Rongeurs

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    • Oncologie
Souris : 672
Souffrances
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Devenir
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 672

672 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur injecte des cellules tumorales dans une glande mammaire, puis des traitements deux fois par semaine pendant six semaines, avec des séances d'imagerie répétées, pour tester des anticorps contre un cancer du sein triple négatif, seuls ou combinés à de l'eau "riche en hydrogène". Le porteur indique que le traitement peut faire nécroser les tumeurs et que les anesthésies et imageries répétées seront une source de stress. Les bénéfices annoncés pour les patientes restent au conditionnel, l'étude servant à valider des résultats obtenus en éprouvette, les souris étant tuées par dislocation cervicale.

Objectifs

Le cancer du sein constitue le cancer le plus fréquent chez la femme et la première cause de décès par cancer chez la femme en France. Il s’agit d’une maladie hétérogène constituée de plusieurs sous-types dont la réponse aux traitements diffèrent fortement. Le cancer du sein triple négatif (TNBC) constitue l’un des plus agressifs du fait de sa résistance aux traitements actuellement disponibles et de son taux de rechute élevé. Ce projet a pour but d’évaluer le potentiel anti-tumoral d' anticorps dans le cadre du développement de nouvelles immunothérapies, utilisées seules ou en combinaison avec de l'eau riche en hydrogène. Au travers de la réalisation de cette étude, nous déterminerons quels sont les anticorps susceptibles de devenir des anticorps thérapeutiques et parmi les plus efficaces, si la combinaison avec l'utilisation d'eau riche en hydrogène potentialisent leurs effets.

Bénéfices attendus

Le TNBC est insensible aux hormonothérapies et aux thérapies ciblées. Les avancées récentes dans le domaine de l’immunothérapie démontrent que l'utilisation d' anticorps spécifiques pourrait améliorer la survie chez les patientes atteintes d'un TNBC. Les bénéfices attendus avec l'utilisation des anticorps qui seront testés dans ce projet sont une diminution de la croissance tumorale et/ou une augmentation de la réponse immunitaire et/ou une diminution de la vascularisation tumorale. L'utilisation de l'eau riche en hydrogène devrait apporter un effet additif à l'immunothérapie. La réalisation de ce projet d’expérimentation animale nous permettra de valider les résultats in vitro obtenus précedement et confirmera la pertinence de la stratégie thérapeutique basé sur l'utilisation de nouveaux anticorps thérapeutiques pour le traitement du TNBC.

Procédures

-Identification des souris par tatouage au niveau de la queue (durée: moins d'1 min) sous anesthésie générale par inhalation de gaz anesthésique (1 fois). Injection de cellules tumorales au niveau de la 4ème glande mammaire sous anesthésie générale par inhalation de gaz anesthésique (1 fois, durée: moins de 5min) -Injection de traitement (durée< 1min) 2 fois par semaine pendant 6 semaines. - Injection de sondes fluorescentes et injection de produit de contraste sur animaux anesthésiés . - Examen d'imagerie préclinique (1 fois/semaine/20 min) soit 6 fois au maximum sur la durée totale du protocole.

Impact sur les animaux

Etant donné que le traitement anti-CD160 peut induire un effet anti-angiogénique, il est possible que les tumeurs nécrosent. Les anesthésies, les manipulations et les expériences d'imagerie répétées (1 fois par semaine ) pourra être source de stress chez les animaux.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiées par dislocation des vertèbres cervicales sous anesthésie générale (isoflurane 3%)

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non animale validée pour étudier l'évaluation d'anticorps anti-tumoraux dans les TNBC. Les modèles de tumoroides, trop simples, ne permettent pas de fournir une réponse pertinente. Seuls les modèles in vivo impliquant un organisme complet peuvent le faire.

Réduction

Le nombre d'animaux qui seront utilisés dans cette procédure été déterminé grâce au calcul de la puissance statistique nécessaire pour pouvoir observer une efficacité des traitements (regression d'au moins 20% du volume tumoral). Une logique de non démarrage de la deuxième partie de la procédure sera mise en place si les anticorps n'indusient pas de regression du volume tumoral d' au moins 30%.

Raffinement

Lors de leur arrivée à l'animalerie, une période de quarantaine d’une semaine sera appliquée afin que les souris s'acclimatent à leur nouveau lieu d'hébergement. Les cages seront enrichies avec des igloos et des tubes en carton. Les animaux seront anesthésiés pour le tatouage, l'injection des cellules tumorales, les séances d'imagerie, afin de limiter le stress et la douleur. Une observation quotidienne des souris sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. Une attention particulière sera portée à l’observation des points limites fixés tout au long du projet afin d’éviter toute souffrance non soulagée par les soins apportés, auquel cas l’animal sera mis à mort. Des outils d’imagerie non invasifs seront utilisés dans cette procédure.

Choix des espèces

La souris représente le modèle de mammifère le plus décrit dans la littérature pour l'étude du cancer mammaire. Par ailleurs, la souris étant un animal de petite taille, son hébergement en groupe sociaux de plusieurs individus est facilité au sein de notre établissement utilisateur en regard du matériel à disposition. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité physiologique rencontrée en médecine humaine, les souris utilisées seront des souris adultes âgées de 8 semaines à l’initiation de la procédure.

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    • Troubles nerveux
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    • Biologie du développement
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 348
Souffrances
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▲ 348
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Devenir
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 348

348 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le jour de leur naissance elles reçoivent une injection intracérébrale sous anesthésie, subissent à trois semaines un traumatisme crânien présenté comme léger, puis une batterie de tests comportementaux répétés à un, trois et six mois (open field, poutre et échelle, sensibilité tactile de von Frey, labyrinthe surélevé, boîte clair-obscur, labyrinthe de Barnes) et des IRM sous anesthésie. Le porteur choisit des souris de 21 jours pour représenter un enfant de 4 à 6 ans, présenté comme plus vulnérable. Il affirme qu'une fois réveillé l'animal "ne montre aucun signe de douleur" et que les conséquences à long terme ne sont "pas anxiogènes ou douloureuses".

Objectifs

Les études cliniques, et pré-cliniques chez les rongeurs, ont clairement montré que le traumatisme crânien (TC) est suivi d’un processus neurodégénératif dépendant d’une inflammation chronique au niveau du cerveau, entrainant des effets secondaires tels que formation d’œdème, modifications de la perfusion cérébrale, perméabilisation de la barrière hémato-encéphalique et mort neurale. Dans le cadre de cette étude, nous allons chercher à mieux caractériser les processus de neuro-inflammation et de dégénérescence au niveau du système nerveux central en se focalisant sur le rôle neuroprotecteur des cavéolines. Spécifiquement nous testerons l’effet neuroprotecteur de la protéine Cav-1 dans les astrocytes, cette protéine étant impliquée dans la régulation de la perméabilité de la barrière hématoencéphalique. Dans la mesure où les jeunes enfants sont des populations particulièrement vulnérables au TC et plus sensibles à l’inflammation, nous allons mener nos études sur un modèle juvénile de TC léger, réalisé sur des souris 21 jours après la naissance correspondant chez l’humain à un âge de 4 à 6 ans.

Bénéfices attendus

Les mécanismes physiopathologiques découlant d’un traumatisme survenant pendant l’enfance sont encore assez peu connus. Ainsi on ne sait pas pourquoi seule une partie des enfants souffrant d’un traumatisme crânien léger vont développer à plus ou moins long terme des symptômes tels que des maux de tête, pertes d’équilibre, problèmes de concentration ou retards d’apprentissage… De plus il n’existe à ce jour aucun traitement efficace pour prévenir les conséquences d’un traumatisme crânien survenant chez l’enfant. Notre étude permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à ces traumatismes et devrait permettre de mieux cerner les conditions propices au développement de symptômes post-trauma (notamment l’influence du sexe de l’individu). D’autre part ce projet déterminera si la protéine CAV1 représente une cible thérapeutique intéressante dans le cadre du développement de traitements post-trauma chez l’enfant.

Procédures

Les 348 animaux subiront tous les procédures non-terminales suivantes : 1. injection unique (virus inactivé non-pathogène) intracérébrale le jour de naissance sous anesthésie générale courte (moins de 15 minutes) adaptée à ce stade de développement. 2. traumatisme crânien léger unique sous anesthésie générale courte (5 minutes) pour moitié des animaux et anesthésie générale courte seule pour l’autre moitié (animaux contrôles dits « sham ») à 3 semaines après la naissance. 3. Exploration comportementale sur animal vigile répétée à 1 mois, 3 mois et 6 mois après le trauma. Chaque série comportementale comprendra 1 test d’exploration de 5 minutes (Open Field), 2 tests de coordination motrice sur poutre et échelle (Beam walk et Foot Fault) d’environ 5 minutes chacun, 1 test de sensibilité tactile (Von Frey test) d’environ 5 minutes, 2 tests d’évaluation de l’état anxieux (Elevated Plus Maze et White/Black box) de 5 minutes et un test d’apprentissage spatial (Barnes Maze) qui nécessite des sessions quotidiennes de 5 minutes sur 5 jours. Chaque test sera effectué à un jour différent, ainsi chaque série comportementale comprendra 11 tests quotidiens d’environ 5 minutes répartis sur 2 semaines. 4. Exploration d’imagerie fonctionnelle par IRM réalisée sous anesthésie générale d’environ 1 heure répétée à 1, 3 et 6 mois après le trauma, un jour après le dernier test comportemental.

Impact sur les animaux

Notre projet repose sur l’utilisation d’un modèle léger de traumatisme crânien chez l’animal juvénile. Le traumatisme est réalisé chez l’animal anesthésié, et une fois réveillé l’animal ne montre aucun signe de douleur, il reprend immédiatement un comportement normal. Comme il s’agit d’un traumatisme léger, les conséquences à long terme ne sont pas anxiogènes ou douloureuses pour l’animal. Ces conséquences sont principalement des retards/défauts d’apprentissage et une légère altération de la coordination motrice, sans altération de la mobilité de l’animal. De plus, le modèle murin utilisé n’engendre pas de phénotype dommageable.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure, soit 348 animaux.

Remplacement

Le projet vise à caractériser les atteintes du tissu cérébral suite à un TC ainsi qu’à évaluer l’intérêt d’une cible thérapeutique sur la récupération post TC. À ce jour, aucun modèle in vitro ou informatique ne permet de simuler la complexité des interactions cellulaires mise en jeu, tant nos connaissances demeurent encore superficielles en la matière. Notre recherche sur des bases de données (PubMed, Web of science, …) permet d’affirmer qu’à notre connaissance, il n’existe pas d’autre modèle expérimental que l’animal afin d’étudier ces réactions tissulaires dans leur ensemble. Par conséquent, notre projet ne peut pas se passer de l’expérimentation animale.

Réduction

Le projet concerne 348 souris mais permet de réduire le nombre d'animaux utilisés sans compromettre les objectifs du projet en effectuant un suivi longitudinal non invasif par imagerie. Nous planifions des groupes expérimentaux correspondant au nombre minimal permettant l'utilisation de tests statistiques visant à comparer les différents groupes : analyses multi-ANOVA avec répétition / analyses de régression entre les différents paramètres mesurés pour des tests comportementaux / IRM (voir annexes pour le plan expérimental).

Raffinement

Le projet permet de raffiner l'expérimentation animale en utilisant un modèle pertinent par rapport à la situation chez l'homme, en s'appuyant sur la mise en place d'une démarche de suivi des animaux permettant de limiter et traiter la souffrance éventuelle des animaux, et en employant les méthodes d'imagerie les plus sensibles disponibles actuellement. L'ensemble des procédures mises en place dans le projet sera assuré par des personnes qualifiées en expérimentation animale. Le stress des animaux sera limité à son maximum, avec un sevrage mis en place à 25 jours post-natal, et des conditions d'hébergement enrichies (matériels de nidification) et permettant les interactions sociales en adéquation avec les directives européennes. La réalisation du projet repose sur l'établissement de points-limites et de pratiques permettant de minimiser au maximum le stress, la détresse et la souffrance des animaux. La procédure chirurgicale d’injection stéréotaxique chez le nouveau-né sera réalisée avec des protocoles d’anesthésie/analgésie permettant de supprimer toute douleur durant et après la procédure. Les traumatismes crâniens seront réalisés sur animal anesthésié en utilisant des impacts calibrés. De plus, la cage de réveil est placée sur un tapis chauffant afin de prévenir toute hypothermie. Lors de la réalisation des tests comportementaux, les animaux ne se retrouveront isolés que peu de temps : 5mn pour la plupart des tests et 1h au maximum. Les protocoles expérimentaux s'appuient notamment sur l'utilisation d'un agoniste opioïde, la Buprénorphine, afin de prévenir ou traiter la manifestation de douleurs.

Choix des espèces

Le système nerveux central de la souris est parmi les mieux connus et les plus étudiés. Son organisation est aussi très proche de celle du cerveau humain. Les résultats obtenus permettent ainsi de proposer des hypothèses de dysfonctionnement du cerveau humain suite à un traumatisme crânien et de proposer des pistes thérapeutiques pour leur traitement. Dans ce projet, les souris seront injectées en intracérébral le jour de la naissance afin de permettre une transfection robuste 3 semaines plus tard. Les traumatismes crâniens seront donc réalisés sur des souris juvéniles à 21 jours post natal, ce qui nous permet de modéliser les effets d’un TC en pédiatrie chez des enfants de 4 à 6 ans. Nous conserverons les animaux jusqu’à 6 mois après le TC afin d’évaluer les conséquences à moyen terme.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1260
Rats : 560
Souffrances
▲ 150
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▲ 190
▲ 1480
Devenir
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 200
 1620

1 820 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qui atteint le grade sévère pour 1 480 d'entre eux. On leur implante par chirurgie un ou plusieurs nodules tumoraux, sous la peau ou dans le foie, avant de tester des traitements intra-artériels et des immunothérapies, pour reproduire un cancer du foie avancé avec métastase à distance. Le porteur reconnaît que les animaux peuvent développer des métastases, une ascite et des tumeurs assez volumineuses pour gêner leurs mouvements. La plupart sont tués pour l'analyse et 200 réutilisés dans d'autres procédures, la mise à mort intervenant sous anesthésie lorsque les points limites sont atteints.

Objectifs

Aucune solution clinique robuste ne permet de traiter efficacement un nodule hépatique et un autre nodule à distance. L'existence d'un effet abscopal a déjà été démontré pour une combinaison d'immunothérapie et d'ablation par radiofréquence, mais ce n'est pas le cas du traitement par chimioembolisation des nodules hépatiques, procédure très fréquemment effectuée chez les patients porteurs d'un carcinome hépatocellulaire ou de métastases hépatiques non résécables. De plus, les tolérances des immunothérapies et des combinaisons de traitements chez les patients sont aujourd'hui peu connues. Ces informations deviennent de plus en plus nécessaires en clinique pour adapter les traitements aux patients. L’objectif du projet consiste à évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique anti-tumorale en associant un traitement local par radiologie interventionelle à une immunothérapie. Le traitement par radiologie interventionnelle utilisé sera dans un premier temps la chimioembolisation (TACE), reconnue pour son efficacité clinique. L’immunothérapie anti-tumorale retenue consistera d’une part à stimuler le système immunitaire de l’animal par un adjuvant distribué en local, et d'autre part à améliorer l'efficacité anti-tumorale du système immunitaire par l'usage de Checkpoint inhibiteurs en systémique.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre les bénéfices immunologiques apportés par un traitement par TACE, et comment ils peuvent être combinés de façon efficace avec des immunothérapies à base de Checkpoint Inhibiteurs et/ou d'adjuvants. De plus, le projet permettra d'apporter des éléments de réponse concernant les chronologies otpimales des traitements combinés, les doses, les éventuelles répétitions des traitements, qui sont des questions clés en clinique aujourd'hui dans toutes les combinaisons thérapeutiques. Enfin, le projet pourrait apporter une solution préclinique optimale pour le traitement d'un nodule principal et d'un nodule non ciblé, qui servirait de base à des potentiels essais chez l'Homme.

Procédures

Les animaux seront implantés d'un ou de plusieurs nodules tumoraux pouvant être sous-cutané ou intra-hépatique par chirurgie, pour mimer un nodule hépatique et une métastase à distance comme en clinique chez des patients avec des cancers avancés. Les traitements pourront se faire par voir intra-artérielle par chirurgie, comme le traitement par TACE administré chez l’Homme, ou par voie intra-tumorale, très utilisée pour les tumeurs cutanées notamment (mélanomes) chez l’Homme. Ces traitements pourront être combinés avec des immunothérapies par voie systémique (voie utilisée pour délivrer des immunothérapies aux patients porteurs d’un cancer avancé). Les tumeurs seront suivies régulièrement par imagerie ou par mesure au pied à coulisse. Des prélèvements de sang de petits volumes réguliers (décrits dans les recommandatations) peuvent être réalisés pour suivre certains marqueurs d’intérêt immunologiques notamment. Les procédures seront effectuées sous anesthésie, également sous analgésie pour les chirurgies.

Impact sur les animaux

Les animaux porteurs de tumeurs pourraient présenter des métastases, comme ce qui est observé en clinique. Le suivi par imagerie permet notamment de contrôler l’apparition de nouvelles tumeurs. Une production d’ascite, comme ce qui est observé en clinique dans certains cancers, peut aussi être observée. Les tumeurs sous-cutanées peuvent, lorsque leur volume devient important, gêner les mouvements, mais de façon très légère. Enfin, des effets secondaires après l’injection intra-tumorale ou à l’injection intra-artérielle peuvent survenir, de la même façon qu’en clinique (réaction inflammatoire locale). Ces procédures de traitement pourraient entrainer un ralentissement de la pousse des tumeurs, voire la diminution ou la disparition des tumeurs, effet souhaité par ces traitements combinés avec un traitement systémique par immunothérapie.

Devenir

En dehors des phases de mises au point, les animaux sont réveillés à l'issue de toutes les procédures. Les animaux seront suivis à leur réveil, plusieurs fois par semaine, pour évaluer leur état. En cas d'atteinte des points limites, une dernière procédure d'imagerie peut être effectuée sous anesthésie, sans réveil de l'animal par la suite.

Remplacement

Il s'agit ici d'améliorer des éléments de la pratique clinique, d'évaluer l'efficacité et la tolérance de nouvelles combinaisons de traitements anti-tumoraux. L’expérimentation animale n’est pas substituable pour la détermination des effets thérapeutiques de la réaction immune car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu. Ces études d’immunologie et d’immunothérapie anti tumorale sont uniquement réalisables chez l’animal immunocompétent.

Réduction

Les animaux qui ne présenteront pas de pousse tumorale pourront être réutilisé une seule fois à la mise au point de nouvelle techniques au sein du même projet. De plus, sous certaines conditions précises, les rats ne présentant pas de pousse tumorale intra-hépatique pourront faire l'objet d'une nouvelle tentative d'induction pour réduire le nombre d'animaux utilisés. Par ailleurs, les animaux donneurs de fragments tumoraux via des tumeurs sous-cutanées pourront, sous certaines conditions précises, être opérés pour une résection de leur tumeur sous-cutanée et être réutilisé au sein du même projet (pour des mises au point ou comme donneur à nouveau). Les animaux donneurs pourront être implantés sur les deux flancs pour optimiser le nombre d'animaux inductibles par donneur, et une tissuthèque sera mise en place pour tenter d'implanter des fragments conservés par congélation et réduire ainsi le nombre d'animaux donneurs.

Raffinement

Les animaux en étude seront suivis quotidiennement, avec une mesure fréquente à minima hebdomadaire de leurs tumeurs, voire plus si cela semble nécessaire, pour évaluer leur état clinique, les volumes tumoraux, surveiller d'éventuels signes de souffrance et pouvoir éventuellement traiter lorsque cela est possible. Le scoring sera fait selon une grille des points limites décidée dans le protocole expérimental avant le début des expériences. Les procédures d'implantation des tumeurs, d'imagerie et de traitement se feront sous anesthésie gazeuse avec,dès que cela est nécessaire, un traitement analgésique (pré-per-et post opératoire). Les animaux sont hébergés en groupes, dans des cages avec des enrichissements et sont habitués à la prise en main par l'expérimentateur.

Choix des espèces

La littérature renseigne l'utilisation du Rat et de la Souris pour l'induction de carcinomes hépatiques ou de métastases hépatiques de carcinomes colorectal. De plus, ce sont des modèles déjà testés pour le traitement des cancers par immunothérapies de carcinomes, et le traitement de tumeurs par radiologie interventionnelle. Le modèle Souris est particulièrement utilisé dans des études impliquant le système immunitaire. Ce sont des modèles qui permettent un screening rapide et suffisant pour tester des combinaisons de traitements. Ces espèces animales sont autorisées pour l'utilisation en laboratoire à des fins scientifiques. Les animaux seront des jeunes adultes sevrés, entre 5 et 16 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 390
Souffrances
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▲ 390
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Devenir
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 390

390 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des injections stéréotaxiques dans le cerveau, la pose de pompes osmotiques et l'injection d'une toxine destinée à détruire certains neurones, pour étudier la propagation d'agrégats de protéines liés à des maladies neurodégénératives. Le porteur affirme que les produits injectés ont un impact "très limité" sur le comportement et une symptomatologie "très réduite", les effets attendus étant surtout moléculaires. Les retombées annoncées, mieux connaître ces maladies, restent générales et renvoyées au long terme, l'objectif immédiat étant de tester si la mort provoquée de neurones libère les agrégats.

Objectifs

Certaines pathologies neurodégénératives sont caractérisées par l'apparition d'agrégats intracellualires de synucléine au sein de certaines cellules nerveuses, comme par exemple les neurones, et par l'augmentation progressive "en tache d'huile" des régions cérébrales atteintes. Cette évolution "en tache d'huile" correspondrait à une transmission de ces agrégats entre les neurones. Nous souhaitons à travers cette étude nous intéresser aux mécanismes cellulaires de dispersion et de transmission de ces agrégats dans des zones cérébrales de plus en plus éloignées et de plus en plus étendues, 1/ en utilisant un modèle de maladie neurodégénérative induite chez la souris, modèle maîtrisé par notre institut, 2/ en provoquant la libération massive des agrégats contenus dans les neurones atteints, grâce à l’utilisation d’une toxine (l’acide 3 nitripropionique) largement utilisée pour détruire certains neurones dans les régions cérébrales d’intérêt (substances noire, striatum). En pratiquant de telles injections au niveau de la substance noire et de l’aire tegmentale ventrale, nous avons observé une apparition progressive d'agrégats intraneuronaux localement au site d'injection, mais aussi plus tardivement à distance et latéralement opposé au site d’injection. Cependant, au bout de 4 mois ces agrégats contenus dans un type neuronal particulier du striatum (MSNs pour medium spiny neurones) apparaissent stationnaires et ne se propagent absolument pas aux neurones corticaux, qui pourtant ont des connexions avec le striatum. Il semblerait donc que la propagation interneuronale du processus d'agrégation par transfert de fragments amyloïdes d'un neurone à l'autre n'ait pas lieu. La propagation longue distance observée entre le site d'injection, la substance noire, et le striatum, quant à elle, pourrait simplement s'expliquer par la progression intracellulaire du processus d'agrégation de la terminaison vers le corps cellulaire. En revanche, l'absence de transmission secondaire aux étages corticaux laisse penser que la libération de fragments amyloïdes par les MSNs n'a pas lieu. Nous souhaitons donc savoir si la mort provoquée des MSNs porteurs d'agrégats pourrait provoquer la libération extracelllulaire complète de ces agrégats et ainsi de provoquer une transmission secondaire au niveau du cortex dans le même hémisphère cérébral mais aussi dans l’hémisphère opposé.

Bénéfices attendus

A court terme : Ce projet permettra peut-être d’améliorer la voie d’administration d’une toxine pour l’utilisation d’un modèle animal de destruction de neurones. A plus long terme : Ce projet permettra de mieux connaître les mécanismes de transmission des agrégats entre les neurones distants et parfois même dans l’hémisphère cérébral opposé. Ainsi, ce projet s’inscrit dans la thématique de notre institut et contribuera à améliorer les connaissances sur la mise en place moléculaire des pathologies neurodégénératives.

Procédures

Les animaux sont soumis à des procédures chirurgicales : 1/ injection stéréotaxique de composé (durée 30 min maximum par animal) pour une partie des groupes 2/ pose de pompe osmotique pour une partie des groupes 3/ Les deux types de chirurgie, mais à 1 mois d'intervale, pour une partie des groupes Il seront aussi soumis à des injections intrapéritonéales (répétées pendant 7 jours à raison de deux fois par jour espacées de 12heures)

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables sont ceux liés aux chirurgies réalisées sur les animaux ainsi qu'a la fréquence d'injection intrapéritonéale. A contrario, que ce soit les produits injectés dans le cerveau ou en intrapéritonéal, ceux-ci ont un impact très limité sur le comportement (moteur par exemple) et ont une symptomatologie très réduite, car les effets attendus sont moléculaires, concernent peu de neurones et sont liés à la méchanistique de la pathologie.

Devenir

Le sacrifice des animaux permet de récupérer le cerveau pour réaliser une étude histologique des zones cérébrales impliquées dans la pathologie.

Remplacement

Nous souhaitons étudier et caractériser des modèles mimant la pathologie chez l’humain nécessitant ainsi l’utilisation de modèles animaux.

Réduction

Modèle : la souris C57BL6/JR a été choisie car nos études antérieures ont montré une bonne stabilité et reproductivité, permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux pour réaliser ces études. De plus, le statut sanitaire des animaux étant maîtrisé, la stabilité du modèle est éprouvée. Enfin, nous testerons l’utilisation de pompe Alzet, pour essayer de s’affranchir d’une administration répétée par ip.

Raffinement

Acclimatation : une période de deux semaines permet une bonne acclimatation des animaux à leur nouvel environnement. Hébergement : les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie et notre équipe d'expérimentateurs, permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité. Contention : les animaux sont manipulés avec soin par un personnel formé qui maitrise des méthodes de préhensions douces, les animaux sont attrapés soit par la peau du dos soit dans des tubes, afin de ne pas les manipuler par la queue. Chirurgie : une attention particulière est apportée pour un maintien de l'aseptie pendant la période opératoire. Formation : une grande maîtrise technique est demandée à nos expérimentateurs qui sont régulièrement formés au sein de l'institut pour le bien-être animal.

Choix des espèces

Les modèles de neurodégénérescence induite chez la souris sont bien établis au sein de notre institut. Ces travaux d'étude des maladies neurodégénératives en utilisant la souris comme modèle sont largement decrits dans la littérature ce qui nous donne une base solide pour valider nos résultats. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte qui est compris entre 8 et 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 152
Souffrances
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▲ 92
▲ 60
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Devenir
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 152

152 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit une chirurgie d'implantation d'électrodes cérébrales pouvant durer près de cinq heures, puis des privations de sommeil de six heures et un isolement d'environ quarante jours, avant d'être mises à mort. Le porteur indique que la privation recourt au "gentle handling", méthode qu'il présente comme peu stressante, et que la chirurgie peut induire une douleur encadrée par des points limites. Il affirme que "l'utilisation de l'animal entier" est nécessaire pour relier signal lumineux, systèmes neuronaux et comportement.

Objectifs

La pression du sommeil se caractérise par une propension à l’endormissement progressivement croissante avec le temps passé éveillé et est classiquement étudié par mesure de l’activité cérébrale pendant le sommeil qui suit une privation de sommeil. Les données récentes de la littérature suggèrent que la lumière aurait une influence importante sur le sommeil. En effet, il existe une corrélation positive entre l’intensité de lumière à laquelle les souris sont exposées pendant la privation de sommeil et l’activité cérébrale observée durant le sommeil subséquent. De plus, la nature des cellules de la rétine mises en jeu, qui permettent la conversion de l'information lumineuse en message nerveux, pourrait dépendre de l’intensité de lumière. Alors que les cellules à mélanopsine et les cônes sont particulièrement impliqués dans la transmission du signal de forte intensité, les bâtonnets transmettent l’information lumineuse à très faible intensité. La plupart des études utilise simplement une mesure de l'activité cérébrale dans les basses fréquences afin d’évaluer la pression de sommeil. Pourtant, une nouvelle distinction est faite entre deux types d'onde permettant de montrer que seules les ondes delta reflètent la pression de sommeil. Notre étude présente donc pour objectif de caractériser l’influence de la lumière sur le sommeil en utilisant cette nouvelle approche chez la souris sauvage, rongeur nocturne, et chez différents modèles de souris transgéniques présentant une invalidation de l’un des systèmes d'intégration de l'information lumineuse. Des analyses moléculaires permettront de mettre en évidence les substrasts neurobiologiques impliqués dans ces effets.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’établir et de caractériser avec précision les effets de la lumière sur l’homéostat de sommeil en fonction de l’intensité lumineuse et d’identifier les mécanismes et systèmes de phototransduction impliqués. Ce projet constitue une étape importante dans la compréhension de la régulation du sommeil par la lumière. Il incitera à réaliser de nombreux travaux complémentaires dans une perspective translationnelle.

Procédures

Une partie des animaux sera soumise à une chirurgie d'implantation d'électrodes au niveau cérébral. La chirurgie aura lieu une fois et durera moins de 5h. Tous les animaux seront soumis à une ou des privations de sommeil de 6h. Un animal pourra être soumis au maximum à 3 privations, étant chacune séparée d'au minimum 10 jours de récupération. Les animaux de la procédure 1 seront isolés de la chirurgie jusqu'à leur mise à mort, soit environ 40 jours.

Impact sur les animaux

La privation de sommeil peut engendrer du stress chez l'animal. Cependant, la méthode utilisée dite de "gentle handling" est l'une des moins stressante. De plus, les animaux auront une période de récupération d'au moins 10 jours entre deux privations. La chirurgie d'implantation des électrodes peut quant à elle induire de la douleur chez la souris. Les animaux seront suivis quotidiennement après la chirurgie, un anti-inflammatoire sera administré durant les 2 jours suivant la chirugie et les points limites sont clairement établis afin de réduire la douleur au maximum et vérifier la bonne récupération des animaux. La liaison de l'animal au système d'enregistrement par un câble peut créer une gêne. Les animaux sont ainsi habitués pendant au minimum 7 jours au dispositif d'enregistrement avant le début des expériences. Leur habituation est évaluée par la posture de l'animal ainsi que par son activité locomotrice circadienne (actimétrie) ainsi que par la qualité des signaux obtenus en électroencéphalographie. Les lignées Gnat1 et Gnat2 présentent des dificits visuels (déficit de vision en condition de faire intensité lumineuse et déficit de vision des couleurs respectivement) qui cependant n'entraînent pas d'altération du comportement des animaux au sein de leur cage, leur capacité à se déplacer dans un environnement clos reposant essentiellement sur l'olfaction et le toucher par l'utilisation des vibrisses. Aucun signe de mal-être n'a jusque là été observé chez ces deux lignées présentes au laboratoire depuis plus d'un an.

Devenir

Tous les animaux de la procédure 2 sont soumis à la procédure 1 ou 3, hormis les 8 animaux géniteurs. Tous les animaux des procédures 1 et 3 sont mis à mort en fin de procédure

Remplacement

L’utilisation de l’animal entier est nécessaire au vu de la question posée impliquant des systèmes biologiques divers et complexes allant de la rétine, avec l’intégration du signal lumineux, au comportement de l’animal en passant par des systèmes neuronaux complexes.

Réduction

Le nombre d’animaux à inclure est calculé pour un risque de première espèce de 5 % avec des effectifs identiques dans les différents groupes, compte tenu des moyennes et déviations standards obtenus dans nos travaux antérieurs. Afin d’optimiser le nombre d’animaux, les enregistrements seront effectués chez des souris exposées aux 3 intensités de lumière de façon consécutive en respectant un temps minimal entre chaque privation afin d’obtenir une récupération complète de l’architecture naturelle du sommeil. Nous évaluons à 10 le nombre d'animaux nécessaires pour l'analyse des signaux (ANOVA à mesures répétées avec pour facteur indépendant les différentes lignées et pour facteur répété l'intensité de lumière). Nous prévoyons donc un effectif de n=15 / génotype, certains signaux ne pouvant être utilisés en raison d'un positionnement inexact des électrodes (le ratio d'1/3 nous a été communiqué par l'équipe de Paris qui utilise cette technique en routine). Concernant les analyses moléculaires, un n=7 / génotype est approprié afin de pouvoir comparer les effets des différentes intensités de lumière en fonction des génotypes (ANOVA à 2 facteurs).

Raffinement

Dans le cadre du raffinement des conditions d’hébergement, les animaux sont maintenus en groupe sociaux jusqu’à l’expérience (chirurgie pour le groupe 1, privation pour les groupes 2 et 3), un enrichissement est réalisé par l’ajout de nids. D’autres enrichissements tels que tubes, maisons ou balancettes ne peuvent être utilisés car empêcheraient l’exposition des animaux à la lumière et donc fausseraient les résultats du projet. La chirurgie est effectuée sours anesthésie générale (Zoletil 50 (40 mg/kg) / Paxman (10 mg/kg)). Un traitement sous-cutané de Metacam® (2 mg/kg; 5ml/kg) est effectué avant, puis durant les 3 jours suivant la chirurgie. Une grille de suivi des animaux est remplie, évaluant l'état général (apparences générale, comportement spontané et provoqué, poids) des animaux ainsi que l'apparence de la plaie à raison de 4 évaluations minimum sur une période de 7 jours suivant la chirurgie (annexe 1 - score entre 0 et 17). L'état général est ensuite surveillé au minimum une fois par semaine en suivant les mêmes critères. Points limites : - Score entre 5 et 9 "légère détresse" : surveillance attentive (1x/j), mise en place éventuelle d'analgésiques sous avis vétérinaire - Score entre 10 et 13 "détresse" : mise en place d'analgésie pour soulagement immédiat, surveillance 2x/j durant 24h. Points d'arrêt : 1. Si le poids est inférieur à 80% du poids de départ (avant chirurgie) pendant 48 heures 2. Si, après l'anesthésie, il n'y a pas de fèces et des signes d'abdomen gonflé pendant 48 heures; 3. Si l'animal présente une vocalisation spontanée ou une automutilation; 4. Si un score de 10-13 persiste pendant 24 heures sans amélioration; 5. Si un score de 14-17 est calculé. 6. En cas de détachement du "chapeau" (=puce électronique + ciment dentaire) de la boîte crânienne (jamais observé durant ces dernières années).

Choix des espèces

Grâce à différents modèles de souris transgéniques avec inactivation des différentes voies de phototransduction et de photointégration, nous pouvons évaluer l’effet spécifique de chacun de ces voies sur le comportement. Notre étude sera effectuée chez l'adulte jeune. L’étude repose sur l'exploration des comportements et nécessite que les systèmes neurobiologiques soient totalement mâtures (développement total des systèmes visuels et non visuels, des systèmes circadiens et homéostasiques et des structures cérébrales cibles).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 16
Souffrances
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Devenir
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16 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque souris, issue d'une lignée transgénique modèle de la maladie d'Alzheimer, reçoit sous une anesthésie de quatre-vingt-dix minutes deux injections dans la veine caudale, avant une mise à mort par dislocation cervicale pour imagerie cérébrale ex vivo. Le porteur indique mettre au point des techniques d'imagerie sur ce nouveau modèle, en vue de tester ultérieurement des traitements. Il affirme qu'aucune technologie ne permet ce marquage sur animaux post-mortem, seul l'animal vivant le rendant possible.

Objectifs

Dans le cadre de l'étude de la maladie d'Alzheimer, nous devons explorer les possibilités de transport de certaines molécules à travers les réseaux de cellules nerveuses du cerveaux sain et malade. Pour cela nous utilisons un nouveau modèle de souris transgéniques dans lequel nous devons préalablement mettre au point les techniques d'imagerie cérébrale adéquates.

Bénéfices attendus

Il y a deux bénéfices attendues : 1) Savoir utiliser en imagerie cérébrale un nouveau modèle murin de la maladie d'Alzheimer afin de pouvoir ultérieurement l'utiliser pour tester des traitements. 2) Nous aimerions savoir si les réseaux cellulaires changent autour les neurones déficients atteints dans la maladie d'Alzheimer.

Procédures

L'unique procédure dure 90 mn, sur animaux anesthésiés et sans réveil : 2 injections intra-veineuse brèves par une canule dans la veine caudale.

Impact sur les animaux

Avant leur mise à mort, les animaux seront soumis à une anesthésie générale volatile pendant 90 min. Les souris transgéniques sont viables, fertiles, de taille normale et ne présentent aucune anomalie physique ou comportementale flagrante. . Certains animaux développent très progressivement une  démence endogène dont les 1ers signes neurologiques sont détectables à partir de 8 mois. Au plus tard à cet âge et avant leur mise à mort, les animaux seront soumis à une anesthésie générale volatile pendant 90 min. Durant cette anesthésie, la souris aura une canule dans la veine caudale pour les deux injections.

Devenir

mise à mort par dislocation cervicale pour imagerie cérébrale ex vivo

Remplacement

Le projet consiste à phénotyper un modèle murin transgénique existant. Pour marquer les réseaux cellulaires et vasculaires que nous devons étudier, il n'existe pas de technologie utilisable sur animaux post-mortem. Le marquage et donc le transport de macromolécules dans ces réseaux ne sont possibles que sur animaux vivants. Toutefois, une fois les réseaux marqués, la procédure d'imagerie pourra être poursuivi ex vivo.

Réduction

Il s'agit d'un protocole d'investigation technologique préliminaire nécessaitant très peu d'animaux et qui permettra de décider du "go/no-go" du projet scientifique principal (DAP ultérieure). Nous avons besoin de premières réponses de faisabilité à 2 stades de la maladie : pré-symptomatique et symptomatique ; en effet, seuls les patients symptomatiques sont traités actuellement. n=4 est le nombre minimal de répétitions de la coloration pour s'assurer que le protocole fonctionne.

Raffinement

Le protocole de coloration sera intégralement réalisé sur animaux anesthésiés, sans réveil avant la mise à mort. Les produits injectés ne sont pas toxiques et n'ont aucun effet sur l'état physiologique de la souris ; de plus nous maîtrisons parfaitement ce protocole sur la souris. Ce protocole de mise au point incluant une partie de Remplacement (étude sur orgne isolé post-mortem) permettra de réduire et de raffiner les procédures in vivo ultérieures.

Choix des espèces

L'espèce (souris) est justifiée car nous avons besoin d'un modèle transgénique qui n'existe pas chez les autres especes. La souris trangénique utilisée est un modèle performant reconnu dans l'étude de la maladie d'Alzheimer. Les souris au stade pré-symptomatique permettent l'exploration des réseaux chez un individu sain. Les souris au stade symptomatique permettent l'exploration des réseaux chez un individu malade. En parallèle, nous utilisons une souris transgénique contrôle dont les mêmes réseaux sont parfaitement connus en utilisant cette même technologie d'imagerie.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 240
Souffrances
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Devenir
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240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un gène de l'autophagie est invalidé, puis les animaux passent des tests d'interaction sociale et d'ultrasons avant une perfusion intracardiaque sous anesthésie ou une dislocation cervicale. Le porteur indique que les nuisances tiennent à une période d'isolement, au stress des tests et aux contentions. Il affirme que l'étude d'un défaut d'autophagie sur le comportement "ne peut se faire autrement" qu'in vivo, la retombée contre les troubles du neurodéveloppement restant renvoyée au long terme.

Objectifs

Les troubles du développement sont en augmentation constante, avec un nombre de cas estimé par exemple pour les troubles du spectre autistique (TSA) à 1 enfant sur 54 aux Etats-Unis pour l'année 2014 et 1 enfant sur 89 en Europe. Les troubles du spectre autistique se caractérisent notamment par une perturbation du comportement social. Parmi les causes récemment décrites dans la littérature scientifique, l’hypothèse d’un défaut d’un processus cellulaire appelé autophagie, au sein des cellules du cerveau, lors du développement chez l’enfant, est émise. Des études récentes ont ainsi démontré, chez l’homme et chez l’animal, un rôle de la dérégulation de ce mécanisme dans la survenue de comportements de type autistique. Par ailleurs l’autophagie est le moyen par lequel les cellules éliminent des composés d’origine environnementale. Un défaut dans ce mécanisme d’élimination apparaît alors crucial dans le cadre de l’apparition de troubles du développement, reconnus comme étant le résultat d’une combinaison « gènes x environnement ». Dans ce contexte, notre projet vise alors à étudier entre autre les capacités d’interaction sociale et d’ultravocalisations, à différents âges, chez des souris pour lesquelles un gène de l’autophagie a été invalidé. Les échantillons prélevés à l’issue des tests nous permettront d’étudier les mécanismes d’autophagie et de mise en place des connexions nerveuses, par des techniques complémentaires.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à court terme la compréhension du rôle de l’autophagie dans le développement du système nerveux central et dans la survenue de troubles du neurodéveloppement, en constante augmentation dans la population générale. A plus long terme, ce projet servira de point de départ à des tests précliniques visant à déterminer l’efficacité de molécules pharmacologiques modulant ce mécanisme cellulaire pour atténuer la survenue de ces troubles.

Procédures

Les animaux sont soumis à des tests de comportement non invasifs. Ils sont ensuite soumis à un protocole de quelques minutes (perfusion intracardiaque sous anesthésie se finissant par l’euthanasie de l’animal).

Impact sur les animaux

A notre connaissance, cette souris n’a jamais été étudiée d’un point de vue de son développement cérébral ou de son comportement. Le phénotype n’est à ce jour pas connu comme étant dommageable. Dans la procédure du présent projet, les animaux subissent des tests non invasifs de comportement, jusqu’à la perfusion intracardiaque (n = 120), pour laquelle un protocole d’anesthésie est mis en place ou jusqu’à l’euthanasie par dislocation cervicale (n = 120). Des nuisances et effets indésirables classés comme modérés sont attendus, en lien avec notamment la mise en place d’une période d’isolement pour les animaux, le stress induit par les tests de comportement, la réalisation de contention et d’injection de molécules anesthésiques.

Devenir

La procédure décrite dans ce projet sera réalisée sur des souris. C’est une procédure modérée qui concerne les 120 animaux issus de la lignée (animaux résidents) et les 120 animaux naïfs (visiteurs WT). L’ensemble des animaux sera euthanasié en fin de procédure.

Remplacement

L’étude de l’effet d’un défaut de l’autophagie sur le comportement de l’individu ne peut se faire autrement que par des explorations fonctionnelles menées in vivo. Ainsi, même si nous ne pouvons pas remplacer les études prévues sur ce modèle in vivo, nous veillerons à réduire le nombre d’animaux et raffiner notre protocole.

Réduction

Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 240 souris. Le nombre d’animaux est réduit en combinant plusieurs approches expérimentales sur une même lignée de souris. De même, les animaux femelles et mâles générés sont utilisés. D'une manière générale, conçu les lots sont conçus pour que soit généré le nombre optimal d’animaux compatible avec la réalisation des tests et des analyses des prélèvements. Enfin, nos connaissances des protocoles nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux au plus juste pour chaque procédure, en tenant compte de l’importance de l’effet attendu pour assurer une parfaite robustesse des résultats. Les données obtenues seront ultérieurement étudiées statistiquement de manière classique. Par ailleurs, pour chacune des approches expérimentales, ce travail servira de base pour de futurs travaux intégrant une exposition précoce à un facteur environnemental afin de calculer le nombre juste d’animaux requis pour comparer d’une manière statistique et robuste les conditions mutantes à la condition contrôle avec une excellente reproductibilité.

Raffinement

Nos activités impliquent toujours une attention particulière sur le soin et le bien-être de l’animal. Les animaux sont surveillés quotidiennement et une grille de suivi (annexe) est en place. Paramètres environnementaux : humidité comprise entre 45 % et 65 %, température constante entre 20 à 24 °C. L’éclairage est circadien (8h/20h) pour respecter le rythme biologique des animaux. Ils ont accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Le milieu est enrichi avec du matériel de construction de nid. Les souris sont hébergées en groupe sociaux et des observations du bien-être sont réalisées quotidiennement. Les jeunes animaux sont surveillés, afin de s’assurer que la mère s'occupe bien d'eux. Pendant toutes nos expériences, nous prenons toutes les précautions nécessaires afin d’éviter toute douleur, en utilisant des pratiques adaptées. En cas de comportements anormaux (manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture), l’état des animaux est surveillé plusieurs fois par jour. Un aliment enrichi et de l’eau sont mis à disposition directement dans la cage pour les animaux apathiques, surveillés 1 ou 2 fois/ jour. Si l’état général de l’animal atteint les points limites définis dans la procédure expérimentale (douleur manifeste, dégradation de l’état de la fourrure et manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture, perte de poids de plus de 20 % par rapport au poids normal attendu selon la courbe de croissance standard de la souche C57BL/6Ncrl), alors il sera euthanasié. Pour le protocole de perfusion intracardiaque suivi des prélèvements de tissus, un protocole d’anesthésie adéquat est mis en place. Afin d’éviter une souffrance de la souris, les animaux sont anesthésiés et euthanasiés conformément aux bonnes pratiques vétérinaires et à la réglementation en vigueur. Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 240 souris.

Choix des espèces

L’obtention d’un modèle génétique pertinent visant à étudier un facteur génétique, ici Irgm1, est souvent complexe et long à mettre en œuvre pour de nombreuses espèces. Néanmoins le modèle Irgm1 KO existe depuis 2001 chez la souris. Par ailleurs, de nombreux outils ont été conçus et sont disponible pour étudier le comportement, les paramètres physiologiques et biologiques chez la souris et nous maitrisons l’utilisation des outils à disposition. Ce modèle animal fait partie des animaux les plus étudiés et caractérisés aux différentes échelles de la biologie. Par ailleurs, les modèles génétiques murins de déficience autophagique sont pertinents dans l’étude des troubles du neurodéveloppement. Plusieurs stades de développement seront analysés pour comprendre les conséquences de la mutation sur l’élagage synaptique et sur la fonctionnalité de l’autophagie, qui sont des événements majeurs du développement du système nerveux central. Pour cela plusieurs stades de développement, seront étudiés : jeune (test à 20 jours de vie), adolescent (test à 33 jours de vie) et adulte (tests avant 90 jours de vie).

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
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Devenir
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320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux modèles pathologiques sont induits, puis les animaux subissent des mesures de sensibilité avant une mise à mort par surdose d'isoflurane et dislocation cervicale pour prélèvement de tissus. Le résumé annonce l'étude de la rosacée oculaire, mais ses justifications glissent vers le syndrome de l'intestin irritable et une infection à C. rodentium, sans que le protocole soit détaillé. Le porteur affirme qu'il est "indispensable de travailler sur des animaux" et qu'il n'existe "pas d'autre alternative".

Objectifs

La rosacée est une maladie commune de la peau, inflammatoire et chronique, avec une variété de manifestations cliniques telles que l’érythème centro-facial, les papules et les pustules, ainsi qu’une atteinte oculaire. Il s’agit d’une pathologie fluctuante, avec une alternance de poussées et de rémissions. Plusieurs facteurs exacerbant la pathologie ont été décrits, comme l’alcool, l’exposition au soleil, le sport, la nourriture épicée, le stress, les émotions et les changements de température.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet étant de mieux comprendre les mécanismes des douleurs et d'inflammation associées à la rosacée occulaire afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques, le premier bénéfice attendu serait la caractérisation de cette physiopathologie et l’identification de nouvelles cibles pharmacologiques. Dans un second temps, la validation pré-clinique des effets bénéfiques de nouvelles molécules agissant sur les nouvelles cibles identifiées nous permettraient d’envisager une étude clinique grâce à une collaboration avec des services de gastroentérologie. L’objectif à plus long terme serait donc de mettre en place cette étude clinique qui ferait intervenir des patients atteints de SII afin de tester les potentiels outils pharmacologiques développés au laboratoire. Cette étude permettrait d’ouvrir le champ des perspectives thérapeutiques visant à traiter les symptômes associés au SII et, in fine, à soulager les patients SII douloureux. Le bénéfice à long terme serait ainsi une meilleure prise en charge des douleurs chez le patient, qui reste actuellement extrêmement limitée.

Procédures

Suite à l'induction des 2 modèles (procédures 1 et 2), l'ensemble des animaux subiront les procédures 3 et 4 une seule fois et une semaine après l'induction du modèle.

Impact sur les animaux

Les animaux seront mis à mort par une overdose d’isoflurane puis dislocation cervicale. Ceci concernera les animaux en fin d'expérimentation mais aussi si un animal présente au moins 1 des points limites décrits par la suite.

Devenir

Pour l'ensemble des procédures, les animaux seront maintenus en vie. A l’issue de la procédure 4 (mesure de la sensibilité mécanique), les animaux seront mis à mort pour effectuer différents prélèvements de tissus.

Remplacement

Il apparait indispensable de travailler sur des animaux afin de pouvoir étudier l’impact de C. rodentium sur la sensibilité colique, le comportement et le microbiote intestinal. De plus, une étude comparant des données de métagénomique entre animaux infectés et animaux non infectés permettra d’établir un lien de causalité avec C. rodentium. Ce type d’étude n’est concevable que chez l’animal. D’autre part, nous voulons également évaluer les conséquences physiologiques sur la sensibilité viscérale et la perméabilité intestinale, pour lesquelles il n’existe pas d’autre alternative. L’utilisation de différents modèles cellulaires in vitro pour répondre aux objectifs de ce projet n’est donc pas envisageable.

Réduction

Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les tests statistiques seront réalisés grâce au programme d'analyse statistique GraphPad Prim 9.0 et les principales analyses, notamment de suivi du poids seront effectuées grâce à des test ANOVA one-way ou two-way suivi d'un post test adéquat en fonction du résultat.

Raffinement

Afin de réduire une éventuelle souffrance, les animaux seront surveillés quotidiennement (Week-end et jours fériés compris) par l'expérimentateur mais aussi par le personnel de l'animalerie. Si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Ces animaux seront au maximum 5 par cage (5 mâles ou 5 femelles) et ceci en respect de la réglementation en vigueur concernant la superficie au sol par souris. De plus, ces cages contiendront des milieux d'enrichissements de type petite maisonnette de chez Genobio ainsi que du coton.

Choix des espèces

Le choix de la souris comme modèle expérimental est appuyé par la disponibilité de lignées d’animaux génétiquement modifiés et l’existence de nombreux outils d’analyse (anticorps, kit ELISA…) développés pour cette espèce. Les souris seront utilisées au stade de jeune adulte (4-5 semaines). En effet, l’utilisation des animaux à ce stade de développement permet de limiter les biais liés à des différences pouvant se développer au cours de la vie de l’animal. La réduction de la variabilité inter-individus permet ainsi de réduire le nombre d’animaux à expérimenter.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles respiratoires
Rats : 192
Souffrances
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Devenir
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 192

192 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteurs d'une dystrophie musculaire de Duchenne, ils reçoivent jusqu'à 510 injections sous-cutanées et des prélèvements de sang au sinus rétro-orbitaire, pour tester une immunothérapie peptidique. Le porteur décrit une maladie évolutive, avec perte de masse musculaire, faiblesse et défaillance cardiorespiratoire conduisant à une "euthanasie compassionnelle" entre six et treize mois. Il annonce, en cas de succès, un passage aux chiens dystrophiques puis aux enfants, et présente le rat comme un modèle "plus fidèle" que la souris.

Objectifs

La Dystrophie Musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie rare, rapidement invalidante, causée par des mutations dans le gène de la dystrophine (porté par le chromosome X). La dystrophine est une proteine clé dans le fonctionement et la survie des cellules musculaires. Le déficit en dystrophine induit donc une perte progressive de force dans les muscles, menant à la perte de la marche à un âge médian de 10 ans. L'atteinte des muscles de la ventilation et du muscle cardiaque produit une insuffisance cardiorespiratoire irrémédiablement fatale à l'âge médian de 20 ans. Il n'existe à ce jour aucune solution de guérison. Cependant, le traitement par les glucocorticoïdes, anti-inflammatoires puissants, largement répandu chez les enfants, permet de retarder significativement la perte de la marche et le décès d'environ 2 à 8 ans, mais avec le désavantage de provoquer parfois des effets indésirables qui dégradent la qualité de vie des patients. Depuis 5 ans, on assiste à une accélération de propositions de solutions therapeutiques (thérapies géniques ou molecules pharmacologiques) et on dénombre une cinquantaine d'essais cliniques en cours. Les mutations aboutissent à l'absence de dystrophine dans les cellules musculaires (en particulier cardiaque). Cette absence aboutit à une fragilité de ces cellules, ce qui se traduit tôt ou tard par une rupture de leur membranes, soumises aux forces latérales lors des cycles de contraction/relâchement. Il s'ensuit une mort des fibres musculaires à l'origine de la perte de force musculaire et une série de mécanismes secondaires délétères tels que l'inflammation chronique et la fibrose. Cette combinaison empêche les cellules souches musculaires de réparer durablement le muscle qui entre alors en sénescence (arrêt des cycles cellulaires qui aboutit à la mort). Dans ce contexte, notre objectif scientifique est de proposer une alternative aux traitements existants en apportant la preuve de principe préclinique de l'efficacité d'une immunothérapie innovante. Nous posons l'hypothèse que notre immunothérapie ciblant une protéine clé de l'inflammation est capable de ralentir la progression de la DMD, en luttant pour la première fois contre l'ensemble des mécanismes néfastes induits de sorte que les cellules souches du muscle échapperont à la sénescence précoce et poursuivront ainsi plus durablement leur contribution réparatrice.

Bénéfices attendus

À court terme, ce projet vise à obtenir des données robustes démontrant le bénéfice de l'immunothérapie innovante ciblant une proteine clé de l'inflammation sur le modèle original et pertinent du rat DMD développé au laboratoire qui reproduit plus fidèlement la maladie que les modeles classiques de souris. Le traitement testé permet de bénéficier simultanément de propriétés anti-sénescentes et anti-inflammatoires, sans les effets indésirables des corticoïdes actuellement utilisés dans le traitement de la DMD pour contrer l’inflammation. Le traitement testé devrait de surcroît améliorer la contribution des cellules souches à la réparation musculaire. À moyen terme et en cas de succès de cette immunotherapie sur le rat DMD, un essai sera ultérieurement programmé sur un nombre restreint de chiens DMD. Notre équipe dispose d'une expertise, d'une compétence et d'une base précieuse de données sur ces chiens, acquises antérieurement lors de l'évaluation d'autres stratégies thérapeutiques. Nous pourrons alors établir le potentiel de l'immunothérapie sur ce second modèle translationnel, hautement prédictif du succès d'un essai clinique chez l'humain. En cas de bénéfice évident chez les rats et les chiens, nous aurons contribué à produire des données précliniques robustes qui seront un argument fort pour accélérer le financement des essais cliniques chez les enfants atteints de DMD. À long terme, le bénéfice attendu est une amélioration de la qualité et de l'espérance de vie des enfants atteints de DMD. Notre immunothérapie est conçue en particulier pour remplacer les glucocorticoïdes en récapitulant voire en augmentant leurs effets bénéfiques, tout en annulant leurs effets secondaires.

Procédures

Les animaux reçoivent le candidat médicament par une injection quotidienne sous cutanée. Cela correspond à un nombre d'injections compris entre 21 (procédures 1, 2 et 3) et 510 (procédures 4 et 5). Les animaux seront prélevés au sinus rétro-orbitaire, 4 fois en un mois ou 7 fois en 17 mois selon les procédures. Chaque prélèvement dure moins de 2 minutes, réalisé par une personne très expérimentée. Avant ce prélèvement, l'animal est anesthésié par voie générale et locale et reçoit en plus une analgésie. L'évaluaton fonctionnelle privilégie les méthodes non invasives. Seule la mesure de force nécessite une anesthésie injectable, réalisée 1 fois pour les animaux des procédures 1 à 3 et 3 fois en 6 mois pour les procédures 4 et 5. Il n'y a pas de chirurgie prévue.

Impact sur les animaux

Il n'est attendu aucun effet indésirable majeur à la suite de l'injection du peptide NC-P7, y compris pour les doses élevées. L'immunothérapie par peptide présente l'intérêt majeur de ne pas produire de toxicité. En revanche, les rats R-DMDdel52 développent spontanément une dystrophie musculaire caractérisée par une perte significative et progressive de masse corporelle à partir de l'âge de 4 semaines. La perte de masse musculaire cause une faiblesse musculaire et une difficulté croissante à se mouvoir. Le fonctionnement du cœur et du diaphragme, principal acteur de la ventilation de repos, est également progressivement altéré, ce qui conduit à une déficience cardiorespiratoire progressive. Combinées, ces défaillances conduisent à la nécessité d'une euthanasie compassionnelle entre 6 et 13 mois d'âge. On assiste par ailleurs à un comportement de "freezing" chez les animaux, caractérisé par une absence de mouvements chez les animaux qui semblent se reposer plus que leurs congénères non atteints. Ce "freezing" survient par exemple lorsqu'on prend un animal dans les mains et qu'on le remet dans sa cage. Nous connaissons bien cette évolution de la maladie et ces comportements parfois atypiques, ce qui nous permet de les repérer immédiatement quand ils surviennent. Cela garantit une surveillance très rigoureuse et rapprochée des animaux. Une zootechnicienne est dédiée à cette surveillance. Par expérience des derniers mois, nous n'avons pas à intervenir sur des animaux avant l'âge de 6 mois. Les procédures 1, 2 et 3 de ce projet incluent des animaux jeunes chez lesquels les nuisances de l'évolution spontanée de la maladie sont faibles et ne semblent pas, en milieu confiné, poser de problèmes particuliers, facilement gérables. Les procédures 4 et 5 de ce projet incluent des animaux au-delà de 6 mois. Nous porterons une attention particulière à ces animaux.

Devenir

À l'issue des cinq procédures, tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques permettant d'évaluer à l'échelle microscopique l'efficacité du traitement sur les muscles prélevés (muscles des membres, diaphragme, cœur). Il est également essentiel de prélever les organes sentinelles d'une éventuelle toxicité (reins, foie, rate, poumons) et de les soumettre à une expertise anatomopathologique. La méthode précise de mise à mort des animaux est décrite dans le chapitre 3.3.3. Il est attendu que l'immunothérapie testée améliorera grandement l'état de santé des animaux et retardera la survenue des signes cliniques les plus sévères. Mais administrée seule dans un premier temps, l'immunothérapie n'empêchera pas totalement la nécrose des fibres musculaires. Les animaux vieillissants nécessiteront donc toujours une surveillance rapprochée et des compétences médicales pour décider du niveau de l'atteinte générale de l'animal et du recours à une euthanasie compassionnelle, par exemple en cas de décompensation cardiorespiratoire. Dans ce cas, l'euthanasie interviendra en anticipation de la mise à mort programmée des rats de l'étude. Les organes seront néanmoins récupérés sur les animaux euthanasiés, de sorte que tous les animaux, même morts précocement au cours de la procédure, pourront être inclus dans les analyses histologiques et anatomopathologiques.

Remplacement

L'expression de la cible CD38 dans le système immunitaire (monocytes, macrophages, lymphocytes T et B), le muscle, le système nerveux central, le tissu conjonctif a déjà été confirmée par de nombreuses expériences réalisées sur cellules, in vitro. Le ciblage de CD38 dans les maladies inflammatoires, cardiovasculaires, neurodégénératives, immunitaires ainsi que dans la lutte contre les effets indésirables du vieillissement a également été largement documenté. Les effets bénéfiques de la modulation spécifique de CD38 par l'immunothérapie brevetée par ENCEFA via le NAD, le cADPR et le NAADP boosting sur la réduction de l'inflammation (NAD), l'accroissement de la contractilité du cœur et des muscles et de leur métabolisme (cADPR) et la stimulation du flux autophagique (NAADP) ont également été mis en évidence sur de nombreux modèles cellulaires, puis sur des modèles de souris. Sur ces bases mécanistiques très robustes, nous souhaitons avec ce projet répondre à deux questions qui ne peuvent être obtenues que chez l'animal vivant avec l'ensemble de ses organes en interrelation constante : quelle dose de NC-P7 faut-il injecter pour obtenir un engagement optimal de la cible CD38 dans le muscle (PK-PD) et quels effets bénéfiques sur l'éventail de mécanismes pathogènes ouvert par le processus dystrophique peut-on attendre d'un traitement précoce ou tardif, court ou long sur un modèle animal de dystrophie musculaire de Duchenne.

Réduction

Nous avons accumulé beaucoup d'expérience sur les lots de rats R-DMD traités avec des candidats médicaments (thérapie génique ou pharmacologique). Pour certaines de ces études, nous sommes en train de rédiger les conclusions et avons déjà réalisé les analyses statistiques. Il apparaît que pour chacun des groupes, traiter 5 rats permet d'obtenir in fine des valeurs en nombre suffisant pour confirmer ou infirmer un effet majeur de la thérapie sur l'évolution fatale de la maladie. Le problème majeur auquel nous avons été confrontés est la sensibilité des animaux à l'anesthésie. Malgré nos soins, nous avons déploré l'absence de réveil chez quelques animaux. Il faut donc prévoir un animal supplémentaire par groupe de sorte qu'en cas d'accident anesthésique (essentiellement), on puisse traiter les données de 5 animaux arrivés au terme de la procédure. Par ailleurs, en raison de ce nombre important de projets qui incluent toujours des animaux sauvages (wildtype, WT) et R-DMD traités avec l'excipient, nous avons accumulé des données nombreuses qui nous permettent de documenter avec fiabilité l'histoire naturelle de la maladie, en comparaison avec les congénères sauvages. Il est donc possible de réduire les cohortes de ces animaux et en cas de mort de l'un d'eux, de ne pas le remplacer. Au bilan, chacun des groupes a pu être réduit à 6 animaux. Nous avons pu réduire ce nombre à 4 pour la procédure 1 car l’intensité de la variation d'un biomarqueur tel que la créatine kinase qui présage de l’efficacité du traitement (et qui sera privilégié dans le cas de la procédure 1) est beaucoup plus forte.

Raffinement

Les animaux sont stabulés en portoirs à cages ventilées, dans des pièces dont température et hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Depuis janvier 2021, la température dans nos nouveaux locaux a été très bien maintenue dans la fenêtre 22 ± 2 °C, sauf lors de périodes courtes de réglages ou de pannes corrigées dans un délai court. Pour le bien-être des rats, nous avons fait le choix des plus grandes cages disponibles sur le marché, de sorte qu'ils peuvent marcher et se lever. Les cages XL ont une surface de 2080 cm2 et une hauteur de 23 cm sur une moitié de la surface, soit 5 cm de plus que la réglementation. Nous sommes le premier laboratoire académique à utiliser ces cages. L'observation des animaux nous conforte dans la pertinence de ce choix : les animaux profitent pleinement de la hauteur pour se lever fréquemment sur leurs pattes arrière. Sur le plan fonctionnel, cet exercice spontané quotidien est pleinement justifié pour des rats dont nous évaluons les capacités locomotrices. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l'eau. Le cycle d'éclairage est de 12 h par jour (5 h-17 h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, à 7 ou 8 ratons par cage au début (3-4 semaines, animaux de 100 g ; nous préférons rester sous le seuil réglementaire de 10 pour des raisons de confort des animaux). Puis nous réduisons ce nombre progressivement jusqu'à atteindre 3 rats par cage pour les animaux de plus de 600 g (animaux WT au-delà de 5 mois, les R-DMD non traités n'atteignent jamais cette masse corporelle). L'isolement n'existe jamais et le milieu est enrichi avec des lanières de papier Kraft et des bâtons de bois à ronger ou des carrés de coton compacté. À tour de rôle, les groupes font également des séjours de quelques heures dans une grande cage de type "cage à furet" (Savic suite royale 95 double®). Cette cage de 6000 cm2 (le triple de leur cage habituelle) mesure 159 cm de hauteur. Elle est organisée en 3 niveaux, les deux plus haut accessibles via des échelles. Nous avons constaté que les rats s'y plaisent beaucoup et pratiquent une intense exploration du volume selon leurs capacités. Nous les filmons et mettons actuellement au point une méthode de quantification de ces mouvements spontanés, réduisant ainsi à terme la nécessité de les contraindre à des exercices imposés. Une fois validée, cette méthode permettra de réduire le nombre de tests fonctionnels, réservés aux mesures de force ou d'endurance par exemple.

Choix des espèces

Le rat est une espèce de mammifère appartenant à la classe des Euarchontoglires qui contient également les primates (donc l'humain). À ce titre, le rat phylogénétiquement proche de nous constitue un modèle apprécié. Les récents outils d'édition du génome ont permis d'en faire un modèle de choix pour l'analyse des troubles musculosquelettiques. Notre nouveau modèle de rat R-DMDdel52 mime la maladie humaine de manière beaucoup plus fidèle que ne le fait le modèle emblématique de la souris Mdx, tout en conservant les atouts des rongeurs (courte durée de gestation, taille raisonnable, longévité moyenne, effectifs plus importants). Il est un excellent complément au modèle canin GRMD. En médecine translationnelle, il s'insère entre les données obtenues in vitro et la validation translationnelle du chien dont la valeur est inestimable en médecine de précision (hétérogénéité génétique, épigénome, système immunitaire, partage des facteurs d'environnement, format). Comme indiqué ci-dessus nous utiliserons : 1) des jeunes animaux sevrés reçus dans notre EU à l'âge de 3 semaines et après la semaine d'acclimatation, inclus dans nos cohortes d'étude à partir de 4 semaines pour les Procédures 1, 2 et 4 et à partir de 5 mois d'âge pour les Procédures 3 et 5. Les animaux âgés de 4 semaines sont choisis parce qu'ils correspondent au stade post-sevrage le plus précoce pour initier un traitement précoce dans la phase asymptomatique de la maladie. Les animaux âgés de 5 mois expriment déjà les signes cliniques de la maladie et sans traitement, devront être euthanasiés dans les 2 à 8 mois suivants. En cas d'efficacité du traitement durable chez ces animaux, il est attendu qu'ils récupèrent en partie de la maladie et le cas échéant, qu'ils survivent au-delà de l'âge de l'euthanasie habituel pour le groupe des rats DMD non traités (6 à 13 mois). Une réussite de ce traitement durable augurera d'une possibilité de proposer des essais cliniques avec cette immunothérapie.​

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 880
Souffrances
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▲ 880
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Devenir
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 880

880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de niveau de souffrance léger. Elles reçoivent par voie intraveineuse une greffe de neuroblastome qui provoque des métastases hépatiques, puis des injections d'anticorps censés freiner la tumeur. Le porteur reconnaît que des effets indésirables peuvent apparaître à mesure que les tumeurs progressent, tout en classant l'ensemble en gravité légère. Il affirme que le modèle animal est "indispensable et non substituable" et qu'aucune procédure in vitro ne peut le remplacer, les bénéfices pour les patients restant renvoyés au long terme.

Objectifs

Ce projet a déjà été approuvé récemment, cependant pour des raisons techniques (décrites en 3.3.2.2), l’animalerie dans laquelle une partie des expériences sont décrites dans cette demande doit être modifiée. Les objectifs du projet sont d’évaluer l’efficacité et la sécurité des combinaisons d’anticorps thérapeutiques anti-OacétylGD2 et d’anticorps bispécifiques dans un modèle de souris greffées avec des cellules de cancers pédiatriques. Cette possibilité de combiner les anticorps ou d’utiliser des anticorps bispécifiques ouvre la voie à de nouveaux traitements permettant une réponse thérapeutique et des rémissions plus importantes chez les patients. Un modèle de souris immunocompétentes sur lequel notre équipe a déjà testé des traitements et dont nous connaissons bien le développement, recevra une greffe d’une lignée de neuroblastome murin par voie intraveineuse ce qui conduit à obtenir des métastases hépatiques puis sera traité avec des anticorps bispécifiques ou des combinaisons d’anticorps.

Bénéfices attendus

Le bénéfice à court terme est de faire progresser les connaissances scientifiques concernant le mode d’action des anticorps testés. Sur le long terme, ces connaissances offrent la possibilité de proposer aux patients de nouvelles biothérapies plus efficaces en termes de réponse thérapeutique et plus respectueuses de la qualité de vie.

Procédures

Mesure de la masse corporelle sur animal vigile (10 pesées, 1 minute maximum chacune, soit 10 minutes au totale). Injection intraveineuse sur animal vigile (9 injections, 3 minute maximum chacune, temps de mise en boite de contention + injection, soit 27 minutes au totale).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont ; premièrement le stress et la douleur lié à la manipulation (traitements et pesées) et contention des souris lors de l’administration des traitements (injections intraveineuses). Deuxièmement, l’injection de cellule tumorales conduit la formation de métastases hépatiques. Ainsi, des effets indésirables peuvent apparaitre chez les animaux en fin d’expérimentations (au fur et à mesure de la croissance des tumeurs métastatiques). Ces effets indésirables sont pris en compte dans l’annexe 1 attachée à cette demande de projet.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés afin de permettre la réalisation de prélèvements pour évaluer l’efficacité thérapeutiques des anticorps bispécifiques ou combinaison d’anticorps et de réaliser également des analyses complémentaires.

Remplacement

Les immunothérapies impliquent le système immunitaire de l’hôte. Cette étude nécessite impérativement un tissu tumoral en place dans un système physiologique et pharmacodynamique et comprenant un réseau vasculaire capable de se remodeler à partir de toute cellule de l’organisme. Le modèle animal reste indispensable et non substituable pour de telles études et donc un passage obligé avant de pouvoir commencer les études chez les patients. Il n’existe aucune procédure in vitro qui puisse remplacer ces expériences.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés tient compte des contraintes statistiques (Two way ANOVA) et les expériences ne seront reproduites que si les résultats ne sont pas significativement différents. De plus, nous conserverons tous les prélèvements d’organes et tissus pour des analyses ultérieures.

Raffinement

Nous assurerons une surveillance quotidienne des animaux par l’expérimentateur (en plus de celle réalisée quotidiennement par le personnel animalier) et nous fixerons des points limites sévère (voir annexe) qui conduiront à la mise à mort dès leur apparition. Nous assurerons aux souris un hébergement de qualité avec 5 souris par cage enrichie (frisotis de cartons). Concernant les injections (cellules tumorales ou traitements), une application de lidocaïne sera effectuée sur le site d’injection quelques minutes avant injection.

Choix des espèces

La souris est un modèle de référence. Grâce à beaucoup d’études, de nombreux outils cellulaires et moléculaires ont été développés. Chez la souris, la distribution de l’antigène ciblé, le GD2 O-acétylé est semblable à celle décrite chez l’Homme : absence d’expression dans les tissus sains et surexpression dans les cancers chez la souris De plus, nous utilisons un modèle de souris sur lequel notre équipe a déjà évalué des traitements à base d’anticorps et pour lesquels nous connaissons bien le développement Les animaux âgés de 8 semaines au début des expérimentations conformément aux études réalisées précédemment. Animaux adultes, d’un poids approximatif de 20 g.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 864
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 240
▲ 624
Devenir
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 864

864 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Des femelles gestantes sont soumises à une contention répétée sous lumière vive, et leur descendance subit une distension colorectale et une colite chimique provoquant perte de poids, diarrhée et sang dans les fèces. Le porteur indique que le modèle de stress n'induit pas de douleur spontanée, mais que la colite chronique entraîne ces signes. Il affirme que la douleur et la tumorigenèse induites par le stress sont des réactions de "l'organisme entier" impossibles à reproduire in vitro, rendant l'animal "incontournable".

Objectifs

Etudier l'effet du stress prénatal sur la sensibilité viscérale ainsi que sur la tomorigénèse au niveau intestinal

Bénéfices attendus

Les méthodes alternatives permettant une évaluation de la sensibilité viscérale de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine. De plus, l'implication du stress entrainant une augmentation de la douleur ainsi que la tumorigenèse intestinale sont des réactions intégrées de l'organisme entier impossibles à reproduire in vitro dans leur intégralité. Ce projet permettra de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour les douleurs viscérales et de mieux comprendre la tumorigénèse intestinale.

Procédures

Les animaux pourront être soumis à 4 procédures: Les femelles gestantes seront soumises à un stress (du 13ème au 18ème jour de gestation, les souris sont placées dans un tube de contention sous une lumière vive durant 30 min, 3 fois par jour). Les souris issues de cette gestation ainsi que des souris contrôles (ayant subi directement le stress) seront soumises à la distension colorectale à 8 semaines. Les souris issues de la gestation seront soumises à un modèle d'inflammation de l'intestion (colite au DSS) et auront un suivi endoscopique mensuel. La perméabilité intestinale sera évaluée après gavage au FITC dextran et prélèvement de sang.

Impact sur les animaux

Le modèle de stress n'induit pas de douleur spontanée. En revanche le protocole de colite chronique entraine une perte de poids, ainsi que l'apparition de diarhée et de sang dans les fécès caractéristiques de ce modèle.

Devenir

A l'issue de la procédure 1 tous les animaux de génération F1 seront gardés en vie et utilisés pour les procédures suivantes. Les procédures 4 et 5 seront réalisées au cours des procédures 2 et 3. Le fait d'utiliser un même animal pour différentes procédures permet de réduire le nombre d'animaux. Les animaux de la procédure 2 seront mis à mort à l'issue de la procédure. Les animaux de la procédure 3 seront mis à mort à l'issue de la procédure. En effet, à l'issue de ces procédures nous réaliserons des prélèvements de tissus post mortem (sang et organes).

Remplacement

Les méthodes alternatives permettant une évaluation du statut douloureux de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour les douleurs viscérales. De plus, la douleur et la tumorigénèse induites par le stress sont des réactions intégrées de l'organisme entier impossibles à reproduire in vitro dans leur intégralité.

Réduction

Tout au long du projet, les animaux seront suivis régulièrement au cours du temps (au minimum 1 fois par semaine) par des techniques non invasives comme le suivi du poids, la consistance des fèces et présence de sang dans les fèces évaluée par le test HémoccultbII® et de de façon plus spécifique par l'observation grâce à un endoscope pour la tumorogénèse. L’utilisation de ces techniques non-invasives permet d’observer au cours du temps un seul animal, là où l’information devait être obtenue par euthanasie et autopsie de multiples individus à chaque stade d’une seule étude, permettant ainsi de réduire sensiblement le nombre d’animaux.

Raffinement

De plus, afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, dans un premier temps, des carrés de coton pur ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Selon la durée de l’étude, un deuxième enrichissement pourra être introduit dans l’environnement, tel que des aspen Brick, des tunnels en polycarbonate ou des igloos. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé quotidiennement. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure. De plus, les personnes responsables du projet ont été formées à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques ; elles garantissent de la formation et de l’encadrement des autres expérimentateurs impliqués dans les procédures expérimentales. L’apprentissage et la maitrise des gestes techniques sont reportés dans les livrets de compétences des personnes concernées. Pour toutes les procédures nécessitant de la chirurgie, les animaux seront anesthésiés et surveillés jusqu'à leur réveil, un suivi et une observation post-opératoire sera mise en place.

Choix des espèces

La souris présente des caractéristiques physiopathologiques proches de l'espèce humaine. Nous disposons également de souris déficientes pour l'expression de certains gènes cibles que nous utiliserons dans ce projet. Les méres seront stressées du 13 au 18 éme jour de gestation. C'est la période décrite dans la littérature pour ce modèle. Ensuite les souris F1 utilisées seront âgées d’au moins 6 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures. De plus, c'est l'âge utilisé classiquement dans la litterature pour ces modèles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 132
Souffrances
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▲ 132
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Devenir
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 132

132 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur injecte dans l'artère caudale des cellules de cancer du sein humain, une partie recevant en plus un gavage quotidien d'inhibiteurs, pour étudier le rôle de certains lipides dans les métastases osseuses. Le porteur indique que ces métastases provoquent chez l'humain des douleurs liées à la dégradation de l'os, et prévoit d'arrêter les procédures à sept jours, avant tout point limite. Il affirme que ce phénomène "ne peut pas être apprécié" par des tests in vitro, les retombées annoncées pour les patientes restant lointaines.

Objectifs

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui peut se propager dans tout l'organisme : on dit alors que la tumeur a métastasé. Les cellules de cancer du sein migrent préférentiellement à l’os, ou elles vont être responsables d’une destruction massive de l’os. Celles-ci génèrent de grandes douleurs et des fractures pathologiques et peut même engager le pronostic vital des patientes. A l’heure actuelle, les métastases osseuses sont incurables et les traitements sont donnés uniquement pour améliorer la qualité de vie des patients. Il est donc nécessaire de mieux comprendre les mécanismes moléculaires par le biais desquels les métastases dérivant d’un cancer du sein se forment afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Les leucotriènes sont des lipides biologiques produits naturellement par les leucocytes dans des conditions inflammations. Il a été observé récemment que les cellules cancéreuses sont elles-mêmes capables de produire ces lipides car elles possèdent les enzymes nécessaires. Cependant, le rôle des leucotriènes produits par les cellules cancéreuses dans la formation des métastases osseuses n’est absolument pas connu. Notre projet vise à comprendre comment ces leucotriènes peuvent contribuer à la formation des métastases osseuses des cancer du sein.

Bénéfices attendus

A terme ce projet apportera des informations indispensables pour limiter la rechute métastatique à l’os des cancers du sein et d’améliorer la survie des patients.

Procédures

Une suspension de cellules cancéreuses sera injectée dans l’artère caudale des souris. Pour cela les souris seront anesthésiées sous isoflurane, maintenues à 37°C et un gel anesthésiant de lidocaïne sera placé sur le dos des souris. Les animaux recevront une seule injection de cellules cancéreuses pour les procédures 1 et 2. Dans le cas de la procédure 2 les animaux recevront un traitement quotidien par gavage d’une solution pharmacologique d’inhibiteurs des enzymes de la voie de synthèse des leucotriènes. La durée des procédures 1 et 2 est de 7 jours.

Impact sur les animaux

La formation de métastases osseuses a pour caractéristique chez l’homme d’induire des douleurs. On sait que ces douleurs sont dues à la dégradation de l’os. Dans le but de réduire la douleur des animaux toutes les procédures seront arrêtées 7 jours après l’injection des cellules tumorales où aucune dégradation osseuse n’est détectable et où aucun point limite n’est atteint. La quantification des métastases osseuses sera réalisée par histologie post-mortem.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de pouvoir évaluer post-mortem in vitro le nombre de cellules métastastiques ayant colonisé les os longs.

Remplacement

L’influence que peuvent avoir les enzymes clés de la synthèse des leucotriènes sur des phénomènes tumoraux tels que la migration, la colonisation et l’ancrage osseux lors de la formation des métastases ne peut pas être appréciée par des tests in vitro. L’utilisation d’une lignée cellulaire d’origine humaine du sein que nous avons préalablement testée in vitro pour sa capacité à être invasive nous permettra de reproduire chez la souris le plus fidèlement possible la situation pathologique du cancer du sein chez la femme.

Réduction

La procédure n°2 ne sera réalisée que si la procédure n°1 donne les résultats attendus. La taille des groupes a été déterminée à l’aide d’une analyse de puissance réalisée avec le logiciel BiostaTGV. Sur les 3 ans de réalisation du projet, un nombre total de 132 souris sera nécessaire

Raffinement

Les souris cohabiteront par groupe de 5 dans un environnement enrichi (maison rouge, coton) renouvelé une fois par semaine. Afin de permettre l’acclimatation des animaux à leur nouvel environnement, les souris seront placées en stabulation durant deux semaines au sein de l’animalerie d’accueil sous surveillance journalière. Tous les protocoles d’injection des cellules tumorales seront réalisés sur des souris anesthésiées au moment des injections. L’état de bien être des souris sera évalué quotidiennement par l’observation des principaux signes physiologiques, comportementaux et de l’apparence de l’animal. Les animaux seront pris en charge au premier signe d’inconfort.

Choix des espèces

La souris Balb/c nude est couramment utilisée en oncologie. Ces souris présentant une déficience du système immunitaire nos conditions d’hébergement dans un local à air contrôlé sont adaptées à cette spécificité des animaux. Les protocoles seront réalisés avec des souris âgées de 6 semaines. Nous utiliserons des souris femelles car notre étude porte sur le cancer du sein.