Rongeurs

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Souris : 80
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80 souris transgéniques modèles d'autisme vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit dans la veine de la queue, sous anesthésie, un virus marquant les neurones, puis un traitement oral modulant le système endocannabinoïde, avant que le cerveau soit prélevé. Le porteur présente l'évaluation de cette stratégie comme une étape pouvant mener à terme à des essais cliniques chez les personnes autistes. Il affirme que l'étude de la morphologie des neurones exige un modèle animal plutôt que des sujets humains.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique consistant à administrer des modulateurs du système endocannabinoïde aux souris transgéniques modèles d'autisme. Nous étudierons leur capacité d'améliorer ou corriger les anomalies de la morphologie des cellules nerveuses (neurones) observées chez les souris transgéniques. Le système endocannabinoïde régule la communication entre les neurones (neurotransmission) ainsi que la plasticité synaptique, c'est à dire la capacité du système nerveux de former et de défaire des connexions entre les neurones (synapses). L'autisme et d'autres troubles neurodéveloppementaux tels que la déficience intellectuelle sont caractérisés par des anomalies de la neurotransmission et la plasticité synaptique et pourraient donc être améliorés par des traitements ciblant le système endocannabinoïde.

Bénéfices attendus

L'étude dans des modèles murins des conséquences neurobiologiques de l'absence des gènes mutés dans l'autisme et autres troubles neurodéveloppementaux est une étape clé dans la compréhension des mécanismes impliqués dans ces maladies, afin de permettre de développer des approches thérapeutiques adaptés. Ces expériences devraient permettre d'évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique consistant à administrer des modulateurs du système endocannabinoïde aux souris modèles d'autisme et pourraient mener à terme à des essais cliniques chez les personnes atteintes.

Procédures

Afin de marquer les neurones du cerveau, les souris seront injectées dans la veine de la queue avec un virus exprimant une protéine fluorescente ; cette injection sera effectuée sous anesthésie générale (durée de la procédure : 3-5 min). Après un délai de 6 semaines, pendant lequel le virus est exprimé, le cerveau est prélevé pour des analyses morphologiques. Deux semaines avant l'euthanasie les animaux recevront un traitement chronique avec un modulateur du système endocannabinoïde, administré par voie orale dans l'eau de boisson. Après 2 semaines de traitement, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie profonde afin de prélever le cerveau pour des analyses de la morphologie neuronale.

Impact sur les animaux

La manipulation par l'expérimentateur peut engendrer un léger stress chez les souris. L'injection du virus dans la veine de la queue peut engendrer une douleur passagère. L'administration par voie orale des traitements n'engendre pas d'effets secondaires. L'injection intrapéritonéale d'un anesthésique avant l'euthanasie peut causer de la douleur.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des expériences (6 semaines après l'injection du virus), afin de prélever le cerveau et effectuer des analyses histologiques.

Remplacement

Nos travaux nécessitent l’utilisation de rongeurs puisque nous étudions des mécanismes pathologiques complexes associés à l’autisme et la déficience intellectuelle tels que des déficits comportementaux, l'activité des circuits neuronaux intacts et la morphologie des neurones corticaux. Les procédures d’expérimentation animale décrites ici sont donc essentielles pour développer de nouvelles approches thérapeutiques. La nature expérimentale de notre recherche nécessite l’utilisation de modèles animaux plutôt que des sujets humains.

Réduction

Nous utiliserons au maximum 80 souris. Nous réduisons le nombre d’animaux au strict nécessaire afin d’obtenir des résultats robustes statistiquement. Pour cela, le nombre d’animaux doit se situer entre 8-10 par condition étudiée. Ce nombre tient compte de la variabilité interindividuelle observée lors de ce type d'analyses morphologiques et du fait que le marquage neuronal suite à l'injection du virus peut ne pas bien marcher chez certaines souris. La taille des groupes est déterminée sur la base de la littérature scientifique et notre propre expérience dans ce type d'analyses. Les données seront analysées à l'aide de tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Dans le cadre du raffinement de l’expérimentation animale, les protocoles utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de gêne possible. L’injection du virus dans la veine de la queue est réalisée sous anesthésie générale. Le virus injecté n'affecte pas le bien être des animaux. Les animaux sont observés quotidiennement par une personne compétente. Toute souris qui montre des signes de mauvaise santé engendrant une souffrance est exclue du protocole. Les souris sont hébergées à raison de 2 à 4 animaux par cage dans une animalerie de stabulation (température 19–21°C, cycle jour–nuit 12h–12h), avec accès libre à l’eau et aux croquettes. La litière est changée tous les 7 jours pour éviter le stress. A la fin des expériences nécessitant de prélever le cerveau pour des analyses histologiques, les souris sont anesthésiées avant d'être euthanasiées, leur évitant toute détresse.

Choix des espèces

Le système nerveux de la souris présente des analogies avec celui de l’être humain. De plus, ce rongeur constitue un modèle de choix bien caractérisé pour les études neurobiologiques et comportementales en rapport avec l'autisme et autres troubles neurodéveloppementaux. Enfin, on a accès à des souris transgéniques afin d’étudier le rôle des gènes d’intérêt, ce qui permet d’aborder leur fonction dans le cerveau de manière intégrée, dans l’organisme vivant. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (2-4 mois). L'autisme étant un trouble qui persiste toute la vie, nous avons choisi d'étudier les conséquences de la perte du gène chez l'adulte, une fois que l'ensemble du système nerveux est développé.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 640
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640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des antiviraux anti-VIH par gavage ou injection dans l'abdomen cinq jours par semaine, pendant huit à seize semaines, pour créer un modèle de vieillissement accéléré qui n'existe pas encore. Le porteur indique que le protocole peut provoquer perte de poids, chute de poils, lésions au site d'injection et altération de l'état général, et que les animaux trop atteints sont mis à mort. Il affirme que le vieillissement de l'organisme ne peut se réduire à des études in vitro et justifie ainsi le développement du modèle murin.

Objectifs

Le vieillissement est responsable de nombreuses pathologies (Cancer, diabète). De nombreux stimuli sont responsable d'un vieillissement accéléré. Plusieurs études ont montré que certains traitements médicamenteux peuvent induire des effets secondaires induisant un vieillissement accéléré. C'est le cas des antiviraux (notamment utilisées chez les patients atteints du VIH), qui en plus d'avoir des effets secondaires à court terme, accélèrent le vieillissement du sujet (niveau cardiovasculaire, osseux, ...). Toutefois aucun modèle animal de vieillissement accéléré via l'administration de ce type de molécules anti-VIH n'a alors été mis au point. Or cela permettrait de proposer des solutions thérapeutiques pour lutter contre ce vieillissement accéléré. Le but de ce protocole est (1) de mettre au point un modèle de vieillissement accéléré via l'administration d'antiviraux de type antiprotéase utilisés par les personnes atteintes notamment du VIH et (2) dans un second temps de tester des solutions pour éviter ce vieillissement accéléré. Dans cette seconde partie il y a un premier axe dans lequel l'effet de l'induction de la mort des cellules sénescentes sur le phénotype de vieillissement accéléré sera testé. Deux nouvelles molécules induisant la mort de cellules vieillissantes seront testées. Dans un second axe le rôle de gènes pro-vieillissement dans ce modèle sera testé. Cela permettrait alors de proposer des solutions thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Le présent projet permettra dans un premier temps de mettre au point un nouveau modèle de vieillissement accéléré par administration d'antiviraux anti-VIH, modèle qui n'existe pas à l'heure actuelle et qui mimera ce qui se passe chez l'Homme. Cela permettra également de tester de nouvelles molécules pour voir si elles permettent la réversion de ce vieillissement accéléré et apporter des solutions thérapeutiques à ces patients afin d'améliorer leur confort de vie. De plus l'implication potentiel de gènes pro-vieillissement dans ce modèle pourra être mise en évidence. Les bénéfices attendus sont (1) la création d'un nouveau modèle animal qui n'a pas encore développer et (2) potentiellement l'identification de solutions thérapeutiques pour palier les effets secondaires du traitement du VIH avec les antiviraux.

Procédures

Les animaux pourront être soumis à différents traitements, administrés soit par gavage (1 gavage par jour, pendant 5 jours, pour une durée de protocole pouvant aller de 8 semaines à 16 semaines maximum. La durée du geste par souris est estimé au maximum à une minute à chaque gavage) soit par injection intra-péritonéale (1 injection par jour, pendant 5 jours, pour une durée de protocole pouvant aller de 8 semaines à 16 semaines maximum. Depuis l'anesthésie locale à base de pommade à la lidocaïne à l'injection en elle-même, le temps est estimé à 5 minutes par souris à chaque fois. Cette durée tient compte du temps entre la pose de la pommade et l'injection pour que l'anesthésie soit effective). Un prélèvement d'urine pourra également être réalisé lors de la mise au point du protocole. Lors de la préhension de la souris on peut récolter de l'urine dans un tube. Le temps maximum entre la prise de l'animal et l'arrêt du prélèvement d'urine est estimé à 1 minute.

Impact sur les animaux

Nous allons développer un nouveau modèle de vieillissement accéléré, et de ce fait cela peut amener des phénotypes de type perte de poids, alopésie, altération de l'état général. C'est pour cela que les animaux inclus dans ce projet seront suivi très fréquemment afin de rapidement identifier ces effets indésirables et apporter des solutions pour les atténuer, et dans le cas où cela n'est pas possible les animaux seront alors mis à mort et sortis du protocole. Des nuisances peuvent également dues à la fréquence de traitement et/ou au mode d'injection. Nous testerons l'injection intra-péritonéale avec une fréquence d'injection de 5 fois par semaine. Nous serons alors vigilant sur la possible apparition de lésion au niveau de la zone d'injection. En cas d'apparition de ce type de lésion le traitement sera stoppé pendant 3 jours, la zone sera alors traitée avec de la Vétédine. En cas d'amélioration le traitement sera repris. En absence d'amélioration l'animal sera mis à mort. Pour palier à l'apparition de lésion au niveau du site d'injection nous chercherons à alterner tous les jours les sites d'injection. Il faut également noter que notre équipe a une expérience importante sur le suivi du vieillissement des animaux, que ce soit du vieillissement "physiologique" ou bien du vieillissement induit par un stress métabolique. Cela permettra une très bonne prise en charge des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever les organes d'intérêt et réaliser les analyses nécessaires à l'étude.

Remplacement

La sénescence à l'échelle de la cellule peut être bien étudiée via des modèles in vitro. Ainsi des études préliminaires in vitro ont été réalisées en traitant des cellules primaires humaines de type fibroblastiques ou épithéliales avec des antiprotéases, à savoir le mélange Atazanavir et ritonavir (noté ATV/r). Nous avons alors pu montrer l'entrée en sénescence de ces cellules via les tests classiques comme la mise en évidence de l'activité de la Béta-Galactosidase à pH 6 (coloration bleue) dans les cellules sénescentes, l'arrêt de prolifération (comptage cellulaire), la forme des cellules, l'expression de marqueurs de sénescences comme p16, p21 par qRT-PCR et également la sécrétion de molécules dans le milieu de culture (dosage ELISA), spécifique des cellules sénescentes. Le vieillissement au niveau d'un organisme, qu'il soit du à l'âge ou à l'exposition à différents stress comme un stress métabolique, un stress chimique (ingestion de molécules ayant un effet à long terme), est le résultat d'un processus complexe. Son étude ne pouvant malheureusement pas se résumer à des études in vitro et être modélisé, elle nécessite donc l'utilisation de modèles animaux, comme le modèle murin, dans lesquels l'impact global pourra être visualisé. C'est pour cela que nous avons choisi de développer le modèle murin qui est l'objet de ce protocole expérimental.

Réduction

Pour minimiser le nombre d'animaux utilisés dans ce protocole la mise au point du modèle (procédure 1) sera réalisée séquentiellement. Plusieurs voies d'administration, plusieurs doses, deux temps seront testés. Si les premiers tests se révèlent concluant toutes les conditions ne seront pas testées. De plus si la procédure 1 ne permet pas de mettre au point le modèle de vieillissement accéléré alors les procédures 2 et 3 ne seront pas réalisées. C'est pour cela que c'est le nombre maximal d'animaux qui est donné et le nombre d'animaux réellement utilisés pourra être inférieur. Dans la procédure 1 la mise au point du modèle ne nécessite pas d'étude statistique, c'est pour cela qu'il y aura 5 souris par groupe. Dans les procédures 2 et 3 des tests statistiques seront réalisés, c'est pour cela qu'il y a 10 souris par groupe. Enfin pour visualiser l'effet sexe des mâles et des femelles seront utilisées. Cela permettra d'éviter de relancer d'autres protocoles pour vérifier le biais lié au sexe et cela renforcera l'analyse statistique de cette étude.

Raffinement

La grande expérience des équipes qui gèrent les protocoles de vieillissement est un gage quant à la garantie du suivi du bien-être animal. Une surveillance adaptée et individuelle des animauix afin de s'assurer que les animaux expérimentaux ne subissent aucune souffrance est mise en place. L'apparition de signes évocateurs de souffrance, de mal-être comme la prostation, un comportement erratique ou une altération de l'état général de la souris permettra rapidement, en fonction de la gravité des observations, de procéder soit à une prise en charge de l'animal (traitement antalgique) soit à la mise à mort de l'animal concerné. En cas de traitement avec un antalgique de la brupénorphine à la dose de 0,05 mg/Kg sera administrée quotidiennement, pendant 3 jours. En absence d'amélioration après 3 jours de traitement l'animal concerné sera mis à mort. Pour les injections intra-péritonéales, pour éviter le stress d'une anesthésie générale à l'animal, une anesthésie locale du site d'injection avec une pommade à base de lidocaïne quelques secondes avant l'injection sera réalisée. Pour éviter également d'injecter plusieurs jours de suite au même niveau sur l'abdomen de la souris le site d'injection sera modifié tous les jours en alternant entre le haut et le bas de l'abdomen et entre le côté droit et le côté gauche de l'animal.

Choix des espèces

La souris est un animal très utilisé dans les modèles de vieillissement induit par des stress comme le stress métabolique notamment. En effet on peut alors voir l'impact de ce vieillissement au niveau des différents organes de la souris. De plus la souris est un modèle de prédilection dans la réalisation de modèle transgénique avec notamment la perte d'expression de nombreux gènes. Nous pourrons alors utiliser ces modèles transgéniques au sein de notre protocole de vieillissement accéléré et valider ou non l'implication de gènes d'intérêt dans le phénotype observé. Les expérimentations seront réalisées chez des souris adultes d'environ 5 mois. Chez l'Homme les observations initiales à l'origine de notre protocole ont été faites avec des patients âgés en moyenne de 30 à 40 ans. De plus à 5 mois la prise de poids des souris n'est plus très importante, ce qui permet d'avoir un poids plus stable en début d'expérimentation. Cela sera plus simple pour évaluer la perte de poids en cas de douleur chez la souris. Enfin ces animaux auront atteint la maturité, notamment au niveau du système immunitaire et hormonal.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 1430
Souffrances
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1 430 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon les groupes, elles subissent des régimes gras ou déficients pendant une à seize semaines, des prélèvements répétés, un gavage ou une injection, pour étudier une protéine des macrophages dans l'obésité et le diabète de type 2. Le porteur indique que les souris privées de la protéine peuvent développer des lésions cutanées et que celles au régime déficient sont surveillées pour ne pas dépasser 20 % de perte de poids. Il conclut que les cultures cellulaires ne donnent pas un modèle physiologique d'obésité et que la souris est "nécessaire", en vue d'une éventuelle approche thérapeutique chez l'humain.

Objectifs

Le diabète ainsi que l’accumulation de graisse dans un organisme peuvent provoquer une cascade de réactions immunitaires. Ces dernières sont connues comme étant déterminantes dans la survenue d’un diabète de type 2 et les nombreuses complications associées à cette maladie. Les mécanismes impliqués commencent à être connus. Ce projet a pour but d’étudier le rôle d’un modulateur du système immunitaire susceptible d’être impliqué.

Bénéfices attendus

Nous devrions démontrer l'importance de ce modulateur dans la maladie du diabète de type 2 et dans ses complications. Ce projet de recherche fondamental a pour objectif de définir les conséquences que pourrait provoquer l'absence de cette protéine, uniquement dans les macrophages, et donc de comprendre son rôle dans l’inflammation et la régulation du glucose chez des souris. A terme, influencer l'activité de cette protéine pourrait être proposé comme une nouvelle approche thérapeutique chez l'Homme pour contrôler l'inflammation afin d'atténuer le risque de diabète de type 2 et de stéatose hépatique.

Procédures

Selon les groupes, les animaux seront soumis à différents types d'alimentation sur des durées comprises entre 1 et 16 semaines et à des prélèvements répétés (entre 2 et 9 prélèvements par souris) espacés de 2 semaines et qui durent chacun 30 secondes. En fin d’expérience, les animaux subiront une mise à jeun de 16h ou 6h et un gavage ou une injection (10 secondes chacun) suivi de 6 prélèvements de sang. Un groupe d’animaux recevra l’injection d’une molécule pour pouvoir accumuler et récupérer les cellules d’intérêts pour le projet. Cette injection aura lieu une seule fois et durera 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux ne possédant pas la protéine étudiée (uniquement dans les macrophages) peuvent être amenés à développer des plaies au niveau du dos à partir de l'âge de 6 mois : perte de poil et lésions cutanées. Pour cette raison aucun animal ne sera étudié au delà de l'âge de 6 mois, de cette façon nous évitons l'apparition éventuelle de ces plaies. Les animaux placés sous régimes enrichis en lipides vont prendre du poids tout au long des semaines de régime et vont devenir un peu moins actifs. Les souris placées sous régime décifient vont perdre du poids, elles seront surveillées de près pour ne pas qu'elles dépassent une perte de poids de 20%.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de leur procédure afin de prélever différents organes pour les analyser. Nous pourrons ainsi étudier les altérations du foie, des tissus graisseux, et du pancréas par différentes techniques permettant des observations précises au niveau cellulaire, génomique ou protéique et ce afin de bien décrire le processus de la maladie et notamment le rôle de la protéine que nous étudions.

Remplacement

Ce sont des études in vitro, elles même appuyées sur des données issues de cohortes de patients, qui ont déterminé le choix de cette protéine à étudier. Cependant, les études in vitro seules, comme les cultures cellulaires, ne permettent pas d'obtenir un modèle physiologique d'obésité, d'homéostasie glucidique et de stéatose hépatique. Les modèles animaux sont donc nécessaires pour évaluer in vivo l’effet de l'absence de notre protéine d'intérêt au niveau des macrophages, mais également pour définir la réponse globale d’un animal face à la maladie (obésité, diabète, athérosclérose, stéatose hépathique modérée ou majeure).

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé est de 1430. Afin de limiter le nombre d’animaux dans l’étude, nous avons développé́ des protocoles permettant l'analyse de plusieurs paramètres sur un même animal, comme par exemple l'évaluation de la tolérance au glucose et l’évaluation de la sensibilité à l’insuline successivement. De plus afin de réduire le nombre d'animaux, le groupe contrôle (régime non enrichi ou déficient) servira de comparaison aux cinq types d'alimentation. Pour chaque condition (type d'alimentation et durée), des groupes de 80 souris seront générés (40 qui possèdent la protéine étudiée et 40 qui n'en possèdent pas dans les macrophages), il s'agit du nombre minimal d'individus nécessaire pour analyser correctement les résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés sur des portoirs ventilés et ont un accès libre et illimité à l'eau et la nourriture. Les conditions de température et d'humidité sont contrôlées et monitorées tous les jours pour qu'elles soient optimales pour les souris. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (8h-20h), les souris étant des animaux nocturnes une période importante d'obscurité est indispensable à leur bien-être. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (5 par cage maximum) et l'isolement est évité au maximum, en effet la souris est un animal grégaire, la vie en groupe est un facteur important pour son bien-être. Si, pour des raisons de protocole, une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté. Pour s’assurer du confort des souris, elles bénéficieront de coton et de «maisons» afin de les occuper et qu’elles puissent se construire un « nid ». Les souris seront sous surveillance quotidienne de la part de l'équipe professionnelle de zootechnie. En ce qui concerne les procédures expérimentales nous avons mis en place des fiches de suivi permettant la prise en compte de différents facteurs visibles chez l'animal révélant son bien-être (évolution du poids, comportement, aspect physique). Nous avons également veillé à ce que le matériel soit adapté pour les prélèvement ou l'administration. Nous avons également mis en place des mesures en vue de réduire au maximum les douleurs pouvant être dues aux prélèvements (mise sous anesthésie ou application d'une solution antiseptique).

Choix des espèces

La souris est le modèle de référence dans l'étude de l'obésité et du diabète, en effet les gènes impliqués dans l’obésité et le diabète (dont les gènes de l'inflammation chronique) jusqu’à présent identifiés sont très proches chez la souris et chez l’Homme. De plus la souris est un modèle permettant l'obtention relativement rapide du nombre d'individus suffisant et que nous sommes en capacité d'héberger dans des conditions (surface, température, luminosité) nécessaires à son bien-être. La souris est également un modèle pour lequel il existe beaucoup d’outils disponibles : modification du génome pour créer les meilleurs modèles d'études possible, méthodes n'analyses des tissus prélevés, etc. L'ensemble de ces critères font de la souris le modèle optimal pour répondre aux questions du présent projet. Nous avons choisi de commencer les études sur des souris qui ont entre 8 et 10 semaines. Cela correspond à la maturité sexuelle (stabilisation hormonale) et équivaut à l'entrée dans l'âge adulte chez l'Homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 105
Souffrances
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Devenir
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 105

105 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une chirurgie stéréotaxique du cerveau sous anesthésie, avec injection d'un candidat médicament dans un ventricule cérébral, puis est mise à mort une semaine plus tard pour prélever le cerveau. Le porteur décrit une étude exploratoire sur l'expression de gènes, dont les retombées éventuelles contre Alzheimer ou Parkinson dépendent de résultats positifs restant à obtenir. Il affirme que la complexité des interactions entre neurones et cellules gliales ne peut être atteinte qu'avec un modèle animal.

Objectifs

Ce projet a pour but de caractériser l'effet de candidats médicaments sur l'expression de gènes cibles, sur le long terme. Dans une première procédure, les candidats médicaments seront administrés par injection intra-cérébroventriculaire par stéréotaxie et en injection unilatérale. Une semaine après la chirurgie stéréotaxique, les animaux seront mis à mort, sous anesthésie profonde, et disséqués pour collecter leur cerveau (procédure 1). Ce projet expérimental correspond à une étude exploratoire conçue pour déterminer l'effet de candidats médicaments sur l'expression de gènes.

Bénéfices attendus

Ce projet expérimental correspond à une étude exploratoire conçue pour déterminer l'effet de candidats médicaments sur l'expression de gènes et protéines. En cas de résultats positifs, les composés seront testés sur des modèles animaux de maladies neurodégénératives (ex. maladie d'Alzheimer, maladie de Parkinson).

Procédures

Les animaux seront soumis à de la chirurgie stéréotaxique, sous anesthésie générale (isoflurane, 4 % induction puis 2%). Les souris récupèrent après la chirurgie.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une chirurgie stéréotaxique pouvant causer de la souffrance post-opératoire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de collecter des tissus pour des analyses complémentaires (ex. expression de gènes, histologie).

Remplacement

Les processus pathophysiologiques des maladies neurodégénératives impliquent l'interaction de plusieurs types cellulaires (neurones et cellules gliales) dans différentes structures cérébrales. Ce degré de complexité ne peut être atteint qu’avec un modèle animal.

Réduction

La taille des groupes a été déterminée pour assurer un nombre de réplicats suffisants pour l'analyse des échantillons biologiques par analyses biomoléculaires. Le cerveau sera microdisséqué pour collecter plusieurs régions cérébrales, ce qui limitera la variabilité des résultats. Des études antérieurs à ce projet indiquent qu'un effectif de 5 souris par groupe est suffisant pour mettre en évidence une différence statistiquement significative entre deux groupes

Raffinement

Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d'enrichissement, (ii) des approches d'analgésies avant, pendant et après l'opération, (iii) et le contrôle strict des besoins physiologiques des animaux (température corporelle) pendant et après l'opération (pour assurer un rétablissement rapide). Les animaux seront hébergés par deux au minimum (5 au maximum), en cages ventilées, avec accès ad libidum à l'eau et à la nourriture. La souffrance des animaux sera limitée au maximum grâce à la recherche quotidienne de signes indicateurs de souffrances. Le projet a défini des points limites. Si un de ces points limites est atteint, le responsable de l’étude sera informé et l’animal sera mis à mort. Si des signes de souffrances sont détectés, le responsable de l’étude sera informé, et un analgésique sera administré. Dans le cas où le traitement analgésique se révèlerait être inefficace, l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

L'objectif du projet est de déterminer si des candidats-médicaments peuvent diminuer l'expression de gènes et protéines dans différentes structures cérébrales. La souris possède un système cérébral complexe, qui présente de fortes similitudes avec le système nerveux humain. Nous disposons du matériel chirurgical et des équipements requis aux études impliquant des souris. Les candidats médicaments sont développés pour traiter des maladies humaines apparaissant à l'age adulte. Les souris seront agées de 10 mois, ce qui correspond à un stade de développement adulte avancé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 160
Souffrances
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160 souris rendues porteuses d'une version humanisée d'une protéine vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un régime alimentaire spécial leur provoque un rétrécissement des voies biliaires avec fibrose, puis elles reçoivent des injections hebdomadaires d'anticorps et des prélèvements de sang sous anesthésie, avant une ponction cardiaque terminale, pour tester un anticorps déjà en développement clinique. Le porteur annonce d'"énormes avantages" directement applicables aux patients, formulés au conditionnel, alors que l'objectif immédiat reste d'élargir les indications de cet anticorps. Il affirme que la validation exige un "animal entier" après des études in vitro préalables.

Objectifs

Dans cette maladie, un mécanisme d’inflammation, de rétrécissement des voies biliaires (ou sténoses) et de développement d’une fibrose est établi. Au cours de l’évolution de la maladie, des sténoses biliaires avec fibrose altèrent la fonction des voies biliaires conduisant à une fibrose. A ce jour, la transplantation hépatique est la seule solution thérapeutique, présentant malgré tout un risque de récidive dans 25% des cas. Il est donc urgent de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour cette maladie. Actuellement peu de modèles animaux permettent de modéliser les caractéristiques de cette pathologie. Le modèle murin de ligature du canal biliaire est un de ces modèles mais il requiert une chirurgie lourde pour les animaux. Un autre modèle, à base d’un régime alimentaire spécial, permet de récapituler le développement de la maladie chez la souris permettant le développement de sténoses des voies biliaires avec fibrose. Afin de tester une approche thérapeutique grâce à un anticorps ciblant spécifiquement une protéine humaine, nous avons développé un modèle de souris chez lequel la protéine murine est remplacée par une version humanisée pouvant être reconnue par notre anticorps. Le but de ce projet est de donc de valider cette approche thérapeutique avec un anticorps actuellement en développement clinique pour d’autres indications (fibrose hépatique, rénale, pulmonaire, cancer du foie) afin d’élargir les indications médicales de cet anticorps. Nous souhaitons également comparer cet anticorps humain-spécifique à un autre de nos anticorps capable de se lier à la fois à la forme humaine et à la forme murine. Ce second anticorps sera donc évalué dans un modèle de souris sauvages présentant le même fond génétique que les souris humanisées. Dans les 2 approches, nous souhaitons déterminer la dose optimale d’anticorps à injecter afin d’aboutir à une réduction significative de la fibrose hépatique dans ce modèle de maladie des voies bilaires.

Bénéfices attendus

En cas de succès, le projet apporterait d'énormes avantages, directement applicables aux patients atteints de fibrose bilaire. L'objectif de l'ensemble du projet est de rassembler des preuves scientifiques solides et robustes permettant la transposition du traitement par anticorps thérapeutique dans un contexte clinique sans autres options thérapeutiques et d’étendre les indications thérapeutiques de l’anticorps clinique.

Procédures

Les animaux seront soumis à la nourriture spéciale pendant 4 semaines au cours desquelles ils recevront une injection hebdomadaire d’anticorps à partir de la 2ème semaine de nourriture, soit 3 injections d’anticorps. Chaque injection prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux subiront un prélèvement sanguin hebdomadaire, après anesthésié générale et analgésie locale, pendant 4 semaines, soit 4 prélèvements. Le temps nécessaire à chaque prélèvement est d’environ 5 minutes en incluant le temps de l’anesthésie générale. Un prélèvement de sang terminal sera effectué en fin de protocole, après anesthésié générale, par ponction intracardiaque trans-thoracique. Ce geste est également réalisé en environ 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux sous nourriture spéciale, vont développer un rétrécissement des voies biliaires en 2 à 3 semaines. Les maladies hépatiques ne sont pas douloureuses est sont compatibles avec une vie normale, sauf en cas extrême de décompensation des fonctions hépatiques, ce qui ne devrait pas être le cas avec le protocole adopté dans ce projet. Les animaux recevront un total de 3 injections d'anticorps, soit 1 par semaine pendant 3 semaines, qui peuvent engendrer une douleur aux points d’injection. Les animaux subiront également un prélèvement sanguin hebdomadaire, soit 4 prélèvements au total, qui peuvent engendrer une gêne voire une douleur au site de prélèvement.

Devenir

Tous les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de collecter sang et foie pour réaliser des analyses sur ces prélèvements.

Remplacement

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux inclus dans cette étude, nous n’utiliserons que des groupes pertinents nous permettant de conclure quant à l’activité de notre anticorps. Le nombre d’animaux inclus par groupe sera suffisant pour arriver à une conclusion claire. La taille des effectifs a été déterminée à priori grâce à un logiciel dédié. Ainsi nous inclurons 20 animaux par groupe. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Des méthodes anesthésiques (isoflurane), analgésiques (tétracaïne) et de confort (gel ophtalmique) sont appliquées. Les animaux sont observés quotidiennement, et une observation scorée est réalisée 2 fois par semaine.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi permet de récapituler au plus proche les caractéristiques histologiques des cholestases hépatiques humaines en 3 à 6 semaines. Hormis le modèle de ligature du canal biliaire, beaucoup plus invasif, c’est actuellement le modèle le plus pertinent en termes d’homogénéité et de reproductibilité dont nous disposons pour étudier le développement de la fibrose suite à une cholestase hépatique. De plus le modèle humanisé dont nous disposons permet d’étudier plus finement l’effet thérapeutique de notre anticorps clinique. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines afin d’induire une fibrose biliaire du jeune adulte.

  • Formation professionnelle
  • Production de routine
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Contrôles de qualité
Souris : 4000
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1200
Furets : 50
Souffrances
▲ -
▲ 9000
▲ 1370
▲ 2630
Devenir
 -
 -
 -
 13000

13 000 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chiens (1 200), chats, furets, souris, cobayes et 7 000 hamsters dorés reçoivent un agent pathogène, virus ou bactérie, puis sont suivis pour la maladie qu'il déclenche, afin d'évaluer l'efficacité de produits immunologiques vétérinaires destinés au marché. Le porteur indique que certains animaux développeront des signes cliniques sévères et douloureux pouvant conduire à la mort et seront mis à mort aux points limites. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'est reconnue par la pharmacopée et que l'évaluation sur l'espèce de destination est "requise par la loi".

Objectifs

Dans le cadre du développement de produits immunologiques à destination vétérinaire tels que les vaccins, la démonstration des propriétés protectrices du produit contre la maladie cible est requise par la loi, et réalisée selon des réglementations précises. L’évaluation de l’efficacité du produit vis-à-vis d’une épreuve virulente est également nécessaire pour définir et caractériser le produit candidat (choix de la dose, de la voie d’administration, des adjuvants/excipients…). Toutes ces informations participent au développement et à la constitution finale du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce projet vise ainsi à présenter 2 procédures expérimentales répétitives ayant pour but d’évaluer l’efficacité de produits immunologiques chez les carnivores domestiques. Ces deux procédures concernent : 1/ la mise au point d’épreuve nécessaire pour cette évaluation, 2/ l’évaluation de l’efficacité en elle-même. A noter que par la suite, pour des raisons de simplification, on parlera par défaut d’animaux vaccinés à la place d’animaux ayant reçu le produit immunologique d’intérêt. Ces deux procédures seront réalisées sur l’animal de destination (chiens, chats, furets) ou lors d’essais préalables sur un modèle rongeur (souris, hamsters essentiellement). Les essais consisteront à administrer le pathogène (type virus ou bactéries), selon une ou plusieurs voie(s) d’administration, à une ou plusieurs dose(s), à des animaux sains préalablement vaccinés ou non et sensibles à ce pathogène. L’efficacité des produits immunologiques sera évaluée par comparaison des données obtenues chez les animaux vaccinés par rapport aux animaux non vaccinés. Il s’agira du suivi des signes cliniques spécifiques de la maladie, associé ou non à un suivi de paramètres biologiques (taux d’anticorps, excrétion virale ou bactérienne…).

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).

Procédures

En fonction du produit immunologique testé et donc du type d’agent pathogène inoculé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : -Injection(s) de l’agent pathogène (ex, virus ou bactéries) à une ou plusieurs reprises (administrations répétées jusqu’à 4 fois) -Suivi clinique régulier des signes typiques de la maladie inoculée, associé ou non à une prise de température rectale (carnivores) et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité clinique du produit étudié -Prélèvements d’échantillons variés permettant des mesures répétées de marqueurs biologiques et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité biologique du produit étudié. Ces prélèvements sont réalisés à des volumes et intervalles réguliers dans la limite des recommandations par espèce. -Euthanasie en fin d’épreuve par une méthode adaptée. La durée de l’épreuve pourra varier de 1 semaine à 2 ans (cas d’une infection lente).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du pathogène, d’anesthésique ou de médication liée à l’introduction d’une aiguille. En revanche pour d’autres voies telles que intraoculaire ou intranasale, une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Des signes cliniques plus ou moins sévères, spécifiques de la maladie et connus (retour terrain ou bibliographie relative aux modèles expérimentaux) pourront être observés, tels que des atteintes de l’état général (hypo/hyperthermies, pertes de poids, déshydratation, dépression…), et/ou plus spécifiques à certains organes type atteintes digestives (diarrhées, vomissements…), respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, …), oculaires (conjonctivites…), rénales, neurologiques, dermiques et autres. Dans de rares cas, en fonction de la maladie, les animaux présentant des atteintes cliniques sévères et douloureuses, pouvant conduire à leur mort, seront euthanasiés dès l’atteinte des points limites définis et ceci afin d’éviter ou limiter dans le temps ces altérations graves. Tous ces signes peuvent induire des gênes ou inconforts, voire des souffrances, allant de quelques heures à quelques jours. A chaque fois que cela sera possible, des mesures visant à minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux, en termes de sévérité et de durée, seront mises en place.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode adaptée en conformité avec la loi et ceci pour chacune des deux procédures.

Remplacement

L’efficacité du produit immunologique doit être évaluée sur chacune des espèces de destination conformément aux monographies de la Pharmacopée Européenne. A ce jour, aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par la pharmacopée permettant de répondre à la demande. La réalisation d’essais préliminaires sur modèle rongeur sera privilégiée lorsque cela est possible.

Réduction

Ces procédures s’appuient sur le nombre d’animaux stipulé dans les monographies ou autres textes réglementaires relatifs au produit testé et/ou sur une analyse statistique et/ou des données préliminaires obtenues sur des essais passés ou de la littérature. A chaque fois, le nombre minimum d’animaux est utilisé afin de répondre à l’objectif de l’étude. Chaque fois que cela est possible, deux ou plusieurs produits, pourront être testés simultanément afin d’utiliser des témoins communs (surtout dans le cadre de sélection de produits dans les modèles rongeurs).

Raffinement

Des mesures seront prises afin de limiter le stress et la douleur lors de l’expérimentation : -Observation d’une période d’acclimatation et mise en place de séances d’habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée), -Hébergement en groupe, et enrichissement adapté, afin de respecter le comportement inné des animaux et les interactions entre individus nécessaires au maintien du bien-être -Observation quotidienne et suivi clinique régulier, effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire, pour surveiller l’apparition de tous signes cliniques d’atteintes de l’état de santé des animaux -Réalisation de certains actes (administrations ou prélèvements) avec anesthésie/analgésie si nécessaire afin de garantir le bien-être animal. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication pour le traitement de tous symptômes, tant que le traitement reste compatible avec l’objectif de l’étude -Mise en place de mesures compensatoires telles qu’un régime spécial (pâté en cas de perte d’appétence), enrichissement supplémentaire, nettoyages supplémentaires, surveillance accrue et renforcée,… De plus, pour chaque étude, l’état général de l’animal est suivi et l'utilisation de critères d’arrêt de souffrance sera systématiquement mise en œuvre pour réduire douleur, souffrance et angoisse.

Choix des espèces

De par la réglementation, l’efficacité d’un produit doit être établie sur l’espèce de destination (chien, chat ou furet) afin de garantir la fiabilité des résultats. Des essais préalables peuvent être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Les études seront réalisées sur des animaux sevrés juvéniles ou adultes conformément à la réglementation.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 1632
Souffrances
▲ -
▲ 864
▲ 768
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1632

1 632 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intraveineuses et sous-cutanées répétées et des prélèvements de sang, avant d'être soumises sous anesthésie à un choc anaphylactique avec trachéotomie et mesure de la pression dans la carotide, pour étudier le rôle des plaquettes sanguines dans l'anaphylaxie. Le porteur renvoie au conditionnel les retombées annoncées, l'identification de nouvelles cibles pour réduire la mortalité de l'anaphylaxie. Il affirme que ces mécanismes sont quasi impossibles à étudier chez l'humain et que le recours à la souris est "nécessaire".

Objectifs

L’anaphylaxie est la forme la plus sévère d’une réaction allergique, qui se manifeste par des signes cutanés, respiratoires et cardiovasculaires, et qui peut être fatale. Cependant, les mécanismes cellulaires et moléculaires menant à l’anaphylaxie ne sont pas encore clairement élucidés. On peut émettre l’hypothèse que d’autres acteurs pourraient contribuer à la sévérité de la réaction. Les plaquettes sanguines sont les acteurs majeurs de l’arrêt du saignement, ou hémostase, lors de brèches vasculaires et de la survenue des thromboses artérielles. L'objectif est de déterminer le rôle des plaquettes dans l'anaphylaxie.

Bénéfices attendus

Le présent projet a pour but de caractériser la contribution des plaquettes sanguines à l’anaphylaxie. Ces travaux pourraient permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter l’anaphylaxie et en réduire la mortalité.

Procédures

- contention de l’animal vigile (15 s) en vue d’une anesthésie. - injection de l’anesthésiant sur souris vigile (durée 5 s), 1 seule fois. - traitement dans l’eau de boisson pendant 3 semaines. - Les autres gestes sont réalisés sur souris anesthésiées: il s’agit de l'injection intraveineuse (durée 30 s) réalisée à deux reprises espacées d’au moins 24h. - injection d’albumine par voie sous-cutanée (durée 10 s) sur souris anesthésiées à l'isoflurane à deux reprises ou a trois reprises espacées de 15 jours. Il s’agit d’un prélèvement de petit volume de sang réalisé à deux reprises espacées de 24h. La chirurgie aura une durée maximum de 45 min.

Impact sur les animaux

Les animaux vigiles subiront un stress au moment de l'anesthésie, lors de la contention de l'animal, mais ce geste n'est pratiqué que par des expérimentateurs habilités à le réaliser rapidement. Une douleur peut être ressentie au niveau du site de piqure de l’aiguille lors de l’injection de l’anesthésiant. Une douleur peut être ressentie au niveau du site d'injection rétro-orbital. L'injection d'albumine par voie sous-cutanée réalisée soit à 3 reprises espacées de 15 jours ou soit à deux reprises espacées de 15 jours pourrait induire l'apparition éventuelle d'une inflammation au site d'injection. Pour le prélèvement à la queue la section réalisée sur l’extrémité de la queue peut induire une douleur aigue transitoire.

Devenir

Les animaux anesthésiés seront soumis à un choc anaphylactique. Il s'agit d'une procédure invasive comprenant une tracheotomie et une mesure de la pression artérielle dans la carotide.

Remplacement

REMPLACER : Le recours à l’utilisation d’animaux est justifié par le fait que les mécanismes cellulaires et moléculaires de l’anaphylaxie, qui est une réaction allergique exacerbée pouvant conduire au décès, sont difficiles, voire impossible à étudier chez l’homme, vue l’imprévisibilité de l’évènement et sa rareté. De plus, l’anaphylaxie est un phénomène multifactoriel qui implique plusieurs types de cellules sanguines et tissulaires et faisant intervenir des intercommunications complexes entre les cellules circulantes, la paroi vasculaire et les cellules résidantes des tissus environnants, qui ne peuvent pas être reproduites de façon complète in vitro, tant sur le plan des identités en jeux que sur le plan temporel. La compréhension de ces mécanismes est donc pratiquement impossible chez l’homme et le recours à des études in vivo chez l’animal s’avèrent nécessaire. Occasionnellement, des études in vitro seront réalisées sur du sang de souris ou sur cellules isolées. Cependant, elles ne pourront représenter à elles seules la maladie étudiée.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum afin d’obtenir des données statistiquement significatives. Le maximum de prélèvements sera réalisé sur une même souris (organes, sang, liquides broncho-alvéolaires).

Raffinement

Le modèle animal est choisi dans le but de reproduire, le plus fidèlement possible, la pathologie étudiée et d’en tirer le maximum d’information. Les expériences seront raffinées afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés aux procédures expérimentales: - Au moins 72h avant la procédure, les animaux sont répartis par groupes et mis dans les cages (tout en respectant les groupes sociaux) qu’ils occuperont tout au long du processus. - Les cages sont enrichies de coton compressé et de frisure de papier afin de permettre aux souris de factionner leur environnement. Les changements de litière sont réalisés tous les 10 jours. Le stress des animaux dû à une perte de repères olfactifs au cours du changement de litière est atténué par le transfert dans la cage propre d’une partie du nid issu de la cage souillée. Les souris sont maintenues en groupe sociaux. - toutes les procédures d’injections invasives seront effectuées sous anesthésie générale. La durée maximale de l’expérimentation est de 1h. Des points limites ont été établis et des critères d’arrêt déterminés pour interrompre les procédures et réduire ainsi la souffrance animale.

Choix des espèces

Le recours à l’étude in vivo chez l’animal est nécessaire, car l’anaphylaxie est un phénomène multifactoriel qui implique plusieurs types de cellules sanguines et tissulaires et faisant intervenir des intercommunications complexes entre les cellules circulantes, la paroi vasculaire et les cellules résidantes des tissus environnants, qui ne peuvent pas être reproduites de façon complète in vitro, tant sur le plan des identités en jeux que sur le plan temporel. Le modèle d’anaphylaxie active ou médié par les anticorps de type Immunoglobuline E pratiqué chez la souris fait consensus dans la communauté scientifique car il représente fidèlement l’anaphylaxie survenant chez l’homme. Les animaux sont utilisés au stade adulte, entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 360
Rats : 360
Souffrances
▲ 520
▲ 200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 720

720 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés, majoritairement tués sous anesthésie sans réveil, le reste dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont anesthésiés puis tués pour prélever des cellules ou des tranches de cerveau, y compris par césarienne sur des femelles gestantes dont les embryons sont ensuite tués, afin de cribler des candidats médicaments contre des maladies neurologiques. Le porteur présente ces cultures et tranches comme des méthodes alternatives limitant le nombre d'animaux utilisés dans des études in vivo ultérieures. Il indique que certaines expériences recourent à des cellules souches humaines, mais que ces modèles restent réservés à l'évaluation de "modèles simples".

Objectifs

Les tests réalisés sur des cultures primaires (modèle in-vitro) ou sur des tranches de cerveau de rongeur (modèles ex-vivo) permettent d'obtenir des données préliminaires quant à la sécurité et l'efficacité de candidats traitements, avant de devoir réaliser des études plus poussées dans des modèles de pathologies in vivo. Plus précisément, les modèles de cultures primaires permettent d’évaluer la réponse physiologique de cellules du système nerveux central (cellules provenant du cerveau ou de la moelle épinière) suite à l’ajout d’une substance toxique (exemple d’agents neurotoxiques ou chimiothérapies). Les modèles ex-vivo sont utilisés pour mimer la transmission synaptique ou la présence de décharges épileptiques induites par des substances chimiques. Ces différents tests permettent d'étudier les effets de substances pharmacologiques pour lutter contre des maladies neurologiques telles que la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie ou la sclérose en plaques ou tester leur innocuité. Ces modèles sont utilisés pour évaluer les nouveaux traitements à un stade très précoce et sélectionner les substances les plus efficaces pour les tester sur des modèles plus complexes (modèles in-vivo).

Bénéfices attendus

La recherche de nouvelles thérapies est indispensable pour améliorer les conditions de vie ainsi que l’espérance de vie des patients atteints de cancers ou de maladies neurologiques. A l'heure actuelle, les traitements chimiothérapeutiques induisent des effets secondaires sur le Système Nerveux Central. Certains modèles in-vitro ont pour but d’évaluer de nouvelles substances permettant de limiter l’impact des traitements anti-cancéreux sur les cellules saines du Système Nerveux Central. D'autres modèles permettent d'évaluer l'efficacité de traitements anti-épileptiques, les actuels sur le marché n'étant pas efficaces chez tous les patients. Enfin, il n'existe pas de traitements curatifs pour lutter contre la sclérose en plaque ou la maladie d'Alzheimer ; la recherche de nouvelles substances reste donc une priorité.

Procédures

Pour la procédure 1: les animaux sont anesthésiés avec de l'isoflurane. Dans le cas des femelles gestantes, une césarienne est opérée avant euthanasie (sans retour à l’état conscient). Les embryons sont euthanasiés directement dès la césarienne. Pour la procédure 2: les animaux peuvent être administrés avec une substance par voie orale ou par voie systémique (dans la majorité des cas, 1 fois dans les 24 h précédant le test) puis sont anesthésiés avec de l'isoflurane. Les animaux sont euthanasiés sans retour à l'état conscient.

Impact sur les animaux

Pour ces modèles, les animaux sont anesthésiés puis euthanasiés avant le prélèvement des structures/organes nécessaires. Le seul risque concerne les cas où l'animal est traité avec un candidat médicament avant anesthésie (procédure 2) ; mais à ce stade, en général les effets des traitements ont déjà été étudiés et ne sont pas supposés entrainer d'effets secondaires sévères.

Devenir

Ces procédures sont des procédures terminales (prélèvement de structures cérébrales) ; les animaux sont donc tous euthanasiés dans le cadre des procédures.

Remplacement

Ces modèles constituent des méthodes alternatives permettant de tester un grand nombre de molécules sur des cultures primaires de neurones ou des tranches cérébrales afin de limiter le nombre d'animaux utilisés et de sélectionner les meilleurs candidats médicaments. Dans certains cas, des cellules souches différenciées humaines peuvent être utilisées. Ces modèles in-vitro ont l'avantage d'être translationnels mais ne peuvent être utilisés que pour évaluer des molécules sur des modèles simples (cellules).

Réduction

Dans ce projet, des modèles cellulaires ou sur tranches sont utilisés pour pouvoir sélectionner les meilleurs candidats médicaments et pouvoir limiter le nombre d'animaux à tester. L'utilisation de cellules issues de quelques animaux permet d'obtenir des données d'efficacité et de sécurité d'un nombre très important de composés et/ou de doses, permettant une réduction importante du nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs, vont consister en un suivi des points limites permettant de sacrifier précocement tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général). Les animaliers et les techniciens sont formés au suivi des animaux et attentifs. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objet de nidification, objet à ronger ou à mastiquer, présence de congénères (sauf cas des femelles gestantes, pour éviter les agressions). Les animaux sont anesthésiés avant d'être sacrifiés.

Choix des espèces

Les études sont effectuées sur des cellules ou organes de rongeur car ces modèles sont translationnels. Le choix de l'espèce (souris ou rat) est souvent lié aux études à venir (modèles pathologiques reproduits chez la souris ou chez le rat). Pour mieux comprendre les mécanismes physio-pathologiques, ces modèles peuvent être également utilisés a posteriori. Le choix de l'espèce est dans ce cas lié aux études précédentes. Pour les cultures primaires réalisées à partir d'embryons, des mères gestantes seront utilisés (mères ayant 15 à 20 jours de gestation en fonction de la structure à prélever, pour des cultures de neurones embryonnaires). Pour les cultures primaires réalisées sur des animaux nés, des rongeurs âgés entre 1 et 10 jours seront utilisés. Le stade de développement choisi dépend du stade de maturation souhaité (les neurones post-nataux étant plus différenciés, et permettant d'étudier un réseau neuronal plus mature). Pour les modèles sur tranches, les rongeurs (souris, rats) sont testés une fois sevrés, l'âge peut varier entre 3 semaines et 2 ans conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique. Les procédures décrites dans ce projet peuvent être utilisées de façon longitudinale sur des rongeurs depuis la période de post-sevrage jusqu'à l'âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système musculosquelettique
Souris : 32
Souffrances
▲ 32
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 32

32 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Un garrot placé à la racine d'une patte interrompt la circulation pendant deux heures, suivies de deux heures de reperfusion, pour étudier le rôle métabolique de la protéine TIF2 dans le muscle. Le porteur indique s'attendre à une réaction douloureuse au serrage du garrot, atténuée par un antalgique, et que les tissus sont prélevés avant le réveil des animaux. Il affirme ne disposer d'aucune autre possibilité que la souris pour étudier cette protéine dans un organisme vivant.

Objectifs

Le but de ce projet est d'étudier d'une manière très approfondie le rôle métabolique de la protéine TIF2 (co-régulateur transcriptionnel) dans le fonctionnement du muscle squelettique, stress oxydant et la mort cellulaire. Afin d’analyser les fonctions cellulaires-autonomes de TIF2 dans le muscle squelettique, des souris invalidés d'une manière sélective en TIF2 dans les myofibres des muscles squelettiques sont générés. TIF2 semble liée notamment à certains désordres métaboliques survenant lors d’une diminution du flux sanguin et donc de privation des organes en oxygène, sang et métabolites notamment le muscle squelettique un autre organe majeur du métabolisme mais également lors d’un afflux massif. Pour cela nous mettrons en place un modèle d'ischémie/reperfusion en utilisant la méthode du tourniquet au niveau de l'artère fémorale pour interrompre la circulation artérioveineuse dans la région située en aval et cela pendant 2h suivies de deux heures de reperfusion. Cela entrainera une privation limitée dans le temps du muscle squelettique, en sang et donc en oxygène, suivi d’un apport de sang qui augmente brusquement durant la reperfusion. De manière intéressante, lorsque des souris contrôles sont soumises au stress de l’ischémie/reperfusion, les niveaux de transcrits TIF2 et SRC-3 sont fortement augmentés. Des résultats préliminaires indiquent que les souris invalidées du gène TIF2 sont protégées contre les effets délétères de l’ischémie/reperfusion, cette étude nous permettra d'étudier en détails les voies de signalisation conduisant à ce phénotype de protection.

Bénéfices attendus

Dans ce projet, nous analysons dans un modèle d'ischémie/reperfusion les fonctions cellulaires-autonomes d'une protéine TIF2 dans le muscle squelettique. Le bénéfice sera l'accessibilité de ce muscle pour pouvoir transposer les résultats obtenus dans les muscles squelettiques striés des jambes aux muscles striés du cœur avec moins de souffrance pour l'animale et moins de difficulté chirurgicale et plus de bien- être pour l'animale qu'une ischémie myocardique. Ces travaux sont une étape nécessaire dans la compréhension des mécanismes sous-jacents et dans le développement de traitements potentiels de ce type de dysfonctionnements métaboliques qui va améliorer la prise en charge cliniques de l'ischémie myocardiaques.

Procédures

Les animaux subiront une ischémie unilatérale de la patte postérieure droite par la méthode du tourniquet (garrot placé à la racine du membre) pendant 2h suivie d'une reperfusion pendant 2h par desserrement du garrot sous anesthésie générale et l'intervention se terminera par la mise à mort de l’animal pour prélèvement de tissus analysés en extemporané ou congelés pour analyse ultérieure (immuno-histologique RT- PCR …).

Impact sur les animaux

Les animaux seront surveillés tout le temps de la procédure qui se déroulera sous anesthésie gazeuse. On peut s'attendre à une réaction motrice à la stimulation douloureuse d'une patte lors du serrage du garrot mais qui sera estompé par l'utilisation d'un antalgique antinflammatoire avant la procédure.

Devenir

Après la procédure d'ischémie et reperfusion et avant leur réveil, les animaux seront euthanasiés pour prélever les tissus et réaliser des études immunohistopathologiques et moléculaires.

Remplacement

Nous ne disposons pas d'une autre possibilité d'étudier la fonction d'une protéine dans un organisme vivant et dans le cadre d'atteintes de la fonction du muscle squelettique, le modèle Souris constitue la meilleure approche disponible à ce jour pour cela.

Réduction

Des analyses de puissance ont permis de définir les effectifs utilisés dans ce projet, afin d'obtenir des conclusions scientifiquement exploitables pour les procédures expérimentales retenues. Pour les analyses histologiques, nous utilisons une seule patte qui a subi l'ischémie et nous analysons la significativité des résultats pour comparer les 3 groupes. Par ailleurs, nous avons déjà utilisé cette approche avec d'autres lignées génétiquement modifiées et avons pu constater que ces effectifs étaient nécessaires et suffisants pour conclure sur les résultats observés.

Raffinement

La procédure expérimentale implique un soin et une surveillance constants des animaux, afin de s'assurer qu'elle n'entraîne pas de souffrance chez les souris. Des points limites spécifiques sont décrits, et suivis avec application pour répondre aux exigences du protocole du bien-être animal de notre institut. Ainsi, nous injectons 30 minutes avant la réalisation de l'ischémie par voie intrapéritonéale un analgésique. L’ensemble de la procédure se déroule sous anesthésie générale avec maintien de la ventilation spontanée au travers d’un masque délivrant un mélange gazeux qui assurera une sédation profonde. Un tapis chauffant permettra aux animaux de maintenir leur température corporelle durant l'anesthésie. Du gel ophtalmique sera appliqué pour éviter le dessèchement de la cornée. Par ailleurs, la douleur sera prise en charge au moment de serrer le garrot élastique puis pendant le déroulement du protocole expérimental.

Choix des espèces

Nous utilisons le modèle souris car il nous offre un accès à de nombreuses lignées génétiquement modifiées et que le système vasculaire peut être étudié et est suffisamment proche de l'humain pour offrir une valeur prédictive dans notre approche translationnelle. Les souris seront utilisées à l'âge adulte afin de d'effectuer le modèle d'ischémie/reperfusion sur des fibres musculaires squelettiques bien développé.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un diabète leur est provoqué par injection puis maintenu huit semaines, avec jusqu'à seize séances d'imagerie de l'œil sous anesthésie, pour étudier l'atteinte des nerfs de la cornée. Le porteur indique que les souris présentent une hyperglycémie et une production d'urine excessive durant tout le projet, et qu'elles sont tuées pour prélever leurs cornées, une glycémie dépassant 500 mg/dl entraînant une euthanasie. Il affirme que la complexité de l'innervation cornéenne rend l'animal "indispensable" et qu'il n'existe pas d'alternative in vitro.

Objectifs

Les maladies de la cornée sont la deuxième cause de cécité dans le monde après la cataracte. Leur origine peut être génétique, dégénérative (vieillissement, diabète) et/ou environnementale. Il est donc essentiel de mieux comprendre la physiologie de la cornée pour proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients souffrant de défauts de la cornée. L'atteinte de l'innervation cornéenne se traduit par des symptômes allant d'une diminution de la sensibilité oculaire sans lésion cornéenne au syndrome de l'œil sec en passant par la kératite neurotrophique et la perforation cornéenne. Actuellement, il n'existe aucun traitement disponible en routine pour la gestion de l'innervation cornéenne. Dans ce projet, nous souhaitons étudier comment l’innervation cornéenne est affectée par le diabète de type 1. Grâce à des techniques d’imagerie en temps réel combinés à l’utilisation de souris transgéniques, nous sommes capables de suivre l’innervation de la cornée des souris au cours du temps.

Bénéfices attendus

La bonne compréhension des mécanismes de dégénérescence de l’innervation de la cornée ainsi que les interactions se produisant entre les nerfs et les cellules immunitaires pourront servir de base pour développer et tester des traitements contre la dégénérescence de l’innervation cornéenne chez des patients diabétiques.

Procédures

Nous allons induire un diabète de Type-1 chez des souris (par injection IP d'une molécule ou d'une solution contrôle, injection sur animal vigile, réalisée par du personnel qualifié, le geste est rapide et prends moins d'une minute par animal), et les maintenir pour une durée de 8 semaines. Une partie des animaux recevront également une injection IP de tamoxifène (injection sur animal vigile, réalisée par du personnel qualifié, le geste est rapide et prends moins d'une minute par animal). Tout au long du projet (1 à 2 fois par semaine), nous réaliserons des sessions d'imagerie (maximum 16 session par animal, chaque session durera environ 40min) sur les animaux anesthésiés (anesthésie gazeuse, non invasive) afin d'étudier l'évolution de l'innervation cornéenne au cours de la pathologie. Nous pèserons les animaux une fois par semaine pour surveiller leur poids et nous mesurerons également la glycémie une fois par semaine par prélèvement d'une goutte de sang à l'extrémité de la queue.

Impact sur les animaux

Pour réaliser ce projet, nous allons induire un diabète chez les souris et les maintenir pendant 8 semaines pour étudier la dégénérescence de l’innervation cornéenne. Ces animaux présenteront une activité hyperdurièse et une hyperglycémie tout au long du projet, due à la pathologie. Les injections IP qui seront réalisées sur les animaux peuvent être sources de stress mais le geste est rapide et réalisée par du personnel qualifié afin de limiter le stress des animaux.

Devenir

A l'issue de la dernière session d'imagerie 8 semaines après l'induction de la pathologie, les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire. Cela se justifie par le fait que les animaux seront diabétiques et ne pourront pas être utilisés par un autre projet. De plus, nous prélèverons les cornées des souris pour réaliser des analyses histologiques.

Remplacement

Du fait de la complexité de la complexité de l’innervation cornéenne et des interactions avec les cellules immunitaires et le tissu épithélial de la cornée, l’utilisation de l’animal nous est indispensable. Il n’y a pas d’alternative par des modèles in vitro.

Réduction

Ce projet impliquera au maximum 90 souris. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre l’objectif scientifique de ce projet. Un test de puissance a été réalisé pour determiner le nombre minimal d'animaux requis.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages de stabulation standard avec enrichissement (bâtons en bois, coton), avec un cycle jour-nuit de 12h. La température des cages (20-24°C) et l’hygrométrie (45-55%) sont contrôlées, le cycle jour-nuit est de 12h. Les animaux sont examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Pour les sessions d'imagerie, les rongeurs bénéficieront d'une anesthésie gazeuse (isoflurane) complémenté par une anesthésie locale de la cornée (chlorhydrate d'oxybuprocaïne). Des points limites ont été défini du fait de l'induction du diabète de type 1. Nous mesurerons la glycémie des animaux 1 fois par semaine et les pèserons à chaque session d'imagerie, soit 1 à 2 fois par semaine. De plus, à cause de l’activité hyperdurièse des animaux diabétiques, un change des cages plus régulier sera effectué. La glycémie des animaux sera mesurée une fois par semaine, les animaux présentant une glycémie supérieure à 500mg/dl seront euthanasiés.

Choix des espèces

Le modèle animal est requis pour ce projet car seule l'utilisation d'animaux transgéniques permet de visualiser les interactions entre les neurones et les cellules immunitaires. L’innervation de la cornée se développe en post-natal jusqu’au 45ème jour de vie des animaux. Nous utiliserons donc des jeunes adultes à partir de 7 semaines, une fois le développement de l'innervation cornéene finie.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 180
Souffrances
▲ 90
▲ -
▲ -
▲ 90
Devenir
 -
 -
 -
 180

180 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, la moitié opérée sans réveil et l'autre moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Quarante-cinq subissent un infarctus provoqué par ligature d'une artère du cœur, suivi de huit à dix semaines de survie, avant une chirurgie finale d'insertion de cathéters sous anesthésie terminale, pour valider une méthode d'imagerie de l'insuffisance cardiaque. Le porteur indique que la thoracotomie peut provoquer infection et douleur, l'infarctus un risque de fibrillation mortelle, et que tous les animaux sont euthanasiés pendant l'anesthésie. Il affirme que le cœur battant ne peut être imité hors d'un "organisme vivant" et présente les résultats comme susceptibles de "révolutionner la pratique clinique".

Objectifs

En 2015, l'insuffisance cardiaque a touché 40 millions de personnes dans le monde. Le risque de décès après le diagnostic est similaire aux cancers les plus agressifs. L'insuffisance cardiaque survient lorsque le cœur ne pompe pas efficacement le sang. Malgré le besoin urgent, il n'existe aucune méthode disponible à l’hôpital pour la détecter avant l'apparition de symptômes aigus. Les principaux effets de l’insuffisance cardiaque sont une modification anormale de l'élasticité et de la déformation du cœur. L’élastographie par onde de cisaillement est une méthode d'échographie développée initialement au laboratoire qui permet d’évaluer l’élasticité. Cependant, le cœur étant un muscle qui se contracte et se relaxe périodiquement, l’altération de son fonctionnement peut survenir à n’importe quel moment du cycle cardiaque. Par conséquent, il est nécessaire de pouvoir mesurer l'élasticité et la déformation tout au long du cycle cardiaque. Lorsqu’on mesure l'élasticité et la déformation du cœur au cours du temps, on obtient une boucle similaire à une boucle pression-volume d’un moteur, qui nous renseigne sur le travail que le cœur fournit. Dans ce projet, nous souhaitons mesurer les boucles élasticité/déformation par ultrasons chez le rat pour évaluer le travail du cœur dans différentes conditions pathologiques et comparer ce nouveau biomarqueur à la méthode de référence qu’est le cathétérisme invasif. Il est crucial de pouvoir valider la méthode sur un système vivant en vue d’une application humaine. Le modèle de cœur de rat a une taille et une complexité suffisante pour permettre cette validation. L’étude s’articule autour de deux procédures : 1) L’imagerie des boucles élasticité/déformation par échographie validé par boucles pression-volume invasives. Des agents pharmacologiques sont injectés pour faire varier ces boucles pour valider notre système. 50 rats sains seront utilisés pour le développement et 40 rats sains seront utilisés dans l'étude des boucles. 2) Un modèle pathologique d’insuffisance cardiaque proche des pathologies humaines est induit en générant un infarctus par ligature d’une coronaire. Un suivi longitudinal des boucles élasticité/déformation sera réalisé sur 90 rats. Des développements complexes dus à la physiologie spécifique du cœur sont à prévoir ce qui implique une durée de 5 ans pour atteindre les objectifs fixés. Il est important de noter que le projet s'inscrit dans la démarche des 3R.

Bénéfices attendus

Malgré le besoin urgent, il n'existe tout simplement aucune méthode disponible à l’hôpital pour détecter suffisamment tôt l’insuffisance cardiaque avant l'apparition de symptômes aigus. Les principaux effets de l’insuffisance cardiaque sont une modification anormale de l'élasticité et de la déformation du cœur. De plus, le cœur étant un muscle qui se contracte et se relaxe périodiquement, l’altération de son fonctionnement peut survenir à n’importe quel moment du cycle cardiaque. Par conséquent, il est nécessaire de pouvoir mesurer l'élasticité et la déformation tout au long du cycle cardiaque pour caractériser l’état du cœur. Dans ce projet, nous souhaitons mesurer les boucles élasticité déformation par ultrasons chez le rat pour évaluer le travail du cœur dans différentes conditions pathologiques. Cette approche pourrait améliorer significativement le diagnostic des patients insuffisants cardiaques ainsi qu'une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à ces pathologies. De plus, en ayant accès à tous les paramètres définissant l'état du cœur, l'approche pourrait être étendue à plusieurs pathologies cardiaques. Au sein de l’insuffisance cardiaque, les patients atteints de coronaropathie, par exemple, sont classés en cinq catégories différentes décrivant différents ensembles de symptômes. Cependant, le manque de biomarqueurs objectifs rend cette classification très imprécise et entraîne souvent des erreurs de diagnostic altérant les soins et le traitement des patients. L'approche de la boucle pourrait fournir des paramètres objectifs pour le classement des patients. Les boucles ont le potentiel de révolutionner la pratique clinique en proposant pour la première fois un biomarqueur d'imagerie unique pour détecter précocement les insuffisances cardiaques, ainsi qu'en fournissant un biomarqueur pour permettre une évaluation objective des patients atteints de coronaropathie.

Procédures

Un premier groupe de 30 animaux pour la mise au point de la technique chirurgicale et 60 animaux subiront une thoracotomie c'est à dire au cours d'une anesthésie générale , un écartement de deux côtes afin d'intervenir sur le coeur. 45 d’entre eux auront un infarctus. L’opération durera 15 min. Ces animaux auront une réanimation avec des injections régulières d’antalgiques puis un hébergement avec une surveillance régulière en milieu enrichi pendant 8 à 10 semaines. Ce groupe et 90 autres rats auront une opération sous anesthésie générale avec trachéotomie c'est à dire l'introduction d'une canule à l'intérieur de la trachée. Un catheter Millar possèdant des capteurs de pression et de volume sera introduit dans l'artére carotide droite. Un autre catheter sera introduit dans la veine jugulaire gauche pour l'injection ; soit de sérum physiologique , soit d'agents pharmacologiques pendant 20-30 minutes. A la fin de l’opération, tous les animaux seront euthanasiés pendant l’anesthésie.

Impact sur les animaux

Après la thoracotomie, L’animal peut avoir une infection suite à l’opération chirurgicale ou des douleurs dues à la thoracotomie. Pendant le développement de l’insuffisance cardiaque, il y a un risque de fibrillation cardiaque entrainant la mort, et un risque de fatigue à l’effort due au manque d’oxygénation du corps. Pendant l’étude des boucles de la fonction cardiaque, l’anesthésie peut entrainer l’arrêt du coeur en particulier chez les insuffisants cardiaques.

Devenir

Dans la mesure où l'intervention chirurgicale effectuée est invasive et sans réveil ,tous les animaux sont euthanasiés à la fin des procédures.

Remplacement

Avant d’utiliser les animaux, une grande partie de la mise au point des techniques de mesure de boucle élasticité/déformation sont faites en amont par des modélisations mathématiques et en pratique sur des dispositifs synthétiques (fantômes). Cela permet d’aborder l’expérimentation animale avec des techniques optimisées. Mais la complexité des paramètres étudiés ; volume sanguin et contraction cardiaque qui varient au cours du temps, ne peuvent pas être imités en dehors d’un organisme vivant.

Réduction

Pour réduire un maximum le nombre d’animaux nécessaire à l’étude, un premier lot mise au point de N=50 rats sera utilisé pour développer la méthode et nous assurer que le système fournira des résultats fiables et reproductibles. Pour estimer le nombre d’animaux nécessaire nous tenons compte de la sensibilité des deux techniques d’études ; Elastographie et mesure pression/volume ainsi que du rendement du modèle physiopathologique que nous allons utiliser. Sur la base de nos expériences antérieures au laboratoire sur certains modèles et avec les données de la littérature, nous avons effectué des tests de puissance pour déterminer le nombre d’animaux de chaque groupe. Les paramètres de la contractilité déterminés à la fois par élastographie et cathétérisme sur le même animal seront comparés par des tests t. L’effet des agents pharmacologiques sera quantifié par la différence des résultats avant, après injection sur le même animal par des tests t pairés.

Raffinement

Les animaux seront reçus au moins une semaine avant la procédure et seront manipulés régulièrement afin de les habituer et éviter le stress le jour de la procédure. Les animaux seront hébergés en groupe de 3 rats pour favoriser leurs comportements sociaux dans un environnement enrichi (tunnel en carton et bâton en bois) avec un accès illimité en eau et nourriture. Durant l’opération sous anesthésie générale, la température et les constantes de l’animal (température corporelle, fréquences respiratoire et cardiaque et saturation d’oxygène) seront contrôlés et toute anomalie conduirait à l’arrêt la procédure. En plus de l’anesthésie des antalgiques seront administrés avant et après la chirurgie. Après l’opération, Les animaux seront surveillés très régulièrement. Un barème de quantification de la douleur à partir du comportement et de l’aspect du rat sera utilisé pour estimer la douleur éventuelle de l’animal. En fonction du score établi, des doses supplémentaires d’antalgiques seraient administrés. Dans le cas où les douleurs persisteraient malgré les traitements, les animaux seraient euthanasiés.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, il est crucial de pouvoir valider la méthode d’évaluation du travail du cœur par mesure de courbe élasticité déformation sur un système vivant en vue d’une application clinique humaine. Ceci implique l’accès à un modèle de cœur de taille suffisante et dont la complexité est proche du système humain ce qui est le cas du cœur de rat. Dans toute cette étude, des rats adultes à partir de 4 semaines pour l’induction de l’infarctus du myocarde, puis 15 semaines pour l’étude foncionnelle seront utilisés, afin de s'assurer que l'imagerie sera effectuée sur des coeurs développés. Ils seront systématiquement pesés en début de procédure.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Rats : 122
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 72
▲ -
Devenir
 -
 -
 122
 -

122 rats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, puis réutilisés dans d'autres projets. Ils reçoivent par gavage des composants alimentaires destinés aux animaux de compagnie, puis passent des tests d'anxiété en open-field et en labyrinthe en croix surélevée, pour mesurer un éventuel effet apaisant en vue d'un brevet. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance générale ni toxique, le seul risque identifié étant une fausse route lors du gavage. Il indique que l'anxiété est une émotion que "seuls expriment les êtres vivants" et qu'aucun système alternatif ne reproduit la complexité de "l'organisme entier".

Objectifs

Malgré la volonté des propriétaires de garantir le bien-être de leurs animaux de compagnie , certaines situations peuvent se révéler source de stress, d’anxiété et de mal-être pour ces animaux. Les stratégies éducatives de l’animal et de son propriétaire ou le recours à des produits pharmacologiques (souvent source d’effets secondaires et mal adaptés à la prise en charge de ces animaux) ne sont pas toujours adaptés. Utiliser des aliments contenant des produits ayant des vertus contre l’anxiété et le stress pourrait faciliter la prise en charge du mal-être de l’animal. Un premier travail autorisé et réalisé a montré que l'administration quotidienne pendant 14 jours de deux produits servant de base à la production de compléments alimentaires destinés aux animaux de compagnie ainsi que du mélange des deux a diminué le niveau d'anxiété chez le rat dans un test visant à étudier les interactions sociales entre plusieurs animaux uniquement pour l'un des 2 produits et le mélange des deux, l'autre produit restant sans effet. Cette seconde étude a pour but de tester l'activité de ces deux produits seuls ainsi que du mélange des deux sur le niveau d'anxiété et d'activité de rats dans des tests comportementaux individuels de manière à conforter les résultats obtenus dans le test social. Les deux labyrinthes utilisés ont comme caractéristiques de permettre à l'animal d'explorer librement différentes zones dans les labyrinthes dont certaines sont plus génétrices d'anxiété que d'autres. Une expérimentation préalable sera réalisée visant à valider les conditions d'utilisation des 2 labyrinthes dans les conditions d'environnement de l'EU sous l'effet de l'administration par voie orale et à dose croissante d'un produit anxiolytique de référence couramment utilisé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont d'une part la validation des conditions optimales d’utilisation des deux labyrinthes pour détecter les variations du niveau d'anxiété chez le rat dans le nouvel EU, et d'autre part la mise en évidence des effets sur le niveau d'anxiété de composés alimentaires visant à assurer la qualité du bien-être des animaux de compagnie et de la relation animal- homme. Les résultats ainsi obtenus compléteront ceux obtenus dans une précédente étude ayant mise en oeuvre un test d'anxiété sociale, et permettront de pouvoir breveter ces différents produits.

Procédures

Aucune contrainte de type prélèvements ou actes chirurgicaux n'est prévue dans cette étude. La seule intervention qu'auront à subir les animaux sera l'administration par gavage des produits objets de l'étude, de façon aiguë (3 administrations dans le cadre de la 1ère procédure expérimentale) ou répétée (14 administrations à raison d'une par jour dans le cadre de la 2ème procédure expérimentale). La durée du gavage de chaque animal est de quelques dizaines de secondes et sera réalisée par un opérateur entrainé.

Impact sur les animaux

Aucune nuisance d’ordre général ni toxicologique n'est attendue sous l'effet des produits à tester compte-tenu de leur innocuité sur le plan toxicologique. Cette absence de nuisance a été confirmée lors de la 1ère étude réalisée avec le test d'anxiété sociale durant laquelle aucun rat n'a montré de signes de mal-être sous l'effet de ces produits. Les seules nuisances identifiées sont celles liées à la technique d'administration des produits par gavage sur des animaux vigiles : risque de fausse route, minime car réalisée par des personnels expérimentés et qualifiés.

Devenir

L'ensemble des animaux inclus dans cette étude pourront être proposés pour être utilisés dans le cadre d'autres projets au sein de l'EU après une période d'une semaine minimum permettant l'élimination complète du produit reçu ou d'actions de formation.

Remplacement

L'objectif du projet étant d'étudier les propriétés de produits en développement sur l'anxiété, il n'est pas possible de procéder au remplacement des animaux par un système alternatif, l'anxiété étant une émotion que seuls expriment les êtres vivants. Aucun système alternatif ne permet de simuler le niveau de complexité de l'organisme entier nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.

Réduction

Le nombre total d'animaux est le nombre estimé juste et nécessaire pour pouvoir atteindre les objectifs du projet dans des conditions de réalisation acceptables garantissant ainsi le bon déroulement de l'expérimentation, la prise en charge adaptée des animaux de façon à garantir au mieux leur bien-être et une exploitation statistique satisfaisante des résultats déterminé pour un calcul de puissance statistique de 80%, avec des effectifs égaux dans les différents groupes expérimentaux (n=10/groupe dans le travail préalable de validation des tests individuels d’anxiété dans les conditions d'environnement de l'EU, et n=12/groupe dans le travail visant à étudier les propriétés des deux produits à tester et du mélange) et la variation estimée la plus sensible dans l'ensemble des mesures effectuées.

Raffinement

Les mesures de raffinement sont celles relatives à l'hébergement des animaux. Ceux-ci seront ainsi maintenus et élevés selon les conditions d’élevage habituelles en accord avec les contraintes fixées par la réglementation en vigueur. Les animaux seront placés à 2 par cage selon les dispositions réglementaires en terme de surface avec une feuille de papier absorbant et des buchettes comme dispositifs d'enrichissement du milieu. Leur comportement sera surveillé afin de s'assurer de l'absence de mal-être ou de comportement agressif entre les animaux. De même, l'ensemble des points limites définis pour ce projet sera relevé quotidiennement et annoté selon une grille de score de manière à évaluer au plus juste le bien-être des animaux. La croissance des animaux sera également surveillée quotidiennement à l'occasion de l'administration des différents traitements.

Choix des espèces

Le rat est largement utilisé dans le cadre des études comportementales du fait de ses propriétés physiologiques et comportementales bien connues. Sa taille et son coût peu élevés facilitent son élevage et son utilisation. cette espèce animale présente donc toutes les qualités requises par rapport aux exigences qui sont imposées par ce type d'étude. Les animaux seront utilisés au stade de jeune adulte âgées de 10 à 12 semaines à un âge où l'ensemble des registres comportementaux est établi et stable et les systèmes physiologiques matures.