Poules

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Poules : 240
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240 poulets vont être utilisés, tous abattus à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Parmi eux, 220 reçoivent des vers parasites par inoculation orale, jusqu'à 25 inoculations par animal, avant abattage à 84 jours pour dénombrer les vers dans le tube digestif, pour mettre au point un modèle d'infestation utile à l'élevage. Le porteur affirme qu'aucun modèle ne provoquera de mortalité ni de signes cliniques graves, seuls des ralentissements de croissance et des baisses de consommation étant attendus. Il présente le projet comme une réponse aux attentes des éleveurs face à l'helminthiose.

Objectifs

En élevage avicole biologique et label, l’accès à une zone herbagée extérieure (ou parcours extérieur) pour les animaux est une obligation réglementaire. Le parcours contribue en partie au bien-être animal car il apporte un environnement adapté à l’expression naturelle de leur comportement exploratoire. Cependant, le parcours de volaille constitue également un réservoir de macro-parasites qui peuvent représenter un facteur de risque pour la santé animale. Parmi eux, les helminthes (vers parasites intestinaux) peuvent avoir un effet négatif sur le bien-être animal, mais également un impact technico-économique considérable dans les élevages de volailles : diminution de la consommation alimentaire, surconsommation d’eau, amaigrissement, baisse de performances, déséquilibre digestif, diarrhées, voire mortalité dans les cas les plus graves… L’objectif de ce projet est de mettre au point, chez le poulet de chair, un modèle d’infestation par les helminthes, pour reproduire une infestation d’un niveau comparable à ce que l’on peut trouver sur le terrain, mais sans atteindre de mortalité. Afin de trouver un modèle robuste et en adéquation avec la réalité du terrain, nous testerons plusieurs modèles d’infestation par inoculation orale, en prenant en compte 3 paramètres principaux : le choix du type d’helminthes (œufs ou larves), la fréquence des inoculations et le nombre d’helminthes administrés. Les modalités d’infestations testées au cours de ce projet seront définies à partir de la littérature et de nos précédentes études. Elles seront sans impact sur la mortalité, seules des baisses de performances sont attendues (ralentissement de la croissance, diminution de la consommation alimentaire). Ce modèle permettra par la suite de développer et mettre au point des solutions efficaces pour lutter contre l’helminthiase du poulet, mais également de documenter l’impact du parasite Ascaridia galli sur les performances d’élevage.

Bénéfices attendus

En trouvant le bon modèle d’infestation, notre projet offrira la perspective de réaliser des études plus poussées dans la recherche de solutions efficaces contre l’helminthiase du poulet, d’apporter des solutions concrètes aux éleveurs et de documenter les niveaux d’infestation tolérables dans les élevages. Aussi, dans le contexte actuel où la recherche de solutions naturelles est un enjeu de société, notre projet pourra aboutir, à plus long terme, au développement de solutions naturelles pour la lutte contre les helminthiases.

Procédures

Les 240 poulets du projet seront pesés individuellement à 4 reprises, entre leur arrivée à 1 jour et leur abattage à 84 jours, afin de connaitre et comparer leur performance de croissance. La durée d’une pesée est inférieure à 10 secondes par poulet. Parmi les 240 poulets, 220 seront soumis à une infestation par des helminthes. L’infestation se réalisera par inoculation orale sur animaux vigiles. Sur les 220 poulets infestés, 40 auront 1 inoculation à 36 jours, 60 auront 5 inoculations entre 36 et 64 jours, 100 auront 10 inoculations entre 36 et 66 jours et 20 auront 25 inoculations entre 36 et 70 jours. Chaque inoculation durera moins de 20 secondes.

Impact sur les animaux

Les effets négatifs sur les animaux sont liés à la contention lors de l'inoculation et de la pesée, et au stress léger et passager que cela peut engendrer pour l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront abattus en fin d'expérimentation à des fins de prélèvements du tube digestif pour la recherche et le dénombrement de vers d’Helminthes dans les contenus digestifs.

Remplacement

Notre projet a recours à des méthodes alternatives du type « in vitro » pour le développement des œufs d’helminthes, le développement des larves en larves infestantes au sein de ces œufs, ainsi que pour leur maintien en vie. Cependant, il n’existe à ce jour, pas de méthodes in vitro ou in silico pour étudier les réponses physiologiques des individus face aux parasites (ici les helminthes) auxquels ils sont exposés. En effet, le développement d’une helminthiase au sein d’un organisme et la réaction des animaux sont très variables et dépendants de l’animal. Aussi, l’étude et l’analyse des contenus digestifs en fin de procédure, nécessitent obligatoirement le recours à des animaux. Enfin, avant le recours aux animaux, nous avons fait de nombreuses recherches bibliographiques à partir de la littérature scientifique sur le sujet. Si, à ce jour, aucun modèle d'helminthiase robuste et adapté aux larves et œufs produits et élevés dans nos laboratoires n'a été référencé dans la littérature, ces recherches nous ont aidés à définir les modalités d’infestation.

Réduction

Nous avons choisi d’étudier 11 modèles d’infestation (et 1 modalité témoin non infestée) parmi toutes les possibilités qui combinent : - le type d’infestation : œufs ou larves - le nombre d’helminthes inoculés : 200 à 5000 selon la littérature - le nombre d’inoculations : 1 prise unique à 1 prise par jour de 36 à 84 jours d’âge. Nous avons sélectionné les modèles qui nous paraissent être les plus pertinents, en combinant la réalité du terrain, la réalité de l’expérimentation, les résultats des publications scientifiques et nos propres résultats d’essai. Nous aurons 20 animaux dans chacune des 12 modalités (soit 240 animaux au total). Ce nombre de 20 animaux par modalité est optimisé pour réaliser des statistiques fiables et trouver des différences significatives pour évaluer l'effet de l’infestation sur la croissance des animaux et évaluer le degré d’infestation généré par les modèles par dénombrement du nombre de vers retrouvés dans les contenus digestifs à 84 jours d’âge.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans des parquets (petits enclos où se trouvent les poulets), au sol sur des copeaux, en groupe de 20 par parquet afin de créer des relations sociales. Des ficelles et des pierres à piquer seront installées dans chaque parquet en tant que matériel d’enrichissement. Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Dans ce projet, nous avons porté une vigilance particulière aux conséquences des modèles d’infestation que nous avons choisis : aucun d’entre eux n’entrainera de mortalité, ni de signes cliniques graves. Seules des réductions de consommation alimentaire et des ralentissements de croissance sont attendues. Toutes les contentions (inoculations et pesées) seront réalisés dans le calme par des personnes expérimentées. Le matériel de pesée sera adapté à la taille et à la morphologie des animaux. Des points limites sont déterminés et une évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, des actions seront prises sans délai.

Choix des espèces

S'agissant d'un objectif finalisé sur la santé des volailles, le choix du poulet (gallus gallus) a été fait car il s’agit de l'espèce majeure sur le terrain et d'un modèle reconnu par la filière. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour d’âge, mais ne seront étudiés que sur la période 36-84 jours. En effet, l’infestation n’aura lieu qu’à partir de 36 jours d’âge car c’est à partir de cet âge que les animaux ont accès au parcours extérieur, et qu'ils vont potentiellement commencer à ingérer des œufs d’helminthes. Nous étudierons ensuite les animaux infestés sur toute la durée d’élevage, c’est-à-dire jusqu’à 84 jours qui correspond à l’âge classique d’abattage pour cette souche à croissance lente.

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    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poules : 700
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700 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par voie orale par le parasite Eimeria pour étudier le rôle d'un type de lymphocytes dans l'inflammation intestinale, puis tués pour prélèvement de tissus. Le porteur situe l'enjeu dans les pertes de production de l'aviculture et annonce un bénéfice uniquement scientifique. Il affirme qu'aucune alternative non animale n'existe pour étudier cette infection, et la perte de poids attendue resterait en deçà du point limite.

Objectifs

L’amélioration des performances de croissance en production avicole s’est effectuée grâce à la sélection génétique et à une optimisation de l’alimentation, mais elle a été réalisée au détriment de la santé des animaux associée à une augmentation de l’incidence des maladies infectieuses. La coccidiose, causée par des parasites du genre Eimeria, représentent le premier fléau parasitaire de l’aviculture induisant des pertes de production ayant de graves conséquences économiques dues à de la mortalité mais surtout de la morbidité. L’infection par Eimeria conduit à une inflammation intestinale importante. Cependant, la nature des différents acteurs cellulaires et moléculaires ainsi que les mécanismes précis conduisant à cette inflammation nécessitent d’être mieux connus. Des travaux montrent l’importance de l’interleukine 17 (IL-17) sur l’inflammation et l’apparition de lésions. Dans ce contexte, et comme les lymphocytes T gamma delta sont des cellules majeures impliquées dans la production d’IL-17, nous avons pour objectif d’étudier le rôle fonctionnel de ces cellules dans la physiopathologie de l’infection par Eimeria. Nous testerons plusieurs espèces d’Eimeria indépendamment. Pour ce faire nous utiliserons au maximum 700 poulets au total.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de ce projet, le bénéfice attendu est scientifique et nous permettra de mettre évidence le rôle plus ou moins important des lymphocytes T gamma delta sur la physiopathologie de l’infection par Eimeria lors d’une infection primaire.

Procédures

L’objectif de créer une infection expérimentale per os pour étudier le rôle des lymphocytes T gamma delta sur la physiopathologie de l'infection par E. tenella. L’inoculation est de courte durée (20s maximum) et est effectué par du personnel expérimenté. les animaux sont calmes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite. Cependant, une perte de poids pourra être observée chez les animaux sans atteindre le point limite ni des signes cliniques sévères. Dans le cas peu probable que l’état des animaux exempts de lymphocytes T gamma delta infectés soit pire que les animaux contrôles wild type, l’observation des animaux (2 fois par jour) permettra de déterminer si ceux-ci atteignent le point limite (plumes ébouriffée, prostration, yeux mi-clos, refus d’alimentation …). Dans ce cas, les animaux seront euthanasiés avant la fin de l’expérimentation.

Devenir

Mise à mort des animaux pour prélèvements de tissus biologiques voués à l’étude scientifique.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternatives non animales pour l’étude de la physiopathologie de l’infection, la physiopathologie étant est la résultante, lors de l’infection par E tenella, de l’activation et de l’interaction de différents types cellulaires entre eux et directement ou indirectement avec le parasite ou ses antigènes au sein de la muqueuse intestinale conduisant à l’apparition de signes cliniques (exemple des lésions caecales). Par conséquent, l’étude du rôle des lymphocytes Tγδ dans la physiopathologie de l’infection par Eimeria ne peut être étudié in vitro et nécessite l’utilisation d’animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux par lot est adapté aux buts de cette expérimentation. Les effectifs sont basés sur le nombre d’oocystes qui est le paramètre le plus variable de cette étude. Ainsi, pour avoir un log de différence d’excrétion d’oocystes entre 2 groupes avec une puissance de 90%, il faut 20 animaux ce qui correspond à 2 réplicats de 10 animaux par groupe. Les effectifs utilisés devraient aboutir à suffisamment d’animaux pour permettre de conclure sur le rôle des lymphocytes Tγδ dans la physiopathologie de l’infection par Eimeria.

Raffinement

Les poulets seront dans des conditions environnementales contrôlées, avec nourriture et boisson à volonté dans un milieu enrichi social et comportemental (petites plaques en inox suspendues ce qui permet aux animaux de piquer dedans). Une visite quotidienne est réalisée dans la salle expérimentale afin de surveiller l’état général des animaux et l’apparition d’éventuelle symptômes liés à la maladie. Même si les doses administrées sont déterminées de manière à éviter toute pathogénicité qui entraverait le développement cette étude, le point limite défini est l’observation d’un état de prostration tel que l’animal ne s’alimente plus. La décision est prise de le mettre à mort. Sur l’ensemble des protocoles de multiplication au cours des 3 dernières années, aucun animal inoculé n’a atteint le point limite nécessitant sa mise à mort.

Choix des espèces

Le poulet est l’espèce hôte chez laquelle se multiplient les parasites Eimeria tenella, acervulina et maxima. Les œufs étant éclos et le génotypage ayant lieu à J1-J3 d’âge, les expérimentations commencent dès la sortie de l’éclosoir. Les infections seront réalisées à 2 semaines d’âge et les prélèvements seront réalisés à 7 jours et 9 jours post infection (19-23 jours d'âge).

Nutrition précoce des volailles

(NTS-FR-169495v2 – 08/11/2022)
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Poules : 240
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240 poussins vont être utilisés, tués à l'issue par dislocation cervicale, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent une prise de sang au sinus occipital à sept ou dix jours, puis sont tués pour prélever le tube digestif et les organes, afin de tester des additifs alimentaires censés renforcer la robustesse du poulet d'élevage. Le porteur reconnaît que certains régimes testés peuvent provoquer des désordres digestifs. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne peut remplacer l'animal, tout en présentant le projet comme visant aussi à développer une méthode ex vivo alternative.

Objectifs

Chez le poussin, le passage à une alimentation solide exogène après l’éclosion stimule le développement du système gastro-intestinal et du microbiote. Cette forte plasticité offre une fenêtre unique pour renforcer la robustesse du poulet sur le long terme. Aussi, l'objectif est de développer des stratégies alimentaires précoces contribuant à renforcer la santé et le bien-être des oiseaux en s'appuyant sur un maximum de matières premières locales. L'objectif est d'étudier et de comparer les impacts de différents additifs alimentaires présentant un panel d'activités biologiques (effets antioxydants, anti-inflammatoires, immunomodulateurs ou prébiotiques) sur les fonctionnalités intestinales des jeunes poussins et d'identifier si la nature des aliments utilisés dans l'alimentation interagit avec ces réponses. Nous proposons également de développer une méthode de référence ex vivo alternatif à l'expérimentation animal pour pouvoir évaluer la robustesse des animaux.

Bénéfices attendus

Ce programme contribuera à proposer : -des biomarqueurs de santé pouvant être utilisés pour quantifier la robustesse du poulet et proposer des stratégies de prévention. -un outil d’évaluation de la robustesse des oiseaux pour anticiper les risques. -un socle de connaissances sur la programmation nutritionnelle précoce des fonctionnalités digestives jusqu’à alors peu étudiées. -des recommandations nutritionnelles pour les aliments de démarrage. -Proposer un modèle ex vivo alternatif à l'expérimentation animale

Procédures

Pour l’essai 1, les animaux subiront une seule prise de sang au sinus occipital à J7 (procédure 1). Pour l’essai 2, les prises de sang seront effectuées à J10 (procédure 1).

Impact sur les animaux

Le prélèvement au niveau du sinus occipital peut engendrer du stress lié à la contention de l’animal et un hématome. Cette procédure est assurée par des personnes expertes qui maitrisent parfaitement la technique réduisant le risque de stress et d’hématome pour l’animal. De plus, les régimes notamment alternatifs intégrant des matières premières plus locales et alternatives au soja (importé) sont susceptibles d’entrainer dans certains cas des désordres digestifs qui pourraient être contre-carrés par l’ajout des additifs testés. Ces désordres sont malheureusement fréquents sur le terrain ; ils affecteraient près de 50% des lots.

Devenir

Suite à la procédure de prise de sang (J7 essai 1 et J10 essai 2), les animaux seront sacrifiés par dislocation cervicale (n = 492) en respectant la règlementation en vigueur (annexe 4 de l’arrêté du 1/02/13). Des prélèvements seront réalisés sur les différentes parties du tube digestif, les organes annexes et digesta sur les animaux.

Remplacement

Les connaissances sur la physiologie digestive du poussin et les effets bénéfiques de l'alimentation sont éparses et ne permettent d'envisager une expérimentation in silico. L’utilisation de l’animal ne peut être remplacée par un modèle d’étude in vitro ou in silico.

Réduction

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard. L’effectif minimal favorisant les interactions sociales dans un groupe oscille entre 6 et 30 (Collias et al 1966 ; Animal Behaviour). 6 poussins par groupe correspondent à un effectif minimal pour permettre l’expression des liens sociaux. La taille du parquet est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement Le nombre de répétitions (6 parquets/traitement) permettra de détecter une différence de consommation entre traitements de 4 g de prise alimentaire individuelle (moyenne (moy.) = 30 g, écart-type (ET)= 2,5). Un nombre de 22 poussins est nécessaire pour identifier une différence de 15 g de poids corporel (moy.= 190, ET =15). En deçà, les écarts de consommation à cet âge sont mal connus et peuvent entraine un ET important. Si on augmente ne serait-ce que de 1,5 l’ET, soit 16,5, le CV passant de 7,9 à 8,7% ce qui est peu, les 22 permettent de passer la barre des 80% du test Mann & Whitney. Ces nombres minimaux devraient être suffisants pour mettre en évidence un effet significatif des traitements au regard de l’expérience acquise sur des études précédentes concernant ces paramètres. Pour les prises de sang, un effectif de 15 animaux a été retenu s’appuyant sur des résultats antérieurs (Travel et al., 2021 Front Vet Sci) : une différence de 5,47 U/mL d’activité de la SOD au niveau plasmatique a pu être mise en évidence (moy.1= 13,25 ; moy.2 = 7,78 ; ET1=7,1 et ET2=1,18). Dans le second essai visant à développer une méthode alternative à l’expérimentation animale, nous avons estimé que 15 par traitement (14 poussins + 1 poussin supplémentaire pour prendre en compte une mortalité potentielle) est un effectif suffisant en nous appuyant sur des résultats antérieurs (Travel et al., 2021 : réponse à une supplémentation en mélisse induit une différence d’expression de l’IL6 de 361,82 U (avec moy.1 = 540,38, moy.2 = 178,55 et ET 1=445,28 ; ET 2=108,79).

Raffinement

Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par un point limite (animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Le milieu sera enrichi avec des enrichissements permettant aux animaux de grimper et de se cacher (Perch'up).

Choix des espèces

1) Pour le premier essai Le premier objectif de ce projet est d'évaluer différentes stratégies alimentaires précoces (J0 à J10). Compte tenu de ce prérequis, les animaux seront des poussins (J7) 2) Pour le second essai Le second objectif de disposer d'une méthode référente ex vivo pour évaluer la robustesse des animaux durant leur vie. Compte tenu de ce prérequis, les animaux seront des poulets en cours d'élevage (J10).

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Poules : 240
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Soumis à des prises de sang au sinus occipital, prévues à J8, J21 et J35, 240 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une partie reçoit un régime alternatif au soja, à base de matières premières locales, que le porteur dit susceptible d'entraîner des désordres digestifs, et la moitié des poulets subit un "challenge vaccinal (anticoccidien surdosé)" qui peut perturber leur santé digestive. L'objectif est de repérer des biomarqueurs de santé digestive pour les élevages de poulets de chair, et le porteur compte d'avance 5 % de mortalité, soit trois oiseaux par traitement. Il promet des outils de suivi en élevage "ne nécessitant pas de procédure invasive pour les animaux". Pour les mettre au point, tous les poulets sont tués par injection de pentobarbital afin de prélever leur tube digestif, leurs organes annexes et leur contenu digestif.

Objectifs

Le maintien de l’homéostasie intestinale - équilibre entre l'hôte, le microbiote intestinal et les composés alimentaires présents dans le tube digestif - est essentiel pour assurer la santé et le bien-être du poulet. Cependant, plusieurs facteurs inhérents à la qualité des aliments, à la gestion des oiseaux et à l'environnement peuvent affecter cette homéostasie et engendrer potentiellement de multiples perturbations avec des conséquences négatives sur la santé, le bien-être et des rejets dans l'environnement.

Bénéfices attendus

Ce programme contribuera à proposer : - des biomarqueurs de santé les moins invasifs possibles pouvant être utilisés pour quantifier la robustesse du poulet et proposer des stratégies de prévention. -un socle de connaissances sur la l’homéostasie digestive des volailles peu étudiée de façon globale. - un ou plusieurs outils de suivi en élevage ne nécessitant pas de procédure invasive pour les animaux.

Procédures

A J8, J21 et J35, les animaux subiront une prise de sang au sinus occipital , cette intervention prend 5 secondes.

Impact sur les animaux

Le prélèvement au niveau du sinus occipital peut engendrer du stress lié à la contention de l’animal et un hématome. Cette procédure est assurée par des personnes expertes qui maitrisent parfaitement la technique réduisant le risque de stress et d’hématome pour l’animal. De plus, le régime alternatif intégrant des matières premières plus locales et alternatives au soja (importé) sont susceptibles d’entrainer dans certains cas des désordres digestifs. Ces désordres sont malheureusement fréquents sur le terrain ; ils affecteraient près de 50% des lots. Pour la moitié des animaux, un challenge vaccinal (anticoccidien surdosé) sera appliqué pouvant induire une perturbation temporaire de la santé digestive des animaux.

Devenir

Les animaux seront mis à mort par injection de pentobarbital en respectant la règlementation en vigueur (annexe 4 del’arrêté du 1/02/13) afin de réaliser les prélèvements des différentes parties du tube digestif, les organes annexes et digesta.

Remplacement

Les connaissances sur la physiologie digestive et sur les possibles liens entre matrices invasives (tissu, contenu digestif), peu invasive (sang) et non invasive (fientes) sont encore très éparses et ne permettent d'envisager une expérimentation in silico. L’utilisation de l’animal ne peut être remplacée par un modèle d’étude in vitro ou in silico.

Réduction

Les animaux seront élevés en groupe et au sol dans un bâtiment d’élevage standard. Il a été estimé qu’un nombre de 20 poulets par condition était nécessaire pour identifier une différence significative entre les groupes en termes de santé digestive et biologiquement pertinente au regard de la bibliographie (phosphatase alcaline, Chen et al., 2014). Considérant une mortalité de 5% (3 animaux par traitement), il est nécessaire de considérer 63 animaux par traitement (20 animaux * 3 dates + 3 mortalités possibles).

Raffinement

Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par un point limite (animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Le milieu sera enrichi avec des enrichissements permettant aux animaux de grimper et de se cacher (Perch'up).

Choix des espèces

Le projet est un programme de recherche finalisée visant à identifier des biomarqueurs de la santé digestive chez le poulet de chair afin de proposer des méthodes d’évaluation peu ou non invasives. Il n’existe pas de modèle mathématique ni de test in vitro permettant d’atteindre cet objectif. L’objectif premier de ce projet est d'identifier des biomarqueurs peu ou non invasives de santé digestive spécifiquement chez le poulet qui sera le modèle d’étude.

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    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 70
Souffrances
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70 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, dix tués à l'issue pour distribuer leurs tissus et soixante gardés vivants comme reproducteurs. Dès le lendemain de leur naissance, une puce télémétrique leur est implantée sous anesthésie, à différents emplacements testés, pour mesurer leur température à distance et la comparer à la mesure rectale. Le porteur signale que l'implant peut provoquer une inflammation locale, des infections et des coups de bec entre animaux sur la zone d'implantation. Il présente la mesure à distance comme plus 'éthique' que la voie rectale, et affirme qu'aucune méthode hors animal vivant ne permet ce suivi.

Objectifs

Dans les études physiopathologiques chez les animaux, le premier signe clinique mesurable est la température. Afin de bien connaitre ce paramètre en fonction de l'espèce animale, il est nécessaire de collecter des données zootechniques sur des sujets sains pendant une longue période. Chez la volaille, les données sont manquantes. Le premier objectif du projet sera de définir la meilleure zone d’implantation d’une puce télémétrique chez le poulet, parmi plusieurs zones préselectionnées. Ces mêmes puces sont déjà utilisées chez les rongeurs et ce système s’est avéré efficace pour suivre la température corporelle. Le second objectif sera d’obtenir un nombre conséquent de mesures qui valideront l’utilisation de ce système en expérimentation. En expérimentation, cela permettra d’augmenter le nombre de données chez les volailles, en ajoutant la température, paramètre peu exploiter aujourd’hui.

Bénéfices attendus

Il est attendu du projet qu’une zone d’implantation de puce télémétrique soit sélectionnée ce qui permettrait de disposer d'un moyen d'obtenir des mesures fiables de la température corporelle des poules au cours du temps. L’injection induira une légére douleur locale et la puce ne causerait pas de gêne importante à l’animal. Ainsi, il est attendu que les animaux soient moins importunés par cette méthode (mesure de température à distance) comparativement aux mesures rectales, ce qui serait plus éthique.

Procédures

L’anesthésie de l’animal et la pose d’une puce télémétrique sera effectuée une fois et durera environ 5 minutes. Après cela, seule une mesure de la température avec le matérial adéquat sera effectuée. La mesure rectale de température est la référence et la zone d'implantation retenue sera dépendante de la pré-expérimentation (en sous-cutanée ailaire, en intra-péritonéal (dans la cavité thoraco-abdominale) et en intramusculaire au niveau du bréchet. L’animal pourra être maintenu en place s’il bouge trop pour que la mesure puisse être effectué, mais n’aura pas besoin d’être soumis à une contention.

Impact sur les animaux

Il est possible que les animaux ressentent une gêne au niveau de la zone d’implantation de la puce télémétrique (légère inflammation) et se « piquent » entre eux (c’est-à-dire se donnent des coups de becs), par exemple s’ils remarquent la zone d’implantation de la puce sur un autre animal dans les 24-48h. Une infection au niveau du site d’implatation pourrait éventuellement être observée.

Devenir

Les 10 poussins de l'étude pilotes seront euthanasiés et les tissus distribués et optimisés par la communauté scientifique. Les 60 autres poussins de l'étude seront gardés en vie et introduit au sain de l'élevage pour faire de futurs reproducteurs.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer les animaux car la mesure de température d’une autre manière qu’in vivo est impossible. Nous avons besoin d’animaux vivants pour évaluer s’il est possible de mesurer la température au cours du temps. Ces puces ont été utlisées avec succès sur modèle rongeur.

Réduction

Une étude pilote est réalisée sur 10 animaux pour choisir le meilleur emplacement de la puce télémétrique et limiter le nombre de possibilités de localisation pour la seconde partie du projet. Pour cette seconde partie, le nombre d’animaux utilisés (60 animaux) pour obtenir un nombre de mâles et femelles est basé sur l’expérience des animaliers et la littérature. Pas d’analyses statistiques sur l’étude pilote, car l’un des objectifs est de valider le positionnement de la puce chez le poussin. Cependant, les données obtenues sur cette étude pilote pourront rentrer dans la banque de données télémétriques obtenues dans la seconde étude. Il pourrait être envisagé, sur la seconde étude, en s’appuyant sur les données de la littérature et l’expérience des utilisateurs, de faire une étude statistique simple basée sur un test non paramétrique pour déterminer un éventuel effet sexe.

Raffinement

Pour l’étude pilote, comme il n’y a pas de restriction concernant leur statut sanitaire, les poussins seront hébergés au sol sur paille dans des conditions environnementales contrôlées, et disposeront d’un enrichissement social et comportemental (petites rondelles en inox suspendues ce qui permet aux animaux de piquer, de se percher). Pour la seconde étude en élevage à statut sanitaire EOPS (Exempt d’organismes pathogènes spécifiés), les animaux seront hébergés hors-sol en cage dans des conditions environnementales contrôlées, chauffées, avec un accès à un perchoir, un nid, de la paille broyée.

Choix des espèces

Trop peu de données zootechniques sur la température chez les volailles saines comme malades sont recensées alors que pourtant, la température est un paramètre important en expérimentation animale dans le cadre des modèles infectieux. Utiliser ces puces télémétriques en expérimentation animale permettrait à la fois d’identifier les animaux et d’obtenir des données pertinentes pour les études, tout en raffinant nos pratiques. Les puces seront implantées 1 jour après la naissance. En expérimentation animale pour l’étude des maladies infectieuses aviaires, il est fréquent que les protocoles commencent à la naissance (1 jour) et ne dépassent pas 35 jours d’âge. Ce choix a été effectué pour se rapprocher le plus possible des conditions expérimentales.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Poules : 640
Dindes : 640
Autres oiseaux : 1280
Souffrances
▲ -
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▲ -
▲ 2560
Devenir
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 -
 2560

2 560 oiseaux, 640 poulets, 640 dindes et 1 280 autres oiseaux, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont inoculés avec des coronavirus aviaires puis soumis à des écouvillonnages oraux, cloacaux et trachéaux répétés, à des prises de sang et à la récolte de liquide lacrymal jusqu'en fin d'expérimentation. Le porteur indique que l'infection peut provoquer diarrhées, prostration et amaigrissement, et précise que le recours aux antidouleurs "n'est pas envisageable" car il interférerait avec l'infection virale. Il présente ces données comme "indispensables" à une meilleure gestion sanitaire des élevages.

Objectifs

L'objectif global de ce projet est de mieux caractériser les différents coronavirus aviaires circulants au sein des espèces principales de volailles d'élevage. Plus précisément, il s'agira d'étudier i) le pouvoir pathogène et infectieux de souches isolées de coronavirus aviaires (virus de la bronchite infectieuse, coronavirus de la dinde, coronavirus de la pintade, coronavirus du canard) sur l’espèce à partir de laquelle le prélèvement d’origine a été obtenu, et ii) la capacité de franchissement de la barrière d’espèces de ces coronavirus aviaires sur diverses espèces d’oiseaux d’élevage.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont une caractérisation fine in vivo pour une meilleure compréhension du comportement des souches de coronavirus aviaires inoculées chez l’hôte cible et chez des hôtes voisins afin d’étudier la capacité de ces souches à infecter d’autres espèces aviaires et de pouvoir apporter des éléments indispensables à une meilleure gestion des mesures sanitaires et à un meilleur contrôle de la diffusion de ces agents dans les élevages.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Contention : sur tous les animaux, dès qu’une observation rapprochée des signes cliniques ou dès qu’un prélèvement s’avèrent nécessaires (environ 5 min par animal, dépendra du nombre de prélèvements à réaliser au moment de la contention) - Inoculation : sur tous les animaux, a lieu une seule fois en début d’expérimentation (1 min par animal) - Ecouvillonnages oraux et de l'orifice des voies génitales et urinaires : sur tous les animaux, quotidiens jusque 14 jours post-inoculation puis bi-hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (2 min par animal) - Ecouvillonnages trachéaux : sur tous les animaux, fréquence bihebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (1 min par animal) - Récolte du liquide lacrymal : sur tous les animaux, fréquence bi-hebdomadaire jusque 14 jours post-inoculation puis hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (2 min par animal) - Prises de sang : sur tous les animaux, fréquence bi-hebdomadaire jusque 14 jours post-inoculation puis hebdomadaire jusqu’en fin d’expérimentation (1 min par animal) - Mise à mort pour récolte d’organes : sur 3 sujets avec une fréquence hebdomadaire sur 5 semaines flexibles durant l’expérimentation, et sur les animaux restants en fin d’expérimentation

Impact sur les animaux

Les signes cliniques attendus varient selon les virus inoculés. Cela peut être des râles et des éternuements pour le virus de la bronchite infectieuse, et des diarrhées, de la prostration, une diminution de la motilité et/ou un amaigrissement pour le coronavirus de la dinde, le coronavirus de la pintade et le coronavirus du canard. Outres les signes cliniques attendus suite à l'inoculation du virus, d'autres nuisances pour l'animal sont attendues : irritation passagère des tissus oro-pharyngés, trachéaux, cloacaux et oculaires suite aux écouvillonnages et à la collecte du liquide lacrymal, stress passager lors de la contention, léger hématome suite aux prises de sang, potentielles blessures contre les grillages des parcs d'hébergement.

Devenir

En fin de procédure, tous les animaux restants seront concernés par la mise à mort pour empêcher toute possibilité de répandre dans l'environnement les agents infectieux utilisés dans ces conditions expérimentales.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale n’a lieu que lorsque cela s’avère strictement nécessaire. Même si certains types cellulaires ou des systèmes in ovo existent pour la réplication des coronavirus aviaires, ces modèles ne sont pas applicables concernant la connaissance des maladies provoquées par ces virus chez l’animal et l’étude du tropisme d’hôte.

Réduction

La stratégie pour réduire au minimum le nombre d’animaux est basée sur deux éléments indissociables : l'expérience et les statistiques. Concernant l'expérience, le laboratoire peut s'appuyer sur son expertise dans le domaine en se basant sur de précédentes études utilisant le même type de données générées afin de travailler sur un effectif minimum d'animaux. Pour ce projet, compter par exemple sur 10 animaux en fin d’expérimentation devrait permettre d’avoir suffisamment de relevés du poids vif des animaux et de relevés du poids des organes récoltés post-mortem pour rendre les analyses robustes. Ces analyses se basent sur des tests statistiques où les analyses de variances (qui permettent de déterminer si tel ou tel paramètre étudié est statistiquement différent d'une condition expérimentale à une autre) qui seront réalisées nécessitent un effectif minimal pour permettre l'obtention de résultats fiables.

Raffinement

Le recours aux antidouleurs n’étant pas envisageable à cause de l’interférence générée avec l’infection virale, la stratégie appliquée pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse en cours d’expérimentation est la surveillance quotidienne des animaux, la définition de points limites conduisant à une mise à mort compassionnelle en cas d’atteinte, et la réalisation de prélèvements les moins invasifs possible et uniquement lorsque cela permet de répondre aux objectifs du projet. Pour limiter le stress des animaux, toutes les procédures sont faites individuellement sans que le reste des animaux puisse voir l’intervention.

Choix des espèces

Les espèces d’oiseau choisies sont soit l’espèce cible de l’agent viral étudié, soit une autre espèce qui pourrait être sensible à cet agent. Animaux de 1 jour à 30 semaines d’âge, selon la classe d’âge cible de l’agent viral utilisé.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 3300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3300
▲ -
Devenir
 -
 -
 800
 2500

3 300 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tués pour examen des lésions du tube digestif, 800 réutilisés dans d'autres procédures. Ils sont infectés par voie orale avec des coccidies puis reçoivent des produits candidats par gavage, l'infection provoquant des diarrhées pouvant contenir du sang et une prostration pendant trois à quatre jours. Le porteur cherche de nouvelles voies de contrôle des coccidioses pour "le maintien d'une production avicole rentable". Il affirme qu'il n'existe pas de modèle in vitro pertinent, un partenaire ayant développé des modèles jugés "non représentatifs".

Objectifs

Les coccidies sont des parasites qui se développent dans le tube digestif de leurs hôtes, et chez le poulet, elles peuvent causer des coccidioses, maladies très fréquentes à impact économique et sanitaire majeurs. Des moyens de contrôle de ces affections existent, comme les additifs coccidiostatiques, les vaccins anticoccidiens, des médicaments vétérinaires en cas de formes cliniques, et des désinfectants à action anticoccidienne pour réduire la pression environnementale de ces parasites. Néanmoins, chacune de ces approches a des inconvénients, et l’approche la plus utilisée, les additifs coccidiostatiques, est confrontée à des problèmes de résistances sur le terrain de plus en plus fréquents, et à une image négative liée à l’exposition prolongée des animaux à des produits pharmacologiquement actifs. Les autres approches ont aussi des inconvénients (administration et recyclage vaccinal délicats pour les vaccins, émergence de résistance pour les médicaments vétérinaires, efficacité non totale pour les désinfectants), et il est indispensable de trouver de nouvelles voies de contrôle des coccidies pour le maintien d'une production avicole rentable avec des animaux en bonne santé. L’objectif est de tester l’effet de produits distribués dans l’aliment ou dans l’eau de boisson ou par gavage avec une suspension liquide, sur le développement des coccidies en infection expérimentale chez le poulet.

Bénéfices attendus

Ce projet est mené en parallèle avec une évaluation in vitro des produits et dans sa continuité, afin de trouver une corrélation entre les deux modèles et d’identifier et de valider des conditions utilisées dans ces essais in vitro qui seraient pertinentes pour disposer de méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Ces travaux pourraient également permettre d’identifier des candidats pertinents pour le contrôle des coccidies et des coccidioses qui n’auraient pas démontré une efficacité dans le cadre de tests in vitro.

Procédures

Administration de produits par voie orale (une à six fois, quotidiennement) dans le cas de gavage, et inoculation de coccidies par voie orale individuellement (une seule fois), avec contention de chaque sujet par un agent et administration par un autre agent. La durée de chaque opération n'excède pas 1 mn, préhension et contention incluses.

Impact sur les animaux

Signes cliniques engendrés par le développement des coccidies chez les sujets du lot témoin infecté et des lots infectés recevant des produits qui seraient inefficaces : matières fécales altérées pouvant aller jusqu’à la diarrhée (et du sang avec certaines espèces de coccidies), de la frilosité pouvant aller à de la prostration dans les manifestations les plus sévères. Les doses infectieuses sont maîtrisées de façon à ce qu’il n’y ait pas de mortalité, même avec les espèces de coccidies susceptibles de tuer en cas de très forte infection. Le développement de ces parasites étant rapide et auto-limité, les signes cliniques, lorsqu’ils sont présents, ne durent que trois à quatre jours au maximum. La guérison est spontanée, mais les conséquences sur les performances sont importantes.

Devenir

Tous les oiseaux utilisés dans les essais sont mis à mort pour observation des lésions du tube digestif causées par le développement des coccidies. Lors de la mise en place des poussins d'un jour, 5 sujets sont euthanasiés pour analyses vétérinaires, ce qui fait que 100 des 900 sujets ne servant pas aux essais sont mis à mort dès leur arrivée. Les 800 sujets ne servant pas aux essais, à cause de leurs poids extrêmes, sont réutilisés dans d'autres procédures.

Remplacement

L’approche du projet vise à comparer les résultats obtenus dans des modèles in vitro (générés par un laboratoire partenaire) avec les résultats dans le modèle d’infection in vivo, en vue de remplacer les essais in vivo si les modèles in vitro s’avèrent pertinents. Actuellement, aucun modèle in vitro n’a été validé par une confirmation lors d’essais in vivo avec infection expérimentale des poulets avec des coccidies pathogènes.

Réduction

Afin de réduire les effectifs au maximum lors des essai sin vivo, le criblage d’efficacité sera conduit sur des effectifs limités à 10 sujets par lot. Pour les essais avec étude de l’impact sur les performances zootechniques, les effectifs seront limités à 20 sujets par lot, ce qui permet d’utiliser des tests paramétriques pour comparer les résultats.

Raffinement

Les oiseaux seront hébergés dans des cages conformes aux conditions exigées en expérimentation animale, en groupes homogènes, avec un éclairage naturel, complété par un éclairage artificiel en période de jours courts, avec maîtrise de la température et de la pression et suivi de l’hygrométrie. Des cordelettes seront suspendues dans les cages, ainsi que des CD, afin que les oiseaux puissent les manipuler. Le système d’abreuvement est constitué d’une rampe de pipettes qui est également utilisée comme perchoir par les oiseaux. Des points limites ont été définis dans chacune des procédures.

Choix des espèces

Les coccidies des volailles sont strictement inféodées aux espèces qu’elles parasitent (sauf rares exceptions). Ainsi, les coccidies du poulet (Gallus gallus) ne se développent que chez cet hôte. Il n’existe actuellement pas de modèle in vitro ou ex vivo qui permette de remplacer pertinemment le modèle de reproduction des coccidioses permettant d’évaluer correctement l’intérêt de produits candidats au contrôle de ces maladies. Le présent projet s’inscrit dans un projet avec plusieurs partenaires, dont un qui a développé des modèles in vitro qui s’avèrent pour l’instant non représentatifs du développement in vivo et dont les résultats positifs ne sont actuellement pas du tout confirmés par les essais in vivo. Les oiseaux seront mis en place à l’âge d’un jour, après éclosion et récupération au couvoir, afin d’éviter toute contamination accidentelle avec des coccidies. Ils seront élevés en animalerie protégée jusqu’à l’âge de 26 jours au maximum pour les coquelets ou poulettes (procédure 1), et de 14 jours pour les poulets de chair (procédure 2). Ils seront inoculés deux jours plus tard et le suivi d’infection sera effectué pendant 7 jours. Ces âges correspondent aux périodes d’apparition les plus fréquentes de coccidioses dans les élevages, et la durée du cycle parasitaire n’excédant pas plus de sept jours, il n’est pas nécessaire de les garder au-delà de ce délai pour pouvoir mesurer les effets des parasites sur les animaux.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Poules : 584
Souffrances
▲ -
▲ 328
▲ 256
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Devenir
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 -
 584

584 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 256 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 328 léger. Tous reçoivent à un jour d'âge un gavage de flore maternelle ou de bactéries, 256 sont ensuite infectés par un virus de la grippe aviaire par voie intra-trachéale et peuvent développer un syndrome grippal, tous étant tués par injection de barbiturique entre 7 et 28 jours, après une prise de sang. Le porteur étudie l'effet d'un microbiote intestinal précoce sur l'immunité et la résistance des poulets aux virus influenza, en vue de nouvelles pratiques d'élevage. Il affirme que ce dialogue entre microbiote, immunité et virus ne se reproduit pas in vitro ni in silico.

Objectifs

Chez les mammifères, le microbiote intestinal contribue au développement et au fonctionnement du système immunitaire. Toute perturbation dans cette communication favorise les maladies et les infections. Dans les couvoirs industriels, les poussins éclosent dans des environnements extrêmement propres, ne permettant pas la transmission naturelle du microbiote par les poules, ce qui empêche la mise en place précoce d’un microbiote intestinal bien équilibré. Il s’avère donc essentiel d’étudier comment le microbiote intestinal contribue au développement immunitaire et à la robustesse des poulets face aux virus influenza aviaires, très présents dans les élevages. Notre projet a pour objectif de fournir une description complète du développement fonctionnel du système immunitaire des muqueuses du poulet en relation avec la colonisation intestinale précoce par une flore intestinale de poule adulte ou par un cocktail de bactéries commensales d’intestin de poulet, ce qui permettra de mieux comprendre les effets bénéfiques d’un microbiote intestinal (MI) complexe sur l'immunité des muqueuses des voies gastro-intestinales et respiratoires dès le début de vie et face aux infections respiratoires.

Bénéfices attendus

Nous explorons un domaine de recherche relativement nouveau en aviculture et les connaissances obtenues pourraient étayer une meilleure vision du dialogue entre les muqueuses respiratoires et intestinales (l’axe intestin-poumon) chez les oiseaux lors des infections virales, tout comme la mise en œuvre de nouvelles pratiques rationnelles d’élevage en privilégiant un ensemencement par un microbiote intestinal favorable au développement de l’immunité innée du poussin (contact avec le microbiote de poule, ou la délivrance à la naissance d’un cocktail de bactéries commensales sélectionnées sur la production de molécules spécifiques) et une gestion durable (alimentation contrôlée pour son action sur les propriétés favorables du microbiote ; mise à disposition de probiotiques dont l’action sur la réponse immunitaire est définie).

Procédures

Les animaux seront soumis à deux types de procédures expérimentales et seulement manipulés une fois pour chaque procédure et pour toute la durée de l’expérience. Dans l’ensemble, la totalité des animaux, c’est-à-dire 584 poulets, recevront par gavage (voie orale) à 1 jour d’âge une préparation de flore maternelle complexe, un cocktail de 4 bactéries ayant un potentiel bénéfique chez le poulet, ou un contrôle (solution sans bactéries). Les animaux seront maintenus en vie entre 7 et 28 jours d’âge après gavage, en fonction également du schéma expérimental employé. Pour certains groupes expérimentaux, c’est-à-dire 256 animaux, il y aura une infection avec des virus influenza aviaires faiblement pathogènes à 21 ou à 7 jours d’âge en fonction du schéma expérimental. L’inoculation est effectuée par voie respiratoire avec une seule inoculation intra-trachéale de virus. Les animaux seront maintenus en vie entre 1 et 14 jours après l’infection, en fonction également du schéma expérimental employé. Pour 160 animaux, ils serviront de témoins et seront inoculés avec du PBS (tampon phosphate salin, solution utilisée pour la préparation de l’inoculum infectieux) au lieu du virus. Ils subiront les mêmes interventions que les infectés ; c’est-à-dire une prise de sang juste avant la mise à mort. 168 animaux auront chacun 1 gavage à 1 jour d'âge, sur des animaux vigiles, 1 min + 1 prise de sang au sinus occipital avant l'euthanasie (2-3 min) à J7, J14, J21 ou J28 d'âge. 160 animaux auront chacun 1 gavage à 1 jour d'âge, sur des animaux vigiles, 1 min (procédure 1) + 1 inoculation avec du PBS par voie intra-trachéale sur des animaux vigiles (2-3 min) à J7 ou J14 d'âge + 1 prise de sang au sinus occipital avant l'euthanasie (2-3 min). 256 animaux auront chacun 1 gavage à 1 jour d'âge, sur des animaux vigiles, 1 min (procédure 1) + 1 inoculation avec du virus influenza (H7N1 ouH1N1) par voie intra-trachéale sur des animaux vigiles (2-3 min) à J7 ou J14 d'âge + 1 prise de sang au sinus occipital avant l'euthanasie (2-3 min).

Impact sur les animaux

Pour les gavages à 1 jour d’âge, une légère gêne peut apparaître dans l’œsophage, ce que nous minimiserons avec l’utilisation d’un matériel souple non-métallique pour la délivrance ds préparations bactériennes. Pour l’inoculation intra-trachéale, une gêne respiratoire transitoire peut apparaître, de courte durée (24h). Pour l’infection avec les virus influenza aviaires faiblement pathogènes, au cours de l’infection, les animaux peuvent présenter dès 24h des signes cliniques modérés (mobilité réduite/prostration et dyspnée) du type « syndrome grippal », qui sont liés à la réponse de l’organisme à l’infection virale, mais ne présagent pas toujours d’une issue fatale.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque schéma expérimental par injection létale de barbiturique dans le sinus occipital à des temps différents (entre 7 et 28 jours d’âge, ayant reçu des gavages et infectées ou non par des virus influenza aviaire faiblement pathogènes).

Remplacement

Le dialogue microbiote-réponse immunitaire-influenza aviaire résulte d’un ensemble complexe de paramètres qu’il est impossible de remplacer par des approches in vitro ou in silico. De même, l’effet des préparations bactériennes complexes comme la flore maternelle ou le cocktail à 4 bactéries sur le microbiote intestinal ne peut pas être testé autre que in vivo afin d’élucider ses bénéfices pour les animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux par lot sera adapté aux buts de l’expérimentation et permettra d’identifier les paramètres immunitaires régulés par le microbiote intestinal suite à la délivrance de la flore maternelle ou du cocktail à 4 bactéries suivi ou non par une infection aux virus d’Influenza aviaire. Ce nombre d’animaux est optimisé en s’appuyant sur les résultats obtenus lors d’autres expérimentations. Le calcul du nombre d’animaux à utiliser a été basé sur une puissance statistique recherchée de 0,8 à laquelle la probabilité de détecter les effets attendus avec un niveau de significativité adéquat est raisonnablement élevée. D’autres équipes de recherche seront informées des expérimentations afin qu’elles puissent réaliser des prélèvements autres que les nôtres sur les animaux témoins/non infectés.

Raffinement

Les animaux seront maintenus en groupe au sol sur copeaux ou dans des isolateurs adaptés en nombre et en taille, dans des conditions environnementales contrôlées, avec nourriture et boisson à volonté. Ils seront élevés avec des objets à picorer qui seront à disposition ainsi qu’un perchoir. Pour les adminitrations orales (flore) et trachéale (inoculation virale), les sondes seront souples afin d’éviter les traumatismes et hématomes. Les animaux ne peuvent pas être anesthésiés afin de garder le refléxe de déglutition pour identifier la « bonne voie ». Après chaque admintration, les animaux seront sous surveillance pendant 2 à 3 min avant de réintégrer leur hébergement. Si l’animal présentait une prostration suite à une administration, il serait euthanasié. Pour les animaux infectés par un virus de la grippe, une surveillance clinique quotidienne sera réalisée avec l’utilisation d’une grille avec des observations comportementales pour ne pas dépasser le point limite.

Choix des espèces

Notre objectif est d’évaluer la contribution des régulateurs précoces du microbiote intestinal au développement et au fonctionnement du système immunitaire inné des poulets, espèce majeure de l’élevage des volailles domestiques et très sensible à l’infection par les virus d’Influenza aviaire. Les animaux seront utilisés entre 1 et 28 jours d'âge, moment auquel le microbiote intestinal va acquérir sa maturité et influencer le plus la physiologie et le développement/fonctionnement du système immunitaire du poulet au niveau intestinal et respiratoire.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 405
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 405
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Devenir
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 -
 -
 405

405 poussins vont être utilisés, tous tués entre le 6e et le 34e jour pour prélever leurs caeca, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent par voie orale une souche de Salmonella puis un probiotique administré jusqu'à quinze fois sur 34 jours, pour tester une stratégie de réduction de la contamination dans la filière du poulet de chair. Le porteur indique que l'infection reste souvent asymptomatique mais que les inoculations répétées peuvent stresser les animaux. Il présente le projet comme une réponse aux attentes des industriels de l'alimentation animale et qualifie la validation in vivo de "nécessaire" après les essais in vitro.

Objectifs

La salmonellose, représente la deuxième cause d’infection humaine d’origine alimentaire en Europe. Cette infection, est une maladie qui peut être transmise à l’Homme tout au long de la chaine alimentaire, mais plus généralement par le biais d'aliments d'origine animale contaminés. Les salmonelloses humaines sont principalement attribuées à la filière avicole. L’objectif principal de ce projet est de réduire la présence de Salmonella, prédominante dans cette filière par l’ajout d’un probiotique comme source de molécules bioactives. Par ailleurs, au cours d’un précédent travail, l’inhibition du passage de la barrière intestinale de différents sérotypes de Salmonella (S. Typhimurium, S. Senftenberg), a été mis en évidence in vitro. Cet essai permettra de valider les effets bénéfiques obtenus in vitro, en vérifiant en animalerie expérimentale l’effet inhibiteur sur Salmonella de B. fragilis. La réduction du portage de Salmonella sera mesurée au niveau intestinal, au sein des caeca, de sa diffusion dans le sang et par la réponse immunitaire. L’impact de B. fragilis sur le microbiote digestif en présence de Salmonella sera également considéré. Développer une stratégie de lutte efficace pour limiter la colonisation des animaux par Salmonella dès l’élevage permettra de réduire la charge qui arriverait sur la chaine alimentaire, et ainsi répondre aux attentes des industriels de l’alimentation animale et des différents acteurs de la filière avicole dont la priorité est d’assurer l’innocuité de leurs produits auprès des consommateurs.

Bénéfices attendus

Ce travail permettra de valider les effets bénéfiques du probiotique B. fragilis observés in vitro sur la colonisation de Salmonella. Ces données sont nécessaires pour l’acquisition de connaissance, et pour le développement d’une stratégie de lutte efficace pour limiter la colonisation des animaux par Salmonella dès l’élevage. Cela permettrait de limiter à terme, l’usage d’antibiotiques en cas de salmonelloses animales, de réduire la charge bactérienne qui arriverait sur la chaine alimentaire, et ainsi répondre aux attentes des industriels de l’alimentation animale et des différents acteurs de la filière avicole dont la priorité est d’assurer l’innocuité de leurs produits auprès des consommateurs. Par ailleurs, cette étude nous permettra de vérifier que les résultats obtenus in vitro sont transposables in vivo dans l'objectif de réduire le recours à l’expérimentation animale lors de futures études.

Procédures

Les animaux seront soumis à une inoculation par voie orale de Salmonella spp. et du probiotique B. fragilis. Les prélèvements de caeca et de sang auront lieu après mises à mort des animaux (J6, J13, J20, J27 et J34). Dès la mise en place (J0), 400 poussins tout venant de 1 jour de l’espèce Gallus gallus de souche commerciale de chair (type ROSS PM3), seront inoculés par voie orale avec 100 µL de B. fragilis pour le Lot 1, Lot 4 et Lot 7, et 100 µL de Tryptone Sel pour le Lot 2, Lot 3, Lot 5, Lot 6 et Lot 8. L’inoculation par voie orale, à la pipette, (d’une durée maximale d’une minute par animal) sera réalisée au maximum tous les 2 jours (hors week-end) sur une période de 34 jours, pour un maximum de 15 inoculations. A J0, il y aura aussi une mise à mort de 5 poussins pour prélèvements de vésicules vitellines afin de vérifier le statut indemne des animaux en Salmonella. Le lendemain de la mise en place (à J1), tous les animaux seront pesés et les poussins inoculés recevront 100 µL de la suspension de Salmonella adequate (S. Typhimurium ou S. Senftenberg) par voie orale à la pipette, à une dose de 10^5 UFC/ml (Lot 3, Lot 4, Lot 5, Lot 6, Lot 7 et Lot 8) et 100 µL de Tryptone Sel pour le Lot 1 et Lot 2. A partir de J2 jusqu’au J20 le Lot 1, Lot 4 et Lot 7 recevrons 100 µL de B. fragilis tous les deux jours, tandis que le Lot 2, Lot 3, Lot 5, Lot 6 et Lot 8 recevront 100 µL de Tryptone Sel. A J20 le Lot 1, Lot 2, Lot 4, Lot 5, Lot 7 et Lot 8 recevrons 100 µL de B. fragilis tous les deux jours, tandis que les Lot 3 et Lot 6 recevront 100 µL de Tryptone Sel.

Impact sur les animaux

Les infections à Salmonella chez les volailles passent généralement inaperçues. Principalement asymptomatiques, elles peuvent provoquer parfois une réduction des performances de ponte chez les poules, une perte d’appétit, de la prostration et des diarrhées liquides. Les salmonelles se multiplient dans le tube digestif des oiseaux et peuvent être excrétées en grande quantité dans les déjections. Toutefois, les souches de S. Typhimurium et S. Senftenberg utilisées dans cette étude ont déjà fait l’objet d’essais in vivo et aucun effet indésirable n’a été observé. Il n’est pas attendu d’effet indésirable tout au long de cet essai. La souche de B. fragilis utilisée est considéré comme un probiotique. Toutefois, l’apport d’une solution de probiotiques ou de tryptone sel, par voie orale, tous les 2 jours peut conduire à une situation de stress pour les poulets de chair.

Devenir

Les prélèvements de caeca nécessitent la mise à mort des animaux.

Remplacement

La volaille et notamment le poulet de chair représente une source importante de salmonellose pour l’Homme. Ainsi, il est nécessaire de contribuer au développement d’un moyen de lutte contre Salmonella dans la filière avicole afin de réduire in fine le risque d’infection humaine par Salmonella. Des essais préliminaires, réalisés in vitro sur des cellules humaines, montrent un effet bénéfique de B. fragilis en inhibant le passage de Salmonella au travers de la muqueuse intestinale. Toutefois, ces essais ont été réalisés en présence de cellules humaines en absence de lignée cellulaire intestinale de poulet disponible. Il est par conséquent necessaire de valider ses résultats lors d’un essai sur le poulet de chair. Cette validation nous permettra de vérifier que les résultats obtenus in vitro sont transposables in vivo afin de réduire par la suite le recours à l’expérimentation animale.

Réduction

Les animaux seront utilisés au seuil de la pertinence scientifique et statistique. En raison de la variabilité interindividuelle importante des niveaux de colonisation par les bactéries étudiées et de la variabilité du microbiote au cours du temps, il a été déterminé qu’un minimum de 10 animaux par groupe (8) était nécessaire pour chaque temps donné (5) afin d’assurer la robustesse des tests statistiques. Ainsi, 405 animaux seront nécessaires à cette étude (5 animaux seront utilisés au début de l’étude pour vérifier l’absence de contamination par Salmonella et 400 pour observer l'effet de B. Fragilis sur la contamination par Salmonella).

Raffinement

L’inoculation des bactéries à la pipette par voie orale et les pesées seront réalisées par le personnel expérimenté qui apportera la même attention à chaque inoculation de sorte à éviter/limiter les inconforts au moment de l’administration. Bien qu'aucun effet indésirable ne soit attendu au cours de cet essai, les animaux seront observés quotidiennement. Le raffinement des conditions d’hébergement vise à assurer l’inconfort des animaux. Les paramètres d’ambiance utilisés en animaleries sont ceux préconisés pour les élevages de poulets de chair. Chaque lot de poulets sera installé dans des parcs au sol sur une litière composée de copeaux de bois (qui servira d’enrichissement du milieu puisque les animaux grattent et picorent cette litière). De plus, des alvéoles en carton seront disposés sur les copeaux de bois avec de l’aliment et des cartons seront apposés sous les mangeoires afin de stimuler les poussins à s’alimenter dans leurs premières heures de vie. Tout au long de l'essai, les animaux recevront à volonté, de l’eau et de l’aliment spécifique à leur âge et leur espèce.

Choix des espèces

Les salmonelloses humaines sont principalement attribuées à la filière avicole. Ce projet à pour pbjectif de développer une stratégie de lutte efficace pour limiter la colonisation des animaux par Salmonella dès l’élevage afin de réduire la charge qui arrive sur la chaine alimentaire. Par conséquent, le poulet de chair est l’espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de notre procédure. Des poussins de 1 jour seront utilisés et élevés jusqu’à 34 jours (âge d’abattage des poulets de chair pour la consommation). Le but est de suivre l’effet de l’ajout du probiotique B. fragilis sur la colonisation de Salmonella, la modulation du microbiote et l’influence sur des marqueurs de l’immunité.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 1728
Souffrances
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Devenir
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Arrivés à un jour d'âge, 1 728 poulets de chair sont pesés huit fois au cours de leur élevage, et 1 512 d'entre eux sont infestés à 15 jours par des coccidies, des parasites de l'intestin, puis suivis jusqu'à 84 jours, l'âge d'abattage de leur souche. Ces oiseaux sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester cinq solutions à base d'extraits de plantes destinées à remplacer les anticoccidiens et les vaccins de la filière avicole. Le porteur annonce des "signes subcliniques transitoires" pendant 24 à 48 heures, après avoir décrit la coccidiose par la diarrhée, l'apathie, le retard de croissance et des volailles qui se tiennent en boule. Les 1 512 poulets infestés, dont il écrit qu'ils "ne sont pas commercialisables", seront tués par électronarcose suivie d'une saignée, et les 216 témoins jamais infestés pourront être "replacés dans la chaîne commerciale".

Objectifs

La société actuelle est demandeuse d'une médication vétérinaire réduite (arrêt des antibiotiques, coccidiostatiques…), naturelle et respectueuse de l'environnement. De ce fait, la réduction de l’usage des traitements médicamenteux est aujourd’hui un enjeu majeur pour l’agriculture française. Parmi ces produits, les additifs coccidiostatiques (ou anticoccidiens) sont très utilisés en France et en Europe car ils sont le principal moyen de lutte contre la coccidiose. La coccidiose est une maladie parasitaire qui touche les volailles. Les symptômes peuvent être variés, mais la coccidiose se traduit souvent par une frilosité des volailles, une baisse de leur appétit, un retard de croissance, une apathie ou encore des diarrhées. Les animaux peuvent parfois se tenir en boule, avec leurs plumes ébouriffées, tous ces symptômes étant la résultante de dommages intestinaux qui induisent des pertes économiques significatives pour l’éleveur. Les vaccins actuellement disponibles, offrent une alternative aux coccidiostatiques mais présentent également des limites pour les éleveurs en termes de performances zootechniques et peuvent avoir un impact défavorable sur les résultats économiques. Ainsi, au regard des préoccupations sanitaires grandissantes et d’une probable évolution réglementaire les interdisant, il est important de trouver aujourd’hui une alternative aux anticoccidiens. Dans le cadre de ce projet, notre objectif sera de tester des solutions alternatives et naturelles aux coccidiostatiques.

Bénéfices attendus

La coccidiose est une des maladies les plus fréquentes chez les volailles. Les éleveurs peuvent utiliser des substances à titre préventif, appelées coccidiostatiques (ou anticoccidiens). Elles sont considérées comme des additifs par la législation et sont généralement administrés via l’aliment. Cependant, cette utilisation présente quelques limites puisque des phénomènes de résistances aux anticoccidiens ont été développés et leur utilisation continue et routinière a entraîné l’émergence de populations résistantes, qui nécessitent des rotations régulières quant au type d’anticoccidien utilisé. Par ailleurs, des résidus anticoccidiens sont parfois retrouvés dans les produits avicoles. Les limites des coccidiostatiques ont entraîné le développement des vaccins. Ils représentent cependant un coût non négligeable pour l’éleveur et ont tendance à entrainer des baisses de performances zootechniques, voire le développement de pathologies opportunistes. L’alerte sur les risques d’utilisation des substances médicamenteuses sur la santé et les limites de la vaccination motive aujourd’hui l’émergence de nouvelles offres de produits. Ainsi, la mise en place et le développement de solutions alternatives et naturelles à visée anticoccidienne apparaissent comme une nécessité pour la filière avicole française. Dans ce contexte, le plus gros bénéfice de notre projet est le développement de nouvelles solutions naturelles à visée anticoccidienne, en remplacement des anticoccidiens et des vaccins. Cette étude aura de ce fait également des bénéfices pour le consommateur et la santé humaine : naturalité, qualité sanitaire (absence de résidus dans les produits avicole), qualités nutritionnelles…

Procédures

1512 animaux sont soumis à une infestation coccidienne expérimentale unique. L’inoculation se fera à 15 jours d’âge car il s’agit de la réalité sur le terrain où les coccidioses cliniques apparaissent entre 12 et 15 jours d’âge. Et les animaux seront suivis jusqu’à 84 jours d’âge, âge d’abattage classique pour cette souche de poulets. Tous les poulets seront pesés individuellement à 8 reprises afin de connaitre et comparer leur performance de croissance. La durée moyenne d’une pesée d’un parquet de 36 animaux est estimée à 10min maximum.

Impact sur les animaux

Les effets négatifs sur les animaux sont principalement liés à l’infestation coccidienne expérimentale. Elle est néanmoins nécessaire pour évaluer l’effet anticoccidien des solutions que nous testons. La principale nuisance pour les animaux sera la présence de signes subcliniques transitoires, sur 24h (48h maximum), au moment du pic d’excrétion des coccidies, soit environ 4 à 7 jours d’après l’infestation. La pesée individuelle des animaux peut également représenter un stress pour ces derniers, mais reste nécessaire pour le suivi de la croissance des animaux.

Devenir

Les animaux ayant subi l’infestation coccidienne ne sont pas commercialisables ; ils seront euthanasiés par électronarcose suivie d'une saignée. Les animaux n’ayant pas subi l’infestation (lot témoin = 216 animaux), pourront, après vérification qu’ils ne soient pas contaminés par les coccidies, être replacés dans la chaîne commerciale.

Remplacement

Dans le cadre de notre projet qui vise à évaluer l’efficacité de solutions alternatives aux anticoccidiens, le remplacement n'est pas possible car il n'existe, à ce jour, aucune technique in vitro pour étudier les réponses physiologiques des individus face aux stimuli auxquels ils sont exposés. Cependant, en amont de ce projet, des tests ont été effectués en remplacement de l’utilisation des animaux : d’une part en laboratoire pour contrôler et quantifier l’efficacité des molécules vis-à-vis des parasites et l’absence de toxicité vis-à-vis des cellules de l’hôte (in vitro) et d’autre par simulation informatique (in silico)

Réduction

De nombreux tests en amont ont été effectués in vitro et in silico afin de réduire le nombre d’animaux total nécessaires au projet. Cependant, pour tester l’efficacité des 5 solutions alternatives aux anticoccidiens, nous avons besoin d’utiliser les animaux. Une analyse de variance sera faite sur les résultats individuels, avec comparaison de moyennes. L’effectif de 1728 animaux a été réduit à son maximum. Il reste cependant nécessaire pour évaluer statistiquement 8 modalités expérimentales et en tirer des conclusions significatives.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans des parquets, au sol sur des copeaux et en groupe afin de créer des relations sociales. Des ficelles seront installées dans chaque parquet en tant que matériel d’enrichissement. Ils seront hébergés dans des parquets de 2.68m² selon les normes règlementaires définies par l’arrêté du 28 juin 2010 établissant les normes minimales relatives à la protection des poulets destinés à la production de viande et dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Des points limites sont déterminés et une grille d’évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement.

Choix des espèces

S'agissant d'un objectif finalisé sur la santé des volailles, le choix du poulet (gallus gallus) a été fait car il s’agit l'espèce majeure sur le terrain et un modèle reconnu par la filière. Les poussins arriveront à 1 jours d’âge, mais l’infestation coccidienne n’aura lieu qu’à 15 jours, âge à partir duquel les infestations aux coccidies apparaissent en élevage. Nous étudierons ensuite les animaux infestés sur toute la durée d’élevage, c’est-à-dire jusqu’à 84 jours qui correspond à l’âge classique d’abattage pour cette souche à croissance lente. Cela nous permettra par la suite de transposer nos résultats à un élevage commercial classique.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 288
Souffrances
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Devenir
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288 poules vont être utilisées, dont 176 tuées pour prélever leurs organes et 112 renvoyées en élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une partie est isolée en cage individuelle jusqu'à six semaines, puis subit une prise de sang à l'état vigile suivie d'une mise à mort immédiate, pour mesurer l'effet d'une supplémentation en vitamine D3 sur la coquille et le squelette. Le porteur présente l'amélioration de la qualité des œufs et la réduction des fractures comme un gain pour le "bien-être" des poules et la "durabilité" des élevages, la France étant le premier producteur d'œufs en Europe. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne rend compte des interactions entre les organes du métabolisme calcique.

Objectifs

La poule pondeuse présente des besoins très élevés en calcium pour assurer la minéralisation de la coquille de ses œufs. Ce calcium provient de son alimentation, mais il doit faire l’objet d’un stockage intermédiaire dans l’os afin d’être mis à disposition de l’utérus pendant la phase nocturne de calcification de la coquille, quand la poule ne se nourrit pas. Ceci implique un cycle quotidien de remodelage osseux et peut conduire à des défauts de qualité de coquille et à une fragilisation progressive de l’os (ostéoporose). La vitamine D3 et ses métabolites sont des régulateurs majeurs du métabolisme calcique, dont l’apport est indispensable en alimentation des poules pondeuses. L’hydroxyvitamine D3 est une forme naturelle de la vitamine D3, issue de son hydroxylation hépatique. Elle est assimilable par voie alimentaire et à ce titre distribuée comme un additif bénéfique pour le statut minéral osseux, la qualité de la coquille et le statut immunitaire de la poule pondeuse. L’objet de la présente étude est de déterminer si une supplémentation précoce chez la poulette peut avoir un effet bénéfique sur son développement squelettique de la poulette, mesuré avant l’entrée en ponte (17 semaines), et aux étapes ultérieures sur la qualité osseuse chez la pondeuse et qualité de la coquille pendant toute sa période productive (20 à 100 semaines). Il s’agira d’autre part d’en expliciter les mécanismes sous-jacents, ce qui pourrait déboucher sur la proposition d’autres stratégies nutritionnelles et permettre d’identifier de nouveaux marqueurs du statut minéral osseux, utilisables en élevage.

Bénéfices attendus

Un meilleur ajustement des apports en vitamine D3 (forme et période d'administration) doit permettre d'améliorer simultanément la qualité sanitaire des œufs en améliorant la qualité des coquilles, la santé osseuse des poules et leur bien-être par la réduction de la fréquence des déformations ou fractures. Tout cela va concourir à l'amélioration de la durabilité des systèmes de production. La mise en évidence des mécanismes sous-jacents, outre son intérêt dans le domaine de la physiologie comparée, peut permettre d'envisager de nouvelles voies d’intervention ou d'identifier des marqueurs moléculaires utilisables pour évaluer des stratégies d'élevage ou d'alimentation variées.

Procédures

La première modalité s’applique à 24 animaux élevés en groupe qui seront soumis uniquement à un prélèvement sanguin à l'âge de 17 semaines, à l'état vigile pour éviter toute interférence avec les paramètres mesurés. La seconde modalité s’applique à 264 animaux qui seront soumis à une phase d'élevage en cage individuelle d’une durée maximale de 6 semaines. Parmi ces animaux certains seront soumis à un prélèvement sanguin, à l'état vigile pour éviter toute interférence avec les paramètres mesurés. Tous les animaux soumis à une prise de sang sont immédiatement euthanasiés pour permettre la collecte d’organes.

Impact sur les animaux

La capture, la contention et la prise de sang sont des stress pour l’animal, qui n’auront lieu qu’une seule fois dans cette procédure. Les animaux sont euthanasiés immédiatement après pour collecte d’organes. L’isolement en cage individuelle constitue un autre stress. Il ne sera imposé qu’une seule fois à un même animal pour une durée maximale de 6 semaines. Les animaux bénéficieront de la proximité de leurs congénères dans une même salle et de la mise à disposition d’un objet à picorer dans leur cage. Le retour dans le groupe après l’isolement pourrait constituer une autre source de stress avec un risque d’agressivité du groupe. L’expérience montre que ce risque est faible.

Devenir

Tous les animaux soumis à une prise de sang sont destinés à l'euthanasie pour prélèvement de tissus. Les animaux qui ne sont pas soumis à une prise de sang retournent en élevage.

Remplacement

La régulation du métabolisme calcique dépend d’effecteurs et de régulations hormonales intervenant à différents niveaux de l'organisme (utérus, os, reins, intestin et la glande parathyroïde) excluant le recours à un modèle in vitro ne considérant pas les interactions entre ces organes.

Réduction

Les données seront analysées par analyse de variance selon un modèle statistique incluant les effets du régime, de l’âge et du stade physiologique (dans le cycle ovarien quotidien). L’identification du stade dans le cycle ovarien est cruciale en raison de la forte variation des paramètres sanguins (calcémie, phosphatémie) et des régulations hormonales. Les études antérieures de l’équipe montrent que ces effets peuvent être détectés avec 8 poules par lot pour une puissance statistique de 90%. Nous faisons l’hypothèse de pouvoir ainsi identifier de nouvelles protéines impliquées dans la régulation du métabolisme calcique. Pour arriver à ce nombre à chaque stade du cycle ovulatoire, nous disposerons de 88 poules matures en cage individuelle à chaque âge. Les animaux n’étant pas au bon stade physiologique ne seront pas prélevés et seront remis en élevage de production d’œufs.

Raffinement

Les poules hébergées en groupe au sol bénéficient d’un milieu enrichi, notamment par des perchoirs. Les poules hébergées en cages individuelles pendant 6 semaines au maximum bénéficient d'un milieu enrichi par un jouet à picorer et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Les animaux seront l’objet de surveillance classique et toute manifestation de détresse ou de maladie prise en considération pour envisager le retrait des animaux (retour en élevage en groupe au sol) ou leur euthanasie si besoin.

Choix des espèces

L'élevage de poule est une activité économique d'importance pour la France, qui est le premier producteur d'œufs en Europe. Il n'y a aucune raison d'utiliser une espèce modèle différente. Les animaux sont des femelles jeunes et adultes. La production d’œufs se produit chez la poule pondeuse adulte, cependant l'intérêt de cette expérimentation est de tester l'effet d'un régime appliqué dès les stades précoces du poussin.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 6400
Souffrances
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Devenir
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 6400

6 400 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La plupart reçoivent de la corticostérone, une substance non autorisée, ajoutée à leur aliment pendant une quinzaine de jours pour reproduire un stress métabolique et tester des solutions nutritionnelles destinées à la vente. Le porteur indique que cette hormone diminue l'appétit et la croissance, sans accroître la mortalité attendue. Tous les animaux sont ensuite euthanasiés puis envoyés à l'équarrissage pour éviter que des poulets traités à la corticostérone entrent dans la chaîne alimentaire.

Objectifs

En élevage, les poulets de chair sont confrontés à une multitude de facteurs de stress tels que des températures trop élevées, une densité d’élevage importante, la pression sanitaire, leur manipulation et le transport. Ces facteurs de stress interviennent tout au long de la période d’élevage ; Leurs effets sur les performances de croissance des poulets ont bien été étudiés. En tant qu’effecteurs finaux de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénal (HPA), les glucocorticoïdes (GC) participent au contrôle de l'homéostasie de l’organisme et à la réponse au stress, en stimulant la libération des réserves d'énergie en favorisant la mobilisation du glucose et la lipolyse. Chez les mammifères et les oiseaux, il a été démontré que la régulation à la hausse des GCs circulants était impliquée dans l’induction de stress oxydatif. Des études ont montré qu’une libération accrue de corticostérone (CORT), principal GC chez les oiseaux, était associée à une baisse de la croissance des animaux, un déséquilibre de la balance redox et une augmentation de la peroxydation lipidique dans le sang et certains tissus. L’objectif de ce projet est d’évaluer les bénéfices sur la croissance et la santé de diverses solutions nutritionnelles, administrées à des poulets de chair exposés à la corticostérone dans le but d’induire des perturbations métaboliques spécifiques au stress.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise sur le marché d'une ou plusieurs solutions nutritionnelles s’inscrivant dans une stratégie de renforcement de la prévention sanitaire des élevages de volailles de chair.

Procédures

A l’exception des poulets qui composeront les traitements « témoin », les autres animaux de ce projet reçoivent de la CORT (substance non autorisée). La dose peut varier de 10 à 30 ppm maximum selon les essais. La supplémentation en corticostérone peut avoir lieu à partir de 9 jours d’âge, et sa durée n’excède pas 15 jours consécutifs. Cette supplémentation est réalisée via l’aliment, les animaux ne subissent donc aucune manipulation particulière pour cette administration. A chacune des applications de la procédure, 1 120 poulets seront supplémentés avec de la corticostérone.

Impact sur les animaux

L'activation de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) est impliquée dans la baisse des performances des poulets de chair. La diminution du taux de croissance par la CORT est associée au contrôle de l’appétit (baisse de l’ingéré), une stimulation de la protéolyse, de la lipolyse et de la néoglucogenèse (augmentant ainsi les taux sanguins de glucose, d’acides aminés libres et d’acides gras libres). Aucun accroissement de la mortalité n’est attendu.

Devenir

A l’exception des poulets qui composeront les traitements « témoin », les autres animaux de ce projet reçoivent de la CORT (substance non autorisée). En considérant le risque de transferts inter-lots, la totalité des animaux inclus dans ce projet sera euthanasiée puis envoyée à l’équarrissage afin d’éviter toute erreur qui pourrait entrainer la présence d’animaux traités à la CORT dans la chaine alimentaire.

Remplacement

L’ensemble des mécanismes de régulation de l’homéostasie qui interviennent au cours de la croissance des animaux est extrêmement complexe et ne peut pas être modélisé ou reproduit in vitro.

Réduction

Le nombre minimal de répétitions (c’est-à-dire de parquets) est estimé à 10 par traitement expérimental, avec 8 traitements au total. Ceci correspond au nombre de répétitions nécessaires pour obtenir une différence significative de 3% sur le poids vif, avec un écart-type commun de 45 g sur ce paramètre, en prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%. Pour chaque essai, la dispersion des données sera évaluée selon des graphiques boites à moustaches afin d’identifier les données aberrantes. Après élimination des données aberrantes, plusieurs analyses de variance (ANOVA) à 1 ou 2 facteurs seront réalisées pour prendre en compte selon les périodes, l’effet du régime alimentaire et du niveau d’exposition à la CORT.

Raffinement

Pour l’ensemble des essais, les animaux sont placés en logement collectif. Mettre plusieurs animaux dans un parquet permet de mieux représenter l’élevage avicole standard en appliquant des conditions d’élevage observées sur le terrain. Un dispositif d’enrichissement du milieu de vie est disposé dans chaque parquet (rondelle ou autre objet pendu à une ficelle). L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens. Les animaux présentant des fractures au niveau des pattes et/ou des ailes sont systématiquement écartés. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet.

Choix des espèces

L’ensemble des mécanismes de régulation de l’homéostasie qui interviennent au cours de la croissance des animaux est extrêmement complexe et propre à chaque espèce animale. Elle ne peut pas être modélisée ou étudiée in vitro. Les poulets seront utilisés de 1 à 42 j d’âge maximum pour mimer un cycle de production classique.