Rats
Etude pilote pour la mise en place d’un protocole expérimental in vivo de contamination interne au césium-137 chez le rat, dans le cadre d’une mise au point de contremesures médicales.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
40 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont contaminés par gavage au césium-137, reçoivent un antidote, puis passent en cage à métabolisme et en tube de contention pour une spectrométrie, avant le prélèvement de leurs organes. L'étude cale un modèle de contamination interne en vue de tester un décorporant, notamment dans un contexte d'"actes de malveillance". Le porteur affirme que le modèle animal reste "indispensable" pour étudier la rétention du césium, tout en reconnaissant que des méthodes in vitro ont servi en amont.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de mettre en place un modèle de contamination interne chez le rat. Il permettra de tester l’efficacité d’un nouvel antidote. Pour être plus efficace que les produits disponibles, cet antidote se présentera sous une autre forme d’administration. Si les résultats obtenus par ce modèle expérimental pilote sont concluants, il sera possible de répondre à des appels à projets en lien avec les actes de malveillance. Si ces études nous permettent de conclure, des études complémentaires seront réalisées pour l’enregistrement et l’obtention d’une nouvelle Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).
Bénéfices attendus
Le présent projet vise à mettre en place un modèle expérimental de contamination interne chez le rat afin de pouvoir tester ultérieurement l’efficacité d’une nouvelle formule de décorporation. Selon les résultats obtenus, nous pourrons compléter ces résultats par des études précliniques nécessaires sur la tolérance. Enfin, si la tolérance attendue est confirmée, nous complèterons par la suite les études nécessaires pour l’obtention d’une nouvelle AMM.
Procédures
Pour l’ensemble des animaux, 40 rats : - gavage à jeun du Cs-137 et de l’antidote oral - injection iv de l’antidote injectable - La collecte des urines et des fèces sera réalisée par passage en cage à métabolisme (durant 24 heures) 4 jours avant contamination puis 24h et 72h après contamination (3 collectes). - Une mesure corps entier par spectrométrie gamma (zooradiamétrie) sera effectuée 4 jours avant contamination, juste après contamination et 24h et 72h après contamination (4 mesures d’environ 20 minutes réalisées en tube à contention après une période d’habituation des animaux).
Impact sur les animaux
Les différentes traitements (injections iv, gavages) peuvent générer du stress dû à la contention et aux interventions pratiquées, un inconfort mineur, une hémorragie ou un hématome ou encore une douleur en cas de geste non maitrisé. Le passage en cages métaboliques peut générer stress et inconfort ; de même pour le passage en tubes à contention. D’après le recul acquis au laboratoire, la contamination à la dose utilisée de Cs-137 ne génère pas de conséquences cliniques notables particulièrement pendant la durée de l’expérimentation (72 heures). L’administration à la dose pharmacologique des 2 produits ne génère pas de conséquence clinique notable chez les animaux. En termes de toxicité, il existe des informations disponibles et publiées sur le Cs-137 et le produit de référence. Des données confidentielles concernant la solution injectable ont en outre été transmises au laboratoire.
Devenir
Le prélèvement des organes sera fait post-mortem (les organes sélectionnés sont des cibles biologiques connues du Cs-137). Les prélèvements concernent tous les animaux du projet
Remplacement
Afin d’étudier la décorporation du Cs-137 et sa rétention au sein d’un organisme biologique complexe, le modèle animal reste indispensable et il n’est pas encore remplaçable totalement par des méthodes alternatives. Cependant des méthodes alternatives (in vitro) ont permis en amont du projet de sélectionner la molécule candidate.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet, une étude statistique a été menée. Le nombre minimum d’animaux pour obtenir une puissance statistique suffisante est de 10 par groupe. Cet effectif nous fournira des résultats statistiquement robustes.
Raffinement
Les conditions de soins et d’hébergement des animaux sont adaptées à la procédure réalisée afin de limiter au minimum la souffrance animale, une habituation au système de spectrométrie gamma sera réalisée au cours de la phase d’acclimatation pour limiter le stress généré. Si un des indicateurs du bien-être n’était plus respecté, l’euthanasie pourrait s’avérer nécessaire.
Choix des espèces
Le rat est un modèle d’études précliniques utilisé en contamination interne au Cs-137. Les animaux employés dans cette étude pilote seront âgés de 3 mois (stade adulte). Ils permettront de faire la preuve de concept de l’efficacité du modèle expérimental.
Contribution des stocks de glycogène astrocytaires au soutien métabolique de l’activité neuronale dans le cerveau sain (EU2/2 collaborateur)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
72 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance sans réveil ou légers. Une partie subit sous anesthésie une craniotomie d'une à une heure et demie ou des injections d'insuline et de glucose pouvant provoquer une hypoglycémie, avant que le cerveau soit fixé par un faisceau de micro-ondes qui les tue. L'étude porte sur le rôle des réserves de glycogène dans le fonctionnement du cerveau. Le porteur affirme que le recours à l'animal vivant est "indispensable" car l'interaction entre le cerveau et les vaisseaux ne se modélise pas in vitro.
Objectifs
Les stocks énergétiques du cerveau consistent principalement en réserves de glycogène présentes dans les cellules gliales. Ces stocks représentent une proportion infime des quantités totales de glycogène présentes dans l’organisme, par exemple dans le foie ou les muscles. Ils sont présents dans toutes les régions du cerveau, notamment le cortex cérébral, l’hippocampe et même le nerf optique. Même limités, ces stocks sont situés au plus près des neurones et de l’activité synaptique et cette localisation privilégiée les met en position de participer à l’activité normale ou pathologique du cerveau. Ils sont recrutés en conditions d’hypoglycémie ou d’ischémie pour alimenter les cellules du cerveau, lorsque les ressources énergétiques sont limitées. Des résultats récents indiquent que les réserves de glycogène peuvent aussi être sollicitées pendant des phases d’activité neuronale, et contribuer ainsi au fonctionnement normal du cerveau, par exemple pendant le codage et la consolidation de la mémoire. Le glycogène est une macromolécule d’environ 10-40 nm de diamètre qui peut être hydrolysée pour entrer dans les réactions de glycolyse qui permettent de produire l’énergie des cellules. Les données récentes de la littérature suggèrent que lorsque les astrocytes hydrolysent leurs stocks de glycogène, ils libèrent préférentiellement du lactate, et que ce lactate est mis à disposition des neurones qui peuvent le transformer en pyruvate et alimenter le cycle de Krebs pour produire de l’énergie. Cependant, la dynamique et les mécanismes de ces échanges de lactate sont encore très mal connus, ainsi que leur rôle in vivo. Le but de ce projet est de décrire ces flux de lactate grâce à une technique de détection innovante afin de comprendre quand et comment est recruté le glycogène pendant le fonctionnement normal du cerveau.
Bénéfices attendus
L’ensemble de ce projet, permettra de mieux comprendre le rôle des réserves de glycogène dans le fonctionnement normal du cerveau, et représentera une avancée dans la compréhension du métabolisme cérébral en conditions physiologiques ou pathologiques. Il pourra ouvrir la voie vers de nouvelle stratégies de protection du cerveau pendant des agressions cérébrales aiguës comme le traumatisme crânien et les hémorragies méningées.
Procédures
Les interventions consisteront à fixer le cerveau par un faisceau de micro-ondes. Dans certains cas, la fixation sera précédée d'une intervention chirurgicale ou d'injections sous-cutanées d'insuline et de glucose. L'intervention chrirugicale visera à induire une ou plusieurs dépolarisations corticales. Elle consistera en une craniotomie sous anesthésie générale et analgésie, et durera entre 1h et 1h30. Les injections consisteront en une administration sous-cutanée d'insuline suivie de trois injections de glucose espacées d'une heure, l'ensemble de la procédure durant 3h.
Impact sur les animaux
Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie générale et analgésie sans réveil. Les nuisances sur les animaux sont donc très minimes. L’anesthésique utilisé permettra de couvrir la durée nécessaire aux expériences à réaliser. Les effets indésirables sur l’animal se limitent donc à des problèmes d’anesthésie pouvant provoquer un réveil de l’animal lors de son positionnement dans l’appareil stéréotaxique ou en cours d’enregistrement, ce qui reste rare. L'injection d'insuline peut provoquer des épisodes d'hypoglycémie entre deux injections de glucose.
Devenir
Les animaux seront mis à mort par le faisceau de micro-ondes dirigé sur le cerveau. Le cerveau sera ensuite prélevé ce qui exclut la survie de l'animal.
Remplacement
Les flux de glucose, de lactate et d’oxygène dans le cerveau reposent sur l’interaction entre le cerveau et le système vasculaire qui l’alimente en nutriments. Cette interaction ne pas encore être modélisée in vitro. Notamment, dans les tranches de cerveau, les capillaires sanguins sont découpés et le flux sanguin est absent. Pour cette raison, le recours à l’animal vivant est indispensable.
Réduction
Ce projet impliquera 72 rats adultes mâles et femelles. Le nombre d’animaux utilisés au cours du projet est maintenu à un niveau minimal permettant des analyses statistiques nécessaires à l’établissement de conclusions fiables.
Raffinement
Concernant la douleur pendant la chirurgie, un traitement analgésique est prévu avec une injection sous-cutanée de buprenorphine (0.02 mg/kg) et une administration locale de lurocaïne sur le scalp, pratiquées avant l’incision de la peau. La chirurgie est pratiquée sous anesthésie générale par l'isoflurane et en appliquant les points limites définis par (1) une défaillance du système d'anesthésie pouvant conduite au réveil de l'animal et (2) l'apparition d'une hemorragie incontrôlée au niveau du scalp. Concernant l'angoisse infligée à l'animal, elle est réduite par un hébergement par groupes de deux à six dès l’arrivée au laboratoire et par l’insertion d’un enrichissement dans les cages d’hébergement (roue d’exercice, matériau de nidification). Les animaux disposent de nourriture et de boisson à volonté.
Choix des espèces
Le rat est un modèle mammifère très utilisé dans la recherche sur le métabolisme cérébral ; ce qui permet de s’appuyer sur un corpus bibliographique conséquent. Par rapport à la souris, le rat possède une boite crânienne plus grande, qui permet d’implanter facilement plusieurs capteurs, ce qui est plus difficile chez la souris. Il est possible que ce projet se poursuive par des études chez l’animal vigil, et si c’était le cas, seul le rat pourrait supporter l’implantation de capteurs embarqués et d’amplificateurs miniaturisés. Rats seront des adultes de 10 semaines ou 300g de poids corporel. A cet âge, le développement de l'animal est terminé et les mécanismes biologiques restent stables dans le temps.
Evaluation ex vivo des effets pharmacologiques de molécules sur un modèle de stress induit par une contention forcée sur rat.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 000 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections quotidiennes pendant un mois, puis sont soumis une fois à une contention forcée d'une à trois heures destinée à provoquer un stress, avant que leurs organes soient prélevés pour des mesures électrophysiologiques. Le porteur présente ce travail comme une prestation pour des "clients" des industries pharmaceutique et biotechnologique évaluant leurs molécules. Il affirme que l'usage de tissus fraîchement prélevés est "nécessaire" car la complexité des réseaux neuronaux ne se reproduit pas in silico.
Objectifs
Les groupes pharmaceutiques et les sociétés biotechnologiques souhaitent avoir de plus en plus tôt (phases de Recherche et Développement) des informations pharmacologiques fonctionnelles sur leurs molécules en développement pour traiter des maladies du système nerveux central ou pour identifier des molécules anti-stress. Pour une meilleure appréhension (ou prédictibilité) d’éventuels effets secondaires, les agences réglementaires exigent une connaissance complète des cibles et des mécanismes d’action associés à ces nouvelles molécules qui sont soumises à une demande d’autorisation de mise sur le marché. En phase de Recherche et Développement (avant les phases précliniques réglementaires), il n’est pas possible de tester les effets des molécules sur de grande quantité d’animaux, à la fois pour des questions de quantité disponible des molécules (quelques milligrammes le plus souvent) et pour des questions éthiques (aucune idée sur les effets éventuels qui pourraient être observés). Le développement de modèles rongeurs génétiquement modifié (GM) permettent de créer des mammifères mimant des pathologies humaines, leur utilisation est alors un avantage pour l’évaluation de l’efficacité de molécule d’intérêt. Il faut pour cela que ceux-ci soient électrophysiologiquement caractérisés. L'utilisation de tranches et/ou de cellules isolées de système nerveux central (SNC) de rongeurs permet une étude sur l'activité du composé et une information sur ses mécanismes d’action dans le modèle rongeur GM. Pour ce faire, nos laboratoires utilisent deux types de technique le Multi-Electrode Array (MEA) = enregistrements extracellulaires multipoints avec « array » d’électrodes (circuit imprimé) à l’échelle d’une tranche et le Patch-clamp = un enregistrement à l'échelle du neurone. Nous induirons donc un stress chez le rat et enregistreront l’effet de molécule d’intérêt, soit par une exposition, in vivo, au préalable, ou soit par une exposition, ex vivo, sur nos tranches ou cellules. Nous pourrons alors déterminer les effets pharmacologiques et/ou toxiques de nouvelles entités chimiques en développement préclinique afin de permettre à nos clients d’évaluer les propriétés de leur(s) molécule(s) - et/ou les propriétés d’une famille de molécule dans les mécanismes de stress induit par une contention forcée. Le cas échéant, ils pourront ainsi déterminer si une molécule à des propriétés suffisamment pertinentes pour entrer ou non en développement préclinique réglementaire.
Bénéfices attendus
Notre projet permettra de mieux caractériser, évaluer et comprendre les effets de futurs candidats médicaments pour traiter les pathologies du système nerveux central liées au stress. Nos techniques mises en œuvre dans ce projet, pour l’évaluation ex vivo des effets pharmacologiques fonctionnels et/ou toxiques sur des explants de tissus vivants, exposés de façon chronique ou de façon aiguë, constitue la meilleure approche car elle permet : - de limiter le nombre d’animaux à tester par l’utilisation de tissus (mesures multipoints sur le même tissu séparé en petits échantillons), - de faire, dans un premier temps, une analyse pharmacologique/toxicologique précise à l’échelle du tissu et/ou du neurone et/ou de la protéine tout en s’affranchissant des problèmes de disponibilité dans le système nerveux central et dans la circulation sanguine. Ce projet permet ainsi d’affiner la sélection et l’orientation du développement de futurs médicaments avant de lancer les premières étapes précliniques coûteuses de leur mise sur le marché.
Procédures
Les animaux vigiles seront injectés une fois par jour, au maximum et pendant 3 minutes, pour assurer une exposition in vivo de la molécule à tester. Le protocole est d’un mois. Les contentions répétées nécessaires à ces différentes injections génèrent du stress. Ces animaux traités au préalable peuvent subir ces injections soit par voie orale, soit cutanée ou soit par intrapéritonéale. Ils seront, pour les groupes subissant le stress, exposés, une seule fois entre une et trois heures, au maximum, à une contention qui a pour but de générer du stress que nous cherchons à étudier.
Impact sur les animaux
Notre procédure amène des effets indésirables : *-la manipulation régulière d’un animal, générer du stress. *-l’injection régulière, provoquer des effets indésirables au site d’injection. ; + effets secondaires potentiels des molécules *-Ce projet a pour but de déclencher du stress par une contention forcée d’une à trois heures, nous permettant l’étude des mécanismes du stress.
Devenir
A l’issue de la procédure, tous les animaux seront mis à mort car nous utiliserons les organes pour nos mesures.
Remplacement
Les réactions, après un stimulus générant du stress, sont complexes et mettent en jeu les organes sensoriels, les nerfs sensoriels et une intégration au niveau le système nerveux central, permettant une réaction adaptée. Parce qu’il n’est pas envisageable de réaliser sur l’homme les tests que nous proposons et que la gestion de stress pathologique présente un intérêt de recherche important, nous évaluons et et/ou caractérisons des molécules d’intérêt dans le traitement du stress induit chez le rat. Il nous est nécessaire de réaliser des observations sur des réseaux neuronaux natifs et connectés, « donc les plus physiologiques possibles ». Et ces réseaux doivent être en situation de stress. Pour cela nous devrons, en effet, tester des molécules avec des effets potentiellement inconnus, en les administrant à un rat préalablement stressé. De plus, nos techniques nous obligent à l’utilisation de tissus fraichement prélevés, car il n’est pas possible, in silico, de reproduire la complexité de ces connexions et/ou la particularité d’un neurone spécialisé.
Réduction
Par nos techniques, nous réalisons plusieurs tranches pour une noyau cérébral donné, chaque tranche peut subir un protocole particulier. Nous pouvons, par exemple, à partir d’un même cerveau tester plusieurs concentrations d’un même composé, ou plusieurs composés, ou plusieurs protocoles d’enregistrement, chaque protocole répondant à une question particulière. Alors, notre capacité à utiliser un même animal pour plusieurs mesures et plusieurs conditions d’exposition, diminue le besoin en nombre d’animaux et nous permet de faire, dans un premier temps, une analyse pharmacologique/toxicologique précise à l’échelle du tissu et/ou du neurone et/ou de la protéine tout en s’affranchissant des problèmes de passage de la barrière hémato-encéphalique (BHE) et des problèmes de pharmacocinétique. Grâce à notre expérience sur les projets antérieurs, nous avons déterminé que 6 animaux contrôles et 6 animaux d’intérêt nous permettent de valider 24-30 neurones ou 18-30 tranches. Compte tenu des variations inter-individus de réponses au stimulus stressant dans ce projet, nous devons augmenter à 10 animaux maximum par groupe. Après la première étape, nous pourrons évaluer la significativité statistique. Si celle-ci est présente, l’étape suivante pourra donc être menée en proposant quatre conditions différentes maximum. Si elle est absente, l’étude sera suspendue.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe sociaux (2 rats adultes/cage). Ils bénéficieront d’enrichissement adapté, deux types différents par cage (système permettant la création de nid soit tunnel ou soit pièce de bois à ronger par exemple). Cet enrichissement est validé par le fournisseur ou le partenaire. Les animaux utilisés seront habitués aux différentes contentions utiles pour les voies d’administration des composés à tester. Nous diminuerons les futurs stress dus à ces manipulations. Ces administrations seront réalisées par du personnel compétent et formé en respectant les recommandations vétérinaires. Les solutions injectées seront contrôlées pour s’assurer de leur innocuité. Les animaux seront surveillés deux fois par jour et pesés. Les animaux génétiquement modifiés auront quatre jours d’acclimatation et un mois d’hébergement maximum avant d’entrer dans le projet. Il se fera en groupes sociaux de 2 animaux en mélangeant les génotypes pour assurer la meilleure expression de phénotypes normaux. Chaque lignée modifiée aura une documentation de suivi spécifique répertoriant les symptômes possibles. Les animaux seront asymptomatiques. Toute perte de poids en deçà de la limite préétablie entrainera une sortie du test et des soins en accord avec le responsable de projet et le vétérinaire. Grâce à notre expérience et nos connaissances scientifiques sur des tests que nous maitrisons, nous avons pu établir un nombre d’animaux par condition d’étude soit 10 animaux contrôles et 10 animaux d’intérêt, nous permettant d’obtenir une bonne significativité, réduisant considérablement le besoin en animaux.
Choix des espèces
La grande quantité d’informations scientifiques disponible sur le fonctionnement du système nerveux central des rongeurs, ajoutée à la maîtrise de leur élevage, de leur génétique, de leur relative petite taille et au développement de technique d’enregistrements électrophysiologiques sur explants vivants font de cette espèce un modèle de choix pour l’évaluation pharmacologique de molécules. Ponctuellement, nous utilisons d’autres lignées de cette espèce, après discussion de la pertinence du modèle espèce-lignée-lignée génétiquement modifiée-protocole avec notre client. Toute demande de caractérisation de lignée modifiée fera l’objet d’une analyse bibliographique et circonstanciée en amont. L’impact du phénotype devra être décrit. Nous ne travaillerons qu’avec des animaux asymptomatiques. L’âge des animaux testés est déterminé en fonction du type de test et d’une analyse bibliographique. Nous travaillerons avec des animaux adultes (minimum 6 semaines d’âge) ou âgés en fonction des cibles fonctionnelles à observer et de l’évolution de la pathologie considérée liée au stress. Les choix de l’espèce, de la lignée et de l’âge sont validés en collaboration avec le client. En effet, l’expression phénotypique de la pathologie et/ou d’un déficit et/ou d’une lésion est souvent déterminante pour le choix de l’âge d’utilisation des animaux.
Evaluation d’un traitement des brûlures par l’association d’une compresse d’alginate de calcium et de vésicules extracellulaires (ALGIVE)
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Rats : 220
396 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Les souris subissent l'ablation d'un morceau de peau, les rats une brûlure puis, deux jours plus tard, le retrait de la peau brûlée et une greffe cutanée, pour évaluer un pansement enrichi de vésicules dérivées de cellules. Le porteur indique que la brûlure et les prélèvements peuvent provoquer douleur, perte de poids et déshydratation pendant trois à quatre jours. Il affirme que le remplacement par cultures de cellules n'est "pas possible" car seul l'animal reproduit la complexité de la cicatrisation.
Objectifs
La peau est un organe indispensable à la survie de l’organisme. Lors d’agressions importantes, telles qu’une brûlure du troisième degré, la peau n’est plus capable de cicatriser spontanément pouvant fortement impliquer le pronostic vital du patient. La prise en charge des victimes de brûlures sévères se base sur l’utilisation d’une greffe de peau directement prélevée chez le patient brûlé ou dans les cas les plus graves de substituts de peau développé en laboratoire. Pourtant, malgré leur utilisation courante, la prise de greffe reste assez aléatoire avec une cicatrisation longue et incomplète, qui aboutit souvent à une cicatrice de mauvaise qualité. La cicatrisation des sites de prélèvement de peau peut être également retardée dans un contexte de brûlure sévère. Cela limite la possibilité de prélever un morceau de peau au même endroit, nécessaire pour couvrir l’ensemble des zones brulées. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité d’un traitement associant un pansement destiné à arrêter les saignements et possédant des propriétés cicatrisantes, et un produit de thérapie innovante dérivé de cellules. L’originalité et l’intérêt de ce traitement est qu’il pourra être appliqué à la fois sur le site de prélèvement de peau et sur le site de la brûlure. Pour mener à bien ce projet, deux modèles animaux seront utilisés : 1. Un modèle de cicatrisation chez la souris qui nous permettra de valider (i) la dose des molécules thérapeutiques à associer au pansement et (ii) l’effet fonctionnel de cette association sur la cicatrisation après prélèvement de peau. 2. Un modèle de brûlure chez le rat pour déterminer la nécessité de renouveler l’application du pansement enrichi et pour valider le bénéfice de ce traitement dans le cadre de la cicatrisation d’une brûlure de peau.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre d’apporter les preuves d’efficacité et de sécurité d’utilisation du pansement enrichi pour la mise au point d’un protocole thérapeutique pour la prise en charge de patients atteints de brûlures profondes.
Procédures
Les souris seront soumises à l’enlèvement d’un morceau de peau avec pose d’un dispositif de protection sur le dos pour une durée moyenne de chirurgie de 15 minutes par souris. Les rats seront soumis, dans un premier temps, à une brûlure pour une durée moyenne de chirurgie de 15 minutes par rats. Deux jours plus tard, les rats subiront un enlèvement de la peau brûlée, un enlèvement de peau saine suturée et une greffe de peau avec pose d’un dispositif de protection sur le dos pour une durée moyenne de chirurgie de 30 à 60 minutes par rats.
Impact sur les animaux
La nécessité d’isoler les animaux le temps de la procédure et le port du dispositif de protection de plais sur le dos des animaux peut induire un stress. L’anesthésie peut provoquer chez les animaux une légère baisse d’activité au réveil pendant une ½ journée. L’enlèvement de la peau saine, la brûlure et le prélèvement de peau brûlée peuvent entrainer chez les animaux une douleur, une perte de poids et une déshydratation pendant 3 à 4 jours.
Devenir
Le prélèvement de la peau en cours de cicatrisation est nécessaire pour tous les animaux inclus dans l’étude afin de réaliser les analyses qui viendront compléter les observations visuelles de la plaie.
Remplacement
Malgré l’existence de modèles d’études de réparation cutanée impliquant des cultures de cellules, les mécanismes mis en jeu dans la cicatrisation et après une brûlure chez un être vivant diffèrent de ceux induits en laboratoire. Par exemple, le test de blessure sur cellules est biaisé par l’aspect d’une culture de cellule en une seule couche contrairement à la peau qui est constituée de plusieurs couches de cellules et d’un support de culture en plastique qui peut influencer les propriétés des cellules. Les modèles de cicatrisation et/ou de brûlure directement sur des prélèvements de peau, qui reproduisent plus fidèlement l’environnement structurel et moléculaire de la peau, sont eux limités par l’absence de mécanismes de coagulation, d’inflammation, de réponse du système immunitaire et de réponse métabolique. Le remplacement par ces modèles n’est ainsi pas possible ici car seul un modèle animal permet de rendre compte de la complexité de tous les mécanismes mis en jeu dans la réparation tissulaire et d’atteindre les objectifs du projet.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux utilisés, des premières études de culture cellulaire ont été effectuées et sont en cours afin de limiter le nombre de doses de molécules thérapeutiques issues des cellules souches à tester sur les animaux et ainsi déterminer au maximum 3 concentrations. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, différentes étapes de mise au point successives seront effectuées avec des étapes conditionnelles aux résultats précédemment obtenus. Cette méthode permet i) de réduire le nombre de temps à tester par conditions ii) de réduire le nombre de conditions à tester dans les étapes suivantes dont la chirurgie est plus sévère pour l’animal. Elle permettra également de limiter le nombre d’expérience si les étapes précédentes ne sont pas concluantes. Des tests statistiques prédictifs du nombre nécessaire d’animaux pour atteindre une différence significative ont été utilisés pour chaque procédure.
Raffinement
Tout le long du projet, les animaux auront un accès sans restriction à la nourriture et à la boisson. Le bien-être des animaux sera assuré par l’utilisation de moyens d’enrichissement du milieu de vie des animaux (abris, jeux à ronger, plaque de plexiglass avec trou pour limiter le stress de l’isolement), par une visite quotidienne et un suivi analgésique avant, pendant et après les chirurgies. Une analgésie multimodale sera attribuée aux animaux subissant une chirurgie de classe sévère associant anti-douleur et anti-inflammatoire. Pour pallier l’éventuelle perte de poids, des gelées enrichies sont données aux animaux quotidiennement. Une grille de suivi des animaux est mise en place et des points limites ont été définis afin de réduire la souffrance animale.
Choix des espèces
Pour le modèle de cicatrisation, nous avons choisi l’espèce de souris car c’est un modèle largement décrit dans la littérature. De plus, la manipulation de cette espèce et de cette technique de chirurgie sont bien maîtrisées au sein du laboratoire. Plus précisément, nous avons choisi la souche C57BL/6JRj qui est la plus décrite dans la littérature avec la souche BALB/cJRj mais qui présente l’avantage d’être un peu plus grosse au même âge. De plus, ces souris sont consanguines ce qui présente l’avantage d’être une lignée stable et donc permet une reproductibilité des résultats supérieure (et donc une réduction du nombre d’animaux pour obtenir des résultats statistiquement significatifs). Pour la brûlure et la greffe cutanée, nous avons choisi l’espèce rat qui nous permet de travailler sur un animal plus gros que la souris avec une taille compatible avec le prélèvement d’une couche de peau mince pour la greffe en plus de la zone de brûlure. Nous possédons également une précédente expérience avec l’utilisation de la souche Rat wistar pour le modèle de brûlure et de greffe. Les souris seront utilisées au stade du jeune adulte (8 semaines). Un compromis a été effectué pour utiliser des souris à un stade du développement suffisamment avancé pour s’affranchir du cycle de croissance des souris (pouvant entrer en jeu dans les processus de cicatrisation) mais suffisamment jeunes pour s’affranchir des processus de vieillissement de la souris. Les rats seront utilisés à 8 semaines. Un compromis a été effectué pour utiliser des rats suffisamment âgés pour pouvoir être greffés sans que leur âge ne soit un inconvénient pour la prise de greffe.
Evaluation chez le rongeur, de la biodistribution de composés chimiques ou biologiques par des méthodes froides ou radioactives, avec placement des animaux en cage métabolique
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 1250
Composés radiomarqués ou non administrés par le nez, la trachée, la vessie, le cerveau ou par minipompe implantée chirurgicalement, jeûne jusqu'à 16 heures, privation d'eau jusqu'à 4 heures, hébergement individuel sur sol grillagé en cage à métabolisme : 1 250 souris et 1 250 rats, soit 2 500 rongeurs, subissent ces procédures d'un niveau de souffrance sévère et sont tous tués à l'issue de chacune des deux procédures. Le séjour en cage à métabolisme peut durer 72 heures d'affilée, et jusqu'à 168 heures pour les souris, sur une phase expérimentale qui s'étend jusqu'à douze mois. L'objet est de mesurer où se distribuent ces composés et comment l'organisme les élimine, en amont d'études d'efficacité, et le rat est retenu en partie parce que la réglementation l'impose pour certaines études. Le projet est déclaré de souffrance sévère, mais la description des effets s'arrête à la faim, la soif, une "légère déshydratation" et une "douleur modérée transitoire", sans dire quel acte atteint ce niveau.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer in vivo l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’excrétion de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur. Les paramètres de distribution et d’excrétion des composés seront si possible déterminés préalablement in vitro, ce qui conditionnera le choix de l’espèce rongeur (souris, rat) et de la souche à utiliser pour évaluer la biodistribution in vivo dans le sang, les urines, et les différents organes. Dans certains cas, il sera possible d’avoir recours à une forme radiomarquée des composés afin de faciliter leur dosage et l’identification de leur distribution. La première procédure de ce projet permettra de révéler la pharmacocinétique des composés testés in vivo, par administration unique ou répétée (dans le respect des recommandations vétérinaires concernant les voies, volumes et fréquences) de la molécule froide ou radioactive, avec placement en cage à métabolisme d’une durée maximale de 72h. La deuxième procédure traitera le cas particulier où des placements longs ou répétés en cage à métabolisme seront nécessaires, uniquement pour les souris. Pour les deux procédures et dans certains cas, les administrations nécessiteront une pose chirurgicale d’implant (de diffusion prolongée sous cutanée, intraveineuse ou intrapéritonéale). Ces chirurgies seront réalisées stérilement, sous anesthésie avec analgésie couvrant toute la durée de la chirurgie et dans le respect des recommandations du comité d’éthique. Des prélèvements divers (sang, urines, fèces, liquide cérébro spinal etc, dans le respect des recommandations vétérinaires) pourront être effectués in vivo afin de doser le composé dans ces fluides, et des prélèvements d’organes pourront avoir lieu, exclusivement post mortem.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer la pharmacocinétique in vivo de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur, sur une période allant de 1 jour à 12 mois. Cette évaluation est critique afin de pouvoir ensuite réaliser des études d’efficacité.
Procédures
Des composés chimiques ou biologiques froids ou radiomarqués seront administrés aux animaux par voie : intranasale et intratrachéale, sous anesthésie générale d’environ une heure; intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie; orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ); sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon ); ou par minipompe (intraveineuse, sous cutanée ou intrapéritonéale) posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie au préalable (chirurgie d’environ 15 minutes, anesthésie d’environ une heure). Des administrations intravésicales (par cystocentèse ou cathéter) pourront être réalisées (anesthésie générale de moins d’une heure) après privation d’eau sur maximum 4h et vidange de la vessie par pression légère sur le ventre. Il sera aussi possible de réaliser des administrations intracérébrales. Ce geste sera réalisé lors d’une anesthésie de moins d’une heure avec analgésie. Pour les administrations orales où l’alimentation pourrait biaiser la pharmacocinétique, les animaux pourront être mis à jeun au maximum 16h. Ils seront pesés et éventuellement réhydratés après le jeûne. Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. La phase in vivo pourra durer jusqu’à 12 mois dans le cas de composés froids et 2 mois pour les composés radiomarqués. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés afin de suivre la biodistribution et l’élimination des produits administrés. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En cas d’anesthésie, celle-ci durera au maximum une heure . Pour les prélèvements individuels d’urine et/ou de fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement les animaux en cages à métabolisme, au maximum 72h en une fois ou au maximum 3 fois 24h sur 2 semaines glissantes espacés d’au moins 24h (si aucune mise à jeun n’est prévue), ou pour les souris uniquement au maximum 168h ou 7 fois 24h espacées de 24h sur 2 semaines glissantes si une mise à jeun n’est pas prévue. En fin de projet, les animaux seront euthanasiés pour récupération des tissus, organes, et du sang. Avant euthanasie, sous anesthésie générale profonde avec analgésie, une perfusion pourra être réalisée pour rincer les organes. Cela durera moins d’une heure avant euthanasie.
Impact sur les animaux
Afin de réaliser certains tests de biodistribution, il pourra être nécessaire de mettre les animaux à jeun d’alimentation, au maximum 16 heures. Pour certaines administration intravésicales, il pourra être nécessaire de les priver d’eau au maximum 4h. Cela pourra générer une sensation de faim, de soif et une légère déshydratation, et une perte de poids légère. Des pertes de poids liées aux composés administrés pourraient être observées. Dans le cas des placements en cage à métabolisme, les animaux pourront être hébergés individuellement (avec les congénères visibles), dans des cages plus petites que les cages standard, avec un fond ajouré gênant modérément la locomotion. Dans le cas d’intervention chirurgicale (pose de minipompe, implant, stéréotaxie etc), une douleur modérée transitoire pourrait être générée mais sera gérée par un traitement antalgique adéquat. Dans le cas du placement en cages à métabolisme, les animaux seront sur un sol grillagé ce qui pourrait gêner leur locomotion.
Devenir
Après chacune des deux procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’effet des composés testés.
Remplacement
Les molécules chimiques ou biologiques dont la pharmacocinétique sera évaluée dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro (tests sur hépatocytes, microsomes etc) afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Ces données sont souvent insuffisantes pour prédire la biodistribution in vivo des molécules. La pharmacocinétique réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal.
Réduction
Le nombre d’animaux par lot a été déterminé sur la base des expériences passées dans notre centre, pour choisir le nombre minimum permettant d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure. Dans le cas de prélèvements terminaux à différents points de temps (collecte d’organes/tissus, ex collecte de peau à plusieurs points de temps), un groupe d’animaux devra être inclus pour chaque point de temps. Dans le cas de screening de nouvelles molécules, au maximum 5 animaux par groupe seront inclus. Le nombre sera adapté en fonction de la variabilité attendue de la pharmacocinétique du composé. Dans le cas où la bioanalyse suite aux prélèvements nécessiterait un volume trop important de fluides, le nombre d’animaux par groupe devra être augmenté, jusqu’à au maximum 15 animaux. Des analyses statistiques seront effectuées
Raffinement
Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine : • A partir de 10% de perte du poids, les animaux seront pesés quotidiennement et des capsules d’eau gélifiées seront mises à disposition dans les cages. Entre 10 et 15% du poids : les animaux seront réhydratés une fois par jour. Une perte de poids de plus de 15% ou se maintenant plus de 3 jours au-delà de 10% constituera un point limite. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, un arbre décisionnel validé par la SBEA et le comité d’éthique sera utilisé pour décider de l’arrêt du traitement, de traitements de support et/ou de l’euthanasie de l’animal. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal.[
Choix des espèces
Si le profil pharmacocinétique in vitro est adéquat dans cette espèce, la souris sera utilisée pour évaluer la pharmacocinétique des nouveaux composés in vivo, du fait de son faible poids et car c’est l’espèce mammifère la plus décrite dans les modèles d’évaluation de molécules chimiques ou biologiques. Dans le cas contraire, le rat sera utilisé. La souris sera aussi préférée dans le cas d’une administration d’un composé ou d’un traceur radioactif, si le mécanisme d’action de la molécule le permet, pour des raisons pratiques de gestion de la radioactivité et de ses déchets. Toutefois, le rat sera aussi très utilisé en particulier du fait des études pré-réglementaires comme l’étude de l’élimination d’un composé radiomarqué in vivo, le rat sera l’espèce préférée car il est imposé par la règlementation de réaliser des études sur le rat. Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature.
Analyse d’images multimodales précliniques (SPECT et IRM) pour la détection de la dysfonction coronaire microvasculaire (1/2)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
20 rats Zucker obèses vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des séances d'imagerie répétées sous anesthésie à 17, 25 et 32 semaines, avec injections intrapéritonéales et intraveineuses, avant d'être mis à mort pour prélever le cœur. Le porteur veut entraîner des outils d'intelligence artificielle à détecter une atteinte des petits vaisseaux du cœur, et présente les 20 rats comme le minimum permettant des résultats exploitables. Les retombées annoncées pour l'évaluation clinique de cette atteinte sont renvoyées au terme.
Objectifs
Les pathologies cardiovasculaires représentent la première cause mondiale de mortalité. La dysfonction coronaire microvasculaire (DCM) est de plus en plus reconnue comme un responsable majeur de la mortalité cardiovasculaire indépendamment de la présence ou de l'absence de maladie macrovasculaire. Bien que la DCM soit dorénavant considérée comme un marqueur clinique dont l'évaluation fournirait des informations primordiales pour la stratification du risque des patients avec ou sans maladie macrovasculaire, il n’existe pas à l’heure actuelle de technique non invasive et largement disponible pour l’évaluation de la DCM. L'imagerie nucléaire a un rôle majeur dans la prise en charge diagnostique et pronostique des patients coronariens avérés ou suspectés. L’objectif du projet est de réaliser le suivi longitudinal de l’évolution de la DCM chez le rongeur par imagerie nucléaire ainsi que par IRM, avec un double objectif. Il s’agit tout d’abord de développer des outils d’intelligence artificielle (IA) permettant d’améliorer la détection précoce de la DCM sur les images nucléaires à l’aide de l’IRM. L’objectif à terme est d’améliorer l’évaluation clinique de la DCM en imagerie nucléaire. Deuxièmement, nous souhaitons améliorer l’analyse du signal IRM pour la mesure de la DCM. Nous limitons le projet, qui se déroule en collaboration entre deux établissements, aux seules expériences considérées comme absolument indispensables chez l’animal. Au total 20 rats seront utilisés. Compte-tenu de l’utilisation de l’intelligence artificielle, il s’agit du minimum d’animaux permettant l’obtention de résultats exploitables. Le nombre d’animaux par cage (avec enrichissement du milieu de vie) sera adapté en fonction de leur poids. Les animaux seront suivis quotidiennement afin de contrôler leur bien-être. La mise en place de points limites adaptés permettra de limiter la souffrance de ces animaux. Les injections seront réalisées selon les bonnes pratiques vétérinaires.
Bénéfices attendus
Le projet permettra d’améliorer l’évaluation de la DCM en imagerie nucléaire grâce à la comparaison des données avec les valeurs de référence procurées par l’IRM et des analyses histologiques réalisées ex vivo. Il devrait permettre à terme d’améliorer l’évaluation clinique de la DCM en SPECT.
Procédures
A l’âge de 17 semaines les animaux seront placés sous anesthésie générale. Une injection intrapéritonéale sera réalisée pour mimer un effort avant l’acquisition IRM. La durée de l’acquisition sera de 60 min environ. A l’issue de l’anesthésie, les animaux seront replacés dans leurs cages. L’acquisition IRM sera répétée selon les mêmes modalités à 25 semaines et 32 semaines d’âge. A l’issue de l’acquisition à 32 semaines, une acquisition d’image nucléaire sera réalisée après anesthésie générale et pose d’un cathéter intraveineux pour l’injection de l’agent de contraste. La durée d’acquisition des images sera de 25 min, à l’issue de laquelle les animaux seront mis à mort avant prélèvement du coeur pour analyses post-mortem.
Impact sur les animaux
L’acquisition des images IRM est réalisée sans agent de contraste et ne nécessite qu’une anesthésie gazeuse et une injection intrapéritonéale dont les nuisances ou effets indésirables attendus sont très faibles. L’acquisition d’images SPECT nécessite une injection intraveineuse caudale et une injection intrapéritonéale, aux effets indésirables également très limités, d’autant plus que les animaux seront mis à mort sans réveil à l’issue de l’acquisition.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à l’issue de l’unique procédure expérimentale pour analyses post mortem.
Remplacement
Cette étude vise à caractériser les conditions d’analyse des images précliniques SPECT de la perfusion myocardique pour permettre l’évaluation de la DCM sur les images cliniques. Le remplacement de l’expérimentation animale par un modèle alternatif n’apparaît pas envisageable.
Réduction
Au total 20 rats seront utilisés ici. Il y aura 10 animaux par groupe. Il s’agit du strict minimum d’animaux nécessaires afin de pouvoir obtenir des résultats exploitables en termes de classification des images SPECT comme correspondant à des animaux présentant ou non une DCM par machine learning ou deep learning en fonction des valeurs de référence procurées par les images IRM (vérité-terrain).
Raffinement
Les animaux seront suivis quotidiennement afin de contrôler leur bien-être. Le poids des animaux ainsi que la prise de nourriture seront surveillés une fois par semaine. Le nombre d’animaux par cage sera adapté en fonction de leur poids. Ils disposeront d’enrichissement de leur milieu de vie (bâton en bois, tunnels, etc…). Une surveillance particulière de la consommation d’eau de boisson sera effectuée considérant le statut pré-diabétique des animaux. Les expérimentations prévues lors de cette étude sont des procédures non invasives (IRM et SPECT). Lors de ces procédures, les animaux sont sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane. Une surveillance quotidienne des animaux reste cependant nécessaire et des points limites sont proposés. L’effet de l’agent pharmacologique permettant de mimer la situation d’effort pour l’acquisition des images SPECT est transitoire et sans effet secondaire attendu, mais une grille de surveillance sera toutefois ajoutée pour la surveillance respiratoire des rats. Si les points limites sont atteints, les animaux seront mis à mort.
Choix des espèces
Le rat Zucker obèse est très largement utilisé pour l’étude de pathologies métaboliques. Une étude préliminaire a permis de démontrer par imagerie échographique une atteinte microvasculaire (diminution de la réserve coronaire) chez les animaux obèses aux stades où nous prévoyons d’utiliser les animaux dans le présent projet. De plus, nous disposons de données préliminaires qui pourront être comparées à celles obtenues dans le cadre du présent projet. Enfin, le rat est particulièrement adapté au matériel d’acquisition (gamma-caméras) en termes de sensibilité et de résolution, par comparaison avec la souris. Les animaux seront accueillis à un âge compris entre 13 et 16 semaines. Ils seront hébergés dans des conditions standards pendant 1 semaine minimum avant inclusion dans le protocole. Cet âge correspond, d’après la littérature, au stade initial du syndrome métabolique (obésité, insulinorésistance, hyperlipidémie) développé par ces animaux. Ils seront suivis jusqu’à 32 semaines, âge auquel nous avons précédemment observé une DCM par imagerie échocardiographique.
Validation in vivo de la capacité d’un probiotique à base de Limosilactobacillus mucosae à favoriser la sensibilité à l’insuline et à limiter la fonte musculaire dans le cadre de l’insulinorésistance.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
80 rats Wistar âgés de 18 mois vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent chaque jour une solution bactérienne et subissent quinze prélèvements de sang sur animal vigile, une restriction alimentaire entraînant environ 10 % de perte de poids et une mise en cage individuelle. Le porteur teste un probiotique censé limiter la fonte musculaire, présenté comme un futur produit à destination des séniors. Il affirme qu'évaluer l'effet sur le muscle rend "nécessaire" le passage par l'animal.
Objectifs
Le projet vise à valider in vivo la capacité d'un probiotique (Limosilactobacillus muscosae seul ou en association avec L. casei) à limiter la fonte musculaire chez des rats dénutris, animaux modèles du syndrome de fragilité de l'Homme.
Bénéfices attendus
Le projet participera au développement d'un nouveau probiotique à destination des séniors favorisant la sensibilité à l'insuline et améliorant la régulation de la glycémie. Cet effet santé du probiotique permettra de limiter la fonte musculaire liée à l'âge (sarcopénie) et donc de limiter la dépendance des personnes âgées fragiles.
Procédures
Les animaux recevront une solution bactérienne quotidiennement et subiront des mesures de composition corporelle, de mesure de leur métabolisme protéique et l'analyse de leur sensibilité à l'insuline. ceci impliquera au total 15 prélèvements de sang sur animaux vigiles répartis sur la durée du projet de 1 mois.
Impact sur les animaux
Perte de poids (environ 10%) associée à une restriction alimentaire. Stress associé à une mise en cage individuelle.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure, des prélèvements d'organes devant être effectués pour analyses.
Remplacement
Ce projet vise à valider cette propriété in vivo et à tester son efficacité sur la masse musculaire. L'action d'un probiotique est à la fois directe (sur les cellules intestinales) mais aussi indirecte (sur d'autres organes via des médiateurs). Pour tester l'effet de ce probiotique sur le métabolisme musculaire, il est donc nécessaire de passer par une expérimentation sur animaux modèles.
Réduction
Pour ce projet 80 animaux seront utilisés. Ils seront répartis en 5 groupes de 16 animaux. Le nombre d'animaux a été limité au nombre minimum nous permettant d'avoir des résultats significativement différents entre les groupes, ce nombre a été déterminé par test statistique et grâce à l'expérience du laboratoire sur l'utilisation de ce modèle animal.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d'un enrichissement de leur milieu de vie et seront observés quotidiennement, y compris le week-end et les jours fériés, par des animaliers expérimentés. En cas d’apparition d’un point limite l’animalier alertera les responsables de l’étude. Les animaliers et les responsables de l’étude effectueront une observation plus poussée de l’animal et renseigneront le tableau d’observation des points limites. Si 3 points limites notables ou 1 point limite grave sont observés, nous utiliserons l’arbre décisionnel afin de décider si l’animal sera soigné ou euthanasié.
Choix des espèces
Les animaux utilisés seront des rats Wistar âgés de 18 mois. Notre laboratoire possède une forte expérience d'utilisation du rat âgé en tant que modèle de la sarcopénie humaine. Le rat est un animal de choix pour les études sur le vieillissement, son espérance de vie étant de 24 mois.
Imagerie par résonance magnétique de tumeurs cérébrales.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
58 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 12 réutilisés en l'absence de tumeur et le reste tué. Ils reçoivent une injection de cellules tumorales dans le cerveau puis jusqu'à six séances d'IRM par semaine, avec cathéters dans la veine caudale, pour comparer des agents de contraste. Le porteur classe la procédure sévère faute de pouvoir garantir l'absence de signes cliniques liés au développement tumoral. Les rats non réutilisés sont tués une fois le suivi terminé ou à l'atteinte d'un point limite.
Objectifs
Le Gold Standard en imagerie diagnostique concernant les pathologies cérébrales est l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) avec injection d’agents de contraste (AC) à base de gadolinium. En effet, les tumeurs cérébrales sont mises en évidence via l’accumulation des AC au sein des tumeurs selon les caractéristiques de ces dernières (nécrose, vascularisation…). La détermination de l’efficacité de nouveaux ACs sur la détection tumorale est primordiale pour permettre de détecter le plus tôt possible les tumeurs afin de mettre en place les traitements appropriés. Dans cette étude, l’utilisation d’un modèle oncologique rongeur va permettre de déterminer l’efficacité de divers agents de contraste de nouvelle génération en comparaison avec des ACs de référence d’ores et déjà utilisés en clinique chez l’Homme. Dans le cadre de ce projet d’une durée de 3 ans, un total de 58 animaux (rats) sera utilisé. L’expertise du centre expérimental ainsi que les compétences/expériences des intervenants dans ces différentes procédures garantissent une prise en charge optimale du bien-être de l’animal.
Bénéfices attendus
Sur le court terme, ce projet va permettre de documenter l’efficacité de nouveaux AC sur la détection de tumeurs in vivo. La comparaison de nouveaux AC entre eux et par rapport à des agents déjà commercialisés ou en développement dans ce modèle animal a pour but de déterminer leurs performances et leurs limites. Sur le plus long terme, ce projet s’inscrit dans l’intérêt clinique des patients. En effet, il va permettre de déterminer l’efficacité de nouveaux produits de contraste utilisés à doses réduites pour la détection de tumeurs cérébrales.
Procédures
Injection de cellules tumorales au niveau cérébral (une fois) et imagerie par résonance magnétique (jusqu'à 6 par semaine).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiels qui pourront être observés sur les animaux seront principalement dû à la répercussion du modèle oncologique mis en place. En effet, des signes cliniques peuvent apparaître à partir 3 semaines post-implantation tumorale. Cependant, le développement tumoral n’est pas obligatoirement associé à l’apparition de signes cliniques. L’état général des animaux sera suivi quotidiennement et une grille d’évaluation par scoring sera mise en place (2fois/semaine). Concernant les produits qui seront injectés aux animaux, ce sont des agents de contraste destiné à l’usage chez l’Homme. Les produits de contraste ont globalement un excellent profil de tolérance, avec une élimination rapide très majoritairement par les reins. Concernant les effets potentiels chez l’animal, ils sont considérés comme très faibles : ces produits ont en effet suivi toutes les phases de développement et présentent un excellent profil de sécurité. Par conséquent, il n’est pas attendu de toxicité particulière dans cette étude chez le rat. Concernant les voies d’administration intraveineuses choisies. La mise en place de cathéters au niveau de la veine caudale à plusieurs reprises pour l’injection des produits de contraste peut entraîner un hématome.
Devenir
La procédure sera considérée modérée en cas d’absence de pousse tumorale. La pousse sera contrôlée par 2 ou 3 sessions d’imagerie différentes. Dans le cas d’une absence de pousse tumorale, l’animal pourra être réutilisé. Tous les animaux non réutilisés seront euthanasiés une fois que leur suivi en imagerie sera considéré comme terminé ou lors de l’atteinte d’un point limite.
Remplacement
Pour limiter l’utilisation d’animaux dans l’étude, un modèle vitro sera mis en place pour étudier les propriétés de diffusion des différents agents de contraste. Cependant, pour s'assurer de l'efficacité réelle des agents de contraste, des tests in vivo sont indispensables. En effet, le recours aux animaux permet de reproduire un modèle oncologique proche de l’Homme soulignant ainsi l’aspect translationnel des résultats. Une telle étude permet de standardiser un protocole pour comparer dans les meilleures conditions possibles différents agents de contraste au sein de mêmes individus. En effet, ce projet évaluera l’efficacité de plusieurs agents de contraste injectés chez un même animal. La conception du protocole de cette étude se base sur de précédentes études effectuées en interne pour évaluer l’efficacité d’agents de contraste. Le projet sera conduit sur des rats Sprague Dawley à partir de 150 g.
Réduction
Les procédures seront réalisées par du personnel expérimenté, ayant une expertise de l'anesthésie, de la chirurgie et de l’euthanasie chez le rat. En se basant sur la littérature des groupes de 8 animaux sont suffisants pour conclure de façon statistiquement pertinente sur les propriétés d’efficacité d'un agent de contraste. De plus, le modèle oncologique utilisé est un des plus référencés dans la littérature. Cela nous permettra de comparer nos résultats à ceux obtenus avec d’autres agents de contraste utilisés à diverses doses.. Cette approche permet de limiter les biais liés à la variabilité intrinsèque d’un modèle tumoral (ex : taux de nécrose, micro-architecture tumorale..) Le calcul du nombre d’animaux nécessaire a été déterminé selon l’expertise du laboratoire et en s’appuyant sur des analyses rétrospectives d’études similaires. Ces retours d’expérience permettent de s'assurer d’une meilleure inclusion des animaux. Un total de 58 rats sera nécessaire sur la durée totale du projet de 3 ans.
Raffinement
Des actions seront mises en place pour assurer le suivi et le bien-être des animaux. Lors de la chirurgie, la prémédication pré-opératoire ainsi que le suivi peropératoire et post-opératoire sont mis en place afin de limiter au maximum la douleur pouvant être infligée aux animaux entrant dans ce projet. Dans ce modèle, l’apparition des premiers signes cliniques s’effectue à partir de 3 semaines post implantation. Les animaux seront imagés dans les 21 jours suivants l’induction tumorale, aucun signe clinique n’est donc attendu. Cependant, un suivi régulier des animaux sera mis en place. Si toutefois des signes cliniques apparaissent, cela conduira à la mise en place d’actions pouvant aller jusqu’à l’euthanasie pour soulager l’animal en cas de souffrance. Pour déterminer les actions à mettre en place, un scoring clinique de l’état de l’animal sera réalisé 2 fois par semaine à partir d'une grille d’évaluation comprenant plusieurs catégories (apparence, abreuvement et alimentation, comportement naturel, comportement provoqué). Selon le score obtenu lors de l’examen clinique, des actions thérapeutiques peuvent être mises en place en accord avec le directeur d’étude et/ou le vétérinaire.
Choix des espèces
L’utilisation des modèles rongeurs permet d’intégrer les caractéristiques de la pathologie humaine ou au moins un grand nombre de ces caractéristiques (expansion tumorale, caractère invasif de la tumeur, vascularisation…). Le modèle de gliome C6 chez le rat est un modèle très référencé dans la littérature par conséquent très utilisé en expérimentation animale dans le domaine de la recherche en cancérologie pour l’évaluation de nouvelles molécules qu’elles soient à portée du diagnostic ou thérapeutique. Dans ce modèle, l’objectif sera d’évaluer l’efficacité de nouveaux AC à détecter une tumeur tout en recherchant la dose de produit de contraste minimale à injecter pour permettre l’obtention d’une performance de détection équivalente aux agents de contraste utilisés à dose clinique. Ces nouveaux agents de contraste seront comparés aux agents de contraste déjà existants et reconnus sur le marché comme les plus efficaces et les mieux tolérés dans l’indication ‘’tumeur cérébrale’’. Les rats seront utilisés à partir d’un poids de 150g g.
Evaluation pharmacocinétique et pharmacodynamique de molécules pharmacologiquement actives chez le rat cathétérisé à la veine jugulaire
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
480 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent la pose chirurgicale d'un cathéter dans la veine jugulaire puis des prélèvements sanguins répétés, pour mesurer le comportement de molécules candidates-médicaments. Le porteur reconnaît l'existence de modèles cellulaires de criblage mais affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer un "organisme vivant" et décrit ces analyses comme "incontournables". Tous les rats sont tués, l'administration de molécules empêchant selon lui leur réemploi.
Objectifs
La recherche et le développement de nouveaux médicaments impliquent la réalisation de tests visant à caractériser les molécules candidates et leur comportement après administration chez l'animal. En effet, il est indispensable d'évaluer les paramètres pharmacocinétiques (PK), pharmacodynamiques (PD) et d'absorption, de distribution, de métabolisme et d'élimination (ADME) des molécules car ce sont des éléments cruciaux pour la sélection de candidats médicaments. Les analyses de PK, PD et de métabolisme ont considérablement amélioré le taux de succès de la recherche et du développement de médicaments ces vingt dernières années pour trois raisons principales : (i) ces études ont été incorporées en routine dès les phases précoces de découverte de nouvelles molécules, (ii) les scientifiques ont une meilleure connaissance des enzymes et des transporteurs impliqués dans le métabolisme des médicaments ainsi que des différences entre les espèces et individus, (iii) des stratégies d'optimisation des propriétés métaboliques et pharmacocinétiques des molécules ont été établies et appliquées à la recherche et au développement de médicaments. Il existe des modèles cellulaires permettant d'évaluer l'absorption des molécules et des hépatocytes peuvent être utilisés pour évaluer leur métabolisme in vitro. Ces tests permettent d'effectuer un premier criblage de molécules ; cependant, aucun modèle in vitro ne peut remplacer complètement un organisme vivant. Il est indispensable de mener ces études dans un modèle animal reflétant l'intégralité des paramètres métaboliques et pharmacocinétiques des molécules testées. Il s'agit notamment d'évaluer des paramètres essentiels comme la clairance, la biodisponibilité, l'exposition, la demi-vie et le volume de distribution d'une molécule suite à son administration chez l'animal. Ces analyses, qui aident à la détermination de la dose à administrer, sont incontournables et doivent être réalisées avant de passer aux études de toxicologie et d'efficacité des molécules. L'ensemble de ces données aident à la prédiction du comportement d'un médicament lors d'une administration chez l'Homme.
Bénéfices attendus
L'ensemble de ces données aident à la prédiction du comportement d'un médicament lors d'une administration chez l'Homme.
Procédures
Pour la pose du cathéter, les animaux seront anesthésiés puis subiront une procédure chirugicale (durée d'intervention 20 minutes). Les animaux seront anesthésiés pour effectué l'administration des molécules pharmaceutiques (durée d'intervention 10 minutes). Le sang des animaux vigiles sera prélevé plusieurs fois au cours de la procédure, l'animal sera alors contenu pour retirer le capuchon en métal et effectuer le prélèvement et le flush du cathéter (durée d'intervention 3 minutes).
Impact sur les animaux
L'installation du cathéter chez l'animal peut entraîner des douleurs post-opératoires les premières 48h, c'est pourquoi une analgésie de type buprénorphine sera systématiquement appliquée en post-chirurgical pour pallier à une éventuelle souffrance. Malgré l'aseptie rigoureuse pratiquée lors de l'étape chirurgicale, il est également possible que l'animal présente de légères complications (infections) au niveau des zones incisées, une désinfection locale de la plaie sera alors mise en place (Vétédine) et l'animal placé sous surveillance renforcée. En cas d'infection majeure, l'animal sera soumis à un traitement par antibiothérapie. Une observation clinique quotidienne sera également mise en place afin d'évaluer l'état général des animaux opérés.
Devenir
Tous les animaux de la procédure seront mis à mort car ils auront subi une administration de molécules et ne pourront donc pas être inclus dans un nouveau protocole expérimental.
Remplacement
Il existe des modèles cellulaires permettant d'évaluer l'absorption des molécules et des hépatocytes peuvent être utilisés pour évaluer leur métabolisme in vitro. Ces tests permettent d'effectuer un premier criblage de molécules ; cependant, aucun modèle in vitro ne peut remplacer complètement un organisme vivant. Il est indispensable de mener ces études dans un modèle animal reflétant l'intégralité des paramètres métaboliques et pharmacocinétiques des molécules testées. Il s'agit notamment d'évaluer des paramètres essentiels comme la clairance, la biodisponibilité, l'exposition, la demi-vie et le volume de distribution d'une molécule suite à son administration chez l'animal. Ces analyses, qui aident à la détermination de la dose à administrer, sont incontournables et doivent être réalisées avant de passer aux études de toxicologie et d'efficacité des molécules.
Réduction
Le design de l'étude étant un plan d'expérience contrôlé, le nombre d'animaux est déterminé et est réduit à son minimum pour chaque groupe. Les résultats obtenus sont analysés avec des tests statistiques adaptés.
Raffinement
La pose d'un cathéter veineux va permettre un meilleur confort de l'animal puisqu'il implique une réduction du nombre d'anesthésie et de ponction lors du prélèvement sanguin chez ce dernier. Les expérimentateurs sont exclusivement des personnels formés à l'expérimentation animale et maîtrisent les bons gestes garantissant le bien-être animal. La chirurgie sera effectuée sous anesthésie générale, et une analgésie sera mise en place pour soulager les animaux. Les points finaux seront évalués quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des lésions induites...) et le milieu sera enrichi dans les cages (igloo, buchettes, cotons pour nidification). Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, les points limites ont été établis en concertation avec le Comité de Suivi du Bien Être Animal (SBEA) de notre établissement : - défaut d'alimentation et/ou de boisson sur une période de 24 à 48h se traduisant par un amaigrissement et une déshydratation ; - perte de poids >20 % du poids normal maintenue sur 72h ; - hypothermie persistante, décelée par un animal froid au toucher et réticent à bouger ; - difficulté respiratoire, avec augmentation du rythme respiratoire ; - faiblesse ou paralysie des membres, se traduisant par des défauts de locomotion; - lésion non résorbée dans la zone d'implantation du cathéter malgré les soins; - infection non contrôlée dans la zone d'implantation du cathéter malgré les antibiotiques. Si un de ces points limites est atteint, les animaux seront mis à mort immédiatement.
Choix des espèces
L'espèce animale utilisée dans ce projet (rat) est recommandée par les agences de réglementation pour les études de métabolisme, de pharmacocinétique et de toxicologie. Cette espèce est la plus utilisée et il s'agit d'un excellent modèle pour ce type d'études. Ainsi, il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives aux études dans cette espèce. Les multiples homologies de séquences entre le rat et l'Homme rendent ce modèle prédictif du comportement des molécules après administration. Il est ainsi d'un grand intérêt pour le criblage de nouvelles molécules. De plus, il présente certains intérêts pratiques décisifs : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation, et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Il est important de noter que les molécules utilisées actuellement en clinique ont été découvertes ou évaluées sur ces modèles. Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (4-10 semaines) car il s'agit du stade auquel ils sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants. Il permet d'allier à la fois maturité sexuelle, hormonale et immunitaire.
Apports de nouvelles méthodes d’imagerie pour la caractérisation longitudinale d’un modèle d’accident vasculaire chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
76 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent deux chirurgies, un amincissement du crâne et une injection d'un vasoconstricteur dans le cerveau pour provoquer un accident vasculaire, puis quatre à cinq anesthésies consécutives pour des séances d'imagerie. Le porteur reconnaît un risque de dépression respiratoire lié à cette succession d'anesthésies et d'hémorragie lors de l'amincissement du crâne. Les rats sont gardés vivants trois à quatre jours puis tués pour prélever le cerveau.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral ischémique (AVCi) est une maladie fréquente et invalidante. Disposer de modèles animaux bien caractérisés est nécessaire à l’évaluation de nouvelles stratégies thérapeutiques en neuroprotection. De plus, leur utilité en recherche translationelle est renforcée lorsque l’effet thérapeutique peut être mesuré par la même méthode d’imagerie chez l’animal et le patient. L’objectif global du projet est de caractériser par imagerie in vivo le modèle d’AVCi expérimental consistant en une injection intra-cérébrale d'un vasoconstricteur (endothelin-1) chez le rongeur. Plus précisement, il s’agit d’étudier la dynamique de la formation de la lésion ischémique lors de l’injection intra-cérébrale du vasoconstricteur ainsi que la réaction neuroinflammatoire qui s’ensuit. Pour cela seront mises en œuvre différentes méthodes d’imagerie, i) récemment développées, ii) en voie de transfert clinique, et iii) susceptibles d’apporter un nouvel éclairage sur la physiopathologie de ce modèle animal : ultrasons fonctionnels (fUS), permettant de visualiser l’activité cérébrale grâce aux variations de volume sanguin cérébral, et IRM moléculaire ou cellulaire, utilisant un agent de contraste à base de particules d’oxyde de fer, respectivement spécifique d’un récepteur sur-exprimé en condition inflammatoire (sur la paroi des vaisseaux) ou d’un type cellulaire (macrophages/microglies). Ces deux méthodes sont donc particulièrement adaptées à ce modèle où l’infarct ischémique dérive d’une réaction vasculaire (vasoconstriction) induite localement par l’endothelin-1. En résumé, ce projet consiste en une caractérisation renouvelée d’un modèle d’AVCi chez le rat grâce à de nouvelles méthodes d’imagerie. Il comprend 3 procédures de sévérité modérée, et a une durée de 4 ans.
Bénéfices attendus
L’accident vasculaire cérébral est une maladie invalidante chez l’adulte. Ce projet permettra de mieux comprendre la dynamique de formation de l’infarct, et la réaction inflammatoire associée, dans un modèle animal plus simple à mettre en œuvre et à standardiser que le modèle classique d’occlusion artérielle mécanique avec un filament. Ces aspects inexplorés du modèle animal permettront ensuite de définir des biomarqueurs d’imagerie utiles pour évaluer de nouvelles approches thérapeutiques. Ces biomarqueurs seront à terme utilisables chez l’homme puisque le transfert en clinique des techniques d’imagerie utilisées dans ce projet est à l’étude.
Procédures
Deux chirurgies : amincissement du crâne (30 min) et injection stéréotaxique (45 min), sous anesthésie générale. Deux à trois sessions d'imagerie (ultrasons et IRM), de durée moyenne
Impact sur les animaux
Les animaux subissent deux chirurgies (amincissement du crâne et injection stéréotaxique intracérébrale), ainsi que des sessions d’imagerie (ultrasons et IRM). Cette succession d’anesthésies générales sur 4 à 5 jours consécutifs comporte des risques de dépression respiratoire et peut affecter leur état général. L’emploi systématique d’un anesthésique gazeux (isoflurane) et une surveillance étroite au réveil permet de contrôler ces effets. Suite à la chirurgie permettant de réaliser le modèle d’ischémie cérébrale, une perte de poids minime (
Devenir
Euthanasie pour prélèvement post-mortem du cerveau et analyses complémentaires.
Remplacement
Ce projet consiste en une étude à l’échelle du cerveau entier, dont les mécanismes physiopathologiques (ischémie et inflammation associée) et les méthodes d’imagerie sélectionnées (US & IRM) ne peuvent être actuellement adaptés et étudiés sur un système in vitro. Ce projet vient compléter notre connaissance d’un modèle animal utilisé depuis les années 90. L’utilisation du modèle animal adéquat conditionne la validité de l’évaluation des traitements et la possibilité de transfert en clinique. L’utilisation d’animaux est également justifiée par le rôle central de l’imagerie in vivo dans ces procédures. Le projet utilisera des rongeurs, plutôt que des mammifères de plus grande taille (cochon, primate) grâce à l’utilisation d’appareils d’imagerie dédiés aux petits animaux.
Réduction
Le nombre minimal et suffisant d'animaux a été estimé par une étude bibliographie de la variabilité du modèle. Des groupes expérimentaux de 10 animaux (5 mâles et 5 femelles) seront typiquement utilisés, avec une analyse intermédiaire à 6 animaux. Si la variabilité est faible, notamment dans les groupes contrôles (injection sans endothelin-1), alors l’inclusion sera stoppée. Il n’y a pas de mortalité directement liée à l'infarct ischémique, qui est de taille limitée en comparaison du modèle d‘AVC le plus utilisé (occlusion artérielle mécanique). L’imagerie longitudinale permet de réduire le nombre d’animaux car chaque animal est son propre contrôle (on peut rapporter la taille de lésion au cours du suivi à la taille de l’atteinte initiale chez chaque individu). Enfin, lors des prélèvements finaux, d'autres tissus pourront être prélevés et conservés en concertation avec nos collaborateurs au moment de la mise en place du projet afin de limiter, optimiser et valoriser au mieux les prélèvements et le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.
Raffinement
Plus spécifiquement dans ce projet, des méthodes d’imagerie innovantes vont permettre de mieux décrire la cascade physiopathologique dans ce modèle d’AVC. Si la variabilité du modèle s’avère plus importante que décrite dans la littérature, celle-ci pourra être mieux contrôlée car à l’imagerie réalisée très précocement (pendant ou juste après l’occlusion). Les chirurgies sont réalisées sous traitement anti-douleur adapté (buprénorphine), avec thermorégulation continue, et hydratation intra-péritonéale. Une grille de score dédiée permet de juger objectivement les déficits sensori-moteurs, et le codage des expressions faciales permet de quantifier la souffrance post-opératoire. La salle d’évaluation neurofonctionnelle a été installée dans un endroit dédié et calme avec une lumière rouge afin de ne pas agresser les yeux des animaux albinos. En soins post-opératoires, nourriture et boisson sous forme gélifiée sont mises à disposition de l'animal en plus de la nourriture et boisson habituelles, et les groupes sociaux sont conservés (isolement limité au réveil complet de l’animal, sauf en cas d’aggressivité constatée).
Choix des espèces
L’utilisation du rat est optimale car l’organisation neurochimique du cerveau du rat est proche de celle de l’homme. Ce modèle est aussi pertinent car la taille du cerveau est suffisante pour la mise en place de l’imagerie ultrasonore et IRM de manière efficace et le modèle ET-1 est très bien défini chez le rat. Les animaux auront entre 6 et 8 semaines (adultes) : maturité cérébrale atteinte.
Formation technique à l’imagerie nucléaire et IRM
- Formation professionnelle
Rats : 150
600 souris et 150 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections intraveineuses ou intrapéritonéales sous anesthésie et sont maintenus immobiles pour des séances d'imagerie, non pour produire des connaissances mais pour former des utilisateurs extérieurs au maniement des appareils d'imagerie nucléaire et IRM. Le porteur juge la formation sur l'animal "indispensable" et affirme n'avoir trouvé aucune méthode alternative satisfaisante. Les animaux ne sont pas réutilisés d'une session à l'autre et sont tués à l'issue des procédures.
Objectifs
Dans le domaine de l'exploration non invasive, de nombreuses modalités d'imagerie ont vu le jour afin de se rapprocher au mieux de ce qui est fait et utilisé chez l'Homme. C'est dans ce contexte, que notre institut s'est doté d'équipement d'imagerie nécessitant des connaissances théoriques multidisciplinaires de haut niveau. Afin d'élargir la capacité d'accueil du service, il est apparu indispensable de former des utilisateurs réguliers extérieurs à notre structure. Cette formation devra couvrir tous les aspects de nos activités: 1 - Ethique animale: respect de la règle des 3R, possibilités de raffinement offertes par l'imagerie non invasive. 2 - Théorique: présentation/formation à l'imagerie nucléaire et ou imagerie par résonance magnétique (IRM). 3- Sécurité/prévention/gestion des déchets : savoir reconnaitre le danger et s'en protéger (radioactivité et champ magnétique), savoir gérer les déchets biologiques et radioactifs (tri, stockage et traçabilité) 4- Technique: savoir utiliser les équipements mis à disposition, connaitre les opérations de maintenance indispensables; savoir manipuler les animaux dans les conditions de maintien du statut sanitaire imposé par le service. Une partie importante de la formation se fera par compagnonnage en utilisant les animaux inclus dans les procédures Apafis des utilisateurs en question (aucune formation ne sera proposée sans projet d'imagerie formellement autorisé) mais deux à trois sessions seront proposées sur des animaux de réforme, potentiellement sans radioactivité dans le cas de la formation à l'imagerie nucléaire, pour apprendre aux utilisateurs à faire les bons gestes sans réaliser d'acquisition d'images dans un but de recherche. 5 animaux (souris principalement mais il pourra s'agir de rats) seront mis en œuvre par journée de formation. Nous proposerons au maximum 3 journées de formation "hors protocole d'imagerie autorisé" (DAP Apafis des utilisateurs) par groupe d'utilisateurs soit 15 animaux / formation de 3 jours. Sur 5 ans, nous projetons de réaliser 50 formations (10 par an, 8 sessions souris; 2 sessions rats) soit 750 animaux (600 souris et 150 rats) mis en œuvre au total.
Bénéfices attendus
Par ces formations, nous espérons rendre de plus en plus d'utilisateurs autonomes sur les équipements d'imagerie proposés à la communauté scientifique et, en facilitant cet accès nous pensons pouvoir agir sur au moins deux items de la règle des 3R: Réduction, puisque l'imagerie permet de suivre un même lot d'animaux au fil du temps (pendant l'apparition d'une pathologie ou pour évaluer l'efficacité de traitements). Elle permet aussi de réduire la taille des lots expérimentaux puisque chaque animal étant son propre contrôle la variabilité interindividuelle devient négligeable. Raffinement puisque les méthodes d'imagerie proposées sont non invasives et atraumatiques et que les procédures mises en œuvre s'attachent à limiter autant que possible le stress des animaux impliqués.
Procédures
L’intégralité des procédures d’imagerie (TEP/TDM et IRM) se déroule sur animal anesthésié. La durée d’anesthésie peut varier de 15 minutes (protocole TDM) à 2 heures pour l’IRM (intermédiaire de 20 à 100 minutes pour les procédures d’imagerie TEP). Ces animaux anesthésiés peuvent subir des injections intraveineuses ou intrapéritonéales. Une injection directe pratiquée sur souris dans la veine caudale dure en moyenne 5 minutes. La pose de cathéter chez la souris prend en moyenne 5 minutes pour la souris, 3 minutes pour le rat.
Impact sur les animaux
Les procédures qui seront mises en jeu nécessitent de manipuler et d'anesthésier les animaux afin de pratiquer des injections, intraveineuses dans la plupart des cas, puis de maintenir les animaux immobiles pendant les acquisitions d'imagerie ce qui est susceptible d'impacter le bien-être des animaux en induisant un stress et donc une nuisance. Les animaux utilisés n'étant atteints d'aucune pathologie particulière et les procédures étant non invasives, nous n'attendons aucun autre effet indésirable dans le cadre de ce protocole de formation.
Devenir
Sachant que ces sessions de formations resteront très exceptionnelles, il est peu probable que nous ayons à programmer plusieurs sessions sur une même période, le réemploi des animaux n’est donc pas envisageable dans ce cas. Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de ces procédures.
Remplacement
L’exploration non invasive par imagerie est une méthode permettant d’assurer un suivi longitudinal en limitant la souffrance animale ainsi que le nombre d’animaux. Ceci sera répété à plusieurs reprises aux participants pendant la formation. Dans le cadre des formations proposées à nos utilisateurs, une fois la phase de formation théorique passée, l’utilisation du petit animal devient absolument indispensable car c’est à la fois l’utilisation de sources radioactives non scellées mais surtout leur administration au petit animal (y compris le soin à apporter à l’animal pour assurer son bien être tout au long de la procédure d’imagerie) qui représente l’enjeu majeur de la formation. Nos conditions de maintien du statut sanitaire ajoutent, de plus, la nécessité de travailler sous PSM ce qui complique encore l’étape d’administration du traceur radioactif. Nous n’avons, à ce jour, pas trouvé de méthode alternative à l’utilisation du petit animal de laboratoire satisfaisante.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au maximum pour permettre aux participants de manipuler les souris en limitant leur stress (nous éviterons la manipulation multiple d’un même animal au cours d'une session).
Raffinement
Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% sera exclu et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Les animaux sont anesthésiés pour chaque procédure et une attention particulière est apportée au maintien de leur température corporelle pendant l'anesthésie. Le recours aux animaux dans le processus de formation est essentiel. De plus, les modalités d’imagerie présentées par notre structure dans le cadre de l'école sont non invasives et n’entrainent pas de souffrance physique importante si elles sont réalisées par des intervenants compétents.
Choix des espèces
Souris et rats sont les espèces les plus souvent mises en œuvre dans le cadre des procédures d'imagerie nucléaire et IRM c'est la raison pour laquelle nous les utiliserons également lors des sessions de formation. Tous les animaux seront utilisés au stade adulte.
Recherche d’un agoniste 5HT permettant de moduler la pression artérielle d’un rat
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Pris autant que possible parmi les surplus de l'élevage interne, 30 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacun anesthésié à l'isoflurane une fois par semaine au plus, 10 à 12 fois entre 8 et 20 semaines d'âge, pour des mesures de pression artérielle de 2 à 4 heures. À chaque séance, ils reçoivent jusqu'à deux injections d'agonistes de la sérotonine déjà commercialisés, pour trouver une molécule qui reproduise l'effet que la quipazine avait eu, dans un projet antérieur, sur des rats à la moelle épinière lésée. Le porteur présente ce criblage comme une pré-étude qui réduira le nombre de rats du projet suivant, et affirme qu'aucune méthode ne prédit l'action de ces molécules sur le système sérotoninergique. Il espère que des étudiants de master accueilleront des rats en fin d'expérience, mais sans adoption, écrit-il, l'animalerie ne pourra pas les garder "par soucis de place et de coût de maintien".
Objectifs
Les lésions de la moelle épinière sont un problème de santé important, avec une incidence annuelle de 15 à 52,5 cas/million, touchant des individus jeunes et en bonne santé. Outre les déficits sensori-moteurs bien connus et identifiés, les sujets présentent une altération majeure du contrôle du système nerveux autonome. Les symptômes cliniques comprennent des troubles cardiovasculaires, une thermorégulation dysfonctionnelle et la présence de dysréflexie autonome (épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive pouvant mettre en jeu le pronostic vital). Ces troubles cardiovasculaires contribuent à 40 % des décès chez les patients blessés. Les conséquences sur la qualité et l’espérance de de vie sont extrêmement préjudiciables, impliquant une réelle prise en charge. Chez les rats avec ces blessures, l'administration quotidienne d'un agoniste (molécule qui reproduit les effets d’un neurotransmetteur) de la sérotonine (5HT, molécule fonctionnant sur certains récepteurs du système nerveux central) favorise la récupération de la locomotion. Outre ce rôle démontré dans le contrôle moteur, la 5HT joue également un rôle dans le système cardiovasculaire puisqu'elle module entre autre, le tonus des vaisseaux sanguins ou la rythmicité cardiaque. Cela nous a conduit à développer un protocole expérimental basé sur l'utilisation chronique d'agonistes 5HT, comme cela a été fait pour la locomotion. Notre précédente étude est partie de cette hypothèse. Dans ce cadre des animaux présentant une lésion de la moelle épinière dite haute ont été traités de façon pendant 28 jrs avec la quipazine, un agoniste 5HT, et les résultats ont confirmés les précédentes études sur la récupération locomotrice mais ont aussi mis en évidence une amélioration importante des fonctions cardiovasculaires (fréquence cardiaque et pression artérielle). Dans ce cadre et en collaboration avec une équipe de médecins en rééducation fonctionnelle de l’hôpital, nous souhaiterions mettre en place une étude clinique. Si la quipazine est complexe à mettre en œuvre chez l’humain car pas encore utilisée en routine, nous savons que des molécules 5HT sont régulièrement utilisées pour soigner d’autres troubles. Nous voudrions donc faire un criblage des molécules connues, et tester si en injection unique, certains effets seraient similaires à ceux de la quipazine. Cette pré-étude permettrait de réduire de beaucoup les animaux utilisés dans un futur projet avec la nouvelle molécule sélectionnée.
Bénéfices attendus
Les lésions hautes de la moelle épinière présentent une incidence dramatique sur tous les aspects de la vie quotidienne individuelle. Outre les déficits sensori-moteurs, des troubles cardio-vasculaires importants sont présents chez ces individus. Certains troubles comme les dysreflexies autonomes (épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive) peuvent mettre en jeu le pronostic vital du patient. Une précédente étude de notre équipe a montré l'implication de molécules agissant sur le système sérotoninergique et leur capacité à restaurer en partie l’impact de ces troubles. Afin de pouvoir plus rapidement lancer une étude clinique, nous recherchons ici, une molécule pharmacologiquement similaire mais déjà utilisée en routine chez l'humain dans d'autres domaines. Le bénéfice a court terme, nous l'espérons, est l'amélioration des conditions des patients atteints de lésions de la moelle épinière (diminution du nombre de dysreflexie autonome, augmentation de la pression artérielle et diminution de la fréquence cardiaque).
Procédures
Chaque animal (30 animaux au total) sera soumis à des mesures de pression artérielle dont chacune durera entre 2 à 4 heures maximum, et ce une fois par semaine maximum. Chaque séance de mesure sera faite sous anesthésie gazeuse à l'isofluorane (faible dose 1 à 2 pour cent) Lors d’une séance de mesure, un animal sera injecté avec des agonistes serotoninergiques (molécule fonctionnant sur certains récepteurs du système nerveux) dont les effets secondaires sont limités (utilisés chez l'homme) avec un maximum de 2 injections par expérimentation. Les effets des molécules seront soit nuls soit, nous l'espérons augmenterons légèrement la pression artérielle.
Impact sur les animaux
Les effets sur l'animal seront minimes puisque l'ensemble de la procédure sera fait sous anesthésie gazeuse générale à faible doses. Les anesthésies sont répétées mais avec une semaine entre chaque afin de s'assurer de la totale élimination des molécules. Les molécules testées sont toutes avec une autorisation de mise sur le marché et donc avec des effets secondaires minimes, connus et validés par l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) ou par un comité d'éthique pour les études cliniques. Nous prévoyons d'observer des augmentations transitoires et modérée de pressions artérielle ou de ne rien observer
Devenir
Même si nous espérons trouver des étudiants de master désirant adoptés des rats à l'issues de l'expérimentation, nous savons que si cela n'est pas le cas, nous ne pourrons les garder dans l'animalerie, par soucis de place et de coût de maintien.
Remplacement
Le système serotoninergique est complexe avec une quinzaine de types ou sous-types de récepteurs différents et se retrouve à plusieurs niveaux tant centraux que périphérique. Il n'existe pas de modèle de modélisation de ce système qui permettrait de prédire les effets des molécules que nous souhaitons passer au crible dans ce projet.
Réduction
Les animaux seront réutilisés sur 10 à 12 expérimentations soit de leurs 8 semaines d'âge à leur 20 semaines d'âge. Ainsi la réutilisation des animaux sur l'ensemble des molécules ici testées va permettre de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés dans le projet. De plus, les animaux seront des individus excédentaires d'élevage interne (tant que possible). Les analyses statistiques seront des comparaisons non paramétriques de type Kruskall-Wallis suivi de test ad-hoc avec correction de type Bonferroni.
Raffinement
La procédure de prise de mesure est totalement non invasive et non douloureuse pour l'animal. Elle est couramment utilisée dans tous les cabinets médicaux du monde puisqu'elle consiste en un « brassard » placé autour de la queue de l’animal. Celui-ci en se gonflant puis en se dégonflant permet de déterminer la pression systolique et diastolique de l’individu. Afin d’éviter tout stress de l’animal que pourrait constituer la contention, nous préférons faire ces tests sous anesthésie gazeuse. Un suivi des animaux est fait quotidiennement et il est spécifiquement poussé durant les 48h suivant l'expérimentation avec évaluation des signes de douleurs et suivi du poids. En cas de signes de douleurs, un analgésique de type anti-inflammatoire est utilisé
Choix des espèces
Nous avons choisi le rat car il est notre modèle sur le précédent projet et le sera sur le prochain lorsqu’une ou des molécules de choix auront été déterminées. Précédemment le rat avait été choisi car le rongeur est un modèle facile à héberger, dont la reproduction est rapide et dont la physiologique reste malgré ses différences proches de celle l'humain. Le rat est particulièrement compatible avec notre projet car sa taille supérieure à celle de la souris permet de faciliter les chirurgies (pose de capteur télémétrique et SCI). Nous utiliserons les animaux dès leurs 8 semaines d'âge soit à l'âge adulte. Nous ne les garderons pas au-delà de 20-21 semaines pour rester dans le cadre du précédent projet.