Poules
Repenser la nutrition protéique pour la santé, le bien-être et la robustesse du poussin – évaluation de stratégies nutritionnelles précoces pour améliorer la réponse des animaux à des régimes diversifiés tout au long de la période d’élevage
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Pour réduire l'importation de soja en remplaçant les protéines de la ration des poulets par du tournesol et du colza, 112 poussins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Seize sont saignés au sinus occipital le jour de l'éclosion, puis tués aussitôt. Les 96 autres subissent trois prises de sang sur animal vigile, à dix, vingt-et-un et trente-cinq jours, avant d'être tués à trente-cinq jours pour le prélèvement de tissus et la pesée de leurs organes. Le projet est présenté comme visant la santé, le bien-être et la robustesse du poussin, et sa fin coïncide avec la durée d'élevage standard d'un poulet de chair.
Objectifs
La nutrition du poussin est délicate du fait du passage d’une alimentation d’origine maternelle à une alimentation d’origine exogène, alors qu’elle contribue de manière importante à sa robustesse en renforçant sa santé digestive. Les apports protéiques pourraient probablement être réduits dans les premiers jours de vie et l’usage de matières premières protéiques locales souvent riches en fibres pourrait être facilité en période de croissance par une alimentation néonatale adaptée. L’objectif général du projet PRESAJE est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales, à base de tournesol et colza par exemple, pour réduire l'importation de soja. Nous cherchons à évaluer l’effet d’un choix de stratégies nutritionnelles précoces basé sur les connaissances acquises dans le cadre du projet, sur la santé, le bien-être et la robustesse des animaux, tout au long de la période d’élevage.
Bénéfices attendus
L’objectif général du projet est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé digestive et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales. L’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale fine d’une période du développement de l’animal qui est relativement peu étudiée. La connaissance des besoins nutritionnels du poussin a été expérimentée mais jamais, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Au niveau opérationnel, les attendus sont de : mieux appréhender les besoins du poussin (incluant la période ≤ 7 jours) pour réduire les apports en protéines et apporter les acides aminés de manière à optimiser l’équilibre entre les fonctions adaptatives et productives, et proposer des stratégies nutritionnelles précoces permettant de renforcer la santé et le bien-être des animaux tout en favorisant l’usage de matières premières protéiques locales sur toute la période d’élevage.
Procédures
Une prise de sang au sinus occipital sera effectuée sur animaux vigiles sur 112 animaux. Les animaux prélevés à l’éclosion (n=16) seront mis à mort ensuite. 96 animaux seront prélevés à trois reprises au cours de l’élevage (J10, J21 et J35). Il y aura donc trois prises de sang par animal, espacées dans le temps, qui ne dureront que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Tous les animaux sur lesquels les prélèvements de sang seront faits (soit 112 animaux), seront mis à mort à J0 (n=16) ou à J35 pour des prélèvements de tissus et mesures de poids des organes (n=96), ceci afin de mesurer des biomarqueurs tissulaires en lien avec leur robustesse, santé et bien-être post-éclosion et en fonction des caractéristiques du régime (utilisation de sources protéiques diversifiées).
Remplacement
La connaissance des besoins nutritionnels du poussin sera expérimentée sous l’angle original et complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Les analyses ne peuvent se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (poule domestique).
Réduction
L’effectif de 112 animaux (16 à l’éclosion et 96 ensuite), la moitié étant des mâles et l’autre moitié étant des femelles a été défini pour permettre de détecter significativement des effets possibles de stratégies nutritionnelles précoces appliquées dans le cadre d’une diversification des sources protéiques sur les performances de croissance et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. L’unité statistique pour analyser les performances de croissance sera le parquet. Huit parquets par groupe sont nécessaires et suffisants pour détecter des différences de consommation d’aliment et d’indice de consommation entre régimes d'après des travaux antérieurs validés et publiés sur l’apport en protéines et en acides aminés chez les poulets en fin de période d’élevage. Ces paramètres seront analysés statistiquement pour comparer les différents traitements. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal. Pour caractériser l’état initial post-éclosion, 16 poussins (8 par sexe) seront utilisés avec prélèvements de sang pour des mesures de biomarqueurs. De même, un effectif de 16 animaux par régime, sexes confondus (2 par parquet, soit 1 mâle et une femelle par parquet), soit 96 animaux, est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes et de la variabilité interindividuelle attendue des paramètres sanguins mesurés : utilisation des résultats d’essais précédents et des avancées méthodologiques d'après des travaux antérieurs validés et publiés.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Le suivi des performances sera fréquent avec des mesures hebdomadaires sur la période étudiée. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur puis les animaux seront élevés jusqu’à 35 jours (durée d’élevage standard).
Prélèvements de sang sur poules à statut sanitaire spécifique pour fourniture d’échantillons sanguins
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Prélevées sur le troupeau reproducteur d'un élevage exempt d'organismes pathogènes spécifiques, 1 250 poules subissent chacune une prise de sang unique, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le prélèvement se fait sur animal vigile, au sinus occipital ou à la veine de l'aile, en cinq minutes au plus, avec un risque d'hématome, d'hémorragie ou de picage. Le sang part vers des laboratoires qui en isolent des globules rouges pour titrer des virus, des cellules immunitaires pour des tests in vitro, ou en tirent du sérum pour faire pousser des bactéries. Le porteur souligne que ces poules ne sont pas élevées uniquement pour fournir du sang et qu'elles retournent toutes au troupeau après le prélèvement.
Objectifs
Dans le cadre de leurs recherches, les scientifiques ont régulièrement besoin de sang de poulet exempt d'organismes pathogènes spécifiques (EOPS) pour entre autres : isoler des cellules immunitaires comme les leucocytes pour des tests in vitro, iIsoler des globules rouges et réaliser des tests d’hémagglutination pour le titrage de virus ou encore produire du sérum pour réaliser des études de croissance bactérienne. Un maximum de 250 prélèvements sont réalisés par an. Chaque série de prélèvements concerne au maximum 20 individus. Chaque animal n'est concerné que par un prélèvement sanguin sans répétition.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont de fournir des échantillons de sang de volailles EOPS nécessaires aux études portant sur la réponse immunitaire (isolement de cellules immunitaires), aux études de certains virus (titration des virus grâce des tests d’hémagglutination) et la production de sérum.
Procédures
Prélèvement de sang sur animaux vigiles. Chaque animal ne sera sujet qu'à un prélèvement de sang sans répétition. La durée du prélèvement n'excède pas 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pourraient être liés à une réaction suite au prélèvement de sang : hématome, hémorragie, réaction inflammatoire locale, voire un phénomène d’autopicage (si la prise de sang est réalisée à la veine alaire).
Devenir
Les animaux prélevés faisant partie du troupeau reproducteur, tous les animaux sont maintenus dans l’élevage après prélèvement.
Remplacement
L’objet de la demande est la fourniture de sang de volaille à statut EOPS (Exempts d'organismes pathogènes spécifiques) comme échantillon biologique, le recours à l’animal est donc nécessaire.
Réduction
Les prélèvements sont réalisés sur des animaux du troupeau reproducteur de l’élevage EOPS : il s’agit donc d’animaux destinés au renouvellement de l'élevage et à la fourniture d’animaux expérimentaux. De ce fait, les animaux ne sont pas produits et utilisés exclusivement pour la fourniture de sang. De plus, le nombre d’animaux prélevés est adapté au plus juste en fonction du nombre de prélèvements et volume de sang requis.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe et bénéficient d'un enrichissement physique : perchoir, nid et bolduc suspendu dans chaque cage. 5 nids sont à disposition des poules pour la ponte. A l’issue de chaque prélèvement, une attention particulière est portée au comportement des animaux afin de détecter d’éventuels signes de souffrance. Un renforcement positif par récompense alimentaire est envisagé (petits vers secs par exemple). Il n’y a pas de désinfection de la zone de prélèvement (pour éviter toutes projections ou contacts avec les yeux). Il n’y a pas de point de compression au sinus occipital (un léger point de compression est réalisé lorsque le sang est prélevé à la veine allaire). Les aiguilles ont une garde et sont donc adaptées pour un prélèvement au sinus occipital. Les prises de sang seront réalisées par 2 opérateurs auxquels les animaux sont habitués : l’un maintient l’animal par une légère contention et l’autre procède au prélèvement de sang. Qu’une prise de sang ne dure pas plus de 5 minutes et qu’elle est réalisée dans le calme.
Choix des espèces
Les besoins de sang concernent des tests in vitro ou des mises au point de méthode pour des recherches portant sur le modèle volaille. Animaux de production adultes : Les prélèvements sont réalisés sur des animaux adultes afin de pouvoir fournir le volume requis par les scientifiques. C'est également moins préjudiciable pour les animaux car le prélèvement est plus facile (animal de plus grande taille).
Etude des conditions favorisant la dissémination et le développement d’acariens aviaires et l’exposition humaine à leurs piqûres
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Autres oiseaux : 155
Plus de 180 000 acariens hématophages dans un même dispositif, une mortalité observée au-delà d'un seuil estimé à 150 000 par jeune poulet, et des signes annonciateurs qui n'apparaissent qu'un ou deux jours avant la mort. 95 poulets et 155 pigeons bisets vont être exposés à ces pullulations dans des nids artificiels, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les poulets restent confinés quatre semaines d'affilée dans des caissons dimensionnés d'après ce que les expérimentateurs peuvent manipuler pour en extraire les acariens, les pigeons trois nuits par semaine. Le porteur retient le pigeon biset et la poule domestique parce que ce sont les hôtes des acariens qui piquent les humains en ville, et prévoit de replacer ensuite les oiseaux chez des particuliers.
Objectifs
Les piqûres par des acariens ornithophiles du genre Dermanyssus chez l’homme en ville sont de plus en plus souvent rapportées dans différentes régions du Monde. Comme l’acarien est petit, ne vit pas sur l’hôte (se cache dans des interstices) et produit des lésions non spécifiques (confondues avec punaises de lit, moustiques, etc.), la fréquence de ces événements demeure largement sous-estimée. Les pathologies cutanées induites par l’acarien sont généralement absentes ou à peine évoquées dans les formations médicales. Le rôle de réservoir de pathogènes et les compétences vectorielles de ces acariens sont méconnues et nécessiteraient des études conséquentes. L’objectif du projet est d’identifier les déterminants de l'exposition humaine aux piqûres d'acariens hématophages du genre Dermanyssus associés aux oiseaux en ville, puis de rechercher des moyens pour empêcher la circulation entre les nids et l’habitat humain. Au moins 4 espèces du genre Dermanyssus sont présentes dans les nids d’oiseaux urbains, avec une seule espèce généraliste (Dermanyssus gallinae sensu stricto) et trois espèces spécialistes (des pigeons, des hirondelles, des martinets). Nous cherchons à établir comment les odeurs, le comportement des hôtes et la configuration spatiale des surfaces reliant les nids d’oiseau à l’habitat humain déterminent la capacité de chaque espèce d’acarien à coloniser l’habitat des humains. L’objectif des expérimentations au laboratoire sur les oiseaux est d’étudier l’effet des différentes situations sur le développement des populations d’acarien. Des expérimentations complémentaires sur acariens seuls permettront de déterminer comment ils se déplacent et s’orientent dans l’espace. Des modèles mathématiques seront construits sur la base des résultats des deux groupes d’expérimentation pour prédire les conditions de l’exposition humaine aux différentes espèces d’acariens.
Bénéfices attendus
Les bénéfices seront triples : 1°) Apport de connaissance fondamentale en biologie : nos travaux permettront de mieux comprendre la biologie et le comportement locomoteur d’acariens de petite taille omniprésents en milieu anthropisé. En particulier, nous déterminerons le rôle des espèces hôtes, de la configuration des bâtiments et de leurs équipements dans l’interruption du flux de gènes entre populations d’acariens. 2°) Apport de connaissance épidémiologique : nous fournirons une première évaluation du risque d'exposition humaine aux piqûres par des acariens du genre Dermanyssus en fonction des oiseaux en présence, de l'espèce d'acarien et du "paysage" rencontré sur le trajet oiseau-humain (configuration spatiale à l’échelle de l’acarien). 3°) Recommandations opérationnelles : après synthèse des informations que nous tirerons des présentes expérimentations impliquant des oiseaux et des expérimentation sur acariens seuls conduites en parallèle, nous atteindrons pour la première fois une compréhension multi-échelles des processus généraux de dissémination des acariens du genre Dermanyssus et de leur transfert vers les humains. Par une démarche de co-construction, nous prévoyons de produire en fin de projet des recommandations pour la prévention et la gestion des infestations par Dermanyssus et du matériel pour le transfert de connaissances à destination du corps médical (actuellement très peu informé des problèmes induits par Dermanyssus) et des professions touchant à la construction des bâtiments et l’entretien des façades.
Procédures
Les oiseaux seront manipulés pour les introduire et les sortir de leurs nids artificiels (mésocosmes). Ils seront exposés à une pullulation d'acariens.
Impact sur les animaux
Le confinement dans des espaces réduits (mésocosmes) est le principal désagrément subi par l'animal. Il intervient durant 4 semaines consécutives pour les jeunes poulets et seulement durant le repos nocturne ou sur de très courtes durées (3h) pour le pigeon. Le stress induit par la charge parasitaire peut aboutir à la mort en cas de pullulation brutale d’acariens, mais cela ne devrait pas arriver dans nos conditions. En effet, chez le jeune poulet, nous avons observé dans le passé une mortalité dans des mésocosmes contenant >180000 acariens D. gallinae en fin d’expérimentation (après 6 à 7 semaines d'expérimentation). Les signes annonciateurs (ébouriffement, éclaircissement de la crête) apparaissent très peu de temps avant la mort (1-2 jours). La dynamique démographique de la population d’acariens montre une accélération très rapide avec passage d’une charge parasitaire tolérable – sans signes détectable sur l’oiseau - à une charge intolérable en quelques jours après une phase de latence de quelques semaines. Un seuil de tolérance semble se situer légèrement aux alentours de 150000 acariens (tous stades confondus) par jeune poulet de 5-7 semaines exposés depuis l’âge d’une semaine. Nous n'avons pas de données de laboratoire sur pigeons, mais avons observé des nids hébergeant un ou deux pigeonneaux en bonne santé dans lesquels nous avons trouvé plusieurs dizaines de milliers d'acariens après le départ des oiseaux. Nous supposons donc que la charge parasitaire maximum tolérable pour un pigeon exposé en continu aux acariens est du même ordre que pour un jeune poulet. Nous travaillerons avec un inoculum de 200 acariens femelles adultes et sur une durée de 28 jours soit 4 semaines pour les poulets et les pigeons, afin d’éviter les dommages dus aux acariens.
Devenir
Les animaux seront en priorité replacés auprès de particuliers suivant les consignes données l'inspecteur vétérinaire de la région. Nous ne procèderons à leur euthanasie que dans les cas exceptionnels où nous ne trouverions pas d'acquéreurs.
Remplacement
Le projet porte sur la dynamique des populations d'acariens hématophages obligatoires et spécialistes d'oiseaux et leur potentiel à piquer les humains. L'espèce recensée de manière récurrente dans les cas humain est Dermanyssus gallinae L1, espèce spécialisée dans le pigeon. Nous avons donc impérativement besoin de travailler avec cet hôte de prédilection. En outre, les acariens associés aux poules dans les poulaillers familiaux pourraient jouer un rôle dans l'exposition aux piqûres chez les humains, nous avons donc aussi besoin d'utiliser des poules pour reproduire les événements d'infestation. Bien que plusieurs systèmes de nutrition in vitro aient été publiés pour le pou rouge des poules, aucun ne permet à ce jour d’obtenir des cycles complets répétés, et aucun n’a été testé sur les autres espèces de Dermanyssus, cibles du projet. Malgré des efforts substantiels réalisés par plusieurs équipes dont l’équipe porteuse pour améliorer les systèmes de nutrition in vitro, nous n’avons pas la possibilité à ce jour d’utiliser ces méthodes pour évaluer l’effet de l’hôte sur la dynamique des populations des acariens du genre Dermanyssus.
Réduction
Nous prévoyons d'utiliser le nombre minimum d'animaux pour obtenir des résultats statistiquement robustes au vu de la variation établie dans les expérimentations préliminaires en matière de dynamique d'accroissement des populations de Dermanyssus gallinae s.s. en nous basant sur de précédentes expériences dans des dispositifs similaires.
Raffinement
Le désagrément que subiront tous les animaux sera le confinement dans les mésocosmes. En outre, certains animaux pourraient subir un stress important en cas de pullulation excessive d’acariens, bien que cela ne devrait pas arriver car nous avons configuré les expérimentations de manière à éviter ces situations, au vu des données acquises précédemment sur D. gallinae sur jeunes poulets. Le confinement dans les mésocosmes sera limité à 3 nuits par semaines pour les pigeons et 4 semaines consécutives pour les poulets. Les pigeons seront autorisés à voler le jour dans la volière qui contiendra les mésocosmes. Les dimensions des mésocosmes ont été définies de manière à optimiser l’espace pour de jeunes poulets (7 semaines max.) nourris et abreuvés ad libitum tout en rendant possible l’expérimentation : il s’agit du volume maximum que les expérimentateurs peuvent manipuler lors de l’extraction des acariens (il faut rincer intégralement l’intérieur du système et récupérer l’intégralité du produit de rinçage). Les animaux seront surveillés régulièrement afin de détecter d’éventuels signes alarmants (paupières qui se ferment et baisse de tonus pour les pigeons, ébouriffement persistant, prostration, éclaircissement de la crête pour les poulets) ou une agitation inhabituelle. Dans ces cas, nous retirerons l'animal du mésocosmes et l'hébergerons momentanément dans une cage respectant les standards de l'hébergement des poules en expérimentation animale. Afin de limiter le stress induit par les allées et venues du personnel dans la serre, nous installerons un appareil radiophonique qui diffusera de la musique et des voix humaines. Cette technique avait nettement réduit (si ce n'est supprimé) les réactions (sursauts, cris) à l'entrée du personnel dans la serre et à l'approche des mésocosmes durant les précédentes expérimentations sur jeunes poulets. Enrichissement : les pigeons seront hébergés dans des volières équipées de perchoirs similaires à ceux présents dans les élevages de pigeons et de bassines d’eau pour la baignade. Pour les jeunes poulets, un perchoir et un bloc de sel sur le caillebottis du mésocosme permettra aux animaux de se percher et de gratter tout au long de l’expérimentation.
Choix des espèces
L'étude focalise sur des acariens qui se développent dans les nids de pigeons ainsi que les poulaillers familiaux. C'est pourquoi nous allons conduire les expérimentations sur pigeon biset et poule domestique. De manière à réduire l'impact du confinement en mésocosme, nous prévoyons de travailler sur des animaux âgés de maximum 7 semaines au cours des expérimentations sur les poules. Pour les procédures avec le pigeon biset, nous utiliserons des animaux adultes.
Allonger la période de ponte des poules pondeuses pour une meilleure durabilité de la filière de production d’œufs
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
Pour savoir si des poules pondeuses peuvent produire des œufs jusqu'à 100 semaines d'âge au lieu de 70 à 75, un élevage expérimental de 4 000 animaux est monté, dont 640 poules subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ces 640 poules subissent quatre prises de sang, à 17, 55, 57 et 90 semaines, et la moitié du cheptel voit sa véranda fermée à partir de 55 semaines pour simuler un confinement décidé en cas de grippe aviaire. Le porteur reconnaît que la prolongation au-delà de 75 semaines pourrait dégrader leur état physique, plumage compris, tout en présentant l'allongement de la ponte comme une demande sociétale d'utiliser moins d'animaux. Trois cent vingt poules sont tuées en cours d'étude pour analyser leur microbiote intestinal, celles encore vivantes à 100 semaines partant à l'abattoir.
Objectifs
La France est l’un des premiers pays producteurs d’œufs de consommation en Europe. Les poules commencent leur période de production vers 20 semaines d’âge et la terminent, selon les souches génétiques, les pays et les pratiques, entre 70 et 75 semaines d’âge. Il existe une pression sociétale croissante en matière de durabilité des élevages et d’utilisation des animaux. Également, pour des raisons économiques, beaucoup d’éleveurs souhaiteraient prolonger la durée de vie des poules mais, au-delà de 65 à 70 semaines d’âge, ils sont confrontés à une baisse de production, de la qualité des œufs et à une dégradation de l’état physique des poules. Le projet se déroulera dans un bâtiment avec 4 salles indépendantes équipées de volières et de vérandas couvertes (accès à l’extérieur des poules, voir annexe). Au travers d’un suivi fin de l’état de santé et de bien-être des animaux ainsi qu’une amélioration de la nutrition, le projet a pour objectifs d’évaluer la prolongation de la période de production jusque 100 semaines d’âge. Il évaluera également l’effet d’une fermeture soudaine des vérandas pour deux salles pour mimer une éventuelle mise à l’abris des poules, décidée par la DDPP (= services vétérinaires), en cas d’apparition de cas d’influenza aviaire hautement pathogène sur une zone géographique donnée.
Bénéfices attendus
Au travers d’un suivi fin de l’état de santé et de bien-être des animaux ainsi qu’une amélioration de la nutrition, le projet permettra d’améliorer les connaissances sur la prolongation de la période de production des poules pondeuses. Cette prolongation est une demande sociétale grandissante (utilisation de moins d’animaux) et souhaitée par beaucoup d’éleveurs. Le projet évaluera également l’effet d’une fermeture soudaine des vérandas pour mimer une éventuelle mise à l’abris des poules, décidée par la DDPP, en cas d’apparition de cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) sur une zone géographique donnée. Cette fermeture est souvent demandée sur le terrain par les DDPP (= services vétérinaires) lorsque le risque d’apparition de l’IAHP est élevé mais à notre connaissance, c’est la première fois que les conséquences seront finement étudiées.
Procédures
La procédure n'implique pas d'actes invasifs pour la majorité des animaux. Une partie des animaux (640 animaux) sera soumise à un prélèvement sanguin d'une durée d'environ une minute (maximum 4 fois aux âges 17 sem, 55 sem, 57 sem et 90 sem). La moitié des animaux (2000 animaux au total) verront leur véranda fermée à 55 semaines jusqu'à la fin de l'étude (à 100 semaines d'âge).
Impact sur les animaux
-Prélèvements sanguins sur animaux vigiles, nécessitant une contention de l'animal et le prélèvement sanguin avec une aiguille - La prolongation de la durée de vie, au-delà de 75 semaines pourrait conduire à un état physique moins bon (plumage dégradé etc) - La fermeture soudaine des vérandas couvertes pourrait rendre les animaux plus anxieux
Devenir
En plus des animaux vivants à la fin de l'étude (envoi à l'abattoir), 20 animaux par salle seront mis à mort à différents temps (4 temps) pour étudier le microbiote intestinal, soit, pour les 4 salles, 320 animaux.
Remplacement
Pour atteindre les objectifs de ce projet, en particulier permettre de prolonger la durée de la période ponte des poules pondeuses, l’utilisation des animaux est indispensable.
Réduction
Ce projet, mené dans le cadre de la recherche agronomique, porte sur des installations semi-commerciales, pour être a minima représentatif de ce qui peut se passer dans les élevages commerciaux. Nous utilisons 4000 poules dont la destinée est la production d’oeufs consommés par les humains. Pour rappel, un élevage commercial classique comprendra plusieurs dizaines de milliers de poules. Au total, 640 animaux sur les 4000 subiront un prélèvement sanguin (interventions au-dessus du seuil réglementaire)
Raffinement
Les poules sont élevées en volières (c’est-à-dire en liberté dans une salle avec des structures permettant d’explorer l’espace en hauteur) et ont accès à l’extérieur via une véranda couverte. Des enrichissements du milieu de vie (perchoirs, blocs à picorer, balles de luzerne etc) sont mis à disposition avec une rotation régulière. Les prélèvements sanguins seront effectués par du personnel expérimenté. La préparation sera minutieuse de façon à ce que la contention de l'animal et le prélèvement de sang durent le moins longtemps possible (environ une minute par animal). Des points limites ont été définis et seront appliqués.
Choix des espèces
Les poules pondeuses sont l’espèce cible pour étudier la prolongation de la durée de leur période de production d’oeufs Poules pondeuses entre 17 semaines et 100 semaines d’âge pour étudier la prolongation de la durée de production d’oeufs
Etablir une horloge épigénétique chez la poule pondeuse
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Issues de la réforme des poules d'un sélectionneur, 48 poules pondeuses de 68 semaines entrent dans une station expérimentale, rejointes par 48 poules de 18 semaines de la même population. Ces 96 poules vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leur foie. Chacune subit entre une et quatre prises de sang de 2 ml au sinus occipital, entre 20 et 130 semaines d'âge, et 12 poules sont tuées à chacun des huit âges retenus. L'horloge épigénétique visée doit aider à repérer les poules qui vieillissent moins vite et à relier cet écart au taux de ponte ou à la solidité de la coquille, et le porteur écrit que ces travaux pourraient déboucher sur "de nouveaux marqueurs à prendre en compte dans la sélection des animaux".
Objectifs
Le présent projet entre dans un projet plus large visant à mieux comprendre comment les poules pondeuses vieillissent mais pas juste en comptant les semaines de vie mais en regardant l’ADN des tissus. Pour ça, on utilise une sorte de "montre biologique" appelée horloge épigénétique. La 1ère étape consiste à identifier les marques chimiques dans l’ADN permettant de prédire/estimer l’âge biologique des poules, ceci en utilisant une cohorte de poules d’âges variés dont la mise en place fait l’objet de ce présent projet. En effet ces marques appelées méthylations sont connues pour s’accumuler avec l’âge. La 2nde étape consiste à analyser ces marques sur des poules d’un âge donnée et de comparer leur âge biologique avec leur âge réel. On peut alors identifier des poules qui vieillissent "plus vite" que prévu ou "plus lentement". Enfin, la 3ème étape est d’évaluer si ces écarts entre âge biologique et âge réel peuvent prédire des écarts de performances pour des caractères d’intérêt tels que le taux de ponte, poids ou qualité des œufs, présence d’ascites, …. De telles prédictions ont été déjà obtenues chez l’humain pour différentes maladies. Concernant l’étape 1, différentes horloges épigénétiques ont été développées chez des espèces variées comme le poulet de chair mais jamais encore chez la poule pondeuse. Aussi ce projet a pour objectif de créer 2 horloges pour ce type de poules : une qui regarde l’ADN des cellules du sang (collecte non invasive), et l’autre qui regarde l’ADN des cellules d’un tissu métabolique, le foie, fortement impliqué dans la production d’œufs et maladies métaboliques. Par ailleurs, on souhaite qu’elles fonctionnent que les poules vivent en cage ou au sol. Aussi on prendra des poules issues des 2 systèmes avant leur entrée où elles seront toutes mises au sol.
Bénéfices attendus
Comme indiqué plus haut, grâce aux 2 horloges épigénétiques ‘sang’ et ‘foie’ développées dans le présent projet (étape 1), nous pourrons alors analyser les différences entre âge réel et âge biologique de centaines de poules (étape 2) pour lesquelles nous avons déjà les données de méthylation sang et foie. nous pourrons alors évaluer le pouvoir prédicteur de ces différences pour des phénotypes d’intérêt majeur en filière œuf comme le taux de ponte et la solidité de la coquille qui diminuent avec l’âge (étape 3). Autrement dit, y-a-t-il des poules à 70 ou 90 semaines qui ont vieilli moins vite que d’autres et si oui ont-elles tendance à avoir des performances meilleures ? ». De tels travaux pourraient alors déboucher sur de nouveaux marqueurs à prendre en compte dans la sélection des animaux.
Procédures
Les prélèvements sanguins seront effectués au sinus occipital entre 1 et 4 fois aux âges indiqués ci-dessous: 1) 48 poules seront prélevées aux âges de 70 , 90, 110 et 130 semaines d'âge soit toutes les 20 semaines . 2) 48 poules seront prélevées aux âges de 20, 30, 50 et 70 semaines d’âge soit entre 10 et 20 semaines . Le prélèvement sera réalisé en quelques secondes.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Suite à la procédure des prises de sang ultimes, les 96 animaux seront mis à mort pour réaliser les prélèvements des foies.
Remplacement
Les deux horloges épigénétiques seront ainsi utilisées dans le cadre de l’étude de la longévité fonctionnelle. Il est inenvisageable d'utiliser un autre modèle pour analyser les différences entre âge chronologique et âge épigénétique et évaluer leur pouvoir prédicteur pour différents phénotypes d’intérêt chez la poule pondeuse à un âge avancé.
Réduction
Ainsi, deux lots de poules vont entrer à la station expérimentale : 1) un premier lot de 48 poules dites « vieilles » arrivera à l’âge de 68 semaines en mai 2024. Nous profitons ainsi de la réforme des poules d’un sélectionneur. Ces poules seront alors prélévées aux âges de 70 , 90, 110 et 130 semaines d’âge 2) un second lot de 48 poules dites « jeunes » arrivera à 18 semaines mi-août, ce lot issu de la même population que le lot précédent et fourni par le même sélectionneur, sera alors etudié aux âges de 20, 30, 50 et 70 semaines d’âge. Par ailleurs, afin que l’horloge soit utilisable pour des poules au sol ou en cage, nous analyserons à chaque âge 12 poules dont 6 poules issues de chacun des 2 systèmes d’élevage. Il en résulte un total de 12 poules x 8 âges qui 1° feront l’objet d’une prise de sang de 2 ml à chaque âge mentionné et/ou 2) qui seront sacrifiées à chacun des 8 âges afin de collecter le foie.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante (3 m²) pour permettre aux poules pondeuses de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire, abreuvement et nid. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entraînera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.
Choix des espèces
La poule pondeuse a été choisie comme modèle, car il s’agit de l’espèce agronomique cible du projet. Concernant les différents âges retenus (20, 30, 50, 70, 90, 110 et 130 semaines), ils ont été choisis de manière à inclure les âges de 70 et 90 semaines, pour lesquels des données sont déjà disponibles par ailleurs et seront ici re-analysées sous l’angle de l’horloge épigénétique. Autour de ces deux âges clés, nous avons intégré au moins deux autres classes d’âge espacées d’environ 20 semaines en amont et en aval, pour la raison suivante : ces differents ages permettent, par exemple, de détecter d’éventuelles poules âgées de 70 semaines qui seraient plus jeunes biologiquement avec un âge biologique non pas de 70 sem. mais de 50 voire 30 semaines ; Ou encore des poules de 90 semaines qui seraient, au contraire, biologiquement plus âgée jusqu’à 20 à 40 semaines de plus par rapport à leur âge réel. Grâce à cet étalement progressif de 20 à 130 semaines, l’horloge épigénétique que nous développons pourra ainsi capter finement les écarts entre âge biologique et âge réel.
Identification d’un microbiote protecteur contre la coccidiose causée par Eimeria tenella par la comparaison de microbiotes caecaux de différentes lignées génétiques de poule
- Recherche appliquée
- Maladies animales
230 poulets de deux lignées de pondeuses vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués sept jours après l'inoculation. Chacun reçoit par gavage soit le parasite Eimeria tenella, soit une suspension de microbiote prélevée sur une lignée résistante, et subit un prélèvement de duvet sous contention. La mise à mort sert à récupérer les parasites multipliés dans l'intestin et à caractériser la réponse immunitaire, l'enjeu affiché étant les pertes économiques que la coccidiose cause aux élevages. Le porteur écrit que la dose inoculée ne provoque ni morbidité ni signes proches du point limite, alors que le projet repose sur la comparaison de lésions intestinales plus ou moins sévères entre lignées.
Objectifs
La coccidiose aviaire conduit à de fortes pertes économiques. Cette maladie est causée par des parasites intestinaux. L’espèce la plus pathogène conduit à des lésions plus ou moins sévères au niveau caecal. Au laboratoire, nous avons mis en évidence l’importance de la présence du microbiote sur le développement du parasite. De plus, nous avons montré qu’à charge équivalente, la pathologie est plus sévère avec notamment des lésions caecales, une réponse inflammatoire et une perte d’intégrité intestinale plus fortes chez les animaux avec microbiote par rapport à des animaux sans microbiote. Ces données suggèrent que le microbiote joue un rôle dans la physiopathologie de l’infection. Suivant la génétique de l’animal, la sévérité de la pathologie est variable, certains poulets étant plus résistants à la pathologie liée à cette infection en comparaison à d’autres lignées. Chez la poule, les travaux actuels ont montré que la composition du microbiote peut être variable en termes de composition et abondances selon la lignée génétique, pour des animaux élevés dans les mêmes conditions. La composition du microbiote des poulets résistants n’a jamais été explorée. Nous émettons l’hypothèse que ces animaux pourraient présenter une composition en microbiote très différente des autres lignées élevées dans le même environnement, ceci pouvant être relié à la pression génétique de l’animal. Cette lignée résistante présente une génétique et des phénotypes très distincts de ceux des lignées de poule exploitées en production, et l’hypothèse que son microbiote intestinal diffère également est vraisemblable, dans la mesure où génétique et microbiote influent conjointement l’expression des phénotypes de l’hôte considéré comme holobionte. Les microbes présents dans cette lignée plus résistante, sous l’influence de sa génétique bien spécifique, pourraient jouer un rôle protecteur sur la physiopathologie de cette infection. Moduler le microbiote pourrait alors constituer un levier intéressant pour prévenir le développement de pathologies trop sévères associées à une morbidité et mortalité élevées.
Bénéfices attendus
Dans le cadre de ce projet, le bénéfice attendu est que les animaux recevant le microbiote des Fayoumi résistent mieux à l’infection et présentent par conséquent moins de pertes zootechniques, moins de lésions, moins d’inflammation, moins développement parasitaire.
Procédures
Inoculation orale par gavage de l'inoculum ou suspension de microbiote par animal (1 fois et environ 5 min contention comprise). Prélèvement du duvet par poussin (1 fois et environ 2 min contention comprise).
Impact sur les animaux
L’administration orale est un acte désagréable pour l’animal et peut également engendrer du stress. La contention peut également engendrer un stress. Ces deux actes sont de courte durée (1-2 minutes maximum). L’infection peut créer des signes cliniques. Cependant, la dose inoculée ne cause pas de morbidité et n’induit pas de signes cliniques proche du point limite. Si toutefois, il y avait des effets indésirables, ce serait en fin d’expérimentation.
Devenir
Tous les poulets inoculés seront mis à mort 7 jours après l’inoculation pour récupérer les parasites qui se sont multipliés dans la lumière intestinale afin vérifier la protection du microbiote contre l'infection à E. tenella et la caractérisation de la réponse immunitaire induite.
Remplacement
L’étude de l’influence du microbiote sur la physiopathologie de l’infection par ce parasite nécessitent des expérimentations in vivo pour lesquelles des analyses des paramètres zootechniques, parasitaires, inflammatoires, biochimiques, et du microbiote intestinal seront réalisées. De plus, le parasite ne fait pas un cycle complet in vitro.
Réduction
Les effectifs sont basés sur les études du laboratoire et de la littérature portant sur les scores lésionnels lors d’essais d’alternatives naturelles aux anticoccidiens et pour lesquelles il faut en moyenne 20 animaux / groupe avec trois groupes pour avoir une différence significative pour un test statistique non paramétrique. Ces effectifs sont suffisants pour les analyses microbiotes prévues.
Raffinement
Hébergement : Les animaux seront placés en groupe social sur une litière dans laquelle les poules pourront picorer. Les poulets disposeront d’un enrichissement social et comportemental. Dans les box, du bolduc sera suspendu pour permettre aux animaux de piquer dedans. Les animaux se perchant spontanément, des perchoirs seront installés. Ils constituent un enrichissement qui fait partie du comportement naturel. Limitation des nuisances sur le bien-être animal : Evaluation de l’état de santé des animaux deux fois par jour par le personnel de la plateforme expérimentale afin de surveiller l’apparition des premiers symptômes liés à la maladie : plumes ébouriffées, prostration. Si atteinte du point limite : euthanasie des animaux.
Choix des espèces
Le poulet est l’espèce hôte chez laquelle se multiplient ces parasites. Deux lignées de poules pondeuses seront utilisés dans l’étude pour être dans les conditions les plus proches de celles des élevages industriels, et auront un statut sanitaire propre.
Renforcer l’immunité des poulets grâce aux plantes dans leur alimentation
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour vérifier si des plantes ajoutées à l'aliment renforcent l'immunité des poussins, 120 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit trois prises de sang à la veine de l'aile, à 7, 21 et 28 jours, sur animal vigile maintenu couché sur le côté, deux tentatives au maximum par prélèvement. Les poussins arrivent des mêmes couvoirs que ceux destinés à la consommation et sont élevés dans les conditions standard de l'élevage de chair. À 35 jours, tous sont tués pour une dernière prise de sang et pour prélever le microbiote de leur intestin, geste qui exige leur mise à mort.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre comment certaines plantes peuvent aider les poulets à mieux développer leurs défenses immunitaires dès leur naissance. Le microbiote intestinal (ensemble des bactéries de l'intestin) joue un rôle clé dans la santé des animaux, mais son lien avec l'immunité est encore peu étudié chez la volaille. Un microbiote déséquilibré peut rendre les poulets plus vulnérables à certaines maladies, comme des infections respiratoires ou articulaires. Des recherches ont montré que certaines plantes pouvaient améliorer la santé intestinale et protéger certains organes. Ce projet teste donc l'effet d'une alimentation enrichie en plantes sélectionnées sur le microbiote intestinal et l'immunité des poulets. Pour mesurer cette réponse immunitaire, des prises de sang seront réalisées après la vaccination, à raison d'une prise par semaine pendant trois semaines. Les résultats permettront d'évaluer si ces plantes peuvent renforcer l'immunité des poulets, améliorer leur santé globale et limiter l'utilisation de médicaments, favorisant ainsi une production avicole plus durable et respectueuse du bien-être animal.
Bénéfices attendus
Cette étude cherche à vérifier si l'ajout de plantes dans l'alimentation des poussins dès les premiers jours de vie aide à bien orienter leur flore intestinale et à renforcer leur système immunitaire. Une bonne flore intestinale dès le départ pourrait améliorer leur santé, leur résistance face aux maladies et leur efficacité à répondre aux vaccins. Des poussins avec une meilleure immunité sont plus résistants au stress lié aux conditions d'élevage (chaleur, bactéries, virus), ce qui améliore leur bien-être. Si ces plantes montrent aussi des effets protecteurs sur d'autres organes, cela pourrait réduire l'usage de médicaments, contribuant ainsi à une approche plus durable pour la santé animale, humaine et environnementale.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 prélèvements sanguins au niveau de l'aile, espacés d'au moins une semaine : à 7 jours d’âge, à 21 jours d’âge et à 28 jours. Ces prélèvements sont réalisés sous contention d’animaux vigiles. La contention et la réalisation du prélèvement dure moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
La procédure de prise de sang est classée comme légère. Le sang veineux périphérique est prélevé au niveau de la veine alaire avec une contention légère. Le poulet est maintenu par un animalier habilité, allongé sur le côté avec l’aile bien à plat. L’oiseau pourra ressentir un stress dû à cette contention, le geste sera réalisé de la manière la plus douce par un animalier habitué à manipuler les oiseaux. Une deuxième personne également habilitée à l’expérimentation réalise le prélèvement sanguin qui dure moins de 30 secondes. L’animal pourra ressentir une douleur légère égale à l’introduction d’une aiguille. Seules 2 tentatives de prélèvement sont réalisées. Si une anomalie est détectée sur le point de ponction, le prélèvement sera alors réalisé sur l’autre aile. Au-delà de 2 tentatives, en cas d’échec, la prise de sang n’est pas réalisée afin de limiter le stress des animaux. Aucune anesthésie ni antidouleur n'est nécessaire, car la procédure est rapide et peu invasive, avec une très petite quantité de sang prélevée.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront élevés jusqu'à 35 jours d'âge comme dans un élevage standard de poulets. Les 120 poulets ayant été prélevés en sang au cours du projet seront euthanasiés à la station expérimentale afin de réaliser un dernier prélèvement de sang, ainsi qu’un prélèvement de flore intestinale (microbiote caecal) qui nécessite l’euthanasie de l’animal.
Remplacement
Ce projet s’intéresse au lien entre l’alimentation, la flore intestinale et le système immunitaire du poulet. Comme ces interactions complexes ne peuvent pas être reproduites en laboratoire par des méthodes in vitro, l’étude doit être réalisées sur des animaux.
Réduction
Pour évaluer l'effet des plantes sur la réponse immunitaire, il est nécessaire de suivre au moins 30 poulets par groupe. Chaque poulet est prélevé 3 fois car le niveau d'anticorps peut varier d'un animal à l'autre et évoluer dans le temps. Le nombre d'animaux a été calculé à partir de données scientifiques pour garantir des résultats fiables à partir d’un nombre d’animaux le plus faible
Raffinement
Plusieurs mesures sont intégrées dans la mise en place de la procédure afin de réduire les nuisances sur le bienêtre des poulets. D’abord, le premier prélèvement n’a lieu qu’après une période d’adaptation du poussin à son nouvel environnement d’une durée de 7 jours. Si il est constaté que des animaux à prélever présentent un état de santé affaibli alors ils sont retirés de la procédure et ne sont pas prélevés. Afin de réduire ou supprimer la douleur, des points limites sont mis en place et seules 2 tentatives de prélèvement sanguins sont réalisées. De plus, une surveillance accrue des animaux est réalisée dans les heures et le jour suivant la procédure afin de détecter tout signe de douleur et assurer la prise en charge (mise hors essai de l’animal par exemple). La procédure de prise de sang est réalisée en condition de lumière réduite afin que les animaux soient calmes. Par ailleurs les autres manipulations des animaux sont réduites afin de réduire les autres sources potentielles de stress. Les oiseaux sont élevés dans les conditions d’élevage standard de 1 jour à 35 jours. Un apport supplémentaire d’aliment est réalisé directement sur la surface du module (en plus de la mangeoire) pendant les 3 premiers jours pour faciliter l’accès à l’aliment. Les conditions de température et d’hygrométrie respectent les besoins de l’espèce et sont contrôlées quotidiennement afin de préserver leur bien-être.
Choix des espèces
L’espèce choisie est le poulet de chair car il s’agit de l’espèce cible. Les poussins utilisés dans cette étude sont issus des mêmes élevages que ceux destinés à la consommation. Ils arrivent à l'âge d'un jour, comme dans les élevages classiques. Le premier prélèvement sanguin est réalisé à 7 jours pour leur laisser le temps de s'habituer à leur nouvel environnement. À cet âge, les poussins ont grandi (environ 213 g contre 42 g à la naissance) et peuvent donner une petite quantité de sang sans impact sur leur santé. L'objectif du projet est d'étudier comment leur système immunitaire se développe, notamment après la vaccination. En élevage, les poulets sont vaccinés très tôt car ils sont sensibles aux maladies dès les premières semaines. Le suivi à J7, J21 et J28 permet de comprendre comment leur organisme réagit avant et pendant cette période critique. Les oiseaux seront gardés jusqu'à 35 jours, ce qui correspond à la durée d'élevage habituelle des poulets de chair.
Influence d’une supplémentation alimentaire en extraits de pépin de raisin suite à une exposition à un stress thermique et/ou à des pesticides sur les performances reproductives, la fertilité et la qualité des descendants des poules et des coqs
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Tués en fin d'essai pour prélever leurs organes et pour éviter que les polluants ne se disséminent, 800 poules, coqs et poussins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent une semaine de chaleur excessive, avec halètement, ailes déployées et baisse de la prise alimentaire, tout en recevant des pesticides à des doses dites environnementales. Les coqs passent neuf semaines en cage individuelle et subissent six prélèvements de sperme, les prises de sang allant jusqu'à six par animal. Le choix de l'espèce est assumé comme agronomique : il s'agit de savoir si un extrait de pépins de raisin ajouté à l'aliment protège la fertilité des élevages de volailles contre les vagues de chaleur et les pesticides.
Objectifs
Des études réalisées in vivo ont montré non seulement un effet néfaste du stress thermique (ST) mais aussi celui d'une exposition à des pesticides sur les performances reproductives chez la volaille. D'autre part, ces deux facteurs environnementaux sont associés à une augmentation du stress oxydatif. Cependant, nous ne connaissons pas les effets de leur association sur la fertilité chez la femelle et le mâle et la viabilité des descendants. Les extraits de pépins de raisin possèdent des propriétés anti-oxydantes importantes qui ont pour effet de réduire le stress oxydatif. Ces propriétés sont bénéfiques pour augmenter la durée de vie des cellules et réduire les pertes embryonnaires. Ainsi, notre hypothèse est que les extraits de pépin de raisin pourraient aider à limiter les effets néfastes du ST et/ou de l'exposition aux pesticides. Nos objectifs sont: - de mieux déterminer l'impact d'un ST observé en cas de vagues de chaleur associé ou non à une exposition à des pesticides retrouvés à des doses environnementales sur la fertilité de la poule et du coq. - de tester des approches alimentaires en particulier la supplémentation en extrait de pépins de raisin comme moyen pour réduire les effets néfastes du ST et des pesticides.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les effets physiologiques d’une exposition à un mélange de pesticides associé ou non à un stress de température chez les oiseaux. De plus, il permettra aussi de proposer des solutions afin de limiter les effets négatifs de ces expositions par une supplémentation naturelle en antioxydants.
Procédures
L’ensemble des animaux recevront un stress thermique sur une durée d’une semaine. Ils recevront entre 2 et 6 prélèvements de sang et 6 prélèvements de sperme. Ces actes durent en moyenne 30 secondes. Les coqs seront placés en cage individuelle pour une durée de 9 semaines.
Impact sur les animaux
Pour les coqs, un stress lié au passage en cage peut être observé chez nos animaux, entraînant notamment des troubles du comportement alimentaire qui durent généralement de 48 à 72 heures. Les prélèvements de semences peuvent éventuellement engendrer du stress. Pour les poules et les coqs, l’exposition des animaux à un stress thermique d’élévation de température peut entrainer un inconfort avec une réduction de la prise alimentaire et des manifestations de halètement et de déploiement des ailes pour réguler la température corporelle. De plus, la contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. Les pesées peuvent aussi engendrer du stress.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés afin d'effectuer le prélèvement d'organes et/ou pour éviter la dissémination des polluants.
Remplacement
Pour évaluer les réponses physiologiques telles que l’évolution du poids, l’engraissement, la performance de ponte et la fertilité, il faut disposer des mesures sur les animaux et le modèle le plus adapté est la poule, le coq et le poussin dans notre protocole.
Réduction
Du sang sera prélevé sur des poules, coqs et poussins. Pour les adultes, cela constitue l’ensemble des animaux en expérimentation alors que pour les poussins cela représente environ 20% des animaux. Nous cherchons à mettre en évidence des variations possibles du stress thermique et/ou des pesticides mais aussi celles de la supplémentation en extraits de pépin de raisin sur les performances de ponte et de fertilité et des marqueurs physiologiques de stress cellulaire. Un des paramètres principaux de ce stress est l’index de stress oxydatif de l’animal. L’unité statistique pour les analyser sera l’animal qui sera son propre témoin avant et pendant le stress thermique. Pour calculer l’effectif requis pour atteindre une puissance de 80%, nous nous sommes appuyés sur des études précédentes montrant que 10 animaux sont nécessaires pour voir une différence de ce marqueur en réponse à une supplémentation de 0.5% de la quantité d’aliment en extraits de pépin de raisin. Chez les poules, nous prélèverons non pas 10 mais les 30 animaux de chaque lot car nous souhaitons mesurer la concentration d’hormones impliquées dans l’engraissement et la reproduction dont nous supposons que les différences seront plus faibles entre les lots nécessitant plus d’animaux.
Raffinement
Les poules seront maintenues dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets (9 m2) où elles resteront en groupe. Elles disposeront de plusieurs enrichissements (blocs à piquer, perchoir, …). Les animaux auront à disposition des éléments permettant de grimper et de se cacher. Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au cours de l’élevage. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dit anti picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Pour les poussins, la taille du parquet sera suffisante pour leur permettre de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Ils disposeront également de plusieurs enrichissements (balles de couleur…) Les coqs hébergés en cages individuelles pendant 9 semaines comprenant 2 semaines d’adaptation bénéficieront d'un milieu enrichi par un jouet à picorer et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) a été développé et sera fourni aux techniciens chargés du suivi des animaux. Deux expérimentateurs seront mobilisés afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée du poulet par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvements éventuels des animaux susceptibles d'engendrer un échec de la prise de sang.
Choix des espèces
La poule et le coq ont été choisis comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Nous étudierons les animaux à deux stades physiologiques différents: -stade adulte (poules et coqs) afin d’étudier les performances reproductrices et la ponte chez les poules. - stade jeune poussin afin de déterminer l'effet du ST et/ou d'une exposition de pesticides sur la croissance des descendants.
Repenser la nutrition protéique pour la santé, le bien-être et la robustesse du poussin – apports en protéines et acides aminés dans un contexte de diversification des sources protéiques
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Chacun des 208 poussins subit une seule prise de sang de quelques secondes avant d'être tué, à zéro, cinq ou dix jours de vie. Ces poulets de chair vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour mesurer leur composition corporelle et des biomarqueurs après six régimes différents. Le porteur présente ces travaux comme un moyen de renforcer la santé et le bien-être du poussin, l'objet opérationnel étant de réduire l'apport protéique des premiers jours et d'utiliser davantage de tournesol et de colza à la place du soja importé. Aucun animal ne dépasse dix jours, la mise à mort servant aux découpes anatomiques et aux prélèvements de tissus.
Objectifs
La nutrition du jeune poussin est délicate du fait du passage d’une alimentation d’origine maternelle à une alimentation d’origine exogène, alors qu’elle contribue de manière importante à sa robustesse en renforçant sa santé digestive. Les apports protéiques pourraient probablement être réduits dans les premiers jours de vie et l’usage de matières premières protéiques locales souvent riches en fibres pourrait être facilité en période de croissance par une alimentation néonatale adaptée. L’objectif général du projet est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales à base de tournesol et colza par exemple, pour réduire l'importation de soja. Les 2 premières étapes, qui ont fait l’objet de précédentes demandes, visait à optimiser l’apport protéique pendant les premiers jours de vie, puis à améliorer l’équilibre en acides aminés et évaluer l’impact de la supplémentation en acides aminés fonctionnels (acides aminés ayant un rôle sur des fonctions physiologiques). Nous cherchons dans cette nouvelle demande à tester les apports en protéines et en acides aminés dans un contexte de diversification des matières premières pour améliorer l’autonomie protéique.
Bénéfices attendus
L’objectif étant d’affiner la connaissance des besoins en acides aminés pour ajuster et/ou équilibrer les apports sur la phase de démarrage, l’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale fine d’une période du développement de l’animal qui est relativement peu étudiée. La connaissance des besoins nutritionnels du poussin a été expérimentée mais jamais, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Au niveau opérationnel, les attendus sont de : mieux appréhender les besoins du jeune (incluant la période ≤ 7 jours) pour réduire les apports en protéines et apporter les acides aminés de manière à optimiser l’équilibre entre les fonctions adaptatives et productives, et à terme proposer des stratégies nutritionnelles précoces permettant de renforcer la santé et le bien-être des animaux tout en favorisant l’usage de matières premières protéiques locales sur toute la période d’élevage.
Procédures
Il n’y aura qu’une prise de sang par animal qui ne durera que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront mis à mort pour des découpes anatomiques et des prélèvements de tissus, à J0, J5 et à J10, ceci afin d’étudier leur composition corporelle et mesurer des biomarqueurs tissulaires en lien avec leur robustesse, santé et bien-être en fonction de l’apport alimentaire en protéines et acides aminés avec diversification des matières premières riches en protéines.
Remplacement
La connaissance des besoins nutritionnels du jeune poussin sera expérimentée sous l’angle original et complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Les analyses ne peuvent se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (poule domestique)..
Réduction
Au total, 208 animaux (16 à l’éclosion et 192 ensuite) seront prélevés (sang et tissus), la moitié étant des mâles et l’autre moitié étant des femelles. Le nombre d’animaux expérimentaux a été défini pour permettre de détecter significativement des effets d’une diversification des sources protéiques pour des apports en protéines et acides aminés optimisés (5 régimes avec des matières premières diversifiées moins digestibles ou une combinaison de différentes matières premières protéiques et 1 régime classique maïs-blé/soja) sur les performances de croissance et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. L’unité statistique pour analyser les performances de croissance sera le compartiment. Huit compartiments par groupe sont nécessaires et suffisants pour détecter des différences de consommation d’aliment et d’indice de consommation entre régimes d’après des travaux antérieurs validés et publiés sur l’apport en protéines et en acides aminés chez les poulets en fin de période d’élevage. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal. Pour caractériser l’état initial post-éclosion, 16 poussins (8 par sexe) seront utilisés. De même, un effectif de 16 animaux par régime et par âge au prélèvement, sexes confondus (1 par compartiment, par sexe et par âge au prélèvement), soit 192 animaux, est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes et de la variabilité interindividuelle attendue des paramètres sanguins et tissulaires mesurés : utilisation des résultats d’essais précédents et des avancées méthodologiques d'après des travaux antérieurs validés et publiés.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des compartiments où ils resteront en groupe. La taille du compartiment est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Le suivi des performances sera fréquent avec des mesures tous les 2 ou 3 jours sur la période étudiée. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur puis les animaux seront élevés jusqu’à 10 jours.
Évaluation de nouvelles solutions enzymatiques pour améliorer la valeur nutritionnelle des régimes alimentaires chez le poulet de chair.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Mettre au point un additif enzymatique pour l'industrie avicole, dans un secteur où l'aliment représente environ 70 % des coûts de production : 320 poulets de chair sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à 28 jours pour prélever leurs contenus intestinaux. Ils reçoivent pendant quatre semaines un régime volontairement appauvri en énergie, sont sortis de leur cage pour être pesés en groupe à J14 et J28, puis contenus pour une prise de sang d'un millilitre. Le porteur indique qu'ils mangent davantage pour compenser le manque d'énergie. Il décrit un hébergement en cages en batterie enrichi de "grelots scintillants" et une densité par cage censée procurer le maximum de confort, pour des oiseaux tués à quatre semaines.
Objectifs
L’alimentation animale représente environ 70 % des coûts de production dans l’élevage, ce qui a donné lieu à des recherches approfondies sur l’optimisation de l’utilisation des aliments sans compromettre les performances animales ou la durabilité. L’utilisation d’enzymes alimentaires est devenue une pratique courante dans l’industrie de la production animale. À l’échelle mondiale, les tourteaux de soja et le maïs sont les ingrédients dominants des aliments pour volailles, principalement en raison de leur profil nutritionnel et de leur disponibilité. Cependant, ces ingrédients sont riches en fibres perturbant la composition de la microflore intestinale, altérant la disponibilité et l'utilisation des nutriments et par conséquent réduisant les performances de croissance des poulets de chair. L’utilisation d’enzymes dégradant les fibres est devenue une pratique courante dans les régimes alimentaires des volailles pour réduire leurs effets antinutritionnels. Il a été démontré qu'elles diminuent la viscosité intestinale et améliorent la digestibilité des nutriments, et donc l'utilisation des ingrédients alimentaires fibreux composant l’aliment. Néanmoins, de nombreuses données ont montré que les enzymes utilisées sont très spécifiques et que l’efficacité varie en fonction de la composition des ingrédients de la ration alimentaire. En effet, le profil en fibres du maïs est nettement différent de celui du blé, expliquant une croissance moins importante des poulets de chair avec ces enzymes sur des régimes à base de maïs. Par conséquent, l’efficacité des enzymes repose sur les caractéristiques chimiques des fibres constituants les ingrédients suggérant ainsi que l'utilisation d'un mélange d’enzymes serait plus efficace dans les régimes alimentaires des poulets de chair. L’objectif de ce projet est d’évaluer des combinaisons de trois enzymes pour améliorer la valeur nutritionnelle des régimes alimentaires des volailles par rapport aux solutions enzymatiques existantes.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra 1) d’évaluer si les trois enzymes ajoutées individuellement dans l’aliment sont efficaces sur la solubilisation des fibres constituants le blé, le maïs et le soja., 2) de déterminer la ou les combinaisons enzymatiques qui permettent in vivo de mieux valoriser l’apport nutritif de la ration alimentaire, 3) de déterminer si les enzymes agissent en synergie ou de manière additive. Sur la base des résultats obtenus et du mode d’action déterminé, la dose d’inclusion de la ou des combinaisons enzymatiques sélectionnées pourra être optimisée. Ce projet permettra de répondre aux difficultés rencontrées par les éleveurs de poulets de chairs en termes d’apports nutritifs de la ration alimentaire, de coûts d’alimentation et de santé intestinale des animaux.
Procédures
Les animaux seront nourris avec un régime alimentaire modifié avec un apport en énergie réduit pour voir les effets des additifs ajoutés pendant 28 jours. Stress et inconfort des animaux qui seront sortis de leur cage pour être pesés en groupe (
Impact sur les animaux
Augmentation de la consommation alimentaire pour compenser une réduction modérée de l’apport en énergie dans l’aliment. Inconfort et stress dû aux pesées et à la prise de sang
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure seront mis à mort pour le prélèvement des contenus intestinaux
Remplacement
Pour réduire le recours à l’expérimentation animale, les additifs alimentaires spécifiques des substrats présents dans le maïs, le soja et le blé ont été précédemment testés in vitro seuls ou en combinaison sur leur efficacité à solubiliser les fibres des ingrédients entrant dans la ration alimentaire des poulets de chair. Ces tests ont montré l’efficacité des enzymes à solubiliser les fibres spécifiques constituants le blé, le maïs et le soja. Cette efficacité a été accentuée dès lors que les enzymes ont été ajoutées en combinaison. Ces tests in vitro utilisées en première intention doivent cependant être confirmée in vivo afin de prendre en compte toutes les interactions physiologiques complexes qui ont lieu in vivo lors de l’ingestion des additifs chez le poulet de chair. Le développement de la nouvelle solution enzymatique implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants
Réduction
Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet et a été réduit à la stricte nécessité pour aborder l’objectif du projet. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux, d’avoir suffisamment de quantité d’échantillons pour réaliser les analyses et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post mortem seront réalisées sur les contenus intestinaux de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.
Raffinement
La gestion du bien-être des animaux tout au long du projet inclut l’application de points limites spécifiques et précoces. L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour la pesée en groupe des animaux sont réduits en réalisant les opérations de capture le plus silencieusement possible, par une manipulation délicate des animaux saisis au niveau du tarse juste au-dessus des doigts pour être transférés dans des contenants suffisamment grands pour éviter l’empilement et donc l’étouffement. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place au démarrage de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux se coincent les pattes dans les mailles de la grille et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, un ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que des ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux sera effectué. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (grelots scintillants), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie) procurent le maximum de confort aux animaux, favorisent les interactions sociales, et correspondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.
Choix des espèces
Les nouvelles solutions enzymatiques qui sont développées sont destinés à être incorporées dans les rations alimentaires distribuées aux volailles (poulets de chair) pour faire face à la variabilité de la qualité nutritionnelle des ingrédients entrant dans la composition des régimes alimentaires des volailles. Les animaux seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours. Des poulets juvéniles et jusqu’à 28 jours d’âge seront utilisés dans cette étude afin d’avoir des animaux dont le développement intestinal et les sécrétions d'enzymes endogènes soient suffisamment matures, soit après 3 semaines pour les mesures de digestibilités.
Etude de la pathogénicité et de la transmission de virus de l’influenza aviaire chez les volailles
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Dindes : 41
Autres oiseaux : 574
Infectés par instillation oculaire de virus de l'influenza aviaire, les oiseaux subissent jusqu'à 20 écouvillons oro-pharyngés, 20 écouvillons cloacaux, 20 prélèvements de plumes immatures et 5 prises de sang de 2 mL, sur animal vigile, sur 22 jours. 820 oiseaux vont être utilisés, 205 poules, 41 dindes et 574 rangés sous la mention autres oiseaux dont des canards, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués, témoins compris, pour éviter toute dissémination du virus. Les souches hautement pathogènes peuvent provoquer des signes respiratoires, digestifs, nerveux et cutanés allant jusqu'à l'anorexie totale. Sur le remplacement, une seule phrase indique que la pathogénicité ne peut pas être évaluée in vitro, et le résumé ne précise ni les espèces retenues, qui dépendront du virus détecté sur le terrain, ni les points limites appliqués.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’identifier les mécanismes responsables de la variabilité des symptômes et des dommages observés lors de l’infection des volailles par différents virus de l'influenza aviaire (VIA) et de décrire la transmission directe et indirecte du virus entre individus. Les procédures expérimentales utilisées permettront de caractériser : i) le profil de multiplication du virus au cours de l’infection, ii) les réponses de l’animal à cette infection et iii) la transmission du virus entre animaux infectés et réceptifs. Pour chaque VIA étudié, les animaux sont infectés puis hébergés en animalerie confinée, le confinement des animaux devenant nécessaire pour des raisons de sûreté de manipulation des animaux infectés et de maintien de comparabilité entre les procédures pour chaque virus étudié. Des observations cliniques quotidiennes, des prélèvements par écouvillonnage et des prélèvements de sang seront effectués sur les animaux pour déterminer les caractéristiques de l'infection.
Bénéfices attendus
La description des caractéristiques de l’infection par des VIA émergents fournit des informations utiles à la gestion des foyers d’infection par les VIA et à la prévention de la diffusion du virus chez les volailles, en cas de détection sur le terrain. Ce projet permet également de créer ou d’améliorer des modèles permettant de décrire l'infection et la transmission des virus étudiés, afin de limiter le recours ultérieur à l'utilisation d'animaux.
Procédures
Les animaux sont soumis aux prélèvements suivants, sur animaux vigiles. Au maximum, 20 écouvillons oro-pharyngés, 20 écouvillons cloacaux, 20 prélèvements de plumes immatures et 5 prises de sang (2mL) seront réalisés par animal. L'infection des animaux est effectuée en début de procédure par instillation oculaire. Les prélèvements s’étalent sur une durée de 22 jours au maximum. Au cours de chaque intervention, les prélèvements sont réalisés séquentiellement sur l’animal, la durée de chacun des actes ne dépassant pas une minute pour une durée totale d’immobilisation et de contention d’environ 3 à 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Suite à l'inoculation de virus de l'influenza aviaire hautement pathogène, les signes cliniques suivants pourront être observés, isolés ou associés entre eux : symptômes respiratoires, digestifs, nerveux, cutanés et symptômes généraux pouvant aller jusqu'à l'anorexie totale. Suite à l'inoculation de virus de l'influenza aviaire faiblement pathogène, les signes cliniques précédents pourront être observés dans les cas les plus graves mais restent le plus souvent limités à des signes de gêne respiratoire modérée. Chez les palmipèdes, l'infection est fréquemment inapparente. Aucun effet indésirable n'est attendu sur la santé des animaux témoins.
Devenir
Pour des raisons de sécurité et pour prévenir tout risque de dissémination des virus inoculés, l'ensemble des animaux des groupes infectés seront mis à mort. Pour la procédure de caractérisation du pouvoir pathogène des virus de l'influenza aviaire, les animaux du groupe témoin non inoculé avec le virus sont également mis à mort séquentiellement au cours de la procédure pour permettre une comparaison sur prélèvements avec les sujets du groupe inoculé par le virus étudié.
Remplacement
L’étude de la pathogénicité et de la transmission virale ne peut pas être évaluée in vitro d’où la nécessité d'utiliser des oiseaux de l’espèce la plus adaptée.
Réduction
La stratégie employée pour réduire le nombre d'animaux utilisé consiste à réduire le nombre de sujets par lot et à utiliser en conséquence des tests statistiques adaptés aux faibles effectifs. Pour la procédure de transmission, les animaux sont contrôlés avant infection ce qui sert de point de mesure témoin et permet de diminuer le nombre d’animaux en n'utilisant pas de lot témoin.
Raffinement
Les animaux sont logés dans les animaleries dans des parcs délimités, en respectant les normes d’élevage et avec à disposition des enrichissements appropriés. Dans l’éventualité de signes cliniques provoqués par le virus occasionnant un mal-être chez l’animal, des points limites sont définis pour que les animaux soient mis à mort avant que la souffrance ait un atteint un seuil non acceptable. L'approche pour réduire la souffrance des animaux réside également dans l’instauration d’observations cliniques deux fois par jour à partir de l'inoculation.
Choix des espèces
Les espèces choisies sont des espèces de volaille domestique : le choix dépendra de l’espèce chez laquelle le virus à caractériser aura été détecté. Les animaux seront âgés de 6 à 7 semaines pour les poulets, canards et dindes. Des canards de 11 à 12 semaines d'âge pourront également être utilisés pour être pertinent avec les pratiques d'élevage de la filière d'élevage du canard. Dans les deux catégories d'âge retenu, les oiseaux sont utilisés avant leur maturité sexuelle et sont réceptifs à l’infection par les VIA.
Effet de l’enrichissement du milieu sur les vocalisations et le comportement des poulets de chair et des poules pondeuses
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Capturés dans leur box en moins de deux minutes, isolés de leur groupe pour quatre tests éthologiques de moins de vingt minutes chacun, 160 poulets de chair et poules pondeuses subissent en fin d'expérimentation une prise de sang, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes leurs vocalisations sont enregistrées, de l'éclosion à trente-cinq jours pour les poulets de chair, du début au pic de ponte pour les pondeuses, les uns en milieu enrichi, les autres en conditions standard d'élevage. L'objet est de constituer un stock de cris pour entraîner une intelligence artificielle capable de repérer automatiquement, dans les élevages, les signes de bien-être et de mal-être des oiseaux. Les 160 poules seront ensuite placées chez des particuliers, recrutés par campagne de volontaires, avec l'appui éventuel d'une association locale.
Objectifs
Le contrôle du bien-être animal dans les élevages commerciaux de volailles fait aujourd’hui partie des priorités sociétales. Avec le développement récent de l’intelligence artificielle, la bioacoustique peut nous permettre maintenant la mise en place d’outil automatisé pour quantifier les vocalisations liées au bien-être des animaux. Afin de développer un tel outil utilisable en élevage, ce projet vise à enregistrer toutes les vocalisations émises par des poussins de chair au cours de leur croissance et par des poules pondeuses lors de la phase adulte. Afin de déterminer les vocalisations propres à un état de bien être, nous comparons des oiseaux élevés en milieu standard d’élevage, à des oiseaux élevés en milieu enrichi. Ces conditions permettront aussi d’évaluer les conséquences de l’enrichissement du milieu sur le développement du comportement de jeu, social et émotif des oiseaux ainsi que des capacités cognitives d’exploration spatiale du milieu, qui pourront être mis en lien avec les vocalisations émises en situation positive.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de deux ordres : 1/ enregistrer un stock de cris des poussins au cours de leur croissance et de poules pondeuses, essentiels pour entrainer une intelligence artificielle qui aura pour but à terme de détecter automatiquement dans les élevages des cris indicateurs de l'état positif des animaux, mais aussi prévenir les états de mal-être, et 2/ tester l'effet de l'enrichissement physique du milieu pour améliorer les conditions de vie des animaux d'élevage.
Procédures
Les animaux seront soumis à des tests éthologiques de caractérisation du comportement et des vocalisations. Les tests individuels seront au nombre de 4 et restent d'une durée inférieure à 20 minutes chacun. Un seul prélèvement sanguin sera effectué en fin d’expérimentation pour évaluer l’état de santé sur la base d’indicateurs physiologiques par une personne expérimentée. Le prélèvement sera réalisé en moins de 2 min après la capture de l'oiseau dans son box.
Impact sur les animaux
Les oiseaux peuvent subir des nuisances lors de la capture puisqu’ils peuvent émettre des réponses de peur à l’approche de l’expérimentateur (fuite et envol). Cependant, le temps de capture est inférieur à 2 minutes, ceci permettant de limiter les risques de blessure de l’animal lors de ces comportements de fuite. La prise de sang pourra induire une douleur de courte durée et modérée liée à l'aiguille. Enfin, la séparation sociale lors des tests peut également être une source de stress pour ces oiseaux sociaux. Cependant, cette séparation sera d’une courte durée (moins de 20 minutes par journée de test, 4 tests individuels sur l’ensemble de l’expérience).
Devenir
Tous les poulets et poules pondeuses seront réhabilités et placés chez des particuliers après une campagne de recrutement de volontaires avec l’appui éventuel d’association locale.
Remplacement
Nous cherchons à enregistrer un stock de vocalisations typiques de l’état de bien-être chez les poussins et les poules, et de les mettre en lien avec leur comportement. Nous donc devons expérimenter directement sur l’animal vivant, ce qui exclut tout type de remplacement.
Réduction
Le nombre d’animaux choisi par lot (20 mâles et 20 femelles) pour les poussins, et 20 femelles par lot pour les poules pondeuses permet d’avoir un effectif suffisant pour tester les différences comportementales compte tenu de l’existence de la variabilité individuelle en éthologie tout en tenant compte d’un possible effet sexe. De plus, la composition de 8 individus par groupe permet de favoriser les échanges sociaux en référence aux conditions naturelles de l’espèce.
Raffinement
Les animaux seront maintenus en groupes sociaux de 8 individus, ce qui permet de favoriser les échanges sociaux en référence aux conditions naturelles de l’espèce. Chaque groupe sera hébergé dans un box mesurant 2m x 2,3 m x 2m. Le plafond de ces box sera recouvert d’un revêtement isolant phoniquement afin de diminuer la résonnance des pièces pour un meilleur confort phonique des oiseaux. Chaque box sera équipé d’une mangeoire et d’un abreuvoir (nourriture et eau à volonté), d’une chaufferette pour les poussins, de litière au sol (copeaux de bois) leur permettant de faire des bains de poussière. L’allumage et l’extinction de la lumière se fera progressivement avec une phase de lumière tamisée de 30 minutes afin de ne pas opérer de changement brutal de luminosité ce qui peut être perturbateur du comportement des animaux. Lors des phases de tests, les oiseaux seront déplacés et manipulés par du personnel compétent et expérimenté. Les phases de tests seront limitées à 20 minutes par jour pour limiter les contraintes pour l’animal. A chaque étape, les points limites seront pris en compte pour la continuité de l’expérimentation dans de bonnes conditions. Ces évaluations seront réalisées par des personnes expérimentées. Les oiseaux seront soignés et observés tous les jours par un personnel expérimenté. La détection de tout changement de comportement ou de blessure induira un isolement de l'individu pour l’administration de traitement adapté.
Choix des espèces
La poule domestique est une espèce modèle de gallinacé nidifuge, à développement rapide, et ayant une vie terrestre et riche socialement, et dont la domestication est la plus ancienne, ce qui en fait une espèce peu sensible à la présence humaine. De plus, l’interêt de cette espèce pour l’élevage est crucial. En effet, au niveau de la consommation de viande, le poulet de chair est la viande la plus produite dans le monde (132M de tonnes en 2021). De plus, au niveau de la production des œufs, la France est le premier producteur européen d’œufs (1M de tonnes en 2023). C’est pour cela que nous allons utiliser une lignée de poulets de chair, et une lignée de poules pondeuses. Nous allons tester des poussins en croissance pour identifier les effets de l’âge sur l’expression vocale (la fréquence des cris évolue avec la croissance) et la mise en place des comportements. Nous suivrons le calendrier en élevage observant les poulets de l’éclosion à l’âge de 35 j. Nous allons aussi observer des femelles adultes pondeuses, du début de ponte jusqu’au pic de ponte. Les variations hormonales sexuelles sont connues pour influencer l’expression comportementale et vocale, il est donc nécessaire d’observer au moins ces deux stades de reproduction.