Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

130 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection unique d’une substance chimique qui initie le développement tumoral, une substance dans l’eau de boisson pour modifier leur flore intestinale, une administration orale d’une suspension de micro-organismes intestinaux, et des prélèvements de sang et de matières fécales. Le porteur décrit une diarrhée parfois hémorragique, une perte de poids, des douleurs abdominales et une déshydratation lors des phases d’induction de l’inflammation, puis une altération progressive de l’état général à mesure que les lésions tumorales du côlon apparaissent. Les bénéfices sont renvoyés au long terme, sous forme de « nouvelles pistes » de prévention du cancer du côlon chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, tandis que les atteintes décrites, elles, sont au programme.

NTS-FR-876691v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système gastrointestinal ·
Mots-clés
Cancer colorectal, inflammation, lectine REG3A, microbiote, transplantation fecal
Souris : 130

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, provoquent une inflammation durable de la paroi intestinale et augmentent le risque de développer un cancer du côlon. Les micro-organismes naturellement présents dans l’intestin jouent un rôle important dans ce processus : certains déséquilibres peuvent favoriser l’inflammation et le développement de tumeurs, tandis que d’autres peuvent contribuer à protéger l’intestin. Ce projet vise à étudier le rôle d’une protéine humaine impliquée dans le contrôle de l’inflammation et dans les interactions entre l’organisme et les micro-organismes intestinaux. Des résultats préliminaires suggèrent que cette protéine pourrait limiter l’inflammation et réduire le risque de cancer du côlon. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans cette protection et de déterminer si les effets observés sont liés aux modifications des micro-organismes intestinaux. Pour cela, un modèle de souris reproduisant le développement progressif d’un cancer du côlon associé à une inflammation chronique de l’intestin sera utilisé.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le projet vise à mieux comprendre le lien entre les micro-organismes présents dans l’intestin, l’inflammation chronique et le développement du cancer du côlon. Il permettra d’évaluer si une protéine humaine impliquée dans la régulation de l’inflammation joue un rôle protecteur contre le développement de ce cancer, et d’identifier les mécanismes associés aux bactéries intestinales, au métabolisme ou au système immunitaire qui pourraient constituer de nouvelles pistes pour des stratégies de prévention ou de prise en charge. Le projet cherchera également à déterminer si cet effet protecteur peut être transmis en modifiant les micro-organismes intestinaux. À long terme, ces résultats pourraient contribuer au développement de nouvelles approches pour prévenir le cancer du côlon chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à une série d’interventions non chirurgicales visant à étudier le développement d’un cancer du côlon associé à une inflammation intestinale. Ces interventions comprennent une injection unique d’une substance chimique destinée à initier le développement tumoral, l’administration orale d’une substance destinée à modifier les micro-organismes intestinaux (administrée dans l’eau de boisson sur des périodes limitées et définies), une administration orale unique d’une suspension de micro-organismes intestinaux, ainsi que des prélèvements de sang et de matières fécales. Les administrations orales seront réalisées selon un calendrier expérimental défini comprenant plusieurs cycles sur une période de quelques semaines à quelques mois. Les prélèvements de sang seront effectués à un nombre limité de reprises à l’aide de techniques couramment utilisées chez la souris, et les prélèvements de matières fécales seront réalisés de manière non invasive. Aucune intervention chirurgicale n’est prévue. À l’issue de l’étude ou lors de l’atteinte des critères définis, les animaux seront mis à mort afin de permettre l’analyse des tissus.»

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Le modèle utilisé peut entraîner une inflammation intestinale se traduisant par une diarrhée, parfois hémorragique, une perte de poids, une altération de l’état général, une diminution de l’activité, des douleurs abdominales et une déshydratation en cas d’atteinte plus sévère. Ces effets sont principalement observés lors des phases d’induction de l’inflammation. L’injection intrapéritonéale de la substance chimique utilisée pour initier le modèle peut provoquer un stress transitoire lié à la contention et à l’injection. Les administrations par voie orale réalisées dans le cadre des transplantations peuvent également entraîner un stress bref et, de manière exceptionnelle, un risque de fausse route. À plus long terme, le développement de lésions tumorales colorectales peut entraîner une altération progressive de l’état général, associée à une perte de poids, une diminution de l’activité et des signes de fatigue ou d’inconfort.»

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

À l’issue des procédures expérimentales, l’ensemble des animaux sera euthanasié afin de permettre la collecte des tissus nécessaires aux analyses prévues dans le projet. Aucun animal ne sera maintenu en vie après la phase expérimentale, la finalité scientifique reposant sur l’étude tissulaire post-mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le projet vise à étudier comment la protéine REG3A protège contre le cancer du côlon associé à l’inflammation. Ce processus implique des interactions complexes entre l’intestin, le système immunitaire, le microbiote et les tissus environnants. Les méthodes in vitro (cellules en culture ou organoïdes) ou les simulations informatiques ne permettent pas de reproduire cette complexité ni d’étudier la progression de la maladie dans un organisme entier. Le modèle de souris utilisé permet d’observer toutes ces interactions dans un contexte vivant et de tester de manière fiable l’effet de REG3A sur la prévention et la progression des lésions intestinales. Les expériences animales sont donc indispensables pour atteindre les objectifs du projet, aucun modèle alternatif ne permettant actuellement de répondre à ces questions..

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre de souris utilisé a été déterminé à l’aide de logiciels de calcul statistique adaptés, afin de garantir la robustesse des analyses tout en utilisant le plus petit nombre d’animaux possible. Cette approche permet d’obtenir des résultats fiables tout en respectant le principe de réduction. Les animaux seront utilisés de manière optimisée, notamment par la réalisation de plusieurs analyses sur les mêmes individus lorsque cela est possible, afin d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires. L’ensemble des conditions expérimentales est standardisé afin de limiter les variations biologiques non pertinentes et de réduire ainsi le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Toutes les procédures sont conçues pour réduire au maximum le stress et l’inconfort des souris tout en permettant d’obtenir des résultats scientifiques fiables. Les animaux sont observés chaque jour, y compris les week-ends et jours fériés, afin de détecter précocement tout signe de douleur, de malaise ou d’altération de l’état général (perte de poids, comportement anormal, isolement, poil hérissé). L’évaluation du bien-être repose sur une grille de points limites définie permettant une appréciation objective de l’état des animaux et la mise en œuvre de mesures adaptées en cas d’atteinte de ces critères. Les manipulations nécessaires (pesées, prélèvements ou autres gestes techniques) sont réalisées par du personnel formé, de manière rapide et avec un minimum de contention afin de limiter le stress. Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies afin de favoriser les comportements naturels et améliorer leur bien-être.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris ont été choisies car elles sont largement utilisées en recherche biomédicale et permettent de reproduire de manière fiable les mécanismes impliqués dans le développement du cancer du côlon associé à une inflammation intestinale. Leur homogénéité génétique limite la variabilité individuelle et facilite les comparaisons entre groupes expérimentaux. Le modèle utilisé reproduit des caractéristiques proches de la maladie humaine, notamment l’inflammation chronique de l’intestin et le développement progressif de lésions tumorales. L’étude est réalisée sur des animaux jeunes adultes, chez lesquels l’organisme et le microbiote intestinal sont stabilisés, ce qui garantit des conditions expérimentales reproductibles et pertinentes pour l’analyse des mécanismes étudiés.