Loups de mer

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  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 90
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90 bars vont être utilisés, tous gardés en vie et susceptibles d'être réutilisés dans un autre projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Répartis en trois classes d'âge, ils sont exposés à des lumières de couleurs différentes puis filmés pour mesurer leurs réactions, afin d'améliorer la sélectivité des engins de pêche commerciale. Le porteur indique que l'acclimatation est volontairement écourtée à cinq minutes et le transfert mené sans anesthésie, pour maintenir un stress reproduisant l'entrée d'un poisson dans un chalut. Les retombées annoncées, des dispositifs lumineux laissant échapper les juvéniles, sont renvoyées au moyen et au long terme, l'étape immédiate restant la caractérisation du comportement des bars en bassin.

Objectifs

Les pêcheurs des eaux européennes sont obligés de ramener toutes leurs captures à terre suite à la mise en œuvre de l'obligation de débarquement de la politique commune de la pêche. Les captures comprennent les espèces qui ont une faible valeur commerciale, les petits poissons dont la taille est inférieure à la taille minimale autorisée et les espèces vulnérables qui sont habituellement rejetées en mer. L'objectif de l'obligation de débarquement est de réduire les prises accessoires et d'inciter à une pêche plus sélective. Le bar européen (Dicentrarchus labrax) fait partie des espèces capturées pour lesquelles il est nécessaire de trouver des techniques de pêche afin d’améliorer sa sélectivité. Par exemple, pour ne capturer que les adultes et laisser s’échapper les petits individus sous taille. Une des pistes pour améliorer la sélectivité est d’utiliser les réponses des espèces face à des stimuli lumineux. Des lumières sont régulièrement utilisées à l'intérieur des engins de pêche pour guider les petits individus vers les dispositifs d’échappement. Cependant, les réponses de chaque espèce, notamment du bar européen, ne sont pas connues et il est donc important de mener des expériences en milieu contrôlé sur cette espèce d’intérêt. En effet, il a été observé que les espèces se comportent différemment en fonction des couleurs utilisées. La réponse à la lumière d'un poisson peut être affectée par des facteurs biologiques, sociaux et environnementaux, tels que la sensibilité visuelle au cours du développement (i.e. juvéniles vs adultes), la présence de congénères ou les conditions de turbidité. Afin de caractériser la réponse à différents types de lumière chez le bar européen, nous allons utiliser des caméras sans lumière visible (caméras infrarouges et hydroacoustiques) afin de caractériser le comportement des individus dans le noir et lors de stimulations lumineuses. Les expériences seront réalisées individuellement et en groupe pour voir s'il existe une influence sociale dans la façon dont le bar européen réagit face à la lumière. Ce projet aura trois objectifs : 1, Observer comment le bar européen réagit à différents types de lumière. 2, Voir s'il y a une différence dans les réponses face à la lumière entre les adultes et les juvéniles. 3, Voir s'il y a une différence dans les réponses face à la lumière d’individus isolés et en groupe.

Bénéfices attendus

Le projet vise à quantifier les réponses du bar face à différentes lumières. A court terme, ces données fondamentales permettront de fournir de nouvelles informations sur les capacités visuelles de l'espèce. À moyen terme, elles permettront de déterminer quels types de lumière peuvent être installés sur les engins de pêche (par exemple, dans le chalut pélagique) pour être testé en mer sur le bar sauvage. À long terme, il s'agira d’équiper les engins de pêche de dispositifs sélectifs tels que des lumières pour sélectionner les bars adultes et guider les juvéniles pour qu'ils puissent s'échapper.

Procédures

Ils seront soumis à des tests lumineux qui les exposeront à des lumières de longueur d'ondes différentes. Seuls les bars adultes seront exposés deux fois à la lumière infrarouge pendant 45 minutes par individu. Les trois lots de bars seront exposés à la lumière rouge, bleue, verte et blanche deux fois pendant 90 minutes chacun.

Impact sur les animaux

Les nuisances seront liées à la pêche, au transfert entre bassin d'élevage et bassin expérimental, à l'isolement pendant les tests individuels et à l'exposition à des stimuli lumineux d'intensité moyenne. • Pêche et Transfert : stress léger d'environ 3 minutes pour pêche et transfert. Pour chaque bar adulte du groupe 1, il y a un total de 36 minutes de ce stress sur la totalité de la procédure. Par ailleurs, pour chaque juvénile du groupe 2 (> 1 an) et du groupe 3 (< 1 an), il y a un total de 24 minutes. • Isolement social : stress léger d’environ 15-30 minutes. Pour chaque bar adulte du groupe 1, il sera isolé 6 fois (2 fois x 3 tests) pendant 2 heures et 17 minutes dans la totalité de la procédure. Pour chaque bar juvénile des groupes 2 et 3, ils seront isolés 4 fois (2 fois x 2 tests) pour un total de 1 heure et demie. • L'habituation à un environnement nouveau : stress léger pour un total de 4 à 6 tests d'une durée de 1h30 à 2 h maximum. • L'exposition à stimuli lumineux de longueur d'ondes différentes : un stress léger pendant 45 à 90 minutes maximum.

Devenir

Tous les poissons seront gardés en vie à la fin de la procédure. Ils peuvent etre réétudiés dans le cadre d'un nouveau projet.

Remplacement

Les réponses comportementales et les trajectoires de nage doivent être observées chez des individus vivants et en bonne santé. En effet, la modélisation de comportements face à la lumière ne pourrait être pertinente en l’absence d’observations empiriques sur l’espèce considérée. L'observation préalable des bars dans un environnement contrôlé permettra ainsi d'identifier les changements de comportement de nage face à la lumière exclusivement. Cela n’est pas réalisable en conditions de pêche commerciale à cause des nombreux autres facteurs entrant en jeu.

Réduction

Trois différents stades de développement du bar sont pris en compte pour observer les différences dans les réponses à la lumière à mesure que la capacité visuelle et comportementale du bar se développe avec l'âge. Pour chaque stade, 30 individus sont considérés. Les juvéniles du groupe 2 (> 1 an) et du groupe 3 (< 1 an) subiront 2 tests tandis que les adultes du groupe 1 (4 ans) subiront chacun 3 tests. Cela permettra d’obtenir 10 réplicats de groupes tout en maintenant un nombre d’individus total réduit. Par ailleurs, seuls les adultes seront utilisés pour confirmer leur incapacité à voir dans le spectre infrarouge. Des tests statistiques ont été utilisés pour déterminer le nombre de poissons qui seront étudiés et qui ont été précisés pour le comité d'éthique. Les précisions techniques ne sont pas ajoutées pour la version publique.

Raffinement

Les tests seront effectués après un jeûne de 24h pour éviter les régurgitations pendant les pêches et transferts et ainsi éviter le mal-être des poissons. Les bars ne subiront pas d'anesthésie lors du transfert dans les bassins (réduction de leur espace disponible) et les temps d’acclimatation seront courts (5 min) afin de créer et maintenir un stress lié à la réduction de leur espace qui se rapprocherait de la compartimentation subie lors de l’entrée d’un bar dans un chalut de pêche. En cas de difficulté à capturer les individus pour leur transfert, le niveau de l’eau du bassin d’élevage sera abaissé. Le transfert des poissons d'un bassin à l'autre se fera individuellement à l'aide d'un seau opaque avec couvercle d’un diamètre 50 cm pour les adultes (taille totale ≤ 40 cm) et 30 cm pour les juvéniles (taille totale ≤ 25 cm). Le transfert se fera à pied sur une distance de 10 m et durera moins d’une minute. La présence humaine sera réduite au maximum en installant une caméra optique suspendue et une caméra hydroacoustique sous-marine. Les matériaux qui seront immergés dans le bassin expérimental avec les poissons seront inertes et sans partie pointue afin d’éviter de blesser les bars s'ils entrent en contact avec les équipements.

Choix des espèces

Le bar est une espèce d’intérêt halieutique, écologique (top prédateur et espèce migratrice avec présence saisonnière) et commercial (forte valeur économique et importante pression de pêche sur l’espèce) qui pose plusieurs problématiques de sélectivité dans le cadre de la Politique Commune de la Pêche et l’interdiction des rejets. Trois stades de développement du bars seront utilisés (adultes, juvéniles > 1.5 ans et juvéniles < 1 an). Les adultes et les juvéniles sont généralement ceux qui sont pris dans les engins de pêche, mais seuls les adultes sont ciblés par les pêcheurs. Ici, nous visons à déterminer les différences de réponses face à des stimuli lumineux selon leur âge/développement, en partant du postulat que les réponses phototactiques et capacités visuelles peuvent varier entre les stades de développement. Ces différences pourraient aider à la création de dispositifs sélectifs pour réduire la capture des juvéniles tout en conservant les adultes.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Loups de mer : 7300
Souffrances
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 7300

7 300 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aux stades post-larvaires, ils sont exposés pendant 45 jours à un mélange de polluants PFAS dans leur alimentation et à une hausse de la température de l'eau de 5 °C, puis pêchés et tués à douze points de prélèvement. Le porteur décrit un stress léger cumulé qu'il juge modéré, et vise à comprendre les effets combinés du réchauffement climatique et de la contamination chimique. Les bénéfices annoncés restent une référence pour de futures études en écotoxicologie marine.

Objectifs

Le projet vise à acquérir des connaissances sur les effets interactifs des contaminants chimiques et de l'augmentation de la température sur le bar européen. On s'attend à ce que les écosystèmes marins soient affectés par le réchauffement dû au changement climatique et par le nombre croissant de contaminants chimiques bioaccumulés dans l’environnement, tels que les substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS). Ces composés désignent un groupe de produits chimiques manufacturés (composés organofluorés) qui sont utilisés dans l’industrie et les produits de consommation en raison de leurs propriétés antiadhésives, résistances aux fortes chaleurs et imperméabilisantes. Ils sont présents dans une grande variété de biens de consommation, tels que les mousses anti-incendie, les ustensiles de cuisine antiadhésifs, les cosmétiques, les emballages alimentaires et les matériaux comme les moquettes, les tissus antitaches et les vêtements hydrofuges. Compte tenu de leurs utilisations, persistance et omniprésence, ces composés sont identifiés dans tous les compartiments de notre environnement (eau, sol, air) et représentent une menace pour l’environnement marin. Ensemble, ces facteurs de stress (tempérarture et contamination chimique) constituent un défi pour les organismes marins et peuvent nuire à leur croissance et à leur développement. Le projet ambitionne d'étudier simultanément la manière dont l'augmentation de la température pourrait influencer la cinétique d’accumulation de ces contaminants, et la manière dont ces facteurs de stress combinés impactent les fonctions physiologiques d'un poisson de climat tempéré. Une exposition en laboratoire des premiers stades de vie du bar (post-larves) dans le cadre d'une élévation de température de l’eau de +5°C seront mises en oeuvre, avec une contamination alimentaire d'un mélange de contaminant. Ce projet se décline en 3 objectifs : i) étudier la façon dont les contaminants sont assimilés par les poissons à 2 températures différentes ; ii) étudier l’influence de la température sur les voies d’élimination des contaminants et iii) étudier l'impact de l’augmentation de la température de l’eau et de la contamination chimique sur la mise en place de l’axe de la reproduction et du développement des bars.

Bénéfices attendus

Cette expérimentation fournira des connaissances et des outils pour une meilleure anticipation et compréhension des changements globaux à venir, et servira de référence pour les études futures en écotoxicologie marine. En particulier, sur la façon dont l'histoire environnementale précoce des poissons peut affecter les fonctions physiologiques des stades ultérieurs dans leur capacité à faire face à l'environnement pollué et au changement climatique.

Procédures

Les poissons seront soumis à une contamination de composés organofluorés dans l’aliment pendant une période de 45 jours. Pendant cette période, 8 points de prélèvements seront réalisés à 0, 4, 8, 14, 21, 28, 35 et 45 jours pour suivre les cinétiques de contamination. Cette exposition sera suivie d'une phase d'épuration pendant 2,5 mois avec également 4 points de prélèvements à 48, 53, 75 et 120 jours. Ces prélèvements nécessiteront la mise à mort des poissons.

Impact sur les animaux

La principale nuisance attendue correspond à un stress léger pendant les 45 jours de contamination dans les 4 groupes expérimentaux de poissons. Un stress léger supplémentaire (moins d’une minute) sera également généré lors des pêches nécessaires pour la réalisation des prélèvements. Compte tenu de ces deux stress cumulés, les nuisances attendues sont modérées.

Devenir

Mise à mort nécessaire pour réaliser les prélèvements.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative à cette expérimentation animale car nous cherchons précisément à identifier 1/ les cinétiques d’accumulation de contaminants sur des stades précoces (post-larves) dans un contexte de réchauffement climatique ; 2/ paramétrer les effets potentiels de ce multi-stress sur les stades précoces pour appréhender l’impact sur les stades ultérieurs.

Réduction

Des calculs de puissance statistique reposant sur des analyses de variance ont été réalisés. Le nombre d’animaux est estimé afin 1/ d’optimiser les quantités nécessaires pour les différents types d’analyses (chimiques, biochimique et biomoléculaires) ; 2/ de permettre des analyses statistiques fiables malgré la variabilité de la réponse physiologique entre les individus. 3/ le bar étant une espèce grégaire (qui vit en banc), ce nombre correspond au maintien d’une densité minimale compatible avec le bien-être animal et le bon déroulement de l’expérience (i.e. n’induisant pas de perturbations physiologiques pouvant fausser l’étude).

Raffinement

• Un jeûne (minimum 12 heures) sera réalisé avant les manipulations afin d’éviter la régurgitation et le malaise des poissons. • La pêche des poissons se fera à l’aide d’un Becher pour les stades post-larves, puis à l’aide d’une épuisette appropriée à la taille des bacs et des juvéniles. • Au préalable à l’exposition aux contaminants par voie trophique, qui nécessite l’utilisation d’une solution de solvant (méthanol), un test d’appétence a été réalisé sur les recommandations de la cellule SBEA (Structure Bien-Etre Animale) du laboratoire. Aux concentrations utilisées, le méthanol n’altère ni l’appétence de l’aliment, ni la croissance des poissons.

Choix des espèces

Les expériences proposées utiliseront le bar européen (Dicentrarchus labrax) comme modèle animal. Il existe une grande quantité d’informations disponibles concernant la zootechnie, la biochimie, le comportement et l’endocrinologie du bar ce qui permet d’envisager une étude approfondie des effets combinés du réchauffement climatique et de la contamination par des composés poly et perfluoroalkylés (PFAS) sur la physiologie de cette espèce. Le stade post-larves du bar sera ciblé en particulier puisqu’il est démontré que l’exposition à des changements environnementaux aux stades précoces induit des effets à long terme sur les stades ultérieurs. Par ailleurs, ce stade de vie (fin de développement larvaire) correspond au retour des individus à la côte, où une exposition aux contaminants chimiques est plus importante, particulièrement en zone estuarienne.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Loups de mer : 1908
Souffrances
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 1908

1908 bars vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent un stress de confinement d'une heure et un marquage par puce RFID sous anesthésie, pour tester un aliment à base de plancton congelé destiné à l'élevage larvaire. Le porteur présente ce projet comme visant à améliorer la pisciculture et affirme qu'il n'est pas possible d'éviter l'expérimentation zootechnique. Les 1908 poissons sont tués, dont 1800 à l'âge d'un an, le sexe ne pouvant être déterminé que par observation des gonades après mise à mort.

Objectifs

Le projet a pour objectif de tester un nouveau type d'aliment pour l'élevage larvaire du bar, le plancton congelé. Il consiste en des larves de crustacés cirripèdes conservées dans l'azote liquide qui après décongélation retrouvent leur mobilité et sont utilisables comme nourriture vivante pour la phase très délicate de l'élevage larvaire des poissons marins. Le plancton congelé présente une meilleure qualité nutritionnelle que les Artemia normalement utilisées pour cette phase d'élevage, et est utilisé avec succès dans l'élevage de morue, vieille et lompe. Nous souhaitons évaluer l'efficacité de cet aliment vivant novateur chez le bar, et étudier son effet sur la croissance, la survie et la robustesse des larves et des jeunes poissons.

Bénéfices attendus

Il est attendu du projet de montrer de meilleures survie, croissance et robustesse du bar lors de l'élevage larvaire avec l'utilisation de plancton congelé, du fait de sa valeur nutritionnelle très supérieure à celle des nauplii d'Artemia classiquement utilisées à ce stade: en particulier, le plancton congelé est beaucoup plus riche que les Artemia en acides gras oméga3 à chaîne longue, qui sont essentiels au stade larvaire. On attend aussi des effets potentiels sur le sex-ratio, qui se fixe pendant l'élevage larvaire chez le bar et dont on sait qu'il peut être influencé par les conditions d'élevage. D'une manière générale, la qualité de l'alimentation larvaire est capitale pour la qualité des juvéniles et des élevages aquacoles subséquents.

Procédures

Les animaux seront soumis à un stress de confinement, représentatif de procédures d'élevage classiques (pêche), d'une durée de 1 heure. Ils seront marqués par transpondeur RFID (30 secondes , sous anesthésie) pour pouvoir suivre leur développement jusqu'à l'âge de 1 an. Pendant cette période, ils seont mesurés 2 fois hors de l'eau (sous anesthésie, une minute à chaque fois).

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n'est attendu pendant la phase larvaire, le protocole testé étant supposé mieux satisfaire les besoins du poisson que le protocole classique. Pour la phase de test de tolérance au stress/robustesse, les poissons subiront un test de confinement, qui mime des conditions couramment rencontrées en élevage, et dont l'effet sur les paramètres physiologiques (cortisol en particulier) ne dure pas plus de quelques heures. Pour le suivi de la croissance de 150 jours à 1 an, pour lequel il n'est pas possible techniquement de maintenir une structure de 9 réplicats, les poissons seront marqués avec des puces RFID afin de pouvoir regrouper les lots. Ceci sera fait sous anesthésie pour minimiser stress et douleur, et là aussi une récupération totale est attendue après 24 à 48 heures.

Devenir

Les 1908 animaux seront euthanasiés, dont 108 à l'issue de la phase d'évaluation du stress, afin de collecter les organes nécessaires ausx analyses. Les 1800 animaux restants seront euthanasiés à l'age de 1 an pour déterminer leur sexe (seule l'observation des gonades permet de déterminer le sexe chez cette espèce)

Remplacement

Dans l'étude de l'effet d'un régime alimentaire de type proies vivantes, il n'est pas possible d'éviter l'expérimentation zootechnique.

Réduction

Les nombres d'animaux marqués par bassin (200, soit 600 par traitement) sont évalués pour permettre de mettre en évidence des différences de taux de malformations ou de sex-ratio de 5% entre traitements, ce niveau de différence étant très significatif sur le plan économique Les effectifs prélevés pour l'étude de l'expression de gènes et du cortisol plasmatique (6 animaux par bassin et temps de prèlèvement) correspond aux bonnes pratiques expérimentales pour ce type de prélèvements

Raffinement

Pendant le marquage et les biométries lors des mesures de croissance, nous utiliserons une procédure d'anesthésie optimisée pour cette espèce: pré-anesthésie dans les bassins pour calmer les poissons et permettre un pêche non stressante, puis anesthésie plus profonde pour toutes les manipulations hors de l'eau (qui dureront moins d'une minute pour chaque poisson)

Choix des espèces

Dicentrarchus labrax (bar en Atlantique, loup en Méditerranée) est une espèce de poisson marin côtier, importante pour la pêche et la pisciculture. Le but de l'expérimentation est d'améliorer la phase d'élevage larvaire de cette espèce en pisciculture. Les animaux seront étudiés du stade juvénile à l'âge de 1 an, où l'observation visuelle des gonades sur poissons euthanasiés permet un sexage sans erreur, et où il est possible de dégager par filetage la colonne vertébrale pour qualifier finement les malformations de celle-ci.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Loups de mer : 320
Souffrances
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Devenir
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320 bars juvéniles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont pêchés à l'épuisette à plusieurs reprises, soumis pour 80 d'entre eux à un test de stress par pourchasse puis confinement à forte densité, avant une prise de sang sous anesthésie suivie de la mise à mort. Le projet évalue si un extrait de micro-algue ajouté à l'aliment réduit le stress et renforce l'immunité en élevage. Le porteur situe le bénéfice, une recette d'aliment pour pisciculture, sur le long terme et affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour ce type d'approche.

Objectifs

Depuis des décennies, de nombreuses orientations scientifiques ont concouru à diminuer la part des matières premières d’origine marine dans les aliments pour l’aquaculture. En effet, les ressources de la pêche mondiale stagnent voire régressent, et ne peuvent plus être utilisées avec la même intensité pour nourrir les productions aquacoles, dont les tonnages augmentent rapidement. Les micro-algues font partie des meilleurs candidats pour assurer des substitutions devenues obligatoires, notamment pour remplacer une utilisation trop importante des huiles et farines de poissons issues de la pêche. Elles renferment des teneurs en protéines élevées, intéressantes pour les poissons, ainsi que des lipides, des vitamines et des pigments pouvant à la fois améliorer la santé des poissons en élevage, ainsi que leur qualité nutritionnelle. Dans le cas de l’algue rouge Galdieria sulphuraria, ses capacités d’adaptations importantes associées à sa composition en glucides d’intérêt dans la régulation de certains stress, ont soulevé l’intérêt des industriels afin d’étudier son effet dans l’alimentation animale, et notamment en pisciculture. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer l’impact d’une supplémentation algale en Galdieria sulphuraria dans l’alimentation d’un poisson d’élevage marin, le bar commun Dicentrarchus labrax, en s’intéressant notamment à divers paramètres sanguins, impliqués dans l’immunité et la gestion du stress.

Bénéfices attendus

Le premier bénéfice attendu du projet est de mettre en évidence que la micro-algue testée pourra être intégrée dans le futur à des recettes d’aliments pour poissons parce qu’elle contribue à une amélioration de certains paramètres immunitaires, susceptibles de conférer aux poissons une meilleure résistance vis-à-vis de pathogènes pouvant être rencontrés en élevage. Le deuxième bénéfice attendu porte sur la réduction de manière générale du stress du bar consommant cette micro-algue. Etant donné que la procédure d’induction du stress appliquée dans cette étude, vise à reproduire des évènements stressants ayant lieu occasionnellement en élevage, on peut espérer que les bénéfices attendus de l’incorporation de cet extrait algale dans l’aliment, confèrent une meilleure résistance des poissons à des stress de différentes natures, liés à leur élevage. Ces bénéfices pour l’alimentation piscicole seraient à long terme, puisqu’il resterait à déterminer (à minima) la dose optimale d’extrait de cette micro-algue à utiliser pour avoir un effet satisfaisant, puis à obtenir les autorisations permettant la mise sur le marché de ce produit. Du point de vue de la recherche scientifique, si des bénéfices étaient avérés, la recherche des composés impliqués dans l’amélioration de la physiologie du bar serait également réalisée sur le long terme.

Procédures

La pêche à l’épuisette, d’une durée inférieure à la minute, sera réalisée 1 fois sur 160 poissons (prise de sang), 2 fois sur 80 poissons (changement de bac, puis prise de sang), ou 3 fois sur 80 poissons (changement de bac, test de stress, puis prise de sang). La procédure expérimentale ‘test de stress’ sera réalisée une fois sur 80 poissons, et durera 6 minutes (1 min de pourchasse dans le bac + 5 min de confinement). La procédure ‘prise de sang’ sera réalisée une fois sur l’ensemble des animaux du projet, soit 320 bars. Elle consistera en une anesthésie, suivi d’une prise de sang, puis d’une mise à mort. L’anesthésie durera au moins 5 minutes pour assurer une anesthésie efficace, et le prélèvement sanguin durera normalement moins d’1 minute, et maximum 2 minutes.

Impact sur les animaux

La première nuisance attendue est le stress généré par les pêches de poissons, réalisées pour le prélèvement sanguin à l’issu de la phase d’imprégnation (10 poissons/bac, soit 160 poissons pêchés 1 fois), pour la préparation du test de stress (10 poissons/bac), sa réalisation (20 poissons/aliment), et le prélèvement sanguin final (40 poissons/aliment, soit 80 poissons pêchés 2 fois, et 80 poissons pêchés 3 fois). Les nuisances et effets indésirables attendus sont un stress généré par une réaction de fuite, puis par l’émersion et la compression dans l’épuisette qui en suivra. Cette nuisance est considérée comme légère car elle sera à chaque fois de courte durée (durée de pêche et d’exondation du poisson de l’ordre de la minute), et réalisée à l’épuisette sur de petits groupes (10 animaux). La seconde nuisance attendue est le stress généré par le changement de bac des poissons utilisés pour étudier les niveaux en cortisol, lactate et glucose sanguin des 4 régimes alimentaires. Cette nuisance est également considérée comme légère car ce transfert sera fait dans des bacs identiques à ceux d’où proviennent les poissons. Une nuisance faisant l’objet de cette demande d’autorisation est le prélèvement sanguin sur l’ensemble des poissons inclus dans cette demande, soit 320. Il s’agit de prélever du sang des bars alimentés différemment au cours de la phase d’imprégnation, afin de réaliser par la suite différents dosages. Cette nuisance est considérée comme modérée car ces prélèvements seront réalisés sur des bars préalablement anesthésiés. La nuisance provoquée par la piqûre d’aiguille ne sera donc pas ressentie par le poisson. Le prélèvement sanguin sera d’une durée inférieure à la minute, réalisé une fois par poisson, et suivi immédiatement par la mise à mort de l’animal. La seconde nuisance faisant l’objet de cette demande d’autorisation de projet est la réalisation d’un test de stress sur 80 poissons. En effet, lors de ce test, les poissons seront pourchassés à l’épuisette pendant 1 min et par groupe de 20, ce qui engendrera un stress par une réaction de fuite, avant d’être confinés pendant 5 min à une densité élevée d’environ 60 kg/m3. Cette nuisance est considérée comme modérée en raison des courtes durées d’application de ces stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour réaliser des prélèvements sanguins

Remplacement

Il n’existe pas à notre connaissance d’expérimentations déjà décrites dont le but est de montrer l’intérêt de cet extrait spécifique de micro-algue, Galdieria sulphuraria. L’objectif de ce projet étant de démontrer que ce produit amène des atouts supérieurs en terme de stress et d’immunité par rapport à d’autres micro-algues et en particulier à la spiruline, il n’est pas possible d’en faire abstraction. Pour ce type d’approche, il n’existe pas aujourd’hui de méthodes alternatives à l’expérimentation animale.

Réduction

Il a été choisi en amont de ce test de réaliser 4 réplicas d’analyse par régime alimentaire. Ce nombre de répétitions est un bon compromis entre l’effort à réaliser au cours de l’étude (en termes de prélèvements, de matériel, de maintiens des animaux) et la puissance statistique permettant de mettre en évidence des différences significatives. En fonction du type d’analyses, du volume de sang prélevable par poisson, et de la puissance statistique souhaitée, il a été déterminer qu’il nous fallait 10 poissons par prélèvement pour les analyses immunitaires (soit 40 poissons par régime alimentaire et 160 poissons au total), et 5 poissons par prélèvement pour les analyses liées au stress (soit 40 poissons par régime alimentaire et 160 poissons au total). Ce nombre d’animaux a été réduit au maximum, en tenant compte de la densité d’élevage des poissons pour obtenir un optimum pour le bien-être des animaux, sans nuire aux besoins analytiques. Les données issues de cette étude seront analysées statistiquement.

Raffinement

La procédure expérimentale a été conçue pour minimiser les dommages causés aux animaux. Par exemple, les pêches et pourchasses de poissons seront réalisées avec des équipements adaptés (bacs et épuisettes sans parties contondantes) ne risquant pas de blesser les poissons, et la taille des lots de poissons échantillonnés sera réduite à 10 poissons maximum afin de limiter la compression au sein de l’épuisette. Les 160 poissons changés de bacs seront acclimatés pendant 96h avant la réalisation des tests de stress. Les poissons pêchés afin de subir une prise de sang seront immédiatement sédatés pour diminuer le stress et l’inconfort de l’animal. Lors des phases de confinement des tests de stress, une attention particulière sera portée sur le maintien d’une teneur en oxygène dissous supérieur à 90% dans les seaux, via un bullage faible mais continu d’oxygène. De même, la qualité de l’eau utilisée pour le confinement sera identique à celle des enceintes d’élevage. Tout cela afin que seul le volume restreint et donc la charge plus importante en poissons soit de nature à engendrer un stress.

Choix des espèces

Le bar commun est une espèce de poisson marin carnivore dont l’aquaculture est bien développée en France et en Europe (3ème espèce de poisson marin produite), mais pour laquelle des voies d’amélioration restent à trouver, notamment vis-à-vis de l’immunité et du stress. Concernant l’immunité, malgré le fait que des vaccins existent, certains phénomènes de mortalité massive (ex : vibrioses) ont toujours lieu dans les élevages dans certaines conditions, et des solutions restent à trouver, qu’il s’agisse des conditions environnementales ou du statut immunitaire du poisson. En ce qui concerne le stress, plusieurs études scientifiques ont mis en évidence que le bar y est particulièrement réceptif (en terme d’augmentation du cortisol et du lactate sanguin), ce qui en fait un bon candidat pour notre étude. D’un point de vue économique, une diminution de cette sensibilité au stress pourrait améliorer les performances de ce poisson en élevage. Il s’agit d’animaux juvéniles d’environ 15 g au moment de la réalisation des procédures. Il s’agit d’un poids standardisé pour les essais zootechniques menées au sein de notre structure. Cette taille permet de réaliser des prélèvements sanguins d’un volume suffisant pour la réalisation des analyses prévues dans cette étude.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles endocriniens
    • Troubles immunitaires
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Loups de mer : 700
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700 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont exposés pendant deux mois au triphényl phosphate, un plastifiant suspecté d'agir comme perturbateur endocrinien, à concentration environnementale, puis maintenus neuf mois avant d'être tués pour prélèvement d'organes et de tissus. Le porteur décrit un suivi par grille de score, un individu à la nage désordonnée étant mis à mort au point limite, et ne prévoit pas d'intervention sur animal vigile ou anesthésié en dehors de cette fin. Il affirme que les approches in vitro ou in silico ne permettent pas d'évaluer l'impact du produit sur un "organisme entier", ce qui justifierait selon lui le passage par le poisson vivant.

Objectifs

L'immunité est une fonction majeure impliquée dans les défenses contre les agents pathogènes. Chez les vertébrés à mâchoire, les lymphocytes T ont la particularité de se développer dans le thymus lui-même sujet à des variations de taille suivant l'âge ou les taux plasmatiques des hormones sexuelles. Ces variations ont été associée à une altération de l'abondance des sous-types de lymphocytes T périphériques, une diminution de la réponse immunitaire adaptative, une augmentation de l'incidence des maladies infectieuses et une augmentation de la tolérance immunitaire (grossesse). Nous avons montré que les effets des estrogènes sur le thymus et les lymphocytes T étaient conservés entre le bar et les mammifères et que l’exposition à de l’estradiol (E2) modulait chez le bar la plasticité thymique et augmentait sa tolérance immunitaire. Chez le poisson, le thymus subit une involution hivernale puis une reformation en été qui semble avoir lieu chez des juvéniles de l'année mais également des individus matures avec chez ces derniers une involution plus marquée ainsi qu'un dimorphisme sexuel. En plus des hormones sexuelles, celles du métabolisme semblent également être des éléments de premier ordre dans ce phénomène. Ces dernières ont un rôle dans la gestion des réserves énergétiques ou le métabolisme en général, mais également dans la régulation de la reproduction. Ainsi, les fonctions de reproduction, d’immunité et de métabolisme sont étroitement liée. Au sein de ce projet, nous testerons dans un premier temps (1) l’hypothèse selon laquelle l'involution thymique serait influencée par les hormones stéroïdes résultant d’un compromis énergétique (trade-off) entre immunité et reproduction. L’action des perturbateurs endocriniens à activité estrogénique (PEE) sur les téléostéens est bien documentée (reproduction, croissance, immunité…) mais rares sont les études analysant les impacts sur plusieurs fonctions physiologiques à la fois. Le triphényl phosphate (TPP), détecté dans les eaux de surface de nombreux pays, est un plastifiant suspecté PEE, connu pour affecter la reproduction, l’immunité et le métabolisme. Ainsi, dans un second temps, (2) nous évaluerons l’impact du TPP sur ce trade-off établi entre ces trois grandes fonctions.

Bénéfices attendus

- Chez les poissons téléostéens, les connaissances concernant la régulation endocrinienne et environnementale (incluant la contamination environnementale) de la reproduction et de l’immunité par les hormones du métabolisme sont quasiment inexistantes. Or il s’avère que la compréhension de ces mécanismes est à la base de cette demande. Les mécanismes étant très conservés chez les vertébrés, les résultats permettront par ailleurs de mieux comprendre le lien existant entre certaines pathologies humaines métaboliques, l’immunité et la reproduction. - L’étude de l’action du TPP sur un équilibre affectant plusieurs fonctions physiologiques permet une vision plus intégrative et de mieux appréhender les risques environnementaux et sanitaires associés à la présence de ce contaminant largement utilisé dans les produits de la vie quotidienne. Nous pourrons faire une évaluation intégrative de la santé des individus de poissons mais aussi plus largement des populations. - Ce travail aidera, par extrapolation, à élucider l’impact du TPP dans certaines pathologies humaines métaboliques, mais aussi sur l’immunité et la reproduction qui, chez les sujets obèses, sont moins performantes.

Procédures

Les animaux seront exposés à un contaminant à concentration environnementale pendant 2 mois, puis maintenus en condition non contaminée pendant 9 mois (température, luminosité, pH contrôlés). Aucune intervention sur animal vigile ou endormi. Chaque individu sera euthanasié pour prélévement d'organes et tissus.

Impact sur les animaux

Le projet est divisé en deux périodes. Durant la première, les poissons seront maintenus en conditions contrôlées mimant une évolution naturelle des saisons. Durant la seconde, les individus seront exposés à un contaminant à concentration environnementale pendant 2 mois, puis maintenus en condition non contaminée pendant 9 mois (identique à la première période). Un période d'acclimatation de 7 jours sera respectée afin de permettre leur habituation et une meilleure gestion du stress. Des contrôles quotidiens seront effectués afin de s'assurer du bien-être des poissons et du respect des conditions d'hébergement (température, pH, luminosité...). Dans le but de réduire au maximum la douleur, l’angoisse et la souffrance des animaux nous utiliserons durant toute l’expérimentation la grille de score de la Fraunhofer institute. Un animal qui présenterait une nage sur le dos avec des mouvements non coordonnés, nage erratique serait immédiatement euthanasié (point limite) après anesthésie (MS222).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour permettre le prélèvement d'organes et tissus.

Remplacement

Des études in vitro ou in silico ne permettent pas de mettre en évidence l’impact de ce PEE sur un organisme entier. Afin de comprendre l’impact de ce TPP sur la physiologie du poisson, nous devons obligatoirement passer par un modèle vivant. Cependant, toutes les études préalables de définition de concentrations utiles ont été réalisées par une approche in vitro.

Réduction

- Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux, nous avons calculé l’effectif nécessaire pour pouvoir détecter un effet significatif s’il existe réellement. Pour cela, il est nécessaire de décrire plusieurs paramètres : la puissance statistique souhaitée (habituellement 90%), delta (différence de moyenne attendue), sd (écart-type attendu des données), le risque alpha (habituellement 5%). Les paramètres delta et sd ont été obtenus à partir d’expérimentations précédentes sur des bars matures mâles et femelles. Résultat : - Les concentrations utilisées sont en cours de détermination grâce à des tests in vitro. Ces derniers permettront de cibler les concentrations intéressantes afin de limiter le nombre de conditions et donc d’organismes utilisés. - Plusieurs mesures biologiques et chimiques sur chaque individu

Raffinement

Dans le but de réduire au maximum la douleur, l’angoisse et la souffrance des animaux nous utiliserons durant toute l’expérimentation la grille de score de la Fraunhofer institute qui est un bon guide pour la prise de décision quant à la souffrance animale. Un animal qui présenterait une nage sur le dos avec des mouvements non coordonnés, nage erratique serait immédiatement euthanasié (point limite). Nous souhaitons qu’à la base de cette grille de score nous restions avec des animaux qui sont en code couleur vert.

Choix des espèces

Le bar Européen constitue une espèce à fort intérêt écologique et économique et, du fait de sa production aquacole importante, son système immunitaire et reproductif font l'objet de nombreux articles scientifiques. De plus, suivant nos recherches, chez le bar, le thymus et les lymphocytes T font l'objet d'une régulation fine par les composés oestrogéniques, ce qui suggère que l'immunocompétence du bar pourrait être impactée par des perturbateurs endocriniens oestrogéniques présents dans son environnement. Cette espèce constitue donc un modèle de choix pour notre étude. Ce poisson est par ailleurs soumis à des restrictions croissantes de pêche en Europe de l’Ouest (850/98/EU ; 2018/120/UE) car les stocks de celui-ci sont actuellement en déclin et cela ne résulte probablement pas uniquement d’une activité de surpêche. Les individus seront pris à un âge où ils sont encore sexuellement immatures mais immunitairement matures (dès 180 dph, cohortes 1b et 2b) et matures à la fois sexuellement et immunitairement (dès 450 dph, cohorte 1a et 2a). Nous sommes intéressés par l’étude des étapes clés correspondant au basculement d’une immunité « entière » à une immunité moins complexe et en fonction de la saison et de la mise en place d’une stratégie de reproduction. Chez les bars, en termes de reproduction, les mâles développent leurs gonades dès 310 dph et les femelles en condition contrôlée dès 240 dph. Pour ce qui attrait à l’immunité, les bars sont matures dès 180 dph.

BARLOC

(NTS-FR-473966v1 – 02/11/2022)
  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 116
▲ 64
Devenir
 -
 -
 116
 64

180 bars européens vont être utilisés dans ce projet, dont 64 dans un test de nage classé sévère qui entraîne leur mise à mort, les 116 autres étant gardés vivants pour d'autres projets. Après plusieurs semaines en eau appauvrie en oxygène, chaque bar testé nage de façon forcée pendant une à deux heures, sans anesthésie, ce qui peut provoquer fatigue, stress et, en cas d'anomalie cardiaque, des crises brèves et généralement mortelles. Le projet étudie la tolérance de cette espèce à la désoxygénation des océans. Le porteur affirme que le recours au modèle animal ne peut être évité car les processus étudiés relèvent de l'organisme vivant, et souligne l'intérêt économique du bar comme espèce exploitée par la pêche.

Objectifs

Le taux d’oxygène dans les océans a baissé d’environ 1 à 2% depuis 1960 et cette désoxygénation des océans pourrait s’accentuer dans les décennies à venir. Elle conduit certaines espèces marines à migrer vers des habitats plus riches en oxygène, conduisant dans certaines zones géographiques à l’effondrement des pêcheries et de l’aquaculture. Pour garantir une pêche durable, il est donc essentiel d’évaluer et anticiper l’impact de la désoxygénation des océans sur les espèces marines, notamment celles d’intérêt économique comme le bar. Dans ce projet, nous nous proposons donc d’étudier les mécanismes physiologiques à la base de la tolérance à l’hypoxie chez le bar européen (Dicentrarchus labrax).

Bénéfices attendus

Dans le contexte des effets du changement global sur l'écosystème marin, ce projet permettra de valider un nouvel outil pertinent pour étudier la tolérance des poissons à la désoxygénation.

Procédures

Tandis que n=90 poissons seront maintenus en condition de normoxie (c’est-à-dire dans une eau normalement oxygénée), n=90 poissons seront placés en condition d’hypoxie modérée (teneur en oxygène réduite à 50% sur 48h). Ils seront maintenus dans ces conditions de désoxygénation durant au moins 6 semaines avant le début des tests de nage. Ensuite, les poissons (n=32 « normoxie » et n=32 « hypoxie ») subiront chacun 1 test en tunnel de nage. Chaque individu sera pêché rapidement, sans anesthésie préalable (pour éviter la sédation répétée des congénères) puis transféré du bac d’élevage vers le tunnel (en quelques dizaine de secondes) dans un seau opaque avec couvercle. Le poisson sera introduit dans le tunnel de nage puis laissé au calme durant 1h avec un faible courant d’eau pour s’habituer doucement au tunnel avant l’exercice plus intense. La période d'exercice de nage durera de 1 à 2h selon la vitesse de nage testée (faible, moyenne ou élevée). Dans la mesure où nous imposerons au poisson de nager, en réduisant éventuellement l’oxygénation du milieu, le test en tunnel de nage est classé procédure sévère.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont les suivantes : - une fatigue physique des animaux qui pratiqueront le test de nage (durée du test : 1 à 2h selon la vitesse de nage imposée) - des malaises si certains d'entre eux présentent des anomalies cardiaques (lorsqu'elles surviennent, les crises sont soudaines, brèves et généralement létales) - du stress lié à la manipulation de gravité légère (pêche, introduction dans le tunnel), lié au changement d'environnement (bac d'élevage versus tunnel de nage) ou encore lié à l'exercice physique lui-même (notamment lors de la nage imposée à vitesse soutenue de 4-6 longueurs corporelles/seconde, maintenue en moyenne 10 minutes avant épuisement). Nous précisons que la pêche du poisson et son transfert dans le tunnel de nage ne devraient pas excéder quelques dizaines de secondes dans la mesure où la salle d’expérimentation est attenante au hall d’élevage. L’émersion de l’animal ne devrait pas durer plus de quelques secondes, juste le temps des transferts du bac d'élevage au seau (

Devenir

Le tunnel de nage étant de classe sévère, les n=64 poissons qui auront subi les tests de nage ne pourront pas être réutilisés pour d'autres projets. Par conséquent, ils seront mis à mort à l'issue des expériences. Les animaux du projet qui n'auront pas subi les tests en tunnel de nage (n=116 poissons restants) seront gardés en vie et intégrés dans d'autres projets.

Remplacement

L'économie du modèle animal ne pourra pas être faite dans la mesure où les processus étudiés s’appliquent à l’organisme vivant, dans son intégrité et toute sa complexité.

Réduction

Les nombres d'animaux envisagés pour ce projet (n=180 en élevage puis n=64 en expérimentation) sont en conformité avec les exigences de Réduction. Ils permettent en effet de tenir compte des contraintes zootechniques et notamment de la densité minimale d’animaux requise pour satisfaire le comportement naturellement grégaire de l'espèce étudiée. Ils permettent aussi de s'assurer de la robustesse de nos analyses statistiques (analyse de variance ANOVA) compte tenu de l’étendue de la variabilité interindividuelle des processus étudiés.

Raffinement

Nous répondrons également aux exigences de Raffinement : tout sera mis en œuvre pour limiter au maximum l'angoisse et la souffrance des animaux expérimentés. Nous manipulerons les animaux avec soin : nous ferons en sorte que la pêche à l'épuisette soit réalisée rapidement et en perturbant le moins possible les autres animaux (sans trop d'agitation de l'eau). Le poisson sera transporté dans un seau opaque avec couvercle et nous veillerons à ce qu’il ne soit émergé que très transitoirement, juste le temps d'être transféré du bac d'élevage au seau (

Choix des espèces

Cette étude sera réalisée chez une espèce de poisson marin, le bar européen (Dicentrarchus labrax). Il s’agit, depuis plusieurs années, du modèle d’étude privilégié par notre groupe de recherche. Nous en maîtrisons parfaitement l’élevage et possédons des compétences zootechniques telles que nous pouvons garantir un excellent état de santé et de bien-être de nos animaux. Nous possédons par ailleurs des connaissances affirmées sur la physiologie et le comportement de ce poisson. Enfin, il s’agit d’une espèce commercialement exploitée et, à ce titre, les connaissances sur sa capacité à répondre aux contingences environnementales futures sont indispensables pour gérer durablement cette ressource à forte valeur économique. Les bars utilisés dans ce projet seront au stade juvénile (poissons âgés d'environ 1 an et n'ayant pas encore atteint la maturité sexuelle - maturation sexuelle atteinte à 3 ans chez les bars mâles et 5 ans chez les bars femelles).

Croissance-bar

(NTS-FR-545054v1 – 16/09/2022)
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 102
Souffrances
▲ -
▲ 102
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 102

102 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère. Maintenus cinq mois à demi-ration, ils subissent une biométrie tous les quinze jours sous sédation puis anesthésie, avant mise à mort pour analyse de tissus, afin de mesurer l'effet de la température et de l'acidification sur leur croissance. Le porteur présente le rationnement à 50 % et les manipulations comme un stress "léger", et justifie la densité de trente-quatre poissons par bac par le caractère grégaire de l'espèce. Il affirme qu'une étude à l'échelle de l'organisme ne permet "pas" de recourir à la culture cellulaire.

Objectifs

L'objectif est d'acquérir expérimentalement des données de croissance chez un poisson d'intéret halieutique, le bar Européen, élevé dans deux conditions environnementales différentes : une condition de température (température de l'eau pompée en rade de Brest) et de pH actuels (pH 8) et une condition prédite par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat à l'horizon 2100 qui correspond à la température de l'eau pompée en rade de Brest plus 3 degrés et à un pH 7.6 (pH actuel -0.4 unités de pH). Les effets potentiels de ce scenario "horizon 2100" seront testés sur des poissons au stade juvénile alimentés à 50 % de satiété (par rapport aux tables d'alimentation utilisées en pisciculture) afin de se rapprocher des conditions pouvant être rencontrées par le poisson dans le milieu naturel. L'effet du rationnement sur la croissance des poissons pourra être étudié en interaction avec les conditions de pH et de température.

Bénéfices attendus

Les données (prise de poids, longueur) acquises alimenteront des modèles de croissances chez cette espèce et permettront ainsi de mieux prédire l'impact des facteurs environnementaux étudiés (température, acidification) sur la croissance du bar Européen. Ces données seront utiles afin de mieux évaluer l'impact du changement global sur la dynamique et les stocks de poissons.

Procédures

Afin de limiter le stress lié à la manipulation, les poissons seront, lors de chaque biométrie, sédatés dans leur bac dorigine (environ 5 minutes) puis anesthésiés (environ 5 à 10 minutes dépendant de chaque poisson) pour être pesés (sur balance) et mesurés. La pesée est effectuée sur un poisson lorsqu'il n'est plus réactif au touché. La durée de la pesée et de la prise de longueur n'excede pas 30 secondes (30s/poisson x 10 biométries = 5 min/poisson pendant toute l’expérience). Ils sont ensuite disposés dans un bac de réveil (environ 10 minutes) puis transférés à l'aide d'un seau dans leur bac d'origine. Pour chaque poisson, l'ensemble des interventions pour une biométrie, de la sedation à la remise dans le bassin d'origine, dure environ 20 minutes. L'ensemble de ces intreventions se fait sous anesthésie et tous les poissons d'un même bassin sont anesthésiés en même temps. La nuisance légère générée durant la biométrie permettra d'en réaliser une tous les 15 jours (pratique réalisée communément à cette fréquence dans la structure expérimentale).

Impact sur les animaux

Le rationnement à 50% (avec un aliment aquacole commercial) représente un léger stress pour les poissons sur la durée de 5 mois. La croissance sera moindre par rapport aux conditions standards. La nuisance est donc considérée comme légère sur l'ensemble de la procédure. La manipulation pour les biométries entraine un stress très léger. 30s/poisson x 10 biométries = 5 min/poisson pendant toute l’expérience.

Devenir

Les poissons seront mis à mort à l'issue de la procédure. Des paramètres physiologiques seront analysés sur des tissus prélevés post mortem.

Remplacement

Cette étude vise à étudier l'impact de facteurs environnementaux sur les performances de croissance du bar. Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser l'impact de différents facteurs à l'échelle de l'organisme, il n’est pas possible de recourir à des méthodes de substitution telles que la culture cellulaire par exemple.

Réduction

Le bar juvénile est un animal grégaire et le nombre d'animaux par bac (34) répond tout d'abord à cette contrainte. Le nombre de poissons tient donc compte de la densité minimale d’animaux requise pour permettre aux animaux d’exprimer les meilleurs répertoires physiologiques et comportementaux possibles. De plus, le nombre de poissons a été réduit à son minimum et défini en fonction du seuil de la pertinence scientifique et statistique. Les analyses statistiques reposeront sur des modèles mixtes non linéaires de type logistique (effets aléatoires des individus et des bacs), modèles appropriés pour comparer les croissances individuelles de 102 poissons répartis dans chacune des 2 conditions par biométrie bi mensuelle pendant 5 mois.

Raffinement

Afin de limiter le stress lié à la manipulation, les poissons seront, lors de chaque biométrie, légèrement sédatés (poissons restent vigiles mais calmes) dans leur bac afin de limiter le stress de la pêche, puis anesthésié. Pêchés avec une épuisette, les animaux seront ensuite placés sur un linge humide pour être pesés (sur balance) et mesurés. La durée de la pesée et de la prise de longueur sont réduites au minimum (moins de 30 secondes). Ils sont ensuite disposés dans un bac de réveil permettant un réveil progressif sans stress. Une fois que les mouvements respiratoires ainsi que l'équilibre sont retrouvés par les poissons, c'est à dire le début de la phase de réveil, ceux-ci seront délicatement transférés à l'aide d'un seau dans leur bac d'origine. L'anesthésie réalisée pour les biométries nécéssite une mise à jeun des animaux 24 heures avant. Cette mise à jeun est necessaire pour prévenir les régurgitations et une dégradation de la qualité de l’eau du seau d’anesthésiant.

Choix des espèces

Le bar est une espèce de poisson marin d'intérêts halieutique, aquacole et écologique. La communauté scientifique s'intéresse à mieux prédire l'impact du changement global sur cette espèce sur laquelle des outils de modélisation de croissance et de dynamique des populations sont en développement. L'expérimentation sera réalisée sur des poissons issus de géniteurs exposés depuis plusieurs années à des pH 8 et 7.6. Les poissons sont des juvéniles (non matures sexuellement) âgés de 15 mois pèsent en moyenne 150 grammes. Ce stade de développement est particulièrement pertinent pour notre étude puisque c'est à ce stade de vie que la croissance des animaux est la plus importante (doublement du poids en 4-5mois), ce qui devrait nous permettre de détecter plus facilement des différences statistiquement significatives entre les deux conditions.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Loups de mer : 1000
Souffrances
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▲ 1000
Devenir
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 1000

1 000 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont infectés par la bactérie Vibrio anguillarum, qui provoque une mort rapide des plus sensibles en un à trois jours, après avoir été supplémentés en bactéries marines dont on veut valider l'effet probiotique. Le porteur indique que l'infection peut tuer sans signe clinique visible et que les poissons en détresse sont mis à mort à l'eugénol. Il relie le projet à une demande d'autorisation commerciale de ces probiotiques pour l'élevage intensif de poissons marins.

Objectifs

L'objectif de ces travaux est de mettre sur le marché une nouvelle génération d’aliments à destination de poissons marins, utilisable de la larve au stade adulte, qui sera composée de bactéries marines encapsulées dans un support issu de ressources marines locales (algues, rebuts de coquillages, ...), dans une logique d’économie circulaire « de la mer à la mer ». Dans le cadre de cette saisine seront évalués les gains potentiels de croissance et de survie face à une infection bactérienne par Vibrio Anguillarum de Bars Européens supplémentés avec deux souches probiotiques dont le potentiel antibactérien a été testé préalablement en laboratoire.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer des probiotiques adaptés pour les élevages de poissons marins avec l'objectif d'améliorer les taux de survie des stades larvaires, la croissance des animaux et leur capacité de défense à des infections ou à d'autres stress qui peuvent survenir en élevages intensifs. Les résultats obtenus seront couplés à ceux déjà disponibles et en cours d'acquisition sur d’autres espèces et avec d’autres pathogènes et permettront d'établir un dossier de demande d'autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour ces différentes espèces auprès de l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Procédures

- Des prélèvements de sang seront réalisés après étourdissement (et avant mise à mort) à T0 et T48h post-injection sur 10 poissons / condition dans les bacs dédiés aux prélèvements. - A T4 semaines, des prises de sang seront faites sur 20 poissons survivants (si possible) par bac après étourdissement.

Impact sur les animaux

- Un stress léger infligé par les conditions expérimentales peut survenir. - Aucun effet néfaste sur les animaux n'est attendu au cours de la phase de supplémentation par voie orale avec les différentes concentrations utilisées. - L'infection expérimentale à Vibrio anguillarum provoque une mort rapide des animaux les plus sensibles, en général dans les 24 à 72h post-injection.

Devenir

Les animaux ayant été infectés expérimentalement, il n'est pas possible de les conserver en vie au terme de la procédure.

Remplacement

La nécessité de reproduire in vivo le potentiel effet protecteur de ces souches, déjà identifié chez les crevettes et les Tilapias, sur le Bar Européen ne permet pas de remplacer l’utilisation d’animaux. Ces essais sont également nécessaires pour obtenir une autorisation de commercialisation de ces probiotiques auprès de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) pour cette espèce cible.

Réduction

Cette procédure expérimentale sera menée en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique. La détermination de la concentration bactérienne permettant d'atteindre une mortalité d'environ 50% sera évaluée sur un maximum de 100 animaux. L'épreuve infectieuse à V. anguillarum sera ensuite menée sur 300 poissons supplémentés par condition, chiffre permettant de suivre la mortalité générée et de réaliser des prélèvements. Le nombre total de bars communs utilisés sera donc de 1000.

Raffinement

-Les mesures de raffinement et de réduction du stress viseront à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux, à savoir, une biomasse (quantité d’individus / bassin) contrôlée permettant l'expression des comportements alimentaires et natatoires attendus de l'espèce étudiée, un volume d'eau adapté en circuit ouvert avec une oxygénation suffisante en fonction de la biomasse, un rythme jour/nuit naturel, une alimentation adaptée au stade de développement et administrée de manière continue, l'intégration de couvercles sur une partie des bassins pour générer des zones d'ombres. A noter que les animaux sont réutilisés d'une saisine précédente qui portait sur l'effet des probiotiques sur leur croissance. -Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe de mal-être / souffrance, avec une vigilance accrue après l'infection expérimentale. -Aucune douleur ou mortalité n'est attendue durant la phase de supplémentation. Néanmoins, pour éviter toute souffrance, les animaux présentant un comportement de nage anormal et/ou des signes de cannibalisme (oeil en moins, nageoires abîmées, blessures sur le dos, ...) et/ou de détresse respiratoire seront mis à mort de manière compassionnelle à l'Eugénol. -Les infections à Vibrio anguillarum peuvent provoquer une mort rapide sans qu'il soit possible d'observer des symptômes cliniques. Pour éviter toute souffrance, les animaux présentant un comportement de nage anormal marqué avec des périodes sur le flanc / sur le ventre et/ou des signes de détresse respiratoire avancée et/ou des hémorragies faciales / au niveau des flancs et/ou des signes nerveux seront mis à mort de manière compassionnelle à l'Eugénol.

Choix des espèces

Le bar Européen (ou bar commun, Dicentrarchus labrax) est l'une des espèces marines la plus produite en France et, plus globalement, en Europe. Individus juvéniles (environ 50g). Il s'agit d'animaux conservés pour grossissement d'une saisine précédente. En complément du suivi de croissance indiqué dans cette saisine acceptée en Décembre 2021, nous souhaitons évaluer la capacité des poissons à résister à un challenge bactérien à Vibrio anguillarum sur ces animaux qui auront été supplémentés plusieurs mois.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Loups de mer : 1800
Souffrances
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▲ 1800
▲ -
▲ -
Devenir
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 1800
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1 800 larves de bar vont être utilisées et gardées en vie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Chaque larve reçoit deux micro-injections sous anesthésie pour tenter une greffe de cellules souches germinales, avec une survie annoncée de 66 à 86 %, avant marquage électronique et collecte de gamètes. Le porteur présente ce projet comme une "preuve de concept" devant à terme réduire le nombre de poissons utilisés, tout en indiquant que neuf bars donneurs seront tués pour prélever leurs cellules. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative non animale, le bar étant lui-même le sujet de l'étude.

Objectifs

L'objectif du projet et de faire la preuve de concept de l'utilisation de la greffe de cellules souches germinales pour rétablir les fonctions reproductives de bars stériles. En outre, ce projet contribuera à réduire l'utilisation de poissons expérimentaux. L'expérimentation se propose en utilisant la technique de greffe des cellules servant à produire les spermatozoïdes et les ovules, de rendre fertile des bars stériles ce qui est une étape nécessaire à la production de certaines lignées expérimentales de bars comme les lignées ayant une absence de variabilité génétique au sein du groupe.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de reproduire des bars stériles en faisant porter leurs gamètes par des poissons non stériles. Cette méthode si elle est validée permettra de: 1/ produire les lignées ayant une absence de variabilité génétique au sein d'un groupe) 2/ de régénéré des populations ou lignés de bars dont les gonades ont été cryconservées.

Procédures

Les larves de bar utilisées pour ce projet seront injectées deux fois et seront anesthésiées lors des 3 manipulations, dont les 2 injections. L'ensemble de la procédure durent moins de 9 min, 3 minutes par manipulation.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivantes: les larves âgées de 30 jours utilisées pour ce projet sont anesthésiées et micro-injectées. La survie des larves suite à cette injection varie de 66 à 86%. Il est à noter que, due à la stratégie de reproduction de type r du bar (forte prolificité), la survie d’un élevage larvaire classique de bar est aux alentours de 20% et que les mortalités interviennent massivement durant les premiers jours de l’élevage, mais perdure jusqu’à la métamorphose des larves à 80 jours. Âgés de 6 mois, les poissons seront marqués avec une puce électronique afin de les identifier. Ce marquage est classiquement utilisé en aquaculture et se fait sous anesthésie et est équivalent à une piqure, il n’entraine pas de nuisance pour l’animale (c'est la même technique que celle employée pour identifier les chiens et chats). La collecte des gamètes à l'âge de 2 ans se fait sous anesthésie et n’entraine pas de nuisance pour l’animale.

Devenir

À l'issue de la greffe, du marquage et de la collecte des gamètes, les poissons sont gardés en vie.

Remplacement

Il n’y a pas d’alternatives non animales disponibles pour cette expérimentation. Le sujet de l'étude étant le bar lui-même.

Réduction

L’objet de ce projet est de produire in fine 9 lignées de bar ayant une absence de variabilité génétique au sein du groupe en faisant la preuve de concept de la reproduction de poissons stériles d’intérêt par le transfert de leurs cellules souches germinales dans des poissons-receveurs pleinement fonctionnel. 9 poissons portant très peu de variabilité génétique seront donc euthanasiés pour ce projet. Les cellules souches germinales (donnant les spermatozoïdes ou ovules) extraites des gonades de ces 9 poissons seront injectées dans 9x200 larves. Le taux de réussite du transfert de cellules souches germinales étant chez le bar de 15%, cela permettra d’avoir les 15 à 20 géniteurs porteurs des gamètes des poissons nécessaires au développement des 9 lignées de bar ayant une absence de variabilité génétique. Cela permettra d’ici 6 ans de réduire le nombre d’animaux utilisé dans de nombreux projets de recherche portant sur le bar.

Raffinement

Pour favoriser le rétablissement des larves microinjectées, celles-ci sont maintenues dans de l’eau stérile dont la salinité a été abaissée pour être à l'équilibre osmotique avec le poisson et gardées sous une surveillance particulière pendant les 4 heures suivant l’injection. Les larves ne récupérant pas rapidement leurs équilibres sont euthanasiées.

Choix des espèces

Le bar est le sujet de l’étude. Pour ce projet un total de 1800 animaux seront utilisés : 1800 larves de bar âgées de 30 jours, c'est à cet âge que les larves sont manipulables et que le transfert de cellule souche germinale donne les meilleurs résultats.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 48
Autres poissons : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 96
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 96

96 poissons marins, daurades, loups et saupes, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poisson est marqué d'une puce sous anesthésie puis soumis à des tests d'effort et de tolérance au réchauffement en tunnel de nage et en bassin, pour évaluer si la résistance à la chaleur diminue avec la taille. Le porteur indique que les poissons sont euthanasiés pour retirer la puce, dangereuse si l'animal est mangé. Une grande partie des individus sont prélevés dans les lagunes côtières méditerranéennes avant d'être tués en fin d'expérience.

Objectifs

L’objectif est d’évaluer les relations entre la masse d'un individu et sa tolérance au réchauffement, chez trois espèces de poissons marins côtiers, la daurade royale (Sparus aurata), le loup (Dicentrarchus labrax) et la saupe (Sarpa salpa). Une récente étude a montré, chez une espèce de poisson, que la tolérance au réchauffement diminue avec la taille des individus. Ce phénomène a été mis en évidence avec un test de tolérance qui évalue la capacité des poissons à nager contre un courant pendant qu’ils subissent des augmentations progressives de la température. L’étude a montré une forte relation négative entre masse corporelle et température à laquelle un individu a arrêté de nager. Ces résultats soulèvent une problématique : Cette influence de la taille sur la tolérance est-elle un phénomène universel chez les poissons ? Les trois espèces choisies utilisent les lagunes côtières méditerranéennes comme des nourriceries et zones d’alimentation. Les lagunes semblent être des habitats clefs pour ces espèces mais sont très sensibles aux effets des changements globaux, en particulier un accroissement en fréquence et sévérité d’évènements climatiques extrêmes tels que les canicules estivales. Les vagues de chaleur représentent un risque majeur pour les poissons, il est donc important de comprendre si, chez les espèces de poissons qui utilisent les lagunes, la résistance aux canicules diminue avec l’augmentation de la taille des individus.

Bénéfices attendus

L’hypothèse est que la tolérance au réchauffement va diminuer avec la taille des individus chez les trois espèces ciblées. Le projet montrera si une diminution de la tolérance thermique avec la taille est un principe physiologique universel chez les poissons. Les informations obtenues seront très utiles dans le développement de modèles pour prédire les impacts du réchauffement global et des canicules sur les populations de poissons. Les informations sur les individus sauvages seront utiles pour les plans de gestion des trois espèces, qui sont exploitées par la pêche.

Procédures

Chaque poisson subira quatre interventions : un marquage avec une puce sous anesthésie, un test d'effort en tunnel de nage sur 24h, un test de tolérance au réchauffement en tunnel de nage sur 12h, et un test de tolérance au réchauffement en bassin sur 12h.

Impact sur les animaux

Les nuisances et les effets indésirables devraient être limités, les procédures sont d'une sévérité modérée. Les procédures en tunnel de nage impliquent un confinement mais sont de relativement courte durée et ne sont pas douloureuses. Les réchauffements progressifs représentent des nuisances transitoires d’une sévérité modérée, qui ne menacent pas la survie des animaux. La fatigue dans le tunnel de nage est une nuisance transitoire, d’une durée de moins de 5 minutes.

Devenir

Les poissons seront euthanasiés pour récuperer la puce RFID (PIT-tag) intramusculaire, qui est recouvert de verre et donc dangereux si le poisson est mangé par un prédateur ou par un humain.

Remplacement

Il est impossible de remplacer les poissons sauvages par des autres modèles, l'intêrét du projet étant justement de regarder l'impact sur ces espèces.

Réduction

Le nombre total d'individus sauvages testés sera limité à n = 24 de chaque espèce, plus n = 24 individus domestiqués. Ce nombre limité d’individus permettra, néanmoins, d’établir des relations entre masse corporelle et seuils de tolérance thermique en utilisant des approches de régression. Ce nombre permettra aussi de calculer des moyennes de taux de consommation d’oxygène à chaque température pendant les protocoles, pour évaluer les effets de la température et le comparer entre espèces, en utilisant des modèles linéaires mixtes ou des analyses de variance.

Raffinement

Tout sera mis en oeuvre durant les procédures pour limiter la souffrance et le stress des animaux afin d'obtenir des mesures valides et fiables de la physiologie des individus qui ne soient pas influencées par un état préalable de souffrance, de stress ou d'agitation. Un protocole d'anesthésie optimisé pour ces espèces sera utilisé pendant le marquage. Les poissons sont à l’abri de toute nuisance visuelle et sonore pendant la récupération et les expériences. Les protocoles expérimentaux en tunnel de nage sont bien établis chez les poissons. La phase de capture et de placement dans les dispositifs empêche toute exposition à l’air, et est suivi par une période d'acclimatation d'une durée minimale de 4 heures. Le rechauffement en bassin est aussi une technique largement maîtrisée et utilisée par l’ensemble de la communauté scientifique. Pendant les procédures en bassin les poissons seront observés avec une camera, au moment où un poisson montre des signes de stress comportemental (réponses de fuite, léthargie, perte d’équilibre), il sera enlevé très rapidement et placé dans un deuxième bassin rempli d'eau aérée et à température d'acclimatation, à l’abri de toute nuisance visuelle et sonore.

Choix des espèces

La daurade royale, le loup et la saupe sont des espèces côtières emblématiques en Méditerranée. De nombreux aspects de la physiologie environnementale restent inconnus pour les populations sauvages de ces trois espèces. L’acquisition des connaissances sur leur tolérance thermique pourrait être un appui aux mesures de gestion de ces espèces, dans un contexte des changements globaux. L’utilisation de trois espèces, de familles taxonomiques différentes, permet de montrer si les effets de la taille (masse corporelle) sur la tolérance thermique est un phénomène universel chez les poissons. Pour le fait que l’objectif du projet est l’évaluation des effets de la masse corporelle, les individus auront des stades de développement qui varient de juvéniles immatures à des adultes reproducteurs, avec une gamme de masse entre 30 et 800g.

  • Conservation des espèces
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 6000
Souffrances
▲ -
▲ 4018
▲ 1982
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6000

6 000 bars vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des biométries sous anesthésie, des jeûnes, des tests d'effort en tunnel de nage et une exposition volontaire à des canicules et à des épisodes d'hypoxie pendant quatorze jours, une partie subissant des prélèvements de sang et des biopsies de branchies. Les poissons sont ensuite tués pour peser leurs organes, l'analyse génétique de l'héritabilité exigeant selon le porteur un grand nombre d'individus. Le projet vise la sélection génomique de souches robustes pour l'aquaculture, et le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de remplacer l'espèce".

Objectifs

Ce projet étudiera la robustesse individuelle des poissons en tant que déterminant de la vulnérabilité des populations et de la durabilité de l’aquaculture face aux changements climatiques en cours. La robustesse est mesurée comme la capacité d’un animal à grandir et à se reproduire dans les conditions environnementales de son habitat, ainsi que sa capacité à résister à des événements climatiques extrêmes. Ce projet est une étude de cas sur la robustesse d’une espèce de poisson importante pour la pêche et l’aquaculture, le bar européen Dicentrarchus labrax. L’espèce compte trois populations génétiquement distinctes, dans l’Atlantique, la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale. La robustesse des individus issus de chaque population sera caractérisée pendant l’élevage sur plusieurs années sous trois régimes thermiques saisonniers qui reflètent les aires de répartition des trois populations. La robustesse sera évaluée en termes de croissance et des performances comportementales et physiologiques, saisies à des températures différentes pendant l’élevage. La résilience des individus et des populations face aux événements climatiques extrêmes estivaux, vague de chaleur et épisode d’hypoxie, sera aussi évaluée.

Bénéfices attendus

Les données seront intégrées avec des données de génomique pour révéler la composante héritable de la robustesse. L’ensemble de ces données seront ensuite utilisées pour développer des modèles pour prédire le destin des populations du bar Européen dans des climats futurs, pour mieux préserver les stocks de poissons. Les résultats soutiendront l'aquaculture durable, en permettant la mise en place de programmes de sélection de populations robustes.

Procédures

La totalité des n = 6000 poissons seront soumis à des biométries sous anesthésie et des intervalles de jeune alimentaire. Parmi ces 6000, n = 2756 vont aussi subir d’autres procédures. Un nombre de 774 individus vont subir des analyses de performance comportementale de sévérité légère ; n = 288 seront placés en groupes de 8 dans des aquariums pour 4 jours, n = 486 seront placés en groupes de 6 dans des aquariums pour quelques heures. Un nombre de 432 poissons seront testés pour leur performance physiologique, un protocole de sévérité modérée car il implique être confiné individuellement pour quelques heures dans un tunnel de nage, pour subir un test d’effort. Un nombre de 1550 individus seront placés dans des bassins en groupes de 45 individus pour plusieurs semaines, pour être exposés à des stress environnementaux (canicule ou hypoxie) sur une duree de 14 jours (ou servir de témoins). Basée sur les connaissances de la physiologie de l’espèce le protocole est de sévérité modérée, car les conditions sont calculées pour engendrer des réponses de stress sublétales en restant bien éloigné de tout risque pour la survie des animaux. Finalement, parmi les n = 1550 individus soumis à ces stress, n = 432 vont subir un échantillonnage de leur sang et une biopsie de leurs branchies, sous anesthésie. Un protocole non-létal mis a point sur les poissons et de sévérité modérée.

Impact sur les animaux

Les nuisances et les effets indésirables devraient être limités, toutes les procédures sont d'une sévérité légère ou modérée et sont maîtrisées sur cette espèce. Les conditions d'élevage en captivité, et d'experimentation comportementale et physiologique, ont été optimisées pour cette espèce. La perte d'accès à la nourriture, pendant les phases de jeûne, représente une nuisance mineure et transitoire, les poissons prédateurs sont adaptés à des alternances de festins et de famines. Les tests de performance impliquent un confinement mais sont de courte durée. Les expositions aux stress environnementaux représentent des nuisances transitoires d’une sévérité modérée, cette espèce étant souvent exposée à de telles conditions estivales dans leur environnement naturel (lagunes et estuaires). Le protocole d’échantillonnage du sang, et biopsie des branchies, a été mis à point pour les poissons et ne devrait pas représenter une nuisance majeure.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de leur procédure, pour pouvoir évaluer la taille de leurs organes. Pour les évaluations de la robustesse individuelle des poissons, l’approche génomique et l’analyse génétique de l’héritabilité et des corrélations génétiques nécessitent de travailler sur un nombre relativement important d’individus pour des questions de méthodologie statistique appliquée à ces disciplines.

Remplacement

Il n'est pas possible de remplacer l’espèce Dicentrarchus labrax pour ces recherches qui impliquent la mesure de la robustesse in-vivo des individus d’une espèce de poisson d’importance pour la pêche et la pisciculture.

Réduction

Pour les évaluations de la robustesse individuelle des poissons, l’approche génomique et l’analyse génétique de l’héritabilité et des corrélations génétiques nécessitent de travailler sur un nombre relativement important d’individus pour des questions de méthodologie statistique appliquée à ces disciplines. Typiquement, un nombre de 500 à 1000 poissons par population et par condition environnementale est recommandé pour avoir une précision suffisante des estimations d’héritabilité et de corrélations génétiques. Dans ce cas, il y a 3 populations et 3 conditions, soit un nombre recommandé compris entre 4500 et 9000, d’où le choix de 6000 poissons. Pour les évaluations de la robustesse des populations, en termes des performances comportementales et physiologiques, et de la résilience des populations face aux événements extrêmes, le nombre d’individus est le minimum nécessaire pour pouvoir établir des moyennes populationnelles des traits, et faire des comparaisons statistiquements valides de ces moyennes entre populations et régimes thermiques.

Raffinement

Tout sera mis en place dans le cadre des procédures pour limiter la souffrance et le stress des animaux. L’objectif majeur des protocoles est de limiter au maximum les nuisances ou effets indésirables pendant les procédures, pour obtenir des mesures valides et fiables de la robustesse des individus qui ne soient pas influencées par un état préalable de souffrance, stress ou agitation. Pendant le marquage et les biométries lors des mesures de croissance et de tolérance au jeûne, une procédure d'anesthésie sera appliqué qui est optimisée pour cette espèce. En dehors des mesures biométriques, les poissons seront conservés à des densités optimales, dans des bassins isolés des perturbations. De manière générale, l'alimentation sera conduite ‘ad-libitum’. Les phases de jeûne, avec une durée de 3 semaines, amènent à une perte de masse des poissons mais des expériences précédentes indiquent qu’ils ne posent aucun risque pour leur santé. Les acquisitions comportementales seront faites par vidéo dans des dispositifs utilisés au préalable chez cette espèce et en minimisant les perturbations. Les procédures en tunnel de nage sont bien établies chez les poissons. Pour limiter au maximum la souffrance et le stress des poissons pendant les manipulations, ils sont capturés et transférés dans les tunnels de nage sans exposition à l’air, puis une période de récupération et d'acclimatation d’une durée minimale de 4h est réalisée. Les poissons sont à l’abri de nuisances visuelles et sonores pendant la récupération et les expériences. Les expositions aux événements extrêmes (vague de chaleur ou hypoxie) auront lieu dans une salle dédiée et avec des effectifs d’animaux réduits, dans des bassins isolés des perturbations. Basée sur les connaissances de la physiologie de cette espèce, la gravité des événements extrêmes est calculée pour engendrer des réponses de stress sous-létales en restant bien éloigné de tout risque pour la survie des animaux. Le protocole d’échantillonnage du sang et biopsie des branchies, sous anesthésie, a été mis à point pour cette espèce.

Choix des espèces

Dicentrarchus labrax (bar en Atlantique, loup en Méditerranée) est une espèce de poisson marin côtier, importante pour la pêche et la pisciculture. Comprendre sa variation intraspécifique de robustesse, et les bases génomiques de cette variation, permettra de mieux prédire la capacité de l'espèce à persister face aux changements globaux en cours. Cette compréhension permettra aussi de mettre en place des programmes de sélection génomique de souches tolérantes pour la mariculture en cage dans les zones côtières. Les animaux seront étudiés d'un stade juvénile jusqu’à la maturation sexuelle. Un objectif principal du projet est d'étudier la robustesse de chaque individu, mesurée comme la capacité à grandir dans leurs conditions environnementales actuelles.

  • Protection de l’environnement
Poissons zèbres : 2500
Saumons : 2500
Loups de mer : 1000
Autres poissons : 3000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 9000
Devenir
 -
 70
 -
 8930

9 000 poissons, poissons zèbres, saumons, loups de mer et autres espèces, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, la quasi-totalité tuée et 70 poissons zèbres conservés pour l'élevage. Ils sont exposés dans l'eau à des concentrations de substances chimiques, effluents, biocides ou produits phytosanitaires, dans des essais où la mort d'un certain nombre d'individus est le résultat recherché. Le porteur indique que ces essais réglementaires servent à évaluer la toxicité pour l'environnement. Les poissons issus de ces procédures sévères ne peuvent être ni réutilisés ni relâchés.

Objectifs

La qualité des écosystèmes et leur préservation est en lien directe avec la santé. Dans ce cadre, il est important d’établir des diagnostics de l’état de ces écosystèmes et également de prédire l’impact potentiel des activités anthropiques sur ces écosystèmes. La toxicité des effluents, des produits chimiques, des phytosanitaires et biocides ou des substances sur les écosystèmes aquatiques est évaluée en utilisant différents modèles biologiques comme des bactéries, des végétaux, des invertébrés et des poissons. Les effets recherchés peuvent être aigus (mort) ou chroniques (croissance, développement larvaire). Ces essais rentrent dans le cadre de nombreuses règlementations (CLP, REACH, directive biocide, directive phytosanitaire) et permettent d’évaluer les risques pour l’environnement. Cette étude correspond à l’évaluation de la toxicité aiguë sur les poissons en suivant la ligne directrice OCDE 203 ou une méthode équivalente. L'objectif du projet est de déterminer les concentrations en élément d'essai entrainant des effets sur la survie des poissons. Les valeurs à déterminer sont la concentration n'entrainant pas d'effet (NOEC) et si nécessaire la concentration entrainant 10% ou 50% d'effet sur la survie des poissons.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus permettent l'étiquetage des substances et la réalisation de l'évaluation des risques des substances introduites dans l'environnement.

Procédures

Les animaux sont exposés à des concentrations en substance chimiques via le milieu aquatique. Il n'y a pas de prélèvements ni de procédures chirurgicales.

Impact sur les animaux

Cet essai visant à déterminer la toxicité aiguë vis-à-vis des poissons, il est probable qu'un certain nombre d'individus meurent au cours de la procédure.

Devenir

Les animaux sont issus d'une procédure sévère, ils ne peuvent donc pas être réutilisés. De plus, les espèces de poissons utilisées ne sont pas toutes des espèces domestiques qui peuvent être replacés en aquarium ou par des associations.

Remplacement

Dans le cas où des méthodes alternatives, des essais sur lignées cellulaires ou des essais sur les embryons de poissons n'ont pas permis de dériver des données fiables, les autorités peuvent exiger un essai de toxicité aiguë sur poisson.

Réduction

Les données issues d'essai sur les oeufs de poissons peuvent être utilisées à la place de l'essai préliminaire. Dans le cas où les essais poissons sont réalisés en même temps que d’autres essais (par exemples daphnies et algues), ces essais sont réalisés au préalable et un essai limite avec 7 poissons par condition est réalisé sur les poissons à la concentration entrainant 50% d'effet la plus basse des autres tests conformément à la monographie n°126 de l’OCDE. Utilisation de 14 poissons par test limite au lieu de 42 poissons pour un test complet. Si plusieurs essais sont réalisés en même temps, les témoins sont mutualisés.

Raffinement

Une charge maximale de 0.8 g de poids frais/L est utilisée au cours des tests. la concentration en oxygène dissout doit être maintenu au dessus de 60%. Les perturbations (vibrations ou bruit excessifs, par exemple) qui pourraient modifier le comportement des poissons doivent être évitées ou réduites autant que possible. Les poissons témoins pourront être en fonction des demandes placés à la fin du test. Une observation journalière des organismes est réalisée a minima et 2 fois par jour si apparition de symptômes évocateurs de souffrances.

Choix des espèces

Les espèces utilisées sont celles préconisées dans les normes imposées par les règlementations. Les poissons utilisés seront au stade juvénile ou adulte conformément aux normes utilisées.