Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 483
Souffrances
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 483

Cinq semaines d'hébergement individuel pour 125 souris porteuses d'une prothèse fixée sur le crâne : 483 souris au total sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal subit une ou deux chirurgies cérébrales sous anesthésie, 45 d'entre eux reçoivent quatorze injections en une semaine, et 150 sont conduits vers un second établissement pour y être anesthésiés puis tués, leurs tissus servant à des expériences sur cerveau prélevé. L'objet du travail est de comprendre comment les neurones stockent les souvenirs et par quels mécanismes ils s'effacent. Le porteur reconnaît que l'isolement empêche les souris d'exprimer leur comportement social et qualifie la tâche de mémoire de "légèrement aversive", sans dire ce qu'elle leur inflige.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier les mécanismes cellulaires et neuronaux impliqués dans le stockage de la mémoire à court et à long terme au sein du cerveau des rongeurs. Cette recherche s’appuie sur des travaux antérieurs, qui ont révélé que certaines propriétés des neurones se modifient suite à une expérience ou une tâche comportementale. Nous cherchons à approfondir ces observations en explorant les facteurs moléculaires et les processus cellulaires responsables des changements observés. Pour les raisons techniques, le projet se déroule dans deux Etablissements Utilisateur: EU1 et EU2

Bénéfices attendus

Notre projet aborde des défis importants pour comprendre les bases neurobiologiques de la formation de la mémoire. Grâce à la combinaison d'approches utilisées, le projet permettra : i) une meilleure compréhension du rôle du cerveau dans le stockage de la mémoire, ii) l'identification des mécanismes cellulaires et moléculaires à l'origine de l'oubli.

Procédures

Tous animaux subissent à une ou deux intervention(s) chirurgicale(s) (chacun d'une durée < 60 min) réalisées sous anesthésie, pour lesquelles ils reçoivent un traitement analgésique et des soins appropriés. Certains animaux (125) subiront une intervention sous sédation (sans acte invasif) d'une durée d'environ 60 minutes pour la pose d'une prothèse sur la tête. Pour des raisons techniques liées à la présence d'une prothèse, il est nécessaire d'adapter les conditions d'hébergement de ces animaux. 125 animaux seront hébergés individuellement pendant une période de 5 semaines, avec des périodes d'échange entre congénères. Ces mêmes animaux seront progressivement habitués à accepter la pose d'un appareil d'imagerie sur leur tête au cours de séances d'entraînement, dont la durée augmentera progressivement de 2 à 15 minutes. Tous les animaux sont soumis à une tâche comportementale classe de sévérité modère. La tâche comportemental se compose de deux séances, l'apprentissage de la mémoire associative et le rappel (chaque séance dure 6 à 7 minutes). Certains animaux (45) reçoivent également des injections bi-quotidiennes pendant 7 jours (14 injections en totale). Toutes ces interventions sont réalisées au sein de l' EU1. Certains animaux (150) seront transportés (trajet à pied de 5 minutes) vers une zone annexe de l'EU 2, où ils seront profondément anesthésiés, puis euthanasiés. Leurs tissus seront ensuite utilisés pour des expériences physiologiques aiguës.

Impact sur les animaux

Les animaux subissent une ou deux procédures chirurgicales sous anesthésie. Les effets indésirables potentiels de ces interventions incluent un inconfort modéré, une perte de poids potentielle et un risque d'infection. Ce projet comprends également un test comportemental légèrement aversif. Ce test comportemental peut être stressant pour les souris. Les injections répétées peuvent également être une source d'inconfort. Certains animaux seront hébergés individuellement pendant 5 semaines. Cela représente un stress, car ils ne peuvent pas exprimer leur comportement social naturel.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés et leurs tissus récupérés pour les analyses post-hoc.

Remplacement

Le projet se concentre sur l'étude des mécanismes sous-jacents à la formation et au stockage de la mémoire dans le cerveau. Il comprend les tests comportementaux. Pour mener à bien cette étude, nous avons besoin d'un modèle qui soit : i) complexe et intact, ii) modifiable génétiquement, iii) doté de la structure cérébrale ciblée, et iv) adapté aux approches comportementales complexes et les tests invasifs.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d'animaux utilisés, nous avons estimé le nombre nécessaire pour obtenir une signification statistique en nous basant sur des études antérieures et des recherches bibliographiques. Nous nous engageons à utiliser le nombre minimal d'animaux requis pour atteindre les objectifs de l'étude. Pour ce faire, nous avons prévu une stratégie expérimentale permettant une analyse précoce des données (c'est-à-dire, analyse effectuée en petits lots avec une expérience par jour). Cette approche nous permettra d'ajuster la taille de l'échantillon en fonction des résultats préliminaires et de détecter rapidement tout problème potentiel avec la procédure, afin de modifier notre approche pour les lots suivants si nécessaire. En ce qui concerne l'approche statistique, nous appliquerons les tests appropriés en fonction des caractéristiques de nos données.

Raffinement

i) Surveillance quotidienne : Les animaux seront surveillés chaque jour pour assurer leur bien-être général. ii) Vérification de l'état de l'animal : Avant chaque manipulation, l'état de l'animal sera vérifié selon les critères généraux ainsi que les signes cliniques spécifiques à la manipulation. iii) Critères d’évaluation de la souffrance : L’apparence générale et le comportement de l’animal seront observés pour détecter tout signe de souffrance, douleur ou détresse (par exemple : état prostré, pelage non toiletté, griffures, etc.). Tout signe de souffrance déclenchera une réponse immédiate et appropriée, comme des mesures conservatoires (isolement temporaire, administration de glucose, réchauffement en couveuse, soins des blessures, etc.). Si aucune amélioration n'est constatée après ces interventions, l'expérimentateur décidera de l'euthanasie de l'animal, en consultation avec le vétérinaire et l'équipe des zootechniciens si nécessaire. iv) Les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie et analgésie. v) Manipulation quotidienne : Les animaux seront manipulés quotidiennement avant les expériences pour réduire leur niveau de détresse. vi) Intégration des techniques de raffinement : Nous intégrerons régulièrement de nouvelles techniques de raffinement en formant les expérimentateurs et en consultant des ressources éducatives visant à renforcer le respect des principes de raffinement. vii) Conditions d’hébergement : Les animaux seront maintenus dans des cages collectives avec un enrichissement comprenant des tubes en carton et du matériel pour la nidification.

Choix des espèces

Nous utiliserons la souris pour les raisons techniques liées à la réalisation du projet. Actuellement, la souris est la seule espèce mammalienne pour laquelle il est possible, de manière routinière, de modifier le génome, et pour laquelle les modèles créés ont été caractérisés tant au niveau comportemental que moléculaire. Les protocoles comportementaux décrits dans ce projet sont déjà validéspour ce modèle. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 6 à 12 semaines. Nous ne pouvons pas utiliser de souris plus âgées en raison de l'effet du vieillissement sur la formation de la mémoire. De plus, les souris de moins de 6 semaines (avec un cerveau en développement) peuvent avoir des mécanismes différents sous-jacents à la formation de la mémoire et sont également sujettes à un oubli plus rapide.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 1050
Souffrances
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 1050

Des souriceaux de sept jours subissent l'ablation de moins d'un millimètre du bout de leur queue, sous pommade anesthésiante, pour que leur génotype soit déterminé. 1 050 souris sont utilisées dans cet élevage de lignées reproduisant le syndrome de Prader-Willi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le titre du projet met le mot "invasifs" entre guillemets, quand le texte reconnaît par ailleurs que jusqu'à 15 % des souriceaux porteurs de la maladie meurent le jour de leur naissance, sans signe avant-coureur. Les animaux dont le génotype intéresse les expériences à venir sont maintenus en vie, les autres tués, sans que la proportion soit indiquée.

Objectifs

Le syndrome de Prader Willi (SPW) est une maladie génétique rare sans traitement curatif. Cette maladie est caractérisé par un manque de tonus à la naissance suivi d'un retard de crosisance dans le jeune âge et, en parallèle, vers l'âge de deux ou trois ans, l'installation d'une faim permanente et incontrôlable qui peut conduire au fil des années à une obésité extrême et fatale. Nos travaux préliminaires ont permis de développer une molécule de thérapie génique capable de corriger l’absence d’expression de certains de ces gènes en lignée cellulaire, néanmoins ces modèles ne permettent pas de savoir si le traitement serait efficace sur un organisme. Plusieurs modèles de la maladie existent chez la souris. Ainsi, l’objectif général du projet scientifique est d’analyser le potentiel thérapeutique de ce traitement sur plusieurs modèles de souris et à différents stades de développement, y compris à un stade précoce nécessitant de caractériser génétiquement les animaux par une méthode invasive (prélèvement de bout de queue). Ainsi, l'objectif précis de ce projet est de mettre en place les conditions et les gestes associés à la production de souris dans le contexte d'essais de thérapie de la maladie de Prader Willi.

Bénéfices attendus

Les différents projets que nous souhaitons réaliser permettrons de tester la capacité de la thérapie à soigner des individus traités dès la naissance ou traités à des stades plus tardifs, afin de tester la possibilité de soigner des patients déjà adultes. Concernant un traitement précoce après la naissance des animaux, le prélèvement de tissu une semaine après la naissance va permettre de caractériser génétiquement les nouveau-nés malades ou sains, et ainsi optimiser leur intégration dans les différents groupes expérimentaux.

Procédures

Il s'agit d'un seul prélèvement de bout de queue (

Impact sur les animaux

Une douleur et un stress pourraient être associés au prélevement d'un bout de queue (

Devenir

Les animaux utiles pour constituer les groupes expérimentaux (animaux porteurs de la maladie ou contrôles, traités avec le médicament ou avec un traitement contrôle) seront maintenus en vie en utilisation continue, les autres seront mis à mort.

Remplacement

le syndrome de Prader Willi (SPW) est une maladie spécifique des mammifères et ne peut être modélisée par des animaux non-mammifères. Des études préalables sur cultures cellulaires mammifères ont permis de développer un traitement contre le SPW. Il convient maintenant de l’administrer sur un modèle animal chez qui l’efficacité du traitement sera évaluée en mesurant plusieurs paramètres biologiques qui ne sont pas évaluables sur modèle non-animal.

Réduction

Uniquement le nombre d'animaux requis pour les projets scientifiques autorisés seront produits et, si nécessaire, subiront un prélèvement de tissu. Des schémas d'accouplements visant à limiter le nombre d'animaux générés seront scrupuleusement suivis.

Raffinement

Le prélèvement d'un bout de queue sera réalisé par du personnel expérimenté selon une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée en vue de limiter le stress et la douleur. Auparavant, l'anesthésie locale du bout de queue sera obtenue par l'application d'une pommade. Une surveillance et un suivi de la cicatrisation seront réalisés dans les jours suivant le prélèvement. Les animaux seront surveillés tous les jours pour vérifier l'absences de points limites. Le change des cages sera décalé de trois jours après la mise bas afin de ne pas nuire à la relation mère-petits. Pour limiter le stress, le nid maternel sera conservé pendant le change.

Choix des espèces

Les lignées de souris SPW sont les seuls modèles mammifères permettant d'étudier le développement de la maladie humaine. Le prélèvement d'un bout de queue se fera au 7ième jour après la naissance. Les animaux porteurs de la maladie seront utilisés entre leur jour de niassance et le stade adulte, selon les projets sceintifiques autorisés.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 39
Souffrances
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Devenir
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 39

Soumis à une crise d'épilepsie déclenchée volontairement, 39 rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et sont tués dans les cinq minutes qui suivent. La crise dure une seconde et demie, l'animal étant maintenu dans les mains de l'expérimentateur pendant qu'elle survient, après deux heures de chirurgie sous anesthésie et trente minutes d'enregistrement électrique. Tout cela sert à mesurer si des prototypes électroniques délivrant un faible courant bloquent la crise, première étape annoncée vers un dispositif destiné aux personnes épileptiques en impasse thérapeutique. Des simulations numériques ont servi aux premières phases de développement, le porteur concluant qu'elles ne permettent pas d'évaluer l'effet recherché et écartant les modèles in vitro.

Objectifs

Le projet vise à étudier la capacité antiépileptique de dispositifs injectant de faibles quantités de courant électrique sur des rats épileptiques. Ces dispositifs modifient l’activité du système nerveux grâce à une stimulation électrique contrôlée. L’objectif ultime de ces travaux est de développer un nouveau dispositif médical utilisable sur des patients épileptiques.

Bénéfices attendus

Le dispositif testé a pour vocation le développement d’un futur dispositif médical pour traiter des patients épileptiques. La première étape du développement de ce futur dispositif médical, décrite dans ce projet, vise à démontrer l’activité antiépileptique, en aigu, des dispositifs. En cas de succès, nous pourrons poursuivre le développement du dispositif médical. Sur le long terme, nous attendons un bénéfice pour les environ 30% de patients épileptiques en impasse thérapeutique, en leur proposant un dispositif supérieur aux thérapies actuelles. Sur le court terme, ce projet nous permettra d’affiner le protocole des futures procédures expérimentales. Ces dernières permettrons, outre le fait de permettre le développement d’un nouveau dispositif médical, de mieux comprendre le mécanisme d’action de ce type de thérapies modulant l’activité du système nerveux.

Procédures

1/ Chirurgie sous anesthésie et antidouleur (2h sur tous les animaux) : Douleurs légères ; 2/ Enregistrement de données à partir d’électrodes (30 min sur tous les animaux) : Stress léger ; 3 / Déclenchement d’une crise d’épilepsie (1,5 seconde, une seule fois sur tous les animaux) : douleur sévère.

Impact sur les animaux

1/ Douleurs légères liées à la chirurgie 2/ Stress et douleurs durant les procédures de déclenchement de crise d’épilepsie

Devenir

En raison du déclenchement de crises d’épilepsie, ces animaux sont rapidement euthanasiés à la fin du test (dans les 5 minutes). Lorsqu’une convulsion est observée, l’animal est euthanasié immédiatement.

Remplacement

Les modèles in vitro ne permettent pas de tester nos dispositifs. Des simulations numériques ont été utilisées lors des premières phases de développement des dispositifs mais ne permettent pas de tester l’activité antiépileptique.

Réduction

Des simulations numériques ont été utilisées lors des premières phases de développement des dispositifs afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Nous comparerons nos résultats avec les données historiques du laboratoire qui remplaceront les groupes contrôles.

Raffinement

La douleur de la chirurgie est prise en compte en injectant un antidouleur avant de la démarrer. Les animaux sont euthanasiés rapidement après les tests de déclenchement de crise d’épilepsie pour éviter toute séquelle et douleurs. Les animaux sont maintenus dans les mains de l’expérimentateurs pendant la survenue des crises pour éviter toute chute et choc. Des points limites précoces (perte de poids, défaut d’alimentation ou d’abreuvement, attitude prostrée) seront appliqués pour éviter toute souffrance. En cas de dépassement de ces seuils, une euthanasie éthique sera pratiquée par exposition à une concentration croissante de CO₂.

Choix des espèces

Les rats et souris sont les modèles de référence pour le développement de nouvelles thérapies antiépileptiques, qu’elles soient médicamenteuses ou basées sur des dispositifs. Il n’est pas possible de s’affranchir de ces modèles pour observer l’effet antiépileptique de nos dispositifs. Concernant la souris, elle n’est pas répandue pour tester des dispositifs compte tenu de sa trop petite taille pour certaines chirurgie. Le rat est donc le modèle de choix aujourd’hui. En termes de stade de développement, nous utiliserons des rats de 200-300g, soit des rats adolescents ou jeunes adultes, afin de pouvoir comparer nos résultats avec des données historiques contrôles obtenues sur des rats de ce stade de développement. Il s’agit aussi du stade utilisé dans les études scientifiques avec lesquelles nous souhaitons comparer nos résultats. Enfin, nous avons besoin d’utiliser des rats suffisamment grand pour faciliter la chirurgie sans qu’ils ne soient trop âgés car ils développent du tissus adipeux, gênant pour la chirurgie, avec l’âge

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1404
Souffrances
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Devenir
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 1404

Une partie des souris utilisées est immunodéficiente et vit dans une animalerie séparée, avant d'être transportée vers celle où se déroulent les expériences. 1 404 souris sont concernées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, avec greffe de cellules tumorales, quinze anesthésies générales et onze injections par animal. Le projet est déclaré deux fois, une fiche par établissement, chacune annonçant 1 404 souris pour tester un agent pharmacologique censé renforcer l'action antitumorale de certaines cellules immunitaires. Toutes sont tuées à la fin, pour permettre les prélèvements.

Objectifs

Ces dix dernières années, les traitements stimulant le système immunitaire (immunothérapies) ont révolutionné la prise en charge des patients atteints de cancer. En éduquant système immunitaire à reconnaitre spécifiquement les cellules tumorales, ces traitements permettent en effet de guérir du cancer avec peu de toxicité et de façon durable, à la différence des traitements standards. Malgré ces avancées majeures, les immunothérapies sont efficaces chez une minorité (

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider à terme l’intérêt clinique d'un agent pharmacologique récemment identifié, pour lequel des résultats obtenus dans des cellules en culture sont encourageants.

Procédures

Au cours des différentes expériences, les animaux seront soumis à : -15 anesthésies générales d’une durée de moins de 20 minutes -11 injections, la durée de ce geste est évaluée à moins d'une minute - 1 séance de rasage du flanc droit à l'aide d'un rasoir électrique, la durée de ce geste est évaluée à moins de 2 minutes

Impact sur les animaux

- douleurs légères : injections des cellules tumorales, injections des traitements. - Stress / anxiété : anesthésies gazeuses - croissance tumorale douloureuse (douleur modérée possible), transport entre 2 animaleries du même site.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort, afin de réaliser les prélévements nécessaires à l'étude.

Remplacement

Les expériences exposées dans ce projet reposent sur un grand nombre d’expériences sur cultures cellulaires montrant un effet de la thérapie testée.

Réduction

Un suivi de la croissance des tumeurs sera réalisé par imagerie afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Le nombre de souris utilisées a été estimé sur la base d'une étude statistique permettant de mettre en évidence des différences significatives, en termes de réduction de la croissance des tumeurs. Les variations seront comparées par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

L'imagerie non invasive sous anesthésie générale sera utilisée pour suivre de la croissance tumorale. Les souris seront surveillées quotidiennement afin de déceler et notifier rapidement tout signe de changement de comportement ou d'état de santé des animaux. L’atteinte des points limites définis en amont entraina une mise à mort anticipée si nécessaire. Le transfert des souris de deux établissements est réalisé dans des boites de transport simples car ces deux animaleries étant localisées dans le même bâtiment au même étage. Les animaux ne restent pas plus de 30 minutes en boites de transport et ne sortent pas à l’extérieur.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix et de référence pour cette étude car le développement tumoral et de la réponse immunitaire sont très proches de celui de l'être humain. Dans le projet proposé les souris utilisées seront des souris âgées de 8 à15 semaines (système immunitaire mature).

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 960
Souffrances
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▲ 960
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Devenir
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 960

960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, la moitié soumise à un régime gras pendant dix-huit mois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal passe 48 heures seul en cage de mesure de la dépense énergétique, subit sept pesées, une injection, un gavage et trois prélèvements, puis jusqu'à six tests évaluant l'anxiété, l'activité exploratoire, la force musculaire, la mémoire et les capacités sensorimotrices. La faim liée à la mise à jeun, la peur pendant les manipulations et l'isolement figurent parmi les nuisances déclarées. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur "l'animal entier" et retient la souris pour la facilité d'y invalider des gènes, les corps servant ensuite aux analyses histologiques.

Objectifs

Le laboratoire étudie les mécanismes favorisant le développement des maladies métaboliques (maladies du foie, diabète, obésité) et vasculaires (athérosclérose). Il étudie aussi l'impact du vieillissement biologique dans la survenue des pathologies avec l'âge et le déclin des fonctions physiques et cognitives. Dans cet objectif, il utilise des modèles murins génétiquement modifiés sur des protéines ou récepteurs impliqués dans la régulation de l'homéostasie lipidique et aussi glucidique. Les objectifs du projet sont de 4 niveaux et décrits à la suite: - comprendre à l'échelle du vivant le métabolisme des lipoprotéines ainsi que le fonctionnement des mitochondries - mettre en évidence sur des animaux génétiquement modifiés les anomalies de ce métabolisme sous un régime normal et sous un régime gras - Etudier/décrire l'impact des délétions génétiques sur le fonctionnement des organes au cours du vieillissement - étudier les effets du régime alimentaire déséquilibré sur le long terme (vieillissement biologique). Le projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateur: EU1 et EU2.

Bénéfices attendus

Ce projet aboutira à une avancée potentielle en connaissances scientifiques. Les bénéfices attendus: 1/ Dans le cadre des études de recherche fondamentale, il s'agira de: - Comprendre/décrire dans un organisme l'impact des invalidations génétiques de protéines, notamment mitochondriales impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique, sur la physiopathologie du métabolisme glucidique et lipidique. - Comprendre/décrire l'activité métabolique des mitochondries, l'expression des gènes du métabolisme lipidique et glucidique et de régulation de la fonction mitochondriale, et les réactions métaboliques au sein des tissus génétiquement modifiés. - Comprendre l'impact d'une alimentation déséquilibrée sur le vieillissement des organes, - Comprendre l'impact du vieillissement sur le fonctionnement des organes, 2/ Dans le cadre de la recherche d'outils, cibles à visée thérapeutique pour un transfert chez l’homme: - Identifier des voies de signalisation et cibles thérapeutiques du métabolisme énergétique et lipidique, visant au développement de futurs médicaments.

Procédures

Dans le premier établissement, la moitié des animaux (souris) seront mis sous régime gras pendant 18 mois. Ils subiront, des pesées (7 fois, 30 sec), une injection (5 sec), un gavage (30 sec) et des prélèvements à 3 reprises (5 sec à 3 min), une mesure de la composition corporelle en matières grasses à 3 reprises (4min) et une mesure de la dépense énergétique où l’animal est hébergé seul (1 fois pendant 48h). Dans le second établissement, ils subiront jusqu’à 6 tests de comportements (durée 6min à 30min) afin d'évaluer l'anxiété, l’activité exploratoire, la force musculaire, la mémoire, les capacités sensorimotrices, et les capacités physiques de l’animal.

Impact sur les animaux

Les expérimentations prévues peuvent induire des nuisances ou effets indésirables sur les animaux. Le changement de régime alimentaire peut induire un stress à l'animal. La faim est une nuisance pouvant survenir lors de la mise à jeun des animaux.La peur et le stress sont des nuisances qui peuvent survenir lors de la manipulation des animaux, à l'occasion des prélèvements ou de leur isolement dans certaines procédures. La peur et le stress peuvent aussi survenir lors la découverte de nouveaux environnements, ou lors de l'administration d'un produit anesthésiant avant prélèvement. D'autres nuisances sont la douleur à l'injection, lors des prélèvements, ou à l'occasion de certains tests comportementaux.

Devenir

A l'issue de la procédure, les animaux seront mis à mort à des fins d’analyse et d’études histologiques.

Remplacement

Nos travaux visent à étudier à l'échelle du vivant, dans un tissu ou organe, les mécanismes biologiques qui favorisent le développement des maladies métaboliques En parallèle,des tests de culture cellulaire sont à l'étude pour étudier des mécanismes précis et limiter le nombre d'animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est déterminé sur la base de nos études antérieures ou de la littérature correspondante. Dans ce contexte, le nombre d’animaux utilisé dans chaque groupe étudié sera suffisant pour réaliser les analyses statistiques. De plus, plusieurs données scientifiques pourront être obtenues avec un même animal ce qui réduira le nombre d'animaux dans le projet.

Raffinement

Pour optimiser la fiabilité des résultats, des mesures visant à réduire voire supprimer la douleur, le stress, et améliorer le bien-être des animaux sont mises en oeuvre : - les moyens pour limiter le stress aux animaux seront appliqués: avant les expériences, les animaux seront manipulés et habitués à l’expérimentateur afin de favoriser leur coopération dans les actes non invasifs et non douloureux. Ils seront acclimatés aux différentes conditions expérimentales (pièce, hébergement individuel, et différents expérimentateurs). Les expériences seront réalisées dans une pièce calme en présence d'un faible nombre d'expérimentateurs. - les expérimentateurs seront encadrés dans les protocoles par un sénior et rompus aux procédures expérimentales ce qui permet de limiter le stress et la douleur. - des anesthésiques et analgésiques seront utilisés dans les procédures en terminal. Un transporteur agréé pour le transport d'animaux sera réquisitionné. La durée du transport entre les établissements utilisateurs n’excèdera pas les 30 minutes. Les animaux seront transportés dans leur cage d'origine (enrichissement compris) afin de limiter le stress lié au transport. Des points limites (ou critères d’arrêt anticipé) de la procédure seront établis, - dans la mesure du possible et en fonction de la statistique, les animaux prévus dans les mesures invasives seront réduits, - des soins adéquats seront prévus avant, pendant et après les actes quand c'est nécessaire, - la mise en place de procédures de mise à mort quand c'est nécessaire.

Choix des espèces

La finalité du projet est d'identifier les effets de la mutation de protéines, notamment mitochondriales, impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique et le vieillissement. Ainsi, il est indispensable de travailler sur l’animal entier pour comprendre le rôle de ces protéines. Le choix du modèle souris vient du fait que celui-ci offre de larges potentialités pour l'application des méthodes d'ingénierie génétique et d'étude expérimentale du comportement. Il est possible, grâce à ce modèle, d’invalider l’expression des protéines étudiées dans ce projet, et ainsi d'évaluer leur rôle. Nous disposons de lignées murines transgéniques sur ces protéines pour réaliser notre projet. Les procédures de notre protocole sont adaptées à la souris. Nous disposons de données scientifiques du métabolisme des lipides et des glucides sur ce modèle animal. Nous maîtrisons d'un point de vue scientifique l'état de l'art sur la physiopathologie de l'athérosclérose et de la maladie du foie (inflammation et stéatose) sur ce modèle animal. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à partir de l’âge de 8 semaines. Cet âge est classiquement utilisé pour démarrer le régime dans les études portant sur l'étude du métabolisme ou de l'athérosclérose. Les longues durées de régime sont classiquement utilisées pour étudier le développement de l'athérosclérose chez la souris et l'impact du régime alimentaire sur l'altération des fonctions au cours du vieillissement de l'animal. Dans les articles scientifiquement, le vieillissement chez la souris, est classiquement étudié chez des souris âgées de 12 à 18 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 148
Souffrances
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Gavées quotidiennement avec un retardateur de flamme pendant les 42 jours de leur gestation et de leur allaitement, douze rates mettent bas des portées dont les ratons surnuméraires sont déplacés vers d'autres portées ou tués. Les jeunes passent ensuite quatre tests comportementaux, sensibilité sensorielle, activité et anxiété, interactions sociales et comportements répétitifs, destinés à repérer ceux qui présentent le phénotype autistique recherché. Les rats retenus subissent quatre séances d'imagerie cérébrale sous six anesthésies, pour mettre au point une mesure du métabolisme et de l'inflammation du cerveau. 148 rats sont utilisés au total, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 37 ayant été ajoutés après l'échec des premières gestations. Seuls 16 resteront en vie, réaffectés à d'autres projets ou "placés en retraite".

Objectifs

Les Troubles du Spectre Autistique se caractérisent par des difficultés de communication et des comportements répétitifs. La génétique n'explique que 25 % des cas, ce qui suggère que des facteurs environnementaux, comme les polluants chimiques, jouent un rôle important. Les retardateurs de flamme sont identifiées comme substances préoccupantes en raison de leurs effets toxiques pour le cerveau. Des recherches précédentes ont montré que l'exposition à ce polluant pendant la gestation et la lactation provoque des comportements autistiques et des altérations cérébrales chez les jeunes rats, comparables à ceux observés dans un modèle autistique médicamenteux de référence. Ces dommages comprennent une inflammation du cerveau et des changements dans la façon dont les cellules nerveuses communiquent entre elles, observés après la mort des animaux. Pour étudier plus en détail ces effets, ce projet a pour objectif à court terme de valider une technique d'imagerie chez des jeunes rats exposés à ce polluant. Deux traceurs seront utilisés pour mesurer l'activité métabolique du cerveau et son inflammation afin d’à plus long terme mieux comprendre les mécanismes cérébraux associés à ces troubles. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU). L’EU1 sera en charge de la mise en place du modèle et l’EU2 de l’imagerie cérébrale. Un problème expérimental au cours du déroulement du projet nécessite l'ajout de 37 animaux par rapport à la demande initiale.

Bénéfices attendus

Pour la première fois, ce projet utilisera l'imagerie cérébrale pour étudier comment le métabolisme et l'inflammation du cerveau sont affectés par un polluant chimique de l'environnement, en lien avec les Troubles du Spectre Autistique. Il aidera à définir et valider les paramètres de la méthode d’imagerie (comme l’anesthésie et la durée du protocole d’imagerie) pour voir, à l’échelle du cerveau entier, où et comment les dommages se produisent et à établir un lien potentiel entre ces dommages.

Procédures

Femelles gestantes : Administration unique par gavage avec le polluant ou le véhicule (huile neutre) quotidiennement pendant 42 jours, couvrant les périodes de gestation et de lactation, injection avec le médicament de référence ou le véhicule (eau stérile) une seule fois au 12ème jour de gestation et suivi régulier du poids (EU1). Jeunes rats : suivi régulier du poids et tests comportementaux après sevrage. Chaque jeune rat passera 4 tests comportementaux (sensibilité sensorielle, niveaux d’activité et d’anxiété, interactions sociales, comportements répétitifs) pour sélectionner ceux qui présentent des signes d’autisme, en vue des études d’imagerie (EU1). Imagerie cérébrale : À partir de 60 jours, certains rats passeront des séances d'imagerie cérébrale (4 fois en tout sur 2 semaines) sous anesthésie (6 fois), pour mesurer l’activité métabolique cérébrale et pour détecter l’inflammation. La durée de chaque session (1 à 2 h) sera définie pendant cette phase de mise au point (EU2).

Impact sur les animaux

Les nuisances/effets indésirables attendus sont les suivants : Pour les femelles gestantes : - La piqure d’aiguille pour l’injection intrapéritonéale de VPA, d'une durée de quelques secondes, entraine un stress physique mineur et une douleur légère de courte durée (1 fois). - L’administration du polluant par gavage (42 fois) entraine un stress physique mineur de courte durée (quelques secondes). Pour les descendants : - L’existence d’un phénotype comportemental de type autistique entraine notamment un risque d’anxiété accru. - La réalisation des tests comportementaux (au nombre de 4, d'une durée de moins de 30 min chacun) entraine un stress physique mineur de courte de durée.

Devenir

Douze femelles gestantes seront réparties en trois groupes. Elles seront maintenues en vie jusqu'au sevrage de leurs petits à 21 jours, puis euthanasiées. Le sang et les tissus seront utilisés notamment pour l’analyse des hormones. En cas de portées trop importantes (supérieures à 10 ratons), la portée sera réduite par placement des ratons surnuméraires dans d’autres portées plus faibles ou euthanasie. Dans ce cas, les tissus seront prélevés pour des analyses. L’ensemble des ratons (10 par portée soit 120) réaliseront 4 tests comportementaux afin de s’assurer qu’ils présentent le phénotype autistique recherché et de pouvoir en sélectionner pour les études in vivo par imagerie (dix-huit mâles et femelles maximum). A l’âge adulte, l’imagerie sera réalisée sur 3 rats par groupe et par sexe. Si nécessité de renforcer les résultats, un deuxième raton de chaque sexe et de chaque portée sera ajouté à chaque groupe pour augmenter la taille de l’échantillon. L’ensemble des rats nés dans cette étude sera euthanasié pour des analyses en histologie et biologie moléculaire ou des ajustements de techniques en vue de la phase 2 du protocole qui fera l’objet d’une future demande d’autorisation. Enfin les 16 rats (8 femelles et 8 mâles) ayant participé aux tests de sociabilité seront maintenus en vie et pourront être réaffectés à d’autres projets ou placés en retraite.

Remplacement

L'utilisation d'animaux est essentielle pour reproduire la complexité des Troubles du Spectre Autistique observés chez l'Homme. Les modèles autistiques utilisés dans ce projet, reconnus et validés chez les rongeurs, permettent de créer des troubles comportementaux et cérébraux similaires à ceux de l'Homme. Ils permettront d’utiliser l'imagerie cérébrale pour étudier les effets d'un polluant et comprendre le lien avec le développement de l’autisme. Cette imagerie nécessite l'étude de l'activité cérébrale d'animaux vivants.

Réduction

Chaque portée sera considérée comme une unité statistique. Dans chaque portée, un raton mâle et un raton femelle seront sélectionnés pour réaliser des analyses par imagerie in vivo. Comme il y a peu de données sur l'utilisation des deux radiotraceurs de l’étude, cette première phase vise à tester la faisabilité de l'imagerie sur un échantillon de 3 ratons par groupe et par sexe, pour 3 groupes. Si besoin, un deuxième raton de chaque sexe et de chaque portée sera ajouté pour augmenter la taille de l'échantillon. Ainsi, cette phase exploratoire inclura un total de 9 rates gestantes, 90 jeunes et 12 autres rats adultes pour un test de sociabilité. Au total, 111 animaux seront impliqués dans cette étude, avec un minimum de 9 rats mâles et 9 rats femelles (jusqu'à un maximum de 18 de chaque sexe) utilisés en imagerie. Les première femelles n’ont pas permis d’obtenir des descendants pour réaliser les analyses d’imagerie. Trois femelles gestantes ainsi que de leurs descendants, c’est-à-dire 30 jeunes, seront donc ajoutées à ce projet afin de pouvoir obtenir le nombre final d’animaux nécessaire pour l’imagerie. Par ailleurs, en raison du décalage dans la réalisation des tests, les animaux nécessaires au test de sociabilité ne correspondront plus à l'âge idéal pour réaliser ce test, nécessitant l'ajout de 4 rats adultes. Au final, en sus des 111 déjà demandés et approuvés, nous souhaiterions ajoutés 37 animaux, soit un nouveau total de 148 animaux.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans l’EU1 dans des conditions standards, respectant les réglementations en vigueur. Les femelles gestantes et allaitantes seront hébergées avec leurs petits jusqu'à 21 jours après la naissance. Ensuite, les jeunes rats resteront ensemble sans leur mère entre 21 et 28 jours pour maintenir leurs liens sociaux. À 28 jours, les rats seront séparés par sexe. Les tests comportementaux seront effectués durant la nuit, période d'activité naturelle des rats. Les animaux seront surveillés quotidiennement pour s'assurer de leur bien-être, et manipulés par le même personnel entraîné pour réduire le stress. À 50 jours, les rats seront transportés dans des cages prévues à cet effet vers l'animalerie de la plateforme d'imagerie EU2, avec des conditions similaires à leur habitat précédent (cycle lumineux, nourriture, enrichissements environnementaux) pour minimiser les perturbations. Les examens d’imagerie seront réalisés sous anesthésie générale, en suivant des protocoles rigoureux adaptés à chaque animal. Les radiotraceurs seront injectés par du personnel qualifié, avec des doses précises. Pendant l’imagerie, l'anesthésie sera surveillée en temps réel pour assurer la sécurité des animaux. Après la procédure, les rats seront surveillés attentivement dans un environnement calme pour une récupération rapide et sans complications.

Choix des espèces

Les modèles de Troubles du Spectre Autistique médicamenteux ou après exposition des mères au polluant ont été développés et sont reconnus chez le rat dont le comportement social est proche de celui des humains, ce qui en fait un bon choix pour étudier ces troubles. Les femelles adultes utilisées pour la reproduction auront entre 12 et 13 semaines, comme dans les études précédentes, pour assurer la comparabilité des résultats. Les petits seront étudiés de la naissance jusqu'à 80 jours pour suivre leur croissance, évaluer leur comportement (entre 36 et 43 jours) et analyser les modifications métaboliques et inflammatoires par imagerie (entre 60 et 80 jours). Cette période permettra de définir les protocoles d'imagerie.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1404
Souffrances
▲ -
▲ 36
▲ 1368
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1404

1 404 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal peut subir quinze anesthésies générales, onze injections dont celles des cellules tumorales et un rasage du flanc droit, la tumeur greffée pouvant devenir douloureuse en grandissant. L'objectif immédiat reste de vérifier chez la souris un effet déjà observé en culture cellulaire, le bénéfice pour les malades étant renvoyé à la validation "à terme" de l'intérêt clinique d'un agent pharmacologique. Le porteur présente l'espèce comme "le modèle de choix et de référence", au motif que le développement tumoral et la réponse immunitaire y seraient proches de ceux de l'être humain.

Objectifs

Ces dix dernières années, les traitements stimulant le système immunitaire (immunothérapies) ont révolutionné la prise en charge des patients atteints de cancer. En éduquant système immunitaire à reconnaitre spécifiquement les cellules tumorales, ces traitements permettent en effet de guérir du cancer avec peu de toxicité et de façon durable, à la différence des traitements standards. Malgré ces avancées majeures, les immunothérapies sont efficaces chez une minorité (

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider à terme l’intérêt clinique d'un agent pharmacologique récemment identifié, pour lequel des résultats obtenus dans des cellules en culture sont encourageants.

Procédures

Au cours des différentes expériences, les animaux seront soumis à : -15 anesthésies générales d’une durée de moins de 20 minutes -11 injections, la durée de ce geste est évaluée à moins d'une minute - 1 séance de rasage du flanc droit à l'aide d'un rasoir électrique, la durée de ce geste est évaluée à moins de 2 minutes

Impact sur les animaux

- douleurs légères : injections des cellules tumorales, injections des traitements. - Stress / anxiété : anesthésies gazeuses - croissance tumorale douloureuse (douleur modérée possible), transport entre 2 animaleries du même site.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort, afin de réaliser les prélévements nécessaires à l'étude.

Remplacement

Les expériences exposées dans ce projet reposent sur un grand nombre d’expériences sur cultures cellulaires montrant un effet de la thérapie testée.

Réduction

Un suivi de la croissance des tumeurs sera réalisé par imagerie afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Le nombre de souris utilisées a été estimé sur la base d'une étude statistique permettant de mettre en évidence des différences significatives, en termes de réduction de la croissance des tumeurs. Les variations seront comparées par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

L'imagerie non invasive sous anesthésie générale sera utilisée pour suivre de la croissance tumorale. Les souris seront surveillées quotidiennement afin de déceler et notifier rapidement tout signe de changement de comportement ou d'état de santé des animaux. L’atteinte des points limites définis en amont entraina une mise à mort anticipée si nécessaire. Le transfert des souris de deux établissements est réalisé dans des boites de transport simples car ces deux animaleries étant localisées dans le même bâtiment au même étage. Les animaux ne restent pas plus de 30 minutes en boites de transport et ne sortent pas à l’extérieur.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix et de référence pour cette étude car le développement tumoral et de la réponse immunitaire sont très proches de celui de l'être humain. Dans le projet proposé les souris utilisées seront des souris âgées de 8 à15 semaines (système immunitaire mature).

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 1620
Rats : 2520
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4140
▲ -
Devenir
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 -
 -
 4140

Tester les molécules de clients industriels sur des reins malades occupe 2520 rats et 1620 souris, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les animaux développent une néphropathie spontanément, par diabète ou par lupus, ou bien par induction chimique, puis reçoivent les composés à évaluer au fil de 55 études étalées sur cinq ans. Chaque semaine, ils passent jusqu'à vingt-quatre heures isolés en cage à métabolisme pour la collecte d'urine, subissent une vidange manuelle de la vessie, deux heures d'anesthésie gazeuse pour la mesure de la filtration rénale, des prises de sang et parfois l'implantation d'une pompe osmotique. Le porteur écrit ne connaître "ni la nature ni les effets secondaires possibles" des molécules testées, et retient un modèle de lupus dont la littérature annonce 50 % de mortalité à six mois, en gardant les animaux en vie jusqu'à sept mois.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de nouveaux candidats médicaments dans des modèles de néphropathie. Nous pensons réaliser 55 études dans ce projet sur 5 ans.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints de néphropathie.

Procédures

Les animaux vont développer naturellement une néphropathie (animaux diabétiques ou ayant le lupus) ou celle-ci sera induite chimiquement. Les animaux vont recevoir des administrations de composés chimiques (inducteur de pathologie ou de candidats médicaments à tester). Ces gestes seront très rapides (moins d’1 minute) et seront réalisés par du personnel compétent pour diminuer tout stress. Les animaux seront mis dans des cages à métabolisme et isolés temporairement de leurs congénères (24H maximum 1 fois par semaine) afin de récolter de l’urine. Une vidange manuelle de la vessie pourra aussi être réalisée (environ 30 secondes pour ce geste sans douleur). Les animaux auront une anesthésie gazeuse afin de pouvoir leur « scotcher » un capteur afin d’évaluer la filtration glomérulaire pendant 2 heures et seront remis avec leurs congénères ensuite. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés au cours de l’expérimentation ainsi que des dosages de glycémie à l’aide d’un glucomètre (nécessité d’avoir 1 goutte de sang, geste durant 30 secondes). Les animaux auront une procédure chirurgicale rapide (10 minutes) que s’il y a implantation de pompes osmotiques.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). Nous utiliserons des animaux génétiquement modifiés développant spontanément des néphropathies selon le modèle étudié ou nous induirons chimiquement cette pathologie rénale. Les animaux vont donc ressentir les symptômes de cette pathologie à savoir des troubles rénaux (douleur possible) et par conséquent des troubles urinaires.

Devenir

Tous les animaux de l’expérience seront mis à mort et des prélèvements d’organes seront réalisés.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement des néphropathies. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle) pour certains paramètres (récolte d’urines via des cages métaboliques, mesure de la filtration glomérulaire qui sont des méthodes non invasives). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe mais de par notre forte expérience en expérimentation animale et pour ces différents modèles, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum de 10-15 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables selon les modèles. Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la différence entre les groupes

Raffinement

Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront une phase d’acclimatation de 3-4 jours minimum avant d’être manipulés. Un enrichissement (type tunnel, igloo, aspen brick, carré de coton…) sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux (aspect général de l’animal, pâleur, poils hérissés, sales ou toilettage, prostration ou non, difficulté à se mouvoir, plaie…) sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … Les procédures sous anesthésie seront réalisées sur plaque chauffante thermorégulée afin d’éviter toute hypothermie de l’animal. Des analgésiques seront administrés selon les protocoles expérimentaux. Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps, soigné, hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas dans les 72h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et réaliseraient une mise à mort.

Choix des espèces

Tous les modèles sont bien décrits dans la littérature chez le rat ou la souris. Certains modèles nécessitent l’utilisation d’animaux particuliers : Modèle de néphopathie lupique : Le modèle choisi pour cette étude est un modèle murin génétiquement modifié. Elles vont développer de manière spontanée une néphropathie cliniquement similaire à ce qui est observé dans la pathologie humaine. Dans la littérature, il est précisé qu’il y a un taux de mortalité de 50 % chez des animaux âgés de 6 mois. A moins que les animaux présentent des signes cliniques nécessitant leur mise à mort, nous les garderons en vie maximum jusqu’à l’âge de 7 mois. Modèle de néphropathie diabétique : Il existe plusieurs modèles diabétiques développant une néphropathie chez le rongeur : certains chez le rat, d’autres chez la souris. Les modèles de néphropathie diabétique chez les souris génétiquement modifiées que nous avons choisis sont largement décrits dans la littérature et leurs caractéristiques sont très proches de la pathologie humaine du diabète de type II. En accord avec ces données et avec l’objectif de notre étude, nous avons choisi ces modèles pour évaluer l’effet de candidats médicaments sur la fonction et les dommages rénaux induits par cette pathologie. Toutefois, la réalisation de ce projet avec des rats rendus diabétiques chimiquement est tout à fait envisageable et dépendra des demandes des clients et de leur préférence. Selon les modèles, différents animaux seront utilisés : - animaux âgés de 7-8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines (lupus) - des rats de 100 -125 g ou 5 semaines au début de l’expérimentation seront utilisés pour un modèle induit chimiquement en accord avec la littérature et notre expérience. - des rats de 90-100 g ou 4 semaines au début de l’expérimentation seront utilisés pour un autre modèle induit chimiquement en accord avec la littérature et notre expérience. - des animaux d’au moins 6 semaines, stade auquel les animaux ont initié un diabète de type II avec une hyperglycémie ainsi qu’une albuminurie, principales caractéristiques de la néphropathie diabétique. Cependant, selon les demandes du sponsor, l’âge des animaux pourra être différent.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1650
Souffrances
▲ -
▲ 550
▲ 1100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1650

Les cellules greffées proviennent de fœtus prélevés sur des femelles gestantes mises à mort trois à quatre jours avant la mise-bas. 1650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les receveuses, souvent des nouveau-nés de deux à quatre jours séparés de leur mère, sont irradiées éveillées pendant une à quatre minutes pour détruire leurs cellules immunitaires, puis reçoivent les cellules greffées et subissent jusqu'à vingt-quatre prises de sang dans la veine de la joue, sans anesthésie. Sur la réduction, le porteur se borne à écrire qu'il a utilisé "le minimum nécessaire et suffisant", sans avancer ni calcul ni effectif par groupe pour justifier ces 1650 souris.

Objectifs

Le système immunitaire est un ensemble des mécanismes de défense qui permet de lutter contre des agents pathogènes (virus, bactéries cellules cancéreuses). Néanmoins dans le cas de cancers ces mécanismes n’arrivent plus à jouer leur rôle de défense et sont débordés par la multiplication rapide de ces cellules. Les mécanismes qui régulent la production des différentes cellules du système immunitaire restent mal connus, mais il a été montré que dans les cancers du sang (leucémies) les cellules du système immunitaire avaient de fréquentes modifications. Ces modifications semblent avoir un impact majeur sur l’activité des cellules immunitaires dans des conditions naturelles (sans pathologie) et dans des conditions de maladie (pathologie) Ces fréquentes modifications sont observées sur des éléments appelés « protéines ». Les protéines sont des molécules qui agissent dans le développement des cellules de l’organisme. Il existe de nombreuses protéines dans l’organisme et leur production est différente en fonction de la cellule. La protéine Ets-1 est l’une des protéines essentielles pour le développement normal de différentes populations de cellules du système immunitaire. Elle joue également un rôle dans le développement anormal des cellules sanguines dans le cadre de pathologies telles que les leucémies. Notre projet de recherche vise donc à comprendre plus précisément le rôle de cette protéine dans le développement normal mais également lors de la production des cellules tumorales. Il permettra de caractériser les processus qui contrôlent la mise en place du système immunitaire et de définir de nouvelles cibles thérapeutiques dans les maladies du système immunitaire et en particulier dans les leucémies.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de caractériser les processus qui contrôlent la mise en place du système immunitaire en présence ou en absence de notre protéine d’intérêt et de mettre en évidence les acteurs moléculaires qui sont influencés par son activité au cours du développement des cellules immunitaires. Ces nouveaux acteurs moléculaires pourront ensuite être des candidats intéressants pour le développement de nouvelles thérapies dans les maladies du système immunitaire et en particulier dans les leucémies.

Procédures

La première partie du projet consiste à obtenir les cellules utilisées pour la mise en place du modèle d'étude. Pour cela, nous réalisons des croisements entre nos lignées de souris génétiquement modifiées (n'exprimant pas la molécule Ets-1). Afin d'éviter la mort quelques jours après la naissance des souris d'intérêt, nous euthanasions les femelles gestantes (3 à 4 jours avant la mise-bas) afin de pouvoir récupérer les fœtus et le foie. Les cellules souches hématopoïétiques (cellules qui vont se développer pour générer l'ensemble des cellules du système immunitaire) sont obtenues à partir de ces foies fœtaux et injectées à des souris receveuses afin de s'y multiplier. Avant l'étape d'injection, les souris receveuses subissent une étape d'irradiation qui consiste à détruire les cellules immunitaires déjà présentes dans la souris afin de faciliter la prolifération des cellules injectées (réalisée sur souris éveillées, durée entre 1min30 et 4 min). L’administration (10s) des cellules, faite moins de 24h après l'étape d'irradiation, est non douloureuse et est réalisée sur souris éveillées. Des prélèvements de sang (au maximum 24 sur la durée totale de l'expérience) sont réalisées au plus toutes les 2 semaines (au niveau de la veine de la joue, sans anesthésie; durée: 30 s). Le premier prélèvement a lieu 3 semaines post-injection pour les expériences faites sur les souris nouveau-nés et 4 semaines post-injection pour les expériences réalisées sur les adultes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les animaux sont un stress et un inconfort ressentis au cours de l’étape d'irradiation avec le changement d’environnement de l’animal (changement de cage et transport dans la pièce pour l'irradiation), pendant l’injection des cellules et les prélèvements sanguins. Un stress supplémentaire est ajouté aux animaux (mère et nouveau-nés) lors de leurs séparations pour l’étape de conditionnement et des injections. L'étape d'irradiation peut également entrainer des diarrhées et une déshydratation. En cas, d'absence de prise de greffe des cellules injectées, la mort de l'animal est possible.

Devenir

Les souris seront euthanasiées à la fin de la procédure, les organes du système immunitaire seront prélevés (moelle osseuse, thymus, rate, ganglions mésentériques) en vue de la réalisation analyse génétique.

Remplacement

Nous avons réalisé le maximum de tests in vitro. En effet, le développement de nouvelles techniques d’analyses génétiques ainsi que la bibliographie nous permettent aujourd’hui de faire une présélection des potentiels acteurs moléculaires qui pourraient influencer le développement des cellules immunitaire. Ils sont alors testés in vitro (sur des cellules que nous cultivons en dehors de l’animal) et seulement ceux qui auront prouvé une efficacité seront testés sur l’animal. Le modèle animal reste nécessaire afin d'analyser ces processus complexes de développement cellulaire dans un système naturel qui tient compte de l’environnement dans lequel ces cellules se développent.

Réduction

Nous avons réduit le nombre d’animaux utilisés au minimum nécessaire et suffisant pour la validité scientifique de notre étude.

Raffinement

Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, un suivi quotidien des animaux est réalisé en s’attachant tout particulièrement au comportement des souris (apparence, posture, toilettage). Nous réaliserons une fois par semaine un suivi clinique à l'aide d'une grille de score, permettant la mise en place de points limites. Nous nous attacherons à faire une surveillance accrue au cours de la première semaine de la procédure afin de s’assurer que les mères acceptent bien le retour des nouveau-nés dans le nid après leur manipulation. Les injections et prélèvements sanguins réalisé par un personnel compétent, ne sont pas douloureux et ne nécessitent pas d’administration anesthésie/analgésie. Tout au long de la procédure, les souris seront hébergées dans des cages avec un enrichissement adapté (buchette en bois ainsi que du coton pour le nid). Elles auront accès à la nourriture et à l'eau de boisson en continu. En cas d'altération du comportement des animaux des croquettes humidifiées seront mises dans la cage afin que les souris puissent y accéder plus facilement. Si aucune amélioration n'est observée, les souris seront euthanasiées.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie dans ce projet est la souris. Cette espèce présente l’avantage d’être un petit mammifère dont la génétique et le comportement sont bien connus. L'évaluation du bien-être et de la possible douleur chez la souris peut être réalisée facilement (en observant certains critères) ce qui permet une prise en charge adaptée. Les cellules d’intérêt sont recueillies sur des embryons de souris à 17,5 jours de développement in utéro. Pour le reste du projet nous privilégierons l’utilisation de souris nouveau-nés âgées de 2 à 4 jours. Cette utilisation a pour principal avantage de pouvoir étudier les animaux plus précocement (à partir de 3 semaines post-greffe) et le développement du système immunitaire à partir des cellules injectées est de meilleure qualité ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Néanmoins, dans le cas où il serait difficile de faire coïncider l'obtention de foie fœtal, la modification de ces cellules in vitro et la disponibilité de souris receveuses âgées de 2 à 4 jours, nous utiliserons des souris adultes pour les expériences de greffe.

  • Enseignement supérieur
Rats : 525
Souffrances
▲ 350
▲ 105
▲ 70
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 525

Opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil pour 350 d'entre eux, 525 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques de licence, les autres relevant de procédures d'un niveau de souffrance léger ou modéré. Les étudiants mesurent le volume sanguin au bleu Evans, prélèvent des utérus pour observer les contractions, étudient le transport du glucose dans l'intestin grêle, suivent des rats rendus hypothyroïdiens par traitement chimique pendant huit semaines, d'autres rendus diabétiques par une alimentation grasse, et des mâles castrés dont ils constatent huit semaines plus tard l'involution de la prostate et de l'épididyme. Le porteur affirme que le traitement de la thyroïde et le régime gras "n'induisent pas de phénotypes particuliers de nature à nuire aux animaux". Il écarte les organoïdes et les cellules souches en partie pour une raison budgétaire, les jugeant "inabordables avec nos budgets enseignement".

Objectifs

Les travaux pratiques concernent deux Unités d’Enseignement : une unité de « physiologie » et une unité de « Nutrition ». Dans ces enseignements, les étudiants sont amenés à : - (unité 1) Déterminer le volume sanguin du rat par la méthode de dilution du bleu Evans et de mettre en évidence le phénomène de clairance. Mettre en évidence le transport actif du glucose au niveau des cellules épithéliales de l'intestin grêle de rat. Caractériser les contractions utérines et mettre en évidence la localisation de l’ocytocine et son mode d’action. Dans l'unité 2, trois séances de travaux pratiques : _ Suivre des rats thyroïdectomisés par traitement chimique, effet sur la croissance et sur le métabolisme (consommation d’oxygène) et analyses statistiques ; _ Suivre des rats mâles castrés, mise en évidence de l’involution des organes androgéno dépendants (épididyme, prostate, …) et analyses statistiques _ Mesurer la diurèse, la consommation hydrique et la glycémie de rats diabétiques de type II, induis par une alimentation riche. Cette formation accueille en moyenne 140 étudiants (70 LAS2 et 70 L2) par an donc environs 700 sur 5 ans.

Bénéfices attendus

Illustration et compréhension des grands concepts physiologiques abordés en cours. Compétences pratiques autour de la paillasse de laboratoire (aseptise du champ opératoire, bonnes pratiques de chirurgie, peser une poudre avec une balance de précision, importance de l’osmolarité des solvants, faire la différence entre un rat et une souris (un écran ne leur apprend pas à faire la différence...), apprendre les bons gestes de manipulation des animaux, observer une chirurgie, les points de suture…)

Procédures

Unité d’enseignement 1 -rats pour le Travail Pratique de mesure du volume sanguin (procédure sans réveil) 30minutes de chirurgie - rates pour le Travail Pratique d’endocrinologie (contraction utérus, procédure de prélèvement de l’utérus sans réveil). -rats pour le transport de glucose (procédure sans réveil) une heure d’intervention. Unité d’enseignement 2 - rats pour la thyroïdectomie chimique (procédure de prélèvement de matériels biologique sans réveil) 8 semaines de PTU et 30 minutes de prélèvements avec l’anesthésie - rats pour le diabète de type 2 (procédure de prélèvement de matériels biologique sans réveil) 8 semaines de nourriture HFD puis 30mins de mesures de consommations de production O2 et CO2 et les prélèvements -rats pour le modèle de castration (procédure légère, administration d’un anti inflammatoire immédiatement après la chirurgie puis 12 et 24 h après), puis 8 semaines après procédure de prélèvement de matériels biologique sans réveil - rats témoin (procédure de prélèvement de matériels biologique sans réveil) 30 minutes de prélèvements avec l’anesthésie.

Impact sur les animaux

Seuls les rats ayant subi une castration sont susceptibles de subir des nuisances les premiers jours post-opératoires, mais ils seront suivis et traités pour supprimer ses nuisances. Le traitement chimique pour la tyroïde et le régime gras n'induisent pas de phénotypes particuliers de nature à nuire aux animaux. Les grandes fonctions physiologiques (reproduction, respiration, homéostasie intérieure, circulation) sont conservées même si elles sont légèrement modifiées (prise de poids, réduction de la consommation d’o2, hyperglycémie…) les animaux seront suivis tous les jours.

Devenir

Tous les animaux sont sacrifiés afin de prélever le matériel biologique (organes, sang, urine) nécessaire au déroulé des travaux pratiques. Ces prélèvements permettront de comparer le poids des organes entre les témoins et les animaux expérimentaux, d'analyser la composition biochimique du plasma et des urines (dosage de glucose, acides gras, enzymes).

Remplacement

Ces travaux pratiques de physiologie sur différents modèles animaux, sont nécessaires pour appréhender les mécanismes intégrés sous-tendant la physiologie et pour évaluer la pertinence de traitements pharmacologiques chez l’Homme, vus en cours. Il n’existe pas de méthodes alternatives pour la physiologie (la culture cellulaire, les Cellules souches pluripotentes induites, les organoïdes, qui nécessitent des mois de différenciations multiples à partir de cellules souches Humaines et qui ne présentent pas de connexions synaptiques complètes ou même de réseaux sanguins et nécessitent du matériel de culture 3D de pointe (inabordables avec nos budgets enseignement), ne sont pas des modèles expérimentaux utiles pour la physiologie. Nous utilisons cependant pour d’autres travaux pratiques dans ces unités d'enseignement des travaux pratiques virtuels types labstation (Électroencéphalogramme, Explorations fonctionnelles respiratoires, électrocardiogramme, Potentiel d’action…) qui sont complémentaires.

Réduction

La mise en commun des résultats de plusieurs groupes de Travaux pratiques permet de minimiser la taille des échantillons par groupe d'étudiants. Les données obtenues dans chaque groupe d'étudiants seront regroupées pour l’ensemble de la promotion, ce qui leur permet, malgré tout, d'utiliser des tests statistiques classiques pour analyser les données. Dans ce nombre sont compris les 10% de perte potentiel lors de la chirurgie (castration) ou pour les travaux pratiques de mesure du volume sanguin (perte possible pendant les prélèvements mais très rare). De plus, dans une optique de réduction des animaux, plusieurs tests et prélèvements seront effectués sur le même groupe de rats témoins. Afin de faciliter l’observation des différents gestes techniques sur les animaux nous avons acquis une caméra vidéo spécifique, ainsi nous pouvons avoir des groupes d'étudiants plus importants pour les travaux pratiques, ce qui réduit le nombre de groupes et donc d'animaux.

Raffinement

Les animaux seront stabulés en groupe avec un nombre de n dépendant de la surface des cages, conformément à la législation. Un suivi permanant avec rotations du personnel les vacances et les weekends pour assurer notamment un accès ad-libitum à l’eau et la nourriture. Une attention particulière sera portée après la chirurgie des animaux. Les animaux opérés le jour même ne sont pas séparés les uns des autres mais gardés en groupe dans la même cage (ainsi ils se réveillent en même temps et ne reste pas seul la nuit). Les opérations cessent en début d’après-midi pour avoir un suivi des animaux dès leur réveil. Les animaux opérés sont stabulés dans une zone avec une chaleur plus importante (lampe) le temps de leur réveil.

Choix des espèces

Le rat est une espèce de choix reconnue internationalement pour l’étude de la physiopathologie et la pharmacologie. Les rongeurs sont choisis car leurs grandes fonctions, bien que différentes, sont assez proche de celles de l’Homme. De plus, les rats présentent des avantages par rapport aux souris au niveau technique (taille plus grande : pour les canulations, la taille de l'utérus, la quantité de matériel prélevée permettant les analyses biochimiques, la consommation d’o2 est trop faibles chez les souris pour la détecter avec notre matériel de TP). Les modèles utilisés ont déjà été validés dans la littérature et au laboratoire. Rats adultes (200-300 g) pour les procédures 1,2 et 3. Les rats adultes sont plus faciles à manipuler pour les canulations ou pour la surface d'intestin disponible. Pour les procédures 4.5.6 et 7 des rats juvéniles en croissance (75-100 g) que nous allons suivre pendant 2 mois, pour observer justement l'impact des différents traitements sur la croissance des rats.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 768
Souffrances
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Devenir
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768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune passant par une chirurgie du cerveau de quarante-cinq minutes puis par une quarantaine de séances comportementales, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après l'injection de vecteurs viraux dans le cerveau, elles enchaînent trente séances d'accès à une solution sucrée, six tests de motivation de quatre-vingt-sept minutes et trois séances où la boisson est rendue amère par la quinine. Les souris de huit cohortes sur douze reçoivent en plus une injection sous-cutanée dix minutes avant chacune de ces trente séances. Le porteur justifie le choix de la souris comme un "compromis phylogénétique", assez proche de l'humain pour valoir modèle et assez éloignée d'espèces qu'il qualifie de "plus sensibles éthiquement", au premier rang desquelles les primates non-humains.

Objectifs

La surconsommation de sucre est à l’origine de nombreuses maladies chroniques et est un enjeu de santé publique. Des travaux ont montré que le sucre exerce ses effets récompensants non seulement par l'intermédiaire des voies gustatives, mais également via des voies post-ingestives (i.e., la signalisation inconsciente provenant de l'intestin et de la veine porte hépatique). Les voies gustatives et post-ingestives induisent la libération de dopamine via le circuit neuronal « noyau caudal du tractus solitaire /aire tegmentale ventrale /striatum ventral », tandis que la voie purement post-ingestive déclenche la libération de dopamine via le circuit « noyau caudal du tractus solitaire /noyau parabrachial dorsolatéral /Substantia nigra pars compacta /striatum dorsal ». Récemment, il a été proposé que la motivation inconsciente induite par les sucres, et détectée par la voie intestin-cerveau, constituerait la principale cause de surconsommation de sucre. Compte tenu des spécificités des différents circuits neuronaux, nous postulons qu'ils ont une contribution différentielle dans le développement de la surconsommation de sucre. Notre hypothèse principale est donc que les deux circuits neuronaux de la voie post-ingestive favorisent la motivation accrue pour le sucre et sa surconsommation compulsive. Notre projet a pour but d’évaluer le rôle de cette voie post-ingestive dans le développement d’une consommation compulsive de sucre. Tout d’abord, nous évaluerons l’impact de la surconsommation de sucrose sur la motivation à consommer le sucre et sur le recrutement de ces circuits neuronaux chez des souris C57BL/6J de type sauvage. Nous testerons ensuite de manière causale les rôles respectifs de ces circuits dans le développement de l’addiction au sucre en combinant des approches d’activation ou d’inhibition sélective des circuits neuronaux et des approches comportementales chez des souris transgéniques. Nous évaluerons l'impact de l’activation et de l’inhibition de chaque circuit sur la consommation de sucre et la motivation. Nos recherches devraient fournir des informations inédites sur le rôle de l’axe intestin-cerveau dans le développement d’une consommation compulsive de sucre.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont essentiellement d’ordre scientifique. Le premier bénéfice sera de fournir des informations inédites sur le rôle de l’axe intestin-cerveau dans le développement d’une consommation compulsive de sucre et dans la motivation accrue pour consommer le sucre. Le second bénéfice sera de préciser les différents mécanismes neurobiologiques en jeu. Plus généralement, notre projet pourrait avoir des implications importantes pour les stratégies d'intervention en santé publique. En effet, si notre hypothèse est confirmée, les interventions ciblant la voie post-ingestive implicite devraient être plus efficaces que les interventions standards ciblant des choix conscients pour limiter la consommation de sucre.

Procédures

Toutes les souris seront soumises à une chirurgie stéréotaxique (45 min en moyenne) pour l’injection intracérébrale de vecteurs viraux. Cette chirurgie est effectuée sur couverture chauffante en conditions aseptiques alors que les animaux sont sous anesthésie gazeuse et sous analgésie. L’ensemble des souris seront soumises à différents tests comportementaux : accès différentiel à l’auto-administration orale de sucre (30 séances de 20 min ou de 3h), établissement d’une courbe concentration-réponse (2 séances de 20 min ou 3h), test de motivation (6 séances de 87 min) et test de dévaluation de la boisson sucrée par la quinine (3 séances de 20 min). Enfin, une injection sous-cutanée sera effectuée 10 min avant chacune des 30 séances d’accès différentiel à la solution sucrée et avant le test final de 80 min (Jour 85) pour 8 des 12 Cohortes de souris.

Impact sur les animaux

Les animaux seront testés dans différentes procédures successives dont le degré de gravité principal est léger et qui ne dépassera pas le degré modéré. Bien que toutes les précautions soient prises afin de prévenir ou de minimiser les nuisances au maximum (anesthésie, analgésie anti-inflammatoire, conditions aseptiques, suivi postopératoire…), des nuisances ou effets indésirables peuvent éventuellement survenir suite à la chirurgie stéréotaxique. Les nuisances attendues après la chirurgie comprennent : un possible risque d'inflammation ou d'infection, une apparition de plaies dues à un toilettage excessif de la zone opérée, une perte des points de suture avant cicatrisation complète. Nous n’anticipons pas de nuisances particulières pendant l’ensemble des tests comportementaux qui suivent. Les souris des cohortes 5 à 12 seront soumis à des injections sous-cutanées de façon quotidienne pendant la phase d’accès différentiel et pendant le test final. Les animaux seront sous surveillance quotidienne pour repérer et prévenir tout problème éventuel.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés et leurs cerveaux seront prélevés postmortem pour effectuer des mesures d’expression protéiques cérébrales par analyse immunohistochimique.

Remplacement

Ce projet recourt exclusivement à l’utilisation de la souris de laboratoire (Mus Musculus, jeunes adultes, mâles et femelles), sauvages ou transgéniques, vivant en groupe dans un environnement enrichi. Ce recours à l’animal se justifie pour les raisons éthiques suivantes : 1) l’éthique humaine actuelle interdit l’utilisation d’interventions invasives chez l’homme, compliquant ainsi l’étude directe des relations causales entre activité de certains circuits neuronaux et surconsommation de sucre ; 2) il n’existe pas encore de modèles mathématique ou in silico valides et réalistes permettant d’étudier ces relations causales et 3) la consommation compulsive de sucre malgré les conséquences négatives associées est un désordre comportemental complexe qui ne peut pas être récapitulée sur des lignées cellulaires (humaine ou animale) ou tout autre modèle in vitro cellulaire ou subcellulaire.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire au projet est réduit au minimum. Un effectif final de 10 souris par sous-groupes est un compromis rationnel, compte tenu de l’exigence éthique de réduction du nombre d’animaux et des contraintes expérimentales propres au projet scientifique proposé. Nous devons en effet avoir un nombre suffisant d’animaux en fin d’expérience pour que nos expériences soient concluantes au plan statistique et que la puissance de nos tests soit satisfaisante. Le pourcentage d’attrition moyen est estimé à 15 % en fin d’expérience, l’effectif initial par groupe devra donc être de 12 souris (12-(12x15/100) = 10 souris). Donc le nombre total d’animaux utilisés pour tester les variables du projet sera égal à 768 souris (384 souris mâles et 384 souris femelles). Les résultats seront analysés grâce à des tests statistiques paramétriques. Le seuil de significativité statistique sera fixé à p< 0.05.

Raffinement

Toutes les chirurgies stéréotaxiques (45 min-1h en moyenne par animal) seront réalisées sous analgésie, sous anesthésie gazeuse et en conditions aseptiques sur couverture chauffante. Un anesthésique local sera infiltré sous la peau du crâne au niveau du site d’incision pour prévenir toute douleur locale additionnelle. En fin de chirurgie, l’animal recevra une injection sous-cutanée de sérum physiologique pour favoriser la réhydratation. L’animal sera ensuite placé dans une cage de réveil sur une couverture chauffante jusqu’au réveil avec libre accès à l'eau et à la nourriture. Après le réveil complet, l'animal sera relogé dans sa cage de stabulation avec ses congénères. Les animaux seront sous surveillance quotidienne afin de pouvoir détecter d’éventuels signes d'inconfort, de stress ou de douleur et y remédier rapidement. Nos méthodes d’interventions pour réduire ou supprimer l’inconfort ou la douleur seront gradées. Quand nous constaterons les premiers signes d'inconfort chez un animal, nous mettrons en place des mesures de nursing avec un accès facilité à l’aliment (nourriture posée sur le sol de la cage). Si cela ne suffit pas, l’animal recevra plusieurs doses d’analgésique. L'animal sera aussi réhydraté par injection sous-cutanée de sérum physiologique . Enfin, si cela ne suffit pas au rétablissement de l'animal, celui-ci sera mis à mort sans souffrance. Avant le début des expériences, les souris connaissent une période d’acclimatation de 7 jours, durant laquelle elles sont délicatement manipulés de façon quotidienne. Cette approche permet de limiter le stress des animaux lors du démarrage des procédures en les habituant à la préhension et à la contention. Elles sont également habituées aux cages expérimentales (pendant 2 jours consécutifs, 2h/jour) afin de limiter le stress et l’anxiété.

Choix des espèces

Le choix de la souris de laboratoire constitue une sorte de compromis phylogénétique. Cette espèce est suffisamment proche de l’homme d’un point de vue phylogénétique pour servir de modèle animal valide des phénomènes « d’addiction au sucre » par rapport à d’autres espèces moins sensibles éthiquement (e.g., invertébrés) et en même temps suffisamment éloignée par rapport à d’autres espèces plus sensibles (e.g., primates non-humains). Les espèces invertébrées peuvent être utilisées pour élucider les mécanismes neuronaux ou génétiques de certains comportements alimentaires mais l’organisation nerveuse et comportementale de ces espèces est beaucoup trop éloignée de celle de l’homme pour constituer des modèles animaux valides dans le domaine « des addictions alimentaires ». De plus, la souris transgénique, est un modèle animal unique, nous permettant d’étudier le rôle spécifique de certains neurones dans la surconsommation de sucre, ce qui est irréalisable avec les autres modèles animaux. Les animaux utilisés seront tous de jeunes adultes au début des expériences (plus vieux que 6 semaines). Ce stade du développement correspond à une maturation complète du cerveau et à une stabilisation de la fonction des systèmes neurobiologiques d'intérêt.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 216
Souffrances
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Devenir
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 216

Comprendre comment une bactérie intestinale résiste au stress oxydatif mobilise 216 souris, dont des souriceaux de deux à trois semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent la bactérie par gavage et par voie rectale une à trois fois, subissent des prélèvements de fèces et un écouvillon buccal deux à trois fois par semaine pendant toute l'expérience, deux prises de sang en quinze jours et, pour certaines, des antibiotiques dans l'eau de boisson pendant une à deux semaines. Le porteur affirme que l'administration de la bactérie n'a "pas d'effet négatif visible", tout en reconnaissant que les sondes peuvent irriter l'œsophage ou le rectum. Toutes sont tuées à la fin pour prélèvement d'organes, le porteur écartant les organoïdes intestinaux au motif qu'ils ne reproduisent ni l'absence d'oxygène ni les interactions avec l'hôte.

Objectifs

La bactérie d’intérêt est une bactérie commensale, anaérobie, qui est présente dans la cavité buccale et le tractus intestinal chez l’humain. D’après les données de la littérature, elle colonise l’hôte dès la petite enfance et persiste tout au long de la vie. Cependant à ce jour, les facteurs qui permettent à certaines bactéries de s’établir dans le microbiote n’ont été que très peu étudiés. L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle de la résistance au stress oxydatif dans la capacité de la bactérie d’intérêt à coloniser et à survivre dans la cavité buccale et le tractus intestinal de la souris. Nos travaux in vitro ont mis en évidence le rôle crucial de certains lipides membranaires, les plasmalogènes, dans la résistance au stress oxydatif chez la bactérie d’intérêt. Nous voulons maintenant étudier l’impact des plasmalogènes dans les conditions de vie physiologiques de cette bactérie. Afin de répondre à cet objectif, le projet comportera 4 expériences - Procédure 1 : Comparaison de la colonisation de la souche sauvage et de la souche mutée pour le gène d’intérêt chez des souris adultes sans germe et à flore conrôlée par voie orale et rectale. - Procédure 2 : Test du rôle du plasmalogène dans la capacité de la bactérie d’intérêt à coloniser dans un écosystème à fortes compétitions. La capacité de colonisation de la souche sauvage et de la souche mutée de la bactérie d’intérêt sera comparée chez des souris conventionnelles après administration orale et rectale. Une étude pilote sera menée afin de savoir si un pré-traitement antibiotique est nécessaire. - Procédure 3 : Etude du rôle du gène d’intérêt dans la primo-colonisation de la bactérie d’intérêt chez des souris souriceaux à flore contrôlée et conventionnelle. Les capacités de colonisation de la souche sauvage et de la souche de la bactérie d’intérêt mutée seront comparées chez des souriceaux âgés de 2 semaines. - Procédure 4 : Test du rôle du gène d’intérêt dans la colonisation par transmission verticale chez les souriceaux à flore conventionnelle. Nous comparerons la transmission des deux souches de la la bactérie d’intérêt depuis des souris parentales vers leurs descendances. Les gène sd’intérêts sont présents chez de nombreuses bactéries intestinales appartenant à différents groupes, ainsi nos résultats fourniront des informations fondamentales au-delà de la bactérie d’intérêt.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu de ce projet est de mieux comprendre l’importance des lipides membranaires dans la résistance au stress oxydatif lors de la colonisation des bactéries commensales. Au-delà du seul cas de la bactérie d’intérêt, ces résultats ont un intérêt plus large car ces lipides sont présents chez un grand nombre de bactéries. A ce jour, nous connaissons très mal les facteurs essentiels à la colonisation des bactéries dans l’intestin et à leur persistance, en particulier pendant la primo-colonisation dans l’enfance. Ce sont des informations importantes car nous savons que le microbiote joue un rôle clef dans cette période de maturation des fonctions intestinales et immunitaires. De plus, ce projet amènera des connaissances spécifiques sur la bactérie d’intérêt, qui est corrélée dans différentes publications avec un moindre développement des allergies dans l’enfance et à des effets anti-inflammatoires dans certains pathologies. Le projet apportera des connaissances essentielles sur la résistance au stress lors des épisodes inflammatoires et permettra de mieux comprendre pourquoi certaines bactéries bénéfiques sont perdues. Ces connaissances sont nécessaires à moyen terme pour comprendre comment restaurer certaines bactéries dans le cadre de maladies inflammatoires. A plus long terme, le projet vise à contribuer au développement d’approches thérapeutiques de modulation ou de restauration du microbiote intestinal.

Procédures

Gavage et administration rectale (quelques minutes sur chaque souris, une à trois fois au cours de l’expérience) Prélèvement de fèces et d’un écouvillon buccal (quelques secondes, 2 à 3 fois par semaine sur chaque animal, pendant toute la durée de l’expérience) Le prélèvement de sang prend environ 1 minute et sera répété 2 fois en l’espace de 2 semaines. Administration d’antibiotiques dans l’eau de boisson pendant 1à 2 semaines.

Impact sur les animaux

Nos données préliminaires montrent que l’administration de la bactérie d’intérêt chez les souris n’a pas d’effet négatif visible sur les animaux : pas de perte de poids ni d’augmentation du stress des animaux, pas d’inflammation au-delà des effets induits par la contention et les administrations orales ou rectales. Les administrations orales et rectales, peuvent causer des irritations de l’œsophage ou du rectum dues à la sonde. Ces irritations seront réduites grâce à l’usage de sonde souple de taille adaptée. D’après notre expérience, l’administration des antibiotiques dans l’eau de boisson n’engendre pas chez les animaux de gêne perceptible.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience afin de prélever les organes, du sang et tissus d’intérêt et d’effectuer des analyses complémentaires.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle de la résistance au stress oxydatif dans la capacité de la bactérie d’intérêt à coloniser et survivre dans la cavité buccale et le tractus intestinal de la souris. Nos travaux in vitro ont mis en évidence le rôle crucial de certains lipides membranaires, les plasmalogènes, dans la résistance au stress oxydatif de la bactérie d’intérêt ce qui a permis de réduire ainsi de manière significative notre utilisation d'animaux dans notre projet. Nous voulons maintenant étudier l’impact d’autres molécules dans les conditions physiologiques de cette bactérie. L’utilisation d’un modèle murin est nécessaire pour démontrer le rôle d’un gène dans la colonisation intestinale car malgré l’existence de modèles cellulaires in vitro comme les d’organoïdes intestinaux, ceux-ci ne reproduisent pas l’environnement intestinal. La plupart des modèles ne permettent pas de reproduire l’absence d’oxygène. De plus ces modèles ne permettent pas d’étudier les interactions de notre bactérie d’intérêt avec l’hôte et avec les autres bactéries. Enfin, il n’existe pas à ce jour de méthode permettant d’analyser le processus de colonisation intestinale. La souris est un modèle adapté car l’environnement intestinal et la composition du microbiote sont assez similaires à l’humain.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé avec l’aide de statisticiens et il est le minimum nécessaire et suffisant pour déterminer si les différentes souches ont des capacités de colonisation différentes dans nos différents modèles. D’après nos résultats préliminaires, nous ne nous attendons pas à ce qu’il existe un biais lié au sexe. Nous suivrons les animaux de manière longitudinale afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. De plus, afin de réduire le nombre d'animaux dans les différentes études, à la fin du premier réplicat les résultats seront analysés et nous n’entreprendrons le second réplicat expérimental que si cela est justifié par des nécessités statistiques. Nous ré-utiliserons certains animaux de notre expérience pilote à des fins de reproduction, nécessaire à l’expérience visant à vérifier la transmission verticale de la bactérie. Les autres animaux ne pourront être réutilisés car nous devrons précéder au prélèvement du tractus intestinal.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats, dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Nous nous efforçons de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une évaluation régulière des animaux et à la mise en place de points limites pertinents. Le gavage et l’administration rectale seront pratiqués avec du matériel adapté : sondes de gavage souples adaptées à l’âge de souris et à usage unique. Cela permettra de réduire significativement les nuisances liées aux gestes techniques eux-mêmes. De plus, si la colonisation fonctionne avec une seule administration, les autres administrations ne seront pas pratiquées. D’après les données provenant d’expériences précédentes, l’administration des antibiotiques dans l’eau de boisson chez ne provoque pas de nuisances chez animaux.

Choix des espèces

La souris est une espèce de référence pour étudier les relations hôte-microbiote car l’environnement intestinal murin et la composition du microbiote sont assez similaires à l’humain. Les animaux utilisés seront des souriceaux de 3 semaines, avant que le microbiote n’ait fini sa maturation afin d’évaluer la colonisation de la bactérie pendant la période juvénile, et des adultes de 7-8 semaines afin d’avoir des animaux avec un microbiote stabilisé et d’étudier la colonisation chez l’adulte.