Rongeurs
Impact d’APRIL sur la survenue d’une néphropathie à IgA1 murine
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur sang et leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces souris, qui produisent des IgA humaines dans le sang, subissent un prélèvement d'oreille pour le génotypage, des prises de sang, des gavages et des injections, et certaines une infection des muqueuses par Salmonella, qui peut provoquer diarrhées et amaigrissement. Les expériences visent à reproduire chez la souris une maladie rénale humaine, la néphropathie à IgA, et à mesurer le rôle du facteur de croissance APRIL dans sa sévérité, mais le résumé ne donne que la durée de chaque geste, sans leur nombre ni leur fréquence. Sur le remplacement, le porteur s'en tient à une phrase : "aucun remplacement n'est possible dans cette situation multifactorielle".
Objectifs
Le but du projet est le développement d'un modèle de maladie rénale : la néphropathie à immunoglobuline A, chez la souris. Cette maladie rénale humaine est responsable d'une évolution vers l'insuffisance rénale terminale (dialyse ou transplantation rénale) chez 30% des patients qui en sont atteints, alors que la fréquence de la maladie est autour de 0,5% de la population. Il s'agit d'une maladie à plusieurs facteurs, génétique en partie, et faisant également intervenir le système immunitaire des muqueuses (intestin, bronches) via la production d’un type d’anticorps, nommées IgA, au niveau de ces muqueuses. Une des anomalies au cours de cette maladie est le fait que ces anticorps soient déversés anormalement dans le sang. Parmi les facteurs impliqués dans cette anomalie, le rôle d’un facteur de croissance de globules blancs produisant cet anticorps semble être très important. En effet, les patients atteints de cette maladie présentent des concentrations de ce facteur de croissance plus élevées que les volontaires sains et d’autre part une particularité génétique portant sur la production de ce facteur est plus souvent présente chez les patients. Nous disposons d'un modèle de souris produisant des IgA humain dans le sang mais aucune production de cet anticorps dans les muqueuses. Ces souris présentent des dépôts d'IgA humain dans leurs reins avec un début d'inflammation. Il s'agit au cours de ce projet, d’étudier les souris mutantes afin d'évaluer l'impact du facteur de croissance sur l’apparition d’une maladie plus sévère.
Bénéfices attendus
Si le rôle d'APRIL sur la sévérité de la néphropathie à IgA se confirme dans ce modèle, cette cytokine ainsi que ses récepteurs deviendront une cible thérapeutique évidente dans cette maladie. Des molécules visant cette voie sont déjà disponibles (ex: belimumab) pour le traitement d'autres pathologies inflammatoires (lupus). Elle permettra de mieux comprendre le rôle de l'immunité muqueuse au cours de la maladie.
Procédures
Prélèvement d'oreille pour génotypage : 30sec par animal Prélèvement sanguin: 1 mn par animal Gavage par tubage gastrique: 2mn par animal Injection: 30sec par animal
Impact sur les animaux
Possibles douleurs liées aux prélèvements sanguins et prélèvements d'oreille, classe légère, pratique courante en laboratoire Possible douleur et inconfort lié au gavage Possible troubles digestifs dont diarrhées et amaigrissements dans la procédure de challenge muqueux par Salmonella, points limites définis
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour prélèvements de sang et d'organes afin d'analyser les données et obtenir les résultats.
Remplacement
Il s'agit d'un modèle physiopathologique, nécessitant un environnement in vivo, aucun remplacement n'est possible dans cette situation multifactorielle
Réduction
Le nombre d'individus utilisés par génotype est le minimum d’individus indispensable pour effectuer la procédure d’expérimentation et obtenir des résultats pertinents interprétables. Le nombre d'animaux par génotype est le nombre minimal nécessaire à l'obtention de résultats significatifs. Afin de minimiser le nombre d’individus nécessaires, un test statistique a permis à partir d’une hypothèse réaliste de prévoir le nombre de souris le plus pertinent.
Raffinement
Toutes les expérimentations sont réalisées dans une animalerie certifiée qui possède tous les éléments du raffinement. Toutes les mesures de réduction de l’inconfort animal sont prévues, à savoir la mise en place d’une anesthésie générale avant tout geste invasif, une analgésie lors des interventions potentiellement douloureuses et la mise en œuvre de points limite adaptés, conduisant à la mise à mort en cas de souffrance. Des observations quotidiennes seront mises en place tout au long du projet, et adaptées pour chaque individu.
Choix des espèces
L'expérimentation sur animaux de petite taille apporte des éléments de connaissance physiopathologique impossible à atteindre en expérimentation in vitro seule ou en clinique humaine car: - elle permet d'être à l'initiation de la maladie ce qui n'est pas possible chez l'homme (maladie peu symptomatique, souvent diagnostiquée après de longues années d'évolution). La mécanistique pathogénique ne peut donc être appréhendée qu'en expérimentation animale dans le cas de cette maladie. - le développement d'un modèle animal permettra d'identifier des cibles thérapeutiques, de tester des interventions thérapeutiques chez l'animal en vue de dégager des traitements candidats transférables en clinique humaine. - Les souris utilisées dans ce projet auront 3 mois: cet âge choisi est optimal pour l’étude de la réponse de l'anticorps (IgA) car il correspond à la phase de développement du répertoire immunologique muqueux.
Manipulation de cellules immunitaires pour stimuler l’immunité anti-tumorale et améliorer le traitement par inhibiteurs de points de contrôle
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
4 896 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe sous-cutanée de cellules tumorales et des injections abdominales quotidiennes, une partie étant irradiée avant une injection de moelle osseuse, pour tester deux molécules censées stimuler la migration des cellules dendritiques et l'immunité anti-tumorale. Le porteur indique que les tumeurs restent de taille modérée et que l'irradiation peut provoquer diarrhée et perte de poids. Sur la réduction, il écrit qu'"aucune approche statistique n'a été réalisée" pour justifier ce nombre de près de 4 900 souris, tout en affirmant que le modèle murin reste "indispensable".
Objectifs
Les cellules dendritiques véhiculent des informations provenant de tissus périphériques, qui sont souvent exposés à des menaces microbiennes, ou au développement de tumeurs, vers les ganglions lymphatiques dans lesquels les lymphocytes T nichent. Au stade immature, les cellules dendritiques échantillonnent les tissus, arborant une migration lente associé à l'internalisation de leur environnement. Lorsqu'elles rencontrent un signal de danger, elles maturent, ce qui induit la baisse de l’activité d’échantillonnage et induit la migration rapide vers les ganglions lymphatiques pour l'activation des lymphocytes T. Ce processus migratoire est strictement nécessaire pour la mise en place de réponses immunitaires adaptatives, notamment contre les tumeurs. Nous avons identifié une protéine qui est activée lors de la maturation des cellules dendritiques et qui augmente la migration des cellules dendritiques in vitro et in vivo. Cette protéine peut être activée par des molécules spécifiques. Nos résultats préliminaires utilisant l’activateur « A1 » de cette protéine ont montré que A1 stimule la migration des cellules dendritiques in vitro sans affecter les fonctions d’échantillonnage, qu’A1 n’est pas toxique in vivo, et que l’utilisation de A1 permet d’augmenter la sensibilité de certaines tumeurs aux traitements par inhibiteur de points de contrôle (immunothérapie par anti-PD1). Ce projet a pour objectif d’évaluer le potentiel thérapeutique de l’activateur A1, mais aussi d’une version modifiée de ce composant, A5, sur la réponse immunitaire anti-cancéreuse, seuls ou en combinaison avec des inhibiteurs de points de contrôle, et ce dans différents modèles tumoraux.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de déterminer si les deux molécules A1 et A5 peuvent être utilisées pour améliorer la réponse aux traitements d'immunothérapie dans les tumeurs solides qui ne répondent actuellement pas ou peu à ces traitements. Cela permettra aussi de mieux comprendre les mécanismes immunitaires déterminant dans la réponse ou la non-réponse à ce type de traitements, et ouvrira de nouvelles perspectives thérapeutiques.
Procédures
Dans une première procédure visant à évaluer l’effet d’un traitement sur la progression tumorale, des cellules tumorales seront injectées par voie sous-cutanée aux animaux anesthésié (1 fois au cours de l’expérience – durée de l’anesthésie
Impact sur les animaux
Les effets indésirables observés sont ceux liés au développement de tumeurs en sous-cutanée sur le flanc des animaux. Etant donné que nos observations se font à des temps précoces de la croissance tumorale, la taille de la tumeur reste modérée et ne gêne pas les déplacements de l’animal. Une nécrose peut apparaitre sur la tumeur en fin d’expérience. L'irradiation peut provoquer une diarrhée et une perte de poids chez les souris pendant quelques semaines. Les différents traitements ne provoquent pas d'effets indésirables chez les souris.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
Nos résultats in vitro ont démontré le potentiel du composé A1 pour stimuler la migration des cellules dendritiques, et nous ont permis de comprendre les mécanismes associés. Pour analyser les effets sur la réponse immunitaire anti-tumorale de ce composé et de son dérivé, rien ne peut remplacer un modèle animal où les cellules sont confrontées à leur environnement physiologique. Aussi, malgré le développement de méthodes alternatives auxquelles le laboratoire a eu recours, l’utilisation du modèle Souris reste indispensable pour le présent projet. Pour évaluer la migration dans un tissu, entre deux tissus (par exemple la tumeur et les ganglions), et les effets sur la croissance tumorale et sur la réponse immunitaire, il est à ce stade du projet indispensable de réaliser des expériences in vivo chez la souris.
Réduction
Chaque tumeur sera coupée en 2 échantillons afin de réaliser plusieurs analyses (imagerie et cytométrie) sur la même tumeur pour permettre de réduire le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, la première procédure servira à déterminer la dose de A1 e A5 montrant le meilleur effet. Les procédures suivantes seront alors réalisées avec ces doses optimales. De même seuls les modèles ayant donné des résultats prometteurs seront utilisés dans la suite du projet Aucune approche statistique n’a été réalisée
Raffinement
En accord avec les recommandations internationales dans le domaine de la cancérologie, les animaux sont suivis attentivement tous les deux jours (mesure de la tumeur, poids, aspect et comportement) afin de détecter tout signe de souffrance ou d’angoisse, et d’assurer leur bien-être, et les expérimentations sont arrêtées avant la souffrance des animaux. Une grille de score permettra de d’évaluer de manière objective l’état des animaux. Du gel nutritif et hydratant sera donné en complément de l’alimentation habituelle afin de faciliter la prise alimentaire, et limiter la perte de poids et la déshydratation qui peuvent être causés lors de l’irradiation
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour les études en immunologie anti-cancéreuse, de part la proximité de son système immunitaire avec le système immunitaire humain. C’est également dans ce modèle murin que nous avons à notre disposition les modèles génétiques indispensables à ce projet (souris déficientes pour la protéine d’intérêt, cible de A1 et A5). Stade adulte entre 8 et 24 semaines Nous souhaitons travailler sur un système immunitaire adulte.
Etude de la sensibilité/réceptivité des rats aux variants du SARS-CoV-2
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
Autres rongeurs : 420
639 rats bruns et rats noirs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une infection intranasale par le SARS-CoV-2 sous anesthésie, jusqu'à sept lavages nasaux, des prises de sang répétées et un gavage oral, pour évaluer si ces rongeurs peuvent constituer un réservoir sauvage du virus. Le porteur indique que l'infection respiratoire peut provoquer une baisse d'appétit et une perte de poids, les difficultés respiratoires ou une perte de poids au-delà de 20 % déclenchant la mise à mort. Il affirme que l'étude du potentiel de réservoir ne peut être menée que par des expériences in vivo.
Objectifs
Dès le début de la pandémie de COVID-19, la question de la contamination des animaux proches de l'homme a été posée. Plusieurs études expérimentales ont été menées pour déterminer le spectre d'hôtes du SRAS-CoV-2 apparu à Wuhan, en Chine. Il a été démontré que la sous-famille des Murinae, qui comprend les rats et les souris, n'était pas réceptive (la réceptivité étant la capacité de réplication virale) à l'infection par le SRAS-CoV-2, probablement en raison de différences essentielles au niveau du récepteur utilisé par le virus pour infecter son hôte. L'émergence de nouveaux variants du SARS-CoV-2, en particulier les variants préoccupants B.1.351 et P.1, qui peuvent infecter expérimentalement de jeunes souris, a modifié cette situation, d'où la nécessité de surveiller le risque que les rongeurs sauvages deviennent des réservoirs du virus, à partir desquels il pourrait évoluer et se propager à l'homme. Les rats, en particulier Rattus norvegicus sont devenus des habitants importants de nos villes, tandis que Rattus rattus est plus fréquent dans les zones agricoles et portuaires. Dans les villes où les égouts ne sont pas bétonnés, les estimations sont de 1,5 à 1,7 rats par habitant avec des pullulations reconnues dans les grandes villes comme Paris et Marseille, ou lors de conditions particulières comme les grèves des éboueurs. La proximité de ces espèces sauvages avec les humains ainsi que la possibilité de détecter du matériel génétique du SRAS-CoV-2 dans les effluents incitent à poursuivre les recherches sur le rôle que ces espèces pourraient jouer en tant que réservoir secondaire des variants du SARS-CoV-2, avec des implications dramatiques pour les risques de propagation et les efforts d'éradication putatifs et une mauvaise interprétation des concentrations virales dans les eaux usées si le virus est également excrété par les rongeurs vivant dans les égouts. L'objectif de ce projet est d'étudier le risque d'émergence de réservoirs de rongeurs par une approche d’essai de réceptivité et de transmission.
Bénéfices attendus
L’approche expérimentale couplée à une recherche du virus chez les rats piégés dans de grandes métropoles françaises permettra de répondre à la question de la possibilité de constitution d’un réservoir sauvage d’un des variants du SARS-CoV-2. L’approche expérimentale pemet de savoir si les animaux sont récéptifs et capables de se transmettre l’infection soit de façon directe (par projection d'aérosol entre individus), soit de façon indirecte par voie orale (par le biais des matières fécales). Les études sur le terrain permettront de voir si les rongeurs sont effectivement exposés car il reste toujours une incertitude sur le caractère infectieux du virus retrouvé dans les effluents.
Procédures
1/Lavage nasal sous anesthésie gazeuze (entre 1 à 7 fois selon les procédures et les groups de rats, à raison d'une durée de 30 secondes). 2/Infection intranasale sous anesthésie gazeuse (environ 15 secondes) .3/ Prise de sang à la veine caudale (durée 1 à 2 minutes) sous anesthésie gazeuse (5 répétitions à 3/4 jours d'intervalle sur un seul groupe de 6 rats) 4/ Prise de sang intracardiaque terminale (durée d'une minute environ) sous anesthésie (induction à l’isoflurane et injection intrapéritonéale de kétamine et de Xylazine) + analgésique. 5/ gavage oral sous anesthésie gazeuse (quelques secondes).
Impact sur les animaux
L’infection chez les rongeurs peut provoquer une baisse d’appétit et une perte de poids. Le contrôle visuel sera quotidien et le contrôle du poids effectué tous les 2 jours pour ne pas perturber les rats (Rattus rattus particulièrement). Tout signe inhabituel (tel qu'une baisse d’activité) entrainerait une observation 2 fois par jour. L’infection étant respiratoire, un point limite est fixé : l'observation de difficultés respiratoires, d'une toux très importante ou d'une perte de poids au delà des 20%, entraîne la mise à mort humaine de l'animal. Toute pathologie intercurrente qui ne peut être soignée ou entraînant une douleur qui ne peut être contrôlée entraînera une mise à mort compassionnelle. Les lavages nasaux seront effectués sous anesthésie gazeuse (isoflurane)
Devenir
mise à mort de tous les rats afin d'effectuer des prélèvements (organes et sang)
Remplacement
L'étude du potentiel de constitution d’un réservoir de SARS-CoV-2 sur une espèce sauvage ne peut être réalisée que par des expériences in-vivo. Des études in silico et in vitro d’inoculation de cellules de rats ont déjà montré une possible réplication du virus en fonction du variant.
Réduction
La construction du projet en procédures successives dont la mise en œuvre ne se fait que si la précédente est efficace permet de limiter le nombre d’animaux. L’utilisation de lot de 5 à 6 animaux permet en minimisant leur nombre d’appliquer des tests statistiques non paramétriques.
Raffinement
Les animaux seront observés et approvisionnés en nourriture fraîche quotidiennement. Ces rongeurs seront hébergés en cage de 2 à 3 individus avec un enrichissement composé de nombreux tunnels, abris (afin de satisfaire leur besoin de cachette particulièrement les rats noirs et les rats bruns), et de bâtonnets de bois à ronger. Tout signe inhabituel (telle qu'une baisse d’activité) entrainerait une observation 2 fois par jour. Un point limite est fixé : l'observation de difficultés respiratoires (dyspnée, tirage costal, toux très importante, perte de poids au delà des 20%) entraîne la mise à mort humaine de l'animal. Toute pathologie intercurrente qui ne peut être soignée ou entraînant une douleur qui ne peut être contrôlée entraînera une mise à mort compassionnelle. Les seuls prélèvements sont des lavages nasaux qui seront effectués sous anaesthésie gazeuses à l’isoflurane. La mise à mort des rongeurs sera effectuée suite à une anesthésie (induction à l’isoflurane puis injection intrapéritonéale de kétamine à 150mg/kg et de Xylazine à 10 mg/kg associée à une prise de sang terminale intra-cardiaque et une dislocation cervicale.
Choix des espèces
Rattus norvegicus et rattus rattus sont les 2 espèces de rats vivant dans les égouts ou espaces anthropisés suceptibles d’être exposés par les effluents contaminés ou proximité d’avec l’homme. Les rattus norvegicus de laboratoire seront issus d'un éleveur agréé. Les rats bruns et les rats noirs, bien que de type sauvage seront issus d'un élevage également. Seul le rat noir, dont aucun animal de laboratoire ne dérive, nécessite un certificat de capacité puisqu'il est considéré par les autorités comme un animal sauvage. Les essais de réceptivité/sensibilité chez les murinés ayant été menés chez des rongeurs adultes, les rats choisis ici sont des adultes d'un poids compris entre 200 et 300 grammes.
Etude du rôle d’un peptide antimicrobien dans le système nerveux central chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie crânienne pour injecter un adénovirus dans le cerveau, une induction d'encéphalomyélite auto-immune provoquant une paralysie progressive des membres, puis une mise à mort par perfusion intracardiaque, pour étudier le rôle d'un peptide antimicrobien dans la sclérose en plaques. Le porteur mentionne des "tests comportementaux" sans préciser lesquels, et indique que la paralysie culmine quinze jours après l'induction avant de devenir chronique. Il affirme que les tests de comportement et l'étude de la neuroinflammation nécessitent des modèles in vivo.
Objectifs
Les peptides antimicrobiens sont des acteurs majeurs de l’immunité dans tous les organismes vivants. Largement produits au niveau des surfaces épithéliales, la première fonction décrite de ces peptides est de protéger contre l'exposition continue aux micro-organismes environnementaux de part leur fonction microbicide. De plus, ces peptides sont des molécules immuno-régulatrices dont l’implication dans de nombreuses maladies auto-immunes a été démontrée (diabète de type 1, arthrite rhumatoïde, lupus...). Enfin les peptides antimicrobiens modulent aussi directement la fonction de cellules non immunitaires telles que les cellules épithéliales de la muqueuse intestinale ou cutanée. Un peptide antimicrobien est exprimé dans le système nerveux central à la fois en condition basale et inflammatoire. Ce projet a pour but de comprendre le rôle de ce peptide antimicrobien à la fois dans le fonctionnement normal du système nerveux et dans le dévelopment de la slérose en plaque, une maladie autoimmune affectant le système nerveux central. Pour cela, nous inhiberons l’expression de ce peptide dans des souris sauvages au moyen de l’injection d’adénovirus. Nous étudierons le comportement de ces animaux à l’aide de différents tests comportementaux et le dévelopment de la sclérose en plaque dans un modèle induit de la maladie (encéphalomyélie autoimmune expérimentale).
Bénéfices attendus
Cette étude nous permettra de comprendre le rôle d'un peptide antimicrobien exprimé dans le système nerveux central aussi bien en condition basale (comportement) qu’en condition inflammatoire (encéphalomyélie autoimmune expérimentale). Ce projet pourrait ainsi mettre à jour une nouvelle cible thérapeutique pour des troubles du comportement, de la mémoire ou de la concentration et pour la sclérose en plaque.
Procédures
-Procédure chirurgicale de 30min pour l'injection intracebrale des AAV. -Injection intrapéritonéale , tests comportementaux, mise à mort par perfusion intracardique. -induction d'encéphalomyélie autoimmune expérimentale
Impact sur les animaux
-Procédure chirurgicale de 30min sous anésthésie générale. -Injection intrapéritonéale d'anesthésiques induit (douleur de quelques secondes), tests comportementaux peuvent induire un stress, mise à mort par perfusion intracardique sous anésthésie générale. -induction d'encéphalomyélie autoimmune expérimentale est caractérisée par une paralysie progressive des membres inférieurs qui culmine 15 jours après induction de la maladie et diminue partiellement pour ensuite devenir chronique.
Devenir
-Mise à mort à la fin de la procédure pour collecte des tissus post-mortem.
Remplacement
Pour réaliser les tests de comportement et évaluer le développement de la neuroinflammation, nous devons utiliser des modèles in vivo. Mise en place d’une veille bibliographique pour éviter toute répétition d’expérimentation bien menée sur les plans scientifiques et méthodologiques.
Réduction
L’étude sera arrêtée si les expérimentations initiales invalident l’hypothèse de travail. Des prélèvements auront lieu pour des analyses histologiques, de biologie cellulaire et moléculaire afin d’extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Un nombre minimal et homogène d’animaux par étude est utilisé afin d’exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et afin d’avoir un nombre d’animaux suffisant pour réaliser une analyse statistique. Pour la robustesse de l’analyse statistique des expériences, chaque groupe comparé deux à deux doit comporter un minimum de 20 animaux par expérience pour effectuer un test statistique.
Raffinement
-nombre d’individus par cage : entre 3 et 5 pour préserver leurs interactions sociales et limiter les phénomènes de stress engendrés par une surpopulation; Stratégies d’enrichissement pour assouvir leur besoin ludique (blocs de cotons); Surveillance de leur bien-être quotidien par le personnel de l’animalerie; Selon le plan d’action défini, par les expérimentateurs : gestion de l’analgésie; Détermination de points limites précoces pour réduire la sévérité des procédures au maximum tout en préservant l’analyse scientifique. Concernant spécifiquement les souris atteintes d'encéphalomyélie autoimmune expérimentale: nourriture humide (gel nutritif) en fond de cage. La perfusion intracardiaque est réalisée sous anesthésie générale et analgésie.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. Les souris C57BL/6 seront utilisées à l’âge de 8 semaines quand le développement du système nerveux central est terminé.
Radiothérapie par rayons X des tumeurs cérébrales de haut grade 2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
Rats : 300
600 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur implante des cellules de tumeur cérébrale sous anesthésie, puis on les soumet à une radiothérapie par microfaisceaux de rayons X et à des examens d'IRM répétés, pour mettre au point un protocole d'irradiation transférable en clinique. Le porteur indique que la tumeur peut provoquer des troubles neurologiques en phase terminale, une perte d'appétit et de poids, et une dermatite radio-induite, les animaux étant tués quand les points limites de poids et de comportement sont atteints. Il affirme que "la seule alternative aux études animales est l'étude in vitro", jugée insuffisante pour rendre compte du tissu tumoral vivant.
Objectifs
Les gliomes sont des tumeurs cérébrales ayant une incidence de 4 à 5 nouveaux cas par an pour 100 000 personnes. Il s’agit également du deuxième type de cancer le plus fréquent chez l’enfant. Les patients atteints de glioblastome, le plus agressif des gliomes, survivent en moyenne 14 mois après le diagnostic de la tumeur et ce malgré le traitement combinant chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. C’est pourquoi il est nécessaire de chercher de nouveaux traitements. Notre projet s’inscrit dans ce contexte en utilisant une source de rayons X très particulière et encore expérimentale, de basse énergie mais de haut flux, permettant (i) de sélectionner au mieux les énergies intéressantes (ii) de faire un microfractionnement spatial de la dose. Ces deux spécificités ne sont pas techniquement possibles sur les sources classiques hospitalières à l’heure actuelle. Le potentiel de cette technique est étudié depuis une vingtaine d’années déjà, selon différentes approches expérimentale comme l'irradiation de cellules en culture ou des calculs dosimétriques. Ces approches bien qu’indispensables restent très limitées car elles ne prennent pas en compte la complexité du tissu tumoral, se développant de façon autonome, possédant sa propre vascularisation. L’objectif de notre projet vise à tester les modalités d’imagerie (diagnostique) et les modalités d’irradiation (géométrie, balistique, dose) sur des tumeurs proches des tumeurs humaines grâce à l’utilisation de modèles précliniques de rongeurs porteurs de tumeurs (souris et rats). Ce projet portant sur la physiologie tumorale, il nous est impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique.
Bénéfices attendus
L'objectif de ce projet est d'acquérir un ensemble de données précliniques de haute qualité sur des animaux porteurs de tumeurs cérébrales pour des protocoles de radiothérapie par rayonnements X de haute énergie. Les études réalisées pendant les 5 ans du projet permettront d’élargir nos connaissances sur les réponses biologiques du tissu tumoral et du tissu sain exposés aux microfaisceaux, d’évaluer le rôle du microenvironnement tumoral par rapport à l’efficacité du traitement, d’analyser les effets des rayonnements sur la vascularisation tumorale et saine, sur le comportement des animaux. L'objectif est également de pouvoir proposer un schéma d'irradiation optimal (nombre d'incidences, dose, géométrie) avec une préservation efficace des tissus sains pour un transfert réaliste vers un essai clinique. En effet, la radiothérapie par microfaisceaux est une méthode innovante et prometteuse, permettant de détruire efficacement le tissu tumoral tout en préservant le tissu sain environnant. Elle répresente donc une bonne alternative de la radiothérapie conventionnelle et ses effets secondaires. Ce projet est un facteur clé pour promouvoir notre méthode en clinique humaine et pour pouvoir proposer aux patients de tumeur cérébrale un meilleur rapport entre l'efficacité thérapeutique et effets secondaires, une meilleure qualité de vie et une survie prolongée.
Procédures
Les animaux sont soumis aux interventions suivantes : implantation de cellules tumorales sous anesthésie générale et locale, sur 600 animaux (300 rats, 300 souris), une fois par animal, pendant environ 30 minutes ; radiothérapie par microfaisceaux ou par irradiation conventionnelle sous anesthésie générale, sur 500 animaux (250 rats, 250 souris), une fois par animal, pendant environ 30 minutes ; imagerie par resonnance magnetique sous anesthésie générale, sur 600 animaux (300 rats, 300 souris), 3 à 4 fois par animal, pendant environ 1 heure
Impact sur les animaux
Le changement d'environnement et le transport des animaux de l'animalerie jusqu'au lieu d'irradiation représente du stress et de l'angoisse. La procédure de radiothérapie n'induit pas de douleur mais du stress et de l'angoisse. L'inoculation tumorale répresente une douleur locale et du stress. Il peut y avoir l’apparition de troubles neurologiques dus à l'effet de masse induit par la tumeur en phase terminale, c'est-à-dire à partir de 2 semaines après l'implantation (troubles du mouvement, perte d'appétit). Dans des rares cas la radiothérapie elle-même peut induire une perte d'appétit. Une alopécie et, plus rarement, une dermatite radio-induite transitoire peuvent apparaitre dans le champ d'irradiation environ 2 semaines après l'exposition. La procédure d’imagerie implique du stress pour les animaux et l’injection de l’agent de contraste induit une douleur locale.
Devenir
A l’issue de la procédure, les animaux sont mis à mort pour obtenir un prélèvement cérébral. D’après les connaissances actuelles (littérature) et notre expertise, un délai de 2 semaines entre la radiothérapie et le prélèvement cérébral pour analyse histologique permet une bonne évaluation des réponses tissulaires différentielles entre l’irradiation par microfaisceaux ou champ plein auxquelles nous nous attendons. Cette analyse histologique est complémentée par la courbe de suivi long terme qui est indispensable pour évaluer l’efficacité de notre traitement et pour pouvoir proposer un protocole d’irradiation optimisé et transférable à un futur essai clinique.
Remplacement
La thérapie anticancéreuse a pour but d’éradiquer la tumeur ou de ralentir sa croissance tout en préservant au maximum les tissus sains avoisinants. La seule alternative aux études animales est l’étude in vitro (cellules). Cependant, il est impossible d'étudier la réponse tumorale et les effets secondaires sur la fonction cérébrale, l'irradiation de la peau et des os du crâne avec des expériences in vitro. En effet, l’appréciation de l’efficacité d’une technique de thérapie anticancéreuse nécessite le passage par un organisme vivant, reflétant la complexité des interactions entre le tissu sain et le tissu tumoral, la présence d’une vascularisation tumorale et d’un système immunitaire, le microenvironnement tumoral et l’index thérapeutique. Les modèles de tumeurs les plus reproductibles et à croissance rapide ont été développés chez les rongeurs. L’un des outils permettant de mesurer l’efficacité thérapeutique est l’établissement de courbes de suivi long terme permettant de calculer des moyennes et médiane de survie. Parallèlement, certains animaux sont mis à mort à temps fixes pour la réalisation d’études visant à obtenir une ‘image’ de la tumeur ou de l’organe à un moment donné afin d’appréhender les interactions rayonnement-matière spécifiques de la technique. Par ailleurs, des études ex vivo ont déjà été menées dans le passé mais elles ne correspondent pas suffisamment aux buts recherchés lors d'irradiations d'un organisme vivant comme mentionné ci-dessus. Ces études incluent des simulations informatiques pour simuler les interactions entre photons et matière et des irradiations de cellules en culture.
Réduction
Pour le calcul du nombre d'animaux, il faut prendre en considération la variabilité intra- et inter-tumorale pour une population de rongeurs implantés suivant un même protocole. Tous les groupes seront comparés entre eux en utilisant des tests statistiques appropriés et reconnus pour chaque étude. Nos précédentes expériences montrent qu’un nombre d’animaux de 7-8 animaux suffit à obtenir des résultats robustes. Nous prévoyons donc des groupes d’animaux n=10 du aux problèmes éventuels rencontrés durant les différentes étapes de l’expérience. Ce calcul mène à utiliser 60 animaux par expérience, 2 expériences par an, sur 5 ans, 600 animaux au total.
Raffinement
Les animaux arrivent à l’animalerie une semaine avant l’implantation tumorale pour acclimatation et seront hébergés en groupes. Ils sont hébergés dans des grandes cages. Nous utiliserons la procédure d’enrichissement définie par le SBEA et l’animalerie. Nous allons réduire le stress du transport par un transport d'animaux groupés en cage filtrée et nous allons mettre à disposition de l'hydrogel. Afin de réduire le stress et la douleur des procédures chirurgicales, de l’imagerie et de la radiothérapie, ces procédures sont réalisées sous anesthésie soit (i) par inhalation (ii) soit par induction gazeuse suivie d’une injection intrapéritonéale d’un mélange d'anesthésiques/antalgiques et d’une injection sous-cutanée d'un anesthésique local au-dessus du site d’implantation des cellules tumorales. Une injection postopératoire d'antalgique sera administrée lors de l’implantation tumorale. Les animaux sont observés quotidiennement par le responsable du projet après chaque procédure et seront hébergés en cage isolée dès que les premiers signes cliniques apparaissent (perte d'appétit, perte de poids, prostration, convulsions). Les animaux disposent alors de nourriture humide à l’assiette et/ou d’un aliment riche en nutriment (« boost »). L'administration d'antalgiques sera considérée pour soulager la douleur (décision prise par le responsable du projet). L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience et évalué grâce à une grille codifiant les symptômes observés (examen clinique (EC) 2 fois par jour après chaque procédure et en cas de symptômes cliniques, EC quotidien pendant les 3 premières semaines post irradiation en cas de bonne santé générale, ensuite EC un jour sur 2 ou 3 en cas de bonne santé générale jusqu'à la mis à mort). Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Les animaux sont mis à mort quand les points limites, definis dans la grille de symptômes et basés à la fois sur le comportement et le poids, sont atteints.
Choix des espèces
Les modèles tumoraux les plus reproductibles et les plus rapides, conduisant à une utilisation optimisée, plus efficace et sur de plus petits nombre d’animaux, sont disponibles essentiellement chez la souris et le rat. Cela concerne en particulier la littérature abondante des irradiations comparables à nos expériences. L'utilisation de rongeurs d'un même patrimoine génétique permet une grande réproductibilité de résultats. Les souris sont favorisées car elles sont adaptées à notre installation et peuvent être manipulées et hébergées facilement. Les rats sont importants dans notre cas, car du fait de leur taille plus importante, les irradiations et la dosimétrie sont plus faciles à mettre en oeuvre de façon fiable et reproductible. Les lignées de cellules tumorales chez le rat que nous utiliserons sont bien adaptées pour étudier les effets de la radiothérapie sur le microenvironnement tumoral. Nous validerons nos protocoles d'irradiations (les plus optimisés, efficaces, sûrs et transférables en clinique) chez 2 espèces d'animaux et plusieurs modèles tumoraux différents, permettant d'élargir et de faire progresser nos connaissances dans le domaine. Les animaux sont utilisés entre 4 à 12 semaines après la naissance (4 à 8 semaines pour les souris, 8 à 12 semaines pour les rats), ce qui est un bon compromis pour avoir des animaux de petite taille et sevrés. Les modèles tumoraux ont été développés dans les animaux à cet âge quand le cerveau est encore en cours de développement, ce qui nous mène à choisir le même stade de développement pour rester reproductible dans nos résultats. Par ailleurs les animaux plus vieux développent des rapports de dominants/dominés plus difficile à gérer en animalerie. Enfin, les courbes de suivi long terme durent environ 6 mois (pour certains animaux seulement), justifiant aussi l’utilisation de cette tranche d’âge.
Caractérisation du rôle de la famille des prokinéticines dans l’inflammation du placenta due à une infection bactérienne chez la souris gestante.
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
1 485 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Cent soixante-cinq femelles gestantes subissent une chirurgie abdominale pour poser une mini-pompe sur l'utérus, des injections intrapéritonéales et une ponction intracardiaque terminale, et leurs souriceaux sont comptés dans le total, pour étudier le rôle de protéines placentaires dans l'infection déclenchant la prématurité. Le porteur indique que les injections et la chirurgie peuvent provoquer un léchage, une automutilation de la zone douloureuse et une position recourbée, ainsi qu'une perte de poids pendant l'allaitement. Il affirme que les mécanismes de la pathologie ne peuvent être étudiés que dans un "organisme entier", en gestation.
Objectifs
La chorioamniotite (CA) est une infection des membranes placentaires pendant la grossesse, souvent consécutive à une infection bactérienne de la mère, notamment par le streptocoque du groupe B (SGB) et Escherichia coli. La CA est une cause majeure de prématurité. Elle concerne approximativement 5-11% des naissances dans le monde, reste sans traitement efficace et coute très cher au système de santé publique. L'inflammation importante du placenta causé par la CA libère des facteurs de l’inflammation dans la circulation maternelle et fœtale, responsables de dérégulations dans le développement et fonctionnement de plusieurs organes, en particulier le cerveau chez le fœtus et/ou chez l’enfant après la naissance. Dans le projet proposé, nous étudierons le rôle potentiel des prokinéticines (PROKS), dans la CA. Les membres de cette famille jouent un rôle important dans le développement placentaire et dans le contrôle des pathologies de la grossesse, y compris celles associées aux processus inflammatoires. Le mécanisme d'action des PROKS fait intervenir des récepteurs qui contrôlent plusieurs fonctions biologiques en particulier celles de la reproduction. Par ailleurs, hors contexte de grossesse, les PROKS régulent les processus inflammatoires et induisent des réponses immunitaires innées. L’ensemble de ces observations suggère que les PROKS pourraient jouer un rôle régulateur dans les mécanismes qui conduisent au déclenchement de l’accouchement. Jusqu’à présent, le rôle de la famille des PROKS dans un contexte infectieux de la grossesse a été peu étudié, alors que l'on sait que ce contexte provoque des effets indésirables importants sur l'issue de la grossesse et au-delà sur la fonction cérébrale des enfants issus de ces grossesses. Ce projet a pour objectif de caractériser le rôle des PROKS dans la prématurité induite et de vérifier leur valeur informationnelle pour le diagnostic et/ou le pronostic de la prématurité.
Bénéfices attendus
Les troubles fonctionnels dus à une atteinte inflammatoire du placenta et ceux qui en découlent au niveau du cerveau du fœtus restent encore mal connus. Il n’existe à ce jour pas de marqueur biologique de la prématurité ni de traitement spécifique protecteur pour le neuro-développement fœtal dans ces situations d’infection / inflammation anténatale. Nous proposons ce projet pour tenter de démontrer que des PROKs pourraient constituer un marqueur biologique de la prématurité et pour caractériser leur rôle dans l’inflammation liée à une CA. A terme le projet pourrait permettre d’identifier une nouvelle méthode pour diagnostiquer et/ou traiter la chorioamniotite au cours de la grossesse infectieuse.
Procédures
Une seule chirurgie avec incision au niveau de l’abdomen est prévue par souris. Cette chirurgie est effectuée au niveau de l’abdomen pour poser la mini-pompe au niveau de l’utérus. La chirurgie durera dix minutes et s’effectuera sur animal anesthésié/analgésié. Une injection intrapéritonéale sera effectuée sur chaque animal, au minimum une fois et au maximum 3 fois pendant toute l’expérimentation. Celle-ci durera 5 min et s’effectuera sur animal anesthésié. Une ponction intracardiaque entrainant la mort de l’animal sera réalisée dans toutes les procédures, pour permettre le prélèvement de tissus et organes. Cette intervention sera effectuée sur l’ensemble des souris adultes. Celle-ci durera 5 min et s’effectuera sur animal anesthésié/analgésié.
Impact sur les animaux
Une injection intrapéritonéale est susceptible de provoquer un stress, un léchage de la région d’injection et/ou l’adoption d’une position recourbée de l'animal. Les souris donnant naissance et allaitant jusqu’au sevrage pourront également perdre du poids. Pour les animaux recevant deux injections intrapéritonéales, une automutilation au niveau de la région douloureuse peut également être observée. La chirurgie suivie d’une injection peut provoquer léchage et automutilation au niveau de la région opérée, ainsi qu'une mobilité réduite et une position recourbée de l'animal. Les souris donnant naissance et allaitant jusqu’au sevrage pourront également perdre du poids. Par ailleurs, une surveillance plus rapprochée sera mise en place dans les groupes injectés avec du LPS. Cela nous permettra de tenir la bonne conduite en cas de mise bas prématurée.
Devenir
Afin de valider les PROK comme marqueurs biologiques de la prématurité et caractériser leur rôle dans l’inflammation liée à une CA, le sang ainsi qu’un ou plusieurs organes seront prélevés sur les animaux pour être analysés, ce qui implique que les animaux devront être euthanasiés avant de réaliser ces prélèvements.
Remplacement
Ce projet s’intéresse à la compréhension du rôle de certaines PROK dans le développement de la CA. Les PROK sont des molécules majoritairement libérées par le placenta dans la circulation sanguine, en particulier en cas de stress placentaire. Leur libération et leur circulation ne peuvent pas être modélisées dans des systèmes in vitro qui ne représenteraient que partiellement un organisme. Les mécanismes physiologiques complexes aboutissant à la pathologie ne peuvent apparaitre et être étudiés de façon intégrée que dans un contexte d’organisme entier, dans des modèles in vivo de gestation.
Réduction
Il est prévu d’utiliser 165 souris femelles qui donneront naissance à environ 8 souriceaux chacune, soit 1485 souris au total sur une durée de 5 ans. Le nombre de souris femelles a été calculé et réduit au minimum de façon à ce que les résultats puissent être exploités et interprétés de façon fiable d'un point de vue statistique. Avant de passer sur le modèle animal, nous avons réalisé des études in vitro qui confortent nos hypothèses et nous incitent à considérer un modèle in vivo pour ensuite passer à la clinique.
Raffinement
Les animaux seront suivis quotidiennement, 7 jours sur 7, pour s’assurer de leur bon état général. Différents paramètres permettant le suivi de l'aspect général comme le comportement, la locomotion, ainsi que la perte de poids seront estimés de façon régulière. Les interventions seront effectuées sous anesthésie. Des critères d'arrêt sont prévus dans le projet en cas de survenue d’effets inattendus.
Choix des espèces
Le modèle choisi pour cette étude est le modèle animal souris gestantes OF1, âgées de 8 à 14 semaines, qui permettra de suivre toutes les étapes de la gestation. Le modèle souris est choisi pour sa gestation courte et proche de la gestation humaine. Comme chez l’humain, la placentation chez la souris est hémochoriale, c’est-à-dire que les échanges entre la mère et le fœtus se font à travers la barrière placentaire à travers la barrière trophoblastique et endothéliale fœtale, sans que le sang de la Maman et de son fœtus ne soient mélangés. Plusieurs études ont démontré qu’il existe une grande similitude dans l’expression et la régulation des gènes clés de la placentation chez les deux espèces et que plusieurs facteurs de l’angiogenèse sont exprimés dans des types cellulaires similaires et régulés de la même façon. Le modèle souris OF1 est choisi en particulier car nous l’avons utilisé dans le passé comme modèle pour l’étude du rôle la protéine PROK1 dans la placentation normale. Nous souhaitons nous appuyer sur ces résultats pour poursuivre avec la présente étude.
Etude des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans l’induction d’une immunité protectrice suite à un traitement par anticorps monoclonaux
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Dès huit jours après leur naissance, et jusqu'à trente jours, des souris sont infectées par un virus que le résumé ne nomme pas, puis traitées par anticorps monoclonaux, avec des injections dans l'abdomen aux jours 0, 2 et 5. 216 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'objectif est de comprendre comment ce traitement induit une immunité antivirale durable, en vue d'immunothérapies futures, et une partie des souris porte une modification génétique qui inactive le récepteur étudié. Le porteur justifie l'emploi de souris si jeunes par la reproductibilité de la propagation virale, et classe la procédure en souffrance légère parce qu'elle est arrêtée avant l'apparition des symptômes.
Objectifs
Les anticorps monoclonaux (AcM) sont des molécules dérivées du système immunitaire qui ont un fort potentiel thérapeutique (thérapies ciblées). Une quarantaine sont utilisés pour traiter le cancer et les maladies inflammatoires et plus de 300 sont en cours de test clinique. Ils sont maintenant aussi considérés avec un intérêt grandissant pour traiter les infections virales graves comme celles par le VIH (virus de l’immunodéfience humaine), Virus de la grippe, Ebola, Zika, .... Cependant, leurs conditions d’utilisation ne sont pas encore optimisées. L’amélioration des immunothérapies par des AcM est donc un enjeu médical majeur. L'une des découvertes importantes de ces dernières années a été la mise en évidence que le traitement par des AcM des animaux infectés et/ou développant des tumeurs, peut induire une immunité protectrice à long-terme. En d'autres termes, les animaux infectés, ou présentant des tumeurs, et traités par AcM survivent sans signes pathologiques grâce à l'induction d'une forte réponse immunitaire protectrice dirigée contre le virus et/ou la cellule tumorale. Dans ce cadre, il est maintenant important d’idéntifier les mecanismes impliqués afin d'optimiser, à terme, l’efficacité thérapeutique des futures immunothérapies par AcM. Ceci, qui est le but principal de l’ensemble de nos recherches, n’est pas réalisable chez l'Homme. Pour progresser dans cette perspective, les expérimentations animales sont donc indispensables.
Bénéfices attendus
Le projet dévrait permettre d'identifier un rôle clé des IFN-I dans l'induction d'une réponse immunitaire antivirale. Ceci pourrait permettre le développement d'immunothérapies antivirales améliorées basées sur les IFN-I.
Procédures
La procédure inclut des injections à jour 0, jour 2 et jour 5, et des prélèvements terminaux. La durée des injections est de moins de 5 secondes chacune.
Impact sur les animaux
Le projet inclut seulement une procédure de degré léger. On ne s'attend pas à des effets indésirables particuliers sur les animaux car la procédure est arrêtée avant le dévelopement de la pathologie et l’apparation des symptômes. Les seuls effets indésirables potentiels se limitent aux conséquences d'une piqûre d'aiguille au niveau de l'abdomen (irritation très locale et temporaire).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélever les organes d'intérêt.
Remplacement
Le but du projet est d’identifier les mécanismes impliqués dans l’induction d’une immunité antivirale protectrice suite à un traitement par anticorps monoclonaux (AcM) afin d'optimiser, à terme, l’efficacité thérapeutique des futures immunothérapies par AcM. Ceci nécessite un modèle expérimental doté d’un système immunitaire complexe (et complet) et permettant l’étude intégrée de la réponse immunitaire dans un véritable contexte pathologique. Ceci étant difficilement possible chez l'Homme, afin de progresser dans cette perspective les expérimentations animales sont indispensables. Des méthodes alternatives (études in vitro) peuvent être complementaires mais ne peuvent pas se substituer à l’utilisation des animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux a été défini grâce à un logiciel spéifique pour réduire au maximum leur nombre : 12 souris par condition de traitement sont nécessaires pour atteindre une puissance statistique suffisante.
Raffinement
Toutes les expériences seront réalisées à des temps précoces après infection et traitement, dans la phase pendant laquelle les animaux ne présentent aucun signe pathologique. Les actes techniques réalisés (injections) sont peu invasifs et conformes aux récommendations des textes de référence. Aucun signe de souffrance (changement de comportement, poil hérissé, perte de poids,….) n’est observé après la réalisation de ces actes. Des mesures destinées à réduire la contrainte des animaux ont été prévues : enrichissement du milieu (carrés de cellulose, cabanes, …). Tout au long des expériences, une observation régulière du bien être des souris sera effectuée. Tout animal présentant un événtuel signe de souffrance sera soigné ou euthanasié.
Choix des espèces
Les animaux utilisés sont des souris pour lesquels des données scientifiques de la réponse immunitaire sont bien établies et des nombreux outils sont disponibles pour étudier de façon approfondie la réponse immunitaire. Le projet est basé sur l’utilisation d’une souche de souris présentant un système immunitaire complet ainsi qu’une souche dérivée dont les animaux ont été génétiquement modifiés pour l’inactivation du récepteur étudiét. A noter que cette dernière ne présente pas un phenotype dommageable et ne nécessite pas un hébergement protégé. Le choix de ces souches est justifié par leur système immunitaire compétent et pour leur susceptibilité à l’infection dans le modèle choisi. Le animaux seront utilisés à partir de 8 jours post-naissance jusqu'à 30 jours post-naissance. Plus précisement, les animaux doivent être infectés à cette âge pour avoir des résultats reproductibles en ce qui concerne la propagation virale ainsi que l’initiation et le développement de la pathologie.
Etude chez la souris des effets neurophysiologiques d’une maladie causée par une mutation d’un canal calcique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie crânienne d'une heure pour implanter des électrodes, puis des enregistrements de vingt minutes par jour pendant un mois dans un champ ouvert, pour étudier une atrophie du cervelet due à une mutation d'un canal calcique. Le porteur indique que les souris porteuses de la mutation peuvent développer une ataxie et une mort des cellules de Purkinje, et que la chirurgie peut provoquer une douleur modérée pendant la récupération. Il affirme que le modèle murin est "incontournable" et que les réseaux de neurones ne peuvent être obtenus en culture ni par modélisation.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact physiopathologique d’une mutation génétique conduisant à une réduction de la taille du cervelet (une atrophie) dès l'enfance (elle a été nommée atrophie céréelleuse infantile, ChCA). Cette maladie est due à un dysfonctionnement dans une protéine de transport du calcium qui se trouve à la surface de certaines cellules, notamment les cellules de Purkinje du cervelet. La mutation conduit à un plus grand influx de calcium dans les cellules de Purkinje dès l'enfance, ce qui pourrait induire la mort des cellules et donc une atrophie du cervelet. Seules les études in vivo et ex vivo peuvent permettre de déterminer l’impact de cette mutation sur le(s) dysfonctionnement(s) neurologique(s) observé chez les patients atteints de cette maladie. Pour ce projet, nous utiliserons un modèle murin chez lequel l'expression de la mutation pourra être induite sélectivement dans les cellules de Purkinje et ainsi étudier les conséquences de cette mutation dans le cervelet. Il s’agit du premier modèle animal de cette maladie et l’attente des patients et cliniciens est considérable, d’une part pour mieux comprendre cette pathologie, et d’autre part pour évaluer les traitements possibles.
Bénéfices attendus
Identifier les mécanismes pathogéniques dans l'atrophie cérébelleuse infantile. Préciser le rôle de la protéine mutée dans le développement du cervelet et le fonctionnement des cellules de Purkinje. Valider le modèle murin en tant que modèle préclinique de la maladie permettant d'évaluer des pistes thérapeutiques dans l'atrophie cérébelleuse infantile.
Procédures
Pour ce projet, 90 animaux subiront une chirurgie d'une durée de une heure pour l'implantation crânienne d'électrodes pour des enregistrements cellulaires. Sur ces animaux, les enregistrements (branchement d'un cable souple sur les électrodes implantées) dureront 20 minutes par jour pendant 1 mois pendant qu'ils se déplacent dans un champ ouvert.
Impact sur les animaux
Pour les animaux porteurs de la mutation, on peut s'attendre à des modifications précoces du fonctionnement des cellules de Purkinje du cervelet, puis à leur mort, ce qui peut conduire à une ataxie cérébelleuse et une réduction de la taille du cervelet (atrophie). Les chirurgies sous anesthésie destinées à implanter les électrodes peuvent induire une douleur modérée pendant la récupération.
Devenir
L'ensemble des animaux contribuant à la procédure seront mis à mort. Les organes, tout particulièrement le cerveau et le cervelet, seront prélevés pour des expériences sur tranches aigues ou des analyses immunohistologiques.
Remplacement
Le développement et la caractérisation d'un modèle souris est incontournable pour l'analyse pathophysiologique de la ChCA (ataxie cérébelleuse infantile). Son utilisation sera toutefois strictement limitée aux expériences ne pouvant être réalisées via une modélisation sur ordianteur ou des lignées de cellules humaines. Ainsi, les conséquences fonctionnelles de la mutation seront d'abord modélisées sur lignées cellulaires humaines et des approches in silico. Cependant, ces stratégies permettront de faire des prédictions sur l'impact de la mutation à l'échelle cellulaire mais pas à l'échelle de l'organe entier, à savoir le cerveau. En effet, les réseaux de neurones mis en place lors du neurodéveloppement ne peuvent pas être obtenus en culture ni par modélisation informatique. De même, les conséquences motrices des dysfonctionnements du cervelet nécessitent encore aujourd'hui de réaliser des expériences sur l'animal vivant.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet (estimé à 90) a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques de façon fiable et reproductible. Nous avons défini une stratégie de croisement que nous espérons la plus optimale possible. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis.
Raffinement
Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué quotidiennement. Des points limites spécifiques ont été définis et le raffinement s’appliquera selon une grille d'observation pour une prise en charge adaptée des animaux. Cette prise en charge comprend l’utilisation d’analgésiques, une adaptation des conditions de vie et lorsqu'une douleur ou un inconfort non reversibles apparaissent, l'euthanasie.
Choix des espèces
La souris est le modèle animal le mieux adapté pour i) modéliser de manière inductible la maladie neurologique étudiée et ii) développer l'ensemble des investigations anatomomorphologiques et fonctionnelles des atteintes cérébelleuses associées à la pathologie. La possibilité de contrôler l'expression de la mutation par une recombinase est également un atout majeur justifiant l'intérêt de modéliser cette pathologie dans l'espèce souris. Les connaissances actuelles sur ce modèle permettent de répondre au mieux à la règle des 3 R. Utilisation d'adultes pour étudier les conséquences neurodéveloppementales de l'expression de la mutation d'intérêt, en particulier les conséquences sur le développement et la physiologie du cervelet.
Etude de plusieurs produits d’immunothérapie dans deux modèles murins de candidoses invasives avec ou sans antifongiques
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
2 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par voie intraveineuse par la levure Candida albicans à des doses calibrées pour tuer une partie des animaux, puis reçoivent des antifongiques et des produits d'immunothérapie, avec prise de température rectale quotidienne pendant jusqu'à 21 jours. Le porteur indique qu'une proportion des souris ne survivra pas, soit de l'infection soit par mise à mort en raison d'un état dégradé, avec perte de poids et troubles de la température. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative" pour modéliser une infection fongique systémique sur un "organisme vivant, entier".
Objectifs
Chaque année, environ 250000 personnes dans le monde sont atteintes de candidémie (forme la plus courantes des candidoses invasives) et 50000 en meurent en raison de sa détection tardive, du nombre limité d’antifongiques utilisables et de l’accroissement de l’apparition de souches résistantes. Candida albicans est une levure commensale de la peau et des muqueuses. Elle utilise donc notre organisme à son avantage sans que nous y trouvions un quelconque bénéfice ou inconvénient. Ce commensalisme repose sur un équilibre entre levure/microbiote et défenses immunitaires de l’hôte. En cas de rupture de l’équilibre, la levure colonise de manière excessive l’organisme hôte. Les causes sont : -utilisation à long terme/de façon répétée d’antibiotiques à large spectre -rupture de la barrière cutanée/gastro-intestinale (chimiothérapie/chirurgie gastro-intestinale/perforation/utilisation de cathéter veineux). Ces ruptures provoquent une colonisation de l’intestin permettant le passage des levures dans le sang (candidémie) et la dissémination dans les organes (candidose disséminée). Candida fait partie des 10 causes les plus fréquentes de candidémie, et leur taux de mortalité est de 42% à 30 jours, résultant d’un diagnostic souvent tardif du pathogène impliqué. Le traitement est basé sur 3 classes d’antifongiques. La résistance naturelle des souches de Candida est à prendre en compte lors du traitement des candidoses invasives ainsi que le problème du développement des résistances acquises qui est de plus en plus présent depuis les 20 dernières années. Il est donc urgent de trouver des thérapies alternatives à ces antifongiques et/ou d’en limiter la consommation afin de réduire l’émergence de nouvelle résistance. Ce projet vise à tester différents produits d’immunothérapie seul ou en combinaison dans deux modèles de candidose invasive avec ou sans antifongiques qui ont été préalablement mis au point dans un précédent projet. Cela permettra soit de diminuer la dose/durée du traitement antifongique, soit d’être une alternative à ce traitement afin de limiter le développement de résistance aux antifongiques. Dans notre programme différents produits seront donc testés pour vérifier leur capacité à éliminer/contrôler l’infection, et comprendre in fine les mécanismes immunitaires mis en jeu suite à leur administration, en présence et en absence d’antifongiques.
Bénéfices attendus
Ce projet rentre dans une thématique de recherche plus large dont l’objectif global est de développer de nouveaux traitements contre la candidose invasive basés sur la stimulation du système immunitaire des patients, afin de venir en support ou en remplacement des antifongiques, dont l’utilisation excessive aboutit à l’émergence de souche résistante(s)/multi-résistante(s). Les bénéfices attendus à court terme sont : -de mettre en place les modèles animaux pertinents pour tester un premier produit d’immunothérapie, -d’améliorer la survie des animaux atteints de candidose invasive avec ou sans antifongiques, -l’avancement des connaissances scientifiques sur le produit d’immunothérapie injecté par voir intraveineuse dans un modèle de candidose invasive sensible mais également résistante aux antifongiques, -d’utiliser un tel produit d’immunothérapie, comme traitement dans les candidoses invasives sensibles ou comme alternative aux antifongiques. Les bénéfices attendus à long terme sont : -de tester différents produits d’immunothérapie dans l’indication de la candidose invasive sensible, - de présenter des données robustes aux autorités réglementaires afin de soutenir le développement clinique d’un ou plusieurs produits d’immunothérapie pour espérer obtenir ensuite une autorisation de mise sur le marché de développer une nouvelle forme de thérapie pour soigner les patients atteints de candidose invasive seul ou en association avec des antifongiques -de se substituer aux antifongiques ou d’en diminuer leur consommation dans les soins intensifs.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : -Infection à Candida albicans par injection intraveineuse sous brève anesthésie générale gazeuse (1 fois/souris et 2 à 3 min/animaux) après anesthésie locale (15 secondes/souris) pour 100% des animaux -Administration des antifongiques par injection intrapéritonéale pour 50% des animaux (2 fois maximum/souris et 2-3 min/souris) -Injection d’un tampon par injection intraveineuse sous brève anesthésie générale gazeuse (1 fois/souris et 2 à 3 min/animaux) après anesthésie locale (15 secondes/souris) pour 10,5% des animaux -Injection d’un produit d’immunothérapie, parmi les 6 produits à visée thérapeutique à tester, par injection intraveineuse sous brève anesthésie générale gazeuse (1 fois/souris et 2 à 3 min/animaux) après anesthésie locale (15 secondes/souris) pour 79% des animaux -Suivi quotidien des animaux : prise de température interne par voie rectale (30 secondes/souris) pendant 21 jours maximum pour 100% des animaux -Prélèvement de sang sous anesthésie locale (30secondes/souris) pour 100% des animaux
Impact sur les animaux
Les souris vont être inoculées par voie intraveineuse par Candida albicans à différentes doses afin de mimer la pathologie humaine, après anesthésie locale et générale gazeuse. La candidose invasive étant une infection mortelle chez l’homme dans 42% des cas, Il est donc attendu qu’une proportion de nos animaux ne survive pas, soit directement de leur infection, soit par mise à mort en raison de leur état général dégradé. Il est probable que la proportion d’animaux ne survivant pas, soit plus importante dans la première procédure que dans les deux suivantes, le but de ces dernières étant de trouver un équilibre entre mortalité et survie afin de pouvoir répondre aux questions posées. On peut s’attendre à ce que l’état général des animaux se dégrade, avec par exemple un perte/baisse de leur mobilité, une perte de poids et à une élévation ou une diminution de la température chez ces animaux, suite au développement de la candidose invasive, pendant 2-3 jours. Une partie des animaux va recevoir un traitement antifongique par injection intrapéritonéale, engendrant une légère douleur au point d’injection au moment de celle-ci. Puis certains animaux recevront une injection d’un produit d’immunothérapie parmi les 6 produits à tester, par voie intraveineuse après anesthésie locale et générale gazeuse. L’injection de ces produits n’a causé aucun dommage chez la souris naïve, mais dans le contexte de candidose invasive traitée ou non aux antifongiques, une augmentation de la température corporelle interne est potentiellement envisageable dans les 24h suivant l’injection. Un prélèvement de sang sera réalisé après anesthésie locale au moment de leur mise à mort. La douleur relative au prélèvement devrait être réduite par l’anesthésie et ne pas durer plus de 5-10 minutes, entre le moment du prélèvement et celui de la mise à mort de l’animal. Il est envisageable que l’on puisse observer une apparition de lésion ou une infection bactérienne suite à l’injection par voie intraveineuse ou au prélèvement sanguin.
Devenir
Tous les animaux inclus dans les procédures sont mis à mort car pour chaque procédure un certain nombre d’organes seront prélevés, ce qui nécessite la mort de l’animal, afin de caractériser ceux touchés par l’infection et ceux qui ont été impactés par le traitement d’immunothérapie. Cela permettra de déterminer les organes dans lesquels la réponse immunitaire sera étudiée plus précisément dans la suite du programme.
Remplacement
Les objectifs de ce projet sont de tester plusieurs produits d’immunothérapie dans deux modèles de candidose invasive avec ou sans antifongiques afin d’évaluer leur capacité à améliorer l’état général de ces animaux, dans le but à plus long terme d’en étudier les conséquences immunologiques sur un organisme vivant, entier. Afin de répondre à ces objectifs, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser une infection fongique systémique, ni les réponses immunitaires mises en jeu lors de ces infections avec ou sans traitement antifongiques et/ou d’immunothérapie.
Réduction
Tout au long du projet, nous essaierons de réduire le nombre d’animaux sans toutefois compromettre la fiabilité des résultats. Le nombre de souris par groupe a été déterminé par des modélisations statistiques à partir d’hypothèses de l’efficacité potentielle des différents produits testés à améliorer la survie des animaux. Le nombre de souris pour répondre à chacune des questions posées est trop important pour être manipulé en une seule fois. Un premier lot de 10/6 souris pour chaque groupe sera manipulé en même temps. Si ce nombre ne suffit pas pour répondre à la question posée, une autre série de 10/6 souris par groupe sera réalisée jusqu’à atteindre les 30 souris théoriquement suffisantes pour répondre cette question avec une différence statistique entre les groupes. Si toutefois, un problème technique devait intervenir sur un ou plusieurs groupes de ces 3/5 séries et qui empêcherait d’obtenir une différence significative entre certains groupes (ce qui rendrait la conclusion incertaine), ces groupes seraient répétés en procédant de la même manière que décrite précédemment. De cette façon, dès que le nombre d’animaux traités est suffisant pour y répondre avec une différence statistique entre les groupes, l’expérience s’arrête. Le nombre de souris restant, prévu pour répondre à la question mais n’étant pas encore commandé ne sera donc pas utilisé. De plus, si nous n’arrivons pas à trouver les conditions d’injections des produits d’immunothérapie pour qu’ils augmentent la survie des animaux de 20% minimum, le projet sera arrêté. Les résultats obtenus seront également utiles pour la suite du programme. En effet, un certain nombre d’organes seront prélevés post mortem afin de caractériser ceux touchés par l’infection et ceux qui ont été impactés par le traitement d’immunothérapie et donc détermineront les organes dans lesquels la réponse immunitaire sera étudiée dans la suite du programme. Enfin, s’il nous ait impossible d’obtenir les résultats souhaités dans l’un des deux modèles de candidose invasive, il sera alors abandonné dans le reste du projet.
Raffinement
Toutes les injections sont réalisées sur animaux sous anesthésie générale gazeuse après application d’un anesthésique local. Les prélèvements sanguins se font sur animaux vigiles après application d’un anesthésique local quelques minutes avant. La mort des animaux intervient minimum 3 jours après l’infection par Candida albicans. Les animaux seront donc suivis une fois par jour pendant les 2 premiers jours post-infection. Pendant la durée présumée durant laquelle la mortalité est attendue, entre J3-8, les animaux seront suivis matin et soir. Enfin, une fois passé cette période critique et en fonction de l’état général des animaux observé, la fréquence de suivi sera adaptée jusqu’à la fin de la procédure. En période critique, J3-8, le suivi du matin, consistera en une surveillance de l’état général des animaux (poils, posture, mobilité…), leur poids, leur température prise par voie rectale, ainsi que le site d’injection de Candida albicans et des produits d’immunothérapie. Le suivi du soir consistera en une évaluation visuelle de l’état des animaux. En période non critique (J0-2 et J9-21), le suivi du matin, consistera en une surveillance de l’état général des animaux (poils, posture, mobilité…), ainsi que le site d’injection de Candida albicans et des produits d’immunothérapie. Le suivi du soir consistera en une évaluation visuelle de l’état des animaux. Tout animal dont le comportement est anormal, sera sorti de la cage et sera traité comme le matin en période critique, afin de déterminer si son état requiert ou non une mise à mort anticipée. En cas d’hyperthermie ou de tout doute sur le bien-être animal, le vétérinaire de la structure sera consulté pour entreprendre le traitement adapté. En cas d’apparition de lésion, les yeux seront nettoyés au sérum physiologique afin de mieux évaluer les dommages. Si une infection bactérienne et/ou une dégradation de l’œil sont observées, l’animal sera mis à mort. Et en cas d’hypothermie les animaux seront mis à mort. De l’aliment humide est placé au fond des cages pour faciliter la prise alimentaire.
Choix des espèces
Le modèle murin est un modèle animal établi et reconnu pour réaliser de premières études de preuve de concept mettant en jeu un système immunitaire complet. En effet, le système immunitaire de la souris est bien décrit et les réactifs nécessaires sont largement disponibles. D’autre part, après avoir mis au point les 2 modèles d’étude dans cette espèce, il nous semble pertinent de poursuivre les investigations dans les mêmes modèles. Les produits d’immunothérapies qui sont développés dans ce programme ont pour visée d’être utilisés chez l’homme. Ils cibleront des patients adultes. Nous cherchons à faire une preuve de concept de l’efficacité des produits d’immunothérapie dans des animaux ayant un système immunitaire fonctionnel. Pour cela nous utiliserons des souris d’au moins sept semaines pour ces études précliniques.
Validation in vivo de composés destinés à promouvoir la remyélinisation
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Pour tester dix composés censés favoriser la remyélinisation dans la sclérose en plaques, 720 d'entre elles subissent une injection dans la moelle épinière sous anesthésie créant une lésion de la myéline, et 200 une encéphalomyélite induite par immunisation. Le porteur indique que la chirurgie médullaire entraîne un risque d'hypothermie, des saignements et une douleur post-opératoire, et que le modèle EAE provoque une paralysie progressive gênant les déplacements et l'accès à l'eau. Il affirme que "seul le modèle animal est pertinent" pour reproduire les lésions de la pathologie humaine.
Objectifs
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire démyélinisante du système nerveux central (cerveaux, moelle épinière et nerfs optiques) du jeune adulte au cours de laquelle la gaine de myéline protégeant les axones est détruite (démyélinisation). Cette perte de myéline conduit, à long terme, à une dégénérescence des axones conduisant ainsi à des troubles sensitifs et moteurs (fourmillements, troubles de l’équilibre, troubles visuels, paralysies…). La SEP a une plus forte prévalence chez la femme (3/4 de femme) et touche plus de 100 000 personnes en France. Deux mille cinq cents nouveaux cas de SEP sont diagnostiqués chaque année. Cette maladie représente la première cause de handicap sévère non traumatique du jeune adulte. La SEP est caractérisée par des épisodes inflammatoires et de démyélinisation pouvant affecter toutes les structures du système nerveux central. A ce jour, les traitements de la SEP ciblent uniquement la composante inflammatoire de la maladie mais ces traitements ont peu d’effets sur la remyélinisation. Le développement de stratégies pharmacologiques visant à promouvoir la remyélinisation est donc un enjeu thérapeutique majeur pour le traitement de la SEP. Récemment plusieurs composés pharmacologiques déjà utilisés pour le traitement d’autres pathologies ont montrés avoir un effet positif sur cette remyélinisation. Il en est de même pour certains composés issus de la recherche fondamentale. Il apparait donc important d’étudier le rôle de ces molécules au potentiel remyélinisant prometteur dans des modèles de sclérose en plaques. L’étude sera menée en utilisant deux modèles de la SEP : un premier permettant d’analyser les différentes étapes de la remyélinisation d’une lésion focale (modèle de lésions obtenues par injection de LPC dans la moelle épinière de la souris). Un deuxième mimant les composantes inflammatoires et démyélinisantes des lésions de la SEP (encéphalomyélite allergique expérimentale : EAE). Pour cette étude, nous étudierons l’effet de 10 composés pharmacologiques dans deux modèles précliniques de la SEP. Pour chaque composé étudié, il sera utilisé 92 animaux soit un total de 920 animaux. Ce projet est développé dans le respect de la règle des 3 R
Bénéfices attendus
A terme, les résultats de ce projet permettront d’identifier une ou plusieurs molécules candidates permettant d’augmenter significativement la remyélinisation. Ils permettront d’envisager le développement de nouveaux médicaments à visé thérapeutique ; venant ainsi compléter les traitements immuno-modulateurs de la SEP.
Procédures
Nous utiliserons deux modèles expérimentaux de la sclérose en plaques chez la souris, afin d’évaluer le potentiel thérapeutique de diverses molécules candidates. Les molécules, seront administrées selon leurs natures et leurs caractéristiques pharmacologiques (administration orale ou par injection). Des études réalisées en amont permettront de déterminer la fréquence d’administration. Le premier modèle consiste pour chaque animal en une injection dans la moelle épinière, effectuée sous anesthésie générale, d’un agent induisant une lésion focale de la myéline. Cette intervention dure environ 30 minutes par animal. Les animaux seront ensuite traités de 4 à 20 jours avec les molécules d’intérêt. L’analyse de la lésion permettra d’évaluer l’impact des molécules sur les différentes étapes du processus de réparation des lésions. Pour ce modèle, nous utiliserons 720 animaux pour tester 10 composés. Le deuxième modèle est l’encéphalomyélite allergique expérimentale (EAE), un modèle complémentaire où la perte de myéline est induite par immunisation. La durée de cette procédure est d’environ 20 minutes par animal. Les procédures seront réalisées sous anesthésie générale. Pour cette partie de l’étude, nous utiliserons 200 animaux pour 10 molécules et les animaux seront traités durant 20 jours. Ce modèle permettra d’étudier l’impact des composés sur l’évolution et les caractéristiques de la maladie. Pour éviter toute souffrance aux animaux durant les procédures, ils seront sous anesthésie générale et analgésie pendant toutes les interventions, quand cela s’avèrera nécessaire. Pour la poursuite de l’étude, et pour tous les animaux, il est nécessaire d’obtenir des échantillons biologiques dans un état le plus proche possible de l’état physiologique. A la fin de ces procédures un liquide fixateur est donc injecté à la totalité des animaux. On peut alors procéder à la récupération des tissus d’intérêt en vue de leurs analyses.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux lors des procédures sont liées à la chirurgie et à l’immunisation par l’injection sous-cutanée. Lors de La chirurgie nécessaire à la réalisation de lésions de la moelle épinière : risque hypothermique, lésion musculaire, saignement et douleur post-opératoire légère durant 48 heures. Pour l’EAE : plaie au site d’injection, paralysie progressive et temporaire des animaux suite à l’installation du modèle entrainant des difficultés à se déplacer et à s’abreuver. Les injections IP et le traitement par voie orale peuvent entrainer respectivement un hématome au site d’injection et une irritation des voies supérieurs si le traitement est répété.
Devenir
Une analyse post mortem est nécessaire afin d’évaluer le potentiel des molécules testées dans les deux modèles ; cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux.
Remplacement
Après des essais préalables sur différents modèles cellulaires, seuls les meilleurs candidats seront retenus. Seul le modèle animal est pertinent pour cette étude car nous pouvons ainsi analyser l’effet de ces molécules dans un contexte in vivo reproduisant le mieux les caractéristiques des lésions observées dans la pathologie humaine.
Réduction
Des études pharmacocinétiques (détermination des doses efficaces à administrer par exemple) seront menées en amont afin de raffiner et réduire au maximum le nombre de souris utilisées. Les modèles qui seront utilisés ont déjà démontré leurs pertinences pour l’analyse des mécanismes de réparation des lésions de la myéline et de la composante inflammatoire observée dans la maladie. Le nombre d’animaux (920 au total) est limité au stricte nécessaire pour obtenir des données statistiquement exploitables.
Raffinement
Pour éviter toute souffrance aux animaux durant les procédures, ils seront sous anesthésie générale et analgésie pendant toutes les interventions. Les animaux seront suivis régulièrement par les utilisateurs ainsi que par le vétérinaire agréé. Ils seront stabulés en portoirs ventilés et dans des conditions de température et d’hydrométrie recommandées par les normes européennes. De plus, ils seront hébergés dans un environnement enrichi (animaux hébergés en groupe avec un nid et une maison dans chaque cage). Les point limites de ces procédures ont été définis et ils seront suivis.
Choix des espèces
Le seul moyen à notre disposition pour décortiquer le processus de réparation de lésions de la myéline est d’utiliser des modèles murins bien établis du processus de démyélinisation/ remyélinisation. Il nous est donc impossible de substituer ces travaux par d’autres méthodes n’utilisant pas les animaux, et plus précisément la souris. Les animaux utilisés sont âgés d’au moins 12 semaines, afin d’avoir atteint une maturité suffisante du SNC (jeunes adultes). De plus à ce stade du développement, la chirurgie de la moelle est facilitée par la relative faible masse musculaire et de tissus graisseux des animaux, permettant ainsi une meilleure accessibilité à la moelle épinière lors de la chirurgie. Les animaux des différents groupes seront séparés à raison de 6 animaux par cage ; chaque groupe correspondant à une condition expérimentale. Les différents lots expérimentaux seront stabulés, par traitement, dans des cages différentes (groupe de 5 à 6 animaux âgés de 8 à 12 semaines).
Identification de nouveaux vecteurs de thérapie génique ciblant plus efficacement les muscles squelettiques
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
690 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection unique de vecteurs viraux AAV par voie intraveineuse ou intramusculaire, des prises de sang et une mesure de bioluminescence sous anesthésie, pour identifier des vecteurs de thérapie génique ciblant mieux le muscle dans les dystrophies musculaires. Le porteur indique que la stratégie d'évolution dirigée permet de tester de nombreux variants en même temps, et que les organes sont prélevés après la mort. Il affirme qu'un vecteur doit être évalué dans un "organisme entier" que les cultures cellulaires ne permettent pas d'aborder.
Objectifs
L'objectif de ce projet s’inscrit dans l’évaluation d’approches thérapeutiques pour des maladies génétiques rares du muscle, les dystrophies musculaires, pour lesquelles il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement. Les dystrophies musculaires sont des maladies dégénératives du muscle qui conduisent à une perte progressive des fonctions motrices telle que la marche. Une option thérapeutique possible est la thérapie génique, stratégie qui consiste à introduire du matériel génétique dans des cellules pour soigner une maladie. Le transport du gène thérapeutique dans les tissus cibles peut se faire grâce à l’utilisation de virus modifiés, appelés vecteurs, en raison de leur propriété naturelle de transférer leur propre matériel génétique dans les cellules humaines. Pour produire des vecteurs viraux, on utilise des virus modifiés génétiquement, dits sécurisés. Dans le cas des maladies musculaires, le fait qu’il soit nécessaire de pouvoir cibler l’ensemble de la masse musculaire impose d’injecter des niveaux très élevés de vecteurs, ce qui peut conduire à des effets adverses allant jusqu’à des effets graves, voire le décès. Il est donc souhaitable d’améliorer les vecteurs. La question scientifique posée dans ce projet est de donc de rechercher des vecteurs ayant des propriétés améliorées pour le transfert de gène en utilisant l’espèce souris comme support de l’identification de ces vecteurs.
Bénéfices attendus
Malgré des succès encourageants, le domaine de la thérapie génique pour les maladies neuromusculaires est toujours confronté à un certain nombre de défis en termes de sécurité et d'efficacité tels que la nécessité de doses élevées pour apporter le gène médicament dans toutes les cellules musculaires ou la présence de réaction immunitaire contre le vecteur ou le transgène. Dans ce projet, nous proposons de développer de nouveaux vecteurs afin d'augmenter l'efficacité du transfert de gène dans les tissus d’intérêt tels que le muscle pour de futures applications chez l'homme. Les bénéfices attendus du projet sont de permettre de proposer une stratégie thérapeutique plus efficace et donc une meilleure correction de la pathologie chez les patients. De plus, une meilleure efficacité devrait permettre une réduction des doses à administrer, permettant de minimiser les risques d’effet adverse chez le patient. Les données obtenues devraient également permettre de mieux comprendre les éléments biologiques gouvernant l’entrée des vecteurs dans les différents organes.
Procédures
Les vecteurs sont injectés une seule fois soit par administration intraveineuse sur animaux vigiles, soit par voie intramusculaire sur animaux anesthésiés. Les prélèvements de sang se feront en début et en fin de protocole. Les prélèvements de sang ne se font pas le même jour que les injections afin de ne pas induire de douleur supplémentaire. En fin de protocole, les animaux sont examinés sous un capteur qui permet de recueillir de la lumière dont l’intensité va dépendre du niveau de transfert de gène. Cette analyse se fait sur animaux anesthésiés. Il s’agit d’une anesthésie gazeuse. Cette mesure dure 10 minutes et est faite une seule fois, avant l’euthanasie.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés : - Piqûre IP pour administration d’anesthésique avant injection en intramusculaire (une seule fois au cours du protocole) ; - Piqûres intraveineuse caudale pour injection AAV (une fois au cours du protocole) ; - Intraveineuse sinus pour injection AAV (une fois au cours du protocole) sous anesthésie gazeuse ; - Prélèvements de sang au sinus soit sous anesthésie gazeuse, soit sous anesthésie fixe en début et fin de protocole ; - Injections intrapéritonéales de luciférine pour la mesure de la bioluminescence ; - Possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies (utilisation de gel pour réduire cette nuisance le cas échéant).
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de réaliser le prélèvement des organes.
Remplacement
Afin d’évaluer ou de sélectionner de nouveaux vecteurs, il est nécessaire de les administrer dans un organisme entier où il va se distribuer et rentrer dans certains organes en fonction de possibilités d’interaction. Des vecteurs identifiés sur des cellules en culture n’auront pas forcément les caractéristiques voulues pour un transfert efficace dans un organisme. Théoriquement, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale peuvent être de différentes natures : méthodes in silico (avec un programme informatique) ou in vitro (sur des cellules). Les approches in silico utilisées en alternative à l’expérimentation animale à ce jour permettent uniquement des modélisations physico-chimiques comme la relation entre la structure et l’activité biologique d’une molécule ou des modélisations d’élimination de molécules. Des modèles in silico qui pourraient permettre de modéliser numériquement les expériences proposées dans ce projet à partir d’un ensemble de données n’existent donc pas à ce jour. Les méthodes in vitro les plus utilisées aujourd’hui comme alternative en expérimentation animale sont basées sur l’utilisation de cultures cellulaires. Elles présentent l’avantage d’offrir la possibilité d’utiliser des cellules humaines avec les considérations éthiques correspondantes bien sûr. Cependant, ces cultures ne permettent pas d’aborder les questions posées dans ce projet qui doivent prendre en compte des paramètres tels que les interactions des vecteurs avec le système sanguin, le système immunitaire et l’ensemble des éléments qui guide comment se distribue un virus dans un organisme.
Réduction
La stratégie de l’évolution dirigée (méthode utilisée en biologie et qui imite le processus de séléction naturelle) pour la sélection de nouveaux vecteurs utilisé dans ce projet permet de réaliser l’évaluation de très nombreux variants en même temps, ce qui permet une réduction extrêmement importante du nombre d’animaux nécessaires. Nous utiliserons un seul modèle de maladies musculaires, choisi pour sa représentativité. Nous utiliserons les mêmes souris contrôles pour des expériences différentes chaque fois que possible. Quand cela est possible, les groupes contrôles seront communs entre les différents vecteurs évalués. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs selon un critère défini par le type d’analyse réalisée.
Raffinement
Les souris sont anesthésiées lorsque les procédures expérimentales sont jugées potentiellement douloureuses ou stressantes. Dans ce cas, les animaux auront reçu au préalable un traitement analgésique si nécessaire. Les prélèvements de sang seront effectués sous anesthésie de courte durée. Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures d’euthanasie appropriées. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles que l’utilisation de la chaleur pour maintenir la température corporelle stable lors de la phase de réveil, ou l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies.
Choix des espèces
Pour ce projet, nous utiliserons les espèces souris car les modèles existants des pathologies étudiées sont sur ces espèces. Dans cette étude, les animaux seront utilisés à partir de leur sevrage au stade jeune adulte. Ces animaux présentent une taille et une maturation des organes adéquates pour l’évaluation moyenne du transfert des vecteurs.
Effet d’un peptide sur la réparation de la barrière hémato-encéphalique et sur l’activité cérébrale métabolique chez le rongeur jeune et âgé
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 35
130 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souris âgées de 20 mois, choisies pour leur barrière hémato-encéphalique naturellement altérée, passent des examens d'IRM sous anesthésie, tandis que les rats subissent des examens de tomographie par émission de positons avec pose de cathéter, tous recevant cinq jours d'injections intrapéritonéales du peptide. Le porteur indique un stress lié aux anesthésies répétées et à la mise à jeun, et une surveillance accrue des animaux âgés plus sensibles. Il répète que l'expérimentation animale est "indispensable" et impossible à remplacer par des méthodes in silico ou in vitro, malgré des données in vitro déjà obtenues.
Objectifs
De nos jours, la maladie d’Alzheimer et le vieillissement cérébral sont des enjeux de santé publique majeurs. En effet, les maladies neurodégénératives et les pathologies entraînant une altération de la Barrière Hémato Encéphalique (BHE) ou une diminution de l’activité cérébrale peuvent entraîner de très importants déficits cognitifs. La spondine est une protéine spécifique du système nerveux central. Elle est active uniquement lors du développement cérébral et est impliquée dans la formation de nouveaux neurones. Dans ce contexte, un peptide dérivé de la spondine a été développé par le laboratoire comme nouvelle thérapie pour ces pathologies. Lors de tests préliminaires in vivo et in vitro, il a montré des effets bénéfiques, tels que l’augmentation de la résistance des couches de cellules des vaisseaux sanguins et l’amélioration de la transmission synaptique (amélioration de l’activité cérébrale). La présente étude vise désormais à évaluer l’effet de ce peptide in vivo sur : - l’intégrité de la BHE chez des souris âgées ayant une BHE altérée, par le biais de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) avec injection de produit de contraste. Le peptide devrait restaurer l’intégrité de la BHE et cela devrait être objectivé par le fait que le produit de contraste ne pénétrera plus dans le cerveau. - l’activité cérébrale métabolique de rats jeunes et âgés, par le biais de la micro-tomographie par émission de positons (TEP) avec injection d’un sucre radioactif. Le peptide devrait augmenter l’activité cérébrale et la transmission synaptique, ce qui entraînerait une augmentation de la capture de sucre marqué dans les régions cérébrales concernées.
Bénéfices attendus
Cette étude est nécessaire au développement préclinique du peptide médicament, et aura un impact majeur pour son développement clinique dans diverses maladies neurodégénératives et conditions qui présentent une altération de la BHE et une diminution de l’activité cérébrale qui mènent à des déficits cognitifs tels que dans la maladie d’Alzheimer ou le vieillissement. Récemment, le laboratoire a démontré in vitro que le peptide était capable (1) d’améliorer la transmission synaptique (i.e. la communication entre les neurones) et (2) de’renforcer l'intégrité de la BHE. Ce projet va alors permettre de vérifier que les propriétés du peptide qui ont été découvertes sur des modèles in vitro sont bien extrapolables à un modèle in vivo. Les résultats obtenus à l’issue de ce projet auront donc un impact fondamental puisqu’ils pourront permettre de pousser plus avant le développement clinique du candidat médicament. À plus long terme, un des bénéfices majeurs de ce projet serait de pouvoir utiliser le peptide afin de traiter des patients présentant des déficits de la transmission synaptique et/ou un dysfonctionnement de la BHE. Ce type d’atteintes du système nerveux central ayant notamment été rapportées dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, ou encore du vieillissement normal et pathologique.
Procédures
Durée totale de la procédure 1 = 18 jours avec 4 examens d’imagerie (1h20 dont 40 minutes d’anesthésie par examen), et 5 jours d’injections quotidiennes d’un traitement en intra péritonéal. Durée totale de la procédure 2 = 18 jours avec 4 examens d’imagerie d’une durée de 30 minutes chacun, sous anesthésie générale, et 5 jours d’injections quotidiennes d’un traitement en intra péritonéal. Les animaux seront soumis à 4 examens d’imagerie sous anesthésie générale. Chaque examen TEP aura une durée totale de 1h20 dont 40 minutes sous anesthésie générale. Les rats seront mis à jeun 4h avant l’examen, puis ils seront soumis à une pose de cathéter veineux en condition vigile. Chaque examen IRM aura une durée totale de 30 minutes sous anesthésie générale. Les souris seront soumises à une pose de cathéter veineux. Dans les deux cas, les animaux (rats et souris) auront une administration quotidienne du traitement ou du véhicule en intra péritonéal pendant 5 jours.
Impact sur les animaux
La dose du peptide médicament utilisée dans cette étude est très inférieure aux doses maximales ne présentant pas d’effet nocif observé dans des études toxicologiques réglementaires. Cependant, l’administration répétée du traitement en intrapéritonéal (IP), la mise à jeun pendant 4h lors des examens TEP, l’injection intraveineuse (IV) du radiotraceur chez l’animal éveillé (rat), l’injection IV de produit de contraste (souris), ainsi que l’induction de l’anesthésie peuvent entrainer un stress. D’autre part, les animaux âgés, pouvant être plus sensibles, feront l’objet d’un suivi plus étroit.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour prélever le cerveau en vue d'analyses immunohistochimiques et biochimiques post-mortem.
Remplacement
Des études antérieures menées par le laboratoire ont permis de démontrer in vitro un effet bénéfique du peptide sur l'intégrité de la barrière hématoencéphalique (BHE) et sur la transmission synaptique. Bien que des brevets aient déjà été déposés pour chacune de ces propriétés, des résultats obtenus dans des modèles in vitro ne peuvent se substituer à une preuve de concept in vivo de l’effet de la molécule dans le cadre du développement d’un candidat médicament. L’expérimentation animale est donc indispensable si l’on veut pouvoir faire progresser le développement préclinique puis clinique de la molécule. Dans le cas de ce projet, il est donc impossible de remplacer les animaux par des méthodes in silico et/ou in vitro. Toutefois, la société a pris le soin de réaliser plusieurs études in vitro en amont afin de s’assurer de la robustesse de l’effet du peptide. Les principaux résultats de ces études sont les suivants : - le peptide promeut l'étanchéité et la résistance de monocouches de cellules endothéliales in-vitro. - le peptide améliore la transmission synaptique basale (activité cérébrale). Cela nous donne la garantie de réduire au maximum le risque que ce projet d’étude in vivo, bien qu’indispensable, soit effectué vainement.
Réduction
L’utilisation de méthodes d’imagerie permet un suivi longitudinal des animaux ce qui entraine une réduction notable des effectifs nécessaires à l’obtention de résultats significatifs, ceci augmenté par le fait que chaque animal inclus est son propre contrôle (diminution de la variabilité inter individuelle). Les inclusions des animaux seront faites séquentiellement et les résultats de chaque lot seront analysés avant de démarrer un nouveau lot. En TEP nous souhaitons avoir 5 rats jeunes traités avec le véhicule (qui serviront de groupe témoin et permettront de prendre en compte un potentiel effet du suivi longitudinal), et 10 rats jeunes traités avec le peptide. Ainsi que 5 rats âgés traités avec le véhicule, et 10 rats âgés traités avec le peptide. Nous prévoyons 5 rats âgés supplémentaires afin de prendre en compte les risques accrus liés à l’anesthésie. Cependant, la procédure sera finalisée dès que l’effectif de 15 rats âgés sera obtenu, ne nécessitant pas forcément de commander ces 5 rats supplémentaires. Toutes ces images seront analysées voxel à voxel et comparées à la baseline de chaque sujet. En IRM, nous souhaitons avoir 10 souris âgés traitées avec le véhicule, 10 souris âgées traitées avec le peptide et 5 souris jeunes traitées avec le véhicule. Nous choisissons un modèle d’altération de la BHE naturellement existant chez les souris âgées. Chez l’homme, 30% des individus présentent une BHE altérée à partir de 55 ans. Par analogie, nous estimons que 30% des souris testées pourraient être incluses dans le protocole. Cette étude étant prospective et n’ayant pas de certitude concernant le pourcentage d’animaux présentant une BHE altérée nous calculerons nos effectifs avec 20% des souris testées incluables. A nouveau, les inclusions des animaux seront faites séquentiellement et les résultats de chaque lot seront analysés avant de démarrer un nouveau lot. Si moins d’un tiers des souris testées présentaient une BHE altérée, le protocole serait immédiatement arrêté.
Raffinement
Les animaux arriveront à l’animalerie minimum une semaine avant le début du protocole pour une période d’acclimatation. Les souris seront hébergées par groupe de 6 et les rats par groupes de 5, ce qui leur permettra d’exprimer des comportements sociaux. Les mises à jeun nécessaires aux imageries TEP seront réalisées séquentiellement et dans une cage commune. De ce fait la mise à jeun sera précisément de 4h pour tous les rats sans stress supplémentaire lié à un isolement. Les imageries TEP et IRM seront réalisées sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane avec un monitorage continu du rythme respiratoire. Cette méthode d’anesthésie permet de régler finement et en temps réel la quantité nécessaire à la sédation de l’animal et limite les risques de surdose. Tout au long du protocole les animaux seront suivis quotidiennement avec une grille de score permettant de détecter précocement tout signe de mal être.
Choix des espèces
En IRM, la souris est choisie car sa taille est compatible avec les spécifications de la machine. Des souris de 20 mois seront incluses dans ce projet car elles présentent naturellement une rupture de la BHE, qui sera visible grâce à l’administration de produit de contraste. Les souris jeunes serviront de contrôle expérimental d’une activité cérébrale dite « normale » et d’une BHE intègre respectivement. Seuls les animaux âgés seront utilisés comme des modèles de « condition pathologique » chez lesquels l’efficacité de la molécule pourra être évaluée. Il est donc nécessaire d’utiliser un nombre d’animaux âgés suffisant pour pouvoir conclure quant à l’effet de la molécule d’intérêt. Le nombre d’animaux dits « contrôles » peut en revanche être réduit, ce qui explique le déséquilibre entre les effectifs d’animaux jeunes et âgés. En TEP, le recours au rat est indispensable. En effet, sur cette procédure on ne cherche pas à observer un effet global mais à identifier quelles zones cérébrales sont impactées par le traitement, il est donc plus favorable de faire l’étude sur un cerveau de plus grande taille. Des sujets jeunes (2 mois) et âgés (20 mois) seront inclus dans ce projet. Il est nécessaire de recourir à des rats jeunes et âgés pour évaluer l’activité cérébrale métabolique à l’état basal en fonction de l’âge et évaluer l’effet du peptide dans ces deux conditions. En effet, des études electrophysiologiques in vitro antérieures ont montré une augmentation de l’activité synaptique en présence du peptide.