Rongeurs

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  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 468
Souffrances
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468 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Ces souris génétiquement modifiées deviennent progressivement aveugles, et reçoivent dans l'œil une injection de vecteurs viraux sous anesthésie, suivie de tests visuels répétés. Le porteur reconnaît que l'injection, geste délicat, peut provoquer des lésions irréversibles, tout en espérant restaurer en partie la vision pour tester une thérapie génique contre le syndrome de Bardet-Biedl. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ou informatique ne peut reproduire un organe aussi complexe chez un animal aussi jeune.

Objectifs

Le principal objectif de ce projet est de déterminer si, dans le cadre d'une maladie rare telle que le syndrome de Bardet Biedl (BBS), il est possible de développer un traitement basé sur de la thérapie génique pour ralentir l'atteinte de la rétine qui est observée chez les animaux modèles de cette maladie.

Bénéfices attendus

Nous espérons restaurer au moins partiellement l'atteinte de la rétine qui est habituellement observé chez les 3 modèles murins Bbs étudiés. Le projet que nous proposons devrait servir à valider le schéma experimental proposé. Nous pourrons alors envisager de l'appliquer à d'autres modèles murins. Ce projet pourrait être considéré comme une étude préclinique pour la mise en oeuvre d'un traitement de la dégenerescence rétinienne des patients BBS par thérapie génique.

Procédures

L'injection dans l'oeil des souris se déroule sous anesthésie générale et dure au maximum 1 minute par animaux et sera réalisé une seule fois à 14 jours sur toutes les souris, tous génotypes confondus. Pour mise en évidence un potentiel effet bénefique de cette injection, nous comptons soumettre toutes les souris à 3 tests fonctionnels différents. L'ERG (Electrorétinogramme) permet d'enregistrer le signal électrique généré par les cellules de la rétine suite à un stimulation lumineuse. Il sera réalisé sur des animaux sous anesthésie générale et dure au maximum 20 minutes. L'OCT (tomographie en cohérence optique) est basé sur le principe de l'échographie et permet de visualiser et mesurer l'épaisseur des différentes couches de la rétine. Il est également réalisé sur des animaux sous anesthésie générale et l'acquisition des photos ne dépasse pas 10 minutes. L'optomoteur permet de tester si les souris voient correctement en déterminant si elles sont capables de suivre le décor tournant qui les entoure. Il est réalisé sur des animaux vigiles et dure entre 30 minutes et 1 heure. Ce trio de tests sera répété 2, 3 ou 4 fois afin de suivre d'évolution de l'effet en fonction du temps.

Impact sur les animaux

Les 3 lignées de modèles murins Bbs que nous allons étudier deviennent progressivement aveugles dès 10 semaines. Il s'agit d'animaux génétiquement modifiés qui naissent en étant plus petits que des souris génétiquement modifiées. L'injection dans l'oeil que nous allons réaliser est un geste délicat qui s'il est mal executé peut mener à des lesions irréversibles et ainsi rendre les animaux aveugles. De la même manière, l'ERG et l'OCT sont des tests nécessitant une anesthésie durant lesquels les yeux des animaux doivent être hydratés fréquemment pour limiter les risques de cataracte résiduelle. Par contre, l'effet attendu suite à l'injection devrait être bénéfique pour les animaux car nous nous attendons à ce que les souris Bbs traitées aient une vision restaurée par rapport à leurs congénères non traités et nous espérons que cette restauration soit maintenue dans le temps.

Devenir

Dans un premier temps, les animaux utilisés dans les croisements pour la génération des cohortes d'animaux explorées seront gardés en vie. A la fin du projet, tous les animaux seront euthanasiées.

Remplacement

Le recours à n’importe quel autre modèle alternatif (cellulaire, informatique…) ne permettrait pas l’étude d'un organe aussi précocément (14 jours de vie) avec une telle diversité et complexité cellulaire comme chez la souris. Dans notre cas, l’utilisation d’un modèle murin permet d’avoir un modèle proche de la maladie humaine et de pouvoir effectuer les tests in vivo tels que l'électrorétinogramme (ERG), la tomographie par cohérence optique (OCT) et l'optomoteur qui mesurent les capacités visuelles des souris et aident à déceler une potentielle atteinte rétinienne.

Réduction

Les effectifs pour chaque analyse ont été déterminés d’après la littérature en prenant en compte la variabilité interindividuelle, la vulnérabilité des modèles murins étudiés. Ils correspondent aux nombres minimaux de souris à inclure pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et exploitables entre les différents groupes étudiés. Nous nous sommes également basés sur d’autres études publiées sur d'autres modèles murins Bbs (Bbs1, Bbs4 …) pour confirmer ces effectifs.

Raffinement

Les souris seront maintenues en groupes sociaux pour éviter l'appartition de comportements anormaux ou de stéréotypie. Un milieu enrichi en coton de nidification, tubes cartonnés et morceaux de bois sera mis à leur disposition pour les occuper et réduire leur stress, ils pourront ainsi occuper l'espace de leur cage, ronger et les femelles pourront contruire le nid qui accueillera et réchauffera leurs nouveaux-nés. Ils auront accès à l’eau et la nourriture « ad libitum ». Nous nous assurerons du bien-être des animaux en contrôlant le pelage, l’aspect général des souris, leurs comportements individuels et vis-à-vis de leurs congénères. Une observation quotidienne et une pesée hebdomadaire permettront de détecter les souris présentant des signes de souffrance, douleur, détresse. Nous avons établi, en annexe, des points limites à rechercher afin de soutraire les animaux à la souffrance

Choix des espèces

L’utilisation d’un modèle murin de syndrome de Bardet-Biedl (BBS) permet d’avoir un modèle proche de la maladie humaine et de pouvoir effectuer les tests fonctionnels nécessaires à l’étude tels que tomographie par cohérence optique (OCT) et l’électrorétinogramme (ERG) qui mesurent les capacités visuelles des souris et permet de déceler la dégénérescence rétinienne. Ces tests sont des tests applicables à l’homme ce qui les rendent pertinents dans le cadre de ce projet qui étudient des modèles murins de maladies génétiques rares humaines. On ne peut pas substituer notre étude "in vivo" par des études "in vitro" puisqu'il est impossible d'obtenir un système intégré et une diversité cellulaire similaire à la rétine, à un stade aussi précoce. Pour ce projet, nous effectuerons l'injection dans les yeux des souris à 14 jours : âge à partir duquel elles ouvrent les yeux puis nous poursuivrons nos expériences jusqu'à l'âge de 8 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 128
Souffrances
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128 souris vont être utilisées, dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Ces souris immunodéprimées reçoivent une greffe sous la peau de cellules de glioblastome, puis des séances de chimiothérapie et de radiothérapie avec des anesthésies répétées. Le porteur teste une molécule censée bloquer la croissance tumorale en ciblant un récepteur aux œstrogènes, dans une preuve de concept avant un éventuel modèle dans le cerveau. Il affirme que le remplacement par des méthodes sans animaux n'est pas possible pour ce cancer lié au statut hormonal.

Objectifs

Les gliomes sont des tumeurs astrocytaires (cellules gliales du cerveau) qui constituent l'un des groupes les plus fréquents de tumeurs cérébrales chez l'adulte. La forme la plus sévère est le glioblastome (GBM, grade IV) dont la récidive est systématique et la survie médiane n'excède pas 15 mois. Ces tumeurs touchent préférentiellement les hommes et les femmes ménopausées, suggérant un rôle neuroprotecteur des hormones féminines (oestrogènes). Des études sur des modèles murins indiquent que les oestrogènes limitent l'agressivité de la tumeur et sont bénéfiques pour la survie des patients atteints de ce type de tumeur. Cependant, aucune donnée n'est aujourd'hui disponible sur le rôle des voies de réponses aux oestrogènes dans les cellules tumorales, notamment celles initiées par le récepteur GPER (récepteur membranaire des oestrgènes couplé à la protéine "G"). Ceci apparait donc comme un axe de recherche pertinent. Dans une étude préliminaire pluridisciplinaire, nous avons analysé les données moléculaires de patients atteints de GBM et identifié que ce récepteur GPER était jutement plus présent chez les femmes qui survivent longtemps avec une tumeur cérébrale que chez les hommes qui présentent un pronostic plus sombre. In vitro, nous avons pu montrer pour la première fois que l'activation de GPER par la molécule "G1" est capable de bloquer la multiplication des cellules tumorales. La combinaison du G1 avec le traitement de radio et chiomiothérapie standard conduit à un effet anticancéreux amplifié. A terme, le ciblage de GPER par le G1 pourrait constituer une stratégie thérapeutique innovante, ce que nous voulons démontrer via une étude préliminaire "in vivo".

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet initial constitueront une base pour proposer l'utilisation du G1 et/ou l'invalidation de GPER pour le traitement des GBM. Cette étape est indispensable pour soutenir la valorisation clinique de nos travaux. En effet, ce projet innovant (très peu décrit dans la littérature scientifique) permettrait à terme de mieux comprendre les processus responsables des différences de survie entre les hommes et les femmes atteints de GBM. En cas de résultats probants, cela permettrait de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant l'utilisation de médicaments ciblant des récepteurs des oestrogènes comme GPER, dans le cas du traitement de certaines tumeurs marquées par un échec thérapeutique (chimiosensibilisation).

Procédures

injection sous-cutanée de cellules tumorales (procédure 1) : 1 seule itération durée 5 min - administration des traitements (procédure 2 ) : schéma de traitement étalé sur 3 semaines pour l'administration des traitements - (chimiothérapie et radiothérapie) : 3 jours de traitement x 3 semaines = 9 itérations pour chaque groupe. La durée des traitements est de 3 min maximum (quelques secondes pour l'administration par voie intra-veineuse et quelques minutes pour la radiothérapie).

Impact sur les animaux

La nuisance associée à ces procédures est surtout à liée à la fréquence des anesthésies et des traitements (3 par semaine sur 3 semaines soit 9 au total).

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures 1, 2 et 3. Tous les animaux seront ensuite mis à mort à l'issue de la procédure 4.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte pas possible puisque le développement des glioblastomes dépend de phénomènes biologiques complexes (influence des hormones naturellement présentes chez les souris males ou femelles ...) En l'occurence, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Des études préliminaires ont déjà été réalisées in vitro mais aussi en biologie moléculaire et ont donné des résultats très encourageants. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.

Réduction

Dans le cadre de notre étude, 2 lignées tumorales sont utilisées: une exprimant normalement le récepteur aux oestrogènes GPER (wt) et l'autre non (GPER-KO) sur un modèle de greffe de cellules tumorales sous-cutanée. Cette étude préliminaire fait office de preuve de concept et permet de valider/invalider l'efficicacité des traitements testés sur un modèle de première ligne (injection de cellules tumorales en sous-cutanée) en utilisant un effectif d'animaux assez réduit (8 animaux par groupe). En fonction des résultats obtenus à partir de cette étude pilote, une étude avec un nombre plus grand d'animaux sera envisagée sur un modèle de greffe intra-cérébrale plus proche de la pathologie clinique.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique), puis à la suite de la xénogreffe (pesée 3 fois par semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale 3 fois par semaine). Une vigilance accrue sera également exercée pendant le temps d'admiministration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'évolution de la tumeur). Un suivi quotidien garantissant le bien-être des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau boisson et croquettes ad libitium, enrichissement sous forme de feuilles de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger). Lorsqu'un point limite sera atteint, l'animal sera mis en mort.

Choix des espèces

Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins, (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées athymiques sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris Nude (mâles ou femelles) seront âgées de 6-12 semaines au moment des greffes (22 à 30g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 240
Souffrances
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▲ 200
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Devenir
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 240

240 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. 40 rates gestantes reçoivent un probiotique et subissent des tests d'anxiété en arène ouverte et en labyrinthe en croix ainsi qu'une séparation maternelle, leurs 200 petits étant inclus puis tués pour prélever cerveau et intestin. Le porteur étudie l'effet du probiotique sur l'axe intestin-cerveau de la mère et de sa descendance, et n'attend aucun effet indésirable du produit déjà vendu comme complément alimentaire. Il affirme qu'aucun modèle non animal ne permet d'étudier ce lien entre comportement et microbiote.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de comprendre comment L. rhamnosus HN001 agit sur le cerveau de la mère dans notre modèle animal en adoptant une approche de circuit neuronal et en se concentrant sur les systèmes neuronaux impliqués dans l'axe intestin-cerveau tels que le système sérotonergique, la composition microgliale et la plasticité synaptique. Les zones cérébrales étudiées pour l'immunoréactivité sérotoninergique, microgliale et synaptique dans le cerveau de la mère et de la progéniture juvénile seront les noyaux du raphé du mésencéphale, l'hippocampe, l'amygdale et le cortex préfrontal. Plusieurs études ont mis en évidence ces zones cérébrales dans un certain nombre de processus cognitifs et émotionnels, plus particulièrement dans la dépression maternelle. Notre hypothèse de travail est que ce traitement par HN001 aura un impact positif sur la neuroplasticité et sur les tests comportementaux et nous suggérons par ailleurs que les mères ou les femelles vierges ne montreront pas des niveaux de réponses similaires à ce traitement. Par ailleurs, nous investiguerons également l’impact de ce traitement maternel sur les variables biologiques de la descendance.

Bénéfices attendus

Des recherches récentes ont mis en évidence l'impact de l'axe intestin-cerveau sur la santé, montrant un lien étroit entre le contenu microbien intestinal, la fonction cérébrale et les troubles psychiatriques. De manière intéressante, la recherche a également montré que la composition du microbiote intestinal maternel est unique et constitue la base de la composition du microbiote intestinal du nouveau-né et peut donc avoir un impact sur l'axe intestin-cerveau en développement tout au long de la vie. Nous avons précédemment montré que l'environnement chimique peut affecter le microbiote intestinal de la mère, et cela est associé à la modulation du comportement maternel et de la neuroplasticité cérébrale. Plus récemment, nos données non publiées montrent que l'exposition au stress et le niveau d'anxiété dans un modèle de dépression post-partum peuvent affecter le microbiote intestinal et la neuroplasticité, mais l'antidépressseur fluoxétine ne peut pas restaurer le microbiote normal ni la neuroplasticité. Ces données sont en accord avec les observations réalisées dans d'autres modèles. La compréhension de l'axe intestin-cerveau nous offre la possibilité de cibler le microbiome intestinal maternel comme traitement pour améliorer l'humeur de la mère, via des changements dans la neurophysiologie du cerveau, et également promouvoir un développement intestin-cerveau sain chez la progéniture.

Procédures

Les 40 mères passeront seront manipulées pour réaliser un frottis vaginal (1 fois pour confirmation reproduction), placées dans des cages individuelles pendant la gestation (18-21 jours) et manipulées pour la prise de poids, tests comportementaux et séparation maternelle pendant 10 minutes) traitement de la moitié des individus par une solution de probiotique pendant la gestation et jusque 10 jours après la mise-bas. Les tests comportementaux auxquels les animaux seront soumis sont proches de situations naturelles (test d'anxiété: arène ouverte et labyrinthe en croix) que le rat pourrait rencontrer. La moitié des mères, durant les 18-21 jours de gestation, seront exposée à du probiotique, actuellement mis sur le marché comme complément alimentaire humain. Tous les jeunes (200) nés de ces mères pourraient être indirectement affectés par les traitements des mères et sont donc inclus dans la procédure.

Impact sur les animaux

Il s'agit d'un probiotique, déjà autorisé comme complément alimentaire. Nous n'attendons aucun effets indésirables sur nos animaux

Devenir

Les animaux passeront de manières successives au travers des différents procédures expérimentales et retourneront après chaque procédure dans leur cage d'hebergement, sauf si les procédures sont réalisées dans les cages d'hebergement (observation passive) et bien évidemment en fin d'expérience, la dernière procédure étant euthanasie pour les femelles gestantes et vierge (qui ont donc été soumises à certaines procédures légères) et la descendance male et femelle non soumis à procédure mais euthanasié en fin d'expérience. Cette procédure est nécessaire à la collecte des tissus (cerveau, caecum, intestin, sang) pour des analyses histochimiques ultérieures qui nous permettront de comprendre au niveau physiologique comment ce traitement impacte le comportement spécifiquement chez les mères et définir les conséquences d'un tel traitement sur la descendance, ce qui n'a pas encore été réalisé à ce jour.

Remplacement

Ces travaux seront réalisés chez la rate, le modèle le plus adapté pour étudier la physiopathalogie de la maternité et les troubles neuropsychiatriques. Les impacts de traitement sur la physiolopathologie du cerveau, l’interaction avec le microbiote intestinal et les conséquences sur le comportement ne peuvent malheureusement être investigués que sur un modèle animal, il n’existe pas d’autre modèle alternatif non-animal pour étudier le fonctionnement du système nerveux central en lien avec le comportement et le microbiote intestinal (REMPLACEMENT).

Réduction

Nous nous attacherons à définir les mécanismes neurobiologiques associés aux changements de comportements après le sevrage des jeunes. Le nombre d'animaux totaux utilisés dans cette expérience (40 femelle, 10 individus par groupe et leur descendance; 200) est limité et est le nombre minimum qui devrait nous permettre, s‘il y a des effets, d'obtenir des différences statistiquement significatives et scientifiquement utilisables

Raffinement

Tous les animaux auront un accès libre à de la nourriture, de l’eau, litière fraiche et environnement enrichi (cylindre pour se cacher, matériel pour faire les nids, ...). Le traitement sera donné dans l'eau de boisson des mères gestantes, procédure déjà utilisée au sein de notre laboratoire. Ce type de traitement mime la situation clinique chez les humains (traitement oral) et surtout élimine le stress potentiel de l’administration chez la mère. Par ailleurs, les animaux sont suivis par la structure chargée du Bien-être animal et par le chercheur responsable de la mise en œuvre du projet et des points limites ont été définis.

Choix des espèces

Le Rat Long Evans, non transgénique, est le modèle historique utilisé au sein de notre laboratoire, mais aussi dans de nombreux autres laboratoires s’intéressant aux effets des antidépresseurs, de la dépression, et également aux interactions sociales et sexuelles. Ainsi, l’utilisation de cette espèce, et de cette souche en particulier, nous permettra de comparer les résultats obtenus avec des données préexistantes au sein de notre laboratoire mais également dans la bibliographie. Par ailleurs, le catalogue de comportements de ces animaux est bien décris. Nos collaborateurs travaillent de même sur cette souche et nous pourrons ici réunir nos données. Les femelles rats sont des animaux adultes (70jours), dont la moitié sera fertilisée par un mâle adulte au laboratoire. La descendance utilisée sera âgée de 10 jours maximum.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 225
Souffrances
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▲ 15
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▲ 210
Devenir
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 225

225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 210 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une ouverture de l'abdomen sous anesthésie pour provoquer une insuffisance rénale, avec des injections de tamoxifène, et développe des troubles rénaux et cardiovasculaires. Le porteur utilise une souris transgénique pour étudier l'atteinte des vaisseaux dans une maladie rénale héréditaire humaine. Il affirme qu'un modèle cellulaire n'est pas adapté pour reproduire les répercussions à l'échelle de l'organe.

Objectifs

l'objectif central de ce projet de recherche expérimentale est d’analyser le rôle des altérations endothéliales de cette pathologie rénale héréditaire et cardiovasculaire de la pathologie, au moyen d'un modèle murin transgénique.

Bénéfices attendus

En effet, compte tenu de la complexité des mécanismes physiopathologiques en jeu à l’échelle d’un organe, et de l’expression des polycystines dans de multiples types cellulaires non endothéliaux (cellules épithéliales tubulaires, cellules musculaires lisses vasculaires, cardiomyocytes), seul un modèle animal invalidant spécifiquement Pkd1 dans le type cellulaire d’intérêt est adapté pour répondre correctement à la problématique scientifique et médicale soulevée. Un modèle d’invalidation cellulaire de Pkd1, s’il pourrait apporter des données mécanistiques intéressantes, ne serait pas en mesure de récapituler le phénotype rénal ou vasculaire lié à l’atteinte endothéliale de la PKRAD et donc de répondre aux objectifs du présent projet, résolument tourné vers la compréhension de la pathologie humaine.

Procédures

les animaux auront une laparotomie bilatérale, sous anésthésie générale; afin de créer une insufisance rénale. Les animaaux recevront également des injections de tamoxifene, pour 5 des femelles gestantes et ceux-ci pendant 5 jours, les souriceaux auront également des injections pendant 2 jours à J45.

Impact sur les animaux

Les animaux auront des troubles de la fonction rénale et cardio-vasculiares.

Devenir

Tous les animaux opérés seront mis à mort par l’injection d’une dose léthale d'Euthoxin en IP et des analyses histologiques seront réalisés au niveau rénale, RTqPCR de tissu rénal, analyses biochimiques sanguines (créatininélie, urée)

Remplacement

Le projet et les protocoles d’étude ont pour finalité d’analyser des répercussions spécifiques d’organe mimant les effets vasculaires observés chez les patients atteints de PKRAD. Un modèle autre qu’animal, notamment cellulaire, n’est pas adapté pour répondre à cette question scientifique.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la pression artérielle (pléthysmographie) de la protéinurie (cages métaboliques), de la fonction cardiaque (échographie trans-thoracique) puis des analyses à la mise à mort (créatinine plasmatique, histologie rénale vasculaire et cardiaque, PCR sur rein, cœur, vaisseaux). L’effectif d’animaux a été déterminé par ANOVA

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupe avec un enrichissement du milieu (plaque de cellulose). Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Nous aurons mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses au moment de la mise à mort.

Choix des espèces

Le choix de la souris se justifie par l’abondante littérature, sur l’expérience du laboratoire et sur la possibilité de recourir aux animaux transgéniques pour approfondir les résultats du travail (modèle de souris invalidées pour le gène codant la protéine d’intérêt). L’injection 1 mg de Tamoxifène intraperitonéale à 10mg/ml dissous dans 90% d’huile de maïs et 10% d’ethanol se fera chez les femelles allaitantes de J7 à J11 post partum. Un rappel à 2 mg aura lieu chez les animaux à J45 et J47. Les animaux seront opérés entre 8 et 12 semaines

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 128
Souffrances
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▲ 128
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Devenir
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 128

128 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Ces souris immunodéprimées reçoivent une greffe sous la peau de cellules de glioblastome, puis neuf séances de chimiothérapie et de radiothérapie sur trois semaines, avec des anesthésies répétées. Le porteur teste une molécule censée bloquer la multiplication des cellules tumorales, dans une étude qu'il qualifie de preuve de concept avant un éventuel modèle de greffe dans le cerveau. Il affirme que le remplacement par des méthodes sans animaux n'est pas possible pour ce cancer lié au statut hormonal.

Objectifs

Les gliomes constituent l'un des groupes de tumeurs cérébrales les plus fréquents chez l'adulte. La forme la plus sévère est le glioblastome (GBM) dont la survie médiane n'excède pas 15 mois. Ces tumeurs touchent préférentiellement les hommes et les femmes ménopausées, suggérant un rôle protecteur des hormones féminines (œstrogènes). Des études sur des modèles murins indiquent que les œstrogènes limitent l'agressivité de la tumeur et sont bénéfiques pour la survie des patients atteints de ce type de tumeur. Cependant, aucune donnée n'est aujourd'hui disponible sur les modalités de réponses des cellules tumorales aux œstrogènes. Ceci apparait donc comme un axe de recherche pertinent. Dans une étude préliminaire pluridisciplinaire, nous avons analysé les données moléculaires de patients atteints de GBM et identifié qu'un récepteur était justement plus présent chez les femmes qui survivent longtemps avec une tumeur cérébrale que chez les hommes qui présentent un pronostic plus sombre. In vitro, nous avons pu montrer pour la première fois que l'activation de ce récepteur parune molécule (G1) bloque la multiplication des cellules tumorales. La combinaison du G1 avec le traitement de radio et chiomiothérapie actuellement prescrit des GBM conduit à un effet anticancéreux amplifié. A terme, l'utilisation de cette molécule (G1) pourrait constituer une stratégie thérapeutique nouvelle, ce que nous voulons démontrer via une étude préliminaire "in vivo".

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet initial constitueront une base pour proposer l'utilisation d'une molécule (G1) pour le traitement des GBM. Cette étape est indispensable pour soutenir la valorisation clinique de nos travaux. En effet, ce projet innovant (très peu décrit dans la littérature scientifique) permettrait à terme de mieux comprendre les processus responsables des différences de survie entre les hommes et les femmes atteints de GBM. En cas de résultats probants, cela permettrait de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant l'utilisation de médicaments interagissant avec des récepteurs des œstrogènes dans le cas du traitement de certaines tumeurs résistantes au traitement standard.

Procédures

injection sous-cutanée de cellules tumorales (procédure 1) : 1 seule itération durée 5 min - administration des traitements (procédure 2 ) : schéma de traitement étalé sur 3 semaines pour l'administration des traitements -(chimiothérapie et radiothérapie) : 3 jours de traitement x 3 semaines = 9 itérations pour chaque groupe. La durée des traitements est de 3 min maximum (quelques secondes pour l'administration par voie intra-veineuse et quelques minutes pour la radiothérapie).

Impact sur les animaux

La nuisance associée à ces procédures est surtout à liée à la fréquence des anesthésies et des traitements (3 par semaine sur 3 semaines soit 9 au total).

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures 1, 2 et 3. Tous les animaux seront ensuite mis à mort à l'issue de la procédure 4.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte pas possible puisque le développement des glioblastomes dépend de phénomènes biologiques complexes (influence des hormones naturellement présentes chez les souris males ou femelles ...) En l'occurence, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Des études préliminaires ont déjà été réalisées in vitro mais aussi en biologie moléculaire et ont donné des résultats très encourageants. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.

Réduction

Dans le cadre de notre étude, 2 lignées tumorales sont utilisées: une exprimant normalement le récepteur aux oestrogènes GPER (wt) et l'autre non (GPER-KO) sur un modèle de greffe de cellules tumorales sous-cutanée. Cette étude préliminaire fait office de preuve de concept et permet de valider/invalider l'efficicacité des traitements testés sur un modèle de première ligne (injection de cellules tumorales en sous-cutanée) en utilisant un effectif d'animaux assez réduit (8 animaux par groupe). En fonction des résultats obtenus à partir de cette étude pilote, une étude avec un nombre plus grand d'animaux sera envisagée sur un modèle de greffe intra-cérébrale plus proche de la pathologie clinique.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique), puis à la suite de la xénogreffe (pesée 3 fois par semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale 3 fois par semaine). Une vigilance accrue sera également exercée pendant le temps d'admiministration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'évolution de la tumeur). Un suivi quotidien garantissant le bien-être des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau boisson et croquettes ad libitium, enrichissement sous forme de feuilles de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger). Lorsqu'un point limite sera atteint, l'animal sera mis en mort.

Choix des espèces

Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins, (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées athymiques sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris Nude (mâles ou femelles) seront âgées de 6-12 semaines au moment des greffes (22 à 30g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 1200
Souffrances
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Devenir
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 1200

1200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Chaque animal reçoit des injections induisant une encéphalomyélite, modèle de sclérose en plaques, dont le porteur décrit les signes attendus, une faiblesse pouvant aller jusqu'à la paralysie des membres. Les souris sont suivies par un score clinique pendant 28 jours puis tuées pour prélever cerveau, moelle épinière et organes. Le porteur affirme que ce modèle est la seule alternative adaptée à l'étude des mécanismes immunitaires de la maladie.

Objectifs

Notre projet a pour objectif général de caractériser la composante immunitaire de l’inflammation chronique. Celle-ci est liée à des pathologies aussi diverses que les cancers, les maladies cardio-vasculaires et les maladies autoimmunes, notamment la sclérose en plaques (SEP), maladie autoimmune du système nerveux central (SNC), touchant plus de 100.000 personnes en France et 3 millions dans le monde. Il a en effet été montré que chez des patients atteints de SEP, les lymphocytes T régulateurs (Treg) perdent leur fonction suppressive. De plus, dans un environnement inflammatoire, l’identité même des Tregs est modifiée, menant à des modifications épigénétiques et phénotypiques, et aboutissant à une perte de leur capacité régulatrice. La compréhension de ces phénomènes pourrait pourtant permettre de mieux comprendre le déficit fonctionnel des Treg au cours de la SEP, et de définir des cibles thérapeutiques et donc de nouveaux traitements de cette pathologie. Les modèles animaux de SEP permettent, contrairement à ce qui est possible chez les patients, d’étudier l’inflammation locale. L’objectif de ce projet est d’étudier les modifications d’identité des Tregs au cours de l’inflammation chronique dans un modèle de SEP, l’encéphalomyélite autoimmune expérimentale (EAE) chez la souris.

Bénéfices attendus

La SEP est une maladie extrêmement invalidante, réduisant l’espérance de vie, induisant un coût social important et touchant plus de 3 millions de patients dans le monde. Les traitements actuels permettent dans certains cas de ralentir la progression de cette pathologie, mais l’arsenal thérapeutique n’est encore pas assez développé, et bon nombre de patents ne répondent pas, ou plus, aux traitements. Cette pathologie a pour origine un dysfonctionnement du système immunitaire dont les mécanismes ne sont pas encore bien identifiés. Les recherches portant sur la compréhension de ces mécanismes immunologiques sont indispensables à l’élaboration de nouveaux traitements de la SEP. Le système immunitaire formant un système complexe dont la globalité n’est pas pleinement reproductible in vitro, les modèles animaux de cette maladie permettent de mieux comprendre les étapes cellulaires et moléculaires à l’origine de l’initiation, du développement et de l’entretien des atteints du SNC caractérisant la SEP et menant au handicap qui en résulte. Les bénéfices attendus de notre projet sont, à court terme, de comprendre les mécanismes immunitaires de l’inflammation chronique du SNC dans le modèle d‘EAE pour, à plus long terme, définir des cibles thérapeutiques qui constitueront la base de nouveau traitements de la SEP chez les patients.

Procédures

2 injections sous cutanées et 2 injections intra-péritonéales en 2 jours, sur animaux vigiles, d'une durée de moins d'une minute par injection. Un prélèvement de sang rétro-orbitaire sous anesthésie générale (1 à 2 minutes pour le prélèvement, environ 1h d'anesthésie) une semaine avant le début des injections et un prélèvement de sang intra-cardiaque (1 à 2 minutes de prélèvement) sous anesthésie générale terminale également en fin d'expérimentation. Les traitements seront réalisés quotidiennement par voie orale (moins de 2 minutes) ou intra-péritonéale (moins de 1 minute) dans un volume maximum de 0.2 ml et dilués dans de l’eau ou du PBS, au maximum pendant toute la durée de l’expérience, soit 28 jours. Le scoring (environ 2 minutes par souris) sera effectué par examen clinique des animaux : simple observation de la queue (flaccidité ou non), des pattes postérieures et antérieures (mobiles ou non). L’état général des animaux sera évalué à chaque scoring. Le scoring sera réalisé trois fois par semaine pendant 28 jours.

Impact sur les animaux

Les effets attendus sont les signes cliniques de l’EAE : perte de mobilité (faiblesse à paralysie des membres postérieurs et antérieurs) réversibles après 2 semaines en absence de traitement.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. Ceci permettra d'effectuer de nombreux prélèvements d'organes (cerveau, rate, moelle épinière, ganglions, moelle osseuse et sang) et de réaliser de nombreuses analyses in vitro complémentaires aux résultats cliniques obtenus.

Remplacement

Notre projet porte sur la compréhension de la physiopathologie d’une maladie autoimmune inflammatoire, la SEP. Aucun système in vitro ou in silico ne peut à l’heure actuelle reproduire la complexité des mécanismes cellulaires et moléculaires initiant et entretenant cette pathologie. Les modèles animaux de SEP, dont le principal est l’EAE, miment le développement de l’autoimmunité et le declenchement de l’inflammation chronique du SNC. Ils sont ainsi la seule alternative adaptée à l’étude des mécanismes immunitaires de la SEP.

Réduction

Cette étude utilisera un total de 1200 animaux. Le nombre de souris nécessaires dans chaque procédure est défini sur la base d'un calcul de puissance et des études réalisées historiquement dans le laboratoire. Le nombre de souris défini pour chaque groupe devrait être suffisant pour obtenir des données statistiquement exploitables. Nous avons tenu également compte d'une possible perte d'animaux liée à la procédure expérimentale. Des analyses statistiques seront réalisées pour obtenir une interprétation fiable des résultats. Sur les animaux seront prélevés sur chaque animal le sang, le cerveau, la moelle épinière la rate, les ganglions et la moelle osseuse afin d’obtenir un maximum d’information sur l’homéostasie immunologique dans les différents tissus et limiter ainsi la répétition d'expériences.

Raffinement

Les souris sont maintenues en groupe de plusieurs individus afin de respecter leurs besoins sociaux. Elles sont hébergées dans des cages enrichies avec du coton et des igloos pour améliorer leur bien-être. Une période d’adaptation est respectée avant le début de la procédure pour réduire le stress des animaux lié à leur transport. Toutes les conditions sont réunies pour prendre en compte la douleur des animaux, notamment avec la mise en place d'une anesthésie. Des points limites ont été définis pour limiter la souffrance des animaux sans remettre en cause les objectifs du projet et les données obtenues. Les animaux sont suivis quotidiennement par les animaliers et les expérimentateurs, Le score clinique précis des souris et évalué 3 fois par semaine par les expérimentateurs. L’euthanasie se fera sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Le modèle de l’EAE existe chez la souris, le rat et le primate non humain. Il reproduit les signes cliniques, histologiques et immunologiques de la maladie humaine, la SEP. Le choix de la souris est de plus justifié par l’existence d’outils biotechnologiques (anticorps, dosage de molécules..) adapté à cette espèce. L’induction de l’EAE se fera sur des animaux de 5-10 semaines. Les scores cliniques de l’EAE seront évalués pendant 2 à 8 semaines après l'induction. L'âge des souris au moment de leur utilisation est déterminé par la maturation du système immunitaire

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 98
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ 88
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 98

98 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. 88 d'entre eux subissent une ablation de la mamelle avec curage sous anesthésie, avec un suivi pouvant aller jusqu'à 90 jours, tandis que 10 reçoivent des injections sous la peau. Le porteur reconnaît des douleurs après l'opération, des infections locales et des ulcérations possibles de la plaie, pour évaluer une colle destinée à prévenir le sérome après chirurgie du cancer du sein. Il décrit le rat comme l'espèce animale la moins évoluée de taille suffisante et présente cette étape comme un préalable indispensable aux essais chez l'humain.

Objectifs

Le cancer du sein représente le 1er cancer et la première cause de décès par cancer chez la femme, dont le traitement de référence consiste dans 80% des cas à l’exérèse chirurgicale de la tumeur, associée ou non au curage axillaire. La complication la plus fréquente après chirurgie oncologique mammaire est le sérome. Il s’agit de la formation d’une masse non cancéreuse ou d’un œdème causé par l’accumulation de sérum. Bien que de nombreuses techniques et colles biocompatibles ont fait preuve de diminution de l’incidence des séromes après mastectomie et/ou curage axillaire, toutes restent encore imparfaites à l’heure actuelle. Ce projet a pour but d’évaluer une nouvelle approche de prévention du sérome et de ses complications et d’envisager une cicatrisation optimale après la chirurgie oncologique du sein, via l’application d’une colle biologique innovante sous forme de mousse, dans l’espace mort engendré par l’exérèse de la pièce opératoire. Cette étude expérimentale se déroulera chez le rat et constitue un préalable indispensable à la réalisation d’essais cliniques chez l’Homme. Le rat est l’espèce animale la moins évoluée et de taille suffisante pour permettre des études de chirurgie carcinologique et reconstructrice. Le modèle expérimental est le rat adulte ayant fait l’objet d’une mastectomie avec curage axillaire associé.

Bénéfices attendus

Développement d'une nouvelle colle biocompatible qui a pour but de prévenir l'appartition de sérome lors de chirurgies oncologiques du sein.

Procédures

Des animaux seront soumis à des injections sous-cutanées (4 injections, 1 fois) sous anesthésie gazeuse : 10 animaux. Durée de suivi des animaux post-injection : maximum 8 semaines. Des animaux seront soumis à une masectomie sous anesthésie gazeuse : 88 animaux. Durée du suivi post-opératoire : maximum 90 jours.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables qui pourraient être observés sont - pour les injections sous-cutanées : erythème de différents grades en fonction de la réponse, démangeaisons - pour les animaux subissant une masectomie : douleurs post-opératoires, infections locales de la zone opérée, ulcération de la plaie. Si des effets non attendus surviennent, ils seront évalés et pris en charge par l'expérimentateur.

Devenir

Tous les animaux seront mise à mort à la fin de chaque procédure afin d'effectuer des analyses histologiques.

Remplacement

Les tests in vitro permettront de réduire le nombre de composés à tester. Les informations de biocompatibilité et d'efficacité de prévention du sérome sont obtenues uniquement par l’emploi d’animaux. Ces études précliniques sont nécessaires avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. Il n’existe pas de modèle non biologique ou in vitro permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques.

Réduction

Afin de limiter le nombre de lots expérimentaux et compte tenu que les expériences ne sont pas de classe sévère, des cohortes d’animaux pourront être utilisées pour répondre à plusieurs objectifs (informations sur la biocompatibilité, informations sur l’efficacité de la colle, etc. ) Dans chaque procédure le nombre d’animaux pourra être réduit jusqu’à 50% si l’effet attendu est suffisamment important pour obtenir des résultats statistiquement fiables avec la première moitié d’animaux ou si les données se révèlent non pertinentes (arrêt alors des expérimentations).

Raffinement

Le rat est une espèce animale très proche de la physiopathologie humaine et de taille suffisante pour permettre des études de chirurgie. Les injections de colle et l'imagerie de fluorescence seront réalisées sous anesthésie générale (anesthésie volatile). Les différentes étapes de chirurgie seront réalisées sous anesthésie chimique profonde. La douleur post-opératoire sera gérée par l’administration de substances antalgiques de façon systématique pendant les 48h suivant la chirurgie, puis de façon optionnelle en cas de signes de douleurs observés. Les points limites seront particulièrement surveillés dans les 48 à 72h qui suivront les expérimentations. Parmi ceux-ci le poids et le comportement seront les premiers contrôlés. Ceci permettra d’intervenir immédiatement en cas de souffrance (administration de substances antalgiques), et/ou d’appliquer les critères d’arrêt prédéfinis de l’étude le cas échéant. Tous les résultats obtenus lors de ces études seront exploités.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce animale la moins évoluée et de taille suffisante pour permettre l’établissement d’un modèle expérimental de mastectomie et curage axillaire par rapport à la situation clinique chez l’homme. En effet, la physiopathologie du système lymphatique et des réactions inflammatoires chez le rat sont proches de celles de l’humain. Ce modèle permet ainsi la réalisation d’études précliniques de chirurgie carcinologique avec évaluation radiologique et histologique. Rats wistars adultes de 10 semaines pour avoir des rates d’âge adultes, suffisamment âgées pour avoir eu une croissance mammaire suffisante (afin de réaliser la mastectomie) et de taille suffisamment grande pour aider à la réalisation des gestes microchirurgicaux.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 12
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 12
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12

12 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Ces souris génétiquement modifiées développent une alopécie et un retard de développement important, puis sont tuées par dislocation cervicale au vingt-deuxième jour pour prélever leur peau. Le porteur étudie une protéine qu'il dit potentiellement impliquée dans le psoriasis et les cancers de la peau, en s'appuyant aussi sur des cultures de cellules. Il affirme que la souris est le seul mammifère permettant le mutant conditionnel recherché.

Objectifs

Le projet s'intéresse à une protéine potentiellement impliquée dans les cancers de la peau et le psoriasis. L'objectif principal est donc de mieux comprendre les fonctions de cette protéine dans la prolifération, dans la différenciation cellulaire et dans le développement de la peau. L'étude sera effectuée sur l'épiderme d'une souris transgènique n'exprimant plus la protéine d'intérêt dans sa peau. Le modèle utilisé permet de réaliser efficacement des expérimentations complémentaires sans utilisation d'animaux mais avec des cellules de la peau en culture.

Bénéfices attendus

Savoir si la protéine est impliquée dans certaines maladies de la peau telle que le psoriasis ou le cancer de la peau. Comprendre le mécanisme d'action de cette protéine dans la prolifération et la différenciation de kératinocytes de l'épiderme et donc dans les autres cellules de l’organismes et donc de comprendre un mécanisme clef de l’épigénétique. On rappelle que l’épigénétique est la science qui étudie l’expression du génome par les cellules, une des clefs du vieillissement et des cancers, entre autres…

Procédures

Pas d'intervention sur ces animaux. Les souris avec un phénotype vont être mises à mort au 22éme jour et la peau sera par la suite prélevée.

Impact sur les animaux

Les souris avec un phénotype vont avoir de l'alopécie (problème d'émergence de poils) et un retard de développement important. Il n y’a pas de mortalité entre la naissance et le 22éme jour.

Devenir

Les animaux seront mises à mort par disolocation cervicale pour récupérer la peau.

Remplacement

Les souris nous permettrons de procéder à la délétion complète de la protéine d'intérêt (qui est exprimer par deux gènes) à un temps voulu et qui sera spécifique à l’épiderme. Le choix d'utiliser des souris se justifie par le fait que c’est un mammifère proche de l’Homme, qui est un très bon modèle pour les manipulations génétiques puisque nous partageons plus de 95% de nos gènes. De plus, la connaissance approfondie de cette espèce assure une bonne prise en charge de l’animal, de son environnement (enrichissement du milieu) et de sa potentielle douleur. De plus, nous avons besoin d’un mutant conditionnel pour les deux gènes considérés, la souris est la seule espèce mammifère où cela est possible. Les autres modèles eucaryotes (levure, C. elegans et drosophile n’offrent pas les mêmes possibilités d’étudier différenciation et prolifération). A partir de ses souris, nous pourrons ensuite étudier les processus moléculaires et biochimiques à l’aide de cultures primaires de kératinocytes.

Réduction

À partir des mêmes souris avec un phénotype, des prélèvements de peau seront prélevés pour effectuer différentes analyses. En plus, à partir de ses souris, nous pourrons ensuite étudier les processus moléculaires et biochimiques à l’aide de cultures primaires de kératinocytes. Nous travaillerons aussi sur animaux mâles et femelles afin de diminuer le nombre d’animaux dans l’élevage nécessaire.

Raffinement

Les souris seront observées selon une fréquence adaptée à la survenue des symptômes. Un enrichissement adapté à l'état de la souris sera mis en place (en particulier, des matériaux pour un nid volumineux seront fournis), l'alimentation aussi sera adaptée pour faciliter la lactation de la mère allaitante (mettre des croquettes mouillées ou de l'hydrogel). De la buprénorphine sera administrée en attente du point limite si besoin.

Choix des espèces

Le choix d'utiliser des souris se justifie par le fait que c’est un mammifère proche de l’Homme, qui est un très bon modèle pour les manipulations génétiques puisque nous partageons plus de 95% de nos gènes. De plus, la connaissance approfondie de cette espèce assure une bonne prise en charge de l’animal, de son environnement (enrichissement du milieu) et de sa potentielle douleur. De plus, nous avons besoin d’un mutant conditionnel pour les deux gènes considérés, la souris est la seule espèce mammifère où cela est possible. Les autres modèles eucaryotes (levure, C. elegans et drosophile) n’offrent pas les mêmes possibilités d’études. L'étude sera effectuée sur des souriceaux qui ont 22 jours, car le phénotype commence à apparaitre à partir de 18éme jour. On constate de l'alopécie qui est présente sur la souris et un retard de développement et quelques échantillons pris à ce stade ont été déjà envoyés à des collaborateurs. Donc, la suite de l'étude doit être effectuée au 22éme jour.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 5040
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 5040
Devenir
 -
 -
 -
 5040

5040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le protocole repose sur le modèle resident-intruder, où des souris territoriales attaquent des congénères introduites dans leur cage, jusqu'à quatre confrontations par animal, avec administration de composés puis prélèvements de sang et de liquide céphalorachidien. Le porteur reconnaît que la souche est agressive et que des attaques entre animaux sont à prévoir, pour tester des molécules censées réduire l'agressivité liée à des maladies comme Alzheimer. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution in vitro ou in silico pour évaluer un comportement agressif.

Objectifs

L’agressivité est un instinct biologique de l’homme et de l’animal, sous-tendue par l’instinct de survie pour soi-même ou pour ses proches ou encore par l’instinct de reproduction. En ce sens, elle représente une manifestation normale et même nécessaire, car elle représente l’énergie qui permet à l’individu de développer une personnalité capable de s’affirmer et de se défendre par rapport aux autres. Par contre lorsque l'agressivité n'est plus canalisée ou maîtrisée, elle devient pathologique. Elle constitue un symptôme qui apparait dans différentes pathologies cérébrales (comme la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson). Le but de ce projet est de démontrer la capacité de différents produits à réduire l'agressivité territoriale chez la souris.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la mise au point de nouveaux médicaments pour traiter l'agressivité chez l'homme, symptôme pouvant survenir dans certaines pathologies comme la maladie d'Alzheimer (environ 32 millions de personnes atteintes dans le monde et 9.9 millions de nouveaux cas en 2015) ou la maladie de Parkinson (environ 10 millions de personnes atteintes dans le monde). Pour l’animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l’espèce utilisée (souris) par le développement d’outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l’espèce la plus prédictive en fonction de l’objectif scientifique attendu.

Procédures

Une partie des animaux sera isolée (résident) afin de leur permettre de développer leur sentiment de propriété territoriale pendant toutes la durée de l'expérience et subira jusqu'à 4 tests (mise en présence avec un animal "intrus"), et l'autre partie des animaux sera introduite dans la cage du « résident » et pourra subir des manifestations agressives de la part du résident (au maximum 3 confrontations par animal). Les animaux résidents recevront de 1 à 7 administrations avec les composés à tester. Sur ces mêmes animaux, un à deux prélèvements de sang pourront être réalisés au cours de l'expérience ainsi qu'un prélèvement de liquide céphalo rachidien sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les effets potentiellement indésirables du/des produits font l’objet d’échange avec le responsable bien être pour adapter les outils d’observations des animaux afin d’anticiper au mieux de potentiels signes cliniques. La souche de souris utilisée étant agressive, des attaques entre congénères sont à prévoir. L’impact négatif pour l’animal sera réduit au maximum en isolant si besoin les animaux les plus agressifs. L'administration et le prélèvement de sang sont effectués par un personnel entrainé et la douleur associée est réduite à son minimum et sera l'équivalent d'une piqure. Concernant le prélèvement de liquide céphalo rachidien, celui ci est effectué sous anesthésie sans réveil, et sera considéré sans douleur associée.

Devenir

Euthanasie des animaux à la fin des expériences étant donné la gravité de la procédure et/ou sacrifice des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal et/ou sacrifice des animaux suite aux effets indésirables provoqués par le(s) produit(s)

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le comportement agressif, ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 12 / par groupe. L’analyse statistique sera adaptée au modèle.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux conditions expérimentales.

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales la plus pertinente et la plus couramment utilisée pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur l'agressivité car elle présente un comportement de territorialité et a une tendance naturelle à développer un comportement agressif vis-àvis d'un intrus qui entre sur son territoire. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 1536
Souffrances
▲ -
▲ 1536
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 1536

1536 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère. Chaque animal reçoit une injection dans l'œil de molécules inflammatoires sous anesthésie, puis des injections dans l'abdomen dont une destinée à provoquer une dégénérescence de la rétine. Le porteur cherche à réveiller les capacités de régénération des cellules de la rétine en modulant l'inflammation, avec l'espoir renvoyé au long terme de traitements pour les patients. Il décrit un modèle d'explants ex vivo mais affirme qu'il ne remplace pas l'animal vivant, la physiologie de l'œil entier n'y étant pas reproduite.

Objectifs

La rétine est soumise à des pathologies dégénératives dont la plupart restent non traitables jusqu'à ce jour. La stimulation de la capacité de régénération des cellules souches de la rétine des mammifères, qui est naturellement limitée, pourrait constituer une stratégie thérapeutique innovante. Les cellules souches de la rétine, les cellules gliales de Müller, possèdent un potentiel de régénération extraordinaire chez les amphibiens et les téléostéens, mais celui-ci est très limité chez les mammifères. Cependant, elles ne sont pas dépourvues de propriétés régénératives puisque l’on peut les forcer à se reprogrammer et à générer de nouveaux neurones. L'une des différences entre les deux espèces est la réponse inflammatoire aux dommages. Dans le système nerveux central des mammifères (cerveau et rétine), il est considéré que l'inflammation empêche la régénération du tissu. Dans la rétine du poisson, les médiateurs de l’inflammation favorisent la reprogrammation et la prolifération des cellules gliales de Müller après une blessure. En ce sens, il a été montré que les cellules immunes de la rétine (les microglies) favorisent la régénération chez le poisson, bien qu'elles deviennent préjudiciables si l’inflammation se prolonge. Chez les mammifères, l'inflammation favorise la gliose, la fibrose et la cicatrisation, mais pas la régénération. Ceci suggère une interaction microglie-Müller différente selon l’espèce. L’ensemble de ces résultats indiquent que chez la souris, des propriétés régénératives existent mais sont restreintes soit par des mécanismes intrinsèques aux cellules de Müller, soit par leur environnement (par exemple environnement pro- ou anti-inflammatoire défavorable). Que ce soit chez la souris ou le poisson, les cellules de Müller expriment YAP. Ce n’est donc a priori pas son expression qui est le facteur limitant mais cela pourrait être son activité. Nous souhaitons nous concentrer sur l’environnement inflammatoire et ses relations avec l’activité de YAP qui pourraient bien être la clef vers la réactivation du processus régénératif chez la souris. Dans ce contexte, nous souhaitons chez la souris, moduler l’inflammation via l’injection intraoculaire de molécules pro- ou anti-inflammatoires, et étudier les conséquences sur le réveil régénératif des cellules de Müller avec un focus particulier sur la régulation de l’activité de YAP dans différents contextes inflammatoires.

Bénéfices attendus

A ce jour, les différences d'efficacité de régénération observées entre espèces restent inexpliquées. La régénération rétinienne très efficace des espèces telles que les poissons nécessite une régulation fine de l'inflammation. Notre projet vise à reproduire des conditions inflammatoires favorisant la régénération chez la souris. Nous déterminerons également si le co-activateur de transcription YAP dont on connaît déjà les propriétés pro-régénératives vis-à-vis des cellules de Müller est nécessaire à l’induction de la prolifération induite par les molécules inflammatoires. Notre ambition est de réussir à débloquer les propriétés régénératives latentes des cellules souches de la rétine en modulant l'inflammation. Si le projet aboutit, cela ouvrirait la voie vers le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour soigner les patients atteints de dégénérescence rétinienne.

Procédures

Les animaux du présent projet seront soumis à trois actes expérimentaux : (i) anesthésie : une fois pendant la procédure juste avant l'injection intraoculaire afin d'éviter la douleur qui aurait été générée par l'injection. La durée de l'anesthésie est d'environ 30 minutes. (ii) injection intraoculaire : une fois pendant la procédure. L'injection s'effectue rapidement en 5 minutes maximum en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal anesthésié pour réaliser l'injection. Les molécules injectées sont soit un véhicule (tampon Phosphate Buffer Saline, ou PBS), soit des molécules pro-inflammatoires (Lipopolysaccharides (LPS), Zymosan, Interleukine-6 (IL-6), ou Tumor Necrosis Factor (TNF-α)), soit une molécule anti-inflammatoire (anticorps anti-TNF-α). Ces molécules sont toujours injectées en présence d’un analogue nucléotidique (5-ethynyl-2′-deoxyuridine (EdU) pour suivre la prolifération des cellules de Müller)), (iii) injection intrapéritonéale : selon l'expérience, chaque animal recevra au minimum 3 injections : 2 injections de 4-Hydroxy-Tamoxifen (ou 4-OHT) pour induire la déplétion de notre protéine d’intérêt (YAP), une injection de N-Méthyl-N-Nitrosurée (ou MNU) pour induire la dégénérescence rétinienne puis de façon journalière 1 à 4 injections d'EdU pour suivre la prolifération des cellules de Müller selon le nombre de jours nécessaires à la procédure.

Impact sur les animaux

- Les phénotypes des animaux utilisés dans nos expériences sont restreints à la rétine. - Les différentes procédures ont un niveau de sévérité de classe légère et sont couramment utilisées dans le domaine de la recherche ophtalmologique. La technique d’injection intraoculaire est utilisée couramment en clinique chez l’homme dans le cadre du traitement anti-VEGF de la dégénérescence maculaire liée à l’âge et n’a pas de conséquence néfaste.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront gardés en vie (4h, 24h, 48h, 72h) selon l'expérience puis euthanasiés pour réaliser des expériences d'analyses phénotypiques.

Remplacement

En amont du présent projet, des expériences seront réalisées ex vivo sur des cultures explants de rétines provenant d'animaux euthanasiés sans manipulations préalables. Cette technique est un bon modèle alternatif de dégénérescence rétinienne pour tester l’effet de molécules pro- ou anti-inflammatoires sur la capacité régénérative des cellules de Müller. Ce modèle ex vivo va permettre de sélectionner les molécules inflammatoires les plus efficaces. Cependant, il ne se substitue pas au modèle in vivo chez l’animal car il ne récapitule pas toute la physiologie d’un œil.

Réduction

Nous avons estimé à 12 souris le nombre minimum d’animaux par groupe. Ce nombre correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des effets biologiques étudiés sur la base d’arguments statistiques valides et prenant en compte les aléas techniques. A noter également que dans l’optique de réduire le nombre d’individus par expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses en même temps, de sorte que les deux rétines de chaque individu seront utilisées.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans un environnement contrôlé et enrichi (litière, abri en cellulose, tunnel en carton, frisures de papier, carré de coton, croquettes et biberon d’eau ad libitum). Nous aurons recours aux procédures anesthésiques appropriées. Les points limites de nos expériences sont déterminés grâce au suivi de l’état des yeux suite à l’injection, et en fonction de la santé générale des animaux ayant subi des manipulations de leur vivant. Les doses d’agents inflammatoires injectés seront réajustées à la suite de la survenue de manifestations extérieures de mal-être. Nous nous baserons sur les doses définies précédemment dans la littérature. Chacune des injections intraoculaires sera effectuée sous anesthésie afin de limiter la douleur et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines y compris dans le domaine de l'ophtalmologie. Il existe en effet de nombreux modèles murins présentant de manière spontanée une dégénérescence rétinienne mimant les pathologies humaines. La connaissance approfondie du génome et de l’expression des gènes chez la souris ainsi que l’existence de nombreux animaux transgéniques en font un modèle de choix. Nos expériences visent à tester la capacité de l’inflammation à réveiller les propriétés régénératives des cellules gliales de Müller dans différents contextes dégénératifs, et à déterminer si YAP joue un rôle dans ce processus. Les lignées de souris utilisées permettent de choisir le moment auquel la délétion du gène Yap sera réalisée, ainsi que le type de cellules dans lesquelles nous souhaitons effectuer la délétion. Les animaux seront donc utilisés à partir du stade auquel les cellules de Müller de la rétine sont matures (i.e. 10 jours après la naissance). Ainsi, le gène Yap sera délété spécifiquement dans les cellules gliales de Müller à partir de 10 jours après la naissance. Les stades auxquels les expériences de modulation de l’inflammation seront réalisées dépendent du modèle choisi : - soit 21 jours après la naissance : cas de la lignée de souris présentant une mutation spontanée induisant naturellement une rétinite pigmentaire à partir de 16 jours après la naissance jusqu’à 30 jours. 21 jours après la naissance, 40% des photorécepteurs ont disparu, ce qui correspond à une dégénérescence moyenne modélisant bien la pathologie, - soit à deux mois : cas de la lignée de souris dans laquelle nous induisons la dégénérescence des photorécepteurs par injection de MNU.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Rats : 2120
Souffrances
▲ 120
▲ 2000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 2000
 -
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2120 rats bruns vont être utilisés, dont environ 2000 relâchés et 120 tués sous anesthésie sans réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal est piégé pendant moins de dix heures puis manipulé sous sédation, l'échantillon tué servant à évaluer l'état sanitaire et le risque de maladies transmissibles à l'humain. Le porteur présente le rat brun comme l'espèce invasive causant le plus de dommages à l'humain et vise à orienter la gestion urbaine de ces populations. Il affirme qu'il n'est pas possible de remplacer l'espèce par un modèle mathématique ou in vitro.

Objectifs

Le rat brun est aujourd’hui considéré comme l’espèce invasive causant le plus de dommages à l’espèce humaine. En effet, le rat peut être le réservoir et le vecteur de maladies zoonotiques, c’est-à-dire transmissibles à l’humain, dont certaines sont mortelles. Les pathogènes transmissibles à l’humain sont des bactéries (Leptospira interrogans, Yersina pestis, Rickettsia typhi, Bartonella elizabethae, Streptobacillus moniliformis, Salmonella enteritidis, etc.), des virus (hantavirus, arénavirus, cow-pox, etc.), des parasites (Angiostrongylus cantonensis, Capillaria hepatica, Toxoplasma gondii, Trichinella spiralis, etc.) et la teigne (Trichophyton mentagrophytes). De plus, le rat brun dégrade l’habitat et les ressources alimentaires de l’humain, ce qui engendre un coût économique significatif. En conséquence, cette espèce fait l’objet de plans de destruction dans plusieurs métropoles. Or la plupart des études souligne l’inefficacité des campagnes d’éradication qui entraînent la concentration des rats sur certains sites, favorisant ainsi même la propagation des pathogènes et accroissant le risque pour l’humain. Une meilleure connaissance de la biologie et de l’écologie de ces animaux en fonction de l’habitat urbain et des usages des citadins, devrait permettre d’améliorer le succès de ces mesures, voire de s’en affranchir en proposant des solutions de cohabitation sans risque pour la santé humaine ni conséquences économiques. Dans cet objectif, notre projet propose d’estimer le niveau de populations de rat brun au sein de l’Eurométropole de Strasbourg, d’évaluer l’état sanitaire des animaux et de mesurer s’il existe un risque zoonotique.

Bénéfices attendus

Les objectifs de notre étude sont 1/ de connaître l’état des populations de rats à Strasbourg et 2/ le risque zoonotique qu’elles représentent, afin 3/ de fournir des mesures de préconisations aux gestionnaires et citadins en matière de gestion de l’espèce et de son environnement. Nous escomptons donc des effets positifs de notre étude sur l’environnement en réduisant la présence de l’espèce à Strasbourg par une amélioration des usages, et par conséquent sur les activités économiques, de loisir, et la santé animale et humaine. Un autre objectif est bien sûr scientifique au travers de la valorisation des résultats obtenus dans des journaux scientifiques et conférences, notamment au sein de la Zone Atelier Environnementale Urbaine de Strasbourg et en lien avec les mots clés de la section 52 du CNRS à laquelle appartient le porteur du projet.

Procédures

Les animaux seront capturés ce qui va induire un stress, puis anesthésiés par injection sous-cutanée. Ils ne subiront pas d'intervention à l'état vigile et aucune procédure chirurgicale. La durée de capture est inférieure à 10 heures dans un piège. La durée de la manipulation de l'animal vigile est inférieure à 30 secondes.

Impact sur les animaux

Le seul effet indésirable sur les animaux est un stress lié à la capture et à l'injection de l'anesthésique. Les animaux seront manipulés sous sédation.

Devenir

Les animaux seront relâchés dans leur habitat. Un échantillon de la population sera euthanasié (60 à 120 rats).

Remplacement

L'étude porte sur l'abondance de rattus norvegicus en ville et le risque zoonotique lié à cette espèce, il n'est donc pas possible de remplacer cette espèce par une autre ni par des modèles mathématiques ou in vitro.

Réduction

La souffrance infligée aux animaux sera réduite au maximum : - grâce à des contrôles fréquents des pièges (plusieurs fois par jour), afin de limiter le temps de captivité - en réalisant toutes les manipulations sous anesthésie

Raffinement

Les animaux auront de la nourriture hydratée à disposition dans les pièges. Le temps de captivité sera réduit au maximum. Ils seront relâchés immédiatement après les mesures à leur point de capture.

Choix des espèces

Il s'agit d'étudier l'abondance de cette espèce à Strasbourg au regard de sa pullulation récente et du risque zoonotique qu'elle représente. Au stade adulte uniquement, pour avoir un état sanitaire complet des populations adultes

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles urogénitaux
Souris : 6912
Souffrances
▲ -
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▲ 6912
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6912

6 912 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit une infection vaginale expérimentale par des bactéries pathogènes, jusqu'à vingt administrations intra-vaginales et huit lavages par animal, des prélèvements sanguins et des injections d'œstradiol. Il indique que l'infection provoque une inflammation locale, une gêne et des démangeaisons, et que les administrations répétées peuvent l'aggraver. Il affirme que la complexité de l'écosystème vaginal rend le modèle animal "indispensable" pour prolonger des résultats déjà obtenus in vitro.

Objectifs

La sphère vulvo-vaginale est un écosystème fragile dont la bonne santé dépend de plusieurs composantes, notamment son microbiote, l'immunité et l'état de santé de son hôte et de nombreux paramètres externes (pollution, médicaments, hygiène de vie, etc.). La rupture de cet équilibre peut entrainer la survenue d'épisodes infectieux, souvent récurrents, qui ont un impact négatif sur la qualité de vie et peuvent également constituer des facteurs de risque pour d'autres problèmes de santé plus graves (difficultés à la procréation, cancers gynécologiques). Si l'antibiothérapie est une approche thérapeutique efficace, les effets secondaires de ces médicaments, tant sur l'hote que sur l'environnement (antibiorésistance) rendent pertinent l'usage de thérapies complémentaires. Parmi elles, l'utilisation de probiotiques per os ou localement est déjà documentée comme étant efficace pour prévenir la survenue de ces infections ou faciliter le retour de la flore vaginale à un équilibre physiologique après un traitement. Le projet consiste donc à déterminer et à quantifier l'effet de l'administration vaginale de probiotiques ou de post-biotiques (i.e., produits actifs dérivés de probiotiques ou de parties de probiotiques dépourvus de vitalité) sur la sévérité et la cinétique d'infections vaginales bactériennes par des pathogènes bactériens représentatifs de ceux les plus souvent identifiés dans les vaginites bactériennes chez la femme. Pour cela, une infection vaginale avec un de ces pathogènes sera réalisée expérimentalement chez la souris, classiquement utilisée pour ces approches exérimentales en raison de l'existences de données scientifiques sur des modèles similaires. L'effet de l'administration locale de différentes préparations de probiotiques ou post-biotiques, préventive ou curative, sera évalué en mesurant l'évolution de paramètres physiopathologiques pertinents, notamment la charge bactérienne au cours de l'infection, sa durée, la sévérité de l'inflammation développée par l'hôte (paramètres sanguins ou locaux), et l'évolution de la flore vaginale.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de collecter et de comparer les données décrivant l'efficacité de différentes modalités de traitement (cinétique, présentation galénique et formulation) sur les infections vaginales bactériennes. Ces données permettront de supporter le développement et/ou l'usage de produits ou futurs produits de santé à usage gynécologique chez la femme et contribuer à limiter l'usage des antibiotiques et/où à limiter leurs effets secondaires.

Procédures

Les animaux seront soumis à des administrations intra-vaginales et à des lavages vaginaux. Chaque animal sera soumis à un maximum de 20 administrations (absence de manipulation pendant le week-end) et 8 lavages vaginaux. Des prélèvements sanguins caudaux pourront être réalisés tous les 7 à 14 jours en adaptant le volume prélevé à la fréquence de prélèvement. Les injections hebdomadaires d'oestradiol sous-cutanées seront répétées au maximum 4 fois. Chaque acte a une durée ne dépassant pas 1 minute et l'ensemble des procédures est réalisé sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les bactéries pathogènes administrées aux animaux sont susceptibles de provoquer une inflammation locale modérée pouvant entrainer une sensation de gêne et des démangeaisons. Les différents traitements à évaluer ainsi que leurs véhicules (solution saline ou matrice lipidique) sont connus pour être bien tolérés y compris au niveau des muqueuses. L'administration répétée peut éventuellement entrainer/aggraver une inflammation locale. Ces effets indésirables seront surveillés et évalués selon les critères présentés dans la section ad hoc.

Devenir

Les animaux étant hébergés dans une animalerie de confinement A2 et/ou étant exposés à des pathogènes de classe 2, ils seront euthanasiés en fin de procédure.

Remplacement

Des expériences sur modèles in vitro ont déjà prouvé la pertinence de l'approche scientifique et donné des résultats positifs. Cependant, la physiologie de l'écosystème vulvo-vaginal et sa physiopathologie sont l'expression de nombreux facteurs et mécanismes tels que l'immunité de l'hôte, son microbiote vaginal, leurs influences mutuelles réciproques ainsi que les intéractions de ces deux composantes avec les agents pathogènes étudiés. Une telle complexité ne saurait être reconstituée avec pertinence dans des modèles non-in vivo. L'utilisation de modèles animaux est donc indispensable pour transférer les concepts déjà établis in vitro à la physiopathologie animale puis humaine.

Réduction

La variabilité des réponses à l'infection et au traitement, notamment au niveau de l'évolution du microbiote vaginal, justifie une taille de goupe expérimental de 12 animaux par condition. Un effectif inférieur expose à un risque de devoir reproduire les procédures pour valider statistiquement la solidité des résultats obtenus. Cependant, une partie des variables expérimentales (temps de traitement, doses, formulations, etc.) sont déjà définies par l'expérience interne du laboratoire ainsi que par les données de la litterature, limitant le recours à des ajustements des protocoles et à des mises au point.

Raffinement

Le regroupement des actes quotidiens (administrations, pesées), et l'observation attentive de critères précis permettent de réduire le stress et la souffrance des animaux à leur minimum. Les administrations et lavages vaginauxs ainsi que les injections sous-cutanées sont des actes rapides qui seront réalisés sur animaux vigiles par du personnel expérimenté à ces procédures.

Choix des espèces

Sur les critères de la facilité d'hébergement et de manipulation, et de la pertinence scientifique du modèle basée sur les travaux publiés dans la littérature scientifique, la souris est l'espèce la plus adaptée au développement de ce projet. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes sexuellement mâtures (début des procédures à l'âge de 6-7 semaines).