Rats
Modèle désensibilisation cornéenne chez le rongeur
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
Rats : 1305
Tuées pour l'essentiel à l'issue, environ 224 d'entre elles réutilisées dans d'autres protocoles, 2 610 souris et rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Leur cornée est désensibilisée par application de capsaïcine, parfois doublée d'un grattage de l'épithélium, pour reproduire une atteinte des nerfs de l'œil pouvant mener à la cécité chez l'humain. Le projet teste des composés censés préserver ou restaurer la sensibilité de la cornée. Le porteur décrit l'application de capsaïcine comme douloureuse sur animal vigile et prévoit une anesthésie pendant l'induction.
Objectifs
Notre objectif est de mettre en place un modèle de dénervation cornéenne chimique chez le rongeur. La cornée possède une innervation abondante provenant du ganglion trijumeau qui est impliquée dans la régulation de la sensibilité cornéenne, la sécrétion des larmes, le réflexe de clignement des paupières, et la cicatrisation. Des dysfonctionnements de ces nerfs afférents peuvent survenir à la suite de dommages du ganglion trijumeau, d’herpes oculaire, de diabète ou d’intervention chirurgicale et peuvent entrainer une dénervation cornéenne partielle ou complète. Chez l’homme la maladie est rare mais elle conduit à une altération sévère de la cornée si elle n’est pas diagnostiquée rapidement avec un risque de cécité. Les premiers signes sont une perte de la sensibilité cornéenne : hypoesthésie ou anesthésie, puis des altérations de l’épithélium de la cornée, couche de cellules la plus externe. Le processus naturel de cicatrisation n’étant plus assuré correctement, ces altérations évoluent en ulcères plus ou moins profond, qui peuvent s'accompagner d’un envahissement anormal de néovaisseaux alors que la cornée est un tissu complètement transparent. La diminution des clignements de paupières et de la sécrétion de larmes amplifie le processus. La désensibilisation chimique permettra d’étudier la contribution des fibres afférentes à la trophicité de la cornée, et les conséquences sur la cicatrisation, mais aussi de tester des composés agissant sur la préservation des fibres nerveuses et la restauration de la sensibilité cornéenne.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu de ce projet est la mise au point de modèles expérimentaux robustes permettant d’évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques visant à préserver ou restaurer la sensibilité et l’intégrité cornéenne après une dénervation.
Procédures
L'induction de la dénervation se fera par application d'un composé issu d'un piment la capsaïcine, connu pour insensibiliser les fibres nerveuses. Cette intervention a lieu une fois en début de l'étude, ou selon le protocole, deux fois à un jour d'intervalle, avec une concentration plus faible de produit. Dans le cas où le but sera d'étudier le retard de cicatrisation, un grattage de l'épithélium cornéen sera également pratiqué le jour de l'induction. Les examens ophtalmologiques ne sont pas invasifs et sont réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie ou sur l’animal en clinique vétérinaire. Pour notre projet, ces examens se feront pour une partie sur animaux vigiles (lampe à fente, mesure de la sensibilité cornéenne, ou mesure de production de larme) 4 fois par semaine sur une semaine. Certains examens nécessitant l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ils ne dureront que quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par injection au niveau de l'œil, soit par administration orale, par injection sous cutanée, intraveineuse, intrapéritonéale ou intramusculaire (pour les anesthésies chez le rat). Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (en moyenne 4 fois 8 fois). Les injections de produit au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont limitées, une à deux fois par semaine. Elles sont un peu plus longues (environ 5min) et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Si le traitement est administré par voie orale ou intrapéritonéale, il peut être au maximum quotidien, par voie intraveineuse : au maximum 3 fois par semaine, par voie sous-cutanée : au maximum de 2 fois par jours. La durée d’une étude est 1 semaine. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
L’administration de capsaïcine est douloureuse sur un animal vigile, mais dans le projet l’animal sera anesthésié pendant la phase d’induction, pendant environ 30 min, une analgésie sera mise en place. Après cette phase de douleur, la capsaïcine induit une insensibilisation prolongée des fibres nerveuses pendant laquelle l’animal ne ressentira pas de douleur. Des traitements à base de capsaïcine existent chez l’homme pour traiter la douleur des névralgies. Si l’étude inclut l’étape d’étude la cicatrisation cornéenne le grattage de l’épithélium cornéen se fera sous anesthésie et analgésie. Les examens et administrations nécessitent une contention brève, pouvant induire un stress ponctuel de quelques minutes. Des mesures spécifiques (habituation, manipulation douce, environnement calme) seront mises en place pour limiter cet impact. Les procédures plus invasives, telles que les injections péri-oculaires ou les examens nécessitant une immobilisation prolongée, seront réalisées sous anesthésie légère afin de garantir le confort de l’animal. Ces anesthésies peuvent occasionner une gêne transitoire mais ne présentent pas de risque significatif à long terme.
Devenir
À l’issue de la procédure expérimentale, tous les animaux ayant suivi l’intégralité du protocole seront euthanasiés de manière éthique et réglementée, pour réaliser des analyses ex vivo nécessaires à la validation des résultats (analyses histologiques, dosages biochimiques, études moléculaires, etc.). Cependant, les animaux n’ayant pas été inclus dans la totalité de la procédure — estimés à environ 10 %, hors exclusions liées aux points limites — pourront être réutilisés dans d’autres protocoles expérimentaux compatibles, sous réserve de l’avis favorable du vétérinaire responsable. Ces animaux sont généralement exclus en raison d’un défaut anatomique ou physiologique détecté lors des examens de baseline, notamment au niveau de l’œil, avant le début de l’induction de la pathologie. Ces individus n’auront reçu ni induction de la kératopathie, ni administration de traitement, mais auront uniquement été soumis à des examens non invalidants, parfois réalisés sous anesthésie légère. Leur réutilisation, lorsqu’elle est possible, s’inscrit dans une démarche de réduction du nombre d’animaux utilisés, conformément aux principes des 3R, tout en garantissant le respect du bien-être animal et des exigences scientifiques.
Remplacement
L’œil est un organe sensoriel d’une grande complexité, composé de structures anatomiques et physiologiques très diverses (cornée, cristallin, rétine, nerf optique...), interagissant de manière dynamique avec leur environnement local et systémique. Il est soumis à des variations mécaniques, physicochimiques et biologiques constantes, qui influencent directement sa fonction et sa réponse aux traitements. Bien que des méthodes alternatives aient été développées ces dernières années, telles que les cultures cellulaires, les organoïdes ou les modélisations in silico, ces approches, bien qu’utiles, ne permettent pas encore de reproduire l’ensemble des interactions fonctionnelles et pharmacocinétiques observées dans un œil vivant. En particulier, elles ne permettent pas de simuler de manière fiable les effets de la dénervation sensitive, les altérations de la cicatrisation cornéenne. Dans ce contexte, le recours à un modèle animal reste actuellement indispensable pour reproduire les conditions pathologiques de dénervation cornéenne, et étudier l’efficacité et la tolérance de nouvelles approches thérapeutiques dans un organisme vivant.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été délibérément limité afin de respecter les principes éthiques liés à l’expérimentation animale, tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour permettre une analyse fiable et reproductible des résultats. Une analyse réalisée en amont de chaque série expérimentale, afin de déterminer l’effectif optimal nécessaire à la détection d’un effet significatif. Ce calcul permettra, le cas échéant, d’ajuster à la baisse le nombre d’animaux inclus dans les procédures, sans compromettre la validité scientifique des conclusions. Dans une démarche de réduction du nombre d’animaux utilisés, plusieurs stratégies seront mises en œuvre. L’utilisation de méthodes non invasives pour le suivi de la pathologie, telles que l’imagerie cornéenne en temps réel (microscopie confocale), permettra de réaliser des suivis longitudinaux sur les mêmes individus, évitant ainsi la nécessité de sacrifices à chaque point d’analyse. Lorsque cela est scientifiquement pertinent, les deux yeux d’un même animal pourront être analysés, ce qui permet de doubler les données collectées sans augmenter le nombre d’animaux. Par ailleurs, l’optimisation des protocoles expérimentaux (standardisation des conditions d’induction de la dénervation, contrôle rigoureux des paramètres environnementaux et biologiques) contribuera à limiter la variabilité interindividuelle et à maximiser la robustesse des résultats.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe avec accès libre à la nourriture et à l’eau (ad libitum) dans des cages incluant des abris et des objets à ronger. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. L’application de capsaïcine se fera sous anesthésie, et un traitement analgésique est prévu en complément. De même si le retard de cicatrisation de l’épithélium cornéen est envisagé, les animaux seront anesthésiés et une analgésie est prévue. Si l’immobilité est requise pour un examen (confocal) une anesthésié une anesthésie légère et courte pourra être administrée pour assurer le confort et limiter le stress. Après chaque anesthésie, les animaux seront sous environnement chauffant pour prévenir l’hypothermie. Une hydratation locale sera réalisée sur les cornées jusqu’au réveil afin d’éviter les complications oculaires. Les animaux seront ensuite replacés dans leur environnement habituel pour réduire le stress post-manipulation.
Choix des espèces
Les espèces sélectionnées pour ce projet, le rat et la souris, présentent des caractéristiques anatomiques, physiologiques et métaboliques bien documentées dans la littérature scientifique, ce qui facilite l’extrapolation des résultats vers l’humain, notamment dans le contexte des pathologies cornéennes avec altération des fibres nerveuse. Ces deux espèces sont couramment utilisées dans les modèles expérimentaux validés de dénervation cornéenne et de régénération nerveuse, et leur emploi repose sur une expérience étendue au sein de la communauté scientifique. Leur utilisation permet une grande flexibilité expérimentale, notamment en termes de suivi longitudinal, d’imagerie cornéenne et de quantification des marqueurs moléculaires. Les animaux utilisés dans ce projet seront des jeunes adultes, âgés d’au minimum 6 semaines pour les rats et d’environ 5 à 6 semaines pour les souris, correspondant à une maturité fonctionnelle et physiologique des structures cornéennes et nerveuses Ce stade de développement garantit une réponse cohérente aux protocoles d’induction de la pathologie, ainsi qu’une meilleure reproductibilité des résultats. Le choix de cette tranche d’âge permet également d’éviter les biais liés à la croissance ou à la sénescence, tout en assurant une bonne tolérance aux procédures expérimentales.
Mesure de la clairance de l’inuline et de la réabsortion du glucose dans un modèle de rat hyperglycémique et en diurèse.
- Enseignement supérieur
Cathétérisés sous anesthésie générale pour mesurer leur fonction rénale, puis mis à mort sans réveil, 60 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. L'objet n'est pas de produire des connaissances mais d'offrir à des étudiants un premier contact avec l'expérimentation sur animal vivant, à raison d'un rat pour deux étudiants. Le porteur justifie l'exercice par l'impossibilité de reproduire in vitro la complexité d'un "organisme entier". Il présente ce travail pratique comme une sensibilisation "au bien-être animal", alors que chaque rat est tué à l'issue.
Objectifs
L’objectif de ce travail pratique est d’offrir aux étudiants une première approche structurée de l’expérimentation sur animal vivant (mais endormi), en leur permettant d’observer et de mesurer quelques fonctions rénales chez le rat. Ce TP vise avant tout à les familiariser avec les bonnes pratiques de travail in vivo : compréhension du rôle de l’animal dans l’étude, respect des règles encadrant son utilisation, soin apporté à la manipulation et à la collecte de données. Il s’agit également, pour beaucoup d’entre eux, de leur premier contact avec un animal de laboratoire. À travers cette activité, les étudiants apprennent à réaliser des gestes simples en situation réelle, à comprendre l’importance de la précision et du respect des protocoles, et à se sensibiliser à la qualité des échantillons obtenus pour permettre une analyse fiable.
Bénéfices attendus
Ce TP permet aux étudiants d’acquérir des compétences essentielles en physiologie rénale et en techniques expérimentales impossibles à reproduire autrement qu’avec un modèle vivant. Il renforce leur compréhension de la physiologie à l'échelle inégrative et de l’interprétation de données biologiques. Sur le plan pédagogique, il favorise l’apprentissage rigoureux de gestes techniques, la compréhension concrète de la biologie intégrative (à l'echelle d'un organisme), la formation au respect de l’animal, à l’éthique et à la réduction du nombre d’animaux utilisés. Ce TP constitue ainsi un outil de formation complet, alliant exigence scientifique et sensibilisation au bien-être animal.
Procédures
Les rats sont utilisés dans le cadre d’un travail pratique réalisé sous anesthésie générale. Un traitement antalgique est administré avant l’anesthésie afin de prévenir toute douleur. Les animaux sont maintenus profondément endormis pendant toute la durée de l’expérience. Des dispositifs sont mis en place pour administrer des solutions, recueillir les urines et prélever du sang, afin d’étudier le fonctionnement du rein. L’ensemble des manipulations est effectué sans réveil de l’animal. À la fin de l’expérience, les rats sont mis à mort immédiatement, conformément aux règles en vigueur.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont limitées, principalement liées aux cathétérisations et à l’induction d’une diurèse et d’une hyperglycémie contrôlées. Toute douleur est prévenue par une analgésie préventive (buprénorphine) et par le maintien des animaux sous anesthésie générale profonde pendant toute la procédure, avec vérification systématique de l’absence de réflexes. Les effets physiologiques induits sont attendus, maîtrisés et réversibles, sans souffrance consciente. Les animaux ne sont pas réveillés et sont euthanasiés en fin de procédure par une méthode réglementaire. Le niveau de gravité est considéré comme modéré.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin de procédure en raison du caractère terminal des interventions réalisées (notamment la cathétérisation invasive) et de leur sortie du confinement de l’animalerie (sortie en salles de TP), qui ne permet pas leur réintégration dans les structures d’hébergement. La mise à mort est réalisée selon des méthodes réglementaires, garantissant la minimisation de la douleur et de la souffrance.
Remplacement
Ce TP s’inscrit dans la formation d’étudiants dont le cursus implique une compréhension pratique de la physiologie animale. La complexité d’un organisme entier, notamment la régulation des fonctions rénales, ne peut aujourd’hui être reproduite in vitro. Il n’est donc pas possible de remplacer l’expérimentation animale par une approche cellulaire pour atteindre les objectifs pédagogiques et scientifiques de ce TP.
Réduction
Le nombre d’animaux est limité au strict minimum nécessaire. Chaque rat est utilisé par un binôme d’étudiants (1 rat pour 2 étudiants), et les résultats obtenus sont mutualisés au sein de la salle afin d’optimiser l’exploitation des données sans augmenter le nombre d’animaux. Cette organisation permet de garantir la validité pédagogique et scientifique tout en respectant la règle de réduction.
Raffinement
Les rats sont maintenus dans des conditions d’hébergement conformes à la réglementation, en binômes dans la même cage afin de respecter leur organisation sociale. La cage est enrichie avec des nids en papier kraft et des bâtonnets de bois à ronger pour favoriser le bien-être et l’expression de comportements naturels. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale, avec une prise en charge de la douleur avant, pendant et après l’intervention, afin de minimiser l’inconfort et la souffrance conformément au principe de raffinement.
Choix des espèces
Les techniques et protocoles utilisés pour étudier la clairance de l’inuline et la réabsorption du glucose par le rein sont largement validés chez le rat, comme en témoignent de nombreuses publications scientifiques. Le rat constitue l’espèce de choix pour ce type d’expérimentation, en raison de la facilité de pose des cathéters et de la possibilité de réaliser des prélèvements sanguins et urinaires de volumes suffisants, supérieurs à ceux réalisables chez d’autres rongeurs comme la souris. Ces caractéristiques garantissent des mesures fiables et reproductibles, tout en limitant le nombre d’animaux nécessaires. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (environ 10 à 12 semaines), car ce TP se consacre à la physiologie rénale adulte.
Production et maintien d’une lignée de rat immunodéprimée dite Rat Nude
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1140 rats Nude, dépourvus de lymphocytes T et donc très vulnérables aux infections, vont être élevés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Leur absence de poils et leur difficulté à réguler leur température imposent un logement stérile maintenu à 24 °C. Cette lignée est entretenue pour accueillir des greffes de cellules humaines, sa taille supérieure à celle de la souris permettant prélèvements répétés et imagerie. Aucun animal n'est tué pour ce projet, tous étant gardés pour la reproduction de la lignée ou dirigés vers d'autres expériences.
Objectifs
Gestion d'une lignée rat nude, immunodéprimée en vue d'une utilisation dans le cadre de projets scientifiques.
Bénéfices attendus
Le rat RNU Nude a été choisi car il ne rejette pas les cellules humaines implantées, grâce à une déficience de son système immunitaire. Sa taille, supérieure à celle de la souris, permet de réaliser des manipulations précises, de prélever des échantillons à plusieurs reprises et d’utiliser des techniques d’imagerie. Ce modèle, bien connu, réduit le nombre d’animaux nécessaires et permet d’améliorer le confort et le bien-être des rats, conformément aux principes de réduction et de raffinement des expérimentations animales. Il constitue également une alternative éthique et efficace à d’autres espèces plus sensibles.
Procédures
Le rat nude est un rat de laboratoire porteur d’une mutation génétique qui empêche le développement normal de certaines cellules du système immunitaire, appelées lymphocytes T. Cela le rend très sensible aux infections, en particulier cutanées et respiratoires. Comme il n’a presque pas de poils, sa peau est fragile et doit être protégée. Pour limiter les risques, ces rats sont élevés dans des conditions sanitaires strictes, avec une hygiène renforcée et un environnement contrôlé. Sans ces précautions, ils peuvent rapidement tomber malades ou montrer des signes de souffrance. En dehors de cette vulnérabilité aux infections, la mutation ne cause pas de douleur directe. Les rats sont surveillés quotidiennement et reçoivent des soins adaptés afin de garantir leur bien-être.
Impact sur les animaux
Les rats RNU nude présentent des caractéristiques liées à leur génétique, telles que l’absence totale de poils, une sensibilité accrue aux infections et des difficultés à réguler leur température. Ces effets sont atténués grâce à un logement dans des conditions sanitaires strictes, au maintien d’une température contrôlée de 24 °C et à un enrichissement adapté visant à leur bien-être.
Devenir
Tous les animaux seront gardés soit pour le maintien de la lignée soit à destination de l'expérimentation.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est nécessaire, car il n’existe pas de méthode alternative fiable permettant d’étudier comment des cellules humaines greffées interagissent avec un organisme vivant. Les expériences en laboratoire, telles que les cultures cellulaires ou les organoïdes, ne permettent pas de reproduire la complexité complète du corps et du système immunitaire. Le choix du rat nude RNU s’explique par sa déficience immunitaire, qui permet d’accueillir des greffes de cellules humaines, par sa taille, qui facilite certaines interventions, et par son utilisation déjà établie dans ce type de recherches. Des recherches ont été menées afin de vérifier qu’aucune méthode alternative n’était adaptée.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été minimisé autant que possible, tout en garantissant que les résultats soient fiables. Chaque animal est étudié de manière à obtenir plusieurs types de données (par exemple : analyses, imagerie, prélèvements), et les groupes de contrôle sont mutualisés lorsque cela est possible. L’utilisation d’un rat nude RNU bien caractérisé permet de réduire les différences entre animaux et, par conséquent, le nombre nécessaire. Enfin, les données sont partagées entre projets afin d’éviter de répéter inutilement les expériences.
Raffinement
Les rats RNU Nude sont élevés dans des conditions très strictes afin de les protéger des infections et de prendre soin de leur peau. Les manipulations sont limitées au strict minimum et réalisées par du personnel formé. Les animaux sont surveillés quotidiennement et, en cas de détérioration grave de leur état, ils reçoivent rapidement des soins, voire une euthanasie si nécessaire, afin de garantir leur bien-être..
Choix des espèces
Le rat constitue un modèle expérimental largement utilisé en recherche biomédicale en raison d’homologies anatomiques, physiologiques et génétiques avec l’humain dans plusieurs systèmes biologiques. Sa taille permet de réaliser certaines interventions, analyses et implants complexes, et de nombreux modèles sont disponibles pour répondre aux besoins scientifiques. Les méthodes alternatives, en laboratoire ou sur ordinateur, ne peuvent pas reproduire toute la complexité d’un organisme vivant. C’est pourquoi l’utilisation du rat est nécessaire pour obtenir des résultats fiables et transposables à l’humain. Pour la reproduction, les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines minimum.
Evaluation de nouveaux radiotraceurs de la transmission cholinergique en Tomographie par Emission de Positon chez le rat sain, dans des modèles de maladies neurodégénératives et troubles du développement.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système cardiaque
Jusqu'à sept séances d'imagerie TEP sous anesthésie et une chirurgie cérébrale pour le modèle de Parkinson: 156 rats sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à l'issue. Une partie sont des rats SHR qui développent une hypertension avec l'âge, atteignant cœur, reins et cerveau. L'objectif est de valider de nouveaux radiotraceurs cholinergiques en vue d'un transfert vers la clinique humaine. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer l'animal entier et conclut au caractère indispensable du recours au rat.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de développer et d’évaluer de nouveaux traceurs utilisés en imagerie médicale afin de mieux observer le fonctionnement du cerveau et du système cardiovasculaire. Ces traceurs, appelés ont été conçus par notre équipe et seront utilisés en imagerie TEP (tomographie par émission de positons), une technique permettant de visualiser l’activité de certains systèmes biologiques dans l’organisme. L’étude se concentre sur le système cholinergique, un système de communication entre les cellules nerveuses qui repose sur une molécule appelée acétylcholine. Ce système joue un rôle essentiel dans la mémoire, l’apprentissage, les mouvements et la régulation de la pression artérielle. Son dysfonctionnement est impliqué dans plusieurs maladies, comme la maladie de Parkinson, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et certaines maladies cardiovasculaires. Dans la maladie de Parkinson, un déséquilibre entre différents systèmes de communication du cerveau contribue aux troubles moteurs. Dans le TDAH, des anomalies du système cholinergique ont également été mises en évidence. Par ailleurs, ce système intervient dans la dilatation des vaisseaux sanguins et le contrôle de la tension artérielle ; lorsqu’il fonctionne mal, il peut favoriser l’hypertension. Un traceur existe déjà pour étudier ce système chez l’homme, mais il est aujourd’hui utilisé uniquement en recherche. Un des traceurs développés par notre équipe, présente de meilleures performances et a déjà fait l’objet de tests de sécurité montrant qu’il est non toxique, même à des doses très supérieures à celles utilisées en imagerie. L’un des objectifs du projet est donc de finaliser sa validation afin de permettre son utilisation chez les patients. En parallèle, un second traceur, a été mis au point pour étudier un autre élément clé du système cholinergique, situé cette fois au niveau des cellules nerveuses qui reçoivent le message. Ce traceur est plus performant que ceux actuellement disponibles. Grâce à ces deux outils complémentaires, le projet vise à mieux comprendre les dysfonctionnements du système cholinergique dans des modèles de la maladie de Parkinson et du TDAH, ainsi que leurs liens avec l’hypertension et les maladies cardiaques, afin d’améliorer à terme le diagnostic et la prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à valider des radiotraceurs, afin d’améliorer la compréhension des pathologies cérébrales et cardiaques liées au système cholinergique. Le but du financement est de pouvoir finaliser le transfert vers la clinique. Dans un objectif de réduction et raffinement, nous utiliserons les mêmes animaux pour poursuivre la validation de notre nouveau radiotraceur, pour pouvoir le transférer également en clinique humaine. Ces traceurs permettront un diagnostic clinique plus précis ainsi que le suivi thérapeutique des pathologies associées aux altérations cholinergiques.
Procédures
Pour la chirurgie du modèle de maladie de Parkinson (MP), les animaux seront soumis à une anesthésie gazeuse d’environ 1 heure et recevront 2 injections (1 i.p. et 1 s.c.) de moins d’une minute chacune. Une partie des animaux auront deux séances d’imagerie TEP (environ 70-130 min/séance), réalisées avant et après la chirurgie, sous anesthésie gazeuse, avec une injection du traceur par voie i.v. (< 1min). Dans le modèle spontané de TDAH, les animaux auront au maximum 7 séances d’imagerie entre 6 et 14 semaines d’âge. Lors de la première séance, une injection i.p. (< 1 min) du traceur sera effectuée sous anesthésie gazeuse avant l’imagerie qui durera 30 min. Les imageries suivantes (traceur 1 et 2) se dérouleront également sous anesthésie, gazeuse avec une injection des traceur i.v. (< 1 min) en début d’acquisition. Chaque imagerie durera entre 60 à 120 minutes.
Impact sur les animaux
Pour tous les groupes, la manipulation/contention des animaux peut provoquer un léger stress, qui reste temporaire. Groupes 1, 2 et 3 : Après chirurgie, les animaux seront observés afin de vérifier l’absence de signes douloureux tels que : un changement de comportement, une agressivité inhabituelle, une diminution du toilettage, des difficultés à se déplacer, une perte de poids ou un état général affaibli. Groupes 2, 3, 4 et 5 : Après les examens d’imagerie, un petit hématome peut apparaître au niveau de la queue, à l’endroit où une veine a été utilisée pour l’injection. Cet effet est généralement léger et transitoire. Groupes 4 et 5 : Après certains examens d’imagerie, une gêne ou une légère douleur peut être ressentie au point d’injection pendant quelques minutes seulement. Groupe 4 (rats SHR) : Avec l’âge, ces rats développent naturellement une hypertension artérielle, qui peut affecter plusieurs organes comme le cœur, les reins et le cerveau, et s’accompagner de troubles métaboliques et cognitifs.
Devenir
A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort et les organes seront prélevés pour des études in-vitro.
Remplacement
L'objectif du projet étant de développer des traceurs d'imagerie utilisables chez l'humain, aucun modèle in vitro ne peut remplacer l'animal entier, étant donnée la complexité des processus mis en jeu telles que l'altération de la transmission cholinergique, les données pharmacocinétiques et de biodistribution et métabolisme multi-organes. Le recours à l'animal entier, vivant, est indispensable pour l'étude du développement de nouveaux radiotraceurs d'imagerie.
Réduction
L’utilisation de techniques d’imagerie réalisées directement chez l’animal vivant permet de limiter le nombre d’animaux nécessaires à l’étude en utilisant le même animal pour mesurer plusieurs paramètres à différents âges. Malgré cette réduction, le nombre d’animaux par groupe reste déterminé par la nécessité d’obtenir des résultats fiables et suffisamment précis pour répondre correctement à la question scientifique étudiée. Le nombre d’animaux a été calculé à partir de résultats déjà publiés et de données précédemment obtenues au laboratoire. Ces calculs prennent en compte les différences naturelles entre les animaux ainsi que les effets attendus entre les groupes étudiés. Il a ainsi été estimé que 10 animaux par groupe pour le modèle de MP et 20 animaux par groupe pour le modèle de TDAH permet de détecter des différences d’environ 15 % entre les groupes, avec un haut niveau de fiabilité des résultats. Ce nombre offre également une marge de sécurité pour identifier des différences plus faibles ou faire face à une variabilité plus importante que prévue. Au total, cette étude utilisera 156 rats, répartis de manière équilibrée entre femelles et mâles. Parmi eux, certains seront utilisés pour l’apprentissage et la mise au point des techniques, tandis que d’autres feront partie des groupes expérimentaux, incluant des animaux présentant des atteintes ciblées dans différentes régions du cerveau, afin de comparer leurs effets.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans des conditions, conformes aux normes en vigueur, avec un environnement enrichi (tunnels, bâton à ronger, papier absorbant, etc…) pour favoriser leur bien-être. Ils seront hébergés au moins une semaine avant le début des expériences et surveillés quotidiennement. Toutes les mesures nécessaires seront mises en place pour limiter la douleur et l’inconfort (antalgiques). Les examens d’imagerie seront réalisés sous anesthésie gazeuse, avec une surveillance continue de la température corporelle et de la respiration. Les examens d’imagerie réalisés à différents moments chez un même animal permettent de mieux comprendre les mécanismes étudiés tout en réduisant le nombre total d’animaux utilisés. Après chirurgie, un traitement antidouleur et un complément alimentaire seront systématiquement proposés. L’état des animaux sera évalué chaque jour. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce la plus adaptée pour cette étude en raison des similitudes entre son cerveau et le cerveau humain (circuits cholinergiques comparables entre les 2 espèces), ainsi qu’en raison de la taille de son cerveau qui est compatible avec la résolution spatiale de notre imageur. Les rats Wistar seront étudiés à l’âge adulte. Concernant les souches SHR et WKY, les animaux seront étudiés avant leur 8ème semaine de vie (avant apparition de l’hypertension) jusqu’à leur 14ème semaine de vie qui correspond aux premiers stades d’apparition de l’hypertension.
Caractérisation et test d’implants corticaux pour l’enregistrement stable du cerveau
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Cinquante rats opérés sous anesthésie et tués sans réveil, quarante autres porteurs d'un implant cérébral pendant douze mois : 90 rats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour ceux qui sont réveillés. Les seconds subissent une chirurgie d'implantation d'une heure et demie, des enregistrements hebdomadaires et une perfusion intracardiaque terminale. Le projet développe des électrodes destinées à des interfaces cerveau-machine pour redonner la parole à des personnes lourdement handicapées. Cette étape chez le rat précède des essais sur des mini-porcs, eux-mêmes préalables à un usage humain.
Objectifs
Cinq millions de personnes dans le monde ont un déficit sévère de la parole suite à des traumatismes, lésions vasculaires, ou des maladies neurodégénératives. L’objectif des interfaces cerveau-machine pour la parole (BCI parole) est de permettre à ces personnes de communiquer à nouveau grâce au contrôle d’une synthèse vocale à partir de leur activité́ cérébrale enregistrée à l’aide d’implants cérébraux. L’objectif de ce projet est de : i) développer de nouveaux implants à haute densité pour enregistrer de larges zones corticales ou intra-corticales, ii) tester ces nouveaux dispositifs en préclinique pour mieux comprendre les liens entre les signaux de surface et/ou intra-corticaux, ainsi que la dynamique des circuits corticaux pour développer des stratégies de décodage plus efficaces. Cette étude menée chez le rat en amont des études menées chez le mini-porc permettra : 1) d’évaluer la fonctionnalité de ces implants et en particulier la qualité et la stabilité des signaux enregistrés et des stimulations du cerveau sur plusieurs mois (jusqu'à 12 mois) ; 2) comparer la performance de ces nouveaux implants par rapport à celles des implants commerciaux; et 3) évaluer la biocompatibilité de ces nouveaux implants.
Bénéfices attendus
À long terme, ce projet de recherche s’inscrit dans un projet plus vaste destinés à développer des interfaces cerveau-machine pour redonner la capacité de communication à des personnes présentant un déficit sévère de la parole. Pour y parvenir, il est essentiel de disposer de grilles de multi-électrodes biocompatibles, stables et très performantes. À court terme, cette étude servira à vérifier que les nouveaux types d’électrodes implantées dans le cerveau n’occasionnent pas de lésions ou d’effets indésirables, garantissant ainsi la sécurité et la tolérance des dispositifs implantés chez l’homme.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : La chirurgie d’implantation d'une durée d'environ 1h30 sera effectuée sous anesthésie. Afin de tester la qualité des implants,des stimulations pourront être délivrées au niveau de zones du cortex impliquées dans le contrôle des muscles, sous anesthésie et analgésie, sans réveil de l'animal. Pour les animaux implantés de façon chronique, l'activité neuronale sera enregistrée 1 fois par semaine pendant 1 à 2 heures sur une durée maximale de 12 mois. Pour les animaux implantés de façon chronique, une perfusion intracardiaque sera réalisée à la fin de la série d'expérimentation.
Impact sur les animaux
Des nuisances pourront être associées : 1) à la chirurgie d’implantation : hypothermie, douleurs si l’anesthésie et l’analgésie sont mal dosées pendant la chirurgie et les stimulations électriques, des douleurs, un inconfort du fait de la présence d’une protection des connecteurs positionnée sur leur tête, un risque d’infection au niveau de la zone d’implantation pendant quelques jours après la chirurgie, l’isolement physique de l’animal post-opératoire jusqu'à son complet rétablissement et cicatrisation pourra également générer un stress, 2) au rejet ou un mauvais positionnement des implants, 3) à l'isolement temporaire des animaux implantés lors des séances d'enregistrement.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérimentation. Une partie importante de l’étude concerne la biocompatibilité des implants. Afin d’étudier la structure du cerveau des rats qui ont été implantés de façon chronique ainsi que le comportement des implants, ces animaux devront donc être mis à mort (soit 40 animaux). Les 50 autres animaux serviront à des études d'enregistrement et/ou de stimulation électrique sous anesthésie. Ces animaux ne seront pas réveillés après la chirurgie.
Remplacement
Avant tout test chez l’animal, les performances des implants seront tout d’abord évaluées in vitro dans des solutions tampon. Cela permettra de vérifier les propriétés électriques et électrochimiques des électrodes afin d’en optimiser le mode de fabrication. Une fois leur fabrication optimisée, des dispositifs seront alors testés chez l’animal pour évaluer leur performance in vivo dans le temps. Il n’existe pas à l’heure actuelle d’alternative au modèle animal pour effectuer ce travail. En effet, les mécanismes étudiés mettent en jeu des réseaux complexes de cellules que la culture cellulaire ne saurait reproduire. De plus, avant leur utilisation chez l’homme, les nouveaux types d’implants nécessitent une validation préclinique in- vivo.
Réduction
L'efficacité des implants d'enregistrement de l'activité cérébrale sera évaluée sur des critères incluant la qualité du signal enregistré (amplitude, rapport signal/bruit, stabilité temporelle). Ces paramètres seront comparés entre groupes expérimentaux (différents implants) avec un test t ou de Mann-Whitney et au cours du temps chez un même animal pour mesurer la stabilité de l'implant par un test ANOVA à mesures répétées. Cette approche permettra une évaluation quantitative et reproductible de l'efficacité des implants in vivo. Pour une puissance statistique fixée à 80% et des effets attendus de l'ordre de d = 1.50 (très forts à considérables), le nombre minimal d'individus par groupe optimal à utiliser pour mettre en évidence des résultats significatif est de 10 individus, pour un risque alpha = 5% et en prenant en compte une perte potentielle de 20% d'individus au cours de l'expérience (SHADE). Pour les tests de biocompatibilité, chaque animal sera son propre contrôle (hémisphère implanté versus hémisphère non implanté). Les implants testés dans cette étude seront ensuite validés chez le miniporcs (projets financés au niveau national). Conformément au principe de réduction des 3R, une étude préclinique préalable chez le rat permettra de valider la faisabilité, la sécurité et les performances des implants. Cette étape permettra d'optimiser les protocoles expérimentaux et à terme, de réduire le nombre de miniporcs nécessaires à l'étude.
Raffinement
Durant leur séjour à l’animalerie, tout sera mis en œuvre pour que les animaux préservent au maximum une interaction sociale afin de diminuer leur stress. Au cours de la chirurgie d’implantation, les animaux seront placés sur une couverture chauffante afin d’éviter l’hypothermie. Les fonctions cardio-respiratoires seront monitorées. Pour le bien-être des animaux, des traitements prophylactiques à base d’antibiotique et d’analgésique (adapté au niveau de douleur et à base d’anti-inflammatoire non stéroïdiens et/ou de morphiniques) seront administrés pendant et les jours suivant la chirurgie. Un suivi clinique journalier des animaux sera mis en place durant toute la durée des expérimentations. Il visera à détecter d’éventuels états de souffrances pour mettre en place une gestion médicalisée de la douleur si nécessaire. Une grille de score associée à des points limites adaptés permettra d’intervenir rapidement dès l'apparition de signes cliniques en post-opératoire et/ou dans les mois suivants. Toutefois, pour les animaux implantés en chronique (procédure 1 uniquement), après la chirurgie d’implantation, les animaux devront être isolés pendant 24H (maximum 72H) ; il seront gardés dans des grandes cages près de leurs congénères; cela leur permettra d’interagir notamment visuellement, olfactivement et auditivement quand ils sont séparés. Des jeux et dispositifs seront mis à disposition des animaux afin de leur créer un milieu enrichi.
Choix des espèces
Le rat est le modèle standard pour les études de biocompatibilité d’implants offrant une taille de cerveau suffisante. Ils permettent en particulier de s’affranchir de l’utilisation de gros animaux à ce stade exploratoire de l’étude. Les animaux utilisés seront des adultes : réception et réalisation des implantations entre 12 et 20 semaines (250-350g) et suivi post-implantation sur une période allant jusqu’à 12 mois. En effet, la taille de cerveau doit être suffisante pour les études de biocompatibilité des implants.
Test d’une intervention nutritionnelle précoce pour prévenir les effets du retard de croissance intra-utérin sur le neuro-développement chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
2 158 rats vont être utilisés, des mères gestantes soumises à un régime réduit à 4 % de protéines jusqu'à leurs fœtus et leurs petits, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant du sans réveil au modéré. Les mères subissent des frottis, deux injections et, pour certaines, la pose d'un cathéter dans la jugulaire maintenu deux heures, les petits une série de tests neurologiques avant sevrage. Aucun animal n'est gardé vivant, fœtus, ratons et mères étant tués pour prélever leur cortex cérébral et de nombreux autres organes. Le porteur décrit un régime "drastique" censé induire des effets marqués sans souffrance chez les femelles, et justifie l'espèce par ses résultats antérieurs sur cette souche.
Objectifs
L’objectif est d’étudier l’effet préventif d’une supplémentation nutritionnelle en acides aminés essentiels, administrée pendant une période courte et ciblée de la gestation, sur le développement du cortex cérébral chez le rat, dans un contexte de carence protéique maternelle globale sévère. Le retard de croissance intra-utérin (RCIU) touche 6,4 % des nouveau-nés européens et est associé à un risque plus élevé de souffrir de complications néonatales et de développer des troubles neurocognitifs et métaboliques persistants. De nombreuses études menées chez l'animal et chez l'homme ont montré que la carence en acides aminés du fœtus, causée par une insuffisance placentaire ou un apport protéique maternel inadéquat, est un facteur de risque majeur de RCIU. Une alimentation maternelle pauvre en acides aminés pendant la gestation chez le rat a pour conséquence des niveaux réduits d’acides aminés essentiels dans le sang maternel, le placenta, le sang et le cerveau fœtal, entraînant des altérations du neurodéveloppement fœtal. Le présent projet utilise un modèle animal pour étudier les conséquences de la restriction protéique d’une part sur le développement du cortex cérébral pendant la vie fœtale et d’autre part ses conséquences comportementales à court et long terme. Notre objectif est de caractériser au niveau cellulaire et moléculaire les altérations du développement du cortex cérébral pendant la vie fœtale et de tester l’éventuel effet bénéfique sur la descendance d’une supplémentation ciblée en acides aminés essentiels donnée à la mère pendant une période clé du neurodéveloppement.
Bénéfices attendus
Ce projet apportera d’abord des connaissances fondamentales sur les effets d’une alimentation réduite en protéines pendant la gestation sur le développement du cortex cérébral fœtal. Nous avons fait le choix d’une restriction drastique des apports protéiques (tout en maintenant les apports caloriques) afin d’induire des effets suffisamment marqués pour être détectables sans pour autant induire de souffrance ni d’effet pathologique chez les femelles gestantes. L’utilisation de techniques de pointe pour les analyses cellulaires et moléculaires permettra d’identifier les types cellulaires qui sont altérés dans leur nombre, leur développement et/ou leur fonction., ainsi que les périodes de vulnérabilité maximale. Enfin, nous réaliserons des tests comportementaux spécifiques afin d’établir un lien direct entre les changements neuroanatomiques et les potentielles modifications fonctionnelles. L’intervention nutritionnelle que nous proposons de tester dans ce projet constitue également une approche innovante qui pourrait à terme ouvrir la voie à des traitements prénataux en clinique humaine pour la prévention d'altérations cérébrales dans des cas d’alimentation maternelle pauvre en protéines.
Procédures
Les femelles gestantes seront soumises à des frottis vaginaux (non douloureux, durée environ 10 à 20 secondes de contention, 1 à 2 secondes pour le frottis lui-même), deux injections sous-cutanées (durée environ 20 à 30 secondes de contention, 3 à 5 secondes pour l’injection elle-même) et, pour certaines, une chirurgie (perfusion intra-jugulaire, durée environ 20 minutes pour la mise en place de la perfusion qui est ensuite maintenue pendant 2 heures). Les tests comportementaux réalisés sur les animaux avant sevrage permettent de réaliser un examen neurologique similaire à celui qui est pratiqué chez les enfants pendant les premiers jours de vie (capacités motrices, réflexes et cognitives). La période totale de test ne dépassera pas 15 minutes/jour pour chaque raton testé, avec une pause de 6 jours entre chaque période de test. Les tests réalisés sur les jeunes adultes (P35 à P60) ont pour but d’évaluer leurs performances cognitives (apprentissage, mémoire, flexibilité, inhibition), motrices (force, équilibre, coordination) et sensorielles. Aucun de ces tests n’est douloureux pour l’animal.
Impact sur les animaux
La carence en protéines a pour effet une réduction de la prise de poids maternelle, du poids fœtal et du poids placentaire mais pas du nombre de fœtus par portée comme observé précédemment. Nous serons particulièrement vigilant au risque de survenue de cannibalisme au moment de la naissance, mais ceci n’a pas été observé lors de l’utilisation d’un régime similaire dans notre laboratoire. Les gestes expérimentaux qui seront pratiqués sur les femelles gestantes sont de type léger mais nous avons classé les procédures comme modérées en raison du régime alimentaire restreint à 4% de protéines. L’injection d’Edu et Brdu est réalisé de façon ponctuelle, en voie sous-cutanée, sans anesthésie, par le personnel animalier habilité. Les tests comportementaux réalisés sur les ratons pendant la lactation nécessiteront une séparation maternelle qui sera la plus brève possible. Les tests comportementaux réalisés sur les jeunes adultes (P35 à P60) sont considérés comme peu stressants car il n’y a pas de stimulus douloureux ou de contrainte physique.
Devenir
Aucun animal ne sera maintenu en vie à la fin du projet, les femelles seront commandées au fur et à mesure et le nombre prévu sera éventuellement réduit si tous les prélèvements requis ont pu être obtenus avant. S'il n'est pas possible d'obtenir une gestation dans le délai voulu pour certaines femelles, elles seront sacrifiées ou proposées pour d'autres protocoles. Les foetus et ratons seront tous sacrifiés et leurs organes utilisés pour de nombreuses analyses histochimiques, biochimiques, moléculaires, dans le but de caractériser de façon très complète et précise les conséquences de l'alimentation maternelle pendant la gestation sur l'architecture et le fonctionnement du cortex cérebral.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est indispensable pour créer les conditions physiologiques caractéristiques de situations telles que la gestation et le développement fœtal. A ce jour, aucun modèle ex-vivo ou in-vitro ne permet de reproduire l’ensemble des interactions métaboliques, cellulaires et moléculaires, et encore moins les comportements. Cependant, l’utilisation de techniques de pointe permettant une caractérisation fonctionnelle au niveau de la cellule unique permet d’ouvrir la voie à des études ultérieures utilisant des modèles cellulaires in-vitro.
Réduction
Nos résultats préliminaires sur un modèle soumis aux même régime alimentaire nous ont permis d’appréhender la variabilité attendue pour certains des paramètres étudiés dans ce protocole. Nous avons ainsi calculé le nombre de fœtus nécessaire pour chaque analyse. Nous avons donc estimé qu’un nombre de 8 portées par groupe était approprié. Par ailleurs, nous considèrerons systématiquement 2 fœtus par portée (1 mâle et 1 femelle), pour chacune des mesures effectuées, soit potentiellement 16 fœtus par groupe si aucun effet du sexe n’est observé.
Raffinement
L’environnement des animaux sera enrichi (tunnel, bâton à ronger, frisottis). Les mères seront hébergées à 2 par cage avant et pendant la gestation. Elles seront placées en cage individuelle la veille de la mise bas et pendant la période de lactation, avec leurs petits. Les animaux seront suivis par un personnel animalier compétent et observés quotidiennement pour détecter d’éventuels signes de souffrance. Leur prise alimentaire et leur poids seront mesurés 3 fois par semaine. Les points limites définis conduiront, s’ils sont observés, à la mise à mort des animaux le cas échéant.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce utilisée dans notre laboratoire et bien d’autres depuis de nombreuses années pour les protocoles expérimentaux visant à étudier l’influence de la nutrition en période périnatale sur le développement fœtal et postnatal. Nous avons déjà obtenu de nombreux résultats sur cette espèce et cette souche, qui est appropriée, par sa taille, aux études anatomiques, cellulaires et moléculaires que nous pratiquons. Le projet porte sur l’influence de la nutrition maternelle pendant la gestation sur le neurodéveloppement fœtal et postnatal et sur le comportement de la descendance en période de lactation et jusqu’à l’âge adulte (P60). Les animaux commandés au fournisseur seront des femelles vierges de 7/8 semaines et des males reproducteurs. Les analyses cellulaires et moléculaires porteront sur des organes prélevés post-mortem sur des rates gestantes, des fœtus à différents stades de la gestation, des nouveau-nés (P0), des rates et ratons mis à mort au moment du sevrage (P21) et des animaux mis à mort à P60. Des tests de comportement seront réalisés sur les jeunes ratons entre P2 et P18, afin d’établir un examen neurologique semblable à celui pouvant être réalisé sur un nouveau-né humain. Une deuxième série de tests, réalisée sur des jeunes adultes (P35 à P60) permettra une évaluation des capacités neurocognitives comme la mémoire ou l’apprentissage.
Comparaison entre un entrainement en endurance individualisé d’intensité modérée et un entraînement intense sur la plasticité corticale et hippocampique et les fonctions sensorimotrices et cognitives chez des rats sains adultes vieillissants.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour comparer deux régimes d'entraînement sur tapis roulant chez des rats vieillissants, 98 rats âgés de 12 à 15 mois vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chaque animal court trois fois par semaine pendant huit semaines, passe trois séances d'imagerie cérébrale sous anesthésie et subit jusqu'à quatre prélèvements de sang par incision de la queue. À la fin, ils sont tués pour prélever leur cerveau et leurs muscles, que le porteur juge exploitables seulement frais et intacts. Les retombées annoncées, mieux calibrer l'exercice contre le déclin cognitif des personnes âgées, sont renvoyées à moyen terme, alors que le porteur affirme qu'aucun modèle sans animaux ne peut relier muscle et cerveau.
Objectifs
Dans ce projet, nous étudions l’efficacité de deux types de programmes d’entraînement physique, un à intensité modérée et un autre à haute intensité, sur des rats adultes. Nous observons comment ces entraînements influencent leurs capacités physiques, leur motricité, leur mémoire ainsi que les changements dans leurs muscles et leur cerveau. Pour cela, les animaux passeront des tests de comportement et d’endurance sur un tapis roulant, ainsi que des examens d’imagerie cérébrale. Des prélèvements sanguins seront réalisés plusieurs fois au cours de l’étude pour analyser certains paramètres biologiques. Enfin, à la fin du protocole, des analyses seront faites sur les tissus musculaires et cérébraux pour mieux comprendre les effets des entraînements.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre comment différents types d’exercices physiques influencent le cerveau, la mémoire et la motricité chez les individus âgés, chez qui des troubles liés à l’âge sont fréquents. En adaptant les entraînements à chaque individu grâce à des mesures physiologiques précises, les résultats pourront être plus facilement appliqués chez l’humain. Les bénéfices attendus sont les suivants : Pour la santé humaine : améliorer les recommandations d’exercices pour prévenir ou ralentir les troubles cognitifs et moteurs liés au vieillissement. Pour la santé animale : mieux comprendre les effets de l’exercice sur le vieillissement animal, ce qui peut aider à améliorer le bien-être des animaux dans divers contextes. Pour l’environnement : indirectement, en favorisant des approches non médicamenteuses pour la santé, ce projet peut contribuer à réduire l’utilisation de traitements chimiques. Les résultats devraient être accessibles à moyen terme (quelques années) et pourront être appliqués à grande échelle, notamment dans les domaines de la santé publique, de la rééducation et du bien-être des personnes âgées.
Procédures
Les exercices physiques sont adaptés individuellement à chaque animal afin d’éviter des efforts trop intenses qui pourraient les stresser. Chaque séance dure environ 30 minutes et est réalisée trois fois par semaine pendant la durée du protocole (jusqu’à 8 semaines selon les groupes). Pour le prélèvement des tissus cérébraux et musculaires à la fin de l’étude, les animaux reçoivent un traitement contre la douleur environ 30 minutes avant la procédure. Ils sont ensuite profondément anesthésiés afin que le prélèvement se fasse dans les meilleures conditions possibles, garantissant un état optimal des tissus. Les examens d’imagerie cérébrale sont réalisés à trois reprises (environ aux semaines 2, 4 et 8). Chaque examen dure moins de 45 minutes et se fait sous anesthésie gazeuse pour minimiser le stress et les mouvements de l’animal. Des prélèvements sanguins sont effectués à la base de la queue sous anesthésie légère pour limiter le stress et les mouvements. Au maximum, quatre prélèvements sont réalisés sur les 8 semaines d’étude, avec un volume total de sang prélevé qui reste inférieur à 20 % du volume sanguin total sur une semaine, garantissant la sécurité des animaux.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables susceptibles d’apparaître dans ce protocole sont les suivants : Des blessures cutanées légères peuvent survenir occasionnellement lors des entraînements sur tapis roulant, notamment à cause des frottements contre la bande roulante. Lors des tests d’effort, une petite incision partielle est réalisée à la pointe de la queue pour permettre les prélèvements sanguins, ce qui peut entraîner une douleur légère. Les anesthésies nécessaires aux examens d’imagerie cérébrale peuvent provoquer une détresse cardiaque ou respiratoire, liée à la sensibilité variable des animaux aux produits anesthésiques. Une anesthésie prolongée peut également entraîner une déshydratation des animaux. Aucun effet indésirable n’est attendu lors des tests de comportement, les animaux étant préalablement habitués aux procédures pour limiter le stress.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole afin de pouvoir prélever rapidement et dans de bonnes conditions des tissus essentiels (cerveau, muscles) nécessaires pour réaliser des analyses scientifiques précises. Ces analyses permettront d’étudier les effets des programmes d’entraînement sur les fonctions musculaires et cérébrales, ce qui ne peut être fait qu’avec des échantillons frais et intacts. Cette étape est indispensable pour répondre aux objectifs de la recherche.
Remplacement
Il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle de substitution in vitro pour étudier l’impact d’un entrainement d'endurance au niveau musculaire et cérébral et qui puisse faire le lien entre ces 2 systèmes. Le rat est considéré comme un modèle de choix car les adaptations musculaires et cérébrales induites par l'entrainement sont proches de celles observées chez l’Homme.
Réduction
Un unique groupe contrôle est prévu sur l'ensemble de la durée du projet. Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux mâles et femelles pour chaque groupe, nécessaire à la réalisation d’un test statistique paramétrique.
Raffinement
Les méthodes utilisées sont soit non invasives, soit très peu invasives (prise de sang) soit sans réveil. Les expérimentations seront optimisées dans l’optique de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, la douleur ou l'angoisse subie par les rats afin d'obtenir des données qui soient le moins biaisées possible en assurant le bien- être de l'animal. Par exemple, l’environnement des cages sera enrichi par la présence d'objets afin de réduire l'ennui des animaux. L’environnement enrichi comprend des igloos cartonnés, des tunnels en Carton 5 mm et en polycarbonate ainsi que des mini-rouleaux de papier. L’enrichissement est renouvelé toutes les semaines. Les mêmes expérimentateurs restent en contact avec les animaux tous les jours afin qu'ils s'habituent à eux.
Choix des espèces
Le rat est une espèce couramment utilisée en recherche car sa réponse à l’exercice physique présente de nombreuses similarités avec celle de l’être humain. Par exemple, on observe chez le rat des changements dans la manière dont ses muscles produisent et utilisent l’énergie, une amélioration de l’endurance et une augmentation de la force musculaire, comme chez l’humain. Le rat permet également d’évaluer les effets de l’exercice sur la mémoire, la motricité et le fonctionnement du cerveau à l’aide de tests de comportement et d’analyses en laboratoire. Les animaux seront inclus à un stade adulte avancé (entre 12 et 15 mois), ce qui correspond à un début de vieillissement. À cet âge, les rats ont un bon taux de survie et restent capables de réaliser les exercices physiques demandés. Ce modèle est souvent utilisé pour étudier les effets du vieillissement sur le cerveau et les capacités physiques.
Mise en place d’une défaillance hépatique par administration de CCL4 chez le rat et la souris et évaluation de composés
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Rats : 2864
Pour provoquer une défaillance aiguë du foie par une injection unique de produit toxique, 2 816 souris et 2 864 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à l'issue. Les traitements suivent dans les vingt-quatre heures, jusqu'à deux fois par jour par gavage ou par voie intraveineuse, ou en perfusion pendant six heures sur des animaux qui arrivent déjà implantés. Les prélèvements finaux se font sous anesthésie, sans réveil, pour analyser le foie par histologie et transcriptomique. Rien n'est dit des atteintes attendues chez les animaux: à la place, le texte redécrit le modèle et le qualifie d'altération "sévère mais maîtrisée" des fonctions du foie.
Objectifs
Notre laboratoire cherche à mieux comprendre pourquoi le foie peut soudainement cesser de fonctionner correctement après une exposition à des substances toxiques. Cette défaillance rapide du foie est une situation grave, qui s’accompagne souvent d’une forte inflammation et perturbe profondément l’équilibre de l’organisme. Pour étudier ces mécanismes, nous utilisons un modèle expérimental chez le rongeur qui permet de reproduire, de manière contrôlée, les lésions du foie observées dans ce type de situation. Ce modèle permet d’examiner comment le foie réagit à une agression aiguë et comment ses fonctions peuvent être altérées. L’objectif principal du projet est d’évaluer de nouvelles approches thérapeutiques visant à protéger le foie et à favoriser sa récupération après une agression. Ces approches reposent sur des systèmes naturels de transport de biomolécules, capables d’agir sur les processus inflammatoires et de soutenir la régénération des tissus. Grâce à ce modèle, nous cherchons à mieux comprendre comment ces traitements peuvent réduire l’inflammation du foie, favoriser la réparation des tissus endommagés et contribuer au rétablissement des fonctions hépatiques, avec pour finalité le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour des situations cliniques graves.
Bénéfices attendus
Pour mieux comprendre cette maladie et trouver de nouveaux traitements, nous développons un modèle expérimental chez le rat et la souris. Ce modèle reproduit les principales caractéristiques de l’ALF humaine. Il permet d’étudier en détail les mécanismes biologiques et cellulaires qui mènent à la défaillance du foie, de suivre l’évolution des marqueurs dans le sang et les tissus, et surtout de tester des traitements innovants dans des conditions contrôlées. Ce modèle est une étape essentielle pour mieux comprendre comment l’ALF se développe, et pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques qui pourraient améliorer la prise en charge des patients atteints de cette maladie.
Procédures
Les animaux subiront une administration unique d'un agent toxique pour le foie par voie intrapéritonéale réalisée sur animal vigile d’une durée courte (comprise en 5 et 10 secondes). Les traitements avec des composés pourront être réalisés au maximum en deux fois par jour soit par gavage sur animal vigile d’une durée courte (comprise en 5 et 10 secondes) soit par voie intraveineuse avec contention en tunnel et une durée de traitement entre 5 et 10 secondes soit en perfusion sur des animaux qui arriveront implantés et ce pendant au maximum 6 heures. Les traitements seront étalés sur les 24 heures qui suivent l'administration de l'agent inducteur. Les prélèvements finaux seront réalisés sous anesthésie avec mise à mort des animaux sans réveil des animaux.
Impact sur les animaux
Ce projet a pour objectif de mettre au point un modèle expérimental permettant d’étudier une défaillance aiguë du foie, comparable à celle observée chez l’être humain lors d’atteintes graves et soudaines de cet organe. Ce modèle repose sur une agression unique et contrôlée du foie, suffisante pour provoquer une altération sévère mais maîtrisée de ses fonctions. Une première phase du projet permettra de définir les conditions les plus adaptées pour reproduire cette atteinte de manière fiable et reproductible, tout en limitant au maximum les effets indésirables pour les animaux. Cette étape est essentielle pour s’assurer que le modèle est pertinent et utilisable pour la suite des travaux. L’évolution de l’atteinte hépatique sera suivie sur une courte période, afin d’observer à la fois les effets précoces et les conséquences plus tardives de l’agression. Cette approche permet d’identifier les différentes étapes du processus conduisant à la défaillance du foie et de mieux comprendre comment la maladie se met en place. Une fois le modèle validé, le projet vise à évaluer de nouvelles approches thérapeutiques destinées à limiter les dommages au foie et à favoriser sa récupération. Ce modèle constitue ainsi un outil essentiel pour améliorer les connaissances sur les mécanismes de cette pathologie grave et contribuer au développement de nouvelles stratégies de prise en charge, dans un cadre rigoureux et respectueux du bien être animal.
Devenir
Tous les animaux inclus dans les différentes procédures du projet seront mis à mort de manière éthique et conforme à la réglementation en vigueur, notamment selon les méthodes recommandées par la directive 2010/63/UE et les bonnes pratiques en matière de bien-être animal. Cette euthanasie interviendra à l’issue des protocoles expérimentaux, principalement pour permettre le prélèvement de sang et d’organes, en particulier le foie. Ces prélèvements sont indispensables pour réaliser des analyses histologiques et transcriptomiques, qui permettront d’évaluer l’efficacité des composés testés et de mieux comprendre leurs mécanismes d’action. Aucun animal ne sera conservé au-delà de la durée nécessaire à l’étude, et toutes les procédures seront réalisées dans le respect des principes de remplacement, réduction et raffinement (3R).
Remplacement
Dans notre laboratoire, nous utilisons d’abord des modèles in vitro, comme des cultures de cellules ou des mini-structures appelées sphéroïdes, pour tester et sélectionner des traitements potentiels. Ces méthodes permettent de limiter l’utilisation d’animaux, conformément aux principes éthiques de la recherche. Cependant, elles ont leurs limites : elles ne peuvent pas reproduire toute la complexité du corps humain, ni simuler les réactions globales d’un organisme face à une agression toxique. Par exemple, ces modèles ne permettent pas d’étudier correctement les effets sur le métabolisme, le système immunitaire ou la manière dont le corps absorbe et élimine un médicament. C’est pourquoi, à un certain stade, il devient nécessaire d’utiliser un modèle animal. Nous utilisons un modèle chez le rat et la souris, dans lequel une seule injection d’un produit toxique pour le foie provoque une atteinte aiguë similaire à celle observée chez les patients. Ce modèle est bien contrôlé et permet d’évaluer l’efficacité des traitements dans un organisme complet.
Réduction
Avant de tester un traitement sur des animaux, nous sélectionnons rigoureusement les molécules les plus prometteuses. Seules celles qui ont montré un effet positif dans des tests en laboratoire (sur des cellules et des mini-organes appelés sphéroïdes) sont retenues. Cela permet d’éviter d’utiliser des animaux inutilement, en ne poursuivant que les recherches indispensables. Dans ce projet, nous utilisons un modèle rapide d’atteinte du foie, provoqué par une seule injection d’un produit toxique. Les effets apparaissent en quelques heures, ce qui permet de limiter la durée d’exposition des animaux, de réduire les différences entre individus, et d’obtenir des résultats fiables avec moins d’animaux. Les paramètres étudiés (comme les marqueurs biologiques du foie, l’expression des gènes ou l’état des tissus) sont choisis pour leur fiabilité et leur pertinence scientifique. Grâce à des données déjà connues, nous pouvons calculer précisément le nombre d’animaux nécessaires, en utilisant des méthodes statistiques adaptées. Cela garantit des résultats solides tout en évitant la surutilisation. Le protocole est simple : une seule injection, sans chirurgie ni manipulation répétée. Cela réduit les risques d’échec technique et contribue à limiter le nombre total d’animaux utilisés. Enfin, pour les tests par perfusion intraveineuse, les rats et souris arrivent déjà équipés d’un dispositif implanté. Comme leur état inflammatoire est différent de celui des animaux non traités, il faudra ajuster la dose du produit toxique pour chaque espèce. Ces études seront menées dans des procédures séparées, avec des doses spécifiques, afin de garantir des conditions adaptées et éthiques.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet sont hébergés dans des conditions optimisées pour leur bien-être. Les rongeurs sont logés par groupe compatible avec leur comportement social, dans des cages enrichies comprenant du coton compressé pour la construction de nids, des igloos ou des tunnels en polycarbonate teintés pour favoriser le comportement de dissimulation, et des éléments de stimulation tels que des blocs de bois. Un complément alimentaire de type diet gel boost, hautement nutritif et appétent, sera systématiquement mis à disposition après chaque administration de produit toxique pour le foie ou chaque prélèvement, afin de soutenir la récupération et limiter les effets secondaires liés au protocole. Le modèle expérimental mis en œuvre est modéré, basé sur une administration unique de produit toxique pour le foie par voie intrapéritonéale, sans intervention chirurgicale ni douleur attendue. Les effets observés sont principalement transitoires : réduction de l’activité spontanée, baisse de la prise alimentaire et hydrique, et perte de poids modérée. Ces signes sont suivis de manière rapprochée, et des points limites clairement définis permettront d’intervenir rapidement si un animal présente des signes de détérioration non attendus. Le protocole est conçu pour minimiser les manipulations et réduire le stress. L’ensemble de ces mesures vise à raffiner les conditions expérimentales, en assurant un niveau de bien-être élevé pour les animaux tout au long de l’étude, tout en garantissant la pertinence scientifique des observations.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont couramment utilisés pour étudier les maladies graves du foie, car leur fonctionnement général présente de nombreuses similitudes avec celui de l’être humain. Les réactions du foie face à une agression, ainsi que sa capacité à se réparer, peuvent ainsi être étudiées de manière pertinente dans ces modèles. Les modèles utilisés permettent de reproduire les principales altérations observées lors d’une défaillance aiguë du foie, notamment les dommages aux cellules hépatiques et la réaction inflammatoire associée. Le recours à différents types d’animaux permet de mieux tenir compte de la variabilité naturelle des réponses biologiques et d’identifier les situations les plus représentatives de la maladie étudiée. Ces modèles offrent également la possibilité d’un suivi rigoureux de l’évolution de la maladie et de l’effet des approches thérapeutiques évaluées, dans des conditions contrôlées. Le choix de ces animaux et des conditions expérimentales vise à obtenir des résultats fiables et reproductibles, tout en limitant le nombre d’animaux utilisés et en respectant leur bien être. Les animaux sont utilisés à un stade de développement où leur organisme est suffisamment mature et stable, ce qui permet de limiter les variations liées à la croissance ou à l’âge et d’assurer une meilleure comparabilité des résultats.
Hydrogénothérapie préventive et maladies cardiovasculaires
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Exposés deux heures par jour à une inhalation de dihydrogène pendant deux semaines au maximum, puis opérés sous anesthésie générale pour simuler une maladie cardiaque ou prélever leurs organes, 600 rats vont être utilisés dans des procédures que le porteur classe entièrement en souffrance légère. Il indique pourtant que certains animaux peuvent présenter, au cours de l'intervention, une détresse respiratoire liée à l'accumulation de sécrétions bronchiques, ou des hémorragies au niveau des abords chirurgicaux. Tous sont tués, le prélèvement du cœur étant requis pour les analyses. L'effectif de 600 animaux est justifié par l'expérience du laboratoire et par des tests statistiques, et des rats issus de projets antérieurs pourront être réutilisés.
Objectifs
De nombreux travaux ont démontré le potentiel thérapeutique du dihydrogène (H2), notamment pour le traitement de maladies cardiovasculaires. La majeure partie des travaux disponibles à ce jour ont pour but d’évaluer une administration d’H2 dans un but curatif. Ce projet vise à évaluer un effet potentiellement préventif de l’H2 par le biais d’une séance d’inhalation quotidienne.
Bénéfices attendus
La présente étude permettra de montrer si une administration préventive d’H2 permet d’atténuer les effets négatifs d’accidents cardiovasculaires ou d’améliorer la préservation des greffons cardiaques avant transplantation. L’étude permettra également de mettre en évidence les mécanismes biologiques impliqués dans les effets observés.
Procédures
Les animaux seront exposés à une inhalation quotidienne d’H2 de 2 heures, dans une cage d’hébergement modifiée à cet effet. Après 2 semaines maximum de traitement, les animaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale avec un traitement antidouleur adapté, dans l’objectif de simuler une maladie cardiaque ou de prélever des organes pour leur étude ultérieure.
Impact sur les animaux
Au cours de l’intervention chirurgicale certains animaux pourraient présenter des signes de détresse respiratoire liés à l’accumulation de sécrétions bronchiques ou des hémorragies au niveau des sites d’abord chirurgical.
Devenir
L'intégralité des animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure car un prélèvement du coeur est nécessaire pour réaliser une analyse a posteriori.
Remplacement
La présente étude à pour objectif de fournir des données précliniques sur le potentiel préventif d’une inhalation d’H2 sur le système cardiovasculaire. Actuellement, il est impossible de remplacer la complexité du corps humain et du système cardiovasculaire par des modèles n’utilisant pas d’animaux, d’où la nécessité de leur utilisation dans ce projet.
Réduction
Le projet prévoit l’utilisation de maximum 600 animaux. Ce nombre a été déterminé en se basant sur l’expérience du laboratoire dans la réalisation de ce type de manipulations et sur des tests statistiques. Afin de réduire l’utilisation d’animaux, lors du prélèvement d’organes pour organe isolé, plusieurs seront prélevés et étudiés en parallèle. De plus, des animaux provenant de projets antérieurs pourront être réutilisés.
Raffinement
Les animaux seront observés régulièrement afin d’anticiper l’apparition des points limites fixés. L’inhalation d’H2 se déroulera dans des cages pour rongeurs de 12L avec de l’enrichissement et ne durera pas plus de deux heures par jour. Un suivi observationnel et pondérale sera réalisé quotidiennement pendant toute la durée du traitement. Tout autre geste sera réalisé sous anesthésie générale au cours de laquelle les paramètres physiologiques tels que le rythme cardiaque ou la température seront maintenus constants.
Choix des espèces
Les similitudes d’anatomie et de physiologie entre le rat et l’Homme permettent d’obtenir une comparaison fiable des résultats obtenus. De plus, l’utilisation du rat pour ce type d’étude est un modèle maîtrisé par le laboratoire. Des rats adultes de minimum 8 semaines (correspondant à un poids corporel d’environ 300g) seront utilisés. A ce stade de développement les animaux seront sevrés et d’un poids supérieur à 300g facilitant les gestes chirurgicaux.
EDS : Etudes précoces de toxicité pour l’évaluation de la perturbation endocrinienne chez le rat juvénile.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Un gavage quotidien pendant jusqu'à quarante jours chez les mâles, et des prélèvements sanguins pouvant atteindre 15 % du volume sanguin total: 1 760 rats juvéniles vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. L'étude mesure l'ouverture vaginale et la séparation préputiale pour repérer les produits chimiques qui perturbent la puberté, selon des lignes directrices reconnues en Europe et aux États-Unis. Le porteur annonce des effets toxiques modérés, dont des pertes de poids, une salivation augmentée, des tremblements ou des variations de mobilité et de température corporelle. 1 610 rats seront tués pour prélever leurs organes, 100 réutilisés dans un projet de formation ou de prélèvement d'échantillons, et 50 gardés en vie pour être adoptés, à condition de ne présenter aucun signe de mal-être.
Objectifs
Le premier objectif de ce projet est de vérifier si un produit chimique peut agir comme certaines hormones naturelles, en particulier les œstrogènes (que ce soit de manière agoniste/en activant des récepteurs ou antagoniste en les bloquant). Certains produits peuvent en effet imiter ou bloquer l’action de ces hormones, ce qui peut perturber le fonctionnement normal de l’organisme. Cela peut avoir des conséquences négatives sur la santé, notamment sur la croissance et la reproduction. Le deuxième objectif du projet est d’identifier les produits chimiques qui pourraient perturber le système hormonal. Pour cela, on observe leur impact sur le développement de la puberté chez de jeunes rats, mâles et femelles. Ces tests précoces permettent de repérer rapidement les substances potentiellement problématiques et d’éviter des études plus longues impliquant davantage d’animaux. Ils fournissent de nombreuses informations et reposent sur des méthodes reconnues au niveau international, comme les tests utérotrophiques et pubertaires (lignes directrices en Europe et aux états unis).
Bénéfices attendus
Cette étude conduite précocement avec un nombre restreint d’animaux permet d’identifier très tôt dans le développement d’une molécule des effets sur l’équilibre hormonal ou la croissance d’un animal juvénile et d’arrêter le développement de molécules qui pourraient présenter des alertes de perturbation endocrinienne importantes et ainsi éviter des études plus importantes avec plus d'animaux.
Procédures
Les animaux juvéniles seront gavés journalièrement à l’aide d’une sonde souple et flexible en plastique adaptée à leur taille et âge pendant 3 à 23 jours chez la femelle et maximum 40 jours chez le mâle. Cette technique est réalisée en moins de 15 secondes. Des prélèvements sanguins d’une durée inférieure à 2 minutes, pourront être réalisés sur animaux vigiles et/ou animaux anesthésiés. Ce prélèvement peut être unique ou répété en respectant les durées de la récupération physiologique ainsi que le volume maximal prélevable correspondant à 15 % du volume sanguin total. Pour les prélèvements d’organes, les animaux sont mis à mort à la fin de l'experimentation.
Impact sur les animaux
Un stress léger peut se produire lors de la manipulation ou de la contention des animaux. Le gavage effectué à l’aide d’une sonde souple peut induire un léger inconfort et très rarement une irritation de l’œsophage. Des micro-prélèvements peuvent être effectués par ponction à la veine saphène ou pour un volume plus important à la veine submentale ou à la veine sublinguale. Les prélèvements de sang peuvent induire une douleur légère et de légers hématomes au point de prélèvement. Les effets toxiques attendus sur ce projet sont modérés car une étude de tolérance et de choix de doses a déjà été réalisée. Certains signes de toxicité modérée peuvent néanmoins apparaître en cours d'études incluant des pertes de poids ou des signes cliniques de type augmentation de salivation, augmentation ou diminution de la mobilité, tremblements ou impact sur la température corporelle.
Devenir
En raison du but de l’étude qui est d’évaluer les effets sur la maturité sexuelle, les animaux sont généralement mis à mort pour prélèvements d’organes. Si aucun prélèvement n’est réalisé (exemple : femelles de la partie pubertaire), les animaux témoins ne présentant aucun signe de mal être en fin de procédure pourront être gardés pour être réutilisés dans le projet formation ou sample par exemple ou gardés en vie pour être adoptés.
Remplacement
Avant de réaliser cette étude sur le modèle animal, de nombreux essais in vitro (exemple : Aromatase, steroidogenesis, androgen/oestrogen receptor binding affinity) ou in silico - réalisé par ordinateur à partir de données déjà acquises - sont utilisés pour prédire le potentiel effet de perturbation endocrinienne (sur les hormones) d’une substance, mais ils ne permettent pas de reproduire la complexité tissulaire ou la composition biologique complète d’un organisme entier, conduisant - ou pas - à l’induction d’effets de perturbation endocrinienne, ni la gravité des effets induits par l'exposition au produit. De plus, certains paramètres comme le développement de la puberté par évaluation du début de l’ouverture vaginale ou de la séparation préputiale ne peuvent pas être mesurés in vitro.
Réduction
Ce projet se fait dans le respect des 3Rs avec un nombre minimal d'animaux basé sur l’expérience du laboratoire et permettant une évaluation biologique et statistique suffisantes : 8 animaux/groupe (6 femelles/groupe seulement pour la partie utérotrophique). Deux molécules peuvent être testées dans une seule étude afin de réduire le nombre d’animaux utilisés (1 seul groupe témoin). Après plus de 5 années d'expérience, le nombre d’animaux par groupe a été redéfini et est le minimum d’animaux nécessaires compte tenu de la sensibilité et de la variabilité du test, afin de faire une évaluation correcte des paramètres enregistrés. L’objectif reste également de ne tester chez l’animal que des molécules sélectionnées comme non toxiques par des méthodes alternatives et donc de réduire le nombre d’animaux utilisés dans le processus de recherche et développement.
Raffinement
Les conditions d’hébergement enrichies et adaptées aux animaux juvéniles (exemple : gel de nutrition ajouté pour le sevrage des femelles à l'age de 18 jours), le personnel formé ainsi que l’utilisation d’une manipulation douce des animaux permettent de réduire le stress pré-procédural au strict minimum. Les animaux sont observés quotidiennement y compris les week-ends, avec une attention plus particulière pendant la première phase de traitement (au moins 2 observations dans la journée). Ils sont pesés quotidiennement pour vérifier leur croissance et leur bien-être. Des points limites suffisamment prédictifs et adaptées aux animaux juvéniles seront appliqués. Des micro-prélèvements sanguins seront privilégiés. Lors des prises de sang, l’usage d’un tapis chauffant pourra être utilisé pour maintenir la température corporelle des animaux sous anesthésie. Le jour précédent leur mise à mort, les animaux juvéniles sont déplacés dans une salle proche de la salle de nécropsie pour éviter le stress du transfert le jour même. Les prélèvements de sang sont réalisés dans une salle séparée et différente de celle utilisée pour la mise à mort. Pour la partie utérotrophique le test aurait pu être réalisé sur des femelles adultes ovariectomisées par (retrait chirurgical des ovaires) (OECD 440). Cette méthode n’a pas été retenue au laboratoire afin d’éviter le prétraitement chirurgical des animaux.
Choix des espèces
Le rat est le modèle expérimental choisi en raison de son utilisation fréquente dans les études de toxicologie du développement et de la disponibilité de la souche suffisamment caractérisée. Les modèles rongeurs et notamment le rat est recommandé par la communauté scientifique et les instances réglementaires. Des données historiques issues des études précédemment conduites sont disponibles dans le laboratoire avec l’espèce et la souche choisie (Rat Wistar). Ces caractéristiques permettent d'obtenir une grande quantité d'informations sur la physiologie et la pathologie de ces animaux. Ces études visent à étudier les effets d’un composé d’essai sur différents paramètres de la puberté. Ainsi, de jeunes rats immatures agés de 18 et 23 jours au début de l’étude sont utilisés dans ce projet conformément aux recommandations des lignes directrices internationales. Cela nécessite donc l’utilisation d’animaux sexuellement immatures. Des mesures seront prises pour garantir que seuls les animaux sevrés à un âge bien précis soient utilisés dans l'étude, car la sensibilité du test varie en fonction de l'âge de l'animal. L’utilisation de jeunes femelles dont dont le systeme hormonal n'est pas encore actif (axe hypothalamo-pituito-ovarien non fonctionnel) est nécessaire afin d’avoir de faibles niveaux d’œstrogènes endogènes/naturels en circulation. La partie uterotrophique devant s’arrêter au jour 21 après la naissance et le traitement étant de 3 jours consécutifs (lignes directrices internationales), des femelles immatures au jour 18 après la naissance seront utilisées.
Les cellules du sang pour diagnostiquer l’insuffisance cardiaque dans un modèle de rat diabétique, obèse et hypertendu
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
216 rats génétiquement modifiés, obèses et hypertendus, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à l'issue. Ils subissent des jeûnes de seize heures, des injections de glucose ou d'insuline avec mesure de la glycémie tous les quinze minutes, des échographies cardiaques sous anesthésie à dix et vingt semaines, puis une mesure de pression intracardiaque par sonde avant la mise à mort et le prélèvement des organes. L'objectif déclaré est d'établir la carte d'identité de cellules sanguines qui pourraient devenir un marqueur de la cardiomyopathie diabétique, testable ensuite chez les patients par une simple prise de sang. Le texte situe cette mesure de pression intracardiaque chez des souris, alors que le projet ne porte que sur des rats.
Objectifs
La cardiomyopathie diabétique est une maladie du muscle du coeur qui touche particulièrement les patients diabétiques de type 2, ayant souvent un syndrome métabolique. Elle est associée à un mauvais fonctionnement du coeur qui peut engendrer le développement d’autres maladies cardiovasculaires dont l’insuffisance cardiaque. L’insuffisance cardiaque se définit par une mauvaise distribution du sang dans le corps par le coeur et cliniquement aboutit à une fatigue et un essoufflement dans les gestes de la vie courante. Actuellement, les techniques d’analyses/identifications de cette maladie ne sont pas spécifiques du diabète de type 2 et sont souvent tardives, impliquant que la maladie est déjà bien installée. Récemment, des cellules circulantes du sang (PBMC) ont été identifiées comme des indicateurs biologiques potentiels de plusieurs maladies dont certaines en lien avec le diabète de type 2 et des maladies cardiaques. Ces biomarqueurs peuvent être isolés et étudiés à partir d’une simple prise de sang. Notre objectif est d’établir la carte d’identité des PBMC que nous pourrions associer à l’insuffisance cardiaque dans un modèle de rat diabétique, obèse et hypertendu, pour identifier un indicateur biologique spécifique de la cardiomyopathie diabétique dans le sang qui pourra ensuite être testé chez les patients.
Bénéfices attendus
Notre étude pourrait permettre d’identifier un indicateur biologique spécifique de la cardiomyopathie diabétique dans le sang qui pourra ensuite être testé chez les patients par simple prise de sang.
Procédures
Sur un groupe d’animaux, un test de raffinement du mode d’injection de l’insuline sera effectué pour le suivi de la glycémie afin de déterminer le statut du diabète. Après une période de repos (minimum une semaine), un jeun de 16h sera réalisé avant la mise à mort pour avoir un état nourri similaire pour les analyses ultérieures. Le lendemain matin, sous anesthésie profonde, un prélèvement de sang sera réalisé, entrainant la mort de l’animal. Les organes seront ensuite prélevés post-mortem pour les analyses. Sur un autre groupe, le suivi sera de 5 ou 10 semaines chez des rats génétiquement modifiés obèses ou minces, avec suivi de la glycémie toutes les deux semaines. Le développement du diabète chez les rats sera mesuré par un test à 8 ou 18 semaines. Pour cela, les rats seront mis à jeun pendant 16 heures, puis une injection de glucose ou d'insuline, selon le test, sera réalisée et la glycémie sera mesurée toutes les 15 minutes pendant 1 heure. Une échographie sera effectuée à 10 et 20 semaines sous anesthésie gazeuse (durée anesthésie générale :30min) pour étudier la fonction contractile du cœur. La pression du sang dans le cœur sera mesurée à l’aide d’une sonde sur des souris sous anesthésie et sous analgésie avant la mise à mort pour prélèvements des organes à analyser.
Impact sur les animaux
Ce type de rats obèses et hypertendus développe une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée, c’est-à-dire un remplissage en sang diminué du cœur, mais une éjection normale du sang par le cœur. Comme chez les patients, face à un effort, ces rats sont plus fatigués. L’obésité peut entrainer un inconfort avec une diminution des mouvements. Les tests de tolérance au glucose ou à l’insuline peuvent entrainer une légère douleur de courte durée due à l’injection et au prélèvement de sang. La mise à jeun peut entrainer un risque d’hypoglycémie. Les prélèvements de gouttes de sang peuvent entrainer une légère douleur et un court stress.
Devenir
Les animaux sont mis à mort en fin d’expérimentation pour permettre l’analyse des différents organes.
Remplacement
Cette maladie comporte un dérèglement métabolique qui altère plusieurs organes, avec une communication par le sang entre eux : notre objectif étant d’identifier un marqueur circulant de cette maladie, le recours à l’animal est donc nécessaire.
Réduction
Le nombre d’animaux par procédure a été calculé à l’aide d’un logiciel de statistiques afin de déterminer le plus précisément possible le nombre minimal d'animaux permettant d'obtenir des résultats statistiquement exploitables. Les prélèvements (sang et tissus) seront utilisés sur d’autres projets (analyses des molécules circulantes du sang, fonction des cellules du cœur et du foie).
Raffinement
Notre projet comporte un test de raffinement du mode d’injection de l’insuline (sc versus iv) au cours d’un test de tolérance. Afin de supprimer toute souffrance ou douleur liées aux injections et prélèvements, ceux-ci seront réalisées sous médication analgésique et anesthésique local. L’examen échographique sera réalisé sous anesthésie générale. Par ailleurs, des points limites et critères d’arrêt adaptés à chaque procédure ont été définis
Choix des espèces
Ce type de rats obèses et hypertendus est à ce jour considéré comme l’un des meilleurs modèles précliniques de l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée d’origine métabolique. Des rats ZSF1 obèses et minces seront utilisés à 10 et 20 semaines pour étudier la progression de la maladie.
Développement de nouveaux capteurs (d’oxygène, monoxyde d’azote et glutamate) pour le monitorage du cerveau chez le rat
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérés du crâne pendant quatre à six heures sous anesthésie, 96 rats sont tués avant tout réveil. Le porteur écrit que le réveil après la préparation d'un volet osseux serait "probablement douloureux" et que replacer l'animal paraît générateur de souffrances inutiles. L'objet est de mettre au point des capteurs d'oxygène, de monoxyde d'azote et de glutamate de moins de 100 micromètres, destinés au monitorage de patients cérébrolésés en soins intensifs puis au diagnostic de la dépression. L'effectif de douze rats par groupe intègre un taux d'échec prévu de 30 %, lié au comportement mal défini de ces nouveaux capteurs in vivo, pour huit animaux exploitables.
Objectifs
Ce projet vise à développer de nouveaux capteurs d’oxygène, de monoxyde d’azote et de glutamate dotés plus petits (
Bénéfices attendus
Le bénéfice principal du projet est de permettre la mise au point de capteurs miniaturisés capables de monitorer l’oxygène, le monoxyde d’azote et le glutamate cérébral avec une plus grande sensibilité et moins de lésions tissualires. Ces capteurs fourniront des outils pour la recherche en Neurosciences et pourront à l’avenir être utilisés en clinique pour le monitorage des patients humains cérébrolésés en soins intensifs neurologiques (après une hémorragie méningée ou un traumatisme crânien par exemple). Le bénéfice secondaire sera de faire progresser nos connaissances sur les variations de concentrations du monoxyde d’azote et l’oxygène au cours des dépolarisations corticales, d’une stimulation sensorielle ou de l’ischémie -reperfusion. Enfin, les capteurs développés ici font partie d’une collaboration avec une équipe de Imperial College à Londres et seront intégrés dans un dispositif contenant quatre capteurs (glutamate, monoxyde d’azote, histamine et sérotonine) afin d’aider au diagnostic de la dépression chez le patient humain.
Procédures
Une procédure chirurgicale de quatre à six heures sous anesthésie et avec soins anti-douleur, sans réveil de l'animal.
Impact sur les animaux
Les expérimentations chez l’animal auront lieu sous anesthésie générale sans réveil avec des nuisances très réduites. Les animaux seront mis à mort sans douleur. Aucune douleur supérieure à celle occasionnée par une piqûre d’aiguille n’est prévue lors du déroulement normal de l’expérience. Un déroulement anormal avec une levée de l’anesthésie en cours d’expériences pourrait mener à une douleur et un stress transitoires auquel il sera mis fin par augmentation de la concentration d’isoflurane respirée par l’animal. Cette possibilité est peu probable car l’animal est monitoré avec la saturation en oxygène et un pincement de la patte régulier en cours d’enregistrement.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés. Le réveil après une chirurgie du crâne et préparation d'un volet osseux sera probablement douloureux et le réveil, voir le replacement de l'animal paraissent générateurs de souffrances inutiles
Remplacement
Les expérimentations in vivo auront lieu seulement une fois que le fonctionnement des capteurs aura été caractérisé in vitro. Notamment, une supériorité des nouveaux capteurs par rapport aux capteurs existants sera exigée avant passage au stade préclinique. Ainsi l’utilisation d’animaux est évitée pendant la phase de mise au point des procédés de dépôt de membranes ou de traitement de la surface des électrodes.
Réduction
Les effectifs des groupes ont été limités à un nombre de 12 individus. Ce nombre permet d’envisager un taux d’échec de 30% qui reste possible lors de l’utilisation de nouveaux capteurs au comportement biomécanique in vivo mal défini (n=4) tout en conservant un effectif suffisant pour mener des tests statistiques (n=8). Nous pourrons procéder à des comparaisons statistiques entre capteurs conventionnels et nouveaux capteurs à l'aide d'un test de Student ou d'une ANOVA. L’effectif de huit animaux est le minimum permettant de pratiquer un test de normalité de Shapiro-Wilk et de pratiquer une ANOVA en respectant les hypothèses mathématiques de normalité.
Raffinement
Concernant la douleur, un traitement analgésique est prévu avant la chirurgie avec une injection sous-cutanée de buprénorphine (0.05 mg/kg) et une administration de lidocaïne en crème sur le scalp et dans le conduit auriculaire. L’administration d’analgésique est pratiquée avant l’incision de la peau. La chirurgie est pratiquée sous anesthésie générale par l'isoflurane. Les points limites sont définis par (1) un réveil de l'animal et (2) l'apparition d'une hémorragie incontrôlée au niveau du scalp. Concernant l'angoisse infligée à l'animal, elle est réduite par un hébergement par groupes de deux à six dès l’arrivée au laboratoire et par l’insertion d’un enrichissement dans les cages d’hébergement (tuyau en plastique rouge, matériau de nidification).
Choix des espèces
Le rat Sprague-Dawley est une espèce qui a été largement caractérisée dans notre laboratoire à la fois pour le monitorage intracérébral et pour le modèle de neuroinflammation par administration de lipopolysaccharides. Plus généralement, de par sa taille et sa capacité à porter de l’équipement de monitorage, le rat est l’espèce privilégiée pour les développements précliniques de capteurs embarqués. Rats adultes de 10 semaines pour bénéficier d'une taille maximale