Rongeurs
Mécanismes de différenciation et du recrutement des cellules myéloïdes dans des conditions de développement tumoral
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
3 090 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent des implantations de tumeurs, des injections d'induction de délétion génétique, des immunothérapies intrapéritonéales répétées et parfois une omentectomie ou une splénectomie, pour étudier le recrutement des cellules myéloïdes dans le développement tumoral. Le porteur indique que chaque modèle de cancer fait l'objet d'une grille d'évaluation de la douleur et d'un point limite, la mise à mort intervenant dans le respect de ces seuils. Il affirme que les cultures d'organoïdes 3D ne permettent pas d'analyser l'ensemble des populations cellulaires du microenvironnement tumoral.
Objectifs
Les macrophages ont une grande plasticité et leur état d’activation est régulé par l’intégration de signaux de l’environnement tissulaire dont ceux induits dans des situations d’infection, d’inflammation chronique ou de progression tumorale. Les cytokines sont des médiateurs clés de l’activation des macrophages : les interférons induisant des macrophages de type M1 pro-inflammatoires cytotoxiques; les cytokines IL-4 / IL-13 induisant des macrophages de type M2 immunorégulateurs. Récemment, de nombreux états intermédiaires à ces stades M1 et M2 ont été phénotypiquement caractérisés mais leur fonction dans des situations pathologiques reste à déterminer. De plus, les macrophages peuvent être d'origine embryonnaires et résidents dans les tissus, ou se différencier à partir des monocytes circulants et être recrutés sur un site inflamatoire. Nous réaliserons des analyses du recrutement et de l’orientation de la différenciation des macrophages au cours de la réponse immune contre des mélanomes ou des tumeurs du sein ou ovariennes ou pancréatiques. Ces analyses visent à comprendre comment les réponses immunitaires sont détournées par les cellules tumorales afin d'identifier de nouveaux biomarqueurs prédictifs de la progression tumorale et de mettre au point de nouvelles immunothérapies
Bénéfices attendus
Ces analyses visent à (i) comprendre comment les réponses immunitaires sont détournées par les cellules tumorales; (ii) identifier de nouveaux biomarqueurs prédictifs de la progression tumorale; (iii) mettre au point de nouvelles immunothérapies pour le traitement de cancer résistants aux traitement actuellement proposés.
Procédures
Certaines souris seront directement enrôlées dans des protocoles d'implantation de tumeurs. Le suivi de la pousse tumorale est régulier: une grille d'évaluation de la douleur et un point limite sont établis pour chaque modèle de cancer étudié. Certaines lots d'animauxt recevront un traitement (1 injection intra-péritonéale) d'induction de délétion génétique qui n'induit pas de phénotype dommageable, puis seront enrolés dans des protocoles d'implantation de tumeurs (1 injection sous-cutanée ou intra-péritonéale ou orthtopique, selon le type de cancer). Certaines lots d'animaux pourront recevoir des immunothérapies (1 injection intra-péritonéale tous les 3 jours pendant 2 semaines) visant à réduire la charge tumorale. Enfin, d'autres souris pourront subir un acte de petite chirurgie (omentectomie ou splénectomie) avant implantation ou induction de tumeurs. Dans tous les cas, le schéma expérimental s'étend au maximum sur 4 mois dont 1 mois pour induire la délétion génétique d'intérêt et 1 à 3 mois pour le développement tumoral (4 à 6 semaines pour le mélanome, le cancer du sein ou du pancréas; 10 semaines pour le cancer de l'ovaire). Les animaux subissent au maximum 6 interventions (1 implantation de tumeur - 10 minutes sous anesthésie pour transplantation orthotopique- et 5 injections intrapéritonéales-30 secondes chacune).
Impact sur les animaux
De manière générale, nous utiliserons le minimum de souris nécessaire pour nos expérimentations. Typiquement, 3 expériences indépendantes conduites selon le planning joint en annexe 3 (7 animaux non traités/ 7 animaux traités). Nous conduirons des analyses longitudinales afin de réduire le nombre d’animaux enrôlés. Les procédures de transplantation orthotopique des tumeurs permettent de limiter le développement tumoral au tissu cible (pancréas ou glande mammaire). Elles impliquent des actes de petite chirurgie pratiqués par une scientifique ayant suivi la formation appropriée. Les protocoles d’immunothérapie testés visent à réduire la pousse tumorale.
Devenir
Mise à mort dans le respect des points limites définis pour analyse du microenvironnement tumoral et des organes lymphoides drainant le site tumoral.
Remplacement
Les interactions macrophages/tumeurs seront également analysées dans des cultures d’organoïdes 3D in vitro. Cependant, ces modèles in vitro ne permettent pas d’analyser les interactions impliquant l’ensemble des sous-populations de cellules immunes et non immunes retrouvées dans le micrenvironnement tumoral. Les données bibliographiques montrent que les dialogues entre cellules cancéreuses, cellules immunitaires et cellules du stroma tumoral jouent un rôle important dans l'éradication ou l'échappement des cancers et la résistance aux thérapies. Il est donc capiltal d'analyser des modèles murins pré-cliniques in vivo qui récapitulent tant sur le plan génétique que cellulaire la physiologie des pathologies cancéreuses humaines.
Réduction
Typiquement, 3 expériences indépendantes ; analyses longitudinales afin de réduire le nombre d’animaux enrôlés. Les protocoles d’immunothérapie testés visent à réduire la pousse tumorale. Nous appliquerons des tests statistiques permettant de comparer les groupes traités (n=7) /non traités (n=7) par immunothérapie. En effet, nos expériences antérieures (Etzerodt, J Exp Med 2019 ; doi.org/10.1084/jem.20182124) incluaient 6 animaux par groupe. Cependant, la pousse tumorale étant parfois hétérogène, nous préférons dans ce projet inclure 7 animaux par groupe afin d’augmenter la puissance du test statistique.
Raffinement
Notre projet propose (i) des injections orthotopiques afin de réduire l’invasion tumorale, suivant des protocoles d’implantation en accord avec les recommandations en terme d’anesthésie et d’antalgie ; (ii) un suivi longitudinal de la pousse tumorale par imagerie in vivo. Dans chaque modèle tumoral, des points limites spécifiques seront appliqués. Les conditions d'hébergement des souris au CIML respectent la DIRECTIVE 2010/63/UE : surface des cages; matériel pour confectionner des nids; Température/Hygrométrie/Photopériode contrôlées.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus adaptée pour étudier les réponses immunitaires et l’immunopathologie car les systèmes immunitaires murins et humains sont très proches. Par ailleurs, l'espèce murine a permis de développer de nombreux modèles génétiquement modifiés [souris transgéniques; souris "knock-in"; souris "knock-out" dans la lignée germinale ou conditionnel] que nous utiliserons dans ce projet.
Intérêt de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) dans la détection du risque d’hydrocéphalie associé à l’administration intrathécale d’oligonucléotides chez le rat : implication dans le traitement des atteintes du système nerveux central
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
430 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur injecte du kaolin ou du liquide cérébrospinal dans la grande citerne pour provoquer une hydrocéphalie, puis ils subissent des chirurgies intrathécales répétées, jusqu'à cinq IRM sous anesthésie et une perfusion intracardiaque terminale, pour évaluer la toxicité d'oligonucléotides antisens administrés dans le système nerveux central. Le porteur indique que le modèle kaolin peut entraîner des sécrétions nasales et orbitales de sang et une euthanasie dans les cinq jours. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne récapitule la complexité des mécanismes en jeu et qu'il est "indispensable" d'évaluer cette toxicité avant les études cliniques.
Objectifs
L'hydrocéphalie est une pathologie neurologique dans laquelle une quantité excessive de liquide cérébrospinal (LCS) s'accumule dans le cerveau (au niveau des ventricules, cavités naturelles de cet organe). Il se produit alors une dilatation et les tissus environnants sont compressés entravant le bon fonctionnement cérébral. Les causes d’hydrocéphalie sont multiples : elles peuvent être congénitales, infectieuses, hémorragiques tumorales ou médicamenteuses. L’hydrocéphalie est souvent diagnostiquée avec des tests d’imagerie tels que l’imagerie par résonance magnétique (IRM) qui est devenue l’examen de référence pour ce type de pathologie. En clinique, de nouvelles thérapies utilisant l’administration de molécules appelées oligonucléotides antisens (ASO) sont actuellement proposées. Il s’agit de petites molécules d’acide nucléique qui vont venir réprimer l’expression protéique d’un gène d’intérêt. Ces composés ne franchissent pas aisément la barrière hématoencéphalique; d’où la nécessité, dans le cadre du traitement des atteintes du système nerveux central, d’administrer les candidats-médicaments par voie intrathécale (dans l’espace où circule le LCS). Or, quelques cas d’hydrocéphalie ont été rapportés suite à des injections réalisées par voie intrathécale de ce genre de composés. Dans ce contexte, il apparaît important d’évaluer le profil sécurité des candidats-médicaments en préclinique sur ce point de vigilance. Dans ce contexte, nous proposons d’évaluer en IRM, chez le rat, le risque d’hydrocéphalie associé à l’injection intrathécale d’ASO amenés à être proposés au développement clinique chez l’humain, pour le traitement d’atteintes cérébrales spécifiques. Ce projet se décompose en deux parties. Dans un premier temps, nous chercherons à reproduire, chez le rat, un modèle d’hydrocéphalie déjà bien caractérisé de façon à optimiser l’acquisition et le traitement des données imagerie IRM pour la détection d’anomalies cérébrales associées à cette pathologie. Puis, nous chercherons ensuite à évaluer l’effet de différents ASO administrés par voie intrathécale sur les paramètres volumétriques tels que le volume des ventricules cérébraux, la taille globale du cerveau, et/ou déformations des différentes structures cérébrales. Ce projet permettra de sécuriser l’approche en développement clinique de ces produits qui pourraient être proposés comme traitement de maladies invalidantes.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra à terme de valider les méthodologies pour la sélection des meilleurs candidats médicaments nécessitant une injection par voie intrathécale pour le passage en développement clinique.
Procédures
• Imagerie IRM sur animal anesthésié : jusqu’à 5 sessions d’imagerie/animal espacées au moins d’une semaine d’intervalle sur une durée maximale de 5 mois. Durée maximale d’une session IRM/animal : 1 heure • Injection unique (CSF ou kaolin) au niveau de la grande citerne. La durée de la procédure n’excèdera pas 20min • Chirurgie intrathécale pour administration des ASO : 3 administrations à une semaine d’intervalle. C’est ce qu’on appelle le « bolus de charge » et qui sera la méthodologie préconisée chez l’humain. La procédure chirurgicale n’excèdera pas 30min • Prélèvements sanguins et de LCS chez animal anesthésié juste au moment du sacrifice (stade terminal sans réveil) • Perfusion intra-cardiaque PFA 4% pour permettre l’analyse histologique post-mortem des tissus cérébraux. La durée de la procédure n’excèdera pas 15min
Impact sur les animaux
Ce projet permettra justement de définir quels peuvent être les effets indésirables associés à l’administration répétée par voie intrathécale (dans l’espace où circule le liquide cérébrospinal) d’un traitement par oligonucléotides antisens (ASO) destiné à traiter des atteintes du système nerveux central ; voie d’administration préconisée chez l’humain. Effets indésirables liés à l’apparition d’une hydrocéphalie chez le rat. Possibilité de sécrétions nasales et orbitales de sang et de liquide clair dans les quelques jours suivant l’induction. Selon la littérature, ces évènements n’ont pas été rapportés dans le modèle kaolin (euthanasie dans les 5 jours suivants l’injection) que nous souhaitons évaluer en imagerie IRM. Effets indésirables liés à l’administration intrathécale de composés. Paralysie des membres postérieurs, inflammation locale au niveau du site d’injection, paralysie motricité vésicale ou digestive. L’administration des composés est réalisée en conditions d’aseptie optimale de façon à limiter la survenue d’effets indésirables associés à cette voie d’administration. Effets indésirables liés aux anesthésies successives Anesthésie gazeuse (isoflurane) durant les examens IRM et procédure chirurgicale. Aucun effet indésirable n’est attendu. Surveillance des paramètres physiologiques (température, respiration) durant toute la session d’acquisition des données imagerie ou chirurgie. Surveillance des animaux (en chambre thermostatée) jusqu’à leur réveil avant réintroduction dans leur cage.
Devenir
Pour chaque procédure les animaux doivent être euthanasiés pour analyse post-mortem (analyse immuno-histochimiques et dosages biochimiques) et corrélation avec les données d’imagerie acquises in vivo.
Remplacement
Il est indispensable de pouvoir évaluer la toxicité de candidats médicaments et définir la marge sécurité pour les futures études cliniques. Actuellement les études in vitro permettent de sélectionner une grande partie des composés et de restreindre drastiquement le nombre de produits qui seront testés in vivo. Cependant, il n’existe aucun modèle in vitro ou synthétique qui récapitulerait la complexité des mécanismes déclenchés par l’administration d’un candidat médicament dans un organisme ; Le recours à l’animal reste donc obligatoire et nécessaire pour envisager les études réglementaires qui permettront de poursuivre le développement du produit jusqu’à l’autorisation de mise sur le marché.
Réduction
Dans ce projet, le nombre d’animaux a été réduit au minimum pour garder une puissance statistique raisonnable et s’assurer que les résultats puissent être exploitables en vue de la variabilité inter-individuelle. Généralement, un minimum de n=10 animaux/groupe est nécessaire quand nous cherchons à mesurer des paramètres en imagerie pour lesquels nous n’avons pas d’expérience au préalable. Le fait d’envisager un suivi continu en imagerie permet de limiter le nombre d’animaux utilisés dans les études en limitant l'euthanasie à différents temps.
Raffinement
Les composantes physiologiques seront surveillées durant les examens d’imagerie : respiration, température corporelle. Le réveil de l’animal se fera en chambre thermostatée avant sa réintroduction dans sa cage L’alimentation et l’eau de boisson seront disponibles à volonté Les procédures de chirurgie intrathécale seront accompagnées par des injections d’analgésiques (avant et après la chirurgie) Les animaux seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens et les expérimentateurs afin de détecter au plus tôt tout signe d’inconfort ou de douleur qui pourraient survenir, et administrer le soin correspondant
Choix des espèces
La réglementation impose que les études de toxicologie soient effectuées sur une espèce de rongeur au minimum. Dans ce projet, le choix du rat est privilégié du fait que l’injection intrathécale des composés est possible chez cette espèce, à la différence de la souris. Les volumes des prélèvements (sang, LCS) pour l’identification de biomarqueurs sont potentiellement également plus importants chez le rat que chez la souris; ce qui facilite les dosages sans à priori. L’évaluation de la tolérance chez le rat de l’administration intrathécale de candidats médicaments préalablement sélectionnés (criblage in vitro/études chez la souris) aidera aux choix des doses à évaluer sur une espèce non rongeur avant le début des essais cliniques où la voie d’administration intrathécale est celle qui sera préconisé chez l’humain. Dans ce projet, nous utiliserons des rats Wistar pour lesquels nous disposons déjà de données historiques concernant les analyses biochimiques et de formulation sanguine. Dans ce ce projet, nous utiliserons des rats jeunes ou adultes, conformément aux requis réglementaires
Effet d’un blocage pharmacologique des voies d’inflammation sur un modèle murin d’hyperstimulation ovarienne
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections hormonales de superovulation puis des cotraitements anti-inflammatoires, et subissent un prélèvement sanguin sous-mandibulaire terminal avant leur mise à mort, pour étudier l'étiologie du syndrome d'hyperstimulation ovarienne sur des souris invalidées pour les récepteurs LXR. Le porteur affirme anticiper l'"absence d'effets indésirables" liés au protocole, qu'il dit pratiquer en routine. Il indique avoir d'abord mené des tests in vitro sur cellules de granulosa, censés limiter le nombre d'individus utilisés in vivo.
Objectifs
Le projet s’inscrit dans l’étude l’étiologie moléculaire de l’OHSS. Nous utiliserons des échantillons ovariens issues de souris sauvages, invalidées pour les récepteurs LXRs et ces mêmes souris avec un transgène permettant le sauvetage spécifique des cellules de Granulosa. En effet, le modèle invalidées pour les récepteurs LXRs a été identifié et publié comme un modèle de référence pour ce syndrome. Les études seront conduites sur des animaux de 7 mois environ puisque la mise en place du phénotype est associé à l'age des souris. Les souris seront soumises à un protocole de stimulation hormonale comme suit en vue d’une superovulation. - Jour 1 : Injection IP de l'hormone 1 (PMSG, 7,5UI/souris) - Jour 3 : Injection IP de l'hormone 2 (hCG, 5UI/souris). Nous envisageons donc de réaliser des cotraitements avec des corticoïdes (methylprednisolone), avec des AINS (Ketophen) et enfin avec des inhibiteurs de l'inflammasome (MCC950). Les tissus prélevés seront prélevés à 2 temps spécifiques : 40 heures apres la première stimulation par la PMSG (lot H40) et en fin de protocole après l'ovulation (lot J4). Les échantillons tissulaires seront analysés par des techniques d’histologie et d’immunohistochimie par l’étude de marqueurs d’acteurs de la stéroïdogenèse ovarienne et de l'inflammation. En parallèle des tests de fécondation in vitro (FIV) seront conduit pour déterminer la qualité des ovocytes produits et leurs capacités à reprendre la méiose après fécondation.
Bénéfices attendus
Nous avons précédemment montré le rôle qu'occupe les récepteurs LXR dans l'étiologie moléculaire de l'hyperstimulation ovarienne. Il est maintenant très clair que le phénotype est associé chez la souris à une réponse inflammatoire anormale et à la constitution d'un infiltrat de cellules immunitaires au nievau ovarien qui et totalement anormal et incontrolé. L'etude de l'effet de traitements anti-inflammatoires dans un contexte d'hyperstimulation pathologique de l'ovaire, nous permettra ainsi de connaître le potentiel thérapeutique d'un telle traitement dans le cadre de la clinique humaine.
Procédures
Les animaux subiront un prélèvement unique sous-mandibulaire sanguin de 150microlitres environ en point final juste avant leur mise à mort. Cette procédure aura lieu une fois avec une durée moyenne d'une minute.
Impact sur les animaux
Les procédures décrites dans la présente demande sont largement utilisée dans de nombreux laboratoire, et notre groupe de recherche les utilisent en routine sur ces même modèles génétiques. Ainsi, nous pouvons aidsement anticiper l'absence d'effets indésirables liés au protocole présenté dans la demande. En parallèle, nous pouvons anticiper aue les traitements anti-inflammatoires vont diminués au moins partiellement les manifestations phénotypiques d'hyperstimulation, donc plutôt des effets bénéfiques. Néanmoins, une surveillance renforcée (2 fois par jourà) sera conduite sur les animaux en protocole.
Devenir
L'ensemble des animaux est mis à mort en fin de protocole pour le prélèvement pour l'analyse des ovaires par des techniques d'histologie et d'immunodétection in situ.
Remplacement
Cette étude fait suite à des tests réalisés in vitro en culture de cellules ayant permis de caractériser le comportement des cellules de granulosa en modulant le contexte inflammatoire. Ceci permet donc de limiter notre étude fonctionnelle sur un nombre limiter d’individus pour valider le phénotype in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été restreint au maximum et définit pour obtenir une puissance statistique satisfaisante (test ANOVA) à l’issue du protocole, celui-ci a été fixé à 15 individus par lot.
Raffinement
Les animaux en particulier les lignées transgéniques peuvent répondre de manière « exagérée » au traitement hormonale qui induit l’hyperstimulation. De fait, ces lots de souris seront suivis avec une fréquence observationnelle plus élevée (deux fois par jour) pour détecter toute manifestation occasionnelle de mal-être ou de souffrance. Cependant, le protocole post induction est relativement court puisque les souris seront mis à mort 96 heures après l’injection de PMSG - Pregnant Mare Serum Gonadotropin, les études antérieures n'ont pas montrées de manifestation délétère pour l'animal. En parallèle, un erichissement renforcé des cages d'hébergement sera conduit (cabane et/ou tube carton, pads cellulose pour formation de nids). Si des signes de souffrance ou de mal-être se manisfeste, l'application des points limites décrit dans la DAP seront mis en oeuvre.
Choix des espèces
Le cycle oestrien et la physiologie de l’ovaire chez la souris sont très proche de l’espèce humaine. En parallèle, l’existence de lignées transgéniques d’intérêt pour l’étude de l’OHSS justifie le choix du modèle murin. Nous utiliserons des individus de 7 mois, ce stade de développemente est justifié par le lien qu’il existe entre la survenue d’OHSS chez la femme et la réponse inflammatoire que nous avons observé dans nos études précédentes dans lesquelles cette fenêtre temporelle présente une réponse significativement pathologique dans le modèle Lxr ab-/-.
Etude de l’efficacité de la N-acétylcystéine à augmenter l’effet antalgique du paracétamol tout en inhibant son hépatotoxicité
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent des tests de seuil de douleur par stimulation plantaire toutes les six heures, des administrations par gavage, la pose d'un cathéter intraveineux, des prélèvements sanguins et des IRM, avant d'être mises à mort par perfusion intracardiaque, pour tester l'ajout de N-acétylcystéine au paracétamol. Le porteur indique que la stimulation plantaire induit une douleur, dont l'animal peut se soustraire en retirant sa patte. Il affirme que les cultures cellulaires et les modélisations informatiques ne peuvent mimer la douleur, appréhendable selon lui uniquement dans l'"organisme entier".
Objectifs
Le paracétamol est un médicament de référence pour le traitement de la fièvre et de la douleur, à tous les âges de la vie et dans de très nombreuses circonstances. La dose actuellement recommandée chez l’adulte est de 3 à 4 grammes par jour, répartis en prises de 1 gramme maximum. Cette dose maximale est limitée par la toxicité, principalement hépatique, qui peut survenir à des doses plus élevées. Cependant, l’élimination par le corps du paracétamol lors d’une prescription classique expose à des périodes d’inefficacité. Pendant ces périodes, il n’est pas possible de soulager la fièvre ou la douleur sans avoir recours à d’autres médicaments, tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou les opiacés. Malheureusement, ces autres médicaments ont un profil d’effet indésirable bien moins bon que le paracétamol et les AINS sont même contre-indiqués lors d’infections bactériennes car ils sont susceptibles d’entraîner des complications pouvant conduire jusqu’au décès. Dans plusieurs études, augmenter la dose de paracétamol de façon très ponctuelle permet effectivement d’augmenter son efficacité. L’enjeu de pouvoir prescrire le paracétamol à forte dose, sur quelques jours ou plus, tout en se préservant de sa toxicité est donc important et n’a pas de solution à l’heure actuelle. La N-acétylcystéine (NAC) est l’antidote de référence lors des intoxications au paracétamol. Elle permet de s’opposer à l’action toxique du paracétamol sans en entraver son efficacité. Ce projet scientifique consiste à utiliser un modèle murin (souris) pour montrer que la combinaison de paracétamol et NAC dans un schéma à 6 administrations par 24h procure une meilleure antalgie dans le temps qu’un schéma classique à 4 administrations par 24h, tout en empêchant la survenue d’une toxicité hépatique.
Bénéfices attendus
L’amélioration de la prise en charge de la douleur est une problématique d’actualité. Permettre une meilleure prise en charge de la douleur grâce à un nouveau schéma thérapeutique du paracétamol permettrait également une réduction de l’utilisation des AINS (non indiqués en cas d’infection et souvent mal tolérés) et des opiacés, souvent mal tolérés et vecteurs de dépendance.
Procédures
1- Test de seuil de la douleur par stimulation plantaire (15 secondes ; toutes les 6h jusqu’à 23h post-traitement). 2- Administration médicamenteuse par gavage (30 secondes ; 4 à 6 administrations selon les groupes). 3- Pose d’un cathéter intraveineux et prélèvement sanguin (15 minutes ; 2 prélèvements). 4- Imagerie par résonance magnétique (IRM) (15 minutes ; 2 examens IRM). 5- Mise à mort par perfusion intracardiaque (15 minutes).
Impact sur les animaux
Test de seuil de la douleur : La stimulation plantaire induit une douleur chez l’animal. Néanmoins, l’animal pourra s’y soustraire en retirant sa patte du dispositif d’expérimentation. Par ailleurs, la procédure expérimentale sera réalisée durant une courte durée de manière à éviter toute lésion tissulaire. Administration médicamenteuse par gavage oral : Tous les moyens seront mis en œuvre pour éviter le stress et les blessures chez l’animal. Avant la procédure, la souris sera habituée à la contention. Une aiguille d’alimentation à bout rond, d’une longueur appropriée à la taille du sujet et flexible sera utilisée. Pour la tolérance de l’administration, l’aiguille sera trempée dans une solution appétente pour la souris (liquide sucré), ce qui stimulera également le réflexe de déglutition. Pose d’un cathéter intraveineux et prélèvement sanguin : L’incision de la queue de la souris est susceptible d’induire une douleur, laquelle sera prévenue par une analgésie locale réalisée avant le réveil de l’animal. Une attention particulière sera apportée afin de permettre aux tissus du site de la ponction de guérir avant le second prélèvement sanguin. Par ailleurs, après chaque prélèvement, l’expérimentateur s’assurera que l’animal ne saigne plus avant de le remettre dans sa cage. Imagerie par résonance magnétique (IRM) : Cette méthode impose des manipulations qui sont autant de stresseurs pour l’animal. De ce fait, l’anesthésie générale sera utilisée durant cette procédure et pratiquée par du personnel expérimenté.
Devenir
Aucun animal ne sera maintenu en vie à la fin du protocole. La mise à mort des animaux est nécessaire pour le prélèvement des tissus en fin de protocole.
Remplacement
Les expériences in vitro de cultures cellulaires ou les modélisations informatiques ne permettent pas de mimer la douleur, et excluent les multiples interactions cellulaires et tissulaires au sein du système nerveux et de l’organisme entier. Ainsi, les procédures expérimentales de ce projet ont un caractère de stricte nécessité visant à étudier la douleur, une pathologie morphologique dépendante de données architecturales et systémiques uniquement appréhendables in vivo. De fait, les expériences ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
La réduction du nombre d’animaux utilisés est prévue par une limitation aux seules expériences considérées comme absolument indispensables, et déterminée selon la sensibilité des méthodes utilisées et l’expertise nécessaire à la bonne réalisation des techniques. Les analyses statistiques seront réalisées avec le logiciel GraphPad Prism (version 9). Nous vérifierons en premier lieu si les échantillons suivent la loi normale (hypothèse gaussienne) à l’aide de tests de Shapiro-Wilk. Le cas échéant, des tests paramétriques seront utilisés (ANOVA suivi de tests post-hoc en cas de différence significative) ; dans le cas contraire, des tests non paramétriques seront réalisés (comparaisons intergroupes : test de Kruskal-Wallis suivi de tests U de Mann-Whitney en cas de différence significative ; comparaisons intragroupes : test de Friedman suivi de tests de Wilcoxon en cas de différence significative).
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés (anesthésiant : isoflurane ; analgésiques : lidocaïne, buprénorphine) durant chaque procédure (pose d’un cathéter intraveineux, IRM, perfusion intracardiaque). Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7, cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Des dômes de cellulose et des carrés de cotons seront placés dans chaque cage. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine de la douleur. L’anatomie et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la douleur. Le stade de développement des animaux est de 8 à 12 semaines correspondant à un stade jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature pour l'étude de la douleur.
Etude de la fibrose interstitielle cardiaque par imagerie chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
112 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur implante sous anesthésie une pompe sous-cutanée diffusant en continu de la phényléphrine ou de l'angiotensine II, ce qui provoque une hypertension artérielle, puis elles subissent jusqu'à cinq séances d'imagerie sous anesthésie et un prélèvement sanguin à la queue, pour caractériser un modèle de fibrose cardiaque et tester de nouveaux traceurs d'imagerie. Le porteur indique que la chirurgie mène à un stress et une douleur au réveil qu'il évalue comme modérés. Il affirme que l'étude de la fibrose cardiaque ne peut se passer de l'animal, les modèles cellulaires ne reflétant pas l'environnement neuro-hormonal.
Objectifs
Il existe à l’heure actuelle peu de méthodes permettant un diagnostic précoce de la fibrose interstitielle cardiaque et par conséquent peu de traitements disponibles. L’objectif de ce projet est donc de mettre en place et caractériser un modèle de fibrose cardiaque interstitielle chez la souris, puis d’évaluer de nouveaux traceurs d’imagerie diagnostique précoce de cette pathologie.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra dans un premier temps de caractériser un modèle de fibrose interstitielle cardiaque avant d’explorer de nouvelles stratégies de diagnostic précoce. Par la suite, des études visant à évaluer de nouveaux traitements seront possibles avec à terme une possible translation à la clinique grâce à l’utilisation ici des mêmes imageries que celles réalisées chez l’homme.
Procédures
les animaux subiront les actes suivant : * implantation d’une pompe sous-cutanée sous anesthésie générale Durée : 15 à 20 minutes * prélèvement sanguin (procédure 1 seulement) sur souris vigiles : Durée : 30 secondes * Imagerie in vivo avec injection intraveineuse sous anesthésie isoflurane. L’imagerie se déroulera au maximum sur 1h. La procédure d’imagerie n’est pas répétée dans la procédure 1 et sera répétée 5 fois à une semaine d’intervalle dans la procédure 2.
Impact sur les animaux
la chirurgie d’implantation d’une pompe sous la peau fermée par une suture mènera à un niveau de stress et douleur évalué comme modéré au réveil de l’animal. L’infusion continue de 2 composés par cette pompe (phenylephrine / angiotensine II) provoquera une hypertension artérielle également évaluée à un niveau modéré. Le prélèvement sanguin (procédure 1 uniquement) nécessitera une contention de quelques secondes et la réalisation d’une piqure à la queue et est évalué comme léger. Enfin la procédure d’imagerie pourra engendrer un stress léger au moment de la mise sous anesthésie et du réveil de l’animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de pouvoir réaliser différentes analyses complémentaires sur le tissu cardiaque.
Remplacement
L’étude de la fonction et de la fibrose cardiaque ne peut se passer d’une étude chez l’animal. En effet, les modèles cellulaires ne reflètent pas l’environnement neuro-hormonal présent physiologiquement, ni la fonction cardiaque dans son ensemble (contraintes de pression par exemple).
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux, nous avons choisi de construire notre projet en 2 étapes et d’y associer des analyses in vitro. De plus, en comparaison avec une étude classique qui nécessite la mise à mort des animaux à chaque point de temps examiné, l’imagerie peut être répétée à différents temps et permet de réduire le nombre d’animaux d’autant.
Raffinement
L’imagerie est une méthode non invasive permettant de réduire la douleur à son minimum. De plus, la majorité des procédures (injection intraveineuse, prélèvements et imagerie) est réalisée sous anesthésie sur lit/plaque chauffant(e) réduisant l’inconfort potentiel à son minimum et permettant ainsi le raffinement de l’étude. Enfin le geste chirurgical appliqué dans ce projet est assez peu invasif (pose d’une pompe sous cutanée) et sera associé à une couverture analgésique.
Choix des espèces
Le rongeur est le modèle de référence en cardiologie car l’environnement neuro-hormonal et la physiologie cardiaque sont proches de l’humain. Les animaux seront commandés à l’âge de 8-9 semaines et seront traités de 10 à 14 semaines comme décrit précédemment dans la littérature
Étude pilote d’une stratégie de thérapie génique pour le traitement préclinique d’un modèle de rat myopathe
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
132 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Porteurs d'une dystrophie musculaire qui leur fait perdre progressivement de la masse corporelle, ils reçoivent des injections de vecteurs viraux, puis une mesure de force musculaire sous anesthésie avant d'être mis à mort par injection létale de pentobarbital, pour tester une thérapie génique de la myopathie de Duchenne. Le porteur indique que la mort des cellules musculaires peut provoquer un processus inflammatoire douloureux, anticipé par de la buprénorphine. Il affirme que le rat mime la maladie humaine "beaucoup plus fidèlement" que la souris myopathe et conclut à la nécessité d'une validation in vivo.
Objectifs
La Dystrophie Musculaire de Duchenne (DMD) survient lorsque la mutation du gène de la dystrophine provoque un manque de protéine fonctionnelle, entraînant une faiblesse musculaire progressive profonde. La transmission de la maladie est liée au chromosome X, les garçons atteints de la maladie perdent graduellement la capacité de marcher, et la plupart deviennent dépendants du fauteuil roulant et de la ventilation artificielle au fil du temps. Cette maladie est à ce jour incurable et l’âge moyen de survie sans traitement est de 19 ans, l'insuffisance cardio-respiratoire étant la cause la plus fréquente de décès. La prise en charge symptomatique, pluridisciplinaire, vise à optimiser la qualité de vie des patients mais aussi leur espérance de vie. Les progrès thérapeutiques réalisés au cours des dernières décennies ont permis de transformer le pronostic. Plus de 90 % des enfants atteints de DMD vivent désormais jusqu’à l’âge adulte et certains atteignent aujourd’hui l’âge de 40 ans. Plusieurs nouvelles approches pour le traitement de la DMD sont en cours d'approbation et de développement. Une étape critique est d'abord de déterminer l'efficacité et la sécurité de ces traitements en utilisant un modèle animal de la maladie. La stratégie de thérapie utilisée dans ce projet vise à démontrer l'efficacité d'un vecteur viral de thérapie génique permettant de rétablie l'expression d'une dystrophine plus courte mais fonctionnelle qui pourra préserver ou restaurer la structure et la fonction des cellules musculaires touchées par la maladie.
Bénéfices attendus
Grâce à l'étude des effets de cette stratégie thérapeutique sur la structure du tissu musculaire, nous comptons déterminer le meilleur vecteur de thérapie génique et évaluer l'efficacité de ce type de thérapie sur le processus de reconstruction musculaire suite à la restauration de la dystrophine musculaire et sur l'évolution de la maladie. A court terme si une des stratégies se révèle avoir un effet thérapeutique positif, elle sera testée à l'aide d'une injection dans la circulation sanguine générale pour permettre une analyse des fonctions des muscles squelettiques et cardiaque à l'echelle de l'organisme entier. A plus long terme, on peut espérer un essai pré-clinique dans un modèle animal myopathe de plus grande taille et une transposition aux patients dans un essai clinique.
Procédures
Aucun prélèvement sur animaux vigiles, ni aucune chirurgie ne sont prévus. L'injection des vecteurs viraux (procédure test du sérotype et procédures test de thérapie génique précoce et tardive), n'est pas douloureuse en soit mais peut produire une réaction inflammatoire prise en charge par antalgique. La mesure de force des muscles traités, critère d’évaluation de l’efficacité du traitement, nécessite une immobilisation et l'utilisation d'éléctrodes musculaires est rélaisée sous anesthésie injectable, 1 fois avant la mise à mort pour les animaux inclus dans les essais de thérapie précoce et tardive. Les animaux étant anesthésié et mis à mort immédiatement après la mesure de force, ils ne ressentent pas de douleur.
Impact sur les animaux
La mort des cellules musculaires peut induire un processus transistoire douloureux d'origine inflammatoire dont nous connaissons bien les conséquences que nous anticipons par des injections de buprénorphine. Les rats DMD développent spontanément une dystrophie musculaire caractérisée par une perte significative et progressive de masse corporelle. Nous connaissons bien l'évolution de la maladie, ce qui permet une surveillance très rigoureuse et rapprochée des animaux. Une zootechnicienne est dédiée à cette surveillance. Les procédures 2 et 3 de ce projet incluent des animaux chez lesquels les nuisances musculaires de l'évolution spontanée de la maladie sont limitées et ne semblent pas, en milieu confiné, poser de problèmes particuliers. Les vecteurs viraux utilisés ont été choisis pour optimiser l’efficacité de la thérapie génique et minimiser la réponse immunitaire.
Devenir
A l'issue des trois procédures expérimentales, tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques permettant d'évaluer l'efficacité du traitement sur les muscles prélevés. La mise à mort sera réalisée sous anesthésie par une injection létale de pentobarbital.
Remplacement
Toutes les constructions incluses dans les vecteurs viraux et utilisées dans cette saisine ont été évaluées et validées in vitro sur cellules musculaires isolées à partir de rats DMD. Elles ont donc un potentiel thérapeutique qu'il faut maintenant évaluer in vivo lorsque les cellules musculaires sont dans leur environnement en interactions avec les autres types cellulaires présents dans un muscle en conditions pathologiques ce qui n'est possible que sur un animal vivant.
Réduction
Nous avons accumulé beaucoup d'expérience sur les lots de rats DMD traités avec d'autres candidats médicaments (thérapie génique ou pharmacologique). Il apparaît que pour chacun des lots, traiter 5 à 7 rats permet d'obtenir in fine des valeurs en nombre suffisant pour confirmer ou infirmer un effet majeur de la thérapie sur l'évolution de la maladie. Le problème majeur auquel nous avons été confrontés est la sensibilité des animaux à l'anesthésie. Malgré nos soins, nous avons déploré l'absence de réveil chez quelques animaux. Il faut donc prévoir un animal supplémentaire par groupe de sorte qu'en cas d'accident anesthésique, on puisse traiter les données de 5 à 7 animaux arrivés au terme de la procédure. Au bilan, chacun des lots a pu être réduit à 6-8 animaux en fonction des analyses faites. Dans le cas présent, 6 animaux par lot seront suffisants. A des fins de réduction et de formation, les femelles sauvages issues de nos croisements, dont nous ne nous servons pas dans nos procédures d'élevage ou expérimentales, serviront lors de leur mise à mort à l'entrainement de nos étudiants au prélèvement post-mortem d'organes .
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs à cages ventilées avec leurs congénères, à 7 ou 8 ratons par cage au début puis ce nombre est progressivement réduit jusqu'à atteindre 3 rats par cage pour les animaux de plus de 600 g. L'isolement n'existe jamais et le milieu est enrichi avec des lanières de papier Kraft et des bâtons de bois à ronger ou des carrés de coton compacté. Dans le cadre du développement de la pathologie nous prêterons attention à l'apparatition des points limites tels que la perte de mobilité, la prostration, une lordose excessive, la dégradation du pelage, la vocalisation anormale (hors contention) ou des grimaces faciales. La cause de la douleur sera recherchée et des antalgiques pourront être prescrits, notamment sur les animaux DMD au delà de 8 mois, nous pourrons utiliser un anti-inflammatoire ou un opioïde après consultation du vétérinaire référent. La survenue de l'un des points ci-dessus associé à une perte de poids sur une semaine dépassant 20% du poids maximal atteint par l’animal et non compensée par la mise à disposition de nourriture humide et d’hydrogel en fond de cage entrainera la mise à mort compassionnelle de l'animal concerné. Lors de l'infection virale les animaux sont injectés une fois par voie sous-cutanée pour induire l'anesthésie/analgésie (au démarrage de la procédure puis en fin de procédure) et une fois dans le muscle pour l'injection des vecteurs viraux (procédure test du sérotype et procédures test de thérapie génique précoce et tardive ). Ils sont préventivement injectés 3 fois par jours pendant 2-3 jours avec une molécule qui supprime la douleur, par voie sous-cutanée, en même temps que l'examen clinique pour éviter de les déranger inutilement. La mesure de force inclue également des antalgiques en plus de l'anesthésie générale garantissant que les animaux ne souffrent pas.
Choix des espèces
Le rat, une espèce de mammifère phylogénétiquement proche de l'homme, constitue un modèle apprécié. Les récents outils de manipulation du génome ont permis d'en faire un modèle de choix pour l'analyse des troubles musculosquelettiques. Le modèle de rat DMD mime la maladie humaine de manière beaucoup plus fidèle que ne le fait le modèle emblématique de la souris myopathe, tout en conservant les atouts des rongeurs (courte durée de gestation, taille raisonnable, longévité moyenne, effectifs plus importants). Dans cette saisine nous utiliserons, 1) des jeunes animaux sevrés reçus dans notre EU à l'âge de 3 semaines pour une semaine d'acclimatation puis inclus dans nos cohortes d'étude à partir de 4 semaines, pour les essais de vecteurs et la thérapie précoce, parce qu'ils correspondent au stade post-sevrage le plus précoce pour initier un traitement dans la phase asymptomatique de la maladie; 2) des animaux âgés de 6 mois pour l'essai de thérapie tardive parce qu'ils sont clairement symptomatiques. Si le traitement est efficace, il est attendu une diminution voir un arrêt de l'évolution de la maladie dans le muscle traité chez les animaux jeunes, et un ralentissement ou un arrêt voir une réversion du développement de la maladie dans le muscle traité chez les animaux âgés.
Étude de la fonction des DNASEs extracellulaires dans l’immunosurveillance des cancers.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
3 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intra-mammaire de cellules tumorales, des chimiothérapies et immunothérapies répétées par voie intrapéritonéale sur deux semaines, des mesures de tumeur au pied à coulisse tous les deux jours et des prélèvements sanguins, pour étudier le rôle d'enzymes dégradant l'ADN tumoral dans l'immunité anti-tumorale. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort après avoir atteint les points limites ou pour prélever leurs tissus. Il décrit cette question comme "fondamentale" et affirme qu'une étude sur échantillons humains ne peut remplacer des souris génétiquement modifiées développant des tumeurs mammaires.
Objectifs
Le cancer est la principale cause de mortalité en Europe et 14.1 millions d’individus dans le monde sont affectés par cette maladie. Malgré les avancées technologiques dans le diagnostic et le traitement des cancers, de nombreux patients succombent à la maladie. Il est donc urgent de développer de nouvelles études afin d’améliorer la prise en charge des patients, ainsi que d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de développer des traitements efficaces. Le système immunitaire est au centre de nouvelles approches thérapeutiques et permet d’induire une immunité anti-tumorale et donc la destruction des tumeurs. L’efficacité de ces immunothérapies requiert au préalable une inflammation dans le site tumoral. Celle-ci n’est présente que dans un nombre limité de tumeurs et peut être induite par l’ADN tumoral. De plus, de nombreuses thérapies, incluant la chimiothérapie et la radiothérapie ont été montrées comme induisant une mort des cellules tumorales conduisant à la libération de l’ADN tumoral qui stimule les réponses inflammatoires et « booste » l’immunité anti-tumorale. Ces observations posent la question fondamentale de savoir comment et par quels mécanismes est régulée la capacité de l’ADN dérivé des tumeurs à stimuler l’immunité anti-tumorale. Nous avons caractérisé récemment des enzymes dont la fonction principale est de couper/digérer l’ADN libéré par les cellules mourantes contrôlant ainsi sa capacité à induire une réponse inflammatoire par le système immunitaire. Nos résultats préliminaires suggèrent que la déficience d’une de ces enzymes limite l’impact thérapeutique des chimiothérapies et leur capacité à induire une réponse immunitaire anti-tumorale. Nous proposons donc dans le cadre de cette demande d’autorisation de projet d’étudier les mécanismes d’action de ces enzymes, ciblant l’ADN tumoral, dans la régulation de l’immunité anti-tumorale en réponse aux thérapies conventionnelles (chimiothérapie et immunothérapies). Cela nous permettra de caractériser la fonction de ces enzymes dans la régulation de l’immunité anti-tumorale et d’identifier de potentielles pistes thérapeutiques afin de renforcer l’efficacité thérapeutiques des traitements communément utilisés chez les patients.
Bénéfices attendus
Notre projet permettra de caractériser le rôle d'enzymes ciblant l’ADN tumoral dans la régulation de l’immunité anti-tumorale induite par différents traitements couramment utilisés en thérapie des cancers. C’est une question fondamentale car l’ADN libéré par les cellules tumorales joue un rôle clef dans l’activation de l’immunité tumorale en réponse à diverses thérapies. Il semble que ces enzymes soient requises pour l’induction de l’immunité anti-tumorale induite par certaines chimiothérapies selon nos résultats préliminaires. Ainsi, une meilleure compréhension du rôle de ces enzymes pourrait déboucher sur de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients atteints de cancer.
Procédures
1. L’injection intra-mammaire des cellules tumorales est effectuée sur des animaux anesthésiées en moins d’une minute. 2. Injection intrapéritonéale avec des thérapies anti-cancéreuses conventionnelles (chimiothérapie (5 injections tous les 2 jours) et immunothérapies (3 injections tous les 4 jours) est effectué durant 2 semaines sur des animaux vigiles. Cette injection est très rapide et dure moins de 30 secondes par souris. 3. La mesure de la taille tumorale est effectuée tous les deux jours avec un pied à coulisse sur des animaux anesthésiées. Cette procédure dure moins d’une minute par souris. 4. Les prélèvements sanguins sont effectués sur des animaux anesthésiés à deux reprises espacées de deux semaines. Cette procédure est très rapide et dure moins d’une minute par souris. 5. La vaccination par les cellules tumorales morte en sous-cutanée sur des souris anesthésiées s’effectue à 3 reprises espacées d’une semaine. L’injection dure environ une minute par souris.
Impact sur les animaux
1. La présence de tumeur du sein chez la souris peut impacter le bien-être des animaux. 2. Le traitement des souris par des thérapies anti-cancéreuses conventionnelles (chimiothérapie et immunothérapies) peut induire des effets secondaires (dans notre cas mineurs) qui peuvent impacter le bien-être des animaux. 3. Les prises de sang chez les animaux peuvent conduire à un affaiblissement transitoire. 4. Les injection sous-cutanées et intrapéritonéales peuvent induire un inconfort transitoire des animaux
Devenir
Tous les animaux inclus dans l’expérimentation seront mis à mort à la fin de ce projet, soit après avoir atteint les points limites soit afin de procéder à des prélèvements tissulaires pour des analyses supplémentaires.
Remplacement
Afin d’étudier la fonction des enzymes coupant/digérant l'ADN des cellules tumorales dans l’immunité anti-tumorale et dans la régulation de l’efficacité thérapeutique de traitement anti-cancéreux, nous utilisons des animaux génétiquement modifiés qui à la fois ont des déficiences en ces enzymes digérant l’ADN et développent spontanément des tumeurs mammaires. Ainsi, cette étude ne peut pas être réalisée avec des échantillons humains. De plus nous étudions l’interaction entre le système immunitaire et les cellules tumorales dont la modélisation dans un système d’organoïdes n’est pas à ce jour optimale et ne peut remplacer les modèles in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires par lot ainsi que le nombre d’itérations expérimentales ont été déterminés pour pouvoir réaliser des tests statistiques robustes. Nous utilisons les souris femelles pour notre projet car nous travaillons sur le cancer du sein. Cependant, les souris mâles issues de nos croisements ne seront pas mises à morts mais utilisées dans le cadre d’un projet sur l’obésité et pour le maintien de nos colonies.
Raffinement
1.Hébergement : les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie et notre équipe d'expérimentateurs, permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité. 2. Contention : les animaux sont manipulés avec soin par un personnel formé qui maîtrise des méthodes de préhensions douces, les animaux sont attrapés par la peau du dos afin de ne pas les manipuler par la queue. 3. Formation : une grande maîtrise technique est demandée à nos expérimentateurs qui sont régulièrement formés au sein de l'institut pour le bien-être animal. 4. Minimiser la douleur : Les prises de sang sous mandibulaires, les injections s.c, ainsi que la mesure des volume tumoraux sont réalisés sur des animaux anesthésiés afin de réduire l’inconfort et la douleur incombé par ces procédures.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris pour répondre à nos objectifs de recherche. Les souris sont les animaux de choix pour notre projet car des souches génétiquement modifiées déficientes pour les enzymes qui digèrent l’ADN que nous étudions sont disponibles et permettent de répondre au mieux à nos objectifs. Des souris génétiquement modifiées qui développent des tumeurs mammaires seront aussi utilisées dans notre projet. Celles-ci sont idéales pour notre étude car elles récapitulent très bien le processus de développement des tumeurs mammaires humaines, ce qui en fait un excellent modèle d’étude et facilite l’applicabilité des résultats à l’Homme. Nous utiliserons les souris adultes entre 8 et 14 semaines. En effet, nous nous intéressons au rôle de nos enzymes digérant l’ADN dans l’induction de l’immunité anti-tumorale en réponses aux thérapies conventionnelles dans le cancer du sein, une pathologie qui affecte presque exclusivement l’adulte.
Édition génomique par CRISPR Cas9 pour traiter les cardiomyopathies liées aux mutations du gène LMNA, dans un modele murin Lmna p.H222P homozygote.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Injectées dans une veine à deux jours de vie, éveillées, puis soumises chaque mois pendant six mois à une échocardiographie sous anesthésie, 40 souris porteuses d'une mutation du gène Lmna qui atteint le muscle cardiaque vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes. L'injection apporte des outils d'édition génomique CRISPR Cas9 destinés à corriger la mutation, une correction déjà obtenue sur des cellules souches pluripotentes induites différenciées en cellules cardiaques. Pour justifier l'arrêt à six mois, le porteur écrit que les souris "ont peu de risques de développer des symptômes de la maladie". Il indique ailleurs que "Les premiers symptômes sont détectés entre 3 et 6 mois chez les mâles homozygotes" et que "Le phenotype devient dommageable à 6 mois".
Objectifs
Ce projet a pour but l’évaluation de l’effet bénéfique de la correction d'une mutation Lmna chez des souris atteintes d’une maladie génétique touchant le muscle cardiaque. Il a été démontré que cette approche était un moyen de corriger le défaut génétique sur des cellules iPSC différenciées en cardiomyocytes, porteurs de mutations LMNA. Nous souhaitons à présent tester cette preuve de concept in vivo, sur un modèle murin avec la même mutation.
Bénéfices attendus
Correction génique et phénotypique pour les souris traitées. Ce projet peut aboutir à la première démonstration du bénéfice de la correction du génome sur l'atteinte cardiaque dans la cardiomyopathie due à des mutations du gène LMNA. Les repercussions peuvent etre majeures en santé humaine, en tant que medecine personnalisee pour cette pathologie, pour laquelle aucun traitement n'est actuellement disponible.
Procédures
1) Injection intraveineuse à l'âge de 2 jours dans un etat vigile de l'animal. Dans son intégralité (contention+injection), le geste s'effectue rapidement en une dizaine de secondes; 2) Echocardiographie tous les mois, pendant 6 mois, sous anestesie. La durée d’une échocardiographie est de 5 à 10 minutes par souris.
Impact sur les animaux
L'injection intraveineuse est une modalité d’administration peu invasive, peu douloureuse et facile à mettre en œuvre chez le nouveau-né. La fonction cardiaque sera évaluée par échocardiographie, sous anesthésie. Cette technique d'imagerie cardiaque n'est pas invasive. Les effets indésirables attendus sur les animaux sont surtout dû à un éventuel développement précoce du phénotype dommageable de la lignée. Notre connaissance approfondie de l’histoire naturelle du développement de ce phénotype permet de déterminer précisément la progression de l’atteinte cardiaque et en particulier l’âge (10 mois pour les males et 12 mois pour les femelles) auquel 80% des souris entrent en insuffisance cardiaque. Afin d’éviter toutes douleurs liées à l’insuffisance cardiaque, dans ce projet, les souris sont euthanasiees à 6 mois d'âge et ont peu de risques de développer des symptômes de la maladie. Il se peiut q'une inflammation apparaise au lieu d'injection.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure (thérapie génique et suivi par échocardiographie). Les organes des animaux seront prélévés pour une étude moléculaire de la correction génique et du recouvrement des mécanismes cellulaires.
Remplacement
Le but de notre projet est l’identification d’une possible stratégie thérapeutique pour optimiser le traitement pour la cardiomyopathie causée par des mutations du gène LMNA. Pour cela il est nécessaire d’étudier le rôle de notre approche corrective, et les effets du traitement dans un modèle animal tel que la souris pour avoir accès à la fonction cardiaque. Pour réaliser cette étude, l’utilisation du modèle murin est donc indispensable. La pathologie d'intérêt est modélisée uniquement dans l'espèce mus musculus. Les souris mutantes récapitulent à l’état homozygote toutes les caractéristiques phénotypiques de la cardiomyopathie humaine liée aux mutations du gène LMNA.
Réduction
Les processus expérimentaux seront conçus de façon à utiliser un nombre de souris limité permettant une analyse statistique. Néanmoins, 8 animaux par groupe (pour un total de 40 souris) seront malgré tout nécessaires pour permettre une analyse statistique. Les protocoles seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que l’expérience soit interprétable et que l’on n’ait pas à la refaire.
Raffinement
Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Les souris sont stabulées sur des portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et nourriture à volonté. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (les lumières s'allument automatiquement à 6h du matin et s’éteignent le soir à 18h). Les zootechniciens assurent un contrôle quotidien des animaux afin de relever le moindre signe de souffrance, un changement régulier ds cages, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum hors cages d’accouplement) et pas d’animaux isolés. Le changement des cages se fait sous hotte aspirante et les cages possèdent des filtres. L’enrichissement du milieu consiste en l’ajout de lanières de papier Kraft afin que les souris puissent faire un nid ainsi que des tunnels en carton. Enfin, si nécessaire, la nourriture pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage et de la bouillie pourra être introduite dans les cages si nécessaire. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne jusqu’à leur euthanasie (suivi de poids hebdomadaire, évaluation du bien-être général, vérification de l’absence de lésions). Nous avons des mesures mises en place pour réduire la douleur pendant la procédure expérimentale (avec des points limites adaptés)
Choix des espèces
La pathologie d'intérêt est modélisée uniquement dans l'espèce mus musculus. Nous utilisons une souche sur laquelle la mutation Lmna a été dérivée. Les souris mutantes récapitulent à l’état homozygote les caractéristiques phénotypiques de la cardiomyopathie liée aux mutations du gène LMNA. Les premiers symptômes sont détectés entre 3 et 6 mois chez les mâles homozygotes et évoluent rapidement jusqu’au décès des animaux provoqué principalement par l’aggravation du phénotype cardiaque. Les souris seront utilisées en J2 en pré-symptomatique, pour une injection en IV de nos outils de correction génique. Les souris seront ensuite maintenues pour 6 mois car cela permet d'observer l'apparition et l'évolution de phénotype avant l'apparition des premiers symptomes. Le phenotype devient dommageable à 6 mois.
Etude des bases cellulaires de l‘oubli adaptatif chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
54 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent une craniotomie avec implantation d'électrodes intracérébrales sous anesthésie, puis une restriction alimentaire les maintenant à 90 % de leur poids pendant toute une tâche de mémoire spatiale dans un labyrinthe radial, pour étudier les bases cellulaires de l'oubli adaptatif. Le porteur indique que tous les animaux sont mis à mort afin de vérifier l'emplacement des électrodes et de réaliser des marquages histologiques. Sur le remplacement, il affirme que cette tâche d'apprentissage exige l'"animal entier" et conclut qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne peut s'y substituer.
Objectifs
L’oubli adaptatif est un processus nécessaire à la vie quotidienne permettant d’oublier des informations non pertinente à un moment donné afin qu’elles n’interfèrent pas avec d’autres informations utiles. Cet oubli adaptatif est notamment indispensable au bon fonctionnement d’une mémoire à court terme appelée mémoire de travail que nous utilisons dans la vie quotidienne. Le principal objectif du projet est d’avoir une meilleure compréhension des bases cellulaires de l’oubli adaptatif se mettant en place (ou non) au cours de tâches de mémoire spatiale. Plus particulièrement il s’agira de caractériser les modifications individuelles d’activité de différents types de neurones dans différentes structures connues pour être impliquées dans la mémoire et l’oubli adaptatif. Cette caractérisation nous permettra également de mieux connaître les dynamiques (d’un point de vue localisation et temporalité) de réseaux soutenant la mise en mémoire ou l’oubli adaptatif d’informations spatiales. Un objectif annexe sera d’étudier l’effet particulier de ces mêmes tâches sur les cellules de lieux présentes dans l’hippocampe et de caractériser leurs interactions avec les réseaux évoqués précédemment.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux connaître les bases neuronales nécessaires à la mise en place de l’oubli adaptatif mais également comment les modifications supportant cet oubli évoluent dans le temps et l’espace. Notre hypotèse principale est qu’un mécanisme de dépotentialisation de la transmission entre deux neurones déjà connu (LTD pour long-term depression) serai le support de cet oubli adaptatif et permettrai de faire le « tri » entre les informations pertinentes à conserver en mémoire et celles inutiles qui créeraient des interférences. Or, de récentes études montrer qu’une dérégulation des gènes impliqués dans cette LTD pourrait être associée aux troubles du spectre autistique qui, certes, peuvent dans certains cas « booster » les capacités de mémorisation (diminution de l’oubli « normal »), mais aussi profondément perturber le comportement d’un individu. Déterminer les mécanismes moléculaires de cette LTD qui sous-tendrait l’oubli adaptatif et la gestion efficace des interférences en mémoire de travail parait donc aujourd’hui tout aussi essentiel que comprendre ceux régissant la consolidation des informations en mémoire à long terme. L’étude de ces mécanismes pourraient nous permettre à long terme de mieux comprendre et donc éventuellement traiter des pathologies liées à la perturbation de la transmission neuronale.
Procédures
Les principales interventions sur les animaux sont les suivantes : - Une chirurgie d’implantation d’électrodes, impliquant une craniotomie, réalisée sous anesthésie (1 chirurgie/animal, environ 4h prévues pour chaque intervention) - Une restriction alimentaire aboutissant à un maintien des animaux à 90% de leur poids normal au meme age. Cette restriction alimentaire est maintenue tout au long du protocole sauf en pré- et post-chirurgie. - La passation dans une tâche comportementale dans un labyrinthe radial. En phase d’habituation les animaux effectueront 1 session d’environ 1h/jour (le nombre de jours d’habituation varie en fonction de l’animal, entre 12 et 15). En phase de test, les animaux effectueront 1 session de 3h environ/jour x2 jours.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une chirurgie pour implanter des électrodes au sein des structures visées : gyrus denté, CA1 et cortex pariétal pour l’enregistrement et voie perforante et cortex cingulaire pour les stimulations, ainsi qu’une électrodes d‘electroencephalogramme et une d’electromyogramme en controlatéral. Les autres effets indésirables attendus sur les animaux découlent principalement de la restriction alimentaire qu’ils subiront tout le long de la procédure comportementale : les rats seront maintenus à 90% de leur poids durant la totalité de la procédure. Durant cette même procédure les animaux seront manipulés quotidiennement par l'expérimentateur. Le stress que cela pourrait générer sera toutefois minimisé par une habituation longue et adaptée selon les besoins de chaque animal. Pour des raisons de sécurité dues à la présence des électrodes et la restriction alimentaire, les animaux seront hébergés individuellement.
Devenir
Tous les animaux de cette étude seront mis a mort à l'issue du protocole. En effet des vérifications histologiques d’implantation des électrodes devront être effectuées avant de pouvoir inclure les enregistrements issus d’un animal dans nos données. Des marquages immunohistochimiques seront réalisés pour réaliser une comparaison avec de précédents résultats de l’équipe et pouvoir valider ce nouveau protocole.
Remplacement
La nature même de l’expérience ne permet pas d'envisager de remplacement. En effet, elle repose sur une tâche d'apprentissage complexe que les animaux effectuent et ne peut donc pas être réalisée à partir de modèles in vitro ou in silico car nécessitant l’animal entier comme modèle expérimental. Par ailleurs, du fait du caractère invasif de la procédure (implantation d'électrodes intra-cérebrales), cette procédure ne peut pas non plus être conduite chez l'humain. On ne peut donc envisager pour l'instant une méthode alternative de modélisation qui ne nécessiterait pas l'utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum (n = 6 pour chaque groupe, soit 18 animaux). Le protocole utilisé étant nouveau., il sera nécessaire de refaire passer des animaux uniquement en comportement pour vérifier que le changement de paradigme ne modifie pas les résultats comportementaux attendus (n = 10 pour chaque groupe, soit 30 animaux). Ce nombre d’animaux est nécessaire car nous allons étudier différents apprentissages comportementaux ainsi que leur contrôles et de par la nature des tâches, un rat ne peut en effectuer plusieurs (les phénomènes de sur-apprentissage biaisant les performances comportementales). A ce nombre minimum s’ajoutent 6 animaux afin de prendre en compte les risques de mortalité liés aux chirurgies et à la perte des électrodes. Notre étude nécessitera donc 54 animaux au total (3 groupes de 6 animaux par groupe + 6 pour prendre en compte les risques de mortalité (chirurgie, implant, etc) + 3x10 pour un groupe de rats validant notre protocole comportemental). L’utilisation de microdescendeurs à haute densité permet de réduire le nombre d’animaux en permettant d’enregistrer plus de neurones et plus longtemps. Le fait d’étudier différentes structures chez un même animal et le fait que chaque animal sera son propre contrôle par rapport aux effets de l’habituation permet également de réduire le nombre de rats nécessaire à ce projet.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en binômes avant la mise en place de la restriction alimentaire. Après la chirurgie, les animaux seront hébergés, toujours individuellement dans des cages rehaussées (+13cm) afin qu’ils puissent se déplacer sans que l'implant n’entrave leurs mouvements. Pour pallier au maximum à l’hébergement individuel, une fois l’isolement nécessaire les anciens binômes seront hébergés côte à côte dans des cages transparentes et ouvertes où ils pourront se voir, se sentir et communiquer. Chirurgie : durant la procédure chirurgicale l'anesthésie générale profonde sera assurée par l'association d'un agent volatil (isoflurane) et d'un dérivé morphinique (buprénorphine). La buprénorphine agira également comme un analgésique puissant pendant 6h après l'injection, couvrant donc la totalité de la durée de la chirugie et sera également associée à un AINS longue durée (carprophène, 24h d'action) et un analgésique local (lidocaïne) assurant ainsi une couverture analgésique optimale pendant la chirurgie. Durant la phase post-chirurgicale, l'animal aura accès à un complément alimentaire riche en eau et en nutriments (hydrogel) en plus de sa nourriture standard ad libitum pour faciliter sa rémission. Le suivi de l'état de l'animal dans la phase post-chirurgicale sera fait deux fois par jour durant toute la période de rémission (5 à 10 jours) et visera à évaluer le niveau de douleur et/ou de détresse du rat. Une prise en charge analgésique sera mise en place si nécessaire. Le degré sera adapté à l'état de l'animal pour faire disparaître toute manifestation de douleur ou de détresse. Nous mettons aussi en place des points limites stricts et spécifiques au projet pour evaluer toute détresse et y pallier. Tâches comportementales : la restriction alimentaire nécessaire à l’induction de la motivation dans notre tâche d’apprentissage ainsi que ses conséquences seront hautement contrôlées (de précédentes expériences de l’équipe montrent que la perte de poids modérée (maximum 10% de leur poids initial) est bien supportée par les rats). La procédure comportementale sera précédée d’une période d’habituation à l’expérimentateur, à la pièce et au matériel d’expérimentation, dans le but de faire disparaître tout stress lié à la manipulation des animaux ou l’agencement du labyrinthe. La durée de cette période d’habituation sera adaptée aux besoins de chaque animal.
Choix des espèces
Ce protocole nécessite un apprentissage de paradigmes comportementaux. Le rat est donc préféré à la souris quand cela est possible puisqu’il est moins facilement stressé et possède un répertoire comportemental plus riche. Il existe notamment une large littérature traitant des bonnes performances des rats dans des tâches d’orientation spatiale et de planification. La souche Dark Agouti possède une bonne vision ce qui est nécessaire pour nos tâches d'orientation spatiale dans un labyrinthe. Cette souche est également peu agressive et facilement manipulable. Les rats de souche Dark Agouti sont de plus consanguins ce qui permet de réduire la variabilité inter-individuelle. Les animaux auront 10 semaines lors de leur réception et de leur intégration dans le protocole, ce qui correspond à de jeunes adultes ayant atteint leur maturité cérébrale et étant à leur pic de capacités cognitives, qui resteront inchangées tout au long de l’expérience.
Criblage pan-génomique in vivo par CRISPRi pour identifier de nouveaux gènes régulant la progression métastatique dans un modèle de cancer du sein
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules cancéreuses du sein sous la peau, puis une résection chirurgicale de la tumeur sous anesthésie et un suivi de l'évolution métastatique. Le porteur mène un criblage pan-génomique par CRISPRi pour identifier des gènes régulant la progression métastatique du cancer du sein. La mise à mort sert à prélever les organes et à rechercher les métastases par imagerie et analyse moléculaire.
Objectifs
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent dans le monde (2,26 millions) et malgré les progrès des thérapies, un grand nombre de patientes décède chaque année des suites métastatiques (685,000). La majorité des cancers du sein sont d’origine canalaire, et 15% sont diagnostiquées in situ, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas franchi la barrière physique qui les entoure constituée par la lame basale. Au moins un tiers des tumeurs resteraient in situ et bénignes, et près de deux tiers de ces tumeurs évoluant vers un stade invasif. A ce jour, en absence de marqueurs prédictifs de l’évolution vers le stade invasif, les médecins traitent les patientes porteuses de tumeurs in situ comme si elles avaient des tumeurs malignes. Ceci a un coût humain et économique important qui va en augmentant avec les progrès des techniques d’imagerie. En outre, il n’existe pas de traitement spécifique contre la transition in situ-invasif ou la progression métastatique. Il est urgent d’identifier des biomarqueurs prédictifs pour évaluer le risque de transition vers le stade invasif - première étape du processus métastatique - pour éviter un traitement lourd et inutile aux patientes porteuses de tumeurs bénignes. Il est tout aussi nécessaire de trouver des cibles thérapeutiques pour combattre la dissémination des cellules tumorales. Nous souhaitons identifier de nouvelles protéines inhibitrices de l’invasion, dont la réduction de l’expression a une action pro-métastatique. Jusqu’alors, les divers criblages génomiques de nombreux cancers n'ont pas permis d'identifier de mutations somatiques responsables spécifiquement de la progression métastatique. Une raison possible est que l'acquisition des capacités métastatiques, contrairement à la transformation et à la prolifération, serait principalement causée par des mécanismes de régulation épigénétique, post-transcriptionnelle ou post-traductionnelle. Nous proposons de réaliser un criblage in vivo afin d'identifier les gènes dont la répression de l’expression confèrerait aux cellules tumorales des propriétés agressives et métastatiques. Nous utiliserons les métastases générées après xénogreffe de cellules mammaires humaines comme sources pour identifier les ARN enrichis dans les métastases comparées aux tumeurs primaires. Notre modèle d'étude est le cancer du sein mais les gènes identifiés dans notre étude pourraient permettre de dessiner un paradigme pour d'autres cancers invasifs.
Bénéfices attendus
Au travers de ce projet, nous identifierons de nouveaux gènes régulateurs du processus métastatique dont l’étude permettra une meilleure compréhension de la progression de la maladie cancéreuse et de la transition d’une tumeur in situ à une tumeur invasive. Les gènes identifiés serviront à établir une signature du risque de développer des tumeurs invasives pour aider au pronostic et diagnostic. Enfin, les voies de signalisation associées à ces gènes ouvriront de nouvelles perspectives dans la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques des cancers métastatiques.
Procédures
Sur le plan des gestes chirurgicaux prévus dans ce projet, les animaux receveurs de greffe par voie sous cutanée seront soumis à une résection de la tumeur au site initial d’injection. Les procédures expérimentales de transplantation et de résection seront réalisées sous anesthésie, et la mise en place d’une analgésie pré, per et post opératoire sera assurée pour une bonne prise en charge de la douleur chez les animaux. La durée estimée pour la transplantation (de l’induction de l’anesthésie à la greffe) est de 5 minutes par animal. La procédure de résection (de l’induction de l’anesthésie à la phase de réveil sur tapis chauffant) représente 15 minutes par animal. Le retrait des agrafes qui interviendra 10 à 15 jours après l’exérèse des greffons nécessite 5 minutes par animal. En complément de ces approches, dans le contexte du suivi hebdomadaire, les souris feront l’objet d’une mesure du greffon induit. Ce geste basé sur la de préhension nécessite 1 minute par animal. La surveillance de la survenue métastatique par imagerie optique -de l’induction de l’anesthésie à l’acquisition des signaux bioluminescents - est estimée à 10 minutes pour chaque animal
Impact sur les animaux
Les principaux effets délétères attendus portent sur l’induction d’une pathologie cancéreuse chez le modèle murin. Par ailleurs, l’injection sous-cutanée d’une grande quantité de cellules est connue pour engendrer une réaction inflammatoire mais qui est contenue en raison du statut immunodéprimé de la souche murine utilisée. Outre l’application du principe des 3Rs, afin que ces dommages soient réduits à un minimum, nous procéderons par étape tout au long de ce projet et nous nous appuierons sur la mise en place d’une grille de score pour définir une fréquence d’interventions la plus adaptée afin de garantir le bien-être des animaux. L’expérience préliminaire servira de base pour déterminer l’impact de l’injection de 30x10E6 de cellules, évaluer les caractéristiques cinétiques de croissance tumorale et ajuster au mieux le suivi des animaux. Par ailleurs, les souris feront l’objet d’une phase d’acclimatation en vue de leur inclusion dans les procédures expérimentales et seules les manipulations nécessaires seront effectuées. Nous veillerons à conserver les caractéristiques de l’espèce par le maintien des animaux en groupe tout au long de leur stabulation et l’apport d’enrichissement dans les cages pour améliorer leur bien-être.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure en vue de l'investigation tissulaire ex-vivo. L’analyse des tissus (organes) par imagerie optique nous permet d’explorer la présence de métastases. Les foyers tumoraux distants ainsi mis en évidence seront préparés pour l’extraction de matériel biologique en vue de l’identification des gènes associés à l’évolution métastatique de la pathologie par analyse moléculaire.
Remplacement
Le processus métastatique très complexe impliquant l’organe d’origine de la tumeur, les organes receveurs des métastases et les systèmes de circulation des cellules invasives par voie sanguine ou lymphatique ne peut pas encore être reconstitué in vitro. Si la recherche de nouveaux gènes impliqués dans ce processus par un criblage pan-génomique ne peut pas être effectué in vitro, des méthodes complémentaires pourront tout de même être utilisées pour certaines étapes du projet. Sur la base des gènes identifiés in vivo, on utilisera donc des approches in vitro dès que possible et dès qu’elle sera pertinente en vue de disposer de modèles d’études complémentaires notamment en matière de caractérisation moléculaire. In fine ces modèles d’étude complémentaires nous permettront d’utiliser moins de souris.
Réduction
Dans un souci de réduction du nombre d’animaux, le suivi du développement de la pathologie maligne chez les animaux transplantés se fera par des mesures cinétiques utilisant des procédés non invasifs, tels que la mesure des greffons à l’aide d’un pied à coulisse et le recours à l'imagerie optique in vivo par bioluminescence. Tout au long de ce projet, nous procéderons par étape et nous mettrons en place des groupes contrôles pour nous assurer de la pertinence de notre modèle et passer à l’étape suivante.
Raffinement
Afin d’améliorer le cadre de vie des animaux, les besoins physiologiques seront respectés (nourriture et eau ad libitum). Nous optimiserons les conditions d’hébergement des animaux par la présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés, lanières de papier et/ou coton) et par leur maintien en groupes de 3 à 5 afin d’éviter le stress de l’isolement. Les procédures expérimentales de transplantation seront réalisées sous anesthésie, et la mise en place d’une analgésie pré, per et post opératoire sera assurée pour une bonne prise en charge de la douleur chez les animaux. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score du bien-être.
Choix des espèces
Le projet nécessite l’utilisation d’une espèce de la classe des mammifères proche de l’Homme pour sa physiologie. L’accessibilité à des lignées murines immunodéficientes constitue un avantage déterminant pour le développement de notre approche, permettant la transplantation de cellules d’une espèce donnée (humaine) chez un individu hôte d’une espèce différente (souris). C’est de plus, le modèle le plus fourni en études pour ce qui concerne le domaine de la cancérologie. Les animaux utilisés dans ce projet seront des animaux à l’âge adulte (8-10 semaines) De par notre expérience et selon les données de la littérature, cette fenêtre d’âge est optimale pour la prise de greffe de cellules tumorales chez le modèle murin dans un contexte de xénogreffe.
TP chez le rat et la souris mâle ou femelle : Formation spéciale à l’expérimentation animale niveau praticien
- Formation professionnelle
Rats : 567
1 125 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie des rats réutilisés pour d'autres sessions, les autres animaux tués. Ils subissent différentes voies d'injection de produits neutres et des prélèvements sanguins, réalisés par des personnes en cours de formation à l'expérimentation animale. Ces séances servent à valider une formation réglementaire de niveau praticien, non à produire des connaissances. Le porteur affirme que la pratique directe sur l'animal est "incontournable" et "indispensable" malgré la place faite aux méthodes alternatives.
Objectifs
Le projet ci-après a déjà été autorisé au sein de notre animalerie pédagogique, mais cette dernière est en travaux actuellement. Ainsi le temps des travaux, les formations pratiques se dérouleront dans un autre établissement d'enseignements de la région. C'est pourquoi, nous représentons la demande d'autorisation de projet au sein de cet établissement. Pour rappel, ce projet s'inscrit dans la formation réglementaire à l'expérimentation animale décrite dans l’arrêté du 1er février 2013 n° AGRG 1238729, proposée à des personnes appliquant des procédures expérimentales aux animaux. Cette formation est proposée à 20 stagiaires au maximum. Ce projet consiste à former des personnes travaillant au sein d’établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques d'un point de vue pratique sur les procédures faiblement invasives chez les rongeurs (rat et souris) (procédures régulièrement utilisées en expérimentation animale), de s’assurer que le bien-être des animaux soit respecté en les accompagnant dans leurs apprentissages pratiques afin de valider la formation réglementaire. Ce TP permettra à certaines personnes d’appliquer ces procédures pour la première fois de façon individuelle et sera l’occasion de manipuler des animaux vigiles et d'acquérir de l’autonomie.
Bénéfices attendus
Ce TP permettra une acceptation au niveau pratique de la formation à l’expérimentation animale niveau praticien dispensée par notre établissement. En effet, la réalisation de ce TP (partie apprentissage) est incluse dans le dossier de validation de notre formation praticien. Etant donné que cette formation à l'expérimentation animale niveau praticien donne aux personnes, l'ayant validée, la possibilité de travailler avec des animaux de laboratoire, il nous semble nécessaire de leur donner des bases pratiques pour s'assurer qu'ils sont bien capables de travailler avec des animaux dans les meilleures conditions pour le bien-être de ces derniers. En outre, le retour des employeurs et personnes sur notre formation praticien est très positif, car ils attestent être rapidement autonomes après une prise de poste et que leur maîtrise des gestes techniques leur permetttent d'assurer un travail respectueux de l'animal.
Procédures
Les animaux seront répartis en 3 lots qui seront soumis à des protocoles différents faisant appel à la réalisation de procédures faiblement invasives (différentes voies d'injections de produits neutres et de prélèvements sanguins). Ces procédures expérimentales seront réalisés sur animal vigile ou anesthésié, quand la procédure le nécessite. Un laps de temps pouvant aller de 30 minutes à 180 minutes, entre chaque procédure est observé afin de respecter le bien-être animal .
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées dans ces TP sont faiblement invasives. Les produits adminisitrés de volumes réduits sont neutres (sérum physiologiques, eau). Les administrations de produits et prélèvements se feront sous le strict contrôle de l’équipe formatrice/enseignante. Ainsi les deux nuisances attendues pour les animaux seront liées au stress de la manipulation et aux douleurs éventuelles associées aux injections effectuées par des étudiants en aprrentissage. Afin de diminuer ce stress, les animaux seront préalablement habitués à la manipulation par le personnel technique ainsi que celles liées aux douleurs d'injections éventuelles effectuées par les apprenants. Pour réduire le stress des animaux, les souris commandées en provenance d'éleveurs agrées seront réceptionnées 10 jours avant le début de la session de formation pour leur permettre une bonne acclimatation. Dans le cas où l'animalerie de l'IUT disposerait de rats de poids initial (200gr pour les femelles et 225 gr pour les mâles) ils seront intégrés dans les TP réduisant ainsi fortement la nuisance de transport. Dans le cas contraire (pas le poids demandé) les rats seront commandés auprès d'éleveurs agréés également et seront aussi réceptionnés 10 jours avant le début de la session. Pour les douleurs éventuelles liées aux piqures, l'équipe enseignante/formatrice insistera sur la précision du geste technique avant de procéder à l'injection, qui ne sera réalisée qu'une seule fois par les étudiants.
Devenir
En fin de session (si le temps entre 2 sessions est inférieur à 1 mois, afin de garder des animaux avec un poids adéquat), les rats seront gardés en vie et réutilisés pour une autre session. Au delà d'un mois, les animaux seront réutilisés dans des protocoles hors champs dans notre établissement ou au sein des autres établissements de notre université. Si les animaux ne sont pas réutilisés, ils seront mis à mort et pourront servir pour les TP de dissection.
Remplacement
Afin de valider la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau praticien), il est nécessaire que les personnes pratiquent les techniques les plus usuelles et les moins invasives (différentes voies d'injections de produits et de prélèvements sanguins) sur animal vigile ou anesthésié pour les maîtriser et ceci en complément des autres supports utilisés (démonstrations...). Même si une large part est faite aux méthodes alternatives à l’expérimentation animale, la réalisation d’interventions directes sur l’animal, avec encadrement professionnel, est incontournable et reste l’objectif principal de ces formations professionnelles.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été calculé de manière à prendre en compte le degré de stress et/ou de douleur potentiellement occasionné chez l'animal, tout en permettant une bonne formation pratique des personnes. L'administration par voie orale sera réalisée une fois par rat/souris et par personne, l'injection par voie SC et IP et le prélèvement de sang par voie IV seront réalisés une seule fois par rat/souris et par personne et enfin l'injection IM sera réalisée par une personne sur une cuisse par rat/souris. Un formateur réalisera une démonstration de chaque procédure en utilisant 2 rats et 1 souris. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, l'ensemble des rats et souris sera réutilisé pour les prélèvements sanguins. Ainsi, 3 rats et 3 souris seront nécessaires pour 1 personne, soit 60 rats et 60 souris pour 20 personnes, effectif maximum de notre formation. A cela nous souhaitons ajouter 1 animal rat et souris supplémentaire par session, en cas de problème de manipulation ou d’animaux dont l'état de santé initial ne permettrait pas d'entrer dans ce projet, ainsi que 2 rats et 1 souris pour la démonstration du formateur. Cela représente 63 rats et 62 souris par session. Il est envisagé 3 sessions par an sur 3 ans, soit un total de 567 rats et 558 souris pour les 3 ans. Ce chiffre sera bien entendu revu à la baisse si le nombre d'inscrits à la formation est inférieur à 20 et si le nombre de session est atteint ou le temps entre 2 sessions est inféreur à un mois. Enfin, certains animaux pourront provenir d'un précédent protocole classé hors champ, dans lequel les rats femelles auront eu 2 frottis vaginaux.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet seront hébergés évidemment, par groupe socialement harmonieux, en présence de deux éléments d'enrichissement (tunnel en plastique et bâton de bois à ronger ou noix). Les animaux auront été habitués à la préhension / contention avec le personnel de l’animalerie, afin qu'ils soient moins stressés lors des procédures réalisées par les personnes. Avant toute intervention sur l'animal, les personnes auront observé la démonstration par les formateurs. La pratique des personnes sur l'animal ne sera réalisée que sous contrôle rigoureux des formateurs. Une attention particulière sera portée sur la nécessité de travailler dans le calme afin d'éviter tout stress inutile chez l'animal. Enfin une même intervention ne sera réalisée qu'une seule fois sur un même animal. A noter qu'avant les séances de TP, les personnes auront suivi plusieurs enseignements théoriques de la formation à l'expérimentation animale et seront donc particulièrement sensibilisés au respect des procédures. De plus, les rats et souris seront récompensés à la fin de chaque manipulation à l'aide d'un aliment appétent sucré (type pop corn, biscuit sec...), ce qui permettra de diminuer leur stress tout en sensibilisant les stagiaires à l'importance du renforcement positif. La réalisation de certains procédures expérimentales (prélèvements sanguins) nécessitent l'emploi du poste à anesthésie volatile afin de limiter la douleur pour l'animal. Pour cela, lors des apports théoriques la notion et l'explication de points limites pour limiter la douleur est abordée. Les points limites requis pour ces procédures seront mis en place pendant toute la période de manipulation de ces animaux.
Choix des espèces
Cette formation à l'expérimentation animale (niveau praticien) aura pour spécialisation d'espèces animales : les rongeurs rats et souris. Ces deux espèces sont couramment utilisées en expérimentation animale. Il est indispensable de réaliser une séance de TP chez la souris et le rat, pendant laquelle les personnes réaliseront certaines procédures faiblement invasives (différentes voies d'injections de produits neutres et de prélèvements sanguins) pour consolider et s’assurer que les procédures les plus utilisées soient connues et maîtrisées. Les rats seront âgés de 8-12 semaines et pèseront entre 200 et 350 g en fonction du sexe, poids qui permettront une contention aisée pour des stagiaires qui se forment à l'expérimentation animale. Pour les souris, elles seront agées de 6 à 8 semaines et pèseront entre 25 et 35 g pour permettre une contention aisée.
Analyse des mécanismes d’élimination des composés alkyls perfluorés pour une démarche préventive de leur bioaccumulation
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
213 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des composés perfluorés par voie intraveineuse ou orale, séjournent 24 heures en cage à métabolisme, puis sont tuées après un prélèvement de sang important, l'appareil chauffant utilisé pour l'injection dans la queue pouvant provoquer des brûlures. Le porteur cherche des stratégies pour accélérer l'élimination des PFAS accumulés dans l'organisme. Il affirme qu'il n'est "pas possible de s'affranchir" de l'animal, le devenir d'une molécule n'étant pas prévisible par des études in vitro.
Objectifs
L’objectif du projet est d’élaborer et évaluer une ou des stratégies de remédiation pour augmenter l’élimination corporelle des composés alkyl perfluorés (PFAS) accumulés dans l’organisme et réduire ainsi les niveaux d'exposition systémique des PFAS et leurs impacts sur la santé Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de caractériser les processus physiologiques qui limitent l’excrétion des PFAS et conduisent à leur accumulation. La clairance rénale jouant a priori un rôle majeur par rapport à la clairance biliaire, nous analyserons ensuite les mécanismes qui contrôlent l’élimination rénale des PFAS dont les propriétés de la liaison des PFAS aux protéines plasmatiques et les processus de filtration glomérulaire, de sécrétion et de réabsorption tubulaires des PFAS. Les résultats orienteront les approches exploratoires de remédiation vers l’utilisation d’inhibiteurs de la réabsorption rénale des PFAS. L’étude de la relation entre l’exposition systémique aux PFAS et un ou des biomarqueurs prédictifs de leurs effets perturbateurs métaboliques pourra être utilisée comme critère de jugement de la capcité des approches exploratoires à réduire les concentrations au-dessous des seuils d’expression des effets délétères des PFAS.
Bénéfices attendus
La prévention des effets délétères des contaminants environnementaux repose essentiellement sur la réduction des expositions externes via l’établissement de doses sans danger. Cette approche ne permet cependant pas de protéger l’homme des substances chimiques dont la principale source d’exposition est interne, comme certains des composés alkyls perfluorés (PFAS). La très faible capacité d’élimination corporelle de ces composés serait à l’origine de la demi-vie plasmatique élevée, de certains d’entre eux qui s’élève à plusieurs années chez l’homme, et est à l’origine de leur bioaccumulation. L’augmentation de l’élimination de ces composés représente le moyen de diminuer l’exposition des tissus aux effets toxiques de ces substances. Pour cela, notre approche basée sur la caractérisation des processus physiologiques qui limitent l’excrétion des PFAS et leurs effets toxiques permettra d’identifier des méthodes de remédiation.
Procédures
Dans le cadre de la procédure 1, 84 souris recevront une administration intraveineuse unique (N=42) ou une administration orale unique (N=42). Les souris seront hébergées pendant 24h dans une cage à métabolisme. Un prélèvement de sang unique sera réalisé chez l’animal anesthésié et immédiatement suivi de la mise à mort et des prélèvements de tissus. Six autre souris (contrôles) seront hébergées pendant 24h dans une cage à métabolisme et à l'issue des 24h, un prélèvement de sang unique sera réalisé chez l’animal anesthésié et immédiatement suivi de la mise à mort et des prélèvements de tissus. Au cours de la première étude de la procédure n°2, un prélèvement unique de sang sera réalisé chez l’animal anesthésié (n=15) et immédiatement suivi de la mise à mort. Au cours de la deuxième étude de la procédure n°2, toutes les souris (n=36) recevront une administration orale quotidienne d’un mélange de composés alkyl perfluorés pendant 4 jours et, 3 jours après le début des administrations orales, une administration unique intraveineuse d’iohexol seul (n=12), avec du mannitol (n=12) ou avec un inhibiteur des transporteurs rénaux (n=12). Suite à l'administration intraveineuse, les souris seront hébergées pendant 24h dans une cage à métabolisme afin de recueillir les urines et les fèces. Trois prélèvements sanguins de sang seront réalisés au cours des 24h chez l’animal anesthésié. Le dernier prélèvement sera immédiatement suivi de la mise à mort. Les 60 souris de la procédure 3 recevront une administration orale quotidienne pendant 28 jours. Au bout des 28 jours, un prélèvement de sang unique sera réalisé chez l’animal anesthésié et immédiatement suivi de la mise à mort et des prélèvements de tissus. Les administrations orales seront réalisées par gavage. La durée du gavage varie de 10 à 30 secondes. Les administrations intraveineuses seront réalisées dans une veine latérale de la queue à l’aide d’une seringue à insuline de 0.5ml avec aiguille sertie (0.30mm x 12mm, Aniject 0.5ml INS 100U Pentafine, 30Gx1.2). Les souris seront placées dans le tube de contention de l’appareil illuminateur de queue pour permettre une bonne contention de la queue qui sera placée dans la gouttière prévue à cet effet de façon à ce qu’elle soit éclairée, et forme un angle de 45° entre l’aiguille et la queue. La durée des administrations intraveineuses varie de 30 secondes à 2 minutes. La durée des prélèvements sanguins varie de 10 à 30 secondes.
Impact sur les animaux
Une brûlure de la queue pourrait être induite par l’appareil illuminateur de queue utilisé pour les administrations dans la veine caudale. Cet appareil illumine efficacement la queue mais du fait de la température élevée, la queue ne doit pas être maintenue en continu plus de 2-3 minutes dans la gouttière d’éclairage pour éviter les brûlures
Devenir
Les souris seront mises à mort après le prélèvement d’un volume de sang important qui est requis pour l’ensemble des dosages réalisés pour chacune des procédures du projet (dosage des PFAS, dosage de l’iohexol, évaluation des marqueurs métaboliques).
Remplacement
Pour l’ensemble du projet, il n’est pas possible de s’affranchir de l’utilisation d’animaux vivants car le devenir d’une molécule dans un organisme (pharmacocinétique) n’est pas prévisible par des études in vitro compte-tenu de la complexité des mécanismes mis en jeu (absorption, destruction par la flore intestinale, métabolisme hépatique, diffusion tissulaire, élimination rénale, …).
Réduction
Une réduction très importante du nombre d’animaux sera permise par l’administration des PFAS en mélange. En effet, l’administration simultanée des 10 PFAS permettra d’évaluer sur les mêmes animaux le devenir des 10 PFAS et de réduire d’un facteur 10 le nombre d’animaux. La méthode d'analyse des données qui sera mise en œuvre permettra de réduire à un seul, le nombre de prélèvement par animal. En effet, contrairement aux méthodes classiques d'analyse qui nécessitent d'obtenir un grand nombre de données sur le même animal, cette approche permettra d’analyser simultanément toutes les données obtenues avec des animaux différents. Aucune approche statistique ne sera réalisée.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans des milieux enrichis : tunnels et papier pour faire des nids. Excepté lors de l'hébergement en cage à métabolisme, les animaux seront hébergés en groupe. Les animaux seront habitués au contact avec les expérimentateurs et une surveillance accrue des souris par ces mêmes expérimentateurs sera réalisée lors de l’hébergement des souris dans les cages à métabolisme. Les animaux seront également habitués à entrer dans le tube de contention et à séjourner dans une cage à métabolisme afin de les entrainer à coopérer lors des manipulations. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Durant toute l'étude, les animaux seront surveillés deux fois par jour afin de s’assurer de leur prise alimentaire et de leur accès au système de distribution d’eau. Une pesée réalisée toutes les deux semaines permettra de s’assurer de leur prise normale de poids au cours de l’étude. Les procédures n’induisant que peu de souffrance, un animal dont l’état est préoccupant (présentant au moins un des facteurs répertoriés ci-après) serait éliminé et mis à mort car considéré comme anormal par rapport aux autres : mauvais état du pelage, pâleur des yeux ou des extrémités, perte de poids, anorexie prolongée, difficultés respiratoires sévères ou prolongées (particulièrement si accompagnés de cyanose), difficultés digestives (diarrhée prolongées, …), diminution marquée de l’activité ou décubitus latéral, léthargie, hémorragie sévère incontrôlée, déshydratation sévère ou prolongée, signes neurologiques sévères (ex : tête penchée, tremblements, grincement de dents, convulsions, paralysie, incoordination motrice, etc.).
Choix des espèces
La souris est choisie au titre de modèle de référence en toxoicologie. Le choix du modèle des souris femelles C57BL6 s’appuie sur des résultats préliminaires qui montrent la pertinence de ce modèle pour évaluer les effets des PFAS sur le métabolisme énergétique hépatique. Ainsi, une étude récemment réalisée au laboratoire a montré qu’une stéatose hépatique était induite par un traitement par voie orale des souris C57BL6 avec du PFOA à une dose très faible (5 ng/kg.j). De plus, la comparaison des résultats avec ceux précédemment obtenus chez des souris femelles C57BL6 invalidées pour les récepteurs CAR (Constitutive Androstane Receptor) et PXR (Pregnane X Receptor) apportera des informations très importantes sur le rôle de ces récepteurs nucléaires dans les mécanismes de contrôle de la réabsorption rénale des PFAS. Le projet sera réalisée chez des souris adultes âgées de 10 semaines. L’étude toxicocinétique se déroulant sur une période de 120 jours, il est important que les animaux soient au même stade physiologique (adulte) tout au long de l’étude.