Hamsters dorés

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  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 1080
Hamsters dorés : 648
Souffrances
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Devenir
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 1728

Rendus transitoirement incapables de se défendre par une injection d'anticorps, puis inoculés avec des arbovirus, 1 080 souris et 648 hamsters dorés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit trois à neuf anesthésies gazeuses et des prélèvements de sang répétés tous les deux à sept jours, l'infection pouvant provoquer une maladie virale aiguë avec atteintes neurologiques. Le projet cherche à savoir si ces virus se répliquent dans les testicules et peuvent se transmettre sexuellement, une question que le porteur juge très peu étudiée hors du virus Zika. Le travail se déroule en confinement de niveau 3, ce qui exclut par avance toute réutilisation comme toute adoption, et tous les animaux sont tués.

Objectifs

L’émergence de nouvelles pathologies virales et la réémergence de pathologies déjà connues est un enjeu majeur de santé publique du fait de leur récurrence depuis ces dernières décennies. Les arbovirus sont des agents pathogènes principalement transmis par piqure d’arthropodes hématophages. L’évolution de la répartition géopraphique de leurs vecteurs, conséquence du changement climatique, fait des arbovirus un danger menacant une proportion croissante de la population humaine. Chez l’Homme et l’animal, ces virus sont capable d’infecter une multitude de tissus (hépatique, reinal, cardiaque, cérébral, …). Pour certains de ces agents pathogènes, il a également été rapporté un tropisme pour les organes de l’appareil reproducteur (dont le testicule), avec pour principal exemple le virus Zika. Excepté ce virus, la possibilité d’un transmission sexuelle ou materno-fœtale des arbovirus n’est que très peu étudié. Sur cette thématique, ce projet propose d’étudier l’infection des organes reproducteurs mâles par des arbovirus présentant un intérêt majeur en santé humaine car à l’origine d’une morbi-mortalité importante chaque année. Ce projet permettrait d’attirer l’attention sur les risques de transmission sexuelle et de pathologie urogénitale des arboviroses.

Bénéfices attendus

En s’appuyant sur les précédents travaux du laboratoire et les études publiées par la communauté scientifique sur les modèles animaux et ex vivo d’infection du tractus génital, ce projet permet d’identifier les arbovirus à risque de transmission sexuelle et/ou d'induire une pathologie urogénitale.

Procédures

Les animaux sont soumis à l’injection d’anticorps (1 à 2 injections, durée : 5min), injection de virus selon différentes voies d’injection (une injection unique, durée : 7min), et à des prélèvements sanguins étalés dans le temps (prélèvement unique ou tous les 2-7jours en fonction des procédures, durée : 7min). Toutes ces interventions sont réalisées sous anesthésie gazeuse (3-9 anesthésies selon les procédures, durée : 7min)

Impact sur les animaux

La piqure d’aiguille nécessaire pour l’injection des anticorps, des virus d’études et des prélèvements sanguins entraine une douleur légère et de courte durée chez les animaux. L’immunodépression transitoire (suppression transitoire de l'immunité innée) accroit la sensibilité des animaux aux infections virales. L’infection par les virus d’étude est susceptible d’induire une maladie virale aigue, caractérisée par des atteintes neurologiques et/ ou systémiques de type modérées à sévères.

Devenir

Les expérimentations sont réalisées au sein d'un laboratoire de confinement de niveau 3 avec des virus à haut potentiel infectieux. Les animaux ne peuvent donc pas être réutilisés, replacés ou adoptés en raison du risque biologique.

Remplacement

Notre projet a pour but d’étudier la réplication des arbovirus dans les organes reproducteurs mâles, plus spécifiquement le testicule, et ainsi évalué la transmissibilité sexuelle des arboviroses qu'ils induisent. L’utilisation d’animaux est indispensable car elle permet d’évaluer ce paramètre en condition réelle, physiologique, en mettant en jeu la complexité biologique d’un être vivant. En collaboration avec un laboratoire spécialisé en atteintes urogénitales virales, nous sélectionnons les candidats d'intérêt pour une étude chez l'animal.

Réduction

Afin de réduire la quantité d'animaux sans compromettre les résultats de l'expérimentation, nous avons déterminé les effectifs minimums nécessaires à notre travail. Malgré le recours à l'animal indispensable pour ce type de projet, une étude poussée des virus avant leur utilisation chez l'animal permet de réduire au maximum le nombre de virus à étudier, et ainsi le nombre d'animaux utilisées. Certains paramètres font l'objet d'un monitoring chez un même animal afin de réduire d'avantage les effectifs nécessaires.

Raffinement

Un temps d’acclimatation est respecté entre la réception des animaux et le début des procédures. Les animaux sont hébergés dans des espaces adéquats, enrichis et sans privation d’eau et de nourriture. Les animaux sont surveillés quotidiennement et une grille d’évaluation permet un suivi du bien-être animal.

Choix des espèces

Les modèles souris et hamsters sont des modèles de référence pour étudier les arbovirus. Les animaux utilisés devront être fertiles. Les souris et hamsters seront donc agés d'au moins 6 et 8 semaines, respectivement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
Souris : 5000
Rats : 200
Cochons d'Inde : 200
Hamsters dorés : 200
Lapins : 200
Furets : 200
Cochons : 100
Souffrances
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▲ 3245
▲ 1505
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Devenir
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 6100

Inoculés avec un agent infectieux bactérien ou viral après avoir reçu un candidat vaccin, 5 000 souris, 200 furets, 200 lapins, 200 rats, 200 cochons d'Inde, 200 hamsters dorés et 100 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger pour 3 245 d'entre eux, modéré pour 1 505 et sévère pour 1 350, avec poils hérissés, hyperthermie, signes neurologiques et troubles respiratoires attendus selon les protocoles. Le porteur écarte l'analgésie au motif que les antalgiques modifieraient la réponse immunitaire étudiée, et indique que les animaux atteignant un score clinique critique sont mis à mort avant la fin de l'étude. Ni les pathogènes testés ni les candidats vaccins ne sont nommés, l'établissement se bornant à mentionner des agents de classe 2 ou 3 et un maximum de six doses infectieuses évaluées.

Objectifs

Le projet consiste à évaluer, sur l’animal, l’effet protecteur ou thérapeutique d’un candidat vaccin ou d’un traitement anti-infectieux contre une infection. Pour se faire, dans un premier temps des études de développement seront réalisées pour établir les modèles animaux dit infectieux afin de représenter la maladie d’intérêt. Ces études permettront de définir entre autres les doses infectieuses du pathogène cible, bactérien ou viral, qui sera inoculé chez l’animal. À la suite de cela, des études d’efficacité (ou d’épreuve) seront réalisées dans ces modèles infectieux. Les animaux recevront le candidat (vaccin ou traitement) dont l’efficacité sera mesurée par le degré de protection induit contre l’inoculation du pathogène.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché ou éventuellement l’utilisation en essai clinique, de différentes préparations vaccinales ou de traitements anti-infectieux, d’évaluer les nouvelles voies d’administration ou les nouvelles formes pharmaceutiques qui permettent d’améliorer la performance du vaccin ou du traitement anti-infectieux. Enfin, ce projet peut permettre de comprendre les mécanismes d’action, la caractérisation de la réponse immunitaire et d’identifier des corrélats de protection. La découverte de nouveaux candidats permettra de lutter contre des maladies et de sauver des vies humaines dans le monde.

Procédures

Les études de protection et d’efficacité thérapeutique consistent à administrer des antigènes, anticorps, sérums dont la dose peut être unique ou multiple sous différentes voies d’immunisation en vue de protéger contre une épreuve par un agent infectieux. L'infection est unique, plus rarement répétée. Plusieurs voies d'épreuve peuvent être utilisées. Ces différents types d’injection durent moins d’une minute.

Impact sur les animaux

L’administration des candidats vaccins, ou thérapeutiques génère des signes cliniques légers (réactogénicité locale avec principalement de l’érythème voire parfois un gonflement et une induration des tissus, rarement des poils hérissés et une perte de poids transitoire de moins de 10%). Dans le cas de l’infection par le pathogène, en fonction du protocole appliqué les effets indésirables sont légers à sévères (poils hérissés, baisse d’activité, hyperthermie, signes neurologiques et troubles respiratoires et une perte de poids transitoire de moins de 15%).

Devenir

Aucun des animaux infectés ne peut être réutilisé pour des raisons sanitaires. Les animaux sont euthanasiés après épreuve par l’agent infectieux. L’euthanasie pourra être pratiquée plus précocement en fonction du type de test, de l’évolution des signes cliniques et de l’expérience du technicien animalier ou de recherche pour abréger la souffrance.

Remplacement

Dans le cadre du développement de candidats vaccins ou d’anticorps la réponse immunitaire ainsi que la protection induite par de nouveaux antigènes et des candidats vaccins doivent être évaluées sur un organisme entier. Ainsi à ce jour, il n'existe pas de méthodes alternatives in vitro pour évaluer les capacités d’un vaccin ou d’un anticorps à induire une protection contre une infection à un pathogène ou pour évaluer les réponses immunitaires post-infection, ou encore reproduire la complexité des réponses cellulaires et humorales impliquées dans la mise en place d’une immunité contre un agent infectieux. Le recours à l'animal de laboratoire s'avère donc nécessaire.

Réduction

Chaque étude est évaluée au plus juste et est revue par les biostatisticiens afin de définir le nombre minimum et suffisant d'animaux requis permettant une analyse statistique des résultats. 1. Interventions/Procédure 1= Etudes de développement pour établir les modèles animaux infectieux. Ces études permettront de définir entre autres les doses infectieuses du pathogène cible, qui sera inoculé chez l’animal. Quelques soient les espèces, les scientifiques après revue bibliographique sur la maladie d’intérêt définissent plusieurs doses infectieuses dont un maximum de 6 (le maximum 6 doses est le plus souvent utilisé pour la souris) qui seront évaluées selon un plan de l’étude établie par les biostatisticiens. Les biostatisticiens recommandent de reproduire ces études trois fois, dans les mêmes conditions expérimentales pour définir des doses robustes. Cependant les pas de dilution entre les doses seront resserrés afin d'affiner les doses d'infection et réduire le nombre d’étude et ainsi le nombre d’animaux. 2. Interventions/Procédures 2 et 3 : Etudes d’efficacité d’un candidat vaccin ou d’un traitement anti-infectieux contre une infection. Quelques soient les espèces, les scientifiques après revue bibliographique sur la maladie d’intérêt et en fonction du nombre de lots à tester élabore le plan de l’étude. Afin de réduire le nombre de lots, ceux-ci sont d’abord présélectionnés en amont sur des modèles vitro existants. Le plan d’étude est revu par l’équipe de recherche qui comprend d’autres scientifiques ainsi que des biostatisticiens afin de revoir les groupes et le nombre d’animaux afin de le réduire à un nombre suffisant pour que l’étude soit robuste.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe dans des locaux appropriés et dans des cages contenant des enrichissements conformément aux standards réglementaires. Pour chaque étude, une période d’acclimatation est prévue et permet de diminuer le stress des animaux avant les épreuves. L’ensemble des contentions et des gestes techniques sont réalisés par du personnel qualifié. En fonction des pathogènes, une grille d'évaluation des signes cliniques post-infection sera mise en place entre le responsable d'étude, les biostatisticiens et les vétérinaires cliniciens. Cette grille permet d’évaluer le niveau de souffrance des animaux selon des critères cliniques spécifiques du pathogène, par un personnel spécifiquement formé. Dès que le score atteint un seuil jugé critique, les animaux sont euthanasiés avant la fin de l'étude pour abréger leur souffrance. Les autres options de traitement des points limites sont malheureusement exclues car les analgésiques modifient la réponse immune étudiée et les animaux infectés sortis d’étude ne peuvent être ni placés ni réutilisés. Les animaux qui rentrent dans ce projet sont utilisés pour évaluer l’efficacité de vaccins ou traitement thérapeutique contre des épreuves bactériennes ou virales de classes 2 ou 3. Pour des raisons sanitaires et de biosécurité, tous les animaux sont euthanasiés à la fin des procédures expérimentales.

Choix des espèces

Le modèle animal utilisé est sélectionné en fonction des pathogènes infectieux, des antigènes évalués, de la réponse immune analysée et des données de la littérature ou des connaissances scientifiques. Plusieurs critères entrent en ligne de compte pour le choix de l’espèce, voire de la souche : - développant une maladie et/ou une réponse immunitaire similaire à l’homme - sensible à l’infection - type d’antigènes : protéines, polysaccharides, pathogènes (vivants, atténués, non réplicatifs ou inactivés), acides nucléiques, anticorps en présence d’adjuvant ou non. D’autres aspects techniques sont aussi à prendre en compte : âge et taille des animaux (voie ou volume administrés, volume de prélèvement…), disponibilité des outils immunologiques adaptés à l’espèce (cytokines, marqueurs cellulaires…). Les souris transgéniques constituent une opportunité unique pour étudier les mécanismes d’actions et les voies associées à la réponse immunitaire et à la protection. Elles seront à phénotype non dommageable et ne nécessiteront pas de génotypage. Dans la plupart des protocoles, les rongeurs et les lapins sont tous utilisés après sevrage au stade adulte pour que leur système immunitaire soit mature. Pour des projets R&D particuliers, des animaux âgés seront utilisés pour étudier les phénomènes d’immunosénescence et l’évaluation de candidats vaccins pour les personnes âgées. De même, pour l’évaluation de candidats vaccins pédiatriques des modèles d’animaux juvéniles avec des systèmes immunitaires non matures, (souriceaux, raton ; etc…) seront utilisés.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Hamsters dorés : 570
Souffrances
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▲ 570
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Devenir
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 570

Des dispositifs médicaux dentaires, purs ou sous forme d'extraits, sont appliqués dans les poches des joues de hamsters dorés, un collier maintenu jusqu'à quatre heures les empêchant d'avaler l'élément testé. 570 hamsters vont être utilisés, tous tués à l'issue pour les analyses histopathologiques, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Leurs joues sont examinées pour repérer un érythème, effet qui peut persister jusqu'à la fin de l'étude en cas d'exposition répétée, l'objet du test étant l'autorisation de mise sur le marché exigée par la réglementation européenne. Le porteur indique renoncer aux témoins positifs et à toute analyse statistique, et ne précise ni le nombre de tests prévus chaque année ni le nombre d'animaux par test, tous deux renvoyés à la norme.

Objectifs

Pour de nombreuses pratiques à visées médicales, les professionnels de santé ainsi que les particuliers utilisent au quotidien des dispositifs médicaux (prothèses, pansements dentaire, produit dentaire...) que nous appelons « DM ». Le but du projet est d’évaluer la biocompatibilité de ces dispositifs médicaux. Autrement dit nous devons déterminer si les dispositifs, qui vont avoir un contact direct avec les tissus et fluides interne, sont compatibles avec le corps humain. Parmi les paramètres à étudier pour évaluer la biocompatibilité d’un DM, il faut évaluer sa tolérance locale. Ce projet est décrit dans une norme règlementaire. Afin de répondre à ces obligations règlementaires avant mise sur le marché de produit, nous réaliserons sur le modèle du hamster un test de tolérance sur la muqueuse buccale (test d'irritation). Il y a deux manières possibles de traiter les animaux pour ces tests, soit nous utilisons le produit pur, soit sous forme d’extrait. Pour réaliser ces extraits le DM est immergé dans des solvents (liquide définis par la norme) à une température et pendant une durée donnée, ces extraits seront ensuite utilisés pour faire les traitements. Cette évaluation est imposée par les instances règlementaire européennes. Pour les tests de tolérance locale ou d’irritation, le produit à tester ou son extrait est appliqué dans les poches des joues des hamsters. Cela afin de vérifier, par l’observation d’érythème et autres signes cliniques locaux, si une réaction d’irritation apparaît.

Bénéfices attendus

Le projet permet d’obtenir des données expérimentales utilisées pour conclure sur la sécurité biologique d’un dispositif médical, autrement dit sa biocompatibilité. Ce projet fait partie intégrante de l’évaluation biologique des DM, une exigence essentielle en matière de sécurité requise par le Règlement Europpéen et exigée par les organismes notifiés afin d’accorder ou non la mise sur le marché. Le but est d’obtenir une autorisation de mise sur le marché de DM sans risque pour la santé de l’homme.

Procédures

Les animaux sont pesées deux fois: en début et en fin d'étude (1minute/pesée), un vidage du contenu des poches des joues et rinçage (1 à 2minutes) est effectué avant le début du premier traitement journalier, les animaux sont manipulés avant chaque traitement afin d'observer l'aspect des abajoues (30 secondes), des traitement successifs espacé de minimum 1h sont effectués (de 30 seconde à 1minute) le nombre de traitement dépendra de l'utilisation clinique du disposistif. Lorsque des dispositifs solides ou pâteux sont testés la mise en place d'un collier est nécessaire pour que l'animal n'ingurgite pas l'élément (placement du collier 1min), ce collier reste en place jusqu'à ce que l'élément soit retirés ou que le test soit terminé (maximum 4h).

Impact sur les animaux

Les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement. Il peut y avoir un érythème. Les effets observés peuvent restés jusqu’à la fin de l’étude lors d’une exposition répétée, la durée du traitement varie en fonction du projet.

Devenir

Les tests de tolérance sur muqueuse buccale conduisent à la mise à mort des animaux puisque des analyses histopathologiques sont nécessaires à la conclusion de l’étude.

Remplacement

Tout matériau irritant pour la peau, les yeux ou les muqueuses ou ayant un pH (potentiel hydrogène: acide, neutre ou basique) ≤ 2.0 ou ≥ 11.5 ne doit pas être testé. Dans des cas exceptionnels où une caractérisation/évaluation des risques est nécessaire malgré cela, ces cas doivent être justifiés et documentés. Par ailleurs, les tests d’irritation ne doivent être envisagés que si les données de sécurité ne peuvent pas être obtenues par d’autres moyens. Aujourd’hui, aucun test in vitro n’est accepté par les autorités règlementaires pour évaluer l’effet irritant d’un dispositif médical sur la muqueuse buccale. Une veille technologique et scientifique est effectuée régulièrement par le groupe afin de rester attentif à des avancés scientifique et parution de nouvelles normes qui permettrait d'utiliser des méthodes in vitro à la place de methode in vivo.

Réduction

Les animaux utilisés dans ces études sont de sexe indifférent. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous ne faisons pas de témoins positifs. Les études précédentes présentant des scores nous servent de témoins positifs. Le nombre d'animaux par étude est exigé par la norme et le nombre de test annuel est basé sur une estimation au vue du nombre de test effectué les années précédentes. Aucun test statistique n'est utilisé dans ces projets.

Raffinement

A leur arrivée, les animaux sont mis en cage par l’animalier qui effectue un premier contrôle de leur état de santé. En vue de leur acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux sont gardés pendant au minimum 5 jours avant le début des procédures, dans des cages individuelles, pour garantir leur bien-être. La taille des cages est adaptée aux critères de bien être animal, elles sont enrichies avec un tunnel en carton, d'une balençoire et des frisottis. Les animaux ont un accès à volonté à la nourriture et à l’eau et la litière est change 1 fois par semaine. Des points limites sont définis afin d’éviter toutes souffrance inutile aux animaux.

Choix des espèces

Le hamster reste le modèle de choix utilisé pour les tests de tolérance sur muqueuse buccale comme cité dans la norme règlementaire. Nous utilisons exclusivement des hamsters Golden Syrian. Nous utilisons des jeunes adultes de 7 à 9 semaines, le stade de développement étant également réagi par la norme règlementaire à suivre.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Hamsters dorés : 150
Lapins : 75
Furets : 75
Souffrances
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▲ 300
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Devenir
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 300

Avant une étude de toxicité, il s'agit de vérifier que des hamsters dorés, des lapins et des furets réagissent à des candidats vaccins contre la grippe et d'autres infections respiratoires. 300 animaux non-humains, 150 hamsters dorés, 75 lapins et 75 furets, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués sous anesthésie générale à la fin des études. Chacun reçoit une à quatre injections intramusculaires de vaccin, espacées d'une semaine à un mois, et des prises de sang en cours d'étude, puis la mise à mort permet de prélever la rate, des nœuds lymphatiques et "une grande quantité de sang". Le porteur précise que ces études d'immunogénicité sont "exigées par les autorités". Il affirme que les trois espèces retenues sont "les plus appropriées" pour réagir correctement aux vaccins, sans dire ce qui justifie chacune.

Objectifs

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la grippe représente une menace sérieuse pour la santé publique, surtout dans les pays à faible revenu. Les infections respiratoires aiguës, dont l'influenza, sont parmi les principales causes de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans et les personnes âgées ou ayant des maladies chroniques. La vaccination est essentielle pour protéger les populations vulnérables contre ces maladies. Plusieurs vaccins saisonniers sont disponibles, mais leur efficacité peut varier d'une année à l'autre en raison des mutations virales. Chaque année, les virus de la grippe subissent des changements, ce qui nécessite souvent l'ajustement des formulations vaccinales. L'objectif de la recherche est de développer des vaccins plus stables qui pourraient offrir une protection durable, réduisant ainsi la nécessité de modifier fréquemment les vaccins. La recherche se concentre également sur le développement de vaccins contre d'autres agents pathogènes respiratoires. Ce processus nécessite la sélection d'antigènes capables de déclencher une réponse immunitaire efficace, souvent renforcée par des adjuvants. Après des phases préliminaires in silico (par ordinateur) et in vitro (tests sur des cellulaires), il est important de tester les candidats vaccins sur des modèles animaux, car la complexité du système immunitaire ne peut être entièrement reproduite en laboratoire. Notre projet a donc pour objectif d'utiliser des animaux pour évaluer l'immunogénicité de candidats vaccins contre l'influenza, afin d'améliorer la protection des populations à risque.

Bénéfices attendus

Le projet vise à évaluer l'immunogénicité et la tolérance de candidats vaccins, ainsi il permet de sélectionner des molécules qui seront ensuite étudieées plus en détail en vue de leur mise sur le marché. En développant des vaccins plus stables et durables, nous espérons réduire la morbidité et la mortalité liées aux infections respiratoires. De plus, les résultats contribueront à la recherche sur d'autres maladies respiratoires, enrichissant notre compréhension des réponses immunitaires et renforçant l'importance de la vaccination dans la prévention des maladies infectieuses. D’autre part, il est encore possible d’améliorer le confort, la tolérance et l’efficacité des vaccins déjà existants.

Procédures

Les animaux seront soumis à un ensemble d'administration et de prélèvements :(1) Administration du vaccin par voie intramusculaire (2) Prélèvements sanguins en cours et fin d'étude sous anesthésie (3) Prélèvements d'organes après l'euthanasie en fin d'étude. Le nombre d’immunisation (administration du vaccin) et les volumes d’administration respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale, de la voie d’administration et du poids de l’animal. Cependant, il sera compris entre 1 à 4 immunisations selon le plan d’administration avec 1 semaine à 1 mois entre deux immunisations. Le volume et la fréquence des prélèvements sanguins respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale et du poids de l’animal. La durée pour les administrations et les prélèvements seront de quelques secondes. En fonction de l'espèce et de la voie de prélèvement, les animaux seront préalablement anesthésiés (anesthésie gazeuse réversible en quelques minutes ou anesthésie chimiques d'environ 20min).

Impact sur les animaux

La principale nuisance attendue chez les animaux est liée aux injections de vaccin ainsi qu’aux prélèvements sanguins, ce qui est susceptible d’apporter un inconfort et/ou de générer du stress chez l’animal. Le nombre d’immunisations et les volumes administrés respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale, de la voie d’administration et du poids de l’animal. Les prélèvements sanguins et les volumes de prélèvement respecteront également les recommandations éthiques : ils varieront en fonction de l’espèce animale et de son poids. Un temps de repos nécessaire sera observé entre deux prélèvements, en fonction du volume prélevé. De plus, comme tout produit de santé, un vaccin peut entraîner des effets indésirables. Ces derniers surviennent généralement dans les deux semaines suivant la vaccination, ou plus rarement deux mois après. Dans l’immense majorité des cas, ces effets sont légers à modérés. Il s’agit principalement de réactions inflammatoires naturelles dues à la mobilisation du système immunitaire après l’injection du vaccin. Cette inflammation peut provoquer des symptômes tels que fièvre, douleur et rougeur au site d’injection. Plus rarement, des réactions allergiques à l’un des composants du vaccin peuvent survenir.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale. Pour les besoins des études, certains organes sont prélevés après l'euthanasié (exemple : rate, noeuds lymphatiques), ainsi qu’une grande quantité de sang.

Remplacement

Les premières phases de sélection des antigènes se déroulent in vitro. Cependant, étant donné que le vaccin à développer a une visée clinique, il est essentiel d’obtenir des données dans des conditions réelles d’utilisation. L’utilisation d’un organisme complet et vivant devient donc indispensable, notamment pour le suivi post-immunisation. Par ailleurs, le fonctionnement du système immunitaire est très complexe et implique des mécanismes qu’il est impossible de reproduire autrement. De plus, des études d’immunogénicité sont exigées par les autorités dans le cadre du développement des vaccins.

Réduction

Le nombre d’animaux doit permettre d’identifier une différence significative entre les produits testés, sur la base de la comparaison quantitative et qualitative des immunisations obtenues (taux d’anticorps, affinité, spécificité, etc.). Les premières études sont réalisées avec des nombres reduits d'animaux, par exemple 3 lapins par groupe. En fonction des résultats obtenus, ce nombre peut être affiné s’il est possible de mettre en évidence des différences significatives avec moins d’animaux. Les effectifs et les tests statistiques seront définis en fonction du nombre de série d’observation, la dépendance ou indépendance de ces séries d’observation, la nature des variables (quantitative ou qualitative), et la nature du test (test paramétrique ou non paramétrique).

Raffinement

Après réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une durée propre à chaque espèce animale. Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Les animaux seront hébergés en groupe sociaux et recevront un enrichissement du milieu adapté à leur espèce, régulièrement renouvelé (rotation des jouets par exemple). Des évaluations cliniques sont mises en place (observation quotidienne de l’état général, du comportement, etc.). Les actes douloureux ou provoquant un stress élevé, seront réalisés sous anesthésie, avec analgésie adaptée. Tout au long des études les animaux sont manipulés/observés par un personnel formé et habilité à travailler chez les espèces en question. Les voies et volumes de prélèvement et d’administration suivront les recommandations des publications. De plus, des points limites suffisamment prédictifs sont mis en place pour suivre l'état de l'animal.

Choix des espèces

Le but de cette manipulation, qui précède une étude de toxicité, est de s'assurer que l’espèce est adaptée aux vaccins que nous allons tester. Il est important de choisir un modèle qui réagit correctement au vaccin, et pour cela, trois espèces sont les plus appropriées. Les animaux seront de jeunes adultes (car croissance terminée, paramètres physiologiques stables, réponse immunologique optimale) mais pourront également être des animaux jeunes, dont le système immunitaire ne serait pas mature.

Modèles pathologiques induits chez les rongeurs

(NTS-FR-052280v1 – 15/11/2024)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 4500
Rats : 2500
Cochons d'Inde : 1500
Hamsters dorés : 1500
Souffrances
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▲ 10000
Devenir
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 10000

Paralysie partielle ou totale des membres, douleurs articulaires, automutilation possible : 10000 rongeurs subissent l'induction d'une encéphalomyélite auto-immune ou d'une arthrose, puis reçoivent des substances à tester, parfois chaque jour jusqu'à leur mise à mort. 4500 souris, 2500 rats, 1500 cochons d'Inde et 1500 hamsters dorés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue pour des analyses in vitro et ex vivo. Les maladies sont provoquées par des injections répétées sur des rongeurs éveillés, sous la peau puis dans la cavité abdominale pour l'encéphalomyélite, afin d'évaluer l'efficacité ou la toxicité de substances et de dispositifs médicaux pour l'industrie pharmaceutique et les "clients" de l'établissement. Le porteur justifie le choix des rongeurs par leur petite taille, un organisme "similaire à l'Homme" et le fait qu'ils sont "faciles à héberger". Il affirme aussi que les traitements testés "minimiseront les nuisances", alors que l'objectif inclut d'en évaluer la toxicité.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de réaliser différents traitements chez le rongeur après induction de modèles expérimentaux, l’arthrose et l'encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE). Le but est d’évaluer l’efficacité ou la toxicité de substances ou dispositifs médicaux pour l’industrie pharmaceutique dans des modèles présentant les signes caractéristiques de pathologies, soit l’arthrose et la sclérose en plaques.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d’induire des pathologies afin de tester des substances sur des modèles expérimentaux correspondants. Le bénéfice attendu est donc de pouvoir développer et tester ces substances sur l’Homme afin de proposer des traitements aux pathologies correspondantes. In fine, l’objectif est d’améliorer la santé humaine.

Procédures

Pour le développement du modèle de l’arthrose, les animaux vigiles reçoivent plusieurs injections d’une substance en sous-cutané, de 2 à 5 injections. Ensuite, une substance sera inoculée en dose unique ou répétée après le développement de l’arthrose. Ces administrations peuvent être quotidiennes jusqu’à la mise à mort des animaux. Les substances sont administrées par voie sous-cutanée, intraveineuse, intradermique, intramusculaire, intrapéritonéale, intra-articulaire ou orale. Pour la mise en place du modèle d’encéphalomyélite auto-immune expérimentale, les animaux vigiles subissent l’injection d’une première substance en sous-cutanée, pratiquée sur le haut et sur le bas du dos, puis l’injection en intrapéritonéale d’une seconde substance qui est répétée 2 à 3 jours après. En fonction de l’étude, si l’administration sur animal vigile n’est pas possible, il peut être réalisée une anesthésie générale et la mise en place d’une analgésie adaptée. Une substance test peut ensuite être injectée par voie orale, intraveineuse, intrapéritonéale, intramusculaire, sous-cutanée ou intradermique. A l’issue du projet, tous les animaux sont mis à mort pour des analyses vitro et ex-vivo.

Impact sur les animaux

Le modèle de développement d’arthrose peut générer de la douleur au niveau des articulations. Les effets liés au développement de modèle peuvent aboutir à une baisse d’activité ainsi qu’un changement de comportement (baisse de la prise alimentaire, agressivité, automutilation, …). Les traitements testés minimiseront les nuisances. Le modèle de développement d’encéphalomyélite auto-immune peut provoquer une paralysie partielle ou totale au niveau des membres. Cette paralysie peut s’accompagner d’une allodynie et/ou d’une douleur plus ou moins persistante au niveau des membres paralysés. Les premiers signes cliniques peuvent apparaitre avec une paralysie progressive de la queue et du train arrière qui peut se propager au niveau du train avant. Les effets liés au développement de ce modèle peuvent aboutir à des changements comportementaux (baisse d’activité, baisse de la prise alimentaire) et physiques (perte de poids, absence de réflexes, immobilité). Les traitements testés minimiseront les nuisances.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour réaliser des analyses vitro et ex-vivo.

Remplacement

Le développement de produits pharmaceutiques ou de dispositifs médicaux nécessite de réaliser des expériences chez l’animal dans le cadre du développement préclinique, afin d’évaluer l’activité des produits dans un organisme complet et complexe. Des tests in vitro sont réalisés au préalable par nos clients ou par notre installation. Il est nécessaire de recourir aux animaux afin de tester une substance dans un organisme complexe. Les modèles induits décrit dans ce projet sont caractérisés par des signes cliniques physiques. Dans le cas de l’arthrose, il s’agit de douleurs et de raideurs tandis que dans l’encéphalomyélite auto-immune expérimentale il s’agit de paralysie des membres. Ces signes pathologiques et leurs résorptions ne peuvent être observés qu’avec l’utilisation d’animaux.

Réduction

Pour chaque protocole, le nombre d’animaux est réduit au minimum requis tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Par exemple, un nombre minimum d’animaux est requis pour les essais réglementaires, chaque groupe est composé de 10 animaux minimum (5 mâles et 5 femelles minimum). Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide du logiciel GraphPad Prism 4, comme décrit dans les procédures internes.

Raffinement

De l’enrichissement comme des batônnets à ronger, des huttes/tunnels, du papier kraft/coton sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux compatibles. En fonction du mode d’administration, il est possible de mettre en place une analgésie adaptée en fonction des observations quotidiennes des animaux. En fonction du projet, le poids corporel des animaux sera enregistré deux fois par semaine jusqu’à la fin de l’expérience. Si nécessaire, une pesée plus régulière peut être réalisée. Les animaux sont observés quotidiennement et un monitoring (observation du déplacement, posture, paralysie, comportement, respiration, aspect des yeux, de la peau, des poils, des muqueuses et des excrétions dans la cage) peut être mis en place. La perte de poids sera évaluée en fonction du poids de départ de chaque animal. Selon les essais et besoins expérimentaux, une observation de la tolérance locale (observation de l’apparition et de l’évolution d’œdème ou d’érythème) après chaque traitement peut être réalisée. Pour le développement de modèle de l’arthrose, un scoring est réalisé pour chaque patte de l’animal (enflure et rougeur de la cheville ou poignet jusqu’aux phalanges) deux fois par semaines au minimum après traitement jusqu’à la fin de l’expérience. Pour le développement de modèle d’encéphalomyélite auto-immune expérimentale, un scoring sera réalisé quotidiennement après traitement afin d’évaluer l’apparition d’une paralysie (queue, membres postérieures et antérieures) jusqu’à la fin de l’étude. Des points limites spécifiques sont développés pour chacune des procédures décrites.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des mammifères de petite taille ayant un organisme similaire à l’Homme. Leur génotype est connu et ils sont faciles à héberger. En outre, de nombreux articles bibliographiques sont disponibles pour décrire les différents modèles. Les animaux utilisés seront des adultes ou des jeunes adultes, car ils nécessitent un système immunitaire et des organes totalement développés et fonctionnels.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Hamsters dorés : 22
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 22
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 22

La perte de 20 % du poids maximal accompagne souvent une baisse de mobilité, une prostration et un retrait de l'animal dans sa cage, et le porteur prévoit de tuer les hamsters avant ce seuil. 22 hamsters dorés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Ils reçoivent dans l'abdomen des parasites responsables de la leishmaniose viscérale, qui colonisent leur foie et leur rate au cours d'une phase silencieuse pouvant durer six mois, puis subissent jusqu'à trente-six séances d'imagerie sous anesthésie, chacune précédée d'une injection dans l'abdomen, et un à quatorze gavages. L'objet déclaré est de faire apparaître chez ces animaux des parasites résistants au principal traitement de la maladie, et leur mise à mort permet de prélever le foie et la rate qui en sont la source.

Objectifs

Le développement de parasites résistants à la molécule testée devient un problème de santé publique d’autant qu’il s’agit actuellement du principal traitement contre la leishmaniose viscérale. Les résultats des recherches conduites in vitro sur le développement de parasites résistants à cette drogue anti-parasitaire ne sont malheureusement pas transposables sur des parasites de terrain (isolés de malades ne répondant pas au traitement) suggérant qu’in vivo les mécanismes et les cibles conduisant à l’apparition du phénotype de résistance sont différents. Le principal objectif de ce projet est donc de nous donner les moyens de comprendre les mécanismes qui conduisent à l’apparition chez les mammifères de parasites résistants à la molécule testée.

Bénéfices attendus

Les mécanismes d’acquisition de résistance à la molécule testée in situ chez l’homme et l’animal sont encore très mal connus alors que des récidives à l’issu de ce traitement apparaissent. Les recherches réalisées à ce jour par des approches in vitro sont insuffisantes puisqu’elles ne nous permettent pas d’appréhender et de comprendre pourquoi les malades ne répondent pas au traitement. Par ce projet qui consiste à générer in vivo (chez les hamsters) des parasites résistants à la molécule testée et donc à se rapprocher des conditions de terrain, nous espérons être en mesure d’apporter des réponses à cette problématique de santé publique. En effet, les parasites résistants à la molécule testée ainsi générés seront analysés par séquençage de leur génome et de leur transcriptome. Cette approche duelle nous informera sur les signaux génétiques et les signatures transcriptomiques corrélant avec l’adaptation des parasites en réponse à la molécule testée et nous permettra d’identifier les réseaux d’interaction à l’origine de la réponse/résistance à la drogue. Au-delà de l’importance de ces résultats sur notre connaissance générale des mécanismes d’adaptation des Leishmania en réponse à un stress (molécule testée), si ces derniers sont validés avec des prélèvements provenant de patients/chiens en échec de traitement ils représenteront une avancée majeure dans la recherche sur les traitements anti-Leishmania.

Procédures

A compter de l’inoculation des parasites, les animaux seront soumis à 3 types d’interventions : - Imagerie intra-vitale non invasive sous anesthésie générale, impliquant une injection intrapéritonéale préalable (15 minutes). Ce suivi sera réalisé au maximum 36 fois, avec un délai entre chaque mesure de 2 semaines minimum. - Pesée une fois par semaine (20 secondes), pendant toute la durée de la procédure soit entre 20 et 50 fois selon les groupes d’individus. - Gavage (20 secondes),1 à 14 fois selon les groupes sur toute la durée de la procédure.

Impact sur les animaux

L’inoculation des parasites aux hamsters se fera en intrapéritonéale après anesthésie légère des animaux par exposition à l’isoflurane dans une chambre d’induction. En absence de traitement par les drogues anti-parasitaires, les espèces de Leishmania viscérales vont coloniser principalement le foie et la rate des hamsters. Dans ce cas la première phase de la maladie est silencieuse et peut durer jusqu’à 6 mois selon les individus. Au-delà, le premier signe clinique de l’évolution de la pathologie est une stabilisation de la prise de poids suivi d’une perte progressive de poids. Cette perte de poids lorsqu’elle atteint la limite de 20% du poids maximal de l’animal s’accompagne souvent d’une réduction de la mobilité voire de prostration et d’isolement dans la cage. Le traitement est délivré par administration intragastrique (gavage), pendant un maximum de 5 jours ce qui est source de douleur et inconfort de courte durée et de stress. Dans les cas de traitement de l’homme ou du chien pour lesquels l’administration de la drogue anti-parasitaire est répétée sur 28 jours des troubles digestifs ont pu être observés. Compte-tenu de nos connaissances sur le modèle hamster dans un contexte de traitement, la probabilité d’apparition de tels effets chez les hamsters est toutefois minime. Le suivi de la parasitémie par imagerie intra-vitale non invasive est réalisé sur des animaux anesthésiés par exposition continue à l’isoflurane. Toutefois, cette procédure nécessite une injection intrapéritonéale, source de douleur et inconfort légers de courte durée, lorsque les animaux sont endormis. La répétition de la mesure au cours du temps est potentiellement vectrice de stress chronique pour les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. Ils ne peuvent en effet être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car la fin de la procédure implique la mise à mort des animaux pour réaliser le prélèvement des lésions ou organes internes sources de parasites nécessaire à nos analyses.

Remplacement

Les recherches réalisées à ce jour sur les mécanismes d’acquisition de résistance à la molécule testée par des approches in vitro sont réalisées majoritairement sur des parasites libres. Or les traitements anti-Leishmania administrés aux mammifères ciblent le stade de développement intra-cellulaire du parasite. Les lignées de cellules de type macrophage qu’elles soient d’origine humaine ou murine sont peu permissives au développement intracellulaire des parasites étudiés ce qui limite fortement leur utilisation. De plus, notamment dans le cas de traitement ou de résistance aux drogues anti-parasitaire il est primordial de pouvoir prendre en compte le tissu (organes cibles = rate et foie) et au-delà l’organisme entier. Le recours à des animaux vivants est de fait indispensable.

Réduction

Ce projet repose sur l’utilisation de 22 hamsters. Ce nombre nous permet d’avoir 4 à 6 individus par groupe pour chacune des analyses que nous avons prévues de réaliser. Le but final n’est pas de faire une étude comparative statistique entre les animaux traités et non traités mais d’observer les trajectoires individuelles sélectionnées après un traitement flash ou une augmentation croissante de la dose de molécule testée comparativement à l’inoculum initial. Pour réaliser ce projet et afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés nous avons choisi d’utiliser le parasite transgénique qui nous permet de mesurer l’évolution de la charge parasitaire par imagerie intra-vitale non invasive sans avoir à mettre à mort les animaux. Ceci nous permet également d’adapter au mieux la mise en œuvre du traitement sur tous les animaux.

Raffinement

L’infection parasitaire étant silencieuse en terme de signes cliniques pendant les 8 premières semaines, les hamsters sont observés tous les jours par le personnel de l’animalerie au moment du changement des cages ou par l’expérimentateur. Afin d’adapter au mieux la mise en place des traitements par la molécule testée, en plus d’un suivi pondéral les animaux font l’objet d’un suivi de la charge parasitaire par imagerie intra-vitale non invasive. L’imagerie sera réalisée toutes les deux semaines entre la deuxième semaine suivant l’inoculation des parasites et la fin des cycles de traitement. L’augmentation de la charge parasitaire dans les organes cibles est corrélée à l’apparition des signes cliniques de la maladie, notamment la perte de poids. En fin de processus, les animaux sont mis à mort selon la procédure validée avant d’atteindre le point limite. L’injection des parasites est réalisée après anesthésie légère des animaux et l’imagerie intra-vitale non invasive est réalisée sous exposition continue d’isoflurane. Durant l’expérience, en cas de prostration ou difficulté locomotrice un gel d’hydratation pourra être placé dans la cage tout comme les granulés alimentaires. De même, une litière douce à base de cellulose pourra être substituée à la litière traditionnelle. Un triple enrichissement des conditions d’hébergement est mis en place (frisettes carton, coton, boule).

Choix des espèces

Deux raisons majeures quant au choix du hamster pour ce projet : - Le modèle murin est peu adapté pour les espèces de Leishmania viscérales,d’où le choix du hamster qui développe une pathologie proche de celle observée chez l’homme et rend possible la production en nombre des parasites à partir de la rate et du foie des animaux infectés. - Le traitement anti-Leishmania par la molécule testée est efficace avec une même posologie que celle de l’homme. C’est donc l’animal de choix pour toute recherche liée aux traitements anti-parasitaire. Les parasites seront inoculées aux hamsters entre la 5ème et la 6ème semaine soit avant la stabilisation de la prise de poids pour un animal non traité. En effet, l’un des premiers marqueurs révélateurs de l’initiation des dommages systémiques est la stabilisation dans la courbe d’évolution du poids, le second révélateur de la progression des dommages étant une perte pondérale. D’autre part, compte tenu de la durée de l’expérimentation il est important d’utiliser des animaux jeunes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 18000
Rats : 500
Hamsters dorés : 2050
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 20500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20550

20 550 rongeurs vont être utilisés, 18 000 souris, 500 rats et 2 050 hamsters dorés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, léger pour 50 hamsters. Ils reçoivent pendant 34 semaines au maximum une nourriture riche en graisse et une eau sucrée, jusqu'à développer obésité, diabète, dyslipidémie et stéatose hépatique, pouvant aller jusqu'à la fibrose, la cirrhose ou un cancer du foie. Une goutte de sang leur est prélevée à la queue ou à la veine saphène sans anesthésie, jusqu'à deux fois par jour. La majorité de ces animaux sont ensuite expédiés à un laboratoire de recherche pour être utilisés dans son propre projet, les hamsters sur lesquels le personnel s'est entraîné aux prélèvements étant tués, et le porteur écrit que l'effectif a été fixé à la demande de ses partenaires, sans qu'"aucune approche statistique" ait été réalisée.

Objectifs

A l’échelle mondiale, les maladies liés au surpoids représentent une part non négligeable des décès estimé à plus de 1,2 million par an. En 2016, 650 millions d’adultes étaient obèses, soit 3 fois plus qu’en 1975. En 2021, le diabète affecte plus de 537 millions de personnes. La dyslipidémie et la NASH (stéatose hépatique non-alcoolique) sont provoqués par le diabète et l’obésité. La dyslipidémie touche quelques milliers de patients chaque année en France et la société nationale française de gastro-entérologie considère qu’un quart de la population française est touché par la NASH. Par l'alimentation de rongeurs avec un régime riche en lipides et/ou glucides, il est possible d'induire ces phénotypes spécifiques : obésité, dyslipidémie, diabète et NASH. Ces rongeurs avec syndromes métaboliques seront utilisés pour évaluer les effets de médicaments.

Bénéfices attendus

Ce projet aura des bénéfices pour l’homme. Ce projet pourra amener à long terme des solutions thérapeutiques pour traiter les syndromes métaboliques du surpoids et du diabète. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont principalement une amélioration des connaissances scientifiques pour l’espèce utilisée grâce au développement de méthodes de raffinement de plus en plus adaptées et à la sélection de l’espèce la plus adéquate pour répondre aux objectifs scientifiques attendus.

Procédures

Les animaux auront à disposition un aliment standard et/ou un aliment riche en gras et une eau standard et/ou une eau additionnée de sucre, mis en ad libitum pendant 34 semaines maximum. Une mesure glycémique pourra être faite sur les animaux en aigue (2 mesures par jour et par animal avec 3 jours de récupération entre 2 séries de mesures) ou en chronique (une mesure par animal par semaine). Une goutte de sang (environ 50 µl) est recueillie après piqure, à l’aide d’une aiguille de taille adaptée sans anesthésie, de la queue au niveau de la veine caudale pour la souris et le rat, et à la veine saphène pour le hamster.

Impact sur les animaux

Au fil de la prise alimentaire riche en gras et de l’abreuvement riche en sucre, les animaux pourront exprimés des signes cliniques plus ou moins modérés. Les animaux vont développer une obésité et des syndromes métaboliques tels diabète, dyslipidémie, insulino-résistance, NASH pouvant aller jusqu’à une fibrose, une cirrhose ou un cancer du foie à long terme (après la phase préparatoire).

Devenir

La majorité des animaux sont expédiés à un laboratoire de recherche pour une utilisation dans son projet de recherche. Les hamsters d’entrainement pour le prélèvement sanguin seront mis à mort et pourront servir à de la formation post-mortem du personnel.

Remplacement

L’induction de modification métabolique chez l’animal fait intervenir plusieurs types cellulaires produisant des facteurs tendant à moduler ou amplifier la réponse. Toute cette cascade d’événement faisant intervenir des facteurs autocrines, paracrines ou exocrines aussi variés que complexes ne permet pas une étude significative et déterminante in vitro. Par ailleurs, l'objet de cette étude est d'évaluer l'impact sur une fonction vitale de l'organisme, ce qui ne peut être fait que sur un organisme vivant.

Réduction

Nous réalisons ce protocole alimentaire à la demande de nos partenaires avec qui nous échangeons sur le nombre minimal et suffisant d’animaux pour atteindre leur objectif scientifique. Aucune approche statistique n'a été réalisée.

Raffinement

Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long de cette phase préparatoire. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille d’évaluation spécifique au modèle. Enfin, les contentions et prélèvements seront réalisés par un personnel formé et expérimenté.

Choix des espèces

Les souris, rats et hamsters sont des espèces animales les plus pertinentes par la proximité physiologique avec l'Homme et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur les maladies métaboliques liés au surpoids car elles développent naturellement ce type de pathologie ayant une affinité à la nourriture grasse et sucrée similaire à l’Homme. Pour les hamsters syriens dorés, ils ont un métabolisme des lipoprotéines imitant la dyslipidémie humaine car il exprime la protéine de transfert des esters de cholestérol (CETP). Les animaux pourront commencer le régime alimentaire à partir de l’âge de 4 semaines (âge minimum) et seront expédiés aux laboratoires de recherche à l’âge demandé.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Hamsters dorés : 80
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

Immunisés une ou deux fois par injection dans l'abdomen sous anesthésie, puis saignés par ponction dans le cœur sous anesthésie profonde, 80 hamsters dorés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet vise à fabriquer du matériel de référence, sérums et organes, pour mettre au point des tests de détection des virus qui circulent chez les chauves-souris européennes. Le porteur écrit qu'aucune nuisance n'est attendue en dehors de la vaccination et de la ponction cardiaque, et affirme qu'il n'y a "pas d'alternative non animale disponible à ce jour dans ce domaine". La ponction est terminale, les organes sont prélevés dans la foulée.

Objectifs

De plus en plus d’études montrent que des virus circulent ou apparaissent chez les chauves-souris européennes dont certains sont particulièrement préoccupants en raison de leur capacité connue à se transmettre d'une espèce à l'autre et à provoquer des maladies graves chez l'Homme. Les méthodes de détection disponibles, développées pour des virus humains (ex. les virus de la rage et Ebola), sont rarement validées pour les virus trouvés chez les espèces de la faune sauvage tel que les chauves-souris ou ne sont pas adaptées aux échantillons collectés sur le terrain. Pour cela, il apparait nécessaire de développer de nouveaux outils de détection des virus circulant dans la faune sauvage permettant ainsi d’appréhender plus rapidement le risque pour l’Homme. De plus, l'absence de matériaux de référence ou de valeurs seuils communes complique l'interprétation des résultats et leur comparaison entre les groupes de recherche. Le modèle hamster est un modèle sensible à certains virus et peut facilement être utilisé pour produire des matériaux de référence comme du sérum. Ces matériaux de référence issus de sérums/organes d’animaux immunisés ou non-immunisés permettront de développer un panel d’outils de détection de ces virus. La collecte des organes, permettra de développer de nouvelles méthodes de recherche d’anticorps intratissulaires pour chaque virus quand l’obtention de sérum ne sera pas possible. Ils permettront également de mettre au point des cultures de cellules en 3 dimensions mimant les caractéristiques et fonctionnalités des organes en vue de constituer une banque biologique limitant ainsi l’utilisation d’animaux par la suite.

Bénéfices attendus

L’approche expérimentale réalisée au cours de ce projet permettra de développer et valider des outils de détection sérologiques adaptés à chaque virus et aux investigations chez les chauves-souris, réservoir de ces virus (microprélèvements, organes/tissus d’intérêt…). La collecte des différents tissus permettra de rechercher les marqueurs d’une infection passée (anticorps) pour chaque virus et dans différents organes lorsque l’obtention de sérum ne sera pas possible dans les conditions du terrain. Le travail innovant sur les cultures de cellules en 3 dimensions permettra l’étude des mécanismes d’infection d’un agent pathogène sur une espèce sensible, limitant ainsi l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques. Dans un second temps, ce travail pourra être étendu aux chauves-souris afin de tester la réceptivité/sensibilité de ces espèces vis-à-vis de nouveaux virus et de caractériser les relations hôtes-pathogènes. Dans cette optique, et sur le long terme, cela permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés. Ces modèles pourront ensuite être utilisés dans d’autres études ou pour tester d’autres agents pathogènes.

Procédures

Les hamsters seront immunisés une ou deux fois par voie intra-péritonéale (volume de 0.5mL- animaux anesthésiés- durée =10 secondes environ). Une prise de sang intracardiaque sous anesthésie profonde (+ analgésie) est effectuée sur tous les hamsters (durée 3 minutes)

Impact sur les animaux

Hormis la phase de vaccination, et la ponction cardiaque sous anesthésie générale, aucun nuisance ou effets indésirables ne sont attendus.

Devenir

Mise à mort pour collecte de sang et tissus

Remplacement

Suite à l’émergence de nouvelles espèces virales chez les chauves-souris européennes, il est nécessaire de se préparer pour mieux appréhender les prochaines émergences qui pourraient toucher les animaux sauvages et/ou domestiques et qui pourraient potentiellement être transmises à l’Homme, d’autant plus que le franchissement de la barrière d’espèces existe, comme cela a déjà été montré avec le chat ou la fouine pour les lyssavirus. Le modèle hamster nous permettra de collecter des échantillons pour développer des outils sérologiques et cellulaires adaptés à leur détection ou à leur étude dans d’autres espèces animales. De plus, l’étude in vitro des mécanismes de franchissement de la barrière d’espèce de ces virus dans la faune sauvage nécessite la mise en place de cultures de cellules primaires et d’organoïdes. Seuls des organes rapidement prélevés sur l’animal permettront la mise au point de ce type de modèle in vitro (poumons, cerveau, rate…). Il n’y a donc pas d’alternative non animale disponible à ce jour dans ce domaine.

Réduction

Le nombre de hamsters a été déterminé de façon à obtenir les volumes nécessaires de sérum pour pouvoir mener à bien le développement et la validation des différentes techniques qui permettront une meilleure compréhension de la réponse immunitaire induite suite à l’immunisation avec chaque espèce virale. Aucune analyse statistique n’est réalisée. La collecte des organes sera effectuée sur l’ensemble de ces hamsters afin de disposer de matériel qui pourra être utilisé pour la mise au point de méthodes de détection sérologiques sur des matrices alternatives au sérum mais également pour le développement des organoïdes qui à moyen terme permettra des études in vitro, réduisant ainsi l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques.

Raffinement

Les hamsters seront hébergés en cage de 2 individus avec un enrichissement composé de nombreux tunnels, abris (afin de satisfaire leur besoin de cachette), cellulose, et de bâtonnets de bois à ronger. Un contrôle de leur état de santé sera assuré tous les jours. Aucun signe clinique n'est attendu dans la mesure où les animaux seront uniquement immunisés par des suspensions non pathogènes (virus inactivés ou protéine virale vectorisée)

Choix des espèces

Plusieurs études scientifiques menées sur les lyssavirus et sur des protéines virales vectorisées d’intérêt ont démontré que le hamster doré était un modèle expérimental qui présentait une bonne réponse immunitaire humorale et permettait l’obtention de sérums spécifiques. Le hamster est donc un très bon modèle pour réaliser ces tests d’immunisation. D’après la littérature des hamsters âgés entre 7 et 10 semaines le jour de l’immunisation sont connus pour avoir une bonne réponse immunitaire humorale. Nous utiliserons donc des hamsters adultes de 7 semaines à réception.

  • Formation professionnelle
Souris : 1460
Rats : 290
Cochons d'Inde : 290
Hamsters dorés : 560
Souffrances
▲ 1560
▲ 740
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 130
 2470

L'apprentissage des gestes techniques sur animal vivant est la seule finalité de ce projet : 2 600 rongeurs y sont utilisés, 1 460 souris, 560 hamsters dorés, 290 rats et 290 cochons d'Inde. 1 560 d'entre eux sont utilisés dans des procédures menées sous anesthésie et tués avant tout réveil, les autres dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Le personnel s'exerce à la contention, aux prélèvements sanguins et aux administrations par voies sous-cutanée, intrapéritonéale, orale, intranasale, intracérébrale et intracardiaque, chaque animal pouvant servir jusqu'à trois fois pour un même geste. Le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est prévu lors des formations, tout en reconnaissant qu'un geste mal réalisé peut causer un inconfort, et prévoit la réutilisation de 130 cochons d'Inde.

Objectifs

Il est essentiel que toute personne travaillant avec des animaux suive un programme de formation initial, ainsi qu'une formation continue régulière. Cette approche garantit que les individus sont qualifiés et compétents dans leur manipulation des animaux, ce qui est crucial pour assurer leur bien-être. De plus, toute nouvelle technique ou procédure requiert une formation spécifique avant sa mise en pratique, afin de maintenir des normes élevées de compétence et de qualité dans les gestes réalisés. Ces pré-requis sont indispensables pour garantir le respect et le bien-être des animaux impliqués.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ces formations sont étroitement liés aux principes des 3R : 1- Raffinement : La formation du personnel permettra de réduire le stress, l'inconfort et la durée des manipulations sur les animaux. En acquérant des compétences techniques solides, le personnel sera en mesure d'effectuer les gestes de manière plus douce et précise, ce qui contribuera au bien-être des animaux impliqués. 2- Réduction : En assurant que le personnel est qualifié dès le départ et en maintenant leur compétence tout au long de leur carrière, on maximise les chances que les études soient menées correctement du premier coup. Cela réduit la nécessité de répéter les expériences, ce qui entraîne une limitation du nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales. Ces bénéfices se traduiront par une amélioration globale de la qualité des études menées, avec des résultats fiables et reproductibles. De plus, en mettant l'accent sur la qualification du personnel, on garantit une approche plus éthique et responsable dans l'utilisation des animaux à des fins de recherche.

Procédures

Dans le cadre de la formation du personnel, les animaux seront utilisés pour l'apprentissage, la manipulation, la contention, l'administration de substances par différentes voies, et les prélèvements sanguins. Le personnel se formera également à l'anesthésie et à l'euthanasie des animaux. Pour les prélèvements de sang: 1 min par prélèvement, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération. Pour les administrations sous-cutanée: 10s par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération, administration intra-péritonéale: 5s par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération, administration orale: 20s par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération, administration intra-nasale: 20s par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération. Pour le administrations en intra-cérébrale: 20s par administration, technique par administration unique. Pour la voie intracardiaque, 30s pour une administration et 1min pour le prélèvement. Chaque administration ou prélèvement par cette voie se fera de façon unique.

Impact sur les animaux

Il est essentiel de noter qu'aucun effet indésirable n'est prévu lors des formations. Cependant, il est possible qu'au cours de l'apprentissage, un geste technique mal réalisé puisse entraîner un inconfort chez l'animal, ce qui pourrait se manifester par des signes de stress ou des comportements anormaux. Dans ce cas, le formateur est habilité à interrompre la séance à tout moment s'il juge nécessaire de le faire pour le bien-être de l'animal. Une attention particulière et un suivi étroit, avec des points limites précis, sont mis en place pour prévenir toute souffrance inutile des animaux et assurer leur bien-être tout au long de la procédure.

Devenir

Mise à mort: Après le dernier suivi des animaux. Réutilisés: Une fois le prélèvement effectué, les animaux réveillés sont replacés dans leurs locaux usuels d’hébergement.

Remplacement

Les méthodes alternatives telles que les vidéos de contention et de manipulation, les planches anatomiques, les mannequins ou les peluches ne parviennent pas à reproduire fidèlement les réactions comportementales d’un animal lors de manipulation en vigile ou les particularités anatomiques individuelles propres à un animal vivant. Pour apprendre à approcher, contenir et réaliser des gestes techniques sur des animaux, la présence d’animaux vivants est essentielle. Cela permet de former les personnes dans des conditions réalistes et comparables à celles rencontrées lors des futurs besoins en étude, assurant ainsi une formation adéquate et efficace.

Réduction

Le nombre d'animaux prévu pour ce projet a été déterminé en suivant des principes rigoureux visant à minimiser l'utilisation d'animaux tout en garantissant la validité scientifique des formations menées. Dans plusieurs cas, un même animal pourra être utilisé plusieurs fois pour une formation en respectant les temps de récupération.

Raffinement

Nous veillons au bien-être des animaux en mettant en place diverses mesures spécifiques pour réduire au minimum les effets sur leur bien-être tout au long du projet. Tout d'abord, nous incluons que des animaux en bon état général, hébergés dans des conditions respectant le bien-être animal, notamment une atmosphère contrôlée avec des paramètres tels que la température et l'hygrométrie. De plus, les animaux bénéficient d'un environnement enrichi adapté à leurs besoins comportementaux naturels, comprenant des éléments pour la nidification et à ronger. Avant toute manipulation, une phase d'acclimatation est systématiquement appliquée. Pour assurer le suivi de leur état de santé, les animaux font l'objet d'une évaluation clinique quotidienne. Lors des manipulations des mesures spécifiques sont prises pour minimiser le stress et l'inconfort des animaux. Par exemple, lors de la formation à une technique d'administration, le produit utilisé sera du sérum physiologique ou un anesthésiant.

Choix des espèces

Il s'agit de toutes les espèces rongeurs notées dans l'agrément et utilisées au sein de l'unité animale Animaux sevrés et adultes peuvent être utilisés car représentés dans les études. Il est utile de se former sur de jeunes animaux sevrés, car les techniques de prélèvement, notamment, peuvent être plus difficiles à réaliser du fait du petit format des animaux

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Hamsters dorés : 1000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1000

Tués à l'issue au motif du risque lié à un agent pathogène de groupe III, 1 000 hamsters dorés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit le SARS-CoV-2 par voie nasale sous anesthésie gazeuse, puis des traitements ou des vaccins administrés sur animal vigile, et jusqu'à trois prélèvements de sang au sinus rétro-orbital. Le porteur décrit l'infection comme une perte de poids transitoire d'environ 10 %, que l'animal contrôle au bout d'une semaine, et présente le hamster doré comme un modèle des formes non sévères de la COVID-19. La mise à mort de la totalité des animaux est acquise dès le départ, quelle que soit leur récupération.

Objectifs

Depuis fin 2020, la COVID-19 évolue par vagues épidémiques et l’émergence de variants préoccupants de SARS-CoV-2 requiert dans l’urgence de nouvelles données scientifiques. Dans ce contexte, l’apport de la recherche utilisant des espèces animales modèles est essentiel à la gestion de la crise sanitaire. De nouveaux besoins urgents de recherche sont apparus en lien avec l’apparition de formes symptomatiques longues de la maladie et l’émergence des variants préoccupants du SARS-CoV-2. Le présent projet a pour objectifs (i) l’étude de la physiopathologie des infections à SARS-CoV-2 et ses variants et ce, principalement, au niveau de l’épithélium respiratoire du hamster Syrien modèle de la COVID-19, (ii) une meilleure compréhension de la diffusion et de la multiplication du SARS-CoV-2 et ses variants dans les tissus (immunité croisée, transmissibilité, réinfection) et (iii) l’évaluation de vaccins, et d’approches thérapeutiques adaptés à l’évolution épidémiologique des infections à SARS-CoV-2.

Bénéfices attendus

L’étude chez le hamster des infections à SARS-CoV-2 et des stratégies de prévention et/ou de contrôle est déterminante pour l’élaboration de stratégie de lutte contre la pandémie de COVID-19. Ce projet s’inscrit dans une démarche de sciences appliquées au domaine médical en lien avec les déclarations d’intérêt, d’urgence ou de priorité nationale du gouvernement et des organismes publics de recherche.

Procédures

L’inoculation de la souche virale est réalisée par voie nasale sous anesthésie gazeuse. Les traitements (thérapeutiques ou vaccinaux) sont administrés par différentes voies à l’animal vigile par des manipulateurs expérimentés. Ces manipulations durent quelques secondes. Le traitement par voie nasale est administré sous anesthésie. Des analyses sérologiques seront réalisées au cours des essais vaccinaux. Les prélèvements sanguins nécessaires pour ces analyses seront réalisés au sinus rétro-orbital sur animal anesthésié avec ajout d’un collyre anesthésique. Ces prélèvements effectués par un manipulateur expérimenté durent quelques secondes. Un maximum de 3 prélèvements sanguins sont prévus sur les animaux sur toute la durée du protocole.

Impact sur les animaux

Dans les conditions expérimentales les plus défavorables, l’infection du hamster doré par le SARS-CoV-2 se traduit par une perte de poids transitoire d’environ 10%. L’animal infecté contrôle l’expression pulmonaire de la maladie au bout du septième jour de l’infection et retrouve son poids d’origine vers le 10ème jour.

Devenir

La mise à mort des animaux est requise au regard de la gestion du risque d’exposition de l’agent pathogène de groupe III utilisé dans cette procédure.

Remplacement

L’étude de la physiopathologie de l’infection et de l’efficacité vaccinale ne peut être menée sans avoir recours à l’administration de l’agent pathogène à l’animal vivant. En revanche, les stratégies thérapeutiques sont validées préalablement sur des modèles d’infection utilisant des lignées cellulaires appropriées. L’effet du traitement antiviral sur la multiplication du SARS-CoV-2 ainsi que son innocuité sont ainsi entérinés par des analyses in vitro. Les essais vaccinaux et thérapeutiques sont ensuite réalisés chez l’animal dans les meilleures conditions possibles afin d’évaluer l’efficacité du traitement.

Réduction

Les modèles d’infection à SARS-CoV-2 chez le hamster sont maîtrisés depuis 2020 au laboratoire. Nous disposons d’un protocole d’administration de souches virales présentant des conditions de répétabilité et reproductibilité satisfaisantes qui nous permettent de réduire nos études à des groupes de 6 animaux pour atteindre une significativité statistique.

Raffinement

Nous nous sommes employés à définir les conditions optimales d’hébergement des hamsters dorés. L’observation du comportement du hamster, d’une part, et l’adaptation des méthodes d’anesthésie, de contention et des gestes techniques à l’animal, d’autre part, garantissent une bonne prise en compte du principe de raffinement : enrichissement et habituation de l’animal à la manipulation une semaine avant les expérimentations. Les hamsters sont hébergés par deux dans des portoirs ventilés, avec à leur disposition du matériel de nidification (coton), des tunnels et des maisonnettes en carton ainsi que des bûchettes de bois à ronger. Une grille de points limites est établie afin de limiter la douleur des animaux.

Choix des espèces

Le hamster doré est naturellement sensible aux infections à SARS-CoV-2, quel que soit le variant, et représente un modèle de choix pour étudier les formes non sévères de la COVID-19. Ce modèle restitue naturellement la physiopathologie humaine de la COVID-19. Les signes cliniques sont transitoires (perte de poids modérée et hyposmie/anosmie), l’animal contrôlant naturellement l’infection au bout d’une semaine. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes mâles ou femelles. Ils sont sensibles à l’infection SARS-CoV-2 et ne développent pas de symptômes graves.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 2440
Hamsters dorés : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2500

La mort d'une souris figure parmi les signes de toxicité qui conduiront à réduire la dose lors de l'expérimentation suivante. 2 440 souris et 60 hamsters dorés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Les souris sont infectées par Leishmania par voie intraveineuse et les hamsters par injection intracardiaque, puis gavées ou injectées cinq jours consécutifs avant que leur foie soit prélevé pour compter les parasites. Le porteur qualifie le hamster d'animal de laboratoire "idéal" pour servir de réservoir, ces animaux étant tués pour récupérer dans leur rate de quoi infecter les lots de souris suivants.

Objectifs

La leishmaniose viscérale est une maladie parasitaire en pleine expansion du fait du réchauffement climatique et des mouvements de populations depuis les zones d’endémie. Cette maladie affecte des populations socialement vulnérables et souvent immunodéprimées. Différentes espèces de Leishmania peuvent mener à la leishmaniose viscérale, dont la Leishmania donovani, qui affecte uniquement l'homme et la Leishmania infantum, qui affecte l'homme et le chien, ce qui fait du chien un réservoir de ce parasite pour l'homme. Sa transmission aux mammifères, y compris aux humains, se fait par des insectes infectés, appelés phlébotomes. Une fois introduites chez l’homme, les leishmanies infectent les cellules du système immunitaire du patient, principalement les macrophages. Malgré le grand impact de cette maladie sur la santé publique, les thérapies actuellement existantes présentent des limites majeures, en termes de toxicité et de chimiorésistance. Dans ce contexte, la recherche et développement de nouveaux médicaments est urgente. Pour ce faire, dans le cadre de programmes de recherche, nous évaluerons l’activité de substances pures soit d’origine naturelle, soit de synthèse et qui sont des inhibiteurs de voies métaboliques spécifiques au parasite, ou bien encore des formulations. Après un premier criblage de cytotoxicité et d’activité in vitro, c’est-à-dire, sur les macrophages et sur les parasites en culture cellulaire, seules les substances les plus actives et les moins toxiques seront évaluées sur des modèles de leishmaniose expérimentale chez l’animal. L’objectif étant de découvrir de nouveaux candidats-médicaments contre les leishmanioses humaines et canines, avant de pouvoir accéder aux essais cliniques de phase 1 chez l'Homme, il est nécessaire de démontrer que les substances sélectionnées in vitro sont capables de réduire la charge parasitaire in vivo.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet: - l'identification de candidats – médicaments capables de surmonter les limites des traitements existants, en termes de toxicité et de chimiorésistance.

Procédures

Lors de l’étude de détermination de la dose maximale tolérée certains lots de souris sont soumises à une administration par gavage (voie orale) ou par voie parentérale (intrapéritonéale ou intraveineuse) avec des substances ou des formulations d'intérêt. Les administrations sont effectuées une fois par jour, sur cinq jours consécutifs. En outre, pour la détermination de l'activité antileishmanienne, une seule injection intraveineuse (pour les souris) ou intracardiaque (pour les hamsters) de moins de dix secondes est pratiquée pour l’infection des animaux. Concernant le traitement des souris infectées, les administrations sont effectuées sur cinq jours consécutifs soit par gavage soit par voie intrapéritonéale ou intraveineuse. Les administrations intraveineuses ou intracardiaques sont réalisées sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

La leishmaniose n'est pas douloureuse pour les animaux, mais des effets indésirables, comme la perte de poids, l'apathie ou piloérection peuvent survenir lors de la détermination de la dose maximale tolérée, car certaines molécules peuvent s'avérer toxiques. Pendant le traitement, les animaux peuvent ressentir un inconfort lors de l'administration intraveineuse, qui sera minimisée grâce à l'anesthésie à l'isofurane. Quant à l’administration orale, elle est peu douloureuse par gavage.

Devenir

Les souris infectées sont euthanasiées afin de déterminer la charge parasitaire au niveau de leur foie après un traitement sur cinq jours consécutifs qui démarre une semaine après leur infection. Les hamsters infectés sont euthanasiés afin de récupérer les parasites qui serviront à l’infection des lots de souris et d’autres hamsters.

Remplacement

Les substances d'intérêt sont, dans un premier temps, soumises à un test in vitro de cytotoxicité sur les cellules hôtes des parasites, c'est à dire les macrophages. L'absence de cytotoxicité à la concentration de 100 μM justifie de continuer les expérimentations d'évaluation antileishmanienne sur les modèles de Leishmania donovani ou Leishmania infantum chez la souris. Compte tenu des barrières pharmacologiques rencontrées, ainsi que la métabolisation auxquelles sont soumises les substances à évaluer, il n’existe actuellement pas d’alternative à l’évaluation sur un modèle animal avant de lancer des essais cliniques de phase 1 chez l'Homme.

Réduction

Pour réduire l'utilisation des animaux, nous allons réaliser une étude de la dose maximale tolérée (DMT). Elle sera réalisée sur des lots de 7 souris par dose. Nos études antérieures ont par ailleurs montré que 7 souris est un nombre suffisant pour mettre en évidence des troubles liés aux substances testées. En l’absence de données sur la toxicité, une première évaluation de la DMT sera faite à 100 mg/kg par voie orale ou par voie intrapéritonéale ou intraveineuse sur 5 jours consécutifs. Si des signes de toxicité apparaissent, tels que la mort d'une souris ou des symptômes majeurs, nous réduirons la dose lors d'une nouvelle expérimentation. A chaque expérimentation, une seule dose sera utilisée afin de limiter au maximum le nombre de souris utilisé. Des groupes de 3 hamsters seront utilisés comme réservoir de parasites pour infecter les souris pour les études d'efficacité. Pour l'évaluation de l'activité antileishmanienne, nous utiliserons 8 animaux par groupe, la variabilité des taux d'infection nécessitant ce nombre pour obtenir des résultats statistiquement fiables.

Raffinement

Le bien-être des animaux est un point pour lequel nous attachons une attention particulière pour toutes les études prévues. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages enrichies de coton, et de rouleaux de carton afin de pouvoir constituer de refuges. Un suivi journalier sera également effectué afin de s'assurer de leur état général. En plus, pour minimiser l'inconfort qui peut survenir lors d’une injection intraveineuse, une anesthésie à l’isoflurane sera faite au préalable. Des points limites seront mis en place et strictement appliqués.

Choix des espèces

Pour déterminer la dose maximale tolérée et pour l’étude d’efficacité antileishmanienne les souris seront utilisées, car le modèle souris s'avère un modèle pertinent et reconnu dans la littérature. En autre, le hamster est largement reconnu comme l'animal de laboratoire idéal pour servir de réservoir de parasites. Son utilisation comme réservoir pour infecter les souris est préférable en raison de la grande quantité de parasites obtenue à partir de la rate des hamsters, permettant ainsi d'infecter un nombre important de souris avec une grande efficacité. Les hamsters ont un poids de 80 à 100 grammes et sont âgés de 8 semaines. Les souris ont un poids de 18-20 grammes et sont âgées de 6 à 8 semaines au moment de l’infection.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 88
Hamsters dorés : 452
Souffrances
▲ -
▲ 88
▲ 452
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 540

452 hamsters dorés et 88 souris, soit 540 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à l'issue pour des prélèvements de tissus et d'organes. Jusqu'à 365 hamsters peuvent subir une opération d'environ deux heures, que le porteur juge "douloureuse et inflammatoire" sans dire en quoi elle consiste. Chaque semaine et pendant toute la procédure, des hamsters sont anesthésiés pour une mesure des testicules (432 d'entre eux) et une prise de sang (442), qui peut laisser ecchymoses, hémorragie ou infection, et ceux transférés en photopériode courte vivent ensuite seuls en cage. Certains passent des tests de mémoire et d'olfaction dont la méthode n'est pas décrite, et les 88 souris, que le porteur décrit comme mutées pour les récepteurs de la mélatonine, reçoivent toutes une injection éveillées 24 heures avant leur mise à mort. Le porteur juge l'étude de l'intégration des saisons par le système nerveux central "indispensable pour comprendre comment les différentes espèces, dont l'humain, s'adaptent aux cycles annuels de leur environnement".

Objectifs

Il est bien établi que les variations des concentrations de mélatonine nocturne permettent l’intégration des saisons au niveau de l’hypothalamus, une zone cérébrale connue pour contrôler la fonction de reproduction. L’hypothalamus comprend des cellules gliales spécifiques bordant le 3ème ventricule, appelées tanycytes, qui jouent un rôle important dans la physiologie saisonnière et dans la prolifération cellulaire. De récents résultats de l’équipe, obtenus chez le hamster syrien (rongeur saisonnier) indiquent que le nombre de cellules néoformées augmente rapidement après le transfert en photopériode courte (hiver, période de l’année où la durée du jour est plus courte que celle de la nuit). Cette augmentation de la prolifération cellulaire en photopériode courte a été préalablement observée chez une autre espèce saisonnière, la brebis et il a été montré qu’elle participait à la synchronisation saisonnière de la fonction de reproduction. La brebis se reproduit en photopériode courte (automne/hiver), contrairement au hamster qui se reproduit en photopériode longue (printemps/été), ce qui interroge sur le rôle de la prolifération cellulaire hypothalamique sur la fonction de reproduction du hamster. De plus, nous avons récemment observé que l’augmentation de la durée de production nocturne de mélatonine en photopériode courte entraine l’augmentation de cellules néoformées dans l’hypothalamus. De plus, notre étude montre également que la mélatonine n’agit pas classiquement via l’hormone thyroïdienne (T3) intra-hypothalamique, suggérant qu’elle pourrait agir directement via ses récepteurs MT1 et/ou MT2 , pour contrôler la prolifération cellulaire. Pour vérifier notre hypothèse d’un effet direct de la mélatonine, il est nécessaire d’utiliser des animaux génétiquement modifiés, présentant des mutations pour les récepteurs à la mélatonine (MT1 et/ou MT2), ce qui est possible uniquement chez la souris. Ainsi, ce projet vise à évaluer chez le hamster syrien le rôle biologique de la prolifération cellulaire dans l’hypothalamus sur la synchronisation saisonnière de la reproduction, et d’établir chez la souris les mécanismes d’action de la mélatonine sur la prolifération cellulaire saisonnière.

Bénéfices attendus

Ce projet nous aidera à mieux comprendre d’une part, les mécanismes d’action de la mélatonine sur la prolifération cellulaire hypothalamique, et d’autre part le rôle biologique de cette prolifération cellulaire saisonnière sur le contrôle annuel de l’activité de reproduction chez un mammifère saisonnier. En effet, la neurogenèse (formation de nouveaux neurones) chez les mammifères adultes est un sujet de recherche assez récent, c’est pourquoi la recherche des facteurs environnementaux influençant cette neurogenèse, comme ici les saisons, est nécessaire à la compréhension des mécanismes et du rôle biologique de celle-ci dans le cerveau adulte. Par ailleurs, ces travaux ont des implications cliniques car de plus en plus d’études montrent l’impact physiologique des saisons chez l’humain. Une étude a montré que les concentrations circulantes d’hormones liées au métabolisme, à la reproduction et à la croissance varient selon les saisons. L’étude des mécanismes d’intégration des saisons dans le système nerveux central est donc indispensable pour comprendre comment les différentes espèces, dont l’humain, s’adaptent aux cycles annuels de leur environnement.

Procédures

Les hamsters pourront être soumis à une procédure chirurgicale (n=365, d’une durée d’environ 2h00) effectuée sous anesthésie générale. La mesure de la taille des testicules (n=432) et le prélèvement de sang (n=442) des hamsters (sera effectuée sous anesthésie générale hebdomadairement, d’une durée d’environ 2-3 minutes par animal, durant la totalité de la procédure. Certains hamsters seront soumis à des tests comportementaux (1 à 2 fois) afin d’évaluer la mémoire et l’olfaction (durée d’1 semaine pour chaque type de test). L’hébergement en cage individuelle aura lieu suite au transfert en photopériode courte jusqu’à la fin de la procédure expérimentale. La totalité des souris (n=88) et certains hamsters seront soumis à une injection sur animal vigile, une seule fois, 24 heures avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

Les nuisances suivantes sont attendues : 1) l’intervention chirurgicale est jugée douloureuse et inflammatoire, et donc entrainer une perte de poids post-opératoire ; 2) la préhension de l’animal afin d’effectuer les injections intrapéritonéales pourra engendrer un stress et une irritation de la zone injectée ; 3) les prélèvements de sangs récurrents pourront induire une irritation, une douleur légère, des ecchymoses, une hémorragie, une compensation temporaire via le membre opposé pour se déplacer ou une infection ; 4) les tests comportementaux peuvent induire un stress aigu.

Devenir

Pour répondre aux questions scientifiques posées, il est nécessaire de mettre à mort 540 animaux, soit 452 hamsters syriens et 88 souris. Les animaux seront mis à mort afin de prélever des tissus et organes pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Ce projet est donc une étude de physiologie intégrée, reposant sur un dialogue entre le cerveau et le corps. Par conséquent ce projet ne peut pas être réalisé chez des invertébrés, des lignées cellulaires ou des modèles biomathématiques. Dans ce contexte nous ne pouvons pas proposé d’alternatives pour des études préliminaires dans des modèles hors-champs.

Réduction

Pour chaque procédure expérimentale, le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum en tenant compte des variabilités interindividuelles et des règles statistiques en vigueur, nous permettant d’obtenir des résultats fiables et robustes. Ces résultats seront analysés à l’aide des tests statistiques appropriés. Les études préparatoires sont mises en place afin de maitriser et d’améliorer les gestes techniques ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux dans la procédure en elle-même. Dès que l’expérience s’y prête, un suivi longitudinal a été privilégié. C’est-à-dire que le même animal sera suivi pour cette variable sur plusieurs semaines, cela permet une réduction du nombre d’animaux nécessaire.

Raffinement

Les hamsters et les souris seront hébergés en groupes sociaux ou seront isolés, en fonction des contraintes des protocoles expérimentaux. Pour limiter le stress, les cages seront enrichies avec du matériel de nidation, un bâton à ronger, et avec apport d’eau et de nourriture à volonté et un tunnel. Ce tunnel sera utilisé pour déplacer les animaux lors du change ou pour capturer l’animal. Après leur arrivée à l’animalerie, les souris auront une semaine pour s’habituer à leur nouvel environnement, sans manipulation. Puis, ils seront manipulés quotidiennement pendant 1 semaine avant le début des procédures expérimentales. Toute procédure invasive est réalisée sous anesthésie/analgésie et après entrainement au geste technique. Tous les animaux seront observés et pesés hebdomadairement. Des points limites ont été établis afin de d’identifier les animaux en souffrance et de pouvoir les y soustraire.

Choix des espèces

Le hamster syrien est un modèle de rongeur saisonnier dont les mécanismes neuroendocriniens impliqués dans la physiologie saisonnière sont largement étudiés. De récents résultats ont montré l’existence d’une prolifération cellulaire hypothalamique induite par un transfert en photopériode courte (hiver). Par conséquent, il est opportun d’utiliser la même espèce pour analyser le rôle biologique de cette prolifération saisonnière, d’autant que nous maitrisons les procédures expérimentales proposées chez cette espèce. Des injections quotidiennes de mélatonine pendant 1 semaine augmentent la prolifération cellulaire hypothalamique chez le hamster. La détermination de sites d’action de la mélatonine nécessite des individus mutés pour les récepteurs de la mélatonine. Comme nous ne disposons pas de ces outils génétiques chez le hamster, nous utiliserons des souris mutées pour les récepteurs à la mélatonine. Pour cette étude, nous utiliserons des hamsters syriens jeunes adultes (3-8 mois), et des souris mâle jeunes adultes (7-8 semaines), période où la maturité sexuelle est optimale.