Rongeurs

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  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 3548
Hamsters dorés : 1400
Souffrances
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4948 animaux, 3548 souris et 1400 hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal est infecté par un virus puis reçoit des molécules antivirales à tester, sous anesthésie pour les injections et prélèvements, l'infection pouvant provoquer des atteintes neurologiques, hépatiques, rénales ou digestives. Le porteur précise que les manipulations ont lieu dans un laboratoire à haute sécurité biologique, ce qui impose la mise à mort de tous les survivants en fin de procédure. Il présente ces essais comme une étape vers de futurs traitements antiviraux, les retombées restant renvoyées au futur.

Objectifs

Actuellement, il existe encore un nombre limité, voir aucun traitement thérapeutique curatif et/ou prophylactique (molécules antivirales, vaccins) contre plusieurs virus pathogènes pour l’Homme. Les maladies infectieuses résultant de ses agents viraux constituent un problème de santé publique majeur, avec un risque élevé de mortalité et morbidité au sein de la population. Il est donc important de concevoir et développer des stratégies de lutte antivirale contre ces virus. Ce projet propose donc d’évaluer l’activité antivirale de différentes molécules dans un modèle animal, ces molécules ont été sélectionnées suite à plusieurs tests in vitro et ex-vivo, démontrant une réduction de la réplication virale de plusieurs virus

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus au cours de ce projet permettront de confirmer l’efficacité préclinique de molécules antivirales. Ils participeront également au développement pharmaceutique d’un panel de molécules thérapeutiques dans le futur, pour lutter contre des infections virales humaines, pour lesquelles il n’existe pas de traitements efficaces, approuvés et disponibles à ce jour.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés lors des étapes de : - prélèvements sanguins (durée : 5min – anesthésie + prélèvement – via veine caudale ou saphène selon l’espèce animal) - infection virale (durée : 4-7min - anesthésie + prélèvement- par voie sous-cutanée, intra-dermique, intrapéritonéale ou intranasale) - administration des molécules thérapeutiques (durée : 4-7min - anesthésie + prélèvement - par voie sous-cutanée, intra-dermique, orale, intranasale ou intrapéritonéale) - euthanasie (durée : 5min)

Impact sur les animaux

Ce projet porte sur la mise au point de modèle infectieux viral. L’infection par ces virus est susceptible d’entrainer une infection virale potentiellement sévère pouvant être caractérisée par des atteintes neurologiques, hépatiques, rénales, digestives et/ou articulaires. Les injections, les prélèvements sanguins et les manipulations quotidiennes (pesées) font également partie des nuisances infligées aux animaux. L’utilisation de molécules antivirales pourraient conduire à l’observation de toxicité et des effets secondaires chez les animaux.

Devenir

Les manipulations s'effectuant avec des virus infectieux et ayant lieu dans un laboratoire possédant un niveau de sécurité biologique élevée, l'ensemble des animaux survivants sont mis à mort à la fin de chaque procédure

Remplacement

De multiples tests poussés in vitro et ex-vivo sont réalisés en amont afin de caractériser le pouvoir antiviral des molécules candidates, ainsi ne seront testées dans les modèles animaux, uniquement les molécules dont les propriétés antivirales auront été validées. L’étude de l’efficacité d‘une molécule antivirale à visée préclinique, passe obligatoirement par l’utilisation d’un modèle animal avant une possible mise sur le marché pharmaceutique et prescription au patient. Par ailleurs, les modèles animaux (souris ou hamster) générés permettront de confirmer les propriétés antivirales des molécules testées, à l’échelle d’un organisme vivant entier physiologiquement proche de l’Homme.

Réduction

Les effectifs ont été calculés à l’aide d’un logiciel statistique afin de n’utiliser que le nombre d’animaux permettant d’obtenir des résultats statistiquement exploitables dans le respect des 3R. Des lots de 4 ou 6 animaux (hamsters ou souris) seront utilisés pour les groupes contrôles ou les groupes d’étude. Afin de garantir l'utilisation de modèles pertinents, des études pilotes seront réalisées avant l'évaluation de l'efficacité des molécules antivirales. En effet, en dépit de la disponibilité de données scientifiques sur le processus infectieux pathologique sur chaque modèle animal étudié, les résultats peuvent varier en fonction des souches virales utilisées.

Raffinement

Après une période d’acclimatation de 5 jours minimum, les animaux seront hébergés en ISOcages adaptées (enrichies de « aspen brick » et « paper shaving ») sur portoirs ventilés. Ils ne seront soumis à aucune privation de nourriture et d’eau. Les animaux seront observés quotidiennement et suivis cliniquement durant toute l’expérimentation. Pour réduire à son minimum la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, ceux-ci seront anesthésiés lors des étapes de prélèvement sanguin, d’inoculation virale, administration des molécules antivirales et euthanasie. Un tapis chauffant sera utilisé en cas d’anesthésie prolongée (dans le cas d’injections par voie souscutanée et intradermique) afin de maintenir la température corporelle de l’animal. De plus, les virus que nous étudierons sont susceptibles d’induire une infection potentiellement sévère chez l’animal ainsi une étude pilote sera réalisée lors de la mise au point des modèles (souris et hamster), cette étape permettra d’affiner les grilles de score en fonction des atteintes pathologiques induites par l’infection, afin de prévenir et réduire toute souffrance et prendre en charge la douleur de l’animal dans le respect des 3R. Un traitement analgésique est prévu en cas d'identification de douleurs légères à moyennes des animaux.

Choix des espèces

Nous utiliserons à la fois le modèle hamster et le modèle souris car en fonction du virus étudié (genre : Adenovirus, Alphavirus, Antavirus, Bunyavirus, Enterovirus, Flavivirus, Picornavirus, et Phlebovirus), la permissivité à l’infection et la réplication virale au sein de ces deux espèces peuvent s’avérer différentes, de plus l’espèce Mus musculus ou Mesocricetus auratus sont les modèles de référence utilisés par la communauté scientifique. Les animaux (hamsters et souris) seront âgés de 3 à 10 semaines. Ces âges correspondent aux stades de développement des souris et hamsters utilisés par la communauté scientifique pour la mise au point des modèles infectieux que nous souhaitons développer ainsi que pour l’étude de molécules pharmacologiques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 36
Souffrances
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36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal, porteur d'une protéine humaine humanisée, reçoit une injection d'anticorps puis subit cinq prélèvements sanguins sous anesthésie en une semaine, avant d'être tué. Le porteur reconnaît que les prélèvements répétés peuvent provoquer douleur, inflammation, induration voire infection cutanée. Il affirme que les essais de pharmacocinétique ne sont "pas substituables" par des tests in vitro, en raison du "besoin" de mesurer la substance dans un organisme aux organes fonctionnels.

Objectifs

L’objectif du projet est l’étude de la pharmacocinétique de différents anticorps ciblant une protéine humaine dans un modèle animal de souris exprimant cette protéine humanisée. Ces anticorps ont déjà montré leur potentiel pour le traitement de maladies du foie, et seront prochainement tester pour d’autres pathologies, notamment les cancers tête-cou, la fibrose rénale et le cancer colorectal. Le but du projet est donc de déterminer pour chaque anticorps le temps de vie dans le sang des animaux humanisés, à différentes doses afin d’optimiser leur utilisation future en clinique. Ces anticorps humanisés sont construits sur différentes types d’anticorps qui possèdent des caractéristiques propres à chacun et qui les amèneront à être utilisés pour différentes applications.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre la pharmacocinétique de ces différents anticorps spécifiques de cette protéine humaine chez l’animal exprimant la protéine humanisée et ainsi de déterminer dose et fréquence optimale d’injection en vue de prochain essais cliniques. Ces anticorps seront utilisés pour différentes pathologies (cancer tête-cou, colorectal, fibrose rénale…) pour lesquelles les options thérapeutiques sont très insatisfaisantes.

Procédures

Les animaux recevront une injection unique d’anticorps sur animaux vigils Cette injection est réalisée en moins d’une minute. Les animaux subiront 5 prélèvements de sang en une semaine. Chaque prélèvement est réalisé sur animaux anesthésiés et prend environ une minute à être réalisé. Les animaux recevront une injection de solution physiologique pour réhydratation qui sera faite sur animaux anesthésiés, suite au 3ème prélèvement de sang. Cette injection est réalisée en moins d’une minute.

Impact sur les animaux

Des nuisances directement liées aux manipulations et aux prélèvements répétés peuvent être attendues, notamment le stress pour les animaux lors des manipulations, une douleur liée au prélèvement et injection pouvant induire inflammation et induration. L’apparition d’une infection cutanée aux points de prélèvement n’est pas à exclure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer le sang sur lequel nous pourrons réaliser différentes analyses. Les organes seront également récupérés afin de réaliser des études histologiques.

Remplacement

Les anticorps ont été validés et sélectionnés par des tests in vitro. Néanmoins, dans les essais de pharmacocinétiques pour toutes substances thérapeutiques, les tests sur animaux entiers ne sont pas substituables par des tests simplifiés in vitro. Cela en raison du besoin de mesurer les variations de concentration de la substance thérapeutique dans le plasma d’un organisme ayant des organes et des systèmes pleinement fonctionnels.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux inclus dans cette étude, nous n’utiliserons que des groupes pertinents nous permettant d’arriver à une conclusion claire. La taille des effectifs a été déterminée auparavant en se basant sur les résultats d’une expérience menée par des collaborateurs. Ainsi des groupes de 4 animaux devraient être suffisants pour déterminer la durée de vie dans le sang de nos anticorps. De plus, cette étude de pharmacocinétique aura elle-même un rôle dans la réduction du nombre des animaux concernés par les procédures expérimentales future, car elle nous permettra de mieux concevoir les expériences futures, en choisissant la dose et le schéma thérapeutique les mieux adaptés.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre de manière précoce la procédure permettant de soustraire les animaux à la souffrance si besoin. Une méthode anesthésique est appliquée lors des prises de sang. Une analgésie est appliquée en cas d’apparition des signes de souffrance ou de douleur. Les animaux sont observés quotidiennement. Afin de limiter la souffrance des animaux, le sang sera collecté par une voie à saignement minimale. Les animaux auront accès sans restriction à la nourriture et à l’eau pendant toute la durée de l’expérience. Les animaux sont hébergés par 3 minimum en cages ventilées.

Choix des espèces

Les anticorps que nous nous proposons d’étudier sont spécifiques d’une protéine humaine. Afin de réaliser des tests précliniques, nous avons établi un modèle de souris exprimant cette protéine humanisée, à la place de la protéine de souris, et présentant les mêmes capacités de fixation des anticorps que la protéine humaine. Les souris seront utilisées un âge adulte (8 à 10 semaines). L’utilisation ultérieure des anticorps se fera chez le sujet adulte.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Souris : 36
Souffrances
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36 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis replacées et réutilisées par d'autres équipes, sans mise à mort prévue. Chaque animal est isolé jusqu'à six semaines pour mesurer l'effet de différents enrichissements sur l'élevage, l'isolement affectant l'expression du comportement social. Le porteur présente ce projet comme un moyen d'améliorer le bien-être des animaux non-humains de l'animalerie et de répondre à la réglementation. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible puisqu'il s'agit d'étudier l'enrichissement lui-même, et indique avoir déjà obtenu des résultats sur un effectif identique.

Objectifs

Cette étude consiste à réaliser des observations afin de comparer différents moyens d'enrichisssements du milieu (2 matériels de nidification ainsi que 3 enrichissements pour se cacher type tunnels ou igloos plastique ou carton) sur 3 lignées à différents âges et différentes conditions d'hébergement. Nous allons analyser chaque cage avec 7 conditions d'enrichissements (6 conditions avec les différents enrichissements + 1condition controle). Elle permettra de répondre au mieux à la réglementation en vigueur, tout en raffinant (3Rs) les conditions d 'élevage de souris améliorant ainsi leur bien-être. L'objectif est de fournir à nos lignées l'enrichissement le mieux adapté pour leur bien être en fonction des conditions d'hébergements.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de répondre au mieux à la réglementation en vigueur , tout en raffinant (3Rs) les conditions d 'élevages de souris impactant ainsi leur bien-être. Le but de ce projet est de permettre de mieux connaître l'impact de l'enrichissement sur le bien être animal . Le même moyen d'enrichissement est utilisé par les souris de la même façons différentes selon qu'elles soient hébergées en groupes sociaux ou de sexes différents (souris mâles isolés, en groupe de souris femelles ou mâles, en groupe reproducteur). Les résultats de notre étude seront valorisés à l'extérieur de notre structure par des présentations à d 'autres Structures de Bien Etre Animal (SBEA).

Procédures

Isolement de 36 mâles pour une durée maximale de 6 semaines.

Impact sur les animaux

Ces animaux devraient avoir un stress mineur au maximum si l'enrichissement n'est pas adapté à l'expression de leurs comportements physiologiques naturels. Les animaux seront également isolés pour les besoins de notre étude, ce qui impacte l'expression de leur comportement social.

Devenir

Les animaux ne subiront aucune procédure expérimentale juste des observations et un isolement pour certains, ce qui est classé en léger. Tous les animaux seront replacés , ils pourront être réutilisés par d'autres équipes de recherche. Notre responsable de la Strucutre de Bien Etre Animal (SBEA) a réussi a replacer tous les individus de ce projet.

Remplacement

Aucun remplacement ne pourra être envisagé puisque ce projet sert à étudier l'impact et le choix de l'enrichissement du milieu sur l'élevage et il est impossible de le réaliser in vitro ou in silico.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d'animaux, nous aurons 4 groupes de 3 mâles et de 3 femelles pour reprendre les mêmes conditions du précédant projet réalisé par notre équipe . Pour analyser l'impact des enrichissements sur les groupes d'accouplement hébergés généralement en trio (2femelles + 1 mâle), nous allons ré-utiliser les mâles et les femelles ce qui nous permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés. Ayant deja des résultats significatifs sur les groupes de males et femelles avec ce nombre de n=4, nous savons que cette quantité d'animaux est suffisante pour nos analyses. Nous prévoyons de tester 3 séries d'enrichissements d'où notre demande de 36 males isolés maximum (3x12). Les autres animaux de l'étude (groupes de 3 mâles , groupes de 3 femellles ou trio) ne sont pas comptabilisés dans cette demande d'autorisation de projet car sous le seuil.

Raffinement

Les animaux feront l'objet d 'une surveillance journalière , les animaux sont hébergés en groupe dans un environnement enrichi avec plusieurs objets leur permettant de faire leur nid, de se cacher. Des points limites ont été définis afin de prendre en compte d'éventuels effets inattendus pour lesquels il sera décidé de mettre en place un traitement approprié ou une euthanasie. Lorsque les mâles sont isolés, ils conservent la possibilité de communication avec leurs congénères par la vue puisque les cages sont hébergées sur un portoir ventilé dont les cages sont transparentes. Les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi et contrôlé (cages connectées) et observés quotidiennement afin d'anticiper l'apparition des points-limites fixés.

Choix des espèces

Les lignées et animaux présents au sein de notre plateforme de recherche sont essentiellement des souris. De plus, ce projet à pour but de répondre à la volonté permanente d'améliorer le bien-être animal au sein de notre animalerie de recherche et servira également pour d'autres animaleries de recherche hébergeant des lignées murines. Les animaux seront analysés à l'age de 13 semaines (pour garder les mêmes conditions qu'une étude effectuée précédemment dans notre animalerie), juste après une semaine d'acclimatation Les animaux rentreront dans le projet pour une durée de 6 semaines + 1semaine d'acclimatation .

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 168
Souffrances
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 168

168 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections biquotidiennes puis, au vingtième jour, seize prélèvements sanguins sériés en une journée pour doser une hormone, avant d'être tuées le lendemain par perfusion intracardiaque de paraformaldéhyde. Le porteur indique que ces manipulations peuvent provoquer douleur, perte de poids et perte de mobilité, atténuées par des analgésiques. Il affirme qu'il est "impossible" d'utiliser un modèle in vitro et que l'étude de la kisspeptine sur la reproduction "nécessite un système complexe et vivant".

Objectifs

Dans certains contextes physiologiques, les taux de prolactine (une hormone produite par les cellules lactotropes situées dans l’hypophyse) augmentent induisant ainsi une infertilité permettant le bon déroulement des processus physiologiques associés (notamment lors de la grossesse ou des périodes d’allaitement). Cependant, des phénomènes pathologiques peuvent également induire une augmentation importante des taux de prolactine sanguine, avec des valeurs supérieures à 25ng/ml (contre 5 à 10 ng/ml en situation non pathologique) et induisant alors une hyperprolactinémie. Parmi les symptômes associés, la fonction de reproduction se retrouve être le principal processus physiologique impacté. A ce jour, l’hyperprolactinémie est principalement traitée par des agonistes dopaminergiques La reproduction est principalement contrôlée au niveau du système nerveux central, notamment grâce à la kisspeptine, un neuropeptide produit et sécrété par des neurones spécifiques de l’hypothalamus. De nombreuses études rapportent un lien fonctionnel entre la prolactine et la kisspeptine dans le cerveau. L’une d’entre elle a d’ailleurs mis en évidence l’inhibition drastique de l’expression de kisspeptine en cas d’hyperproduction de prolactine, ce qui réduit la sécrétion de l'hormone gonadotrophique (GnRH) et, ainsi, un hypogonadisme hypogonadotrophique et l’infertilité. Dans notre laboratoire, nous avons produit un analogue de la kisspeptine (ayant une demi vie plus importante que la kisspeptine endogène) et qui a déjà démontré des effets positifs sur la reproduction des animaux d’élevages et les rongeurs. Nous suggérons alors d’utiliser cet analogue de la kisspeptine dans le traitement de l’hyperprolactinémie en utilisant un modèle de souris dans laquelle les taux de prolactine seront très nettement supérieurs à la normale (à l’aide de mini pompes osmotiques délivrant de la prolactine à haute dose de façon continue, pour mimer la pathologie). Dans ce modèle, déjà utilisé dans d’autres études, l’augmentation de la production de prolactine mime ce qui est observé en cas d’hyperprolactinémie hypophysaires avec notamment l’absence de fertilité, l’inhibition de l’expression de la kisspeptine et la baisse importante de la sécrétion des hormones liées à la reproduction.

Bénéfices attendus

Le présent projet vise à utiliser notre analogue de la kisspeptine, comme traitement d’une pathologie affectant la reproduction, l’hyperprolactinémie. En termes de bénéfices, le présent projet permettrait ainsi d’apporter une preuve de concept de l’efficacité de notre molécule dans le traitement d’une pathologie humaine (mimé par un modèle murin), qui pourrait, in fine, être appliqué à d’autres pathologies associées à un dysfonctionnement de la reproduction chez l’Homme.

Procédures

Les 168 animaux inclus dans cette procédure seront soumis à des injections répétées, de façon biquotidienne tous les jours ou tous les 2 jours. Au 20ème jour après le début du protocole, des prélèvements de sang sériés seront réalisés 40 et 20 minutes avant l'injection du traitement puis 20, 40, 60, 80, 100, 120, 180, 240, 300, 360, 420, 480, 540 et 600 minutes après l'injection pour un total de 16 prélèvements afin de doser la concentration plasmatique d'une hormone cible. Au 21ème jour les animaux seront mis à mort par perfusion intracardiaque de paraformaldéhyde.

Impact sur les animaux

En termes de manipulation des animaux, les injections et prises de sang sont des manipulations maitrisées par le laboratoire et réalisées par du personnel expérimenté. Cependant, des effets tels que des douleurs, perte de poids et perte de mobilité peuvent être observés mais sont anticipées par l'injection d'analgésiques au moment des procédures. De plus un suivi journalier sera mis en place pour prévenir ce genre d'effets et pouvoir traiter les animaux en conséquence.

Devenir

Afin de pouvoir réaliser des études immunohistochimiques sur tissus fixés, tout les animaux seront perfusés par la voie intracardiaque.

Remplacement

Il nous est impossible d'utiliser des modèles in vitro pour des études mécanistiques de ce type. L'étude de l'effet de l'analogue de la kisspeptine sur la fonction de reproduction en cas d’hyperprolactinémie nécessite un système complexe et vivant tel que le modèle murin afin d'avoir une compréhension complète des mécanismes mis en jeu (effet de la molécule sur la sécrétion des hormones liées à la reproduction, effet sur l’expression de gènes cibles dans des tissus périphériques, …). Aussi, ce genre d’étude n’à, à ce jour, aucun équivalent qui n’emploi pas de modèle animal.

Réduction

Notre protocole expérimental a été mis en place de sorte à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Ainsi, nous aurons besoin de 7 animaux par groupes afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. Avec la formation de 24 groupes nous aurons donc besoin de 168 animaux au total.

Raffinement

Les animaux impliqués dans cette étude sont élevés dans les conditions d'élevage classique dans des cages en présence d'enrichissement (de type carton pour la mise en place d'un nid, petite cabane en carton...). De plus, les animaux seront visités au moins une fois par jour avec contact direct ou non (sans réalisation de procédure), permettant l'habituation de l'animal à l’expérimentateur et un suivi du bien-être des animaux. Aussi, une attention toute particulière sera portée aux points limites. Un suivi journalier sera mis en place tout au long de la période d'expérimentation pour évaluer l'état de bien-être des animaux en s'assurant que les points limites ne soient pas atteints. Le comportement et l'apparence des souris sera suivi avec attention et les animaux seront pesés tous les jours pendant 3 jours après les chirurgies, injections ou prises de sangs puis tous les 2 jours jusqu'aux prochains prélèvements sanguins. Ce suivi permettra d'évaluer le bien-être des animaux et de décider de l'euthanasie ou le soulagement de la douleur des animaux suivant le stade d'atteinte des points limites. Afin de de réduire le stress lié aux prélèvements de sang et permettre l'habituation des animaux à cette procédure, un morceau de nourriture appétente sera apporté aux animaux après chaque prélèvement sanguin.

Choix des espèces

La souris est un très bon modèle pour analyser les effets de composés sur la physiologie et le comportement tout en offrant la possibilité de réaliser des parallèles avec d’autres espèces qui permettront d’avoir un bon aperçu de l’effet de la kisspeptine sur le long terme. Les mécanismes d’action de la kisspeptine, de façon aigüe chez la souris sont très bien documentés au niveau de la physiologie de la reproduction et les mécanismes sous-jacents sont bien décrits et conservés chez les mammifères. Ces études font suite à des manipulations in vitro et permettront, in fine, de poursuivre avec des expérimentations sur l'espèce humaine et constituent alors un chainon essentiel au développement de notre approche de façon optimale et rigoureuse L'approche expérimentale nécessite un système reproducteur complètement développé et mature, les animaux employés devront donc avoir atteint la maturité sexuelle, avec un âge minimal de 9 semaines

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
Souris : 1120
Souffrances
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▲ 700
▲ 420
Devenir
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 1120

1120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 700 d'entre elles et sévère pour 420. Elles subissent un infarctus par ligature coronaire ou une néphrectomie quasi complète, deux chirurgies de trois heures, complétées par un cathétérisme cardiaque et un gavage de dioxine, pour étudier la toxicité de ce polluant sur des souris obèses ou insuffisantes cardiaques et rénales. Le porteur indique que les opérations peuvent entraîner une perte de poids de 10 à 20 % et une mortalité accrue dans les trois jours suivants. Il décrit la souris comme un "modèle de choix" et juge l'usage de l'animal "essentiel", en s'appuyant sur des lignées transgéniques.

Objectifs

Les dioxines sont des molécules chimiques appartenant à la famille des polluant organiques persistants dans l’environnement. Les dioxines sont majoritairement produites de manière involontaire lors de la combustion industrielle. L’exposition des Hommes aux dioxines résulte de l’ingestion d’aliments contaminés. En effet, une fois émises dans l’environnement, les dioxines polluent les sols et l’eau, se retrouvent ensuite dans les végétaux, les poissons et d’autres animaux où elles s’accumulent, contaminant ainsi toute la chaine alimentaire. Les dioxines sont des contaminants stables qui peuvent persister longtemps dans le corps humain et endommager le bon fonctionnement de l’organisme. Elles exercent leurs effets toxiques en se fixant sur un récepteur aux hydrocarbures aromatiques nommé AHR (Aryl Hydrocarbon Receptor), un facteur régulant l’expression de certains gènes. Des études récentes démontrent que AHR joue un rôle important dans les atteintes cardiaque et rénale liées à l’exposition aux polluants. En particulier chez l’homme, l’activation de AHR est associée à un risque accru de développer une hypertension artérielle et une atteinte rénale et ainsi de surmortalité cardiovasculaire. Il a également été montré chez les rongeurs que l’activation de AHR par les polluants favorise le développement d’une hypertrophie cardiaque et induit une toxicité rénale. Le cœur et les reins sont deux organes fortement interconnectés et la dysfonction de l’un peut affecter la fonction de l’autre conduisant ainsi à une maladie appelée syndrome cardio-rénal. Nous avons montré que AHR est exprimé dans ces deux organes et qu’ils répondent à l’exposition aux dioxines en activant les gènes cibles de la voie AHR. Le rôle des polluants environnementaux et de l’activation de la voie AHR dans le développement du syndrome cardio-rénal n’est pas connu. Les objectifs de notre travail sont : - D’étudier l’effet d’une exposition chronique à de faible dose de dioxine sur le développement du syndrome cardio-rénal dans différents modèles de souris présentant 1/ une atteinte cardiaque primaire ou 2/ une atteinte rénale primaire ou 3/ dans des modèles d’obésité d’origines alimentaire ou génétique. - De déterminer si le potentiel effet de dioxine sur le syndrome cardio-rénal est médié par l’activation de la voie AHR.

Bénéfices attendus

Ce travail offrira une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels les polluants environnementaux accélèrent l'apparition du syndrome cardio-rénal et la progression de l'insuffisance cardiaque et rénale dans les populations vulnérables et notamment chez les individus obèses.

Procédures

Les procédures chirurgicales sur animal anesthésié sont au nombre de trois : 1. Modèle d'insuffisance cardiaque post-ischémique (durée : 3 heures) 2. Modèle d'insuffisance rénale par néphrectomie quasi complète (durée : 3 heures) 3. Analyse de l'hémodynamique cardiaque par cathétérisme consistant à introduire une sonde (cathéter) dans le ventricule gauche afin de mesurer les pressions et les volumes cardiaques (durée : 30 min). Les procédures non ou peu invasives sur animal anesthésié ou vigile sont au nombre de six : 1. Échocardiographie sur animal anesthésié (durée : 20 minutes) 2. Gavage au polluant ou au solvant sur animal vigile (durée : 20 secondes) 3. Récolte des urines sur la nuit (durée : 12h) 4. Mesure de la pression à la queue sur animal vigile (durée : 10 min) 5. Test de résistance à l’insuline (durée : 1h30) 6. Test de résistance au glucose (durée : 1h30 de test).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables sont principalement ceux liés à la chirurgie (modèle d’insuffisance cardiaque post-ischémique ou néphrectomie) ; pouvant dans les trois premiers jours suivant l’opération conduire à une atteinte aigue cardiaque ou rénale et une mortalité accrue des animaux les plus atteints. Les effets indésirables seront la perte de poids (de 10 à 20%), une altération de leur apparence physique (manque de toilettage, poil ébouriffé, paupière fermée, posture anormale) ou un comportement anormal (mobilité réduite, agressivité). Dans notre expérience, passées les premières 72h, il est rare d’observer des signes de souffrance chez l’animal ayant subi une thoracotomie ou une ablation partielle ou complète du rein, suggérant que la période critique douloureuse est limitée à ce temps court après la chirurgie.

Devenir

A la fin de chaque procédure, tous les animaux (1120 souris) seront mis à mort. Leurs organes seront prélevés afin de réaliser des analyses histologiques et moléculaires nécessaires pour atteindre les objectifs de notre étude.

Remplacement

L'utilisation de modèles animaux pour étudier la toxicité cardiaque et rénale par les polluants est essentielle pour atteindre les objectifs de notre projet de recherche et notamment l’évaluation de l'apparition de l'insuffisance cardiaque et/ou rénale chez la souris adulte. La souris est le modèle de choix en raison des similitudes physiopathologiques avec les maladies cardio-rénales humaines. Par ailleurs, les souris génétiquement modifiées peuvent fournir des notions importantes sur le rôle de la voie de signalisation du récepteur aux hydrocarbures aromatiques appelé AHR (Aryl Hydrocarbon Receptor) dans la toxicité des polluants, avec une grande pertinence pour la santé humaine.

Réduction

Nous allons réduire le nombre d'animaux par l'utilisation des méthodes non invasives (échocardiographie, cage métabolique, pression artérielle à la queue) permettant de répéter les analyses sur le même animal au cours de la maladie, mais aussi grâce à l'utilisation de tests statistiques appropriés. Nos expériences dans le laboratoire ont démontré que : - des groupes de n=10 animaux par groupe expérimental sont nécessaires pour les analyses histologiques et moléculaires compte tenu de la variabilité biologique de la réponse aux polluants. - des groupes de n=15 animaux par groupe expérimental sont nécessaires pour les évaluations fonctionnelles compte tenu de la variabilité interindividuelle et de la mortalité accrue post-opératoire dans nos deux modèles chirurgicaux (infarctus du myocarde et néphrectomie).

Raffinement

Pour raffiner, la souffrance des souris sera réduite en utilisant des sédatifs et analgésiques. Pour l’échocardiographie et les modèles chirurgicaux, les souris seront anesthésiées et des injections d’antidouleurs seront faites en pré- et post-opératoire afin de limiter la douleur. Les animaux seront examinés de façon quotidienne en post-opératoire et durant toute la durée du protocole avec une attention particulière durant les trois premiers jours suivant la chirurgie afin de vérifier leur état général de santé. Pour cela, nous suivrons la grille d’évaluation proposée tenant compte des changements du poids corporel, de perturbation de l'apparence physique et du comportement. Tout animal auquel aura été attribué un score élevé à cette évaluation recevra des analgésiques. Tout animal auquel aura été attribué un score trop élevé sera immédiatement mis à mort. Nous tentons également d'améliorer la qualité de l´élevage en enrichissant les cages expérimentales.

Choix des espèces

La souris a l’avantage indéniable de permettre l’utilisation des souris trangéniques et notamment de souris où AHR est spécifiquement invalidé dans les cellules endothéliales vasculaires. De plus, la souris a le fort avantage du fait de sa petite taille de limiter les quantités de polluants utilisés par l'expérimentateur et les animaliers. Nous avons depuis de nombreuses années mis en place le modèle d’infarctus du myocarde induit par ligature coronaire définitive chez la souris conduisant une insuffisance cardiaque progressive dès la première semaine après l’intervention chirurgicale. Il en est de même pour le modèle de néphrectomie conduisant à une insuffisance rénale chronique. Nous avons également une excellente expérience des évaluations fonctionnelles et structurelles cardiaques et rénales in vivo ainsi que ex vivo dans ce modèle chez la souris. Nos expériences concernent de jeunes adultes (8 semaines), âge auquel le système cardiorénal est entièrement formé.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 12
Souffrances
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12 rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Quatre plaies cutanées sont créées sur chaque animal sous anesthésie, avec des changements de pansement tous les deux jours sous anesthésie et un écouvillonnage répété, avant la mise à mort pour prélever le tissu cicatriciel. Le projet compare le pouvoir cicatrisant de trois miels régionaux de La Réunion, et le porteur suit la douleur au moyen de la Rat Grimace Scale. Il indique avoir déjà mené des tests in vitro et ex vivo sur explants de peau mais affirme "avoir besoin" d'un animal vivant pour étudier la cicatrisation dans son ensemble.

Objectifs

L’objectif du projet est d’étudier l’amélioration du processus de cicatrisation par l’usage de miels de production régionale en application locale sur un modèle de plaies cutanée sur des rats Wistar. Le processus de cicatrisation comporte 4 étapes en condition physiologique : l’hémostase, l’inflammation, la prolifération et le remodelage. Ces étapes se succèdent grâce aux recrutements des cellules immunitaires et la migration de cellules résidentes qui vont sécréter des facteurs permettant d’aboutir à la complète réparation de la lésion cutanée. En situation pathologique, ce processus peut être altéré (infection, maladie métabolique, irradiation…) et entrainer un retard de la cicatrisation et/ou une cicatrisation de moins bonne qualité, avec un risque de réouverture récurrente des plaies qui deviennent alors chroniques. Il est donc important d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur l’utilisation de ressources naturelles ayant des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et anti-microbiennes. A ce titre les miels très utilisés en médecine traditionnelle pour leur potentiel cicatrisant présentent un intérêt croissant. Cependant il manque encore des données scientifiques pour étayer cela. Dans ce projet, les propriétés cicatrisantes de 3 miels appliqués localement ; avec une composition, des propriétés physico-chimiques et biologiques différentes en comparaison à un sucre analogue, à un miel commercial de référence et à un contrôle sans traitement (miel remplacé par de la vaseline) ; seront évaluées sur un modèle de plaies cutanées sur rat Wistar. Dans un premier temps, nous souhaitons évaluer les propriétés cicatrisantes des miels sur des plaies aigües en condition non pathologique. Nous pourrons ainsi étudier d’une part la potentielle amélioration de la qualité de la cicatrisation (composition du tissu cicatriciel, force, tension, contraction et résistance) et d’autre part la possible accélération du processus de cicatrisation.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent principalement la santé humaine et vétérinaire. Les données scientifiques feront l’objet de publications dans des journaux internationaux permettant ainsi une valorisation de la biodiversité locale. De plus, cette étude participe au développement d’une nouvelle stratégie thérapeutique innovante, dans les cas de plaies chroniques retrouvées dans le cadre de complications associées à des pathologies comme l’obésité et le diabète, qui constitutent de véritables problèmes de santé publique sur le territoire réunionnais.

Procédures

Les différentes interventions réalisées sur les 12 rats de l'étude sont les suivantes : - Procédure chirurgicale sous anesthésie générale volatile (30 min) - Changement de pansement (tous les deux jours) sous anesthésie générale volatile (15 min) avec écouvillonnage des plaies (à J0, J+10, J+20) - Mise à mort des 12 rats à la fin de l'étude sous anesthésie générale volatile

Impact sur les animaux

Les principales nuisances sont celles imputables à la chirurgie à savoir : anesthésie, injections, réalisation des plaies, stress et douleurs. Le suivi des plaies se faisant tous les deux jours sous anesthésie, peut engendrer un stress lié à l’endormissement et au réveil de l’animal. De plus, le positionnement des pansements peut constituer une gène (risque de retrait du pansement, difficultés à se mouvoir). L’isolement des rats en cas d’atteintes de points limites peut également constituer une source de stress.

Devenir

Mise à mort pour récupération du tissu cicatriciel et analyses histologiques et biochimiques.

Remplacement

Des tests préliminaires in vitro de cytotoxicité ont été réalisés préalablement sur un modèle de cellules épithéliales humaines de la peau, afin d’extrapoler la concentration de miel à utiliser sur notre modèle animal. De même, les propriétés anti-inflammatoires et l’impact des miels sur la capacité de migration des cellules ont été évaluées in vitro. Par ailleurs, le potentiel anti-microbien des miels a été démontré sur des micro-organismes fréquemment retrouvés dans les plaies. Pour compléter cela et affiner les critères de séléction des miels, une étude ex vivo a été menée sur des explants de peau de rats, permettant de discriminer trois miels au potentiel cicatrisant remarquable. Afin de répondre à notre objectif scientifique, nous avons besoin d’évaluer les propriétés des miels sur un modèle animal vivant pour étudier le processus cicatriciel dans son ensemble, notamment des phases telles que l’angiogénèse et la réinnervation, avec les contraintes que peut subir la peau au quotidien à savoir étirement, relâchement, inflammation locale.

Réduction

Nous avons pu réduire le nombre de rats grâce à une revue systématique bibliographique et à l’utilisation de l’outil statistique R. De plus, la taille des plaies induites de 6 mm, ainsi que la taille des rats, permettront de réaliser 4 plaies par animal. Enfin, les analyses biochimiques et histologiques pourront être réalisées sur les mêmes plaies permettant de réduire encore le nombre d’animaux.

Raffinement

Notre protocole a été optimisé afin de minimiser au maximum les contraintes subies par les animaux. La procédure chirurgicale sera réalisée sous anesthésie avec une couverture analgésique en respectant strictement les règles d’asepsie. Le matériel chirurgical utilisé sera rigoureusement stérilisé au préalable. Les miels utilisés sur les plaies induites auront été soumis à un contrôle microbiologique. Les animaux seront surveillés plusieurs fois par jour et seront observés tous les jours pour détecter tout inconfort lié aux procédures, avec un suivi post-opératoire renforcé dans les premières 48h ainsi que dans les phases de réveil faites en chambre de réveil thermostatée. Nous effectuerons également un scoring de la douleur via l’outil du Rat Grimace Scale.

Choix des espèces

Le modèle du rat WISTAR a été selectionné dans cette étude. Le rat est un modèle largement utilisé dans la recherche pré-clinique en chirurgie. La souche de rat choisie est reputée robuste et elle est peu couteuse. Il s’agit d’un modèle de référence dans les études sur la réparation de lésions cutanées et le modèle expérimental est donc très bien référencé. Par ailleurs, ce modèle possède une architecture de la peau proche de celle retrouvée chez l’Homme ; présence d’épiderme, lame basale, derme, hypoderme et présence de follicules pileux. La taille de l’animal nous permettra de faire plusieurs plaies par rat et donc de réduire notre nombre total d’animaux. Nous travaillerons avec des rats mâles adultes de 8 semaines (300 g en moyenne). Les jeune râts adultes ont une meilleure récupération post-chirurgicale et nous n’ajouterons pas de biais de cicatrisation lié à l’âge de l’animal qui aura une peau plus souple à 8 semaines. Cela permettra d’avoir un processus de cicatrisation optimal.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 528
Souffrances
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Devenir
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528 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un choc septique leur est provoqué, avec trois injections et trois prélèvements sanguins et, pour certaines, une chirurgie avec réveil, pour tester de nouveaux traitements anti-inflammatoires. Le porteur indique que les souris développent alors déplacements ralentis, hypothermie et perte de poids, et prévoit des points limites précoces pour arrêter la procédure. Il juge le passage à l'animal "incontournable" pour reproduire la complexité de la maladie et avance aussi un argument de coût d'hospitalisation, les bénéfices pour les patients restant conditionnels.

Objectifs

Le sepsis est la principale cause de décès dans les unités de soins intensifs dans le monde, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 50% en cas de choc septique. Le sepsis se caractérise par une réaction inflammatoire systémique exacerbée en réponse à une infection généralisée. Non traitée, cette activation incontrôlée du système immunitaire peut provoquer une défaillance multiviscérale jusqu’à entrainer le décès du patient. A l’exception de traitements antibiotiques associés à une assistance cardiaque et respiratoire, il n'y a actuellement aucune thérapie reconnue contre le sepsis. Un des obstacles rencontrés lors du développement de traitements anti-inflammatoires du sepsis est la difficulté d’atténuer la phase inflammatoire sans affaiblir le système immunitaire du patient nécessaire pour combattre l’infection. Nous souhaitons donc développer de nouvelles stratégies innovantes afin de bloquer le processus hyper-inflammatoire du sepsis sans induire de phase immunosuppressive.

Bénéfices attendus

Nous envisageons que ces traitements innovants soient combinés avec des soins déjà approuvés tels que l’administration d’antibiotique et une assistance cardio-pulmonaire. Cette combinaison pourra conduire à un effet synergique qui non seulement améliorera considérablement la survie des patients, mais réduira également la durée d’hospitalisation. Ainsi, l'impact sociétal de ce projet sera non seulement médical mais également économique, le sepsis induisant généralement une longue hospitalisation en unité de soins intensifs pour un coût moyen dans les pays industrialisés de 30 000 € par patient atteint de sepsis sévère.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à trois injections qui dure 2 minutes (induction de modèle, administration d’anesthésique ou de traitements) et trois prélèvements de sang qui dure 3 minutes. Certains animaux seront soumis à une procédure chirurgicale avec réveil qui dure 20 minutes environ.

Impact sur les animaux

Les souris soumises à un choc septique présentent un état physique altéré avec des déplacements ralentis et une réponse aux stimuli tactiles diminuée. Leur état physiologique est aussi altéré avec une hypothermie et une perte de poids. Dans de rare cas, une diarrhée peut apparaitre. Une grille d’évaluation multicritère nous permettra d’évaluer l’état général de la souris très précisément et de mettre en place des points limites très précoces qui permettront de fixer des critères d’arrêt de la procédure pour limiter la souffrance.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort soit parce qu’ils ont atteints les points limites, soit parce qu’ils sont en fin de procédure. Leur sang sera prélevé pour réaliser des analyses cellulaires pour évaluer nos traitements.

Remplacement

Le sepsis est une maladie inflammatoire complexe conduisant à une phase précoce d'hyper-inflammation qui induit des effets néfastes sur les organes vitaux puis à une phase immunosuppressive où le système immunitaire ne peut plus combattre l’infection. Les études in vitro sur des lignées cellulaires ont montré l’efficacité de nos traitements à réduire l’inflammation. Le passage à un modèle animal à ce stade de l‘étude est incontournable pour mimer la complexité de la pathologie. L’effet ne peut donc être considéré qu’à l’échelle d’un organisme.

Réduction

Seuls les traitements ayant montré une efficacité in vitro seront évalués in vivo. Le dimensionnement des groupes expérimentaux a été réalisé à l’aide d’un logiciel de statistique qui nous a permis de déterminer le nombre juste et minimal d’animaux qui garantira la validité statistique de l’étude. Une étude pilote avec un nombre limité d’animaux permettra la mise au point du modèle avant de tester les différents traitements. Si les traitements ne présentaient pas l’efficacité escomptée, la procédure sera arrêtée. L’étude de biodistribution se fera en imagerie par fluorescence ce qui permet un suivi longitudinal des animaux et de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

La procédure chirurgicale sera réalisée sous anesthésie générale et la douleur sera gérée grâce à la mise en place d’un protocole analgésique adapté en pré et post-opératoire. L’hypothermie sera limitée avec l’utilisation d’une plaque chauffante. Une grille de score détaillée permettra de suivre l’état général des animaux et de définir des points limites très précoces qui seront strictement appliqués. Un arbre décisionnel sera appliqué en fonction du score. L’étude de biodistribution se fera en imagerie par fluorescence qui est une technique non invasive. Les animaux seront stabulés en groupes sociaux dans un environnement enrichi. Des mesures seront mises en place pour faciliter la prise de nourriture et d’eau.

Choix des espèces

Les modèles murins sont très bien décrits dans la littérature et la souris est l'espèce la plus utilisée pour le modèle du sepsis. Cette espèce nous permettra donc de bénéficier de données déjà existantes pour la mise en place du modèle et de pouvoir comparer nos résultats avec ceux déjà publiés. Les souris seront âgées de 8 à 12 semaines, correspondant à des souris adultes avec un système immunitaire mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Gerbilles de Mongolie : 60
Souffrances
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 60

60 gerbilles de Mongolie vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune est opérée des deux oreilles en une seule intervention de 45 à 60 minutes, pour recevoir un implant d'oreille moyenne chargé en dexaméthasone, et passe sous anesthésie générale, avant et après l'opération, trois ou huit enregistrements de son audition. Après un ou six mois, l'équipe prélève sous anesthésie le liquide de son oreille interne, puis la tue pour analyser ses cochlées. Le seul effet indésirable listé est une perte auditive due à l'implant, et le porteur décrit la chirurgie comme "peu invasive et peu douloureuse". Il affirme que seul un "modèle animale vivant" permet de suivre la diffusion du médicament dans l'oreille interne.

Objectifs

Selon l'OMS, 360 millions de personnes souffrent de déficience auditive handicapante (5 millions en France). Les traitements médicaux destinées a l’oreille interne par voie systémique sont limitées par l’existence de la barriere hémato-cochléaire qui empeche le principe actif d’atteindre sa cible. L’objectif de l’étude est le développement d’outils de délivrance de principes actifs via la fenêtre ronde.

Bénéfices attendus

Nous espérons que le prélèvement de liquide périlymphatique à l’apex cochléaire permettra une analyse précise et fiable de la pharmacocinétique du médicament. Nous nous attendons à mettre en évidence des concentrations plus élevées en dexaméthasone avec l’implant d’oreille moyenne, sans gradient de concentration baso apical et avec une concordance de gradient histo-biochimique. Nous espérons mettre en évidence une durée prolongée de délivrance de la dexaméthasone dans le groupe « long terme ».

Procédures

- Potentiels évoqués auditifs (PEA) réalisés sous anesthésie générale pour une durée totale de 20 à 30 minutes maximum. Toutes les gerbilles avant la chirurgie puis à 1 semaine et 1 mois post opératoire et à 2 mois, 3 mois, 4 mois, 5 mois et 6 mois pour le groupe "long terme". Cela correspond à 3 interventions dans le groupe "court terme" et 8 interventions dans le groupe "long terme". - Chirurgie d'implantation du dispositif d'oreille moyenne sous anesthésie générale pour une durée totale de 45 à 60 minutes selon la courbe d'apprentissage : toutes les gerbilles avec le dispositif chargé en dexaméthasone dans une oreille, la moitié des gerbilles bénéficiera du dispositif non chargé en dexaméthasone dans l'oreille controlatérale et l'autre moitié bénéficiera d'une injection transtympanique de dexaméthasone dans l'oreille controlatérale. Ainsi, chaque gerbille bénéficiera d'une seule intervention au cours de laquelle les 2 oreilles seront opérées. - Prélévement péri lymphatique à l'apex cochléaire sous anesthésie générale de chaque oreille soit une durée totale de 40 à 50 minutes : à 1 mois pour le groupe "court terme" et à 6 mois pour le groupe "long terme". Chaque gerbille bénéficiera d'une seule intervention au cours de laquelle le prélèvement sera réalisé sur les 2 oreilles.

Impact sur les animaux

Perte auditive lié à l'implantation du dispositif d'oreille moyenne.

Devenir

L'ensemble des 60 animaux seront mis à mort après le prélévement péri lymphatique afin de réaliser le prélèvement puis l'analyse en immunofluorescence des cochlées.

Remplacement

Il s'agit d'une étude de délivrance d'un produit au sein de l'oreille interne, il n'existe pas d'alternative non animale pour la réalisation de ce type d'étude. Seul un modèle animale vivant peut nous permettre d'étudier la pharmacocinétique du dispositif au sein de l'oreille interne.

Réduction

Un nombre d'animaux suffisant (30 par groupe) a été choisi pour pouvoir réaliser des tests statistiques paramétriques, qui sont plus robustes (Tests t de Student et ANOVA). Les deux oreilles de chaque animale sera utilisé : l'une bénéficiera du principe actif l'autre bénéficiera de la technique de référence ou sera utilisé comme controle négatif.

Raffinement

En cas de signe(s) de souffrance (hyperactivité ou isolement, indifférence par rapport au milieu extérieur, diminution du comportement exploratoire, fuite ou défense à la manipulation, poil hérissé par absence de toilettage, voussure dorsale, vocalises, perte de poids supérieure à 10 %) un traitement analgésique sera mise en place précocément par injection intrapéritonéale de Buprénorphine (Vétergésic® ou Buprécare®) à raison de 0,03 mg/kg toutes les 6 à 8 heures. Cette situation est peu probable car il s'agit d'une chirurgie peu invasive et peu douloureuse.

Choix des espèces

La gerbille de Mongolie est un excellent modèle animal en audiologie et otologie pour 4 raisons : - spectre auditif étendu aux basses fréquences, ce qui en fait le rongeur (avec le Chinchilla) qui présente le spectre auditif le plus proche de l'Homme, - bulle auditive (zone qui contient les oreille moyennes et internes) naturellement hypertrophiée, ce qui en fait un bon modèle chirurgical pour ces régions, - rareté des épisodes d'otites moyennes aiguës, ce qui en fait un bon modèle pour l'évaluation non infectieuse des chirurgies otologiques, - ancienneté d'utilisation du modèle depuis de nombreuses années par notre équipe nous permettant d'acquérir une certaine expertise le concernant. Les gerbilles de Mongolie auront environ 10 mois, ce qui constitue le meilleur compromis entre un âge adulte donnant des animaux de taille suffisante pour faciliter la microchirurgie et un âge suffisamment jeune permettant de s’affranchir des problèmes de presbyacousie. En effet, la gerbille de Mongolie est un excellent modèle animal de presbyacousie. Son audition est adulte à partir de 18 jours et la presbyacousie débute vers 18 mois, avec une élévation du seuil de 10 dB SPL vers 22-24 mois et une franche perte auditive (20 à 30 dB SPL) à 36 mois de vie.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1920
Souffrances
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Devenir
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 1920

1920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit un infarctus provoqué par l'obstruction d'une artère coronaire, l'implantation sous-cutanée d'une mini-pompe et deux échocardiographies sous anesthésie, avant d'être tué par exsanguination intracardiaque ou dislocation cervicale pour prélever le cœur. Le porteur reconnaît que l'insuffisance cardiaque provoquée par l'opération peut être une source de souffrance. Il décrit la souris comme un "modèle de choix" et qualifie cette étape d'"indispensable" avant l'homme, les retombées cliniques restant formulées au conditionnel.

Objectifs

​L’insuffisance cardiaque (IC) est une pathologie qui touche le muscle cardiaque et qui indique l’incapacité du cœur à assurer son rôle de pompe. L'IC touche plus de 1,2M de personnes en France et est caractérisée par une lourde mortalité. Les causes de l’insuffisance cardiaque sont nombreuses mais la cause la plus fréquente est l’infarctus de myocarde (IM). Celui ci est caractérisé par une perte de masse musculaire et qui est remplacé par un tissu fibreux qui ne peut plus se contracter. Ces modifications mèneront à l’IC avec une diminution de la capacité du coeur à pomper le sang dans la circulation. Actuellement, il n’existe aucun traitement efficace pour limiter cette fibrose cardiaque. L’objectif de ce projet est de tester de nouvelles molécules qui empéchent le développement de la fibrose et préservent le muscle cardiaque et son fonctionnement. Ces nouveaux principes thérapeutiques seront étudiés dans un modèle d’infarctus du myocarde chez la souris car il se rapproche beaucoup de ce qui est observé chez l'homme. Ces résultats seront considérés comme un programme de développement pré-clinique pouvant soutenir le passage ultérieur chez l’homme.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer le bénéfice d'une nouvelle approche thérapeutique limitant le développement de l’IC. Les résultats de ce projet pourront soutenir un futur projet chez l'homme.

Procédures

Dans le cadre de ce projet de recherche, nous allons réaliser 5 interventions : Dans un premier temps, réaliser une échocardiographie sous anesthésie générale sur tous les animaux afin de mesurer la fonction cardiaque de base (15 minutes par souris). Dans un second temps, implanter une mini-pompe osmotique en sous cutanée pour tous les animaux et sous anesthésie générale (10 minutes par souris). Deux jours après, induire une ischémique myocardique permanente par l’obstruction de l’artère coronaire sous anesthésie générale et locale. Cette intervention est unique, réalisée une seule fois sur chaque souris modèle et dure moins de 20 minutes. 7 jours ou 14 jours après la chirurgie (selon le protocole), réaliser une deuxième échocardiographie (15 minutes par souris) pour mesurer la fonction cardiaque post chirurgie et post traitement. Ce geste sera réalisé sur l’ensemble des animaux sous anesthésie générale. Un groupe d’animaux (160 souris) sera mis à mort par exsanguination intracardiaque et le cœur sera ensuite prélevé pour une étude histologique. Pour le reste des animaux (1760 souris), ils seront mis à mort par une dislocation cervicale (animal sous anesthésie générale profone à l'isoflurane 5%).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont liés à l’expérimentation, principalement l’inconfort lié à la préhension des animaux et la douleur au point d’injection. Il y a également les effets indésirables liés à la chirurgie comme l’insuffisance cardiaque. En effet, cette chirurgie pourrait être une source de douleur pour les animaux et l’insuffisance cardiaque engendrée par l’opération peut être également une source de souffrance pour la souris. Cependant, il n’y a aucun effet indésirable lié à l’échocardiographie.

Devenir

A l’issue des différents gestes techniques réalisés sur le même animal (imagerie échocardiographie, implantation d’une mini-pompe, infarctus du myocarde, exploration de la fonction cardiaque), tous les animaux seront mis à mort dans le but de prélever le cœur. Ceci nous permettera d’étudier l’efficacité du traitement à l’aide de différentes techniques (histologie, immunohistochimie, cytométrie en flux, western blot …).

Remplacement

Les molécules à étudier ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro qui nous ont permis d’identifier les cibles thérapeutiques impliquées dans la fibrose. Notre projet nécessite d'utiliser un modèle in vivo en raison d’une approche physiopathologique du système cardiovasculaire intégrée sur animal entier. La réalisation de ce projet constitue une des étapes précliniques indispensables avant l’application chez l’homme de ces approches thérapeutiques.

Réduction

La physiopathologie ainsi que la cinétique du modèle (infarctus du myocarde) sont bien connues et ont été bien étudiées ce qui permet de mieux définir la durée des expériences et éviter la mise à mort des animaux à différent temps après la chirurgie. Le nombre d'animaux nécessaire a été défini en fonction de type d’analyses nécessaires pour tester l’efficacité des traitements et nous avons pris en compte la mortalité des souris infarcies durant le protocole de telle sorte que les résultats obtenus soient suffisants statistiquement pour conclure sur l'efficacité de nos approches thérapeutiques. Les analyses sont généralement réalisées avec un nombre minimal de 6 animaux survivants par groupe. Les méthodes d'imagerie qui seront utilisées étant non invasives et non douloureuses, les animaux pourront être suivis au cours du temps et les paramètres étudiés seront mesurés chez le même animal. De plus les molécules seront, dans un premier temps, testées uniquement pendant 7 jours (post-op) afin de vérifier leur efficacité. Si nous remarquons que les traitements sont efficaces, nous continuerons les expériences avec une durée de traitement plus longue (14 jours post-op). Si nous ne voyons aucun effet du traitement à 7 jours, le projet s’arretera et nous n’utiliserons pas les souris dédiées pour une durée de traitement plus longue.

Raffinement

Le suivi quotidien des animaux par un personnel qualifié et la mise en place de points limites adaptés permettront d’identifier et de limiter toute souffrance et douleur, d’abord par l’injection des antalgiques dans la limite du possible pour ne pas interférer avec l’expérience en cours et par une mise à mort anticipée selon les méthodes réglementaires, si nécessaire. L'ensemble des chirurgies de ce projet sera réalisé sous anesthésie générale associée à une analgésie pré-opératoire.

Choix des espèces

La recherche clinique sur la fibrose cardiaque chez l’homme est limitée pour des raisons éthiques, c’est pourquoi le recours aux modèles animaux est indispensable pour élucider les mécanismes mis en jeu. La souris est un des modèles les plus utilisés en recherche biomédicale. Au-delà de l’aspect pratique (reproduction rapide, connaissance du modèle, coût modéré), la proximité de son génome avec le génome humain (80% d’homologie) en fait un modèle de choix : par exemple la structure des tissus musculaires et cardiaques murins est très proche de celle de l’homme. Nous pouvons donc utiliser la souris comme modèle expérimental et les résultats observés permettront de mieux comprendre la fibrose et prédire l’efficacité du traitement chez l’Homme. Des souris jeunes adultes (agées de 8 à 12 semaines) car leur système cardiovasculaire est bien developpé.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 189
Souffrances
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▲ 189
Devenir
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 189

189 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit dans le cerveau une injection de cellules cancéreuses humaines lors d'une chirurgie d'une heure, puis est pesé chaque jour pendant deux à trois mois le temps que la tumeur se développe, avant d'être tué pour prélever son cerveau. Le porteur indique que la pousse tumorale peut provoquer perte de poids, baisse des déplacements et retrait du groupe social. Il affirme que le pouvoir métastatique de ces cellules ne se vérifie qu'in vivo et juge le recours à "l'animal entier" "absolument nécessaire", les retombées thérapeutiques restant renvoyées au long terme.

Objectifs

Les métastases cérébrales sont les tumeurs intracrâniennes du système nerveux central les plus fréquentes chez les adultes, elles représentent la troisième maladie neurologique en termes d’incidence avec plus de 30.000 nouveaux patients par an en France. Ces métastases sont associées à un mauvais pronostic et à une altération de la qualité de vie. La maladie métastatique implique plusieurs évènements dont la dissémination des cellules tumorales à partir de la tumeur primitive. Les données récentes suggèrent que ce sont essentiellement les cellules souches cancéreuses qui sont capables de donner des métastases. Ces cellules souches cancéreuses sont caractérisées par une capacité d’auto-renouvellement, une prolifération extensive, une capacité à se différencier et à reproduire une seconde tumeur identique à la tumeur d’origine. Les hypothèses actuelles postulent que les cellules souches métastatiques sont des cellules souches cancéreuses migrantes qui ont initié une tumeur à distance dans un nouveau site. Dans ce contexte, nous nous focalisons sur l'étude des cellules souches de métastases qui ont migré dans le cerveau. Les cellules souches de métastases cérébrales issues de cancers humains primitifs différents (colorectal, sein), seront caractérisées de manière complète in vitro en laboratoire. Une fois les cellules parfaitement décrites d'un point de vue biologique, la dernière étape de la caractérisation consiste en la vérification de la capacité de ces cellules à reproduire une tumeur humaine chez la souris. Cette dernière étape, in vivo, est, d'une part standardisée et internationalement reconnue comme telle et, d'autre part, absolument nécessaire à la validation de l'hypothèse. En effet, la finalité est de mieux décrire les cellules à l'origine des métastases chez l'homme issues de divers cancers primitifs afin de bloquer la migration de ces cellules. Ceci permettra l'ouverture vers de nouvelles thérapies ciblées chez l'Homme.

Bénéfices attendus

A court terme, nous souhaitons prouver que certaines cellules sont à l'origine des métastases cérébrales les caractériser. A long terme, nous espérons pouvoir ainsi les bloquer pour éviter un échappement du site primitif (sein, colorectal) vers le cerveau. Ceci permettra de développer de nouveaux médicaments empêchant la formation de métastases chez l'Homme.

Procédures

Tous les animaux sont soumis à une injection de cellules cancéreuses humaines dans le cerveau. Cette chirurgie dure approximativement 1 heure et est réalisée sous anesthésie avec antalgiques. Suite à ces injections, les souris seront pesées (durée approximative 3 minutes) quotidiennement pendant 2 à 3 mois, qui est le temps nécessaire au développement tumoral.

Impact sur les animaux

Suite à la chirurgie, nous pouvons observer un inconfort sur les premiers jours post chirurgie puis, lors du développement tumoral : la perte de poids, la diminution des déplacements ainsi que le retrait de l'individu du groupe social établi. La chirurgie peut aussi induire un inconfort au niveau de la plaie du crâne et de la présence des fils de suture.

Devenir

Le but est la récupération du cerveau des animaux. Il nous faut donc mettre à mort les animaux afin de récupérer leurs organes.

Remplacement

Dans le domaine de la cancérologie, les potentiels tumorigénique et métastatique ne peuvent pas être appréhendés seulement par des expérimentations in vitro. Toutes les expérimentations in vitro classiques concernant les cellules souches (autorenouvellement, dilution limite, présence de marqueurs souches mis en évidence par différentes technologies de pointe) ont été réalisées en amont des expérimentations in vivo faisant l'objet du présent projet. L'administration des cellules à l'animal permet aux cellules souches de métastases cérébrales d'être au contact d'un environnement complexe qu'il n'est pas possible de reproduire in vitro. Il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier à ce stade du projet qui consiste à vérifier sans aucun doute qu'il s'agit bien de cellules souches de métastases cérébrales.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux, nous avons déterminé par un test statistique de calcul de puissance le nombre minimum d’animaux nécessaire dans chaque groupe expérimental afin d’obtenir des résultats statistiquement valides (Ce nombre est de 7 souris par groupe). Compte tenu des procédures à mettre en place pour valider les cellules souches de métastases cérébrales et du nombre de cellules souches de métastases cérébrales à valider, nous utiliserons 189 souris au total sur les 5 ans du projet. De plus, l'utilisation de souris ayant un statut hormonal identique à la personne d'où sont extraites les cellules souches de métastases cérébrales nous permet d'avoir une meilleure prise tumorale. Ceci limite aussi le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les souris sont élevées en portoirs ventilés en accord avec le statut sanitaire d'animaux immunodéprimés. Les souris seront maintenues constamment en groupe d'au moins 2 individus afin de limiter le mal-être engendré par l'isolement d'individus. Un enrichissement adapté à l'espèce utilisée est mis à disposition dans les cages. Afin de s’assurer de leur bien-être, les souris seront pesées et observées quotidiennement à la recherche de signe de souffrance ou de comportement inadapté pendant toute la durée de la procédure. Les chirurgies seront réalisées selon des règles de bonnes pratiques chrirugicales (aseptie, anesthésie, antalgie, contrôle de la température) et par des personnes expérimentées. Une habituation en pré-opératoire est réalisée pour les pesées quotidiennes, afin de limiter le stress occasionné par celles-ci, pendant 7 jours. Une habituation à une nourriture enrichie riche en glucides et en lipides est aussi réalisée 48 heures avant les chirurgies pour veiller à la bonne reprise alimentaire en partie post-chirurgicale. Une prise en charge antalgique est réalisée en parties pré et post-opératoires. Des points limites (critères d'arrêt) spécifiques des procédures expérimentales appliquées sur les animaux ont été établis et seront appliqués. Au moindre signe clinique d'inconfort, une surveillance particulière de l’animal réalisée et un antidouleur puissant est introduit (morphinique). Si après 48h, le comportement de l'animal n'est pas revenu à la normale, l'animal sera mis à mort.

Choix des espèces

Les souris (Mus musculus) athymiques « nude »sont à ce jour l’espèce modèle de mammifères pour les études en cancérologie. En effet, ce modèle ne possède pas de système immunitaire compétent et ne peut donc pas rejeter une greffe d'origine humaine. Nous utiliserons des souris âgées de 6 semaines pour cette étude. Nous travaillerons avec des jeunes souris imprégnées d’hormones et facteurs de croissance permettant une meilleure croissance du greffon. Ceci permettant aussi de limiter le nombre d’animaux utilisés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 96
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 96
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 96

96 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat subit une chirurgie du fémur pour y greffer un biomatériau imprimé en 3D, puis quatre séances d'imagerie X et IRM sous anesthésie sur huit semaines, avant la mise à mort pour analyser l'os. Le porteur indique une douleur modérée liée à la chirurgie et prévoit la mise à mort si la perte de poids dépasse le seuil fixé. Il présente cette étape sur le rat comme un préalable à des essais chez de "gros animaux" puis en clinique, l'issue conditionnant de futures demandes de financement.

Objectifs

En raison des changements de mode de vie et du vieillissement des nations industrialisées, les lésions osseuses traumatiques et les fractures fragiles induites par l'ostéoporose représentent un énorme défi médical et socio-économique. Ce projet vise à créer une nouvelle approche de régénération osseuse qui combine l'administration de gènes et l'impression 3D pour la création de matrices personnalisées qui permettraient d'aboutir à une meilleur réparation osseuse ainsi qu'une meilleure régénération des nerfs et des vaisseaux sanguins de la zone.

Bénéfices attendus

Les résultats des expériences menées sur ce modèle animal sont un préalable à la poursuite des travaux sur d'autres modèles, notamment chez les gros animaux. De mauvais résultats obtenus avec ce biomatériau conduiront à son abandon. En revanche, des résultats positifs (régénération osseuse au moins partielle, supérieure à celle observée avec le matériau de référence) permettent d'envisager le dépôt de demandes de financement pour la poursuite des études : tests chez le gros animal, puis essais cliniques.

Procédures

Chaque animal sera soumis à une chirurgie orthopédique (il s'agit d'un acte chirurgical unique d'une durée de 20 minutes), puis à 2 séances d'imagerie de rayons X (durée de l'examen: 15 minutes) et d'IRM (durée de l'examen: 30 minutes) à J1, J14, J28, J56. Toutes les séances d'imagerie se dérouleront sous anesthésie.

Impact sur les animaux

La chirurgie orthopédique peut entraîner une douleur modérée. La radiographie et l'IRM peuvent être considérées comme des actes expérimentaux de gravité légère , développées sous anesthésie générale.

Devenir

Ils sont tous euthanasiés à semaine 8 pour procéder à une analyse histologique des tissus dans la région opérée.

Remplacement

L'utilisation en clinique d'un nouveau procédé chirurgical avec un biomatériau nécessite impérativement une phase d'expérimentation pré-clinique. Des études in vitro ont été réalisées pour éliminer une éventuelle toxicité cellulaire du biomatériau et pour évaluer le potentiel de différenciation ostéoblastique de ce complexe. Aucune méthode in vitro actuelle (ex. organoïdes, sphéroïdes,...) n'a démontré la capacité ou ne présente de validation scientifique permettant d'étudier simultanément la formation osseuse, la vascularisation et l'innervation induites par les biomatériaux tout en tenant compte de la complexité d'un être vivant (système immunitaire, flux sanguin...).

Réduction

L'utilisation de systèmes d'imagerie non invasive (IRM et microtomographie de rayons X) permet de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés. En effet, le suivi de chaque animal permet d'obtenir des informations sur le processus de régénération et sur divers autres paramètres biologiques à différents temps, sans avoir besoin de euthanasier les animaux. Sans ces procédures, il faudrait envisager des groupes de rats pour chaque temps expérimental où une analyse est requise.

Raffinement

Toutes les interventions sont faites sous anesthésie générale et une analgésie adaptée sera appliquée en post-opératoire pour limiter la douleur. La chirurgie est faite dans les meilleures conditions d’asepsie, d’anesthésie, de prise en charge de la douleur. Surveillance accrue des animaux en post opératoire pour détecter tout signe de souffrance, et la soulager. L'itinéraire et les plans de voyage entre l'animalerie et les sites d'imagerie par rayons X et IRM seront optimisés afin de réduire la durée du voyage. Les animaux pourront s'acclimater après le transport afin de réduire leur détresse. Les conditions optimales d’hébergement sont garanties pour les animaux tout au long du projet. Toutes les modifications de comportement et d’aspect seront consignées dans un fichier informatique par les personnes impliquées directement dans ce projet. Les critères suivants seront prépondérants dans la détermination des points limites: en cas de isolement de l’animal, poil hérissé́, ou perte de poids hebdomadaire supérieure à 20 %, de la nourriture hydraté et de l’eau sera mise à disposition au fond de la cage, et un traitement antalgique par Buprénorphine sera également administré, cependant, en cas de persistance de un de ces points pendant plus de 3 jours, le vétérinaire ou le porteur de projet sera contacté pour prendre une décision sur la procédure à adopter (continuation/adaptation des soins ou mise à mort); la perte de poids pendant plus de 5 jours entraînera la mise à mort immédiate de l’animal; et la perte de poids pendant plus de 2 jours, associé à des problèmes de locomotion, et douleur évidente au niveau de la patte opéré, entraînera aussi la mise à mort immédiate de l’animal.

Choix des espèces

Le rat Sprague Dawley a été choisi à la suite de travaux réalisés dans notre laboratoire et par d'autres équipes portant sur l'analyse des propriétés histologiques et biologiques des membranes induites en site osseux fémoral chez le rat . Il est d'autre part décrit dans de nombreuses études dans le monde. Animaux adultes , poids 350-400 grammes. La croissance du squelette doit être arrivée à son terme. Il faut des animaux de poids suffisant pour supporter la procédure

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 200
Rats : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 rongeurs, 200 souris et 100 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ce sont des animaux sains, soumis à des examens d'IRM sous anesthésie pouvant durer jusqu'à trois heures avec injection d'un agent de contraste, uniquement pour mettre au point des séquences d'imagerie. Le porteur indique que l'anesthésie provoque hypothermie, dépression respiratoire et cardiovasculaire, et présente pourtant l'IRM comme "en parfaite adéquation avec les 3R". Ces animaux sains sont tués à l'issue, jugés non réutilisables du fait de leur âge et des anesthésies répétées.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mettre au point, optimiser et développer de nouvelles méthodes d’imagerie par résonance magnétique (IRM) afin d'offrir le plus grand panel d'outil pour la caractérisation, la recherche de biomarqueurs de pathologies. L’IRM, technique d’imagerie biomédicale en perpétuelle évolution, est extrêmement attractive pour les études précliniques et cliniques. Elle est non invasive et non irradiante en parfaite adéquation avec les 3Rs. Elle permet : 1) de remplacer l’utilisation de techniques plus invasives pour l’obtention d’information similaire ; 2) d’avoir des informations anatomo-fonctionnelles complémentaires et/ou inaccessibles par d’autres techniques dans des conditions de bien-être animal sans comparaison. Ces nouvelles informations peuvent être intégrées dans une étude pour la raffiner comme nouveau critère d’inclusion ou d’exclusion. Cela permet d’obtenir une meilleure qualité des résultats qui n’auront pas besoins d’être répétés, réduisant ainsi le nombre d’animaux; 3) un suivi longitudinal individuel des modifications anatomo-fonctionnelles permettant ainsi de réduire très significativement le nombre d’animaux nécessaires ; 4) d’avoir accès à des informations déjà utilisées chez l’homme quotidiennement dans les services hospitaliers, permettant de développer des projets de recherche translationnelle.

Bénéfices attendus

L’IRM est une technique d’imagerie biomédicale non-invasive et non irradiante largement utilisée chez l’Homme. Son utilisation dans les projets précliniques permet de remplacer des techniques plus invasives, de réduire le nombre d’animaux avec des suivis longitudinaux, de raffiner en donnant accès à de nouveaux points limites précoces.

Procédures

Examen IRM sous anesthésie d'une durée maximum de 3h. Injection d'agent de contraste sous anesthésie (durée du geste 1 min max.).

Impact sur les animaux

L’anesthésie entraîne une hypothermie, une dépression respiratoire et cardiovasculaire.

Devenir

Dans la mesure du possible, afin de respecter la règle des 3Rs, les animaux de ce projet seront des animaux sains de réforme non au-préalable utilisés dans un autre projet. Ne pouvant pas être réutilisés au-delà de ce projet du fait souvent de leur âge (animaux de réforme), la répétition de l'anesthésie et surtout la présence d'agent de contraste, ils seront mis à mort à l'issue des procédures.

Remplacement

Des objets tests seront utilisés autant que possible pour limiter l’utilisation des animaux vivants. Malheureusement, à l’heure actuelle, aucun ne reproduit le tissu vivant et les contraintes pour l’IRM de ce dernier (mouvement respiratoire, cardiovasculaire, flux sanguin, hétérogénéité des tissus…). De ce fait, nous sommes contraints de valider nos paramètres sur des animaux vivants.

Réduction

Plusieurs stratégies vont être utilisées pour limiter au maximum le nombre d’animaux dans ce projet consistant à la mise au point de protocole : l’utilisation d’objet test, le passage à l’IRM à plusieurs reprises du même animal et, dans la mesure du possible, nous utiliserons des animaux de réformes.

Raffinement

Les animaux seront anesthésiés et monitorés durant les examens IRM et pour les injections limitant ainsi la douleur. Ils seront hébergés en groupe dans un milieu enrichi (tunnel, élément pour nidification, baton à ronger). A noter que le tunnel permettra la manipulation des animaux éveillés limitant ainsi le stress de la manipulation. Des points limites ont été définis et adaptés par procédure.

Choix des espèces

L’IRM préclinique est un appareil dédié aux études sur les rongeurs. Le rongeur (souris, rat) est depuis toujours le modèle de prédilection pour la recherche biomédicale, par sa taille, son coût, sa manipulation aisée et son taux élevé de reproduction. Il est utilisé comme modèle standard pour l’étude de la plupart des pathologies. Les organes ayant des tailles et des caractéristiques à l’IRM différentes au cours du développement, les animaux sains utilisés seront à différents stade de développement allant de quelques jours après la naissance à l’état adulte.