Rongeurs
Mise au point d’un dispositif expérimental externe et non-invasif pour la mesure de paramètres physiologiques chez la souris MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Aucune des 72 souris n'est tuée dans ce projet, 8 ayant déjà été réutilisées de manière non invasive et les 64 autres pouvant l'être dans d'autres projets à l'issue de l'étude, sur avis vétérinaire favorable. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour mettre au point un harnais textile de mesure cardiorespiratoire adapté à leur taille. Chaque souris est tondue ou rasée, ce qui peut provoquer une hypothermie légère et une inflammation locale, endormie jusqu'à deux fois par jour pour l'équipement et le déséquipement, puis équipée jusqu'à 24 heures, avec un hébergement individuel si la cohabitation devient impossible. Le porteur présente ce dispositif comme une amélioration du "bien-être des animaux" et une alternative aux capteurs implantés par chirurgie, alors que ses propres procédures reposent sur des anesthésies répétées, un rasage et un isolement dont il reconnaît qu'il "peut provoquer un stress".
Objectifs
Lors d’études scientifiques, le bien-être des animaux peut être altéré par l’utilisation de dispositifs de mesure (électrocardiogramme, volume respiratoire), essentiel à la compréhension des fonctions physiologiques. Malgré leurs performances de mesure, ils nécessitent d’être implantés dans l’animal (par chirurgie) ou l’isolement des animaux. Outre les contraintes liées à leurs utilisations, (soins pré et post chirurgicaux,…) la chirurgie et l’isolement induisent des stress physiologiques pouvant altérer la qualité des résultats des études menées. Des dispositifs externes, développés chez les grands mammifères (singe, chien, porc…), permettent le recueil de données, sans chirurgie, sur des animaux éveillés et libres de leurs mouvements. Ces dispositifs ont permis l’amélioration du bien-être des animaux et contribuent à leur réutilisation et leur réduction dans les études. Grâce aux progrès de miniaturisation de la technologie, ces dispositifs ont été dernièrement adaptés aux petits mammifères de laboratoire (rat ou cochon d’inde), mais aucun dispositif de la sorte n’a été développé chez la souris notamment dû au challenge qu’elle représente (taille, comportement, manipulation…). Ce projet est initié pour aider les acteurs de la recherche à pallier cette situation dans les études nécessitant de mesurer des paramètres physiologiques chez la souris que ce soit pour évaluer les effets (bénéfiques ou néfastes) d’une molécule avant les premiers essais chez l’Homme ou comprendre les mécanismes de maladies et identifier de nouvelles pistes de traitements. L’objectif est de mettre au point un système chez la souris à partir d’un dispositif externe permettant la mesure de paramètres cardiorespiratoires dans le milieu d’hébergement habituel et avec ses congénères, sans chirurgie préalable. Un tel dispositif ayant pour seule contrainte le port d’un textile connecté, rend possible un suivi totalement indolore et plus respectueux des animaux. Ce dispositif participera à l’amélioration du bien-être des animaux et la qualité des résultats obtenus en permettant l’enregistrement de données plus pertinentes. Le projet se déroule comme suit : ● Des mesures morphométriques seront relevées afin de confectionner des prototypes du dispositif ● Des tests préliminaires des différentes formes de prototypes seront effectués sur des modèles 3D de souris Les prototypes seront évalués sur des animaux vivants, en conditions individuelles puis collectives et sur des durées progressives.
Bénéfices attendus
L’adaptation d’un dispositif de mesure externe à la souris, permettra de proposer aux acteurs de la recherche biomédicale (recherche fondamentale, appliquée, translationnelle…) un outil innovant d’investigation des paramètres physiologiques. Les bénéfices de ce projet sont donc : ● De remplacer les méthodes impliquant des actes de chirurgie (capteurs implantables) pour mesurer les paramètres physiologiques de l’espèce cible : la souris. Une alternative à ces méthodes permettra d’éviter le stress et la douleur ainsi qu’un suivi accru avant et après l’opération nécessitant des soins médicamenteux systématiques. Il permettra également le suivis de constantes physiologiques chez des animaux fragiles (génétiquement modifiés, modèle de maladie cardiaque et/ou respiratoire) ne supportant pas la chirurgie. ● D’améliorer les conditions d’hébergement lors du suivi, en rendant possible la mesure des paramètres physiologiques de l’animal directement dans sa cage d’hébergement, réduisant drastiquement le stress induit par l’isolement et permettant donc un suivi de ces paramètres sur une période longue. ● De collecter des données plus pertinentes ; le lien entre résultats et bien-être animal étant lié, l’amélioration des conditions de mesures physiologiques permettra des résultats plus précis et la diminution du nombre d’animaux utilisés dans les études.
Procédures
Les souris subiront une anesthésie de maximum 10 minutes pour effectuer différents gestes : ● Raccourcissement des griffes ● Tonte ou rasage ● Équipement ● Dé-équipement Spécifiquement pour la procédure d’évaluation des prototypes, les animaux seront maintenus jusqu’à 30 minutes sous anesthésie, afin de réaliser des mesures morphométriques pour alimenter la base de données, préalablement à l’équipement estimé, lui, à 10 minutes. Le temps total estimé est donc de 40 minutes. Les animaux pourront être amenés à être équipés plusieurs fois lors de chaque procédure selon leur comportement face aux différents prototypes. Par ailleurs l'anesthésie ne sera pratiquée que pour l’équipement et le dé-équipement des animaux soit 2 fois par jour et par individus. Lors de la procédure d’évaluation, les animaux seront équipés du dispositif pendant 90 minutes maximum. Avant la procédure de validation, les animaux seront équipés pendant 90 minutes le premier jour, et 150 minutes le deuxième jour, afin d’être habitués au dispositif. Lors de la procédure de validation, les animaux seront équipés pendant 3 heures maximum, en hébergement par 2 et par 4 individus. Puis ils seront équipés pendant 24 heures maximum (par 1, 2 ou 4 individus, en fonction des résultats de l’étape précédente) Au-delà de 2 jours sans équipement, les animaux seront ré-habitués au port du dispositif par un équipement de 150 minutes.
Impact sur les animaux
MODIFICATION Une fois équipé du dispositif (harnais textile externe), il est possible que l’animal cherche à retirer son prototype. Ce phénomène, décrit avec d’autres dispositifs externes, peut occasionner de légères irritations ou des marques de pression cutanées transitoires en cas d'ajustement sous-optimal ou de port prolongé. Pour éliminer ce risque, un ajustement fin de la tension du harnais au niveau du thorax est réalisé de façon fittée et individualisée, et l'état cutané de l'animal est régulièrement inspecté au retrait. En cas de sensibilité locale, une crème apaisante (EMLA) est appliquée. Les animaux seront hébergés individuellement pour une durée limitée à 150 minutes. Si l’hébergement collectif est impossible lors de la phase de validation de 24h maximum, les individus subiront également un hébergement individuel. L’isolement d’individus peut provoquer un stress mais aucune donnée bibliographique ne présente la possibilité d’utiliser un dispositif externe chez la souris, en hébergement collectif. Afin de permettre la pose optimale de capteurs et d’assurer le maintien du dispositif sur l’animal, en amont de l’expérience, les souris seront soit rasées soit tondues. Le rasage de l’animal peut entraîner une légère hypothermie et une inflammation locale.
Devenir
MODIFICATION Sur l’effectif total de 72 souris, 8 animaux ont déjà été réutilisés de manière non invasive. Les 64 animaux restants pourront être réutilisés dans d'autres projets à l'issue de cette étude, conformément à l'avis favorable du vétérinaire.
Remplacement
Afin de s’approcher au plus de la morphologie des souris, des modèles de souris 3D permettront, en amont de la phase sur animaux vivants, de tester les différents modèles de prototypes conçus, pour vérifier la bonne adaptation à la morphologie de la souris (forme du dos, périmètre du cou, diamètres des pattes etc…). Cette démarche permettra d’effectuer une première sélection des prototypes, et la mise en place des dispositions nécessaires pour équiper l’animal. Cependant, le recours au modèle animal reste, dans ce projet, un passage obligé étant donné que certains critères d’évaluations, tels que le comportement ou la tolérance de l’animal ne peuvent être déportés sur un modèle alternatif.
Réduction
Des calculs statistiques ont permis de déterminer le nombre d’animaux nécessaires par lot pour la réalisation de cette étude, à partir des courbes de croissances des fournisseurs et du premier jeu de mesures morphométriques obtenu sur des souris mortes issus d'autres études. Ces calculs tiennent aussi compte de la marge d’erreur de fabrication, d’un éventuel retrait des animaux de l’étude, et du schéma expérimental (équipement par 2 ou par 4 etc…). Des groupes de taille similaire ont été utilisés dans différentes publications rapportant l’utilisation de dispositif externe chez la souris (entre 5 et 9 animaux par groupe). Ce nombre d’animaux suffisait pour observer les avantages et inconvénients des dispositifs lorsque les animaux étaient équipés. Lors de la procédure d’évaluation, si plusieurs itérations doivent être réalisées, le même lot d’animaux sera équipé plusieurs fois afin de limiter au maximum l’utilisation de nouveaux lots d’animaux. Lors de la procédure de validation, le lot d’animaux sera équipé des plusieurs formes de prototypes ayant atteint cette phase. Cette méthode permettra de limiter le nombre total d’animaux requis afin de limiter au maximum l’utilisation de nouveaux lots d’animaux.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans la même salle où auront lieu les procédures. Ils effectueront une semaine d’acclimatation avant le début de l’étude. Seul un déplacement de cage sera opéré afin de réaliser l’anesthésie dans une autre salle, prévue à cet effet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards, avec de la nourriture (standard) et de la boisson en accès libre. De l’enrichissement compatible avec le port d’un dispositif sera utilisé (litière, matériel de nidification). Les souris seront manipulées avec toutes les précautions requises et des interactions fréquentes sont prévues avec l’expérimentateur, afin de réduire le niveau de stress lié à la manipulation au cours des procédures. 24 heures avant la pose du prototype sur l’animal, une familiarisation au textile composant le prototype, similaire au protocole existant chez d’autres espèces, sera réalisée, diminuant le stress et maximisant les chances de succès de l’hébergement collectif. Une anesthésie légère sera effectuée facilitant l’équipement et le dé-équipement des souris minimisant le stress et éviter une contention des animaux éveillés. Sous anesthésie, l’hypothermie sera limitée par un tapis chauffant. Les griffes seront raccourcies. Si malgré ces précautions, des lésions ou des irritations apparaissent, des soins adaptés seront réalisés et une observation accrue de l’animal sera effectuée préalablement à sa réintégration au protocole. Les souris seront habituées progressivement à porter ce dispositif en se basant sur les protocoles d’habituation existants pour d’autres espèces. Un renforcement positif après les anesthésies sera mis en place en donnant quelques gouttes de lait concentré aux souris. Lors de la procédure d’évaluation, un test de prototype par jour par animal aura lieu pour limiter le mal être et les biais sur les résultats. Pour la procédure de validation, afin de limiter un biais éventuel dû à la présence du manipulateur dans la salle d’expérimentation, le manipulateur surveillera le comportement des souris via un suivi par vidéo, depuis une salle adjacente. Des points de contrôle seront réalisés à des temps réguliers. Chaque étape constituant la procédure de validation sera séparée par un temps de repos d’au moins une nuit. Si un des points limites prédéfinis est atteint (perte de poids importante, déshydratation, isolation dans un coin, automutilation, altération de la respiration etc…), la procédure sera arrêtée pour cet animal.
Choix des espèces
La souris représente environ 60% des modèles animaux utilisés à des fins scientifiques en France en 2021. Ce modèle est utilisé de manière importante dans des domaines nécessitant d’avoir accès aux constantes physiologiques des animaux pour répondre aux différentes thématiques de recherche ou pour suivre l’état des animaux au cours des expérimentations. Les souris seront utilisées à 10 semaines d’âge, le premier jour de l’expérience. Les animaux, à cet âge, sont les plus utilisés en recherche, et sont considérés comme adultes. Ceci permettra donc de toucher la plus grande gamme de souris utilisée dans le domaine de la recherche.
Rôle des senseurs métaboliques dans l’activité des circuits de la récompense alimentaire chez la souris en restriction alimentaire
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une restriction alimentaire de deux à trois semaines, la pose d'implants crâniens sous anesthésie de 45 minutes à une heure, douze injections, un gavage et des prélèvements de sang deux à trois fois par semaine composent le protocole imposé à 1 260 souris. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et leur cerveau est prélevé pour analyse. La restriction leur fait perdre du poids et baisser la glycémie, afin de reproduire l'état de dénutrition des personnes atteintes d'anorexie mentale, maladie pour laquelle le porteur indique qu'il n'existe aucun traitement médicamenteux efficace. L'isolement et les tests comportementaux sont donnés comme sources de stress, sans qu'aucun de ces tests soit nommé.
Objectifs
L’anorexie mentale est un trouble des conduites alimentaires qui touche plus particulièrement les femmes et se caractérise par une restriction alimentaire et une activité physique compulsives aboutissant à une dénutrition chronique et à une détérioration de la santé physique et mentale. L’anorexie mentale présente un taux de rechute important et, parmi les troubles psychiatriques, c’est la maladie qui a le taux de mortalité le plus élevé. La compréhension de cette maladie ainsi que son évolution représentent donc un enjeu de santé publique majeur. L’objectif de ce projet, mené chez la souris qui mime l’état de dénutrition des patientes, est d’identifier les mécanismes cérébraux impliqués dans l’anorexie mentale et de voir s’il est possible de corriger ces anomalies cérébrales afin d’améliorer les symptômes de la maladie. Par une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans l’anorexie mentale, cela permettra d’amener des pistes de traitement pour cette pathologie pour laquelle il n’existe, à ce jour, aucun traitement médicamenteux efficace.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'évaluer comment un modèle de souris, rassemblant des facteurs de risque environnementaux de la maladie, peut apporter des éléments de compréhension des mécanismes mis en jeu dans les anomalies du comportement alimentaire dans l’anorexie mentale et ainsi fournir des connaissances utiles pour envisager de nouvelles cibles thérapeutiques.
Procédures
Pose d’implants sous anesthésie générale et analgésie: 1 fois, durée 45 minutes à 1 heure. Prélèvements de sang d'une durée de 5 sec (2 à 3 fois par semaine) et d'une durée de 2-3 minutes (2 à 3 fois au cours de la procédure). Injections: 12 injections, durée 5 secondes, Gavage oral : 1 fois, durée 20 secondes. Durée de la restriction alimentaire : 2-3 semaines.
Impact sur les animaux
Le protocole de restriction alimentaire entraine une perte de poids et une baisse de la glycémie. L’isolement des animaux et les tests comportementaux peuvent induire un stress. La chirurgie peut entrainer une douleur et un saignement au niveau du crâne. Une douleur et un stress peuvent également être associés aux injections d’analgésique et à l’acte chirurgical. Les mesures de glycémie nécessitent une petite incision au niveau de la pointe de la queue pour prélever une goutte de sang, ce qui peut aussi entraîner un stress transitoire chez les animaux. Le gavage orale avec une solution nutritive peut entraîner un stress de courte durée.
Devenir
Pour la procédure 1, tous les animaux seront mis à mort pour récupérer le cerveau afin de permettre des analyses histologiques, biochimiques ou moléculaires de biomarqueurs en post-mortem dans les différentes structures cérébrales.
Remplacement
Ce projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, des explorations fonctionnelles et comportementales complexes (cognition, comportement alimentaire, activité motrice) sur animal vigile, mimant la pathologie humaine et qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro.
Réduction
Une analyse de puissance statistique a permis de déterminer le nombre d'animaux minimum nécessaire au projet. Les résultats obtenus sont analysés avec des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les animaux sont surveillés par un personnel compétent pour vérifier leur état physique et comportemental et leur poids est mesuré 2 à 3 fois par semaine au cours de la restriction alimentaire. Pour réduire le stress lié à l’isolement ponctuel pour la mesure individuelle du comportement alimentaire, les animaux sont hébergés dans un environnement en cages ouvertes permettant de sentir et entendre leurs congénères. La chirurgie est effectuée sous analgésie et anesthésie générale. D’autre part, des grilles de points limites gradés et un arbre décisionnel adaptés à chaque procédure sont mis en place. En fonction des observations faites, des mesures sont prises pour remédier à la souffrance de l’animal, à savoir soit des soins quand ceux-ci peuvent être mis en place, soit l’arrêt de l’expérience.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour l'exploration du comportement alimentaire. Les régulations mises en jeu ont été bien caractérisées dans cette espèce et il existe une similitude avec les observations chez l’Homme. L’organisation anatomique et fonctionnelle du cerveau est relativement proche de celle de l’Homme, ce qui permet des études anatomiques et fonctionnelles. De plus, les modèles génétiquement modifiés utilisés dans ce projet ont été créés chez la souris et nous permettent de réaliser des études comparatives entre les observations faites chez la souris et certains aspects de la pathologie humaine. L’anorexie mentale fait partie des pathologies psychiatriques qui touchent principalement des sujets adolescents et jeunes adultes. Le projet sera donc réalisé chez de jeunes souris adultes.
Dose et efficacité de cellules thérapeutiques « CAR-iNKT » anti-leucémies T et anti-lymphomes T (EU2/2)
- Recherche appliquée
- Cancers
Irradiées sur tout le corps à faible dose puis injectées de cellules leucémiques humaines, 87 souris dépourvues de système immunitaire vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque semaine pendant huit semaines au maximum, elles reçoivent une injection ventrale de produit d'imagerie, restent quinze minutes sous anesthésie et passent jusqu'à trente minutes d'acquisition, avec quatre à cinq prélèvements de sang à la queue sur animal éveillé. Dans les jours suivant l'injection, la leucémie induite fait baisser leur activité, leur fait perdre du poids et peut provoquer de petites tumeurs intra-abdominales, l'objectif étant de fixer la dose de cellules cancéreuses puis de tester des cellules thérapeutiques dérivées de globules blancs humains. Le choix de l'espèce tient à l'absence de système immunitaire, qui fait accepter les cellules humaines, et le porteur écrit de ce recours à la souris qu'il est "mondialement reconnu et indispensable" pour valider toute étude pré-clinique de thérapie cellulaire.
Objectifs
Le but de notre projet est de fabriquer un traitement contre un cancer du sang (leucémie ou lymphome) pour lequel il n’existe pas de traitement pour les patients qui rechutent ou qui ne répondent pas au traitement de chimiothérapie classique, en utilisant les globules blancs du système immunitaire de l’Homme, aussi appelée « immunothérapie ». Nous avons dans un premier temps réalisé des tests en laboratoire, avec des cellules cancéreuses et des cellules thérapeutiques dont les résultats semblent prometteurs et nécessitent maintenant d’être confirmés sur des souris, étape indispensable avant d’envisager des études chez l’Homme. Le projet va se dérouler en 2 étapes (2 tâches) avec d’abord une tâche pour déterminer le nombre de cellules cancéreuses à injecter pour déclencher la maladie puis une deuxième tâche pour tester nos cellules thérapeutiques en présence de cellules cancéreuses.
Bénéfices attendus
Pour le type de cancer du sang que nous étudions, les traitements basés sur les globules blancs (immunothérapie) ne sont pas encore disponibles pour les patients, en dehors d’essais cliniques précoces, que ce soit pour des adultes ou pour des enfants. Notre « immunothérapie » qui utilise un autre type de globules blancs que ceux habituellement utilisés, permettrait une approche thérapeutique plus efficace et ne présente pas de risque de rejeter le traitement.
Procédures
- Une radiothérapie corps entier de faible dose de chaque animal -Une injection intraveineuse sur animal éveillé, une seule fois en début d’expérience pour 9 souris de la tâche 1, et 2 fois pour 78 souris de la tâche 2. Ces injections se feront avec contention douce et dureront moins d’une minute. - Contention manuelle et injection ventrale d’un produit d’imagerie permettant de suivre les cellules leucémiques, - Pendant le temps où la substance agit (10min), induction de l'anesthésie pour que l’animal reste immobile pendant l’imagerie (15min max) - A l’issue des 10min d’attente, imagerie du signal lumineux (30min maximum). Ces injections auront lieu toutes les semaines pendant un maximum de 8 semaines. – 4 à 5 prélèvements de sang sur animal éveillé, au niveau de la veine de la queue, après anesthésie locale.
Impact sur les animaux
- L’injection intraveineuse est douloureuse mais de courte durée, et peut induire un saignement léger au point de ponction. - Dans les jours suivants l’injection des cellules cancéreuses, les souris présenteront une maladie type leucémie avec une diminution de leur activité, une perte de poids et possiblement le développement de petites tumeurs en intra-abdominal dans les trois premières semaines sans traitement. - Les animaux seront modérément stressés lors de l’injection dans le ventre. Les souris seront endormies et ne ressentiront aucune douleur pendant la prise des images. - Le prélèvement sanguin au niveau de la queue sera réalisé avant la prise des images, avec contention douce.
Devenir
Les souris étant dépourvu de système immunitaire et ayant reçu une injection de cellules cancéreuses, une progression tumorale va se développer. Les animaux ne seront pas conservés au-delà de 80 jours post injection, ni en cas de point limite atteint. Elles seront mises à mort à la fin de l’expérimentation.
Remplacement
Nous poursuivons nos expériences sur des cellules afin de valider la fonctionnalité des cellules thérapeutiques et de limiter le nombre d'expériences réalisées sur les animaux. Cependant, à ce jour, malgré nos efforts, nous n'avons pas réussi à établir un modèle humain en 3D. Pour démontrer l'effet thérapeutique des cellules que nous développons à une fin thérapeutique il est nécessaire de mettre en place un modèle animal sur des souris. Par ailleurs tous les modèles de culture cellulaire disponibles pour l'étude du microenvironnement tumoral humain concernent les tumeurs solides et non les cancers liquides, comme les leucémies. À ce jour, aucun modèle in vitro (2 ou 3 dimensions) ni in silico ne permet de reproduire les interactions complexes entre cellules leucémiques et cellules thérapeutiques chez l’humain.
Réduction
Dans une volonté de réduction, la tâche 1 permettra de réduire le nombre d'animaux pour la tâche 2 en connaissant préalablement les bonnes doses administrées aux souris.
Raffinement
Les souris seront logées dans une grande cage suffisamment spacieuse avec des jouets et des matériaux. La pièce où les souris seront logées sera bien aérée, dans une zone spéciale pour les souris nécessitant un suivi quotidien, avec un contrôle de la température, de l'humidité et de la lumière pour qu'elles se sentent bien. Leur nourriture est préparée de manière à être ultra propre pour éviter les problèmes de contamination microbienne, et leur eau est stérilisée pour éviter les maladies. Chaque jour, une personne qualifiée vérifiera leur état de santé et détectera d’éventuels signes de souffrance. Si elles ne se sentent pas bien, une grille de score permet de savoir la conduite à suivre pour réduire ou stopper le mal être. L’utilisation d’anesthésique et la bonne organisation du plan d’expériences permet de réaliser les expériences dans un temps court afin de limiter le stress et les douleurs des souris.
Choix des espèces
La souris utilisée ne possédant pas de système immunitaire, accepte les cellules humaines normales et leucémiques. Ce modèle murin est mondialement reconnu et indispensable pour valider toute étude pré-clinique de thérapie cellulaire dans les hémopathies malignes. Les souris sont expérimentées à partir de 8 à 12 semaines de vie, pour limiter la variabilité de poids, et parce que dans la littérature la prise de greffe humaine est meilleure dans cette période de vie.
Etude de l’efficacité de six agents immunostimulants sur deux modèles de cancer du colon et de cancer du sein chez la souris immunocompétente
- Recherche appliquée
- Cancers
350 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses, puis des mesures de tumeur au pied à coulisse et des pesées jusqu'à trois fois par semaine pendant cent jours, et des injections de traitement une fois par semaine pendant trois semaines par voie intraveineuse, intrapéritonéale ou les deux. La peau au-dessus de la tumeur peut s'ulcérer voire se nécroser, et la tumeur peut gêner la locomotion à partir d'un certain volume, pour tester six agents immunostimulants sur des cancers colorectaux et mammaires induits, peu répondeurs aux immunothérapies de référence. Sur le remplacement, le porteur indique tester ses molécules d'abord en culture cellulaire, mais juge que l'étude de leur efficacité "ne peut, pour le moment, se faire que sur organisme entier".
Objectifs
Le projet présenté vise à étudier l’efficacité de molécules immunostimulantes, lorsqu’elles sont administrées seules ou en combinaison avec des traitements de référence en immunothérapie, dans deux types de cancer, le cancer du sein et le cancer du colon. L’immunothérapie consiste à activer le système immunitaire lorsque celui-ci est désactivé par la tumeur. Plusieurs anticorps ont ainsi été approuvés pour le traitement de diverses tumeurs, permettant au système immunitaire d’être à nouveau activé et fonctionnel pour détruire les cellules tumorales et constituant une avancée majeure dans la prise en charge des patients. Cependant, un nombre croissant d’observations réalisées chez les patients mettent en évidence un phénomène de résistance aux anticorps, la recherche se concentre donc maintenant sur le contournement ou la suppression de cette résistance grâce à de nouveaux traitements. Les molécules que l’on souhaite tester sont dites immunostimulantes car elles ont été créées de façon à stimuler directement la réponse immunitaire afin d’engendrer une mort des cellules tumorales. Au sein de notre laboratoire nous possédons des modèles de cancer chez la souris, étant peu ou non répondeurs à l'immunothérapie : cancer colorectal et cancer mammaire, c'est donc sur ces modèles que nous souhaitons travailler. Nous cherchons à voir si les molécules que nous souhaitons tester, seules sont capables de rétablir un mécanisme antitumoral et à quel point, et si en combinaison avec le traitement de référence, celui-ci est plus efficace.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent la santé humaine. Ce projet permettra d’obtenir des informations sur l’efficacité d’un potentiel nouveau traitement anticancéreux plus efficace chez des patients atteints de cancer colorectal et de cancer mammaire, étant peu ou non répondeurs aux traitements de référence.
Procédures
Injection de cellules cancéreuses en sous-cutané (réalisée une fois au début de l'expérimentation, quelques secondes). Mesures tumorales au pied à coulisse et pesées 3x/semaine maxmimum pendant 100 jours (quelques secondes). Injection des traitements en intraveineux (quelques secondes, 1 fois par semaine pendant 3 semaines) et/ou injection de traitement en intrapéritonéal (quelques secondes, 1 fois par semaine pendant 3 semaines).
Impact sur les animaux
Les animaux vont subir une injection de cellules en sous cutané qui entraine un stress à la contention, une douleur à l’injection, la tumeur peut à un certain volume gêner à la locomotion. Les pesées et mesures de tumeurs génèrent un stress pendant plusieurs semaines lors de la contention et éventuellement une gêne, sensibilité au niveau de la tumeur pendant la mesure avec le pied à coulisse. La peau au niveau de la tumeur peut potentiellement ulcérer voire nécroser. L’administration des traitements une fois par semaine par voie intraveineuse et/ou par voie intrapéritonéale va entrainer du stress à la contention, au contact de l'eau et de la douleur peut être ressentie à l’injection.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort 100 jours après le début de la procédure si aucun point limite n’a été atteint avant ce délai. Les animaux seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements des tumeurs, qui seront utilisés par la suite pour différentes analyses.
Remplacement
Les molécules ont été testé préalablement sur des système in vitro (cultures cellulaires). Les interactions entre le métabolisme, les cellules du système immunitaire et la tumeur sont complexes et impactées par différents organes, ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité etc). Même si nous cherchons à développer des méthodes alternatives, tout ceci n’étant encore qu’à un stade très précoce et ne représentant pas l'environnement de la tumeur et sa complexité, l’étude de l’efficacité de potentielles molécules anticancéreuses sur cette tumeur ne peut, pour le moment, se faire que sur organisme entier.
Réduction
Les procédures seront faites sur le nombre minimal d’animaux nécessaires afin de conclure de façon statistiquement fiable à une meilleure efficacité de nos molécules. Pour la comparaison des volumes tumoraux, nous utiliserons un test statistique adapté. Nous aurons besoin de 10 individus par groupe pour notre étude: 2 modèles x 14 groupes x 10 animaux = 280 souris. Le taux de prise étant de 80%, afin d’être sûr d’avoir nos 10 individus par groupe lors de l'implantation, nous rajoutons un pourcentage d’animaux supplémentaires à l’effectif pour chaque modèle, ce qui nous amène à 350 animaux au total.
Raffinement
Pendant 7 jours avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées. Les souris seront observées quotidiennement par le personnel zootechnique qui remplit une fiche de surveillance de l’état général des souris afin de détecter rapidement une souffrance. Les expérimentateurs de notre équipe remplissent un scoring plus détaillé trois fois par semaine voire plus si contact de l'animalerie, afin d’identifier l’atteinte d’un point limite. L’état général des souris sera ainsi suivi et annoté dans le cadre de l’expérimentation grâce à une grille de scoring détaillée. Les expérimentateurs sont formés et expérimentés, ils sont donc à même de détecter très rapidement le moindre signe de douleur afin d’appliquer les meilleures mesures. Un analgésique sera administré aux souris si signes de douleur. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 souris par cage et chaque cage présentera des enrichissements appropriés à la souche de souris (coton de nidation, tunnels pour jeux, maisonnette).
Choix des espèces
Nous souhaitons travailler avec la souris car c’est une espèce sur laquelle de nombreux modèles de cancer ont été développés dont ceux que l’on souhaite étudier. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5 à 6 semaines afin de favoriser la prise tumorale.
Validation préclinique d’un outil théranostique protéique innovant pour le cancer du sein et de l’ovaire
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
403 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, certaines recevant jusqu'à quatre injections d'anti-inflammatoire et six injections d'un produit d'imagerie après la greffe de cellules tumorales. Le développement de la tumeur élargit leur abdomen et le rend, selon le porteur, "sensible à la palpation", avec un inconfort "voire des douleurs sévères". Le marqueur fluorescent testé doit permettre de distinguer les ganglions atteints de ceux qui restent sains lors des chirurgies du cancer du sein, et la même protéine sert de transporteur pour un anticancéreux chez des souris porteuses de tumeurs ovariennes. Le porteur annonce des "avancées majeures" pour le diagnostic ganglionnaire et un traitement qui "réduirait fortement les atteintes aux tissus sains", quand l'élargissement douloureux de l'abdomen figure, lui, parmi les effets attendus du protocole.
Objectifs
Le projet a pour objectif de développer un nouvel outil capable de détecter et de traiter certains cancers de manière ciblée. Dans le cancer du sein, les ganglions lymphatiques sont souvent retirés lors des chirurgies puis analysés afin de vérifier la présence de cellules cancéreuses, ils sont alors dits métastatiques. Cependant, le retrait de ganglions sains peut être inutile et peut réduire l'efficacité de certains traitements faisant appel au système immunitaire. Le premier objectif du projet est d'évaluer un marqueur fluorescent permettant d'identifier les ganglions contenant des cellules cancéreuses. Cette approche pourrait aider les chirurgiens à mieux identifier les ganglions métastatiques à retirer et à préserver ceux qui sont sains, afin d’optimiser l’efficacité de certains traitements. Le second objectif est d'utiliser cette même technologie pour transporter un médicament anticancéreux directement vers les cellules tumorales. L'efficacité de cette stratégie sera comparée à celle du médicament administré seul dans un modèle expérimental de cancer de l'ovaire. Des études préalables sur des cellules issues de patientes permettront de déterminer la dose la plus adaptée avant les expérimentations chez l'animal. À terme, ce projet pourrait contribuer au développement de traitements plus ciblés, limitant les effets sur les tissus sains.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à établir la preuve de concept préclinique de l’efficacité d’une plateforme protéique (i) d’une part en tant qu’agent d’imagerie pour le diagnostic préopératoire d’infiltration ganglionnaire de patientes atteintes d’un adénocarcinome mammaire et (ii) d’autre part en tant que cargo thérapeutique pour la délivrance ciblée de principe actif dans un modèle de cancer épithélial ovarien métastatique avec pour objectif de rendre les chimiothérapies hyperthermiques intrapéritonéales ciblantes pour en améliorer l’efficacité tout en minimisant les effets secondaires. La qualité et l’exhaustivité de cette exérèse est le facteur pronostic le plus déterminant pour la survie de ces patientes. Par ailleurs, la démonstration du drainage lymphatique spécifique du traceur vers les ganglions métastatiques ouvre la voie à un diagnostic préopératoire plus précis : seules les structures réellement atteintes seraient retirées, préservant ainsi les ganglions sains et améliorant l’efficacité ultérieure des immunothérapies thérapeutiques ou de maintien. Le développement de la même protéine en tant que cargo thérapeutique répond quant à lui à l’absence de chimiothérapies ciblantes pour le traitement des cancers ovariens avancés. Contrairement aux traitements actuels non ciblant, ce traitement cible spécifiquement biomarqueur universel des cancers épithéliaux, exprimé sélectivement sur le tissu tumoral et masqué sur le tissu sain, et libère sa charge cytotoxique une fois internalisé par les cellules ciblées. Cette approche réduirait fortement les atteintes aux tissus sains et augmenterait l’efficacité locale du traitement. L’ensemble du projet apporte ainsi des avancées majeures pour la précision du diagnostic ganglionnaire préopératoire et pour le développement de thérapies anticancéreuses plus efficaces et moins invasives.
Procédures
Certains animaux recevront une injection de cellules puis jusqu’à 4 injections d’un anti-inflammatoire et 6 injections d’une molécule pour l’imagerie alors que d’autres ne recevront qu’une injection de cellules et une injection de marqueur. Chaque injection durera un maximum de 30 secondes.
Impact sur les animaux
L’injection, sous anesthésie gazeuse, au niveau de la glande mammaire peut induire une douleur légère. De plus, un stress physique modéré peut être induit au moment des injections intrapéritonéales sous anesthésie gazeuse pour l’imagerie in vivo. Suite à la xénogreffe, les animaux pourront présenter un inconfort voire des douleurs sévères dû au développement tumoral causant un élargissement de leur abdomen le rendant sensible à la palpation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérimentation (prélèvement post-mortem des ganglions lymphatiques et organes). Cela permettra d’évaluer la spécificité du signal fluorescent ex vivo.
Remplacement
Principalement 2 approches sont utilisées pour mimer les événements biologiques associés au développement tumoral : une approche in vitro, basée sur l’utilisation de lignées cellulaires ou de cellules cancéreuses isolées à partir de biopsies, en culture 2D ou 3D et des approches in vivo, basées sur l’utilisation d’animaux de laboratoire, chez lesquels des cellules cancéreuses sont transplantées. Les modèles in vitro ne recréent ni la diversité de l’environnement des tumeurs, ni la difficulté pour le traitement testé d’atteindre les cellules cibles. De plus, il est impossible d’étudier le développement métastatique dans des modèles in vitro. Ces limitations rendent donc incontournable le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouvelles thérapies antitumorales.
Réduction
La taille de l’échantillon, pour ces deux études comparatives, est déterminée via l’application d’une méthodologie statistique et de la bibliographie. L'effectif nécessaire a été déterminé par une analyse de puissance, permettant de garantir l’efficacité ou non des traitements. Le nombre de souris déterminé, permettra de ne pas surdimensionner, et de ne pas utiliser des souris inutilement, ou de sous-dimensionner les deux études (rendant les résultats non exploitables). Les analyses statistiques des résultats obtenus se feront par des comparaisons multiples entre les différents groupes de souris, une moyenne +/- accompagnée d’un écart type. Concernant les deux modèles présentés, le suivi de la croissance tumorale se fera : par imagerie non invasive de luminescence, et de fluorescence ; ce qui permettra de limiter le nombre de souris utilisées. Des études pilotes auront été réalisées en amont pour déterminer les doses idéales de molécule cytotoxique. Pour un travail en aveugle, les souris issues des différents groupes seront mélangées dans les cages. Les prélèvements tissulaires post-mortem seront conservés par inclusion en paraffine à des fins d’étude histologique.
Raffinement
Les grilles de scorings spécifiques sont mises en place pour définir des points limites spécifiques à chaque modèle. Durant toute la période d’expérimentation, l’observation de l’état général des animaux et les pesées seront réalisées quotidiennement. Un analgésique locorégional sera administré avant l'injection, et cette dernière se fera sous anesthésie gazeuse, puis un second analgésique sera administré jusqu'à 3 jours post-injection pour réduire la douleur. Après l’anesthésie, l’animal sera replacé dans sa cage et observé jusqu’à son réveil complet. De plus, durant l’imagerie in vivo, les souris seront aussi anesthésiées, et déposées sur un tapis chauffant à 37°C.
Choix des espèces
Les souris sont le modèle expérimental le plus représentatif des ces pathologies. Nous utiliserons des animaux adultes, sexuellement matures (8-10 semaines)
Génération, maintien et expérimentation de lignées de souris génétiquement modifiées pour l’étude de nouvelles thérapies des maladies rénales. (1/2)
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
Les souris utilisées portent des modifications génétiques touchant des gènes du rein, et des embryons sont également étudiés pour observer les organes en cours de développement. 36 640 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, réparties entre deux établissements. Chacune subit une contention d'une minute pour une biopsie de queue de 1 à 2 millimètres, puis 5, 10 ou 21 jours de traitement administrés en contention à l'état vigile, un prélèvement hebdomadaire de 100 microlitres de sang sous anesthésie gazeuse et des mesures de glycémie à la queue, une rebiopsie par poinçonnage de l'oreille étant prévue en cas d'échec des analyses. Toutes sont tuées pour permettre les prélèvements, et le porteur présente cet effectif comme "une estimation maximale" fixée pour permettre une exploitation statistique des résultats.
Objectifs
Le projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs : l’établissement 1 assurera le maintien des lignées, tandis que nous réaliserons les expérimentations dans l’établissement 2. Ce projet a pour objectif d’explorer les mécanismes biologiques à l’origine de la progression des maladies rénales chroniques, à l’aide de modèles de souris génétiquement modifiés. Ces modèles permettront notamment de tester des approches thérapeutiques innovantes ciblant la régénération, la protection des cellules rénales ou la réduction de l’inflammation et de la formation de tissu cicatriciel (fibrose) qui aggravent la maladie. Ce projet permettra ainsi de valider l’approche pharmacologique dans ces modèles précliniques, avec l’objectif de développer de nouvelles thérapies pour traiter les maladies génétiques rénales, en particulier celles liées à des anomalies des gènes essentiels pour le bon fonctionnement de reins.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mesurer l'effet de ces médicaments pour la restauration de la fonction et du développement rénaux. Ces protocoles permettront de vérifier la possibilité de traiter pharmacologiquement une maladie rénale et pancréatique qui n'ont pas de traitement disponible à l'heure actuelle. Ce projet a pour but d’étudier des mécanismes de maladies rénales et pancréatiques chroniques. Une meilleure compréhension des mécanismes présidant à la destruction du rein par ces affections permettra d’améliorer les traitements à destination des patients atteints par ces maladies.
Procédures
Les animaux subiront une contention d'une minute pendant laquelle une biopsie de queue de 1 à 2 millimètres sera prélevée. Ces gestes seront pratiqués une seule fois. Les souris adultes seront traitées par la voie déterminée. Chaque souris sera soumise à 5, 10 ou 21 jours de traitement (en état vigile en contention) d'un médicament (ou du placebo). Chaque administration va durer moins de 1 minute. Un prélèvement de sang de 100 µl sera réalisé 1 fois par semaine sous anesthésie gazeuse et après application d’un anesthésique local. Le prélèvement du sang dure entre 1 à 2 minutes. Un prélèvement de 1 à 2 µl du sang au niveau de la queue avec un glucomètre est nécessaire pour le suivi de la glycémie. Ce geste va durer moins de 1 minute. Le transfert entre deux animaleries peut causer un stresse aux animaux.
Impact sur les animaux
Contention : peut causer un stress léger de courte durée. Biopsies de queue et tatouage : douleur légère au moment du geste, durée du geste moins d’une minute. En cas de problèmes d’analyses, une rebiopsie à l’oreille peut être réalisée par poinçonnage à l’oreille de l’animal. Administration des composés en différentes voies : douleur légère au moment du geste. Administration des composés par voie orale : inconfort du geste. Prélèvement du sang au niveau de la queue : douleur légère.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour pouvoir réaliser les prélèvements nécessaires aux différentes analyses biologiques.
Remplacement
Nous utilisons en parallèle des cultures de cellules rénales in vitro, qui permettent de cribler et d'évaluer l'efficacité ou la toxicité de composés candidats avant leur validation in vivo. Toutefois, ces modèles ne reproduisent pas fidèlement l'ensemble de la physiologie rénale, ni les interactions entre organes, la pharmacocinétique ou les réponses immunitaires observées chez l'organisme entier. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, de répondre à l'ensemble des questions scientifiques posées.
Réduction
Les cultures de cellules rénales in vitro, le criblage à haut débit, ainsi que l’utilisation de la dose minimale efficace et de la durée de traitement la plus courte possible, permettent de réduire le nombre total d’animaux nécessaires. Le nombre d’animaux indiqué correspond donc à une estimation maximale, définie de manière à permettre une exploitation statistique robuste des résultats.
Raffinement
Les souris seront surveillées régulièrement par le personnel qualifié. Tout comportement anormal sera signalé au responsable du projet. Elles seront hébergées en groupe dans des cages enrichies pour améliorer leur bien-être. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés pendant le traitement. Les souris disposeront également d’éléments d’enrichissement (cellulose, bâtonnets de bois, maisonnette) pour favoriser leur bien-être.
Choix des espèces
La souris est souvent utilisée en recherche scientifique car la formation du rein est similaire à celle observée chez l’humain et on peut modifier certains de ses gènes pour mieux comprendre les maladies. Des souris adultes d’au moins 7 semaines seront utilisées, car à cet âge le rein a fini de se développer. Après au moins une semaine d’adaptation à l’animalerie, les expériences commenceront quand les souris auront 8 semaines afin d’obtenir des résultats comparables. Des embryons seront aussi étudiés afin d’observer les organes pendant le développement embryonnaire.
Elevage et maintien de lignées de souris transgéniques et syngéniques exprimant différent transgènes
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Au sevrage, à partir de 21 jours, chaque jeune souris subit l'amputation d'un fragment de queue de moins de 5 mm pour le génotypage, sans anesthésie générale, une crème anesthésiante étant appliquée avant le geste. 1 920 souris de lignées transgéniques sont utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour l'élevage et le maintien de ces lignées destinées à des travaux sur les maladies du foie. Le porteur décrit les effets de l'amputation comme "généralement de courte durée et sans conséquence durable", tout en prévoyant la mise à mort de toute souris qui perd plus de 15 % de son poids ou dont l'état général reste altéré. Le devenir déclaré porte 1 920 souris tuées, alors que le texte annonce la conservation d'un nombre limité d'entre elles pour la reproduction, les autres pouvant partir vers d'autres projets autorisés ou être tuées.
Objectifs
Le projet vise à mieux comprendre certains mécanismes impliqués dans les maladies du foie, en particulier celles liées au métabolisme et à l’inflammation. Pour cela, des souris présentant des modifications ciblées seront utilisées afin d’étudier le rôle de certaines protéines dans le fonctionnement du foie. Ces travaux permettront d’analyser comment ces protéines influencent l’inflammation, les lésions du foie et leur évolution au cours de la maladie. Les animaux pourront être soumis à des régimes alimentaires spécifiques reproduisant certaines conditions observées chez l’humain. Le projet permettra également d’explorer les liens entre l’intestin et le foie, notamment en étudiant le rôle des bactéries intestinales dans ces maladies. Les animaux feront l’objet d’un suivi régulier afin de s’assurer de leur bon état de santé. Toute altération entraînera une prise en charge adaptée et, si nécessaire, un arrêt anticipé de l’étude afin de limiter toute souffrance. Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au minimum nécessaire. Les méthodes seront optimisées pour limiter l’inconfort, et des approches alternatives seront utilisées chaque fois que possible en complément des expériences chez l’animal. Ces recherches visent à améliorer les connaissances sur les maladies du foie et à contribuer au développement de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le maintien de ces lignées de souris permettra à notre équipe de disposer de modèles fiables pour étudier le rôle de certaines protéines dans le fonctionnement du foie. Ces travaux visent à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies du foie, notamment celles liées à l’alimentation, à l’inflammation et au développement de tumeurs. Ils permettront également d’étudier les interactions entre l’intestin et le foie, ainsi que le rôle des bactéries intestinales dans ces maladies. Les résultats attendus permettront d’identifier de nouveaux indicateurs utiles pour le diagnostic et de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’apparition et l’évolution des maladies du foie. À plus long terme, ces recherches pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies de prévention et de traitement. Le nombre d’animaux utilisés sera limité au strict nécessaire et les conditions expérimentales seront adaptées afin de réduire au maximum leur inconfort, conformément aux principes éthiques en vigueur.
Procédures
Un prélèvement sera réalisé sur les jeunes souris au moment du sevrage (à partir de 21 jours d'âge) afin de déterminer leur génotype et d'assurer le bon maintien des lignées. Ce prélèvement consiste en l'amputation d'un fragment de queue inférieur à 5 mm, permettant d'obtenir une quantité d'ADN suffisante pour les analyses de génotypage. La procédure est réalisée par du personnel formé et expérimenté. Elle nécessite une contention brève de l'animal et dure généralement moins d'une minute par souris. Le prélèvement est effectué à l'aide de matériel adapté et désinfecté afin de limiter les risques de douleur, de saignement et d'infection. Les animaux sont ensuite remis dans leur cage d'origine et font l'objet d'une surveillance particulière afin de détecter toute complication locale éventuelle. Compte tenu du caractère très bref et peu invasif de la procédure, aucune anesthésie générale n'est prévue. Une anesthésie locale par application d'une crème anesthésiante à base de lidocaïne et de prilocaïne (EMLA®) sera réalisée avant le prélèvement conformément aux procédures en vigueur dans l'établissement. Toutes les précautions seront prises pour limiter au maximum l'inconfort des animaux.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés dans ce projet sont destinés uniquement à l’élevage et au maintien des lignées. Aucun phénotype dommageable particulier n’est attendu dans les conditions d’élevage décrites et aucun effet indésirable majeur lié aux caractéristiques génétiques des lignées n’est anticipé. La seule procédure réalisée sur les animaux est le génotypage au moment du sevrage, nécessitant le prélèvement d’un fragment de queue inférieur à 5 mm. Cette intervention peut entraîner une douleur légère et transitoire au moment du prélèvement, ainsi qu’un faible risque de saignement, d’inflammation locale ou de retard de cicatrisation. Ces effets sont généralement de courte durée et sans conséquence durable sur le bien-être des animaux. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par le personnel de l’animalerie et d’un suivi régulier par les expérimentateurs. Une attention particulière sera portée dans les jours suivant le prélèvement afin de détecter toute complication éventuelle au niveau du site de biopsie. Les animaux seront également observés afin de détecter tout signe d’altération de l’état général, de douleur ou de stress. Si un animal présente une complication liée au génotypage, une perte de poids significative, une diminution de l’activité, une altération de l’état général ou tout autre signe de souffrance, des mesures adaptées seront mises en œuvre immédiatement. En cas d’atteinte d’un point limite précoce défini par la grille de surveillance de l’établissement, l’animal sera retiré de la procédure et mis à mort de manière humanitaire afin d’éviter toute souffrance inutile. Toute utilisation future de ces animaux dans un cadre expérimental fera l’objet d’une demande d’autorisation spécifique
Devenir
Après vérification de leurs génotypes, un nombre limité de souris sera conservé afin d’assurer la reproduction et le maintien des lignées. Les autres animaux ne seront pas gardés pour l’élevage. Ils pourront être utilisés dans d’autres projets de recherche autorisés ou, si nécessaire, être euthanasiés. Le choix des animaux conservés sera réalisé par les responsables du projet, en lien avec le personnel de l’animalerie.
Remplacement
Le remplacement complet des souris par des méthodes alternatives (comme des cultures de cellules ou des modèles informatiques) n’est pas possible dans ce projet. En effet, l’objectif est d’étudier des interactions complexes entre plusieurs organes, notamment entre l’intestin et le foie, ainsi que le rôle des bactéries naturellement présentes dans l’organisme. Ces phénomènes ne peuvent pas être reproduits de manière fiable en dehors d’un organisme vivant. L’utilisation de ces modèles animaux est donc nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera limité au strict nécessaire pour assurer le maintien des lignées. La reproduction sera organisée de manière à éviter la production d’animaux en excès. Des méthodes de conservation à long terme (comme la congélation de matériel biologique) seront également utilisées afin de limiter l’élevage sur la durée du projet. Sur l’ensemble du projet (5 ans), le nombre total d’animaux est estimé au maximum à environ 2000 souris. Seul le nombre d’animaux indispensable au maintien des lignées sera conservé. Les animaux supplémentaires pourront être utilisés dans d’autres projets de recherche autorisés ou, si nécessaire, être euthanasiés. Une vérification sera réalisée chez les jeunes animaux afin de s’assurer qu’ils présentent bien les génotypes attendues..
Raffinement
Toutes les mesures seront mises en œuvre pour garantir le bien-être des animaux et limiter leur inconfort. Les souris seront hébergées dans des conditions adaptées, avec du matériel d’enrichissement leur permettant de se cacher et de construire un nid. Les paramètres d’élevage (température, humidité, cycle lumineux, alimentation et abreuvement) seront contrôlés et conformes aux recommandations en vigueur. Les animaux seront observés quotidiennement par le personnel qualifié afin de vérifier leur état de santé et de détecter rapidement tout signe de malaise ou de stress. Leur poids sera suivi régulièrement. Une attention particulière sera portée à l’état général des animaux, à leur comportement, à leur activité locomotrice, à la prise alimentaire et hydrique ainsi qu’à l’aspect du site de prélèvement réalisé pour le génotypage. Les manipulations seront réalisées par du personnel formé, en limitant leur durée et leur fréquence afin de réduire le stress. Des points limites précoces seront appliqués afin d’éviter toute souffrance inutile. Tout animal présentant une perte de poids supérieure à 15 % par rapport à son poids de référence, une altération persistante de l’état général, une diminution marquée de l’activité, des signes de douleur ou de détresse, une absence prolongée de prise alimentaire ou hydrique, une blessure non cicatrisante, une infection ou une complication persistante au niveau du site de prélèvement fera l’objet d’une évaluation immédiate. Si l’état de l’animal ne peut être rapidement amélioré ou si un point limite précoce défini par la grille de surveillance de l’établissement est atteint, l’animal sera retiré de la procédure et mis à mort de manière humanitaire conformément aux procédures en vigueur dans l’établissement. L’ensemble du projet est conçu pour réduire au maximum l’inconfort des animaux et assurer leur prise en charge dans le respect des règles éthiques et réglementaires.
Choix des espèces
La souris est utilisée dans ce projet car elle constitue un modèle adapté pour étudier le fonctionnement du foie et certaines maladies humaines. Elle permet notamment d’analyser le rôle de certains facteurs dans l’organisme ainsi que les interactions entre différents organes, comme l’intestin et le foie. La reproduction est réalisée uniquement avec des animaux adultes, âgés d’au moins deux mois.
Génération, maintien et expérimentation de lignées de souris génétiquement modifiées pour l’étude de nouvelles thérapies des maladies rénales. (2/2)
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
Biopsiées à la queue sur un à deux millimètres après une minute de contention, traitées ensuite pendant 5, 10 ou 21 jours en état vigile sous contention, prélevées de 100 microlitres de sang une fois par semaine sous anesthésie gazeuse, les souris de ce projet sont 36 640, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet génère et maintient des lignées génétiquement modifiées pour tester des traitements des maladies rénales chroniques, en circulant entre deux établissements, un transfert dont le porteur écrit lui-même qu'il "peut causer un stresse aux animaux". Une rebiopsie par poinçonnage de l'oreille est prévue en cas de problème d'analyse. L'effectif de 36 640 n'est justifié que comme "une estimation maximale, définie de manière à permettre une exploitation statistique robuste des résultats".
Objectifs
Le projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs : l’établissement 1 assurera le maintien des lignées, tandis que nous réaliserons les expérimentations dans l’établissement 2. Ce projet a pour objectif d’explorer les mécanismes biologiques à l’origine de la progression des maladies rénales chroniques, à l’aide de modèles de souris génétiquement modifiés. Ces modèles permettront notamment de tester des approches thérapeutiques innovantes ciblant la régénération, la protection des cellules rénales ou la réduction de l’inflammation et de la formation de tissu cicatriciel (fibrose) qui aggravent la maladie. Ce projet permettra ainsi de valider l’approche pharmacologique dans ces modèles précliniques, avec l’objectif de développer de nouvelles thérapies pour traiter les maladies génétiques rénales, en particulier celles liées à des anomalies des gènes essentiels pour le bon fonctionnement de reins.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mesurer l'effet de ces médicaments pour la restauration de la fonction et du développement rénaux. Ces protocoles permettront de vérifier la possibilité de traiter pharmacologiquement une maladie rénale et pancréatique qui n'ont pas de traitement disponible à l'heure actuelle. Ce projet a pour but d’étudier des mécanismes de maladies rénales et pancréatiques chroniques. Une meilleure compréhension des mécanismes présidant à la destruction du rein par ces affections permettra d’améliorer les traitements à destination des patients atteints par ces maladies.
Procédures
Les animaux subiront une contention d'une minute pendant laquelle une biopsie de queue de 1 à 2 millimètres sera prélevée. Ces gestes seront pratiqués une seule fois. Les souris adultes seront traitées par la voie déterminée. Chaque souris sera soumise à 5, 10 ou 21 jours de traitement (en état vigile en contention) d'un médicament (ou du placebo). Chaque administration va durer moins de 1 minute. Un prélèvement de sang de 100 µl sera réalisé 1 fois par semaine sous anesthésie gazeuse et après application d’un anesthésique local. Le prélèvement du sang dure entre 1 à 2 minutes. Un prélèvement de 1 à 2 µl du sang au niveau de la queue avec un glucomètre est nécessaire pour le suivi de la glycémie. Ce geste va durer moins de 1 minute. Le transfert entre deux animaleries peut causer un stresse aux animaux.
Impact sur les animaux
Contention : peut causer un stress léger de courte durée. Biopsies de queue et tatouage : douleur légère au moment du geste, durée du geste moins d’une minute. En cas de problèmes d’analyses, une rebiopsie à l’oreille peut être réalisée par poinçonnage à l’oreille de l’animal. Administration des composés en différentes voies : douleur légère au moment du geste. Administration des composés par voie orale : inconfort du geste. Prélèvement du sang au niveau de la queue : douleur légère.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour pouvoir réaliser les prélèvements nécessaires aux différentes analyses biologiques.
Remplacement
Nous utilisons en parallèle des cultures de cellules rénales in vitro, qui permettent de cribler et d'évaluer l'efficacité ou la toxicité de composés candidats avant leur validation in vivo. Toutefois, ces modèles ne reproduisent pas fidèlement l'ensemble de la physiologie rénale, ni les interactions entre organes, la pharmacocinétique ou les réponses immunitaires observées chez l'organisme entier. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, de répondre à l'ensemble des questions scientifiques posées.
Réduction
Les cultures de cellules rénales in vitro, le criblage à haut débit, ainsi que l’utilisation de la dose minimale efficace et de la durée de traitement la plus courte possible, permettent de réduire le nombre total d’animaux nécessaires. Le nombre d’animaux indiqué correspond donc à une estimation maximale, définie de manière à permettre une exploitation statistique robuste des résultats.
Raffinement
Les souris seront surveillées régulièrement par le personnel qualifié. Tout comportement anormal sera signalé au responsable du projet. Elles seront hébergées en groupe dans des cages enrichies pour améliorer leur bien-être. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés pendant le traitement. Les souris disposeront également d’éléments d’enrichissement (cellulose, bâtonnets de bois, maisonnette) pour favoriser leur bien-être.
Choix des espèces
La souris est souvent utilisée en recherche scientifique car la formation du rein est similaire à celle observée chez l’humain et on peut modifier certains de ses gènes pour mieux comprendre les maladies. Des souris adultes d’au moins 7 semaines seront utilisées, car à cet âge le rein a fini de se développer. Après au moins une semaine d’adaptation à l’animalerie, les expériences commenceront quand les souris auront 8 semaines afin d’obtenir des résultats comparables. Des embryons seront aussi étudiés afin d’observer les organes pendant le développement embryonnaire.
Effets thérapeutiques des molécules issues de grenouille dans les leucémies aiguës myéloïdes
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
796 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyser rate et moelle osseuse, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. 140 d'entre elles reçoivent une injection dans le ventre préparant la moelle osseuse, puis des cellules tumorales par voie intraveineuse sous anesthésie, puis deux à sept prélèvements de sang à la joue. 500 autres suivent ce schéma avant jusqu'à deux séries de trois injections, de chimiothérapie, de solution inactive ou des molécules testées, et 96 reçoivent des cellules tumorales d'abord traitées in vitro. Ces molécules viennent des sécrétions cutanées d'une grenouille amazonienne employées dans un rituel traditionnel, et le porteur écrit avoir besoin de souris "fortement immunodéprimées" pour que les cellules leucémiques humaines greffées ne soient pas éliminées, ces lignées étant selon lui "indispensables" à ses études.
Objectifs
Ce projet étudie les effets possibles contre certains cancers du sang, provenant des sécrétions d’une grenouille amazonienne. Ces sécrétions sont utilisées dans un rituel traditionnel. Les premières recherches ont montré que ces sécrétions contiennent des petites molécules appelées peptides qui sont capables de tuer des cellules leucémiques en laboratoire. Des expériences réalisées chez la souris ont également montré que ces substances peuvent tuer certaines cellules cancéreuses, sans endommager les cellules saines de l’animal. L’objectif du projet est de comprendre comment ces molécules agissent, d’identifier précisément celles qui sont responsables de cet effet et enfin de vérifier aussi si ces substances pourraient aider l’organisme à lutter contre ces cancers du sang.
Bénéfices attendus
Ce rituel est devenu très populaire ces trente dernières années et est maintenant pratiqué partout dans le monde, bien au-delà de ses origines traditionnelles. Les bénéfices attendus de ces travaux sont principalement scientifiques et médicaux. Ils pourraient permettre de mieux comprendre l’action de ces molécules naturelles et d’identifier leurs potentiels. À plus long terme, ces recherches pourraient contribuer au développement de nouvelles approches de traitement pour certains cancers, une maladie grave contre laquelle il existe encore peu de traitements efficaces.
Procédures
• 140 souris recevront une injection dans le ventre (secondes/injection) un médicament qui prépare la moelle osseuse à recevoir les cellules tumorales. Puis, le jour d’après ces souris anesthésiées, recevront des cellules tumorales en intra-veineuse (5 à 10 secondes/injection), puis 3 semaines plus tard, des prélèvements de sang à la joue (moins d’une minute/prélèvement), espacées d’1 à 2 semaines (2 à 7 prélèvements). • 500 souris recevront une injection dans le ventre (quelques secondes par injection) d'un médicament permettant de préparer leur moelle osseuse à recevoir des cellules tumorales. Le lendemain, sous anesthésie, elles recevront une injection de ces cellules dans le sang (5 à 10 secondes). Deux semaines plus tard, elles participeront à la suite de l'étude, qui pourra comprendre jusqu'à deux séries de traitement. Chaque série comportera trois injections, réalisées à 48 heures d'intervalle. Les injections sont les suivants : 1/ injection de solution inactive (200 souris), dans la peau (quelques secondes/injection), 2/ injection d’une chimiothérapie (50 souris) dans le sang (5 à 10 secondes /injection) 3/ injection de nos molécules (250 souris) dans la peau (quelques secondes /injection), • 96 souris recevront des cellules tumorales traitées in vitro (1 injection) sous la peau (quelques secondes/injection). Puis au moins 1 semaine plus tard, ces souris recevront des cellules tumorales dans le sang (5 à 10 secondes/injection) sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sont les suivants : • Les injections peuvent entraîner un stress transitoire dû à la contention ainsi qu'une douleur légère au site d'injection. • Les prélèvements sanguins au niveau de la veine vont générer un stress transitoire et une légère douleur liée à la contention et à la ponction. • Les produits testés peuvent provoquer, pendant environ deux heures, une baisse temporaire de la température du corps ainsi qu'un état de grande fatigue avec une diminution des mouvements. Ces effets sont réversibles et les animaux retrouvent ensuite un comportement normal. Afin d'assurer leur confort, les souris seront hébergées dans une cage comportant un espace chauffé, qu'elles pourront utiliser librement selon leurs besoins. En l’absence de récupération, les animaux seront mis à mort • La progression du cancer chez les souris peut entraîner une altération de l'état général se manifestant notamment par une diminution de l'activité, une perte de poids, un aspect voûté et un pelage ébouriffé. Si ces signes apparaissent les souris sont immédiatement mises à mort. • L’administration de la chimiothérapie n’entraine pas de souffrance compte tenu de la courte durée du traitement (une semaine) et de la dose délivrée. Néanmoins, une surveillance attentive sera réalisée afin de détecter tout signe d’altération de l’état général, notamment une diminution de l’activité, une perte de poids, une posture voûtée ou un pelage ébouriffé. En cas d’apparition de ces signes, les animaux seront immédiatement mis à mort.
Devenir
L’ensemble des procédures requiert une mise à mort des animaux du fait que les analyses seront réalisées sur différents tissus (rate, moelle osseuse).
Remplacement
Certaines cellules cancéreuses humaines ne peuvent pas être étudiées correctement uniquement en laboratoire et doivent être observées dans un organisme vivant. De plus, les molécules étudiées pourraient aider l'organisme à lutter contre le cancer en agissant sur le système immunitaire. Pour comprendre leur mode d'action, il est donc nécessaire de les étudier dans un modèle vivant. Les expériences réalisées uniquement sur des cellules en laboratoire ne permettent pas de reproduire toutes les réactions du corps humain. Par ailleurs, il n'est pas éthiquement acceptable de réaliser directement ce type d'étude expérimentale chez l'Homme, car les bénéfices et les risques de ces molécules ne sont pas encore connus. Les résultats obtenus chez la souris permettront d'apporter une première preuve de l'intérêt de cette approche et pourront contribuer à évaluer son potentiel avant d'envisager de futures études chez l'Homme.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à l’expérimentation : 1/Le nombre de souris par groupe a été défini en tenant compte de la variabilité de la prise de greffe des cellules leucémiques humaines dans ce modèle. Cet effectif permet ainsi de garantir une puissance expérimentale suffisante tout en respectant le principe de réduction du nombre d’animaux utilisés. ; 2/ nous testerons les différentes conditions expérimentales en même temps pour que le groupe contrôle puisse servir à toutes les analyses ; 3/nous utiliserons de souris mâles et femelles générées au cours de notre élevage
Raffinement
Afin de limiter le stress, la douleur et l’inconfort, toutes les procédures seront réalisées par du personnel formé et expérimenté. • Les manipulations seront rapides afin de limiter la contention. L’identification par un petit trou dans l’oreille peut entraîner une légère rougeur temporaire, mais permet une identification fiable tout en réduisant les manipulations répétées. • L’injection du produit préparant la moelle osseuse à la greffe sera réalisée en quelques secondes. • Les cellules leucémiques seront injectées par voie intraveineuse sous anesthésie gazeuse. Cette injection sera réalisée lentement (5 à 10 secondes) afin de limiter les risques liés à la procédure. • Les prélèvements sanguins (50 µl maximum) seront réalisés au niveau de la joue, en quelques secondes, à l’aide d’une petite lancette, méthode rapide et peu inconfortable. • Les produits testés peuvent provoquer pendant environ deux heures une baisse temporaire de la température corporelle et une diminution de l’activité. Ces effets sont réversibles. Les souris disposeront d’une zone chauffée accessible librement. • Les souris seront observées quotidiennement et pesées chaque semaine afin de détecter tout signe de souffrance. Des critères d’arrêt stricts sont définis : toute souris présentant des signes de souffrance (immobilité, diminution de l’activité, difficultés à marcher, poils hérissés, faible réactivité) ou une progression importante de la maladie sera immédiatement euthanasiée. Aucun effet inattendu n’a été observé lors des expérimentations précédentes.
Choix des espèces
Ce projet vise à étudier l’effet des molécules présentes dans les sécrétions de la peau de la grenouille sur des cellules responsables d’un cancer du sang appelé leucémie aiguë myéloïde (LAM). Les cellules de LAM provenant de patients se développent difficilement en culture in vitro et meurent rapidement dans ces conditions. L’utilisation d’un modèle animal est donc nécessaire afin de permettre le développement de ces cellules La souris a été choisie comme modèle animal car il s’agit d’un mammifère partageant une grande partie de ses gènes avec l’Homme. Elle présente également de nombreuses similitudes au niveau du système sanguin et immunitaire, permettant de reproduire certains aspects de la leucémie aiguë myéloïde (LAM), notamment la prolifération des cellules leucémiques et leur développement dans l’organisme. Des modèles de souris fortement immunodéprimées sont également disponibles. Ces modèles sont indispensables pour nos études car ils permettent la greffe et le développement de cellules leucémiques humaines, qui seraient normalement éliminées par le système immunitaire d’une souris non immunodéprimée. La souris est ainsi un modèle largement utilisé en recherche sur les cancers du sang et permet d’évaluer l’efficacité et la tolérance de nouveaux traitements dans un organisme vivant avant d’envisager une application chez l’Homme. Les souris, mâles et femelles, âgées entre 10 semaines et 9 mois, seront adultes.
Évaluation de l’efficacité d’une stratégie thérapeutique combinant le traitement standard à un anticorps dans le cas du cancer colorectal
- Recherche appliquée
- Cancers
1 764 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune recevant jusqu'à quinze injections en six semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie reçoit une injection unique de cellules cancéreuses colorectales sous la peau, une autre une greffe de ces cellules par une chirurgie de dix minutes sous anesthésie, avant chimiothérapie deux fois par semaine et deux anticorps selon des rythmes distincts, puis un prélèvement de sang terminal. Le porteur annonce des effets indésirables "très limités" tout en décrivant une ulcération cutanée possible au-dessus de la tumeur, une perte de poids et une diarrhée sous chimiothérapie. Le bénéfice, lui, tient à un pas de plus vers un développement clinique, appuyé sur des résultats obtenus dans le cancer du foie, le porteur se disant "convaincus" de l'intérêt thérapeutique de sa cible.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier la combinaison du traitement standard du cancer colorectal avancé (CCR) dans un 1er temps puis du cancer colorectal métastasique (CCRm) dans un 2ème temps et un anticorps, pour une meilleure prise en charge des CCR et CCRm. Le cancer colorectal entraîne plus de 900 000 décès chaque année, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité liée au cancer à l’échelle mondiale. En situation avancée ou métastasique, le traitement de première intention repose généralement sur l’utilisation d’une chimiothérapie et en seconde ligne, on peut recourir à une thérapie ciblée. Cependant, seuls 15% des patients répondent à la chimiothérapie et environ 30% lors de l’ajout de la thérapie ciblée. Il y a donc un besoin urgent d’améliorer les thérapies actuelles. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers. Nous avons montré dans le cancer du foie que notre anticorps pouvait réduire la taille des tumeurs. L’objectif de notre projet est d’étendre nos recherches au CCR et au CCRm afin d’évaluer l’efficacité de notre anticorps dans ce cancer. Nous allons évaluer l’efficacité de la combinaison du traitement actuellement utilisé pour les CCR et CCRm avec notre anticorps par rapport au traitement standard seul sur la croissance tumorale.
Bénéfices attendus
Notre étude vise à étudier l’efficacité d’une combinaison thérapeutique associant le traitement de référence du cancer colorectal et notre anticorps afin d’optimiser le traitement de ce cancer. Les résultats de ce projet permettront d’envisager l’utilisation de notre anticorps en combinaison avec le traitement de référence. En vus de nos précédents résultats sur le cancer du foie ainsi que la fibrose du foie, nous sommes convaincus que le ciblage de notre cible par un anticorps peut avoir un intérêt thérapeutique pour le traitement de différentes pathologies, notamment différents cancers. Cette étude devrait permettre de faire un nouveau pas vers le développement clinique de nouvelles thérapies et ainsi contribuer à améliorer la prise en charge des patients à l’avenir pour le traitement du cancer colorectal.
Procédures
Une partie des animaux de ce projet seront soumis à une injection unique sous la peau de cellules cancéreuses de CCR. Cette injection prend environ une minute à être réalisée sur animaux anesthésiés. Une autre partie des animaux seront soumis à une petite chirurgie permettant la greffe de cellules cancéreuses de CCR. Cette intervention prend environ 10 minutes à être réalisée sur animaux anesthésiés et analgésiés. Les animaux recevront un traitement par chimiothérapie 2 fois par semaine ou d’un anticorps 2 fois par semaine et d’un second anticorps 1 fois toutes les 2 semaines pendant 6 semaines par injection (total de 15 injections en 6 semaines par souris). Ces injections sont réalisées sur animaux vigiles et prend moins d’une minute à être réalisées. Les animaux subiront un prélèvement de sang terminal sur animal anesthésié et est réalisé en environ 1 minute.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sont très limités. Pour les souris injectées sous la peau, la croissance de la tumeur peut entrainer l’apparition d’une ulcération cutanée. Un stress physique lors de la manipulation et de la contention nécessaires à l’injection des traitements sont attendus. Les injections répétées induisent une douleur légère et transitoire liée à la piqûre de l’aiguille. Le traitement par chimiothérapie peut entrainer une perte de poids de la souris et de diarrhée. Nous nous attendions également à une diminution de la croissance tumoral en présence des traitements.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (tumeurs) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.
Réduction
Afin de réduire la quantité de groupes d’étude, nous prévoyons d’adopter une démarche pas-à-pas, en améliorant au fur et à mesure les conditions d’étude de notre anticorps. Les tailles d’effectifs ont été déterminées grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.
Raffinement
Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification, des briques de tremble à ronger, un tunnel pour se cacher, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Les animaux sont observés quotidiennement et seront placés dans des cages ventilées en groupe sociaux. Au cours de la période d’acclimatation de 14 jours, les souris seront laissées 1 semaine sans manipulation puis habituées au contact des expérimentateurs. Les animaux seront maintenus en conditions d’hébergement strictement contrôlées, dans des cages stériles et utilisation de matériel stérile afin de limiter le risque infectieux. Nous utiliserons également des anesthésiques et des analgésiques si besoin.
Choix des espèces
Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques actuellement prescrites chez l’homme. C’est actuellement le modèle le plus pertinent en termes d’homogénéité et de reproductibilité dont nous disposons pour l’étude de cette pathologie. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines minimum. Il est préférable de greffer les cellules sur des animaux adultes afin que les tumeurs grandissantes entravent le moins possible leur capacité de mouvement.
Élevage et maintien de lignées de souris génétiquement modifiées utilisées pour l’étude des mécanismes de développement des maladies du foie et du cancer hépatique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Les deux lignées maintenues dans ce projet développent spontanément un cancer du foie à un âge précoce, l'une portant un gène qui en favorise l'apparition. 960 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour un projet qui se limite à élever et conserver ces lignées, toute expérimentation ultérieure devant faire l'objet d'une autre demande. Le génotypage prélève moins de 5 mm au bout de la queue avant l'âge de douze jours, sous crème anesthésiante et sans anesthésie générale, et le porteur indique que les tumeurs du foie peuvent apparaître entre 6 et 12 mois avec perte de poids, baisse d'activité, posture anormale et signes de douleur, les souris étant tuées dès la suspicion forte de tumeur. Le champ structuré du devenir annonce 960 mises à mort, tandis que la narration prévoit qu'une partie sera conservée pour le renouvellement des lignées et que les autres seront tuées ou "réutilisés dans le cadre d'un autre projet dûment autorisé".
Objectifs
Le projet a pour objectif d’assurer le maintien de deux lignées de souris génétiquement modifiées. Ces souris développent spontanément un cancer du foie à un âge précoce. L’une des lignées exprime un gène favorisant l’apparition du cancer, tandis que l’autre exprime en plus une protéine susceptible de moduler l’inflammation et le stress cellulaire. Ce projet concerne uniquement l’élevage et la conservation de ces lignées, notamment en vue de leur préservation à long terme ou de futures études scientifiques. Toute expérimentation ultérieure fera l’objet d’une demande d’autorisation spécifique. Ce travail s’inscrit dans les recherches de notre équipe visant à mieux comprendre les mécanismes du cancer du foie et à évaluer le rôle potentiel de cette protéine dans son développement.
Bénéfices attendus
Le maintien de ces lignées de souris permettra à notre équipe de disposer de modèles fiables pour mieux comprendre le développement du cancer du foie. Ces modèles aideront à étudier le rôle d’une protéine susceptible d’influencer l’apparition et l’évolution de la maladie. À terme, ces travaux pourraient contribuer à identifier de nouveaux outils pour mieux diagnostiquer ce cancer et à explorer de nouvelles pistes de traitement. L’objectif est d’améliorer les connaissances sur les mécanismes du cancer du foie afin de favoriser le développement de stratégies thérapeutiques plus efficaces.
Procédures
La première portée de chaque couple sera testée afin de vérifier que les petits possèdent bien les caractéristiques génétiques attendues. Ce contrôle sera réalisé avant l’âge de 12 jours (généralement vers 8 jours). Il consistera en un très petit prélèvement à l’extrémité de la queue (moins de 5 mm), permettant d’analyser l’ADN et de confirmer le statut génétique des animaux. Ce geste est rapide et permet d’obtenir une quantité suffisante de matériel pour effectuer les analyses nécessaires. La procédure sera réalisée par du personnel formé et expérimenté. Elle nécessite une contention brève de l'animal et dure généralement moins d'une minute par souris. Le prélèvement est effectué à l'aide de matériel adapté et désinfecté afin de limiter les risques de douleur, de saignement et d'infection. Les animaux sont ensuite remis dans leur cage d'origine et font l'objet d'une surveillance particulière afin de détecter toute complication locale éventuelle. Compte tenu du caractère très bref et peu invasif de la procédure, aucune anesthésie générale n'est prévue. Une anesthésie locale par application d'une crème anesthésiante à base de lidocaïne et de prilocaïne (EMLA®) sera réalisée avant le prélèvement conformément aux procédures en vigueur dans l'établissement. Toutes les précautions seront prises pour limiter au maximum l'inconfort des animaux.
Impact sur les animaux
Chez certaines souris de ce projet, des tumeurs hépatiques peuvent apparaître entre 6 et 12 mois d’âge. Il s’agit du principal effet indésirable attendu. Le développement tumoral peut s’accompagner d’une altération progressive de l’état général, incluant une perte de poids, une diminution de l’activité, une baisse de la prise alimentaire et hydrique, une posture anormale, ainsi que des signes de douleur ou d’inconfort. Ces manifestations sont susceptibles de s’aggraver avec la progression de la maladie. Les animaux seront surveillés régulièrement par observation et examen afin de détecter précocement tout signe clinique évocateur de développement tumoral ou de détérioration de l’état général. Par mesure de précaution et de raffinement, les souris seront euthanasiées dès la suspicion forte ou la confirmation clinique de tumeur afin de limiter l’inconfort. Par ailleurs, les interventions liées au maintien des lignées, notamment le génotypage, consistent en un prélèvement d’un fragment terminal de queue au moment du sevrage. Cette procédure peut entraîner une douleur légère et transitoire au moment du prélèvement, ainsi qu’un risque limité de saignement, d’inflammation locale ou de retard de cicatrisation. Ces effets seront généralement de courte durée et sans conséquence durable sur le bien-être des animaux. Les souris ne présentant pas le facteur favorisant le cancer ne développent pas d’effet indésirable particulier dans les conditions d’élevage décrites.
Devenir
Après vérification des caractéristiques génétiques, une partie des animaux sera conservée pour assurer le renouvellement et le maintien des lignées. Les autres animaux seront soit euthanasiés selon les procédures en vigueur, soit réutilisés dans le cadre d’un autre projet dûment autorisé, en fonction des besoins de l’établissement et des possibilités de réutilisation. La décision de conservation ou de réutilisation sera prise par le responsable du projet en concertation avec le personnel de l’animalerie.
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer complètement l’utilisation de souris par des méthodes alternatives réalisées en laboratoire ou par informatique. En effet, le développement du cancer du foie dépend d’interactions complexes entre différents types de cellules et de leur environnement dans l’organisme entier. Ces phénomènes ne peuvent pas être reproduits de manière fiable à l’aide de cultures cellulaires ou de modèles informatiques. L’étude nécessite donc un modèle animal permettant d’observer l’évolution de la maladie dans un organisme vivant.
Réduction
Le nombre d’animaux sera strictement limité au minimum nécessaire pour assurer le maintien des lignées. Les reproductions seront planifiées afin d’éviter la naissance d’un nombre excessif de souris et de limiter autant que possible celles susceptibles de développer des tumeurs. Seuls les animaux indispensables au maintien des lignées seront conservés. Afin de réduire encore le nombre d’animaux élevés à l’avenir, du matériel reproductif (embryons ou spermatozoïdes) sera conservé à très basse température. Cette méthode permettra de préserver les lignées sans avoir à maintenir en permanence un grand nombre de souris.
Raffinement
Les souris seront observées chaque jour afin de surveiller leur état général. La présence éventuelle de tumeurs sera recherchée régulièrement par un examen simple et non douloureux. Des points limites précoces sont définis afin de prévenir toute souffrance inutile. Ils incluent notamment une perte de poids significative, une altération de l’état général, une diminution de l’activité, une posture anormale, une baisse de la prise alimentaire ou hydrique, ou tout signe de douleur ou de détresse. Toute atteinte de ces critères entraînera une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, sa mise à mort humanitaire. Dès qu’une tumeur est détectée ou fortement suspectée, l’animal sera euthanasié afin d’éviter toute douleur, stress ou inconfort. Lorsque des analyses complémentaires seront nécessaires, des méthodes non invasives, telles que la collecte de fèces ou d’urine, sont privilégiées. Les souris sont hébergées dans des conditions adaptées et enrichies afin de favoriser leur bien-être tout au long du projet.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle permet d’étudier de manière fiable le développement des tumeurs du foie, avec des mécanismes proches de ceux observés chez l’homme. Les lignées utilisées permettent de reproduire l’apparition de tumeurs de façon contrôlée, ce qui aide à mieux comprendre la maladie et à tester de nouvelles stratégies de prévention ou de traitement.
Étude de l’impact d’une protéine humaine sur le développement du cancer colorectal associé à une inflammation chronique de l’intestin
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
130 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection unique d'une substance chimique qui initie le développement tumoral, une substance dans l'eau de boisson pour modifier leur flore intestinale, une administration orale d'une suspension de micro-organismes intestinaux, et des prélèvements de sang et de matières fécales. Le porteur décrit une diarrhée parfois hémorragique, une perte de poids, des douleurs abdominales et une déshydratation lors des phases d'induction de l'inflammation, puis une altération progressive de l'état général à mesure que les lésions tumorales du côlon apparaissent. Les bénéfices sont renvoyés au long terme, sous forme de "nouvelles pistes" de prévention du cancer du côlon chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, tandis que les atteintes décrites, elles, sont au programme.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, provoquent une inflammation durable de la paroi intestinale et augmentent le risque de développer un cancer du côlon. Les micro-organismes naturellement présents dans l’intestin jouent un rôle important dans ce processus : certains déséquilibres peuvent favoriser l’inflammation et le développement de tumeurs, tandis que d’autres peuvent contribuer à protéger l’intestin. Ce projet vise à étudier le rôle d’une protéine humaine impliquée dans le contrôle de l’inflammation et dans les interactions entre l’organisme et les micro-organismes intestinaux. Des résultats préliminaires suggèrent que cette protéine pourrait limiter l’inflammation et réduire le risque de cancer du côlon. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans cette protection et de déterminer si les effets observés sont liés aux modifications des micro-organismes intestinaux. Pour cela, un modèle de souris reproduisant le développement progressif d’un cancer du côlon associé à une inflammation chronique de l’intestin sera utilisé.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mieux comprendre le lien entre les micro-organismes présents dans l’intestin, l’inflammation chronique et le développement du cancer du côlon. Il permettra d’évaluer si une protéine humaine impliquée dans la régulation de l’inflammation joue un rôle protecteur contre le développement de ce cancer, et d’identifier les mécanismes associés aux bactéries intestinales, au métabolisme ou au système immunitaire qui pourraient constituer de nouvelles pistes pour des stratégies de prévention ou de prise en charge. Le projet cherchera également à déterminer si cet effet protecteur peut être transmis en modifiant les micro-organismes intestinaux. À long terme, ces résultats pourraient contribuer au développement de nouvelles approches pour prévenir le cancer du côlon chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
Procédures
Les animaux seront soumis à une série d’interventions non chirurgicales visant à étudier le développement d’un cancer du côlon associé à une inflammation intestinale. Ces interventions comprennent une injection unique d’une substance chimique destinée à initier le développement tumoral, l’administration orale d’une substance destinée à modifier les micro-organismes intestinaux (administrée dans l’eau de boisson sur des périodes limitées et définies), une administration orale unique d’une suspension de micro-organismes intestinaux, ainsi que des prélèvements de sang et de matières fécales. Les administrations orales seront réalisées selon un calendrier expérimental défini comprenant plusieurs cycles sur une période de quelques semaines à quelques mois. Les prélèvements de sang seront effectués à un nombre limité de reprises à l’aide de techniques couramment utilisées chez la souris, et les prélèvements de matières fécales seront réalisés de manière non invasive. Aucune intervention chirurgicale n’est prévue. À l’issue de l’étude ou lors de l’atteinte des critères définis, les animaux seront mis à mort afin de permettre l’analyse des tissus.»
Impact sur les animaux
Le modèle utilisé peut entraîner une inflammation intestinale se traduisant par une diarrhée, parfois hémorragique, une perte de poids, une altération de l’état général, une diminution de l’activité, des douleurs abdominales et une déshydratation en cas d’atteinte plus sévère. Ces effets sont principalement observés lors des phases d’induction de l’inflammation. L’injection intrapéritonéale de la substance chimique utilisée pour initier le modèle peut provoquer un stress transitoire lié à la contention et à l’injection. Les administrations par voie orale réalisées dans le cadre des transplantations peuvent également entraîner un stress bref et, de manière exceptionnelle, un risque de fausse route. À plus long terme, le développement de lésions tumorales colorectales peut entraîner une altération progressive de l’état général, associée à une perte de poids, une diminution de l’activité et des signes de fatigue ou d’inconfort.»
Devenir
À l’issue des procédures expérimentales, l’ensemble des animaux sera euthanasié afin de permettre la collecte des tissus nécessaires aux analyses prévues dans le projet. Aucun animal ne sera maintenu en vie après la phase expérimentale, la finalité scientifique reposant sur l’étude tissulaire post-mortem.
Remplacement
Le projet vise à étudier comment la protéine REG3A protège contre le cancer du côlon associé à l’inflammation. Ce processus implique des interactions complexes entre l’intestin, le système immunitaire, le microbiote et les tissus environnants. Les méthodes in vitro (cellules en culture ou organoïdes) ou les simulations informatiques ne permettent pas de reproduire cette complexité ni d’étudier la progression de la maladie dans un organisme entier. Le modèle de souris utilisé permet d’observer toutes ces interactions dans un contexte vivant et de tester de manière fiable l’effet de REG3A sur la prévention et la progression des lésions intestinales. Les expériences animales sont donc indispensables pour atteindre les objectifs du projet, aucun modèle alternatif ne permettant actuellement de répondre à ces questions..
Réduction
Le nombre de souris utilisé a été déterminé à l’aide de logiciels de calcul statistique adaptés, afin de garantir la robustesse des analyses tout en utilisant le plus petit nombre d’animaux possible. Cette approche permet d’obtenir des résultats fiables tout en respectant le principe de réduction. Les animaux seront utilisés de manière optimisée, notamment par la réalisation de plusieurs analyses sur les mêmes individus lorsque cela est possible, afin d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires. L’ensemble des conditions expérimentales est standardisé afin de limiter les variations biologiques non pertinentes et de réduire ainsi le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.
Raffinement
Toutes les procédures sont conçues pour réduire au maximum le stress et l’inconfort des souris tout en permettant d’obtenir des résultats scientifiques fiables. Les animaux sont observés chaque jour, y compris les week-ends et jours fériés, afin de détecter précocement tout signe de douleur, de malaise ou d’altération de l’état général (perte de poids, comportement anormal, isolement, poil hérissé). L’évaluation du bien-être repose sur une grille de points limites définie permettant une appréciation objective de l’état des animaux et la mise en œuvre de mesures adaptées en cas d’atteinte de ces critères. Les manipulations nécessaires (pesées, prélèvements ou autres gestes techniques) sont réalisées par du personnel formé, de manière rapide et avec un minimum de contention afin de limiter le stress. Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies afin de favoriser les comportements naturels et améliorer leur bien-être.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies car elles sont largement utilisées en recherche biomédicale et permettent de reproduire de manière fiable les mécanismes impliqués dans le développement du cancer du côlon associé à une inflammation intestinale. Leur homogénéité génétique limite la variabilité individuelle et facilite les comparaisons entre groupes expérimentaux. Le modèle utilisé reproduit des caractéristiques proches de la maladie humaine, notamment l’inflammation chronique de l’intestin et le développement progressif de lésions tumorales. L’étude est réalisée sur des animaux jeunes adultes, chez lesquels l’organisme et le microbiote intestinal sont stabilisés, ce qui garantit des conditions expérimentales reproductibles et pertinentes pour l’analyse des mécanismes étudiés.