Rongeurs
Etude chez la souris des reponses in vivo aux infections mycobacteriennes
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
1064 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par voie nasale avec des mycobactéries de la tuberculose, une partie recevant en plus des molécules immunomodulatrices, avant le prélèvement de leurs organes, pour étudier la réponse immunitaire à l’infection. Le porteur indique que certaines lignées perdent rapidement du poids et se prostrent, et précise qu’aucun antidouleur ni anti-inflammatoire n’est administré afin de suivre l’évolution de la maladie. Il affirme qu’aucun système in vitro ne reproduit l’infection du poumon.
Objectifs
La tuberculose est une pathologie majeure en santé humaine et en santé animale (bovins). L’agent pathogène principal de la tuberculose chez l’homme est Mycobacterium tuberculosis (Mtb) et Mycobacterium bovis (Mb) pour les bovins. Le BCG est le seul vaccin actuellement commercialisé contre la tuberculose chez l'homme mais son utilisation chez les bovins n’est pas autorisée en Europe. Les traitements antibiotiques chez l’hommes sont lourds, et l’apparition de souches résistantes aux antibiotiques rend les traitements conventionnels inefficaces. Une alternative aux antibiotiques pourrait être l’amélioration des compétences immunitaires, grâce au développement de stratégies d’immunomodulation, préventives ou thérapeutiques, complémentaires des moyens de lutte classiques. Pour cela, il est nécessaire d’avoir une meilleure compréhension des mécanismes inflammatoires et de la réponse immunitaire de l’hôte (homme, bovin) lors de la tuberculose. Notre objectif est, grâce au modèle murin, d’améliorer nos connaissances des manifestations de la maladie et des fonctions des cellules de l’immunité innée (macrophages, neutrophiles) ainsi que leurs interactions avec l’immunité adaptative (lymphocytes) et d'identifier des facteurs de l’hôte pouvant être immunomodulés afin de mieux lutter contre l’infection.
Bénéfices attendus
Nous espérons, grâce à ce projet, mieux comprendre les rôles de neutrophiles dans la physiopathologie de la tuberculose et de comprendre les interactions de ces cellules avec l’immunité adaptative (Lymphocytes). Ces travaux permettront également d'expliquer les différences de virulence et de dissémination des différentes souches mycobactériennes. Ces travaux, très fondamentaux, pourront permettre développer des stratégies d'immunomodulation en ciblant les facteurs de l’immunité, afin de mieux lutter contre la tuberculose.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une anesthésie par administration médicamenteuse par voie intrapéritonéale et seront ensuite infectées par voie intranasale (durée de l'intervention 15min/animal) . 288 de ces animaux recevront par voie intrapéritonéale des molécules (anticorps ou inhibiteurs) permettant de moduler l'expression de molécules cibles (durée de l'intervention 5 min/animal)
Impact sur les animaux
Nous savons par expérience que les souris C3HeB/FeJ sont beaucoup plus sensibles que les souris C57Bl/6 aux infections mycobactériennes. Ces animaux sont plus susceptibles d'atteindre les points limites lors d'infections avec les souches M.tuberculosis HN878 (souche clinique humaine) et M.bovis (souche référence bovine). Nous pourrons observer une perte de poids assez rapide associée à une prostration des animaux. Afin d'assurer un bon suivi de ces animaux, une grille d'évaluation de bien-être des animaux a été mise en place basée sur une observation quotidienne et une pesée bi-hebdomadaire
Devenir
L'ensemble des animaux du projet seront euthanasiés à la fin du protocole afin de permettre le prélèvement post mortem des organes (poumons, foie, rate, ganglion médiastinal, sang). Ces prélèvements nous permettront d'effectuer l'ensemble des analyses souhaitées comme l'analyse de charge bactérienne, du recrutement cellulaire ou de la sécrétion de médiateurs biochimiques.
Remplacement
Jusqu’à présent, aucun système in vitro ne permet de reproduire les caractéristiques d’infections du poumon et le modèle murin constitue un modèle expérimental pertinent
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux, un test statistique de calcul de la puissance ou de l'effectif nécessaire en utilisant un test de comparaison de deux échantillons indépendants a été réalisé. Pour les données mesurées que ce soit le recrutement cellulaire, cytokines secrétées, nous obtenons une puissance de test pour un effectif de 6 animaux de 87% pour un test Mann-Whitney. Nous utilisons des souris consanguines dont la variabilité génétique est très faible. Nous utilisons des tests statistiques non paramétriques spécialement conçus pour comparer des groupes de petits effectifs de type Mann-Whitney ou Bonferroni. Un maximum d’analyses sera effectué sur chaque animal (cellules immunitaires, cytokines, expression des gènes, histologie, évaluation de la charge du pathogène).
Raffinement
Les animaux seront élevés en communauté dans des cages enrichies avec du papier essuie tout, tunnel carton. Des visites des animaliers seront quotidiennes. Les animaux seront 6 par cage de 530 cm2. Nous réduisons, et limitons au maximum l'inconfort, la douleur, pouvant être subie par les animaux. Pour cela les animaux sont anesthésiés lors des infections et leur état général est suivi tout le long de l’expérimentation (poids, prostration…). Ainsi les animaux sont euthanasiés dès l’apparition des premiers signes de souffrance comme définis par le point limite. Aucun traitement (antidouleur ou anti-inflammatoire) n'est prévu afin de pouvoir suivre l'évolution de la maladie et comprendre le rôle du système immunitaire inné dans les mécanismes de défense liés à ces infections mammaires.
Choix des espèces
Les modèles in vitro ne permettent pas de modéliser la complexite de la reponse immunitaire d'un organisme entier . De plus les modeles murins d'infections mycobacteriennes sont tres bien etablis et permettent de mimer la physiopathologie observée chez l'homme et le bovin. Nous utiliserons des souris adultes agées entre 6 et 12 semaines. Poiur ce projet il nous faut des animaux ayant un systeme mature competent pour cela il nous faut des animaux adultes mais pas trop agées. De plus nous utilisons un modele validé par la communaute scientifique
Etude du rôle de GPR151 dans les interactions sociales chez la Souris à l’aide du test video du Live Mouse Tracker
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
124 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La seule intervention est l’implantation sous la peau d’une puce d’identification sous anesthésie, les animaux étant ensuite filmés en groupe puis tués, pour étudier le rôle d’un récepteur cérébral peu connu dans les comportements sociaux. Le porteur relie ce récepteur à l’addiction, à la dépression et à l’anxiété. Il affirme ne disposer d’aucune méthode de substitution pour étudier un comportement social complexe entre individus.
Objectifs
Ce projet de recherche vise à identifier les circuits neuronaux participant au développement de troubles cérébraux, en mettant l'accent sur les états émotionnels positifs et négatifs. Nous avons un récepteur d'interêt qui est à ce jour très peu connu et documenté. Ce récepteur est exprimé majoritairement une toute petite structure située au centre du cerveau. Ses fonctions sont encore à ce jour mal connues mais sa localisation presque exclusive ce noyau du cerveau suggère un rôle de ce récepteur dans des comportements clés associés à l’addiction aux drogues d’abus, la dépression, les troubles anxieux ou encore la balance entre états émotionnels positifs et négatifs. L’objectif de ce projet vise donc à mieux comprendre le rôle de ce récepteur dans des comportements sociaux, exprimés dans des groupes d'animaux
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mettre en évidence le rôle d'un récepteur peu étudié dans les interactions sociales de groupes, mais aussi sur chaque individu. L'appareillage utilisé effectue en effet un suivi permanent de l'activité des animaux, qu'ils soient proches de congénères ou isolés. Ce type d'analyse complexe nous permettra de poursuivre notre recherche sur le rôle de ce récepteur peu connu.
Procédures
Une implantation sous-cutanée d'une puce constituera la seule intervention que subiront les animaux. Elle se fera sous anesthésie et avec une couverture antalgique durant une durée de 30 minutes maximum..
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une implantation d'une puce RFID en sous-cutanée sous anesthésie gazeuse. Ensuite, ils resteront en groupe sociaux dans leur cages d'hébergement. Lors des périodes d'analyse, ils seront simplement transférés dans une arène de 50 cm de côté qui disposera de sciure, boisson et aliment qu'ils pourront explorer. En cas de rixe, l'animal dominant sera retiré du protocole si besoin.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet.
Remplacement
Nous souhaitons étudier un comportement social complexe impliquant des relations entre individus porteurs ou non d'une mutation génétique. Nous ne disposons pas de méthode alternative pour répondre aux questions posées par les données actuellement disponibles sur le gène étudié dans cette étude.
Réduction
Pour cette étude, nous emploierons le minimum d'animaux pour pouvoir conclure de manière robuste et statistiquement significative. Nous avons deux modalités expérimentales dans ce projet qui seront analysées de manière différentes. Les groupes d'animaux homogènes fourniront des données qui seront regroupées par génotype et seront analysées par statistiques paramétriques et des tests de corrélations pra paires. Pour les comparaisons de groupes mixtes (animaux controles et génétiquement modifiés dans la même cage), nous étudierons l'écart des anuimaux génétiquement modifiés, par rapport à la moyenne des animaux contrôles, à l'intérieur de chaque cage. Cette méthode permet de réduire les différences inter-cages qui sont très importantes. Suite à cela, ces écarts seront analysés par des analyses de corrélations.
Raffinement
Les animaux seront surveillés quotidiennement et auront un accès illimité à l'eau et à la nourriture. Ils subiront la pose d'une puce sous-cutanée sous anesthésie et avec une couverture antalgique suite à laquelle une attention particulière sera effectuée afin de vérifier la bonne cicartrisation. Nous avons défini des points limites éthique dans le cadre de la procédure expérimentale. Un antiseptique local par spray pourra être administré si besoin. Pour éviter tout stress de l'animal durant l'implantation, une anésthésie gazeuse sera effectuée.
Choix des espèces
Nous disposons de la lignée génétiquement modifiée pour le gène étudié et nous souhaitons poursuivre son étude dans ce projet. Les animaux seront agés de 8 semaines afin d'être au même stade de développement que lors des expériences précédentes
Effet d’une huile interestérifiée sur le métabolisme glucidique chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont rendues obèses et insulino-résistantes par un régime gras de huit semaines, avec des prélèvements de sang hebdomadaires, la moitié subissant en plus la pose chirurgicale d’un cathéter dans la veine jugulaire, pour comparer l’effet d’une huile interestérifiée de l’industrie agroalimentaire sur le métabolisme du glucose. Le porteur situe la retombée du côté d’une meilleure compréhension de cet additif alimentaire. Il indique explorer des approches in vitro de type organe sur puce, tout en jugeant le modèle animal encore nécessaire.
Objectifs
Ce projet vise à étudier l'effet d'un apport en graisse interestérifiée sur le métabolisme glucidique chez la souris. Les graisses interestérifiées. Les graisses interestérifiées sont issues de l'industrie agro-alimentaires et ont été développées par de nombreux fabricants d’aliments transformés pour trouver un substitut approprié lorsque des études scientifiques ont exposé les dangers inhérents aux acides gras trans pour la santé publique. Les industriels de l'agro-alimentaires devaient trouver une forme de graisse qui offrirait toujours la durée de conservation prolongée des huiles partiellement hydrogénées, mais qui ne contiendrait pas d’acides gras trans. Les graisses interestérifiées ont donc été développées. Il s'agit d'un produit entièrement hydrogéné avec bon nombre des mêmes caractéristiques que les graisses trans, mais chimiquement plus proche des graisses saturées. La graisse interestérifiée est produite par un processus appelé interestérification, qui réorganise la structure moléculaire des huiles végétales grasses. Des données chez l'animal et l'Homme montre cependant qu'un apport de graisse interestérifiée pourrait avoir un effet délétère sur l'homéostasie énergétique (prise de poids, intolérance au glucose voire insulino-résistance). Notre projet a pour but d'étudier l'effet des graisses interestérifiées sur l'homéostasie du glucose par rapport à un régime hyperlipidique n'en contenant pas chez des souris.
Bénéfices attendus
L'ensemble de cette étude permettra de mieux comprendre les effets d'une supplémentations en huile de palme interestérifié sur le métabolisme glucidique dans un modèle préclinique d'insulino-résistance.
Procédures
Quarante souris du lot 1 et quarante souris du lot 2 animaux seront soumises à un régime hyperlipidique pendant 8 semaines qui entraînera une prise de poids et la mise en place d'une insulino-résistance. De plus les animaux subiront des prélèvements sanguins une fois par semaine (10 microlitres) et 30 microlitres la semaine 7 pour le lot 1 un pendant le test de tolérance au glucose (qui dure 120 min, 3 prélévements de 10 microlitres aux temps 0, 15 et 120 min ). Pour le lot 2, un cathéter sera implanté dans la veine jugulaire à la semaine 7 (pour les 80 souris de ce lot 2) et 30 microlitres de sang seront également prélevés à la semaine 8 pendant le clamp hyperinsulinémique euglycémique (la durée du clamp est de 120 min, et les prélèvement s ont lieu aux temps 90, 100 et 120).
Impact sur les animaux
L'étude étant limitée à 8 semaines, nous n'attendons pas de nuisances ou d'effets indésirables. Hormis l'apparition d'une prise de poids et d'une insulino-résistance qui sont les effets attendus du régime hyperlipidique. Siur la base de notre expérience de trente ans d'utilisation des régimes obésogènes, il faut noter que la prise de poids attendue n'induit pas une obésité massive (environ 5 grammes pour une souris de 30 g). Il n'y aura pas donc d'effets délétères majeurs. En ce qui concerne la chirurgie, l’antalgie est assurée par du BUPRECARE (buprénorphine) en intra-péritonéale (1/100) que l'on administre en complément de l'isoflurane. Les outils sont désinfectées à l’alcool 70°, les animaux sont nettoyés à la vétadine afin de limiter le risque infectieux. En post opératoire, les souris reposent sur un tapis chauffant à 37°C, jusqu’au réveil. Pour poursuivre l’antalgie en post opératoire, dès la fin des sutures, du KETOPROFENE® (10%) est injecté en IP (0,15 à 0,3ml d’une dilution au 1/100 de KETOPROFENE® 10%) ainsi que le jour suivant l’opération si nécessaire. Le KETOPROFENE est un anti-inflammatoire, on l'administre après la chirurgie pour les douleurs post-opératoires. Le suivi post-chirurgical sera également effectué conformément aux bonnes pratiques. Le point limite est une perte de poids supérieure à 15% en suivi post-chirurgie.
Devenir
Les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Le contrôle du métabolisme fait intervenir de nombreux organes (foie, intestin, cerveau, muscles, tissus adipeux) qui communiquent entre eux en permanence pour informer l'organisme des besoins énergétiques et contrôles les flux d'énergie en fonction des besoins. Il est très difficile de mimer in vitro toutes ces interactions et c'est pour cela que l'utilisation des modèles animaux vivants est encore nécessaire. Cependant, nous avons entamé une réflexion sur le développement d'approches in vitro du type "organ on chips" qui permettent de mimer quelques interactions entre organe. De plus, nous allons effectuer en parallèle de nos études in vivo des études in vitro sur des cultures cellulaires pour disséquer les effets de l'huile de palme interestérifiée et identifier les mécanismes moléculaires les relayant.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux, nos collègues brésiliens ont commencé des études in vitro sur des cultures cellulaires pour tester les concentrations d'huile de palme que nous pourrons utiliser in vivo. Ils ont aussi réalisé une étude in vivo pour trouver la bonne dose d'HPI à utiliser pendant les 8 semaines de l'expérience. Ainsi nous utiliserons le nombre minimum nécessaire à générer des données interprétables. Les échantillons prélevés sur chaque animal permettront de générer un grand nombre d’informations sur des marqueurs moléculaires (métabolites, transcripts, protéines inflammatoires). De plus, grâce aux donnees de la littérature et aux nombreux résultats obtenus lors de projets précédents (nous travaillons sur des modèles de souris obèses depuis une 20aine d'années) nous avons estimé la taille des echantillons ( n=10 par groupe) permettant une analyse statistique efficace (test non paramétrique Mann-Whitney U). En effet les groupes de souris sont généralement très homogènes en terme de tolérance au glucose, des données physiologiques et biochimiques.
Raffinement
Les animaux seront maintenus avec leurs congénèes dans des milieux enrichis avec des morceaux de bois et des tubes en carton, ce qui permettra d'améliorer leur bien être. Ils seront également observés quotidiennement et un suivi du poids et de la prise alimentaire seront réalisés 1 fois par semaine. Cela nous permettra d'identifier rapidement les animaux en souffrance. En cas de perte de poids supérieure à 15 % l'animal sera euthanasié. Pendant les tests de tolérance au glucose et à l'insuline, les prises de sang seront réduites au minimum pour permettre le dosage d'insuline par des kit Elisa ultrasensibles (nécessitant 5µl de plasma), et les tests eux-mêmes seront espacés d'une semaine. Pour la série desitnée à la réalisation des clamps euglyémqiues-hyperinsuliénmiques, l'implantation du cathèter sera réalisée dans des conditions strictes d'asseptie par du personnel hautement qualifié ayant l'habitude de ce type de chirurgie. Les animaux sont anesthésiés par inhalation à l’ISOFLURANE® en 2 temps : la phase d’endormissement pendant laquelle est délivré 3,5% d’ISOFLURANE® dans l’air à un débit de 2L/min puis la phase d’entretien de l’anesthésie avec de l’ISOFLURANE® à 1,5% d’air à un débit de 0,4L/min. L’ISOFLURANE® n’ayant pas de propriétés analgésiques, l’antalgie est assurée par du BUPRECARE (buprénorphine) en intra-péritonéale (1/100) que l'on administre en complément de l'isoflurane. Les outils sont désinfectées à l’alcool 70°, les animaux sont nettoyés à la vétadine afin de limiter le risque infectieux. Le cathéter est passé sous la peau et est externalisée au niveau interscapulaire. En post opératoire, les souris reposent sur un tapis chauffant à 37°C, jusqu’au réveil. Pour poursuivre l’antalgie en post opératoire, dès la fin des sutures, du KETOPROFENE® (10%) est injecté en IP (0,15 à 0,3ml d’une dilution au 1/100 de KETOPROFENE® 10%) ainsi que le jour suivant l’opération si nécessaire. Le KETOPROFENE est un anti-inflammatoire, on l'administre après la chirurgie pour les douleurs post-opératoires. Le suivi post-chirurgical sera également effectué conformément aux bonnes pratiques et le point limite est une perte de poids de 15%.
Choix des espèces
Les modèles précliniques de souris obèses et insulino-résistantes, partagent avec l’humain de fortes homologies dans les régulations physiologiques, en particulier le contrôle de l’homéostasie glucidique et de l’adiposité. Le laboratoire travaille depuis de nombreuses années sur la souris en régime gras et a accumulé un grand nombre d’informations physiologiques et moléculaires qui seront utilisées pour interpréter les résultats obtenus. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes (30 jours) et seront nourris aux différents régimes pendant 8 semaines. La mise sous régime à un âge précoce permet d'avoir des résultats plus marquant qu'une mise sous régime qui se produirait à un âge plus avancé et mime l'apport excessif de calories pendant l'adolescence dans l'espèce humaine.
Evaluation de l’effet combiné de 2 traitements immunosuppresseurs sur le rejet de greffe induit par les lymphocytes NK
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
116 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un transfert de cellules d’une souris donneuse puis des injections et des prélèvements de sang répétés, souvent par voie rétro-orbitaire, avant le prélèvement de leur sang et de leur rate, pour tester deux immunosuppresseurs contre un rejet de greffe médié par les lymphocytes NK. Le porteur fixe un point limite de mise à mort à 20 % de perte de poids et mentionne un risque rare d’embolie lors des injections. Il affirme que l’effet de ces traitements à l’échelle de l’organisme ne peut être appréhendé par des modèles in vitro seuls.
Objectifs
La meilleure option thérapeutique pour les patients au stade terminal d'une défaillance d'organe vital est la transplantation, qui consiste à substituer chirurgicalement l'organe défectueux par un greffon fonctionnel prélevé chez un donneur. La principale complication de la greffe d’organe est le phénomène de « rejet » qui demeure la cause majeure d’échec en transplantation. En effet, bien que de la même espèce, les individus sont génétiquement différents. Le système immunitaire du receveur va alors reconnaître des antigènes présents à la surface du greffon comme étrangers, au même titre qu’il reconnaît un agent infectieux. On distingue différents mécanismes conduisant au rejet de greffe, en particulier l’un d’eux découvert récemment fait intervenir des cellules de l’immunité du receveur appelé « lymphocytes NK ». C’est donc autour de la compréhension des mécanismes immunologiques de ce nouveau type de rejet, appelé « rejet NK » que ce projet s’articule, grâce à l’utilisation d’un modèle murin de transplantation simplifié. Dans ce modèle la transplantation sera modélisée par le transfert de cellules de souris dites « donneuses » à des souris « receveuses » issues d’un fond génétique différent, permettant de recréer un rejet NK de manière moins invasive qu’une transplantation chirurgicale. Les patients transplantés sont contraints de prendre toute leur vie un traitement immunosuppresseur qui permet de diminuer la réactivité de leur système immunitaire vis-à-vis du greffon, afin de limiter le phénomène de rejet. Ces traitements, actuellement validés pour d’autres types de rejets, n’ont à ce jour jamais été testés sur le rejet NK. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer l’effet de 2 familles d’immunosuppresseurs sur ce rejet NK in vivo chez la souris, afin de pouvoir proposer ces traitements aux patients qui en sont atteints. Tout au long du projet, les conditions d'élevage, d'hébergement et de soins seront adaptées aux besoins des animaux. Les procédures utilisées dans ce projet n’occasionnent qu’une douleur et une angoisse minimes pour les animaux. Des points limites précis ont cependant été définis afin d’intervenir si besoin. Les prélèvements sanguins et injections seront réalisés sous anesthésie afin de limiter toute souffrance ou stress chez les animaux. Ce projet nécessite le recours à 116 souris, nombre calculé à visée de réduction par des méthodes biostatistiques nécessaire pour répondre à la problématique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de valider un nouveau modèle murin de rejet NK grâce à une technique de transfert de cellules, beaucoup moins invasif que le modèle chirurgical par transplantation cardiaque. Grâce à ce modèle murin, l’efficacité de 2 familles de traitement immunosuppresseurs (déjà disponibles en clinique) pourra être évaluer spécifiquement dans ce nouveau type de rejet NK. De manière plus concrète, la validation de l’efficacité de ces traitements chez la souris pourra permettre aux patients atteints de ce rejet particulier de bénéficier de ces médicaments pour limiter la perte de leur greffon
Procédures
Deux à 3 prélèvements sanguins (chaque prélèvement sanguin dure environ 30 secondes), et 2 à 10 injections (la durée d’une injection est inférieure à une minute) seront réalisés au cours de l’expérimentation. Ces gestes seront réalisés après anesthésie gazeuse et de manière alternée gauche/droite pour les prélèvements, afin de limiter le stress des animaux. Les procédures dureront entre 5 et 18 jours. L’ensemble de gestes seront réalisés par un opérateur expérimenté de manière à veiller à engendrer le moins de stress possible sur les animaux.
Impact sur les animaux
Au vu de la durée des procédures (maximum 18 jours) et de la dose d’immunosuppresseurs administrée (concentrations thérapeutiques déjà testées dans un précédent projet et évaluées dans la littérature comme inférieures aux concentrations toxiques), il n'y a pas d'effets indésirables attendus imputables aux substances injectées. Les principales nuisances attendues sont le stress et la douleur liés aux prélèvements et injections répétées de façon rapprochée. Les animaux seront anesthésiés par inhalation avant de procéder aux injections, ou aux prélèvements sanguins. Un collyre anesthésiant, sera administré aux souris avant de procéder à une injection intra veineuse par voie rétro-orbitaire ou à un prélèvement sanguin rétro-orbitaire pour limiter au maximum le stress et la douleur liés à ces gestes. L’ensemble des manipulations et gestes seront réalisées par un opérateur expérimenté afin de limiter les nuisances pour les animaux. Les souris seront surveillées dans les minutes suivants leur réveil après anesthésie afin de contrôler leur état et comportement.
Devenir
A la fin de la procédure, toutes les souris sont mises à mort après anesthésie gazeuse afin de prélever le sang et les rates des animaux, et procéder à l’analyse des cellules d’intérêt
Remplacement
Le but de cette étude est d'évaluer l'efficacité de 2 traitements immunosuppresseurs dans le traitement du rejet de greffe induit par les lymphocytes NK du receveur. Nous avons précédemment mis en évidence l'effet bénéfique de ces traitements in vitro grâce à un modèle de coculture cellulaire entre des lymphocytes NK de volontaires sains et une lignée de cellules endothéliales. Néanmoins, la complexité des mécanismes immunologiques en jeu, de même que l'effet des traitements immunosuppresseurs à l'échelle de l'organisme entier ne peuvent être appréhendés par des modèles in vitro seuls. C'est pourquoi ce projet nécessite l'emploi d'un modèle in vivo de rejet NK, permettant de confirmer les données que nous avons obtenu in vitro. Par ailleurs ce modèle de rejet NK utilise une méthode simplifiée par transfert de cellules d’une souris donneuse à une souris receveuse, beaucoup moins invasif pour les animaux que la chirurgie pour transplantation d’organe solide.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupes dans chaque procédure expérimentale a été calculé à minima afin que les résultats puissent être statistiquement interprétables, basée sur notre expérience passée. Les paramètres de réponse immunitaire étant relativement homogène chez les souris contrôles, nous avons pris le parti de diminuer le nombre d'animaux contrôles à 5 plutôt que 8. En cas d'échec de l'une des expérimentations dû à problème technique, nous gardons la possibilité de renouveler une fois les procédures.
Raffinement
Au vu de la durée des procédures et de la dose d’immunosuppresseurs administrée (concentrations thérapeutiques déjà testées dans un précédent projet et évaluées dans la littérature comme inférieures aux concentrations toxiques), il n'y a pas d'effets indésirables attendus imputables aux substances injectées. Un collyre anesthésiant, sera administré aux souris anesthésiées par inhalation avant de procéder à une injection ou un prélèvement sanguin. Les gestes d'injection et les prélèvements seront réalisés par un opérateur expérimenté afin de limiter les nuisances liées au geste. Les côtés seront alternés afin de limiter les conséquences de ces prélèvements et dans le cas où l'œil montrerait des signes d'inflammation après l’injection, il sera rincé quotidiennement par sérum physiologique. Un point de compression sera réalisé au site de ponction après chaque prélèvement. Une hémorragie non contrôlée conduira à la mise à mort de l’animal. Les animaux seront surveillés dans les 15 minutes suivants leur réveil après anesthésie, afin de contrôler leur état et comportement. De plus une surveillance du comportement des animaux sera observée de manière très régulière, avant chaque geste et le lendemain des transferts de cellules. Dans de très rares cas, l’injection intraveineuse peut se compliquer d’une embolie. Les points limites suivants conduiront à la mise à mort de l’animal : coma, convulsions. Si des signes de souffrance ou des modifications de comportement tels qu’une prostration, des yeux mi-clos, un pelage hérissé, un dos vouté ou encore une absence d’interaction avec ses congénères sont observés, cela conduira à une nouvelle surveillance de l’animal le lendemain. En cas de persistance de ces signes de souffrance un antalgique de palier 1 (paracétamol) pourra être administré à l’animal. Si aucune amélioration n’est observée, l’animal sera sorti du protocole et sera mis à mort. La perte de poids étant un indicateur clé de l’état de souffrance ressentie par les souris, ces dernières seront pesées 2 fois par semaine durant le déroulé de la procédure. Une perte de poids supérieure à 10% du poids maximum atteint par l’animal conduira à sa réhydratation avec de l’eau gélifiée durant 48h ainsi que la mise à disposition de croquettes humidifiées dans la cage pour favoriser l’alimentation. Une perte de poids supérieur à 20% du poids maximum de l’animal, constitue un point limite à cette procédure. L’animal sera alors mis à mort.
Choix des espèces
Du fait de leur similarité avec l’homme en termes de génétique, d’anatomie et de physiologie, la souris représente un modèle expérimental privilégié pour l’étude du rejet de greffe. Afin de reproduire la différence génétique entre un donneur et un receveur d’organe conduisant au rejet, deux lignées de souris de fonds génétiques différents seront utilisées. Les cellules de souris donneuses, qui expriment à leur surface des antigènes différents de celles des souris receveuses, seront reconnues comme « étrangères » par les lymphocytes NK des receveuses, conduisant ainsi à leur destruction. Des souris adultes entre 8 et 15 semaines seront utilisées dans ce projet. Nous avons choisi cette fenêtre afin de laisser le temps au système immunitaire de se développer et d’atteindre sa maturité afin de répondre aux antigènes administrés.
Évaluation de l’association d’extraits de végétaux issus de la pharmacopée européenne sur la prévention de l’hypertension essentielle dans différents modèles de rongeurs.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
132 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie d’implantation d’un capteur de pression dans l’aorte, un gavage quotidien et deux prélèvements de sang, avant le prélèvement de ses tissus, pour évaluer des associations d’extraits de plantes contre l’hypertension. Le porteur indique qu’une perte de poids suit la chirurgie et qu’un gavage prolongé peut irriter l’œsophage. Il affirme que la pression artérielle ne peut être étudiée que sur un organisme complexe et écarte le recours à un modèle in vitro.
Objectifs
D’après l’OMS 2 milliards de personnes dans le monde sont en surpoids, 650 millions sont obèses et 1 adulte sur 3 est atteint d’hypertension artérielle (HTA). Dans l’hypertension, les vaisseaux sanguins subissent en permanence une pression élevée (pression diastolique ≥90mmHg et pression systolique ≥ 140mmHg), ce qui peut les endommager. Plus l’hypertension est élevée, plus les risques associés sont importants et peuvent entrainer des complications graves (AVC, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale, infarctus de myocarde…). L’utilisation d’extraits végétaux en complément des mesures hygiéno-diététiques est une piste sérieuse pour prévenir l’évolution de l’HTA. Certains extraits végétaux issus de la pharmacopée européenne ont déjà montré des effets bénéfiques et protecteurs. L’objectif de ce projet et d’étudier les bénéfices apportés par différentes formulations innovantes d’extraits végétaux sur la prévention du développement de l’HTA dans différents modèles murins et de mieux comprendre les mécanismes d’action mis en jeu dans cette prévention. Chez les rongeurs (rats, souris), il est possible d’induire un état d’hypertension en nourrissant les animaux avec un régime riche en gras et en sel (HF -HS) (mimant les mauvaises habitudes alimentaires impliquées en partie dans le développement de l’hypertension chez l’homme) durant plusieurs semaines. Une hypertension peut également être obtenue en ayant recours à des animaux naturellement hypertendus comme le rat SHR ou en ayant recours à l’administration de composés pharmacologiques. Au cours de ce projet, les animaux seront placés dans un environnement adapté à leurs besoins physiologiques et observés quotidiennement sur la base de critères comportementaux (posture, appétit, interaction avec l’environnement…) et morphologiques (croissance, prise de poids, état général des dents, du poil…) pour prévenir au plus vite de la diminution de leur état de bien-être (raffinement). Les différents tissus obtenus au cours de ce projet seront stockés pour permettre des analyses ultérieures et éviter de devoir recourir à un projet similaire dans le temps. L’ensemble de ces dispositions répond aux principes fondamentaux des 3Rs (réduction, raffinement, remplacement) dans le cadre de l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont d’identifier des nouvelles associations d’extraits végétaux susceptibles d’améliorer la pression artérielle dans un contexte d’hypertension. Ces nouveaux extraits pourraient à terme, aider les personnes souffrant d’hypertension à réguler leur pression artérielle. Ce projet pourrait également permettre d’identifier et de caractériser des mécanismes d’action liés aux effets bénéfiques de ces extraits.
Procédures
Les animaux seront soumis aux actes suivants au cours du projet : - Une implantation d'un capteur de pression artérielle via l'aorte abdominale (chirurgie sous anesthésie générale) d'une durée totale d'environ 45 minutes. - Un gavage quotidien (administration de composés à raison de 8ml/kg) sur la durée de l'étude. L'acte a une durée inférieure à 10 secondes, contention comprise. - 2 prélèvements de sang de 500 µl (début et fin d'étude) compris dans les recommandations du NC3R. L'acte a une durée inférieure à 1 minute, contention comprise.
Impact sur les animaux
Ce projet nécessite de recourir à une chirurgie pour l’implantation d’outil de télémétrie. Comme pour toute chirurgie, un risque de perte dans le temps chirurgical est envisagé. Également, durant les 2 à 3 premiers jours après la chirurgie, une perte de poids est attendue. Cette perte de poids devrait cependant être compensée les jours suivants. Pour les animaux recevant une administration chronique de produit par gavage quotidien, une irritation de l’oesophage peut apparaitre (rare). Cet effet indésirable est réduit par la réalisation de l’acte par du personnel entrainé et qualifié.
Devenir
A la fin de chaque procédure des tissus seront prélevés pour réaliser des analyses complémentaires au laboratoire. Les animaux seront donc euthanasiés.
Remplacement
L’aspect hémodynamique de la pression artérielle et la complexité des mécanismes qui la régule ne peuvent être évalués qu’en ayant recours à des un organisme complexe présentant des similitudes avec L’Homme. Les rongeurs sont des modèles adaptés d’études ne peuvent pas se substituer à un modèle in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit à son minimum pour permettre de répondre à la question scientifique tout en préservant la bonne puissance statistique. L’utilisation de la technique de télémétrie pour l’évaluation de la pression artérielle correspond au gold standard et permet de réduire la variabilité de mesures rencontrées dans d’autres techniques (exemple tail cuff). La diminution de cette variabilité permet de réduire davantage le nombre d'animaux.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages adaptées, et conformes aux besoins de l’espèce avec un accès à l’eau et à la nourriture ad libitum et avec un enrichissement du milieu (matériel de nidification + tube en plexiglas rouge). Les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale et la douleur sera prise en charge par l’utilisation d’analgésique (kétoprohène). Le recours à la télémétrie pour l’évaluation de la pression artérielle constitue un gold standard et permet d’enregistrer la pression artérielle en continu sans avoir recours à la manipulation de l’animal (pas de contention, diminution du stress…)
Choix des espèces
La souris C57BL/6 est une lignée polyvalente largement utilisée dans la recherche sur le métabolisme et la nutrition. Cette lignée lorsqu’elle est soumise à un régime DIO développe une obésité au cours du temps. Cet état d’obésité peut être accompagné d’HTA en ajoutant un composé pharmacologique comme le L-Name dans l’eau de boisson. Le rat SHR est naturellement hypertendu et est également un modèle de choix pour l’étude de l’HTA. Les 2 modèles utilisés dans ce projet sont complémentaires et adaptés à nos objectifs. Le rat SHR dérive du rat Wistar, ce dernier sert de référence ne développant pas d’hypertension. En se basant sur nos précédents projets, les animaux utilisés seront âgés de 8 - 12 semaines à l’initiation du traitement / chirurgie ce qui correspond à un état de jeunes adultes (maturité du système immunitaire et sexuel). Pour les rats SHR la PA progresse au cours du temps et il est préférable d'utiliser des animaux jeunes pour observés un ralentissement du developpement de l'hypertention.
Etude du couplage excitation-contraction musculaire normal et pathologique dans le muscle squelettique de souris adulte, après modification transitoire et localisée de l’expression de protéines d’intérêt.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit sous anesthésie un transfert de gène par électroporation dans les muscles de la patte arrière, puis est tué pour prélever ces muscles, afin d’étudier le fonctionnement de canaux ioniques normaux ou porteurs de mutations humaines. Le porteur décrit une douleur légère après l’intervention, un léchage de la patte se résorbant en une douzaine d’heures. Il affirme que le couplage étudié reste trop immature dans les cellules en culture et que le muscle de souris adulte est requis.
Objectifs
La stimulation du muscle squelettique par le nerf moteur fait intervenir un ensemble de petits courants électriques qui se propagent à la surface du nerf puis du muscle. Ces courants électriques sont dus au passage d'ions dans des protéines poreuses appelées canaux ioniques qui sont situés dans la membrane de surface entourant les cellules. Ces courants électriques sont détectés à la surface du muscle par un type de canal ionique sensible aux variations de potentiel électrique, le canal calcique Cav1.1. Celui-ci est alors stimulé et active en retour un autre canal calcique appelé récepteur de la ryanodine de type 1 ou RyR1. Il en résulte une augmentation massive et soudaine de la quantité d’ions calcium (Ca2+) dans la cellule musculaire qui déclenche aussitôt le raccourcissement de la cellule musculaire : c'est la contraction musculaire. Ces mécanismes responsables de ce qui est appelé le couplage "excitation-contraction" jouent évidemment un rôle clé dans le déploiement de force musculaire et sont fréquemment affectés lors de pathologies musculaires. Ce projet vise à caractériser les mécanismes fondamentaux de fonctionnement des canaux ioniques impliqués dans l’excitation et dans le couplage excitation-contraction. Notre but est aussi d’évaluer comment ces mécanismes sont altérées dans des conditions pathologiques. Comme décrit ci-dessous, l’exploration du couplage excitation-contraction nécessite l'utilisation de muscle squelettique mature et à ces fins, nous utiliserons une technique de transfert local et transitoire d’ADN exogène chez la souris adulte.
Bénéfices attendus
De très nombreuses pathologies musculaires sont des maladies génétiques dues à des mutations dans les gènes codant pour les canaux ioniques impliqués dans le couplage excitation-contraction. Cependant les conséquences de ces mutations sur l’excitabilité et le couplage dans le muscle squelettique restent mal connues. Dans ce contexte, le but de ce projet est d’étudier les effets de mutations de ces canaux, mises en évidence par des médecins chez des patients, sur le fonctionnement de la cellule musculaire différenciée. Pour cela, il est nécessaire de mettre au point des modèles d’étude de canaux ioniques soit normaux soit comportant des mutations pathologiques en utilisant les cellules musculaires de souris adulte comme modèle. Ce projet a pour ambition de conduire à une meilleure compréhension des mécanismes fondamentaux et pathologiques et ainsi de permettre l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et l’émergence de nouveaux traitements.
Procédures
L’intervention consistera à réaliser un transfert de gène par électroporation intramusculaire, procédure précédemment utilisée au laboratoire. Le transfert est transitoire et est réalisé uniquement sur un territoire restreint de muscles présents dans la paume des membres postérieurs de souris adulte (c’est-à-dire la face ventrale du pied). Ce transfert de gène permet à quelques cellules du muscle de souris d’exprimer des protéines particulières, des canaux ioniques, en particulier les formes pathologiques de ces canaux ioniques précédemment identifiés chez des malades. Le transfert de gène par électroporation est réalisé après analgésie et anesthésie de l’animal et consisté à injecter l’ADN correspondant aux gènes des canaux ioniques et à appliquer pendant quelques dizaines de secondes un courant électrique au niveau de la face ventrale du pied des membres postérieurs. Afin d’éviter des dommages tissulaires ou une réaction inflammatoire pouvant altérer les muscles de ce territoire et nuire au bien-être animal, les conditions utilisées sont les plus modérées possibles, en termes de durée (20 s par membre postérieur) et d’intensité du champ électrique (80 à 100 V). L’électro-transfert a pour but l’expression transitoire dans le muscle des canaux ioniques d’intérêts sans que d’autres paramètres comme la maturité cellulaire, la structure tissulaire ou le fonctionnement musculaire ne soient modifiés. Une fois la procédure réalisée, l’animal est hébergé pendant 1 à 10 semaines, notre expérience montrant que cette durée est suffisante pour permettre l’expression optimale des différentes protéines par électro-transfert de gènes. Le prélèvement des muscles est alors réalisé après mise à mort des animaux et les analyses sont réalisées sur muscles frais. En moyenne 15% des cellules expriment ainsi les canaux ioniques qui ont tous la propriété de fluorescer, ce qui facilite le repérage des cellules positives par microscopie à fluorescence. Les analyses des différents paramètres de physiologie cellulaire sont ensuite le plus souvent menées sur une cellule à la fois et s’accommodent bien de ce nombre de cellules relativement peu important.
Impact sur les animaux
Sur la base de la bibliographie, de nos études préliminaires et des avis de membres de la SBEA, des grilles d'évaluation ont été mises en place et les points limites seront appliqués en fonction des scores obtenus. Comme indiqué précédemment, le risque de score élevé est minime mais il existe toujours un risque lié soit à une erreur technique (injection mal réalisée...), soit à la possibilité que l’expression d’une des protéines d’intérêt ait des effets délétères imprévisibles. Les études préalables menées sur différentes protéines d’intérêt n’ont pas révélé d’effets indésirables graves ou de signes importants de douleur : l’animal montrait des signes de douleur légère (léchage de la patte) juste après la procédure, douleur spontanément résorbable dans les 12h post-électroporation. Malgré tout, un suivi clinique accru des animaux sera réalisé le jour même et le lendemain de la procédure, en accord avec le responsable du bien-être animal de l’établissement et en utilisant des grilles de score. Un suivi quotidien sera ensuite réalisé et un examen clinique sera alors réalisé si jugé necessaire.
Devenir
Tous les animaux ayant été soumis à la procédure d’expérimentation seront mis à mort afin de pouvoir prélever les muscles correspondants et conduire ex vivo les différents caractérisations du couplage excitation-contraction envisagées.
Remplacement
L’expression adéquate des protéines d’intérêt à l’aide des plasmides mis en œuvre est vérifiée en utilisant des modèles d’études en remplacement du modèle souris (cultures cellulaires). Cependant le couplage excitation-contraction est très immature dans les cellules musculaires en culture et sa caractérisation ne peut donc se faire que sur des cellules adultes, prélevées chez l’animal. Le muscle squelettique de souris adulte est un modèle pertinent, ses caractéristiques étant suffisamment similaires à celles du muscle squelettique humain adulte pour en constituer un modèle approprié.
Réduction
Au total, un maximum de 150 souris seront nécessaires pour les 5 ans du projet. Le nombre d’animaux sera le minimum raisonnable pour démontrer ou infirmer statistiquement les hypothèses. L’analyse du couplage excitation-contraction se fera avec une ou deux souris par semaine. Il est possible qu’au cours de l’étude des résultats significatifs soient obtenus avec un nombre plus faible d’animaux : dans ce cas le nombre d’animaux utilisé sera revu à la baisse. Contrairement par exemple à une lignée transgénique, tous les animaux soumis au transfert transitoire d’ADN intramusculaire constitueront des animaux expérimentaux.
Raffinement
L’électroporation est réalisée sur l’animal anesthésié et sous analgésie. La procédure a pour but l’expression transitoire in vivo des protéines d’intérêts sans que d’autres paramètres comme le degré de maturité cellulaire, la structure tissulaire ou le fonctionnement musculaire ne soient modifiés. Les conditions utilisées lors de l’électroporation ont été raffinées en réduisant au maximum la durée et l’intensité du champ électrique, dans le but d’éviter des dommages tissulaires ou une réaction inflammatoire néfastes pour le muscle et le bien-être animal. Le risque estimé que l’expression des canaux ioniques altère sévèrement la motricité ou la physiologie générale de l’animal est faible pour différentes raisons: 1/ l’expression sera restreinte temporellement (durée d’expression au maximum de 10 semaines) 2/ l’expression sera restreinte spatialement, puisque seuls les muscles de la paume de la patte arrière seront ciblés ; Cette restriction spatiale est d’autant plus importante que toutes les cellules des muscles ciblés n’exprimeront pas les canaux : d’après des résultats préalables, seules 15% des fibres musculaires expriment en moyenne les protéines exogènes. Un suivi post-opératoire minutieux sera mis en place le jour et le lendemain de la procédure et un suivi des animaux sera également réalisé pendant toute la durée de l’hébergement. Le suivi sera fait sur la base de grilles de scores sur des paramètres comme la douleur, l'état général et la locomotion et des points limites seront appliqués en fonction des scores. Le score maximal total est de 20 et les animaux qui présenteraient un score total ≥ 10 recevront des soins adaptés et seront mis à mort si ce score persiste au delà de 24h.
Choix des espèces
La souris est un modèle mammifère bien adapté à l’étude du couplage excitation-contraction et l’excitabilité musculaire. Son génome ainsi que les caractéristiques de son couplage excitation-contraction musculaire présente des homologies importantes avec celui de l’Homme. En outre ce modèle se prête bien à l’électrotransfert d’ADN et la procédure sur ce modèle est aujourd’hui standardisée; Des animaux adultes, agès de 8 à 24 semaines, seront utilisés, afin que les processus de différenciation des structures et protéines cellulaires impliqués dans l’excitabilité musculaire soient terminés, et afin de garantir un couplage excitation-contraction le plus mature possible. Les animaux sont généralement réceptionnés à l'age de 7 à 9 semaines et subissent une periode d'acclimatation d'au minimum 2 semaines avant d'être soumis à la procédure.
Induction de tolérance au facteur VIII dans un modèle pré-clinique murin de thérapie génique pour l’hémophilie A
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
447 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 312 d’entre elles et modéré pour 135. Elles reçoivent des injections et jusqu’à trois prélèvements de sang dans le sinus derrière l’œil, geste qui peut léser l’œil, avant le prélèvement de leurs organes lymphoïdes et d’un muscle, pour tester une méthode visant à éviter le rejet immunitaire d’une thérapie génique de l’hémophilie A. Le porteur situe la retombée du côté d’un essai clinique porté par une société nommée. Il affirme que seule une approche in vivo rend compte de l’induction d’une réponse immunitaire.
Objectifs
L’objectif du projet est de valider dans un modèle préclinique une nouvelle approche thérapeutique destinée à tolériser les patients hémophiles A candidats à la thérapie génique par vecteur AAV codant pour le facteur VIII thérapeutique (AAV-F8). L’objectif de notre approche est notamment de prévenir l’apparition des réponses immunitaires dirigées contre le facteur VIII thérapeutique, notamment le développement d’anticorps neutralisants conduisant à l’échec de ce type de thérapie génique (réponse neutralisante contre le transgène).
Bénéfices attendus
Les patients traités par thérapie génique à l’aide de virus AAV développent des réponses neutralisantes contre le vecteur AAV et contre la protéine dérivée du transgène. L’apparition de cette réponse neutralisante représente un échec clinique important car les patients ne peuvent plus être retraités par thérapie génique; ils sont exclus de toute tentative de traitement ultérieure. De plus, le traitement substitutif classique à l’aide de FVIII exogène devient inefficace, et les patients se retrouvent dans une impasse thérapeutique pour prévenir les hémorragies. Des résultats positifs conduiraient immédiatement à la mise en place d’un essai clinique par la société Topas Therapeutics, avec à la clef un nouveau protocole thérapeutique pour les patients hémophiles A.
Procédures
Les animaux subiront une injection intramusculaire ou une injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse. Ces interventions (injection) ne durent que 10 à 20 secondes. Ils subiront également 3 prélèvements sanguins espacés de 20 jours. Ces prélèvements seront également réalisés sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 20 secondes d'immobilisation maximum de l'animal anesthésié. Dans certaines conditions expérimentales, les animaux subiront en plus des gestes cités précedemment 5 injections intraveineuse espcées de 4 à 5 jours. Ces injections seront là encore réalisées sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 10 à 20 secondes d'immobilisation de l'animal anesthésié.
Impact sur les animaux
Les lésions au niveau de l'œil sont possibles du fait des cycles d’injections/ prélèvements au niveau du sinus rétro-orbital, mais ce risque est limité. Par ailleurs, cette voie est à privilégier par rapport à l’injection au niveau de la veine caudale (contention de l’animal pouvant induire des hématomes chez des souris hémophiles), ou le prélèvement au niveau de la capsule sub mandibulaire (temps prolongé de saignement chez des souris hémophiles, limité par la pression de l’oeil en cas de prélèvement au niveau du sinus).
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Les organes lymphoïdes et le mucle gastrocnémien seront collectés pour l' évaluation de la réponse immunitaire anti FVIII ou pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Le projet fera appel à différents modèles expérimentaux chez la souris. En effet, seule une approche expérimentale in vivo permet de rendre compte de la complexité des systèmes biologiques (notamment l’induction d'une réponse immunitaire ou d'une tolérance au FVIII). Toutefois, toute information obtenue par l’expérimentation animale sera immédiatement transposée à des systèmes in vitro pour analyses ultérieures si de nouvelles questions surviennent.
Réduction
Un nombre maximum de 447 animaux sera utilisé pour ce projet. Le nombre de répétitions des expériences sera défini de manière rationnelle : si une expérience donne des résultats statistiquement significatifs avec une puissance appropriée (Test de Mann Whitney), elle ne sera pas répétée, sinon elle sera répétée une à deux fois maximum. Les organes, sérum et cellules des souris euthanasiées en fin d’expérience seront conservés; ainsi, aucune expérience supplémentaire ne doit-elle être faite si des questions nouvelles surviennent.
Raffinement
Les souris seront hébergées en accord avec les lois d’éthique françaises. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées avec le personnel de l’animalerie. Les animaux disposent de nourriture et de l’eau ad libitum. L’environnement est enrichi par ajout de nids végétaux et de tunnels en carton. Les souris seront hébergées avec un maximum de 5 souris par cage. Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (5 souris maximum par cage, ajout de nids végétaux et de tunnels en carton). Tout geste (injection/ prélèvement) susceptible d'entraîner une douleur/ souffrance sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Les animaux malades seront soignés ou euthanasiés.
Choix des espèces
La seule alternative connue est l’utilisation d’un modèle canin hémophile. Nous n’avons pas les infrastructures nécessaires pour l’élevage de ce modèle expérimental. De plus, la souris est la seule espèce qui permette d’avoir un nombre d’individus de même âge suffisant, et de génotype homogène, qui permette l’obtention de résultats statistiquement fiables, et pour lequel les outils nécessaires à l’étude de la réponse immunitaire sont disponibles sans restriction. Des souris adultes, âgées de 7-12 semaines en début d’expérimentation (système immunitaire mature) seront utilisées.
Etude de l’impact de la L-Dopa sur les comportements sociaux d’un modèle murin de troubles du spectre autistique (TSA)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1358 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 878 d’entre elles et sévère pour 480. Des femelles gestantes reçoivent une injection d’acide valproïque qui provoque une surmortalité de leur descendance avant le sevrage, les jeunes survivants subissant ensuite des injections de dopamine, l’implantation d’une puce, une chirurgie sans réveil et des tests comportementaux non détaillés, pour évaluer un traitement des troubles du spectre autistique. Le porteur qualifie ces gestes d’inconfort léger malgré une gravité déclarée jusqu’à sévère. Il affirme que ces symptômes de nature comportementale ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et présente le recours au modèle animal comme "essentiel".
Objectifs
Les études épidémiologiques ont apporté des preuves tangibles qu’une exposition prénatale à l’acide valproïque (VPA), un anti-épileptique, est associée à un risque accru de développer des troubles psychiatriques et neurologiques tel que les Troubles du Spectre Autistique (TSA). Les TSA sont des troubles du développement qui sont associés à des perturbations dans la communication, les interactions sociales, la conscience et les émotions. Les TSA sont également caractérisés par des comportements répétitifs et restreints. Un nombre croissant de preuves associe les TSA aussi à des troubles complexes du mouvement, dont l’absence de coordination des mouvements. Ces troubles moteurs sont une indication d’une altération du système dopaminergique pouvant concerner les mêmes centres nerveux que ceux affectés dans la maladie de Parkinson. L’objectif de ce projet est de déterminer l’impact d’un traitement à la Dopamine sur les comportements sociaux et moteurs dans le modèle murin des TSA. Ce projet ouvre la voie vers un traitement des TSA avec une molécule éprouvée, la Dopamine, car déjà utilisée depuis plus de 40 ans dans le traitement de la maladie de Parkinson.
Bénéfices attendus
Les données de la littérature montrent des déficits sociaux dans ce modèle animal de TSA avec une diminution significative du niveau cérébral de Dopamine indiquant une possible implication des systèmes dopaminergiques dans les troubles sociaux. Le traitement des animaux présentant un TSA avec la Dopamine pourrait induire une restauration ou une amélioration des capacités sociales avec une compensation des déficits dans les taux de dopamine. Si le traitement à la Dopamine se montre capable de corriger ou améliorer les déficits sociaux et/ou moteurs dans ce modèle, cela pourrait constituer une voie d’approche pour le traitement de ces troubles dans les TSA.
Procédures
1) Traitement par la Dopamine : 1 injection, moins de 2 minutes par animal, 2) Exposition à l’acide Valproïque : une injection, moins de 2 minutes par animal en cours de gestation 3) Chirurgies sous anesthésie avec antalgique : 1 chirurgie de 10 minutes maximum sur la descendance pour implantation d’une puce qui permettra le suivi des animaux, 1 seule fois et 1 chirurgie sans réveil de l’animal, 5 minutes maximum. 4) 2 Tests comportementaux : 15minutes et 6h cumulées, 1 seule fois 5) Prélèvement sanguin sous anesthésie générale et antalgie : 1 seule fois, 5 minutes maximum.
Impact sur les animaux
1/ Léger inconfort lié à l’injection de Dopamine pouvant engendrer des comportements stéréotypiques 2/ Léger inconfort lié à l’injection de l’acide valproïque engendrant une surmortalité chez la descendance avant le sevrage et des symptômes sociaux et moteurs chez la descendance qui atteint le sevrage 3/ Léger inconfort lié au réveil après anesthésie et à l’implantation de la puce de traçage 4/ Léger stress lié aux tests comportementaux 5/ Léger inconfort lié à l’injection de l’antalgique pour le prélèvement sanguin
Devenir
Les lots de souris consacrés à l’étude pilote permettant de déterminer les doses de traitement à la dopamine sont mis à mort à la fin de dette étude. Ces animaux ayant reçus une dose de Dopamine ne peuvent pas être réutilisés dans un autre projet. Pour l’étude de l’effet de la Dopamine sur les comportements sociaux et moteurs dans le modèle des TSA, tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’étude pour la collecte des tissus et l’analyse en aval.
Remplacement
Nous étudions les bases cellulaires et moléculaires de pathologies psychiatriques dont les TSA pour ce projet. Les symptômes cliniques de cette pathologie sont de nature comportementale (cognitive et motrice) qu’il est impossible de reproduire en culture cellulaire ou en modèle informatique dans l’état des connaissances actuelles. De ce fait, la nécessité de modèles animaux apparaît essentielle à l’étude de cette pathologie. Ces approches nécessitent la présence du réseau neuronal qui est uniquement accessible dans des modèles d’animaux intègres et donc vivants. Il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier.
Réduction
Des études statistiques préalables nous ont permis de définir les effectifs nécessaires à la réalisation de ce projet de façon à mettre en évidence des différences significatives tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Afin de déterminer la taille de l’échantillon nécessaire pour cette étude, nous avons effectué une analyse de puissance : le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet est de 1358 souris. Nous avons aussi pris en compte le pourcentage de succès de la reproduction pour la souche murine utilisée ainsi que le taux de survie de la descendance des mères en présence de VPA ou non. Dans ce projet, nous utiliserons également une approche séquentielle permettant de limiter le nombre d’animaux au maximum pour déterminer la dose efficace de L-Dopa pour le traitement des animaux.
Raffinement
Nous avons planifié ce projet en gardant à l'esprit la nécessité de réduire, sinon de soulager l'inconfort, la douleur, la détresse ou l'angoisse des animaux, et dans le but d'obtenir plus d'informations pertinentes en minimisant le "mal être" animal. Les animaux auront une période d’habituation à l’animalerie de 14 jours avant toute intervention. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape par une surveillance quotidienne des animaux, l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu. De plus toutes les chirurgies se font sous anesthésie générale en présence d’antalgique additionnée à une anesthésie locale et sur tapis chauffant. Les animaux sont pesés deux fois par semaine jusqu’au sacrifice et pour les mères durant la gestation. Les descendants ne sont pas manipulés de leur naissance au sevrage, mais seulement observés. Nous réaliserons une étude pilote afin de déterminer la dose optimale de Dopamine à utiliser pour éviter les effets néfastes d’un excès de Dopamine (hyperactivité / stéréotypies). Les femelles, même lorsqu’elles sont gestantes, sont hébergées par 2 dans une cage ventilée avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et ont à leur disposition un tunnel et du matériel de nidification afin de faire leur nid en vue de la mise-bas. Les femelles gestantes seront séparées au moment de l’injection de VPA ou de solution saline à la moitié de la gestation (12.5jour) afin de limiter les manipulations et le stress de la séparation sur la mise bas et s’assurer de bien pouvoir identifier de quelle mère est issu chacun des petits pour les analyses épigénétiques. Les pères ainsi que la descendance sevrée, sont hébergés à 4/cage. Les animaux de l’étude pilote sont hébergés à 3/cage. L’injection des puces de tracage est une chirurgie légère sous cutanée (10min) s’effectuant sous anesthésie générale et locale. Après cette chirurgie les animaux sont hébergés en groupe de quatre de manière randomisée avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et à un enrichissement (papier de nidification) leur permettant de se cacher. Les expérimentateurs sont expérimentés et compétents.
Choix des espèces
La souris, et plus spécifiquement la souche C57BL/6Jrj, est l’espèce la plus pertinente pour les études menées sur les TSA car elle ouvre la porte à l'utilisation de souris transgéniques portant des mutations spécifiques en phase avec notre projet de recherche. Les rongeurs sont à ce jour les espèces modèles de petite taille ayant un système nerveux moteur proche de l’Homme. Les souris (Mus musculus) ont l’avantage d’être un modèle de choix pour les études comportementales. Les animaux reproducteurs auront entre 12 et 25 semaines pour les reproductions. La descendance sera étudiée dès le sevrage (J28, implantation de la puce de tracage) et entre J35 et J84 pour les analyses comportementales.
Production d’anticorps monoclonaux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections répétées d’antigènes pendant plusieurs semaines pour déclencher une réponse immunitaire, puis sont tuées pour prélever leur rate et produire des anticorps monoclonaux destinés au diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Le porteur attend une inflammation minimale aux points d’injection et prévoit d’arrêter le protocole en cas de perte de poids. Il affirme que cette production ne peut se faire sans animaux et la présente comme "indispensable".
Objectifs
L’objectif de nos travaux consiste à étudier les mécanismes pathologiques impliqués dans maladie d’Alzheimer (MA). Le but est de caractériser des marqueurs permettant la compréhension de la pathologie et son diagnostic. Le laboratoire a identifié de nouvelles formes protéiques, les outils nécessaires à leur validation et à leur caractérisation n’existent pas à ce jour. Notre objectif est de développer un panel d’anticorps monoclonaux afin de les détecter et ainsi confirmer ces résultats. Ce protocole va nous aider à mettre à disposition les outils indispensables pour améliorer le diagnostic dans le sang et le liquide céphalo-rachidien et la prise en charge des patients atteints de MA. Ces outils seront également utilisés dans des protocoles thérapeutiques chez la souris (Immunothérapie). Lors de notre dernière évaluation, ce projet de recherche publique a été validé par nos tutelles, il répond aux exigences des différentes instances finançant nos projets de recherche.
Bénéfices attendus
A courts terme, le développement de nouveaux anticorps vont permettre une meilleure caractérisation de nouvelles formes de protéines identifiées par le laboratoire. Ils vont être utilisés sur des échantillons provenant de diverses Tauopathies et aider à la compréhension des mécanismes conduisant au déclenchement et à l’évolution de la maladie dans le cerveau.
Procédures
Etude de recherche fondamentale sur le système nerveux appliquée dans les Troubles nerveaux et mentaux chez l’homme. Injections répétées d’antigènes par voie intra-péritonéales (2), sous-cutanées (2 à 4 selon la réponse obtenue) sur l’ensemble des animaux vigiles afin d’induire une réponse immunitaire. Les injections seront espacées de 3 semaines. L'efficacité de l'immunisation sera contrôlée après prélévement sanguin au niveau de la veine caudale . L’animal ayant la plus forte réponse immunitairesera immunisé une dernière fois par voie intra-veineuse. A la fin du protocole, les souris seront mis à mort pour prélever la rate afin d’isoler les lymphocytes et ainsi produire les anticorps monoclonaux.
Impact sur les animaux
Dans nos expériences, pas de nuisance/effet indésirable majeur espéré. Nous nous attendons à une inflammation minimale au niveau du point d’injection. Le côté des injections intrapéritonéales sera alterné d’un jour à l’autre. Dans le cas où les animaux présenteraient un comportement anormal tels que la perte de poids ou piloéréction, le protocole sera arrêté.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort suite à la procédure.
Remplacement
Les anticorps que nous développons n’ont pas d’équivalent dans le commerce. Il n’existe pas de banque de séquence pour les antigènes visés. Les banques synthétiques disponibles pour d’autres types d’anticorps ne sont pas adaptées aux anticorps monoclonaux développés à des fins diagnostics. La production des anticorps monoclonaux ne peut se faire qu’à partir de cellules issues d’organes lymphoïdes prélévés sur des animaux immunisés. Cette étape ne peut pas être remplacées par des méthodes sans animaux.Afin de répondre à notre besoin, il est donc indispensable de procéder à leur production. Lorsqu’il existe des hybridomes produisant l’anticorps d’interêt, nous privilégions l’achat à la production des anticorps in vivo
Réduction
Les études bibliographiques et les précédentes expériences réalisées par le laboratoire nous ont permis de définir le nombre minimal de souris nécessaires pour l’obtention d’un résultat positif. Nous réaliserons les expériences sur 5 animaux par anticorps à developper. Afin de réduire le nombre d’animaux, les animaux non utilisés dans la procédure d’immunisation du fait de la faible réponse immunitaire seront réutilisés pour des protocoles de lavements intrapéritonéaux.
Raffinement
Nous serons attentifs à la prise en charge de la douleur. Lors des prélèvements de sang, de la lidocaine sera utilisée pour anesthésier la queue de la souris à prélever. Si les souris présentent des signes de douleur, le protocole sera suspendu et les souris mises à mort.
Choix des espèces
Les lapins pourraient être utilisés pour la production d’anticorps polyclonaux. Mais la disponibilité de l’anticorps est limitée au stock de sérum pouvant être prélevés. Lorsque ce stock est épuisé, de nouveaux lapins doivent être immunisés. La technique des anticorps monoclonaux permet une seule utilisation de l’animal, une fois la rate prélevée, les cellules sont immortalisées et conservées en azote liquide ce qui nous procure un stock d’anticorps illimité. La technique des anticorps monoclonaux consiste à isoler les cellules, l’utilisation de souris plutôt que de rats permet d’isoler plus facilement les cellules de la rate et augmentent la probilité d’obtenir un résultat positif. Suite à nos recherches bibliographiques et de part notre expérience sur la production des anticorps monoclonaux, les expériences seront réalisées sur des souris Balb/cbyJ adultes agées de 2 mois. La réponse immunitaire est plus forte à 2mois que sur des soris plus agées, cela permet d’optimiser les chances d’obtenir le résultat espéré et de réduire le nombre d’animaux.
Dans un modèle expérimental d’obésité chez le rat, étude de l’implication du microbiote par antibiothérapie sur les fonctions immunitaires et endocrines de l’intestin
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
60 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent un régime gras qui les rend obèses et diabétiques, des mises à jeun de douze heures, des gavages de glucose et, pour la moitié d’entre eux, un traitement antibiotique destiné à perturber leur flore intestinale, avant le prélèvement de leurs organes, pour étudier le lien entre microbiote et diabète. Le porteur indique que le gavage et la contention constituent un stress modéré et que les antibiotiques peuvent provoquer des diarrhées. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ou in silico ne rend compte des liens entre alimentation, microbiote et régulation de la glycémie.
Objectifs
Le tube digestif est un milieu complexe dans lequel coexistent des cellules de l’hôte et une grande diversité de microorganismes. Les bactéries y jouent un rôle crucial pour le développement et le maintien d'un système immunitaire sain. Ainsi un déséquilibre de la composition du microbiote a été montré chez les patients atteints de maladies métaboliques comme l’obésité dont l’une des principales conséquences est le diabète. Ces 35 dernières années la prévalence du diabète a été multipliée par quatre avec 9.3% de la population mondiale souffrant de cette pathologie. Notre travail de recherche vise à mieux comprendre les interactions entre l’hôte et les bactéries intestinales et le rôle que ces interactions pourraient avoir dans des maladies métaboliques telles que le diabète. En cas d'obésité, de nombreux changements se produisent dans l’intestin. Ces modifications intestinales sont maintenant reconnues comme participant à l'auto-aggravation de l'obésité. Parmi les changements qui s’opèrent, la densité des cellules de l'immunité, qui sont nombreuses dans l’intestin, augmentent chez les personnes obèses et leur activation va notamment modifier la régulation de la glycémie. Les mêmes mécanismes sont à l’œuvre dans les modèle de rats rendus obèses par l’alimentation. De nombreuses études suggèrent que les bactéries de l’intestin, dont la composition est perturbée par l‘obésité, sont en partie responsables des changements de fonction des cellules immunitaires. Cette triade (microbiote-cellules immunitaires intestinales-régulation de la glycémie) constitue donc une cible intéressante pour mieux comprendre la mise en place du diabète. Nous souhaitons dans un premier temps caractériser les populations de cellules immunitaires et leurs (dys)-fonctions dans différentes régions de l’intestin chez des rats obèses en comparaison avec des rats non obèses et ceci en présence ou non d’une perturbation majeure du microbiote intestinal. Sur les mêmes animaux un suivi de la glycémie sera réalisé ainsi qu’une analyse fine du microbiote intestinal et des populations et fonction de l’intestin. Des outils de bio-informatique nous permettant de faire des études de corrélation entre ces différents paramètres seront par la suite utilisés dans les analyses.
Bénéfices attendus
Les perspectives de ce travail sont d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques intestinales, donc accessibles par voie orale afin de prévenir ou limiter les effets néfastes de l’obésité sur le diabète. Le diabète est une maladie évolutive qui se caractérise par une hyperglycémie chronique liée à une réponse altérée à l’insuline. Ce déséquilibre du métabolisme glucidique est notamment lié aux déséquilibres nutritionnels et à l’obésité. Le système immunitaire a aussi un rôle dans la mise en place du diabète qui est souvent associé à une inflammation élevée chez les sujets obèses. Le diabète entraine des complications vasculaires graves à long terme et une surmortalité. Son impact sur le budget santé, qui peut atteindre 5 à 20% des dépenses de santé de nombreux pays, est évalué à la hausse pour les décennies à venir. Il est donc important de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques pour cette pathologie.
Procédures
Les animaux recevront un régime riche graisses induisant une prise poids et un diabète. Les animaux seront mis à jeun deux fois pour une durée de 12h durant l'ensemble de la procédure. Ils recevront également un gavage de glucose (entrainant une contention de 10 secondes). Un test de tolérance au glucose (appelé OGTT) visant à mesurer la glycémie (via une seule petite piqure à la queue) sera réalisé sur l'ensemble des animaux. Ce test sera réalisé deux fois à 3 semaines d’intervalle durant la procédure. La moitié des animaux recevra un traitement antibiotique pendant deux semaines afin de perturber la flore intestinale. Les animaux seront pesés 2 fois par semaine en étant placés durant quelques secondes dans un pot individuel. Deux pesés sur l'ensemble du projet nécessiteront une pesée plus longue (de quelques minutes) afin de laisser le temps aux rats d'expulser une crotte qui sera ensuite récoltée dans le pot.
Impact sur les animaux
Le gavage lors de l’OGTT constitue un stress modéré notamment dû à la contention (d'une durée < 10 secondes). La contention et le gavage seront réalisés par un experimentateur expérimenté. Les volumes de gavage seront adaptés aux poids des animaux. la procédure de prélèvement de sang nécessaire à la lecture de la glycémie ne présente qu’une douleur très faible car il est réalisé via une petite coupure au niveau de la queue réalisée une seule fois par l'espérimentateur lors du premier prélèvement du test. Par la suite un simple massage permet de prélever du sang sans avoir à recouper la queue. Le traitement antibiotique pourra éventuellement entrainer des diarrhées.
Devenir
Dans ce projet la mise à mort est nécessaire pour le prélèvement des organes.
Remplacement
Le recours à l'expérimentation animale est justifié par l'impossibilité de modéliser in vitro ou in silico les liens entre l’alimentation, la composition du microbiote, les fonctions immunitaires de l’intestin et la régulation de la glycémie.
Réduction
D’après les études déjà menées, nous estimons que 15 rats par groupe expérimental sont nécessaires afin de permettre la mise en évidence de différences statistiques significatives.
Raffinement
Les animaux hébergés 2 par cage bénéficieront d’un enrichissement avec du papier absorbant à déchiqueter et d'un abri en propylène rouge. Les animaux seront entrainés à la manipulation (notamment à la contention). Afin de limiter le stress lors des mesures de glycémie qui se feront dans une autre salle que la salle d'hébergement, les animaux seront transférés dans la salle expérimentale 1h avant. Un anesthésique local sera appliqué sur la queue avant les prélèvements de sang réalisés pour les mesures de glycémie. Des points limites, décrits dans les procédures expérimentales, seront également mis en place.
Choix des espèces
Les rats utilisés seront des rats wistar RjHan:WI. Cette espèce est choisie car cette étude fait partie d’un projet collaboratif réunissant 2 autres équipes de recherche et nécessitant une harmonisation du modèle rongeur. De plus ce projet repose sur de nombreux travaux préliminaires ayant utilisé des rats wistar RjHan:WI. Ce projet étudie le rôle du microbiote sur le développement du diabète chez l’adulte. Le modèle de rat utilisé est donc un modèle adulte qui aura 7 semaines en début d’expérimentation (le microbiote des rats est stabilisé à partir de 5-7 semaines) et 21 semaines en fin d’expérimentation. 3 mois de régime riche en graisses correspond au temps nécessaire pour rendre les animaux obèses avec une perturbation des fonctions immunitaires et de la régulation de la glycémie.
Formation et maintien des compétences concernant les gestes techniques chirurgicaux sur les rongeurs (2022-B-017)
- Formation professionnelle
Rats : 860
Cochons d'Inde : 160
Hamsters dorés : 160
1880 rongeurs, souris, rats, cobayes et hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du sans réveil au sévère, 475 d’entre eux en gravité sévère. Chaque animal peut subir deux interventions parmi la pose de cathéter, la craniotomie, l’induction d’une pathologie, l’ablation d’un organe ou la greffe de peau, non pour produire des connaissances mais pour former le personnel d’un prestataire de services à la chirurgie. Le porteur indique que ces gestes sont déclenchés par la demande d’un client et présente le cobaye et le hamster comme des espèces ajoutées pour rester réactif à cette demande. Il affirme que les mannequins ne suffisent pas et que l’apprentissage des gestes rend l’utilisation d’animaux vivants nécessaire.
Objectifs
Tous les personnels impliqués dans des études menées sur des animaux ont pour obligation d'acquérir et de maintenir leurs compétences tout au long de leur carrière. L’objectif de ce projet est de former et d'actualiser les compétences du personnel sur différents actes techniques impliquant de la chirurgie dans le but de développer et de réaliser des études précliniques pour le compte de clients. Les actes chirurgicaux nécessitant une expertise élevée, l'acquisition de ces compétences est requise afin que ceux-ci soient réalisés de façon maîtrisée et reproductible. Certaines espèces et techniques de ce projet seront utilisées à la marge mais peuvent tout de même être demandée par un client. Afin d'être suffisament réactif par rapport à notre activité de prestatire de services, notre personnel se doit de pouvoir être formé pour ces espèces et ces techniques. Ainsi l'acquisition de nouvelles compétences sera toujours initiée par une demande Client.
Bénéfices attendus
L'acquisition et le maintien de compétences de gestes techniques en chirurgie permet d’acquérir et de maintenir la dextérité et la technicité permettant de limiter les dommages infligés à l’animal et les niveaux de douleurs non conformes au type de chirurgie réalisée. La maitrise des techniques chirurgicales obtenues par le maintien des compétences contribue par la suite à une réduction du nombre d’animaux dans les procédures. D’où l’importance de ce projet, quant à l'acquisition et au maintien des compétences du personnel intervenant sur les animaux. De par notre activité de prestataire de services nous nous devons d'avoir l'ensemble de notre personnel opérationnel sur l'ensemble des techniques utilisées au sein de notre société. Ainsi nous devons envisager tous les cas de figure c'est pour cette raison que notre projet comporte plusieurs procédures sur de nombreuses espèces de rongeurs. Néanmoins, le nombre d'animaux calculé reste un maximum et sera sans aucun doute inférieur.
Procédures
Au cours de sa vie, un animal ne pourra être impliqué que dans deux procédures maximum de cette demande de projet. Pour tous les animaux l’identification (quelque soit l’identification) dure 30 secondes. Pour les procédures comportant l’anesthésie chimique, le temps d’injection de l’anesthésique est estimé à 30 secondes. Les temps d’intervention sur l’animal estimés pour chaque procédure chirurgicale sont les suivants : - Procédure 1 (Implantation de cathéter) : moins d’une heure - Procédure 2 (Injection nécessitant une chirurgie) : moins de 20 min - Procédure 3 (Craniotomie) :moins d’une heure - Procédure 4 (Induction d'une pathologie avec réveil) : environ 2h00 - Procédure 5 (Induction d'une pathologie sans réveil) : jusqu’au retrait des clamps temps estimé à 1h30 - Procédure 6 (Exérèse d'organe) : moins de 30 minutes - Procédure 7 (Implantation de dispositifs médicaux) : environ 30 minutes - Procédure 8 (Greffe cutanée) : moins d’une heure.
Impact sur les animaux
Toutes les procédures de ce projet incluant des gestes chirurgicaux, un certain niveau de douleur et de stress sont attendus nécessitant une anesthésie et analgésie pré et post-opératoires appropriées. Pour chaque procédure, la possibilité d’administrer une dose supplémentaire d’analgésique durant la période post-opératoire en cas de signe visible de douleur est prévue. Une perte de poids et une réduction de l’activité peuvent être observées dans les 48h suivant les interventions, ces paramètres font l’objet d’un suivi durant la période de rétablissement des animaux. Dans le cadre des procédures d’induction d’une pathologie, les signes cliniques de la pathologie (ex : insuffisance rénale ou hépatique) sont attendus et font l’objet d’un suivi spécifique.
Devenir
Les procédures terminant par une exsanguination impliquent forcément une mise à mort de l’animal. Dans un but de réduction du nombre d'animaux utilisés, les animaux impliqués dans un procédure (excepté P4, P5, P6 ) pourront être réutilisés dans une autre procédure de ce projet. Au terme, des deux procédures maximum subies par l'animal, il n’est pas envisagé de les replacer, ces animaux seront alors mis à mort au terme de la période post-opératoire déterminée pour chaque procédure. La mise à mort des animaux pourra également avoir lieu dans le cas de prélèvements d’organes / tissus en vue d’une analyse histologique ou biochimique visant à valider le geste technique de la personne formée.
Remplacement
Des modèles animaux artificiels (exemple : rats ou souris mannequins, peau synthétique) existent afin de permettre à l’expérimentateur en formation d’acquérir certains gestes de base tels que la pose de points de suture ou des injections et prélèvements simples. Cependant, l’apprentissage des bons gestes en chirurgie ainsi que de la surveillance de la profondeur d’anesthésie/analgésie et du suivi post-opératoire ne peuvent être réalisés que sur des animaux vivants. Néanmoins, certains gestes de base (exemples : sutures, incision, etc...) inclus dans les différentes procédures décrites dans ce projet pourront être réalisés sur ce type de support dans un but de remplacer l'utilisation de l'animal.
Réduction
Une meilleure maîtrise des gestes techniques permettra une réduction du nombre d’animaux impliqué dans les études. De plus, nous utiliserons dans la mesure du possible des animaux surnuméraires ou issus d’un précédent projet, naïfs de toute expérimentation (après avis favorable de la SBEA et du vétérinaire référent) ce qui rentre dans le cadre d’une réduction du nombre d’animaux utilisés. Le nombre d'animaux impliqués dans cette demande pourra également être revu à la baisse dans les cas suivants : - lorsque les gestes techniques auront été pratiqués par un collaborateur lors d'une étude - lorsqu'un collaborateur maitrise le geste technique qu'il aurait pratiqué dans une autre société /laboratoire de recherche - lorsque la personne maitrise le geste technique sur un des 4 types de rongeurs cités dans cette demande. Les animaux utilisés dans ce projet pourront être utilisés dans plusieurs procédures. Par exemple, un animal ayant subi une craniotomie (P3) pourra être réutilisés dans une procédure sans réveil (P5), au terme de sa période de récupération, dans le but de diminuer le nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Pour finir, les modules d'acquisition des compétences ne seront initiés sans qu'ils ne soient motivés par la demande d'un client. L'ensemble de ces conditions s'inscrivent dans le cadre de la réduction du nombre d'animaux.
Raffinement
Le tuteur sera vigilant sur l’exécution des manipulations/gestes réalisés sur l’animal tout au long de la formation/maintien des compétences. Le tuteur s’assurera que toute manipulation sera conforme à la réglementation en vigueur et entrainera un minimum de stress ou une douleur chez l’animal. Préalablement à toute formation, des points limites seront définis en accord avec la littérature scientifique et la réglementation en vigueur. Ces points limites permettront un meilleur suivi des animaux lors de la réalisation des gestes techniques mais également de maintenir leur bien-être tout au long de l’expérimentation ainsi que la mise en place d’une intervention précoce et adaptée si cela est nécessaire. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée après 48h, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du tuteur de la formation et /ou du vétérinaire désigné. Avant tout acte de chirurgie, l’anesthésie (type, dose, fréquence) ainsi que l’analgésie (type, dose, fréquence) nécessaires au suivi pré et post opératoire de l’animal devront être validées par le vétérinaire référent. Le réveil des animaux s’effectuera dans un environnement permettant le maintien de la température corporelle (ex : lampe chauffante, enceinte thermostatée etc…). Les animaux seront hébergés individuellement après chaque chirurgie jusqu’à la fin du suivi post opératoire (7 à 21 jours). Afin de limiter le stress dû à l’isolement et de maximiser le bien-être de l’animal, de l’enrichissement spécifique à chaque espèce sera utilisé (exemple : igloo, bûchette, coton, etc…).
Choix des espèces
D'un point de vue scientifique, nous disposons d'un grand nombre d'articles et de données validées sur le rat et la souris. De plus, les espèces les plus demandées par nos clients sont le rat et la souris. C'est pour cette raison que nous souhaitons accentuer nos efforts d'acquisition de compétences sur ces deux espèces principalement. Néanmoins, notre activité de prestataire de services peut nous amener à développer des modèles de pathologie sur d'autres espèces telles que le hamster et/ou le cobaye, à la demande d'un client. Dans le cadre de notre activité, nous devons être réactifs face à toute demande client ainsi nous avons ajouté comme espèce le hamster et le cobaye à notre projet. Ces derniers ne seront utilisés dans le cadre d'une acquisition de compétence qu'en cas de demande spécifique d'un client, d'où le faible nombre d'hamsters et cobayes impliqués dans ce projet. Seuls des animaux adultes seront utilisés dans les procédures faisant l’objet de ce projet, les protocoles d’anesthésie et de chirurgie décrits ayant été mis au point sur des animaux à ce stade.
Tests précliniques sur un modèle de fibrose pulmonaire
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Installer une fibrose pulmonaire chez des souris, dont une partie au système immunitaire humanisé, et en faire un outil de tests précliniques : 1 500 souris vont être utilisées à cette fin, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur écrit "nous mettons à disposition des chercheurs un modèle" et prévoit 50 études d'au moins quatre groupes de 5 à 10 souris. Seules les prises de sang de 15 à 30 secondes sont décrites, sans un mot sur la manière de provoquer la fibrose, qui peut entraîner une gêne respiratoire, ni sur l'humanisation. Une souris dont le score atteint 7 ou qui perd plus de 25 % de son poids est mise à mort. Pour justifier l'espèce, le porteur affirme maîtriser l'humanisation du système immunitaire chez la souris et conclut qu'"il est donc essentiel de poursuivre sur cette espèce".
Objectifs
La fibrose respiratoire est une affection pulmonaire impliquant le système immunitaire qui touche près de 5 millions de personnes dans le monde. Cette pathologie peut être causée par l’inhalation de produits toxiques, par une infection, par des traitements médicamenteux, des suites d’une réaction auto-immune ou de cause inconnue (idiopathique). L’âge (>50 ans) ainsi que des facteurs génétiques et environnementaux jouent également un rôle dans le développement de cette maladie. Cette pathologie est souvent mal diagnostiquée et les traitements disponibles à ce jour sont extrêmement couteux et permettent seulement d'en ralentir la progression. Ainsi, la fibrose pulmonaire dite idiopathique est associée à une survie médiane de seulement 3.8 ans parmi les plus de 65 ans. Par ce projet, nous souhaitons développer un modèle d’étude de la fibrose pulmonaire sur souris au système immunitaire humanisé afin d’en étudier le développement, d’en améliorer son diagnostic et de tester de nouvelles approches thérapeutiques.
Bénéfices attendus
En utilisant des souris au système immunitaire humanisé, nous mettons à disposition des chercheurs un modèle permettant d'étudier la fibrose pulmonaire et des potentiels traitements pour cette pathologie avec davantage de spécificité pour l’espèce cible de ces recherches : l’Homme.
Procédures
Prélèvements sanguins pour le suivi de la pathologie et des effets des traitements selon un schéma établis par le vétérinaire d'établissement et le comité de bien-être. Chaque prélèvement aura une durée de 15 à 30 secondes, environ.
Impact sur les animaux
La fibrose pulmonaire se manifeste par une inflammation des poumons menant à l'apparition de fibrose pouvant induire une gêne respiratoire (dyspnée). Des nuisances peuvent être induites par les prélèvements sanguins, l'administration des composés de recherche et les effets potentiellement toxiques de ces composés à visées thérapeutiques dans un contexte préclinique. Ces nuisances et effets indésirables peuvent se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.
Devenir
La fibrose est une maladie progressive et incurable, l'échelle de score doit permettre une euthanasie avant que l'impact ne soit jugé sévère sur les animaux. Une réutillisation n'est donc pas envisagé puisque l'animal ne pourra pas recouvrir complètement son état de santé en fin d'étude.
Remplacement
Il n’est à l’heure actuelle pas possible de recréer in vitro un environnement complexe comme le système immunitaire et de mimer ses interactions avec le système respiratoire pour étudier le développement et le traitement de la fibrose pulmonaire. La souris constitue donc un modèle scientifiquement valide, robuste et indispensable pour le développement de thérapies innovantes permettant de soigner cette pathologie.
Réduction
Un total de 1500 animaux est demandé pour la réalisation de ce projet sur une durée de 5 ans, permettant de réaliser 50 études afin de mettre en place le modèle et de réaliser les premières études précliniques. Chaque étude comprendra un minimum de 4 groupes (contrôle négatif, contrôlé positif, plusieurs doses ou traitements à comparer) avec 5 à 10 animaux par groupe afin d’obtenir des résultats fiables malgré la variabilité intrinsèque liée au modèle. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum en se basant sur des tests statistiques adaptés aux effets attendus de la série.
Raffinement
Les souris seront hébergées en cage ventilée, par groupe social stable. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. La cage contiendra une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. Des morceaux de bois permettant aux souris d’exprimer leur comportement de rongeur, ainsi qu’un nid en carton seront également disposés. Les souris recevront une période d’acclimatation de 7 jours, minimum, avant l’entrée en projet, et seront habituées à la présence de l’expérimentateur qui les manipulera régulièrement. Pour gérer la douleur, la souffrance et l’angoisse, l’état de santé sera évalué par une échelle cumulative de scores prenant en compte : l’aspect du pelage, les mouvements, l’activité, la couleur des muqueuses, le score corporel et la respiration. Les souris seront évaluées quotidiennement et l’échelle sera appliquée dès que nécessaire. Une souris avec un score ≥7 sera euthanasiée pour raison éthique. Le poids sera mesuré au moins trois fois par semaine. Le suivi de l’évolution pondérale pourra être adapté au stade de l’étude. Une perte de poids de plus de 25% par rapport au poids initial sera considérée comme une raison de mise à mort. Toute anormalité non objectivable par l'échelle de score devra immédiatement être rapportée au vétérinaire qui aura pleine autorité pour envisager un traitement ou imposer une euthanasie pour raison éthique. Le vétérinaire est présent sur site tous les jours et joignable les week-ends et jours fériés.
Choix des espèces
Le projet vise à étudier le développement de la fibrose pulmonaire en se basant sur un système immunitaire humanisé afin d'obtenir le développement d'une pathologie la plus proche possible de celle qui se développe chez l'Homme. Nous maîtrisons l’humanisation du système immunitaire sur les souris, il est donc essentiel de poursuivre sur cette espèce. Les animaux seront utilisés à partir de l'age de 16 semaines pour les animaux humanisés, ceci prenant en compte une période d'humansiation de 12 semaines (minimum) qui peut être réalisée à partir de l'age de 3 à 4 semaines. Les animaux non humanisés seront utilisés à partir de l'age de 6 à 8 semaines afin d'utiliser des animaux adultes. Les études seront réalisées sur des groupes d'âges homogènes.