être envisagées lorsque les opérateurs les jugent nécessaires.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent nécessaires en fin d’étude. De plus, l’âge des animaux en fin d’étude ne correspond plus à un âge recommandé pour la vaccination, ils ne peuvent donc être réutilisés (la règlementation demandant de tester le(s) vaccin(s) à l’âge minimum recommandé pour la vaccination). Dans des cas exceptionnels, si l’animal atteint des points limites ou un critère d’alarme spécifique à la procédure pendant l’étude, il est euthanasié.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape consiste à tester in vitro différents candidats vaccins et substances immunologiques. Ceci permet une première sélection de ces derniers, et de réduire ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est également apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Le recours à l’espèce cible est, à l’heure actuelle, une exigence règlementaire. Ce recours est indispensable pour observer le plus fidèlement possible les effets sur les espèces cibles qui pourront bénéficier de ces traitements.

Réduction

Concernant les études règlementaires, le nombre minimal d’animaux à inclure est fixé par les textes réglementaires. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste grâce à l’historique des études réalisées par l’entreprise, la connaissance des modèles expérimentaux utilisés, la bibliographie et en utilisant des tests statistiques de puissance. Cette évaluation des effectifs permet de limiter le nombre d’animaux et les études non conclusives.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique (sauf cas exceptionnels subordonnés au protocole expérimental).

Choix des espèces

L’évaluation chez l’espèce cible est une exigence règlementaire. Les espèces aviaires sont les espèces cibles des substances d’essai étudiées. Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 70 semaines d’âge (en fin d’expérimentation). L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit en vue de sa mise sur le marché. Dans la majorité des cas, l’âge des animaux correspond au plus jeune âge recommandé pour l’administration du médicament, conformément aux exigences réglementaires.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poules : 240
Souffrances
▲ -
▲ 140
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Les oiseaux reçoivent par voie orale le parasite de la coccidiose puis sont pesés et saignés avant leur mise à mort, pour tester si un extrait d'algue ajouté à l'aliment limite l'infection et améliore les "performances zootechniques". Le porteur relie le projet à la réduction des anticoccidiens et antibiotiques réclamée par les plans publics et les consommateurs, et vise une supplémentation utilisable en élevage industriel. Il indique avoir présélectionné l'extrait le plus prometteur par des tests in vitro et revendique une étape de validation sur animaux vivants.

Objectifs

Les coccidioses représentent le premier fléau parasitaire de l’aviculture conduisant à d'importantes pertes économiques (>1,5 milliards d’euros/an dans le monde). Ces maladies sont provoquées par des parasites à développement intracellulaire obligatoire, Eimeria qui appartiennent au phylum des apicomplexes. La prophylaxie repose sur l’utilisation d’anticoccidiens et sur la vaccination. Le coût élevé des vaccins, l’apparition de résistances aux anticoccidiens et la demande des consommateurs pour limiter l’utilisation des anticoccidiens et des antibiotiques nécessitent le développement de nouveaux moyens de lutte plus naturels. Ce type de demande au niveau national et Européen a été à l’origine du plan Eco-antibio mis en place par le ministère en charge de l’agriculture (2012-2017) qui se poursuit par un nouveau plan Ecoantibio 2 (plan national de réduction des risques d'antibiorésistance en médecine vétérinaire 2017-2021) dont le premier axe est de « Développer les mesures de prévention des maladies infectieuses et faciliter le recours aux traitements alternatifs ». Dans ce cadre, le test d’un supplément d’algue validé in vitro sera testé in vivo à l’homéostasie et lors de l’infection par Eimeria. Les paramètres zootechniques, parasitaires, microbiologiques et inflammatoires seront étudiés dans la perspective d’une amélioration de l’état des animaux.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de ce projet, le bénéfice attendu est que : - Les animaux supplémentés présentent une amélioration de leurs performances zootechniques et de leur santé à l’homéostasie. - Les animaux supplémentés résistent mieux à l’infection (effet anticoccidien) et présentent par conséquent de meilleure performances zootechniques (indice de conversion optimal), moins de lésions, moins d’inflammation. S’il y a un bénéfice de cette supplémentation sur les animaux à l’homéostasie et lors de l’infection, c’est une supplémentation qui pourra être envisagée en situation de terrain puis en élevage. Si les algues ne présentent pas d’effet, les animaux supplémentés devraient présenter des charges parasitaires et des paramètres lésionnels similaires à ceux du groupe contrôle.

Procédures

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite. L’objectif de créer une infection expérimentale per os (0.5ml à l’aide d’une seringue munie d’un embout en silicone (4mm de diamètre ; 2cm de long) ou pipette avec cône de 0.5ml) pour étudier l’effet de la supplémentation en algues à l’homéostasie et lors de l’infection par Eimeria. Les animaux contrôles recevront 0.5ml d’eau. L’inoculation est réalisée au fond de la cavité buccale de l’animal et n’est pas invasive comme le serait un gavage dans lequel l’embout serait inséré jusqu’à l’oesophage. L’inoculation est de courte durée (20s maximum). Aucune douleur n'est attendue suite au gavage. L’angoisse liée à la contention est estimée comme légère et de très courte durée. Elle est effectuée par du personnel expérimenté. Tous les animaux seront régulièrement pesés au cours de l’expérimentation (7, 14, 21, 28 et 35j d’âge) et les animaux qui seront euthanasiés subiront un prélèvement de sang juste avant leur mise à mort. 5ml de sang seront prélevés . L’angoisse liée à la contention est estimée comme légère et de très courte durée.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite. Cependant, une perte de poids pourra être observée chez les animaux infectés non supplémentés sans atteindre le point limite ni des signes cliniques sévères. L’effet attendu de la supplémentation est d’améliorer l’état des animaux comme par exemple de limiter la perte de poids causée par l’infection et les conséquences négatives de l’infection (lésions, inflammation), diminuer l’excrétion parasitaire. Dans le cas peu probable que l’état des animaux supplémentés et infectés soit pire que les animaux contrôles, l’observation des animaux (2 fois par jour) permettra de déterminer si ceux-ci atteignent le point limite (plumes ébouriffée, prostration, yeux mi-clos, …). Dans ce cas, les animaux seront euthanasiés avant la fin de l’expérimentation.

Devenir

euthanasie des animaux pour prélévements

Remplacement

Dans le but de réduction et remplacement, des expérimentations préliminaires in vitro par des tests d’invasion et développement parasitaires ont permis de sélectionner l’extrait d’algue le plus prometteur. Cependant, l’étude des paramètres zootechniques, parasitaires, inflammatoires, biochimiques, d’analyse du microbiote et du métabolome intestinal nécessitent une étape de validation in vivo.

Réduction

Les effectifs sont basés sur les études du laboratoire portant sur les scores lésionnels lors de supplémentation et pour lesquelles il faut en moyenne 14 animaux / groupe entre deux groupes pour avoir une différence significative avec une puissance de 93% avec un seuil alpha de 0.05 pour un test non paramétrique Wilcoxon Mann Whitney. Ces effectifs sont suffisants pour atteindre une saturation de la diversité du microbiote via des courbes de raréfaction dans des conditions d’élevage similaires et permettront donc les analyses microbiotes prévues.

Raffinement

Les poulets seront hébergés dans des conditions environnementales contrôlées, ils disposeront d’un enrichissement social et comportemental (dans les cages : petites rondelles en inox suspendues ce qui permet aux animaux de piquer dedans et un tapis avec des mailles serrées pour soulager les pattes).

Choix des espèces

Le poulet est l’espèce hôte chez laquelle se multiplient les parasites Eimeria. Des poulets de chair mâles et femelles de type conventionnel Ross 308 seront utilisés dans l’étude pour être dans les conditions les plus proches de celles des élevages industriels, et auront un statut sanitaire exempts d'organismes pathogènes spécifiés (EOPS). Les animaux seront utilisés dès l’éclosion et seront ou non supplémentés dès le début de vie de l’animal pour évaluer l’effet de la supplémentation alimentaire en extraits d’algues sur la croissance de l’animal, ses performances zootechniques, le développement de leur microbiote et de leur système immunitaire. Une coccidiose expérimentale sera ensuite induite à environ 2 semaines d’âge afin de reproduire expérimentalement la fenêtre d’infection de la coccidiose aviaire.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Poules : 24
Souffrances
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▲ 12
▲ 12
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Devenir
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 24

24 poules vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie reçoit une injection de traceur d'hypoxie, l'autre est inoculée avec le virus de la maladie de Marek puis subit des prises de sang au sinus occipital et des prélèvements de plumes, pour repérer les tissus manquant d'oxygène chez la poule saine ou infectée. Le porteur indique que le développement des lymphomes induits par le virus peut provoquer une douleur modérée à sévère, et que les poules sont euthanasiées après chaque procédure pour prélever les organes. Il affirme qu'une telle détection ne peut par définition pas s'étudier autrement que sur des animaux et juge le remplacement in vitro ou in silico impossible.

Objectifs

Ce protocole vise à détecter l’hypoxie tissulaire chez la poule, une espèce pour laquelle cette donnée n’est pas connue contrairement à un certain nombre de mammifères et en particulier l’homme et la souris. En effet, si la pression partielle en oxygène (pO2) est de 21% dans l’atmosphère, cette pO2 est toujours inférieure dans les tissus chez les mammifères. Certains tissus ont de manière physiologique une pO2 équivalente à celle de tissus hypoxiques, c’est-à-dire inférieure à 5% d’oxygène, comme la peau et les follicules pileux. Ce protocole vise à identifier les tissus hypoxiques chez la poule saine et chez la poule infectée par le virus de la maladie de Marek. Nous nous intéresserons plus particulièrement à la peau et aux phanères (follicules plumeux, peau des pattes recouverte d’écailles) ainsi qu’aux autres organes cibles du virus de la maladie de Marek, notamment ceux où se développent les lymphomes (par ex, les reins, l’ovaire ou le testicule, la rate)). Nous avons démontré que l’hypoxie induit la réactivation du virus de la maladie de Marek dans des lymphocytes T transformés par ce virus in vitro. Nous souhaitons à présent déterminer les tissus hypoxiques chez la poule infectée afin d’identifier les tissus dans lesquels cette réactivation virale pourrait avoir lieu au cours de l’infection virale. De façon importante, il est très bien décrit chez les mammifères que les tumeurs sont des tissus particulièrement hypoxiques et on s’attend donc à trouver de l’hypoxie dans les lymphomes induits par MDV en phase tardive d’infection et donc un site potentiel de réactivation du virus. Le présent projet vise donc à détecter l’hypoxie dans les tissus de poules saines de 2 à 5 semaines d’âge ainsi que dans les tissus de poules infectées par le virus de la maladie de Marek et en particulier dans les tumeurs induites par ce virus. Ce projet nécessitera au maximum l’utilisation de 24 poules.

Bénéfices attendus

Apporter des connaissances scientifiques nouvelles dans l’espèce poulet, dans une perspective de biologie comparée mais aussi dans la physiopathologie de l’infection par le virus de la maladie de Marek. Evaluer l’hypoxie dans des tissus de jeunes poulets sains et en particulier dans la peau et les follicules plumeux ainsi que dans des lymphomes T induits par le virus de la maladie de Marek.

Procédures

Procédure 1 : sur les 12 animaux : Une administration de 250 µL à 1000 µL de molécule chimique (traceur EF5 ou pimonidazole) sur animaux vigiles, d’une durée de moins de 10 sec. Procédure 2 : Une inoculation de virus aux animaux par voie intramusculaire sur animaux vigiles, 100 µL de virus RB-1B fluorescent (3000 pfu/100µl), d’une durée de 2-3 sec + 2 prises de sang au sinus occipital à J21 et J28 post-inoculation (300 µL), d’une durée de moins de 10 sec + 2 prélèvements de plumes, à J21 et J28 post-inoculation, d’une durée d’environ 30 sec + Administration intraveineuse de molécules chimiques dans le sinus occipital, volume de 250 à 1000 µL (traceur EF5 ou pimonidazole) sur animaux vigiles, d’une durée de moins de 10 sec.

Impact sur les animaux

Pour l’injection de traceur : l’injection est un acte maitrisé par les animaliers qui durera une dizaine de secondes. Une douleur modérée pourrait potentiellement survenir à l’injection du traceur par voie IV (intraveineuse). Les animaux seront mis sous surveillance environ 10 min ensuite et euthanasié environ 30 min après l’injection. Aucun effet indésirable a été décrit dans la littérature après injection de ces traceurs chez la souris (Silvola et 2011 https://doi.org/10.1161/ATVBAHA.110.221440). Pour les animaux infectés, une douleur légère pourrait survenir lors de l’injection du virus ou des prélèvements de sang et de plumes. De plus une douleur modérée à sévère pourrait survenir liée au développement de tumeurs.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure. Les prélèvements de tissus seront réalisés afin de déterminer l’hypoxie, qui est l’objectif premier de cette demande.

Remplacement

La détection d’hypoxie dans les tissus d’animaux sains ou infectés par MDV ne peut pas, par définition, être étudiée autrement que sur des animaux. Il est donc impossible de remplacer le modèle par des approches in vitro ou in silico.

Réduction

Le nombre de 6 animaux par lot a été choisi car c’est le nombre minimal pour faire des statistiques sur les animaux qui recevront le traceur avec un test de Mann-Whitney (test non paramétique, adaptable aux petits echantillons).

Raffinement

Les animaux seront maintenus en groupe dans des locaux adaptés en nombre et en taille, dans des conditions environnementales contrôlées, avec nourriture et boisson à volonté. Ils bénéficieront d’un enrichissement social. Dans l’expérience 2, les animaux seront élevés en isolateur pendant la phase infectieuse, des objets à picorer seront à disposition et un perchoir. Dans l’expérience 1, les animaux seront pris directement à l’élevage le jour de l’injection du traceur. L’élevage est soumis à un agrément DDPP.

Choix des espèces

La poule est notre espèce d’intérêt. De plus, la maladie de Marek est une maladie des Phasianidés, d'importance principalement dans l'espèce Gallus gallus (poule). Pour les expériences #1, les animaux seront utilisés entre l’âge de 2 et 4 semaines maximum. Nous prendons plutôt des poules de 25 jours, présentant déjà un plumage juvénile, après remplacement du duvet. Pour les expériences #2, les animaux seront utilisés de l’âge de 1 à 40 jours maximum.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 1200
Souffrances
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Devenir
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1200 poulets label rouge vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec une seule prise de sang à quatre semaines. Le projet vise à faire évoluer leur schéma de sélection pour l'adaptation au réchauffement climatique et l'efficacité alimentaire. Le porteur indique que la contention peut générer un stress et un risque d'hématome. Les poulets sont ensuite remis en élevage et suivis jusqu'à l'âge d'abattage commercial de douze semaines.

Objectifs

L'objectif du projet est de faire évoluer le schéma de sélection des poulets labels rouges afin de leur permettre de s'adapter à l'évolution des conditions de production, principalement dans le cadre du réchauffement climatique, tout en promouvant l'efficacité alimentaire des animaux afin d'épargner les ressources utilisées pour la production, et maintenir ou améliorer la qualité de la viande, qui est essentielle, en particulier dans cette production de qualité supérieure.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d'adapter le schéma de sélection des poulets label pour répondre aux attentes des différents acteurs de la filière et des consommateurs, et d'assurer ainsi la durabilité de sa production.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1 prélèvement sanguin à l'âge de 4 semaines. La procédure durera quelques secondes.

Impact sur les animaux

Pour effectuer la prise de sang, les animaux seront attrapés et maintenus quelques secondes en contention, ce qui peut générer un stress pour l'animal. Même s’il est faible, on ne peut écarter le risque d’un hématome à l’endroit de la prise de sang.

Devenir

L'objectif étant de suivre les performances, les capacités d'adaptation et la qualité des produits des poulets, les animaux doivent être suivis de leur naissance à 12 semaines (âge d'abattage commercial des poulets labels). Après la prise de sang à 4 semaines, les animaux seront donc remis en élevage pour le suivi de tous les critères cités ci-dessus.

Remplacement

Pour évaluer les possibilités de sélection du poulet label, il nous disposer des mesures sur ces animaux dans les conditions de production, le modèle le plus adapté est donc le poulet label lui-même.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, une étude statistique a été réalisée. Le nombre d'animaux nécessaires pour ce projet a été évalué d'après des publications scientifiques de simulation de précision de l'estimation des paramètres génétiques, qui sont les éléments de base de la construction des schémas de sélection. Compte-tenu des études de génétique publiées, on considère qu’une corrélation génétique entre un caractère mesuré dans 2 environnements différents inférieure à 0.8 entraîne des conséquences significatives sur la sélection. Le caractère principal à évaluer dans notre dispositif est l'efficacité alimentaire. Compte-tenu des connaissances antérieures sur le déterminisme génétique de ce caractère, nos simulations montrent qu’avec 1200 animaux, nous estimerons une corrélation génétique de 0.8 avec une précision de 0.096, ce qui est une précision adéquate pour les calculs ultérieurs de stratégies de sélection.

Raffinement

Le calme et une contention soignée pendant la prise de sang seront mis en oeuvre. Pour le reste, les poulets seront élevés dans des conditions standard, au sol sur copeaux, en groupe et auront accès à l’aliment, l’eau de boisson ad libitum et la possibilité d’explorer des objets divers (billes, perchoirs). Ils seront visités deux fois par jour. Le parcours est en herbe, et nous venons d’y implanter des haies d’arbustes pour guider les animaux vers le parcours et les sécuriser. Ils ne fourniront pas encore d’ombre cet été, nous prévoyons donc également d’installer, à différents endroits du parcours, des « tipis » en palettes de bois (entre 5 et 10). Cela fournira des abris et de l’ombre aux animaux afin de les inciter à utiliser le parcours pendant la période estivale. Des grillages ont été installés autour des nouvelles plantations pour éviter que les animaux ne les abîment, nous devons également installer sur ces grillages des filets opaques (du même type que ceux que l’on voit sur la partie gauche de la photo), qui fourniront un peu d’ombre aux animaux le long des clôtures. En fonction de l’évolution de la situation sanitaire, un filet de protection sera ajouté au-dessus du parcours (si l’épidémie persiste) ou la surface par animal sera réaugmentée à 2 m²/poulet (si l’épidémie régresse).

Choix des espèces

L'obejctif étant l'amélioration du schéma de sélection des poulets labels, le modèle le plus adapté est le poulet label lui-même. Les animaux seront utilisés de la naissance à 12 semaines (période de production normale des poulets labels rouges).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 84
Souffrances
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▲ 84
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Devenir
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 20
 64
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84 poulets standards vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec une seule prise de sang sur animal vigile. Certains poussins sont placés dans des conditions de démarrage dégradées qui provoquent une perte de poids, pour tester si des extraits d'algues améliorent la croissance et la qualité de la viande. Le porteur affirme que la nutrition en conditions d'élevage ne peut pas être étudiée sans l'animal. Vingt poulets sont vendus vivants à des éleveurs, les soixante-quatre autres restent en expérimentation jusqu'à leur abattage à quarante-deux jours.

Objectifs

Afin d’accroitre la robustesse des souches de poulets utilisés pour la production standard et de réduire le recours aux antibiotiques en élevage, il est possible d’utiliser de façon préventive des additifs alimentaires. Des extraits d’algues riches en polyphénols et/ou polysaccharides pourraient avoir ce type d’effet de par leurs propriétés antioxydantes et antimicrobiennes. Cette étude a pour objectif de tester la capacité de résilience de poussins placés en conditions de démarrage dégradées et supplémentés ou non avec l’association de plusieurs extraits d’algues en comparaison avec un lot témoin positif non exposé à ces conditions et non supplémenté avec ces extraits. L’effet de ces derniers sur les performances de croissance, la qualité de la carcasse et de la viande le statut antioxydant et immunitaire global sera analysé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont le développement d'extraits d'algues permettant de réduire le recours aux antibiotiques en élevage de volailles en renforçant leurs capacités de défense immune et antioxydante et de résilience face à des perturbations de l'environnement (exemples : changements de température, utilisation de matières premières dans l'aliment moins digestibles).

Procédures

Un seul prélèvement de sang sera réalisé en 1 min sur animal vigile.

Impact sur les animaux

A priori, des nuisances ou des effets indésirables sur les animaux et leur environnement ne sont pas attendus. Au pire, ces extraits d'algues n'auront aucun effet sur les paramètres mesurés dans ce projet. La mise en place dans des conditions non optimales des poussins des lots 2, 3 et 4 va induire une perte de poids sur les premières 24 h post-éclosion mais les animaux ont la capacité de réaliser ensuite une croissance compensatrice dès l'accès à l'aliment et les extraits d'algues distribués aux lots 3 et 4 devraient les aider à la réaliser. Les prises de sang sont effectuées par des personnes expérimentées avec du matériel adapté aux différents âges des animaux mais la probabilité d'avoir un hématome n'est pas nulle. Chaque animal prélevé fait l'objet d'une surveillance accrue par les animaliers au cours de l'heure suivante.

Devenir

A J1, les 20 poulets ayant fait l’objet d’une prise de sang au sinus occipital seront vendus en vif à des éleveurs par l’Unité Expérimentale PEAT. A J10, les 64 poulets ayant fait l’objet d’une prise de sang au sinus occipital seront maintenus en expérimentation jusqu’à leur abattage à J42.

Remplacement

Remplacement : étant donné que cette expérimentation porte sur la nutrition du poulet en conditions d’élevage standard, l’utilisation de l’animal ne peut être remplacée par un modèle d’étude in vitro ou in silico. Le projet SAGA concerne deux espèces, le poulet et le porc. Les extraits d'algues testés ont fait l'objet de plusieurs études in vitro qui ont montré leur efficacité notamment sur le système immunitaire (Berri et al., 2016, J. Appl. Phycol., ; Berri et al., 2017, Vet. Anim. Sci. ; Bussy et al., 2019, Algal Res.). Dans ce projet, nous sommes sur la phase in vivo.

Réduction

Réduction : les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard. Le nombre de répétitions (8 parquets/traitement) permettra de détecter une différence d’indice de consommation entre traitements de 0,1 kg/kg avec un risque alpha de 5% bilatéral et une puissance de 80%. La densité des animaux sera équivalente à celle utilisée en conditions standards d’élevage (33 kg/m2) avec 25 poulets par parquet soit 200 animaux par traitement. Pour l’étude des paramètres du statut antioxydant et immunitaire global, de composition corporelle et de qualité de viande en fin de période d’élevage, le nombre de répétitions par lot est respectivement de 16 et 64. Ces nombres sont suffisants pour mettre en évidence un effet significatif des traitements au regard de l’expérience acquise sur des études précédentes concernant ces paramètres. Analyse statistique : les données seront traitées par analyse de variance avec un seul facteur et des tests paramétriques ou non paramétriques de comparaison de moyennes en fonction de l’homogénéité de la variance observée.

Raffinement

Raffinement : A la mise en place, afin de faciliter l'accès à l'aliment, des granulés seront disposés sur une feuille cartonnée disposée sur le sol. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par un point limite (animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Le milieu est enrichi avec des perchoirs en bois qui sont vraiment uilisé par les poulets tout au long de leur durée d'élevage.

Choix des espèces

L’objectif du projet est de tester l’effet d’une supplémentation alimentaire avec différents extraits d’algues sur les performances de croissance, la qualité de la carcasse et de la viande et la capacité de réponse antioxydante et immune de poulets élevés en conditions standards. Il n’existe pas de modèle mathématique ni de test in vitro permettant d’atteindre cet objectif. Cette étude permettra donc de tester directement sur l’espèce cible, le poulet, de nouveaux produits qui n’ont jamais été évalués jusqu’à présent en élevage avicole. Les extraits d’algues seront apportés par voie alimentaire sur les périodes de démarrage (0 à 10 jours), croissance (10 à 21 jours) et finition (21 à 42 jours). Pendant le démarrage, les poussins sont plus sensibles aux perturbations de l’environnement et aux contaminations bactériennes éventuelles. L’apport d’antioxydants via les extraits d'algues pendant la période de finition permettra d’avoir une incorporation optimale dans tous les tissus en particulier les muscles pour optimiser la qualité de la viande après abattage et son aptitude à la conservation. Les poulets seront donc élevés de leur jour d’éclosion jusqu’à l’âge classique d’abattage pour un élevage standard à savoir 6 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 512
Souffrances
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▲ 512
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Devenir
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 512

512 poules pondeuses vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent une unique prise de sang, puis sont abattues à 90 semaines par étourdissement électrique et saignée, pour relier des marques génétiques et épigénétiques à la persistance de la ponte et à l'efficience alimentaire. Le porteur précise que cette mise à mort entre dans le cycle de routine d'un sélectionneur privé, dont les animaux servent aussi à l'étude. Il affirme qu'il n'est pas possible de remplacer les animaux par des analyses in vitro pour un objectif portant sur des performances de production en fin de carrière.

Objectifs

Ce travail est financé dans l'appel d'offres SFS-13-2020, en collaboration avec un partenaire du projet. Un accord de consortium a été signé. L'objectif de l’expérimentation est d'évaluer, chez la poule pondeuse en sélection, la contribution des effets génétiques et épigénétiques à la variabilité des caractères liés à la persistance de la ponte, la qualité des œufs et l’efficience alimentaire, en fin de production (90 semaines).

Bénéfices attendus

L'évaluation à l'échelle du génome de la variabilité génétique et épigénétique nous permettra d'identifier les régions génomiques et les marques épigénétiques contribuant à la variation phénotypique des caractères de production, de qualité et d'efficacité à un âge de la poule qui n'a pas été analysé jusqu'à présent (90 semaines de vie). Ces données seront utilisées pour développer de nouveaux modèles de prédiction génomique. Ces données nous permettront également d'estimer la variabilité génétique et épigénétique de cette lignée parentale et de proposer des stratégies de conservation de la diversité génétique et épigénétique dans les lignées parentales.

Procédures

Les 512 poules pondeuses seront soumises à une seule prises de sang qui seront réalisées par des personnels qualifiés.La durée de la prise de sang pour chaque animal est inférieure à 10 secondes.

Impact sur les animaux

Nous n’attendons pas de nuisances ou effets indésirables sur les animaux. La prise de sang sera effectuée par des personnes expertes.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en vue de prélèvements de tissus par étourdissement électrique suivi d'une saignée. Cette mise à mort entre dans le cycle d’activités de routine du sélectionneur, le bâtiment accueillant une nouvelle génération d’animaux après un vide sanitaire de quelques semaines.

Remplacement

L'objectif de l'étude étant d'évaluer la contribution génétique et épigénétique à la variabilité des caractères liés à la production, la persistense de la ponte, la qualité des œufs et l’efficience alimentaire chez la poule pondeuse à un âge avancé de production, il n'est pas possible de remplacer les animaux par des analyses in vitro.

Réduction

Nous n'avons pas produit d'animaux pour cette étude car nous utilisons les animaux produits par le sélectionneur privé pour son programme de sélection. Ceci nous donne la possibilité d’avoir accès à un grand nombre de phénotypes ainsi qu'au pedigree des animaux sans avoir besoin de produire d’avantage d'animaux. Notre étude consiste à ajouter aux phénotypes fournis par le sélectionneur des phénotypes métaboliques et à produire des données de génotypage et d'épigénotypage afin de pouvoir identifier des QTL (quantitative trait loci : variants d'ADN associés à un phénotype) et des QTM (quantitative trait methylation : variants de méthylation associés à un phénotype). Les caractères que nous souhaitons étudier sont multifactoriels et sous le contrôle de multiples gènes situés à différents QTL et/ou QTM. L'approche que nous prévoyons d'utiliser pour identifier ces régions est l'étude d'association génétique/épigénétique à l'échelle du génome (GWAS) qui nécessite l'analyse d'un grand nombre d'individus. C'est tout l'intérêt d'utiliser des animaux qui sont produits par le sélectionneur dans le cadre de sa sélection, plutôt que de produire de nouveaux animaux expérimentaux. On attend ainsi une puissance raisonnable, supérieure à 70%, avec notre échantillon de 512 descendants.

Raffinement

À l'âge de 90 semaines, juste avant l’abattage des animaux, nous effectuerons une prise de sang et une échographie. Ces procédures seront effectuées par du personnel qualifié afin de causer le moins d'inconfort possible aux animaux, en particulier la prise de sang au niveau du sinus occipital (voir plus loin) qui est très rapide mais nécessite d’être faite par une personne expérimentée. Toutes les activités jusqu'à l'âge de 90 semaines (phénotypages divers, prise de sang à 70 semaines) sont liées aux activités de sélection de l'éleveur privé et ne font pas partie de cette DAP. La possibilité d'avoir accès à une lignée parentale commerciale nous permet d’avoir un dispositif animal puissant, qui devrait nous permettre de transposer nos résultats à d'autres lignées commerciales sans avoir besoin de mettre en place de nouvelles expériences.

Choix des espèces

Nous sommes intéressés par l'identification des régions génomiques et des variants de méthylation qui contribuent à la variation des caractères d'intérêt tels que la persistance de la ponte, la qualité des œufs, l'efficacité alimentaire et la composition corporelle chez la poule pondeuse à un âge avancé de production. La poule domestique est donc l’espèce de choix. Nous travaillerons avec des poules adultes de 90 semaines pour étudier les performances et l'efficacité à la fin de leur carrière productive. La nécessité de collecter des données à un âge aussi tardif est due au fait que les performances antérieures ne sont pas nécessairement corrélées aux performances tardives.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Poules : 1800
Souffrances
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▲ 1800
▲ -
▲ -
Devenir
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 1800

1 800 poules vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit d'une à onze administrations de vaccins par voie injectable ou muqueuse, avec prises de sang et écouvillons répétés sur des poulets vigiles, pour étudier l'innocuité et l'efficacité de combinaisons de vaccins déjà autorisés. Le porteur affirme que les vaccins sont "essentiels" en élevage de volaille et que seule l'étude in vivo confirme leur innocuité. Les poules sont euthanasiées en fin d'étude pour autopsie, une partie pouvant toutefois être remise dans la chaîne alimentaire selon les vaccins utilisés.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité et/ou l’efficacité par suivi de la réponse immune de vaccins sur l'espèce poulet. La finalité de ces études est visée à améliorer les connaissances d’utilisation de vaccins aviaires déjà pourvus d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). Les vaccins sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses, de diminuer l’usage des antibiotiques et de garantir les performances zootechniques et économiques. Une connaissance plus approfondie de leur mécanisme d’action permet une utilisation optimale de ces produits. En fonction du type de produits étudiés ou de l’objectif de l’étude, le statut des animaux exigé peut être EOPS (Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifiques) ou conventionnel.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, la quasi-totalité des poulets en France et au niveau mondial est vaccinée à l’aide des vaccins vivants atténués et inactivés. Plusieurs vaccins et combinaison de plusieurs vaccins sont souvent nécessaires afin de garantir une protection optimale contre les agents pathogènes qui affectent les productions avicoles. Due à la vaste gamme de produits à disposition des praticiens, des choix et souvent des mélanges doivent être réalisés dans des conditions « terrain ». Grace à ce projet, on compte améliorer les connaissances sur l’utilisation des vaccins utilisés dans les productions avicoles en Europe et dans le monde. On espère grâce à différentes études du projet pouvoir éclaircir certains aspects de l’interaction (positive ou négative) que certains vaccins peuvent avoir entre eux et évaluer l’innocuité que les programmes vaccinaux ont sur les animaux.

Procédures

• Administration de vaccin par voie parentérale (IM/SC) • Administration de vaccin par voie mucosale (nébulisation, oculo-nasale, oculaire) • Prise de sang • Ecouvillons cloacaux • Ecouvillons Oro-pharyngées • Ecouvillons trachéaux • Prélèvements des plumes alaires • Voir Annexe 1 et 2 Tous les prélèvements seront réalisées sur animaux vigiles et sans anesthésie. La contention sera adapté à l’âge et au poids des animaux et les intervention seront réalisé à 2 opérateurs afin de garantir le meilleur confort aux animaux. Les modalités sont décrites dans les annexes 1 et 2. Tous les actes techniques réalisés sur les animaux auront une durée variable assez courte et difficile à estimer avec précision : on a estimé que pour une contention correcte et la réalisation de l'acte technique le temps total ne dépassera pas les 2 minutes par animal et par acte technique. Chaque animal est soumis à 1 administration de vaccin et jusqu'à 11 pour les études longues (60 semaines) avec des intervalles entre chaque administration de 2 à 5 semaines. Les prélèvements sont réalisés sur 20% maximum des animaux du groupe en alternance.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sont ceux décrits comme effets secondaires dans les RCP des vaccins utilisés (inflammation au site d’injection, réaction locale au niveau respiratoire et/ou digestif). Des effets négatifs plus importants pourront être observés dans le cas d’associations de plusieurs vaccins. Les réactions attendues restent néanmoins à niveau locale. Suite à l’injection sous-cutanée et/ou intramusculaire, les réactions indésirables pourront aller de la simple inflammation jusqu’à la nécrose des tissus. Les effets indésirables les plus attendus lors de l’administration des vaccins vivants atténués, pourront aller d’un simple irritation/inflammation temporaire aux voie respiratoire jusqu’à de la toux. La plupart des réactions liées à l’administration des vaccins sont bénignes et transitoires. Les cas graves sont rares et une observation biquotidienne et un examen clinique sera réalisé tout au long des études par du personnel qualifié.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent envisagées en fin d’étude (exigées notamment dans le cadre d’étude d’innocuité). Il n’est pas attendu de dégradation de l’état de l’animal, mais si dans des cas exceptionnels, une douleur ou souffrance survient, l’animal est euthanasié pour raison éthique. Ces euthanasies sont réalisées selon les procédures décrites dans le paragraphe 3.3.3 Dans la limite du possible et selon les études, tous les animaux pour lesquels une vaccination réalisée avec des vaccins sous AMM française pourront être remis dans la chaîne alimentaire. Une approbation au préalable du vétérinaire de l’élevage sanitaire sera demandée avant la mise en liberté des animaux

Remplacement

Seules les études in vivo permettent de confirmer l’innocuité et l’efficacité du vaccin ou d’une combinaison de vaccins. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Les effectifs d’animaux sont calculés au plus juste afin d’utiliser le nombre minimal pour garantir l’atteinte de l’objectif du projet. Pour les études d’innocuité et d’efficacité, on se réfère directement aux textes officiels (European Pharmacopea , Monographie 50206 et 50207).

Raffinement

Le personnel est formé et compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans son état physiologique optimal. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux afin de maximiser leur confort et leur bien-être. En plus, les animaux ont à disposition des méthodes d’enrichissement afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives : tous les animaux sont hébergés en groupe. La Structure en charge du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux. L’enrichissement adapté à l’espèce Gallus gallus qui sera mis en place de façon régulière au lancement des études: • Litière adaptée pour le confort des animaux ; • Niche plastique (adapté selon la taille des animaux) pour donner une cachette aux animaux ; • Boite à œufs vides dans la première semaine de vie pour donner des nids aux poussins ; • Perchoir en carton pour les études sur poulet de chair ; • Perchoirs ; nids et accès à un parcours extérieur pour les études sur les poules pondeuses.

Choix des espèces

Les espèces aviaires, utilisées ici, sont les espèces cibles des substances d’essai testées. Les essais in vivo réalisés dans ce projet doivent être conduits chez l’animal afin qu’ils puissent répondre aux exigences réglementaires. Dans le cadre d’études non réglementaires, les procédures expérimentales réalisées chez les espèces cibles permettent d’avoir des résultats plus conclusifs. De plus, les procédures expérimentales sur l’espèce cible, décrites dans le présent projet, ne disposent pas d’un modèle in vitro ou in vivo sur espèces alternatives. Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 80 semaines d’âge. L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et des exigences des autorités.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 1600
Souffrances
▲ -
▲ 1600
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 640
 -
 960

1600 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour tester une enzyme ajoutée à l'aliment et non encore autorisée en Union européenne. Les 960 animaux ayant reçu l'enzyme sont tués puis envoyés à l'équarrissage, les 640 autres partant dans le circuit de consommation. Le porteur indique que la tolérance de cette enzyme n'a jamais été évaluée et qu'un effet délétère sur la prise alimentaire et la croissance est possible. Il affirme que la complexité des mécanismes digestifs interdit toute modélisation ou étude in vitro et que seuls des animaux vivants permettent de mesurer la croissance.

Objectifs

Parmi les matières premières utilisées pour la formulation des aliments pour poulets, certaines d’entre elles, très intéressantes pour leur apport en énergie, contiennent également des fibres, dont les parois cellulaires sont indigestibles pour cette espèce animale. Les xylanases sont des enzymes capables de dégrader les parois cellulaires ; leur utilisation permet donc d’améliorer la digestibilité des aliments contenant des fibres. Ce projet fait partie du développement d’une nouvelle xylanase, non encore autorisée en Union européenne, pour laquelle doivent être établies des preuves d’efficacité.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise sur le marché d'une nouvelle xylanase permettant d’améliorer la digestibilité de régimes alimentaires riches en fibres. Cette solution permettra de diversifier les sources de matières premières dans les aliments.

Procédures

La tolérance de la xylanase n’ayant jamais été évaluée, aucune information n’est disponible sur l’impact de son incorporation dans les aliments. On pourrait observer un effet délétère sur la prise alimentaire et donc sur la courbe de croissance des poulets. Des points limites stricts seront appliqués afin de limiter la souffrance des animaux. Au total, 960 poulets consommeront cette xylanase pendant la durée totale de leur élevage (35 jours).

Impact sur les animaux

La tolérance de la xylanase n’ayant jamais été évaluée, aucune information n’est disponible sur l’impact de son incorporation dans les aliments. On pourrait observer un effet délétère sur la prise alimentaire et donc sur la courbe de croissance des poulets.

Devenir

A la fin de l’essai, les animaux n’ayant pas reçu la xylanase entreront dans le circuit de consommation, et ceux ayant reçu la xylanase non autorisée seront mis à mort puis partiront à l’équarrissage.

Remplacement

L’effet d’une xylanase dans un aliment pour poulet sur ses performances de croissance est la résultante d’une série de mécanismes et régulations physiologiques (digestives, métaboliques, endocrinologiques) interagissant entre elles. La complexité de ces interactions ne permet donc pas d'utiliser des modèles alternatifs comme la modélisation ou la mise en place d'études in vitro. Par ailleurs, l'évaluation des paramètres d’intérêt du projet (croissance, ingéré volontaire d'aliment, éventuels signes cliniques, …) ne peut être réalisée que sur des animaux vivants.

Réduction

Les animaux choisis seront issus du même parquet de reproducteurs, et seront tous des mâles, afin de limiter la variabilité individuelle. Le nombre minimal de répétitions (c’est-à-dire la case) est estimé à 16 par groupe expérimental, avec 10 groupes au total. Ceci correspond au nombre de répétitions nécessaire pour obtenir une différence significative de 3% sur l’efficacité alimentaire, avec un coefficient de variation de 3% sur ce paramètre, en prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%. La distribution des données sera évaluée selon des graphiques en box plots afin d’identifier les données aberrantes. Après élimination des données aberrantes, les données zootechniques seront soumises à des analyses de variance (ANOVA) avec le traitement expérimental en effet fixe. La mortalité sera évaluée selon le test Chi-2. Le niveau de significativité est fixé à p

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Si un poulet présente des signes de stress, des douleurs (boiteries, blessures…), alors il sera écarté de l’étude. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet. De plus, les animaux seront logés en collectif dans le but de favoriser les interactions sociales, et disposeront de litière, afin de leur assurer un confort thermique et de leur permettre d’exprimer leurs comportements exploratoires de fouissage, grattage. Chaque case disposera d’une chainette, afin que les animaux puissent la manipuler.

Choix des espèces

L'espèce choisie pour la réalisation du projet est le poulet car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) étudiés dans le cadre de ce projet lui sont spécifiques. Les animaux seront utilisés entre 1 et 35 jours d’âge. Il s’agit de la période classique d’élevage des poulets de chair. Ils pèseront environ 42g à 1 jour, et environ 2,7 kg à 35 jours.

  • Formation professionnelle
Cochons : 100
Poules : 100
Dindes : 50
Autres oiseaux : 50
Saumons : 150
Souffrances
▲ -
▲ 450
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 450

450 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère : 150 truites, 100 porcs, 100 poulets, 50 dindes et 50 autres oiseaux. Chaque animal sert de support à la formation de personnel aux gestes techniques, écouvillonnages, prises de sang et injections, avec au maximum trois actes par individu. La mise à mort fait elle-même partie de la formation, non pour produire des connaissances mais pour entretenir les compétences d'expérimentateurs. Le porteur affirme que le remplacement complet par vidéos et modèles inertes n'est pas possible, la maîtrise des gestes ne s'acquérant selon lui qu'en pratiquant sur animal vivant.

Objectifs

Dans le cadre de l'expérimentation animale, les personnes accomplissant des actes vétérinaires sur les animaux doivent avoir les compétences techniques nécessaires pour le faire. Ces compétences sont acquises au cours de la formation initiale et doivent être maintenues régulièrement par des formations pratiques validées par l'établissement utilisateur (arrêté du 1er Février 2013). Les formations spécifiques en expérimentation animale officiellement reconnues proposent souvent des applications pratiques ciblées sur les modèles murins et peu étendues à d’autres espèces terrestres ou aquatiques, ce qui ne correspond pas aux besoins des essais expérimentaux sur animaux de rente. Le but de ce projet est de permettre aux personnes d'acquérir ou de perfectionner les bons gestes pour la réalisation des actes vétérinaires sur les volailles et/ou sur les porcs et les poissons (prélèvements, injections, anesthésie, mise à mort, …). Il comporte trois procédures : l'une pour les volailles (espèces poules ou poulets Gallus gallus, dindes et canards), l'autre pour les porcs (Sus scrofa) et la dernière pour les poissons (Truite arc en ciel Oncorhynchus mykiss). Les formations sont destinées aux personnes réalisant des actes vétérinaires lors d’essais mis en oeuvre par leur laboratoire.

Bénéfices attendus

La réalisation de gestes techniques sur les volailles, les porcs et les poissons est un enjeu majeur compte tenu des besoins dans la réalisation de multiples projets expérimentaux sur les animaux de rente. Offrir des conditions optimales à nos agents pour se former en amont de la réalisation des actes permet de disposer de personnes pouvant réaliser ces gestes avec la meilleure assurance possible lorsque cela est nécessaire. Cela constitue la meilleure garantie d’une prise en compte du bien-être des animaux et des manipulateurs au cours de ces interventions et leur est ainsi bénéfique.

Procédures

Pour la volaille, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, d'injections ou d'instillations, de prélèvements de fiente. Pour les porcs, il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, de prélèvements de salive, d'injections. Pour les poissons, il s'agit : d'observations visuelles des comportements anormaux, de prises de sang, d'anesthésie, d'injections. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs, n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs et 10 min pour les poissons (anesthésie). Le nombre d'actes maximum (tout acte confondu) est limité à 3 par animal, avec un temps de repos entre chaque prélèvement.

Impact sur les animaux

Les procédures ne devraient pas être à l'origine de souffrance prolongée pour les animaux. Les actes décrits pour chacune des espèces sont des actes très brefs (n’excédant pas la minute pour les volailles et les porcs, maximum 10 minutes pour les poissons (anesthésie) et sont, pour certains (ex : injection IP ou IM à un poisson) pratiqués sous anesthésie. Les formations sont journalières. Les animaux seront donc systématiquement mis à mort au plus tard, en fin de journée.

Devenir

La mise à mort fera partie de la formation.

Remplacement

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstration enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, le remplacement complet des animaux n'est pas possible, puisque le but de ce projet est la maîtrise des gestes et que celle-ci ne peut s'acquérir qu'en pratiquant.

Réduction

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstrations enregistrées en vidéo, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, la pratique sur animaux est indispensable pour l'acquisition de la maîtrise des gestes. Le nombre d’animaux utilisés sera néanmoins réduit au nombre minimum suffisant pour l’acquisition et la maîtrise des différents actes.

Raffinement

Le but de ce projet est le raffinement, permettant d'une part aux personnes de réaliser les actes avec les gestes les plus indolores et les moins stressants possibles pour les animaux ainsi que pour les manipulateurs et d'autre part à réduire les manipulations aux seuls actes utilisés lors des autres projets expérimentaux du laboratoire. Le produit qui sera injecté ou instillé sera un produit indolore (sérum physiologique). Pour les poissons, une injection de puce électronique sera également effectuée. La formation sera donnée par des personnes ayant une parfaite maîtrise des actes. Le personnel formé visualisera d'abord des enregistrements vidéo, s'exercera ensuite sur modèle inerte (lorsque disponible) avant de pratiquer sur animal vivant. Les animaux seront élevés en groupe, en cage, au sol ou en bassin et bénéficieront d'un enrichissement social. Ils auront à leur disposition des objets manipulables (porcs, volailles) ou des enrichissements (algues en plastique, cachettes) pour les poissons. Ils seront nourris selon leurs besoins et, pour les animaux terrestres, abreuvés à volonté. Ils seront examinés au cours d'une visite quotidienne tout au long de la période d'élevage.

Choix des espèces

Les espèces poule, dinde, canard, porc et poisson sont des espèces classiques de l’élevage d'animaux producteurs de denrées. L'âge des animaux sera fonction des besoins de la formation (liés aux essais prévus). Pour les volailles : ils vont de 1 jour (rare) à 5-7 semaines. Dans certains cas, les animaux pourront avoir 10-12 semaines. Pour les porcs : ils vont de 1 jour (rare) à 6 mois. Pour les poissons : ils seront âgés d'envion 6 mois (+/- 30g).