Rongeurs

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    • Autres troubles humains
Rats : 1088
Souffrances
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1 088 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une neuropathie douloureuse leur est provoquée par quatre injections de paclitaxel, un agent de chimiothérapie, puis leur douleur est mesurée par des tests de von Frey, d'immersion et de pression de la patte. L'objet est de mettre au point un modèle de douleur neuropathique destiné à l'"offre de service" commerciale de la société pour ses clients développant des médicaments. Le porteur reconnaît que le remplacement reste limité dans l'étude de la douleur et décrit des effets attendus comme l'absence de prise de poids, la constipation et l'alopécie.

Objectifs

Ce projet porte sur le développement d’un modèle de neuropathie chimioinduite, causé par des administrations répétées de paclitaxel. Le nombre de procédures, ainsi que le nombre d’études au sein de ces procédures et le nombre d’animaux sont basés sur l’expérience de l'entreprise dans le développement de modèles de douleur chez le rongeur. Elle a récemment mis au point un modèle de douleur neuropathique par intoxication à l’oxaliplatine. Fort de cette expérience, la société souhaite mettre en place un nouveau modèle de douleur neuropathie chimioinduite, afin de pouvoir apporter des modèles au plus proche de la clinique. Il est important de tester les molécules avec l’agent chimiothérapeutique testé en clinique. Chaque agent a une application différente due à son mécanisme d’action. Au terme de leur développement, ces modèles seront inclus dans l’offre de service de la société.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre à la société de mettre au point un nouveau modèle au plus près des conditions cliniques. L'entreprise peut ainsi offrir à ses clients la possibilité de développer de nouveaux candidats médicaments. Le but est de permettre le développement d’analgésiques ciblés sur les mécanismes de ces douleurs neuropathiques causés par l’administration de paclitaxel, actuellement seul des antidépresseurs et des opiacés sont prescrits pour soulager les patients. Ceci va ainsi permettre une meilleure prise en charge de neuropathie due l’administration de paclitaxel chez les patients atteints de cancer

Procédures

Les animaux auront 4 injections intrapéritonéale de paclitaxel (D0-2-4-7) et auront un test comportementale de douleur (monofilament de von frey, von frey électrique, immersion de la patte, pression de patte) Les procédures 1 à 3 feront des cinétiques de test sur du long terme pour voir l'induction (tous les 3 à 4 jours entre J0 et J35 un seul timepoint) et pour les autres précédures un seul jour (selon résultats des premieres procédures) sera testé mais avec une cinétique de cinq point de mesures. Le travail s’orientant vers de l’allodynie, une partie des animaux auront simplement une sensation de gêne/chatouillement. Lors des tests, les animaux peuvent être isolés ou en contention.

Impact sur les animaux

Suite à nos recherches bibliographiques, peu d’informations sont données sur des effets secondaires de ce modèle. Malgré tout, un article nous permet de nous attendre à une non prise de poids, de la constipation, de l’alopécie et de la piloérection. (Cavaletti, 1995, PMID : 7601264) Ces observations seront incluses dans nos points limites.

Devenir

Le modèle de neuropathie chimioinduite par administration de paclitaxel semble être un modèle stable dans le temps. Il n’est donc pas cohérant de réutiliser ces animaux pour d’autres modèles . De plus, les processus biologiques causés par l’administration de paclitaxel pourrait interférer avec d’autres modèles. L’âge de ces animaux à la fin des procédures sera bien plus important que pour l’ensemble de nos modèles. De ce fait, dès la fin de la phase expérimentale, les animaux sont mis à mort par le personnel habilité d’ANS Biotech, par l’utilisation d’une enceinte à CO2 dont l’air est remplacé par du dioxyde de carbone à raison de 27.5% par minute (mort par arrêt respiratoire après perte de conscience) ou par injection d’une dose létale de d’Euthasol® (sous anesthésie gazeuse, 400 mg/kg, i.p. ou i.c.) ou dislocation cervicale par du personnel spécifiquement formé à ce geste.

Remplacement

Les possibilités de remplacement par substitution complète de l’expérimentation animale sont encore limitées dans le domaine de l’étude de la douleur, mais nous les mettons en place dès qu’elles sont scientifiquement validées.

Réduction

Pour chaque étude, le nombre d'animaux utilisé est réduit à un minimum acceptable pour l’obtention d’informations robustes et statistiquement pertinentes. Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été fixé à n=10 en se basant sur les données bibliographiques disponibles. En fonction du design de chaque étude (groupes appariés ou indépendants, mesures répétées ou non) et de la distribution des valeurs (conformité à la loi normale), un test paramétrique ou non paramétrique sera réalisé (test-t, analyse de variance à une ou deux voie(s)) suivi si nécessaire d’un test post-hoc approprié via SigmaStat.

Raffinement

Notre activité permet de raffiner les modèles in vivo en se rapprochant au mieux situations cliniques (induction de pathologies, mesures des composantes multiples de la douleur). Nous limitons les doses et les injections au minimum afin de ne pas induire de douleurs supplémentaires. Les tests comportent pour la majorité des valeurs maximales à ne pas dépasser pour ne pas induire de souffrance supplémentaire. Les procédures ont pour but de trouver les critères les moins drastiques permettant de montrer une allodynie/hyperalgésie. Un soin particulier est apporté à la réduction de la souffrance et du stress des animaux au strict nécessaire et à l’amélioration de leur bien-être (enrichissement et paramètres environnementaux contrôlés tout au long de l’étude). Des points limites, précoces et spécifiques pour chaque protocole d’étude sont définis et résumé en un arbre décisionnel qui conduit si nécessaire l’interruption des expérimentations si les critères d’arrêts sont atteints. Au vu du domaine d’expertise d’ANS Biotech (spécialisation dans l’étude de la douleur), les expérimentateurs sont strictement formés au respect de l’animal et sensibilisés à la surveillance de signes de douleur ou de souffrance. La maitrise des gestes techniques est contrôlée régulièrement. Les animaux sont surveillés chaque jour, et un suivi spécifique (suivi pondéral, suivi de la consistance des fèces, suivi si présence d’alopécie). Le suivi est réalisé par le technicien en charge de l’étude ou à défaut par un autre technicien d’ANS (formé à l’expérimentation animale niveau I ou II).

Choix des espèces

La question du remplacement des rongeurs par des espèces « moins évoluées » est critique et suivie avec attention au sein d’ANS Biotech. Chez ces espèces la démonstration la capacité à ressentir la douleur telle que définie par l’IASP est récente (Sneddon 2019 PMID : 31544617) et les modèles d’étude de la pharmacologie de la douleur à visée clinique ne sont pas encore développés. Le rat a été sélectionné pour ce projet en se basant sur plusieurs critères : a) sensibilité aux stimuli nociceptifs utilisés dans ce projet ; b) large caractérisation du comportement et des modèles dans la littérature ; c) efficacité dans cette espèce des médicaments utilisés chez l’homme sont efficaces pour soulager une douleur équivalente (Flatters 2004, PMID : 15082137) suggérant l’existence de mécanismes biologiques communs. Des rats pesants entre 200-250g le jour de l’induction vont être utilisés. Cette gamme de poids correspond à un âge de cinq à six semaines. Ceci a été choisi en accord avec les données bibliographiques sur lesquels nous nous sommes basées pour choisir nos critères d’induction . (Favre et al. PMID : 19576881 ; Flatters et al. 2004 and 2006)

Modèle de dystonie cervicale chez le rat

(NTS-FR-528566v1 – 19/09/2023)
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 3912
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3 912 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une dystonie cervicale, l'équivalent d'un torticolis spasmodique, leur est provoquée par micro-injection intracérébrale de DTG dans le noyau rouge après pose d'un guide-canule sous chirurgie stéréotaxique, puis des molécules d'un donneur d'ordre sont testées avant une perfusion au paraformaldéhyde. L'effectif est important pour une étude comportementale, et le projet relève d'une prestation pour un client industriel. Le porteur affirme qu'aucun modèle alternatif de dystonie cervicale n'existe et que la démonstration se fait sur un "organisme vivant entier".

Objectifs

La dystonie cervicale, également appelée torticolis spasmodique, est un trouble du mouvement neurologique caractérisé par des contractions musculaires continues ou intermittentes qui provoquent des mouvements répétitifs anormaux, souvent douloureux, du cou et de la tête. Les mouvements peuvent entraîner une torsion de la tête et du cou (torticolis) ou une traction vers l'avant (antécollis), vers l'arrière (rétrocollis) ou latéralement (latérocollis). Certains peuvent avoir une combinaison de ces mouvements. En outre, les symptômes peuvent varier dans le temps et selon les individus. Les symptômes commencent généralement progressivement. Ils peuvent s'aggraver et atteindre un plateau. Le stress ou l'excitation peuvent aggraver les symptômes. De plus, certaines positions physiques peuvent activer les symptômes. Des études comportementales et biochimiques ont montré que les récepteurs σ sont impliqués dans la régulation du mouvement et de la posture. Ces récepteurs σ sont concentrés dans des structures cérébrales, telles que le noyau rouge et la substantia nigra. L’objectif de cette étude est de mettre en œuvre le modèle de dystonie cervicale chez le rat et par la suite de tester les molécules du donneur d’ordre pour étudier leur potentiel effet sur les récepteurs σ : soit en induisant, par eux-mêmes, des dystonies cervicales (effet agoniste sur les récepteurs σ2) soit en inhibant les dystonies cervicales induites par l’administration de DTG, un agoniste σ2, (effet antagoniste sur les récepteurs σ2).

Bénéfices attendus

La dystonie cervicale, également appelée torticolis spasmodique, est un trouble du mouvement neurologique caractérisé par des contractions musculaires continues ou intermittentes qui provoquent des mouvements répétitifs anormaux, du cou et de la tête. Les mouvements peuvent entraîner une torsion de la tête et du cou (torticolis) ou une traction vers l'avant (antécollis), vers l'arrière (rétrocollis) ou latéralement (latérocollis). Certains peuvent avoir une combinaison de ces mouvements. En outre, les symptômes peuvent varier dans le temps et selon les individus. Les symptômes commencent généralement progressivement. Ils peuvent s'aggraver et atteindre un plateau. Le stress ou l'excitation peuvent aggraver les symptômes. De plus, certaines positions physiques peuvent activer les symptômes. Ce modèle est utile pour tester le potentiel agoniste ou antagoniste des récepteurs σ2 de molécules induisant des dystonies cervicales.

Procédures

Le but de cette étude est de mettre en œuvre le modèle de dystonie cervicale chez le rat et ainsi permettre le développement de différentes molécules. Une micro-injection intracérébrale dans le noyau rouge de 1,3-di- (2-tolyl) guanidine (DTG), qui est un agoniste des récepteurs σ 1 et σ 2, est réalisée pour induire une dystonie du cou chez le rat. A la fin de l’étude, pour vérifier le site d’injection, les animaux sont perfusés au paraformaldehyde (PFA) et des coupes histologiques sont réalisées par la suite.

Impact sur les animaux

•1- Chirurgie -Les rats sont anesthésiés avec de l’isoflurane et placés dans un appareil stéréotaxique. Un guide canule (tubes en acier inoxydable de calibre 24) est implantée verticalement à 1.00 mm au-dessus du noyau rouge •2- Administration -Les administrations sont réalisées une seule fois avant le test. Lors de l’administration d’un nouvel agent thérapeutique, différents effets indésirables peuvent être observés : inconfort dû à l’injection, des effets secondaires dus aux produits (comme la sédation par exemple)

Devenir

Pour vérifier le site d’injection au niveau du cerveau, les animaux seront perfusés au paraformaldehyde (PFA) à la fin de l’étude.

Remplacement

L’étude du comportement animal est une étape essentielle dans le développement des médicaments actifs sur le système nerveux. L’effet de molécules sur le comportement est la conséquence de leur action au niveau de l’ensemble de l’organisme et en particulier sur le système nerveux. La mise en évidence de ces effets est réalisée sur un organisme vivant entier. Pour être valide, un modèle alternatif devrait prendre en compte l’ensemble des phénomènes pharmacologiques, biochimiques et physiologiques qui ont lieu chez l’animal. A ce jour, aucun test in vitro ou modèle informatique ne permet de rendre compte de l’ensemble de ces phénomènes et en particulier ceux qui conditionnent le comportement. Les tests utilisés pour les études comportementales ne peuvent pas donc être remplacés par des méthodes alternatives. Pour le présent projet : il n’existe aucun modèle de dystonie cervicale alternatif à l’animal.

Réduction

Le nombre total d’animaux utilisés pour une étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d’animaux par groupe nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement interprétables. • Justification du nombre de groupes: 1) Le groupe témoin est nécessaire à chaque expérience 2) Le groupe DTG est nécessaire pour valider l’expérience et pour comparer l’efficacité du produit testé 3) Il est généralement nécessaire de tester le produit à trois doses pour mesurer la relation dose-effet mais un nombre de doses inférieur ou supérieur peut être justifié en fonction de l’état de connaissance du produit. L’effet attendu du produit testé est une diminution de déviation de torsion de la tête par rapport au plan horizontal. Le DTG est administré en intracérébrale. Selon les études, le produit testé et son placebo sont administrés en intracérébrale ou par voies orale (gavage), intrapéritonéale, sous-cutané, intraveineuse ou intranasale. • Justification du nombre d’animaux par groupe. Compte tenu de la variabilité interindividuelle des variables mesurées dans ce test, ce nombre a été fixé à 12 animaux par groupe. L’utilisation d’un nombre inférieur d’animaux a une probabilité importante d’entraîner la non-validité de l’étude, conduisant à la refaire, et par conséquent à utiliser un nombre d’animaux plus élevé. Les données sont présentées en moyenne et d’erreurs standard de la moyenne (SEM). La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p ≤ 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles.

Raffinement

Nous portons une attention particulière au raffinement des conditions d’hébergement (enrichissement du milieu, soin aux animaux) et d’expérimentation (méthode de manipulation, durée du test), afin d’assurer à nos animaux des conditions de vie les meilleures possibles. Les animaux reçoivent trente minutes, avant l’acte chirurgical, une administration en sous-cutanée d’un analgésique (Opiacés ou AINS). Après la chirurgie, les animaux reçoivent 1 ml de solution de lactate Ringer en sous-cutanée et ils sont placés individuellement. Une coupelle contenant du « Gel Diet Energy » (Safe) mélangé à de la nourriture mouillée est déposée sur le sol de la cage pour stimuler l’appétit et la mobilité gastro-intestinale de l’animal. 24h post-opératoire, les animaux reçoivent une administration en sous-cutanée ou voie orale (per os) d’analgésique (Opiacés ou AINS). Ils sont pesés et leur état général est évalué selon notre grille de surveillance pour détecter tous signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Dans le cas de ce projet, la proximité clinique entre le modèle animal et la maladie humaine fait de celui-ci le modèle le plus fiable pour étudier l’effet des traitements sur cette maladie dans toute sa complexité. La lignée de rat utilisée est : Wistar 7 semaines au moment de la chirurgie. Les molécules développées sont destinées à des patients adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 47
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47 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une hémorragie cérébrale leur est provoquée par injection de collagénase dans le striatum lors d'une chirurgie de la tête, un cathéter jugulaire et une pompe sous-cutanée diffusent le traitement, puis elles passent des IRM avant une perfusion transcardiaque terminale pour prélever cerveau et reins. Le projet, financé par un industriel, teste une molécule censée limiter la lésion et l'inflammation d'un saignement cérébral. Le porteur affirme que ces procédures ne peuvent être remplacées, les méthodes sans animaux n'apportant pas le même niveau d'information.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de tester une nouvelle molécule dont le mécanisme d’action est susceptible d’agir sur différentes phases de l’hémorragie : la phase aigüe (24h) pour limiter la lésion et la phase inflammatoire qui s’installe les jours suivants. De plus, l’étude permettra d’apporter des éléments concernant la sécurité du médicament en s’assurant qu’il n’augmente pas le saignement.

Bénéfices attendus

Ce projet fait l'objet d'un financement industriel afin d'étudier une nouvelle molécule susceptible de limiter la lésion ainsi que l'inflammation causé par un saignement cérébral.

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie d'environ 20 minutes au niveau de la tête afin de pouvoir injecter de la collagénase, provoquant ainsi une hémorragie dans le striatum. De plus, la pose d'un cathéter jugulaire et la mise en place d'une pompe en sous cutanée sera réalisée permettant ainsi l'infusion du traitement. La cathétérisation ainsi que la mise en place de la pompe durera environ 15 minutes . A J+1 et J+3, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 14 minutes à J+1 puis 60 minutes à J+3. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une laparo-thoracotomie pour accéder au coeur. Les animaux subiront une perfusion transcardiaque permettant la fixation du cerveau et des reins avant prélèvement. La durée de cet intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 10 minutes minutes pour les différents prélèvements. Les procédures douloureuse (chirurgie, persfusion transcardiaque) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture analgésique.

Impact sur les animaux

Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse postchirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés.

Devenir

A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau et des reins post fixation pour analyse.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques.

Raffinement

Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier l’hémorragie intra crânienne. Les animaux utilisés seront âgés de 8 semaines et auront un poids de 25 g environ. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 250
Souffrances
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250 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses de tumeurs mammaires 4T1, elles passent des examens d'IRM sous anesthésie, les effets indésirables déclarés se limitant au développement de la tumeur. L'objectif est de concevoir et valider des agents de contraste ciblant la nétrine-1 pour détecter plus tôt le cancer mammaire métastatique. Le porteur décrit très brièvement les procédures et affirme que l'étude préclinique ne peut se faire que sur un "organisme vivant entier".

Objectifs

Le projet a pour objectif la conception et la validation de nouveaux agents de contraste qui ciblent spécifiquement la nétrine-1, pour le diagnostic précoce du cancer mammaire de type métastatique.

Bénéfices attendus

Les bénfices de ce projet concerne la possiblité d'une détection précoce du cancer mammaires pour une prise en charge plus rapide et plus éfficace

Procédures

les animaux passeront des examens d'imagerie non invasive in vivo d'IRM

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont liés au développement de la tumeur 4T1. Une grille descoring a été établie et des points limites ont été définis.

Devenir

à l'issue de chaque procédure les animaux seront euthanasiés par disclocation cervicale

Remplacement

le modèle animal souris est fondamental dans notre cas, puisque l’étude préclinique en particulier ne peut se faire que sur un organisme vivant entier.

Réduction

le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles. Pour ces procédures expérimentales, la stratégie d’observation des animaux retenue est l’observation des animaux et l’imagerie in vivo. La bonne connaissance de l’état clinique normal de la souche de souris utilisée nous permettra d’observer précisément et d’interpréter rigoureusement les signes cliniques de souffrance des animaux. Les souris seront observées chaque jour de la semaine et les critères comportementaux et tumoraux pris en comptes pour l’évaluation du pallier de douleur (point limite) sont présentés dans les procédures. Les mêmes animaux seront utilisés pour les différents temps du suivi. Cette approche permet de réduire de façon notable le nombre d’animaux nécessaires à 10 par groupe pour en avoir 5 de taille homogène, nombre nécessaire permettant l’obtention d’une étude avec des souris homogènes en taille de tumeurs par stade de développement tumoral. Des tests t non paramétriques avec correction de Welch seront utilisés pour comparer les valeurs obtenues pour les différents lots de souris (n=5).

Raffinement

les animaux sont observés scrupuleusement afin de respecter leur bien-être et d’éviter au maximum la douleur au moment de l’expérimentation. Des points limites prédictifs ont été mis en place. Durant les acquisitions d’imagerie les animaux seront anesthésiés

Choix des espèces

La souris est une espèce animale classiquement utilisée pour les études de tumorigénèse, de progression tumorale et métastatique de par la relative faible durée des expérimentations (quelques semaines), ainsi que par la possibilité d’utiliser des techniques d’imageries in vivo. C’est ainsi le modèle animal de choix afin de réaliser des expérimentations permettant d’étudier la croissance de tumeurs primaires et de métastases issues de cellules cancéreuses. Les tumeurs mammaires métastatiques 4T1 étudiées sont spécifiques du modèle murin. 5 - 6 semaines, stade où les bourgeons mammaires ne sont pas complètement développés et où les conditions hormonales de la souris sont adéquates pour la croissance tumorale.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1800
Souffrances
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1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules tumorales leur sont injectées dans la patte sous anesthésie, puis elles reçoivent un traitement par injection intrapéritonéale trois fois par semaine, l'implantation dans la patte pouvant gêner son usage et provoquer une nécrose cutanée. L'objectif est de comprendre le rôle de la protéine NLRP3 dans les lymphocytes T CD8 et la réponse antitumorale, recherche fondamentale rattachée à l'immunothérapie anti-PD1 à laquelle seuls 20 % des patients répondent. Le porteur affirme que le recrutement des cellules au site tumoral ne peut être étudié in vitro et que la souris est la seule espèce transgénique disponible.

Objectifs

NLRP3 est une protéine largement décrite pour son rôle dans l’inflammation. L’inflammation va impacter alors d’autres cellules de l’immunité appelées lymphocytes T CD8. Il y a quelques années, nous avons démontré que NLRP3 possède des fonctions dites non-canoniques, c’est-à-dire indépendantes de l’inflammasome notamment dans les lymphocytes T CD4. Les cellules T CD8 ont beaucoup de caractéristiques communes aux lymphocytes T CD4. Nos données préliminaires obtenues in vitro, laissent penser que NLRP3 est présent dans les lymphocytes T CD8. Au regard de ces résultats, nous souhaitons aujourd’hui comprendre le rôle de NLRP3 dans la biologie des lymphocytes T CD8 et l’effet sur la réponse immunitaire anntitumorale. Pour discriminer les effets dépendants de l’inflammation et de NLRP3 endogène aux CD8, nous avons croisé des souris CD8cre avec des souris NLRP3flox nous permettant d’obtenir des souris dans lesquelles seuls les CD8 sont déficients pour NLRP3. Ainsi, en comparant les cellules T CD8 infiltrant les tumeurs des souris C57Bl6, NLRP3 totalement déficientes pour NLRP3 et CD8cre x NLRP3flox, nous pourrons déterminer comment la déficience en NLRP3 impacte la biologie de lymphocytes T CD8 et la réponse immunitaire anti-tumorale.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont les suivants : - A l’heure actuelle aucune étude n’a évalué le rôle de NLRP3 dans les lymphocytes T CD8. Cette étude permettra d’apporter des connaissances nouvelles. - L’immunothérapie par anti-PD1 est une stratégie thérapeutique de plus en plus utilisée en cancérologie humaine. Malheureusement seul 20% des patients répondent à cette thérapie. Cette étude pourrait permettre d’évaluer si le ciblage de NLRP3 pourrait être une alternative ou un complément pour réactiver les lymphocytes CD8 antitumoraux et améliorer la réponse immunitaire antitumorale. Plusieurs études ont tenté de décrire le rôle de NLRP3 dans la tumorigenèse et la réponse immunitaire antitumorale. Dans toutes ces études, seules les fonctions de NLRP3 dépendantes de l’inflammasome et de l’IL-1b ont été explorées. Grâce à notre étude, nous pensons pouvoir affiner les résultats de la littérature en dissociant les effets de NLRP3 dans ses fonctions canoniques et non canoniques

Procédures

Les animaux recevront une injection de cellules tumorales en sous cutanées dans la patte sous anesthésie générale à l’isoflurane. Puis 3 fois par semaines, les animaux, vigiles, recevront un traitement par injection intrapéritonéale. Nous profiterons de cette manipulation pour mesurer la taille des tumeurs grâce à un pied à coulisse. En fin d’expérience, es animaux seront mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie générale à l’isoflurane.

Impact sur les animaux

Les tumeurs seront induites en sous cutanées dans la patte. En effet, il a été observé que le recrutement des cellules immunitaires était de meilleur qualité à ce site d’injection. De ce fait, une des nuisances pouvant être observée est une difficulté à se servir de la patte en question. Une autre nuisance qui pourrait être observée est la formation de nécrose cutanée. Afin de limiter ces nuisances, les souris seront observées tous les 2 jours et les points limites tiendront compte de ces effets indésirables.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience car nous étudierons les cellules immunitaires présentes dans les tumeurs, rate et ganglions.

Remplacement

Nous avons déjà réalisé un certain nombre d’expériences in vitro pour caractériser les différences entre les CD8 issus de souris C57Bl6 et les CD8 déficients pour NLRP3. Ceci nous a permis d’identifier des marqueurs d’intérêt et phénomènes à explorer in vivo. Malheureusement, le recrutement au site tumoral et l’implication dans la réponse immunitaire antitumorale ne peuvent pas être appréhendés in vitro à l’heure actuelle car ce sont des mécanismes trop complexes qui font intervenir plusieurs acteurs cellulaires et moléculaires. Une fois que nous aurons obtenus les résultats de cette étude chez la souris, le décryptage des mécanismes moléculaires mis en œuvre sera réalisé in vitro.

Réduction

Dans un souci de réduction, les expériences ne seront réalisées que 2 fois et par des personnes parfaitement formées aux gestes permettant d’optimiser la reproductibilité. De plus, chaque expérience de croissance tumorale sera accompagnée d’une analyse de l’infiltrat immunitaire afin de récolter un maximum d’informations sur les mêmes souris sans avoir besoin de recommencer les expériences.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Ils seront suivis 3 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (la fréquence de surveillance sera bien entendu augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux). Des critères d’interruption de l’étude ont été mis en place dans le cas où un animal monterait des signes de souffrance.

Choix des espèces

Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales transgéniques disponibles pour l’expérimentation. Enfin les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Des animaux de 6 à 8 semaines seront utilisés car leur système immunitaire est mature à cet âge.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 70
Souffrances
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70 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses de deux maladies musculaires génétiques, la myopathie myotubulaire et la maladie de Charcot-Marie-Tooth, elles subissent une série de tests de force et de locomotion nommés, hanging test, grip, marche sur tapis roulant, barre crantée et électromyographie, avant une mesure des propriétés musculaires sous anesthésie suivie de la mise à mort. Le porteur décrit une faiblesse musculaire et des difficultés de déplacement dès six semaines mais affirme qu'aucune douleur n'est observée, alors que les procédures sont classées en gravité sévère. L'objectif est une preuve de concept, montrer que moduler la protéine Dynamine 2 par croisement génétique améliore le phénotype de la myopathie.

Objectifs

Nous souhaitons valider chez la souris, une preuve de concept pour les myopathies myotubulaires lié à MTM1 en modulant le niveau de la protéine Dynamine 2 par croisement génétique. En effet, Les animaux mutant Mtm1-KO montrent une sur expression de la Dynamine 2 que nous souhaitons faire diminuer par croisement avec une souris mutante (atteinte de CMT) présentant une diminution du niveau de cette même protéine.

Bénéfices attendus

Le projet vise à fournir une preuve de concept que la modulation de la protéine dynamine 2 peut améliorer le phénotype MTM1. Ceci pourrait conduitre au développement d'approches thérapeutique pour les patients atteints de myopathie myotubulaire.

Procédures

Les souris seront soumises à une série de tests phénotypiques à l'âge de 7 à 8 semaines. Hanging test-Mesurer la force du corps. Les souris sont suspendues sur le couvercle de la cage durant 60 secondes maximum. La force des souris sera mesurée 1 fois/semaine, 3 essais/jour/souris, avec 15 minutes de pause entre chaque essai. 2. Grip-Mesurer la force des pattes. Le test sera effectué 3 fois/souris, avec un temps de repos de 15 minutes entre les différents essais. Le Grip test sera effectué une fois par semaine, sur 2 ou 4 pattes. 3. Gait-mesurer la position des pattes pendant le déplacement. L'animal est déposé sur un tapis roulant se déplaçant à une vitesse comprise entre 8 m/s et 14 m/s pendant 1 minute maximum. Ce test sera exécuté une fois par semaine. 4. Barre cranté-Mesurer l’habilité à se déplacer sur une barre cranté de 110 cm de long. Le test sera effectué 1 fois/semaine, 3 essais/jour/souris, avec un temps de repos de 15 minutes entre les différents essais. 5. EMG (Electromyographie)-Mesurer l’activité électrique musculaire. Ce test sera réalisé une seule fois. 6. Mesure des propriétés contractiles musculaires in situ (AURORA). C'est une PE sans réveil.

Impact sur les animaux

Pour cette étude deux modèles murins seront utilisés, un modèle atteint de myopathie myotubulaire (MTM1) et un deuxième atteint de la maladie de CMT. La souris atteinte de CNM développe une faiblesse musculaire et peut montrer des difficultés de locomotion qui apparaissent vers 6 semaines. Ces animaux mutants ont également un poids corporel inférieur au animaux contrôles. Aucune douleur n'est observée chez ces animaux. La souris atteintes de la maladie de CMT présente une légère perte de poids par comparaison avec la souris contrôle. Aucune douleur n'est observée chez ces animaux.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie et replacés dans leur cage jusqu'à la procédure suivante pour ce qui concerne le Hanging test, Grip, Gait, Barre cranté. En revanche, à la fin de la mesure de l'EMG, l’animal est réchauffé sur une plaque maintenue à 37°C jusqu’à son réveil. Aucun autre test comportemental ne sera effectué le jour de l’EMG. La dernièere expérimentation qui est "sans réveil" consiste à mesurer les propriétés contractiles musculaires in situ (AURORA) sous anesthésie. A l'issue de cette procédure, les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie. Cela concerne l'ensemble des animaux d'expérience (70).

Remplacement

Pour caractériser cette maladie (CMT) et évaluer l’efficacité de ce croisement génétique nous souhaitons étudier la souris. Le modèle murin étant physiologiquement et structurellement assez proche de l’Homme, nous permet d’étudier d’une part la physiopathologie et d’autre part l’amélioration des symptômes apporté par la régulation de cette protéine par croisement génétique. D’une part, une étude exclusivement réalisée sur des cellules ne pourrait pas se suffire à elle-même car les effets sur l’ensemble de l’organisme et l’évaluation sur le bénéfice de la force musculaire seraient impossibles à évaluer. D’autre part une étude sur culture de cellules mutante ne peut être envisagée car le phénotype pathologique ne se développe pas et le bénéfice de la force musculaire ne peut être mesuré (REMPLACEMENT).

Réduction

Plusieurs procédures expérimentales seront réalisées avec un test maximum par jour. Le nombre d’animaux sera réduit au maximum pour obtenir une puissance statistique suffisante. Le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle. Nos connaissances sur ce modèle animal mutant et les études réalisées sur d’autres thérapies montrent que 15 souris par groupe seront nécessaires pour obtenir une étude concluante. Cependant une première étude pilote sera réalisée avec 10 animaux, afin de vérifier le phénotype et le niveau de la protéine Dynamine 2. En tenant compte des géniteurs, des animaux d’expérience, nous prévoyons 100 animaux pour cette étude (REDUCTION).

Raffinement

Un certain nombre de procédures seront mises en place afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si des difficultés de locomotion apparaissent, de la nourriture sera placé dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Les cages d’accouplements seront constituées de deux femelles par cage facilitant l’élevage des petits. Le bien-être des animaux sera contrôlé quotidiennement afin de détecter au plus tôt les premiers signes de souffrance comme l’apathie, la prostration, l’abaissement des paupières et l’apparition d’une cyphose. Pour le nouveau-né, la souffrance sera évaluée visuellement : capacité à se retourner, couleur de la peau, capacité à se mouvoir. À partir du sevrage, une perte de poids de 20% en une semaine conduira à l’arrêt du protocole. En cas de douleur intense, un analgésique pourra être administré et l’étude sera prématurément stoppée (RAFFINEMENT).

Choix des espèces

Afin d’évaluer et de comprendre les mécanismes cellulaires induits par une mutation du gène DNM2 et les effets de la modulation de cette protéine, nous avons besoin d'effectuer des expériences physiologiques in vivo. Ces mesures ne peuvent pas être réalisées sur d'autres espèces évolutivement plus éloignées de l’homme car la structure du muscle est différente. De plus, la souris est la seule espèce physiologiquement et structurellement assez proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologie humaine. Lors d'une précédente étude nous avons constaté qu'à l’âge adulte c'est à dire à 7 et 8 semaines, le phénotype lié à la maladie était exprimé. Ainsi, nous souhaitons réaliser les test comportementaux à cet âge afin d'évaluer la maladie et le bénéfice de ce croisement sur la pathologie.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 70
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 70
▲ -
Devenir
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 -
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 70

70 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules tumorales leur sont injectées sous la peau, puis une partie reçoit des traitements par gavage cinq jours par semaine et par injection intrapéritonéale deux fois par semaine, la tumeur pouvant atteindre 1 000 mm³. Le porteur décrit une gêne légère par geste dont l'accumulation devient modérée, et cherche à confirmer in vivo que bloquer le facteur CTGF limite l'agressivité tumorale dans le cancer du rein. Les retombées cliniques annoncées, de nouvelles combinaisons de médicaments, restent au conditionnel, et le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit les interactions entre compartiments cellulaires.

Objectifs

Les tumeurs du rein sont très riches en vaisseaux sanguins. Une des stratégies thérapeutiques est de bloquer la formation de ces vaisseaux par des traitements anti-angiogéniques. Malheureusement, les patients développent des résistances au traitement et la maladie progresse inéluctablement. Notre équipe cherche à comprendre les mécanismes moléculaires qui expliquent l’apparition de résistance chez les patients atteints de cancer du rein à cellules claires. Nos résultats in vitro montrent que les cellules libèrent des molécules en réponse au traitement. Parmi ces molécules, nous avons identifié le facteur de croissance des tissus conjonctifs (CTGF), et nous avons montré que CTGF participe à l’agressivité tumorale. Par conséquent, nos résultats suggèrent que le ciblage de CTGF pourrait représenter une stratégie thérapeutique innovante. Nous souhaitons confirmer in vivo que bloquer CTGF permettrait de limiter l’agressivité tumorale voir induire la mort des cellules tumorales. Cette étude nous permettra de conclure sur la pertinence de l’utilisation d’un anticorps anti-CTGF dans le traitement du cancer du rein à cellules claire métastatique.

Bénéfices attendus

La validation de nos résultats in vitro sur un modèle in vivo nous permettrait dans l’avenir de développer des stratégies thérapeutiques ciblant CTGF dans le traitement des RCC. Cette démarche fondamentale et translationnelle permettra d’améliorer l’efficacité des drogues par l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques / biomarqueurs de résistances. Un transfert vers la clinique avec de nouvelles voies thérapeutiques incluant des combinaisons innovantes de médicaments serait l'accomplissement de ce projet.

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à des injections sous-cutanées de cellules tumorales (une injection par souris). Ces souris seront divisées en 2 groupes. Un groupe ne subira aucun traitement, seul un suivi de la croissance tumorale sera réalisé. Pour le second groupe, lorsque la tumeur atteindra un volume suffisamment important, des traitements seront administrés aux souris en gavage et/ ou en injection intrapéritonéal. Le traitement par gavage sera réalisé 5 fois par semaine et le traitement en intrapéritonéal 2 fois par semaine. Ces injections, que ce soit de cellules tumorales ou du traitement administré, ne dureront que quelques secondes chaque fois. Le traitement par gavage, réalisé à l’aide d’une canule de gavage est également une procédure très rapide. Enfin, aucune autre intervention ne sera réalisée sur l’animal vigil ou endormi. Les souris seront monitorées quotidiennement afin d’assurer une bonne gestion de la douleur. Chacune des souris de ce projet sera suivie à l’aide d’une fiche de score adaptée à son traitement puis mise à mort à la fin de la procédure expérimentale ou si l’animal atteint un point limite. Si aucun point limite n’est rencontré, les traitements auront lieu durant 4 à 5 semaines jusqu’à atteindre un volume tumoral de 1000 mm3.

Impact sur les animaux

En ce qui concerne les injections sous-cutanées de cellules tumorales ainsi que les gavages sont associés à une gêne voir douleur de type légère. Ces actes expérimentaux ne nécessitent cependant aucune anesthésie. Ces cellules tumorales ne metastasent pas. Les animaux seront mis à mort suffisamment tôt afin d'éviter l'apparition de nécroses au niveau des tumeurs. Néanmoins, s'agissant d'un protocole impliquant i) l'injection de cellules tumorales, et ii) des traitements par gavage (5 jours /7) et en intrapéritonéal (2 fois par semaine), qui, individuellement, vont générer une douleur légère et du stress mais dont l’accumulation par animal entraine une nuisance globale modérée.

Devenir

Le prélèvement des tumeurs nécessitera la mise à mort des souris.

Remplacement

Aucune méthode alternative ou modèle in vitro n’existe pour mimer les interactions qui existent entre les différents compartiments cellulaires (endothelial, epithelial, stromal, etc).

Réduction

Avant de passer au modèle in vivo, toutes nos expériences ont été préalablement validées in vitro. Nous avons également effectué une large recherche bibliographique. Les effectifs ont été choisis afin d’obtenir des résultats significatifs avec le nombre de souris minimum. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous nous baserons sur les données de la littérature et sur nos résultats antérieurs pour les doses administrées de composés pharmacologiques. Le nombre minimum de souris est établi à 10 par groupe pour être statistiquement significatif (en nous basant sur le fait que les traitements expérimentaux induiront une diminution de la prise/croissance tumorale d’au moins 20%). Enfin, nous utiliserons un test statistique paramétrique (test Anova) afin de pouvoir réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de données statistiquement exploitables statistiquement.

Raffinement

Pour limiter la douleur modérée que notre procédure expérimentale pourrait induire, nous avons établi une grille d’observation visant à définir les points limites précoces à partir desquels l’expérience sera arrêtée et qui indique les mesures que nous prendrons à l’apparition des premiers signes de douleur ou de perte de poids. D'autre part, en plus du personnel de l’animalerie, un suivi sanitaire tri-hebdomadaire puis 5/7 jours (à partir du début des traitements) sera réalisé par les membres de l’équipe (expérimentateurs) à l’aide d’une feuille de score adaptée au modèle (Annexe 1). La fréquence de ces examens sera intensifiée en fonction des symptômes relevés sur un animal jusqu'à la disparition du problème ou la mise à mort de l'animal.

Choix des espèces

Les modèles murins sont les modèles les plus répandus pour étudier l’effet de drogue ou traitement par anticorps sur la croissance tumorale. Notons également que cette espèce est facilement manipulable. Dans ce projet, nous utilisons des souris immunodéficientes ce qui nous permettra d’utiliser des modèles humains de RCC. Les souris utilisées seront de jeunes femelles adultes agées de 7 à 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 420
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 400
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Devenir
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 420

420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Elles sont coïnfectées par un nématode intestinal et par un agent de la malaria murine, avec gavage, injection intrapéritonéale et prélèvements sanguins à la queue trois fois par semaine, puis tuées. Le porteur minimise les effets, décrivant l'infection par le nématode comme asymptomatique et la souche de plasmodium comme non létale, avec une anémie transitoire pour seul symptôme, tout en classant les procédures en modéré. L'objectif est de comprendre la dynamique de cette coïnfection fréquente chez les populations où helminthes et paludisme sont endémiques.

Objectifs

L’objectif du projet est d’étudier l’effet de la coïnfection entre un nématode intestinal et un des agents de la malaria murine sur la dynamique de l’infection et la réponse immunitaire de l’hôte. Les infections par des nématodes intestinaux sont toujours très prévalentes dans les pays en voie de développement et on estime que 3 milliards d’êtres humains souffrent d’au moins une infection par des helminthes au cours de leur vie. La carte de prévalence des infections par des helminthes coïncide en grande partie avec celle d’endémicité du paludisme, et en effet on constate que souvent ces populations sont coïnfectées par les deux parasites. La coïnfection peut entrainer des dynamiques très différentes par rapport à celles observées quand les helminthes ou les plasmodiums infectent seuls leurs hôtes et cela peut également avoir des conséquences sur l’état de santé des individus coïnfectés. En particulier, un des paramètres clé déterminant la dynamique de la coïnfection est la capacité des nématodes intestinaux à moduler la réponse immunitaire de l’hôte. Cette capacité d’immunomodulation a pour objectif de favoriser la persistance des vers au sein de l’hôte. Cependant, un hôte dont la réponse immunitaire est sous exprimée devient également plus susceptible à l’infection par d’autres pathogènes. La question que nous souhaitons aborder ici est donc la suivante : Est-ce que le niveau d’immunosuppression de l’hôte, induit par une infection par des nématodes intestinaux, dépend de la présence d’un autre pathogène ?

Bénéfices attendus

Ce projet vise à obtenir une meilleure compréhension de la dynamique de la coïnfection entre nématodes et plasmodiums. Ces deux parasites infectent des millions de personnes chaque année dans les pays du Sud en voie de développement. On estime que 600.000 personnes décèdent chaque année des suites d’une infection par une des espèces de Plasmodium, essentiellement en Afrique subsaharienne. Ces mêmes personnes souffrent souvent d’infections chroniques par différentes espèces d’helminthes. Notre projet vise donc à contribuer à élucider le rôle de la coïnfection dans le risque encouru par ces populations où helminthes et paludisme sont endémiques.

Procédures

Les animaux sont soumis aux interventions suivantes : gavage (200 µl d’eau de boisson à l’aide d’une sonde souris, une seule fois), prélèvements de petits volumes sanguins (10 µl) à l’extrémité de la queue après application d’un anesthésiant local (3 fois par semaine), injections i.p. (100 µl après application d’un anesthésiant local, une seule injection par individu), prélèvement sanguin par ponction maxillaire sur animal anesthésié à l’isoflurane (une seule prise de sang par individu).

Impact sur les animaux

Nous n’attendons que peu (voire aucun) effets indésirables sur les animaux. Le nématode intestinal produit des infections asymptomatiques dans le sens qu’aucun changement comportemental ou dans l’apparence de l’animal n’est constaté et ceci basé sur de centaines de souris infectées au cours de ces 10 dernières années. La souche de Plasmodium yoelii que nous allons utiliser s’appelle 17X NL où l’acronyme NL signifie « non létal ». Nous avons déjà effectué des infections de C57BL/6JRj avec cette souche de plasmodium et avons pu constater qu’aucune mortalité n’intervient. Le seul symptôme observable associé à l’infection par Plasmodium yoelii 17X NL est une diminution du nombre de globules rouges (anémie). Cette diminution est cependant transitoire (elle se produit entre les jours 14 et 22 post-infection) et après J26 les valeurs reviennent à la normale. Le gavage est réalisé en quelques secondes, à l’aide s’une sonde souris, et ne comporte de nuisances particulières si ce n’est le stress lié à la contention de l’animal. Chaque individu n’est gavé qu’une seule fois avec un petit volume d’eau (200 µl). Les injections i.p. sont réalisées après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). Comme pour le gavage, chaque individu ne reçoit qu’une seule injection. Les micro prélèvements de sang à l'extrémité de la queue sont aussi réalisés après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). Pour la revitalisation de plasmodium 10 souris seront infectées et à J12 post-infection une prise de sang sera effectuée par ponction maxillaire. Cette prise de sang sera effectuée sous anesthésie à l’isoflurane. Dès la prise de sang effectuée, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort car ils ne peuvent pas être réutilisés dans d’autres expérience, n’ayant plus une réponse immunitaire naïve par rapport aux parasites utilisés.

Remplacement

L’objectif de notre étude est d’évaluer les effets de la coïnfection sur la dynamique d’un nématode intestinal et un plasmodium, ainsi que sur la réponse immunitaire de l’hôte. Ceci met en jeu des interactions complexes entre les trois acteurs (l’hôte, le nématode et le plasmodium) qui ne peuvent pas être reproduites in vitro.

Réduction

L’effectif de souris utilisé dans cette expérience a été calculé afin d’en minimiser le nombre tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour obtenir des résultats fiables. Il s’agit en effet de 20 souris par groupe expérimental, avec 5 souris mises à mort pour chaque jour de prélèvement, plus 10 souris initialement utilisées pour revitaliser le plasmodium. Afin de réduire ultérieurement le nombre total de souris, nous avons décidé de ne répéter l’expérience que 2 fois. Au total donc 420 souris seront nécessaire sur une période de 3 ans.

Raffinement

Plusieurs mesures sont prises pour réduire au minimum l’inconfort et le stress des animaux utilisés dans cette expérience. D’abord, tous les animaux sont hébergés en groupe (minimum 5 individus par cage) afin de permettre l’expression des comportements sociaux. Toutes les cages sont enrichies et ont du matériel pour la construction de nids. Toutes les manipulations sont effectuées par du personnel expérimenté, dans un environnement calme qui minimise le stress des animaux. Les injections et prélèvements de sang sont effectués après application d’un anesthésiant local pour éviter toute douleur. Enfin, tous les animaux sont surveillés au moins une fois par jour pour évaluer leur état général.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour ce type d’expérience. Les parasites sont des parasites spécifiques de souris qui reproduisent assez fidèlement les coïnfections observées chez l’homme entre nématodes intestinaux et malaria. Nous utiliserons des animaux entre 8 et 12 semaines. Il s’agit d’individus adultes avec une système immunitaire complétement développé.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 5
Souffrances
▲ 5
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Devenir
 -
 -
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 5

5 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Elles reçoivent une injection intraveineuse de rhodamine 6G et sont maintenues sous anesthésie pendant l'imagerie, une acquisition de plus de deux heures suivie de sutures rendant tout réveil impossible dans de bonnes conditions. L'objectif est seulement d'établir la faisabilité de la microscopie intravitale, technique d'observation en temps réel de la formation d'un caillot, en vue de l'appliquer ensuite aux projets de l'équipe sur la thrombose veineuse. Le porteur précise utiliser des souris surnuméraires d'élevage déjà destinées à être tuées et indique qu'aucun remplacement n'est possible pour cette mise au point.

Objectifs

La maladie veineuse thromboembolique (MVTE) comprend la thrombose veineuse et sa complication l’embolie pulmonaire. La thrombose veineuse correspond à la formation d’un caillot de sang dans les veines des membres inférieurs. La (MVTE) est une maladie fréquente, et elle représente à elle seule la troisième cause de mortalité cardiovasculaire après l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral (AVC). Cette pathologie multifactorielle implique le vaisseau sanguin, les cellules sanguines (plaquettes, globules rouges et globules blancs) et le flux. Toutefois, la physiopathologie de la thrombose veineuse n’est pas encore totalement élucidée et il existe une proportion importante de personnes pour lesquelles on ne comprend pas pourquoi la thrombose est survenue. Notre équipe s’intéresse aux phénomènes précoces intervenant dans la formation d’un thrombus. Au cours de cette première phase, les cellules sanguines s’activent et interagissent entre elles et avec les cellules composant la couche la plus interne du vaisseau sanguin (les cellules endothéliales). Ces interactions conduisent à une agrégation des cellules puis à la constitution d’un caillot sanguin. Dans le cadre de nos projets de recherche, nous avons identifié différentes cibles qui pourraient être impliquées dans la formation pathologique d’un thrombus. Afin de caractériser leur rôle dans la thrombose veineuse, nous souhaitons les étudier chez l’animal. Pour cela, il est possible à l’aide d’un microscope de suivre en temps réel les cellules sanguines au sein d’un vaisseau sanguin et d’observer la formation d’un thrombus. Cette technique appelée microscopie intravitale est couramment utilisée par les laboratoires de recherche qui s’intéressent à la thrombose. Ce projet vise à établir la faisabilité de la microscopie intravitale en collaboration avec un laboratoire d’optique. Cet outil sera un atout majeur pour notre équipe dans la compréhension de la physiopathologie de la thrombose veineuse.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet de recherche est de mettre au point une nouvelle approche fonctionnelle pour notre équipe afin d’étudier les mécanismes cellulaires mis en jeux dans la physiopathologie de la thrombose veineuse. La microscopie intravitale permet de suivre en temps réel chez l’animal la formation d’un thrombus, elle est un outil de pointe pour les laboratoires de recherche qui travaillent sur la thrombose. Il existe encore de nombreuses zones d’ombre dans la compréhension de la maladie veineuse thromboembolique dont le traitement actuel repose sur les anticoagulants qui présentent un risque hémorragique important. Le risque de récidive étant difficile à établir, les patients doivent dans la majorité des cas prendre leur traitement à vie, ce qui impacte fortement leur qualité de vie. Dès que nous aurons mis au point la microscopie intravitale, nous l’appliquerons à tous nos projets de recherche nous permettant ainsi de tester de nouvelles approches thérapeutiques. De façon transversale, ces travaux conduiront à une prise en charge personnalisée des patients en terme de type de traitement et de durée.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule intervention : l’administration intraveineuse d’une solution de rhodamine 6G. Ces animaux auront au préalable reçu une analgésie adaptée et ils seront maintenus sous anesthésie gazeuse tout le temps de la procédure (Durée totale 5 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux après une prise en charge adaptée en terme d’analgesie (Buprénorhine 0.1mg/kg et sous cutanée) et d’anesthésie (Isoflurane), recevront par voie intra-veineuse (sinus veineux retro-orbitaire) 50µL d’une solution de rhodamine 6G (2.5mg/kg). Les animaux seront maintenus sous anesthésie et mis à mort 5 minutes après l’injection. Selon notre propre expérience, les données de la littérature scientifique et la fiche de sécurité du produit, nous n’attendons aucun effet indésirable de la rhodamine 6G à la dose utilisée. Toutefois, au cours de ces 5 minutes, nous serons attentifs à leurs éventuelles survenues (modification de la respiration ou spasmes). La souris sera mise immédiatement à mort si un effet délétère survient.

Devenir

Tous les animaux inclus dans cette procédure seront mis à mort à l’issue de la procédure. En effet : - Il n’est pas nécessaire que l’animal soit maintenu en vie pour tester la faisabilité de la microscopie intravitale. - Pour les tests que nous souhaitons réaliser, nous avons estimé un temps d’acquisition d’images de plus de 2h00 auquel nous devrions ajouter 20-30 minutes pour la réalisation des sutures (paroi abdominale et peau). Ce temps très long est incompatible avec un réveil de l’animal dans de bonnes conditions.

Remplacement

Notre demande de projet vise à étudier la faisabilité d’un modèle expérimental permettant de suivre en temps réel la formation d’un caillot sanguin chez la souris. Ce modèle est appelé microscopie intravitale. Il n’est pas possible de remplacer les souris utilisées dans cette étude de faisabilité.

Réduction

Pour la mise en place de ce modèle expérimental, nous utiliserons au maximum 5 animaux à raison d’un animal par jour d’expérimentation. Les expérimentations s’arrêterons dès que nous aurons la certitude que le microscope que nous souhaitons utiliser est bien adapté (ou non) à la microscopie intravitale. Les animaux utilisés dans cette demande sont des animaux surnuméraires issus d’élevage et destinés à être mis à mort, en conséquence aucun animal ne sera commandé pour cette mise au point

Raffinement

En dehors de la procédure expérimentale, nous constituons des groupes sociaux de 3 à 6 animaux par cage. Les souris seront hébergées dans des cages avec enrichissement (igloo et de fibres de cartons à dérouler). Elles sont suivies quotidiennement par les responsables du bien-être animal. Au cours de la procédure expérimentale, tous les animaux utilisés recevront une analgésie et une anesthésié adaptée. Ils sont pris en charge par la responsable de la mise en œuvre générale du projet qui s’assura de leur bien-être.

Choix des espèces

L’animal de référence pour l’étude de la maladie veineuse thromboembolique est la souris. Les modèles animaux comme celui de la microscopie intravitale chez la souris sont bien caractérisés dans la littérature scientifique, fiables et reconnus par nos pairs. La maladie veineuse thromboembolique touche les adultes, tous les animaux que nous utiliserons serons âgés de 8 à 16 semaines (poids entre 20-30g).

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Hamsters dorés : 241
Souffrances
▲ -
▲ 25
▲ 216
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Devenir
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 241

241 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Ils sont vaccinés par voie intramusculaire, ponctionnés par voie rétro-orbitale, infectés par les variants Beta et Delta du SARS-CoV-2 par voie intranasale, puis subissent un prélèvement de sang total par ponction intracardiaque et une autopsie. Le porteur limite les effets attendus à une perte de poids transitoire entre J+1 et J+6 et affirme que l'infection n'entraîne jamais de mortalité. Il indique que les variants sont produits en culture cellulaire, mais que l'évaluation de l'efficacité vaccinale ne peut être conduite que sur modèle animal.

Objectifs

Les vaccins récemment développés contre le SARS-CoV-2 sont majoritairement destinés à générer une réponse anticorps vis-à-vis des protéines situées à la surface du virus. Avec un risque de mutation de ces protéines au cours du temps, l'efficacité des vaccins actuels pourrait s'en trouver diminuée. Par ailleurs la réponse anticorps contre cette protéine de surface, s'estompe dans le temps et pourrait ne plus être suffisante pour une protection à long terme. Le présent projet se propose de poursuivre l'évaluation de l'efficacité d'un nouveau vaccin produit à partir d’une protéine conservée au sein de la famille des coronavirus (protéine N) , qui oriente la réponse immunitaire vers une réponse cellulaire (en plus de la production d'anticorps) en stimulant certaines catégories de cellules (les lymphocytes T) responsables de la destruction des cellules infectées. L'efficacité de ce nouveau vaccin, déjà démontré sur le variant classique du SARS-CoV2 lors des deux dernières études, sera testée ici sur deux variants du SARS-CoV2 largement répandus à travers le monde : le variant Beta (Sud-Africain) et le variant Delta (Indien).

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de poursuivre les travaux menés lors des précédents projets sur le variant classique du SARS-CoV2 et d'évaluer l'efficacité des formulations de vaccin (associé ou non à un adjuvant) vis-à-vis des variants du SARS-CoV2. Les bénéfices attendus sont les suivants : - Valider et caractériser l'infection par les variants Beta et Delta du SARS-CoV2 nouvellement acquis au laboratoire et comparer le pouvoir infectieux de ces variants avec celui du variant dit "classique" - Etudier la réponse immunitaire chez le hamster engendrée par les différentes formlulations vaccinales testées - Evaluer l'efficacité des formulations vaccinales testées vis à vis des variants Delta et Beta validant ainsi le spectre d'efficacité du vaccin.

Procédures

Procédure 1. Tous les animaux seront : 1/ anesthésiés à J0 pour prise de sang par voie rétro-orbitale, et vaccinés par voie intramusculaire avec l'une des formulations vaccinales choisies. 2/vaccinés à J28 par voie intramusculaire avec l'une des formulations vaccinales choisies. 3/ anesthésiés J56 pour subir une prise de sang par voie rétro-orbitale et une autopsie pour collecte d'organes. Procédure 2. Tous les animaux seront : 1/ anesthésies à J0 pour infection par voie intranasale avec l'un des deux variants 2/ anesthésiés à J+2 (ou J+4 ou J+7 ou J+11 selon les individus) pour subir une prise de sang totale par voie intra-cardiaque, et une autopsie pour collecte d'organes. Procédure 3. Tous les animaux seront : 1/ anesthésiés à J0 pour prise de sang par voie rétro-orbitale, et vaccinés par voie intramusculaire avec l'une des formulations vaccinales choisies. 2/ vaccinés à J28 par voie intramusculaire avec l'une des formulations vaccinales choisies. 3/ anesthésies à J56 pour infection par voie intranasale avec l'un des deux variants, et pour prise de sang par voie rétro-orbitale. 4/ anesthésiés à J60 (50%) ou J63 (50%) pour subir une prise de sang totale par voie intra-cardiaque, et une autopsie pour collecte d'organes.

Impact sur les animaux

Une perte de poids, progressive et s’étalant sur une période allant de J+1 à J+6 post-infection, est attendue chez les hamsters infectés avec du SARS-CoV2. Hormis cette perte de poids, il n’y a pas de symptômes cliniques attendus durant la période d’infection. L’infection n’aboutit jamais à des décès non désirés. A partir de J+7, les animaux commencent à reprendre du poids. Aucun n'effet indésirable n'est prévu pour les animaux de la procédure 1 qui ne seront que vaccinés.

Devenir

Les animaux de chaque procédure seront tous mis à mort pour autopsie puis collecte d'organes/sang.

Remplacement

La production des variants Beta et Delta du SARS-CoV2 est réalisée in-vitro sur culture cellulaire au moyen d'une lignée Vero E6. Les évaluations de la pathogénie des variants, de la réponse immunitaire post-vaccination et de l'efficacité vaccinale, ne peuvent, quant à elles, n'être conduites que sur modèle animal.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été défini de sorte à avoir 5 ou 6 animaux à chaque temps de mise à mort qui est le minimum généralement requis pour obtenir des résultats d'infection virale statistiquement significatifs.

Raffinement

Ces hamsters seront hébergés en cage de 2 à 3 individus avec un enrichissement composé de nombreux tunnels, abris (afin de satisfaire leur besoin de cachette), cellulose, et de bâtonnets de bois à ronger. Un contrôle de leur état de santé sera assuré tous les jours. Des points limites précis et suffisamment précoces pour leur éviter toute souffrance prolongée et inutile ont par ailleurs été définis.

Choix des espèces

Les études scientifiques menées sur le SARS-CoV-2 ont maintenant largement démontré que le hamster doré était un modèle expérimental qui présentait une forte sensibilité au virus (atteintes respiratoires, perte de poids) ainsi qu'une forte réceptivité (multiplication du virus dans les poumons). Le hamster est donc le modèle de choix pour l'évaluation de l'efficacité de nouvelles thérapeutiques ou de nouveaux vaccins. Nos précédentes expérimentations nous ont permis de caractériser la réceptivité et la sensibilité des hamsters adultes vis à vis des souches SARS-CoV2 utilisées au laboratoire. Nous utiliserons donc des hamsters adultes de 8 à 10 semaines à réception.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 4720
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ 3520
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4720

4 720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les modèles, elles subissent des greffes de tumeurs sous-cutanées ou orthotopiques par chirurgie, des injections de cellules cancéreuses dans le ventricule gauche ou le tibia pour induire des métastases, des splénectomies, des prélèvements sanguins répétés et des gavages, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'objectif déclaré tient en une ligne, développer de nouvelles nanoparticules théranostiques et des traitements du cancer, et une partie des procédures relève de tests réglementaires de toxicité. Le porteur affirme que la biodistribution ne s'obtient que sur animaux et qu'aucun modèle in vitro ne permet ce travail sans perte d'informations.

Objectifs

Selon l’OMS, on estime à 19 millions le nombre de nouveaux cas de cancer et à 10 millions le nombre de décès liés au cancer survenus en 2019. Les cancers les plus fréquemment diagnostiqués dans le monde sont ceux du poumon (avec 2,2 million de cas), du sein (2,3 million de cas) et le cancer colorectal (1,9 million de cas). Dans ce cadre, nous proposons d’évaluer un panel de nanoparticules à visée diagnostique et/ou thérapeutique. Les particules porteront un marqueur fluorescent qui permettra de suivre leur comportement dans l’organisme en temps réel et de façon non invasive par imagerie de Fluorescence. Les particules cibleront différentes protéines d’intérêt, généralement surexprimées dans la plupart des cancers. Les lignées de cellules cancéreuses étudiées auront été au préalable transfectées avec le gène de la luciférase. Elles pourront ainsi être suivies dans l’organisme de façon non invasive par imagerie de bioluminescence. Les particules seront tout d’abord testées in vitro sur cellules tumorales en culture. Seules les particules validées in vitro seront évaluées in vivo. Le modèle murin semble le plus approprié, il permet de se rapprocher d'un grand nombre des caractéristiques de la pathologie humaine.

Bénéfices attendus

Développement de nouvelles nanoparticules théranostiques et de nouveaux traitements pour le cancer.

Procédures

Dans le cadre du développement de tumeurs sous-cutanée et orthotopiques mammaires, les animaux subiront des injections sous-cutanées sous anesthésie gazeuse. Dans le cadre du développement de tumeurs orthotopiques, les animaux subiront des procédures chirurgicales d'implantations orthotopiques de cellules cancéreuses dans leur environnement, sous anti-douleurs et sous anesthésie gazeuse. Dans certains cas ils subiront également des procédures chirurgicales de splenectomie et de résection tumorale. Dans le cadre du développement de métastases, les animaux subiront une injection de cellules cancéreuses dans le ventricule gauche ou dans le tibia, sous anti-douleurs et sous anesthésie gazeuse. Dans le cadre de la détermination de la cinétique sanguine d'un composé, les animaux subiront une injection intraveineuse, sous anesthésie gazeuse, puis des prélèvements répétés dans la veine caudale (animaux vigiles). Dans le cadre des traitements anticancéreux, les animaux subiront soit une injection initraveineuse (sous anesthésie gazeuse), soit une injection intrapéritonéale sur animal vigile, soit un gavage sur animal vigile. Dans le cadre des procédures d’imagerie, les animaux seront simplement anesthésiés au gaz.

Impact sur les animaux

Toute forme de nuisance ou effets indésirables des procédures expérimentales seront attentivement surveillées. Les signes de souffrance seront observés, quottés et éventuellement additionnés selon les points limites décrits et tout score atteignant 3 ou plus entrainerait l’euthanasie immédiate de l’animal par dislocation cervicale sous anesthésie gazeuse.

Devenir

Les animaux issus des procédures seront mis à mort, afin de prélever leurs organes, les imager et les conserver pour des analyses anatomopathologiques.

Remplacement

Les paramètres de biodistribution sont obtenus uniquement par l’emploi d’animaux. Ces études précliniques sont nécessaires avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. Il n’existe pas de modèle non biologique ou in vitro permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques.

Réduction

Les tests in vitro permettront de réduire le nombre de composés/particules à tester ainsi que le nombre de lignées de cellules. Afin de limiter le nombre de lots expérimentaux et compte tenu que les expériences ne sont pas de classe sévère, des cohortes d’animaux pourront être utilisées pour répondre à plusieurs objectifs (informations sur la biodistribution de particules, informations sur l’efficacité de traitement anticancéreux, etc). De plus, le nombre d’animaux pourra être réduit jusqu’à 50% dans certaines procédures si l’effet attendu est suffisamment important pour obtenir des résultats statistiquement fiables avec la première moitié d’animaux ou si les données se révèlent non pertinentes (arrêt alors des expérimentations).

Raffinement

Nous utiliserons des souris immuno-déprimées, qui représentent un modèle proche de la physiopathologie humaine, et permettant le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, dans un environnement contrôlé dépourvu de pathogènes, enrichi avec des tunnels en carton et morceaux de papier pour y faire un nid. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. La croissance des tumeurs n’entraîne pas de gêne et sera suivie régulièrement au pied à coulisse et par imagerie de bioluminescence. La gravité des procédures est légère pour les biodistributions, cinétiques sanguines et traitements. Elle sera modérée pour les études sur tumeurs orthotopiques. L’application de critères d’arrêt et le suivi quotidien des animaux garantiront leur bienêtre, et nous permettront d’intervenir immédiatement de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance.

Choix des espèces

- Les souris immunodéprimées (NOD-SCID,balb nude et NMRI nude) permettent le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. Les méthodes utilisées pour induire une tumeur sont rapides et reproductibles et la bonne connaissance de ces modèles de pathologie chez la souris fait que les limites éthiques de ce type d’expérimentation sont bien connues. - les souris Balb/c immunocompétentes permettront d'effectuer la cinétique sanguine des particules étudiées. - les souris SKH1 permettent de faire de l'imagerie de fluorescence dans un contexte de souris hairless et immunocompétentes en s’affranchissant du stress causé par le rasage et l’épilation nécessaires dans le cas de souris à poils. Les modèles animaux permettent d’avancer dans la mise au point de nouvelles thérapies et procéder à leur évaluation préclinique avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. La souris est l’espèce la plus adaptée et la mieux décrite pour la mise en oeuvre de protocoles de thérapie in vivo.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules tumorales leur sont implantées dans le tronc cérébral, l'injection étant pratiquée sur des souriceaux de deux jours, puis des médicaments sont administrés avant une mise à mort par dislocation cervicale pour prélever les tumeurs. Le porteur situe le projet face aux tumeurs du tronc cérébral de l'enfant, cancer au taux de survie proche de zéro, l'objectif immédiat restant de valider une nouvelle lignée tumorale et l'association de deux médicaments. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ne reproduit la complexité observée in vivo et que cette souche de souris immunodéficiente ne peut être remplacée.

Objectifs

Les tumeurs du tronc cérébral sont actuellement les cancers les plus mortels chez l’enfant, avec un taux de survie proche de zéro. La découverte et la validation de nouveaux traitements des tumeurs du tronc cérébral permettront de faire un pas important pour soigner les enfants souffrant de ce cancer, toujours incurable en 2021

Bénéfices attendus

Démontrer que la nouvelle lignée de tumeur du tronc cérébral forme des tumeurs chez la souris NGS et que ces cellules constituent un bon modèle d'étude pour mieux comprendre le développement de la tumeur et pour tester des médicaments. Démontrer que l’association de deux nouveaux médicaments bloque la formation de tumeur chez la souris.

Procédures

Implantation de cellules tumorales en intracrânien dans le tronc cérébral. Administration de médicaments.

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales utilisées dans ce projet sont de classe modérée avec la greffe de cellules tumorales dans le tronc cérébral et la formation de tumeur dans le cerveau. Dans certaines conditions du projet, des agents anticancéreux seront administrés aux animaux afin d’évaluer la sensibilité des cellules tumorales à cette nouvelle thérapie. La plupart des manipulations sur les animaux seront réalisés sous anesthésie générale.

Devenir

Les 320 souris de ce projet seront euthanasiées par dislocation des vertèbres cervicales afin de procéder au prélèvement des tumeurs et leur analyse pas des arppoches moléculaires et histologiques.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à la réalisation de ce projet, c’est-à-dire un système biologique qui reproduit partiellement ou entièrement les conditions cliniques, analytique et/ou moléculaire de notre objet d'étude. II est impossible d'obtenir les informations fournies dans cette étude sans l'utilisation de cette souche de souris immunodéficience. Les conclusions recherchées ne peuvent être obtenues par des modèles alternatifs d'étude in vitro, qui ne reconstituent pas de manière optimale la complexité, l’interactivité et la diversité des compartiment stromales et tumorales en action in vivo chez la souris.

Réduction

Le test statistique utilisé sera le test l’ANOVA (test très généralement utilisé pour ces études). D’après la littérature scientifique, le nombre d’animaux nécessaire par lot pour détecter 50% de différence inter-lots avec 50% d’écart type intra lots est de 10.

Raffinement

Concernant l’objectif de réduction de la souffrance, la douleur et l’angoisse infligées aux animaux. Les souris seront hébergées en animalerie A2, suivies quotidiennement pour détecter d’éventuels signes cliniques par du personnel qualifié. Ces animaux sont hébergés en cages de type 2L à raison de 5 souris par cage. Les conditions d’hébergements sont adaptées à la forte immunodépression de ces animaux : cages, nourritures et litières sont stérilisées. De plus, chaque cage reçoit un enrichissement du milieu en l’occurrence des nids de « woodwoll » (Safe, France). En ce qui concerne les données de comportement et de physiologie, l’estimation de la souffrance est réalisée par le personnel de l’animalerie. Le score limite est de 12. Au-delà, l’animal sera euthanasié sans attendre (cf. grille jointe en annexe). En tenant compte de ces points limites adaptés et conformément au paragraphe 3 de l’annexe VIII de la directive 2010/63 CE, nous proposons comme classement pour l’ensemble de nos procédures le degré modéré. Les critères prépondérants ainsi que les mesures conservatoires en fonction du score de cette grille sont détaillés dans les procédures (cf. paragraphe 4).

Choix des espèces

1. La souche de souris NSG est appliquée dans la recherche sur le cancer en raison de sa capacité à développer le processus étudié du fait de sa forte immunodépression. 2. La capacité d’extrapoler les résultats. 3. L’expérience d’utilisation des chercheurs demandeurs. 4. L’existence des équipements nécessaires à l’étude. 5. La pertinence des installations de l’Animalerie. Pour le modèle intracrânien de gliome, l’injection de cellules dans les souris sera réalisée au deuxième jour après la naissance. À cet âge, une injection intracérébrale est faisable sans procédures chirurgicales, ce qui réduit considérablement la souffrance animale. Il est aussi important que le cerveau soit à un stade de développement précoce pour être proche du microenvironnement présent chez les enfants atteints de gliomes du tronc cérébral.