Rongeurs
Rôle des GPCRas dans le développement des métastases de mélanome dans le cerveau
- Recherche fondamentale
- Oncologie
688 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, une majorité en gravité sévère. On leur injecte des cellules de mélanome dans le cœur sous anesthésie, puis des traitements en intrapéritonéal tous les deux jours pendant quatre à huit semaines, pour étudier les récepteurs impliqués dans les métastases cérébrales. Le porteur indique que les métastases, notamment au cerveau, peuvent être invalidantes et que les animaux sont tués une fois les tumeurs développées. Sur le remplacement, il affirme que seul un animal vivant et "entier" permet d'étudier ce processus et conclut à la "nécessité" du modèle animal.
Objectifs
Le mélanome est une tumeur qui se développe à partir de cellules épidermiques appelées mélanocytes. Bien qu’il ne représente qu’environ 1% des cancers cutanés, le mélanome est responsable de 75% des décès dus aux cancers de la peau. L’agressivité du mélanome est liée à son très fort potentiel métastatique et à la capacité de ces cellules cancéreuses à proliférer dans les organes vitaux, notamment le cerveau. Il est donc crucial de comprendre quels sont les mécanismes qui gouvernent le développement des métastases, pour envisager des traitements qui bloqueront ou ralentiront la progression tumorale dans les organes vitaux. Dans le but d’étudier ces mécanismes, nous avons mis en place une méthode qui nous a permis d’identifier des gènes impliqués dans le développement des métastases pulmonaires et nous souhaitons maintenant étendre cette méthode aux métastases intracrâniennes. Les mélanomes utilisent des signaux produits localement dans chaque organe pour stimuler leur croissance. Empêcher les mélanomes de percevoir ces signaux devrait en théorie prévenir leur croissance. Dans le but de tester cette hypothèse, nous avons mis au point un système qui permet d’éteindre individuellement l’expression d’une sélection de gènes impliqués dans la réception des signaux stimulant la croissance des mélanomes. Grace à cette méthode, nous avons pu déterminer quels sont les récepteurs qui sont responsables de la croissance des mélanomes dans les poumons. Nous souhaitons maintenant étendre notre étude, au cerveau car le mélanome est le type de cancer qui conduit le plus fréquemment à des métastases dans cet organe. Nous avons choisi le modèle souris pour ce projet car seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité le développement des métastases du mélanome ainsi que la réponse anti-tumorale. Le modèle cellulaire choisi (B16F10) récapitule fidèlement l'évolution du mélanome retrouvée chez l'homme avec les mêmes mutations et le même processus métastasique chez les souris C57BL6 .Pour respecter les exigences de raffinement, les animaux sont observés tous les jours. Si un signe de douleur est observé (prostration, agressivité), un anti-douleur pourra être administré et un enrichisement supplémentaire ou différent pourra être ajouté dans la cage. Pour réduire le nombre d'animaux, une étude statistique préliminaire a été réalisée.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’identifier précisément quels récepteurs sont utilisés lors de la colonisation spécifique de la cavité intracrânienne. Cela permet donc d’envisager de nouvelles perspectives thérapeutiques pour limiter la progression tumorale chez les patients ayant un mélanome avancé mais n’ayant pas de métastases détectables au moment de l’exérèse de la tumeur primaire. En effet, chez la plupart de ces patients, les métastases ne sont détectables que plusieurs années après la chirurgie. Outre les retombées médicales envisageables, ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu lors de la progression tumorale des mélanomes cutanés.
Procédures
Injection unique de cellules en intracardiaque par souris sous anesthésie, durée maximale 15 min. Injections intrapéritonéales : 1 fois tous les deux jours en intrapéritonéal après anesthésie locale (Lidocaïne) pendant 4 à 8 semaines, durée 1 minute.
Impact sur les animaux
L'apparition de métastases notamment au cerveau peut être invalidante. Les tumeurs implantées en sous-cutanées peuvent provoquer une gêne modérée. L'injection unique de cellule dans le oeur sous anesthésie provoque peu de nuisances. Les injections répétées en intrapéritonéale provoque une nuisance du fait de la contenttion répétée pendant une durée d'un à deux mois.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures car ils développeront des tumeurs et des métastases.
Remplacement
Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier les interactions avec le microenvironnement ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité le développement des métastases du mélanome dans les organes distants. Enfin, notre projet offre une opportunité thérapeutique qui justifie la nécessité du modèle animal pour valider les expériences in vivo avant leur application chez l'homme.
Réduction
Concernant l'analyse des critères d'évaluation de l'efficicacité anti-tumorale, les nombres d'animaux ont été déterminés par des calculs statistiques (puissance). Afin de limiter le nombre d'animaux utilisé, les doses d'antagonistes seront calibrées en fonction des données de la littérature et des résultats obtenus in vitro. De même, une période de retrait (avec examen clinique vétérinaire de bonne santé) sera observée entre l'injection de deux doses lors de l'évaluation de la dose maximale tolérée , ce qui permettra l'utilisation continue des animaux, pour en réduire le nombre.
Raffinement
Pour limiter la souffrance liée à la progression tumorale, les animaux seront suivis chaque jour pour observer leur comportement, et dès l'apparition d'un signe de douleur, les animaux recevront un traitement adapté. Ils seront pesés tous les 2 jours. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale ou locale pour limiter la douleur et le stress des animaux. Les injections seront réalisées après anesthésie locale. Les animaux seront hébergés en groupe dès leur réveil et recevront nourriture et boisson ad libitum. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Nous avons choisi d'utiliser le modèle de la souris pour étudier les mécanismes de développement de métastases de mélanome dans un contexte immunitaire complet, avec un système immunitaire proche de celui de l'être humain. Ce modèle nous a déjà permis d'identifier des gènes impliqués dans la croissance métastique du mélanome dans les poumons et dans le foie. D'une part, le modèle cellulaire choisis récapitule fidèlement l'évolution du mélanome retrouvée chez l'homme avec les mêmes mutations et le même processus métastasique. D'autre part, ces gènes identifiés chez les souris sont totalement conservés chez l'homme. Nous souhaitons utiliser les souris à maturité sexuelle, adulte, de 6 à 7 semaines. En effet le développement de la souris entraine des variations d'expression géniques, hormonaux, des changements physiologiques qui peuvent avoir des effets sur l'expression des GPCR et donc biaiser nos résultats. Nous souhaitons limiter les variations de ceux-ci et pouvoir standardiser au maximum la physiologie des souris. Pas de justification scientifique pour les utiliser à un âge précoce ou tardif.
Interactions entre lymphocytes T innés et microbiote et rôle dans l’inflammation intestinale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
508 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chez une partie d'entre elles, une inflammation intestinale est provoquée par du sulfate de dextran dans l'eau de boisson, et un cancer colorectal est induit par l'ajout d'azoxyméthane, le porteur indiquant que ces traitements causent des diarrhées et une perte d'environ 20 % du poids. Les animaux sont ensuite tués pour prélever leurs organes et analyser leurs lymphocytes. L'objectif déclaré est de caractériser une interaction entre le microbiote et le système immunitaire, que le porteur juge "indispensable" à explorer chez la souris pour établir un lien de causalité.
Objectifs
L’ensemble des microbes colonisant l’organisme est appelé le microbiote. Ces microbes assurent des fonctions essentielles telles que la digestion et la protection contre les agents pathogènes, mais peuvent aussi exacerber l’inflammation intestinale chez les patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique et peuvent contribuer au développement du cancer colorectal, qui représente la deuxième cause de décès par cancer en France et dans le monde. Le système immunitaire, et notamment les lymphocytes T, jouent un rôle central dans la surveillance du microbiote notamment intestinal, et dans la réduction de l’inflammation du colon. Déchiffrer les interactions entre les lymphocytes T et le microbiote, chez les sujets sains et en cas d’inflammation intestinale, est donc essentiel pour comprendre les nombreuses pathologies associées au microbiote. Les fonctions des lymphocytes T reposent sur leur capacité à reconnaitre des molécules microbiennes appelées antigènes. L’un de ces antigènes est produit par certaines bactéries du microbiote. Les lymphocytes reconnaissant cet antigène microbien sont activés chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et de cancer du colon, ainsi que dans les modèles d’inflammation intestinale chez la souris. Cependant des éléments essentiels sont manquants pour bien comprendre cette interaction entre les lymphocytes T et le microbiote : - Quelle est la distribution de ces antigènes dans le corps après production par les bactéries du microbiote? - Quelle est la durée de vie in vivo des antigènes fabriqués par le microbiote ? - Quelle est le rôle (bénéfique ou délétère) de cette interaction dans l’inflammation intestinale et le cancer colorectal ? L’objectif général du projet est donc de caractériser une intéraction entre le microbiote et le système immunitaire et de définir son rôle (bénéfique ou délétère) en cas d’inflammation intestinale.
Bénéfices attendus
Ce projet améliorera notre compréhension d’une nouvelle interaction entre le système immunitaire et le microbiote intestinale. Cette interaction est impliquée dans l’inflammation intestinale et le développement du cancer colorectal. Le projet peut donc offrir de nouvelles opportunités thérapeutiques.
Procédures
Procédure 1: 1 injection par voie intrapéritonéale ou orale (1 minute, 1 fois au cours de l’expérience) sur animaux vigiles, ou 1 administration par voie cutanée, intranasale ou intrarectale (1 fois au cours de l’expérience) sur animaux anesthésiés pendant 20 min. Procédure 2: 1 injection par voie intrapéritonéale (1 minute, 1 fois au cours de l’expérience) sur animaux vigiles. Procédure 3: 6 injections par voie intrapéritonéale (1 min à chaque injection) sur animaux vigiles. Procédure 4: sel de sulfate de dextran dans l’eau de boisson pendant 7 jours. Pour un groupe d’animaux: 5 injections par voie intrapéritonéale (1 minute par injection) sur animaux vigiles avant administration de sel de dextran dans ml'eau de boisson. Procédure 6: 5 injections par voie intrapéritonéale (1 minute par injection) sur animaux vigiles. Puis les animaux recevront du sel de sulfate de dextran dans l’eau de boisson pendant 3 cycles de 5 jours. Chaque cycle est suivi de 4 jours sans traitement. Procédure 7: 6 injections par voie intrapéritonéale (1 minute par injection) sur animaux vigiles. Puis les animaux recevront du sel de sulfate de dextran dans l’eau de boisson pendant 3 cycles de 4 jours. Chaque cycle est suivi de 16 jours sans traitement.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues lors de l’administration de l’antigène microbien par voie intrapéritonéale seront celles liées à l’injection intrapéritonéale. Nos études précédentes ont montré que l’antigène microbien n’a pas d’effet toxique in vivo chez la souris. Suite aux injections intrapéritonéales de tamoxifène, une perte de poids d’environ 10% du poids initial est attendue. Le poids initial est retrouvé une semaine plus tard. L’inflammation intestinale est induite par administration de sel de sulfate de dextran (DSS) dans l’eau de boisson, et peut causer des diarrhées entrainant une perte de poids d’environ 20% du poids initial. Le poids initial est retrouvé 2-7 jours après la fin du traitement. Le cancer colorectal est induit par une injection intrapéritonéale d’azoxymethane suivie de 3 périodes de traitement au DSS pour induire une inflammation intestinale pendant 7 jours, qui peut engendrer des diarrhées et une réduction du poids correspondant à 20% du poids initial. Le poids initial est retrouvé 2-7 jours après la fin du traitement.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem : collecte des organes et analyses par microscopie ou cytométrie en flux.
Remplacement
Nous avons analysé in vitro la capacité de différentes lignées cellulaires humaines et de cellules humaines et murines de différents tissus à capturer l’antigène microbien qui nous intéresse et à le présenter aux lymphocytes T spécifiques. Ces informations sont utiles mais ne permettent pas de conclure quant au rôle de ces cellules in vivo. Le projet a pour but maintenant d’étudier la distribution de l’antigène in vivo chez la souris. L’utilisation du modèle Souris reste indispensable pour définir les propriétés de cet antigène dans un organisme vivant intégré. Concernant le role de cet antigène dans l’inflammation intestinale, les données obtenues chez l’humain ont permis de documenter un enrichissement en bactéries capables de fabriquer l’antigène chez les patients atteints de maladie inflammatoire chronique de l’intestin et de cancer colorectal par rapport aux sujets sains, ainsi qu’une activation des lymphocytes spécifiques dans l’intestin. Ces données sont intéressantes mais ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre changement du microbiote et activation des lymphocytes T. Le rôle (bénéfique ou délétère) de cette interaction hote-microbiote ne peut pas non plus être déterminé dans des modèles in vitro ou ex vivo. Le modèle animal est donc nécessaire à ce stade.
Réduction
Nous utiliserons des modèles d’inflammation intestinale et de cancer du colon induit par l’inflammation chez la souris. Les modèles ont déjà été mis en place et toutes les souris inclues dans le protocole peuvent être étudiées, limitant ainsi le nombre d’animaux à utiliser. Le nombre minimum d’animaux qu’il faut utiliser pour répondre aux questions posées a été calculé en utilisant un test statistique. Ce nombre a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe sociaux et non isolés. Ils bénéficieront de matériel d’enrichissement (igloos, tunnels). Les animaux seront anesthésiés avant toute administration intranasale ou intrarectale. En accord avec les recommandations internationales dans le domaine de la cancérologie, les animaux seront suivis quotidiennement afin d'assurer leur bien-être et les expérimentations sont arrêtées avant la souffrance des animaux. L’inflammation intestinale et le développement de tumeurs sont induits par administration de produits chimiques et peuvent causer des diarrhées. En cas de déshydratation, les souris seront réhydratées par voie intra-péritonéale et un gel hydratant sera placé dans la cage. Nous utiliserons une grille de score pour évaluer de façon objective l’état des animaux et des points limites adaptée aux signes cliniques associés à l’inflammation intestinale.
Choix des espèces
La souris est l'espèce dans laquelle les lymphocytes T ont été largement étudiés (en dehors de l’humain) et pour laquelle nous disposons d’outils moléculaires et génétiques permettant leur étude. La souris est également le modèle de choix pour l’étude de l’inflammation intestinale et du cancer du côlon, du fait de l’existence de modèles bien définis, de la similarité de la flore intestinale, et de la parenté génétique avec l’humain. -Les souris seront utilisées à l’âge adulte. -Nous utiliserons des souris adultes car nous souhaitons que les souris aient un système immunitaire et un microbiote matures.
Signalisation calcique et cancer de la prostate : rôle dans le microenvironnement tumoral et approche thérapeutique
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
910 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon les protocoles, on leur greffe des cellules tumorales sous la peau ou dans la prostate par chirurgie, ou on déclenche des tumeurs par injections de tamoxifène, avant des séries d'injections répétées et des séances d'imagerie sous anesthésie s'étalant jusqu'à dix-huit mois. Le porteur indique que les souris développent des tumeurs et une dégradation progressive de leur état général, encadrées par des points limites. Le projet vise à confirmer chez la souris le rôle de la signalisation calcique dans le cancer de la prostate et à tester un anticorps, l'application chez l'humain restant présentée comme une perspective.
Objectifs
L’objectif du projet consistera à permettre une validation in vivo de nos résultats obtenus in vitro à savoir : -la signalisation calcique est impliquée dans la croissance tumorale en réponse à une stimulation du système nerveux parasympathique -la signalisation calcique est impliquée dans la résistance aux traitements chimiothérapeutiques -la signalisation calcique est impliquée dans la formation des métastases osseuses du cancer de la prostate -la signalisation calcique est une cible thérapeutique potentielle in vivo.
Bénéfices attendus
Les enjeux en matière de cancérologie sont importants car nous avons identifié in vitro que la signalisation calcique un rôle central dans plusieurs mécanismes clés de la cancérogenèse (prolifération, angiogenèse, métastase, apoptose, résistance aux chimiothérapies…). Nous devons confirmer ces données obtenues in vitro par des études chez la souris. Une autre application importante de ce projet sera l’étude de l'efficacité d'un anticorps monoclonal ciblant spécifiquement la signalisation calcique des cellules tumorales afin de stopper la progression tumorale. L’anticorps testé pourra être modifié et utilisé chez l’homme comme thérapie seule ou en combinaison contre les cancers prostatiques avancés aujourd’hui incurables.
Procédures
Procédures 1,2 et 5: 1 Anesthésie à l'isoflurane (10 min) suivie d'1 injection sous-cutanée de cellules tumorales. Une fois par semaine (pendant 9 semaines): traitements avec les chimiothérapies ou solvant seul (1 injection intra péritonéale/sem soit 9 IP) et/ou 1 administration per os/sem de Rucaparib (ou solvant seul) (soit 9 PO) et/ou 1 injection IP de l'anticorps monoclonal ou son peptide contrôle (à renouveler tous les 3 jours) (soit 21 IP). Procédure 3 : 1 Anesthésie par isoflurane avant la procédure chirurgicale (implantations dans la prostate de cellules cancéreuses humaines à l'aide de seringues à insuline). Puis, chaque semaine (durée étude 25 semaines), la progression de la maladie sera surveillée par imagerie petit animal à bioluminescence : 1 injection (100 µL) IP de luciférine (25 IP au total) puis 1 Anesthésie à l’isoflurane (25 AG au total) puis imagerie. A partir de la semaine 4 et pendant 21 semaines, traitements appropriés comme indiqué (anticorps ou anticorps-CTL ; à renouveler tous les 3 jours soit 49 IP; docetaxel 1 IP/sem soit 21 IP; inhibiteur de PARP 1 IP/sem soit 21 IP ; docetaxel+PARP 1 IP/sem soit 21 IP). L’influence du système nerveux périphérique sera également évaluée avec un antagoniste des voies cholinergiques/muscariniques (darifenacin (Chrm3)). A partir de la semaine 4, les souris concernées recevront une IP journalière de darifenacin à 2.5 mg/kg dans du PBS ou du PBS seul (soit 147 IP). Procédure 4: durée de 18 mois. 5 IP intrapéritonéales consécutives à la semaine 2 (souris âgées de 15 jrs) pour l'administration du tamoxifène ou du solvant seul (huile de maïs). A partir de la semaine 4, les souris concernées recevront une IP journalière de darifenacin à 2.5 mg/kg dans du PBS ou du PBS seul (476 IP au total). Pour toutes les souris de la procédure 4: 36 anesthésies par isoflurane (pour chaque souris tous les 15 jours) afin de réaliser un suivie par imagerie petit animal à rayon X de l'apparition des métastases osseuses.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les souris concerneront la douleur et la maladie puisque les souris vont développer des tumeurs selon trois approches : xénogreffes sous cutanées, xénogreffes orthotopiques protatiques ou tumeurs spontanées. Pour les xénogreffes sous cutanées (Procédures 1, 2 et 5), une injection souscutanée de cellules tumorales sera réalisée au niveau du dos sous anesthésie générale. Il n’y aura pas d’autres nuisances causées par d’autres actes expérimentaux par la suite hormis les différents traitements (chimiothérapies, anticorps) que subiront les différents groupes de souris et qui seront injectés en intra-péritonéal. Pour les xénogreffes orthotopiques protatiques (Procédure 3), une injection intra-prostatique de cellules tumorales sera réalisée également sous anesthésie générale. Un acte chirurgical sera nécessaire. Il n’y aura pas d’autres nuisances causées par d’autres actes expérimentaux par la suite hormis les différents traitements que subiront les différents groupes de souris et qui seront injectés en intra-péritonéal. Cependant, chaque semaine, la progression de la maladie sera surveillée par imagerie petit animal à bioluminescence (non invasif) et une anesthésie générale à l’isoflurane sera nécessaire. Enfin, en ce qui concerne les tumeurs spontanées (Procédure 4), les souris recevront une administration de tamoxifène par injection intrapéritonéale une fois toutes les 24 heures pendant 5 jours consécutifs afin d’induire la délétion d’ORAI3 spécifiquement dans la prostate. Il n’y aura pas d’autres nuisances causées par d’autres actes expérimentaux par la suite hormis les différents traitements que subiront les différents groupes de souris et qui seront injectés en intra-péritonéal. Cependant, chaque semaine, la progression de la maladie sera surveillée par imagerie petit animal à rayon X (non invasif) et une anesthésie générale à l’isoflurane sera nécessaire. En ce qui concerne les nuisances ou effets indésirables attendus et engendrés par suite des expérimentations (conséquences, phénotype), les souris vont développer des tumeurs et donc des douleurs pourront apparaître avec une détérioration progressive de l’état générale. Ainsi, pour chaque procédure des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum, sans remettre en cause les résultats du projet sont présentés.
Devenir
Tous les animaux des différents protocoles seront euthanasiés sans douleur à la fin de chaque procédure expérimentale afin de récupérer les tumeur pour réaliser des analyses omics.
Remplacement
Les caractéristiques morphologiques, physiologiques et immunologiques de la souris ne sont pas reproductibles in vitro. De même, l’influence de l’innervation qui est un paramètre que nous souhaitons examiner n’est pas reproductible in vitro. La délétion de manière inductible et spécifique dans les cellules épithéliales de la prostate permettra d’évaluer précisément le rôle de la protéine ORAI3 au sein d’un microenvironnement composé de différents type cellulaires (cellules nerveuses, stromales, immunes) dans différents contextes physiologiques et physiopathologiques. De plus, l’utilisation d’animaux d‘expérimentation comme la souris est particulièrement pertinente dans le cadre de la recherche en cancérologie afin de confirmer in vivo l’intérêt de nouvelles associations de chimiothérapies ou l’utilisation d’un anticorps monoclonal thérapeutique dont nous avons montré in vitro l'efficacité
Réduction
Afin de réduire la variabilité des résultats, l'environnement des souris et leur statut sanitaire seront contrôlés. Des tests statistiques appropriés ont été utilisés afin de déterminer le nombre nécessaire et suffisant de souris par lot. La randomisation sera également appliquée afin de supprimer certains risque de biais. Au total, ces mesures permettent de réduire au maximum le nombre des animaux utilisés pour les procédures expérimentales.
Raffinement
Les souris cohabiteront par groupe de 5 dans des cages adaptées en termes de surface et 3 enrichissements seront prévus (tunnel, coton, igloo rouge) pour réduire le stress des animaux. Aucun nouvel animal ne sera introduit dans des groupes déjà formés. L'environnement des animaux, l'équipement, système d’abreuvoir, la qualité de l’eau, la nourriture et la litière seront contrôlés régulièrement. L’état de bien être des souris sera également évalué quotidiennement par l’observation des signes physiques, physiologiques et comportementaux (perte de poids, aspects du pelage, morsures...). Lors de chaque anesthésie, la température des animaux sera maintenue grâce à l’utilisation de coussins chauffants. De plus, un gel oculaire (à base de vaseline) est appliqué au niveau des yeux des animaux pour éviter tout dessèchement de la cornée à chaque anesthésie. Nous allons utiliser des analgésiques et/ou des anesthésiques locaux adaptés afin de prévenir et/ou réduire au maximum la douleur chez les animaux.
Choix des espèces
L’innervation du cancer de la prostate est un paramètre que nous souhaitons examiner et n’est pas reproductible in vitro. Le modèle murin est aujourd’hui validé pour l’étude de l’innervation du cancer de la prostate. Les protocoles seront réalisés avec des souris mâles âgées de 5 semaines. En effet, pour les expériences utilisant des souris immunodéprimées (nude) il est connu que les souris d'un âge plus avancé peuvent récupérer des lymphocyte T par rapport aux souris jeunes. Dès lors, pour les autres souris du projet et afin de pouvoir comparer les différents groupes nous utiliserons pour tout le projet des souris âgées de 5 semaines. Pour la procédure3: des souris plus âgées seront utilisées (8 semaines car il nous faut attendre la maturité sexuelle des mâles soit 8 semaines pour réaliser les injections intra-prostatiques). Pour la procédure 4: le développement tumorale sera induit par injections de tamoxifène sur des souris âgées de 15 jours et l'étude de survie durera 18 mois.
Toxicité par voie orale de solvants eutectiques profonds et leurs effets sur le microbiote intestinal et les organes du tractus gastro-intestinal.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
456 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent un gavage unique ou répété cinq jours par semaine pendant six semaines, avant une ponction de sang dans le cœur sous anesthésie puis la mise à mort pour prélever les organes digestifs. Le porteur reconnaît que le gavage peut atteindre la dose létale et provoquer une prostration, et que le gavage chronique peut causer des microlésions de l'œsophage avec saignement. L'objectif est de tester l'innocuité de solvants destinés à améliorer l'absorption orale de médicaments, une démonstration que le porteur qualifie d'"indispensable" avant tout usage.
Objectifs
La voie orale est la plus courante et la plus pratique des voies d'administration des médicaments mais elle impose le passage du médicament au travers de l’intestin. On peut améliorer le passage au niveau de l’intestin de certains médicaments en jouant sur la composition du médicament c’est-à-dire la formulation. Récemment, l’utilisation de solvants eutectiques profonds permet d’y contribuer. Néanmoins, une démonstration sans ambiguïté́ de leur innocuité́ lorsqu’ils sont donnés par voie orale est indispensable. Les études de toxicité réalisées in vitro ont permis d’éliminer certains solvants eutectiques profonds fortement toxiques (Remplacement). Notamment, la toxicité́ de différents solvants eutectiques profonds a été étudiée in vitro sur un modèle cellulaire (toxicité́ aiguë). Ainsi, 14 solvants eutectiques profonds non toxiques ont été sélectionnés et des doses non toxiques pourront ainsi être utilisées pour une administration par voie orale. De plus, certains solvants eutectiques profonds ont une activité́ antibactérienne, il faut donc analyser leur impact sur les bactéries du microbiote intestinal après administration orale. Le projet actuel évaluera la toxicité́ éventuelle des solvants eutectiques profonds sur tous les organes du système digestif et sur le microbiote intestinal. Nous récupérerons également d’autres organes non impliqués directement lors de la digestion (réduction). Nous utiliserons des tunnels en plastique pour éviter les tunnels en carton qui sont grignotés par les souris et qui perturbent l’étude (Raffinement). L’ensemble de ce projet nécessitera l’utilisation de 456 souris.
Bénéfices attendus
Un grand nombre de médicaments ne sont pas commercialisés car leurs conditions d’utilisation sont inadaptées à une utilisation au quotidien. Les formulations développées au cours de ce projet pourraient permettre de surmonter ce problème pour certains médicaments. Cependant, leur toxicité́, en particulier par voie orale n’est à ce jour que très peu documentée. Il est donc essentiel de s’assurer de l’absence de toxicité. A l’issu de ce projet, nous pourrons ainsi éliminer ceux ayant une toxicité́ immédiate et évaluer la toxicité de certaines formulations après administration pendant plusieurs semaines. Suite à ce projet, l’albendazole, un médicament antiparasitaire, sera ajouté dans les formulations non toxiques afin de traiter des infections parasitaires.
Procédures
360 souris seront soumises à un gavage unique dont la durée est estimée à 30 secondes. 96 souris seront soumises à un gavage chronique (5 gavages/semaine pendant 6 semaines), gavage dont la durée est estimée à 30 secondes. Au total, 456 souris seront euthanasiées. 456 souris recevront une dose d’anesthésique permettant un endormissement rapide et profond. Un prélèvement intracardiaque de sang dont la durée est de moins de 1minute est effectué sur les 456 souris lors de l’anesthésie puis les souris sont euthanasiées.
Impact sur les animaux
Toutes les souris sont soumises à un gavage oral. Ce geste est effectué sur des animaux vigiles et peut donc conduire à une situation de stress chez la souris. Des canules de gavage souples sont utilisées pour limiter les douleurs lors du gavage. Lors de l’étude de la toxicité aiguë, il y a la possibilité d’atteindre la dose létale, ce qui peut induire à une souffrance menant à la prostration de l’animal. Lors de l’étude de la toxicité chronique, les gavages seront chroniques, 5 fois / semaine durant 6 semaines et peuvent engendrer des microlésions de l’œsophage entraînant un saignement.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, toutes les souris seront euthanasiées pour permettre le prélèvements des organes.
Remplacement
L’administration de médicaments nécessite l’utilisation de formulations dans notre projet. Les formulations testées dans ce projet ont passé́ les tests d’innocuité́ suite à des études in vitro et in vivo en application cutanée. Cependant, l’innocuité́ de ces formulations doit être prouvée pour une administration par voie orale à court terme et pour les non toxiques sur une utilisation à long terme. L’administration par voie orale de médicaments impliquent leur contact avec le système digestif notamment le microbiote intestinal. Le seul modèle auquel nous pouvons avoir recours pour étudier simultanément les effets sur les différents organes du système digestif est donc l’animal.
Réduction
Notre critère de jugement principal est la modulation des transaminases. Pour mettre en évidence une telle différence, 10 souris par groupe seront nécessaires. Pour ces expériences, les résultats obtenus seront comparés en utilisant des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les souris seront 5 par cage. L’enrichissement classique en cellulose, ayant un impact sur le microbiote intestinal, sera remplacé par un enrichissement plastique et la quantité de sciure augmentée pour favoriser l’enfouissement dès l’arrivée des souris dans l’animalerie. Le temps de manipulation des souris vigiles sera minimisé au maximum afin de limiter le stress et l’angoisse des souris. Néanmoins, le gavage administré aux souris nécessitera leur manipulation par un ingénieur, formé à cette technique. Le jour de l’euthanasie, les souris seront manipulées dans un local diffèrent de celui où seront hébergées les autres souris en attente d’être manipulées.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris car les mécanismes de contact avec la molécule dans le système digestif et les voies d’élimination des xénobiotiques sont proches de ceux observés chez l’Homme. Les souris seront utilisées à l’âge adulte à l’âge de 8 semaines afin de travailler avec des souris dont les systèmes immunitaires et hormonaux sont matures et fonctionnels.
Model_DMD – Modélisation du muscle dystrophique et identification des voies cibles dans deux modèles murins de dystrophie de Duchenne
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
384 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les groupes, elles reçoivent des injections répétées dans le ventre suivies d'une mesure de force musculaire sous anesthésie, ou des injections de cardiotoxine dans le muscle qui provoquent des lésions localisées, sur deux modèles génétiques de dystrophie de Duchenne. Le porteur indique que tous les prélèvements ont lieu après mise à mort et présente l'objectif comme l'identification de cibles thérapeutiques, les traitements pour les patients restant une perspective. Sur le remplacement, il décrit une première validation sur cellules de muscle en culture, les souris n'intervenant que pour l'évaluation fonctionnelle de la réponse musculaire.
Objectifs
La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est l'une des myopathies dégénératives pédiatriques les plus graves. Cette maladie génétique rare touche environ un homme sur 3500 nés et se caractérise par une apparition précoce et une progression rapide. La DMD est causée par des mutations dans le gène de la dystrophine (Dys) qui entraînent la perte d'une protéine fonctionnelle. En raison d'une fragilité accrue de la structure des myofibres, les muscles des patients atteints de DMD sont constamment exposés à des cycles de dégénérescence et de régénération. Avec la progression de la maladie, il y a un appauvrissement fonctionnel de la capacité de régénération et la prévalence de la nécrose. Cela entraîne une atrophie musculaire progressive, une perte de la capacité motrice et, finalement, une insuffisance respiratoire et cardiaque. Actuellement, seuls des traitements palliatifs sont disponibles. Malgré de nombreux travaux, trois décennies après la caractérisation du gène Dys, nous ne sommes toujours pas en mesure de déterminer avec précision toutes les étapes menant de la cause génétique à l'issue de la maladie. À ce jour, les déterminants cellulaires et moléculaires déclenchant l’appauvrissement fonctionnel de la régénération musculaire restent largement non caractérisés.
Bénéfices attendus
Avec ce projet nous comptons acquérir des connaissances essentielles sur les mécanismes de régénération dans la dystrophie musculaire de Duchenne et identifier des cibles thérapeutiques. ça nous donnera la possibilité de développer de traitements visant à favoriser la régénération et améliorer la qualité de la vie des patients.
Procédures
Les animaux seront exposés à trois types de procédures différentes selon leur groupe expérimental. 1) Injections intrapéritonéales (durée environ 2 minutes, animal vigile, 6 injections pendant deux semaines) suivies d'une mesure de la force musculaire in situ (sous anesthésie, durée environ 20 minutes, 4 semaines après la dernière injection) sur un total de 96 animaux. 2) Une seule injection intramusculaire sous anesthésie gazeuse (durée environ 2 minutes) sur un total de 96 animaux. 3) Deux injections intramusculaires à au moins 3 jours d'intervalle (sous anesthésie gazeuse, durée environ 2 minutes) sur un total de 192 animaux.
Impact sur les animaux
Les procédures sont de classe légère ou modérée (injections intramusculaires ou intrapéritonéales) et les différents prélèvements auront lieu après l’euthanasie des animaux. L'injection de Cardiotoxine provoque des lésions musculaires localisées qui se résolvent normalement en quatre semaines.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales. Des prélèvements post-mortem sont nécessaires pour évaluer l'effet sur l'architecture musculaire des différents traitements visant à améliorer le phénotype dystrophique.
Remplacement
Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés dans les procédures expérimentales, la validation initiale de la voie sélectionnée sera effectuée sur des modèles cellulaires de cellules de muscle squelettique. Les animaux ne seront utilisés que lorsqu'une évaluation fonctionnelle complète de la réponse musculaire sera nécessaire.
Réduction
Les protocoles expérimentaux seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que les expériences soient interprétables et pour éviter de les répéter. La taille des effectifs sera établie grâce à un calcul de puissance ce qui permettra d'utiliser un nombre de souris limité, pour un total de 384 animaux impliqués dans le projet. Nous réaliserons des tests statistiques pour permettre une analyse et une interprétation fiables des résultats. De plus la majorité des muscles des souris seront prélevés.
Raffinement
Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Elles consistent en un contrôle quotidien des cages, un changement régulier, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum) et pas d’animaux isolés. Le changement des cages se fait sous hotte aspirante et les cages possèdent des filtres. L’enrichissement du milieu consiste en l’ajout de laine de bois afin que les souris puissent faire un nid ainsi que de lanières de papier Kraft et des tunnels en carton. Enfin, si nécessaire, la nourriture pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage. Pour limiter la souffrance et l'angoisse, les procédures qui le nécessiteront seront réalisées sous anesthésie et sous analgésiques. Au cours des différentes procédures, la température des souris est maintenue constante à l’aide d’une plate-forme chauffante ou sous lampe radiante. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement afin de relever le moindre signe de souffrance. Nous mettrons en place des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum.
Choix des espèces
L'objectif global est d'acquérir des connaissances essentielles sur les mécanismes pathogéniques de la dystrophie de Duchenne (DMD) et d'identifier des cibles thérapeutiques afin de développer des traitements visant à améliorer la régénération musculaire. La phase initiale du projet sera réalisée in vitro et permettra d'identifier des cibles thérapeutiques potentielles. La phase d'étude et de validation des cibles identifiées ne pourra être réalisée que dans un modèle animal, où il est possible de mesurer de manière quantifiable l'effet des traitements sur la masse, la fonction et l'architecture musculaires dans le contexte de la DMD. Pour la réalisation de cette étude, l'utilisation d'un modèle de souris est donc essentielle. Notamment, les modèles murines de la dystrophie de Duchenne sont les plus appropriés pour cet objectif, car ils permettront de caractériser à la fois les événements pathogéniques des stades précoces de la maladie ainsi que les stades tardifs dans lesquels le phénotype fibrotique est prédominant. Les animaux seront traités dans des fenêtres temporelles spécifiques dans lesquelles les modèles choisis reproduisent soit la phase dégénérative aiguë de la maladie (entre 3 et 8 semaines), soit le déclin musculaire ultérieur (entre 6 et 14 mois).
Etude d’excrétion chez le rat après application cutanée d’un produit chimique
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
1 760 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est isolé jusqu'à sept jours dans une cage à métabolisme, le dos rasé et recouvert d'un dispositif collé, pendant qu'une molécule chimique appliquée sur la peau est suivie dans son organisme. Le porteur reconnaît que l'isolement, la contention sur grille et le dispositif provoquent stress et inconfort, et que le produit testé peut entraîner démangeaisons ou irritation. Il présente ces essais d'excrétion cutanée comme des études de sécurité réglementaires requises par les autorités, et justifie le choix du rat par la guidance OCDE 427.
Objectifs
Ce projet a pour but de décrire les études d’excrétion réalisées chez le rat après l’application cutanée d'un produit chimique dans le contexte de l’approche suivante : la comparaison des résultats obtenus in-vitro sur peau humaine et peau de rat avec les résultats obtenus in-vivo chez le rat pour prédire les résultats lors de l’application chez l’humain. L’objectif de chaque étude réalisée dans le cadre de ce projet est d’évaluer l’absorption, la distribution cutanée au point d'application et l’excrétion d’une molécule chimique chez le rat après l’application cutanée unique de cette molécule. Cette étude permet de connaître la fraction de la molécule chimique d’intérêt qui est susceptible de traverser la peau et d’atteindre la circulation sanguine. Les quantités retenues dans la peau sont également déterminées. Le projet est justifié d’un point de vue de la législation : les études réalisées dans le contexte de cette approche permettent d’évaluer la sécurité de produits chimiques suivant les guidances spéficiques à ces études et sont ainsi requises et inspectables par les autorités. Le projet est également justifié d’un point de vue scientifique : les résultats de l’étude in vivo chez le rat permettent dans le contexte de cette approche de prédire ce qu’il se passe chez l’humain, dans le même contexte d’évaluation de la sécurité des produits chimiques, évaluée par les mêmes autorités.
Bénéfices attendus
Ce type d'étude permet de comprendre comment des molécules sont excrétées de l'organisme et fait partie des études de sécurité obligatoires dans le cadre du développement d'un nouveau produit chimique selon les guidances spécifiques à ce type d’études.
Procédures
Les animaux sont placés individuellement dans les cages à métabolisme pendant maximum 168h après 3 à 4 jours d’acclimatation sur litière. Un dispositif utilisé pour délimiter et protéger le site d'application cutané est collé sur le dos de l'animal dans une zone rasée pendant toute la durée de l'expérimentation (conformément à la guidance spécifique à ce type d’étude).
Impact sur les animaux
« Le placement individuel en cage à métabolisme pendant un maximum de 168h après 3 à 4 jours d’acclimatation sur litière est une situation d’isolement pouvant entrainer un stress de l’animal, tandis que la mise sur grille dans la cage peut entrainer un inconfort (classe de sévérité modérée). La présence d’un dispositif collé sur le dos de l’animal pendant toute la durée de l’expérimentation pour délimiter et protéger le site d’application cutané dans une zone rasée (conformément à la guidance spécifique à ce type d’étude) peut entrainer un inconfort pour l’animal (classe de sévérité légère). Selon le type de produit appliqué sur la peau, les nuisances peuvent être de l’inconfort telles que des démangeaisons ou une irritation (classe modérée). »
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de l'étude, afin d’analyser la quantité de molécule chimique retrouvée dans le corps de l’animal et non excrétée.
Remplacement
L’étude est réalisée à la suite d’études menées in vitro : la variabilité observée sur les résultats obtenus in vitro permet d’évaluer le nombre d’animaux nécessaires in vivo. Ainsi, selon les guidances, le nombre minimum d'animaux est défini à 12 (3 temps de collecte et 4 animaux par temps de prélèvement). En fonction de la variabilité attendue au niveau des résultats et suivant la guidance EFSA, le nombre d’animaux au dernier temps de prélèvement terminal peut être porté à 8 afin d'augmenter la puissance statistique de l'analyse des résultats en réduisant la variabilité.
Réduction
L’étude est réalisée à la suite d’études menées in vitro : la variabilité observée sur les résultats obtenus in vitro permet d’évaluer le nombre d’animaux nécessaires in vivo. Ainsi, selon les guidances, le nombre minimum d'animaux est défini à 12 (3 temps de collecte et 4 animaux par temps de prélèvement). En fonction de la variabilité attendue au niveau des résultats et suivant la guidance spécifique à ce type d’étude, le nombre d’animaux au dernier temps de prélèvement terminal peut être porté à 8 afin d'augmenter la puissance statistique de l'analyse des résultats en réduisant la variabilité.
Raffinement
Dans le cadre de l'utilisation des cages à métabolisme ou le placement seul dans une cage, toutes les cages sont maintenues dans la même pièce et sur le même portoir afin de favoriser l'instinct grégaire (visuel, odeur, communication). Afin de réduire l’inconfort de l’animal des panneaux opaques sont placés sur un des quatre côtés de la cage pour éviter l’exposition directe à la lumière. Les animaux sont observés tous les jours et les points limites basés sur l’apparence et le comportement de l’animal sont définis dans une grille afin de décider si l’animal doit être soulagé de son inconfort. De plus une plaque métallique recouvrant un tiers de la cage sera systématiquement placée sur la grille de la cage à métabolisme pour permettre à l’animal d’avoir un espace de repos sans gêner la collecte des urines et fèces.
Choix des espèces
Selon la guidance OCDE427 concernant la sélection de l’espèce animale, le rat est l’espèce la plus communément utilisée : Les espèce utilisées sont des espèces présentant un taux d’absorption cutanée proche de celle de l’homme. .Les animaux utilisés ont 6 à 7 semaines conformément aux recommandations de la guidance spécifique à ce type d’étude : (animaux entre 200 et 250g).
Validation d’un modèle animal de polyconsommation d’alcool et de cocaïne
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Tous mis à mort une fois les expériences terminées, pour que leur cerveau soit prélevé en vue d'analyses moléculaires futures, 300 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun, mâle ou femelle, reçoit sous anesthésie un cathéter à demeure dans une veine, par lequel il peut s'injecter de la cocaïne, tout en ayant accès à de l'alcool à boire. Les rats ont environ deux mois et demi au début, âge que le porteur désigne comme la "période de plus grande vulnérabilité face à l'addiction", et l'expérience enchaîne prise des deux drogues, abstinence et rechute, avec une attrition de 20 % prévue après cinq à six mois. Le porteur présente le rat comme un "compromis phylogénétique", assez proche de l'humain et assez éloigné des espèces qu'il dit "plus sensibles", comme les primates non-humains.
Objectifs
La polyconsommation est la norme, et non l'exception, chez les utilisateurs de drogues. Elle peut prendre plusieurs formes mais elle implique presque toujours le co-usage d'au moins un produit licite (par exemple, ingestion d'alcool) et d'une substance illicite (par exemple, inhalation ou injection intraveineuse de cocaïne). L'objectif principal de ce projet vise à développer et valider un modèle animal de polyconsommation d’alcool et de cocaïne. Il s’agira d’étudier l'influence du co-usage d'alcool sur le développement, le maintien et l’abstinence de la prise de cocaïne chez le rat. Des rats mâles et femelles auront un accès concomitant à l'alcool (par voie orale) et à la cocaïne (par voie intraveineuse). Pendant cet accès concomitant, ils pourront co-utiliser les deux substances librement avant de s'installer dans un profil de polyconsommation donné parmi les nombreux possibles (6 au total, en incluant la possibilité d’un mono-usage d’alcool ou de cocaïne). Ce projet de recherche est conçu pour permettre la découverte et l’étude de différents profils de polyconsommation d’alcool et de cocaïne, de leur développement et de leur fréquence relative, notamment en fonction du sexe (Objectif 1). Ce projet devrait également fournir d’importantes informations sur l'influence du co-usage d'alcool sur le développement initial, le maintien (Objectif 2), l’abstinence et la rechute de la consommation de cocaïne (Objectif 3). Enfin, ce projet permettra aussi la collecte et le stockage de tissus cérébraux issus d’individus ayant développé différents profils de polyconsommation pour des analyses neuromoléculaires futures.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont essentiellement d’ordre scientifique. Le premier bénéfice sera la validation d’un modèle animal de co-usage d’alcool et de cocaïne. Un tel modèle n’existe pas actuellement. Les autres bénéfices attendus incluront le recueil d’informations uniques sur les différents profils de polyconsommation d’alcool et de cocaïne, sur leur développement, sur leur fréquence relative, notamment en fonction du sexe, et, à plus long terme, sur leurs corrélats moléculaires dans le cerveau. Enfin, ce projet devrait également fournir d’importantes informations sur l'influence du co-usage d'alcool sur le développement initial, le maintien et l’abstinence de la prise de cocaïne.
Procédures
Tous les rats seront soumis à une chirurgie intraveineuse de courte durée (30 min en moyenne) pour la pose d'un cathéter intraveineux à demeure. Cette chirurgie est effectuée sur couverture chauffante en conditions aseptiques alors que les animaux sont sous anesthésie chimique et sous analgésie.
Impact sur les animaux
Les animaux seront testés dans des procédures dont le degré de gravité ne dépassera pas le degré modéré. Bien que toutes les précautions soient prises afin de prévenir ou de minimiser les nuisances au maximum (anesthésie, analgésie anti-inflammatoire, conditions aseptiques, suivi post-opératoire…), il est possible que certaines nuisances ou effets indésirables puissent survenir suite à la chirurgie ou pendant l’auto-administration de cocaïne et d’alcool. Les nuisances attendues après la chirurgie comprennent : un possible risque d'inflammation ou d'infection ; une apparition de plaies dues à un toilettage excessif de la zone opérée ; une perte des points de suture avant cicatrisation complète. Nous n’anticipons pas de nuisances particulières pendant l’auto-administration de cocaïne et d’alcool mais les animaux seront sous surveillance pendant les premières séances de polyconsommation pour repérer et prévenir tout problème éventuel.
Devenir
Les animaux ayant complété toutes les procédures expérimentales seront mis à mort afin de prélever leurs cerveaux pour des analyses moléculaires futures.
Remplacement
Ce projet recourt exclusivement à l’utilisation du rat de laboratoire (Rattus Norvegicus, jeunes adultes, mâles et femelles), vivant en groupe dans un environnement enrichi. Ce recours à l’animal se justifie pour les raisons éthiques suivantes : 1) il n’existe pas encore de modèles mathématique ou in silico valides et réalistes permettant d’étudier ces relations causales et 2) les polyconsommations de substances dans l’addiction ne peuvent pas être récapitulées sur des lignées cellulaires (humaine ou animale) ou tout autre modèle in vitro cellulaire ou subcellulaire.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire à la bonne réalisation du projet sera réduit au minimum. Ce nombre représente un compromis rationnel entre le principe de réduction, les contraintes expérimentales propres au projet et les différents objectifs à remplir. Pour répondre à chaque objectif du projet, il faudra deux cohortes de 50 rats chacune (une de mâles et une de femelles). Ce nombre permettra d’avoir assez d’individus répartis dans les nombreux profils de polyconsommation possibles (6 au total, en incluant la possibilité d’un mono-usage d’alcool ou de cocaïne), tout en tenant compte d’un taux d’attrition estimé à 20 pourcents après 5 à 6 mois d’expérience. Donc le nombre total d’animaux utilisés pour répondre aux trois objectifs du projet sera égal à 300 rats. Les résultats seront analysés grâce à des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Les animaux seront logés par groupe de 2 dans des cages munies d’un environnement enrichi afin de limiter le stress et l’ennui. Toutes les chirurgies (30 min en moyenne par animal) seront réalisées sous analgésie (anti-inflammatoire non-stéroïdien), sous anesthésie chimique (mélange de kétamine et de xylazine) et en conditions aseptiques sur couverture chauffante. En fin de chirurgie, l’animal recevra une injection sous-cutanée de sérum physiologique (NaCl) pour favoriser la réhydratation. L’animal sera ensuite placé dans une cage de réveil sur une couverture chauffante jusqu’au réveil avec libre accès à l'eau et à la nourriture. Après le réveil complet, l'animal sera relogé dans sa cage de stabulation avec son congénère. Les animaux seront sous surveillance quotidienne afin de pouvoir détecter d’éventuels signes d'inconfort, de stress ou de douleur et y remédier rapidement. Nos méthodes d’interventions pour réduire ou supprimer l’inconfort ou la douleur seront gradées. Quand nous constaterons les premiers signes d'inconfort chez un animal, nous mettrons en place des mesures pour faciliter l'accès à l’alimentation (nourriture posée sur le sol de la cage). Si cela ne suffit pas, l’animal recevra plusieurs doses d’analgésique (anti-inflammatoire non-stéroïdien). L'animal sera aussi réhydraté par injection sous-cutanée de sérum physiologique (NaCl). Enfin, si cela ne suffit pas au bon rétablissement de l'animal, celui-ci sera mis à mort sans souffrance.
Choix des espèces
Le choix du rat de laboratoire (R. Norvegicus) constitue une sorte de compromis phylogénétique. Cette espèce est suffisamment proche d’H. Sapiens d’un point de vue phylogénétique (même classe [Mammalia], divergence de leur ancêtre commun il y a environ 100 millions d'années) pour servir de modèle animal valide des phénomènes d’addiction par rapport à d’autres espèces moins sensibles éthiquement (par exemple, les invertébrés, à l’exception sans doute des céphalopodes) et en même temps suffisamment éloignée par rapport à d’autres espèces plus sensibles (par exemple les primates non-humains). Les espèces invertébrées (par exemple, C. Elegans, D. Melanogaster, A. Californica) peuvent être utilisées pour élucider certains mécanismes neuronaux ou génétiques de certains effets comportementaux des drogues mais l’organisation nerveuse et comportementale de ces espèces est beaucoup trop éloignée de celle de l’être humain pour constituer des modèles animaux valides dans le domaine des addictions. Les animaux utilisés seront tous de jeunes adultes en fin d’adolescence au début des expériences (âge moyen 2 mois et demi). Cette période du développement correspond à la période de plus grande vulnérabilité face à l’addiction
Traitements anti-vieillissement appliqués à l’arthrose
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit sous anesthésie une double injection d'une solution qui dégrade l'articulation du genou pour provoquer une arthrose, puis une injection de la thérapie testée, avant d'être tué pour prélever le genou. Le projet vise à évaluer une combinaison de cellules-médicament et d'une molécule anti-vieillissement chez des souris jeunes et âgées, les bénéfices pour les patients arthrosiques restant formulés au conditionnel. Sur le remplacement, le porteur affirme que les organoïdes et les organes sur puce sont des pistes prometteuses mais encore trop peu maîtrisées pour remplacer le modèle animal.
Objectifs
L’arthrose est la maladie la plus répandue en rhumatologie. Elle consiste en une dégradation progressive du cartilage pour laquelle, aucun traitement curatif n’est disponible. Parmi les propositions thérapeutiques applicables à l’arthrose, l’injection de cellules-médicament dans le genou a démontré des effets prometteurs chez le modèle de souris d’arthrose traumatique. Néanmoins, les essais cliniques chez les patients arthrosiques âgés n’ont présenté que des résultats très limités. Dans de nombreuses pathologies liées à l’âge telle que l’arthrose, il a été démontré que les tissus âgés malades accumulaient des cellules dites « sénescentes ». Ces dernières sont responsables de la dégénérescence du tissu, et peuvent induire le vieillissement prématuré des cellules environnantes par effet domino. In- vitro, ce même profil de sécrétion a un impact négatif sur les propriétés régénératrices des cellules-médicament. L’environnement articulaire du sujet âgé pourrait donc expliquer le manque d’efficacité de ces thérapies cellulaires chez le patient arthrosique. Cependant, à notre connaissance, aucune étude concernant ce dernier aspect n’a été menée dans le cas de l’arthrose chez la souris âgée. Au laboratoire, nous avons pu démontrer in- vitro que la combinaison d’agents anti-vieillissement cliniquement approuvés et de cellules-médicament, induisait des effets synergiques favorables à la régénération du cartilage. Ce projet de 2 ans a pour but d’étudier in- vivo, l’action d’une telle combinaison afin de développer une biothérapie 2.0 pour le traitement de l’arthrose du sujet âgé. Nous proposons : 1- d’identifier la présence de cellules sénescentes dans un modèle d’arthrose induite par la collagénase chez les souris jeunes et âgées, 2- d’évaluer l’efficacité thérapeutique d’une combinaison cellules-médicament/médicament anti-vieillissement, 3- de déterminer l’impact de l’âge sur ces mêmes conditions.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de ce projet sont multiples. Dans un premier temps, il permettrait d’évaluer les propriétés thérapeutiques, de manière séparée ou combinée, d’une drogue anti-vieillissement et de cellules-médicament, sur un modèle expérimental et maitrisé d’arthrose. Ensuite, ce projet permettrait une étude de l’effet de l’âge de la souris sur l’efficacité des thérapies cellulaires. Nous envisageons une perte du potentiel de nos cellules-médicament chez la souris âgée, qui pourrait être contrebalancée par l’action d’une molécule anti-vieillissement. En effet, nous avons démontré in- vitro que ce type de drogue réduit l’impact négatifs des cellules sénescentes, favorise la régénération et accroit les propriétés régénératrices des cellule-médicament. Le but de ce projet est donc de proposer une thérapie cellulaire 2.0 en ciblant l'environnement articulaire âgé du patient arthrosique.
Procédures
Toutes les procédures chirurgicales seront effectuées sur des animaux anesthésiés à l’isoflurane avec application d'une analgesie locale avant chirurgie. Nos procédures, depuis l’endormissement au réveil des animaux, prennent environ 5 minutes par souris. Chaque animal recevra trois injections prenant en moyenne 30sec par souris : une double injection de solution dégradant l’articulation à j0 et à j2 et une injection de la thérapie à j7.
Impact sur les animaux
L’injection de la solution dégradant l’articulation peut induire une douleur passagère au niveau du genou
Devenir
A la fin du projet, les souris seront euthanasiées pour permettre le prélevement de l'articulation du genou.
Remplacement
L'arthrose est une maladie de l'ensemble de l'articulation impliquant les cellules qui y résident mais également le système immunitaire circulant dans le sang. En effet, les différents tissus qui composent une articulation sont atteints et par conséquent, l'analyse du rôle de la senescence cellulaire et de son traitement sur un modèle d'arthrose ne peut se faire que sur animaux vivants. Parmi les alternatives aux modèles animaux, les organoïdes et les organes artificiels sur puces sont des pistes prometteuses néanmoins, ces systèmes sont encore peu maitrisés/caractérisés et ne peuvent remplacer, à l'heure actuelle, un modèle animal.
Réduction
Le nombre d’animaux a été calculé en se basant sur l'expérience acquise au laboratoire en termes d'incidence de l'arthrose chez la souris (~75%) et de mise en évidence d'effet significatif sur les paramètres histologiques mesurés en fin d'expérience. A l’origine du projet, 5 candidats médicaments ont été présélectionnés. Nos expériences in-vitro nous ont permis de réduire à une seule molécule pour éviter d’accroitre le nombre de souris nécessaires pour ce projet.
Raffinement
Toutes les mesures seront prises pour réduire la souffrance des animaux. Les injections intra-articulaires se feront sous anesthésie gazeuse pour limiter au maximum la douleur infligée aux animaux. Le milieu d’hébergement sera enrichi (carrés de cellulose, copeaux de litière) et les animaux seront surveillés quotidiennement. Les points limites seront déterminés à l'aide d'une grille d'évaluation permettant d'identifier les signes de douleur ou d'inconfort des animaux. Ces points limites se basent sur un score obtenu en évaluant comportement, la respiration, l'alimentation ou encore, les expressions faciales des animaux. et sont décidés d'un commun d'accord avec la service du Bien-Etre Animal (SBEA). L'échelle de cette grille, allant de 0 à 23, nécessite une intervention analgésique dès le grade 6 et une consultation de la SBEA à partir du grade 12 pour décider des modes de soulagement.
Choix des espèces
Le modèle murin d'arthrose induite chimiquement présente l’avantage de reproduire fidèlement les caractéristiques cliniques observées chez l’Homme, c’est-à-dire chez le sujet jeune après le traumatisme articulaire ou chez le sujet âgé par une arthrose spontanée. Afin de montrer les effets thérapeutiques synergiques d’une combinaison drogue anti-vieillissement/cellules-médicament mais également l’impact de l’âge sur ces mêmes propriétés, les souris seront utilisées à 2-3 mois (groupe jeune) et à 18-20 mois (groupe âgé).
Nourrissage sanguin de colonies de mouches Phlébotomes
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
1 560 souris vont être utilisées, anesthésiées puis tuées avant tout réveil, pour nourrir des colonies de mouches phlébotomes élevées en laboratoire. Chaque souris endormie est placée jusqu'à trente minutes dans une cage d'insectes qui se gorgent de son sang, puis retirée et tuée sous anesthésie. Le porteur indique que ce gorgement massif d'insectes hématophages provoque des piqûres douloureuses et des démangeaisons intenses, raison invoquée pour tuer les souris sans les réveiller. Sur le remplacement, il décrit un nourrissage artificiel à travers une membrane testé en parallèle, mais le juge possiblement insuffisant pour maintenir les colonies et rappelle que le sang de mouton n'a pas été validé, contrairement au sang de souris.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de nourrir des colonies d’élevage de mouches Phlébotomes. Ces insectes ont besoin de repas sanguins, qui doivent être effectués sur des animaux vivants.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour bénéfice le maintien de colonies de Phlébotomes en élevage, qui sont utilisées dans le cadre de la recherche sur les leishmanioses, maladies provoquées par les parasites de la famille Leishmania, dont la transmission est effectuée par les Phlébotomes. Les bénéfices attendus sont une meilleure compréhension des mécanismes de transmission des leishmanioses et de l’interaction entre les insectes vecteurs et les parasites transmis.
Procédures
Les souris sont anesthésiées par injection d’un produit anesthésique (quelques secondes). Après 5 à 10 minutes, elles sont placées endormies dans les cages à insectes, pendant une durée maximum de 30 minutes, durant lesquelles les insectes vont se nourrir. A la fin de cette période, les souris, toujours sous l’effet de l’anesthésie, sont retirées de la cage puis immédiatement mis à mort.
Impact sur les animaux
L’injection intra-péritonéale de produits anesthésiques peut provoquer un inconfort temporaire léger des animaux.
Devenir
Les repas sanguins d’insectes en général et de Phlébotomes en particulier s’accompagnent de piqûres très désagréables qui provoquent des démangeaisons importantes et douloureuses. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de leur éviter la douleur intense qui fait suite au nourrissage massif d’insectes hématophages. La mise à mort des animaux aura lieu alors qu’ils seront toujours sous l’effet de l’anesthésie, pour éviter toute douleur et inconfort dus au nourrissage.
Remplacement
En parallèle de ce projet sera testée la possibilité de nourrir les Phlébotomes exclusivement par nourrissage artificiel en utilisant du sang de mouton (commercial) à travers une membrane (peau de caille). La méthode de nourrissage à travers une membrane pourrait néanmoins se révéler insuffisante pour maintenir des colonies entières de Phlébotomes en routine. De plus le sang de mouton n’a pas été testé pour nourrir les phlébotomes, contrairement au sang prélevé par ponction intra-cardiaque sur des souris immédiatement après leur mise à mort.
Réduction
Le nombre de souris utilisées pour le nourrissage des Phlébotomes sera déterminé chaque semaine, en fonction du statut des colonies d’insectes. Nous utiliserons toujours le nombre le plus réduit possible d’animaux. Les volumes des repas sanguins varient de 200nl à 2µl chez les phlébotomes. Une souris sera utilisée pour nourrir environ 300 Phlébotomes femelles, afin de ne pas dépasser un volume sanguin maximal prélevé de 600µL par souris.
Raffinement
Le temps de nourrissage des insectes ne dépassera pas 30min, afin que les animaux soient toujours sous l’effet de l’anesthésie lors de la mise à mort. Les animaux utilisés seront des surplus de la zone d’élevage.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies pour ce projet en raison de leur disponibilité et de la facilité de leur manipulation. Des souris adultes seront utilisées.. Ce stade de développement est justifié par la plus grande facilité de manipulation des individus ainsi que leur taille et leur poids plus important leur conférant une volume corporel sanguin supérieur. L’utilisation de souris adultes permettra de réduire le nombre d’individus nécessaires lors de chaque nourrissage.
Impact à long terme de l’infection par le SARS-CoV-2 pour la physiologie et la fonction musculaire : utilisation d’un modèle murin conditionnel humanise (MuscleCOV)
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
195 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour porter le récepteur humain du SARS-CoV-2 dans le muscle, elles sont infectées par injection intramusculaire, gavées de tamoxifène cinq jours, saignées tous les deux jours et soumises pendant six mois à des tests d'effort, grip test, tapis roulant et actimétrie. Le porteur n'attend pas de dommage musculaire important, seulement une fatigue, et reconnaît devoir d'abord mettre au point cette infection encore jamais tentée. Il indique compléter par de la culture cellulaire mais juge la souris nécessaire, le modèle devant aussi servir "l'industrie pharmaceutique" pour d'autres projets sur la COVID.
Objectifs
Si la grande majorité des malades infectés par le SRAS-CoV-2 se remettent de cette infection (98,7% au 09 mars 2022, https://COVID19.who.int/) ; certains d’entre eux continuent à présenter des symptômes, parfois des mois après leur guérison. Ce type de manifestations cliniques, qualifié de syndrome post-COVID (PCS), concerne 30 à 60% des malades, principalement des femmes. Le PCS touche plusieurs organes et demande une surveillance et un suivi à long terme des patients, ce qui en fait aujourd’hui un véritable problème de santé publique. Parmi les principaux symptômes observés, on note en troisième position les troubles musculo-squelettiques. Les exercices physiques permettent parfois de réduire ces symptômes suggérant une atteinte directe du muscle. Cependant, à notre connaissance, il n'existe aucune étude sur les effets à long terme de la COVID-19 sur le tissu musculaire. Depuis 2020, la littérature scientifique atteste de la pertinence et de l’intérêt des modèles rongeurs pour l’étude de l’infection par le SRAS-CoV-2 et de la physiopathologie de la COVID-19. Un modèle de souris transgénique HSACreERT2: ACE2(GFP)hACE2 a été développé exprimant le récepteur humain du SRAS-CoV-2, l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (hACE2), uniquement au niveau du tissu musculaire. Nous proposons de l’utiliser pour (i) caractériser l’infection du tissu musculaire par le SRAS-CoV-2 et (ii) comprendre les bases moléculaires de la physiopathologie musculaire de la COVID-19.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus permettront d’établir une cartographie détaillée des conséquences fonctionnelles et physiopathologiques de l’infection du tissu musculaire par le SRAS-CoV-2. Cette étude jamais réalisée jusqu’à présent permettra de mieux comprendre les symptômes musculaires observés chez les patients COVID Long. Le développement de thérapies ciblées et la prise en charge adaptée des patients pourraient bénéficier de ces observations inédites. Si aucun effet n’est observé à la suite de l’infection directe du muscle, cela apportera néanmoins un élément de réponse à la compréhension du phénotype musculaire dans le cas des patients de COVID Long. Nous pourrons dans ce cas envisager d’orienter nos investigations futures vers le réseau vasculaire ou le système inflammatoire. De plus, notre modèle restera tout de même un outil important pour la communauté scientifique et l’industrie pharmaceutique dans le cadre d’autres projets sur les formes aigues ou persistantes de la COVID.
Procédures
Pour la réalisation des infections virales, les animaux seront anesthésiés sous isofluorane (induction 4%; maintien 2%) et soumis à des injections intramusculaires du SARS-CoV-2. L'intervention sera faite une seule fois par souris et la durée de l'intervention est de 10 minutes (après endormissement des animaux). Le prélèvement du sang tous les deux jours sera fait sous anesthésie à l'isoflurane. La durée de la prise de sang sera d'environ 30 secondes. Pour réaliser les manipulations, le tamoxifène est administré par gavage pendant 5 jours à la concentration finale de 85 mg/kg de poids corporel. La séance de gavage dure environ 2 minutes pour chaque souris avec une fréquence d'une fois par jour pendant 5 jours. Les études functionelles seront realisées une fois par mois pendant 6 mois. La durée du grip test sera de 30 secondes et la durée de la séance du tapis roulant sera de 20 minutes. Pour finir, l'activité de déplacement mesuré par l'Activmètre aura une durée d'acquisition réglée sur 24/48 heures pour quantifier l'activité tout au long du cycle circadien.
Impact sur les animaux
Le projet porte sur l’infection du tissu musculaire par le SRAS-CoV-2. En raison de l’absence de données préalables, il est nécessaire de mettre au point l’infection expérimentale. Cette étape repose sur notre grande expérience des injections intramusculaires et de la virologie du SRAS-CoV-2. Toutefois, il n’est pas attendu de dommages musculaires importants chez la souris. En effet, seule de la fatigue musculaire est signalée chez les patients COVID Long et un phénotype similaire devrait être observé chez la souris infectée.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort pour les prélevements prévus dans chaque procédure.
Remplacement
Notre projet s’intéresse à l’étude des processus biologiques associés aux interactions entre le virus SRAS-CoV-2 et les cellules ou tissus de l’hôte et de leur évolution au cours du temps (6 mois). De fait, l’analyse de ces interactions au sein d’un organisme, où toutes les cellules impliquées sont en étroite communication, nécessite des observations chez l’animal et ne peut être substituée qu’en partie par des études in vitro. Des résultats préliminaires ont montré que les cellules musculaires humaines sont susceptibles à l’infection par le SRAS-CoV-2. De plus, nous avons démontré que le récepteur ACE2 est exprimé au niveau du tissu musculaire. La culture cellulaire restera un outil que nous utiliserons au cours de ce projet pour des tests préliminaires et complémentaires à l’utilisation des souris.
Réduction
Dans le but de suivre le principe des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner) et de réduire l’utilisation excessive d’animaux, le nombre d’animaux par groupe a été calculé sur la base de protocoles publiés et de l’expérience acquise précédemment. Un des enjeux est de pouvoir obtenir suffisamment de matériel biologique pour réaliser l’ensemble des analyses prévues. Ce nombre de souris n’a pas été défini à l’aide de méthodes statistique mais est basé sur notre expérience dans l’obtention de différent matériel biologique pour chaque technique. Les conditions expérimentales de l’infection sont établies sur la base d’une approche par escalade de doses. Cinq souris par condition seront utilisées pour des analyses histologiques et virologiques. La sensibilité de ces techniques est importante et l’effet attendu est fort, ce qui permet de limiter le nombre d’individus. Pour les autres expériences, la sensibilité attendue est moindre, obligeant à augmenter la taille des groupes à 10 individus pour les analyses fonctionnelles. Afin de respecter la règle des 3R, les animaux seront utilisés pour plusieurs études (par exemple, analyses fonctionnelles et investigation de la physiopathologie de l’infection musculaire) et, quand cela est possible, un même tissu sera exploité pour différentes analyses (par exemple, un même muscle pour les analyses histologiques et les analyses moléculaires) dans le but de réduire au maximum le nombre des animaux. Des tests statistiques seront mis en œuvre.
Raffinement
Pour minimiser le stress induit aux animaux, les animaux seront anesthésiés sous isoflurane (induction 4%, maintien 2%) avant inoculation intra-musculaire du virus. L’endormissement complet sera contrôlé par pincement ferme de la queue. L’anesthésie à l’isoflurane est rapide permettant la réalisation de la procédure en un temps court et d’assurer un réveil rapide tout en minimisant l’hypothermie. De plus, de la nourriture humidifiée sera ajoutée dans les cages les 3 premiers jours pour faciliter l’alimentation des animaux. Notre expérience du modèle souris a été également mise à profit pour aborder la question du raffinement : enrichissement et habituation de l’animal à la manipulation. La bonne connaissance du modèle infectieux sur lequel repose ce projet permet de limiter les souffrances ressenties par les animaux au cours des procédures expérimentales. Les souris seront hébergées par 6 mois dans des portoirs ventilés, avec à leur disposition du matériel de nidification (coton), des tunnels et des maisonnettes en carton ainsi que des bûchettes de bois à ronger. Des points limites (perte excessive >20%, lordose, dyspnée, poil piqué, difficultés locomotrices) seront utilisés afin de garantir le bien-etre des animaux après l'infection.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) constitue un outil essentiel pour la recherche par sa facilité de manipulation, sa petite taille, ses cycles de reproduction courts, et sa grande disponibilité. Cependant, la souris n’est pas sensible à l’infection par le SRAS-CoV-2, puisque la protéine spike “S” ne reconnaît pas le récepteur murin ACE2. Des stratégies d’insertion du gène humain ACE2 dans les modèles transgéniques ont été réalisées, mais son expression est ubiquitaire alors que chez l’homme, elle est restreinte, notamment aux voies respiratoires supérieures et inférieures. Afin de contourner ces différentes limitations et dans l’objectif de fournir à la communauté scientifique un modèle préclinique murin versatile, nous avons généré une lignée murine humanisée (ACE2(GFP)hACE2) exprimant le récepteur hACE2 au locus de mAce2 de manière conditionnelle et inductible. En effet, il n’existe pas à notre connaissance de knock-in inductible, tissu-spécifique et conditionnel de hACE2 chez la souris. Nos expérimentations concernent les jeunes adultes de 6 semaines, date à laquelle le muscle adulte est complètement formé.
Adaptation à la coïnfection entre nématodes intestinaux et malaria : évolution de la capacité à immunosupprimer l’hôte
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
610 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par gavage d'un ver intestinal puis par un parasite de la malaria, subissent des prélèvements sanguins trois fois par semaine, puis une ponction cardiaque suivie de la mort par dislocation cervicale. Le porteur décrit une infection le plus souvent asymptomatique et une anémie transitoire liée à une souche de plasmodium "non létale", et tue toute souris dont l'état se dégrade. Il présente la souris comme le "modèle de choix", ces interactions à trois partenaires ne pouvant selon lui être reproduites in vitro, l'étude portant d'abord sur la capacité d'adaptation du ver.
Objectifs
L’objectif du projet est d’étudier l’adaptation à la coïnfection entre un nématode intestinal et un des agents de la malaria murine, en termes de la capacité à réguler la réponse immunitaire de l’hôte. Les infections par des nématodes intestinaux sont toujours très prévalentes dans les pays en voie de développement et on estime que 3 milliards d’êtres humains souffrent d’au moins une infection par des helminthes au cours de leur vie. La carte de prévalence des infections par des helminthes coïncide en grande partie avec celle d’endémicité du paludisme, et en effet on constate que souvent ces populations sont coïnfectées par les deux parasites. La coïnfection peut entrainer des dynamiques très différentes par rapport à celles observées quand les helminthes ou les plasmodiums infectent seuls leurs hôtes et cela peut également avoir des conséquences sur l’état de santé des individus coïnfectés. En particulier, un des paramètres clé déterminant la dynamique de la coïnfection est la capacité des nématodes intestinaux à moduler la réponse immunitaire de l’hôte. Cette capacité d’immunomodulation a pour objectif de favoriser la persistance des vers au sein de l’hôte. Cependant, un hôte dont la réponse immunitaire est sous exprimée devient également plus susceptible à l’infection par d’autres pathogènes. La question que nous souhaitons aborder ici est donc la suivante : Y a-t-il un potentiel d’adaptation du nématode aux conditions de coïnfection qui limite le niveau d’immunosuppression de l’hôte ?
Bénéfices attendus
Ce projet vise à identifier le potentiel d’adaptation d’un nématode intestinal à la coïnfection avec plasmodium en termes de sa capacité à immunomoduler l’hôte. Ces deux parasites infectent des millions de personnes chaque année dans les pays du Sud en voie de développement. On estime que 600.000 personnes décèdent chaque année des suites d’une infection par une des espèces de Plasmodium, essentiellement en Afrique subsaharienne. Ces mêmes personnes souffrent souvent d’infections chroniques par différentes espèces d’helminthes. Notre projet vise donc à contribuer à élucider le rôle que la manipulation de la réponse immunitaire par le nématode pourrait jouer dans le risque encouru par ces populations où helminthes et paludisme sont endémiques.
Procédures
Les animaux sont soumis aux interventions suivantes : gavage (200 µl d’eau de boisson à l’aide d’une sonde souris, une seule fois, durée
Impact sur les animaux
Nous attendons peu d’effets indésirables sur les animaux. Le nématode intestinal produit des infections asymptomatiques dans le sens qu’aucun changement comportemental ou dans l’apparence de l’animal n’est constaté et ceci basé sur de centaines de souris infectées au cours de ces 10 dernières années. Dans des très rares cas, l’émergence des vers adultes dans la lumière intestinale peut provoquer une augmentation de la perméabilité intestinale et un passage de LPS dans le sang. Etant donné que les animaux sont surveillés quotidiennement et deux fois par jours pendant la période d’émergence des vers, si on constate une détérioration de l’état de santé des souris (p.ex. état de prostration) elles sont immédiatement retirées de l’expérience et euthanasiées par dislocation cervicale sous anesthésie à l’isoflurane. La souche de Plasmodium yoelii que nous allons utiliser s’appelle 17X NL où l’acronyme NL signifie « non létal ». Nous avons déjà effectué des infections de C57BL/6JRj avec cette souche de plasmodium et avons pu constater qu’aucune mortalité n’intervient. Le seul symptôme observable associé à l’infection par Plasmodium yoelii 17X NL est une diminution du nombre de globules rouges (anémie). Cette diminution est cependant transitoire (elle se produit entre les jours 14 et 22 post-infection) et après J26 les valeurs reviennent à la normale. Le gavage est réalisé en quelques secondes, à l’aide s’une sonde souris, et ne comporte de nuisances particulières si ce n’est le stress lié à la contention de l’animal. Chaque individu n’est gavé qu’une seule fois avec un petit volume d’eau (200 µl). Les injections i.p. sont réalisées après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). Comme pour le gavage, chaque individu ne reçoit qu’une seule injection. Les micro prélèvements de sang à l'extrémité de la queue sont aussi réalisés après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). Les prélèvements de fèces sont effectués en isolant les souris (afin de pouvoir identifier l’appartenance de l’échantillon à chaque individu). Cependant, les souris ne sont isolées que pendant 1 heures, étant pour le reste hébergées en groupe (5 souris par cage). Etant donné que deux prélèvements sont effectués par semaine, le temps passé en isolement ne constitue que 1% du budget temps hebdomadaire.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort car ils ne peuvent pas être réutilisés dans d’autres expériences, n’ayant plus une réponse immunitaire naïve par rapport aux parasites utilisés.
Remplacement
L’objectif de notre étude est d’évaluer l’adaptation d’une espèce de nématode intestinal à la coïnfection par plasmodium en termes d’immunosuppression de l’hôte. Ceci met en jeu des interactions complexes entre les trois acteurs (l’hôte, le nématode et le plasmodium) qui ne peuvent pas être reproduites in vitro.
Réduction
L’effectif de souris utilisé dans cette expérience a été calculé afin d’en minimiser le nombre tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour obtenir des résultats fiables. Il s’agit en effet de 5 souris par passage pour chaque groupe expérimental, et 15 souris tests dont l’objectif est de vérifier si les paramètres mesurés ont dévié par rapport à la génération initiale. Le nombre de 15 souris est le plus petit possible car 5 souris sont mises à mort pour chaque jour de prélèvement. Afin de réduire ultérieurement le nombre total de souris, nous avons décidé de ne répéter l’expérience qu’une fois. Par ailleurs cette répétition ne concerne que les souris tests et non pas les souris utilisées pour les passages. Au total, avec les répétitions, 610 souris seront nécessaire sur une période de 3 ans.
Raffinement
Plusieurs mesures sont prises pour réduire au minimum l’inconfort et le stress des animaux utilisés dans cette expérience. D’abord, tous les animaux sont hébergés en groupe (minimum 5 individus par cage) afin de permettre l’expression des comportements sociaux. Lors des prélèvements de fèces, les animaux ne sont isolés que pendant 1 heure, ce qui représente 1% du temps hebdomadaire passé en isolement. Toutes les cages sont enrichies et ont du matériel pour la construction de nids. Toutes les manipulations sont effectuées par du personnel expérimenté, dans un environnement calme qui minimise le stress des animaux. Les injections et prélèvements de sang sont effectués après application d’un anesthésiant local pour éviter toute douleur. Enfin, tous les animaux sont surveillés au moins une fois par jour pour évaluer leur état général.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour ce type d’expérience. Les parasites sont des parasites spécifiques de souris qui reproduisent assez fidèlement les coïnfections observées chez l’homme entre nématodes intestinaux et malaria. Nous utiliserons des animaux entre 8 et 10 semaines. Il s’agit d’individus adultes avec une système immunitaire complétement développé.
Evaluation de nouveaux candidats médicaments dans un modèle de crises fébriles chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
380 souris, dont de très jeunes non sevrées, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures à la souffrance déclarée modérée pour 30 et sévère pour 350. Elles sont chauffées près d'une source de chaleur jusqu'à provoquer des convulsions fébriles, jusqu'à quatre fois pour les modèles génétiques, avec administration de candidats médicaments et tests moteurs. Le porteur indique qu'une crise tonique, jugée possible, entraîne la mise à mort, et signale des effets d'hypothermie et de sédation liés aux produits. Il décrit des modèles murins des syndromes de Dravet et d'Angelman et présente le recours à l'animal comme "indispensable" pour démontrer l'efficacité avant mise sur le marché.
Objectifs
L'objectif du projet consiste à évaluer de nouveaux candidats médicaments pour inhiber les crises fébriles chez le jeune enfant. Les convulsions fébriles sont des contractions musculaires involontaires, saccadées, observées lors d'un épisode de fièvre, le plus souvent dû à une infection virale. Elles peuvent survenir chez les nourrissons ou les enfants (jusqu'à l'âge de 5 ans) en bonne santé (n'ayant pas de maladie neurologique connue ou d'infection cérébrale sévère). Ces crises peuvent aussi parfois être le premier signe de certains troubles neurologiques. Par exemple, le syndrome de Dravet est une épilepsie grave de l’enfant, d’origine génétique, qui débute avant l’âge d’un an par des crises convulsives souvent déclenchées par de la fièvre. Par la suite, les enfants ont des crises d’épilepsie de divers types, un retard de développement, des difficultés de langage, une mauvaise coordination des mouvements et des troubles du comportement. Les convulsions fébriles peuvent également être les premières manifestations épileptiques du syndrome d'Angelman, caractérisé par une déficience mentale, une apparence et un comportement caractéristiques, et souvent accompagnés d'autres signes tels qu'une épilepsie de gravité variable. Un modèle d'étude des convulsions fébriles chez la souris sera développé dans ce projet, permettant de tester dessus des candidats traitements pour ces crises.
Bénéfices attendus
Les modèles de crises fébriles permettent de tester l’efficacité de nouveaux médicaments avant leur mise sur le marché. La recherche de nouveaux traitements est indispensable pour traiter les convulsions fébriles complexes qui nécessitent un traitement préventif, une fois le risque de récidive identifié chez le nourisson (il est estimé qu'environ 30% des nourrissons ayant présenté un épisode de crise fébrile récidivera). Ces traitements peuvent également être développés pour soulager les symptômes associés aux différents syndromes comprenant des crises épileptiques, et pour lesquels aucun traitement n'existe à l'heure actuelle (la prise en charge actuelle incluant, en fonction des besoins, à la fois une rééducation psychomotrice, cognitive, orthophonique, comportementale, mais aussi des traitements médicamenteux contre les troubles du sommeil, les crises épileptiques, voire des tranquilisants).
Procédures
L'hyperthermie sera induite en plaçant l'animal proche d'une source de chaleur (temps estimé maximum 35 minutes) pour élever sa température corprorelle jusqu'à un seuil maximum tolérable. La température de ces animaux sera suivie tout au long du test et le test sera arrêté dès l'atteinte du seuil ou tout signe decrise fébrile. Dans le cadre de procédures modélisant la crise fébrile du nourrisson, ce test ne sera réalisé qu'une fois. Dans le cadre de modèles de syndromes génétiques, ce test pourra être réalisé 2 à 4 fois en veillant à la bonne récupération des animaux entre chaque session. Dans les modèles de syndromes complexes, des tests comportementaux pourront être envisagés pour évaluer les potentiels déficits moteurs (durée de quelques minutes à maximum 40 minutes, fréquence maximum 1 fois par semaine). Des prélèvements sanguins (en cours d'étude : prélèvements sub-mandibulaires, 1 fois/semaine maximum, durée du prélèvement : quelques secondes) peuvent également être envisagés pour compléter les données in vivo par des données biochimiques. Concernant l'administration des candidats traitements, les administrations par bolus rapide (voies orale, intraveineuse, sous-cutanée, intra-péritonéale, intramusculaire, intracranienne) durent quelques secondes; l'administration par perfusion lente (intraveineuse) peut durer quelques minutes. Les administrations peuvent être uniques ou répétées pendant plusieurs jours, en fonction des spécificités du candidat traitement. Les administrations seront réalisées selon les bonnes pratiques vétérinaires.
Impact sur les animaux
Le protocole décrit dans ce projet peut conduire à l'apparition de convulsions. Dès l'observation de tout signe de convulsion, l'animal est retiré de la source de chaleur pour stopper la crise et tout le nécessaire sera mis en œuvre pour faire revenir la température corporelle de l'animal à sa normale. Bien qu'inattendue, l'apparition de crise tonique demeure possible. Dans ce cas, l'animal sera euthanasié. De par notre expérience, il n'est pas prévu de rejet par la mère suite aux administrations des animaux non-sevrés. Les principaux effets indésirables relatifs aux administrations de candidats médicaments sont une potentielle hypothermie et des effets sédatifs. Ils seront monitorés au cours de l'étude. Dans le cas de modèles de syndromes complexes, les animaux seront surveillés pour déterminer s'ils présentent des fonctions motrices altérées. L'évaluation de l'activité locomotrice n'induit pas de douleur et reste un test peu stressant pour les souris (stress principalement lié à la nouveauté ; dans le cas de l’évaluation de la coordination motrice, la hauteur du dispositif est suffisamment basse pour éviter toute blessure en cas de chute).
Devenir
Tous les animaux auront été soumis à une hyperthermie susceptible d'induire des convulsions. Ces procédures ne sont pas compatibles avec un maintien en vie dans de bonnes conditions de santé.
Remplacement
Dans le cadre du développement pharmaceutique, ce projet fait suite à l'évaluation de nouveaux candidats médicaments sur des modèles in silico et ex-vivo, exemple de modèles de cultures primaires de neurones ou de tranches cérébrales. Ces modèles sont utilisés afin de sélectionner les meilleurs candidats médicaments et donc limiter le nombre d'animaux utilisés. Néanmoins, l'efficacité de nouveaux traitements doit également être démontrée sur des modèles plus complexes (crises induites par hyperthermie et modèles animaux de syndromes génétiques) permettant ainsi l’observation des effets de substances pharmacologiques sur le comportement des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé pour chaque étude a été optimisé de façon à obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des études. Dans la procédure 2 (tests de candidats médicaments), le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement par rapport à un contrôle positif (substance de référence ou de comparaison). Les tests statistiques seront adaptés en fonction de la normalité des données obtenues. Pour les données quantitatives (e.g. température) il est prévu d'appliquer des tests paramétriques (e.g. : Student, ANOVA...) ou non-paramétrique (Mann-Whitney) et pour les données qualitatives (fréquence de réponse), le test exact de Fisher sera utilisé. Aussi, lorsque celà est possible, des prélèvements sanguins intermédiaires (autre que terminaux) peuvent être envisagés sur un même animal, permettant ainsi de générer des données sur la cinétique d'action de la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs, vont consister en un suivi des points limites spécifiques à ce projet permettant d’euthanasier précocement tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général et un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et fréquemment manipulés par des techniciens formés et attentifs. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objet de nidification, objet à ronger ou à mastiquer, présence de congénères. Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données. Les procédures décrites ont été optimisées pour limiter la douleur chez l'animal. Dans ce cadre, plusieurs méthodes seront testées pour la mesure de température corporelle (transmission sans contact via puce RFID ou prise de température rectale). Si les mesures par une puce RFID ne sont pas satisfaisantes, une sonde rectale sera utilisée, avec utilisation de vaseline pour limiter la douleur. Les animaux seront retirés de la source chaude dès l'apparition de convulsions ou que le seuil défini de température corporelle est atteint. S'ils doivent être gardés (modèles de syndromes complexes), les animaux seront surveillés et réhydratés avec une injection sous-cutanée ou intrapéritonéale de sérum physiologique à la fin du test. Si l'état des animuax le nécessite, des injections supplémentaires de sérum physiologique peuvent être réalisées si ces derniers ne s'hydratent pas suffisamment. Les animaux seront euthanasiés si ces derniers n'ont pas récupéré après quelques minutes (maximum 1 minute après bain tiède pour l'arrêt des convulsions, maximum 30 minutes pour retrouver un état comportemental normal). Pour les animaux n'ayant pas convulsé, ces derniers pourront être gardés et réhydratés, juste après le test (par accès au biberon ou injection).
Choix des espèces
Les substances anti-épileptiques mises sur le marché ont été découvertes en utilisant des modèles pré-cliniques chez le rongeur. Les études de crises fébriles sont effectuées chez la souris car ce modèle est translationnel et permet l'étude de modèles animaux de syndrome d'origine génétique observés chez l'Homme (e.g. modèles murins présentant une mutation du gène Scn1a pour modéliser le syndrome de Dravet, ou modèle murin présentant une mutation du gène ube3a pour le syndrome d'Angelman...). Les souris sont testés quelques jours après leur naissance jusqu'à 8 semaines. Les crises fébriles sont observées chez le nouveau-né, des souris jeunes sont donc utilisées pour ce type de protocole, comme décrit dans la bibliographie scientifique.