Rongeurs

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  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Rats : 1580
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1 580 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent de l'acide trinitrobenzène sulfonique dans le côlon pour provoquer une inflammation, puis subissent des distensions colorectales et le test de Von Frey, pour cribler des candidats médicaments contre le syndrome du côlon irritable à la demande de clients. Le porteur indique qu'aucun antalgique ni anti-inflammatoire ne sera administré pour ne pas interférer avec la douleur et l'inflammation recherchées, et que le modèle peut provoquer crampes abdominales, perte de poids et dégradation pouvant conduire à la mort. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la pathologie dans sa complexité, ce qui rendrait le recours aux animaux "incontournable".

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de nouveaux candidats médicaments sur l’inflammation et la douleur dans un modèle d’IBS induit par administration de TNBS au niveau du côlon proximal ou distal chez le rat

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints du syndrome du côlon irritable (IBS) ou de MICI.

Procédures

Dans ce projet, les animaux ne subiront au maximum qu’une seule procédure chirurgicale qui sera réalisée sous anesthésie générale (durée de 10 minutes environ). Les animaux pourront avoir des administrations de candidats médicaments ou réactifs (durée de 5 minutes environ par geste). Selon la demande du client, un prélèvement sanguin pourra être réalisé au cours ou à la fin de la procédure expérimentale (durée de 5 minutes par prélèvement environ). La fréquence et le volume dépendront des demandes. Cependant, les prélèvements seront effectués en concertation avec le responsable éthique de l’entreprise et en total respect de la réglementation internationale et européenne. Un prélèvement sanguin plus important terminal pourra être réalisé sous anesthésie avant le sacrifice de l’animal. Lors des distensions colorectales, le rat sera placé dans une cage individuelle et son comportement en fonction de la pression exercée par le ballon sera observé pendant 45 minutes en tout (pallier de gonflement de 30 secondes avec des paliers de repos de 10 minutes).

Impact sur les animaux

Nous testoLe modèle d’hypersensibilité viscérale induit par le TNBS provoque des douleurs abdominales, une inflammation du colon provoquant une douleur importante pouvant s’accompagner d’une perte de poids, une diminution de l’état général et du comportement pouvant conduire à la mort de l’animal. Le test de Von Frey peut provoquer un stress du fait de la manipulation des animaux et une certaine douleur lors de l’application de filaments. La distension colorectale provoque une douleur viscérale caractérisée par des crampes abdominales et un changement de comportement de l’animal (arrêt de l’observation, prostration possible, posture avec le dos vouté…).Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dûes au traitement pharmacologique.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront soit gardés en vie pour suivre une autre procédure, soit euthanasiés à la fin du projet.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement du syndrome du côlon irritable (IBS) ou MICI. Actuellement, aucun modèle in vitro ne peut mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Ce modèle se faisant sous anesthésie, cela permet de réduire la douleur et le stress chez l’animal. La procédure du von Frey (procédure 1) est une méthode non invasive et avant toute expérimentation, les animaux sont habitués au set-up de von Frey pour limiter au maximum le stress. De par notre expérience sur les différentes techniques utilisées (Von Frey, TNBS, distension colorectale), un minimum de 10 animaux/groupe est nécessaire afin d’avoir des résultats statistiquement significatifs. De plus pour la distension colique, la distension est stoppée dès l’observation de la première crampe abdominale donc dès l’apparition de la douleur.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés (3/cage au maximum) dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux (tunel, aspen brick). L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … . Après chaque intervention chirurgicale, une attention particulière sera apportée sur le réveil des animaux et l’absence d’agressivité vis-à-vis de ces congénères. Aucun antalgique ne sera utilisé lors de cette expérimentation car la procédure classée légère de suivi des fécès n’engendre pas une gêne telle qu’un antalgique soit nécessaire. Concernant la procédure de Von Frey (modèle de test comportemental de douleur), l’administration d’antalgique quel que soit son type pourrait interférer avec les résultats observés. Le modèle TNBS est un modèle inflammatoire provoquant une douleur viscérale donc durant ce projet aucun antalgique ou anti-inflammatoire ne sera utilisé pour ne pas interférer avec l’inflammation obtenue provoquant une douleur. L’administration de produit à tester se fait en parallèle des tests de Von Frey, des administrations de TNBS et de distension colorectale donc aucun antalgique ou anti-inflammatoire ne sera administré d’autant plus que ces derniers pourraient interférer avec l’effet du candidat médicament à tester. Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas dans les 48h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.

Choix des espèces

Le modèle de TNBS ainsi que les études comportementales sont bien décrits et couramment utilisés chez le rat. Classiquement, les animaux utilisés seront âgés d’au moins 6-8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines. Cependant, selon les demandes des clients, l’âge des animaux pourrait être modifié.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 200
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200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de cancer du sein ou du poumon, puis un traitement par gavage pendant trois à six semaines, pour comparer un dosage adaptatif des anticancéreux au dosage maximal habituel. Le porteur indique que la greffe provoque une douleur modérée sous anesthésie et que la tumeur sera limitée à 2 000 mm3, toutes les souris étant tuées pour analyser les cellules tumorales. Il affirme avoir déjà travaillé sur cellules en culture et par modélisation mathématique, mais juge le passage à l'animal nécessaire pour reproduire la formation des tumeurs.

Objectifs

Le cancer du sein est la première cause de mortalité des femmes par cancer en France, avec plus de 12.000 décès par an. Chez l’homme, le cancer du poumon est le plus mortel avec > 22.000 décès / an. L’échec thérapeutique dans les deux cancers est causé par le développement d’une résistance cellulaire aux drogues. L'approche conventionnelle d'administration d'anti-cancéreux consiste à donner les Doses Maximales de drogues Tolérées par les patients (MTD). Toutefois, en raison du grand nombre de cellules cancéreuses et de leur hétérogenéité, cela conduit inévitablement à une sélection de cellules qui sont adaptées pour résister aux traitements, et qui sont responsables des rechutes. Cette sélection des cellules résistantes par les thérapies est un problème d’écologie, et les écologistes ont conclu que le meilleur moyen de limiter les effets néfastes des éléments nuisibles est de les contrôler plutôt que de tenter de les éradiquer. Transposé au cancer, cela consisterait à appliquer des régimes adaptatifs de drogues où l'on diminue la dose si la charge tumorale diminue. Cela permettrait de maintenir une compétition cellulaire entre cellules sensibles aux traitements et cellules résistantes, tout en limitant les effets secondaires des drogues. Bien que cette "Thérapie Adaptative" (AT) connait déjà des succès dans la clinique, les paramètres essentiels pour l’implémenter, et les mécanismes cellulaires et moléculaires en jeu, restent inconnues. Nous avons récemment montré par une combinaison de modélisation mathématique et d'expériences à partir de cellules cancéreuses en culture, que la compétition entre cellules sensibles et résistantes est réelle et détermine l’efficacité de l’AT. Dans nos expériences, des régimes avec des faibles doses de drogues contrôlaient mieux la croissance des cellules cancéreuses dans le temps que des doses plus élevées, tout en évitant l'apparition de cellules résistantes. Ces expériences sont publiées dans une revue internationale. Comme il s'agit d'utilisation exclusive de cellules en culture, notre stratégie est conforme à la première règle des 3R (remplacement). Cependant, il est important de maintenant procéder aux expériences chez l’animal pour mieux reproduire la tumorigénèse, afin de mieux comprendre comment implémenter l’AT chez l’homme. Le but de ce projet est de tester les avantages et mécanismes de l'AT in vivo chez la souris dans des modèles cliniquement relevants de cancers du sein et du poumon.

Bénéfices attendus

La réussite de ce projet serait d'une importance majeure, car il permettrait d'envisager des essais cliniques avec des drogues déjà autorisées mais jusqu'à présent inefficaces pour lutter contre la résistance. Les avantages de l'AT seraient un gain de temps de survie des patients et la diminution des effets secondaires. L’AT est potentiellement applicable à n'importe quel cancer et n'importe quelle drogue.

Procédures

Greffes de cellules cancéreuses une fois, et traîtement avec des inhibiteurs de kinases par gavage orale une fois par jour pendant 3 à 6 semaines.

Impact sur les animaux

La greffe des cellules tumorales chez la souris engendrait une douleur modérée mais sera réalisée sur souris anaesthésiées. La croissance des tumeurs sera limitée à une taille maximale de 2000mm3, ce qui n'engendre pas de douleur. L'application des drogues par le gavage des animaux implique une nuisance transitoire mas pas de souffrance sévère ni durable. Les drogues utilisées n'ont pas d'effets secondaires chez la souris aux doses utilisées.

Devenir

L'intégralité des animaux sera mise à mort pour éviter de dévélopper des souffrances et pour permettre l'analyse des cellules cancéreuses des tumeurs.

Remplacement

Nous avons déjà analysé in vitro des paramètres relevants des cellules de cancer mammaire (4T1) et du poumon (PC9) sensibles ou résistants aux drogues, et avons également réalisé la modélisation mathématique de ces données. L'ensemble de ces études nous a permis d'identifier et préselectionner les conditions d'intérêt. Mais il n'existe pas d'approches, autre que l'expérimentation in vivo chez l'animal, pour évaluer l'efficacité des différents régimes de drogues sur la diminution de la progression tumorale et de la résistance.

Réduction

Nous avons conçu les expériences pour utiliser le minimum d'animaux permettant de tirer des conclusions statistiquement robustes. Dans chaque expérience, nous comparerons la progression tumorale dans les souris nude entre deux groupes. Chaque expérience prévoit l'utilisation de 10 souris dans le bras AT et 10 dans le bras MTD, à répéter une fois si les résultats sont prometteurs. Ceci donne lieu à 80% puissance pour détecter un effet de différence de 10% avec une confiance p

Raffinement

Les expériences sont conçues pour éviter la souffrance des animaux, selon la règle 3R (raffinement): par exemple en arrêtant les expériences avant les signes de souffrance et en surveillant quotidiennement les animaux pour les points limites correspondant à des signes de souffrance. Les conditions d'hébergements sont les suivantes: 5 animaux par cages (501 cm2) avec pour litière un mélange de sciure de peuplier et de copeaux de peuplier

Choix des espèces

Les modèles choisis (greffe sous cutanées dans des souris nude) sont cliniquement relevants, ayant conduit à des essais cliniques qui ont permi l'approbation des drogues utilisées chez les patients. 8 semaines : il faut des souris adultes jeunes et du même stade pour les expériences de tumorigénèse afin de réduire la variance et diminuer le nombre d'animaux utilisés.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 380
Souffrances
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380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection de cellules de glioblastome dans le cerveau, parfois suivie d'une résection de la tumeur puis de séances de radiothérapie et de chimiothérapie, avec des prélèvements de sang et de selles chaque semaine. Le porteur indique que la tumeur cérébrale et les traitements peuvent provoquer douleur, anxiété, troubles de la mémoire et signes neurologiques invalidants, comme la désorientation et le déséquilibre. Il présente ce travail comme une étude du lien entre l'intestin et le cerveau dans ce cancer, les souris étant tuées pour analyser leurs tissus cérébraux et intestinaux.

Objectifs

Le glioblastome (GB) est la forme la plus agressive des tumeurs cérébrales de l'adulte. La survie médiane est de seulement 14-15 mois. L’objectif du projet est d’identifier in vivo le rôle de l’axe intestin – cerveau dans l’initiation, le développement et la résistance aux traitements du glioblastome, avec un focus sur le microbiote, l’inflammation intestinale et la sérotonine. Le but est de pouvoir améliorer la prise en charge des patients atteints de ce cancer de mauvais pronostic.

Bénéfices attendus

Les facteurs à l’origine de l’étiologie du glioblastome (GB) sont peu connus. Leur identification permettrait d’apporter de nouveaux éléments pour prévenir ce cancer de mauvais prognostic. Ce projet a pour objectif d'apporter des éléments quant à l'implication de l'axe microbiote-intestin-cerveau (MIC), et notamment du microbiote, des métabolites dont la sérotonine et de l'inflammation intestinale, dans le développement du GB et au cours du protocole standard de traitement (résection + TMZ/irradiation). Cette thématique de recherche n’est que très peu développée actuellement et pourrait, à long terme, permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour améliorer les traitements actuels et la survie des patients atteints de GB.

Procédures

Les animaux vont subir une procédure chirurgicale : injection intra-cérébrale de cellules de glioblastome associée ou non à l’utilisation d’un agent promouvant l’inflammation intestinale. Certains animaux subiront également un protocole préclinique de résection tumorale suivi d’un traitement par radio et chimiothérapie. - Les chirurgies d'implantation cérébrales sont des procédures qui durent environ 25 minutes et seront réalisées deux fois dans le cas des résections. - Les souris seront soumises à des injections intrapéritonéales de chimiothérapie 2 fois par jour pendant 3 jours, puis le lendemain de l'irradiation un cycle de 5 jours de traitement sera réalisé. L'injection dure 1 minute par souris. - Les souris seront soumises à des rayonnements ionisants 2 fois. Cela dure 5 minutes par souris. - Les souris seront soumises à des prises de sang chaque semaine. Cela dure 5 minutes par souris. - Les souris seront soumises à des prélèvements de fèces chaque semaine. Cela dure 5 minutes par souris.

Impact sur les animaux

Les injections intra-cérébrales peuvent atteindre le bien-être animal en terme d'alimentation. L'irradiation et le Témozolomide peuvent induire des symptômes ressemblant à l'anxiété, des troubles de la mémoire spatiale et d'apprentissage chez la souris. Les souris seront exposées à des douleurs post chirurgie à l’issue des 2 injections intra-cérébrales (implantation et résection). Le développement de tumeurs cérébrales peut générer des souffrances se manifestant par des pertes d’appétit donc de poids, des signes neurologiques invalidants (désorientation, déséquilibre). De manière générale, chaque manipulation est génératrice de stress. C’est pourquoi l’administration d’un analgésique sera réalisée dès les premiers signes de souffrance, en complément d’une réhydratation et de mise à disposition de nourriture sous forme de poudre enrichie dans la cage. Durant les interventions chirurgicales, la couverture analgésique est permanente depuis le début de la procédure jusqu’au rétablissement de l'animal, un tapis chauffant est utilisé lorsque l’animal est anesthésié et de l’Ocry gel est appliqué pour éviter le dessèchement des cornées.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérimentation afin de pouvoir collecter et analyser les tissus cérébraix et intestinaux.

Remplacement

Ce projet se propose d’étudier l’axe intestin – cerveau qu’il est, pour le moment, très compliqué de modéliser in vitro. Il nécessite donc l’utilisation de souris. De plus, pour l’étude de l’invasion du glioblastome dans le cerveau, il n’existe pas de meilleure méthode alternative, l’utilisation de méthodes in vitro de culture cellulaire ne permettant pas d’apporter tous les éléments de réponse.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé pour atteindre une significativité statistique et correspond à un total de 380 souris sur 5 ans, chaque groupe expérimental étant accompagné d’un groupe contrôle.

Raffinement

À leur arrivée, les animaux sont hébergés en cages collectives, garnies de litières leurs permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d’un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre d’explorer, de jouer et de ronger. Ces cages offrent aux animaux un espace important pour se redresser. Après un premier contrôle de leur état, les souris bénéficient d’une période d’acclimatation. Un suivi quotidien limites (week-ends, vacances et jours fériés inclus) des souris sera effectué par les soigneurs de l’animalerie pour prévenir tout inconfort, souffrance ou comportement anormal des animaux. En cas de douleurs post-opératoire, une injection d'antalgique sera réalisée.

Choix des espèces

Nous utilisons un modèle de souris immunodéficientes car les cellules humaines se développent de manière très reproductible dans le modèle, gage d’utilisation de moins d’animaux pour nos expériences. Nous avons une grande expérience d'implantation de cellules de glioblastome dans ce modèle et nous avons l'habitude du développement du glioblastome dans ces souris. Ce modèle est idéal d'un point de vue pré-clinique car nous reproduisons grâce aux cellules humaines, des caractéristiques complexes observées chez les patients humains. Afin de travailler également sur un modèle immunocompétent et possédant donc tous les composants de la réponse immunitaire qui pourrait avoir un impact sur l’axe intestin-cerveau, nous étudierons des souris immunocompétentes dans lesquelles nous implanterons des cellules murines. Nous utiliserons des souris de 7 à 9 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs mois, donc l’implantation dans de jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 40
Souffrances
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40 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces rats porteurs de la dystrophie musculaire de Duchenne reçoivent 26 injections sur douze semaines et deux prélèvements de sang au sinus de l'œil sous anesthésie, et passent des mesures de force et de fonction cardiaque, pour tester un composé censé renforcer la membrane des fibres musculaires. Le porteur indique que la maladie provoque spontanément une perte de masse et un comportement de "freezing", une immobilité inhabituelle, et que tous les rats sont tués pour les analyses. Il affirme que cette question ne peut être tranchée que chez l'animal vivant, le rat reproduisant la maladie "beaucoup plus fidèlement" que la souris.

Objectifs

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une myopathie génétique rare qui touche un garçon sur 3500 à la naissance. Le pronostic de la DMD est très sombre et les jeunes patients meurent prématurément d'insuffisance cardiorespiratoire, en raison de l'absence de la protéine dystrophine dans les muscles striés. La dystrophine connecte l’intérieur de la fibre musculaire à la matrice moléculaire à l’extérieur de la fibre. En l'absence de dystrophine, les fibres musculaires sont affaiblies et fragiles, au point de rompre lors d’une contraction musculaire qui agit comme un stress mécanique. Cela conduit à des cycles répétitifs de régénération et de dégénérescence des fibres, accompagnés d'une inflammation chronique douloureuse, d’une fibrose et d’une perte permanente des fibres musculaires par épuisement de la capacité régénérative des cellules souches. Dans les muscles squelettiques et cardiaque, la liaison à la matrice se fait essentiellement via une protéine appelée intégrine. En condition DMD, les intégrines sont surexprimées par un mécanisme compensatoire. La présence massive d'intégrines à la surface de la fibre musculaire favorise le relarguage de molécule de l’inflammation, à l’origine d’une boucle vicieuse favorisant la fibrose. La stratégie pharmacologique proposée ici consiste à exploiter la présence des nombreuses molécules d'intégrines à la surface des fibres musculaires DMD. L'objectif du projet est d'activer les molécules d'intégrines par une modification de leur forme induite par la fixation spécifique du composé testé. On sait que l'activation des intégrines promeut leur fixation aux molécules de la matrice extracellulaire. Nous posons l'hypothèse que sur notre modèle de DMD, la fragilité de la membrane cellulaire des fibres musculaires initialement induite par la déficience en dystrophine sera compensée par une stabilité renforcée de la membrane, résultant de sa connexion avec la matrice qui agit comme une gaine externe protectrice, avec pour conséquence de réduire la mort des fibres musculaires et pour conséquence fonctionnelle d'accroître le nombre de fibres musculaires actives et ainsi, la force du muscle.

Bénéfices attendus

Notre laboratoire vise à mieux caractériser les mécanismes de la DMD pour les contrer via des thérapies innovantes que nous testons sur un modèle de rat qui mime fidèlement la sévérité de la maladie de l'enfant. Nous proposons ici de traiter des rats malades avec un composé mimant l'activation d’un mécanisme protecteur de la membrane des fibres musculaires, dont nous espérons qu'il améliorera le fonctionnement de l'ensemble des muscles du rat. Ce composé agit en facilitant la résistance de la membrane protectrice qui entoure les fibres musculaires, réduisant ainsi leur mort qui est toujours accompagnée d’une inflammation douloureuse. Le composé réduit aussi la fibrose du muscle, accélérant la récupération motrice. Nous projetons ainsi d'identifier une piste innovante qui pourrait devenir un traitement utilisable chez l’enfant en complément des outils de thérapie génique en cours de développement.

Procédures

Les animaux vigiles sont injectés deux fois par voie sous-cutanée pour induire l'anesthésie/analgésie préalable au prélèvement sanguin (au démarrage de la procédure puis en fin de procédure). Ils sont injectés par voie sous-cutanée pour recevoir le traitement ou le contrôle 2 fois par semaine pendant 12 semaines. Au total, chaque rat recevra 26 injections, chacune d'une durée maximale de 2 minutes, réalisée par une personne très expérimentée et soucieuse de réduire l'impact négatif pour l'animal. L'injection sera réalisée plutôt au début ou en fin de journée pour éviter de réveiller l'animal. Les animaux seront également prélevés deux fois au sinus rétro-orbitaire pour obtenir du sang permettant d'évaluer le bénéfice espéré de la thérapie (biomarqueurs), sous anesthésie générale et locale. La séquence de prélèvement dure au total 1 heure (jusqu'au réveil). Le prélèvement lui-même dure moins de 30 secondes. La durée d'un enregistrement ECG est de 15 minutes. La durée d'un enregistrement pléthysmographie est de 30 minutes. La durée d'une séquence de grip test est de 20 minutes. La durée d'un enregistrement de force est de 90 minutes, anesthésie comprise. Il n'y a pas de chirurgie prévue.

Impact sur les animaux

Il a été montré que le produit administré à une dose 3 fois supérieure à celle que nous administrerons n’est pas toxique chez le rat. Les rats DMD développent spontanément une dystrophie musculaire caractérisée par une perte significative et progressive de masse corporelle. On assiste par ailleurs à un comportement de "freezing" chez les animaux, caractérisé par une absence de mouvements chez les animaux qui semblent se reposer plus que leurs congénères non atteints. Ce "freezing" survient par exemple lorsqu'on prend un animal dans les mains et qu'on le remet dans sa cage. Nous connaissons bien cette évolution de la maladie et ces comportements parfois atypiques, ce qui nous permet de les repérer immédiatement quand ils surviennent. Cela garantit une surveillance très rigoureuse et rapprochée des animaux. Une zootechnicienne est dédiée à cette surveillance. Par expérience des derniers mois, nous n'avons pas à intervenir sur des animaux avant l'âge de 6 mois. La procédure de ce projet inclut des animaux chez lesquels les nuisances de l'évolution spontanée de la maladie sont très limitées et ne semblent pas, en milieu confiné, poser de problèmes particuliers, facilement gérables.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques, cellulaires et moléculaires nécessaires. Tous les animaux, même morts précocement au cours de la procédure, pourront être inclus pour les analyses prévues.

Remplacement

L'efficacité du composé testé sur l’activation des intégrines a déjà été confirmée in vitro et sur des modèles de souris. Sur ces bases robustes, nous souhaitons avec ce projet répondre à la question qui ne peut être obtenue que chez l'animal vivant avec l'ensemble de ses organes en interrelation constante : l’action du composé permet-elle de protéger suffisamment la membrane de la fibre musculaire pour que la masse des muscles des rats DMD traités augmente, que cela confère un bénéfice fonctionnel quantifiable à l’échelle du cœur et des muscles squelettiques, associée à une diminution également quantifiable du remodelage délétère à l’échelle histologique ?

Réduction

Nous avons accumulé beaucoup d'expérience sur les lots de rats DMD traités avec des candidats médicaments (thérapie génique ou pharmacologique). Pour certaines de ces études, nous sommes en train de rédiger les conclusions et avons déjà réalisé les analyses statistiques. Il apparaît que pour chacun des groupes, traiter 6 rats permet d'obtenir in fine des valeurs en nombre suffisant pour confirmer ou infirmer un effet majeur de la thérapie sur l'évolution fatale de la maladie. Par ailleurs, en raison de ce nombre important de projets qui incluent toujours des animaux sauvages (wildtype, WT) et DMD traités avec un placebo, nous avons accumulé des données nombreuses qui nous permettent de documenter avec fiabilité l'histoire naturelle de la maladie, en comparaison avec les congénères sauvages. Il est donc possible de réduire les cohortes de ces animaux. Au bilan, chacun des groupes a pu être réduit à 6 animaux.

Raffinement

Les animaux sont stabulés en portoirs à cages ventilées, dans des pièces dont température et hygrométrie sont contrôlées, monitorées et fidèles à la réglementation. Pour le bien-être des rats, nous avons fait le choix des plus grandes cages disponibles sur le marché, de sorte qu'ils peuvent marcher et se dresser sur leurs pattes arrière. Cet exercice spontané quotidien est pleinement justifié pour des rats dont nous évaluons les capacités locomotrices. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l'eau. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, à 7 ou 8 ratons par cage à l'âge d'un mois. Puis nous réduisons ce nombre progressivement jusqu'à atteindre 3 rats par cage pour les animaux de plus de 600g. L'isolement n'existe jamais et le milieu est enrichi avec des lanières de papier Kraft, des bâtons de bois à ronger, des balles rondes, des tunnels ou des carrés de coton compacté. Pour éviter une réponse de stress induite par les divers tests, les animaux seront habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés régulièrement, le plus en douceur possible. Des points limites ont été établis et seront constamment évalués en observant individuellement les animaux chaque jour, week-ends et jours fériés inclus. Tout dépassement des points limites sera suivi d'une action correctrice et en cas d'absence de bénéfice (maladie irréversible), nous procèderons à la mise à mort compassionnelle de l'animal avant qu'il ne souffre. Le suivi des animaux sera conduit par un personnel autorisé et compétent pour reconnaître, quantifier et atténuer ou supprimer les signes de douleur ressentie chez les animaux.

Choix des espèces

Le rat est une espèce de mammifère appartenant à la classe des Euarchontoglires qui contient également les primates (donc l'humain). À ce titre, le rat phylogénétiquement proche de nous constitue un modèle apprécié. Les récents outils d'édition du génome ont permis d'en faire un modèle de choix pour l'analyse des troubles musculosquelettiques. Notre nouveau modèle de rat DMD mime la maladie humaine de manière beaucoup plus fidèle que ne le fait le modèle historique de la souris, tout en conservant les atouts des rongeurs (courte durée de gestation, taille raisonnable, longévité moyenne, effectifs plus importants). Il est un excellent complément au modèle du chien dystrophique. En médecine translationnelle, il s'insère entre les données obtenues in vitro et la validation translationnelle du chien dont la valeur est inestimable en médecine de précision (hétérogénéité génétique, épigénome, système immunitaire, partage des facteurs d'environnement, format). Les muscles des animaux âgés d’un à 6 mois sont affectés par la maladie. Il est donc attendu que les différences entre animaux WT et DMD seront marquées et instructives, et que l'évaluation de l'efficacité du composé testé sera pertinente puisqu'intervenant à un moment où la déviation de la trajectoire fibrotique permettra une moindre myonécrose, facilement quantifiable.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Rats : 2000
Souffrances
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Devenir
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2 000 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur implante des électrodes dans le cerveau, puis des stimulations électriques répétées de l'amygdale provoquent des crises d'épilepsie, pour tester des molécules antiépileptiques développées par des industriels du médicament. Le porteur indique que ces stimulations quotidiennes peuvent induire un stress accru et une absence de prise de poids, et que l'hébergement en cage individuelle peut aggraver ce stress. Il affirme qu'aucun modèle alternatif ne reproduit les circuits neuronaux impliqués et que les tests sur l'animal vivant sont "indispensables" avant toute mise sur le marché.

Objectifs

Les désordres épileptiques représentent l’une des atteintes cérébrales les plus importantes avec une incidence de 0.6 % de la population mondiale. Malgré le développement de plusieurs antiépileptiques ces 30 dernières années, plus de 30% des patients épileptiques n’ont pas leur épilepsie contrôlée par ces traitements qui provoquent de plus de nombreux effets secondaires. Il est donc critique de développer de nouvelles molécules antiépileptiques afin de traiter les patients résistants aux traitements déjà existants et d’améliorer le contrôle de la maladie et la qualité de vie des patients. Ce projet a pour but de tester, sélectionner et valider de nouvelles molécules développées par les professionnels du médicament dans un modèle de rat mimant une épilepsie chronique focale secondairement généralisée. Cette approche repose sur la stimulation électrique répétée afin de reproduire les principales caractéristiques électrophysiologiques d’une forme d’épilepsie humaine : l’épilepsie du lobe temporal. Des études pharmacologiques ont montré l’utilité de ce modèle reposant sur la méthode de l’embrasement, pour le criblage de molécules grâce à la bonne stabilité du modèle une fois établi . Il apparait donc comme un modèle pertinent pour la sélection et la validation de nouvelles molécules antiépileptiques. Ce projet facilitera le développement de nouvelles molécules antiépileptiques plus efficaces et ayant moins d’effets secondaires pour des patients souffrant d’épilepsies non contrôlées efficacement par les traitements actuels.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à aider les industriels du médicament à identifier, sélectionner et valider de nouvelles molécules antiépileptiques afin de palier au manque d’alternatives thérapeutiques disponibles. L’utilisation du modèle de rat embrasé pourrait également permettre d’identifier des cibles potentiellement impliquées dans la génération et/ou la propagation des crises d’épilepsie. Ce projet ajoute une analyse électrophysiologique (en sus de l’évaluation comportementale classiquement décrite) de l’effet sur ce modèle d’épilepsie des molécules testées en caractérisant notamment : les durées, latences d’apparition et amplitudes des crises, et les variations potentielles de seuil d’excitabilité des réseaux observés. Une attention particulière sera portée sur l’effet sur la généralisation ou non des crises induites par la stimulation. L’utilisation de ce modèle dans ce projet pourrait donc permettre d’identifier le potentiel thérapeutique de nouveaux traitements antiépileptiques ou bien leur capacité à ralentir voire arrêter la phase d’épileptogénèse.

Procédures

L’ensemble des animaux de ce projet vont subir une chirurgie d’implantation d’électrodes corticales et sous-corticales, procédure réalisée sous anesthésie générale. Puis des stimulations électriques amygdaliennes de faible intensité et de courte durée (1s) seront réalisées sur l’animal vigile. Une stimulation quotidienne (5 jours sur 7) sera appliquée pendant la phase d’établissement du modèle (2 à 4 semaines). Lors des tests pharmacologiques en aïgu, une administration sur animal vigile maintenu en contention précèdera la stimulation. Ces administrations seront espacées de 72h minimum et ne pourront pas excéder le nombre de 20. Lors des tests pharmacologiques en administration chronique, les injections peuvent être réalisées jusqu’à trois fois par jour, sur une durée maximum de 28 jours. Quatre lots de 25 animaux pourront être implantés avec une pompe osmotique sous anesthésie générale, permettant une administration continue des molécules testées. Lors des protocoles de tests pharmacologiques, 4 stimulations électriques maximum auront lieu dans la même journée, deux fois par semaine maximum. En fin d’étude, selon la demande des clients, les animaux subiront une perfusion intracardiaque sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Ce modèle animal implique l’utilisation de stimulations électriques répétées permettant d’abaisser progressivement le seuil d’excitabilité cérébrale. L’intensité de stimulation est progressivement augmentée jusqu’à générer les premières crises épileptiques détectées sur le signal électroencéphalographique. Une fois cette intensité fixée par animal, elle est maintenue pour l’ensemble des stimulations appliquées par la suite. L’animal va présenter à chaque stimulation un ou plusieurs des signes décrits par l’échelle d’évaluation comportementale (échelle de Racine) : ces effets sont observés sur un cours laps de temps uniquement dans les minutes post-stimulation (maximum 2 minutes). En dehors de cette courte période, les animaux ne présentent pas de crises ni de comportements anormaux observables. L’amygdale basolatérale est impliquée dans les mécanismes de défense et les comportements de fuite chez les rongeurs, il est donc envisageable que la stimulation de cette zone aie un impact émotionnel sur l’animal, même si ce potentiel effet n’est pas décrit dans la littérature sur ce modèle. Au cours de la phase de génération du modèle (~15 jours), ces stimulations quotidiennes peuvent induire un stress accru et une absence de prise de poids. De plus, la nécessité d’hébergement en cage individuelle des animaux (afin de préserver l’intégrité des systèmes d’enregistrement) peut potentiellement exacerber ce stress. Malgré les études toxicologiques préalablement conduites et exigées avant tout test de composé sur nos animaux, certains effets indésirables non attendus peuvent survenir, notamment une myorelaxation, une sommnolence ou à l’inverse des myoclonies du fait des mécanismes d’action des molécules testées.

Devenir

Ce projet implique l’implantation de dispositifs de stimulation et d’enregistrement de signaux électroenécephalographiques et la mise en place d’un modèle pathologique. De plus, dans certains cas, une vérification d’exposition aux molécules testées et une caractérisation histologique des tissus cérébraux seront nécessaires. Les animaux seront donc tous mis à mort à la fin du projet.

Remplacement

Ce projet a pour but de démontrer l’efficacité de molécules à la fois sur l’épileptogénèse et sur la génération de crises épileptiques. Actuellement, il n’existe aucune alternative in vitro ou modèle computationnel reproduisant les circuits neuronaux impliqués dans leur globalité et pouvant se substituer à ce modèle. De plus, toute demande de mise sur le marché nécessite de prouver l’innocuité et l’efficacité de la molécule testée, les tests in vivo préalables aux essais cliniques sont dans ce contexte indispensables. L’utilisation d’un organisme vivant est donc nécessaire.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en préservant la validité scientifique des expériences menées. Les protocoles d’études sont basés sur des procédures d’études cliniques en utilisant un plan d’étude croisé permettant de réduire le nombre d’animaux et d’augmenter la puissance statistique puisque chaque animal est son propre contrôle. Un nombre minimum final de 16 animaux pour les protocoles pharmacologiques est nécessaire pour obtenir des résultats fiables.

Raffinement

Le projet implique la mise en place d’un état pathologique chez le rongeur avec une stimulation électrique répétée de classe modérée. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur et l’état général de l’animal. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Les conditions d’élevage, d’hébergement, de soins sont optimisées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que pourraient ressentir les animaux. Le poids des animaux est également contrôlé de manière continue et hebdomadaire. Les animaux sont hébergés dans des cages individuelles contenant un enrichissement composé de briquettes en bois, de nichoirs en papier kraft et de bâtonets en nylon dédiés spécifiquement aux rongeurs. Afin de minimiser la détresse sociale liée à l’isolement, les animaux sont régulièrement regroupés dans une grande enceinte avec différents éléments (tunnels, briquettes en bois, objets divers). Cette étape d’enrichissement social est réalisée au moins une fois par semaine sous la supervision d’un membre du laboratoire afin d’éviter tout endomagement des dispositifs d’enregistrement.

Choix des espèces

Les modèles animaux sont indispensables pour avancer la compréhension des épilepsies. De précédentes études ont montré la très bonne sensibilité des rats vis-à-vis des protocoles d’embrasement afin de modéliser l’épilepsie humaine. Les activités neurologiques visibles sur les signaux électroencéphalographiques ont des profils similaires à ceux observés chez les patients souffrant d’épilepsie- : début et fin abruptes, oscillations rapides et régulières. Les tests pharmacologiques montrent les sensibilités aux mêmes drogues : suppression ou réduction des crises avec le valproate, le diazepam et l’éthosuximide. Des rats adultes de 5 à 7 semaines seront utilisés dans ce projet. Les procédures seront réalisées au minimum une semaine après l’arrivée des animaux dans notre établissement. L’implantation des électrodes corticales et profondes impose l’utilisation d’un cerveau mature afin que le positionnement des électrodes soit correct, que les connections neuronales soient bien établies et que les animaux puissent récupérer facilement de la chirurgie.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 360
Souffrances
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360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une greffe de cellules de mélanome sous la peau, puis un traitement administré dans leur alimentation, pour étudier le rôle de deux gènes dans la résistance de ce cancer aux traitements. Le porteur indique que la tumeur se forme sur le flanc sans gêner les déplacements et que toutes les souris sont tuées en fin de procédure pour analyser la tumeur. Il affirme que seul un modèle vivant permet d'étudier la croissance tumorale et la résistance, tout en réalisant des analyses complémentaires sur des prélèvements de patients.

Objectifs

Le mélanome malin cutané est la forme la plus agressive des cancers de la peau. Aujourd'hui, le seul traitement efficace reste la chirurgie pratiquée à un stade précoce car une fois disséminées, les cellules de mélanome deviennent résistantes aux chimiothérapies conventionnelles. Les espoirs apportés par l'essor des thérapies ciblées et de l’immunothérapies ont été fortement nuancés par des cas de non-réponse ou rechutes rapides. Il est donc aujourd'hui crucial de comprendre les mécanismes de résistance mis en place par ces cellules cancéreuses. La capacité des cellules tumorales à s’adapter aux traitements anti-cancéreux, est régulée par un ensemble de gènes. Nous avons identifié deux gènes fréquemment altérés dans le mélanome et impliqués dans la capacité d’adaptation des cellules. Des expériences préliminaires dans des cultures cellulaires de mélanomes montrent que ces deux gènes influent sur la migration des cellules, ainsi que sur leur résistance aux thérapies ciblées, utilisées en clinique pour le traitement du mélanome. Le premier gène étudié augmente la migration et la résistance des cellules, le second, à contrario, les diminue. Ce projet a pour but de décrypter comment l’adaptation des cellules médiée par ces deux gènes dans le mélanome affecte la formation, le développement et la résistance aux thérapies des tumeurs chez la souris. Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes par lesquels les cellules de mélanome s’adaptent et résistent aux traitements actuels et pourra ouvrir la voie pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le mélanome.

Bénéfices attendus

Malgré l’essor récent des thérapies ciblées et de l’immunothérapie dans le traitement du mélanome, la plupart des patients rechutent avec un mélanome résistant. Identifier de nouveaux acteurs impliqués dans la résistance permettra me mieux comprendre la capacité d’adaptation des cellules de mélanome et de développer de nouvelles approches de combinaison thérapeutique.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection unique en sous-cutanée de cellules tumorales. En procédure 2, un traitement d'une durée allant jusqu'à apparition d'un point limite ou d'une régression de la tumeur sera administré par voie orale sous forme de croquette.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont l'apparition de tumeur localisée sur le flanc arrière droit mais qui n'entravera pas le déplacement de l'animal. Le traitement, déjà utilisé dans dans des précédents protocoles, n'induit pas d'effet secondaire entrainant une dégradation de l'état général de l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car la tumeur devra être récupérée pour être analysée.

Remplacement

Nous avons étudié les effets moléculaires et phénotypiques de la dérégulation de 2 gènes in vitro dans des lignées cellulaires de mélanome. Seul un modèle in vivo chez l’animal peut permettre d’étudier la capacité tumorigénique et la résistance aux traitements dans une tumeur. En parallèle des analyses complémentaires seront réalisées in vitro dans des lignées de mélanome, et sur des prélèvements tumoraux de patients, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Réduction

Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet (n=360) a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et reproductibles. Pour chacune des procédures expérimentales présentées, le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats adaptée selon le cas. De plus, un animal permettra d’obtenir des résultats dans plusieurs expériences (pousse tumorale, réponse au traitement, analyse histologique de la tumeur).

Raffinement

La bonne connaissance des modèles expérimentaux, le suivi adapté des points limites précoces et clairement définis, et la manipulation des animaux sans stress par des personnes compétentes en expérimentation animale permettent de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des souris. Nous évaluerons l'état de bien-être ou de souffrance des animaux au minimum 2x/semaine. L'environnement sera enrichi avec du coton cardé. De plus, nous utiliserons des croquettes thérapeutiques afin de remplacer la technique de gavage et ainsi réduire le stress de l'animal. Aussi, le phénotype dommageable des souris Nude ne s'exprime pas dans les conditions ventilées de l'animalerie dans laquelle elles sont hébergées

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus pertinente pour les études de mélanomagenèse car c'est un modèle proche de la pathologie humaine reproduisant les caractéristiques histologiques. De plus, l'évaluation d'effet thérapeutique sur des xénogreffes de lignées s'inscrit dans la démarche classique de tests précliniques. Enfin, nous disposons d'outils, d'expériences et de compétences solides pour réaliser cette étude dans les meilleures conditions chez la souris. Nous utiliserons des souris âgées de 6 semaines, âge standard dans l'étude du mélanome. Le sexe n’a pas d’importance dans notre étude, mais pour éviter les risques de combat et de blessures nous utiliserons uniquement des souris femelles.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 40
Souffrances
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40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent dans le cerveau, par chirurgie stéréotaxique, une forme agrégée d'alpha-synucléine qui déclenche une maladie proche de la maladie de Parkinson. Le porteur indique que cette inoculation conduirait de toute façon à la mort par paralysie progressive, et que les souris sont tuées dès l'apparition d'une démarche saccadée et de troubles de l'équilibre, avant la paralysie du train arrière. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet aujourd'hui de remplacer l'expérimentation animale pour décrire l'extension de ces lésions.

Objectifs

Le projet vise à caractériser la maladie chez la souris génétiquement modifiée M83 après injection dans le cerveau d’une forme particulière d’alpha-synucléine agrégée, non détéctable par les méthodes de laboratoire jusqu'à présent utilisées. L’alpha-synucléine est la protéine majoritaire dans les lésions des maladies humaines assocciées (maladie de Parkinson et démence à corps de Lewy , atrophie multisystématisée), au sein desquelles elle se présente sous une forme agrégée.

Bénéfices attendus

Le projet vise à mieux connaître les relations entre les structures moléculaires de l’alpha-synucléine agrégée et les maladies associées à cette agrégation, par la description approfondie des lésions et des caractéristiques moléculaires observées chez les souris.

Procédures

Les souris font l’objet d’une inoculation par stéréotaxie dans le cerveau de jeunes souris M83 (6-8 semaines) réalisée sous anesthésie générale et locale chez les 40 animaux prévus dans l’étude. L’intervention chirugicale dure 30 à 45 minutes.

Impact sur les animaux

L’inoculation d’alpha-synucléine agrégée est réalisée afin de mesurer le délai d’apparition des premiers signes cliniques moteurs, premier élément de caractérisation dans ce type d’étude. Ceux-ci se manifestent par une démarche saccadée de l’animal et une perte d’équilibre. La confirmation de ces anomalies de locomotion détermine la décision de mise à mort des animaux, avant la survenue d’une paralysie du train postérieur.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin du protocole d’expérimentation. En effet, l’inoculation d’alpha-synucléine altérée chez les souris modifiées génétiquement M83 utilisées dans ce projet conduirait irrémédiablement à leur mort suite à la progression d’une paralysie, et leur mise à mort dès l’apparition des premiers symptômes permet de leur éviter des souffrances ultérieures.

Remplacement

Le projet ne peut être réalisé qu’in vivo, visant à évaluer le délai d’apparition des symptomes moteurs et à décrire l’extension des lésions et les altérations de l’alpha-synucléine. Il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative permettant de remplacer l’expérimentation animale.

Réduction

Les lots expérimentaux conduits jusqu’au stade clinique sont constitués chacun de 14 souris adultes, mâles et femelles, homozygotes et hémizygotes. Cet effectif permet de disposer du nombre d’animaux nécessaire et suffisant aux travaux de caractérisation fondés sur l’examen de la durée d'incubation de la maladie, de la distribution des lésions dans les différentes régions du cerveau et de la caractérisation biochimique de l’alpha-synucléine pathologique. Un lot de 14 souris permet de disposer d’au moins 6 souris, pour les analyses biochimiques et d’au moins 6 souris pour les analyses des lésions du cerveau, prélevés lorsque la maladie apparaît chez la souris. Les autres prélèvements (yeux, intestin, pancréas, sang) contribuent aux travaux menés au laboratoire sur les marqueurs périphériques de la maladie dans ce modèle transgénique.

Raffinement

Pour les inoculations par voie stéréotaxique, l’anesthésie de la peau est réalisée afin de limiter la douleur du scalp. Ceci est réalisé dans le contexte d’un animal par ailleurs soumis à une anesthésie générale par la xylazine/kétamine dont le temps d’action est estimé à 4-5 h, permettant aussi de limiter la douleur post-opératoire. Les animaux sont maintenus dans un environnement enrichi pendant toute la durée de l’expérimentation. Les souris sont suivies quotidiennement et de façon individuelle lorsque la maladie apparaît dans le lot expérimental. La maladie se manifeste d'abord par des signes de démarche saccadée et des troubles de l’équilibre dont la manifestation constitue le stade auquel les animaux sont mis à mort. La connaissance des zootechniciens concernant la symptomatologie et son évolution permet ainsi d’éviter que ces troubles évoluent vers une paralysie du train postérieur qui entraînerait des difficultés d’alimentation et un mal-être chez la souris. Une fiche individuelle de suivi pour chaque souris est renseignée, consignant les signes cliniques observés et justifiant la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Le projet prévoit des inoculations dans le cerveau chez des souris adultes, âgées de 6 à 8 semaines, permettant l’inoculation stéréotaxique des fibrilles dans le striatum, qui sont ensuite entretenues et surveillées cliniquement jusqu’à l’apparition de la maladie avant son délai d’apparition normale lors du vieillissement spontané de cette lignée, lors de laquelle les souris sont mises à mort sous anesthésie générale par ponction ou perfusion intra-cardiaque sans réveil.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 440
Souffrances
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Pour savoir si la morphine soulage moins les souris femelles que les mâles lorsqu'elles sont rendues neuropathiques, 440 souris, 220 mâles et 220 femelles, vont être utilisées, toutes tuées pour des prélèvements de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Opérées dix minutes sous anesthésie générale, elles passent un test de douleur de 30 minutes chaque jour pendant 14 jours avant une injection de morphine, puis un groupe subit une prise de sang toutes les dix minutes pendant trois heures, et un autre reçoit deux injections d'anticorps neutralisants. Le porteur annonce une perte de poids, de l'anxiété, des œdèmes "importants" et une hypersensibilité mécanique. Il fixe pour les tests un seuil maximal de stimulation, présenté comme point limite, sans nommer ces tests ni mentionner d'antidouleur avant la morphine du quatorzième jour.

Objectifs

La douleur neuropathique (atteinte des nerfs conduisant à une douleur persistante) affecte 10% de la population et est traitée par des antidépresseurs qui sont peu ou pas efficaces. Les morphiniques sont alors utilisés pour soulager ce type de douleurs. Une fois administrée chez la souris, la morphine est transformée (ou métabolisée) en morphine-3-glucuronide (M3G). Alors que la morphine soulage la douleur, la M3G provoque de la douleur. Des différences de sensibilités face à la douleur et aux traitements analgésiques sont décrits chez l’homme et la femme, et chez les rongeurs. Ainsi, les rongeurs femelles sont plus sensibles à la douleur et les médicaments analgésiques sont moins efficaces. Nous avons récemment montré que le métabolisme de la morphine est diffèrent en fonction du sexe. Ainsi, nous avons observé une diminution des effets analgésiques de la morphine chez la souris femelle et une apparition plus rapide de ses effets secondaires. Cette découverte pose la question de la bonne prise en charge de la douleur chez les femmes par les opiacés. La plupart des études portant sur la morphine ont été réalisées sur des souris non douloureuses. Or, les douleurs neuropathiques induisent une inflammation du système nerveux qui a des répercussions sur l’analgésie. Par ailleurs, lors d’une neuropathie, des molécules sont produites en plus grande quantités dans le cerveau et influencent la dégradation de la morphine. Notre but est de déterminer s’il existe une différence d’analgésie et de métabolisation de la morphine entre les souris mâles et femelles rendues neuropathiques. Nous voulons définir s’il existe une altération de l’expression des enzymes de dégradation de la morphine et des facteurs liés à l’inflammation cérébrale. Ces résultats permettraient de développer par la suite des prises en charge de la neuropathie chez l’être Humain différentes en fonction du sexe, avec des posologies adaptées aux sexes.

Bénéfices attendus

Il existe des différences entre les effets analgésiques de la morphine entre les hommes et les femmes. Chez la souris, Les femelles nécessitent 30% de morphine en plus comparé aux mâles pour avoir une analgésie identique. Notre équipe a démontré que les souris femelles dégradent la morphine 2 fois plus en M3G qui est proalgique que les mâles. Or, une neuropathie produit une neuroinflammation et module l’analgésie à la morphine. L’étude proposée vise à définir s’il existe des différences sexe-spécifiques d’analgésie à la morphine dans le cas d’un modèle de neuropathie. Si des différences existent, cela signifierait qu’il existe potentiellement une mauvaise prise en charge de la douleur des femmes neuropathiques du fait d’une posologie non adaptée. Si des différences sont observées lors de notre étude, une étude clinique sera mise en place pour vérifier si c’est également le cas chez l’être humain.

Procédures

Un groupe de souris subira une intervention chirurgicale de 10 minutes et un test de douleur par jour (durée 30min) sera réalisé durant 14 jours, puis une injection de morphine sera réalisée. Un groupe de souris subira une intervention chirurgicale de 10 minutes et un test de douleur par jour (durée 30min) sera réalisé durant 14 jours, puis une injection de morphine (30s) et des prises de sang répétées seront réalisées durant 3h toutes les 10min . Un groupe de souris subiront des interventions chirurgicales de 10 minutes et un test de douleur par jour (durée 30min) sera réalisé durant 14 jours. Ces souris recevront deux injections d’anticorps neutralisant (4min ; total de 8min). Une injection de morphine sera réalisée le 14ème jour.

Impact sur les animaux

Les animaux des groupes Sham et SNI peuvent faire l'objet d'une perte de poids ou d'anxiété. Il est également possible que ces animaux développent des œdèmes importants. De plus, une hypersensibilité mécanique sera observée sur les animaux du groupe SNI. Concernant les injections de morphine, celle-ci possède un effet analgésique qui apaisera la douleur neuropathique.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour des prélèvements de tissus.

Remplacement

L'utilisation d'un modèle murin est indispensable pour mener à bien ce projet. Le modèle de la souris permet à la fois d'étudier de façon très précise la nociception et la pharmacocinétique de la morphine. Pour ces raisons, il nous est impossible d'utiliser un autre modèle.

Réduction

Réduire : Un minimum de 220 souris C57BL6/J mâles et 220 femelles est nécessaire à la réalisation des études statistiques (total de 440 animaux). L’effet attendu étant inconnu, une analyse de puissance n’est pas possible. Toutefois, nos études antérieures ont montré que des effectifs de 8-12 animaux par groupe étaient généralement suffisants pour obtenir la significativité statistique de l’effet d’un traitement antiallodynique en conditions neuropathiques. Les effectifs de 10 animaux tiennent également compte de la possibilité de devoir écarter un animal en cours de procédure (par exemple suite à des blessures consécutives à des bagarres) ou de la possibilité d’un problème technique (décès pendant la chirurgie). Si ces éléments ne sont pas anticipés, une nouvelle cohorte avec tous les groupes contrôles devra être ajoutée ce qui va à l’encontre de la réduction du nombre d’animaux. Les expériences sont réalisées en plusieurs lots successifs avec un maximum de 40 animaux répartis sur les différentes conditions à tester dans chaque lot.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes de 5 animaux du même sexe pour respecter leurs besoins d'interactions sociales et leur cage enrichie avec des carrés de coton pour favoriser le comportement de nidation. Le changement de litière se fait avec des tunnels pour éviter la prise par la queue et réduire le stress des animaux. Pour aider à la reprise de poids, des aliments sous forme de gel sont déposés dans la cage. Les blessures superficielles sont désinfectées avec une solution de chlorhexidine. Avant toute procédure expérimentale, une phase d'habituation à l'expérimentateur et au contexte du test (i.e. boites du test) est réalisée. Dans les tests comportementaux où on évalue la sensibilité à un stimulus nociceptif, un seuil maximal de stimulation est déterminé (point limite afin d'éviter une souffrance à l'animal ou des dommages tissulaires) même en absence de réaction de l'animal. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie générale et du gel oculaire est appliqué durant la procédure. Une veille de la littérature et la participation à des séminaires dans le cadre de la formation continue en expérimentation animale permettent d'intégrer aux procédures tout nouvel élément contribuant au bien-être animal.

Choix des espèces

Le modèle de souris reste la référence dans les études pré-cliniques pour réaliser des expériences en condition de douleur neuropathique. De plus, en plus d'avoir la possibilité de tester la sensibilité nociceptive chez la souris, dans le cadre de notre étude métabolique, la physiologie de cette espèce s'apparente facilement à celle de l'homme (biotransformation majoritaire de la morphine en M3G). Ces études seront réalisées sur des souris mâles et femelles âgées de 10 semaines. En effet, les prises de morphine en tant qu’analgésique concernent principalement les populations adultes. D’autre part, la mise en place du système opioïdergique est uniquement mature chez l’adulte (i.e., expression des récepteurs Mu à la morphine).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 390
Souffrances
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390 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ces souris transgéniques développent spontanément des tumeurs mammaires multiples et métastatiques, et reçoivent chaque jour par gavage un inhibiteur pendant neuf semaines, pour tester une molécule censée rendre les tumeurs sensibles à l'immunothérapie. Le porteur indique qu'aucune analgésie ni anesthésie n'est prévue, jugeant que ces gestes auraient un impact "égal ou supérieur" à celui des procédures, et que les animaux seront tués au CO2 puis par dislocation cervicale. Il affirme que ces interactions entre tumeur et système immunitaire ne peuvent pas encore être reproduites hors de l'animal.

Objectifs

Aujourd'hui des progrès considérables ont été faits dans les traitements apportés aux cancers. La médecine proposée est de plus en plus personnalisée et l'analyse des mutations des cellules tumorales permet d'ajuster et de proposer les traitements les plus adaptés. L'arrivée des immunothérapies a aussi permis de faire en sorte que le corps et le système immunitaire du patient puisse combattre lui même les cellules tumorales. Cependant un grand nombre de patients ne répondent pas à ces nouvelles thérapies car dans ce cas précis il a été observé qu'une capsule fibreuse entourait les tumeurs et rendait invisible ces cellules au système immunitaire du patient. Ce stroma fibreux a été montré composé de CAF (fibroblastes) dont leur recrutement et leur activation étaient liés aux NADPH oxidase, enzymes responsables de la production de radicaux libres. Notre société développant des inhibiteurs des NADPH oxidase nous pensons donc que l'inhibition principalement de NOX1 et NOX4 pourrait amener une avancée significative dans la prise en charge de ces patients qui ne répondent pas aux immunothérapies. Les travaux préliminaires des professeurs Gareth Thomas (UK) et Natalie Sampson (Autriche) ont montré en effet que la combinaison d'une immunothérapie avec l'inhibition de NOX1 et NOX4 conduisait à une réduction totale des tumeurs fortement constituées de CAF. Nous souhaitons donc tester nos nouvelles générations d'inhibiteurs de NOX1/4 dans ce modèle de cancérologie.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus dans ce modèle pourraient fournir une alternative de traitement chez les patients souffrant de cancers qui ne répondent aujourd'hui pas bien aux immunothérapies. L'inhibition de NOX1 et NOX4 permettra ainsi de réduire cette capsule fibreuse entourant la plupart des tumeurs réfractaires aux immunothérapies et permettra ainsi aux immunothérapies de permettre au propre système immunitaire du patient de reconnaitre les cellules tumorales comme un hôte étranger et de les combattre. Nous pouvons ainsi espérer non seulement combattre la croissance des tumeurs sur le court terme mais également prévenir la survenue de métastases sur d'autres organes et ainsi améliorer la survie des patients en ayant de meilleures prise en charge et réponse aux traitements.

Procédures

Les animaux seront traités au quotidien par gavage soit avec nos composés inhibiteurs de NOX1 et NOX4 soit avec le véhicule qui servira à leur préparation. Le type de sonde ainsi que le volume administré (10mL/kg maximum) seront adaptés au poids des animaux utilisés. Cette procédure a une durée de 10 à 15 secondes. Tout au long des 9 semaines maximum de traitement, une évaluation clinique quodienne sera effectuée sur chaque animal lors de ce gavage. Une pesée bi hebdomadaire (5 à 10 secondes) et la mesure de la taille des tumeurs à l'aide d'un pied à coulisse (20 à 30 secondes) seront réalisées ces mêmes jours. Ces actes seront réalisés sur tous les animaux et sur animaux vigiles. L'étude ne comprend pas de prélèvement sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Nous pouvons distinguer les effets indésirables liés au phénotype des souris de ceux liés aux procédures techniques qui seront réalisées au long des 9 semaines maximum de traitement. Les souris vont développer de manière spontanée des tumeurs mammaires localisées dans la graisse ce qui peut générer un inconfort ainsi qu'une perte de mobilité. Cependant un suivi strict 2 fois par semaine de la taille de ces tumeurs permettra de fixer la limite de taille à ne pas excéder pour que cela puisse effecter la qualité de vie ainsi que les interactions sociales des souris. Une fois la limite de taille définie dans les procédures expérimentales, la décision sera prise d'euthanasier les souris. Les animaux seront observés de manière quotidienne au moment des traitements et si des signes de douleur ou de prostration sont observés nous pourrons faire appel aux conseils de notre vétérinaire référent et prendre la décision de l'euthanasie de l'animal. Enfin, il n'a pas été décrit de perte de poids significative dans ce modèle pour autant que le point limite de la taille de tumeur soit respecté mais nous pèserons également les animaux 2 fois par semaine. Cet indicateur permettra d'évaluer que les animaux présentent bien une mobilité correcte pour se nourrir et avoir des interactions sociales. Les animaux seront également traités au quotidien par gavage oral ce qui peut créer un inconfort et un stress limité dans le temps. La formation du personnel, la taille adaptée de la sonde de gavage ainsi que l'adaptation du volume adminsitré permettront de réduire au strict minimum le stress généré par cette technique de traitement.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, l'ensemble des animaux seront mis à mort par absorption progressive de CO2 après anesthésie gazeuse. La mort sera vérifiée par le test des reflexes au niveau d'une patte postérieure et assurée par dislocation cervicale. Cette mise à mort est nécessaire pour le prélèvement des tumeurs et des poumons.

Remplacement

Les progrès de la technologie permettent en permanence le remplacement des animaux par d'autres modèles dans la science expérimentale. Ces évolutions sont évidemment souhaitables et, chaque fois que possible, nous réalisons des essais in vitro appropriés pour identifier les composés actifs présentant le plus grand potentiel avant d’être testés in vivo. Cependant, nous étudions les effets des molécules qui interagissent avec le stroma tumoral et l'effet que cela a sur différents axes du système immunitaire murin, en vue du traitement des maladies humaines. Ces interactions se produisent entre différents tissus et organes et sont également susceptibles d'être influencées par la présence de tumeurs en croissance et elles ne peuvent ainsi pas encore être reproduites in vitro ce qui nécessite toujours le développement chez l'animal.

Réduction

Des inhibiteurs des Nox ont déjà été testés dans ce modèle. Nous utilisons les données de croissance tumorale déjà obtenues pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des différences significatives dans la croissance tumorale entre les groupes témoins et traités. Nous testerons au préalable chaque composé dans des essais in vitro (tests cellulaires, ADME...). Nous obtiendrons également au préalable les données ADME des différents composés ainsi que leur profil de pharmacocinétique. Nous ne sélectionnerons ainsi uniquement que les composés les plus puissants dans nos essais de pharmacologie, ainsi que les composés présentant toutes les caractéristiques d'un potentiel futur médicament. Nous n'utiliserons pas non plus d'animaux sham (souris ne développant pas de tumeurs) car l'ensemble des données analysées le seront au niveau de la taille des tumeurs ainsi que de l'infiltration des cellules immunitaires dans les tumeurs. Afin de montrer l'effet d'une dose par rapport au groupe contrôle ou au groupe de référence, les données seront analysées par des tests statistiques. Pour normaliser les données des groupes à variances significativement différentes, une correction sera appliquée en fonction des tests statistiques utilisés.

Raffinement

Les souris seront hébergées en cage ventillée, par groupe social stable, avec l’enrichissement leur permettant d’explorer leur comportement naturel (enfouir, ronger, se cacher). L’hébergement correspond aux recommandations internationales et les constantes sont surveillées quotidiennement. Les composés seront administrés par voie orale aux souris. Les souris tolèrent bien cette technique. Le volume classique de 10mL/kg maximum (5mL/kg si possible) est bien toléré. Comme les tumeurs se formeront sur le tampon graisseux mammaire, la taille de celles-ci pourra être facilement mesurée sans aucun stress causé aux animaux. Des points limites sont définis en fonction du volume des tumeurs et l'apparition éventuelle de nécrose. Si la tumeur a une influence sur l'état général de l'animal (pelage sale, perte de poids, prostation, isolement...), les animaux seront soignés selon leurs besoins, sur les conseils du vétérinaire référent. Ce dernier décidera de leur sortie, ou non, de l'étude. Les procédures d'analgésie ou d'anesthésie ayant un impact égal ou supérieur aux gestes techniques de ces procédures expérimentales, il n'est pas prévu au protocole d'utiliser de telles substances.

Choix des espèces

Pour modéliser une tumeur riche en tissu stromal, nous avons choisi d'étudier les souris transgéniques FVB / N-Tg (MMTV-PyVT) 634Mul / J ou MMTV-PyMT. Ces souris expriment l'antigène T moyen du Polyomavirus sous le promoteur/activateur du virus de la tumeur mammaire de la souris (MMTV). Les femelles MMTV-PyMT développent spontanément des tumeurs mammaires palpables multifocales, hautement fibrotiques et qui métastasent dans le poumon, caractéristiques proches d'un cancer du sein humain. Nous utiliserons des animaux adultes de 6 à 14 semaines environ. Des femelles seront surveillées à partir de 6 semaines d’âge, les tumeurs mammaires commençant à se développer à cet âge (dès l'apparition des tumeurs). Les traitements commenceront entre 6 et 8 semaines d'âge, dès l'apparition des tumeurs, et ce pour 9 semaines maximum.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 8040
Souffrances
▲ -
▲ 648
▲ 7392
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 8040

8 040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections de cellules humaines et de cellules tumorales, des traitements répétés et des prélèvements de sang au sinus de l'œil jusqu'à sept fois par expérience, pour tester des variants d'une cytokine en immunothérapie anticancéreuse. Le porteur indique que la greffe de cellules humaines peut déclencher une réaction du greffon contre l'hôte avec perte de poids et de poils, et que les prélèvements répétés peuvent entraîner une inflammation, une cécité ou un choc par manque de sang. Il affirme que le passage par la souris reste "réglementairement obligatoire" malgré les modèles de tumeurs en trois dimensions déjà utilisés.

Objectifs

L’absence de réponse de certains patients aux chimiothérapies conventionnelles et l’étude approfondie des cellules immunitaires infiltrant la tumeur a conduit au développement de nouvelles molécules thérapeutiques destinées à mobiliser le système immunitaire du patient afin qu’il reconnaisse les cellules cancéreuses et les détruises. Cette stratégie est appelée immunothérapie. Ces stratégies thérapeutiques ont permis aux patients traités d’avoir une augmentation drastique de leur survie faisant des immunothérapies des traitements révolutionnaires. Notre molécule d’intérêt est une cytokine qui agit sur différentes populations de cellules du système immunitaire, en particulier sur les cellules effectrices, qui attaquent les cellules cancéreuses ou qui activent d’autres cellules pour aider à les éliminer ; et les régulatrices, qui contrôlent la réponse immune. Cette cytokine d’intêret est déjà utilisée en oncologie à forte dose depuis plusieurs années pour sa capacité à activer les cellules effectrices. Cependant, la toxicité reste importante et la faible efficacité est due à l'activation non désirée des cellules régulatrices qui diminuent la réponse immune effectrice. Toutefois, à faible dose la cytokine agit préférentiellement sur les cellules régulatrices et peut être utilisée comme médicament immuno-inhibiteur (actuellement testée en clinique pour le diabète de type 1, le lupus érythémateux disséminé et la réaction du greffon contre l’hôte). Cependant, le principal défi dans ce domaine est la dissociation des effets opposés de la cytokine : activation des cellules effectrices et activation des cellules régulatrices. Pour cela, en nous appuyant sur nos résultats antérieurs, l'équipe a modifié génétiquement la cytokine (variants de la cytokine) en la combinant à d’autres acteurs de la réponse immunitaire, afin d’étudier l’effet anti-tumoralde ces variants générés, dans différents modèles de souris. Pour cela, nous allons utiliser des modèles de cancers humains et murins puisque nous avons développé un ensemble de cytokines humaines et murines modifiées. Enfin, nous souhaitons également agir sur d’autres points de contrôles de la réponse immunitaire afin d’optimiser nos cytokines modifiées.

Bénéfices attendus

Plusieurs bénéfices peuvent découler de notre projet. En effet, si l’injection des immunocytokines et/ou en combinaison avec des anticorps anti-checkpoint immunitaire dans les modèles tumoraux de souris humanisées conduisent à une régression tumorale dans les souris, nous pourrons passer aux étapes de développement clinique pour les patients atteints de cancer. De plus, l’analyse de la réponse immunitaire au sein du micro-environnement tumoral avec les différents traitements nous permettra de faire progresser les connaissances scientifiques dans le domaine de l’immuno-oncologie.

Procédures

-Injection des cellules humaines par voie voie rétro-orbitale : sur animal endormi sous anesthésie gazeuse; 1936 souris, une fois par expérience. La durée du geste est de 30 secondes par souris. -Prélèvements sanguins : sur animal endormi sous anesthésie gazeuse, 5976 souris, 2 à 7 fois par expérience (à raison de 2 à 4 points de sang) sur une durée de 11j à 2 mois. La durée du geste est de 15 secondes par souris. -Injection des cellules tumorales : sur animal vigile, sans anesthésie. 7392 souris, une fois par expérience. La durée du geste est de 30 secondes par souris. -Injection de traitements par voie intrapéritonéale : sur animal vigile, sans anesthésie. 8040 souris, 1 à 2x/semaine et entre 6 ou 9 injections au maximum. La durée du geste est de 20 secondes par souris. -Mesure de la taille tumorale avec pied à coulisse : sur animal vigile, sans anesthésie. 7392 souris, 2x/semaine sur une durée d’environ 2 mois maximum . La durée du geste est de 15 secondes par souris. -Poids des animaux : sur animaux vigiles, sans anesthésie. 7392 souris. 2x/semaine sur une durée d’environ 2 mois maximum. La durée du geste est de 30 secondes par souris.

Impact sur les animaux

Certains effets indésirables peuvent apparaître sur les animaux. En effet, la reconstitution du système immunitaire de la souris avec des cellules humaines peut conduire au développement d’une GvHD (maladie du greffon contre l’autre) par la présence d’une perte de poids 2-3 semaines après l’injection des cellules pour les modèles PBMCs, ainsi que des signes cliniques tels que mobilité réduite, perte de poils, posture voûtée, … La durée des symptômes varie entre chaque animal. En ce qui concerne l'injection de cellules tumorales par voie sous-cutanée cela conduit au développement d’une tumeur. Les prélèvements sanguins répétés au niveau du sinus rétro-orbital peuvent éventuellement entrainer une inflammation, une cécité ou un choc hypovolémique.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Des tissus seront prélevés post-mortem pour analyses.

Remplacement

Afin de remplacer et de limiter l’utilisation des souris pour évaluer l’effet de nos composés, nous avons mis en place plusieurs méthodes alternatives. En effet, nous sommes actuellement en train d’évaluer l’effet des immunocytokines grâce à plusieurs technologies in vitro : sur des tumeurs 3D et sur des organoïdes de tumeurs. A cette fin, nous avons établi des collaborations avec des équipes de recherche et des entreprises spécialisées dans les modèles de tumeurs in vitro. Cependant, bien que ces méthodes alternatives nous apportent des informations quant à l’effet de nos composés sur les cellules tumorales, nous devrons quand même tester les immunocytokines les plus prometteuses dans des modèles murins afin d’être dans un système plus physiologique, ce qui est réglementairement obligatoire avant d’envisager d’aller en clinique. En ce qui concerne l’évaluation des agonistes de la cytokine, il n’existe de nos jours aucune méthode alternative permettant d’évaluer l’effet des agonistes sur le développement d’une maladie auto-immune. En effet, ces dernières ont souvent des manifestations cliniques affectant un grand nombre d’organes, ce qui nécessite d’avoir un organisme vivant pour analyser leur effet. Nous sommes donc dans l’obligation de tester la cross-réactivité et la capacité à expandre les cellules T régulatrices de nos molécules avant de les tester dans des modèles murins d’auto-immunité.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux dans notre projet, nous avons mis en place plusieurs mesures : 1) Nous avons analysé in vitro la capacité des différentes immunocytokines à se fixer au récepteur de haute affinité des cellules T régulatrices humaines et murines et leur capacité à antagoniser la fixation de la cytokine non modifiée. Nous avons également mesuré la capacité des immunocytokines à induire une réponse dans les cellules T régulatrices (induction de la voie de signalisation). Seules les immunocytokines remplissant les deux conditions seront pré-sélectionnées pour cette procédure (fixation sur le récepteur de haute affinité et blocage de la voie de signalisation des cellules T régulatrices). En parralèle, des expériences ex vivo sur des modèles 3D de tumeurs ou organoïdes, nous permettra de mieux comprendre l’effet thérapeutique de notre molécule et ainsi de n’utiliser que celles validées in vitro et ex vivo dans les souris. 2) Selon les procédures, le nombre de souris par groupe est de 6 à 12 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante pour mettre en évidence l’efficacité thérapeutique. Le nombre de souris sélectionnées pour chaque expérience tient compte de la nécessité 1/ d'utiliser le minimum de souris et 2/ de pouvoir limiter l’impact de la variabilité entre les donneurs (souris immunodéficientes greffées avec des cellules immunitaires humaines). La comparaison de la survie après greffe de tumeurs sera évaluée à l'aide du LogRank test et les analyses des populations de cellules immunes ou la comparaison des tailles de tumeurs à des points précis de la cinétique seront évalués à l'aide des tests non paramétriques Anova et Kruskal Wallis par GraphPad Prism. 3) Dans la procédure 1, 3 et 5, nous avons également décidé d’analyser plusieurs immunocytokines/cytokines agonistes par expérience afin de limiter le nombre de souris recevant des traitements contrôles. 4) Enfin, nous utiliserons des souris femelles pour réduire l’aggressivité et les conflits entre les individus, qui sont généralement le cas chez les souirs mâles, entrainant moins de lésions chez les individus.

Raffinement

Les souris sont surveillées régulièrement et elles sont mises à mort lorsque les points limites énoncés dans la grille de score de chaque procédure sont atteints. De plus, tous les animaux doivent faire l’objet d’une période d’acclimatation d’au moins 72h afin de réduire le stress lié au transport des animaux. De plus, nous utiliserons des souris femelles pour réduire l’aggressivité et les conflits entre les individus, qui sont généralement le cas chez les souirs mâles, entrainant moins de lésions chez les individus. Concernant l’enrichissement, les souris bénificieront dans leurs cages des élements suivants, selon leur disponibilité à l’animalerie : bâtonnets de coton et/ou maison en carton et/ou bâtonnetes de bois. Enfin, les prélèvement de sang se réaliserons sous une rapide anesthésie gazeuse et la cage sera sous un tapis chauffant après leur réveil.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les expériences menées en thérapeutique du cancer et elle a depuis longtemps servi à l'étude de thérapies anti-tumorales, notamment car la physiologie de la souris est proche de celle de l'Homme. La connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris génétiquement modifiées pour des protéines spécifiques permettant d'identifier des cibles précises pour la thérapie. En effet, il existe un grand nombre de modèles de tumeurs transplantées ainsi que des modèles de tumeurs spontanées qui sont disponibles. Les souris NSG seront utilisées à l’âge de 5-7 semaines afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux. De plus, cet âge est adapté pour générer des modèles de tumeurs spontanées et/ou induites par le transfert de lignées de cellules tumorales (Procédure 1, 3, 5). Les souris huCD34-NOG-EXL et huCD34-SGM3 seront utilisées à l’âge adulte, entre 18 à 24 semaines, délai dû à la reconstitution en cellules immunitaires à partir de cellules CD34+. Cette méthode de reconstitution est plus lente ce qui entraîne cette différence d’âge avec le modèle NSG (Procédure 1, 3, 5). Les souris C57BL/6 et Balbc seront également utilisées à l’âge de 5-7 semaines (Procédure 2, 4, 5).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 490
Souffrances
▲ 160
▲ -
▲ 90
▲ 240
Devenir
 -
 -
 -
 490

490 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant du sans réveil au niveau de souffrance sévère. Elles subissent des injections dans les ventricules du cerveau, une immunisation reproduisant une encéphalite auto-immune, des tests comportementaux et des séjours en cage métabolique isolée, avant une mise à mort par ouverture du thorax et perfusion du cœur. Le porteur indique que l'immunisation provoque une perte de poids allant jusqu'à 12 %, de l'anxiété et des troubles de la mémoire. Il écrit ne pas pouvoir "souscrire au principe de remplacement" et juge "nécessaire d'utiliser des animaux" pour tester ces paramètres.

Objectifs

Nos données préliminaires montrent des troubles de la prise alimentaire dans notre modèle murin d'encéphalite. En effet les souris développent un comportement anorexique en comparaison de leur contrôle sham, seulement l'origine de ce comportement est inconnu au sein de cette pathologie. Aussi nous avons pu montrer la présence en grande quantité de tPA (tissue Plasminogen Activator), dans les épendymocytes et dans les neurones du noyau arcqué, en moindre quantité dans les tanycytes. Ainsi nous désirons déterminer les rôles du tPA au niveau des échanges et des flux entre LCR et parenchyme cérébral, mais aussi dans la plasticité de la barrière épendymaire et tanycytaire situées dans la région médiobasale de l'hypothalamus, où il existe un carrefour de signaux métaboliques impliqués dans le comportement alimentaire et la reproduction. De plus la mise en évidence du récepteur NMDA à la surface des tanycytes suggère une implication dans la plasticité de la barrière hémato-épendymaire, par l'interaction du tPA et du récepteur NMDA. Enfin, il existe chez l'homme d'autres troubles neuro-endocrines associés à cette pathologie. L'étude du sommeil et des variations de la température corporelle dans notre modèle nous permettrons d'établir des liens avec la pathologie chez l'homme et ainsi de permettre une étude de ces troubles visant à leur compréhension et à une meilleure prise en charge thérapeutique.

Bénéfices attendus

En premier lieu, en tant que bénéfice à long terme, nous pensons d'après nos résultats préliminaires, que le récepteur NMDA tanycytaire pourrait avoir un rôle similaire à celui des récepteurs NMDA que l'on trouve sur les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins cérébraux. En effet, ceux-ci possèdent un rôle dans la plasticité de la barrière hémato-encéphalique, l'interaction entre le tPA (tissue Plasminogen Activator) et le récepteur NMDA entraine une ouverture de la barrière. Ainsi la modification de la barrière tanycytaire sous l'influence du récepteur NMDA et du tPA, constituerai une nouvelle cible de traitement thérapeutique des pathologie liés aux troubles de de la prise alimentaire, en vue des résultats observés lors de l'analyse du métabolisme du modèle murin d'encéphalite anti-récepteur NMDA. En effet l’utilisation de l’anticorps Glunomab (en cours de développement pour une utilisation chez l’homme), permettrai d’empêcher cette interaction en tPA et récepteur NMDA. Secondement, à court terme nous pourrons déterminer les bénéfices liés à la présence du tPA épendymocytaire. C’est un évènement nouvellement mis en évidence, nous n’avons alors, aucunes informations quant à son rôle dans ce type cellulaire. Ainsi nous pourrons mettre en évidence de nouvelles fonctions de cette protéase, qui pourrait être lié à la motilité des cils des épendymocytes, et donc aux flux de LCR dans les ventricules et le parenchyme, à la recapture d’ions et autres molécules présents dans le LCR favorisant la clairance de celui-ci, enfin il peut aussi interagir avec d’autres cellules bordants les ventricules mais aussi dans les espaces du parenchyme en bordure des zones perméable des ventricules cérébraux (e.g. murs latéraux du 3e ventricule).

Procédures

1. Injection intraventriculaire de molécules fluorescentes, de MPIO ou Gadolinium (traceur IRM), et des AAV (30 minutes, n=390) 2. Immunisation active avec ou sans peptide GluN1 359-378 (15 minutes, n=220) 3. Tests comportementaux (de 5 à 30 minutes, n=150) 4. Cages métaboliques (6 jours à 3 semaines, n=160) 5. Injection dans la cisterna magna de Dextran fluorescents (15 minutes, n=90) 6. Pose d'un cathéter intraveineux pour injection de molécules fluorescentes (30 minutes n=90) 7. Mise à mort par thoracotomie et perfusion intracardiaque (10 minutes, n=220) 8. Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) (1 heure ou 20 minutes, n=90) 9. Mesure du sommeil par système piezoeclectric (15 jours, n=30) 10. Implantation sous cutanée d'un capteur de température corporelle (30 minutes, n=30).

Impact sur les animaux

Selon la procédure, des nuisances ou effets indésirable sont à prévoir sur les animaux : Toutes les douleurs liées à des lésions de la peau des animaux (incision, perforation) seront empêchées par l’utilisation de la lidocaïne en spray 10 minutes avant le geste (procédure 1, 2, 5, 6, 7, 10). Ces douleurs seront temporaires et se résorbe sous 48h. Aussi, pour diminuer la douleur en post-opératoire, les animaux auront, accès à une eau dans lequel a été dilué le paracétamol durant 24h à raison de 300mg/kg (procédure 1,5,6,10). Pour les procédures pour lesquels la douleur est plus importante, nous utiliserons la buprénorphine en injection sous cutanée, à raison de 150ul avec une concentration de 0.5mg/kg, sous forme d’une injection unique. Nous observons une perte de poids 24h après immunisation (procédure 2) jusqu'à 12% de leur poids total, mais retrouve un poids d’origine 48 à 72h après immunisation. De plus, deux semaines après immunisation, des comportements anormaux apparaissent chez les animaux. Ils développent une anxiété, une résilience et des troubles mnésiques. Ces troubles deviennent plus légers 3 semaines après immunisation et inexistant 4 semaines après immunisation (procédure 2). Les procédures 3, 4 et 9 sont indolores, mais peuvent engendrer un léger stress qui ne perdure pas dans le temps, due soit à un nouvel environnement (procédure 3) soit à l’isolement social (procédure 4 et 9). Les animaux retournent à un état basal dès qu’ils sont de retour dans leur cage et leur boxe de stabulation. Toutes les procédures sont effectuées sous anesthésie générale grâce à l’Isoflurane 1% N2O/O2 (80%/20%), aucune souris ne sera vigile lors des procédures.

Devenir

A la suite des procédures 1, 2, 3, 4, 9, 10, les animaux sont maintenus en vie. La procédure 7 est la procédure d'euthanasie, les procédures 5 et 6 sont de classes sans réveil.

Remplacement

Nous ne pouvons souscrire au principe de remplacement dans ce protocole. En effet, il est nécessaire d'utiliser des animaux dans le cadre de notre protocole. Que ce soit pour les effets de l'immunisation ou bien encore du comportement, il est important de pouvoir tester ces paramètres chez l'animal. De plus, cette étude utilisant des animaux se base sur une bibliographie pertinente rendant cette étude sérieuse et fondée sur des bases déjà établies. Egalement, le système immunitaire est bien connu chez la souris. Il existe notamment d'autres modèles de maladie auto-immunes touchant le système nerveux central tel que l'encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE) mimant une sclérose en plaque. Ce modèle est bien connu et décris dans la littérature scientifique ce qui en fait un modèle pertinent et sérieux au regard de notre travail. Néanmoins, il y a des paramètres que nous devons étudier et qui n'ont pas fait l'objet de publication dans le monde scientifique, notamment le métabolisme des animaux suite à l'immunisation.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon nos travaux précédents publiés et la littérature. 490 souris seront nécessaires pour réaliser cette étude, et l’utilisation d’outils d’imagerie non invasive permettant de mesurer les lésions cérébrale et l'activité in vivo des flux cérébrales permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et sous une couverture analgésique adaptée au niveau de sévérité du geste, durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux, notamment par l'hébergement en groupes sociaux de 5 ou 6 animaux, l'enrichissement de leur environement avec maison et matériel de nidification. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été étudiée dans le modèle d'encéphalite à anticorps anti récepteur NMDA par immunisation active (Wagnon et al., 2020). L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier le métabolisme. Aussi L’anatomie du système nerveux murin et la physiologie de la souris sont également bien connus et sont proches de celles de l’Homme, ce qui fait des modèles utilisés dans ce projet des approches expérimentales fiables. Les expériences envisagées nécessitent l’utilisation d’animaux transgéniques tPA WT, tPA Null, de GluN1 Flox +/+ et -/-. Ces modèles transgéniques ne peuvent être réalisés que chez la souris (Mus musculus). Les animaux seront utilisés au stade jeunes adultes. En effet c'est à ce stade du développement que les animaux sont classiquement utilisés dans la littérature pour des modèles de pathologie auto-immune. En effet le modèle spécifiquement utilisé a été développé chez des animaux de 8 semaines (Wagnon et al., 2020). De plus, l'encéphalite à anti-récepteur NMDA concerne majoritairement chez l'Homme une population de jeunes adultes, rendant le développement de la pathologie et la symptomologie plus approrié pour une étude translationnelle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 380
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 380
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 380

380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces souris transgéniques Townes développent une drépanocytose avec anémie et atteintes du foie, des reins et de la rate, et reçoivent des candidats médicaments ainsi que des prélèvements de sang répétés au sinus de l'œil sous anesthésie. Le porteur indique que toutes seront tuées en fin de procédure pour prélever leurs organes. Il affirme que la complexité de la maladie impose d'en faire la preuve dans un "organisme intégré" et que le remplacement total par la culture cellulaire est impossible.

Objectifs

Il est aujourd’hui estimé qu’il naît chaque année dans le monde, plus de 300 000 enfants atteints de drépanocytose, une forme grave d’hémoglobinopathie à transmission autosomique récessive touchant le gène codant pour l’hémoglobine. La drépanocytose se caractérise par une altération de la forme native du globule rouge suite à la formation de polymères d’hémoglobine S mutée. Elle se manifeste des crises vaso-occlusives récurrentes et douloureuses ainsi que par une anémie hémolytique notamment dues à une inflammation vasculaire et un stress oxydant chroniques. Le caractère imprévisible des crises vaso-occlusives et les dommages tissulaires sévères et multifocaux subséquents rendent extrêmement difficile l'établissement d'un traitement efficace, expliquant pourquoi, à ce jour, il n'existe encore aucun traitement curatif applicable à l'ensemble de la population drépanocytaire. Il est donc nécessaire de continuer de développer des médicaments ciblant mieux les mécanismes d'action de la pathologie. Pour cela nous devons évaluer, sur des modèles physiologiques intégrés, l’impact de nouveaux candidats pharmacologiques pour mieux traiter la drépanocytose. La complexité de cette maladie nécessite de pouvoir faire la preuve de concept et d’efficacité dans un organisme intégré comme l’animal. Ce projet a pour objectif d'étudier l'effet de nouvelles molécules sur la physiopathologie de la drépanocytose dans un modèle murin transgénique développant la maladie. Dans ce contexte, nous évaluerons l'impact des molécules à tester sur l'érythropoièse, la production d'espèces réactives de l'oxygène (ROS), l'hématocrite, la falciformation des globules rouges, ou encore le dosage de l'hémoglobine. L’utilisation de la souris se fera en accord avec la règle des 3R (réduire, raffiner, remplacer). Le nombre d'animaux utilisés sera réduit au maximum afin de permettre des analyses statistiques solides. Des points limites destinés à limiter l'inconfort et la douleur des souris seront mis en place dans chaque procédure afin de veiller à leur bien-être. Une étude préliminaire pilote permettra de s’assurer de la faisabilité des mesures des paramètres listés ci-dessus et sera suivie d’études principales dont l’objectif sera d’évaluer l’efficacité de futurs candidats médicaments, seuls ou en combinaison avec l’hydroxyurée. Ce projet de recherche nécessitera au total 380 souris sur 3 ans.

Bénéfices attendus

Ce projet propose d'évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques afin d’améliorer le traitement des patients drépanocytaires. Ce projet permettra également de comparer de futurs candidats médicaments au traitement de référence de cette maladie, l’hydroxyurée. Plusieurs voies d’administration de ces composés seront envisagés afin de couvrir au mieux les effets potentiels sur la sévérité et la progression de la drépanocytose.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvement sanguins au sinus rétro-orbital, sous anesthésie isoflurane 3% et suivant une cinétique de prélèvement définis par le sponsor (en sachant qu'un prélèvement sanguin de 7,5% du volume total nécessite une semaine de récupération). Dans l'étude principale, les animaux recevront l'administration des composés à tester. La fréquence, la durée et la voie d'administration dépendra de la demande du sponsor (détails dans le rubrique Procédure 2). Sur animal anesthésié à l'isoflurane 3%, un prélevement en point final de sang sera effectué au sinus rétro-orbital. Puis un prélèvement d'organes (selon la demande du sponsor) aura lieu après mise à mort de l'animal pour histologie, analyse cellulaire, moléculaire et fonctionnelle ex- vivo.

Impact sur les animaux

Les effets indésiréables attendus sont ceux induits par le phénotype drépanocytaire spontanné des souris transgéniques Townes. Les souris Townes présentent une anémie, une demi-vie érythrocytaire raccourcie, une atteinte hépatique, rénale et splénique ainsi qu'une augmentation de l'érythropoïèse. Ces souris présentent un phénotype drépanocytaire dont l’ensemble des manifestations cliniques de la maladie serviront de paramètres d’évaluation d’efficacité de l’ensemble des composés pharmacologiques à tester, en les comparant et ou les combinant au traitement de référence, l’hydroxyurée.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure et des prélèvements sont réalisés pour étudier l'effet du composé testé sur la physiopathologie de la drépanocytose.

Remplacement

Lorsque cela est possible les composés sont évalués sur culture cellulaire ou organe isolé préalablement aux tests animaux afin de remplacer ou de réduire le nombre d’animaux impliqués dans ce protocole. Cependant, le remplacement total de l'expérimentation animale par des essais sur culture cellulaire n'est pas possible pour l'étude de la drépanocytose. En effet, les modifications physiopathologiques nécessaires au développement de la maladie sont très complexes et nécessitent la mobilisation d'effecteurs moléculaires et cellulaires nombreux. Il est impossible d'explorer l'ensemble de ces événements par une approche subsitutive de culture cellulaire. Il est donc important de pouvoir disposer de modèles physiologiques pertinents (modèle Townes) pour permettre une recherche fondamentale et appliquée tout en évaluant l'efficacité de nouvelles molécules à visée thérapeutique.

Réduction

Nous avons une approche en deux temps pour bien définir les meilleures conditions d’expérimentation. Une expérience préliminaire pilote permettra de valider les paramètres à évaluer avant d'administrer les composés à tester dans l'étude principale et de confirmer la robustesse du modèle, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux. Le nombre de souris nécessaires a été défini de façon à obtenir une puissance statistique suffisante pour pouvoir interpréter et valider les résultats d’expérience, tout en prenant en compte la disponibilité du modèle transgénique Townes.

Raffinement

Les souris seront hébergés selon les conditions de la réglementation 2010/63, à raison de 6 animaux par cage maximum, en unités ventilées. Un cycle jour/nuit de 12h/24 est assuré de façon automatique et la température est maintenue constante à 22°C. Leur environnement sera enrichi (igloo, buchette) afin d'éveiller leur sens, leur curiosité, leur activité physique. Les animaux seront pesés et leur aspect général sera suivi quotidiennement en accord avec le comité de suivi du bien-être animal de notre établissement. et reporté sur une feuille clinique par les animaliers et les expérimentateurs. L’atteinte d’un point limite défini dans la procédure avant la fin de l’expérimentation entrainera la mise à mort de l'animal.

Choix des espèces

Dans ce projet, les expériences in vivo sont indispensables car il n’existe pas de procédé in vitro ou in silico pour évaluer d’une part la délivrance des composés mais également leur efficacité sur la physiopathologie de la drépanocytose. La souris a été choisie car le modèle Townes a été développé afin de reproduire au mieux génétiquement et cliniquement la pathologie drépanocytose. Les souris utilisées auront 7-8 semaines au début de la procédure afin d'avoir des souris adultes avec un système immunitaire mature et ayant développé la pathologie.