Rongeurs
valider un traitement contre la sclérose amyotrophique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces souris transgéniques développent une sclérose latérale amyotrophique évolutive, avec troubles de la démarche, perte de force musculaire et perte de poids, reçoivent une injection tous les deux jours pendant plus de trois mois, et subissent des tests de locomotion ainsi qu'un test d'évitement par choc électrique aux pattes. Le porteur indique avoir d'abord travaillé sur la drosophile puis sur des larves de poissons zèbres avant de recourir à la souris. Il affirme que les modèles murins "ne peuvent pas être remplacés" en vue d'un développement clinique.
Objectifs
notre objectif est de valider une cible thérapeutique pour lutter contre la sclérose latérale amyotrophique. Notre étude permettra d'identifier des molécules capables de réduire les défauts locomoteurs et les atteintes cellulaires liés à cette maladie
Bénéfices attendus
Valider une cible thérapeutique et identifier un/des agents thérapeutiques pour lutter contre la sclérose latérale amyotrophique
Procédures
Tous les animaux (n=768) recoivent une injection intrapéritonéale tous les deux jours. L'impact sur le comportement est évalué du 21ème jour au 124ème jour. Les tissus nerveux des animaux sont analysés post-mortem
Impact sur les animaux
Les souris utilisées présentent un phenotype pathologique avec un décours différent suivant le sexe . Les mâles ont un phénotype plus rapide et prononcé. A 30 jours : apparition des trouble de la démarche et de l'équilibre. A 60 jours : aggravation des défauts de locomotion (diminution de la force musculaire). A 90 jours : début de la perte de poids (mâles). A 120 jours : perte de poids (femelles et mâles).Comme les souris montrent des déficit au niveau intestinal, elles auront accès à de la nourriture en gelée dès le 30ème jour pour limiter la perte de poids. La nuisance liée à l'injection en intrapéritonéale tous les 2 jours est minimisée en alternant le côté d'injection. Les tests de locomotion utilisés provoquent très peu d'effet indésirable. Pour le test d'évitement, les animaux reçoivent un faible choc électrique aversif par les pattes et on note leur réaction. Les chocs sont limités en intensité et en durée de façon à limiter la nuisance aux animaux. Toute variation importante de la sensibilité aux chocs conduit à l'arrêt de la procédure. Ce test ne sera pratiqué qu'une seule fois à la fin du projet
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour permettre l'étude des mécanismes d'action de la thérapie
Remplacement
La sclérose latérale amyotrophique est une maladie complexe se traduisant par une perte progressive des neurones de la moelle épinière et du cortex moteur. Elle se traduit par une diminution progressive des capacités motrices. Pour minimiser l'utilisation d'animaux vertébrés, nous avons dans un premier temps démontrer chez la drosophile que l'activation d'un récepteur est une cible thérapeutique d'intérêt. Pour identifier 3 nouveaux activateurs de ce récepteur avec un fort potentiel thérapeutique, une série d'activateurs sera d'abord testée sur des larves de poissons zèbres de 5 jours. Ensuite pour valider les 3 meilleurs activateurs candidats, nous avons besoin d'un modèle vertébré proche de la maladie avec une perte de neurones moteurs de la moelle épinière et des déficits progressive de locomotion. Les modèles murins sont les plus adaptés à ce type d'étude et ne peuvent pas être remplacés par d'autres modèles en vue d'un futur développement clinique.
Réduction
Pour déterminer le nombre d'animaux nécéssaire, on se base sur les études antérieures utilisant la même stratégie thérapeutique et les mêmes tests comportementaux pour d'autres maladies neurodégénératives. Le nombre d'animaux par groupe a été déterminé par un logiciel de statistique.
Raffinement
Afin de réduire l'angoisse et la souffrance, l'environnement des animaux sera enrichi avec des copeaux de cartons qui permettront aux animaux de se cacher et constituer un abri. Les animaux seront également manipulés toutes les semaines afin de réduire le stress que peut engendrer un expérimentateur lors d'une procédure expérimentale. Afin de réduire la difficulté des souris transgéniques pour s'alimenter, elles auront accès à de la nourriture en gelée dès le 30 ème jour. Afin de contrôler le bien-être des animaux, les souris seront pesées deux fois par semaine dès la naissance. Une feuille de bien-être, avec les points limites sera complétée par l'expérimentateur lorsque tout comportement suspect (plaie, lésions cutanés, agressivité, stéréotypie, apathie, convulsions, ...) sera remarqué. Dès lors une grille d'évaluation sera complétée tous les jours pour le suivi de l'animal. Si une souris présentait un score de souffrance trop élevé sur la grille d'évaluation, elle sera immédiatement euthanasiée par l'expérimentateur qualifié après en avoir averti le chef de projet et le vétérinaire.
Choix des espèces
La lignée de souris transgéniques utilisée a fait l'objet de nombreuses publications et son phénotype est donc bien caractérisé. L'utilisation de ces animaux est indispensable à l'élaboration de thérapies efficaces car ils représentent un des modèles les plus pertinents de la sclérose latérale amyotrophique. Ces souris présentent une altération progressive de leurs performances motrices et mnésiques comme observée dans cette pathologie : A 30 jours : apparition des premiers défauts de locomotion A 90 jours : début de la perte significative des neurones moteurs A 120 jours : aggravation des symptômes
Etude des perturbations de l’intégrité de la muqueuse colique et du comportement de l’hôte en cas d’infection intestinale par Citrobacter rodentium
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par la bactérie Citrobacter rodentium pour reproduire un syndrome de l'intestin irritable, reçoivent un gavage de probiotiques, puis subissent un labyrinthe en croix surélevé, un test de nage forcée et une distension colorectale avant le prélèvement de leurs organes. Le porteur décrit une hypersensibilité colique et un comportement de type anxieux persistant jusqu'à la fin des expériences. Il affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur des animaux et que les modèles cellulaires in vitro ne sont pas envisageables.
Objectifs
L’hypersensibilité colique et les douleurs abdominales sont les principaux symptômes du SII. La prise en charge de ces douleurs en clinique est actuellement limitée. En effet, le manque d’efficacité des traitements disponibles rend le développement de nouveaux outils pharmacologiques nécessaire. Il est donc important de mieux comprendre les mécanismes de ces douleurs afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, puis de tester de nouveaux médicaments agissant sur ces nouvelles cibles. La complexité de cette pathologie faisant intervenir plusieurs organes rend impossible l’utilisation in vitro d’un modèle cellulaire. Ainsi, afin de tester de nouvelles molécules dans des conditions mimant ces pathologies, il est indispensable de développer un modèle animal présentant des origines communes à ce qui est observé chez le patient et permettant donc de reproduire ces pathologies douloureuses. Le protocole s’orientera sur les mécanismes périphériques impliqués dans l’initiation et/ou le développement d’une hypersensibilité viscérale d’origine colique sur des modèles animaux de syndrome de l’intestin irritable post-infectieux. En effet, parmi les différents facteurs étiologiques suspectés dans la physiopathologie de ces atteintes intestinales, il a été observé, chez des patients présentant de sévères douleurs abdominales, des facteurs communs tels qu’un dérèglement du système immunitaire ou des modifications de la composition du microbiote intestinal pouvant être l’origine d’une micro-inflammation locale et/ou d’une hypersensibilité viscérale d’origine colique. L’objectif de ce projet sera donc de clarifier le lien entre un désordre microbien, immunitaire et/ou inflammatoire à bas bruit et le développement d’une HSVC afin de proposer de nouvelles cibles pharmacologiques pour le traitement de la douleur viscérale d’origine colique.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet étant de mieux comprendre les mécanismes des douleurs associées au syndrôme de l'intestin irritable afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques, le premier bénéfice attendu serait la caractérisation de cette physiopathologie et l’identification de nouvelles cibles pharmacologiques. Dans un second temps, la validation pré-clinique des effets bénéfiques de nouvelles molécules agissant sur les nouvelles cibles identifiées nous permettraient d’envisager une étude clinique grâce à une collaboration avec des services de gastroentérologie . L’objectif à plus long terme serait donc de mettre en place cette étude clinique qui ferait intervenir des patients atteints de SII afin de tester les potentiels outils pharmacologiques développés au laboratoire. Cette étude permettrait d’ouvrir le champ des perspectives thérapeutiques visant à traiter les symptômes associés au syndrome de l'intestin irritable et, in fine, à soulager les patients douloureux. Le bénéfice à long terme serait ainsi une meilleure prise en charge des douleurs chez le patient, qui reste actuellement extrêmement limitée.
Procédures
Prélèvement de fèces à J3, 7, 10 et 16 post infection sur chaque souris pour évaluer l’état de colonisation du tractus digestif. Suite à cela, les souris recevront un traitement par gavage orale à base de bactéries probiotiques entre J16 et J23. A J21, les souris subiront un premier test comportementale (5 min par souris sur l'ensemble des souris) pour évaluer l'état d'anxiété des souris (Labyrinthe en croix surélevé) puis à J23 un second test comportementale (5 min par souris sur l'ensemble des souris) pour évaluer l'état de dépression des souris (test de la nage forcée). Enfin, à J24, les souris subiront un dernier test (40 min par souris sur l'ensemble des souris), le test de distension colorectale, afin d'évaluer leur sensibilité colique avant d'être mis à mort à la suite de ce test de distension colorectale.
Impact sur les animaux
Une perte de poids (au maximum, 5% du poids initial) peut être observée chez certains animaux durant la phase d’infection et notamment au pic d’infection (7 jours post-infection), mais ce phénomène est temporaire et naturellement résolu avec l’élimination du pathogène (16 jours post-infection). Ensuite, cette infection par C. rodentium induira chez les animaux les symptômes associés au SII-PI à savoir une hypersensibilité colique et un comportement de type anxieux en phase post-infectieuse (16 jours post-infection) et jusqu’à la fin des expérimentations prévues (24 jours post-infection).
Devenir
A l'issu de l'ensemble des procédures, les animaux seront mis à mort par overdose d'isoflurane suivi par une dislocation cervicale afin de réaliser des prélèvements d'organes.
Remplacement
Il apparait indispensable de travailler sur des animaux afin de pouvoir étudier l’impact de C. rodentium sur la sensibilité colique, le comportement et le microbiote intestinal. De plus, une étude comparant des données de métagénomique entre animaux infectés et animaux non infectés permettra d’établir un lien de causalité avec C. rodentium. Ce type d’étude n’est concevable que chez l’animal. D’autre part, nous voulons également évaluer les conséquences physiologiques sur la sensibilité viscérale et la perméabilité intestinale, pour lesquelles il n’existe pas d’autre alternative. L’utilisation de différents modèles cellulaires in vitro pour répondre aux objectifs de ce projet n’est donc pas envisageable.
Réduction
Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les tests statistiques seront réalisés grâce au programme d'analyse statistique GraphPad Prim 9.0 et les principales analyses, notamment de suivi du poids seront effectuées grâce à des test ANOVA one-way ou two-way suivi d'un post test adéquat en fonction du résultat.
Raffinement
Afin de réduire une éventuelle souffrance, les animaux seront surveillés quotidiennement (Week-end et jours fériés compris) par l'expérimentateur mais aussi par le personnel de l'animalerie. Si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Ces animaux seront au maximum 5 par cage (5 mâles ou 5 femelles) et ceci en respect de la réglementation en vigueur concernant la superficie au sol par souris. De plus, ces cages contiendront des milieux d'enrichissements de type petite maisonnette ainsi que du coton.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme modèle expérimental est appuyé par sa pertinence pour l’étude des pathologies intestinales in vivo ainsi que par la disponibilité de lignées d’animaux génétiquement modifiés et l’existence de nombreux outils d’analyse (anticorps, kit ELISA…) développés pour cette espèce. De plus, la spécificité d’espèce de la souche bactérienne pathogène utilisée rend ce modèle encore plus approprié. Les souris seront utilisées au stade de jeune adulte (4-5 semaines). En effet, l’utilisation des animaux à ce stade de développement permet de limiter les biais liés à des différences pouvant se développer au cours de la vie de l’animal. La réduction de la variabilité inter-individus permet ainsi de réduire le nombre d’animaux à expérimenter.
Caractérisation des propriétés nutritionnelles des protéines d’organismes unicellulaires (POU) chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
80 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont nourris avec des protéines issues de levure et de bactérie, soumis à des prélèvements sanguins caudaux puis à une ponction intracardiaque sous anesthésie, avant le prélèvement de leurs contenus intestinaux et de leurs organes, pour évaluer l'intérêt nutritionnel de ces protéines pour l'alimentation humaine. Le porteur signale que ces aliments peuvent contenir des acides nucléiques potentiellement néfastes pour les reins. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative validée in vitro" pour mesurer la digestibilité des acides aminés, mesurable seulement chez l'animal ou chez l'humain.
Objectifs
Face à l’accroissement de plus en plus rapide de la population, aux enjeux liés au changement climatique et à l’urbanisation croissante, sécuriser l’offre alimentaire constitue un défi majeur pour le secteur agricole. Une augmentation considérable des besoins de ressources en protéines est inévitable. Les ressources végétales et animales nécessitent la mobilisation de grandes surfaces agricoles et sont dépendantes des conditions climatiques et de la saisonnalité. La recherche de sources protéiques alternatives est ainsi en plein essor et les Protéines d’Organismes Unicellulaires (POU) représentent actuellement une filière en développement. Les microorganismes sont des ressources intéressantes à exploiter, de par leur vitesse de croissance, leur capacité d’accumulation et la possibilité de moduler leur métabolisme et leur composition en fonction des conditions d’environnement. Dans ce contexte, le projet Nutripou va produire des POU issues de bactérie et de levure à partir de procédés de culture, d’extraction et de purification optimisés afin d’obtenir des POU dont la composition nutritionnelle est adaptée à l’alimentation humaine. Les objectifs de l’étude animale que nous souhaitons mener sont : i- d’évaluer la qualité nutritionnelle de POU issues de levure et de bactérie et présentant des degrés de purification différents (procédures expérimentales 1 et 2) et ii- d’évaluer les effets métaboliques et physiopathologiques de l’ingestion durant 3 mois de ces mêmes POU (procédure expérimentale 3) chez le rat.
Bénéfices attendus
Les données de qualité nutritionnelle des POU de levure et de bactérie et les effets de leur ingestion obtenues dans notre étude permettront d’appréhender l’intérêt de cette nouvelle ressource en protéines. La caractérisation nutritionnelle permettra de valoriser ou d’envisager des pistes d’amélioration de la production des POU et elles pourront éventuellement venir compléter le catalogue des ressources alternatives en protéines permettant de faire face à la demande mondiale croissante.
Procédures
Dans les procédures 1 et 2, les animaux seront hébergés en cage individuelle en permanence. Dans la procédure 3, ils seront hébergés à 2 par cages et placés uniquement 3 fois 24h dans des cages individuelles pour la collecte des urines. Lors des procédures 2 et 3, avant l’euthanasie des animaux et pour collecter une quantité suffisante de sang, une ponction intracardiaque sera réalisée après anesthésie gazeuse profonde de l’animal. Lors de la procédure 3, des prélèvements sanguins sur la veine latérale de la queue seront réalisés sur les rats vigiles. Trois prélèvements seront réalisés (au début, à mi-parcours et à la fin de la procédure) et la durée de chaque prélèvement ne dépassera pas 5 minutes
Impact sur les animaux
Lors des procédures 1 et 2, il sera nécessaire d’héberger les animaux en cages individuelles car nous devrons suivre précisément la prise alimentaire de chaque rat (procédure 1) et les habituer à l’ingestion d’un repas-test (procédure 1). Lors de la procédure 3, les animaux seront hébergés à 2 par cage. La prise alimentaire n’étant pas le paramètre principal évalué lors de cette procédure, il est envisageable de diminuer la précision de cette mesure pour cette procédure. Les animaux seront placés en cage individuelle uniquement lors du recueil des urines, soit 3 fois une journée sur l’ensemble de la procédure. Les prélèvements sanguins de la procédure 3 sont susceptibles d’induire de la douleur. Les prélèvements se feront au niveau d’une veine latérale de la queue par un expérimentateur entraîné et les volumes prélevés seront modérés et ne dépasseront pas 15% du volume de sang des rats. Bien que la production des POU utilisées dans cette étude sera optimisée pour réduire les quantités d’acides nucléiques, les régimes à base de POU sont susceptibles de contenir des quantités faibles d’acides nucléiques pouvant être potentiellement néfastes pour la santé des rats. Les expérimentateurs seront donc particulièrement vigilant lors du suivi de l’état de santé globale des animaux. L’ingestion d’acides nucléiques pourrait avoir un effet sur le rein et l’excrétion des urines sera particulièrement observée.
Devenir
Procédure 1: Les 40 rats seront réutilisés pour la procédure 2. Procédure 2: les 40 rats seront euthanasiés afin de collecter les digestats des différents compartiments intestinaux et évaluer la digestibilité de POU. Procédure 3: les 40 rats seront euthanasiés afin de prélever les organes et tissus permettant d'évaluer les effets de l'ingestion de POU sur des marqueurs inflammatoires et histologiques.
Remplacement
A l’heure actuelle il n’existe pas de méthode alternative validée in vitro pour déterminer la digestibilité de l’azote et des acides aminés des protéines. Les méthodes de digestion in vitro ne permettent pas en l’état actuel des connaissances d’obtenir des données représentatives de la digestibilité in vivo des acides aminés alimentaires. Ces mesures ne peuvent être réalisées que chez l’animal et chez l’homme. Néanmoins, les études de digestibilité des acides aminés nécessitent à l’heure actuelle l’accès aux contenus intestinaux au niveau iléal et sont très invasives chez l’homme. En outre, afin d’étudier l’innocuité de ces nouvelles sources de protéines alimentaires à moyen terme, et en particulier les effets de taux d’acides nucléiques non négligeables, il est nécessaire d’évaluer les effets sur différents marqueurs inflammatoires, métaboliques, du statut osseux, etc. et cela ne peut se faire que chez l’animal en ayant accès à l’ensemble des tissus et organes.
Réduction
A partir des données déjà publiées sur le sujet et dans des conditions expérimentales comparables, le nombre minimum d’animaux requis pour atteindre une puissance statistique suffisante et garantir l'exploitation des résultats est de 8 rats par groupe.
Raffinement
Afin de limiter l'impact de l'hébergement individuel dans les procédures 1 et 2, les cages sont en plexiglas transparent permettant le plus d’interactions visuelles entre les animaux et elles seront enrichies avec des tunnels en plexiglas opaque ainsi que des billes. Des regroupements dans des cages collectives (5 rats/cage) seront effectués une fois par semaine lors de ces 2 procédures. La capacité d’accueil de la cage de regroupement sera adaptée au nombre et au poids des rats et les animaux seront identifiés par un numéro inscrit au marqueur sur leur queue. Pour la procédure 3, les animaux seront hébergés à 2 par cage. Néanmoins, les animaux passeront 3 fois 24h en cage métabolique individuelle afin de collecter les urines. Ces cages seront également en plexiglas et enrichies avec des tunnels en plexiglas opaque ainsi que des billes. Afin de réduire la douleur lors des prises de sang au niveau d’une veine latérale caudale réalisées en procédure 3, les prélèvements se feront par un expérimentateur entraîné. Les volumes prélevés seront modérés (2mL/prélèvement, 3 prélèvements à J0, J45 et J90) et ne dépasseront pas 15% du volume de sang des rats. Les animaux seront habitués à la contention dans un tissu lors des pesées afin de réduire le stress généré lors de la contention pour réaliser la prise de sang et un analgésique sera appliqué sur la queue quelques minutes avant le prélèvement pour réduire les douleurs. La manipulation régulière des animaux par les mêmes expérimentateurs pour les mesures du poids et de la prise alimentaire permettra de suivre de manière rapprochée l’état de santé des animaux et de détecter des modifications éventuelles de leur état physique ou de leur comportement. Si une perte de poids de plus de 20% sans cause apparente et sans récupération, des diarrhées sans cause apparente ou des difficultés à uriner ou une modification de l’aspect des urines sont détectées grâce au suivi rapproché de chaque animal, il sera sorti du protocole expérimental et euthanasié si son état de santé ne s’améliore pas rapidement.
Choix des espèces
Le régime alimentaire et le système digestif du rat présentent des similarités suffisamment importantes avec ceux de l’Homme pour qu’une extrapolation des résultats obtenus soit envisagée. De plus, le rat est une espèce de référence pour les études nutritionnelles. Procédure 1 : Rats âgés de 3 semaines. L’évaluation du CEP est une procédure standardisée qui se réalise chez de jeunes rats pour rendre compte de la capacité de la protéine à soutenir la croissance. Procédure 2 : Rats issus de la procédure 1. Ils seront alors âgés de 8 semaines. Les études de digestibilité sont habituellement réalisées sur des rats de cet âge. C’est une fenêtre d’âge de référence utilisée dans la plupart des études quand il s’agit de normaliser les conditions d’expérimentations dans lesquelles l’âge de l’individu n’est pas l’objet de la recherche. Procédure 3 : Rats adultes âgés de 8 semaines. C’est une fenêtre d’âge de référence utilisée dans la plupart des études quand il s’agit de normaliser les conditions d’expérimentations dans lesquelles l’âge de l’individu n’est pas l’objet de la recherche.
Influence des rythmes circadiens et multidiens sur l’activité cérébrale chez l’animal sain et épileptique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
798 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils reçoivent un agent épileptogène qui provoque un état de mal épileptique puis une épilepsie durable, subissent des craniotomies de cinq à dix heures et le port d'électrodes intracérébrales pendant deux à douze semaines, avant une perfusion intracardiaque terminale sous anesthésie. Le porteur indique une mortalité d'environ 30 % dans le modèle d'épilepsie généralisée, des crises spontanées récurrentes et une perte de poids pouvant atteindre 30 %. Il affirme qu'il est "indispensable" de disposer d'un modèle animal et qu'aucune méthode alternative n'existe, le rat étant présenté comme l'espèce de référence.
Objectifs
Le projet de recherche fondamentale que nous mènerons pendant 5 ans consiste à déterminer comment les rythmes circadiens et multidiens contraignent la dynamique cérébrale en condition physiologique et pathologique. Cette question est primordiale sur le plan humain car toutes les fonctions de l’organismes sont régulées de façon circadienne, et que nombre de ces régulations sont modifiées en condition pathologique comme l’épilepsie. L'épilepsie est la maladie neurologique la plus répandue après la migraine et touche près de 50 millions de personnes dans le monde et 600 000 en France. Environ 30% des patients sont résistants aux traitements médicamenteux. Ce taux de pharmaco résistance n'a hélas pas changé depuis les années 1950 car les mécanismes sous-tendant l'épilepsie sont toujours mal connus. En plus des crises, de nombreuses comorbidités, comme de profonds troubles mnésiques, handicapent les patients. Ces troubles mnésiques ne sont pas pris en charges au niveau thérapeutique et sont souvent encore plus invalidants que les crises. Il est donc indispensable de disposer d'une approche pertinente permettant de comprendre les mécanismes du développement de cette pathologie afin de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter à la fois les crises et les déficits cognitifs associés. Les données récentes montrent de plus que les crises d’épilepsies sont non seulement régulées de façon circadienne (elles ont une plus grande probabilité de se produire à une certaine heure) mais aussi multidienne (elles montrent une périodicité de plusieurs jours/semaines). Ces résultats ont été retrouvés dans diverses espèces : homme, chien, rat et souris. Il est fondamental d’en comprendre les mécanismes non seulement pour prédire les crises mais aussi pour traiter les individus au meilleur moment.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche consiste à déterminer la relation entre crises, comorbidités cognitives et rythmes circadiens/multidiens. Pour cela, nous allons développer et utiliser des modèles animaux pertinents reproduisant de nombreuses caractéristiques de la pathologie. Notre but est de déterminer le plus grand nombre de mécanismes sous-tendant la genèse et la propagation des crises, l'apparition des déficits mnésiques dans le contexte des épilepsies généralisées et focales, et leur rythmicité circadienne/multidienne. La description de ces mécanismes pourra idéalement fournir des marqueurs prédictifs de la maladie qui pourraient être à terme transféré à l'Homme.
Procédures
Les animaux seront soumis : - Traitement avec un agent épileptogène, qui induit un status epilepticus et permet le développement d'une épilepsie qui perdure à vie ; ce traitement est soit injecté IP une seule fois, soit une seule fois in situ dans le cerveau sous anesthésie générale (chirurgie de 3-4h); - Procédures chirurgicales (craniotomies) sans réveil (durant 5-6h) sous anesthésie générales et analgésie afin d’enregistrer l’activité cérébrales avec des microélectrodes; - Procédures chirurgicales (craniotomies) sous anesthésie générale et analgésie avec réveil et traitement adapté de la douleur éventuelle, afin d'implanter à demeure des microélectrodes (durée de la chirurgie 6-10h) afin d’enregistrer l’activité cérébrales chez l’animal vigile pendant deux à 12 semaines; - Perfusion intracardiaque sous anesthésie générale et analgésie profondes dans le but d’extraire les cerveaux (terminal)
Impact sur les animaux
Dans la procédure #1 la genèse des modèles d'épilepsie généralisée induisent une mortalité de 30% environ. Elle est de moins de 5% dans le modèle d'épilepsie focale de la procédure #2. Les animaux issus de ces modèles développent des crises épileptiques spontanées récurrentes. Ils subissent généralement une perte de poids pouvant aller jusqu’à 30% mais qui se rattrape dès le 2e jour post-status et une déshydratation qui peut aussi persister jusqu’à 2 jours. L’implantation d’électrodes intracérébrales (procédures #2, 4, 5) chez ces animaux (et chez les animaux contrôles) nécessite le placement d’un « chapeau » protecteur sur le crâne. La plaie au niveau du scalp cicatrise en quelques jours.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés pour prélever les cerveaux pour réaliser des analyses anatomiques et histologiques.
Remplacement
Le caractère méconnu du fonctionnement cérébral implique que ce projet ne peut pas se passer de l'utilisation d'animaux afin d'en déterminer les mécanismes. Il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour réaliser ce travail. Ce projet utilise des rats comme modèle animal, qui est l'espèce la plus pertinente car de nombreuses études montrent que les régions cérébrales impliquées dans la mémoire sont conservées entre les rongeurs et l’Homme. Les résultats de notre étude permettront de mieux extrapoler les mécanismes de la mémoire chez l’Homme.
Réduction
Ce projet utilise des outils de collection des données à la pointe de la technologie nous permettant d’obtenir des données fiables sur un faible échantillon. De plus, des tests statistiques adéquats nous permettront de limiter la taille des cohortes à un minimum.
Raffinement
ce projet propose des méthodes pertinentes pour limiter la douleur, la souffrance, le stress et l’inconfort. Nous avons mis en place des points limites adaptés et précoces pour chaque procédure (comme les interventions chirurgicales) et une réponse rapide (suivi post-opératoire, analgésie (Buprécare 0,05mg/kg/24h s.c. et Métacam 2mg/kg/24h i.p.), suivi quotidien des animaux). Tous les actes invasifs seront pratiqués sous anesthésie générale utilisant du sévoflurane (4%) ou une association de kétamine-xylazine (80 mg/kg et 10mg/kg, i.p.) - Buprécare (0,05mg/kg s.c.) et ropivacaïne (2mg/kg s.c.). Le bien-être animal est aussi privilégié au niveau des conditions d'hébergement (animaux à plusieurs dans de grandes cages, eau et nourriture ad libitum, enrichissement avec nid végétal, tubes en cartons et divers objets) pour minimiser le stress et être au plus près du comportement naturel de l'espèce animale.
Choix des espèces
Ce projet utilise des rats comme modèle expérimental. C’est l'espèce de référence dans le cadre de l’étude des mécanismes de la mémoire et de l'épilepsie. Les régions cérébrales impliquées sont conservées entre les rongeurs et l’Homme. Ce projet est la continuité de travaux pré-existants et des projets #01451 et #20325-2019041914138115 v2. Donc dans le but de respecter la règle des 3R, nous avons choisi d’utiliser les mêmes espèces et souches animales de façon à ne pas répéter inutilement des expériences sur d’autres animaux d’espèce ou de souche différente. Nous étudions la relation entre rythmes circadiens et multidiens et épilepsie dans un cerveau dont le développement est achevé, donc nous utilisons des rats mâles adultes âgés de 6 semaines minimum à quelques mois.
Etude du rôle de la protéine X dans la thérapie du cancer par transfert de lymphocytes.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau puis une injection de lymphocytes T par voie rétro-orbitale, avant le prélèvement de leurs tumeurs, rate et ganglions, pour étudier le rôle d'une protéine dans l'efficacité de l'immunothérapie du cancer. Le porteur fixe un point limite à un volume tumoral de 2 500 mm3, seuil au-delà duquel les souris qui l'atteignent sont mises à mort. Il indique avoir mené des expériences in vitro au préalable mais conclut que les interactions entre cellules tumorales et microenvironnement immunitaire "ne peuvent actuellement pas être remplacées" par des systèmes in vitro fiables.
Objectifs
La progression du cancer est grandement influencée par un équilibre délicat entre l'immunité et la tolérance aux tumeurs. En particulier, les lymphocytes T (LT) CD8 ont pour fonction de détruire les cellules tumorales. Leur étude a conduit au développement de deux types d’immunothérapies du cancer, qui ont révolutionné la prise en charge des patients : l’administration d’anticorps anti- PD-1 qui ciblent la fonction défectueuse des LT CD8, ainsi que l’injection de LT spécifiques d’un antigène tumoral et capables d’éliminer directement la tumeur. La combinaison de ces deux traitements est testée actuellement en clinique mais les mécanismes moléculaires régissant la réponse ou la résistance à ces thérapies sont mal connus. La protéine X joue un rôle critique dans la tolérance immunitaire dans le cancer et nos données préliminaires suggèrent qu’il pourrait également être un régulateur majeur de l’activité des LT CD8+. Dans ce contexte, nous émettons l’hypothèse que l’élimination des tumeurs par l’injection de LT spécifiques, en combinaison ou non avec une thérapie par anti-PD-1, requiert l’activation de X.
Bénéfices attendus
Ces travaux pourraient permettre d’identifier un mécanisme moléculaire impliqué dans l’effet curatif des thérapies du cancer par injection de LT. D’autre part, ces études pourraient révéler des activités spécifiques de la protéine X qui peuvent être ciblées par de nouveaux agents thérapeutiques pour améliorer la fonction des LT, seule ou de concert avec des immunothérapies existantes.
Procédures
- Rasage du flanc des souris après désinfection a l’alcool 70% sous anesthésie isofluorane (1x 2 minutes/souris) -Injection sous-cutanée dans le flanc, sous anesthésie isofluorane, de cellules tumorales resuspendues dans du PBS1X stérile, dans un volume total de 100uL (1x 2 minute/souris) -Injection intraveineuse par voie rétro-orbitale, sous anesthésie isofluorane, de cellules LT resuspendues dans du PBS1X stérile, (ou du PBS1X comme témoin) dans un volume total de 100uL. (1x 2 minute/souris)
Impact sur les animaux
Les tumeurs B16F10-OVA et MC-38-OVA injectées par voie sous-cutanée ne développent pas de métastases et ne provoquent pas/peu de douleurs. Chez la souris, l’injection d’anti-PD-1 ne provoque pas d’effets secondaires délétères détectables. Les animaux subissent un ensemble d’étapes de classe de gravité légère, effectuées sous anesthésie isofluorane, mais susceptible d’entraîner une angoisse légère et de courte durée. La bonne connaissance des modèles expérimentaux, le suivi adapté des points limites et la manipulation des animaux sans stress par des personnes compétentes en expérimentation animale permettent de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des souris. Nous évaluerons l'état de bien-être ou de souffrance des animaux 2 fois par semaine. Un enrichissement (morceau de coton) est ajouté à chaque cage et le cas échéant du DietGel et/ou de l’HydroGel sera utilisé.
Devenir
Les animaux seront mis à mort lorsqu’un des points limite (volume tumoral de 2500 mm3, nécrose de la tumeur ou altération de l'état général de la souris) sera en passe d’être atteint, par dislocation cervicale ; les tumeurs, rates et ganglions lymphatiques seront prélevées pour analyse du phénotype immunitaire par cytométrie en flux. Ceci permettra de documenter la fonction des protéines X non seulement dans la croissance tumorale mais aussi dans la composition et distribution du microenvironnement immunitaire.
Remplacement
Nous allons tout d’abord effectuer un certain nombre d'expériences in vitro. Cependant, la validation de nos résultats nécessitera une série d'expériences in vivo pour mesurer la fonction de la protéine X dans l’immunothérapie par transfert de LT. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, l'étude de la pathologie, en particulier les interactions entre les cellules tumorales et leur microenvironnement immunitaire, ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables.
Réduction
Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats. Dans des études antérieures décrivant les lignées cellulaires utilisées ici, il a été démontré un écart-type de 150 mm3 au point final (1250 mm3). L'effet minimal souhaité de l’ablation de X serait une augmentation > 50% de la croissance tumorale, donc une taille de 2500 mm3 au point final. En prenant en compte une puissance de 90% et un alpha de 0.05, nous calculons une taille d'échantillon de 5 souris par groupe. Un test ANOVA à 2 voies suivi du post-test Bonferroni sera utilisé pour analyser la significativité des résultats. L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin du protocole (au plus tard à J21) ou dès l’atteinte d’un point limite par un individu pour réduire la variabilité expérimentale. Pour assurer la reproductibilité des résultats, nous répéterons l'expérience une fois. Il n’y a pas de double emploi des souris.
Raffinement
Les tumeurs B16F10-OVA et MC-38-OVA injectées par voie sous-cutanée ne développent pas de métastases et ne provoquent pas/peu de douleurs ou d'inconfort autre que le stress et la douleur liés à l'injection. Les animaux subissent donc un ensemble d’étapes de classe de gravité légère. Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. De plus un suivi adapté des points limites précoces et prédictifs (2 fois par semaine), et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la douleur ou souffrance des souris. Pour garantir le bien-être animal, un enrichissement (morceaux de coton, tunnel en carton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage et le cas échéant du DietGel et/ou de l’HydroGel sera utilisé.
Choix des espèces
Le choix de l’expérimentation sur la souris est justifié par l’existence de différents modèles transgéniques nous permettant de mesurer le rôle de NF-kB dans les réponses immunitaires anti-tumorales. D’autre part il existe un certain nombre de modèles de tumeurs transplantables chez la souris, largement décrits et utilisés par le passé. Pour atteindre la maturité du système immunitaire, les souris seront âgées de 7 à 10 semaines.
Mecanobiologie: role des mécanorécepteur après myéloablation ou lors de myélofibrose
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
2 368 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales ou sous-cutanées, répétées deux fois par semaine pendant quatre semaines pour une partie d'entre elles, et des prélèvements de sang par section de la queue sous anesthésie, avant d'être tuées pour analyser leur sang et leur moelle osseuse. Le porteur étudie la formation des plaquettes et le rôle des forces mécaniques, et annonce des retombées à la fois thérapeutiques et technologiques, dont l'augmentation des rendements de production de plaquettes en bioréacteur. Il affirme que les expériences "nécessitent un animal adulte vivant" et que la souris est la seule espèce pour laquelle il dispose du modèle génétique voulu.
Objectifs
Les principaux objectifs de ce projet seront la compréhension des mécanismes de formation des plaquettes sanguines, et notamment le rôle joué par les forces mécaniques de l’environnement. Ces forces mécaniques sont perturbées dans différentes conditions pathologiques qui modifient l’environnement mécanobiologique, telles que les traitements chimiothérapeutiques, ou les cancers de la moelle osseuses aboutissant au développement de myélofibrose. Bénéfices. La mise en évidence de nouvelles voies importantes pour la formation des plaquettes
Bénéfices attendus
La mise en évidence de nouvelles voies importantes pour la formation des plaquettes permettra d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques pour augmenter la production des plaquettes chez la patients, ou selon les cas pour prévenir leur chute. Un deuxième bénéfice important est d’ordre technologique. Actuellement on est incapable de produire des plaquettes in vitro à une échelle suffisamment importante pour envisager des transfusions. L’une des raisons en est que la différenciation des mégacaryocytes in vitro est inaboutie en comparaison de la différentiation in vivo. Nous avons montré que la culture des mégacaryocytes en présence de contraintes mécaniques améliore la différenciation de ces cellules et in fine double la quantité de plaquettes produites. L’identification des récepteurs et voies de signalisation nous permettra de les cibler spécifiquement pour mimer l’impact des forces mécaniques, ce qui augmentera les rendements de production de plaquette en bioréacteur en milieu liquide.
Procédures
Les nuisances sont essentiellement liées au stress de contention au moment des injections, soit en i.p., soit en s.c. Les produits injectés ont comme impact soit d’augmenter la quantité de plaquette, soit de la diminuer modérément et transitoirement, de sorte qu’ils n’ont aucun impact négatif sur l’animal.
Impact sur les animaux
Les animaux seront majoritairement soumis à une injection unique, soit en i.p., soit s.c. (animal vigile). L’une des procédures fait appel à des injections s.c. répétées (2 injections par semaine, pendant 4 semaines). Une autre procédure fait appel au prélèvement de sang par section de moins de 1 mm à la queue de souris anesthésiée, puis par grattage de la croute pour les 4 autres prélèvements (toujours sur souris anesthésiée).
Devenir
En fin de projet, les animaux sont tous sacrifiés pour récupérer et analyser le sang et la moelle osseuse
Remplacement
Les expériences nécessitent un animal adulte vivant, car elles posent la question du rôle de l'environnement de la moelle osseuse dans la différenciation hématopoiétique en mégacaryocytes et dans la libération des plaquettes à travers les vaisseaux sinusoides de la moelle. De plus, nous disposons des souris identiques au niveau génétique et modifiées génétiquement afin de nous permettre d'évaluer spécifiquement l'impact de ces mécanorécepteurs et facteurs de transcription.
Réduction
Le nombre d’animal est réduit par le fait qu’un maximum d’analyses seront réalisées pour une même procédure expérimentale avec un même lot d’animaux, selon la question posée (ex. analyse du sang, récupération des os pour culture de cellules, pour récupération de moelle en vue d’analyses histologiques et de microscopie de transmission), récupération éventuelle d’autres organes. Différents manipulateurs seront ainsi réquisitionnés pour permettre d’effectuer simultanément ces différentes analyses afin d’acquérir des données fiables et définitives.
Raffinement
Tout est mis en place pour limiter l’inconfort des souris durant toute la durée de la procédure, incluant une manipulation et contention par des personnes formées et expérimentées, à l’abris du bruit. Le prélèvement caudal de sang est effectué sur souris anesthésiée à l’isoflurane, permettant une bonne anesthésie et un réveil rapide. Les souris restent ensemble dans la même cage, en présence une litière abondante et permettant la formation de nid, dans un environnement enrichi en jouets.
Choix des espèces
La mise en évidence des proplaquettes à partir des MK et cellules souches hématopoiétiques est bien maitrisée chez la souris. En outre, c'est la seule espèce pour laquelle nous disposons du modèle dont les gènes qui nous intéressent sont inactivés. Animaux utilisés au stade jeune adulte (8-18 semaines), car à ce stade la moelle osseuse du fémur est encore très hématopoiétique et peu d'adipocytes sont présents.
Etude des capacités pluripotentes d’un nouveau type d’iPs dans le cadre du développement embryonnaire
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
80 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque femelle reçoit une injection de blastocystes par voie vaginale, sans chirurgie ni anesthésie, avant d'être tuée pour prélever les embryons, afin d'évaluer la capacité de nouvelles cellules souches induites à participer au développement embryonnaire. Le porteur souligne avoir choisi une méthode d'implantation "non douloureuse" évitant la chirurgie. Il affirme qu'un "modèle in vivo est indispensable" car le développement embryonnaire complet ne peut être reproduit in vitro.
Objectifs
Tous les organismes vivants proviennent à l’origine d’une seule cellule, dite « cellule souche pluripotente », car celle-ci a la capacité de générer tous les tissus composant un individu. Néanmoins, ces cellules souches pluripotentes disparaissent extrêmement rapidement au cours du développement de l’embryon. Elles sont remplacées par des cellules souches aux capacités beaucoup plus limitées qui ne peuvent produire qu’un nombre limité de types cellulaires. Actuellement, des méthodes de production de cellules souches pluripotentes in vitro existent, mais les cellules ainsi obtenues soit ne permettent pas de générer la totalité des tissus composant un organisme, soit nécessitent des traitements longs et difficiles à mettre en œuvre. Un des défis de la science est de réussir à créer facilement des cellules souches pluripotentes in vitro permettant de reproduire la totalité d’un embryon. Or, à l'aide de nouveaux traitements innovant, notre laboratoire a réussi à produire in vitro de grandes quantités de ces cellules souches. Le but de ce projet est d’évaluer la capacité de cette nouvelle lignée de « cellules souches pluripotentes induites » (iPS) à contribuer au développement embryonnaire, confirmant ainsi leur statut de cellules souches pluripotentes.
Bénéfices attendus
La maîtrise de la production in vitro d’iPS vraiment pluripotente permettrait d'éviter d'avoir recours à des cellules-souches embryonnaire. En effet, ces dernières ont des propriétés qu'on ne peut pas intégralement reproduire chez les iPS. On pourrait ainsi éviter des problèmes éthiques mais également pratiques en simplifiant la production d'une grande quantité de cellules-souches totipotentes tout en se passant d'embryon. Les recherches utilisant des cellules-souches totipotentes sont particulièrement importantes pour la médecine régénérative, car elles pourraient permettre, à terme, de générer des tissus in vitro pour des transplantations ou réparer des dommages corporels après accident ou maladie, mais également de modéliser la progression de maladies, faire de tests toxicologiques et développer la médecine personnalisée (en testant des traitements sur des tissus provenant des iPS du malade).
Procédures
Injection d'une suspension de blastocystes par voie basse (passage par voie vaginale) a l'aide d'une pipette adaptée. L'injection, qui ne dure que quelque seconde, se fera une seul fois, sur animaux vigile, et concernera la totalité des souris.
Impact sur les animaux
La méthode d’implantation choisie est non douloureuse et aussi peu invasive que possible car elle ne requiert ni chirurgie ni anesthésie. En effet, les femelles CD-1 seront simplement implantées par voie basse à l'aide d'une pipette adaptée.
Devenir
Le prélèvement des embryons nécessitera l'euthanasie des souris.
Remplacement
Un modèle in vivo est indispensable car il n’est pas possible de récapituler la totalité du développement embryonnaire in vitro, ce qui est critique dans notre projet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été calculé en se basant sur les pourcentages de réussite connus et publiés
Raffinement
Nous avons choisi une technique d’implantation ne nécessitant ni chirurgie ni euthanasie, préservant ainsi au mieux le bien-être des souris. 1) les animaux seront observés quotidiennement et leur état de santé évalué à l’aide d’une grille de score standard utilisée par notre équipe et les zootechniciens de l’animalerie (annexe 2). 2) Des points limites ont été définis afin d’anticiper toute souffrance à l’animal. En effet, les souris, comme tout être vivant peuvent développer des pathologies ou se blesser indépendamment des procédures menées. 3) Par soucis de respect de la hiérarchie de l’espèce, les groupes expérimentaux seront formés au moment du sevrage, et conservés intacts jusqu'à ce que les animaux soient utilisés pour la reproduction. 4) Les cages sont enrichies à l’aide de matériaux permettant l’expression des besoins comportementaux et physiologiques de l’espèce (morceau de bois, nestlets, lab nest, maison en carton,...).
Choix des espèces
Les modèles murins, et notamment la souche CD-1, sont parmi les modèles les plus répandus pour étudier le développement embryonnaire et pour pratiquer des implantations de blastocystes. De plus, les iPs ont été obtenus originellement à partir de cellules murines transgéniques. Enfin, les souris présentent les avantages d'être des mammifères avec un cycle de vie, et notamment une période gestation, très court, facilitant ainsi le déroulement de l'expérience. Les souris femelles CD-1 devront avoir atteint leur maturité sexuelle et peser au moins 26g. Nous estimons donc que 8 semaines est un âge adéquat.
Caractérisation vasculaire par IRM in vivo au cours du processus de développement tumoral: applications à divers types de cancers chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
1 100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales dans le cerveau, le sein, le pancréas ou l'ovaire, puis des examens IRM répétés avec injection d'agents de contraste au gadolinium, avant une mise à mort par dislocation cervicale et le prélèvement d'organes pour doser le métal. Le porteur présente l'IRM comme "non invasive et atraumatique" et affirme qu'elle réduit le nombre d'animaux en permettant un suivi répété. Il indique que l'étude "ne peut se faire que sur un organisme vivant entier".
Objectifs
L’IRM est une technique qui est maintenant reconnue et largement utilisée en routine clinique. C’est une méthode qui utilise des champs magnétique et qui n’utilise ni rayons X ni rayonnement ionisants. Elle est non invasive et atraumatique. Pour un examen IRM les animaux sont endormis (anesthésie gazeuse sous isoflurane1.5%) afin d’éviter tout mouvement dans l’imageur qui provoque du flou sur les images et les rend ininterprétables. Leur fréquence respiratoire est contrôlée tout au long de l’acquisition des images (à l’aide d’un capteur placé sous la cage thoracique) Plusieurs étapes seront nécessaires afin d’étudier la réponse de l’agent de contraste pour détecter le carcinome ovarien : 1) Induction des modèles tumoraux. 2) Etude de la perfusion tumorale (vascularisation de la tumeur et perméabilité des vaisseaux) au cours du développement de la tumeur. Il s’agit de suivre l’intensité du signal au cours du temps (1heure) après injection de DOTAREM (agent utilisé en routine clinique) ou d’autres agents de contraste (4 différents). Un traitement mathématique de la courbe permet d’extraire des paramètres quantitatifs de perfusion afin de déterminer le stade de développement de la tumeur où elle est le plus vascularisée. 6 stades de développement seront utilisés au maximum (J2, J7, J14, J21 et J28 et J35 en fonction du modèle tumoral). Ce sont les mêmes souris que l’étape 1. Les agents de contraste (à base de lanthanides) qui seront synthétisés partent tous de la structure des agents commerciaux utilisés en routine clinique. Ils ont donc été approuvés pour leur mise sur le marché. Notre projet ne nécessite dons pas d’étude in vitro au préalable. Les agents de contraste seront injectés par voie intraveineuse. L’IRM est une technique qui est maintenant reconnue et largement utilisée en routine clinique. Cette une méthode qui utilise des champs magnétiques et qui n’utilise ni rayons X ni rayonnements ionisants. Elle est non invasive et atraumatique.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est d’identifier le stade tumoral où la tumeur sera la plus vascularisée et les vaisseaux les plus perméables afin d’optimiser le passage de l’agent de contraste dans la tumeur pour un diagnostic le plus précoce possible. Ce projet devrait permettre d'améliorer la connaissance sur le développement d'une tumeur en terme d'hétérogénéité tissulaire et d'angiogénèse. Il devrait permettre de fournir une fenêtre temporelle là où la tumeur est le plus vascularisée et les vaisseaux suffisamment perméable pour laisser passer des agetns de contraste pour un diagnostic précoce ou des molécules thérapeutique.
Procédures
Imagerie par résonance magnétique. 1H par acquisition. Implantations de cellules tumorales en orthotopqiue (cerveau, sein, pancréas, ovaire)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont liés à la croissance tumorale et feront l'objet de points limites.
Devenir
tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure par dislocation cervicale. Certains organes (rein, foie, rate) seront prélevés pour dosage de gadolinium par spectroscopie
Remplacement
le modèle animal est fondamental dans notre cas, puisque l’étude préclinique de croissance tumorale ne peut se faire que sur un organisme vivant entier.
Réduction
le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles. L’IRM pour le suivi des tumeurs permet aussi de réduire le nombre d’animaux puisque l’intérêt de l’IRM réside dans le fait qu’une même souris peut être observée plusieurs fois dans le temps. Les mêmes animaux seront suivis tout au long de la procédure d'imagerie au temps (J2, J7, J14, J21, J28, J35 post induction tumorale).
Raffinement
Les animaux seront hébergés 5 par cage et en portoir ventilé. Un enrichissement est mis en place avec des tubes, du côté et des petites maisonnettes en plastique. Ils sont observés quotidiennement scrupuleusement afin de respecter leur bien-être et d’éviter au maximum la douleur au moment de l’expérimentation. Les animaux sont anesthésiés pour les actes IRM. De plus, des points limites prédictifs ont été mis en place.
Choix des espèces
- La souris est un modèle adapté à notre imageur IRM (taille de l’ouverture). - Le modèle murin présente de nombreux avantages : nombreuses lignées génétiquement modifiées disponibles, existence de lignées immuno-compromises autorisant la greffe de cellules tumorales humaines (ici utilisation de souris Nude pour faciliter la prise de greffe tumorale dans le cas d’injection de cellules humaines). - L’administration de l’agent de contraste et son efficacité étant dépendantes de la physiologie, l’utilisation du modèle animal in vivo reste indispensable pour le présent projet Des souris femelles adultes de 8 semaines ; âge auquel tous les organes sont arrivés à maturation. Ce qui est important pour l’élimination des agents de contraste (en particulier les reins)
Caractérisation de la sensibilité de mélanomes et cancers du pancréas humains aux immunothérapies chez la souris présentant un système immunitaire humanisé
- Recherche appliquée
- Cancers
912 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour porter un système immunitaire humain, elles reçoivent une greffe de mélanome ou de cancer du pancréas, jusqu'à huit prélèvements de sang et des injections d'anticorps, pour tester des immunothérapies. Le porteur indique que les animaux peuvent développer une réaction du greffon contre l'hôte et être tués au plus tard 150 jours après reconstitution. Il affirme que "l'organisme animal entier reste le modèle le plus complet" pour évaluer ces thérapies.
Objectifs
Ce projet vise à étudier l’efiicacité antitumorale de d’anticorps thérapeutqiues chez la souris présentant un système immunitaire humain. La première procédure permettra de déterminer la prise tumorale de modèles de mélanome et de cancer du pancréas dans ces souris, avant de déterminer l’effet des anticorps thérapeutiques sur la tumeur et les cellules immunitaires.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent la santé humaine, à moyen terme. Ce projet permettra de développer et caractériser des modèles animaux porteurs de tumeurs afin de les utiliser pour tester l’efficacité antitumorale de composés anticancéreux en développement. Nous l’avons focalisé sur le mélanome et le cancer du pancréas, deux indications avec peu/pas de solutions thérapeutiques. Le projet va permettre de développer en phase préclinique des composés qui permettront au mieux de guérir les patients atteints de ces cancers, au pire de ralentir la progression tumorale. Les composés dont l’efficacité aura été démontrée sur les modèles de souris humanisées devront encore passer par une phase préclinique règlementaire avant une première administration chez l’homme. Les bénéfices sont attendus à moyen terme.
Procédures
-Implantation de tumeur en sous-cutané sur animal vigile (degré de gravité léger) -prélèvement de sang dans la veine caudale sur animal vigile sous contention (degré de gravité modéré), pour un maximum de 8 prélèvements espacés de 3 semaines -injection intrapéritonéale de composés thérapeutiques non toxiques (degré de gravité léger), pour un maximum de 4 injections espacées de 7 jours
Impact sur les animaux
- Perte de poids constatée : plus de 10% non améliorée par ajout de nourriture humide en maximum 24h ; plus de 20% mise à mort de l’animal - Injection sous cutanée de cellules tumorales : quelques minutes, degré de gravité léger - Prélèvement de sang dans la veine caudale sur animal vigile sous contention (degré de gravité modéré), pour un maximum de 8 prélèvements espacés de 3 semaines - Injection intrapéritonéale de composés thérapeutiques non toxiques (degré de gravité léger), pour un maximum de 4 injections espacées de 7 jours - douleur caudale si inflammation du point de prélèvement 2h maximum- Risque d'apparition de GVHD au delà de 6 mois post reconstitution complète: les animaux seront mis à mort maximum 150 jours post reconstitution
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure. La mise à mort est justifiée à la procédure 1 car les souris auront atteint un point limite. Pour la procédure 2, la mise à mort est justifiée soit par le besoin de réaliser des prélèvements, soit par l'atteinte d'un point limite.
Remplacement
Les interactions entre le système immunitaire et la tumeur sont complexes et impactées par différents organes lymphoïdes (la rate, les ganglions etc), ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité etc). Si certaines caractéristiques individuelles sont étudiées in vitro/ex vivo, l’impact et l’efficacité de thérapies destinées à la clinique ne peuvent être pleinement évaluées que dans un système complet. A ce jour, l’organisme animal entier reste le modèle le plus complet.
Réduction
Les procédures seront faites sur le nombre minimal de souris nécessaires permettant de conclure de façon fiable statistiquement ; Les expériences sur les différents modèles seront réalisées en séquentiel, les résultats seront évalués pour déterminer la nécessité de poursuivre les expériences, afin de réduire autant que possible le nombre de souris utilisées
Raffinement
Avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées aux expérimentateurs du projet afin de limiter leur stress. Toutes les précautions seront prises pour détecter et minimiser la souffrance, la douleur et le stress des animaux (observation quotidienne, pesée des animaux, traitement antalgique si besoin).
Choix des espèces
Nous souhaitons travailler avec des animaux génétiquement modifiés, présentant un système immunitaire natif fortement immunodéprimé, permettant la reconstitution d’un système immunitaire humain fonctionnel. Les souris sont actuellement l’espèce permettant le mieux cette reconstitution. Nous avons choisi pour ce projet deux types de souris,nous souhaitons travailler sur ces deux types de souris car elles ne sont pas reconstituées de la même manière. Nous avons choisi des animaux âgés de 13 et 16 semaines. Ces âges sont les âges recommandés par les fournisseurs comme étant optimaux pour l’implantation tumorale.
Etude des effets de l’activation de récepteur sur les réseaux cérébraux par Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
490 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil, pour développer une IRM pharmacologique mesurant l'activation de récepteurs cérébraux. Le porteur déclare "aucune" procédure et "aucun" impact au-delà de l'anesthésie terminale, alors que 490 animaux sont tués pour l'étude. Il indique tester des molécules sur des souris témoins et génétiquement modifiées pour des cibles liées à la dépression et à l'impulsivité. Il affirme qu'il est "impossible de recourir à un autre modèle que l'animal" pour sonder ces réseaux cérébraux dynamiques.
Objectifs
L'IRM pharmacologique a été utilisée chez l'homme pour étudier l'activation cérébrale et nous souhaiterions développer l’IRM pharmacologique chez la souris afin d’une part (i) vérifier la spécificité de la molécule, et (ii) d’identifier les effets bénéfiques et les potentiels effets indésirables de nouvelles molécules afin de classifier les nouvelles molécules. Cette nouvelle méthode pourrait servir dans le futur pour sélectionner des nouvelles molécules avec le meilleur ration bénéfice/risque.
Bénéfices attendus
Cette nouvelle méthode pourrait servir dans le futur pour sélectionner des nouvelles molécules avec le meilleur ration bénéfice/risque.
Procédures
Aucune
Impact sur les animaux
Aucun
Devenir
Tous les animaux seront sacrifié.
Remplacement
Sonder les réseaux cérébraux chez la souris, le modèle le plus largement utilisé dans les neurosciences expérimentales, sera crucial pour cette recherche translationnelle, comblant ainsi le fossé entre les investigations précliniques et cliniques. Ainsi, dans la mesure où ces travaux s’intéressent à l'étude de processus dynamiques que sont les réseaux cérébraux, il est impossible de recourir à un autre modèle d'étude que l'animal.
Réduction
littérature de précédentes études IRM chez le rongeur, 20 animaux par groupe seront utilisés, correspondant à l'effectif minimal pour obtenir des résultats statistiques fiables.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux de 3 animaux dans des cages enrichies avec un barreau à ronger et des papiers absorbants pour qu'ils puissent faire leur nid. Ils bénéficieront d’un suivi quotidien à partir du début de leur traitement jusqu’à la fin de l’expérience. Une grille d’évaluation sera utilisée afin de détecter les animaux qui présenteraient des signes de souffrance, de mal-être, ou de douleur.
Choix des espèces
L’IRM préclinique 7T est un appareil dédié aux études sur les rongeurs. La souris est un modèle de prédilection pour la recherche biomédicale et sont aujourd'hui utilisés comme modèles standards pour l’étude de la plupart des pathologies, grâce aux connaissances de plus en plus précises de leurs génomes permettant la création de modèles transgéniques de ces maladies. Notre démarche scientifique est primordiale et unique afin de développer de nouveaux composés prometteurs et confirmer le fort potentiel thérapeutique des cibles DOR (dépression) et GPR88 (Impulsivité). . Il n'est pas encore possible de nos jours de modéliser les processus cognitifs de façon assez fiable et complète dans un modèle in silico de la pathologie. Il est donc nécessaire de recourir à des modèles animaux dont on analyse la connectivité cérébrale. Des souris (8 semaines) seront utilisés. Notre projet vise à tester des molécules thérapeutiques dans des souris contrôles et knockout pour les récepteurs DOR et GPR88.
Fragmentation du sommeil d’un modèle murin: impact sur la barrière hémato-encéphalique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
44 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Une partie subit l'implantation chirurgicale d'électrodes cérébrales, l'ensemble étant soumis à une fragmentation du sommeil sur 28 jours et à des tests de mémoire en labyrinthe en Y, avant une mise à mort par exsanguination intracardiaque pour récupérer un maximum de sang. Le porteur affirme, sur la base d'une étude précédente, que les animaux "ne souffraient pas du protocole de fragmentation". Il justifie le rat en écartant les modèles de "classes phylogénétiques inférieures" comme la drosophile ou le poisson zèbre.
Objectifs
Ce projet de recherche est motivé par l’enjeu en santé publique que représente la dégradation des fonctions neurologiques induites par la composante fragmentation du sommeil dans le Syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Le SAOS se retrouve en grande majorité chez les personnes âgées et peut être à l’origine de troubles métaboliques tels que l’obésité et les risques cardiovasculaires. Les effets du SAOS peuvent être classés selon deux catégories : l’hypoxie intermittente, qui a été, et est toujours, très largement étudiée, et la fragmentation du sommeil, où le nombre d’études est plus limité. La limitation des troubles cognitifs est un enjeu thérapeutique majeur d'où le multifinancement de ce projet. En effet, participe financièrement l'association SYNAPSE (Système Nerveux Autonome et Physiologie Santé Exercice) et le laboratoire SNA (Système Nerveux Autonome) de l'Université Jean Monnet. Plusieurs appels à projet ont également été déposés.
Bénéfices attendus
Nous faisons l’hypothèse que la fragmentation du sommeil jouerait un rôle majeur dans l’apparition de nombreuses complications neurologiques, en particulier chez les personnes âgées, en favorisant l’apparition de modifications cérébrales propices au développement de pathologies neurologiques. Notre projet actuel est d’étudier les effets isolés de la disruption répétée du sommeil, donc sans hypoxie additionnelle, pour évaluer l’effet propre de la fragmentation du sommeil sur l’étanchéité de la barrière hémato-encéphalique. Améliorer et approfondir les connaissances de l’effet d’une fragmentation du sommeil, sur la dérégulation du système nerveux autonome, passent par la réalisation et la validation d’un modèle de fragmentation du sommeil chronique sur un modèle de rongeurs.
Procédures
Une partie des animaux subira une chirurgie d'implantation d'électrodes EEG. 4 animaux sont prévus à cet effet et 8 autres au cas où il faille recommencer la chirurgie. Tous les animaux seront pesés tous les deux jours et subiront deux tests cognitifs (labyrinthe en Y) sur 28 jours. En cas d'échec de la chirurgie ou de dysfonctionnement du dispositif les rats continueront le protocole si leur état le leur permet (voir points limites). La chirurgie d'implantation des électrodes sur les 4 animaux durera entre 1h et 1h30 par animal.
Impact sur les animaux
Notre première étude a montré que les animaux ne souffraient pas du protocole de fragmentation. Ils ne perdaient pas de poids, ne devenaient pas plus agressifs au fur et à mesure du protocole. Pour ce qui est de l’implantation des électrodes EEG, la prise en charge de la douleur indiquée dans le protocole est adaptée. En effet lors du premier protocole les animaux ont mangé et bu le jour même de leur chirurgie. Pas de signes de douleurs observés par les repsonsables BEA et moi-même.
Devenir
A la fin des chirurgies, les animaux seront tous maintenus en vie. A l'issue des 28 jours de protocole, tous les animaux seront mis à mort par exsanguination intracardiaque sous anesthésie profonde. Cette méthode de mise à mort est nécessaire pour récupérer une maximum de sang, dont sera extrait le sérum, ce dernier servira à effectuer des tests élisa et à isolerde potentiels exosones.
Remplacement
Afin d’étudier la dégradation des fonctions neurologiques ainsi que des voies moléculaires impliquées, il nous faut étudier le phénomène in vivo. Pour étudier les effets neurologiques, il ne serait pas pertinent d’utiliser des animaux de classes phylogénétiques dites « inférieures ».
Réduction
Le nombre de rats nécessaire à nos travaux a été réduit au minimum sans compromettre l’interprétation statistique de nos résultats : 12 animaux pour la mise en place de la procédure (implantation d'électrodes EEG), 12 animaux par groupe (2 groupes) pour l'étude et 8 animaux pour les cas de dérives/problèmes expérimentaux sont prévus soit un total de 44 rats.
Raffinement
Outre l'attention générale portée à la qualité des méthodes d'anesthésie et d'analgésie pour tous les animaux, la vérification de leur bien-être sera quotidienne. Nous nous appuierons sur l'échelle d'évaluation des expressions faciales du rat afin de détecter tout signe de douleur.
Choix des espèces
Nos travaux sont centrés sur les effets de la fragmentation du sommeil sur le cerveau. Des modèles alternatifs d’animaux de classes phylogénétiques inférieures (drosophile, zebrafish, c-elegans), utilisés parfois en recherche fondamentale, ne sont pas pertinents pour les questions scientifiques abordées dans ce projet. Le rat convient particulièrement à notre étude qui se déroulera chez des rats adultes. L’anatomie du cerveau du rat est parfaitement connue et les outils qui permettront l’analyse immunohistochimique et moléculaire des tissus cérébraux ne nécessiteront qu’une légère adaptation puisqu’ils sont déjà maîtrisés au laboratoire. Les animaux seront matures (1 an) lors de leur utilisation car la fragmentation de sommeil, notamment lors de l'apnée du sommeil, touche une population plutôt âgée chez les hommes. Utiliser des rats trop âgés mettrait à mal le protocole de part le risque de perte.
Impacts moléculaires et fonctionnels des radiofréquences de la téléphonie mobile 5G sur le cerveau.
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie pour fixer une pièce au crâne, puis une exposition à des ondes 5G une heure par jour pendant quatre semaines, tête immobilisée par contention, suivie de tests comportementaux avant le prélèvement du cerveau. Le porteur qualifie la contention d'une heure de non douloureuse et présente les tests comme non stressants, fondés sur la curiosité des rongeurs. Il affirme qu'un modèle "in vitro ou ex vivo" est "inapproprié" pour observer des effets comportementaux.
Objectifs
Au cours des deux dernières décennies, les recherches relatives aux effets centraux des champs électromagnétiques de la téléphonie mobile ont essentiellement porté sur des signaux utilisés par les standards 2G, 3G ou 4G dont les fréquences porteuses étaient comprise entre 700 MHz et 2,6 GHz. Le spectre qui sera exploité par la 5G comporte, entre autres, des gammes de radiofréquence (RF) comprises entre 450 MHz et 6 GHz (5G sub-6). Ces radiofréquences plus élevées que celles utilisées par les standards 2-4G (≤ 2,6 GHz) assureront des couvertures géographiques beaucoup plus larges et leur pénétration intra tissulaire est compatible avec une absorption directe de l’énergie dans le système nerveux central, absorption dont les conséquences biologiques et fonctionnelles restent largement à déterminer. De plus, l’usage commun d’un téléphone portable entraine une exposition régulière du tissu cérébral aux signaux électromagnétiques vecteurs des télécommunications. A notre connaissance les effets centraux de signaux 5G sub-6GHz n’ont fait l’objet d’aucune étude. Notre programme de recherche porte sur les effets centraux, à des niveaux moléculaires et comportementaux, des signaux électromagnétiques exploités par les standards récents (5G) de la téléphonie mobile. Il comporte des analyses in vivo fondées sur un modèle murin, pour caractériser les effets d’expositions de la tête aux signaux 5G sur des fonctions cognitives.
Bénéfices attendus
Notre projet vise une première caractérisation des effets centraux à des niveaux comportementaux et moléculaires de l'exposition journalière à des signaux 5G-3,5GHz. Etant donné le déploiement extrêmement rapide de la 5G dans de nombreux pays, toutes les études montrant que les animaux ont, ou pas, des déficits comportementaux et des altérations de transcriptome issu du tissu cérébral, est extrêmement important pour le développement des normes d’utilisation de cette nouvelle technologie. Il sera particulièrement important de déterminer le seuil à partir duquel des effets biologiques sont observés, ce qui nécessitera surement d’autres études non incluses dans ce projet.
Procédures
- Procédure chirurgicale (1 par animal) pour la mise en place préalable d’une pièce solidarisée au crâne - Exposition au champ électromagnétique (20h : 1h par jour pendant 4 semaines (5 jours/semaine)) - Tests comportementaux (7 : 1 par jour pendant 7 jours)
Impact sur les animaux
- Présence de douleurs postopératoires. La présence de douleurs est déterminée d’après les indicateurs comportementaux suivant : réduction de la mobilité avec dos voûté et/ou tressautements du corps. Dans ce cas une analgésie supplémentaire et une antibiothérapie est mise en place. L’animal est euthanasié si les douleurs persistent plus de 24h. - Infections postopératoires (écoulements) ou perte de l’implant crânien. Dans ce cas, l’animal est euthanasié. - La perte de poids importante (plus de 20% de son poids). Dans ce cas l’animal est euthanasié.
Devenir
A l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés et leurs cerveaux prélevés.
Remplacement
Le programme de recherche vise à étudier les effets des signaux électromagnétiques de type 5G sur le système nerveux central dans son ensemble mais surtout sur les effets cognitifs en utilisant des tests comportementaux. L’exposition à ces ondes électromagnétiques est répétée sur plusieurs jours (20 jours), avec une durée quotidienne de 1h, ce qui peut ressembler à l’usage commun d’un téléphone portable chez l’être humain. Ces modèles animaux rendent possibles des analyses de mécanismes cellulaires ou moléculaires associés à toute modification comportementale induite par un agent environnemental. Un modèle in-vitro ou ex-vivo est donc inapproprié pour observer de possibles modifications comportementales ou pour associer des modifications moléculaires et cellulaires au comportement.
Réduction
A notre connaissance les effets centraux de signaux 5G exploitant des radiofréquences plus élevées que celles utilisées par les standards 2-4 G (≤ 2,6 GHz) n’ont fait l’objet d’aucune étude. Notre projet vise ainsi une première caractérisation des effets centraux de signaux 5G-3,5GHz à des niveaux moléculaires et comportementaux. Au niveau comportemental, le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés sur la base d’arguments statistiques valides, y compris pour des études pilotes. Sur la base des études publiées et de notre expérience, un maximum de 15 souris par groupe est nécessaire. Nous utilisons des tests statistiques non paramétriques adaptés aux petits échantillons (
Raffinement
Les animaux d’une même fratrie ou du même âge sont regroupés dans une large cage (Techniplast, 530 cm²). Les souris ont de la nourriture (A04, 18% de protéines, en zone conventionnelle) et de la boisson ad libitum, ainsi que de l’enrichissement (tunnels et maisons en carton). Les 7 jours suivant l'opération chirurgicale, les animaux sont surveillés et pesés tous les jours par l'expérimentateur et/ou les animaliers (avec une fiche post-opératoire pour chaque animaux), et reçoivent si besoin un analgésique par voie orale ou en injection sous-cutanée. Pendant la période de repos, aucune manipulation expérimentale n’est entreprise. La procédure d’exposition au champ électromagnétique et les tests de comportement durent 4 semaines, dont 20h d’exposition. Pour éviter de possibles effets de l’anesthésie sur le système nerveux central et permettre à la souris de réaliser des tâches comportementales à la fin du protocole, il est nécessaire que la souris soit exposée en étant vigile. De plus, il est important que lors de l’exposition aux ondes électromagnétiques d’une antenne 5G, l’animal soit en contention partielle pour recevoir précisément pendant 1h la dose de degré d’absorption spécifique (DAS) qui a été sélectionnée. Pour que la tête de l’animal soit dans une position fixe tout en ayant un environnement qui ne soit pas trop stressant, un dispositif de contention immobilisera la tête de la souris pendant 1h tout en lui permettant de bouger son corps dans un tube en plexiglas. Cette immobilisation pendant 1h, lorsque la souris a compris la tâche n’est aucunement douloureux et le système de contention décrit dans l’annexe 1 est le même que celui qui a été utilisé dans de nombreuses expériences impliquant l’acquisition de réponses calciques en imagerie bi-photonique. Les tests de comportement qui suivront l’exposition ne sont pas stressants et sont basés sur la curiosité naturelle des rongeurs pour la nouveauté.
Choix des espèces
Il est important que lors de l’exposition aux ondes électromagnétiques 5G, la tête de l’animal soit dans une position constante pour recevoir précisément la dose de degré d’absorption spécifique (DAS) sélectionnée pendant 1h. L’espèce utilisée, la souris, a déjà montré une capacité d’habituation à une contention modérée (à savoir ne pas bouger la tête, alors que le corps et les pattes peuvent bouger) lors de nombreuses expériences sur souris éveillée. Les tests comportementaux qui seront réalisés ont déjà été réalisés chez la souris dans de très nombreuses études comportementales, ce qui nous permettra de nous référer à des données connues de la littérature. Les souris auront 2 mois au début de l’expérience. Cette étude s’applique sur l’animal adulte.