Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1064
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1 064 souris de deux lignées porteuses d'une forme de maladie de Charcot vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, par cohortes de 9 à 26 individus. Elles reçoivent l'une des quatre approches testées, protéines bloquantes, molécule injectée dans le sang, délivrance au système nerveux ou thérapie génique, avec des prises de sang et deux tests moteurs dont seul le tapis roulant est nommé. Dans la lignée à progression rapide, la fonte musculaire entraîne perte de poids et difficultés à se déplacer, et certaines souris sont tuées "une fois que la manifestation de la pathologie est maximale". Le porteur écrit "Comme chez les patients, les souris ne montrent pas de signes de douleur", tout en déclarant une partie des procédures au niveau sévère.

Objectifs

La maladie de Charcot est une maladie neurodégénérative incurable et mortelle, causée par la perte des neurones moteurs situés dans le cerveau et la moelle épinière, responsables de la contraction des muscles striés. En France environ 7000 patients vivent avec la maladie de Charcot. La maladie débute généralement entre 50 et 70 ans par une faiblesse musculaire, évoluant rapidement vers une paralysie généralisée des membres et une insuffisance respiratoire, conduisant au décès dans les 3 ans suivant l'apparition des premiers symptômes. De nombreuses données issues de patients et de modèles animaux de laboratoire ont identifié l’inflammation et le système immunitaire comme des cibles thérapeutiques prometteuses. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement thérapeutique visant à valider des approches et des molécules dont la tolérance et la sécurité d’administration ont déjà été démontrées chez le rongeur et chez l’Homme, mais dans le contexte d’autres pathologies. Nous avons ainsi identifié quatre molécules thérapeutiques et notre objectif est d’explorer leur potentiel sur deux modèles complémentaires de la maladie de Charcot reproduisant l’hétérogénéité de la pathologie. 1. La première approche consiste à bloquer le passage des cellules immunitaires du sang vers le cerveau et la moelle épinière à l’aide de protéines bloquantes. 2. La seconde approche vise à bloquer la capacité des cellules immunitaires à déclencher une réponse inflammatoire dans le système nerveux central et en périphérie, par l’administration d’une molécule dans la circulation sanguine. 3. La troisième approche repose sur la délivrance ciblée au système nerveux d’une autre classe de molécules afin de bloquer l’influence des cellules immunitaires. 4. Enfin, la quatrième approche consiste à bloquer les signaux émis par le système nerveux qui attirent les cellules immunitaires inflammatoires, au moyen d’une approche de thérapie par le géne.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à tester de nouveaux traitements contre la maladie de Charcot en ciblant le système immunitaire. Ce dernier est relativement accessible aux interventions thérapeutiques, ce qui facilite le développement de nouvelles approches. Nous évaluerons quatre stratégies distinctes, présentant chacune un fort potentiel clinique, car elles ont déjà été testées et validées chez l’humain dans le cadre d’autres pathologies. Pour refléter la diversité des formes cliniques observées chez les patients, nous utiliserons deux modèles différents de la maladie de Charcot. Cette approche devrait permettre d’obtenir des résultats robustes et reproductibles, applicables à divers contextes de la maladie. Les résultats de ce projet feront l’objet de publications dans des revues scientifiques internationales à comité de lecture, de dépôts de brevets et pourraient contribuer à la mise en place d’un essai clinique.

Procédures

Le projet implique de délivrer des molécules thérapeutiques et de réaliser des prélèvements sanguins. Ces procédures réalisées sur animaux vigiles sont rapides (2 min maximum) et n’occasionnent que le stress de la contention et celui d’une piqûre. Afin de suivre l’évolution des capacités motrices des souris atteintes de la maladie de Charcot, les animaux seront suivis par des tests comportementaux simples, non invasifs, ne nécessitant pas de déprivation de nourriture. Deux tests comportementaux moteurs seront ici utilisés pour définir les capacités motrices. Le test du tapis roulant évalue l’endurance à l’effort. Ce test n’excède pas 20 min. Lorsque ce test est réalisé aucun autre test n’est réalisé dans la semaine afin de permettre une bonne récupération. Nous avons besoin de réaliser des études d’histologie du système nerveux. A cette fin, une préparation des tissus est nécessaire avant de procéder à la biopsie. Nous procédons donc à une perfusion ou ponction intra-cardiaque sur des animaux anesthésiés ayant reçu une dose léthale d’anesthésique/analgésique chimique. Cette procédure prend moins de 5 min par animal.

Impact sur les animaux

La maladie de Charcot est une maladie paralysante incurable, dont l’issue est inexorablement fatale. Les modèles murins que nous utilisons ont déjà été phénotypés dans de nombreuses publications, ce qui garantit une optimisation de la règle des 3R. Le premier modèle présente une réduction progressive de la masse musculaire, débutant par les membres inférieurs. Cette amyotrophie se traduit par une perte de poids et des difficultés locomotrices. L’espérance de vie de ces souris est réduite. Un suivi rigoureux est assuré pour ces animaux. Le second modèle de souris que nous utilisons perd très lentement ses capacités à effectuer des tâches motrices. Une faible proportion d’individus peut tardivement présenter une posture anormale (dandinement), stable, qui n’entrave pas l’accès à la nourriture et à l’eau. Ces souris suivent un déclin normal lié à l’âge et à la prise de poids. Ce modèle ne présente pas d’atteinte de l’espérance de vie. Comme chez les patients, les souris ne montrent pas de signes de douleur. Notre objectif est d’améliorer les symptômes moteurs en proposant quatre approches thérapeutiques. Les administrations, de courte durée, sont standardisées, simples, rapides et sûres pour l’animal.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour répondre à deux nécessités du projet : 1) prélever des tissus afin d’étudier les paramètres histologiques en liens avec des caractéristiques cliniques et un effet thérapeutique. 2) L’autre nécessité, qui est liée à la pathologie elle-même, est d’euthanasier des animaux une fois que la manifestation de la pathologie est maximale.

Remplacement

La maladie de Charcot est une maladie neurodégénérative fatale et incurable, caractérisée par la perte progressive des neurones contrôlant l’activité des muscles squelettiques. L’utilisation de souris reproduisant la pathologie humaine constitue le seul système permettant d’intégrer la complexité des interactions entre le système immunitaire et le système nerveux. Une telle interaction, qui s’installe sur plusieurs mois ne peut être reproduite in vitro. Ainsi, le modèle animal demeure une étape essentielle pour tout transfert thérapeutique potentiel vers la clinique. Cependant, afin d’explorer les modes d’actions thérapeutiques associés à l’interactions entre globules blancs et neurones moteurs, nous développons des systèmes de cultures in vitro

Réduction

Le nombre de souris utilisé dans nos études est déterminé en suivant rigoureusement les recommandations internationales et les études définissant les tailles optimales des cohortes pour les modèles murins de la maladie de Charcot. Nous appliquons une approche statistique visant à réduire le nombre d’animaux tout en limitant les risques de faux positifs. Cette méthodologie s’appuie sur des études évaluant l’impact de la taille des groupes sur la puissance et la fiabilité des tests statistiques. Répartition des cohortes : • Pour le premier modèle : 26 souris par cohorte pour les études comportementales. 9 souris par cohorte pour les analyses histologiques. • Pour le modèle léger de la maladie : 18 souris par cohorte pour les études comportementales. 9 souris par cohorte par point d’analyse histologique. Par ailleurs, nous utilisons des cohortes mixtes (mâles et femelles), ce qui permet de réduire le nombre d’animaux euthanasiés au sevrage.

Raffinement

Les animaux bénéficient d'une surveillance régulière assurée par les expérimentateurs, en lien étroit avec les zootechniciens et l'équipe dédiée au bien-être animal. Leur environnement est aménagé pour favoriser leur confort et leur repos, avec notamment des litières adaptées, un igloo et du coton pour la confection d'un nid. Les injections utilisées sont rapides (moins de deux minutes), peu invasives et peu douloureuses, conformément aux recommandations en vigueur. Pour limiter le stress lié à la manipulation, la zone d'injection est préparée la veille, et un anesthésique local est administré avant le geste afin d'éviter toute douleur. Après chaque injection, les animaux sont surveillés attentivement. Tout signe inhabituel de mal-être — anxiété, douleur, détresse ou infection — est immédiatement pris en charge afin de garantir une réponse rapide et adaptée.

Choix des espèces

Les animaux modèles de la maladie de Charcot que nous utilisons reflètent l’hétérogénéité clinique de la maladie. Les animaux présentent soit une forme rapide ou très lente de la pathologie, d’origine génétique différente. Les protocoles thérapeutiques que nous proposons nécessitent une expérimentation sur le modèle murin de la pathologie, qui intègre à la fois le système nerveux et le système immunitaire. Notre étude pourra s’inscrire dans une étude à plus grande échelle visant à conduire un essai clinique utilisant des approches ou des molécules déjà employées pour d’autres pathologies. Les outils thérapeutiques que nous étudions, ainsi que leur voie d’administration intrathécale, sont transposables à l’homme. Toutes les procédures sont réalisées chez des animaux adultes. Pour l'ensemble des procédures — donc pour les 4 approches thérapeutiques testées — le traitement est administré à des souris jeunes adultes, à partir de 14 semaines pour le modèle à progression rapide et de 21 semaines pour le modèle à progression lentes, âges auxquels les symptômes de la maladie ne sont pas encore apparus. Un autre stade étudié est celui de l'animal adulte chez qui la maladie est pleinement installée, notamment pour les analyses tissulaires, ce qui va en fonction des procédures et des modèles, de la 20ème à la 42ème semaine.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 680
Souffrances
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Devenir
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 680

Les 680 souris de ce projet sont immunodéficientes, sans système immunitaire fonctionnel, pour accepter des greffes de cellules souches sanguines humaines porteuses d'un gène lié à une leucémie de l'enfant. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : deux injections de cellules sous anesthésie, puis vingt injections sur souris éveillées, dont le contenu n'est pas précisé. Si la leucémie se développe, le porteur décrit perte de poids, dos courbé, yeux rétrécis et moindre exploration, et il évoque la gêne de mini-os humanisés dont la pose ne figure pas parmi les procédures. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever moelle osseuse, rate et mini-os, et y compter les cellules pré-leucémiques.

Objectifs

L’hématopoïèse est le processus par lequel notre corps fabrique toutes les cellules du sang. Après la naissance, ce phénomène a lieu dans la moëlle osseuse, à partir de cellules souches et de cellules directement issues des cellules souches appelées progéniteurs hématopoïétiques. Si une étape est modifiée dans ce processus ou si l’environnement de la moëlle osseuse est perturbé, cela peut entraîner des maladies du sang, comme les leucémies. La leucémie aiguë lymphoblastique B (LAL-B) de l’enfant est liée à un gène anormal. Elle représente une part importante des cas de leucémie pédiatrique. Ce gène anormal s’exprime dans une cellule dont on ne connaît pas encore l’origine, déclenchant des changements précoces pouvant mener aux symptômes cliniques de la leucémie. Actuellement, nos connaissances sur les modifications cellulaires précoces induites par ce gène anormal sont limitées, car la plupart des études sur ce sujet se concentrent sur des jeunes patients déjà diagnostiqués pour cette LAL-B. Nous pensons qu’au cours du développement, certaines cellules spécifiques du tissu hématopoïétique pourraient être particulièrement sensibles à ce gène anormal. Nous utiliserons des cellules souches et progéniteurs hématopoïétiques humains sur lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années, dans lesquels sera exprimé le gène anormal, et nous suivrons le devenir des cellules modifiées après leur transplantation dans des modèles de souris immunodéficientes permissives aux greffes d’origine humaine. Notre projet a deux objectifs principaux : 1) Identifier les cellules à l’origine des changements pré-leucémiques (modifications cellulaires précoces), afin de mieux comprendre comment la maladie est initiée. 2) Étudier l’influence d’un environnement de moëlle osseuse humanisée (mini-os humanisés), sur le développement des étapes pré-leucémiques induites par l’anomalie génétique.

Bénéfices attendus

Les leucémies pédiatriques liées à une anomalie génétique spécifique touchent surtout les très jeunes patients. Dans le cas de leucémies lymphoblastiques pédiatriques de type B, les premières cellules sensibles à la transformation pathologique ne sont pas connues. De plus l'environnement autour de ces cellules jouerait un rôle important dans ce processus. Ainsi, de nombreuses questions sur la manière dont cette transformation se produit restent encore sans réponse. Le projet que nous souhaitons développer vise à mieux comprendre cette maladie. Les modèles que nous proposons sont essentiels pour découvrir comment la leucémie se développe à partir de cellules humaines et permettront de mieux refléter la complexité de cette maladie dans un organisme vivant. Dans le cas de la leucémie associée à l’anomalie génétique étudiée, notre projet pourrait également aider à mettre au point et tester de nouveaux traitements spécifiques qui doivent d'abord être validés sur des modèles précliniques avant de pouvoir être proposés aux patients. À plus long terme, ces modèles pourraient également être adaptés pour étudier d'autres maladies infantiles, notamment des leucémies liées à d'autres anomalies génétiques. Cela permettrait de proposer de nouveaux protocoles de traitement, essentiels pour ces différentes maladies de l’enfant.

Procédures

- 2 injections de cellules sous anesthésie, avec analgésie, 5 minutes, 680 animaux - 20 injections sur animaux vigiles, 30 secondes, 680 animaux

Impact sur les animaux

Toutefois, si le développement d’une leucémie se produit, la souris peut avoir des comportements évocateurs d’une souffrance, d’une douleur, d’un mal-être tels que : une perte d’appétit, une perte de poids, une négligence d’entretien du poil et de son hygiène, une courbure au niveau du dos, une perte d’intérêt à l’exploration et la découverte de son environnement, un rétrécissement des yeux, une réduction des mouvements.Les injections en vigile peuvent entrainer une douleur ; d’autre part la présence des mini-os humanisés peut être source de gêne, ou d’inconfort pour l’animal.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées en fin de procédure. Les tissus/organes hématopoïétiques (moëlle osseuse, rate, mini-os) seront prélevés et les cellules qui y sont contenues seront analysées pour identifier la quantité et la qualité des cellules pré-leucémiques (modifiées) présentes dans les organes en question.

Remplacement

Dans le cadre de l’étude des leucémies, l’expérimentation sur des animaux, comme les rongeurs, est essentielle pour comprendre comment la maladie se développe dans un organisme entier. Les méthodes de culture cellulaire (in vitro) ne permettent pas de reproduire fidèlement tous les mécanismes qui ont lieu dans un corps entier vivant. Les modèles animaux, et notamment les souris, sont les seuls à pouvoir mimer fidèlement les processus complexes comme la migration et le développement des cellules sanguines, qu’elles soient saines ou malades. Bien que nous utilisions des systèmes de culture en laboratoire aussi souvent que possible, ils ne reproduisent pas toutes les étapes du développement de la leucémie, que ce soit dans la moëlle osseuse ou dans d'autres organes. Par ailleurs, ces modèles de culture ne démontrent pas le processus complet de transformation en leucémie, contrairement aux modèles vivants (in vivo). C'est pourquoi les expériences sur les rongeurs sont indispensables et complètent les stratégies de culture en laboratoire.

Réduction

Les groupes d’étude comprendront 20 souris. Ce nombre de 20 souris correspond au nombre de répétitions de manipulations intégrant le nombre d’expériences prévues et le nombre de souris par expérience ; ceci permettra d’obtenir des résultats fiables d’un point de vue statistique.

Raffinement

Les animaux utilisés seront régulièrement surveillés par l’équipe et le personnel animalier afin de repérer tout changement de comportement et éviter autant que possible toute douleur, souffrance ou stress inutile. Afin d’améliorer le bien-être des souris vis-à-vis des potentiels souffrances et angoisses liées aux manipulations expérimentales, elles seront supplémentées avec de l’hydrogel et de la nourriture humidifiée déposée directement dans la cage en plus de leurs nids en coton et des maisons en cartons pour plus de confort. Les injections de cellules seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse. Des critères, appelés points limites, seront définis pour assurer le bien-être des animaux et limiter leurs souffrances en cas de progression irréversible de la maladie.

Choix des espèces

La génétique et le comportement des souris étant bien connus, il est facile de mesurer leur bien-être, souffrance et stress et d’y remédier rapidement. Cela en fait un excellent modèle pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet. De plus, la souris partage 99% de ses gènes avec l’être humain, ce qui permet de transposer plus facilement les résultats obtenus chez la souris aux pathologies humaines, aidant ainsi à améliorer leur compréhension et leur traitement. Enfin, les souris reproduisent les étapes principales du développement des leucémies, ce qui en font de bons modèles d’étude, en particulier de traitements. Les souris que nous utiliserons dans ce projet sont des souris immunodéficientes (qui n’ont pas de système immunitaire fonctionnel), qui peuvent recevoir des greffes de cellules sanguines humaines, qu’elles soient normales ou leucémiques. Ces souris, élevées dans des conditions spécifiques, ne présentent pas les défauts associés à leur immunodéficience. Dans ce projet, nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines, qui montrent une excellente capacité à accepter des greffes après injection, que ce soit pour des cellules normales ou malades.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 2390
Souffrances
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▲ 1470
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Devenir
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 2390

2 390 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Après sept jours d'antibiotiques dans l'eau de boisson ou par voie orale, elles reçoivent pendant 3 à 21 jours des métabolites à tester, et une partie subit en plus une colite provoquée ou une inflammation du péritoine, avec perte de poids et selles molles annoncées. L'objectif est de voir si ces métabolites du microbiote freinent les neutrophiles dans l'intestin, piste avancée pour les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. L'équipe a déjà criblé 50 métabolites sur des neutrophiles murins et humains in vitro, puis affirme qu'aucun système in vitro ne recrée un "organisme entier" et conclut que le recours à la souris est "donc de ce fait indispensable".

Objectifs

Le microbiote intestinal (ensemble des micro-organismes hébergés au sein de l’intestin) participe à la physiologie, au métabolisme et à la réponse immunitaire de l’hôte, via notamment la production ou la modification de petites molécules, appelées métabolites. Des travaux ont montré que la production de ces métabolites est altérée chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Ces métabolites sont présents ensemble dans la lumière intestinale, où ils peuvent interagir les uns avec les autres et avec les cellules hôtes. Nous nous intéressons notamment aux neutrophiles, cellules inflammatoires très abondantes dans la muqueuse intestinale en cas de MICI, mais dont la régulation et les interactions avec le microbiote restent peu connues. Nous souhaitons décrypter l’effet propre et combiné de certains métabolites du microbiote sur les neutrophiles in vivo afin de mieux comprendre la dynamique de cette population immunitaire en lien avec le microbiote. L’objectif est d’identifier des métabolites capables de réguler les neutrophiles hyperactivés dans l’intestin, afin de réduire l’inflammation tout en maintenant une fonction de protection efficace de l’hôte contre les pathogènes. Ce projet ouvrira des perspectives pour de nouvelles thérapies.

Bénéfices attendus

Ce projet représente un programme de recherche complet et ciblé sur le métabolisme dans le contexte de la santé et des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI). En France, les MICI concernent aujourd’hui près de 300 000 personnes (données 2021). L'approche que nous proposons est complètement nouvelle et basée sur des découvertes concernant le rôle de certains métabolites dans les processus inflammatoires. Il a été montré que les métabolites du microbiote intestinal sont capables de moduler l’activité de certaines cellules immunitaires, comme les cellules T et les macrophages, mais les données sont très rares sur les neutrophiles, alors que ces cellules jouent un rôle prépondérant dans le développement de la maladie. Le critère de nouveauté de ce projet repose sur l’étude spécifique des neutrophiles, cellules immunitaires recrutées de façon prépondérante lors d’inflammation de la muqueuse intestinale. Ces cellules peuvent provoquer des dommages tissulaires importants en cas d’inflammation chronique, mais restent absolument essentielles pour protéger l’organisme d’infections sévères. Le rôle et la régulation des neutrophiles dans les contextes physiologiques et pathologiques restent encore peu compris, notamment à l’interaction avec le microbiote intestinal. C’est ce que nous proposons d’étudier par ces approches expérimentales Étudier les interactions neutrophiles-microbiote dans des conditions d’homéostasie et d’inflammation intestinale est essentiel pour mieux comprendre le développement de cette maladie chronique. Les études décrites dans le projet devraient améliorer notre compréhension de ces interactions et identifier une nouvelle stratégie thérapeutique utilisable chez les patients atteints de maladie inflammatoire de l’intestin.

Procédures

Au cours de ce projet, les souris seront impliquées dans une première étape de traitement antibiotique administré via l’eau de boisson (prise spontanée) sur une période de 7 jours. Pour une partie des animaux, le traitement antibiotique sera remplacé par une administration orale quotidienne durant 7 jours maximum (animal vigile, 15 secondes par animal). À l’issue de cette première étape de 7 jours, une partie des animaux sera soumise à une colite expérimentale mimant les aspects des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) ou à une inflammation péritonéale. Pour la colite, deux modèles seront utilisés : 1) les animaux seront exposés à un agent dans l’eau de boisson pendant 7 jours puis replacés en eau standard durant 5 à 7 jours (prise spontanée) ou 2) les animaux recevront une administration unique sous anesthésie générale (5 minutes par animal). Pour l’inflammation péritonéale, les animaux recevront une seule injection sur animal vigile (moins de 30 secondes). En parallèle, les animaux recevront une ou plusieurs molécules à tester par administration orale quotidienne ou par injection durant 3 à 21 jours (animal vigile, moins de 30 secondes). Afin de vérifier la composition du microbiote, les selles fraiches de chaque animal seront recueillies régulièrement sans contrainte pour l'animal. Les animaux seront simplement placés dans des pots transparents permettant aux animaux de bouger librement, et après quelques minutes (maximum 5 minutes) les animaux produisent des fèces spontanément. Afin de vérifier l’état métabolique des souris, les animaux subiront 2 à 3 prélèvements de sang maximum effectué sur animal vigile par simple contention par une personne formée avec un matériel adapté en moins de 30 secondes. Les animaux seront ensuite euthanasiés selon une méthode réglementaire au temps prévu pour effectuer les différents prélèvements nécessaires pour répondre aux questions scientifiques du projet.

Impact sur les animaux

Les traitements antibiotiques mis en œuvre avant l’administration des molécules à tester peuvent induire une diminution transitoire de la prise hydrique en raison de la néophobie (peur de la nouveauté) de la souris. De plus, ce traitement pourrait induire quelques désordres intestinaux pouvant conduire à des selles plus liquides que la normale. À la place du traitement antibiotique, certains animaux recevront une administration orale quotidienne, ce qui peut induire des irritations ou des microlésions. Les modèles de colites ou d’inflammation péritonéale sont associés à des effets indésirables attendus liés à l’inflammation (perte de poids, selles molles, etc.). On peut estimer que son intensité sera légère à modérée au maximum. Les molécules à tester seront administrées par voie orale ou par injection, pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. La répétition des administrations orales peut induire des irritations ou des microlésions. La répétition des injections pourrait induire dans de rares cas une inflammation locale. Nous réalisons des recueils réguliers de selles fraîches sans contrainte (animal libre de ses mouvements) qui ne devraient induire aucune nuisance ou tout au plus un léger stress lié au changement d’environnement durant quelques instants. Nous réaliserons deux à trois prélèvements sanguins pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste ainsi qu’une possible déshydratation, un risque d’hématome ou d’hémorragie.

Devenir

A l’issue des procédures, tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de prélever les organes pour réaliser différentes analyses biologiques (sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie).

Remplacement

Malgré le développement et l’utilisation en première intention de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation normale et inflammatoire. Nous avons réalisé au préalable un criblage de 50 métabolites sur des neutrophiles murins et humains in vitro. Ces expériences nous ont permis de sélectionner 15 métabolites pour les tests in vivo. À l’heure actuelle, il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu ; un modèle animal est donc de ce fait indispensable.

Réduction

Ce projet impliquera un maximum de 2390 animaux. Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Les productions d’animaux seront adaptées en fonction des expériences à mener et des capacités de traitement par les personnels concernés afin d’éviter toute surproduction. Les expériences seront menées de manière séquentielle pour permettre de réduire le nombre de conditions en sélectionnant systématiquement les conditions de traitement les plus intéressantes avec des résultats significatifs en utilisant le moins d’animaux. Si cela est possible, nous mutualiserons les conditions contrôles permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux impliqués. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus. Nous ne répéterons l’expérience que si les résultats vont dans le sens de l’hypothèse de travail, apportent des résultats négatifs importants pour la compréhension du projet, ou amènent à une découverte fortuite intéressante. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et de l’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, les procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Les animaux en provenance de l’extérieur seront acclimatés au minimum une semaine. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (grille de suivi, point limite) et des soins adaptés. La principale contrainte dans le cadre de ce projet est liée à la colite ou à l’inflammation péritonéale induite expérimentalement et aux signes cliniques qui y sont associés. Néanmoins, nous disposons d’une très grande expérience de ce type de modèle et assurons un suivi quotidien associé à un scoring de la sévérité de la colite permettant une prise de décision immédiate en cas d’aggravation des symptômes. La colite dans ce projet est estimée à modérée compte tenu des points limites mis en œuvre. De plus, les animaux sont hébergés dans des conditions exemptes d’organismes pathogènes spécifiques permettant de réduire également les risques d’inflammation supplémentaires. Pour les administrations, nous utilisons du matériel adapté (aiguille de petite taille) afin de réduire au maximum la contrainte. L’ensemble des actes est parfaitement maîtrisé et est effectué par un personnel formé et autorisé.

Choix des espèces

Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en nutrition, infectiologie et immunologie, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des souris commerciales non transgéniques. Justification des stades : Les animaux seront traités avec des antibiotiques entre 6 et 12 semaines de vie. Cet âge est couramment utilisé dans la littérature pour les traitements antibiotiques et les modèles de colites/inflammation. Nous souhaitons en effet utiliser des conditions qui permettent une reproductibilité et une comparaison avec les études précédemment publiées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1100
Rats : 1100
Souffrances
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▲ 800
▲ 1400
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Devenir
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 440
 1760

Jusqu'à huit prises de sang en quatre à huit heures, une privation de nourriture pouvant atteindre 16 heures, cinq jours seuls en cage pour un test de choix entre deux biberons : 2 200 rongeurs, 1 100 souris et 1 100 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un réactif administré une fois, un régime riche en graisse ou les deux leur provoquent diabète ou obésité, avant qu'ils reçoivent des substances en développement, testées pour leur effet sur ces troubles ou pour leurs effets indésirables sur le système endocrinien. S'y ajoutent une tâche de nage et des tests cognitifs non nommés, en sessions quotidiennes pendant deux à cinq semaines. 440 rongeurs sont déclarés réutilisés, les autres tués, selon le porteur pour les procédures qui exigent des prélèvements d'organes, et il décrit le rongeur comme "un modèle fiable pour découvrir et valider de nouveaux traitements du diabète".

Objectifs

La prévalence mondiale du diabète et de l’obésité n’a cessé d’augmenter au cours de ces dernières décennies et a atteint des proportions pandémiques, (463 millions de personnes atteintes en 2019) (Pouya et al. (2019) Global and regional diabetes prevalence estimates for 2019 and projections for 2030 and 2045: Results from the International Diabetes Federation Diabetes Atlas, 9th edition.Diabetes Res Clin Pract. 2019 Nov;157:107843). Ces troubles métaboliques exposent les personnes atteintes à un risque de pathologie bien plus grave, en effet une glycémie constamment élevée provoque des lésions vasculaires généralisées affectant le cœur, les yeux, les reins et les nerfs. Elle expose les personnes atteintes à une incidence accrue de maladies athérosclérotiques cardiovasculaires (American Diabetes Association.(2011). Diagnosis and classification of diabetes mellitus. Diabetes Care). A l’heure actuelle, toutes les thérapies disponibles traitent les conséquences du diabète en se focalisant principalement sur la régulation glycémique, mais ne ciblent pas le mécanisme biologique sous-jacent qui cause la maladie. Par ailleurs, certaines molécules médicamenteuses en cours de développement peuvent avoir des effets secondaires sur le système endocrinien et favoriser l’apparition d’hyperglycémie et de diabète. Et au-delà de ses conséquences métaboliques, l'obésité est étroitement associée à des altérations de la santé cérébrale, incluant une prévalence accrue de l'anxiété, de la dépression et des déficits cognitifs. Ainsi le présent projet aura pour objectif d’une part d'évaluer l’efficacité préclinique de nouvelles substances susceptibles de lutter contre les troubles métaboliques et endocriniens (diabète, obésité, syndrome métabolique) et de leurs conséquences, d’autre part, de déterminer si de nouvelles substances en développement peuvent avoir une répercussion sur le système endocrinien. Quel que soit le contexte de l’étude, l’effet des substances pharmacologiques est évalué sur des modèles biologiques suffisamment sensibles et prédictifs, capables de mimer la physiologie endocrinienne humaine et sa complexité, afin de garantir la pertinence et la validité des résultats expérimentaux obtenus.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'évaluer l’activité pharmacologique de substances en développement sur le métabolisme glucidique et lipidique chez le rongeur. Ce projet permettra également d’étudier les effets secondaires possibles d’autres substances bioactives sur le système endocrinien.

Procédures

Les troubles métaboliques sont induits par une administration unique d'un réactif (durée d'environ 1 minute), ou par un régime riche en graisse, ou la combinaison des deux. Les substances-test peuvent être administrées par bolus (voie orale, intraveineuse, sous-cutanée, intra-péritonéale, intramusculaire), durée de quelques secondes ou par perfusion lente (intraveineuse) de quelques minutes à quelques heures. Les administrations peuvent être uniques ou répétées pendant plusieurs jours (le plus souvent) ou plusieurs semaines, et cela en fonction de l’objectif de l’étude. Les tests de tolérance au glucose et à l’insuline nécessitent une administration unique (durée d’environ 1 minute) suivie de prélèvements d'une goutte de sang (durée de quelques secondes, 8 maximum, sur 4 ou 8h de test). Les éventuels tests comportementaux durent environ 5 à 10 minutes, ou 5 jours (test mesurant une consommation de liquide dans deux biberons en libre choix, avec hébergement individuel sur cette période), ou par sessions journalières de plusieurs minutes pendant plusieurs semaines (max : 30 à 120 minutes pendant 2 à 5 semaines) pour les tests cognitifs nécessitant de l'apprentissage. Par ailleurs, des prélèvements de sang (8 maximum, sur 4 ou 8h) peuvent être réalisés, chaque prélèvement durant quelques secondes à 3 minutes. Enfin, un hébergement individuel (durée max 24 h) peut être réalisé au cours de l'étude pour prélèvement d'urines ou de fèces.

Impact sur les animaux

Bien qu’un certain nombre de procédures appliquées dans ce projet n’induisent pas de nuisance ou d’effets indésirables sur les animaux, quelques procédures peuvent induire un stress lié à un hébergement individuel, une privation de nourriture (

Devenir

Pour les procédures légères et modérées, les animaux peuvent être réutilisés après l’approbation du vétérinaire. Pour procédures nécessitant des prélèvement d’organes les animaux sont euthanasiés.

Remplacement

Dans le cadre du développement des médicaments testés de nombreux tests ex vivo (in vitro et in silico) ont déjà eux lieu avant l'utilisation de l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant de générer des données préliminaires et d’effectuer un tri moléculaire pour ne retenir que les molécules présentant une certaine efficacité. Bien que ces tests permettent une réduction significative du nombre de substance à tester (et donc du nombre d’animaux), ils ne reflètent pas la complexité de l’environnement biologique et du système endocrinien chez l’Homme. De même, il n'est pas possible de prédire les effets secondaires des substances utilisées. Ainsi, les modèles d'animaux restent indispensables pour valider et optimiser de nouvelles thérapies pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.

Réduction

Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement à un contrôle positif (substance de référence ou de comparaison) si cela s'avère pertinent. Quand le protocole d'étude le permet, un groupe traité est utilisé comme son propre contrôle négatif permettant ainsi d’utiliser un nombre d’animaux réduit. Par ailleurs et dans la mesure du possible (en fonction de la durée d'action de la substance-test), plusieurs doses d'une même substance peuvent être testées chez le même animal et à des jours différents, réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Nos données historiques ainsi que celles de la littérature indiquent qu’un effectif 8-10 animaux ( rats et souris) en standard par groupe (nombre de groupes variables, selon l’objectif de l’étude) est généralement nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test. L' analyse statistique prévue repose sur des tests paramétriques. Par ailleurs, des prélèvements terminaux peuvent être ajoutés en fin de procédure pour éviter une répétition inutile de l'étude. Dans le but de réduire le nombre d’animaux, certains animaux issus des procédures réalisées sur l’animal éveillé sont également réutilisés aux strictes conditions qu’ils n’aient pas subi de procédure sévère et après accord du vétérinaire.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la régle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites permettant l'euthanasie précoce de tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Par ailleurs, et au quotidien, un enrichissement complet est fourni aux animaux, celui-ci inclut dans leur hébergement : litière, objets de nidification, objets à ronger ou à mastiquer, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance.

Choix des espèces

L’impact de substances pharmacologiques sur le métabolisme de rongeurs (rats, souris), est prédictif de leur efficacité et/ou sécurité en clinique. En effet, le rongeur s'est avéré être un modèle fiable pour découvrir et valider de nouveaux traitements du diabète, il presente une physiologie proche de celle de l'Homme. Les études sont principalement menées sur des jeunes rongeurs adultes sains dont l'âge est compris entre minimum 4 semaines (correspond à la fin du sevrage des animaux) et maximum 20 semaines (correspond à l'apparition du processus de sénescence).

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 60

Pour mettre au point l'administration de molécules marquées par un régime liquide, à la place d'une perfusion par cathéter posé chirurgicalement, 60 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes subissent deux prises de sang à la queue, 24 d'entre elles une échographie sous anesthésie, et 12 sont hébergées deux mois à 30 °C pour rendre leur graisse brune dysfonctionnelle. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, leurs organes et leur plasma. Un avis vétérinaire est prévu à partir de 10 % de perte de poids, et la mise à mort au-delà de 20 %.

Objectifs

Avec le fait que les gens vivent de plus en plus longtemps, il devient très important de garder les personnes âgées en bonne santé, autonomes et avec une bonne qualité de vie. En vieillissant, le corps devient moins efficace pour faire face aux stress et pour maintenir un bon équilibre énergétique. Cet équilibre correspond au fait que ce que l’on mange (apports) et ce que le corps dépense restent en balance. Normalement, plusieurs organes travaillent ensemble pour maintenir cet équilibre et s’adapter aux changements. Mais avec l’âge, cette coopération fonctionne moins bien, ce qui peut favoriser des problèmes métaboliques (comme le diabète ou l’obésité). Parmi les organes importants, il y a les tissus adipeux (les graisses du corps) avec la graisse blanche (stockage d’énergie) et la graisse brune et beige (qui brûle l’énergie sous forme de chaleur). Avec le vieillissement, ces tissus (surtout les graisses brunes et beiges) fonctionnent moins bien. Cela peut perturber la manière dont le corps utilise et distribue l’énergie, ce qui impacte le fonctionnement global de l’organisme. Pour étudier comment l’énergie circule dans le corps, les chercheurs utilisent des approches spéciales : ils donnent à des souris des molécules “marquées” (repérables) pour suivre leur transformation dans le corps. Ces approches nécessitent souvent une chirurgie pour réaliser une perfusion intraveineuse via un cathéter. De plus, elles sont très compliquées et ne sont pas toujours adaptées pour étudier certains types de molécules comme les lipides (graisses). Ce projet a donc pour objectif de développer une méthode plus simple et plus efficace (avec l’utilisation d’un régime liquide spécial au lieu d’une chirurgie) pour suivre ces molécules dans le corps et de valider une technique d’analyse qui va permettre d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques auparavant). Une fois ces méthodes validées, elles permettront de mieux comprendre comment le métabolisme change quand certaines graisses (brunes et beiges) ne fonctionnent plus correctement au cours de l’âge. Ce projet sera réalisé sur deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de continuer d'étudier comment certaines graisses du corps (les tissus adipeux) en particulier brunes et beiges influencent le métabolisme, en particulier la gestion des lipides (les graisses), lorsqu'elles ne fonctionnent plus correctement. Si cette perte d’activité observée au cours de l'âge joue un rôle dans les problèmes du métabolisme, alors ces tissus pourraient devenir des cibles importantes pour maintenir un bon équilibre énergétique, favoriser un vieillissement en meilleure santé et diminuer la dépendance des personnes âgées. Par ailleurs, ce projet permettra grâce à l'utilisation d'un régime liquide de diminuer la souffrance des animaux en évitant une chirurgie. De plus grâce à la validation de cette technique d'analyse qui permettra d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques) nous pourrons réaliser l'analyse sur une seule et même souris au lieu de deux. Ceci pourra optimiser et réduire le nombre d’animaux utilisé dans de futurs projets.

Procédures

Pour la totalité des souris, une prise de sang à la queue sera réalisée juste avant le changement de régime puis juste avant la mise à mort. Vingt-quatre animaux subiront une seule échographie, qui durera 30 minutes environ, sous anesthésie gazeuse pour mesurer leur debit sanguin. Douze animaux seront hébergés pendant deux mois à une température de 30°C (température dite de thermoneutralité). Toutes ces interventions seront réalisées dans un service de zootechnie.

Impact sur les animaux

Certaines nuisances ou effets indésirables sont attendus au cours de ce projet : - le stress des animaux au moment de leur réception, - le stress lié à l’individualisation des animaux en cas d’agressivité, - le stress lié aux prélèvements sanguins en raison de la contention nécessaire à la prise de sang, - le stress possible lié à la température d’hébergement de 30°C (30°C étant la température de thermoneutralité pour la souris c'est à dire température à laquelle la souris ne met pas en jeu le frisson et/ou l'augmentation du métabolisme énergétique pour réguler sa température corporelle)(par expérience cette température de 30°C n'engendre généralement pas de stress particulier), - le stress possible liè au changement de régime (toutefois ce régime liquide à été décrit comme sans stress).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour pouvoir prélever leurs tissus et organes ainsi que du plasma pour réaliser l'analyse des molécules du corps et étudier le devenir de ces molécules.

Remplacement

Notre projet consiste à mettre au point une méthode d'administration de molécules marqués et d'extraction de ces molécules afin d'étudier la distribution et le devenir de ces molécules dans l'organisme en entier dans un contexte d'inactivation des tissus adipeux. Il s'agit d'une étude intégrée à l'échelle de l'organisme impliquant des échanges de molécules entre différents tissus. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche. Les approches in vitro ne peuvant pas être envisagées car elles ne permettent pas d'avoir cet aspect intégré d'échanges de molécules. De même les approches in silico ne peuvent pas être utilisées car elles ne sont pas en capacité de modéliser la complexité du métabolisme de chacun des organes d'un idividu et les échanges de molécules qui ont lieu entre ces différents organes. Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse du métabolisme et dans lequel la biologie des tissus adipeux, en particulier les tissus adipeux bruns et beiges, a été bien étudiée.

Réduction

Compte tenu de la variabilité interindividuelle observée concernant le métabolisme, pour chacune des conditions, 8 souris seront utlisées (4 souris supplémentaires seront utilisées comme contrôles non marquées). Ce nombre d'animaux est necessaire pour avoir 90% de chance de voir une différence significative sur la quantité de molécules marquées. Pour déterminer ce nombre de souris le logiciel EDA a été utilisé (outil d'analyse permettant de déterminer le nombre d'animaux en se basant sur le plan expérimental et les statistiques). De plus grâce à la validation de cette technique d'analyse qui permettra d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques) nous pourrons réaliser l'analyse sur une seule et même souris au lieu de deux. Ceci pourra optimiser et réduire le nombre d’animaux utilisé dans de futurs projets.

Raffinement

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour diminuer la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Les animaux seront placés en zone d’acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils seront pris en charge par le personnel compétent de la zootechnie qui vérifie leur état et place de l’enrichissement dans les cages pour diminuer le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux mâles issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d’hébergement. Le caractère grégaire des souris sera respecté puisqu’elles ne seront jamais seules en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause d’agressivité et de bagarres). Pour le transport entre les deux bâtiments, les animaux seront tranportés, à pieds, dans leur cages d'origines (pour diminuer le stress) placées dans un système de transport de type sac isotherme opaque fermé. Dix minutes plus tard à l'arrivée au second bâtiment, les animaux seront directement placés soit sur un portoir ventilé identique au premier bâtiment pour les souris hébergées à 21°C, soit dans une armoire à thermoneutralité similaire au premier bâtiment pour les souris hébérgées à 30°C afin de diminuer le stress. Les souris seront surveillées quotidiennement par le personnel de la zootechnie pour repérer des problèmes éventuels (comportement anormal, blessure, maigreur, problème de dentition, …). Elles seront également surveillées et pesées (par une personne impliquée dans le projet) tous les 15 jours pendant les deux mois d'hébergement à 30°C, en début et fin d'acclimatation au régime liquide puis toutes les 24h pendant l'exposition au régime liquide supplémenté avec le glucose marqué. La vétérinaire référente et/ou le zootechnicien expérimenté seront contactés pour avis lorsque une souris présentera une perte de poids supérieure à 10% par rapport au poids initial et/ou sera prostrée, aura le poil hirsute, le dos rond, des signes de diarrhée (postérieur sale, souillé). Toute souris sera mis à mort quand elle présentera une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids initial et/ou après avis de la vétérinaire référente et/ou le zootechnicien expérimenté.

Choix des espèces

Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse du métabolisme et dans lequel la biologie des tissus adipeux, en particulier les graisses brunes et beiges, a été bien étudiée. Nous utiliserons des souris âgées de 3 à 4 mois et des souris âgées de 5 semaines afin que ces dernières aient environ 3 mois après les deux mois d'hébergement à 30°C. A cet âge les souris sont de jeunes adultes avec une graisse brune bien développée sur lequel nous pouvons induire un dysfonctionnement suite à l'hébergement à thermoneutralité (30°C).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2064
Souffrances
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▲ 2064
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Devenir
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 2064

La moitié des 2 064 souris passent jusqu'à 24 semaines seules en cage, toutes subissent une chirurgie et développent une douleur chronique, puis un jeûne de 24 heures et un isolement de 24 à 72 heures pour certains tests. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes tuées à l'issue, après une chirurgie terminale de prélèvement de tissus. Le porteur écrit que la douleur et le phénotype anxio-dépressif "sont inévitables et ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude", qui cherche comment l'isolement aggrave la douleur chronique chez les patients. Il annonce quatre tests de douleur et sept tests comportementaux d'anxiété et de dépression sans en nommer aucun, ni dire comment la douleur chronique est provoquée.

Objectifs

La douleur chronique affecte environ 7 à 10 % de la population mondiale et demeure, dans de nombreux cas, réfractaire aux approches thérapeutiques actuellement disponibles. Elle représente ainsi un enjeu majeur de santé publique en raison de son impact considérable sur la qualité de vie des patients, mais également sur les systèmes de soins et les coûts socio-économiques qui lui sont associés. Par ailleurs, cette pathologie est fréquemment accompagnée de troubles affectifs, notamment l’anxiété et la dépression, avec un taux de comorbidité supérieur à 50 %. Il apparaît donc essentiel de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de cette comorbidité ainsi que les facteurs susceptibles de l’exacerber. Un nombre croissant d’études suggère que le stress chronique joue un rôle déterminant dans l’aggravation de la douleur et des troubles émotionnels associés. Sur la base d’observations cliniques rapportées par nos collaborateurs, l’isolement social a été identifié comme un facteur susceptible d’influencer l’intensité de la douleur, sa chronicisation ainsi que la durée de récupération. En effet, les patients souffrant de douleurs chroniques présentent fréquemment une tendance au retrait social, phénomène qui peut être à la fois une conséquence et un facteur aggravant de leur état. De plus, plusieurs études ont mis en évidence une augmentation des comportements d’isolement social au sein de la population générale, associée à une prévalence accrue des troubles anxieux et dépressifs. Dans ce contexte, le présent projet vise à approfondir la compréhension des mécanismes sous-jacents de l'impact de l'isolement sur la comorbidité de la douleur chronique et des troubles émotionnels. Cette étude s’inscrit dans une démarche translationnelle multicentrique réunissant plusieurs équipes de recherche précliniques et cliniques en Europe avec pour objectif de mieux appréhender la complexité de cette comorbidité et de favoriser le transfert des connaissances entre la recherche fondamentale et la pratique clinique.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques et les circuits cérébraux impliqués dans la douleur chronique ainsi que dans les troubles anxio-dépressifs qui lui sont associés. Il permettra également d’évaluer l’impact de l’isolement social en tant que facteur susceptible d’aggraver cette comorbidité. Les connaissances acquises contribueront à une meilleure compréhension des interactions entre douleur chronique, environnement social et santé mentale, et pourraient, à terme, favoriser l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de stratégies de prise en charge plus efficaces.

Procédures

- la moitié des animaux est soumise à un isolement social inévitable, qui constitue l’objet de notre étude pour une durée maximale de 24 semaines. - Les animaux développent une douleur chronique associée à l’apparition de troubles de type anxieux et dépressif. - Les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale et durent au maximum 45 minutes. - Les animaux sont soumis à quatre tests d’évaluation de la douleur (durée moyenne de 15 minutes, avec une stimulation brève n’excédant pas 60 secondes) ainsi qu’à sept tests comportementaux destinés à évaluer les troubles anxio-dépressifs (environ 5 minutes par test), avec un intervalle de 24-48 entre chaque test dans la limite de 3 tests par semaine. - Les animaux sont soumis à un unique épisode de jeûne de 24 heures dans le cadre d’un test comportemental, ainsi qu’à une période unique d’isolement de 24 à 72 heures pour la réalisation de deux autres tests. - À l’issue de l’étude, les animaux font l’objet d’une chirurgie terminale de prélèvement tissulaire réalisée sous anesthésie profonde, d’une durée d’environ 10 minutes.

Impact sur les animaux

- La moitié des animaux seront hébergés dans des cages individuelles nous permettant de mieux comprendre l’effet de l’isolement social sur la comorbidité de la douleur et de ses conséquences émotionnelles. - la présence de la douleur et l’apparition du phénotype anxio-dépressif chez le modèle animal sont inévitables et ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude. - Suite à la chirurgie, une légère difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais qui disparaît rapidement dans les 24 à 48h. - La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. - Les animaux subissent un stress aigu ainsi qu’une douleur transitoire et de faible intensité lors des tests de comportement.

Devenir

A la fin des procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

l’objectif de cette étude est d’élucider les mécanismes sous-jacents par lesquels l’isolement social influence la comorbidité de la douleur et les troubles anxio-dépressifs qui y sont associés. À ce jour, aucun modèle in vitro ou in silico ne permet de reproduire ces interactions physiopathologiques ni d’étudier les conséquences comportementales de cette comorbidité. Le recours à un modèle in vivo est donc indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques de cette étude.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe sociaux pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période d’une semaine, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environnement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les animaux en condition d’isolement social sont hébergés dans des cages individuelles transparentes permettant de limiter le stress en maintenant un contact sensoriel minimal (olfactif, auditif et visuel) avec les congénères. Les cages seront enrichies (carrés de coton, frisures, bâtons en bois à ronger, tunnel) afin de favoriser le bien-être animal. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont systématiquement utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la SBEA (structure chargée du bien-être des animaux) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le modèle animal - Souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles immunitaires
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1092
Souffrances
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▲ 1092
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Devenir
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 1092

Jusqu'à huit séances d'imagerie de 45 minutes sous anesthésie, avec pose d'un cathéter dans la queue pour injecter l'agent de contraste : 1 092 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour l'analyse de leurs tissus. Leur arthrose ou leur arthrite est provoquée par une injection dans le genou ou par une chirurgie de 20 minutes, pour valider des agents de contraste censés rendre visible l'inflammation articulaire. Le porteur choisit les souris Swiss pour leurs "veines plus larges" et les C57BL/6J pour la reproductibilité de leurs lésions articulaires. Il affirme que ces procédures présentent "un caractère de stricte nécessité" et que seul un "organisme entier" permet de suivre la distribution des agents.

Objectifs

L'arthrose est une maladie articulaire dégénérative caractérisée par la destruction progressive du cartilage, un remodelage de l'os sous-chondral et une inflammation synoviale. Ces altérations, qui touchent l’ensemble de l’articulation, entrainent notamment des douleurs chroniques et une diminution de la mobilité. En préclinique, si l'étude de la physiopathologie arthrosique est bien établie, peu de techniques permettent un suivi longitudinal non invasif, pourtant indispensable pour évaluer l'efficacité de traitements potentiels. De plus, les techniques d’imageries actuelles en pratique clinique se limitent globalement à une évaluation de la destruction articulaire, mais ne sont pas en mesure d’évaluer la participation inflammatoire à un temps donné, ce qui limite les propositions thérapeutiques et ne permet pas de proposer une médecine personnalisée. L’objectif de ce projet est donc de valider une nouvelle approche d’imagerie moléculaire non invasive permettant de visualiser l’inflammation articulaire dans des modèles murins d’arthrose. Chez l'homme, il a été démontré que l'inflammation synoviale est marquée par une surexpression de marqueurs de l’inflammation des vaisseaux sanguins et de la membrane synoviale. Ces protéines sont impliquées dans le recrutement de cellules immunitaires induisant une inflammation de l’articulation. Les taux circulants de certaines de ces protéines sont d'ailleurs reconnus comme biomarqueurs prédictifs du risque de chirurgie de la hanche et du genou en cas d’arthrose sévère. L’imagerie permettra de visualiser l’inflammation grâce à des agents de contraste magnétiques ciblant les protéines d’adhésion cellulaire. Cette stratégie permettra de caractériser la dynamique inflammatoire au cours de différentes formes d’arthrose expérimentale, et d’évaluer la possibilité de proposer un traitement ciblé (anti-inflammatoire ou anti-arthrosique selon la prédominance ou non de l’inflammation). Collectivement, ces résultats permettraient une approche non invasive, translationnelle, permettant in fine de mieux appréhender la maladie arthrosique chez les patients pour leur proposer le traitement le plus adapté.

Bénéfices attendus

Cette étude serait la première à démontrer la possibilité d'imager l'inflammation articulaire de manière aussi précise in vivo, dans des modèles murins d’arthrose et d'arthrite. La validation de cette technique fournirait une méthode d'étude non invasive permettant un suivi longitudinal et diminuerait significativement le nombre d'animaux nécessaires aux études précliniques. De plus, les produits de contraste sont développés de manière à être biocompatible et biodégradable, afin de pouvoir être utilisés en clinique. De cette manière, cette méthode permettrait de faciliter le diagnostic de l’arthrose et d’autres maladies inflammatoires ainsi que l’évaluation de l’efficacité des traitements. L’utilisation d’agents de contraste biodégradables renforcent la possibilité de translation clinique.

Procédures

Les animaux seront exposés à des pesées 1 fois par semaine (durée inférieure à 5 minutes) ; injection dans le genou (environ 2 min) pour l’induction d’arthrite ou d’arthrose chimique et pour l’administration de traitements ; une chirurgie rapide pour l’induction de l’arthrose mécanique (environ 20min) pratiquée sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée ; pose d'un cathéter pour l'administration de l'agent de contraste sous anesthésie profonde (environ 15 minutes) ; réalisation d'examens d'imagerie (environ 45 minutes). Les traitements anti-arthrosiques auront lieu soit par injection soit par prise orale 1 à 5 fois par semaine selon le protocole. L’ensemble des souris passeront maximum 1 fois par semaine en imagerie sur une période de 8 semaines.

Impact sur les animaux

L’induction d’arthrite ou d’arthrose (modèle chimique) n'entraîne pas de souffrance particulière à l’animal (pas de boiterie ou de douleur particulière). L’induction de l’arthrose chirurgicale peut entraîner des douleurs liées à l’ouverture des différents plans (peau et muscle). Après les différents protocoles d’induction de l’arthrose, aucune douleur n’est attendue après 24h. Les examens d’imagerie se dérouleront sous anesthésie générale des animaux. Cependant, la pose du cathéter veineux dans la queue pour l'administration de l'agent de contraste peut provoquer un hématome.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue des procédures afin de pouvoir procéder à l’analyse des tissus.

Remplacement

Les tests in vitro réalisés sur des lignées de cellules ne permettent pas d’évaluer l’action des agents de contraste dans un organisme entier, leur distribution dans l’organisme, ni leur capacité à détecter une inflammation articulaire dans un contexte physiopathologique réaliste. Les modèles in vitro ne permettent pas non plus de reproduire fidèlement la complexité de l’articulation, qui repose sur des interactions entre plusieurs tissus (os, cartilage, synoviale, endothélium) et sur une composante mécanique essentielle dans l’apparition et l’évolution de l’arthrose. Le recours au modèle murin permet d’intégrer ces différents paramètres au sein d’un organisme entier. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet présentent un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives sans animaux permettant d’obtenir un niveau d’information équivalent.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé à l’aide de tests statistiques de puissance afin d’utiliser un effectif suffisant pour mettre en évidence des différences biologiquement pertinentes, tout en évitant l’utilisation d’un nombre excessif d’animaux. Le recours à l’imagerie permet un suivi non invasif des mêmes animaux au cours du temps, réduisant ainsi le nombre total de souris nécessaires par rapport à des approches nécessitant des mises à mort à différents temps. De plus, la validation de l’imagerie de l’inflammation permettra sa réutilisation dans d’autres projets portant sur les maladies inflammatoires, permettant à terme une réduction du nombre d’animaux utilisés dans ce domaine de recherche.

Raffinement

Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Des points limites spécifiques ont été définis pour chaque procédure. Les gestes susceptibles d’entraîner une douleur ou un stress seront réalisés sous anesthésie et l’administration d’un analgésique est prévu pour limiter la douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum. Les souris seront hébergées en groupes sociaux de 5 individus maximum par cage, avec un accès à la nourriture et à l’eau à volonté et du matériel de nidification et un igloo.

Choix des espèces

Pour les expériences de validation des agents de contraste dans un modèle d’arthrite, des souris Swiss seront utilisées. Cette souche est particulièrement adaptée car elle présente un accès vasculaire facile facilitant la pose du cathéter (veines plus larges) et le modèle d’arthrite sur cette souche est bien décrit dans la littérature. Pour les expériences d’arthrose, des souris C57BL/6J seront utilisées, car cette souche est largement utilisée et validée dans les modèles murins d’arthrose, notamment pour tester l’efficacité de nouveaux traitements anti-arthrosiques. Elle présente une bonne reproductibilité des lésions articulaires et des réponses inflammatoires. L’ensemble des souris SWISS et C57BL/6J seront âgées de 8 à 10 semaines. Ce stade de développement correspond à des animaux adultes, en fin de croissance.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 655
Souffrances
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▲ 655
Devenir
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 655

Les 655 souris de ce projet n'ont pas de système immunitaire, ce qui permet d'y faire proliférer des cellules leucémiques de patients sans rejet. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à des temps différents pour prélever les organes du système immunitaire. Irradiées puis greffées par la veine de la queue sans anesthésie, elles subissent des prises de sang éveillées deux fois par mois, jusqu'à trois ponctions de moelle au fémur sous anesthésie, une chimiothérapie de cinq jours et jusqu'à 30 jours de gavage deux fois par jour. Le porteur qualifie ces procédures de "rapides, peu invasives" et les effets secondaires de "minimes", tout en déclarant l'ensemble en gravité sévère et en évoquant perte de poids, réduction de la mobilité et négligence du toilettage à mesure que la leucémie progresse.

Objectifs

Le syndrome myélodysplasique (SMD) et la leucémie aiguë myéloïde (LAM) sont de graves cancers du sang et de la moelle osseuse qui touchent principalement les personnes âgées. Dans le cas de la SMD, la moelle osseuse présente un dysfonctionnement majeur : à cause d'anomalies génétiques qui perturbent la fabrication des protéines essentielles, la production des cellules sanguines devient défaillante et inefficace. Chez environ un tiers des patients, cette maladie s'aggrave et évolue en LAM. Cette forme est un cancer très agressif où des cellules sanguines anormales et immatures se multiplient de manière incontrôlée. Actuellement, les traitements par chimiothérapie sont très lourds, toxiques et insuffisants. La majorité des patients font une rechute avec un taux de survie inférieur à 35 pour cent. Trouver de nouvelles thérapies plus efficaces et mieux tolérées pour bloquer ces rechutes est donc une urgence médicale absolue. L'objectif de ce projet est de reproduire ces maladies chez la souris (modèles précliniques) afin de mieux comprendre comment les cellules cancéreuses réapparaissent après un traitement et de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes. À terme, ces recherches visent à offrir des alternatives thérapeutiques plus ciblées et moins toxiques pour les patients.

Bénéfices attendus

La compréhension des mécanismes conduisant au cancer doit nous conduire à concevoir des thérapies ciblées. Au terme de notre projet, nous disposerons de modèles spécifiques du SMD et de la LAM permettant de tester des thérapies innovantes et les résultats obtenus devraient contribuer à l’amélioration des traitements proposés aux patients.

Procédures

Nous utiliserons des souris dépourvues de système immunitaire permettant ainsi l'amplification (absence de rejet de la greffe) des cellules tumorales de patients atteints de LAM et SMD. Les souris seront irradiées avec une dose suffisamment faible pour ne pas induire leur mort mais permettant la greffe de cellules humaines (durée de l’irradiation : moins de 2 min). Ces cellules seront injectées quelques heures après l’irradiation. Pour une injection dans la veine de la queue, aucune anesthésie ou analgésie ne sera nécessaire (durée de l’injection : 30 s). Des échantillons de sang seront prélevés sur souris éveillées de manière bi-mensuelle, la durée d’un prélèvement est inférieure à une minute. Le premier prélèvement sera effectué 8 à 10 semaine après l’injection de cellules. Le volume sanguin prélevé est faible et compatible avec une répétition espacée d’au moins deux semaines. Des prélèvements de moelle osseuse réalisés au niveau du fémur pourront être réalisés trois fois maximum à 4 semaines d’intervalle. Pour cela, une anesthésie générale sera effectuée, la durée d’un prélèvement est inférieure à 5 minutes. Une analgésie est prévue afin d’éviter la douleur. Les souris recevront un traitement associant une chimiothérapie standard par voies intraveineuse et intrapéritonéale (injection dans l’abdomen) sur une période de 5 jours, ainsi que les composés d'intérêt administrés par gavage oral (2 fois/jour) sur une période maximale de 30 jours. La durée des administrations (dans la veine, dans l'abdomen ou par voie orale) est d'une minute environ.

Impact sur les animaux

Les procédures réalisées sont rapides, peu invasives et maîtrisées par l’ensemble des expérimentateurs. L’irradiation des souris peut causer du stress et des diarrhées. L’implantation des cellules leucémiques peut causer une douleur légère et brève au niveau du site d’injection. L’administration de molécules thérapeutiques peut causer un stress ainsi qu’une douleur légère et brève au site d’injection. L’administration répétée de molécule thérapeutique par gavage peut potentiellement causer une irritation. Les effets secondaires des molécules thérapeutiques sont minimes, ils peuvent entrainer des syndromes gastro-intestinaux et des modifications du rythme cardiaque sans conséquences. Une perte de poids, une réduction de la mobilité et une négligence du toilettage pourraient être observés chez les animaux lors de la progression de la leucémie.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront euthanasiés à différents temps et les organes liés au système immunitaire seront prélevés pour analyse.

Remplacement

Pour comprendre et combattre les cancers du sang, les tests en laboratoire sur des cellules isolées ne suffisent malheureusement pas. D'abord, les cellules tumorales provenant des patients sont très fragiles et meurent en quelques jours si elles sont cultivées dans une boîte de culture. De plus, les cellules de laboratoire "standard" vendues dans le commerce ne ressemblent plus aux vraies tumeurs des patients. Ensuite, la leucémie ne se développe pas seule : elle survit et résiste aux traitements grâce à des "dialogues" très complexes avec son environnement direct, caché au cœur de la moelle osseuse. Il est impossible de reproduire cette configuration en dehors d'un organisme vivant. Enfin, avant de tester de nouveaux médicaments chez l'Homme, nous devons impérativement vérifier qu'ils sont à la fois efficaces contre la maladie et sans danger (non toxiques) pour le reste du corps.

Réduction

Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum tout en s’assurant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. De plus, nous optimisons au maximum nos expériences pour réaliser le plus d'analyses possibles sur les cellules obtenues à partir d'un même animal (récupération dans une seule expérience d’un grand nombre d’organes du système immunitaire).

Raffinement

Les souris utilisées n'ayant pas de défenses immunitaires, elles seront logées dans des cages protégées et ventilées pour éviter toute infection. Afin de respecter leurs besoins naturels, elles vivront en colocation par groupes de 5. Pour améliorer leur confort au quotidien, nous ajouterons des cachettes et des jeux (tunnels, papier kraft, morceaux de bois à ronger). Un soigneur et notre équipe vérifieront chaque jour que les animaux vont bien et ne manquent de rien (eau, nourriture, propreté). Deux fois par semaine, nous ferons un examen de santé complet de chaque souris (poids, comportement, aspect du poil). Nous avons fixé des limites strictes : si une souris montre des signes de souffrance, elle sera immédiatement euthanasiée. Enfin, en cas d’affaiblissement, nous leur donnerons une alimentation plus molle et facile à manger directement au sol. Au moindre signe d'inconfort ou de légère douleur (comme un dos courbé ou les yeux plissés), un médicament antidouleur leur sera immédiatement administré et une surveillance plus fréquence sera mise en place.

Choix des espèces

La souris est un mammifère de petite taille dont la génétique et le comportement sont parfaitement connus. Cela permet de mesurer très facilement le bien-être, la souffrance et l'angoisse des animaux et de pouvoir y remédier le cas échéant ; ce qui en fait un très bon modèle pour atteindre les objectifs scientifiques du projet proposé. Les souris immunodéficientes sont décrites dans la littérature scientifique depuis de nombreuses années comme étant le meilleur modèle pour greffer des cellules leucémiques humaines et servir de modèles précliniques pour l’évaluation de nouvelles stratégies thérapeutiques dans un microenvironnement tumoral complexe proche de la physiopathologie humaine. Nous utiliserons des souris âgées de 6 à 8 semaines que nous transplanterons avec des cellules de patients atteints de leucémie par voie intraveineuse. Nous utilisons des souris adultes car c’est une maladie qui apparaître chez l’Homme adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 180
Souffrances
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Devenir
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180 souris, issues d'une lignée privée d'un gène ou d'une lignée porteuse d'un gène rapporteur, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une injection d'interféron, qui peut provoquer une douleur locale, un stress aigu, une inflammation des organes ou une stéatose du foie, puis sont tuées pour prélever foie, muscle, tissu adipeux et cerveau. Le but est d'identifier les ARN ciblés par une protéine que le porteur appelle "notre protéine d'intérêt", impliquée selon lui dans la défense antivirale. Il présente la souris comme "le modèle le plus adapté", tout en indiquant que des cultures de macrophages et de cellules dendritiques servent déjà à une partie des analyses.

Objectifs

Notre gène d'intérêt permet la production d'une protéine multifonctionnelle impliquée dans la régulation du métabolisme des lipides, la biologie des acides ribonucléiques, et la réponse immunitaire. Bien que son rôle dans le métabolisme soit bien documenté (résistance à l’obésité et au diabète sous régime riche en graisses), des études récentes suggèrent qu’elle joue également un rôle clé dans la défense antivirale. En effet, elle est induite par l’interféron (IFN), une protéine produite naturellement par notre organisme pour aider à se défendre contre les infections, surtout les virus, et semble impliquée dans la réponse aux infections par des virus tels que ceux de l’hépatite C et de la dengue. Ses activités enzymatiques lui permettent de moduler la stabilité des ARN et de participer à la régulation de l’expression génique, ce qui en fait une candidate idéale pour étudier son implication dans la réponse immunitaire, notamment via les voies de l’interféron. Deux lignées de souris ont été générées : une lignée avec une inactivation complète de son expression, et une lignée avec un gène rapporteur permettant de suivre son expression dans l'organisme. Les souris n'exprimant plus la protéine sont viables et ne présentent pas de phénotype délétère, ce qui permet d’étudier leur réponse immunitaire sans biais lié à une pathologie sous-jacente. Ce projet vise à explorer le rôle de cette protéine dans la réponse antivirale et la régulation immunitaire, en se concentrant sur : 1) L’expression spatio-temporelle de cette protéine dans les tissus immunitaires (rate, foie, ganglions lymphatiques, poumons) après stimulation par de l’interféron. 2) L’identification de ses acides ribonucléiques cibles par séquençage du transcriptome, en comparant les profils d’expression génique entre tissus de souris sauvages et mutantes.

Bénéfices attendus

L'étude de cette protéine et la réponse interféron apporte des avancées scientifiques, médicales et sociétales. Elle clarifie le rôle de notre protéine d'intérêt dans la signalisation interféron et la réponse antivirale, en identifiant ses acides ribonucléiques cibles via le séquençage du transcriptome, révélant ainsi ses mécanismes moléculaires. Sur le plan médical, cette protéine pourrait devenir une cible thérapeutique pour renforcer les thérapies antivirales (hépatite C, dengue) ou moduler les réponses immunitaires excessives dans les maladies auto-immunes. Des modulateurs de cette protéine pourraient améliorer la réponse antivirale ou limiter l’inflammation, tandis que son expression pourrait servir de biomarqueur pour évaluer la sévérité des infections ou la réponse aux traitements. Méthodologiquement, ces sourisoffrent des outils pour explorer son rôle dans d’autres pathologies comme le cancer. Les techniques transcriptomiques, protéomiques et histologiques permettent une analyse complète de la réponse immunitaire. Enfin, cette étude pourrait réduire les coûts des maladies virales chroniques et préparer aux futures épidémies en développant des antiviraux ou modulateurs immunitaires ciblant cette protéine, impactant ainsi la santé publique et la médecine personnalisée.

Procédures

Cette étude sur le rôle de notre protéine d'intérêt dans la réponse interféron implique une injection d’interféron, qui ne prends que quelques secondes, par animal. À la fin de l’étude, les souris sont mises à mort pour prélever divers tissus (foie, muscle, tissu adipeux, cerveau) afin d’effectuer des analyses approfondies.

Impact sur les animaux

Cette étude sur le rôle de notre protéine d'intérêt dans la réponse interféron implique des nuisances animales. Les injections d’interféron peuvent causer une douleur locale et un stress aigu. Les organes cibles (foie, rate, poumons) pourront présenter des réactions spécifiques, comme une inflammation ou une stéatose hépatique.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de procédure expérimentale afin de prélever les tissus d'intérêt.

Remplacement

Dans cette étude, il n’existe pas d’alternative in vitro ou in silico permettant d’étudier la réponse interféron systémique dans un contexte physiologique complet. Cependant, des approches complémentaires sont utilisées pour limiter le recours aux animaux. Par exemple, des cultures cellulaires primaires (macrophages, cellules dendritiques) sont employées pour certaines analyses ex vivo, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires pour les expériences in vivo. De plus, les résultats obtenus chez la souris pourront être validés in vitro sur des lignées cellulaires murines ou humaines, ce qui permettra de réduire le nombre d’expériences animales futures.

Réduction

Dans cette étude, le nombre d’animaux est limité à 8 par groupe expérimental, un effectif qui permet d’atteindre une puissance statistique de 80 à 90 % pour détecter des différences significatives dans la réponse interféron ou l’expression des gènes stimulés par l’IFN. HELZ2 étant une ribonucléase, notre hypothèse est qu’elle aura un impact significatif sur le transcriptome suite à son induction et conduit à un effectif minimal de 8 animaux par groupe permettant de détecter les différences biologiquement pertinentes attendues tout en respectant le principe de réduction du nombre d'animaux utilisés. Les échantillons prélevés sont réutilisés pour plusieurs analyses (histologie, qPCR, Western blot), maximisant ainsi les données obtenues par animal.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies (nids, tunnels, matériaux à ronger) pour réduire leur stress environnemental. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé aux techniques douces, et les injections sont effectuées avec des aiguilles fines pour minimiser la douleur. Une surveillance rapprochée des animaux est assurée, avec des évaluations régulières du comportement des animaux. Des critères d’arrêt stricts sont définis : tout animal présentant une léthargie persistante ou une souffrance apparente sera immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est le modèle le plus adapté pour étudier le rôle de notre protéine d'intérêt dans la réponse à l’interféron. Son génome hautement conservé avec l’humain, notamment pour les gènes impliqués dans la réponse immunitaire, permet une extrapolation fiable des résultats. Les lignées génétiquement modifiées, spécifiques à cette étude, permettent d’analyser précisément les effets de l’inactivation ou de l’expression de notre protéine sur la signalisation de l’interféron, sans interférence avec des phénotypes pathologiques sous-jacents. La souris est également le modèle de choix pour les études immunologiques, grâce à la disponibilité d’outils spécifiques (anticorps, cytokines recombinantes) et à sa réponse immunitaire bien caractérisée. Son utilisation permet d’étudier les interactions cellulaires complexes et les effets systémiques de notre protéine, impossibles à reproduire in vitro. Aucun autre modèle animal ne combine ces avantages pour une étude aussi complète. L'âge des souris utilisées dans cette étude, 6 à 8 semaines, a été choisi pour des raisons scientifiques, physiologiques et pratiques. À cet âge, les souris ont atteint une maturité immunitaire complète, ce qui est crucial pour étudier les réponses immunitaires innées et adaptatives. Leur système immunitaire est pleinement développé, avec des populations cellulaires (lymphocytes, macrophages, cellules dendritiques) et des voies de signalisation (comme celles de l’interféron) comparables à celles des adultes. Cela permet d'éviter les variations liées à l'immaturité immunitaire des souris plus jeunes ou aux altérations liées au vieillissement chez les souris plus âgées. De plus, les souris de 6 à 8 semaines présentent une taille et un poids optimaux pour les manipulations expérimentales. Leur taille facilite les injections intrapéritonéales et les dissections. Enfin, cet âge correspond à une période de stabilité physiologique, où les souris ne sont ni en croissance rapide (comme les jeunes) ni sujettes aux pathologies liées à l’âge (comme les souris plus âgées). Cela garantit des résultats reproductibles et minimise les variations inter-individuelles, assurant ainsi la rigueur scientifique de l’étude.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1308
Souffrances
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 1308

Un morceau de peau humaine est greffé sur le dos de souris immunodéficientes, au cours d'une chirurgie de 30 minutes suivie de sept jours sous bandage, avant qu'on leur injecte le méningocoque dans la veine de la queue. 1 308 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue. Le porteur décrit une septicémie qui mène à la prostration entre 6 et 16 heures après l'infection et assure que ses procédures "ne dépasseront pas 3h post-infection". Il prévoit pourtant des souris infectées "pendant 3 ou 16 heures" avant leur mise à mort.

Objectifs

Le méningocoque est une bactérie pathogène de l’homme responsable de septicémies (infections généralisées) et de méningites (infections du système nerveux). Ces infections graves sont souvent associées à des séquelles importantes, et restent parfois mortelles (10-20% des cas) malgré les traitements disponibles. Le pouvoir pathogène du méningocoque réside dans sa capacité à « coloniser » les vaisseaux sanguins humains. Après 24 à 48 heures, ce processus aboutit à la destruction du vaisseau colonisé. L’étude in-vivo des infections invasives à méningocoques nécessite un modèle murin basé sur la xénogreffe d’un morceau de peau humaine sur le dos de souris du fait de la spécificité de la bactérie pour les vaisseaux humains. Lors de la prise du greffon, les micro-vaisseaux humains contenus dans la peau humaine vont se connecter au réseau vasculaire murin. Ainsi, lorsque l’on injecte par voie intraveineuse des bactéries aux animaux, celles-ci vont se fixer sur la paroi des vaisseaux humains du greffon, se multiplier et induire des lésions vasculaires importantes comme dans la pathologie humaine. Toutefois, une limite majeure de ce modèle est qu’il utilise des souris immunodéficientes, qui sont donc incapables de reproduire la réponse immunitaire complète qui se met en place chez l’Homme. Dans ce contexte, notre projet vise à analyser, au sein de ce modèle de xénogreffe, le comportement des cellules humaines et murines, en conditions infectées et non infectées. Nous étudierons également leurs interactions avec les cellules immunitaires. À terme, une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires en jeu pourrait contribuer au développement de traitements plus efficaces.

Bénéfices attendus

Notre modèle murin avec xénogreffe de peau humaine est à ce jour le seul et unique modèle murin permettant de reproduire chez la souris les grandes caractéristiques des infections invasives à méningocoque observées chez l’homme, à savoir la fixation et la multiplication des bactéries sur la paroi des vaisseaux sanguins, entrainant le déclenchement d’une septicémie. À court et moyen terme, ce projet permettra de mieux comprendre comment le système immunitaire réagit face à une infection à méningocoque. Il s’intéressera notamment au rôle de plusieurs types de cellules immunitaires qui participent à la défense de l’organisme contre ces agents infectieux. Les résultats obtenus pourraient conduire à des avancées thérapeutiques en identifiant de nouvelles cibles pour moduler la réponse inflammatoire. À long terme, nous espérons que ce projet permettra l’amélioration des traitements des infections invasives à méningocoques chez l’homme en permettant une prise en charge précoce plus efficace. Sur le plan scientifique, cette étude contribuera également à optimiser les protocoles expérimentaux pour les modèles de greffe et d’infection, tout en fournissant des données précieuses pour la recherche translationnelle. Enfin, ce projet renforcera la collaboration interdisciplinaire entre immunologie, biologie vasculaire et modélisation animale, tout en soutenant la formation de jeunes chercheurs dans un domaine à fort impact médical.

Procédures

Tous les animaux utilisés dans cette étude sont greffés avec de la peau humaine. Le greffon est implanté sur le dos de l’animal au cours d’une procédure chirurgicale d’une durée d’environ 30min réalisée sur des animaux anesthésiés. Les animaux portent un bandage pour protéger le greffon pendant 7 jours. Une fois les bandages enlevés et au minimum 4 semaines après l’implantation du greffon, les animaux seront utilisés dans 3 types d’expériences : 1- Des expériences où les animaux seront infectés par l’injection intraveineuse de bactéries. Les injections se feront via la veine caudale sur des animaux vigiles placés dans un tube de contention pendant 2 min. Les animaux seront infectés pendant 3 ou 16 heures puis seront mis à mort. 2- À la suite de l’infection des animaux par l'injection intraveineuse de bactéries, des observations seront réalisées pendant une période maximale de 3h sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Plusieurs effets indésirables sont attendus lors des différentes procédures expérimentales présentes dans ce projet : - L’excision d’une petite partie de la peau du dos pour la remplacer par de la peau humaine est une chirurgie qui entrainera une douleur modérée pendant quelques jours. Cette douleur sera contrôlée par l’utilisation d’analgésiques pendant et après la procédure chirurgicale. - La présence de bandages maintenus pendant 7 jours pour protéger le greffon et favoriser sa prise entraineront une gêne et une mobilité réduite. - Lors des expériences d’infection par le méningocoque, les animaux infectés par l’injection intraveineuse de bactéries développent une septicémie entrainant progressivement une baisse de leur activité (0-6h post-infection) allant jusqu’à leur prostration (6h-16h post-infection) et la survenue du décès de l’animal (plus de 24h post-infection). L’introduction de l’aiguille lors de l’injection intraveineuse entraine une douleur légère de courte durée. Nos procédures ne dépasseront pas 3h post-infection.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils seront greffés avec de la peau humaine et infectés par le méningocoque.

Remplacement

Du fait de la spécificité du méningocoque pour les cellules humaines, la majorité des études portant sur cette bactérie utilise des cellules en culture (i.e. culture et infection de cellules épithéliales ou endothéliales humaines in vitro, les deux types cellulaires sur lesquels la bactérie peut se fixer) ou des organes sur puce (i.e. développement d’un modèle de « vaisseaux sur puce »). Ces études permettent uniquement d’obtenir des informations sur les mécanismes mis en œuvre dans la pathologie. Il est cependant encore impossible de reproduire in vitro la complexité et dynamique du système vasculaire et son interaction avec le système immunitaire. Notre modèle murin avec xénogreffe de peau humaine est le seul à ce jour à fournir ce niveau de complexité et représente donc un modèle de choix pour l’étude des infections invasives à méningocoque.

Réduction

Le calcul des effectifs des groupes d’animaux de cette étude s’est fait sur la base du retour d’expérience d’une précédente étude. Afin de réduire le nombre de souris nécessaires, notre projet utilisera des mâles et des femelles. La répartition des animaux sera faite grâce à un outil de randomisation afin de créer des groupes expérimentaux homogènes. Le nombre de souris à utiliser a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Les comparaisons entre les groupes expérimentaux seront réalisées grâce à des analyses de variance et l’effectif des groupes expérimentaux a été déterminé avec l’aide de biostatisticiens. Cela permettra d’utiliser le nombre d’animaux minimum et adapté. Le recours à l’imagerie a permis un suivi longitudinal des mêmes animaux au cours du temps, offrant une étude dynamique et transversale de l’évolution de l’infection sans nécessiter le sacrifice d’animaux à chaque point expérimental. Cette approche a ainsi contribué à réduire ainsi le nombre total d’animaux requis tout en améliorant la qualité et la robustesse des données obtenues. De plus, plusieurs organes seront prélevés sur un même animal en fin d’étude afin de recueillir un maximum d’informations biologiques à partir de chaque individu et d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires. Notre expérience sur les procédures mises en œuvre nous a aidé à établir en amont un plan d’étude adapté aux objectifs du projet. Elle nous permet également une optimisation des expériences et une limitation des variabilités inter-individuelles liées au modèle.

Raffinement

Souris immunodéficientes Les animaux immunodéficients étant considérés comme ayant un « phénotype dommageable », ils seront hébergés dans des portoirs ventilés, en cages individuelles autoclavées. Ils disposeront d'eau de boisson autoclavée et d'une alimentation irradiée. Tous les équipements et matériels entrant en contact avec les animaux seront autoclavés ou, lorsque l'autoclave n'est pas possible, décontaminés selon les procédures adaptées. Xénogreffe de peau humaine : 30 minutes avant la chirurgie, les animaux sont prémédiqués par injection sous-cutanée d'un antalgique et d'un anti-inflammatoire non stéroïdien. La chirurgie (~30 min) est réalisée sous anesthésie et sous loupe binoculaire pour une meilleure précision des gestes chirurgicaux, les animaux étant placés sur un tapis chauffant (37°C) pour éviter la baisse de leur température corporelle. Avant d'être placés dans leur cage de réveil, propre et placée sous une lampe chauffante, les animaux greffés sont réhydratés par une injection sous-cutanée de sérum physiologique. Un gel de réhydratation enrichi en sucres est placé dans la cage pour favoriser leur récupération. Un traitement antalgique est fourni aux animaux pendant 5 jours après la chirurgie. Si des signes de souffrance persistent 2 jours après la chirurgie malgré le traitement (poils hérissés, changements d'expressions faciales, abattement, perte d'activité …), les animaux sont mis à mort. Les animaux sont évalués quotidiennement les 5 premiers jours suivant la chirurgie, pendant le port du bandage, afin de détecter d'éventuels signes de souffrance et vérifier l'intégrité des bandages protégeant le greffon. Si l'animal a détérioré son bandage sans léser le greffon, le bandage est refait sous anesthésie ; s'il a lésé le greffon de peau humaine, l'animal est mis à mort. Une fois le bandage enlevé, l'évolution des greffons est suivie hebdomadairement pendant 4 semaines. Infection par le méningocoque : L'infection des animaux est réalisée par injection intraveineuse des bactéries. Les animaux sont ensuite placés dans des cages contenant des gels de réhydratation enrichis en sucres et dont la moitié du sol est chauffée à l'aide de chaufferettes pour aider au maintien de leur température corporelle. Les animaux sont mis à mort à la fin de l'expérience. Hébergement : Les animaux ayant subi une xénogreffe de peau humaine sont hébergés au nombre de 4 maximum par cage, dans des cages contenant du coton et un igloo.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux de petite taille permettant une manipulation aisée et leur coût est relativement faible. Leur système vasculaire est proche du système vasculaire humain, ce qui permet l’interconnexion des deux réseaux lors de la xénogreffe de peau. De plus, il est possible d’utiliser l’ingénierie génétique pour permettre la génération de souches profondément immunodéficientes, ce qui est la condition sine qua non à une prise de xénogreffe immunitaire humaine efficace et prolongée. Les greffes de peau humaine sont réalisées chez des souris adultes immunodéficientes âgées de 6 à 12 semaines, période pendant laquelle la prise du greffon est maximisée selon nos observations. Les expérimentions sont ensuite réalisées 4 semaines minimum après la chirurgie, période nécessaire à une bonne prise du greffon.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 1068
Souffrances
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Devenir
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 1068

Une semaine d'habituation, puis pour certaines souris une lésion des deux oreilles internes qui provoque désorientation et troubles de l'équilibre, suivie de sept jours d'isolement sans enrichissement : 1 068 souris, adultes, âgées de 19 mois ou issues de lignées à déficit vestibulaire ou de type Alzheimer, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Viennent quatre semaines de centrifugation à 2G, 45 minutes par jour cinq jours par semaine, ou de course sur tapis roulant avec stimulation par faible choc électrique, six injections dans l'abdomen, puis une série de tests : actimétrie, open field, reconnaissance spatiale, reconnaissance d'objet nouveau, suppression alimentaire par nouveauté après 24 heures sans nourriture, splash test. Toutes sont tuées à l'issue par perfusion intracardiaque sous anesthésie, pour prélever leur sang et leurs organes.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de comprendre comment une modification contrôlée des contraintes gravitationnelles peut influencer conjointement les fonctions cognitives et musculaires. Le rationnel repose sur l’idée qu’une stimulation gravitationnelle modérée et répétée constitue une intervention non médicamenteuse innovante, susceptible de prévenir ou de ralentir deux processus majeurs du vieillissement : le déclin cognitif et la sarcopénie. En effet, une augmentation transitoire de la gravité induit une activation à « bas bruit » mais chronique de deux systèmes clés : le système vestibulaire et le système musculaire. Lors d’une exposition à l’hypergravité, le système vestibulaire, via les organes otolithiques de l’oreille interne, détecte les variations du champ gravitationnel et transmet des signaux au cerveau impliqués dans l’équilibre, l’orientation spatiale et certaines fonctions cognitives. Parallèlement, l’augmentation des contraintes mécaniques stimule le système musculaire, favorisant la libération de myokines, reconnues pour leur rôle dans la plasticité synaptique, la neurogenèse et les processus mnésiques. Ce projet de recherche expérimentale vise à évaluer les effets d’une exposition répétée à une hypergravité sur les performances mnésiques et musculaires chez la souris. Afin de dissocier les contributions respectives des voies vestibulaire et musculaire, plusieurs modèles murins seront utilisés : des souris adultes saines et des souris âgées, des souris présentant un déficit vestibulaire, ainsi qu’un modèle murin de la maladie d’Alzheimer. L’étude s’appuiera sur une batterie de tests comportementaux standardisés permettant d’évaluer l’activité locomotrice, les comportements anxieux et les performances mnésiques, notamment à travers des tests de reconnaissance d’objets et de mémoire spatiale. Les résultats attendus permettront de mieux caractériser les interactions entre signaux vestibulaires, activité musculaire et fonctions cognitives dans un contexte de modification du champ gravitationnel. À terme, ce travail pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies non pharmacologiques ciblant simultanément le cerveau et le muscle, avec des perspectives d’application dans la prévention du vieillissement pathologique et des maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer.

Bénéfices attendus

Notre oreille interne ou système vestibulaire permet de percevoir la gravité, et assure ainsi les fonctions d’équilibre et de contrôle postural. Des études suggèrent son implication dans certaines fonctions cognitives, notamment la mémoire spatiale et les fonctions dépendantes de l’hippocampe, mais les mécanismes reliant les informations vestibulaires aux performances cognitives restent encore mal connus. Ce projet vise à mieux comprendre les effets d’une modification du champ gravitationnel sur les fonctions cognitives et les mécanismes physiologiques sous-jacents. L’exposition à l’hypergravité constitue un modèle expérimental pertinent permettant de stimuler fortement les capteurs gravitationnels de l’oreille interne et d’induire des adaptations physiologiques rapides. Deux voies physiologiques susceptibles de contribuer aux effets observés seront étudiées : la voie vestibulaire, impliquée dans la perception de la gravité et l’orientation spatiale, et la voie musculaire, notamment via la libération de myokines, connues pour influencer la plasticité cérébrale et les processus de neurogenèse. L’utilisation de différents modèles murins permettra de dissocier ces mécanismes. Les souris présentant un déficit vestibulaire génétique ou une lésion vestibulaire bilatérale permettront d’évaluer spécifiquement la contribution du système vestibulaire, tandis que les protocoles d’activité physique permettront d’explorer le rôle des adaptations musculaires. L’étude sera également étendue à un modèle murin de la maladie d’Alzheimer afin d’examiner si les modifications gravitationnelles et les adaptations musculaires peuvent influencer les altérations cognitives associées aux pathologies neurodégénératives. Des analyses comportementales et électrophysiologiques permettront d’évaluer les effets de l’hypergravité, de l’activité physique et des altérations vestibulaires sur les fonctions cognitives, la plasticité synaptique et l’activité des réseaux neuronaux hippocampiques. Ces travaux permettront de mieux comprendre les interactions entre système vestibulaire, activité musculaire et fonctions cognitives, et pourraient contribuer au développement de nouvelles approches préventives ou thérapeutiques ciblant la plasticité cérébrale. Ces travaux pourraient contribuer à améliorer la compréhension des troubles cognitifs associés aux dysfonctionnements vestibulaires observés chez l’humain, ainsi que des mécanismes impliqués dans certaines pathologies neurodégénératives.

Procédures

a) Tapis métabolique (2 fois 1h) : dispositif permettant de mesurer la consommation d’oxygène, la production de CO₂ et l’activité physique. b) Lésion vestibulaire bilatérale (30 min) : cela entraîne temporairement une perte d’équilibre, une désorientation et des mouvements anormaux des yeux. Ces effets sont plus importants durant les premiers jours puis diminuent progressivement, notamment après une dizaine de jours. Un analgésique sera administré (1 injection – 1min). Pendant les 7 jours suivant l’intervention, les animaux seront hébergés individuellement afin de permettre une surveillance rapprochée de leur état de santé sans enrichissement afin de limiter les risques d’étouffement. c) Injections (6 fois 1 minute) : chaque injection intrapéritonéale nécessite de maintenir brièvement l’animal immobile afin de réaliser le geste en toute sécurité. d) Hypergravité (45min/jour, 5 jours/semaine, 4 semaines) : les animaux seront placés dans une centrifugeuse afin de reproduire pendant une durée limitée des conditions de gravité plus élevée que la gravité terrestre habituelle. e) Activité physique sur tapis roulant (45min/jour, 5 jours/semaine, 4 semaines) f) Tests comportementaux : • Actimétrie : mesure de l'activité (24h) • Openfield : test d'exploration d'un espace ouvert (30min) • Reconnaissance spatiale : test d'orientation et de mémoire spatiale (30min) • Reconnaissance d’objet nouveau : test de reconnaissance d'un nouvel objet (30min) • Suppression alimentaire par nouveauté : test de réaction à un environnement nouveau après une période sans nourriture (24h restriction + test 15min) • Splash test : test de toilettage (10min) g) Acte terminal (10min) : prélèvement sanguin et perfusion intracardiaque permettant de récupérer les organes sous anesthésie profonde et analgésie (1 injection 1min), sans réveil.

Impact sur les animaux

a) Tapis métabolique : isolement, stress léger. Stimulation par faible choc électrique. Nuisance modérée. b) Lésion vestibulaire bilatérale. Désorientation, troubles oculomoteurs et posturo-locomoteurs, maximaux les premiers jours, atténués après 10 jours. Isolement post-chirurgical (7 jours) pour surveillance individuelle, aucun enrichissement possible (tumbling). Nuisance sévère. c) Injections intra-péritonéales nécessitant une contention. Stress transitoire et douleur légère. Nuisance légère. d) Hypergravité dans une centrifugeuse. Alourdissement, modifications locomotrices et physiologiques. Transitions rapides augmentent le stress et diminuent temporairement l’activité. Nuisance modérée. e) Activité physique. Confinement, stress modéré. Stimulation par faible choc électrique. Nuisance modérée. f) Tests comportementaux : • Actimétrie : isolement sans enrichissement, stress léger. Nuisance légère. • Openfield : espace ouvert, stress léger à modéré. Nuisance légère. • Reconnaissance spatiale : manipulation, stress léger. Nuisance légère. • Reconnaissance d’objet nouveau : nouveauté, stress léger. Nuisance légère. • Suppression alimentaire par nouveauté : stress modéré. Nuisance modérée. • Splash test : pulvérisation, inconfort léger. Nuisance légère. g) Acte terminal : prélèvement sanguin et perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde avec anesthésie locale et analgésie préalables, sans réveil.

Devenir

À l’issue du projet, tous les animaux seront mis à mort afin de permettre les prélèvements et analyses ex vivo prévus (analyses histologiques, électrophysiologiques et dosages sanguins).

Remplacement

Ce projet vise à étudier les conséquences d’une altération du champ gravitationnel sur les performances mnésiques dans les modèles murins. L’évaluation des performances mnésiques nécessite un organisme capable d’exécuter des tâches cognitives. Aucun modèle in vitro ou in silico (mathématique ou bio-informatique) ne peut donc remplacer les animaux pour ces tests.

Réduction

Sur la base des données de la littérature et afin d’avoir des résultats significatifs, l’effectif minimal requis est estimé à 12 animaux par groupe. Afin de garantir l’effectif final analysable, les ajustements suivants ont été appliqués : • Les groupes âgés (19 mois) incluent 16 animaux afin de compenser la mortalité attendue liée au vieillissement des souris. • Les groupes soumis à une procédure chirurgicale incluent 16 animaux afin de tenir compte des pertes potentielles liées à la chirurgie et à la récupération post-opératoire. Les autres groupes expérimentaux comprennent 12 animaux par groupe, permettant de respecter l’effectif minimal calculé tout en appliquant le principe de réduction et de raffinement. L’ensemble des expérimentations sera réalisé chez les mâles et les femelles. Les effectifs calculés sont donc appliqués séparément à chaque sexe, conduisant à un doublement du nombre total d’animaux inclus dans l’étude. Des animaux sentinelles supplémentaires seront inclus afin de permettre des analyses électrophysiologiques nécessitant des prélèvements de tissu cérébral frais incompatibles avec l’acte terminal utilisé pour les analyses histologiques. Le nombre de ces animaux a été limité au strict minimum nécessaire (N=10 par groupe, N=14 pour les animaux âgés ou ceux subissant une approche chirurgicale) afin d’obtenir une puissance statistique suffisante pour les comparaisons électrophysiologiques tout en respectant le principe de réduction.

Raffinement

Les cages seront enrichies avec maison en papier mâché et bâtons en bois (sauf la semaine post-chirurgie du au risque d’étouffement). Une semaine d’habituation à l’animalerie sera assurée. Les animaux seront progressivement familiarisés à l’expérimentateur par des manipulations régulières afin de réduire le stress pendant 1 semaine. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie et analgésie. Les souris seront placées 30 min dans la pièce de la centrifugeuse avant exposition et avant les tests comportementaux. Pendant l’hypergravité et 15 jours après la chirurgie vestibulaire, nourriture humidifiée et gélatine seront disponibles (également pour les témoins placés dans la même pièce). Les animaux seront surveillés en continu par vidéo pendant la centrifugation par un responsable, qui vérifiera apparence (poils hérissés, blessures) et comportement (prostration, activité réduite, réactions inhabituelles). Des points limites précoces et compatibles avec les objectifs scientifiques seront appliqués. Le site d’injection intrapéritonéale sera alterné. Avant l’acte terminal, réalisé sans réveil, les animaux seront analgésiés et placés sous anesthésie générale profonde, complétée par une anesthésie locale, afin de prévenir toute perception de la douleur..

Choix des espèces

Nous utiliserons des modèles murins pour plusieurs raisons. La souris a déjà été utilisée dans des protocoles impliquant une centrifugation, le modèle de lésion vestibulaire induite est bien validé. Le phénotype des souris hétérozygotes pour les tests choisis est bien décrit dans la littérature. L’étude sera également étendue à un modèle murin de la maladie d’Alzheimer afin d’examiner si les modifications gravitationnelles et les adaptations musculaires peuvent influencer les altérations cognitives associées aux pathologies neurodégénératives. De plus, la petite taille des souris permet d’utiliser les nacelles de centrifugeuse de taille fixe, limitant le nombre de séries expérimentales et réduisant les variations inter-séries. Au début des expérimentations, les souris seront âgées de 3 ou 19 mois (respectivement les groupes d’animaux adultes et âgées). 3 mois d’âge correspond à un stade adulte chez la souris auquel les fonctions locomotrices et cognitives sont complétement matures. L’âge de 19 mois a été choisi car il correspond à un stade de vieillissement où les déficits mnésiques sont établis. Ainsi, cela permettra une évaluation des effets de l’hypergravité, de la lésion vestibulaire ou de l’activité physique (sans biais due à la maturation du système nerveux, croissance corporelle, etc...). Les animaux de 19 mois seront commandés à âge adulte (2 mois) puis vieilliront au sein de notre animalerie.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 23595
Souffrances
▲ -
▲ 19526
▲ 4069
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 23595

23 595 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour étudier l'effet sur le cortex de gènes apparus au cours de l'évolution humaine. Selon les expériences, des femelles gestantes subissent une chirurgie in utero de 30 minutes sous anesthésie pour modifier ou greffer des neurones dans le cerveau des embryons, des souriceaux immunodéprimés reçoivent dans les deux jours suivant la naissance une injection dans le cerveau sans anesthésie, et d'autres subissent une biopsie de génotypage éveillés avant le sevrage. Les retombées pour l'autisme ou la schizophrénie restent lointaines, le projet visant d'abord des mécanismes fondamentaux. Le porteur décrit aussi une "déprivation sensorielle légère" répétée chaque jour pendant 14 jours sur des souris éveillées, qu'il dit indolore, sans préciser en quoi elle consiste.

Objectifs

Notre projet vise à comprendre les mécanismes fondamentaux du développement et de la plasticité du cerveau, et leurs régulations par des innovations génétiques qui sont apparues au cours de l’évolution humaine. Chez l’homme, les circuits corticaux se développent sur des temps beaucoup plus longs que chez les autres espèces de mammifères, y compris les primates non humains, et les neurones corticaux sont plus connectés entre eux. Ces proriétés soutiennent les capacités cognitives humaines et leurs altérations contribuent à l’étiologie de maladies neurologiques et psychiatriques telles que les troubles du spectre autistique, les déficiences intellectuelles ou la schizophrénie. Il apparaît donc essentiel de progresser dans la connaissance des mécanismes fondammentaux qui contrôlent le développement des circuits d’une part et de comprendre leurs divergences entre les espèces d’autre part. Nous étudierons le rôle de diverses innovations génétiques apparues au cours de l’évolution humaine dans la mise en place des circuits corticaux, nous analyserons les mécanismes moléculaires sous-jacents et les implications dans la pathophysiologie de certains troubles neurodéveloppementaux.

Bénéfices attendus

Les troubles neurodévelopmentaux tels que les troubles du spectre autistique (touchant 1 à 2 pourcents de la population mondiale) ou les déficiences intellectuelles (touchant 1 à 3 pourcents de la population mondiale) trouvent souvent leur origine dans des perturbations de la mise en place et de la plasticité des circuits neuronaux. Il n’existe à ce jour aucun traitement efficace contre ces troubles. Notre projet vise à comprendre les mécanismes impliqués dans la mise en place et la plasticité des circuits et à elucider les divergences qui sont apparues au cours de l’évolution humaine. La souris étant le premier modèle d'étude préclinique en neurologie et en psychiatrie, il convient d'identifier et de prendre en compte les différences entre l'homme et la souris dans le développement neuronal et synaptique pour comprendre l’étiologie des pathologies et développer des stratégies thérapeutiques efficaces chez l'homme.

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux seront soumis à différents gestes techniques selon les questions scientifiques posées : 1) une chirurgie in utero permettant de modifier génétiquement ou de greffer de manière ciblée quelques neurones dans le cerveau. La durée maximale de la procédure est de 30 min sous anesthésie profonde et analgésie ; 2) une injection postnatale permettant de modifier génétiquement ou de greffer de manière ciblée quelques neurones dans le cerveau. L'intervention dure quelques secondes sans anesthésie. Elle sera effectuée sur des souris immunodéprimées pour éviter le rejet de greffe. Ces souris seront hébergées dans des conditions adaptées de manière à éviter tout risque d’infection ; 3) une déprivation sensorielle légère pendant 14 jours. Le geste est indolore et dure quelques secondes. Il ne nécessite pas d'anesthésie. Il est répété chaque jour sur des souris vigiles et permet d’étudier le rôle des expériences sensorielles les processus que nous étudions ; 4) une biopsie en vue de l'identification génétique des animaux avant sevrage. Cette intervention dure quelques secondes, elle est effectuée sur animal vigile et ne nécessite pas anesthésie ou d’analgésie ; 5) une chirurgie sans réveil durant quelques minutes sous anesthésie profonde et analgésie permettant de faire des analyses histologiques.

Impact sur les animaux

Le biopsie en vue de l’identification génétique des animaux avant sevrage ainsi que la contention associée pourront engendrer un stress et douleur brève chez les souriceaux. L’anesthésie pourra provoquer des effets secondaires comme : un stress thermique, une hypotension ou un état nauséeux au réveil. La chirurgie sur femelle gestante analgésiée et anesthésiée pour l’injection in utero pourra impacter le confort des femelles et engendrer un risque de douleur et d'infection (bien qu'extrêmement rare). Les injections postnatales dans le cerveau de souris immunodéficientes pourront également engendrer une douleur brève et présentent un risque accru d'infection. Ce risque est mitigé par des mesures de raffinement.

Devenir

À l’issue des procédures expérimentales, tous les animaux seront euthanasiés selon des méthodes réglementaires et adaptées. Ce choix est justifié par la nécessité de réaliser des analyses post mortem indispensables à l’atteinte des objectifs scientifiques de l’étude ou par l’impossibilité de leur réutilisation. Toutes les mesures seront prises afin de minimiser la douleur, la souffrance et la détresse des animaux tout au long de l’étude et lors de leur prise en charge finale.

Remplacement

Nous cherchons à comprendre comment les circuits neuronaux sont mis en place dans le cerveau des mammifères. Le développement des circuits implique des types cellulaires nombreux et variés, connectés entre eux de manière complexe et spécifique. Il repose sur la combinaison de programmes génétiques et d’interactions avec l’environnement extérieur (expériences sociales, cognitives, sensorielles, etc) qui ne peuvent être reproduits in vitro ou dans des modèles computationnels et nécessitent l’utilisation d’un modèle mammifère in vivo.

Réduction

Notre projet est conçu de manière à minimiser le nombre de souris utilisées tout en garantissant des résultats scientifiquement robustes. Nous avons pris en compte la nécessité d'obtenir plusieurs échantillons afin de reproduire indépendamment les résultats et de limiter les effets de la variabilité biologique et de la variabilité environnementale (par exemple les interactions avec la mère ou le nombre de souriceaux dans la portée). Afin de minimiser le nombre d’animaux, nous veillerons à ce que l'effectif optimal pour établir chaque démonstration ne soit pas dépassé. La majorité des procédures que nous utiliserons, basées sur la transgenèse aigue, permettent de réduire de manière importante le nombre d’animaux utilisés par rapport à ce qui serait nécessaire en utilisant des lignées transgéniques stables. Nous réduirons encore d’avantage le nombre d’animaux en combinant plusieurs expériences lors d'une même procédure. Lorsque nous utiliserons des lignées génétiquement stables, nous privilégierons des croisements contrôlés qui incluent, quand cela est possible, des contrôles et des mutants issus d'une même portée, ce qui permet de réduire la variabilité des résultats et d’abaisser le nombre d'animaux nécessaires. Nous utiliserons quand c'est approprié des tests statistiques non-paramétriques adaptés aux petits échantillons. Le nombre maximal de souris qui sera utilisé est de 23595.

Raffinement

Différentes approches de raffinement seront mises en place. Les cages des femelles gestantes disposeront de divers éléments en coton et lanières krafts ainsi que d’un refuge (hutte) pour la nidification et limiter le stress. Les souris immunodéficientes seront manipulées avec des précautions particulières de manière à éviter tout risque d'infection. Durant les procédures, nous utiliserons les analgésiques et anesthésiques appropriés pour limiter au maximum l’inconfort des animaux. Des points limites ont été définis et seront appliqués afin de minimiser le risque de souffrance des souris. L’hébergement se fera dans des conditions conformes à la réglementation. La température (entre 20 et 24 degrés) et l'hygrométrie seront contrôlées et monitorées, le cycle jour nuit sera automatique (12h/12h). Les souris auront un accès ad libitum à l’eau et la nourriture.

Choix des espèces

La souris est un modèle mammifère de choix pour étudier le développement du cerveau. Les mécanismes développementaux sont globalement conservés, un grand nombre de lignées génétiquement modifiées sont disponibles et les manipulations génétiques ou cellulaires in vivo sont relativement aisées. De plus, la disponibilité d’atlas du cerveau à différents stades de développement ainsi que de bases de données étoffées sur l’expression des gènes en fonction des types cellulaires permettent de guider les recherches pour répondre à nos questions scientifiques de manière inégalée par rapport aux autres espèces. Enfin, le court cycle de reproduction et la petite taille des souris facilitent leur maintien alors que le nombre important d’embryons par portée permet de générer des résultats à partir d’un nombre relativement limité d'accouplements. Notre objectif est de comprendre les mécanismes moléculaires de la formation des circuits neuronaux et leurs modifications au cours de l’évolution humaine et dans des troubles du neurodéveloppement. Les injections in utero seront effectuées sur des femelles gestantes entre le douzième et le quinzième jour de gestation suivant le type de neurones ciblé. Les injections postnatales seront effectuées dans les deux premiers jours suivant la naissance. Les analyses seront effectuées à différents stades du développement prénatal (fin de gestation), postnatal (stades jeune et juvénile), et adulte afin de suivre au mieux le développement des circuits neuronaux.