Rongeurs
Etude du sommeil dans un modèle murin de la dystrophie myotonique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Une partie des 30 souris de ce projet porte, par transgenèse, le gène humain muté responsable de la dystrophie myotonique de type 1, une maladie qui touche les muscles, le cœur et le cerveau. Les souris transgéniques comme les témoins vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : des électrodes leur sont implantées sous anesthésie générale pour enregistrer l'activité du cerveau et des muscles, puis chacune passe deux sessions d'enregistrement d'une semaine, seule dans un baril individuel, une semaine puis un mois après l'opération. Le porteur affirme que la chirurgie "ne devrait pas induire d'effets indésirables", et prévoit de gérer la douleur "avant, pendant et après la chirurgie". À l'issue, toutes sont mises à mort pour revérifier leur génotype, et leur cerveau est prélevé pour des analyses de biologie moléculaire qui ne seront choisies qu'après l'étude du sommeil.
Objectifs
La dystrophie myotonique de type 1 (DM1, prévalence : 1/8000) est une maladie génétique qui affecte presque tous les organes, comme le cœur et les autres muscles, mais aussi le cerveau. Il en résulte des troubles neurologiques qui ont un impact délétère sur les patients DM1 et leurs familles. Outre des symptômes cognitifs handicapants tels qu'une déficience intellectuelle sévère dans la forme congénitale, on retrouve chez les patients DM1 des altérations motrices, des changements de la perception de l’espace, un déficit attentionnel, de la fatigue intellectuelle et quelques cas d'épilepsies. Une somnolence excessive pendant la journée est également un symptôme fréquent. Initialement focalisée sur le muscle, la recherche sur DM1 dispose de peu de données sur la pathologie cérébrale et les mécanismes à l'origine des troubles neurologiques, comme l'altération de la qualité du sommeil, ont été très peu ou pas étudiés à ce jour. Notre but est de caractériser, dans le modèle murin de la pathologie, les modifications du sommeil.
Bénéfices attendus
La description très détaillée du cycle veille-sommeil au travers du modèle murin DMSXL apporteront des informations inédites sur la pathologie DM1. Nous pensons que les résultats obtenus aideront à la prise en charge de la maladie afin d'améliorer la qualité de vie des patients.
Procédures
Les 30 souris auront une implantation chirurgicale, sous anesthésie générale, d'électrodes pour les mesures de l'activité électroencéphalographiques (EEG) et électromyographiques (EMG), chaque implantation durera au maximum une heure (en moyenne 45 minutes). Les souris seront placées en chambres d’enregistrement pour deux sessions d’une semaine d’enregistrement : une semaine après l’implantation chirurgicale et un mois après.
Impact sur les animaux
Outre l’injection intrapéritonéale de l’anesthésique qui pourra générer un léger stress, la chirurgie pratiquée ne devrait pas induire d’effets indésirables. L’effet indésirable attendu durant les phases d’enregistrement sera uniquement dû à l’isolement des animaux dans des barils individuels (les souris seront isolées deux fois 7 jours).
Devenir
Les animaux seront mis à mort afin de revérifier leur génotype. De plus, les cerveaux seront également prélevés pour des études ex vivo de biologie moléculaire, qui seront déterminées après l'analyse des résultats sur la qualité du sommeil.
Remplacement
Il n’existe pas à ce jour de modèles in vitro d’études du sommeil. L’étude du cycle veille-sommeil n'est possible que sur un animal entier, vigile et se comportant normalement.
Réduction
30 animaux au maximum devraient être utilisés. Nous prévoyons d’utiliser 12 animaux par groupe (souris transgéniques et contrôles). L’obtention des données qualitatives et quantitatives sera analysée par des tests classiquement utilisés dans l’étude du sommeil sur ces effectifs. Si les 12 premières souris donnent des résultats de qualité, on n’utilisera pas les 6 souris supplémentaires.
Raffinement
Des mesures appropriées seront prises pour suivre la pathologie (surveillance de la pousse des dents qui seront coupées si elles deviennent trop longues), pour minimiser le stress et mal-être individuel (hébergement enrichi et en groupe avant la chirurgie pour éviter un isolement social), pour gérer la douleur avant, pendant et après la chirurgie (médications par un anti-inflammatoire, surveillance de la cicatrisation au niveau de l’implant d’électrodes), et pour limiter l’isolement pendant les phases d’enregistrement électroencéphalographique avec des cages individuelles en espace ouvert pour empêcher que les congénères ne dégradent les implants et permettre aux animaux de se voir et sentir leurs odeurs.
Choix des espèces
Notre choix s'est orienté vers les modèles de souris transgéniques, modèles classiques d'étude de certaines maladies comme celle que nous étudions. Les souris transgéniques créées en insérant le gène humain porteur de la mutation responsable de la maladie permettent d'étudier les mécanismes physiopathologiques. De plus, chez la souris adulte, l’anatomie, les réseaux neuronaux et la neurophysiologie sont maintenant bien caractérisés et de nombreux tests ont été développés pour mesurer le sommeil dans les meilleures conditions possibles et en réponse aux exigences de l'expérimentation animale. Le modèle souris possède enfin les grands principes d’organisation anatomique conservés chez l’homme et les souris ont une taille cérébrale qui permet d’étudier les oscillations locales de l'hippocampe ciblé dans notre projet. L'étude sera réalisée sur des souris âgées de 2 mois (plus précisément 8 semaines) afin d'être à un âge 1/ où le phénotype DM1 est bien établi et 2/ compatible avec l'implantation aisée des électrodes pour la mesure du sommeil.
Évaluation d’une approche optogénétique sur les cônes dormants dans un modèle murin d’achromatopsie
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection dans l'oeil ou dans le coeur d'une thérapie optogénétique, certaines dès les premiers jours de vie, puis passent fond d'oeil, test visuel et électrorétinogramme. Le porteur indique que les injections sous-rétiniennes peuvent provoquer des décollements localisés de la rétine et des hémorragies oculaires. Il affirme que les propriétés du traitement ne peuvent être évaluées que sur un animal vivant, et renvoie l'application clinique au long terme.
Objectifs
L’objectif de notre projet est de tester une approche indépendante d’un gène muté, pour restaurer la transduction de l’information visuelle en changement de potentiel de la membrane des cellules photoréceptrices, qui est la première étape dans la transmission de l’information visuelle vers le cerveau. La finalité étant le développement de nouvelles thérapies pour le traitement de maladies rétiniennes héréditaires, pouvant bénéficier au plus grand nombre de patients possibles.
Bénéfices attendus
Le projet vise à évaluer l’efficacité d’une thérapie optogénétique qui cible les cônes dormants dans un modèle d’achromatopsie chez la souris. Le bénéfice attendu est à terme d’amener en clinique ce composé à visée thérapeutique pour des maladies rétiniennes héréditaires qui se présentent avec une bonne conservation structurelle des cônes et une baisse significative de leur fonction.
Procédures
- Injection intraoculaire : les animaux recevront une injection intraoculaire (une seule par œil) de la thérapeutique à évaluer. L’injection est rapide (5 à 10 minutes) et sera réalisée sous anesthésie générale. Les souris ne passeront qu’une seule fois par cette étape expérimentale. Les souris qui recevront une injection intraoculaire de la thérapeutique à tester ne recevront pas d’injection intracardiaque. - Injection intracardiaque : les animaux recevront une injection intracardiaque de la thérapeutique à évaluer. L’injection est très rapide (30 secondes) et sera réalisée sous anesthésie locale. Les souris ne passeront qu’une seule fois par cette étape expérimentale. Les souris qui recevront une injection intracardiaque de la thérapeutique à tester ne recevront pas d’injection intraoculaire. - Fond d’œil : suite à l’injection de la thérapeutique, le fond d’œil des animaux sera visualisé pour contrôler la qualité de l’injection réalisée. La procédure est rapide (5 minutes) et sera réalisée sous anesthésie gazeuse. Tous les animaux de l’étude seront soumis à cet examen qui sera réalisé une seule fois. - Test optocinétique : ce test permet d’estimer la fonction visuelle in vivo. L’acquisition d’images dure environ 10 minutes par animal et sera réalisée sur animal vigile. Tous les animaux de l’étude seront soumis à cet examen qui sera réalisé une seule fois. - Electrorétinogramme : ce test permet d’évaluer la fonction de la rétine (capacité des cellules de la rétine à répondre à un stimulus lumineux). L’analyse dure environ 30 minutes par animal et sera réalisée sous anesthésie générale. Tous les animaux de l’étude seront soumis à cet examen qui sera réalisé 2 fois par animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances suivantes auxquelles seront soumises les souris sont prises en charge de façon à les minimiser le plus possible. Les injections sous-rétiniennes peuvent provoquer des lésions temporaires comme des décollements localisés de la rétine et des hémorragies oculaires. Les injections intravasculaires peuvent induire une douleur ponctuelle réversible. L’anesthésie peut provoquer une hypothermie chez la souris qui est la première complication et cause de mortalité lors d’anesthésie de rongeurs. Un léger stress peut être engendré lors du changement d’environnement des animaux (mise en chambre noire la veille de l’électrorétinogramme).
Devenir
Tous les animaux de l’étude seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de collecter des échantillons pour des analyses histologiques et biochimiques post-mortem.
Remplacement
Ce projet ne peut être réalisé que dans un modèle in vivo car les propriétés pharmacologiques du traitement ne peuvent être évaluées que dans des conditions physiologiques, pour notamment étudier l’expression et les résultats fonctionnels de la thérapie optogénétique injectée soit par voie intraoculaire soit par voie intravasculaire.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés (18 souris par groupe pour les groupes injectés (8 groupes) et 12 souris pour les groupes non-injectés (4 groupes) soit un total de 192 souris) sera toujours limité au minimum nécessaire pour fournir des données biologiquement et statistiquement significatives. Le nombre de 18 souris injectées et 12 souris non-injectées par groupe est basé sur des études antérieures du laboratoire utilisant des techniques similaires.
Raffinement
- Les animaux seront examinés quotidiennement par les expérimentateurs et ou le personnel qualifié de l’animalerie et seront hébergés dans les conditions conformes à la réglementation (cages de stabulation avec enrichissement, nourriture et boisson à volonté). - Une anesthésie gazeuse courte, permettant un réveil rapide de l’animal, sera privilégiée quand les procédures le permettent (fond d’œil). Les animaux bénéficieront d’une anesthésie générale par injection d’anesthésiants pour les procédures plus longues (électrorétinogrammes). Pour les injections intraoculaires, les souriceaux à P4-7 seront anesthésiés selon le protocole validé par notre vétérinaire. Une anesthésie locale sera appliquée sur la peau du thorax avant l’injection intracardiaque. Une anesthésie locale de la cornée sera réalisée pour les injections intraoculaires et les électrorétinogrammes. Un gel hydratant sera utilisé pour protéger la surface cornéenne pendant les procédures. L’anesthésie pouvant provoquer une hypothermie, les souris seront placées sur un tapis chauffant durant toute la durée de l’anesthésie et en chambre thermostatée jusqu’à leur réveil complet. - Une nouvelle aiguille sera utilisée pour chaque animal pour limiter la douleur induite lors des injections intraoculaires, intracardiaques, intrapéritonéales et sous-cutanées. - Pour limiter le stress des animaux lors du changement d’environnement (mise en chambre noire la veille de l’électrorétinogramme), les souris resteront dans leur cage habituelle d’hébergement, avec leurs congénères et l’enrichissement habituel (tunnel en carton et coton), ainsi que de la nourriture et de l’eau à volonté. - Une signalétique particulière des animaux en expérimentation est utilisée. Elle permettra une surveillance adaptée des animaux en fonction des points limites définis à chaque étape de la procédure afin de s’assurer de leur bien-être. - Des critères d’arrêt ou points limites ont été déterminés pour chaque étape de la procédure expérimentale. - Les animaux provenant de l’extérieur observeront une période d’acclimatation de 5 jours minimum.
Choix des espèces
Pour ce projet, nous utiliserons un modèle de souris d’achromatopsie, déjà caractérisé dans la littérature. Plusieurs études ont démontré dans ce modèle une bonne préservation des cônes malgré une fonction absente – c’est-à-dire la présence des cônes dormants. Une stratégie optogénétique peut être envisagée pour remédier à la déficience de la cascade de la phototransduction dans ces cônes dormants. L’objectif est de développer une approche thérapeutique non spécifique d’un gène qui aurait la possibilité de soigner un grand nombre de patients jugés incurables à l’heure actuelle. La thérapie optogénétique testée dans ce projet sera injectée avant que la dégénérescence rétinienne ne soit trop avancée, soit dans la première semaine de vie des souriceaux (premiers signes de dégénérescence rétinienne visibles à partir de la 2ème semaine postnatale dans ce modèle de souris).
Conception d’un modèle murin avec implantation de tumeur bronchique humaine pour l’étude et le développement de nouvelles thérapies.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles respiratoires
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une tumeur bronchique humaine leur est implantée dans le poumon par chirurgie, puis suivie par imagerie mensuelle et traitée par voie intranasale deux fois par semaine. Le porteur reconnaît que la croissance de la tumeur pulmonaire peut provoquer des difficultés respiratoires, et prévoit de tuer les animaux dont la tumeur atteint un certain volume. Les bénéfices annoncés se réduisent à confirmer que l'inhibition de certaines voies de signalisation ferait de bons candidats thérapeutiques.
Objectifs
Le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer dans le monde et la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques est un challenge majeur. A l’heure actuelle, des traitements existent, mais présentent des récidives quasi systématiques à moins de 5 ans. Notre équipe s’intéresse à l’implication des différents voies de signalisation majeurs dans le cancer bronchique et la possibilité d’en faire des cibles thérapeutiques. En effet, il a été montré que certains de ces cibles potentielle sont impliquée dans le développement de tumeurs dans différents organes et notamment sont retrouvée surexprimée fréquemment dans les cancers pulmonaires. Avec accord préalable des patients, nous souhaitons récupérer des pièces opératoires de tumeurs bronchiques afin de les implanter dans le poumon de souris afin d’obtenir un modèle proche de la pathologie humaine puis nous les traiterons avec différents inhibiteurs de ces voies de signalisation a fin de vérifier leur effet thérapeutique.
Bénéfices attendus
Cela nous permettra de confirmer que l’inhibition de certaines voies de signalisation seront de bon candidat pour le traitement des tumeurs bronchiques.
Procédures
Procédure chirurgicale (1 fois sous anesthésie et avec administration d'antalgique): pour l'implantation tumorale (soit sous curtanée (10mn), soit au niveau du poumon(40mn)) / Imagerie (1 fois/mois): administration intraveineuse d'un radiotraceur (1mn) puis une fois sous anesthésie, imagerie (30mn) / Traitement intranasal 2 fois/semaine sous légére anesthésie (1 à 2mn)
Impact sur les animaux
La pousse de tumeur dans le poumon peut entrainer des difficultés respiratoires mais ceci sera prévenu par une surveillance quotidienne des animaux ainsi qu'une imagerie permettant de visualiser l'évolution des tumeurs et d'anticiper un éventuel inconfort des animaux.
Devenir
Un premier groupe d'animaux sera euthanasié lorsque leur tumeur atteint 500mm3. Les tumeurs seront récupérés afin d'être réimplantés directement dans le poumon. Pour le second groupe d'animaux (dont les tumeurs ont été implanté dans le poumon); les animaux seront euthanasiés afin de récupérer le matériel biologique pour analyse moléculaire.
Remplacement
Nous avons remplacé dès que possible le modèle vivo par des modèles de cultures cellulaires. En effet nous avons fait plusieurs tests qui nous ont permis d’identifier les traitements les plus adéquats pour cette expérimentation.
Réduction
Dans le but de réduire au maximum le nombre d’animaux tout en gardant en tête les objectifs scientifiques, nous utiliserons 10 animaux/groupe. Nous exploiterons au maximum ces animaux en réalisant des courbes de survie ainsi qu’en assurant les prélèvements de plusieurs organes après sacrifice dans le but d’études anatomopathologiques et moléculaires.
Raffinement
Afin d’améliorer la vie des souris, elles sont maintenues dans des cages d’une superficie supérieure à 500cm2. La litière est faite à base de copeaux de peuplier et le milieu est enrichi avec des bûchettes de bois ou des frisottis. La méthodologie utilisée, implique la notion de points limites : nous porterons une attention particulière au bien-être des animaux et nous prendrons en charge la contrainte que les animaux subissent au cours des procédures expérimentales et particulièrement après l’induction tumorale. Pour cela, nous effectuerons un suivi régulier des animaux et dès lors qu’un animal présentera des signes cliniques pouvant être apparentés à un point limite, il sera euthanasié.
Choix des espèces
Des modèles de souris développant des cancers bronchiques ont déjà été utilisés dans des études précliniques et se sont montrés être un bon modèle de la pathologie humaine. Des souris d'au moins 5 semaines seront utilisées. Ainsi, il s'agira d'animaux déjà adultes mais suffisamment jeunes pour que le vieillissement n'entre pas en jeu dans les courbes de survie.
Phénotypage de mutants de souris génétiquement modifiés modélisant le syndrome Bosch-Boonstra-Schaaf optic atrophy (BBSOA)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
76 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une puce sous-cutanée, des injections, l'insertion d'électrodes à aiguille sous la peau avec stimulation électrique, et sont contenues dans un cylindre fermé pendant qu'on leur diffuse des sons jusqu'à 110 décibels. Le porteur décrit plusieurs tests comportementaux, dont un test des capacités de filtrage sensoriel et un test cognitif avec eau acidifiée sur quatre semaines, pour modéliser un syndrome humain rare. Il indique que le comportement des patients ne peut pas être reproduit in vitro.
Objectifs
Les troubles neurodéveloppementaux (NDD) sont des maladies complexes et hétérogènes présentant des symptômes associés à un développement anormal du cerveau pouvant entraîner plusieurs déficits comportementaux, tels des troubles de l'attention/hyperactivité, les troubles du spectre autistique, une déficience intellectuelle, l'épilepsie ou encore les troubles d'apprentissage. Les NDD englobent plusieurs dysfonctionnements cérébraux développementaux, qui se manifesteront par des troubles neuropsychiatriques ou une altération de la fonction motrice, de l'apprentissage, du langage ou de la communication non verbale avec une grande variabilité et différents degrés de gravité. Des études récentes ont révélé un rôle essentiel du développement cortical embryonnaire dans la physiopathologie des NDD, mais la génétique et les mécanismes sous-jacents sont encore méconnus. En particulier, un gène joue un rôle crucial dans le développement du cerveau. Des mutations sur ce gène entraine l’apparition du syndrome Bosch-Boonstra-Schaaf optic atrophy (BBSOA), qui est une maladie génétique rare, décrite pour la première fois en 2014. Les patients présentent une multitude de symptômes neuronaux et comportementaux, y compris, un retard développemental, une déficience intellectuelle, un trouble du spectre autistique, un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité, des convulsions, une déficience visuelle et auditive. L'objectif de ce projet est de mieux comprendre comment les mutations de ce gène peuvent causer le syndrome BBSOA. Certains des symptômes observés chez les patients BBSOA fournissent déjà des indices importants sur le rôle de ce gène dans le développement du cerveau. En outre, des corrélations entre la génétique et le comportement commencent à être caractérisées chez les patients atteints de BBSOA. Néanmoins il est nécessaire d’étudier de façon approfondie des modèles animaux qui permettront de reproduire les mutations génétiques décrites chez l’Homme. Au cours de ce projet nous caractériserons le comportement de 3 lignées de souris présentant des différentes mutations sur ce gène. Cela nous permettra de mieux comprendre comment les mutations contribuent aux différentes anomalies du développement neurologique chez les patients atteints du syndrome BBSOA.
Bénéfices attendus
Les troubles neurologiques du développement sont des maladies neuro-développementales qui impliquent un dysfonctionnement de l’apprentissage, la mémoire, la perception, le langage, la résolution de problèmes et/ou l’interaction sociale. Ces troubles sont principalement d’origine génétique et se manifestent au cours de la petite enfance. Ce projet de recherche expérimentale se focalise sur un gène dont le rôle clé pendant le développement cortical est bien connu et dont plusieurs mutations conduisent au syndrome appelé BBSOA. Les enfants atteints de cette maladie présentent des déficits cognitifs et comportementaux, des crises d’épilepsie au jeune âge et montrent des retards dans l’apprentissage et dans le langage. La majorité des patients (>80%) diagnostiquée présente des troubles du spectre autistique (TSA). Les études récentes à ce sujet ont permis de mettre en évidence des anomalies cérébrales, notamment dans les régions du cerveau impliquées dans le langage et l’abstraction. Pour approfondir la compréhension de l’impact fonctionnel des mutations de ce gène, le projet global vise à mieux caractériser les mécanismes dans le cerveau qui sous-tendent les déficits cognitifs des enfants malades. En particulier, cette étude comportementale qui sera comparée avec celle clinique permettra d’étudier l’impact fonctionnel des mutations du gène dans le contexte des TSA avec le but à long terme de déboucher sur des pistes thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Implantation sous-cutanée d'une puce de radiofréquence sera faite sur les animaux pour enregistrer leurs interactions sociales dans un test comportemental. Elle se fera sous anesthésie et avec une couverture antalgique (durée = 30 minutes) - Injection intra-péritonéale d'anesthésique (durée = moins d'une minute) (deux fois). -Etude de la structure de l'oeil par histologie in vivo (durée = 10 minutes). - Mesure neurophysiologique de la fonction motrice et sensorielle (durée = 10 minutes), insertion d'électrodes à aiguille + stimulation électrique (0,1 ms, 8mA). Les aiguilles sont insérées à travers la peau de l'animal à une profondeur de 1 à 2 mm. - Injection sous-cutanée d'antidote de l'anesthésique (durée = moins d'une minute). -Un test comportemental cognitif où l'eau des biberons des cages d'élevage sera acidifiée pendant les jours de test durera 4 semaines. - Contention des animaux dans un cylindre fermé lors du test d'altérations des capacités de filtrage de l'information. Dans ce test des sons de 110 dB pour une durée de 40 msec et d'autres plus faibles (65-70-75-85-90 dB ; durant 10 msec) sont présentés à l'animal. Chaque type de stimulus est présenté 10 fois aléatoirement durant le test. Un intervalle de 20 sec sépare 2 stimuli. Avec 11 types de stimuli présentés 10 fois, une session dure environ 45 min.
Impact sur les animaux
Ce projet comprend une implantationd'une puce d'identification par radiofréquence en sous-cutanée sous anesthésie gazeuse, une douleur locale post-opératoire peut apparaitre au niveau du site d'implantation. Pour le test d'altérations des capacités de filtrage de l’information, l’animal est placé dans un cylindre fermé.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet afin de réaliser des analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Cette étude comportementale sera complémentaire d'études in vitro sur des cellules de patients BBSOA porteurs des différentes mutations. Ceci permettra de décrypter les anomalies cellulaires et moléculaires à la base du trouble du développement BBSOA. Néanmoins, la présence d’anomalies comportementales des patients ne pourra pas être reproduite in vitro et nécessite donc l’utilisation d’animaux pour mieux comprendre l’impact/ le lien des mutations sur le phénotype neurodéveloppementale.
Réduction
Dans un souci de réduction, le nombre d'animaux pour chaque expérience sera limité à celui nécessaire à la validation d'un effet significatif. Nous utilisons une stratégie de croisement qui permet d'utiliser tous les animaux générés, et les mêmes animaux seront utilisés dans les différents tests comportementaux. Nos études antérieures nous montrent qu’un nombre minimal de 12 animaux par groupe est nécessaire pour obtenir une réponse significative. Enfin, pour réduire le nombre d’animaux seulement 2 groupes contrôles seront utilisés pour 3 groupes expérimentaux présentant des mutations.
Raffinement
Afin de réduire l'inconfort des animaux, la durée minimale sera appliquée pour chaque test, afin de réduire le stress auquel seront exposés les animaux. Des phases de récupérations entre les différents tests seront prévues. De plus, afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (cages propres, nids d'enrichissement) permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance des animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et auront un accès illimité à l'eau et à la nourriture. Ils subiront la pose d'une puce sous-cutanée sous anesthésie et avec une couverture antalgique suite à laquelle une attention particulière sera effectuée afin de vérifier la bonne cicatrisation. Nous utiliserons du gel ophtalmique hydratant durant les implantations pour éviter un dessèchement oculaire. Le réveil de l'animal se fera sur une couverture chauffante (37°C), qui permettra un retour progressif de la température corporelle de l'animal. Nous avons défini des points limites éthiques dans le cadre de la procédure expérimentale. Un antiseptique local par spray pourra être administré si besoin. De la même manière lors de l'Electromyographie et de la Tomographie par Cohérence Optique une anesthésie sera faite pour éviter tout stress. Les animaux seront injectés en sous-cutané avec un antagoniste de l'anesthésique après les tests et placés sur une couverture chauffante (37°C) jusqu’à leur réveil. Les animaux seront ensuite replacés dans leur cage d’hébergement et surveillés quotidiennement.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris en raison de ses similarités génétiques avec l'Homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. Grâce aux progrès des technologies de manipulation génétique, il est aujourd’hui possible d’introduire des mutations génétiques chez la souris et modéliser donc une maladie génétique humaine chez la souris. Les manipulations génétiques nous permettent de simuler in vivo des altérations de l’expression de gènes ou de la physiologie cellulaire, caractéristiques de pathologies humaines. La génération et l’analyse de ces modèles pourront nous être utiles dans la compréhension des mécanismes à la base de la maladie génétique et au développement de nouvelles thérapies. Les animaux utilisés seront des jeunes adultes et âgés de 6 à 9 semaines. Cet âge a été choisi car le développement du cortex est terminé, mais ce dernier est encore plastique. De plus les systèmes visuels et auditifs sont aussi matures.
Diplôme d’École – Chirurgie générale des animaux de laboratoire
- Formation professionnelle
Rats : 180
360 rats et souris vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans le cadre d'une formation à la chirurgie. Chaque stagiaire s'exerce sur un rat, ablation d'un rein lors d'une chirurgie abdominale d'environ deux heures, et sur une souris, pose de cathéters lors d'une microchirurgie vasculaire. Ces gestes ne produisent aucune connaissance, ils entraînent des praticiens à des techniques opératoires. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode substitutive pour l'apprentissage de ces chirurgies.
Objectifs
Cette formation à la chirurgie générale des animaux de laboratoire, ouverte à des professionnels utilisant des animaux de laboratoire, permet de fournir aux participants les outils nécessaires à la chirurgie sur animaux de laboratoire, de la conception du protocole anesthésique à la réalisation des étapes chirurgicales. Après une approche théorique et une première initiation sur des modèles chirurgicaux, les stagiaires s'exerceront sur un rat et une souris de 8 à 10 semaines, à raison d'un animal par stagiaire. Les participants pratiqueront sous la supervision directe de deux encadrants compétents qui auront présentés les gestes chirurgicaux sur vidéos et en salle de travaux pratiques. Ces travaux pratiques permettront aux participants d'acquérir les notions et gestes nécessaires à : - la réalisation d'une chirurgie abdominale (ablation d'un rein) depuis sa mise en place anesthésique jusqu'aux soins post-opératoires (1 rat par participant) - la réalisation d'une microchirurgie vasculaire sous microscope opératoire et pose de catéthers vasculaires artériels et veineux (1 souris par participant). Le nombre total d'animaux utilisés sera de 12 rats et 12 souris par session (2 à 3 sessions par an).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont (i) de fournir les connaissances théoriques anatomique, anesthésique et chirurgicale nécessaires à la chirurgie générale des animaux de laboratoire ; (ii) de proposer et réaliser un protocole anesthésique adapté à chaque chirurgie, à savoir reconnaitre les points limites et réagir en conséquence ; (iii) de pouvoir pratiquer en autonomie l'ensemble des gestes chirurgicaux nécessaires à une chirurgie abdominale et à une microchirurgie vasculaire chez le rat et la souris.
Procédures
Les rats sont soumis à une procédure chirurgicale d'une durée d'environ 2h sans réveil visant à exercer les participants à la mise en place d'un protocole anesthésique et une chirurgie abdominale. Les souris sont soumises à une procédure de microchirurgie vasculaire d'une durée d'environ 2h sans réveil visant à exercer les participants à la mise en place d'un protocole anesthésique et à la pose de cathéters.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont inhérentes aux procédures chirurgicales : douleurs lors des phases nociceptives telles que les incisions cutanée et musculaire qui entraineraient une augmentation de la fréquence respiratoire, voire un réveil per-opératoire. L'ensemble de ces nuisances sont prises en charge par le protocole anesthésique et analgésique (morphine 2,5mg/kg SC, isoflurane en maintien à 2-2,5% ). La mise à mort des animaux en fin de procédure est systématique pour les animaux utilisés.
Devenir
L'ensemble des procédures de ce projet ont été définies comme sans réveil car elles sont réalisées dans le cadre d'une formation à l'apprentissage de nouvelles techniques chirurgicales, qui peuvent être longues et lourdes pour les animaux.
Remplacement
L'apprentissage de techniques chirurgicales sur rongeurs nécessite l'utilisation de rongeurs de laboratoire car, à l'heure actuelle, il n'existe pas de méthodes substitutives pour l'apprentissage de techniques chirurgicales abdominale et vasculaire.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés pour chaque procédure chirurgicale est limité à un animal par participant pour réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en permettant aux participants d'apprendre dans les meilleures conditions sur le rat et la souris.
Raffinement
Observation quotidienne des rongeurs et hébergement des souris par groupe de 5 maximum et des rats par groupe de 4 dans des cages agrémentées de tunnels ou d’igloos pour que les animaux aient une meilleure stimulation sociale. La prémédication des rats et souris avec de la morphine à 2,5mg/kg SC permet de diminuer le stress au temps pré-opératoire et de réduire au maximum la douleur de l'animal au moment du temps opératoire. Une demi-dose de morphine peut être administrée lors de la procédure chirurgicale si des signes nociceptifs sont observés (augmentation de la fréquence respiratoire, augmentation de la fréquence cardiaque, ...).
Choix des espèces
Le rat et la souris sont les espèces les plus indiquées dans ce type de procédure chirurgicale du fait de la taille des organes et de leur topographie. Par ailleurs, ce sont les espèces les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants et les moins susceptibles de ressentir de la douleur dans les conditions de la procédure expérimentale. Les rats et souris sont âgés respectivement de 5 et 9 semaines pour permettre un développement suffisant pour faciliter l'approche chirurgicale des participants.
Evaluation des bénéfices d’un stent ECD146 EV biologiquement actif, après ischémie
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
40 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent sous anesthésie une chirurgie d'ischémie du membre inférieur par ligature de l'artère fémorale, suivie de la pose d'un stent, pour évaluer un stent recouvert de vésicules biologiques. Le porteur reconnaît une douleur prise en charge par la buprénorphine et un stress lié aux manipulations. Il annonce un dépôt de brevet et renvoie l'essai chez des patients au long terme, jugeant qu'aucune alternative in vitro ne teste le bénéfice global d'un stent.
Objectifs
L'angioplastie et la pose de stents sont les principales approches thérapeutiques pour permettre la revascularisation des artères bouchées qui sont responsables d’AVC ou d’infarctus du myocarde. Les stents disponibles actuellement peuvent entraîner des complications graves chez certains patients et nécessitent souvent une thérapie médicamenteuse anti-agrégante associée afin de limiter les éventuelles complications. Nous proposons de tester des nouveaux stents bioactifs et recouverts de vésicules biologiques ayant déjà montré des propriétés anti-inflammatoires et cardioprotectrices dans des modèles animaux après injection intraveineuse. L’intérêt sera d’amener directement ces vésicules sur le site/artère bouchée via le stent. L’objectif est donc de tester les bénéfices thérapeutiques de ce type de stent dans un modèle expérimental de maladies cardiovasculaires, sur 40 rats, nombre nécessaire afin de conclure de manière statistique sur le bénéfice.
Bénéfices attendus
Ce projet fera l’objet d’un dépôt de brevet auprès de la SATT avant publication des résultats. Au final, ce projet vise à développer des stents actifs « coatés » avec des CD146-EV afin de diminuer les thromboses de stent et les resténoses intra-stent dues à la composante inflammatoire résiduelle de la paroi vasculaire. A plus long terme, nous envisageons de tester les bénéfices de ces nouveaux stents biologiques actifs dans des cohortes de patients recrutés dans les services de cardiologie interventionnelle.
Procédures
Une procédure chirurgicale par animal d'une durée de 40 minutes sous anesthésie générale gazeuse.
Impact sur les animaux
Les animaux devront subir sous anesthésie générale gazeuse, des injections d’analgésie, une chirurgie d'ischémie du membre inférieur par ligature de l'artère fémorale puis seront implantées dans la foulée avec le stent déposé au niveau de l'artère obstruée, avant réveil. Les expérimentations prévues entraînent une douleur qui sera prise en charge par l’administration de buprenorphine. Les animaux pourront également subir une angoisse générée par les manipulations (pesée, mise en cage d’induction anesthésique).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour analyse des bénéfices du stent biologiquement actif après ischémie.
Remplacement
Il n'existe à l'heure actuelle aucune autre alternative à l'utilisation d'un modèle animal pour tester le bénéfice global d'un stent biologiquement actif sur artère obstruée après ischémie, l'évaluation des effets indésirables hors-cibles ne pouvant pas se faire in vitro.
Réduction
Le nombre minimal d'animaux sera utilisé pour atteindre le seuil statistique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés au moins par 2 dans des cages contenant de l’enrichissement, type carrés de coton et dômes, et auront de la nourriture et de l’eau ad libitum. Aussi, si les animaux présentant des symptômes type infection visible cliniquement donc essentiellement cutanée (dermatite), ils seront écartés des protocoles. Nous serons attentif à toute souffrance animal lors de l'élevage. En effet, si l'animal présente des difficultés à respirer (visualisées par une augmentation des rythmes cardiaque et respiratoire répercutée au niveau des flancs de l’animal), si l’animal est prostré ou en retrait l’analgésie peut être envisagée par administration de carprofène par voie sous-cutanée à 5 mg/kg, 1 injection par jour et si les signes de douleur persistent, l’avis du vétérinaire référent sera demandé.
Choix des espèces
Ce projet nécessite l'utilisation d'un modèle animal de pathologie athéroscléreuse tel que ApoE KO qui est très bien décrit et exploré avec le modèle murin ou le rat. Ici, la pose de stent nécessite des vaisseaux les plus larges possibles, donc le choix s'est porté sur le rat ApoE KO. Les animaux seront utilisés au stade adulte à un âge avancé d’environ 20 semaines. En effet, les AVC et les infarctus du myocarde touchent le sujet humain adulte. Il faut donc utiliser le modèle adulte pour ces protocoles. Par ailleurs, il est beaucoup plus aisé de réaliser les protocoles sur des rats de taille adulte et ainsi d’effectuer les bons gestes, ce qui justifie d'utiliser les rats au stade adulte.
Micro-antennes implantables pour l’IRM et la spectroscopie par Résonanace Magnétique
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
128 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent l'implantation intratissulaire d'un dispositif de mesure sous anesthésie puis deux heures d'acquisitions IRM, et 76 d'entre eux subissent en plus l'induction d'un gliome, pour développer des micro-antennes d'imagerie. Le porteur reconnaît des risques de saignement, d'hémorragie et de troubles neurologiques liés à la tumeur intracérébrale. Il indique valider en amont in vitro et in silico, et présente le rat comme le modèle courant des plateformes d'imagerie précliniques.
Objectifs
Les objectifs du projet de recherche portent sur le développement et la validation de nouveaux dispositifs pour l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et à la spectroscopie par résonance magnétique (SRM). Ces dispositifs permettront de détecter et d’analyser de façon plus précoce, plus précise et plus sensible l’apparition et le développement de tumeurs. Ils permettront également de mieux évaluer la réponse des tumeurs aux traitements anti-tumoraux appliqués.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de la réalisation de ce projet sont la validation de nouveaux dispositifs d’analyse IRM et SRM utilisables pour améliorer la compréhension in vivo de processus physiologiques et pathologiques (dans le cas présent, un modèle de gliome) mais également pour évaluer plus finement et précocement l’effet de thérapies ciblants ces pathologies.
Procédures
Les animaux (128), seront soumis à l’implantation intratissulaire d’un dispositif de mesures pour l’IRM. La procédure d’implantation, d’une durée d’environ 30 minutes, sera réalisée sous anesthésie générale. A la suite de de cette implantation, des acquisitions IRM seront réalisées sur les animaux sous anesthésie générale pendant deux heures. Une partie de ces animaux (76) sera soumise également à l’induction de tumeurs (modèle de gliome) réalisée sous anesthésie générale pour une durée d’environ 30 minutes. Le développement de la tumeur se fera sur une période d’environ 10 jours avant l’implantation intratissulaire d’un dispositif de mesures IRM et l’acquisition IRM comme décrit plus haut.
Impact sur les animaux
Pour les animaux utilisés pour la procédure 1, les effets indésirables et nuisances attendus et possibles sont les suivants. La pose de la canule présente un risque de saignement avec des effets indésirables de douleur post-opératoire et de stress lié à la présence de la canule sur le crâne de l’animal. L’introduction de la micro-antenne présente un risque d’hémorragie. Pour les animaux de la procédure 2, sur lesquels l’induction de la tumeur est réalisée, les nuisances et effets indésirables attendus et possibles sont les suivants. L’implantation des cellules tumorales présente un risque d’effet indésirable liés à la douleur post-opératoire. La croissance tumorale intracérébrale peut être cause de troubles neurologiques pour l’animal. La pose de la canule présente un risque de saignement avec des effets indésirables de douleur post-opératoire et de stress lié à la présence de la canule sur le crâne de l’animal. L’introduction de la micro-antenne présente un risque d’hémorragie. Durant la réalisation des gestes, pour l’ensemble des animaux, existent également des risques de déshydratation et de sécheresse oculaire.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure. La procédure subie par les animaux ne permettant pas de les maintenir en vie.
Remplacement
En ce qui concerne l’exigence de remplacement, la validation amont des protocoles de recherche sera réalisée dans la mesure du possible in vitro sur des solutions contenant des métabolites à des concentrations similaires à celles rencontrées in vivo ainsi que dans des fruits (raisins, kiwi, ...) et des gels d’agarose. Les antennes miniaturisées RF ont également été caractérisées in silico à l’aide de logiciel de simulation RF. L’ensemble de ces validations en amont permet de réduire le nombre d’animaux qui seront utilisés dans le projet et de s’assurer autant que possible de la pertinence de l’approche avant sa validation in vivo.
Réduction
En ce qui concerne l’exigence de réduction, la spectroscopie et l’imagerie par résonance magnétique (SRM et IRM) sont des techniques qui permettent de suivre longitudinalement l’évolution d’une pathologie ou les bénéfices d’une thérapie. De plus chaque animal peut être son propre témoin. Ceci permet de réduire fortement le nombre d’animaux nécessaire pour distinguer de façon statistiquement significative deux populations.
Raffinement
Le raffinement des conditions d’hébergement comprend l’installation dans les cages de cachettes, coton, frisures pour nidification en lanières de peuplier ou papier craft afin d’introduire de la nouveauté et briquette à ronger. L’hébergement se fait en groupe (3 rats par cage) durant la période d’acclimatation. Procédure 1 : L’état des animaux et leur niveau de souffrance seront évalués au niveau comportemental (posture anormale, isolement, réduction ou augmentation d’activité). L’administration d’analgésique (injection sous-cutanée Buprédine à 0,05 mg/kg) sera répétée dans le cas où l’animal montrerait des signes de souffrance (prostration, comportement, poils hérissés) aboutissant à un score inférieur à la moyenne calculée dans la fiche de suivi de l’animal. Les points limites pouvant entrainer l’arrêt de la procédure et la mise à mort de l’animal sont l’apparition de saignements trop importants au cours de la pose de la canule ou de l’introduction de l’antenne implantable, la perte de la résine et de la canule après le réveil de l’animal.Procédure 2 L’état des animaux et leur niveau de souffrance seront évalués quotidiennement au niveau comportemental (posture anormale, isolement, réduction ou augmentation d’activité). L’administration d’analgésique (injection sous-cutanée Buprédine à 0,05 mg/kg) sera répétée dans le cas où l’animal montrerait des signes de souffrance (prostration, comportement, poils hérissés) aboutissant à un score inférieur à la moyenne obtenue dans la fiche de suivi de l’animal. Les animaux seront pesés 2 ou 3 fois/ semaine jusqu’à la fin de l’étude. L’euthanasie de l’animal sera réalisée en cas de dépassement des points contrôles limites (perte de poids supérieur à 15 % et score obtenu dans la fiche de suivi de l’animal se maintenant à zéro). La taille des tumeurs sera mesurée à intervalle régulier (quelques jours) de façon non invasive par IRM. Une taille de tumeur supérieure à 5 mm sera considérée comme un point limite entrainant l’euthanasie de l’animal. Les autres points limites pouvant entrainer l’arrêt de la procédure et la mise à mort de l’animal sont l’apparition de saignements trop importants au cours de la pose de la canule ou de l’introduction de l’antenne implantable, la perte de la résine et de la canule après le réveil de l’animal.
Choix des espèces
Les rats sont les modèles animaux largement utilisés sur les plateformes d’imagerie IRM dites pré-cliniques. L’instrumentation et les protocoles sont spécifiques à cette espèce animale. Le rat type Wistar sera utilisé dans ce projet. Les animaux sont utilisés à l’âge adulte (entre 3 et 6 mois) afin de faciliter les procédures de chirurgie (pose de canule, implantation des antennes RF et croissance des tumeurs).
Visualisation et modulation des cellules cérébrales individuelles afin de comprendre et traiter les problèmes mnésiques
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 499 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent jusqu'à trois craniotomies sous anesthésie, avec injection de vecteurs viraux ou implantation, une restriction alimentaire et des tests comportementaux, pour visualiser et moduler les circuits de la mémoire. Le porteur qualifie la chirurgie de douloureuse et limite la perte de poids à 10 %. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne modélise la mémoire et renvoie les thérapies contre Alzheimer ou le stress post-traumatique au long terme.
Objectifs
L'étude de la mémoire et de ses bases neuronales est essentielle pour comprendre ses mécanismes et pouvoir, à partir de ces analyses, traiter les troubles qui y sont liés, comme la maladie d'Alzheimer, le syndrome de stress post- traumatique et d'autres types d'amnésie. Dans ce projet, nous proposons d'utiliser un modèle animal pour étudier comment la mémoire est stockée et rappelée à court et long terme. Cela nous permettra de comprendre les modalités d’activation des régions impliquées, et, en visualisant et en modifiant leur activité, de comprendre dans quelle mesure ces régions influencent le maintien de souvenirs spécifiques. En particulier, nous utiliserons une tâche de conditionnement classique pour former et étudier des souvenirs émotionnels, positifs et négatifs. Par ce projet, nous souhaitons répondre à quatre questions principales : quels sont les changements d'activité observés au niveau des cellules individuelles (1) ou du cerveau entier (2) lorsqu'un animal apprend et se souvient d'un événement passé ? La manipulation artificielle de ces régions identifiées peut-elle influencer le comportement de l'animal (3) et l'activité des régions cérébrales qui leur sont liées (4) ?
Bénéfices attendus
Le modèle souris est un excellent modèle translationnel, qui nous permet d’étudier la complexité des fonctions cognitives telles que la mémoire. Il nous permet, grâce à des techniques invasives, de tester par la manipulation et la visualisation in vivo les dynamiques neuronales qui sous-tendent la formation et le rappel de la mémoire, et ce à différentes échelles. A court terme, le projet permettra d’élucider le fonctionnement de la formation et du rappel des souvenirs à court et long termes, chez la souris mais également de façon translationnelle chez l’Humain. A plus long terme, ces connaissances pourront conduire à la découverte et au développement de thérapies plus ciblées et efficaces pour lutter contre divers troubles de la mémoire, et donc avoir un impact clinique concret. Nous utilisons le modèle souris en particulier car la reproduction est rapide et mène à un grand nombre d’animaux dans chaque portée, ce qui facilite l’obtention rapide de résultats statistiquement significatifs. Par ailleurs, l’ensemble de l’équipe est formé sur ce modèle, ce qui permet la réduction maximale du nombre d’animaux utilisés, et la littérature sur la mémoire est très riche pour cette espèce (par comparaison, par exemple, au modèle rat).
Procédures
Au cours de chaque phase de ce projet, les animaux peuvent passer par : - Un régime alimentaire de maximum 5 jours (et de maximum 2 fois par animal, à plusieurs semaines d'intervalle) pendant lequel l'animal reçoit une quantité restreinte de nourriture. Chaque jour, les animaux sont surveillés et si leur poids diminue trop, les quantités de nourriture mises à disposition sont modifiées en conséquence ; - Des tests comportementaux pour étudier leur mémoire et leur niveau de stress. Ces tests sont très courts et durent entre 5 et 10 minutes. - Des opérations chirurgicales sous anesthésie générale qui durent entre 30 et 50 minutes. Si un animal subit plusieurs interventions chirurgicales (dans tous les cas, 3 au maximum par animal), celles-ci sont espacées d'au moins 1 semaine. - Dans certains cas spécifiques, les animaux seront maintenus en isolement depuis l'intervention chirurgicale jusqu'à la fin des expériences comportementales, qui dureront au maximum deux mois à compter de la date de l'opération.
Impact sur les animaux
Pour ces études, la technologie de pointe utilisée nécessite des procédures d'implantation invasives à l'intérieur du cerveau de l'animal. Les animaux subiront donc une ou deux craniotomies, suivies d’une injection d’un vecteur viral ou d’une implantation. Cette procédure, douloureuse, sera donc effectuée sous anesthésie générale et durera un peu moins d’une heure. Les implants n'affectent toutefois pas le comportement normal et le bien-être de l'animal une fois implantés. Certains animaux devront subir une privation de nourriture partielle, procédure indispensable à leur motivation pour certaines tâches comportementales. La quantité de nourriture qu'ils ingèrent chaque jour sera limitée, mais de manière à ne pas dépasser une perte supérieure à 10% de leur poids normal afin d’éviter tout stress superflu ou malnutrition, ce qui serait non seulement préjudiciable à l'animal mais aussi contre-productif pour nos expériences, qui exigent que l'animal soit en parfaite santé et non stressé ou même malade, car cela fausserait les résultats de nos recherches. Pour les expériences employant l’électrophysiologie, la fragilité des implants ne permet pas de replacer les souris dans la même cage que leurs congénères, et ceci cause un stress émotionnel modéré à fort. Néanmoins, cela permet de réduire le nombre d’animaux utilisé, en réduisant au maximum les risques que l’implant ne tienne pas dans la durée. Par ailleurs, cet isolement n’est pas le cas pour tous les autres implants utilisés. Par ailleurs, ce projet étudiant les souvenirs émotionnels, certains animaux devront subir un conditionnement aversif, induisant une douleur moyenne brève, ainsi qu’un stress passager d’intensité modérée.
Devenir
Tous les animaux subiront l’euthanasie. Celle-ci interviendra alors que l’animal sera profondément anesthésié. Ceci est absolument nécessaire pour les études histologiques et immunohistochimiques.
Remplacement
Du fait des approches intégratives de ce projet, l’utilisation d’animaux vivants reste incontournable. En effet, à l’heure actuelle, il n'existe pas de méthodes substitutives in vitro, ex vivo ou in silico pour obtenir des données sur ces processus cognitifs, bien trop complexes pour envisager toute simulation informatique. Par ailleurs, de par la nature de nos expérimentations (chirurgie, conditionnement aversif, analyse par immunohistochimie), il nous est impossible d’employer directement des sujets humains. Le modèle souris se révèle alors être idéal du fait de la proximité fonctionnelle entre son système nerveux central et celui de l’humain quant à ses capacités à créer des souvenirs émotionnels simples (auxquels nous nous intéressons, type conditionnement pavlovien) et de sa petite taille. Ceci explique également l’impossibilité d’utiliser des modèles animaux invertébrés, trop éloignés de l’humain pour raisonnablement étudier une réponse émotionnelle à un souvenir ainsi que trop éloignés dans la configuration du système nerveux central, critique à notre étude inter-régions.
Réduction
Le nombre d’animaux est limité au nombre minimal permettant de faire des études statistiquement significatives, nombre choisi sur la base d'expériences présentées dans des articles montrant des analyses similaires. Nous utilisons également les tissus après les expériences, maximisant ainsi l’utilisation de chaque animal.
Raffinement
Afin d’améliorer les conditions de vie des animaux, réduire la douleur, le stress et l’anxiété causés lors des différentes procédures, un certain nombre de mesures sont mises en place : - Les cages seront enrichies d’un tube en carton qui permettra de manipuler les souris sans les soulever par la queue. - Les animaux seront habitués plusieurs jours avant les expériences aux branchements et débranchements de leurs implants afin de réduire leur stress. - Nous avons amélioré la technique d’implantation des optrodes et des plaques de base du miniscope afin de ne plus avoir à isoler les animaux après implantation. - En plus de l’utilisation d'anesthésiques adaptés et d’anti-inflammatoire, nous appliquons également un anesthésique local ainsi qu’un analgésique lors de la chirurgie et après la chirurgie en cas de signes de douleurs.
Choix des espèces
Les comportements que nous souhaitons étudier sont trop complexes pour justifier de l’utilisation d’espèces non-mammifères (drosophile, poisson-zèbre, etc.). De même, les méthodes in silico et in vitro ne sont pas assez développées pour modéliser ni la mémoire, ni le fonctionnement du cerveau à si grande échelle. Par ailleurs, eu égard au nombre d’animaux requis, les rongeurs (et plus particulièrement les souris) s’imposent de par la facilité et la stabilité de leur élevage. La souris a également été préférée au rat pour deux principales raisons: - La littérature relative à la mémoire, incluant tous nos précédents travaux, est bien plus riche chez la souris que chez le rat. - Notre équipe est déjà formée sur la souris, notamment pour la réalisation des chirurgies. Ne pas changer de modèle nous permettra de conserver ce savoir-faire, et ainsi de ne pas sacrifier d’animaux supplémentaires pour adapter les chirurgies à un nouveau modèle animal. Les souris étudiées seront adultes (plus de 7 semaines) au début des expériences. A cet âge, leur cerveau a fini son développement, ce qui est critique pour le bon positionnement des implants dans les régions visées.
Développement et la maturation des circuits d’apprentissage d’une tâche complexe chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
1 794 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 210 d'entre elles, modéré pour 1 440 et sévère pour 144. Elles sont isolées jusqu'à un mois, subissent des craniotomies sous anesthésie et des enregistrements cérébraux par fibre optique reliée à un câble, pour étudier les circuits du comportement de nidification. Le porteur décrit l'isolement comme la nuisance principale et signale une lignée au phénotype dommageable avec retard de croissance à la naissance. Il affirme que ce comportement ne s'étudie que chez l'animal "entier" et renvoie l'apport pour les maladies psychiatriques à une meilleure compréhension.
Objectifs
Chez l'Homme ou la Souris, les petits naissent très immatures et en complète dépendance de leurs parents. Au cours des premières semaines de développement post natal chez la souris, les circuits neuronaux vont maturer et entrainer l'émergence de comportements complexes. L'objectif principal de ce projet est de comprendre le lien entre la maturation de certains circuits et l'émergence de comportements complexes. Pour cela, nous utilisons un modèle d'étude comportementale, la nidification. La nidification est un comportement inné chez la souris, effectué par les mâles et les femelles, même en milieu de laboratoire. Nous savons que le temps investi par l'animal dans le comportement de nidification dépend de noyaux neuromodulateurs situes dans le cerveau moyen : le noyau Edinger Westphal, l'aire Tegmentale Ventrale et le raphé dorsal. De manière intéressante, l'expression du comportement de nidification est très différente d'une souris à l'autre: certaines souris construisent des nids caverneux très protecteurs, alors que d'autre souris construisent des nids très simples, plats. Ces différences interindividuelles montrent que le comportement évolue probablement au cours de la vie post-natale de l'animal. Notre hypothèse de travail est donc que la maturation des systèmes neuromodulateurs pourrait expliquer l'émergence du comportement de nidification et de son inter individualité au cours du développement post-natal. Les objectifs sont donc de 1) Déterminer comment le comportement de nidifaction émerge au cours de la vie de l'animal après son sevrage 2) est- ce que le développement des axones issus de neurones neuromodulateurs dans le cerveau corrèle avec cet apprentissage 3) est-ce que des différences de d'activite des neurones modulateurs pourraient expliquer les variations individuelles?
Bénéfices attendus
Le comportement de nidification est un caractère propre aux souris et il constitue un facteur déterminant sur l'anxiété et la dépression. Il représente donc la motivation de l'animal à investir du temps dans ce comportement. Nous cherchons à comprendre comment le développement post-natal et de l’expérience individuelle façonnent les circuits. Ceci permettrait de mieux approcher les pathologies psychiatriques en comprenant l’impact des molécules pouvant moduler l'activiter générale des neurones dans la calibration des susceptibilités individuelles.
Procédures
Etape 1 : Ce projet nécessite l’élevage d’une lignée qui présente un retard de croissance à la naissance, rattrapé à l’adolescence. Les souris ont un suivi renforcé des élevages sur 30 jours. Etape 2 : Nous allons procéder à la cartographie des projections neuronales de 3 système modulateurs chez des souris saines, ainsi que des souris déficientes en sérotonine. Ces animaux seront soumis à un isolement d’une semaine pour évaluation de la qualité de construction de leur nid, puis seront soumis à une craniotomie de petite taille (inférieure à 1mm) sous anesthésie générale d’une durée de 1h. Les souris sont ensuite de nouveau isolées pendant 2 semaines. Etape 3 ; Nous enregistrons aussi l’activité des neurones de la nidification par photométrie calcique fibrée. La procédure chirurgicale implique une craniotomie de petite taille (inferieure à 1 mm) et pose d’une canule intra-cérébrale. La durée de l'intervention chirurgicale est d‘environ 1h par souris, sous anesthésie. Les souris sont gardées en vie 2 à 4 semaines après leur opération et des traitements analgésiques pré, per et postopératoires sont fournis. Finalement, nous manipulons l’activité des neurones par optogénétique sans fil. La procédure chirurgicale implique une une craniotomie de petite taille (inférieure à 1mm) et pose de canule intracérébrale, procédure durant environs 1h. Les animaux sont aussi maintenus en hébergement isolé pendant l'expérience (1 mois maximum).
Impact sur les animaux
La nuisance principale de ce projet porte sur l'isolement nécessaire des animaux afin d'étudier la dynamique individuelle du comportement. Cet isolement est limite à 1 mois maximum au cours du projet. Les chirurgies d’injections intracérébrales et de cannulation cérébrales sont associées à des risques anesthésiques, hémorragie, hypothermie, ainsi que de la douleur. Nous utilisons une lignée déficiente en sérotonine, qui possède un phénotype dommageable à l’état homozygote, consistant en un retard de croissance à la naissance qui est rattrapé ensuite par l’animal. Les enregistrements de neurones par cannulation d’une fibre optique, et le suivi vidéo de la nidification nécessitent l’isolement de l’animal, ainsi que la présence d’un câble attaché à la tête de l’animal, ce qui limite ses mouvements, causant ainsi du stress: ces enregistrements sont limités à 1-4h par animal.
Devenir
Une étape de production d’animaux à phénotype dommageable est nécessaire puis à l’issue de leur inclusion dans les actes expérimentaux, l’ensemble des animaux sera euthanasié pour étude histologique de leur cerveau. Il n’y a pas de réutilisation dans d’autre projets.
Remplacement
L'utilisation d'animaux ne peut etre remplacee pour ce projet, car nous etudions l'integration du comportement par le cerveau chez l'animal entier. Cependant, si le projet permet de valider le role des neurones etudies ici dans le comportement, cela aidera a faire les prochains projets in vitro pour comprendre les mecanismes de plasticite developpementale des neurones etudies ici.
Réduction
Nous avons reduit dans ce projet le nombre d'animaux au minimum afin d'obtenir des données statistiques fiables d'après notre expérience passée sur le modèle de nidification, ce qui correspond à des lots de 36 souris sur l’ensemble du projet, nombre déterminé par calcul statistique de puissance dérivé d’un projet antérieur. Le nombre total de souris sur les 5 ans de ce projet est de 1794.
Raffinement
Nous utilisons en continu les données obtenue afin d'ameliorer l'impact du test de nidification sur le stress de l'animal. Ces améliorations sont basées sur l'utilisation d'algorithme de segmentation vidéo permettant la détection automatique du comportement dans la cage de la souris. Cette détection automatique permet de limiter le temps passe en isolement, mais aussi grâce aux données obtenues en début de projet nous permettra de ne plus avoir a isoler les animaux par la suite. Les conditions environnementales seront contrôlées tout au long de la vie de la souris. Les souris seront hébergées en groupe afin de minimiser leur stress avant leur entrée en procédure. Les souris auront un suivi quotidien lors des protocoles. Le personnel animalier s’occupera du change des cages de façon bimensuelle, voire hebdomadaire selon les besoins observés. Pour les chirurgies, on administre un analgesique et un anti-inflammatoire avant la procédure. Les chirurgies sont faites sous anesthésie générale. Les traitements post-chirurgies contiennent à nouveau anti-inflammatoires et analgésiques. Des maisonnettes en carton, du matériel de nidification, de la nourriture molle et de l’hydrogel sont fournis pour aider au bien-être des animaux en procédures. Pour chaque procédure du projet, des points limites ont été clairement définis, basés sur les indications de bien-être de l'animal et pour éviter sa détérioration. Ces points limites sont prévus pour retirer les souris des procédures à chaque fois que des signes prolongés d'incomfort, d'anxieté ou de stress sont détectés.
Choix des espèces
L’exécution motrice et motivationnelle du comportement de nidification est aussi une spécificité de l’organisation des circuits d’apprentissages moteurs des mammifères. La souris permet plus précisemment de tester le lien entre des troubles de l'humeur (stress, angoisse, motivation, comportement obsessionnels) et l'organisation des circuits cérébraux à la résolution de neurones uniques du fait des outils d'imagerie et de génétique disponibles sur ce modèle. La souris bénéficie aussi de l'existence d'Atlas numériques du cerveau à très haute résolution (plus de 1200 régions annotées en 3D), qui permettent ce type d'étude des variations structurales du cerveau à grande échelle chez de nombreux individus avec une très haute précision. Les animaux seront etudies aux stades adolescents (P21) jusqu'aux jeunes adultes (3 mois maximum). Ceci correspond à la période développementale ou l'animal devient indépendant et commence à organiser son propre nid. Nous ferons cette étude chez des mâles, car nos données publiées ont pu montrer que les souris femelles avaient moins de variations inter-individuelles sur ce comportement.
Modèles de défaillance hépatique aigüe et leur application à l’évaluation de l’efficacité de molécules.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Rats : 6335
16 420 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1 960 d'entre eux et sévère pour 14 460. Une injection unique déclenche une insuffisance hépatique aiguë, notamment par intoxication au paracétamol, avec baisse d'activité, de prise alimentaire et de température, poils ébouriffés et signes de douleur, pour évaluer des molécules. Le porteur reconnaît ces atteintes et une mise à mort pour analyse des organes. Il indique n'utiliser des modèles cellulaires que pour une première sélection, remplaçant "partiellement" les animaux.
Objectifs
L’insuffisance hépatique aigue est définie par l’altération globale des fonctions hépatiques en un court laps de temps qui va de quelques jours à quelques semaines et qui survient sur un foie sain auparavant. La gravité de l’hépatite est définie par l’évaluation de la fonction globale du foie représentée par le taux de prothrombine. La prothrombine est une protéine synthétisée par le foie, en cas d’anomalie au niveau de cet organe, le taux de prothrombine baisse, entrainant un défaut de coagulation et donc de possibles hémorragies au niveau des organes. On parle d’hépatite aigue sévère lorsque le taux de prothrombine est inférieur à 50%. Les signes cliniques de l’hépatite aigue sévère sont assez limités au début et ne sont souvent constatés qu’une fois la maladie installée. Ces signes sont : un ictère (jaunisse), de la fatigue et des saignements. L’hépatite aigue sévère entraine en plus une inflammation systémique (de tout l’organisme) qui peut engendrer un dysfonctionnement de plusieurs organes. Le cœur et les reins peuvent être atteints avec une baisse de la fonction artérielle et des problèmes rénaux pouvant nécessiter une dialyse. L’hépatite aigue sévère est communément appelée ALF pour Acute Liver failure dans le monde scientifique. C’est cet acronyme qui sera utilisé tout au long de ce dossier pour parler de la maladie. Notre projet vise à établir un modèle qui puisse reproduire une hépatite aigue sévère (ALF), avec pour but ultime d’évaluer la capacité de molécules innovantes à atténuer la gravité de cet évènement et à protéger l’organisme des défaillances multiples.
Bénéfices attendus
En France, l’hépatotoxicité des médicaments, bien que rare, est estimée à 14 cas pour 100 000 habitants par an, dont 12% feront l’objet d’une hospitalisation et 6% en décèderont. C’est également la première cause de retrait des médicaments du marché. Les anti-convulsivants, les anti-infectieux et les anti-inflammatoires sont les familles les plus concernées. Parmi les médicaments responsables d’hépatites, le paracétamol constitue désormais la première cause d’insuffisance hépatique aigue dans les pays développés. Il existe 2 situations de toxicité de la molécule : -Le surdosage par dose massive (supérieur à 10 g en 1 prise). -La « mésaventure » au paracétamol, par toxicité à dose thérapeutiques pendant plusieurs jours, dans un contexte de prise excessive et chronique d’alcool. L’intoxication au paracétamol constitue la première cause de mortalité par suicide en Angleterre et la première cause d’hépatite fulminante. C’est également plus de 50% des hépatites aigues aux Etats-Unis. Enfin dans les pays d'Asie, la cause la plus répandue d'hépatite fulminante est l'hépatite E, bien que des données récentes indiquent que leshépatites induites aux médicaments sont en fortes progression notamment en Chine avec l'utilisation des remèdes produits à base d'herbes médicinales. L’hépatite aigue fulminante conduit au décès dans plus de 80% des cas en l’absence de traitement. C’est à partir de ce stade que la greffe de foie est envisagée. Ce projet vise donc à trouver une solution alternative à la greffe par l'administration de molécules permettant d'empêcher d'en arriver à ce stade, et de faire régresser la maladie ou de la stopper.
Procédures
Au cours des procédures décrites dans ce dossier nous procèderons à une injection unique d'une durée de 15 secondes par animal pour induire la pathologie, précédées, pour les procédures d'évaluation de candidats médicaments, d'un pré-traitement oral ou donné par injection, tous deux d'une durée de 15 secondes, administré de façon quotidienne. Ces administrations de médicaments pourront avoir lieu 1 ou 2 fois par jour sur une durée de 7 jours maximum avant l'installation de la maladie. Pour les procédures concernant le paracétamol, les inductions de l'hépatite se feront par injection unique d'une durée de 15 secondes. De même, les animaux pourrront se voir administrés un pré-traitement avec les composés à étudier, dans les mêmes proportions et conditions que celles citées ci-dessus. L'administration du paracétamol sera précédé d'une mise à jeûn qui pourra aller de 12 à 16h. Dans le cas des souris, celles-ci ne subbiront qu'un prélèvement unique et terminal sous anesthésie générale. Pour les rats, un prélèvement intermédiaire pourra être envisagé afin de caractériser le modèle au niveau des paramètres inflammatoires, ces derniers évoluant plus en amont dans le développement de la pathologie. Le prélèvement sanguin terminal se fera également sous anesthésie générale et précédera la mise à mort.
Impact sur les animaux
Lors des procédures décrites dans ce projet, les animaux subiront des injections en intra-péritonéales ou intra-veineuses, à la suite desquelles, on s'attend à constater une diminution de l'activité, une diminution de la prise alimentaire, une diminution de la température corporelle ainsi que des signes de douleurs ou d'inconfort tels que fourrures ébourriffées, larmoiements.
Devenir
L'évaluation histologique, biochimique et transcriptomique des organes tels que le foie, le cerveau et le rein ainsi qu'une évaluation des taux plasmatiques de marqueurs inflammatoires et hépatiques nécessitent la mise à mort des animaux.
Remplacement
Une première phase de sélection des meilleurs composés est effectuée sur des modèles acellulaires ou cellulaires, contribuant ainsi à l’utilisation de méthodes alternatives visant à remplacer partiellement l’utilisation des animaux.
Réduction
Dans ce projet et afin de répondre à la règle des 3 R, nous avons estimé le nombre d’animaux nécessaires pour chaque procédure pour avoir une réponse statistiquement analysable afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires dans les expériences. Le nombre initial d’animaux inclus dans chaque groupe expérimental permettra de tenir compte de l’hétérogénéité de la réponse au stimulus, et permettra de disposer d’un nombre de données autorisant une analyse robuste des effets observés.
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé avec des personnes habilitées, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques et analgésiques afin de raffiner au maximum les procédures. Afin de prévenir des souffrances non nécessaires, une grille de scoring permettant de quantifier la douleur perçue par l'animal sera établie et des points limites seront définis, au-delà desquels les animaux seront retirés de l'étude et mis à mort de façon éthique. Compte tenu du fait que la pathologie implique un emballement du système immunitaire et une défaillance multi -organes, il nous est impossible de remplacer cette expérimentation par des expériences in vitro.
Choix des espèces
Pour l'évaluation de composés chimiques précieux, la souris demande 10 fois moins de produit que le rat, cependant les volumes d'échantillons produits sont limités avec la souris c'est pourquoi l'étude sur rats est intéressante afin d'obtenir plus d'informations scientifiques à partir d'un seul animal. Concernant les procédures utilisant une substance toxique pour le foie associée à un agent inflammatoire, les souris comme les rats pourront être utilisés car ils sont tous deux de bons répondants d'après la littérature. Concernant les procédures utilisant le paracétamol comme inducteur de la pathologie, seules les souris mâles seront utilisées. Les rats ont la capacité de métaboliser le paracétamol, cela a pour conséquence un stress oxydatif moindre et une difficulté à induire l'hépatite fulminante. Les souris femelles ont quant à elle, plus de difficulté à développer une nécrose hépatique. De jeunes adultes offrent une une meilleure homogénéité et une meilleure réponse aux inductions de la pathologie, leur système immunitaire étant mâture. Nous utiliserons des souris pesant 25g au moment de la manipulation et des rats d'environ 300g à l'arrivée.
Analyse des protéines bactériennes présentes dans les fluides corporels lors d’infection à Borrelia, pour le diagnostic de la maladie de Lyme.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par la bactérie Borrelia, subissent des prélèvements de sang hebdomadaires puis un prélèvement de liquide céphalorachidien avant leur mise à mort, jusqu'à 45 jours après l'infection, pour développer des tests diagnostiques de la maladie de Lyme. Le porteur indique que l'infection peut provoquer une arthrite avec gonflement, douleur et perte de poids. Il affirme que le recours aux animaux est "nécessaire" faute d'échantillons humains suffisants et renvoie les bénéfices pour les patients au long terme.
Objectifs
La Borréliose de Lyme, aussi appelée maladie de Lyme, est due à la transmission d’une bactérie, la Borrelia, lors d’une morsure de tique infectée. Les signes cliniques sont variés et évoluent. En phase précoce, nous observons des lésions cutanées associées à des symptômes non spécifiques. En cas d’absence de diagnostic et de traitement antibiotique, la bactérie peut se disséminer dans le corps entrainant une évolution de la maladie. On parle de phase de dissémination puis de la phase chronique ou persistante, avec l’apparition plusieurs mois voire années après le début de l’infection d’arthrites, de troubles neurologiques, cardiaques ou de manifestations cutanées. Le diagnostic repose majoritairement sur l’observation d’un signe clinique typique, l’érythème migrant (70 à 80% des cas). En son absence le diagnostic est complexe, les signes cliniques sont non spécifiques et les performances des tests biologiques sont insuffisantes. Ces tests sont indirects et souffrent d’un manque de sensibilité, de spécificité et d’une absence de standardisation. Ils reposent exclusivement sur la recherche d’anticorps dirigés contre la bactérie. De plus, au stade précoce de la maladie, les anticorps sont peu ou pas présents et chez certaines personnes infectées on ne retrouve pas d’anticorps dirigés contre Borrelia même à un stade avancé de la maladie. Le diagnostic direct par détection de la bactérie est possible mais difficile car le nombre de bactéries dans le sang ou au lieu de l’infection est très faible et/ou difficilement accessible. Comme souvent en bactériologie, la culture est la technique de référence, mais dans le cas de Borrelia cette approche est longue (2 à 8 semaines) et peu sensible. Il est primordial de diagnostiquer rapidement et avec certitude la maladie pour limiter le risque de développement des symptômes plus invalidants mais également pour éviter l’errance médicale des patients. Il y a une véritable demande pour ces tests comme en témoigne le plan national de lutte contre la maladie de Lyme, lancé en septembre 2016 par la ministre de la santé. Notre objectif est de développer différents tests de diagnostics directs basés sur la détection de protéines de la bactérie. Nous souhaitons récolter des échantillons de fluides biologiques provenant de souris infectées par Borrelia aux différents stades de la maladie afin d’évaluer la capacité des anticorps développés au laboratoire à détecter les antigènes de Borrelia.
Bénéfices attendus
Le développement de nouvelles méthodes de diagnostic directes, plus sensibles, plus rapides et plus fiables de la maladie de Lyme est nécessaire afin de limiter le risque de développer une forme dite chronique ou persistante de la maladie mais également pour éviter les errances médicales de ces patients. A long terme, le développement de ce type de test permettrait une meilleure qualité de vie aux patients et une réduction des coûts de diagnostic, de soins et de prise en charge psychologique.
Procédures
Une injection sous cutanée de bactérie sera réalisée sous anesthésie gazeuse. En tenant compte du délais d’anesthésie, cette intervention dure entre 3 et 5 minutes et aura lieu qu’une seule fois. Une fois par semaine, elles seront soumises à une technique de contention sous anesthésie afin de réaliser des prélèvements de sang (durée d’une minute maximum) à 4 temps différents maximum après infection. Après anesthésie profonde, un prélèvement de LCR (durée de trois minutes environ) sera réalisé une seule fois puis les animaux seront euthanasiés afin de récupérer plusieurs tissus.
Impact sur les animaux
- Stress lors des manipulations diminué grâce à une semaine d’habituation. - 7 jours après l’infection, une arthrite avec gonflement et rougeur des membres peut apparaitre et entrainer une douleur et une diminution de la mobilité. Une perte de poids et déshydratation légères peuvent également être observé. La repousse des poils est plus lente au point d’injection. Durée totale des symptômes entre 5 et 10 jours correspondant à la phase de dissémination de la maladie. Selon la littérature, après un rétablissement, des épisodes d’arthrites peuvent apparaitre au-delà de 28 jours après infection. Les souris seront euthanasiées au maximum 45 jours après infection.
Devenir
Lors des phases tardive et chronique, la peau, le système nerveux central et les articulations sont les tissus préférentiellement ciblés par la bactérie. Tous les animaux utilisés seront euthanasiés afin de prélever et analyser ces différents tissus.
Remplacement
Il existe peu de cohortes d’échantillons humains ou vétérinaires bien caractérisés. Les performances des outils de diagnostic sont très variables entre les laboratoires et la souche infectante et la phase de la maladie ne sont pas toujours identifiés. Lorsqu’ils existent, ces échantillons sont peu nombreux et très précieux, leur accès est difficile. La production des protéines bactériennes n’est pas toujours effective in-vitro et ne reflète pas celle induites lors d’une infection chez un hôte. C’est pourquoi l’utilisation d’animaux de laboratoire est nécessaire. Une étude pilote a déjà été réalisée et a permis de valider le modèle animal et la capacité des 3 souches de Borrelia utilisées dans ce projet à induire une infection persistante.
Réduction
Le but de cette expérimentation est de concevoir une cohorte d’échantillons biologiques pour rechercher la présence des protéines bactériennes et de tester l’efficacité de détection de nos outils immunologiques. Nous avons déterminé que le nombre minimum d’animaux par temps et par souches de Borrelia était de 10 afin d’obtenir un volume suffisant de fluides corporels pour détecter les protéines bactériennes, développer et évaluer les tests diagnostiques. Les performances de ces tests seront évaluées en utilisant un test statistique adéquat pour un faible nombre d’animaux.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe dans un milieu enrichi. Une période d’adaptation à leur environnement et d’habituation à la manipulation d’une semaine est respectée. Une surveillance quotidienne des animaux par des personnes habilitées et formées est effectuée. Afin de diminuer le stress et la douleur dus aux expérimentations et prélèvements, les animaux sont anesthésiés et les expérimentations réalisées dans une pièce au calme sans passage. Une grille d’évaluation de la douleur et de l’état de santé de la souris est mise en place et décrit clairement les signes qui, s’ils apparaissaient, conduiraient à une euthanasie de l’animal (points limites). Lors des pics de symptômes, un complément alimentaire (mélange d’aliments et d’eau gélifiés) est disposé dans la cage et un antidouleur peut être administré en accord avec le vétérinaire.
Choix des espèces
Nous utiliserons des jeunes souris adultes de 4 à 8 semaines, lesquelles sont plus sensibles que les adultes à l’infection par les Borrelia. De nombreuses études dans la littérature sur ce sujet ont déjà utilisé ce modèle murin pour étudier la maladie de Lyme. Les souris infectées avec Borrelia présentent certaines caractéristiques similaires à la maladie de Lyme chez l’homme tout en étant capable de développer une réponse immunitaire complète.
Evaluation de la tumorigenèse dans un modèle de souris atteint de la mucoviscidose
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
168 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Atteintes de mucoviscidose, elles reçoivent des injections de cellules tumorales ou des injections répétées d'uréthane pour induire des cancers, afin d'étudier le sur-risque tumoral lié à la maladie. Le porteur affirme que ses modèles de culture in vitro suffisent pour la majorité des expériences mais qu'une approche sur "organisme entier" reste "nécessaire" pour la tumorigenèse. Il renvoie les développements thérapeutiques à de possibles pistes futures.
Objectifs
Ces dernières décennies, les nouvelles thérapies de transplantation pulmonaire et celles visant à corriger l’expression du gène responsable de la mucoviscidose, ont permis à ces patients de dépasser les 40 ans. L’augmentation de l’espérance de vie des patients a également accentué l’apparition de nouvelles comorbidités associées à cette maladie, dont un risque accru de développer plusieurs types de cancers (cancers digestifs, pulmonaires, cutanés, etc.). Dans ces comorbidités, la composante vasculaire y est affectée mais encore peu étudiée. Néanmoins, nos travaux ont démontré que le gène responsable de la mucoviscidose avait un rôle insoupçonné dans les cellules endothéliales, en promouvant une dysfonction/inflammation endothéliale qui est également impliquée dans les pathologies menant à l’apparition de cancers (ex : obésité, diabète, inflammation chronique de l’intestin). De plus l’expression du gène responsable de la mucoviscidose est souvent réprimée dans de nombreux cancers et un haut taux de ce gène est corrélé à une mauvaise survie des patients. Notre projet vise donc à démontrer l’augmentation de l’incidence de cancer dans un modèle de souris déficiente pour le gène responsable de la mucoviscidose, puis d’expliquer comment une dysfonction des cellules endothéliales serait associée à ce développement tumoral. Nos différents travaux publiés et en cours démontrent l’implication des cellules endothéliales dans ce phénomène, mais dans une optique de transfert vers la clinique requiert le passage dans des modèles animaux vivants qui reproduisent de façon pertinente la physiologie des tumeurs et les réponses immunitaires systémiques associées.
Bénéfices attendus
Les dernières avancées thérapeutiques ont permis aux patients atteints de mucoviscidose de voir leur qualité et espérance de vie augmentées de façon significative. En revanche de nombreuses comorbidités préjudiciables à leur santé sont également apparues. Parmi celles-ci un risque élevé de cancers gastro-intestinaux, qui est maintenant pris en charge par un dépistage précoce chez ces patients. En revanche la cause principale du risque élevé de développer certains cancers n’est pas bien comprise. Grâce à ce projet, l’utilisation de différents modèles tumoraux, et à différents stades de la tumorigénèse, permettra d’ouvrir de nouvelles pistes pour expliquer l’élévation de l’incidence des cancers chez les patients atteints de mucoviscidose, et mettre en lumière de potentiels développements thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanées de cellules tumorales (1 seule injection), ou à des injections intra-péritonéales répétées de traitements (1 injection hebdomadaire pendant 4 semaines). Chaque injection durera une trentaine de secondes, à raison d'un maximum de 4 injections par animal.
Impact sur les animaux
Les données de la littérature sur le modèle d’induction tumorale par injection intra-péritonéale d’uréthane (4 fois par semaine) ne font état d’aucun effet indésirable notoire pour les animaux lorsque ceux-ci sont euthanasiés au cours du 4ème mois suivant la première injection d’uréthane. Néanmoins, l'établissement et la croissance des tumeurs pourra générer des douleurs qui seront détectées précocement grâce aux points limites préalablement établis pour chaque procédure.
Devenir
Des prélèvements de tissus seront nécessaires pour les études histologiques de nos procédures. De fait, tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure. De même, les animaux ne pourront être réutilisés car les procédures précédentes pourraient potentiellement introduire une variabilité indésirable sur les prochaines expérimentations.
Remplacement
Notre laboratoire a développé au cours des dernières années des systèmes de culture in vitro complexes (sphéroïdes, puces microfluidiques) et de cellules primaires dérivées de patients qui nous permettent de nous affranchir de l'utilisation d'animaux pour une majorité de nos expériences. Grâce à ces modèles nous avons d’ailleurs validé de nombreux aspects qui soutiennent notre hypothèse. L'approche sur organisme entier nous est en revanche nécessaire pour analyser des processus plus complexe et sur le long terme comme la tumorigénèse.
Réduction
Les différents paramètres mesurés seront comparés par des tests statistiques adaptés aux très petits échantillons. Notre projet nécessitera 168 animaux au total.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans des cages ventilées (5 souris maximum par cage) en milieu enrichi (copeaux de litière, lambeaux de papier) dans des salles à température et hygrométrie contrôlées. Les litières sont changées chaque semaine par le personnel qualifié de l’animalerie. Toutes les procédures prévues dans ce projet sont de classe modérée. L’utilisation d’antalgiques morphiniques n’est pas envisagée car les animaux seront immédiatement euthanasiés en fin de procédure ou d’atteinte d’un point limite. Des points limites adaptés à l’espèce utilisée ont été prévus pour chaque procédure. Une observation quotidienne des animaux sera réalisée par le personnel zootechnique et les expérimentateurs. En cas d’atteinte d’un des points limites suivants un signalement sera fait au responsable de la SBEA ainsi qu’au responsable de l’étude ou à son suppléant. Les animaux seront alors euthanasiés directement afin de prévenir toute douleur au stade le plus précoce possible et d’éviter la collecte de données altérées en raison d’un stress chez les animaux. •Critères cliniques : - Mauvais état du pelage (diminution du toilettage, perte excessive de poils, plaies) - Faciès contracté et position anormale des vibrisses - Yeux clos et larmoyant - Gonflement abdominal pouvant être causé par l’accumulation de liquide d’ascites en raison des tumeurs - Fèces liquides ou absence de fèces. - Respiration anormalement rapide et synonyme d’une masse tumorale intrathoracique trop importante (dans le cas des tumeurs thoraciques). •Critères comportementaux : - Position recourbée (dos voûté, prostration) - Diminution de la mobilité interférant avec l’activité de base de l’animal (alimentation, toilettage) - Réduction de l’activité, isolement - Signes de stress (hyper-sensibilité aux bruits, agressivité, stéréotypie) •Critères zootechniques : - Perte de poids de plus de 20 % par rapport au poids initial de l’animal ou comparativement au poids moyen des individus soumis au même protocole expérimental.
Choix des espèces
L’objectif principal de notre projet est de déterminer l’impact d’un défaut du gène responsable de la mucoviscidose sur le développement tumoral. Nos précédents travaux publiés ont utilisé le modèle de souris envisagé dans ce projet, et mis en lumière des défaut vasculaires qui pourraient expliquer l’apparition de cancers. De fait, l’utilisation de ce modèle de souris particulier au travers de différents modèles tumoraux nous apparaît pertinente et essentielle pour apporter une preuve solide étayant notre hypothèse. Nous utiliserons des animaux âgés de 8 à 10 semaines (jeunes adultes). Le stade de développement est justifié par la nécessité d'avoir des animaux adultes ayant un système immunitaire mature