Souris
Modèle d’entéropathie induite par le méthotrexate chez le rat et la souris
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Rats : 758
1 516 rongeurs, 758 souris et 758 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des injections répétées dans l'abdomen d'un produit, le méthotrexate d'après le titre, abîment leur paroi intestinale pendant 14 à 16 jours, avec perte de poids, baisse d'appétit et troubles digestifs, auxquels s'ajoutent jusqu'à deux traitements par jour, un jeûne de 6 à 16 heures et un gavage de marqueur. Le but est de mettre au point une méthode d'induction de lésions intestinales pour tester des traitements contre l'aggravation des maladies chroniques du foie. Le porteur écrit qu'"aucune douleur significative" n'est attendue, et subordonne pourtant le recours à une analgésie morphinique à sa "compatibilité avec les objectifs scientifiques".
Objectifs
Notre laboratoire cherche à mieux comprendre le rôle de l’intestin dans l’aggravation de certaines maladies chroniques du foie. Chez les personnes atteintes de cirrhose, une altération de la paroi intestinale peut favoriser le passage de bactéries ou de substances normalement contenues dans l’intestin vers l’organisme. Ce phénomène peut contribuer à déclencher ou à amplifier une inflammation importante et favoriser l’apparition d’une défaillance de plusieurs organes suite une atteinte chronique du foie. L’objectif de ce projet est de développer un modèle expérimental permettant de reproduire de façon contrôlée ces altérations précoces de la barrière intestinale et d’en étudier les conséquences. Ce modèle permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le passage de bactéries et de substances inflammatoires depuis l’intestin vers le reste de l’organisme. Il servira également à évaluer de nouveaux traitements destinés à protéger ou restaurer la fonction normale de la barrière intestinale, à limiter le passage de substances indésirables dans l’organisme et, à plus long terme, à prévenir l’aggravation des maladies chroniques du foie.
Bénéfices attendus
Les maladies chroniques du foie peuvent s’aggraver lorsque la paroi intestinale est endommagée. Dans cette situation, des bactéries ou des substances normalement présentes dans l’intestin peuvent plus facilement passer dans l’organisme et contribuer à entretenir une inflammation importante. Ce phénomène est suspecté de jouer un rôle dans l’aggravation de certaines maladies du foie et dans l’apparition de complications sévères. Ce projet vise à développer un modèle expérimental permettant d’étudier ces altérations de la paroi intestinale et leur réparation. Il permettra de mieux comprendre comment l’intestin participe à l’évolution des maladies du foie et d’identifier les mécanismes impliqués dans le rétablissement d’une fonction intestinale normale. Ce modèle sera également utilisé pour évaluer de nouveaux traitements destinés à protéger ou restaurer la paroi intestinale après une lésion. Les résultats obtenus seront comparés à ceux d’un second modèle expérimental étudiant d’autres aspects du fonctionnement de la barrière intestinale. Cette approche permettra de mieux comprendre le mode d’action des traitements étudiés et d’identifier les candidats les plus prometteurs. À plus long terme, les connaissances acquises pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à limiter l’aggravation des maladies chroniques du foie et à réduire le risque de complications sévères associées à ces pathologies.
Procédures
Les animaux recevront plusieurs administrations en intrapéritonéal d’un produit permettant d’induire une altération modérée et transitoire de la fonction de protection de l’intestin afin de reproduire certaines situations observées chez l’Homme. La durée maximale des procédures sera de 16 jours chez le rat et de 14 jours chez la souris. Selon les procédures, les animaux pourront recevoir un ou plusieurs traitements expérimentaux ou leurs véhicules par voie orale, sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse. Ces administrations pourront être réalisées jusqu’à deux fois par jour pendant plusieurs jours afin d’évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques. Lors des injections intraveineuses, les animaux pourront être placés dans une enceinte chauffée pendant une durée maximale de 20 minutes afin de faciliter l’injection. Afin d’évaluer cette fonction de protection intestinale, les animaux seront soumis à une courte période de jeûne (16 heures chez le rat et 6 heures chez la souris), puis recevront par gavage une substance marqueur permettant de suivre son passage à travers la paroi intestinale. Chez le rat, plusieurs prélèvements sanguins seront réalisés au cours de l’étude. Ces prélèvements seront effectués sous anesthésie gazeuse de courte durée (2 à 5 minutes). Chez la souris, l’évaluation reposera sur un prélèvement sanguin final réalisé sous anesthésie gazeuse, suivi d’une mise à mort sans réveil.
Impact sur les animaux
Les effets attendus dans ce modèle concernent principalement le système digestif. Après l’administration du produit, les animaux peuvent présenter une diminution temporaire de leur activité, une baisse de leur consommation de nourriture et d’eau ainsi qu’une perte de poids modérée. Des troubles digestifs légers à modérés, pouvant se traduire par un inconfort abdominal ou des modifications des selles, peuvent également être observés. Ces effets sont généralement transitoires et font l’objet d’une surveillance attentive tout au long de l’étude afin de garantir le respect du bien-être animal. Pour certaines évaluations, les animaux seront soumis à une courte période de jeûne (16 heures chez le rat et 6 heures chez la souris) pouvant entraîner un inconfort léger et temporaire. Cette évaluation nécessite également l’administration d’un marqueur par voie orale suivie d’un prélèvement sanguin sous anesthésie.
Devenir
À l’issue des procédures, les animaux seront mis à mort afin de permettre la réalisation des examens nécessaires à l’atteinte des objectifs du projet. Les analyses des échantillons de sang ainsi que différents organes, en particulier l’intestin, permettront d’évaluer les effets du traitement et de mieux comprendre les mécanismes étudiés. Ces analyses nécessitent le prélèvement de quantités de sang et de tissus qui ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux. La collecte de plusieurs échantillons chez un même animal permet d’obtenir un maximum d’informations à partir de chaque individu et contribue ainsi à réduire le nombre total d’animaux nécessaires à la réalisation du projet. En raison de la nature des prélèvements réalisés et des analyses prévues, les animaux ne pourront pas être réutilisés dans d’autres études après la fin de la procédure.
Remplacement
Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’altération de la barrière intestinale et à évaluer de nouveaux traitements destinés à préserver ou restaurer son intégrité. Avant leur évaluation chez l’animal, les composés candidats sont sélectionnés à l’aide de méthodes alternatives telles que des cultures cellulaires et des modèles simplifiés de tissus intestinaux. Ces approches permettent de limiter le recours aux animaux conformément au principe de remplacement de la règle des 3R. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de reproduire l’ensemble des phénomènes biologiques impliqués dans le fonctionnement normal de l’intestin ni les conséquences d’une altération de la barrière intestinale dans un organisme vivant. Elles ne permettent notamment pas d’étudier les interactions entre les cellules intestinales, le système immunitaire, les micro-organismes naturellement présents dans l’intestin et les différents tissus de l’organisme. Elles ne permettent pas non plus d’évaluer de manière fiable l’absorption, la distribution et l’élimination des traitements étudiés, ni leurs effets sur la restauration de la fonction barrière dans un organisme complet. Le recours à un modèle animal reste donc nécessaire pour étudier les mécanismes impliqués dans l’altération de la perméabilité intestinale et pour déterminer si de nouveaux traitements sont capables de prévenir ces altérations ou d’en favoriser la réparation. À ce jour, aucune méthode alternative validée ne permet de répondre à l’ensemble des objectifs scientifiques du projet avec un niveau de fiabilité comparable à celui obtenu dans un organisme vivant complet.
Réduction
Les effectifs animaux ont été déterminés de manière à utiliser le plus petit nombre d’animaux compatible avec l’obtention de résultats scientifiquement fiables. Ce nombre s’appuie sur les connaissances acquises dans la littérature scientifique ainsi que sur l’expérience de l’établissement dans l’étude des altérations de la barrière intestinale. Les études de caractérisation du modèle seront réalisées par étapes afin d’identifier les conditions expérimentales les plus pertinentes avant la mise en œuvre des études thérapeutiques. Cette approche permet de limiter la répétition inutile d’expériences et de réduire le nombre total d’animaux utilisés. Plusieurs analyses biologiques et histologiques seront réalisées à partir de chaque animal afin d’obtenir un maximum d’informations à partir des mêmes prélèvements. Les données obtenues au cours du projet seront utilisées pour orienter les phases suivantes de l’étude et ajuster les effectifs lorsque cela sera possible sans compromettre la qualité des résultats. L’ensemble de ces mesures a été conçu pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la robustesse scientifique du projet, conformément au principe de réduction de la règle des 3R.
Raffinement
Tout au long de l’étude, les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière de leur état général. Une attention particulière sera portée à leur poids, à leur consommation de nourriture et d’eau ainsi qu’à leur comportement. Afin de limiter les conséquences de l’atteinte intestinale induite au cours de l’étude, des aliments enrichis et faciles d’accès seront mis à disposition lorsque cela sera nécessaire. L’état d’hydratation sera également surveillé et des gels hydratants pourront être fournis aux animaux en cas de besoin. Le projet prévoit également l’évaluation de mesures destinées à réduire davantage l’inconfort des animaux. L'opportunité d'un recours à une analgésie, de type morphinique, sera évaluée tout au long du projet. Bien qu'aucune douleur significative ne soit attendue, cette mesure pourra être mise en œuvre si des signes cliniques suggèrent un inconfort supérieur à celui anticipé et sous réserve de sa compatibilité avec les objectifs scientifiques. Des critères de surveillance prédéfinis permettront d’identifier rapidement tout signe de dégradation de l’état de santé ou du bien-être des animaux. Si nécessaire, des mesures adaptées seront immédiatement mises en place afin de limiter leur inconfort. Dans les situations où le niveau de souffrance dépasserait les limites préalablement définies, l’animal serait retiré de l’étude et euthanasié afin de prévenir toute souffrance inutile. L’ensemble de ces dispositions a pour objectif de réduire au maximum la douleur, le stress et l’inconfort des animaux tout en garantissant la qualité scientifique des résultats obtenus, conformément au principe de raffinement de la règle des 3R.
Choix des espèces
Les rats et les souris ont été sélectionnés car leur système digestif présente de nombreuses similitudes anatomiques, physiologiques et fonctionnelles avec celui de l’Homme. Ces similitudes permettent d’étudier de façon pertinente les altérations de la barrière intestinale et d’évaluer l’efficacité potentielle de nouveaux traitements dans des conditions proches de celles observées chez l’être humain. À l’inverse, les invertébrés ne possèdent pas une organisation du tube digestif ni une fonction de barrière intestinale comparables à celles des mammifères, ce qui ne permet pas de répondre aux objectifs du projet ni de prédire de manière fiable le devenir des candidats médicaments. Les rats et les souris sont largement utilisés dans ce domaine de recherche et bénéficient d’une importante base de connaissances scientifiques permettant une interprétation robuste des résultats. Le choix du rat ou de la souris dépendra des caractéristiques des composés étudiés ainsi que des connaissances acquises lors des étapes précédentes du projet. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes. À ce stade de développement, le système digestif est mature et la fonction de barrière intestinale est pleinement établie, permettant l’étude fiable des mécanismes impliqués dans son altération et sa réparation. Les rats seront âgés de 6 à 7 semaines à leur arrivée dans l’établissement et les souris de 6 à 8 semaines. L’utilisation de jeunes adultes permet également de limiter la variabilité biologique et d’améliorer la reproductibilité des résultats obtenus.
Analyses phénotypiques et métaboliques des perturbations de l’homéostasie phosphocalcique chez la souris.-MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Jusqu'à trois prises de sang, un gavage quotidien d'un "composé X" pendant un mois et, pour 360 d'entre elles, seize heures de jeûne suivies d'un gavage de calcium et de huit heures d'isolement pour recueillir l'urine attendent des souris dont certaines lignées portent un gène inactivé dans l'intestin. Au total, 4 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyser leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et le porteur annonce des diarrhées et des effets sur la croissance chez les lignées modifiées. Étudiées de deux semaines à six mois, elles servent à comprendre le rôle de certains gènes dans le métabolisme du calcium et à tester ce composé, qui n'est jamais nommé. La modification ajoute une lignée et 600 souris, sur la base de "la lecture de publication", sans autre justification de l'effectif.
Objectifs
Notre étude longitudinale vise à caractériser l’incidence de certains facteurs majeurs impliqués dans le métabolisme calcique, en se concentrant spécifiquement sur leurs effets au niveau de l’intestin, des reins et du sang, afin d’évaluer leur impact sur ce métabolisme et sur l’homéostasie phosphocalcique durant différents stades de développement. MODIFICATION : ajout d’une lignée d’étude, suite à la lecture de publication montrant que les gènes de la famille RXR joue un rôle important au niveau de l’intestin pour la régulation du calcium.
Bénéfices attendus
Ces études permettront de mieux comprendre l’impact des gênes étudiés dans le métabolisme du calcium et l’efficacité du composé X sur ces troubles.
Procédures
Afin de réaliser les études des biomarqueurs circulants, du sang sera prélevé sur les animaux à chaque point de la cinétique, un animal pourra être sujet à 3 prélèvements sanguins maximum au courant de sa vie, ces prélèvements seront espacés d’au moins 28 jours. Le prélèvement sanguin prend 30 secondes de manipulation (contention+prélèvement, puis injection de sérum physiologique en sous-cutanée) par souris. 360 souris au total dans la 1ere procédure expérimentale, seront gavées une fois, avec une solution de calcium diluée dans de l'eau de boisson, et, dans la seconde procédure expérimentale, une administration quotidienne par gavage (30 secondes par administration) pendant 1 mois. Tous les 2 jours, un suivi du poids corporel (30 secondes par souris) est réalisé. Ces gestes seront réalisés par des manipulateurs expérimentés et compétents, si malgré tout un animal présente des complications expérimentales (extrêmement rare) des signes de souffrance, il sera sorti du groupe et mis à mort.
Impact sur les animaux
Pour les souris ayant une inactivation dans l’intestin, un impact sur les courbes de croissance et l’homéostasie phosphocalcique est anticipée. Les animaux ayant une inactivation au niveau de l’intestin, un dysfonctionnement digestif pouvant entrainer des diarrhées. Concernant les gestes subis par les animaux : Les animaux subiront trois prélèvements sanguins, chacun suivi d’une légère compression pour stopper le saignement. Ce geste est effectué par un personnel compétent et formé mais dans de rares cas peuvent conduire à une infection de la zone d'administration. Un groupe de 360 souris subiront une mise à jeun de 16h sans restriction hydrique suivie d’un gavage d’une solution riche en calcium, suivi d’un isolement de 8h afin de récolter les urines. Dans une autre procédure expérimentale, les souris recevront un gavage du composé X pendant un mois. Cela peut entraîner une légère gêne, mais des expériences similaires menées auparavant n’ont pas montré de souffrance particulière chez les animaux, grâce à la compétence des expérimentateurs.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour analyses des tissus (histologiques, analyses des transcrits, expression protéiques...).
Remplacement
Les gènes étudiés étant exprimés dans de nombreux tissus, les systèmes cellulaires ne sont pas appropriés pour modéliser la complexité du développement ou des fonctions intestinales et ses conséquences sur les autres tissus. Notamment l’homéostasie calcique qui implique de nombreux organes aux fonctions différentes (par exemple intestin pour l’absorption, reins pour l’excrétion, les os pour la résorption).
Réduction
Les différents protocoles expérimentaux ont été consciencieusement réfléchis et le nombre d’animaux utilisés sera réduit au strict minimum, tout en s’assurant que les cohortes utilisées permettent de conclure de manière significative. Ces expériences seront réalisées sur des souris mâles et femelles. Les analyses statistiques seront effectuées pour chaque lignée. Afin de déterminer le potentiel thérapeutique de notre molécule, des analyses histologiques, de l'expression de gènes et de protéines, ainsi que de cytométrie devront être réalisées sur les animaux. Les souris ayant 2 reins, nous pourrons diminuer le nombre de souris par lot. Les deux reins d'un animal ne seront jamais analysés deux fois par la même technique. Des analyses statistiques utilisant les différents lots de souris seront réalisées pour déterminer avec précision les effets thérapeutiques. Ce projet utilisera au maximum 3600 souris au total sur 5 ans. MODIFICATION : ajout d’une lignée d’étude, suite à la lecture de publication montrant que les gènes de la famille RXR joue un rôle important au niveau de l’intestin pour la régulation du calcium. Augmentation de l’effectif de 3600 à 4200, soit ajout de 600 souris.
Raffinement
Les souris seront gardées par groupes sociaux dans des cages agrémentées avec un enrichissement (nid...) en animalerie. Les animaux seront suivis, tout au long de leur vie, par observations de leur comportement général, par mesure de leurs poids. Nous effectuerons 3 prélèvements sanguins au cours de la vie de l’animal, le saignement sera stoppé par pression de la zone de prélèvement qui seront par la suite surveillées et désinfectées jusqu’à cicatrisation complète. De plus, afin de compenser la baisse de volémie, nous réaliserons une injection sous cutanée de sérum physiologique réchauffé. Le gavage sera réalisé par du personnel formé et expert en expérimentation animale, le risque de fausse route au moment du gavage sera également pris en compte en évitant de mettre l'animal sur le dos et en lui délivrant lentement le liquide contenu dans la seringue à l’aide d’une sonde adaptée à la taille de l’animal. Si, malgré tout, les signes d’une souffrance ou d’une douleur sont manifestés (posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif), ), l'inconfort sera évalué en fonction du niveau de douleur observé par une grille de scoring et sera géré si besoin en prenant les mesures appropriées (analgésie), si malgré les mesures d’analgésie l’animal sera retiré de l'étude et sera mis à mort immédiatement. Par ailleurs, dans le laboratoire, les manipulateurs prévus pour ce projet possèdent une expérience importante dans la réalisation de ces procédures qui n’entraine généralement pas de souffrance pour les animaux.
Choix des espèces
L'utilisation du modèle murin dans ce protocole est justifiée car les souris ont leur génome bien caractérisé et sont des modèles biologiques utiles qui partagent de nombreuses similitudes physiologiques et génétiques avec les humains. L’étude complète utilisera les stades 2 à 6 semaines correspondant à des enfants, 8 à 12 semaines correspondant à de jeunes adultes, 20 semaines à 6 mois correspondant à des adultes. Ces stades étudiés correspondent aux stades physiopathologiques connus chez le patient.
Etude des effets neuromodulateurs de la pregnénolone sur le système endocannabinoïde.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour 1 112 souris utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, le protocole prévoit selon les groupes jusqu'à deux injections par jour pendant neuf jours, l'implantation sous anesthésie d'une puce à capteur de température, ou une série de cinq à sept tests de comportement. Ces tests portent sur l'interaction sociale, la mémoire, l'anxiété, la locomotion et le seuil de douleur, ce dernier sur une plaque chauffante dont le porteur reconnaît qu'elle "peut entraîner une douleur persistante au-delà de l'arrêt du test". Le THC injecté provoque une hypothermie qui peut durer au-delà de six à huit heures, dans une étude sur le rôle d'une molécule du cerveau, la pregnénolone, face à ses effets. Toutes les souris sont tuées à l'issue pour prélever sang et cerveau, et les bénéfices se résument à de "nouvelles pistes de recherche" qui "pourront être explorées ultérieurement".
Objectifs
Dans le cerveau, il existe une machinerie, appelée « système endocannabinoïde », qui joue un rôle majeur dans le bon fonctionnement du cerveau, liés notamment aux émotions, à la mémoire et à certains comportements. Le cannabis contient une substance active, appelée THC, qui agit sur ce système. En cas de consommation répétée, le THC peut dérégler ce système et ces modifications peuvent provoquer une dépendance, malgré les conséquences négatives. Ce projet cherche à comprendre le rôle d’une molécule produite par le cerveau, appelée pregnénolone (PREG). Il a été montré que lorsque le THC arrive dans le cerveau, il augmente la production de cette molécule. Celle-ci agit alors comme un mécanisme naturel de défense en limitant certains effets nocifs du THC. Plus précisément, cette étude cherche à comprendre comment fonctionne ce mécanisme chez la souris, dans des conditions mimant la dépendance au cannabis, et à vérifier si la PREG intervient également dans le fonctionnement normal du système endocannabinoïde, en dehors de la consommation de cannabis. Cette étude permettra de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et les mécanismes impliqués dans les effets de la dépendance au cannabis. À plus long terme, elle pourrait contribuer à identifier de nouvelles pistes pour le développement de traitements contre l’addiction au cannabis.
Bénéfices attendus
Le THC, en agissant sur le système endocannabinoïde, peut dérégler le fonctionnement de certains comportements liés notamment aux émotions et à la mémoire. Notre organisme a mis en place un système de défense naturel avec la production d’une molécule protectrice, la pregnénolone. Cette production locale lui permet d'exercer une action rapide afin de maintenir des conditions optimales pour le fonctionnement cérébral. Ce projet vise à comprendre les mécanismes d’action du THC et de la pregnénolone dans le cerveau. L’identification de ces mécanismes vise à proposer de nouvelles pistes de recherche. Celles-ci pourront être explorées ultérieurement dans des contextes pathologiques ou thérapeutiques.
Procédures
Les types d’intervention seront les suivants : •584 souris seront anesthésiées sous isoflurane (4% pendant 3 min) avec la mise en place d’une puce RFID (1.25 x 7mm) (en sous-cutanée). •188 souris vigiles seront soumises à des injections répétées (30 s par injection ; deux injections par jour espacées de 8h) pendant 9 jours. •396 souris vigiles seront soumises à des injections répétées (30 s par injection ; une injection par jour) pendant 6 jours. 144 souris vigiles seront soumises à une injection (30 s par injection). •384 souris vigiles seront soumises à deux injections espacées de 10 min (30 s par injection). •116 souris vigiles seront soumises à des tests comportementaux pendant 4 jours consécutifs. Ces tests ont pour objectif d’étudier les performances d’interaction sociale, les capacités de mémoire, ou des comportements liés à l’anxiété. Sept tests seront effectués chez le même animal avec trois expositions maximum par jour, espacées d’une à deux heures (exposition entre 15 min et 1h pour chaque test). Chaque test ne sera réalisé qu’une seule fois. •252 souris vigiles seront soumises à 5 tests comportementaux réalisés sur une même journée (exposition entre 30 sec et 15 min pour chaque test, soit 40 min par jour). Chaque test sera réalisé deux fois avec un intervalle de 6 jours. Ces tests ont pour objectif d’analyser la locomotion, les mouvements volontaires, les capacités de mémoire ou le seuil de nociception. •384 souris vigiles seront soumises à 5 tests comportementaux réalisés sur une même journée (exposition entre 30 sec et 15 min pour chaque test, soit 40 min au total). Chaque test ne sera réalisé qu’une seule fois. Ces tests ont pour objectif d’analyser la locomotion, les mouvements volontaires, les capacités de mémoire ou le seuil de nociception.
Impact sur les animaux
Les tests expérimentaux et l’administration de substances, ainsi que la contention nécessaire à leur réalisation peuvent entrainer de légères douleur et un incomfort modéré de courte durée. La mise en cage individuelle (avec la présence d’enrichissement dans la cage et sans isolement visuel, sonore et olfactif), de courte durée, peut entraîner un stress modéré. L’exposition sur une plaque chauffante peut entraîner une douleur persistante au-delà de l’arrêt du test (qui a lieu dès l’apparition de signes de douleur ou avec un délai de 30 sec maximum). L’hypothermie, induite par le THC, peut être durable (au-delà du délai de 6 à 8 h, correspondant au retour vers des valeurs normales). L’implantation sous-cutanée d’une puce munie d’un capteur de température, réalisée sous anethésie générale, peut engendrer un petit saignement et une légère réaction inflammatoire au niveau du site de l’implantation, et une hypothermie de courte durée.
Devenir
A l’issue des procédures, les animaux seront mis à mort afin de récupérer des échantillons (sang, structures cérébrales et/ou biopsie de queue) nécessaires pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Dans le cadre de la stratégie de remplacement, des approches substitutives à l’expérimentation animale ont été réalisées en amont de ce projet. Ces approches ont permis d’identifier comment notre molécule d’intérêt se liait à sa cible, et ces connaissances ont permi de créér le modèle d’étude. Ce modèle a été validé par des approches in vitro (modèles cellulaires) avant d’être étudier chez l’animal. Bien que nous menons ces études in vitro, qui permettent certes d’appréhender certains processus moléculaires; ce projet a pour objectif l’étude de systèmes intégrés (mettant en jeu des comportements), qui ne peuvent être réalisés que chez l’animal vivant.
Réduction
Nous avons utilisé une formule de calcul qui permet d’ajuster le nombre d’animaux par groupe en fonction de la variabilité des paramètres mesurés. Nous utiliserons des souris mâles et femelles afin de déterminer d’éventuelles différences liées au sexe. Le cas contraire, les données des mâles et femelles seront regroupées. Les effets analysés seront les effets du traitement, du génotype et du sexe. Le nombre d’animaux sera optimisé en combinant les stratégies suivantes. Tout d’abord, nous effectuerons plusieurs tests chez les mêmes animaux, lorsque cela est possible sans biaiser les résultats de l'experience. De plus, des études pilotes seront réalisées (chez un nombre réduit d’animaux) afin de déterminer les conditions expérimentales optimums. Selon les résultats, les groupes seront complétés avec la condition la plus appropriée. Aussi, des efforts de réduction seront réalisés pour la production des animaux transgéniques, en adéquation avec les besoins expérimentaux.
Raffinement
Pour réduire la souffrance pouvant être imposée par le protocole, les règles suivantes seront appliquées pour améliorer le bien-être des animaux : (1) Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués et des critères d’arrêt seront mis en place si nécessaire. (2) La mise en cage individuelle temporaire sera réalisée dans des conditions pour maintenir des contacts olfactifs, sonores et visuels entre les animaux. (3) La manipulation des animaux se fera à l’aide des tunnels en carton présents dans les cages, afin de réduire le stress pouvant être lié à cette manipulation. (4) L’administration (locale ou générale) d’analgésiques est prévue pour minimiser les douleurs éventuelles liées à certaines procédures. (5) De nouvelles règles pourront être mises en place au cours du projet sur la base de données scientifiques ou réglementaires, et/ou de préconisations faites par le responsable du bien-être animal et du vétérinaire.
Choix des espèces
La souris est un modèle animal communément utilisé pour réaliser des modifications génétiques, de par la similitude du génome de la souris et celui de l’être humain. La souris permet d'étudier des mécanismes conservés du système endocannabinoïde et dispose de modèles génétiques et comportementaux adaptés. De plus, les effets comportementaux étudiés dans ce projet ont été clairement décrits et validés chez la souris. Enfin, le modèle murin utilisé dans le projet a été validé. Tous les animaux utilisés seront de jeunes-adultes car les systèmes étudiés ne subissent pas à cet âge de modifications majeures, comme celles survenant au cours du développement ou au cours du vieillissement, ce qui limite la variabilité des mécanismes étudiés dans ce projet et renforce la pertinence des résultats obtenus.
Elevage et caractérisation génétique par prélèvement, de modèles de rongeur permettant l’étude et l’évaluation de composés thérapeutiques ciblant les troubles neurologiques (Projet multi-sites : 2/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Rats : 24000
Une puce électronique et une biopsie sur rongeur éveillé, trente secondes chacune, sont les seuls actes décrits pour 72 000 souris et 24 000 rats de lignées mutantes ou génétiquement modifiées, élevées dans deux établissements pour l'étude de maladies neurologiques. Ces 96 000 rongeurs vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré à sévère, avec un hébergement isolé des mâles jusqu'à sept jours pour "améliorer l'indice de productivité de la lignée". Le porteur ne mentionne qu'une "douleur légère" pour la biopsie, mais énumère pour ces lignées des crises épileptiques, une dysfonction motrice, une atrophie cérébrale, des cataractes et des troubles rénaux, et écrit que "Aucune approche statistique n'a été réalisée" pour fixer les effectifs. Le champ structuré les déclare tous morts, alors que le porteur indique qu'une partie est expédiée vers d'autres établissements, femelles gestantes comprises, ou gardée pour une "utilisation continue", les rongeurs sans génotype d'intérêt étant tués.
Objectifs
Les troubles neurologiques sont des maladies du système nerveux central ou périphérique, c’est-à-dire qu’elles touchent le cerveau, la moelle épinière, les nerfs crâniens et les nerfs périphériques. Il existe de nombreuses pathologies cérébrales comme la maladie d’Alzheimer, maladie de Huntington, maladie de Parkinson. Les autres troubles neurologiques les plus courants comprennent l’épilepsie, la sclérose latérale amyotrophique (également appelée maladie de Charcot), la schizophrénie et la sclérose en plaques. Un Français sur deux est touché directement ou indirectement par une pathologie cérébrale. De nombreuses maladies neurodégénératives sont toujours incurables et très fréquentes chez les personnes de plus de 65 ans comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. L’objectif de ce projet est d’élever des rongeurs modèles pertinents pour l’étude de ces pathologies et des complications qui leurs sont associées. Ces modèles peuvent développer spontanément ou via des altérations génétiques une ou plusieurs caractéristiques des troubles neurologiques. Les animaux issus de ces développements seront utilisés afin d’étudier l’apparition, le développement et les complications associées aux pathologies neurologiques mais également de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.
Bénéfices attendus
L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc très pertinents pour l’étude de l’apparition, du développement et des complications associées aux pathologies neurologiques mais également le développement de traitements pharmacologiques.
Procédures
Une puce électronique sera posée sur animal vigile afin de l’identifier. Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de génotyper l’ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En règle générale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et établir son génotype. Ces interventions pourront avoir lieu dans les deux établissements utilisateurs.
Impact sur les animaux
Une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies et de la pose associée d’une puce électronique en vue de l’identification et du génotypage de l’animal. En fonction des besoins et afin d’améliorer l’indice de productivité de la lignée, il pourrait être nécessaire d’héberger individuellement des mâles pour une période ne dépassant pas 7 jours avant qu’ils soient présentés aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait générer un stress léger. A ces effets indésirables s’ajoutent les phénotypes pouvant être attendus lors de troubles neurologiques (liste non-exhaustive) : des déficits de la mémoire spatiale et de la mémoire de travail, des altérations de la mémoire cognitive, une atrophie cérébrale, une perte neuronale, l’apparition de déficits cognitifs, une dysfonction motrice, des crises épileptiques, une intolérance au glucose, des cataractes, des dysfonctionnements des reins, une diminution de la densité minérale osseuse, un tressautement des vibrisses, macro-orchidie chez les mâles et insuffisance ovarienne chez les femelles.
Devenir
Les animaux sont soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).
Remplacement
Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients souffrant de troubles neurologiques, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.
Réduction
Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux après expédition. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.
Raffinement
Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Les génomes des souris et des rats sont bien caractérisés et très comparables au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi chez nos partenaires ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d’ovules, des adultes matures sexuellement seront utilisés.
Neuroimagerie et traitement de la tauopathie par « thérapie matricielle »
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Jusqu'à quatre séances d'IRM de deux à trois heures, sous anesthésie, la tête immobilisée et à jeun, attendent chacune des 128 souris transgéniques porteuses d'une protéine tau humaine mutée, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Pendant huit semaines, de 4 à 6 mois, elles reçoivent deux fois par semaine un candidat médicament par injection ou par voie orale, et toutes sont tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Le porteur qualifie les examens IRM de "non-invasifs" et justifie le choix de la souris en la présentant comme "le seul mammifère dont l'ADN a été modifié pour exprimer la protéine tau humaine mutée". Développé avec une entreprise de biotechnologie et déjà testé sur des cellules et des poissons zèbres, le candidat n'a d'avenir clinique qu'hypothétique, puisque "des essais cliniques pourrait être envisagés à l'avenir" selon les résultats.
Objectifs
Les tauopathies, incluant la maladie d'Alzheimer et les démences fronto-temporales, se caractérisent par une dégénérescence neuronale due à l'accumulation anormale de la protéine tau. À ce jour, aucun traitement curatif n'existe pour ces pathologies. Des études antérieures ont démontré qu'il était possible de réduire la progression de la tauopathie en utilisant des mimétiques de sucres complexes dans des modèles cellulaires et de poisson-zèbre. Ces mimétiques viendraient restaurer la matrice du cortex qui est lésée dans les tauophaties et favoriseraient la protection des cellules neuronales. Ce projet vise à évaluer par imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) multimodale les propriétés thérapeutiques d'un médicament-candidat mimétique des héparanes sulfate, une famille de molécules possédant notamment des propriétés anti-coagulantes et présentes dans la matrice extracellulaire, développé par des collaborateurs académiques en partenariat avec une entreprise de biotech. Cette étude vise à consolider les résultats obtenus par biochimie, histologie et études comportementales, en apportant la preuve de l'efficacité in vivo du médicament-candidat dans un modèle rongeur reconnu de tauopathie.
Bénéfices attendus
Aucun traitement curatif n’existe pour le traitement des principales démences neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Le développement de thérapies innovantes pour ces pathologies nécessite d'explorer de nouvelles pistes thérapeutiques comme les mimétiques d’héparanes sulfates. En fonction de nos résultats, des essais cliniques pourrait être envisagés à l’avenir.
Procédures
Les souris seront imagées au plus 4 fois (à 2, 4, 6 et 8 mois). Chaque examen IRM durera de 2 à 3 heures sous anesthésie et avec une contention au niveau de la tête pour limiter les mouvements qui rendraient les images inexploitables. Des sucres marqués au deutérium seront administrés pendant cet examen IRM pour suivre leur métabolisme. L’administration a lieu pendant une durée de 2 heures, les souris étant mise à jeun (typiquement pour 6 heures avant l’examen IRM). Deux prélèvements sanguins chacun pourront être réalisés, juste avant ou juste après l’examen IRM chez l’animal anesthésié pour le contrôle de certains paramètres physiologiques. De l’âge de 4 à 6 mois (soit pendant 8 semaines), la molécule sera administrée deux fois par semaine aux souris par injection ou par orale chez l’animal vigile.
Impact sur les animaux
Les examens IRM sont en eux-mêmes non-invasifs. Des nuisances modérées (léger stress, fatigue, inconfort, assèchement oculaire, sensation de faim) peuvent exister en lien avec la contention, la mise à jeun, l’anesthésie pendant l’examen IRM, l’administration du traitement expérimental et les éventuelles injections ou prélèvements de sang. Les injections de sucres marqués au deutérium sont réalisées juste avant ou au cours de l’examen IRM et peuvent entrainer une douleur transitoire. Dans le cas de l’administration de glucose marqué, l’animal est mis à jeun (typiquement 6 heures avant l’examen IRM) pour réduire sa glycémie basale et garder la glycémie stable pendant l’examen IRM. Concernant l’étude du modèle de tauopathie, les animaux sont utilisés à des âges d’au plus 8 mois, c’est-à-dire avant l’apparition de symptômes cliniques délétères induits par la maladie.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux sont mis à mort afin de prélever les organes d’intérêt. Ainsi, des données post-mortem biochimiques et d’imagerie haute-résolution seront acquises pour valider/compléter nos observations/résultats in vivo.
Remplacement
Ce projet de recherche vise à évaluer par IRM multimodale les propriétés thérapeutiques d'un médicament-candidat mimétique des héparanes sulfates chez une souris modèle développant une tauopathie comparable à celle de la maladie d’Alzheimer. Réglementairement parlant, il est impossible d’aller en clinique uniquement avec des résultats in vitro ou in silico. Il n’existe aujourd’hui aucune méthode alternative permettant de modéliser la complexité des mécanismes moléculaires, cellulaires, physiologiques ou de biodistribution inhérents à cette étude préclinique. Avant d’envisager des études cliniques chez l’Homme, il est donc justifié d’utiliser des souris en raison de leur proximité évolutive avec l’être humain et du fait qu’il existe des modèles pathologiques versatiles et reproductibles.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera minimisé autant que possible grâce à l’étude de plusieurs paramètres chez le même animal avec des approches non-invasives comme l’IRM. S’agissant d’une recherche exploratoire, les effectifs par sous-groupe (condition et sexe) ont été dimensionnés pour permettre une analyse statistique pertinente des résultats.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux stables conformément aux conditions stipulées en annexe III du décret 2013-118 du 1er février 2013 portant sur les exigences relatives aux soins et hébergement des animaux. Une grande attention est apportée au bien-être des animaux, et tout est mis en œuvre pour éviter les sources potentielles de stress avec notamment du matériel favorisant la nidification. Les animaux sont suivis régulièrement afin de détecter tout indicateur de souffrance et déterminer selon des critères objectifs préalablement définis si l’arrêt de l’expérimentation est nécessaire, en accord avec la structure chargée du bien-être animal et les conseils vétérinaires. Examen IRM : Il est réalisé sous anesthésie, dans un berceau chauffé uniquement dédié à ces animaux, avec contrôle de la respiration et de la température. Un anesthésique local est appliqué au niveau des conduits auditifs. Un gel ophtalmique est passé sur les yeux pour limiter leur déshydratation. Lors d’une acquisition IRM, si la respiration sort des limites prévues, l’examen est immédiatement interrompu et l’animal est mis sous surveillance accrue jusqu’à sa récupération. Modèle de souris : Le modèle souris utilisé ne présente aucun symptôme (trouble moteur modéré) avant 8 mois, âge où débute la perte neuronale.
Choix des espèces
Le modèle utilisé st un modèle transgénique validé par la communauté scientifique reproduisant la tauopathie caractéristique de la maladie d’Alzheimer. La souris est le seul mammifère dont l’ADN a été modifié pour exprimer la protéine tau humaine mutée à l’origine de la pathologie. Celle-ci étudiées apparait à l’âge adulte. Les souris seront utilisées à partir d’un âge adulte typiquement de 6-8 semaines et jusqu’à un âge de 8 mois.
1/2 – Caractérisation par IRM multimodale et phénotypage comportemental d’un modèle murin du syndrome de déficience intellectuelle
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour produire des marqueurs d'imagerie destinés à de futures évaluations précliniques de traitements, 146 souris, dont des porteuses d'une mutation liée à un syndrome de déficience intellectuelle, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau. La lignée mutante présente une susceptibilité accrue à l'épilepsie, avec un suivi des crises spontanées. Les souris passent trois tests de comportement sur la mémoire à court terme, la mémoire des événements vécus et l'orientation dans l'espace, sans que leurs noms soient donnés, puis sont transportées vers un second établissement pour environ deux heures trente d'IRM sous anesthésie gazeuse, et une partie subit une chirurgie terminale sans réveil. Le porteur annonce aussi vouloir "développer et standardiser" chez la souris la méthode d'imagerie GluCEST, c'est-à-dire fournir un outil pour d'autres expériences sur des souris.
Objectifs
Le syndrome deéficience intellectuelle étudié est une maladie génétique rare qui affecte le développement du cerveau. Les personnes atteintes présentent souvent une déficience intellectuelle, une tête plus petite, un retard de croissance, des troubles du spectre de l’autisme et une susceptibilité accrue à l'épilepsie. Cette maladie est causée par des anomalies d'un gène, qui joue un rôle essentiel dans la formation et le fonctionnement du cerveau. Des recherches récentes ont montré que lorsque ce gène ne fonctionne pas correctement, certaines cellules nerveuses importantes migrent mal au cours du développement. Cela perturbe l'équilibre entre les signaux qui stimulent et ceux qui freinent l'activité cérébrale. L’objectif de ce projet est donc de caractériser les altérations cérébrales associées à la déficience intellectuelleétudiée, chez un modèle de souris, (portant la même anomalie génétique et présentant des caractéristiques proches de celles observées chez les patient) par plusieurs techniques d'imagerie par résonance magnétique (IRM) ainsi que des tests comportementaux. Cette approche fournira des biomarqueurs d'imagerie utilisables comme critères de jugement intermédiaires pour les futures évaluations thérapeutiques précliniques. Ce projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateurs.
Bénéfices attendus
Sur le plan fondamental, ce projet qui se déroulera au sein de 2 Etablissements Utilisateurs permettra de mieux comprendre comment la perte partielle du gène d'intérêt affecte le fonctionnement du cerveau, ainsi que d'autres troubles du développement neurologique liés à un déséquilibre entre les signaux excitateurs et inhibiteurs des neurones. Grâce à une technique d'imagerie appelée GluCEST, il sera possible de mesurer le glutamate qui est la principale molécule excitatrice dans l'ensemble du cerveau de souris porteuses de cette anomalie génétique et de vérifier si ce déséquilibre, déjà observé au niveau des cellules, est également présent à l'échelle de l'organisme entier. Ce projet pourrait aussi avoir des retombées pour les patients. En effet, l'identification de marqueurs visibles à l'IRM pourrait faciliter le diagnostic et le suivi de la maladie chez l'Homme, mais aussi servir à évaluer l'efficacité de futurs traitements lors d'essais précliniques. Enfin, ce travail contribuera à développer et standardiser l'utilisation de la méthode GluCEST chez la souris pour l'étude des maladies neurodéveloppementales, le système glutamatergique étant impacté dans un grand nombre de ces pathologies..
Procédures
Les souris ne reçoivent aucun traitement pharmacologique dans le cadre de ce projet (en dehors des anesthésiques et de l'analgésie locale liés aux procédures elles-mêmes). Les interventions sont les suivantes : Dans le premier établissement utilisateur : 3 tests comportementaux passifs permettant d’évaluer la mémoire à court terme, les souvenirs d'événements vécus et l'orientation dans l'espace: 1 fois par animal et par test, durée maximale 20 min/test. Transfert entre les établissements utilisateurs (1 fois). Dans le deuxième établissement utilisateur : Anesthésie gazeuse pour l'IRM : Durée totale environ 2h30. • pour une partie des animaux : une chirurgie terminale sous anesthésie profonde sans réveil d’une durée de 20 minutes et résulte en la mort des animaux
Impact sur les animaux
Nuisances liées au phénotype dommageable : la lignée génétiquement modifiée présente une susceptibilité accrue à l'épilepsie, congénitales et stables. Une surveillance dédiée est mise en place. Nuisances liées aux procédures : • L'IRM sous anesthésie entraîne une diminution de la température corporelle et un risque de dépression respiratoire, gérés par le chauffage et le monitorage en continu. • Le transfert entre sites engendre un stress, atténué par les cages sécurisées et l’acclimatation de 2 semaines. • La chirurgie terminale est réalisée sous anesthésie profonde sans réveil. Elle induit un stress et une douleur de courte durée au moment de l’anesthésie, ainsi qu’une hypothermie et une dépression cardiorespiratoire.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l'issue des procédures afin d’effectuer des prélèvements d’organes d’intérêt (cerveaux).
Remplacement
La compréhension des mécanismes physiopathologiques et des altérations cérébrales associées au syndrome de déficience intellectuelle étudié nécessite l'étude d'un organisme entier. La caractérisation in vivo de la connectivité cérébrale, de la microstructure tissulaire et des mécanismes chimiques impliquant le glutamate nécessite l’utilisation d’animaux vivants et de techniques d’imagerie comme l’IRM. De même, l’évaluation comportementale ne peut être réalisée que sur un organisme entier. À l’heure actuelle, les méthodes alternatives telles que les cultures de cellules, les organoïdes ou les simulations informatiques ne sont pas capables de reproduire toute la complexité du cerveau adulte et de son fonctionnement. La souris est l'espèce mammifère la plus proche de l'Homme dans laquelle nous disposons d'un modèle génétique reproduisant fidèlement la pathologie humaine.
Réduction
Les groupes expérimentaux ont été dimensionnés sur la base de nos études IRM antérieures permettant de déterminer le minimum d'animaux pour une analyse statistique de puissance suffisante. L'utilisation des animaux issus de l'élevage existant et la mutualisation des animaux entre modalités (comportement → IRM → prélèvements terminaux sur le même animal) permettent de réduire le nombre à 130 animaux expérimentaux (146 total).
Raffinement
Compte tenu du phénotype dommageable de la lignée étudiée, une surveillance dédiée est mise en place, intégrant la grille faciale de douleur de la souris et un suivi spécifique des crises épileptiques spontanées. Les conditions d'élevage sont enrichies (nidification doublée, tunnel) et l'hébergement en groupes assure une vie sociale, particulièrement importante pour cette lignée présentant des phénotypes de type Trouble du Spectre Autistique. Une semaine avant les tests de comportement les animaux sont habitués à être manipulés par l’expérimentateur. Le transport entre les 2 établissements utilisateurs se fait dans des cages spécialisées avec nourriture et eau gélifiée. Une période d’acclimatation de 2 semaines est respectée avant les examens IRM. L'anesthésie IRM est optimisée sur des animaux indépendants ; le monitorage continu (respiration, température) et le maintien thermique limitent les complications anesthésiques. Les yeux des animaux sont protégés à l’aide d’un gel ophtalmique et ils sont réhydratés à l'issue des IRM. Les prélèvements terminaux sont réalisés lors de la chirurgie terminale sous anesthésie profonde sans réveil. Des points limites ont été établis afin de soustraire les animaux à la douleur.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies génétiques humaines : sa physiologie et sa génétique sont bien connues, et les méthodes de manipulation génétique y sont les plus développées. La nécessité d'utiliser une lignée transgénique est liée à l'absence de modèle spontané de la lignée génétiquement modifiée. Le modèle utilisé dans ce projet reproduit fidèlement les phénotypes clés observés chez les patients. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (à partir de 2 mois). À cet âge, le développement cérébral est complet, le comportement exploratoire et les aptitudes de mémorisation sont stables, et les phénotypes neuroanatomiques de la lignée génétiquement modifiée (microcéphalie, microstructure tissulaire) sont pleinement exprimés.
Rôle de la fibrilline dans la régénération du ligament parodontal [MODIFICATION]
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
60 souris âgées de quatre semaines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, une dent leur est extraite puis réimplantée, avec ou sans une molécule censée régénérer le ligament qui la relie à l'os, et elles peuvent ensuite avoir du mal à se nourrir, d'où une alimentation molle. Les analyses ont lieu quatre semaines après l'opération, sur la mâchoire supérieure prélevée après la mise à mort, et les applications annoncées en dentisterie restent au conditionnel. Parmi les bénéfices, le porteur affirme que sa molécule pourrait remplacer le traitement de référence, un produit d'origine animale, pour "réduire l'utilisation de produits d'origine animal".
Objectifs
Le ligament parodontal est un tissu souple qui relie la dent à l’os de la mâchoire. Très fin (environ un quart de millimètre), il agit comme un véritable amortisseur et permet à la dent de résister aux forces exercées lors de la mastication. Grâce à un réseau de fibres et de cellules spécialisées, il joue un rôle essentiel dans le maintien de la dent et dans le renouvellement des tissus environnants, comme l’os et la surface de la racine dentaire. Il s’agit d’un tissu vivant, riche en nerfs et en vaisseaux sanguins, capable de s’adapter en permanence. Avec l’âge, les infections bactériennes ou certaines maladies chroniques inflammatoires, ce ligament s’amincit, se fragilise et perd progressivement ses fonctions. Cela peut conduire au déchaussement des dents. Dans certaines situations cliniques, notamment lors de la pose d’implants dentaires, ce ligament est totalement absent. Si les fibres et les cellules responsables de l’attachement de la dent et du renouvellement des tissus ont déjà été largement étudiées, les vaisseaux sanguins du ligament restent en revanche mal connus. Pourtant, ils sont indispensables à la vitalité du tissu : ils assurent l’apport de nutriments, le bon fonctionnement des nerfs, le renouvellement des cellules et le maintien de la structure du ligament. Il existe des molécules naturellement présentes dans ce tissu, qui jouent un rôle clé dans la formation et le maintien des vaisseaux sanguins. Lorsque ces molécules sont altérées, le ligament perd sa structure et sa capacité à fonctionner correctement. À partir de ces découvertes, nous avons développé une nouvelle molécule capable de stimuler la réparation des vaisseaux et de favoriser la régénération du tissu. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet réparateur de cette molécule sur la régénération du ligament parodontal. Pour cela, nous utiliserons un modèle expérimental chez la souris, basé sur l’extraction puis la réimplantation d’une dent. Les résultats obtenus avec cette nouvelle approche seront comparés à ceux d’un traitement de référence déjà utilisé en dentisterie, ainsi qu’à un support neutre servant de contrôle [MAIS AUSSI UNE NOUVELLE MOLECULE PROMETTEUSE]. Nous analyserons différents paramètres, tels que l’épaisseur du ligament, la dégradation de la racine dentaire ou la fusion anormale entre la dent et l’os. Des analyses microscopiques permettront également de suivre l’évolution du tissu pendant un mois et d’évaluer la qualité de sa régénération.
Bénéfices attendus
L’ambition du projet est d’exploiter des propriétés nouvelles mise en évidence pour une molécule recombinante pour améliorer les performances du ligament parodontal. Cela pourrait permettre une meilleure prise en charge des traumatismes dentaires, le développement d’implants dentaires bio-intégrés, l’optimisation des traitements orthodontiques et le traitement des maladies du ligament parodontal. De plus, le traitement utilisé actuellement est un produit d’origine animale dont le mode d’action est peu connu. Notre molécule recombinante pourrait remplacer ce produit pour réduire l’utilisation de produits d’origine animal.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie avec extraction dentaire puis réimplantation avec ou sans la molécule d'intérêt. Cette intervention durera quelques minutes. Les analyses se feront 4 semaines après l'intervention chirurgicale.
Impact sur les animaux
Des douleurs d'intensités légères pourront être ressenties sur une durée limitée (quelques heures) lors des injections et après la chirurgie. Il y a également des risques d'infection ou de saignement du site opératoire au moment de l'extraction. Les souris pourront ensuite avoir des difficultés à se nourrir correctement.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par du personnel formé afin que les prélèvements du maxillaire en vue des études histologiques prévues puissent être faits.
Remplacement
Ces expériences doivent être réalisées sur un modèle animal, car il n’est pas possible de reproduire en laboratoire toute la complexité d’un tissu vivant. Seules des études menées chez l’animal permettent d’observer des phénomènes essentiels comme la formation des vaisseaux sanguins et la cicatrisation, dans des conditions proches de celles du corps humain. Des tests en laboratoire ont déjà été réalisés pour mettre au point la molécule utilisée et définir la meilleure façon de l’employer. Toutefois, avant toute application chez l’humain, il est indispensable de passer par des études précliniques sur l’animal. Dans le cadre de ce projet, ces travaux seront menés chez le rongeur. Ces études permettent de vérifier si la molécule est efficace, si elle fonctionne correctement dans un organisme vivant et si elle favorise réellement la régénération du ligament qui maintient la dent. Les résultats obtenus chez l’animal constituent une étape clé avant toute évolution vers une application clinique.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé par un calcul de puissance statistique a priori. Des expérimentations in vitro ont déjà été menées sur cette nouvelle molécule pour déterminer la formulation optimale
Raffinement
Afin de limiter leur stress, une période d’adaptation est prévue pour les habituer progressivement aux déplacements vers la salle de chirurgie. Pendant l’intervention, les animaux seront endormis puis maintenus sous anesthésie de façon adaptée à la chirurgie réalisée dans la bouche. Des traitements contre la douleur seront administrés avant et après l’opération afin d’assurer leur confort. Un gel protecteur sera appliqué sur les yeux pendant l’intervention pour éviter toute sécheresse. À la fin de la chirurgie, une solution hydratante tiède sera administrée afin de prévenir la déshydratation. Le réveil se fera dans des conditions contrôlées, sur un support chauffant, et chaque animal sera placé temporairement dans une cage individuelle pour éviter tout risque lié au contact avec d’autres animaux encore éveillés. Une fois complètement réveillé, l’animal sera replacé dans sa cage habituelle. Après l’intervention, une alimentation molle sera proposée pour faciliter la prise de nourriture et éviter tout déplacement de la dent traitée. Une attention particulière sera également portée à une bonne hydratation. Les animaux seront surveillés quotidiennement pour veiller à ce que les points limites définis ne soient pas atteints. Une procédure précise de décisions sera mise en place par l'expérimentateur en collaboration avec le personnel de l'animalerie.
Choix des espèces
Le projet utilise un modèle murin déjà décrit. La molécule que nous voulons tester a déjà été utilisée dans le modèle de rétine postnatale de souris et s’est avéré fonctionnelle et sans effet délétère dans cette espèce. Les souris utilisées seront âgées de 4 semaines qui correspond à un âge ou le ligament parodontal est bien établi et fonctionnel.
Comment un récepteur de la sérotonine agit-il rapidement sur l’anxiété et les comportements sociaux ?
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Chaque souris subit une chirurgie du cerveau d'une trentaine de minutes, pour y injecter un virus ou y implanter des canules et des sondes de microdialyse. 630 souris mâles adultes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester si le prucalopride, un médicament contre la constipation, réduit rapidement l'anxiété, en comparaison avec la fluoxétine et le diazépam. Le porteur affirme que "Les nuisances pour ces animaux sont faibles" et que l'implantation n'est qu'une "gène légère", au motif que le cerveau est dépourvu de fibres de la douleur, et il ne nomme pas le test comportemental que passe chaque souris. Toutes sont tuées à l'issue par perfusion d'un fixateur sous anesthésie, qui vide leur corps de leur sang, pour étudier leur cerveau.
Objectifs
Les troubles anxieux sont parmi les maladies psychiatriques les plus fréquentes dans le monde. Ils impactent de façon important la qualité de vie des personnes atteintes ainsi que leur capacité à travailler et à mener une vie normale. Aujourd’hui, les traitements disponibles ne sont pas efficaces pour tout le monde : environ 40 % des patients ne répondent pas suffisamment. Les médicaments les plus utilisés, appelés antidépresseurs, mettent plusieurs semaines avant d’agir. Pour soulager plus rapidement les symptômes, d’autres médicaments comme les benzodiazépines sont souvent prescrits, mais ils peuvent entraîner des effets secondaires importants comme une dépendance, une somnolence ou des troubles de la mémoire. Dans ce contexte, il est nécessaire de développer de nouvelles approches thérapeutiques, à la fois plus rapides et mieux tolérées. Une piste prometteuse serait de cibler des récepteurs à la sérotonine présent dans les régions du cerveau impliquées dans la régulation de l’humeur. Un médicament déjà utilisé chez l’Homme pourrait agir sur ces récepteurs et produire des effets bénéfiques sur l’anxiété et l’humeur. Des études chez l’animal ont déjà montré des résultats encourageants, notamment après des traitements prolongés. L’objectif de ce projet est d’évaluer si ce médicament peut également agir rapidement après une seule administration, et de comparer ses effets à ceux des traitements actuellement utilisés pour soulager rapidement les troubles anxieux. Le projet vise aussi à mieux comprendre les mécanismes dans le cerveau qui expliquent ces effets, en s’intéressant à des régions cérébrales impliquées dans les réponses au stress. Ces travaux pourraient contribuer à l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques pour une prise en charge plus rapide et plus sûre des troubles anxieux
Bénéfices attendus
Cette étude sera la première à examiner les effets anxiolytiques rapides après une administration unique du prucalopride, utilisé chez l’homme dans la prise en charge symptomatique de la constipation chronique idiopathique, dans le modèle de souris adultes mâles, comparé à un antidépresseur de référence, la fluoxétine et à une benzodiazépine de référence, le diazépam. Les résultats de cette étude fourniront des informations sur l’intérêt de repositionner le prucalopride en tant que nouvelle approche thérapeutique pour la prise en charge des troubles anxieux. Cette approche permettra de diminuer le recours aux benzodiazépines et donc d’offrir une alternative thérapeutique plus sécurisée pour les patients. Vu que le prucalopride est actuellement approuvé pour l’utilisation chez l’Homme il est réaliste d’envisager une future inclusion du prucalopride au sein de l’arsenal thérapeutique actuel pour la prise en charge des troubles anxieux. De plus nous serons les premiers à mettre en évidence les effets prosociaux du prucalopride, ce qui représente un intérêt certain dans la prise en charge du troubles anxieux et fournira également un point de départ pour des recherches concernant d’autres troubles impliquant une altération de la sociabilité. Enfin, cette étude s’inscrit dans la continuation des travaux explorant simultanément les dimensions comportementales et les circuits neuronaux, en lien avec la modulation des comportements de type anxieux. Les résultats de cette étude fourniront de nouvelles informations sur les mécanismes qui sous-tendent l'activité des anxiolytiques et pourraient conduire au développement de nouveaux traitements pour les troubles anxieux d’une façon plus ciblées.
Procédures
Les chirurgies d'administration de virus et d'implantation des canules au niveau du cerveau seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques, une seul fois par animal, et durent environ 30 minutes par opération. Chaque animal ne subira qu’un seul test comportemental lors des procédures et ceux-ci durent moins de 30 minutes et n'impliquent pas de douleur. Après les expériences, les animaux seront perfusés sous anesthésie (sans réveil) par une solution de fixation pour permettre de préserver les cerveaux en vue de les étudier.
Impact sur les animaux
Les nuisances pour ces animaux sont faibles. Pour l'axe comportemental, les administrations intracérébrales seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques et les tests comportementaux n'impliquent pas de douleur ou de durée d'expérimentation déraisonnable, la dialyse a lieu pendant 3 à 4 heures sans manipulation de l'animal et les tests comportementaux effectués 30 minutes après administration locale ne durent que 5 minutes. Les implantations intracérébrales constituent une gène légère pour l'animal. En effet, le cerveau est dépourvu de fibres sensibles à la douleur, à titre d'exemple des chirurgies similaires sont réalisées chez l'humains sous simple anesthésie locale. La perfusion des animaux par la solution de fixation tissulaire implique d’extraire le sang de l’animal inconscient, sous anesthésie et antidouleur.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales car nous souhaitons explorer différents paramètres neuronaux à partir de tissus cérébraux prélevés après euthanasie.
Remplacement
L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L'évaluation de processus complexes qui induisent une réponse neurochimique ou comportementale n'est à ce jour pas modélisable. Ainsi seul un animal entier vivant et vigile permet d'appréhender ces éléments.
Réduction
Une étude statistique préalable nous a permis de déterminer le nombre minimal d’animaux nécessaires pour pouvoir mener cette étude. Cela a été fait grâce à un calcul de puissance effectué pour nos tests comportementaux dont les données présentent la plus grande variance.
Raffinement
Un anesthésique est utilisé pour effectuer l'implantation des sondes de microdialyse. Le cerveau est un organe dépourvu de fibres nerveuses libres dédiées à la nociception, bien qu'invasive cette chirurgie se révèle mineure pour les animaux. Par ailleurs un anti inflammatoire est utilise le jour de la chirurgie. Si l'animal présente un état physiologique anormal (immobilité, prostration, signes de souffrances, perte de poids supérieur à 20% par rapport au poids à 8-10 semaines), l'animal sera euthanasié.
Choix des espèces
À ce jour, les mécanismes impliqués dans les effets anxiolytiques restent mal compris et ne peuvent être reproduits ni simulés par des modèles in vitro. Des animaux adultes seront utilisés car nous nous intéressons à l’étude de l’effet anxiolytique chez l’adulte. De plus, l’espèce choisie permet de faire les modifications génétiques nécessaire pour étudier l’activités des circuits de neurones impliqués.
Validation d’un nouveau modèle murin pour l’étude du rôle des vaisseaux sanguins dans l’insuffisance cardiaque.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Âgées de six mois au départ, 18 souris reçoivent pendant 15 à 25 semaines un régime riche en graisses et une substance qui fait monter leur pression artérielle, pour reproduire une insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée, tandis que 18 souris témoins gardent une alimentation normale. Les 36 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, et toutes sont tuées à l'issue pour prélever cœur, vaisseaux, poumons, foie, reins et tissu adipeux. Chaque mois à partir de la dixième semaine, leur pression est mesurée à la queue pendant qu'elles sont maintenues éveillées dans un tube, et une échographie cardiaque est faite sous anesthésie gazeuse. Le projet vise à valider ce protocole d'induction en le comparant à des données de patients, et le porteur admet que s'il s'avère "insuffisamment représentatif, son utilisation pourra être remise en question".
Objectifs
L'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée (ICFEp) représente près de la moitié des cas d'insuffisance cardiaque. Elle touche principalement les personnes âgées et reste difficile à traiter. Elle est souvent associée à des maladies comme l'hypertension artérielle, l'obésité ou le diabète, qui favorisent une inflammation chronique. Cette inflammation altère progressivement le fonctionnement des petits vaisseaux sanguins du cœur, entraînant une diminution de la capacité du cœur à se remplir correctement. Des travaux récents suggèrent que deux phénomènes pourraient jouer un rôle important dans cette maladie. Le premier est l'incapacité de l'organisme à mettre fin naturellement à l'inflammation. Le premier est l'incapacité de l'organisme à mettre fin naturellement à l'inflammation. Le second est l'altération de la fine couche protectrice qui tapisse l'intérieur des vaisseaux et participe au maintien de leur bon fonctionnement. Nos travaux chez l'Homme montrent que cette altération est associée au développement et à l'aggravation de l'ICFEp. L'objectif de ce projet est de mieux comprendre le lien entre ces deux phénomènes afin d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques. Pour cela, nous validerons un modèle de souris reproduisant plusieurs caractéristiques de la maladie humaine, en combinant le vieillissement, une alimentation riche en graisses et un traitement induisant une élévation de la pression artérielle. Nous étudierons l'évolution de la maladie au cours du temps, le fonctionnement des vaisseaux sanguins, les mécanismes inflammatoires et les modifications observées au niveau de la fine couche de protection des vaisseaux. Les résultats seront comparés à des données déjà obtenues chez des patients afin d'évaluer la pertinence du modèle. Les deux sexes seront étudiés, afin d'améliorer la pertinence de ce modèle, l'ICFEp touchant préférentiellement les femmes.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'améliorer les connaissances sur le rôle d'une couche protectrice qui tapisse l'intérieur des vaisseaux sanguins et sur son lien avec l'inflammation chronique observée au cours de la maladie. Si ce mécanisme est confirmé, il pourrait constituer une nouvelle cible pour le développement de futurs traitements visant à ralentir ou prévenir l'évolution de l'ICFEp. Les résultats obtenus chez la souris seront également comparés à des données déjà recueillies chez des patients atteints d'ICFEp. Cette comparaison permettra de vérifier si le modèle animal reproduit fidèlement la maladie humaine. Si tel est le cas, il constituera un outil fiable pour évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques. À l'inverse, si le modèle s'avère insuffisamment représentatif, son utilisation pourra être remise en question. Cette démarche contribuera ainsi à améliorer la qualité de la recherche tout en limitant, à terme, le recours aux animaux lorsque leur utilisation n'est pas justifiée.
Procédures
Dix-huit animaux reçoivent, par leur alimentation et leur eau de boisson uniquement, un régime riche en graisses et une substance provoquant une hypertension, pendant 15 à 25 semaines ; dix-huit animaux témoins reçoivent une alimentation normale. Aucune injection, aucun gavage et aucune chirurgie ne sont pratiqués pendant cette période. Tous les animaux sont évalués une fois par mois à partir de la dixième semaine, soit au maximum 2 à 4 fois : mesure de la pression artérielle à la queue sur animal éveillé maintenu quelques minutes dans un tube (moins de 15 minutes, après habituation) ; enregistrement de l'activité spontanée sur une roue placée dans la cage, sans aucune manipulation ; échographie cardiaque sous anesthésie gazeuse légère de 20 à 30 minutes, sur tapis chauffant, avec réveil surveillé.
Impact sur les animaux
Le régime riche en graisses entraînera une prise de poids progressive et des modifications du métabolisme, sans provoquer de douleur attendue. Une surveillance régulière permettra de vérifier l'état général des animaux, leur mobilité ainsi que leur accès à la nourriture et à l'eau, qui sera facilité si nécessaire (croquettes en fond de cage si nécessaire, tétines longues). Le composé administré dans l'eau de boisson provoquera une augmentation progressive de la pression artérielle, sans signe clinique attendu aux doses utilisées. Au cours de l'étude, les animaux pourront développer progressivement des signes de la maladie, notamment une diminution de leur capacité à l'effort et, à un stade plus avancé, des difficultés liées au fonctionnement du cœur. Afin de limiter ces effets, les animaux seront suivis régulièrement à l'aide d'une grille d'évaluation de leur état de santé. Le traitement sera interrompu dès que les critères prévus seront atteints, sans attendre l'apparition d'une insuffisance cardiaque sévère. Certaines mesures, comme la prise de la pression artérielle ou les examens d'imagerie réalisés sous anesthésie gazeuse de courte durée, pourront entraîner un stress ou une gêne temporaire.
Devenir
La totalité des 36 animaux est mise à mort en fin de protocole pour prélèvement d'organes, notement, cœur, vaisseaux, poumons, foie, reins, tissu adipeux. L'animal est inconscient lors de sa mise à mort.
Remplacement
Le projet porte sur l'interaction dynamique, à l'échelle de l'organisme entier et sur plusieurs mois, entre trois déterminants (vieillissement, surcharge en graisse, hypertension) et sur leurs conséquences intégrées : Fonction cardiovasculaire, tolérance à l'effort. Aucune de ces variables n'est reproductible in vitro ou en modèles informatiques. Les approches non animales sont néanmoins mobilisées : la deuxième partie du projet repose exclusivement sur l'analyse de données humaines déjà collectées, sans nouveau prélèvement. Le recours à l'animal est donc limité aux seules questions qui ne peuvent être résolues autrement.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires à cette étude a été estimé en fonction de son plan expérimental sur la base des données bibliographiques et des simulations opérées avec un logiciel statistique, menant à un effectif minimum de n=7 animaux par groupe expérimental. Deux animaux supplémentaires par groupe seront toutefois nécessaires afin de tenir compte de la variabilité attendue dans ce type d’étude chez les souris âgées, certaines souris pouvant ne pas développer la pathologie. Remarque : de par la différence existante entre les sexes, les animaux contrôles de cette étude ne pourront être mutualisés.
Raffinement
Les conditions d'hébergement et de manipulation seront adaptées afin de préserver au maximum le bien-être des animaux. Une période d'adaptation d'au moins deux semaines sera respectée avant le début des expérimentations, et les manipulations seront réalisées avec des méthodes limitant le stress, notamment par l'utilisation d'un tunnel plutôt que par une saisie directe. Les traitements seront administrés uniquement par voie orale volontaire, via l'alimentation ou l'eau de boisson, sans injection ni gavage pendant la phase chronique de l'étude. L’accès à la nourriture et à l'eau sera facilité si nécessaire (croquettes en fond de cage, tétines longues). Les évaluations de l'activité physique seront réalisées grâce à une roue d'activité volontaire, évitant les tests d'effort imposant une contrainte ou une stimulation aversive. Les examens nécessitant une anesthésie seront réalisés sur de courtes durées, avec maintien de la température corporelle, surveillance des paramètres physiologiques et suivi du réveil. Une habituation préalable sera réalisée avant les mesures de pression artérielle afin de réduire le stress lié à la contention. Afin d'éviter une souffrance liée à une aggravation excessive de la maladie, le traitement sera interrompu dès l'apparition des signes caractéristiques recherchés, avant l'installation d'une insuffisance cardiaque sévère. L'état de santé des animaux sera évalué au minimum une fois par semaine à l'aide d'une grille de suivi spécifique comprenant des critères de surveillance clinique et des limites précises conduisant à une intervention anticipée.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus utilisée pour étudier les maladies cardiaques expérimentales. Elle permet d'évaluer précisément le fonctionnement du cœur et des vaisseaux sanguins, et de disposer de nombreux outils pour analyser les mécanismes biologiques impliqués dans la maladie. De plus, son cycle de vie permet d'étudier les effets du vieillissement dans un délai compatible avec la durée du projet. La souche de souris choisie est particulièrement adaptée pour cette étude. Elle correspond à la souche utilisée dans les travaux de référence ayant permis de développer un modèle reproduisant plusieurs caractéristiques de l'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée, associant une alimentation riche en graisses et une augmentation de la pression artérielle. Son utilisation permettra de comparer directement nos résultats aux données déjà publiées et d'éviter des expérimentations supplémentaires nécessaires à la mise au point d'un nouveau modèle. Cette souche présente également une sensibilité connue aux modifications métaboliques provoquées par une alimentation riche en graisses, telles que la prise de poids et les perturbations du contrôle du sucre sanguin, qui sont des éléments importants de la maladie étudiée. À ce jour, aucune autre espèce animale plus simple ne permet d'étudier de manière suffisamment proche de l'Homme le fonctionnement du cœur, notamment sa capacité à se remplir correctement, ainsi que les modifications des petits vaisseaux sanguins impliquées dans cette maladie. Seuls des animaux adultes seront utilisés dans cette étude. Les souris seront incluses à l'âge de 6 mois et suivies jusqu'à un âge compris entre 10 et 12 mois, selon le temps nécessaire au développement des caractéristiques de la maladie étudiée. L'âge des animaux constitue un élément essentiel du modèle expérimental. En effet, l'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée concerne principalement les personnes âgées. Les modèles utilisant de très jeunes souris ne reproduisent donc que partiellement les caractéristiques de cette maladie liée au vieillissement. L'utilisation de souris adultes permet ainsi de mieux reproduire la situation observée chez les patients et d'obtenir des résultats plus pertinents pour la compréhension de la maladie humaine.
Comparaison de la régulation de l’expression de deux transgènes efficaces en thérapie génique in vivo chez des souris atteintes de glycogénose de type Ia (modification)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Les souris qui font plusieurs hypoglycémies avant la thérapie génique sont mises à mort. 66 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leur foie, et 50 d'entre elles, issues d'une lignée transgénique, sont rendues malades d'une glycogénose de type Ia par cinq jours d'injections. Après une biopsie à l'âge de 7 à 10 jours, elles reçoivent un virus modifié dans la circulation sanguine, puis des tests au glucose et à l'insuline avec jusqu'à six gouttes de sang prélevées à la queue par test, et un jeûne final de 6 ou 16 heures. Le porteur décrit des hypoglycémies sévères qui entraînent "un mal-être qui peut être important, voire le décès de l'animal s'il n'est pas pris en charge". Pendant ce jeûne, une souris en hypoglycémie est exclue du projet, l'injection de virus étant alors jugée inefficace.
Objectifs
La glycogénose de type I est une maladie génétique rare causée par un défaut dans un gène qui joue un rôle clé dans la production de sucre (glucose) par le foie. Lorsqu'il ne fonctionne pas correctement, le corps ne peut pas produire de glucose en interne, ce qui entraîne de graves baisses de sucre dans le sang (hypoglycémies). De plus, des accumulations de glycogène (polymère de glucose) et de graisses se forment dans le foie, ce qui peut provoquer des problèmes hépatiques à long terme, allant jusqu’au développement de tumeurs pouvant nécessiter une greffe du foie. Actuellement, il n’existe pas de traitement curatif pour cette maladie. Les patients doivent suivre un régime alimentaire très strict pour éviter les hypoglycémies, en mangeant régulièrement des sucres lents (Maïzena crue). La thérapie génique est une piste prometteuse ; elle consiste à introduire un gène fonctionnel dans le foie à l’aide de virus modifiés qui servent de « transporteurs » du gène médicament. Une étude sur un modèle viable de souris atteintes de glycogénose de type I a montré que l’injection unique de ce traitement permettait de restaurer la production de glucose par le foie et d’éviter l’apparition de tumeurs. Deux types de vecteurs ont été testés. Mod le 5/09/26 Le premier semble plus efficace mais l’expression du gène médicament n’est pas régulée par l’insuline. Le deuxième, bien que moins efficace, est sensible aux régulations hormonales. Ces régulations sont importantes car l’insuline est une hormone qui contrôle le taux de sucre dans le sang. Elle est produite par le pancréas après un repas pour éviter que les taux de glucose dans le sang soient trop élevés. L’absence de régulation hormonale de l’expression du gène médicament pourrait dérégler l’équilibre de glucose dans le corps, et potentiellement favoriser une résistance à l’insuline, surtout en cas d'alimentation déséquilibrée, voire une hyperglycémie, qui sont les caractéristiques du diabète. Mod le 5/09/26 Les objectifs de ce projet seront 1) d’étudier l’impact de la thérapie génique sur l’équilibre du glucose et la réponse à l’insuline chez des souris atteintes de glycogénose, et 2) de comparer l’efficacité des deux vecteurs utilisés en analysant l’expression du gène médicament dans des conditions optimales, c’est-à-dire au cours du jeûne, lorsque l’organisme a besoin de produire du glucose pour maintenir sa glycémie.
Bénéfices attendus
Le taux de sucre dans le sang (glycémie) doit être très bien régulé. Si le foie produit trop de glucose, cela peut entraîner un risque de diabète, surtout chez les personnes ayant une alimentation déséquilibrée et un excès de poids. Les patients atteints de glycogénose de type I ne produisent pas de glucose eux-mêmes, donc ils doivent manger régulièrement des sucres lents tout au long de la journée et même la nuit. Ce régime constant peut les rendre moins sensibles à l'insuline, une hormone essentielle pour réguler le sucre dans le sang. La thérapie génique pourrait leur permettre de produire du glucose, mais selon la méthode utilisée, elle pourrait aussi modifier l’équilibre glycémique et, à long terme, augmenter le risque de diabète, surtout si leur alimentation n’est pas adaptée. Ce projet vise à mieux comprendre comment la thérapie génique influence la régulation du glucose chez des souris atteintes de glycogénose, en particulier après les repas et au cours du jeûne. L’objectif est de trouver la meilleure approche pour optimiser ce traitement et, si nécessaire, donner des recommandations alimentaires aux patients pour éviter d’éventuels effets secondaires.
Procédures
Afin de sélectionner les souris transgéniques nécessaires au projet, un morceau de tissu (biopsie) sera prélevé pour caractériser leurs gènes. La durée du geste est de quelques secondes. Toutes les souris subiront une injection tous les jours pendant 5 jours (quelques secondes/souris) pour induire la glycogénose. Toutes les souris transgéniques seront traitées par thérapie génique par une injection unique du vecteur dans la circulation sanguine. Pour cela, les souris seront immobilisées dans un tube de contention adapté à ce type de procédure de manière à la rendre rapide et limiter le stress de l’animal (durée d’environ 1 minute). Mod le 05/09/26 Toutes les souris seront nourries en régime standard. Pour analyser la régulation de leur glycémie, les souris recevront une injection de glucose ou d’insuline (quelques secondes) et leur glycémie sera mesurée régulièrement pendant 2 heures. Pour cela, une goutte de sang sera prélevée (au total 6 fois au cours de chaque test) à l’extrémité de la queue. Une seule incision initiale de l’extrémité de la queue sera réalisée après application d’une crème anesthésiante. Au total, 3 prises de sang (par massage de la queue pendant 30 secondes) seront aussi réalisées avant et après l’injection du glucose pour suivre la sécrétion d’insuline. Mod le 05/09/26 En fin de procédure, les souris seront mises à jeun, 6h ou 16h. Une prise de sang (durée quelques secondes) sera réalisée juste avant la mise à mort de l’animal.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur les animaux sont : -l’induction de la glycogénose de type I qui est une maladie entrainant des hypoglycémies sévères quand les animaux ne mangent pas (entre les repas). Le développement des hypoglycémies entraine un mal-être qui peut être important, voire le décès de l’animal s’il n’est pas pris en charge. -la biopsie de tissu et les injections peuvent entrainer une légère douleur. L’immobilisation de la souris pour réaliser ces gestes induit un léger stress. -la prise de sang peut entrainer une légère douleur. Mod le 05/09/26- la période de jeûne de 16h qui peut rendre les animaux agités.
Devenir
Mod le 5/09/26- Afin de caractériser l’effet des traitements sur le métabolisme hépatique et déterminer le pourcentage de cellules du foie guéries et le nombre de particules virales, le foie sera prélevé en fin d’expérience. Pour cela, tous les animaux devront être mis à mort à la fin du projet.
Remplacement
Aujourd’hui, on sait fabriquer en laboratoire de mini-foies appelés organoïdes, qui contiennent différents types de cellules du foie (comme les hépatocytes, les cellules biliaires ou encore les cellules immunitaires). Cependant, la thérapie génique ne peut pas être testée uniquement sur ces mini-foies, car elle repose sur l’injection de virus modifiés dans le sang pour transporter le gène médicament. Pour fonctionner, ces vecteurs doivent atteindre les cellules du foie (hépatocytes) en traversant les petits vaisseaux sanguins. Or, toutes les cellules du foie ne seront pas forcément corrigées. L’efficacité du traitement dépend donc de la quantité de cellules qui reçoivent le gène. C'est pourquoi il est essentiel de tester cette thérapie dans un organisme entier, où la circulation sanguine et le fonctionnement du foie sont aussi proches que possible de la réalité.
Réduction
Le nombre de souris utilisées pour cette étude a été calculé avec précision, en tenant compte des connaissances actuelles sur la maladie, du modèle animal choisi, du fonctionnement du métabolisme du sucre et de l’énergie, des résultats d’expériences précédentes et d’une approche statistique. Au total, ce projet réalisé sur 2 ans nécessitera 66 (mod le 5/09/26) souris mâles, dont 50 souris atteintes de la maladie et traitées par thérapie génique et 16 souris saines servant de groupe témoin.
Raffinement
-Pour éviter les inflammations des organes causées par les injections dans l’abdomen, l’induction de la maladie sera réalisée par une injection d’un produit sous la peau à différents endroits. -La maladie étudiée ne se développe que dans le foie des souris adultes, ce qui évite des complications comme des hypoglycémies graves et protège les souris pendant leur développement. - Avant que la maladie n’apparaisse, les souris seront habituées à boire du glucose à la pipette. Ainsi, si leur taux de sucre baisse légèrement, elles accepteront plus facilement cette solution. - Pour éviter les hypoglycémies, les souris auront un accès facile à la nourriture (croquettes dans la cage, biberons adaptés). En cas d’hypoglycémie sévère, une injection de glucose sera réalisée, et une partie de la cage sera placée sur une plaque chauffante pour maintenir leur température. Une grille d’évaluation permettra de surveiller les signes d’hypoglycémie. L’apparition de plusieurs hypoglycémies avant la thérapie génique constitue un point limite nécessitant l’euthanasie de la souris pour raison éthique. Mod le 5/09/26- lors de mises à jeu, les souris seront hébergées dans des grandes cages, en conservant un enrichissement, ainsi que l’accès à l’eau; et les cages seront mises en partie sur une plaque chauffante pour maintenir la température corporelle de l’animal. Nous nous assurerons de l’efficacité de la thérapie génique au cours de ce test par mesure de la glycémie. En cas d’hypoglycémie, la souris sera exclue du projet puisque l’injection de virus n’aura pas été efficace. -Les souris seront manipulées avec un tunnel pour limiter leur stress. -Pour réduire la douleur, une crème anesthésiante sera appliquée sur les zones de ponction du sang et d’incision. -Une grille de score aidera à prendre des décisions en cas d’observation d’un mal-être et décrit les points limites au-delà desquels les souris seront mises à mort.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson, montrent que les régulations de la production de glucose par l’organisme ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. De plus, le modèle de souris transgéniques utilisé n’a été réalisé que dans cette espèce grâce à la transgenèse ciblée. Enfin, les outils d’analyses moléculaires, comme des anticorps, spécifiques de la souris sont disponibles en laboratoire. La biopsie de tissu pour caractériser les gènes des souris sera réalisée chez les nouveau-nés âgés de 7-10 jours. La maladie sera induite à l’âge de à 5 semaines. Une période de 5 semaines suivant ces injections permet la disparition des effets potentiels sur le métabolisme du produit injecté lors de l’induction de la maladie. Les souris seront traitées par thérapie génique à l’âge de 10 semaines. Les souris saines témoins seront commandées dès l’âge de 4 semaines.
MODIFICATION « Le rôle d’IKAROS dans une forme pédiatrique de leucémie : facteur de la maladie ou cible pour la soigner ? »
- Recherche appliquée
- Cancers
Jusqu'à huit semaines de prises de sang hebdomadaires et, pour 160 d'entre elles, vingt injections de chimiothérapie en quatre semaines attendent des souris immunodéprimées chez qui une leucémie est induite, gardées en cages individuelles ventilées. Au total, 223 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, et toutes sont tuées à l'issue pour analyser leur sang, leur moelle osseuse et leur rate. La maladie peut entraîner des douleurs, une perte de poids et de mobilité, et des changements de comportement comme la léthargie ou l'agressivité. Le projet teste, pour une forme de leucémie de l'enfant, un médicament déjà donné à d'autres patients atteints de cancer, après avoir comparé deux lignées de souris. La modification du projet ajoute un gavage aux injections et aux prélèvements, sans en préciser la substance, la fréquence ni la durée.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle d'une protéine dans un type de leucémie qui touche principalement les enfants. Nos études suggèrent que, contrairement aux autres formes de leucémie, cette protéine d'intérêt pourrait ici aider les cellules cancéreuses à survivre. Nous allons donc examiner si la disparition de la protéine d'intérêt dans ces cellules pourrait freiner la progression de la maladie. Pour ce faire, nous testerons un médicament déjà utilisé chez d’autres patients cancéreux afin de voir s’il pourrait devenir une nouvelle option de traitement pour ce type de leucémie. Auparavant, nous allons comparer deux modèles de souris afin de choisir celui qui se prête le mieux à notre étude. Ce travail pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques afin de mieux traiter certains enfants atteints de leucémie.
Bénéfices attendus
Avantages à court terme : Ce projet vise à mieux comprendre le rôle d’une protéine impliquée dans un type spécifique de leucémie chez l’enfant. À court terme, il pourrait permettre d’identifier une nouvelle cible pour le traitement de cette maladie. Cela ouvrirait la possibilité d’utiliser un médicament déjà disponible en clinique, ce qui faciliterait une mise en application rapide pour les patients. Avantages à long terme : À plus long terme, cette recherche pourrait contribuer au développement de traitements plus efficaces et mieux ciblés contre la leucémie, avec moins d’effets secondaires. Cela améliorerait la qualité de vie et les chances de guérison des patients. En réduisant l’utilisation de traitements lourds et généralisés, elle pourrait également limiter l’impact environnemental lié à certains médicaments de chimiothérapie.
Procédures
Dans cette étude, plusieurs procédures sont réalisées sur des souris pour évaluer l’efficacité de traitements contre la leucémie. Jusqu’à 188 souris peuvent être concernées par des prises de sang, effectuées une fois par semaine pendant un maximum de huit semaines. Chaque prélèvement dure environ deux minutes et est réalisé par du personnel expérimenté. Une injection unique est également prévue au début de l’étude, pour chacune des souris. Cette intervention, qui dure environ vingt minutes par animal (temps de préparation compris), est suivie d’une observation quotidienne pour vérifier l’état de santé des animaux. Un autre traitement, sous forme de chimiothérapie, nécessite jusqu’à 160 souris. Il consiste en vingt injections réparties sur quatre semaines. Chaque injection dure environ deux minutes, et les souris sont observées juste après pour s’assurer qu’elles vont bien. Toutes les manipulations sont réalisées par groupes de cinq souris. L’expérimentation peut être arrêtée plus tôt que prévu si des résultats suffisamment clairs sont obtenus, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés MODIFICATION Dans cette étude, plusieurs procédures sont réalisées sur des souris pour évaluer l’efficacité de traitements contre la leucémie. Jusqu’à 211 souris peuvent être concernées par des prises de sang, effectuées une fois par semaine pendant un maximum de huit semaines.
Impact sur les animaux
Douleur : Certaines procédures, comme les prélèvements sanguins ou les injections, peuvent provoquer une douleur légère à modérée. Cette douleur est généralement brève et disparaît quelques minutes après l’intervention. L’apparition de la leucémie peut également entraîner des douleurs quelques jours ou semaines après l’induction, une fois la maladie installée. En cas de signes de douleur après l'établissement de la leucémie, les animaux seront immédiatement euthanasiés et examinés. Perte de poids : Les animaux seront pesés chaque semaine. Perte de poids sera considérée comme un signe de souffrance et un effet sévère, et l’animal concerné sera euthanasié. Réduction de l’activité ou de la mobilité : Certains animaux peuvent devenir moins actifs à cause de la maladie ou si le système nerveux est affecté. Une surveillance quotidienne sera mise en place. Si une forte réduction de la mobilité ou une incapacité à se déplacer persiste plus de deux jours, cela sera considéré comme un signe de détresse. Stress : Des manipulations comme les injections ou les prélèvements peuvent provoquer un stress léger et temporaire. Celui-ci dure en général moins d’une heure après la procédure. Un stress prolongé pourra être suspecté en cas de changements persistants dans le comportement. Changements comportementaux : Des modifications telles que léthargie, agitation ou agressivité peuvent apparaître après certaines interventions. Elles sont en principe transitoires, durant quelques jours. Si ces troubles persistent ou s’aggravent, une évaluation sera faite pour décider d’une éventuelle euthanasie. MODIFICATION Des manipulations comme les injections, le gavage ou les prélèvements peuvent provoquer un stress léger et temporaire.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés et analysés à la fin des procédures. Plus précisément, le sang, la moelle osseuse et la rate seront analysés pour détecter la présence de cellules leucémiques par cytométrie de flux.
Remplacement
Cette analyse in vivo est essentielle pour déterminer le rôle de notre protéine d’intérêt dans les leucémie aiguë lymphoblastique, car elle permet d’étudier le comportement des cellules leucémiques dans un environnement biologique complexe, ce qui ne peut être réalisé par des techniques in vitro à ce stade du projet. En effet, les modèles in vitro ne reproduisent pas fidèlement les interactions biologiques et les mécanismes physiopathologiques présents dans un organisme vivant, limitant leur pertinence pour cette étude spécifique. Dans ce cadre, la souris constitue un modèle privilégié pour l’analyse des traitements en onco-hématologie, permettant de modéliser les interactions complexes entre les tumeurs, le système immunitaire et le microenvironnement — interactions impossibles à étudier de manière aussi complète avec des cultures cellulaires seules. De plus, les souris présentent des réponses thérapeutiques proches de celles observées chez les patients humains, ce qui les rend particulièrement adaptées pour tester et valider de nouvelles thérapies.
Réduction
Le nombre d’animaux sera ajusté en fonction des besoins expérimentaux, en s’appuyant sur des calculs préalables permettant d’optimiser la taille des groupes. Les expériences d’induction de la leucémie seront réalisées avec des groupes de 5 animaux, répétées 2, 3 ou 4 fois selon les résultats obtenus. Si la première série montre des résultats significatifs, les autres ne seront pas effectuées. Sinon, nous poursuivrons avec la deuxième série, et ainsi de suite, jusqu’à l’obtention de résultats significatifs, avec un maximum de quatre séries. Cette approche séquentielle permet d’interrompre l’étude dès que des données robustes sont disponibles, évitant ainsi l’utilisation d’animaux supplémentaires non nécessaires. Ainsi, la conception expérimentale suit rigoureusement le principe de Réduction des 3R : le nombre d’animaux est limité à ce qui est strictement nécessaire pour obtenir des résultats fiables, les données sont exploitées au maximum, et toute expérimentation redondante est évitée. Cette stratégie permet de concilier la validité scientifique avec un impact réduit sur les animaux.
Raffinement
Afin de minimiser les perturbations liées aux prélèvements sanguins, aux injections, au phénotype délétère induit et à l'induction de la leucémie, des mesures spécifiques seront mises en œuvre. Les animaux seront étroitement surveillés afin de détecter tout signe de souffrance ou effet secondaire du traitement avant d'atteindre le seuil de mortalité. Les méthodes suivantes seront utilisées : Suivi du phénotype délétère : Les souris sont immunodéprimées et donc gardées dans des cages individuelles ventilées pour éviter les infections. Induction de la leucémie : Les animaux seront surveillés quotidiennement et toute détérioration de leur état sera immédiatement évaluée. Si des signes de douleur ou de détérioration physique apparaissent (critères de douleur : perte de poids, modifications du pelage, comportement, etc.), les animaux seront euthanasiés afin d'éviter toute souffrance et analysés directement.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour l’analyse des traitements en onco-hématologie. Modélisation d'interactions complexes : Les souris permettent d'étudier les interactions entre les tumeurs, le système immunitaire et le microenvironnement de manière bien plus fidèle que les cultures cellulaires seules. Évaluation de la réponse thérapeutique : Les souris présentent des réponses thérapeutiques proches de celles observées chez les patients humains, ce qui les rend précieuses pour tester de nouveaux traitements. Les animaux sont utilisés à l’âge de 6 à 8 semaines, ce qui correspond à une phase de maturité du système hématopoïétique comparable à celle de l’adolescence, en accord avec le fait que nous étudions un cancer pédiatrique. Comme les deux sexes sont affectés par le sous-type de leucémie étudié, nous utiliserons des souris mâles et femelles
Evaluation de la sécurité préclinique de candidats médicaments en ophtalmologie chez les rongeurs et les non-rongeurs
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 240
Chiens : 80
Cochons : 80
Macaques à longue queue : 180
Avant tout essai chez l'humain, des candidats médicaments pour l'œil sont testés en série, à raison d'une dizaine d'études par an, sur 240 souris, 240 rats, 80 chiens, 80 cochons et 180 macaques à longue queue. Ces 820 individus reçoivent des gouttes oculaires parfois plusieurs fois par jour ou des injections dans l'œil, jusqu'à deux mois de traitement, avec prises de sang, prélèvements d'humeur aqueuse et biopsies, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit dans les cas les plus marqués des paupières fermées, des rougeurs, des œdèmes de la conjonctive, une photophobie et des frottements répétés des yeux, et affirme que ces études ne sont menées que lorsqu'elles sont "indispensables". La plupart sont tués pour un examen anatomopathologique terminal, mais le champ structuré déclare 51 chiens, cochons et macaques gardés en vie, dont 33 réutilisés, 6 chiens proposés à l'adoption et 12 cochons et macaques rendus à l'élevage, ce dernier point n'apparaissant nulle part dans la narration.
Objectifs
-Contexte De nombreuses maladies des yeux ne disposent pas encore de traitements suffisamment efficaces. C'est le cas par exemple de certaines maladies de la rétine pouvant entraîner une perte de la vision, du glaucome ou encore de certaines atteintes de la surface de l'œil. Afin de répondre à ces besoins médicaux, de nouveaux médicaments sont en cours de développement. -Objectif principal Avant d'être testés chez l'Homme, les futurs médicaments doivent faire l'objet d'études de sécurité. Ces études, réalisées chez l'animal, permettent de vérifier qu'ils ne présentent pas de risques majeurs et de préparer leur évaluation lors des essais cliniques. -Finalités Ces études visent à : - identifier les éventuels effets indésirables du médicament ; - sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs ; - comprendre comment le médicament est distribué et éliminé par l'organisme ; - recueillir les informations nécessaires pour orienter la suite de son développement et préparer les études réglementaires. -Méthodologie Le candidat médicament est administré dans l'œil, en une ou plusieurs fois selon les objectifs de l'étude. Tout au long de l'étude, les animaux font l'objet d'un suivi attentif comprenant notamment : - l'observation de leur état de santé général ; - la mesure de différents paramètres biologiques ; - la réalisation d'examens ophtalmologiques ; - des prélèvements biologiques permettant d'analyser les effets du médicament. L'ensemble des résultats recueillis est ensuite analysé afin d'évaluer le profil de sécurité du candidat médicament et d'optimiser son développement. Cette approche contribue également à limiter le nombre d'études nécessaires en exploitant au mieux les données obtenues. Toutes espèces confondues, environ 10 études peuvent être réalisées chaque année.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice de ce projet est de contribuer au développement de traitements plus sûrs pour les maladies de l'œil. Avant qu'un nouveau médicament puisse être testé chez l'Homme, il est important de vérifier qu'il ne présente pas de risque majeur pour la santé. Les études réalisées dans le cadre de ce projet permettent d'identifier le plus tôt possible d'éventuels effets indésirables et de mieux comprendre le profil de sécurité des futurs traitements. Cette étape contribue à protéger les participants aux essais cliniques et, à terme, les futurs patients. Le projet permet également de recueillir des informations essentielles pour orienter le développement des nouveaux médicaments. Les résultats obtenus aident notamment à déterminer les doses les plus adaptées, à définir les examens de suivi nécessaires et à mieux évaluer l'équilibre entre l'efficacité attendue du traitement et ses éventuels effets indésirables. Ces études permettent aussi d'identifier les organes ou tissus qui pourraient être particulièrement sensibles au médicament. Cette connaissance facilite la détection précoce d'éventuels effets indésirables, qu'ils concernent les yeux ou d'autres parties de l'organisme. Par ailleurs, le projet contribue à identifier des indicateurs biologiques pouvant être utilisés dans les études ultérieures pour suivre l'action du traitement et détecter rapidement d'éventuels effets indésirables. Plus largement, les connaissances acquises permettent de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de certains effets indésirables et d'améliorer les décisions prises tout au long du développement des futurs médicaments.
Procédures
Les animaux reçoivent le candidat médicament directement au niveau de l'œil (quelques secondes), soit en une seule administration, soit en plusieurs administrations selon le type de traitement étudié. La fréquence d'administration varie en fonction du médicament. Par exemple, des gouttes ophtalmiques peuvent être administrées plusieurs fois par jour, tandis que certaines injections dans l'œil peuvent être réalisées seulement une fois par mois. La durée totale du traitement peut aller jusqu'à deux mois. Lorsque des injections oculaires sont nécessaires (quelques minutes), elles sont réalisées dans des conditions de stérilité strictes, sous anesthésie locale et, si besoin, sous une anesthésie générale de courte durée afin d'assurer le confort de l'animal. Des prélèvements de sang ou d'autres échantillons biologiques (quelques minutes) peuvent également être réalisés au cours de l'étude pour analyses. Ces analyses permettent de mieux comprendre la façon dont le médicament agit dans l'organisme et d'évaluer son niveau d'exposition. Dans certains cas, de petits prélèvements de tissus ou de cellules peuvent être nécessaires (quelques minutes). Toutes ces procédures sont réalisées dans le respect des recommandations éthiques en vigueur, avec un nombre et un volume de prélèvements limités au strict nécessaire. Lorsque ces prélèvements nécessitent une intervention, celle-ci est effectuée sous anesthésie de courte durée et dans des conditions garantissant le bien-être des animaux. Des examens ophtalmologiques (quelques minutes) sont généralement réalisés avant le début du traitement, puis à intervalles réguliers pendant l'étude, et enfin à son terme. Selon la nature de l'examen, un collyre anesthésiant peut être administré afin de rendre l'œil temporairement insensible pour permettre la réalisation des mesures dans les meilleures conditions. L'ensemble de ces observations, examens et analyses permet de suivre l'état de santé des animaux, d'évaluer les effets du médicament sur l'œil et l'organisme, et de recueillir les informations nécessaires à son développement en toute sécurité.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables seront limités à une contrainte modérée. L’administration d’un candidat médicament par voie ophtalmique peut entraîner des effets indésirables oculaires, parfois accompagnés, dans les cas les plus marqués, d’effets systémiques. Ces effets peuvent être liés à l’actif étudié et/ou à la procédure d’administration, notamment lors d’injections intra- ou péri-oculaires. Chez les rongeurs comme chez les non-rongeurs, les effets indésirables oculaires se manifestent par des signes cliniques observés au niveau de l’œil et de la région périoculaire, tels qu’une fermeture des paupières, une rougeur et/ou un œdème conjonctival, un écoulement oculaire. Lors d’atteintes oculaires les plus marquées, ces effets locaux peuvent s'accompagner d'un retentissement sur le comportement de l'animal, se traduisant notamment par des frottements répétés des yeux, une photophobie, une diminution de l'activité ou une baisse de la consommation alimentaire. Outre les effets liés à l’administration de la substance étudiée, la procédure elle-même (contention, examens, prélèvements de fluides biologiques ou de tissus, etc.) peut engendrer des nuisances se traduisant par un inconfort, un stress ou une douleur de courte durée. Les administrations intra- ou périoculaires, ainsi que les prélèvements d’humeur aqueuse et biopsies sont susceptibles d’entraîner, au cours des 48 heures suivant l’intervention, une douleur légère, une diminution de l’appétit et une légère baisse de l’activité.
Devenir
Les études précliniques exploratoires de sécurité visant à évaluer les effets indésirables potentiels de candidats médicaments en ophtalmologie nécessitent, le plus souvent, la réalisation d’analyses biologiques ainsi qu’un examen anatomopathologique terminal. Cet examen permet d’évaluer les éventuels effets du candidat médicament administré par voie oculaire, tant au niveau de l’œil que des autres tissus et organes. Il permet également de déterminer l’exposition des différents tissus oculaires et de l’organisme au candidat médicament et/ou d’analyser son effet sur sa cible thérapeutique, ainsi que de réaliser toute investigation complémentaire nécessaire à son évaluation. Lorsque les objectifs de l’étude ne nécessitent pas d’analyses terminales, certains animaux non rongeurs pourront être réutilisés après validation du Vétérinaire clinicien. Une partie d’entre eux pourra être proposée à l’adoption par l’intermédiaire d’associations ou de structures d’accueil spécialisées, en accord avec les autorités compétentes.
Remplacement
Avant qu'un nouveau médicament destiné à traiter les maladies de l'œil puisse être administré à l'Homme, il doit être soigneusement évalué afin de vérifier son efficacité et sa sécurité. Plusieurs méthodes alternatives sont systématiquement intégrées dans notre stratégie d'évaluation, comme la modélisation informatique, l’utilisation de cultures cellulaires ou l’étude de tissus en laboratoire. Ces approches permettent de sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs et d'écarter rapidement ceux qui présentent des risques potentiels. Toutefois, ces méthodes ne permettent pas de reproduire toute la complexité d'un organisme vivant. En particulier, elles ne permettent pas d'étudier la façon dont un médicament se répartit dans l'œil et dans le reste de l'organisme, ni d'évaluer l'ensemble des réactions biologiques susceptibles de se produire après son administration. Lorsque les informations nécessaires ne peuvent pas être obtenues par ces méthodes alternatives, des études chez l'animal sont alors réalisées. Elles permettent notamment de : - évaluer les effets du médicament sur l'œil et sur l'organisme dans son ensemble, - comprendre comment le médicament est absorbé, distribué et éliminé, - vérifier que son niveau de sécurité est compatible avec une future utilisation chez l'Homme. Les études animales sont donc mises en œuvre uniquement lorsqu'elles sont indispensables et qu'aucune autre méthode validée ne permet d'obtenir les informations recherchées. Elles constituent aujourd'hui une étape importante du développement des médicaments, contribuant à garantir la sécurité des futurs participants aux essais cliniques et des patients.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est limité au strict nécessaire, conformément aux principes éthiques applicables à la recherche animale. Pour chaque étude, le nombre d'animaux est soigneusement déterminé afin d'obtenir des résultats fiables et scientifiquement solides tout en évitant l'utilisation d'animaux en excès. Cette estimation s'appuie sur les connaissances scientifiques disponibles, l'expérience acquise lors d'études précédentes et les recommandations en vigueur. Lorsque cela est possible et sans impact sur leur bien-être ou sur la qualité scientifique des résultats, certains animaux peuvent participer à plusieurs études compatibles. Cette démarche permet de réduire davantage le nombre total d'animaux nécessaires au projet. L'objectif est ainsi de recueillir les informations indispensables au développement de nouveaux traitements tout en limitant au maximum le recours aux animaux.
Raffinement
Les procédures expérimentales sont conçues de manière à minimiser la douleur, la souffrance, le stress et les contraintes subis par les animaux. Une phase de désensibilisation et d’habituation est systématiquement mise en œuvre avant le début de l’étude afin de limiter le stress des animaux au cours des procédures expérimentales. Chaque manipulation est associée à un renforcement positif (récompenses physiques ou alimentaires). Les animaux bénéficient d'enrichissements alimentaires spécifiques distribués individuellement à la main dès leur arrivée pour favoriser une relation de confiance avec l'expérimentateur. Lorsque certains examens ou interventions sont susceptibles d'entraîner un inconfort, ils sont réalisés sous anesthésie afin de prévenir la douleur et de limiter le stress (examens approfondis des yeux, certains actes chirurgicaux). Ces interventions sont effectuées dans des conditions d'asepsie strictes afin de prévenir tout risque d'infection, des traitements antidouleur sont administrés lorsque cela est nécessaire. L'ensemble de ces mesures vise à garantir à la fois la qualité de la procédure et le confort de l'animal pendant et après celle-ci. L'état de santé et le comportement des animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel qualifié. Des critères précis ont été définis pour détecter rapidement tout signe de douleur, d'inconfort ou de détresse. Si nécessaire, des mesures adaptées sont prises immédiatement, pouvant aller jusqu'à l'arrêt anticipé de la participation de l'animal à l'étude. Pour renforcer le suivi clinique, des systèmes de vidéosurveillance dédiés sont utilisés pour les chiens et les miniporcs. Pour certaines études, les souris sont hébergées dans des cages connectées pouvant être équipées de caméras pour détecter les anomalies 24h/7j. Les rats bénéficient également de caméras pour enregistrer leur activité jour et nuit. L'utilisation d'implants de monitoring des fonctions vitales (température) limite la contrainte sur les animaux tout en recueillant des informations importantes pour le suivi clinique. L'environnement des animaux est enrichi et adapté à leurs besoins spécifiques (jeux, objets à explorer, activités de recherche alimentaire, ambiance sonore adaptée). Les animaux sont également habitués à être manipulés de manière douce et respectueuse afin de réduire leur stress et d'améliorer leur bien-être tout au long de l'étude.
Choix des espèces
Le choix des espèces animales utilisées dans les études est guidé par des critères scientifiques et par les réglementations internationales encadrant le développement des médicaments. Selon les recommandations en vigueur, les études de sécurité sont généralement réalisées chez différentes espèces animales. Cette approche permet de mieux comprendre les effets potentiels du futur médicament et d'obtenir des données aussi fiables que possible avant son évaluation chez l'Homme. L'espèce retenue est choisie en fonction de plusieurs facteurs, notamment la manière dont l'œil est constitué et fonctionne, le mode d'administration du médicament et la façon dont celui-ci agit dans l'organisme. L'objectif est d'utiliser les espèces les plus adaptées pour répondre aux questions scientifiques posées par l'étude. Lorsque les caractéristiques du médicament le permettent et que cela est scientifiquement justifié, les études peuvent être réalisées dans une seule espèce pertinente. Cette approche contribue à limiter le nombre d'animaux utilisés tout en garantissant la qualité des données recueillies. Selon les besoins du programme de recherche et les exigences réglementaires, les études peuvent être menées chez des animaux jeunes ou adultes. Le choix est effectué au cas par cas afin de s'assurer que les résultats obtenus sont les plus pertinents possibles pour le développement du futur traitement.