Souris
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 1500
Chats : 300
Chiens : 600
Tous les cobayes sont tués après une prise de sang dans le cœur sous anesthésie, tandis que chiens, chats et souris peuvent être réutilisés ou adoptés selon un "arbre décisionnel", les autres étant tués. 4 200 animaux non-humains, 1 800 souris, 1 500 cobayes, 600 chiens et 300 chats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur prévoit jusqu'à 200 chiens réutilisés et 200 adoptés, 50 chats réutilisés et 50 adoptés, 50 souris réutilisées pour le maintien des compétences du personnel. Éveillés, les chiens reçoivent deux à cinq injections de vaccin et deux prises de sang, les chats une injection de dix doses, et les cobayes jusqu'à trois injections pouvant provoquer des nodules. Ces tests servent à libérer des lots commerciaux de vaccins vétérinaires pour chiens, chats et chevaux, et le porteur affirme que la "nécessité" d'y employer des animaux non-humains provient de la réglementation.
Objectifs
Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique (efficacité) de formulations vaccinales, ainsi que de confirmer l’innocuité d’adjuvants entrant dans la composition de vaccins mais également les stabilités des lots commerciaux ainsi que les lots pilotes utilisant des techniques libératoires. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires, dans la constitution d’un dossier d’AMM et pour la fabrication d’un vaccin commercial (numéro des monographies dans les procédures expérimentales). Les tests sont effectués sur espèce cible (chien et chat) ou sur espèce alternative (rongeurs) pour limiter le recours à l’espèce cible. Cette alternative peut être réalisée lorsqu’une équivalence entre les modèles animaux a pu être démontrée. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal.
Bénéfices attendus
Ces tests garantissent la qualité du produit pour les animaux et leur environnement. Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sûrs et efficaces pour l’animal. Les tests ont lieu selon le cadre approuvé par les autorités réglementaires. Ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la santé et le confort des animaux de compagnie ainsi que des propriétaires.
Procédures
Pour les chats : 1 administration de 10 doses de vaccin en sous-cutanée de 1ml/animal, en vigile (avec sac de contention en fonction du comportement de l'animal). L'acte est inférieur à 1 minute. Aucun prélèvement n'est prévu pour les chats. Pour les chiens : 2 à 5 administrations de dose de vaccin en sous-cutanée de 2 à 5ml/animal en vigile. 1 prélèvement à J0 et en final de 8ml (pour une seule technique). L'acte est inférieur à 1 minute. Pour les souris : 1 administration en intrapéritonéale ou sous-cutanée de 0.5ml/animal en vigile. L'acte est inférieur à 1 minute. Pas de prélèvement sanguin pour la souris. Pour les cobayes : 1 à 3 administrations en sous-cutanée (2 max) ou en intramusculaire (3 max) ou en intrapéritonéale ( 2 max) de 0.5ml à 2ml/animal en vigile. Pas de prélèvement intermédiaire. Un prélèvement terminal de 8ml en intracardiaque sur animal anesthésié. L'acte est inférieur à 1 minute.
Impact sur les animaux
Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins peuvent provoquer une douleur légère et de l’inconfort au moment du geste. Les cobayes peuvent déclencher des nodules. En cas de signes cliniques non attendus ou concomitants, des points limites sont appliqués.
Devenir
Les tests d'innocuité et d'activité ne requiert pas l'euthanasie des animaux pour les animaux de compagnie. Un arbre décisionnel est appliqué afin de pouvoir réutiliser les animaux, les placés ou les faire adopter. Les animaux ne pouvant être réutilisés, placés ou adoptés seront euthanasiés. En fonction des études antérieures et si leur statut le permet, les animaux peuvent être réutilisés dans d’autres projets. La réutilisation de l’animal est de la responsabilité du vétérinaire désigné qui évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale. En fonction du produit administré et de l’état de l’animal et si les circonstances le permettent (acquéreur sérieux, bonnes conditions d’accueil après examen du candidat par la SBEA), les chiens et les chats peuvent être adoptés. Le placement de l’animal est de la responsabilité du vétérinaire désigné qui évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale. Pour les tests sur rongeurs : les souris peuvent être réutilisées dans le cadre du maintien de compétences du personnel. Quant aux cobayes, ils sont tous euthanasiés du fait du prélèvement terminal.
Remplacement
La nécessité de l’utilisation d’animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la pharmacopée du pays destinataire. Ils permettent de démontrer l’innocuité, l’activité sérologique et la pureté. Les tests in vitro sont actuellement inexistants pour remplacer totalement le modèle in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation. Une réduction du nombre d’animaux est possible grâce à la mise en commun de lots témoins servant de référence chez les rongeurs. De plus, un travail de réduction a été mis en place par les Affaires réglementaires permettant de libérer certains vaccins par une technique in vitro. Enfin, la vaccination précoce chez le chien permet de réutiliser l'animal sur d'autres tests libératoires entrainant une réduction du nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Tous les animaux de compagnie passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement pendant au moins quatre jours avant le début du test, cette phase est d’au moins deux jours pour les rongeurs. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux bénéficient d’un suivi clinique quotidien et d’une observation supplémentaire en cas d’apparition de signes d’alertes. En cas d'apparition de nodule chez le cobaye, des analgésiques et des anti-inflammatoires sont mis en place. En cas de plaie, un désinfectant est utilisé. De plus, un vétérinaire désigné est présent sur le site. En cas de besoin, le technicien a recours à son expertise. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. Pour le chien, des paniers ou des bancs de couchage sont ajoutés et pour le chat, des volières et/ou des rampes sont installées. Si les conditions et les chats le permettent, des tunnels sont ajoutés. Un grand nombre de jouets est disponible avec un roulement toutes les semaines pour diversifier le jeu. Le technicien peut aussi jouer avec eux à l’aide d’un laser. Pour les rongeurs des enrichissements ont été instaurés dans les hébergements. Des copeaux pressés sont disposés dans la cage, un igloo ou hutte transparente colorée pour les souris ainsi qu’une hutte transparente colorée pour les cobayes. Du foin irradié est fourni aux cobayes. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.
Choix des espèces
Ce sont les espèces cibles pour le chien et le chat. Les souris et cobayes servent d’espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de compagnie. En fonction des différents tests appliqués, le stade de développement des animaux varie. Les chiens doivent être âgés d’au moins 8 semaines et les chats doivent avoir entre 2 et 3 mois. Les cobayes doivent peser entre 250 et 450 grammes. Pour les techniques sur souris, les rongeurs doivent être âgés de 4-5 semaines ou peser entre 10 et 22 grammes en fonction des tests. Ces stades de développement correspondent aux âges requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.
Formation des expérimentateurs concepteurs et applicateurs, sur les gestes techniques de base pratiqués chez la souris
- Formation professionnelle
Ce projet sert à entraîner aux gestes de base des expérimentateurs déjà titulaires de la formation réglementaire. 240 souris issues d'un élevage interne, des "animaux de réforme" et des surplus d'élevage, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue. Éveillées, elles subissent le transport, la contention, une injection sous la peau, l'administration de substances à la micropipette et parfois des prises de sang à la veine caudale ou temporale, puis trois prélèvements sanguins sous anesthésie avant d'être tuées sans réveil, leurs cadavres servant ensuite à d'autres gestes. Le porteur fixe l'effectif à trois souris par élève, soit 48 par session de 16 élèves, en s'appuyant sur la seule expérience des formateurs.
Objectifs
Les objectifs pédagogiques et scientifiques de cette formation répondent à la réglementation en expérimentation animale en vigueur et à la maîtrise et au maintien du savoir-faire des expérimentateurs. Avec l’évolution des pratiques, il est important de former les expérimentateurs à la maîtrise des gestes techniques et à leur bonne pratique dans le respect des 3R, sur les procédures faiblement invasives. Cette formation fait partie du maintien et du suivi des compétences (livret de compétence individuel).
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice de ce projet est la formation du personnel et le maintien des compétences des agents (tous niveaux). Une meilleure maitrise des gestes techniques, le raffinement des pratiques, et leur mise à jour en fonction des avancées techniques, scientifiques et technologiques, permettra aux agents d’expérimenter sur rongeurs dans le respect de le réglementation en vigueur et du bien-être des animaux expérimentaux..
Procédures
Chaque animal subira, en étant vigile : le transport de son élevage vers le lieu de la formaion (5 minutes), une contention douce (3 minutes), une injection sous cutanée (2 minutes) et l’administration de subtances par micropipette (5 minutes). Pour les expérimentateurs les plus aguéris et confiants et à l’appréciation du formateur, il sera possible de réaliser les prélèvements de sang à la veine caudale et temporale (5 minutes). Puis sous anesthésie, 3 types de prélèvements de sang (5 minutes chacun), avant d’être euthanasié.
Impact sur les animaux
Les principales nuissances attendues seront le stress lié au transport, à la contention, la douleur suite à l’introduction d’une aiguille pour les injections et prélèvements de sang (hors pratique sous anesthésie), et la formation possible d’hématome suite aux prises de sang.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la réalisation des gestes techniques nécessitant un animal vigile ou anesthésié, et serviront ensuite de support pour la réalisation d’autres gestes.
Remplacement
Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode de remplacement permettant une formation appropriée des agents sur le plan technique (manipulation de l’animal vigile, administration des substances chez l’animal vigile, prélèvements divers…). Les élèves sont déjà titulaires de la formation réglementaire niveau concepteur ou applicateur sur rongeurs. Ils sont donc déjà sensibilisés à l'utilisation d'animaux vivants. Il est nécessaire pour leur formation et leur activité professionnelle que leur formation comporte des manipulations sur animaux vigiles et anesthésiés. D’autre part, nous disposerons de supports inertes (queue de souris) pour l’entraînement au prélèvement de sang et administration à la veine caudale.
Réduction
Il sagit d’une formation, aucune analyse statistique ne sera réalisée. Selon le retour d’expérience des formateurs, 3 animaux par élève sont nécessaires, soit un total de 48 souris, pour 16 élèves formés par session (2 demi-journées). Plusieurs actes pourront être effectués sur un même animal afin de réduire le nombre utilisé. Les animaux utilisés sont issus d’un élevage interne : animaux de réforme, surplus d’élevage, des 2 sexes.
Raffinement
Avant le début des travaux pratiques, les personnes formées auront au préalable assisté à un webinaire théorique sur le sujet. Un rappel sera fait sur la préhension/contention des souris, les procédures à réaliser et le comportement à avoir afin de limiter le stress des animaux. Les animaux seront répartis en groupes socialement harmonieux par cage et avec un environnement enrichi (type sopalin, sizzle, tunnel ou igloo et bâtonnet à ronger). Ils seront transportés entre l’élevage et le lieu de la formation tôt le matin, afin d’avoir au moins une heure de calme avant le début des ateliers. Certaines manipulations comme l’administration sous-cutanée nécessitent que l’animal soit vigile, mais pour la plupart des autres interventions, elles seront réalisées sous anesthésie générale avec en amont une couverture analgésique. A l’issue de chaque manipulation vigile, une récompense sera donnée à l’animal. Pour toutes les interventions nécessitant une anesthésie générale, les animaux seront maintenus sous tapis chauffant, afin de prévenir d’une chute de température corporelle lié à l’anesthésie ; et de l’ocrygel sera administré sur leurs yeux afin de protéger et éviter le sèchement de l’œil, pour leur bien être. Une fois les interventions sous anesthésie réalisés, nous n’attendons pas le réveil de l’animal qui sera automatiquement euthanasié. Puis d’autres types d’interventions suivront sur cadavres d’animaux. La majorité des gestes techniques seront réalisés sous anesthésie générale chimique ou volatile. En amont de l’anesthésie, une adminitratoin par voie sous-cutanée d'un analgésique sera réalisée pour assurer une couverture analgésique des animaux, durant les travaux pratiques. Des points limites ont été définis et seront appliqués.
Choix des espèces
La souris est une des principales espèces utilisées en recherche. Cette formation est à destination des agents travaillant spécifiquement sur la souris, il est donc nécessire de pratiquer sur leur espèce d’intérêt. Ce seront des souris adultes d'âge variable en fonction de la disponibilité dans les élevages (surplus d’élevage et/ou animaux de réforme).
Etude et manipulation du micro-environnement tumoral dans les méningiomes de haut grade chez la souris- Modification
- Recherche appliquée
- Cancers
Les souris de ce projet portent des méningiomes, des tumeurs des enveloppes du cerveau, obtenus par modification génétique ou par injection, et les formes malignes peuvent provoquer convulsions, amaigrissement et perte de motricité au point d'empêcher l'alimentation. 540 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour une analyse histologique du cerveau. Elles subissent une chirurgie d'une heure pour une injection dans le cerveau ou sous la dure-mère, et jusqu'à six injections sans anesthésie. Elles sont suivies de 2 à 15 mois, car dans les lignées génétiquement modifiées les tumeurs bénignes apparaissent tard, ce qui impose selon le porteur un suivi d'"au moins 12 mois".
Objectifs
Les méningiomes sont les tumeurs primitives du système nerveux central les plus fréquentes chez l'adulte. Les formes de haut grade ont une fréquence élevée de mutations de certains gènes et représentent un quart des méningiomes avec des récidives multiples associées à une morbidité et une survie réduite sans option disponible médicamenteuse ou d’immunothérapie. Les méninges jouent un rôle clé dans la communication neuro-immunitaire par la diversité de leurs cellules immunes et la présence de vaisseaux lymphatiques méningés. Les données récentes, montrent une infiltration fréquente des méningiomes bénins par des cellules immunitaires. Notre hypothèse est que le microenvironnement immunitaire constitué par les cellules immunes méningées et les lymphatiques méningés, régule la progression histologique maligne des méningiomes et leur comportement d’échappement à la surveillance immunitaire. Nos principaux objectifs sont d’utiliser nos modèles de souris de méningiomes de différents grades de malignité en manipulant le micro-environnement pour déterminer (i) si les lymphatiques méningés régulent effectivement la malignité des méningiomes et (ii) évaluer la participation des populations de cellules immunitaires dans l'initiation et la progression du méningiome. MODIFICATION: sur les 3 ans d'autorisation initiale du projet, nous n'avons pas eu le temps de réaliser l'ensemble des procédures décrites et aurions besoin d'étendre la durée d'autorisation au maximum de 5 ans au total pour pouvoir terminer notre projetsans autres modifications (même nombre d'animaux, mêmes actes que décrit précédemment).
Bénéfices attendus
Notre projet va permettre de caractériser précisément le rôle du microenvironnement immunitaire dans la malignité des méningiomes en manipulant ses composantes lymphatiques et immunitaires dans les méninges, pour pouvoir ultérieurement potentialiser les approches thérapeutiques associées à l'immunothérapie dans les méningiomes agressifs chez l’homme.
Procédures
Les procédures chirurgicales pour réaliser une injection spécifique dans une zone du cerveau (Durée: 1 heure, préparation: 30 min) seront réalisées sous anesthésie générale après une prise en charge première de la douleur par des médicaments, une hydratation et suivies d'un protocole de prise en charge de la douleur en post-opératoire. Ces interventions sont réalisées en conditions stériles chirurgicales. Les autres procédures ne nécessiteront pas d’analgésie ou d’anesthésie de l’animal et consistent en des injections pour la mise en place de notre modèle (Durée : 5 minutes maximum par injection, 6 fois maximum, avec 2 jours minimum entre chaque injection). Les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire en fin de protocole en vue des prélèvements d'intérêt.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent développer des symptômes cliniques liés à la présence de méningiomes malins, pas bénins. Les symptômes observés chez l’animal peuvent être : une perte de motricité empêchant l'alimentation, un amaigrissement, des crises convulsives. Les gestes pratiqués chez les souris dans ce projet incluent les nuisances suivantes : les risques anesthésiques lors de l’injection sous durale et intracérébrale tels que dépression cardio vasculaire, hypothermie, hypovolémie, sécheresse cornée et les douleurs post-opératoires. Le stress de la contention et la douleur de très courte durée lors de l’introduction de l’aiguille pour les injections intra-péritonéales ou sous-cutanées dans les expériences de modulations des cellules immunitaires.
Devenir
L'euthanasie de tous les animaux à la fin de l'ensemble des procédures est justifié par la nécessité de réaliser une analyse histologique complète du cerveau pour répondre aux objectifs de l'ensemble des procédures expérimentales.
Remplacement
Les modèles in vitro et sur animaux invertébrés ne permettent pas l'obtention de méningiomes avec un aussi grand niveau de complexité et de reproduction de la pathologie humaine que les modèles souris déjà existants. La complexité du cerveau/méninges des souris est nécessaire pour une observation comparative avec le cerveau/méninges humain. L’utilisation d’un modèle murin est donc primordiale pour cette étude.
Réduction
Nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux utilisés (Nombre total : 540 animaux) pour nous permettre de générer des données statistiques solides. Afin d'assurer la fiabilité statistique et de limiter le nombre d'animaux, nous avons estimé l’effectif a priori sur la base de travaux antérieurs et sur un calcul de puissance, et il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interpétation fiable des résultats.
Raffinement
A la réception des animaux en provenance de l’exterieur, une procédure d’acclimatation d’une semaine aux nouveaux locaux sera réalisée. Pendant toute la durée de l’expérimentation les animaux seront hébergés en cage en portoir ventilé par groupes de 3 afin de fournir un environnement social enrichi. Les animaux auront à disposition des composants de nidification, des bâtonnets à ronger et des maisons sont également disponibles. Ils auront à disposition de la nourriture en permanence et accès à l’eau. Si l’animal a du mal à se déplacer, par exemple juste après une chirurgie, les croquettes seront mouillées et déposé sur la litière et une solution d’hydratation gélifiée sera mis en place. Les paramètres environnementaux (lumière, température, hygrométrie,) seront surveillés quotidiennement. Un suivi de l’ensemble des animaux sera effectué quotidiennement par l’équipe zoothechnique et chaque jour de la semaine par un des membres de l’équipe de recherche (et plus si nécessité). Le poids des souris sera vérifié deux fois par semaine tout au long de la procédure expérimentale à partir de la première expérimentation (à l’âge de 2 mois) jusqu’à l'euthanasie (entre 5 et 15 mois selon les procédures). Le cahier opératoire sera rempli le jour de l’intervention pour renseigner le temps per-opératoire et post opératoire immédiat, aux jours 1 àu 2 et 8 post-chirurgie. Il servira à notifier les éléments de surveillance, ainsi que les administrations d’antalgiques.
Choix des espèces
Le modèle animal est le seul moyen de pouvoir manipuler le micro-environnement des méningiomes bénin ou malin, notamment en raison de l'absence de cultures cellulaires de méningiomes en général et plus particulièrement avec le profil mutationnel désiré et les différents composants du micro-environnement. Les autres expériences prévues dans le projet doivent être réalisées chez la souris car elles utilisent un modèle souris déjà publié et validé par la communauté scientifique internationale. Les animaux seront utilisés de 2 à 15 mois de manière similaire aux précédents modèles de meningiomes publiés précédemment, un suivi d’au moins 12 mois étant nécessaire pour les modèles souris de méningiomes bénin génétiquement modifié où les méningiomes apparaissent de manière tardive
Formation sur les circuits neuronaux impliqués dans la perception sensorielle
- Formation professionnelle
À 3 à 5 jours de vie, des souriceaux reçoivent sous anesthésie une injection dans la plante d'une patte arrière, avec dans de rares cas un rejet par leur mère. Six à huit semaines plus tard, les mêmes souris subissent une chirurgie d'une heure trente sous anesthésie générale pour imager leur moelle épinière, et sont tuées avant tout réveil. 70 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet a un but "exclusivement pédagogique" : former des doctorants à la microscopie biphotonique, à raison de deux souris par participant, la première avec "un taux d'échec élevé attendu".
Objectifs
Ce projet a un objectif exclusivement pédagogique : former des doctorants en neurosciences à la mise en œuvre et à l'utilisation de la microscopie biphotonique in vivo pour l'étude de l'activité neuronale. L'objectif de la formation est de permettre aux participants d'acquérir des compétences techniques qui ne peuvent être obtenues de manière satisfaisante par un enseignement théorique seul ou par l'analyse de données déjà acquises. La microscopie biphotonique in vivo repose sur la maîtrise simultanée de plusieurs étapes critiques, notamment la préparation de l'animal anesthésié, le positionnement de celui-ci sous le microscope, les réglages du système d'imagerie, l'acquisition des signaux biologiques et l'identification des artefacts expérimentaux. Ces compétences nécessitent une mise en situation pratique permettant aux étudiants d'observer directement les contraintes techniques et biologiques associées à cette approche. Par ailleurs, cette technologie de pointe n'est pas disponible dans la majorité des unités de recherche d'origine des participants. La formation vise ainsi à leur donner accès à une expertise spécialisée et à des équipements qu'ils ne peuvent généralement pas utiliser dans leur environnement habituel de travail. Elle permet également d'harmoniser les pratiques expérimentales et de transmettre les bonnes pratiques nécessaires à la réalisation d'expériences conformes aux standards scientifiques et éthiques actuels. L'approche pédagogique repose sur des démonstrations réalisées par des encadrants expérimentés, suivies de sessions pratiques supervisées. Cette organisation permet aux participants d'acquérir progressivement les compétences nécessaires à la réalisation d'expériences d'imagerie in vivo tout en limitant le nombre d'animaux utilisés et en garantissant un niveau élevé de maîtrise technique avant toute manipulation autonome. L'hypothèse pédagogique est que l'acquisition de compétences opérationnelles en microscopie biphotonique in vivo nécessite une expérience pratique encadrée sur un système expérimental réel, permettant aux participants d'intégrer les contraintes techniques, biologiques et éthiques de cette approche, compétences qui ne peuvent être pleinement acquises par un enseignement théorique ou l'observation passive.
Bénéfices attendus
Ce projet présente des bénéfices à la fois pédagogiques et scientifiques. À court terme, il vise à former de nouveaux chercheurs aux méthodes modernes permettant d’étudier la dynamique des circuits synaptiques in vivo, notamment grâce à des techniques d’imagerie avancées. Une meilleure maîtrise de ces approches expérimentales permettra aux futurs chercheurs d’optimiser la conception de leurs protocoles et de réduire le nombre d’animaux utilisés dans leurs travaux de recherche, conformément aux principes de réduction et de raffinement. Sur le plan scientifique, les circuits neuronaux impliqués dans la transmission des informations sensorielles, telles que la douleur et la température, ne sont pas encore entièrement caractérisés. De nombreuses études s’intéressent à ces réseaux en raison de leur implication dans diverses pathologies, notamment la douleur neuropathique. Une meilleure compréhension de la dynamique de ces circuits pourrait, à plus long terme, contribuer à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et au développement de traitements plus efficaces. Ainsi, ce projet contribue à la fois à la formation de chercheurs qualifiés et à l’avancement des connaissances dans un domaine présentant des enjeux majeurs pour la santé humaine.
Procédures
Les nouveau-nés (âgés de 3 à 5 jours) recevront une injection sous anesthésie (durée : 5 minutes). Entre 6 et 8 semaines plus tard les souris suivront une chirugie sous anesthésie generale sans réveil (durée : 1h30).
Impact sur les animaux
Nuisances liées aux injections dans la région plantaire de la patte arrière : douleur, inflammation, stress liés à l’anesthésie, détresse respiratoire, une variation de la pression artérielle ou de la température corporelle. Dans de très rares cas, la mère des souriceaux n’accepte pas de s’occuper des nouveau-nés injectés. Les effets indésirables potentiels liées aux procédures chirurgicales sont une détresse respiratoire, une variation de la pression artérielle ou de la température corporelle, ou une hémorragie.
Devenir
À l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés par les expérimentateurs habilités en charge du projet. La moelle épinière sera ensuite prélevée pour la réalisation d’analyses post mortem.
Remplacement
Plusieurs phases de ce projet ont été réalisées in vitro sur différentes lignées cellulaires. Actuellement, nous souhaitons étudier la dynamique des circuits synaptiques impliqués dans la perception de la douleur. Cela nous permettra de mieux comprendre la physiologie de ces circuits neuronaux. L’utilisation d’animaux est donc inévitable. Notre formation repose sur une approche pédagogique de type « apprentissage par la pratique ». Les compétences techniques et analytiques visées ne peuvent être pleinement acquises qu’à travers une mise en pratique directe. Les étudiants doivent pouvoir réaliser eux-mêmes les expériences, notamment afin d’imager la moelle épinière in vivo. À la fin de la séance, ils doivent recueillir des échantillons biologiques viables, nécessaires aux analyses de biologie moléculaire. Ces étapes requièrent des matériaux biologiques d’une qualité et d’une intégrité qui ne peuvent être obtenues à partir de modèle informatique, de cadavres ou de démonstrations filmées.
Réduction
Nous faisons un effort particulier pour faire intervenir, lors de ces formations, des spécialistes expérimentés dans les techniques enseignées. Leur haut niveau d’expertise garantit une démonstration précise et efficace, ce qui permet de limiter le nombre d’animaux nécessaires à l’apprentissage. Grâce à la transmission rigoureuse de leur savoir-faire, les étudiants acquièrent rapidement les compétences requises, réduisant ainsi le besoin de répétition inutile des procédures. Nous utilisons le nombre minimal de souris permettant à la fois de démontrer correctement les techniques et d’offrir aux étudiants une opportunité d’entraînement pratique suffisante pour atteindre les objectifs pédagogiques fixés. Cette approche assure un équilibre entre la qualité de la formation et le respect de principe de réduction dans l’utilisation d’animaux vivants. Chaque participant utilisera deux souris. Le premier animal correspond à la découverte du geste, avec un taux d'échec élevé attendu chez un opérateur novice. Le second permet la correction des erreurs identifiées et la consolidation de la compétence : c'est la répétition qui produit l'apprentissage, non la première tentative. Le facteur de 2 animaux par étudiant est un plafond et non une cible. Les étudiants qui maîtrisent déjà le geste ou qui choisissent de ne pas le réaliser n'utilisent aucun animal.
Raffinement
Pendant tous les procédures expérimentales (injection, chirurgie et séance d’imagerie), nos mesures mises en place pour réduire la douleur impliquent une induction et un suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie du contrôle de la température par tapis chauffant. Suite aux injections, une surveillance renforcée sera effectuée pendant la période qui suit le réveil (2h) ainsi que pendant les 4 jours suivants. L'évaluation des points limites se fera selon une grille d'évaluation incluant leur adaptation à la courbe de croissance, la mobilité spontané, l’apparence du poil, l’interaction avec les congénères et les signes de douleur. Selon le score obtenu, les souriceaux pourront recevoir une injection d’un antalgique, et de l’aliment hydraté pourra être ajouté au fond de la cage.
Choix des espèces
La souris a été choisie pour cette formation car elle correspond à l’espèce la plus couramment utilisée dans les laboratoires de recherche en neurosciences, notamment pour les études portant sur le système nerveux central. Les techniques enseignées lors de cette formation — incluant la chirurgie, l’imagerie et les analyses moléculaires — sont directement applicables aux modèles murins utilisés dans la grande majorité des projets de recherche académique et préclinique. De plus, la souris présente des avantages pratiques et scientifiques importants : elle est bien caractérisée sur le plan neuroanatomique et génétique, de nombreux outils et lignées transgéniques sont disponibles, et son utilisation est conforme aux standards internationaux en recherche biomédicale. Ainsi, le recours à la souris permet d’assurer la pertinence, la reproductibilité et le transfert direct des compétences acquises par les étudiants vers leurs futures activités professionnelles. Concernant les injections, nous utiliserons des nouveau-nés âgés de J3 à J5. Réalisée durant cette période, l’injection permet de cibler spécifiquement les neurones de la région d’intérêt. Les chirurgies seront réalisées sur des animaux âgés de plus de 6 semaines, ce qui correspond au stade adolescent à jeune adulte chez la souris. À partir de cet âge, les coordonnées stéréotaxiques de ciblage sont stables et correspondent à celles établies pour ce modèle.
Caractérisation de l’expression d’une protéine régulatrice des microtubules
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux injections puis la mise à mort sous anesthésie, sans réveil : 360 souris d'une lignée dont une protéine du cerveau porte une étiquette fluorescente vont être utilisées ainsi. Leur cerveau est prélevé à six âges, de 10 jours à 15 mois, pour localiser cette protéine qui régule les microtubules des neurones. La procédure déclarée tient en une ligne, et l'effet néfaste annoncé se limite au stress de la contention. Le porteur justifie l'effectif par un nombre "évalué au mieux", sans dire comment les 360 souris se répartissent entre ces six âges.
Objectifs
Les problèmes de mémoire ou de concentration, sont fréquents dans certaines maladies du cerveau, notamment les maladies neurodégénératives et psychiatriques. Ils ont un fort impact sur la vie quotidienne des patients. Le cerveau fonctionne grâce à un réseau très organisé de cellules nerveuses. À l’intérieur de ces cellules, de petites structures appelées microtubules jouent un rôle essentiel pour le bon fonctionnement et la communication entre les neurones. Ces mécanismes sont importants pour la plasticité du cerveau, c’est-à-dire sa capacité à se modifier et à s’adapter. Le projet s’intéresse à une protéine capable de réguler, dans les cellules du cerveau, les petites structures appelés microtubules. Nous ne savons pas encore exactement où se localise cette proteine ni dans quelles cellules et structures précises elle agit. Pour répondre à cette question, nous avons essayé différentes méthodes, mais les outils disponibles ne permettent pas de la détecter complètement. Pour surmonter cette difficulté, une nouvelle lignée de souris a été créée dans laquelle notre proteine est “marquée” avec une petite étiquette fluorescente, ce qui permet de la rendre visible directement dans le cerveau. En étudiant ces souris à différents âges, nous pourront observer quand et où elle apparaît dans le cerveau, dans quels types de cellules elle est présente, et dans quelles parties des cellules elle se situe. Ces informations sont essentielles pour mieux comprendre le rôle de cette protéine et son implication possible dans les processus de mémoir et de concentration.
Bénéfices attendus
La caractérisation de l’expression de cette proteine dans le cerveau est essentielle pour mieux comprendre son rôle. Une fois cette nouvelle lignée caractérisée, elle constituera un outil précieux pour étudier les mécanismes biologiques dans lesquels cette protéine est impliquée et pour mieux appréhender sa fonction dans le système nerveux.
Procédures
Les animaux subiront deux injections
Impact sur les animaux
Les animaux subiront un stress leger dû à la contention pour injection des anesthésiants
Devenir
La prodédure est une procedure terminal sans réveil, les animaux sont mis à mort pour analyse des tissus
Remplacement
Il n’existe actuellement aucune méthode permettant de remplacer totalement les animaux pour étudier précisément où une protéine est présente dans le cerveau et comment son expression évolue au cours du temps. Les modèles cellulaires ou les cultures de cellules ne reproduisent pas la complexité du cerveau réel, notamment l’organisation des différentes cellules entre elles et le fonctionnement des réseaux neuronaux. Or, le cerveau est un organe très complexe dans lequel les cellules communiquent en permanence et interagissent dans un environnement tridimensionnel très organisé. Ces interactions sont indispensables pour comprendre le rôle réel de notre protéine d'intérêt.
Réduction
Le nombre de souris a été évalué au mieux pour permettre une analyse des tissus fiable et robuste tout en limitant le nombre d'animaux.
Raffinement
Les animaux seront acclimatés à notre animalerie après leur arrivée pendant au moins une semaine avant toute manipulation. Ils seront ensuite surveillés jusqu à leur mise à mort afin de vérifier leur bien être. Une injection d'un analgésique sera effectué 30 minutes avant l’administration de l'anesthésiant.
Choix des espèces
La souris est l'espèce de choix pour l'integration d'une étiquette fluorescente qui nous permet de rendre visible, directement sur des coupes de cerveaux, la proteine que nous étudions. Les cerveaux des animaux seront préléves à à 10 ours, 20 jours, 1 mois, 3 mois, 9 mois et 15 mois.
Impact des dommages de l’ADN radio-induits sur l’homéostasie et la régénération du muscle strié squelettique chez la souris dans un modèle d’irradiation localisée
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Sous anesthésie, la patte arrière gauche de souris mâles est irradiée en une dose unique ou en cinq fractions, pour imiter une radiothérapie et observer les cellules souches du muscle. 72 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la moitié étant irradiée, et toutes sont tuées à l'issue pour prélever leurs tissus. Au-dessus de 20 Gy en dose unique, la lésion culmine vers deux semaines, et certaines souris peuvent avoir du mal à utiliser la patte lésée, se prostrer ou avoir le poil hérissé. Le porteur affirme pourtant qu'il "n'est pas attendu d'impact important sur l'état général des animaux".
Objectifs
Les progrès des traitements contre le cancer, comme la radiothérapie qui a pour but d’endommager l’ADN des cellules cancéreuses, ont permis d’augmenter les chances de survie des patients. Cependant les tissus sains proches de la tumeur ciblée (comme le muscle strié squelettique) sont également touchés et les effets secondaires induits ont un impact sur la qualité de vie des patients (ex : faiblesse musculaire et douleur musculaire) qui du fait du vieillissement de la population mondiale, devient un problème de santé majeur. Pour rester en bonne santé et se réparer après une blessure, nos muscles ont des "cellules souches" spécialisées (appelées cellules satellites). Ce projet repose sur l'hypothèse que la radiothérapie altère l'ADN de ces cellules souches, les empêchant de fonctionner correctement. Si ces cellules ne peuvent plus se diviser ou fusionner avec les fibres musculaires pour leur apporter de nouveaux noyaux (un processus appelé accrétion myonucléaire), le muscle s'altère et ne peut plus se régénérer. Ce projet vise à comprendre comment différents modes d'irradiation mimant la radiothérapie (une dose forte unique versus plusieurs petites doses répétées) impactent la survie et l'efficacité de ces cellules souches chez la souris. En reproduisant des protocoles proches de ceux utilisés à l'hôpital, nous étudierons à la fois les effets immédiats et les séquelles qui apparaissent plusieurs semaines après le traitement.
Bénéfices attendus
En analysant précisément l'état de la "niche" des cellules souches, la présence de cicatrices (fibrose) et la capacité de reconstruction du muscle, ce projet permettra de mieux comprendre l'origine des troubles musculaires post-radiothérapie. À terme, ces connaissances sont essentielles pour développer des traitements protecteurs capables de préserver le capital musculaire des patients traités pour un cancer.
Procédures
- Irradiation du membre inférieur gauche sous anesthésie (1 fois) : 25 min Chaque irradiation prendra 5 X 5 min (condition 1, dose fractionnée) ou 1 x 25 min (condition 2, dose unique). Ces interventions seront réalisées sur la moitié des animaux de l’étude qui correspond aux lots de souris irradiées.
Impact sur les animaux
L’irradiation à forte dose, au-dessus de 20 Gy en dose unique, du membre inférieur conduit à une lésion radio-induite dont le pic de sévérité est atteint vers 2 semaines post-irradiation, suivi d’une phase de cicatrisation. Un léger ralentissement transitoire dans la prise de poids a été observé dans les premières semaines après irradiation, sans conséquence notable sur le comportement des animaux. Certains animaux peuvent présenter des difficultés à utiliser la patte lésée pour se déplacer, ainsi que des signes de prostration ou poils hérissés. L’EdU pouvant induire une légère amertume à l’eau de boisson, celle-ci sera supplémentée avec 1% de glucose afin de prévenir toute perte de poids et déshydratation.
Devenir
Aucun individu ne sera maintenu en vie à la fin de la procédure. Afin de réaliser les différents prélèvements pour les analyses des tissus, l’euthanasie de tous les animaux est nécessaire.
Remplacement
Dans le but de reproduire la réalité d’un muscle il est nécessaire d’utiliser un modèle animal vivant. En effet, bien qu'il soit possible de cultiver des cellules souches en laboratoire, ces modèles simplifiés ne peuvent pas reproduire le fonctionnement d'un muscle. Il dépend d'un équilibre très complexe : les cellules souches interagissent en permanence avec les vaisseaux sanguins, le système immunitaire (inflammation) et la structure de soutien du tissu (matrice). Ce dialogue entre les différents types de cellules et la réponse globale de l'organisme après une irradiation ne peuvent pas être simulés dans une boîte de culture. À ce jour, seul un modèle vivant permet d'étudier de manière intégrée le processus complet de réparation et de cicatrisation musculaire.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet, une étude statistique a été menée. Le nombre minimum d’animaux pour obtenir une puissance statistique suffisante est de 12 par groupe. Cet effectif nous fournira des résultats statistiquement robustes.
Raffinement
Les conditions de soins et d’hébergement des animaux sont adaptées aux procédures réalisées afin de limiter au minimum les impacts sur les animaux. Selon les retours d’expérience obtenu au laboratoire avec ce modèle, il n’est pas attendu de douleur pendant l’irradiation. À la suite de l’irradiation, une rougeur avec ou sans œ dème peuvent être observées. Il n’est pas attendu d’impact important sur l’état général des animaux. Les animaux sont observés tous les jours. Si un des indicateurs du bien-être n’était plus respecté, l’euthanasie pourrait s’avérer nécessaire. De même, il n’est pas attendu de douleur pendant la supplémentation avec l’EdU dans l’eau des biberons.
Choix des espèces
La souris est un modèle expérimental de référence pour les études précliniques. Les animaux utilisés dans cette étude seront des males de stade adulte âgés de 12 semaines. Pour ce projet, nous avons choisi d’étudier uniquement des individus mâles afin d'éliminer les variations physiologiques liées au cycle hormonal féminin, ce qui permet d'obtenir des résultats plus homogènes et de réduire le nombre total d'animaux nécessaires pour valider nos conclusions statistiques. Et effectivement, si les mécanismes identifiés s'avèrent significatifs, une étude complémentaire incluant des femelles sera envisagée pour évaluer le dimorphisme sexuel.
Etude du métabolisme énergétique dans l’initiation et la progression du glioblastome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Endormis par le froid à la naissance, des souriceaux reçoivent une injection dans le cerveau associée à un petit courant électrique, puis à six semaines une nouvelle injection intracrânienne, et à douze semaines une ablation de la tumeur. 1 080 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue. Le porteur annonce une douleur "modérée à intense pendant quelques jours" après les opérations, puis pendant la croissance de la tumeur des difficultés à bouger, des troubles de la vue, un amaigrissement important ou une accumulation de liquide dans la tête. Un essai sur des cancers de patients est renvoyé "au-delà de 5 ans".
Objectifs
Notre projet porte sur l’étude d’un cancer du cerveau particulièrement agressif chez l’adulte. Malgré les traitements actuels, cette maladie reste difficile à soigner avec des rechutes fréquentes et une survie limitée. Pour mieux comprendre comment ce cancer évolue, nous étudions les interactions entre les cellules cancéreuses et leur environnement dans le cerveau, ainsi que les mécanismes qui permettent leur développement. Les modèles actuels ne reflètent pas toujours fidèlement la réalité chez les patients. Nous souhaitons donc utiliser des modèles plus proches de la situation humaine pour évaluer de nouvelles approches thérapeutiques. L’objectif est de voir si ces approches peuvent réduire la croissance de la tumeur et modifier son environnement pour la rendre plus vulnérable aux traitements. Notre but est de trouver de nouvelles façons de lutter contre cette maladie et d’améliorer les chances des patients.
Bénéfices attendus
De nouvelles pistes thérapeutiques sont aujourd'hui indispensables pour traiter ce cancer du cerveau particulièrement agressif et difficile à guérir. Développer des modèles animaux plus proches de la réalité humaine, reflétant la diversité et l'évolution de la tumeur chez les patients, représente une étape clé pour mieux comprendre cette maladie. Cette étude nous permettra d'explorer la complexité de l'environnement et du métabolisme qui favorisent la croissance et la résistance de ce cancer. Notre espoir est de découvrir de nouvelles combinaisons de traitements capables d'améliorer la survie des patients. À court terme (1 à 2 ans), nous chercherons à comprendre comment le cancer du cerveau grandit et devient plus agressif dans notre modèle. À moyen terme (2 à 5 ans), nous testerons des traitements innovants sur les animaux pour ce cancer pour voir s’ils peuvent aider à le soigner. À long terme (au-delà de 5 ans), l’objectif sera de mettre en place un essai pré-clinique sur des cancers de patients pour appliquer les résultats de notre étude sur des patients humains.
Procédures
Les animaux seront soumis à : une injection dans le cerveau à la naissance (5 min, sous anesthésie), une injection intracrânienne à 6 semaines (30 min, sous anesthésie), une résection du cancer à 12 semaines (30 min, sous anesthésie), des injections de traitements entre les semaines 12 et 15 (sans anesthésie, animaux vigiles).
Impact sur les animaux
Les souris peuvent subir quelques désagréments pendant l’expérience : Endormissement : Risque de difficultés respiratoires ou cardiaques (avec l'anesthésie) ou de baisse importante de la température corporelle (endormissement par le froid à la naissance), avec une surveillance jusqu’à leur réveil complet. À la naissance : Douleur légère à modérée due à une injection d’un produit véhiculée par un petit courant électrique. Opérations dans la tête (injection d’un virus ou ablation de la tumeur) : Douleur modérée à intense pendant quelques jours. Traitements : Stress initial lié aux injections ou à l’administration par la bouche, qui diminue avec l’habitude. Croissance de la tumeur : Inconfort progressif entre 8 et 15 semaines, avec des difficultés à bouger, de la fatigue, des troubles de la vue, un amaigrissement important ou une accumulation de liquide dans la tête.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales afin d'analyser l'efficacité des traitements.
Remplacement
Ce projet vise à étudier comment le cancer du cerveau progresse et interagit avec son environnement, ainsi que les changements dans le fonctionnement du cerveau. Des tests en laboratoire sur des cellules ont permis de sélectionner les molécules les plus prometteuses avant de les tester sur des animaux. L’étude de ces mécanismes nécessite l’utilisation d’un être vivant entier, car ces interactions complexes ne peuvent pas être reproduites avec des modèles simplifiés en laboratoire.
Réduction
Nous prévoyons d’utiliser le nombre minimal de souris nécessaire pour obtenir des analyses statistiques fiables. C'est à dire, le moins d’animaux possible pour obtenir des résultats fiables.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera une priorité à chaque étape. Nous prendrons soin d’eux pendant et après les opérations, en utilisant des produits pour les endormir et soulager la douleur. Nous surveillerons leur état (poids, apparence, comportement) pour évaluer leur bien-être. Après l’opération, elles auront de la nourriture humide en plus de leur alimentation habituelle. Si besoin, des mesures supplémentaires seront prises pour les soulager, et des seuils sont fixés pour éviter toute souffrance.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris, modèle le plus pertinent pour permettre l’étude des interactions entre le cancer du cerveau et son environnement. Ces souris ont été choisies car elles présentent des caractéristiques génétiques uniformes, ce qui garantit des résultats plus cohérents et comparables. Les souris seront utilisées dès leur naissance pour concevoir des modèles de cancer du cerveaux plus proches de ceux observés chez les patients, ce qui rend notre étude très pertinente pour tester de nouveaux traitements pour les patients.
Effets thérapeutiques d’un précurseur de lipide dans le vieillissement ou dans les lésions précancéreuses chez la souris. 1/2
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Toutes tuées, pour prélever leurs tissus ou pour renouveler les reproducteurs, et par dislocation cervicale pour celles qui passent les tests de mémoire : 29 080 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une biopsie de 2 mm de la queue, un gavage, un régime obésogène de quatre mois, une prise de sang à la joue toutes les deux semaines, et pour une partie d'entre elles, sur un second site, un jeûne de 12 à 15 heures et des tests comportementaux dits "non invasifs", sans plus de précision. Le projet doit confirmer l'effet de la modulation d'un gène dans le vieillissement ou dans des lésions précancéreuses. Pour un tel effectif, le porteur se borne à invoquer "le nombre minimum d'animaux nécessaires", et les bénéfices tiennent en une ligne.
Objectifs
Confirmer in vivo l’effet thérapeutique de la modulation d’un gène qui pourrait être une cible thérapeutique intéressante dans un contexte de maladies liées au vieillissement ou dans l’induction de lésions prétumorales présentant l’activation d’un oncogène. Ce projet pourra servir de base pour de nouvelles pistes thérapeutiques pour atténuer l’agressivité de certains types de cancer. Le projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Trouver une nouvelle cible thérapeutique dans un contexte de vieillissement et des lésions pré-tumorales.
Procédures
L'élevage et les expériences sans analyse de la mémoire se feront sur le premier établissement utilisateur : biopsie de queue invasive de 2 mm (1 fois, 10 secondes) - gavage oral à 6 semaines de vie (1 fois, avec 1 minute par gavage) - induction d’un régime obésogène (1 fois, 4 mois) -prélèvement de sang à la joue (1 fois toutes les 2 semaines, quelques minutes) Les expériences avec analyse de la mémoire par des tests comportementaux non invasifs se feront sur le 2e établissement utilisateur: Tests comportementaux non invasifs (
Impact sur les animaux
-Le gavage oral peut engendrer des risques de fausse route. -Une baisse de l’appétit, un amaigrissement ou une diminution de l’activité pourront survenir en cas de vieillissement accéléré. Les prélèvements sanguins répétés par voie sous-mandibulaire sont répétés avec une aternance joue gauche et droite suivie d’une compression locale après prélèvement
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour exploration des tissus d'intérêt ou pour renouvellement des reproducteurs.
Remplacement
Dans un contexte de recherche physiopathologique sur les effets du vieillissement et des lésions prétumorales, les expérimentations chez la souris ne peuvent en aucun cas être remplacées par des expériences sur un modèle cellulaire unique, où les cellules sont sorties de leur environnement. Les analyses cellulaires ne sont pas utilisables dans ce contexte car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu. Les résultats obtenus sur des modèles cellulaires ont permis d'identifier un gène d'intérêt.
Réduction
Les expériences sont réalisées avec le nombre minimum d'animaux nécessaires à l'obtention d'un résultat significatif déterminé par des tests statistiques adaptés, et qui satisfait à l’objectif de réduction du nombre d’animaux exposés dans ce projet.
Raffinement
Les souris bénéficieront d'un enrichissement. Les souris seront hébergées par 5 maximum en cage ventilée. Cependant, tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort par dislocation cervicale. Une surveillance accrue sera mise en place tout au long de la procédure, au moment où les symptômes apparaissent. Le transport des souris entre les 2 sites sera confié aux zootechniciens des 2 sites utilisateurs, garantissant un trajet direct de courte durée (10 minutes maximum). Les animaux seront logés dans des boîtes de transport adaptées, dotées d'un enrichissement (matériel de nidification), de nourriture et d'un gel d'hydratation en quantité suffisante. À leur arrivée, une période d'acclimatation et de récupération d'au moins 7 jours sera strictement respectée dans l'animalerie d'accueil avant toute inclusion dans un test de comportement afin de permettre le retour à l'homéostasie.
Choix des espèces
Le projet met en jeu des approches d’explorations fonctionnelles et comportementales sur animal vigile qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro. Des animaux âgés de 6 semaines (jeune adulte) seront utilisés pour les traitements des animaux de 2.5 mois et 8 mois seront utilisés pour ce projet axé sur les lésions précancréeuses cdu à l'activation d'un oncogène. Des animaux âgés de 8 , 12 mois (adulte jeune) et de 20 mois (adulte âgé) seront utilisé pour ce projet axé sur le vieillissement. La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de facilité d’élevage et de reproduction. Ces souris sont particulièrement intéressantes pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Les jeunes souris de six semaines sont utilisées pour l’induction car il est nécessaire que les organes soit suffisamment matures et fonctionnels jusqu’à 20 mois, maximum.
Comment un récepteur qui identifie les substances étrangères agit-il sur l’alimentation, la cognition et les émotions ? Etude sous régime gras et avec suppression de ce récepteur.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Pour étudier le rôle du récepteur AhR dans l'appétit et la vulnérabilité à l'obésité, 420 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Le projet emploie des lignées AhR +/- et AhR -/-, et un régime riche en graisses de 15 semaines qui peut provoquer obésité, résistance à l'insuline, diabète et difficultés à se déplacer. Les souris passent des tests comportementaux sur l'émotion, la cognition et la sociabilité, avec, selon le porteur, une restriction alimentaire temporaire ou un isolement ponctuel. Comme procédure, il ne déclare pourtant qu'une prise de sang terminale, et ne nomme aucun des tests.
Objectifs
Le récepteur nucléaire d’aryl hydrocarbone (AhR) à des substances étrangères et propres à l’organisme, participe dans la régulation du métabolisme énergétique et des réponses immuno-inflammatoires, mais reste plutôt méconnu d’un point de vue comportemental. L’activité d’AhR au niveau oral a été liée à des modifications de la prise alimentaire, et semblerait influencer l’appréciation des aliments et en particulier des lipides. Ce projet vise à étudier la contribution de ce récepteur à la perception des récompenses alimentaires et à l’appétit afin de mieux comprendre son rôle dans la vulnérabilité à l'obésité. L’AhR est ainsi porposé comme une cible prometteuse dans la lutte de cette maladie, dans la perspective d’ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet devraient permettre (1) d’établir les rôles d’AhR au niveau cérébral et intestinal pour mieux comprendre son implication dans des troubles comme l’anxiété ou la dépression, provoqués par une alimentation trop riche en graisses ; et (2) de déterminer comment des polluants environnementaux influençant l’activité d’AhR participent à la vulnérabilité à l’obésité.
Procédures
Un prélèvement sanguin en terminal sera effectué sous analgésie et anesthésie, et durera moins d’une minute, sur 420 animaux.
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux permettent d’étudier les aspects émotionnels, cognitifs et sociaux des animaux. Bien qu’ils puissent causer un stress léger (lié à une restriction alimentaire temporaire ou à un isolement ponctuel pendant les tests), toutes les précautions sont prises pour limiter cet impact : habituation progressive des animaux aux manipulations, environnement contrôlé (température, luminosité, bruit réduit). La durée du régime (15 semaines) qui sera appliquée permet de mettre en place une obésité et potentiellement de provoquer une insulino-résistance et un diabète chez les animaux (temporalité variable et variabilité individuelle importante). Les animaux en régime hyperlipidique peuvent également avoir des difficultés à se mouvoir en raison du surpoids. Une surveillance continue permettra détecter tout signe de détresse. De plus, les animaux sous régime riche en graisses bénéficieront d’un accès facilité à la nourriture et à l’eau pour limiter les inconforts, et l’ajout d’enrichissement dans les cages permettra d’améliorer leur qualité de vie. En fin de l’étude, les animaux seront mis à mort de manière indolore (en moins d’une minute), sous anesthésie et analgésie, conformément aux normes éthiques européennes.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort sous analgésie et anesthésie afin de réaliser des prélèvements sanguins et tissulaires.
Remplacement
Ce projet est couplé à une approche en culture cellulaire (méthode in vitro sans recours aux animaux) pour étudier finement le mécanisme d’action d’AhR, ainsi qu’une approche sur modèle souris, indispensable pour analyser des processus physiologiques complexes impliquant plusieurs organes (cerveau, langue, intestin, tissu adipeux, foie, rate et pancréas). Bien que la culture cellulaire permette de réduire l’utilisation d’animaux, le modèle souris reste nécessaire pour une approche intégrée, notamment pour évaluer les interactions entre ces organes et déterminer l’implication d’AhR dans la vulnérabilité à l’obésité.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au strict nécessaire, tout en permettant d’obtenir des résultats fiables et scientifiquement valables. Pour définir cet effectif, un outil en ligne gratuit a été utilisé afin d’aider à concevoir l’étude de manière rigoureuse. Par ailleurs, des travaux antérieurs ont montré qu’un groupe de 15 animaux permettait d’obtenir des résultats statistiquement pertinents. Les données seront analysées au fur et à mesure de l’étude, afin de pouvoir arrêter les expérimentations dès que le nombre d’animaux requis pour obtenir des résultats fiables sera atteint, limitant ainsi l’utilisation d’animaux au minimum indispensable.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes afin de préserver les interactions sociales naturelles, dans des cages transparentes adaptées et enrichies pour favoriser leur bien-être. Leur état général sera contrôlé quotidiennement. Dans le respect de la règle des 3R et des principes éthiques de l’expérimentation animale, des méthodes non invasives et des tests comportementaux sont privilégiés. Les animaux seront habitués progressivement à une manipulation douce afin de limiter le stress. En cas de signes de détresse ou de dégradation de l’état général, les animaux seront immédiatement retirés de l’étude, replacés dans leur cage de vie avec un accès libre à l’eau et à la nourriture, et surveillés quotidiennement. Si leur état venait à se détériorer de manière irréversible et à atteindre un seuil limite prédéfini, ils seraient retirés définitivement des expérimentations et mis à mort afin d’éviter toute souffrance inutile. Toutes les interventions seront réalisées par un personnel formé et qualifié, en nombre limité, garantissant un suivi attentif et individualisé des animaux.
Choix des espèces
De nombreuses études portant sur la thématique du projet ont déjà été réalisées chez la souris, qui constitue un modèle de référence largement utilisé pour l’étude de l’obésité et des organes associés. Le modèle AhR +/- et AhR -/- permet de comparer les résultats obtenus avec ceux déjà disponibles dans la littérature scientifique. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, car les systèmes biologiques étudiés doivent être pleinement développés. Cet âge permet d’éviter à la fois la période de puberté et les altérations physiologiques liées au vieillissement.
Modélisation préclinique de chimio-immunothérapies ou de thérapies ciblées néoadjuvantes dans les cancers du sein triple négatif et du poumons métastatiques.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Injection de cellules cancéreuses, chimiothérapie, sept injections d'immunothérapie, dix jours de thérapie ciblée par la bouche, puis ablation chirurgicale de la tumeur : 448 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Le protocole reproduit le parcours de patientes et patients atteints de cancer du sein triple négatif ou du poumon, pour étudier la rechute métastatique après chirurgie. Après l'opération, les métastases peuvent provoquer dyspnée, douleurs osseuses, paralysie ou détresse respiratoire progressive. La dyspnée ou la paralysie déclenche la mise à mort, le porteur parlant de "point final strict".
Objectifs
Les traitements néoadjuvants à base d’immunothérapie sont désormais couramment utilisés pour les cancers du sein triple négatif (CSTN) et le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade II/III. Le projet vise à développer deux modèles précliniques murins permettant d’évaluer l’efficacité et les mécanismes d’action des combinaisons chimiothérapie‑immunothérapies administrées avant chirurgie, puis en traitement adjuvant, afin de mieux reproduire le parcours clinique des patients et d’étudier la rechute métastatique post‑exérèse. Le laboratoire dispose déjà des modèles 4T1 (CSTN) et CMT‑167 (CBNPC), capables de générer des métastases après injection mammaire ou sous‑cutanée. Ces modèles permettent d’administrer un traitement néoadjuvant sur tumeur établie, de procéder à son ablation, puis de suivre l’impact d’un traitement adjuvant sur la survenue métastatique. Le critère principal d’évaluation est la survie sans progression métastatique. L’équipe maîtrise l’administration des traitements et l’analyse des réponses immunitaires, mais doit désormais intégrer une étape chirurgicale standardisée pour modéliser la prise en charge clinique et étudier la maladie résiduelle minimale. Le premier objectif consiste à développer, optimiser et valider une procédure d’exérèse complète de la tumeur primaire dans des modèles immunocompétents, condition essentielle pour étudier les mécanismes de rechute après traitement néoadjuvant. Le deuxième objectif est d’évaluer l’impact de différentes combinaisons thérapeutiques néoadjuvantes à base d’immunothérapie sur la dynamique de la rechute métastatique après chirurgie, grâce à un suivi longitudinal de la charge métastatique et de la survie sans rechute. Le troisième objectif vise à caractériser les réponses immunitaires induites par les traitements et modulées par la chirurgie, via des analyses multiparamétriques des tumeurs, organes lymphoïdes et sites métastatiques, afin d’identifier les mécanismes associés à la rechute ou à la protection. Enfin, le projet ambitionne d’identifier des biomarqueurs prédictifs de rechute ou de réponse durable pour guider le développement de futures stratégies néoadjuvantes et renforcer la translation clinique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de développer deux modèles précliniques particulièrement pertinent pour étudier l’impact réel des traitements néoadjuvants/adjuvants sur la dynamique métastatique, en intégrant dans un même protocole : une phase de chimiothérapie‑immunothérapie néoadjuvante, une chirurgie d’exérèse de la tumeur primaire, une immunothérapie adjuvante et un suivi post‑opératoire permettant d’évaluer la rechute métastatique. Ces modèles reproduisent de manière fidèle le parcours thérapeutique des patients atteints de cancers du sein triple négatif ou de cancers du poumon présentant des cancers localement avancés, deux pathologies caractérisées par un risque élevé de dissémination tumorale et de récidive métastatique. L’un des bénéfices majeurs attendus est une compréhension des mécanismes biologiques et immunologiques qui déterminent la réponse ou la résistance aux traitements néoadjuvants et d’évaluer l’intérêt de poursuivre ou non une immunothérapie adjuvante. Les analyses multiparamétriques réalisées sur les tumeurs primaires, les tissus métastatiques et les organes lymphoïdes permettront d’identifier les populations immunitaires modulés par les traitements et impliquées dans les mécanismes d’échappement favorisant la progression métastatique après chirurgie. Ces données sont essentielles pour optimiser les combinaisons thérapeutiques et mieux cibler la maladie résiduelle minimale, principal moteur des rechutes. Le projet permettra également d’identifier des biomarqueurs prédictifs de réponse ou de rechute métastatique, qu’ils soient immunologiques, transcriptomiques ou histologiques. Ces biomarqueurs pourront être transposés à la clinique pour améliorer la stratification des patients, guider le choix des traitements néoadjuvants et affiner les indications des thérapies adjuvantes. L’évaluation de la survie sans rechute métastatique (SSRM), rarement étudiée dans les modèles précliniques, constitue un autre bénéfice important, car elle reflète directement l’efficacité des stratégies thérapeutiques sur la dissémination tumorale. Enfin, ces modèles permettront de tester de nouvelles combinaisons thérapeutiques basées sur des immunothérapies néoadjuvantes. Il contribuera à accélérer le développement de stratégies innovantes visant à réduire la rechute métastatique, principal facteur de mortalité dans ces cancers agressifs.
Procédures
- Injection sous-cutanée des cellules cancéreuses murines : - Geste réalisé sous anesthésie générale gazeuse - Une seule injection par animal - Durée : 10 minutes - Traitements par chimiothérapie (intrapéritonéal i.p.) : - Geste réalisé sur animal vigil - Une seule injection par animal - Durée : 20 secondes - Traitements par immunothérapie (i.p.) : - Geste réalisé sur animal vigil - 7 injections par animal - Durée : 20 secondes - Traitements par thérapie ciblée (p.o) : - Geste réalisé sur animal vigil - Une administration quotidienne pendant 10 jours consécutifs par animal - Durée : 20 secondes - Traitements par chirurgie (p.o) : - Geste réalisé sur animal anesthésiés - Durée : 20 minutes - Suivi à l’IVIS : - Geste réalisé sur animal vigil : injection i.p de luciférine (substrat luciférase) 20 secondes - Geste réalisé sur animal anesthésiés : analyse à l’imageur IVIS Durée : 5 minutes
Impact sur les animaux
Le projet utilise deux modèles murins métastatiques (4T1 et CMT‑167) associés à des traitements néoadjuvants, une chirurgie d’exérèse et un suivi de la progression métastatique. Ces étapes peuvent entraîner des nuisances dont l’intensité varie selon la phase expérimentale. 1. Implantation tumorale et croissance de la tumeur primaire L’injection orthotopique (4T1‑Luc) ou sous‑cutanée (CMT‑167‑Luc) peut provoquer une douleur transitoire, un stress léger, un faible risque d’hématome ou d’inflammation. La croissance tumorale (J0–J16) peut induire douleur locale, inflammation, sensibilité cutanée, réduction d’activité et gêne locomotrice lorsque la tumeur augmente de volume. Le modèle 4T1‑Luc présente une croissance rapide et inflammatoire ; le modèle CMT‑167‑Luc entraîne une gêne mécanique plus progressive. 2. Effets indésirables des traitements néoadjuvants Les chimiothérapies et immunothérapies (J9–J16) peuvent induire : – Toxicités hématologiques : leucopénie, anémie, thrombopénie, immunosuppression, fatigue et susceptibilité accrue aux infections. – Toxicités digestives : anorexie, baisse de prise hydrique, perte de poids (
Devenir
À l’issue de chaque procédure, le sort des animaux est déterminé en fonction des objectifs scientifiques, des critères d’arrêt prédéfinis et du respect strict du bien‑être animal. Dans ce projet, l’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin de leur participation, car les modèles utilisés (4T1 et CMT‑167) impliquent une progression tumorale et métastatique incompatible avec un maintien en vie sans souffrance. Les analyses prévues nécessitent également la collecte d’organes (poumons, foie, rate, ganglions, tumeur résiduelle) pour l’étude de la maladie résiduelle minimale, de la réponse immunitaire et de la dissémination métastatique, ce qui impose une euthanasie programmée. Les animaux atteignant un critère d’arrêt clinique avant la fin de la procédure (perte de poids, altération de la locomotion, détresse respiratoire, score métastatique critique) seront euthanasiés immédiatement afin d’éviter toute souffrance prolongée. Cette euthanasie anticipée est intégrée dans le plan expérimental et ne modifie pas les effectifs prévus. Aucun animal ne pourra être réutilisé, réhabilité ou replacé, car les traitements anticancéreux, la chirurgie et la progression métastatique entraînent des altérations physiologiques majeures incompatibles avec une réutilisation dans un autre protocole ou une adoption. L’ensemble des euthanasies sera réalisé par surdosage d’anesthésique, conformément aux recommandations réglementaires, garantissant une mort rapide et indolore.
Remplacement
Aucune alternative in vitro ou in silico ne reproduit la complexité tumorale, les interactions immunitaires ni la dynamique métastatique. Malgré leur apport, ces approches ne remplacent pas un organisme entier, indispensable pour étudier métastases, immunité, traitements, chirurgie et assurer la pertinence translationnelle.
Réduction
La réduction du nombre d’animaux repose sur une planification précise, l’usage maximal de données existantes, la standardisation des procédures et des approches longitudinales. Les modèles alternatifs sont utilisés dès que possible, et des critères d’arrêt stricts limitent toute utilisation inutile.
Raffinement
Le raffinement repose sur la compétence du personnel, l’optimisation des procédures, un hébergement enrichi et un suivi clinique strict. Anesthésie, analgésie, gestes maîtrisés et surveillance continue réduisent douleur, stress et complications, garantissant un bien‑être maximal. Nous aurons aussi recours à des points limites spécifiques et précoces.
Choix des espèces
Les modèles murins choisis reposent sur une expertise solide et de longue date du laboratoire, qui maîtrise parfaitement les lignées BALB/c et C57BL/6 ainsi que leurs modèles tumoraux syngéniques associés. La souris est l’espèce la plus pertinente pour ce projet, car elle permet de travailler dans un système immunitaire pleinement fonctionnel, indispensable pour évaluer l’impact des immunothérapies, des thérapies ciblées et de la chirurgie sur la maladie résiduelle minimale et la rechute métastatique. Les modèles 4T1 et CMT‑167 sont parmi les plus robustes et les mieux caractérisés pour reproduire respectivement le cancer du sein triple négatif et le cancer du poumon métastatique. Leur cinétique tumorale, leur microenvironnement immunitaire et leur comportement métastatique sont connus du laboratoire, garantissant une interprétation fiable des résultats et une réduction maximale de la variabilité expérimentale. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 6 et 8 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature et un poids corporel > 20g.
Injections intracorticales de vecteur viral chez la souris en vue de l’identification et de manipulations optogénétiques des neurones du claustrum et du cortex dans des tranches ex vivo post-mortem.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Âgées de 20 à 25 jours, elles reçoivent sous anesthésie une injection de virus dans le cerveau, au cours d'une chirurgie d'une heure à une heure trente, puis sont mises à mort vers 40 à 45 jours pour découper leur cerveau en tranches. Ces tranches servent à étudier le rôle du claustrum dans les ondes lentes du sommeil, avec des retombées sur l'épilepsie ou la mémoire renvoyées au long terme. Le porteur affirme que l'étude, menée post-mortem, "évite toute souffrance pour l'animal", alors qu'il liste lui-même douleur opératoire ou post-opératoire, dépression respiratoire et risque d'infection liés à la chirurgie.
Objectifs
Le sommeil lent, caractérisé par des ondes lentes et de grande amplitude, est essentiel à la consolidation de la mémoire et à la régulation des fonctions cérébrales. Le claustrum, structure cérébrale connectée à l’ensemble du cortex, est suspecté de jouer un rôle clé dans la coordination de ces ondes lentes, mais les mécanismes neuronaux sous-jacents restent à élucider. La réalisation de notre projet implique de mesurer et contrôler l’activité neuronale avec une résolution spatiale et temporelle qu’il n’est pas possible d’atteindre avec les méthodes non invasives classiquement utilisées chez l’homme. Nous souhaitons donc utiliser le cerveau murin et plusieurs stratégies complémentaires pour étudier l’activité neuronale du cortex et des structures cérébrales profondes à plusieurs échelles allant du neurone unique, jusqu’aux réseaux de neurones. Ces différentes techniques sont appliquées sur des réseaux neuronaux réduits, maintenus ex vivo. En effet, les approches in vivo actuelles chez la souris rencontrent des limites pour disséquer les interactions neuronales fines impliquant le claustrum, qui est une structure cérébrale particulièrement petite et difficile d’accès. Pour pallier à cette difficulté, nous avons développé une approche en tranches de cerveau ex vivo chez la souris qui permet de rejouer les activités du sommeil lent hors de l’animal, et ce pour la première fois simultanément dans le claustrum et le cortex cérébral. Jusqu’à ce jour, nous identifions la localisation anatomique du claustrum dans la tranche grâce aux atlas de cerveau de rongeurs mais une confirmation plus précise est nécessaire et demande une injection intracérébrale chez l’animal vivant. Cette approche permettra de réaliser deux objectifs : 1) confirmer la localisation anatomique du claustrum à l’intérieur des tranches de cerveau de souris ex vivo 2) utiliser ces mêmes outils afin de mesurer et contrôler l’activité de neurones du claustrum projetant vers le cortex et ainsi étudier les interactions claustrocorticales dans le cadre de la génération des rythmes lents du sommeil. La compréhension de ces mécanismes physiologiques permettra également à terme de mieux comprendre des états altérés comme l’épilepsie et l’anesthésie.
Bénéfices attendus
Bénéfices à court terme : Nos travaux ont permis de mettre en évidence une activité cérébrale impliquée dans le sommeil jusqu'à présent inconnue dans une région du cerveau appelée le claustrum. Ce projet permettra de valider une nouvelle approche expérimentale qui réduit fortement le nombre d'interventions réalisées sur les animaux. Des tissus prélevés feront l’objet de l’étude, ce qui limite les manipulations sur les animaux vivants tout en permettant d'obtenir des résultats fiables. Cette approche permettra : • D’identifier avec précision certains neurones du claustrum grâce à des marqueurs fluorescents qui les rendent visibles au microscope. • D’identifier les neurones du claustrum en contrôlant leur activité à l'aide de stimulations lumineuses ce qui permettra de mieux comprendre leur fonctionnement. Bénéfices à long terme : L'objectif principal du projet est de mieux comprendre la physiologie du cerveau pendant le sommeil, en particulier la participation du claustrum dans la genèse des oscillations du sommeil lent et dans la mémorisation. Nous étudierons comment ces mécanismes sont altérés dans des situations telles que : l'épilepsie, l'anesthésie ou durant l'action de médicaments. Ce travail réunit des experts en neurophysiologie et en modélisation et cela pour développer des modèles informatiques du cerveau entier intégrant les connaissances acquises dans notre projet. Ces modèles permettront de mieux comprendre comment le claustrum participe à la coordination de l'activité cérébrale pendant le sommeil. Retombées scientifiques et médicales : Les connaissances obtenues pourront ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques, notamment sur l’épilepsie et les troubles de la mémoire. Elles amélioreront les modèles informatiques du cerveau utilisés pour mieux comprendre ces maladies et à plus long terme, favoriseront le développement d’approches thérapeutiques ciblées novatrices. Diffusion des résultats : Les résultats seront diffusés sous la forme d'articles publiés dans des revues scientifiques et présentés lors de congrès nationaux et internationaux. Des rencontres scientifiques seront également organisées pour promouvoir les échanges entre les équipes de recherche travaillant sur cette région du cerveau. Soutenu par l'Agence nationale de la recherche, ce projet contribuera au développement de collaborations interdisciplinaires et à une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau.
Procédures
Dans ce projet chaque animal recevra une injection intracérébrale sous anesthésie générale. La durée totale de l’intervention sera de 1h à 1h30 maximum.
Impact sur les animaux
La seule procédure expérimentale utilisée dans ce projet est une chirurgie permettant l’injection stéréotaxique de virus qui peut, en théorie, avoir quelques effets indésirables sur le bien-être des animaux. Les principaux effets indésirables identifiés sont les suivants : 1) Risques liés à l’anesthésie : Dépression respiratoire ou cardiaque, hypothermie, impact sur le tractus digestif ; 2) Douleur opératoire ou post-opératoire ; 3) Suture qui s’ouvre et/ou infection.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en vue de prélèvement pour des expériences Ex Vivo.
Remplacement
Notre projet vise à étudier le fonctionnement des neurones du claustrum au cours d’oscillations globales de l’activité du réseau cérébral. A part l’injection stéréotaxique préalable, cette étude est entièrement réalisée post-mortem sur des réseaux neuronaux isolés maintenus In Vitro, ce qui évite toute souffrance pour l’animal. En effet, les expériences sont menées sur des tranches de cerveau maintenues en conditions physiologiques, sans intervention invasive sur l’animal vivant. Alternatives non animales en neurosciences : • Approches computationnelles (simulations par ordinateur) et in vitro (culture cellulaire, organoïdes cérébraux) existent, mais elles ne permettent pour l’instant pas de reproduire fidèlement la complexité des réseaux neuronaux du claustrum. • Approche In Vitro : Bien que nécessitant la mise à mort d’un animal, cette approche permet d’étudier le claustrum en maintenant la complexité des interactions neuronales et donc une fidélité biologique supérieure aux modèles de neurones en cultures In Vitro. Justification de l’utilisation d’animaux : • Nécessité technique : Il n’est pas possible de cibler spécifiquement les neurones de projection du claustrum sans l’utilisation d’animaux vivants, seul système permettant la migration du matériel génétique injecté vers les neurones d’intérêt qui seront ainsi visualisables au bout de 3 semaines. • Intégration dans des modèles computationnels : Ce qui justifie nos travaux en électrophysiologie sur des réseaux biologiques intacts est que ces derniers permettent d’obtenir des données expérimentales robustes en conditions physiologiques réelles. Ces données seront ensuite utilisées comme base pour paramétrer le plus fidèlement possible le fonctionnement du claustrum dans des travaux de modélisation à grande échelle (modèle de cerveau virtuel) qui représenteront une alternative de remplacement.
Réduction
Notre projet claustrum comprend déjà des mesures pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans nos expériences qui seront maintenues dans le cadre de cette demande d’autorisation de projet. Ainsi lors de nos expériences, les tranches de claustrum prélevées sur un animal, sont partagées pour une utilisation en parallèle par deux chercheurs utilisant chacun leur propre poste expérimental d’électrophysiologie In Vitro. Ceci nous permet de réduire le nombre de souris utilisées en maximisant ainsi l’obtention des résultats. Par ailleurs, la reproduction des souris transgéniques utilisées pour ce projet n’étant pas complètement contrôlable, nous obtenons parfois des portées plus larges que nécessaire pour notre expérimentation. Dans ce cas, avant de mettre à mort les animaux en surnombres, ces derniers sont plutôt proposés pour une utilisation dans d’autres protocoles expérimentaux. Enfin, l’utilisation de notre technique d’enregistrement extracellulaire multiples (64 enregistrements en parallèles) reste plus facile à mettre en œuvre que les enregistrements intra-cellulaires et autorise de ce fait, une utilisation d’animaux qui peuvent être plus âgés. Cette stratégie, même si elle a ses limites, permet donc d’utiliser une portée beaucoup plus longtemps et d’avoir moins d’animaux en accouplement, ce qui réduit le nombre total d’animaux utilisés.
Raffinement
• Utilisation d’une anesthésie gazeuse contrôlée et d’une analgésie locale est systémique pour minimiser la douleur pendant et après l’injection de virus. • Protection oculaire avec du gel ophtalmique (Ocry-gel) pendant l’injection de virus pour éviter le dessèchement. • Aide à la régulation thermique : tapis chauffant avec thermostat pendant la chirurgie et lampe chauffante au réveil. • Administration d’un bolus de NaCl 0,9 % tiédi (10 mL/kg, voie sous-cutanée) en post-opératoire pour compenser les pertes hydriques après la chirurgie. • Surveillance rigoureuse de la température corporelle, de la respiration, et du comportement postopératoire et suivi quotidien du bien-être des animaux par un personnel qualifié. • Enrichissement environnemental (matériel de nidification, lampe chauffante) pour réduire le stress. • Hébergement social avec congénères (sauf en cas de comportement de dominance agressive) dans la limite du nombre maximum d’individus par cage, pour éviter l’isolement.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie est la souris car le projet requiert un modèle animal possédant une structure neuroanatomique proche de celle du cerveau humain. En particulier, le claustrum et les zones corticales qui en sont la cible (ex : cortex insulaire, cortex rétrosplénial). Les souris doivent recevoir l’injection de virus entre 20 et 25 jours après la naissance ce qui permet le prélèvement de leur cerveau pour les expériences ultérieures In Vitro vers 40 à 45 jours soit, après la vingtaine de jours nécessaire à l’expression du matériel génétique injecté. Les injections de virus ne seront pas réalisées sur les animaux de plus de 30 jours.
Évaluation des effets d’une nouvelle formulation d’un principe actif cyto-protecteur sur la survie et la régénération tissulaire post-irradiation.
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
4 906 souris vont être utilisées, chacune subissant jusqu'à 27 gestes en 30 jours, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles sont irradiées sur le corps entier sans anesthésie ou sur l'abdomen sous anesthésie, puis reçoivent une molécule par sonde ou par injection, avec des pesées tous les un à deux jours et une prise de sang par semaine. Le porteur liste parmi les effets attendus perte de poids, anémie, prostration, déshydratation, "ou la mort", et mesure l'efficacité du traitement à la survie des souris, suivies de 30 jours à six mois puis tuées. Les autres sont tuées à différents temps après l'irradiation pour prélever les tissus touchés. La molécule doit servir de contre-mesure aux irradiations par accident ou lors d'"attaques", pour des militaires, des secouristes et "un grand nombre de victimes".
Objectifs
L’exposition accidentelle ou malveillante à une dose forte ou modérée de rayonnements ionisants en un temps très court provoque un syndrome d’irradiation aiguë (SIA), engageant immédiatement le pronostic vital. À ce jour, les thérapies sont limitées. Si des facteurs de croissance hématopoïétique existent, leur usage est limité par un coût très élevé et la survenue d’effets secondaires à long terme. Les autres options, comme les greffes de moelle osseuse, sont lourdes et invasives. Enfin, les soins de support classiques ne traitent que les symptômes (diarrhées, vomissements, infections) sans garantir la survie. Il existe donc un besoin critique de développer des contre-mesures médicales efficaces et facilement administrables. Ce projet vise à évaluer l’efficacité une nouvelle molécule auto-administrable, capable d’agir en prévention (avant une irradiation) ou en traitement (après une irradiation). L’étude se concentre sur la protection et la régénération de deux tissus vitaux particulièrement sensibles aux rayonnements : 1. la moelle osseuse : garante de la production des cellules sanguines (syndrome hématopoïétique). 2. l’intestin grêle, dont la barrière épithéliale, renouvelée tous les 4 à 5 jours, empêche le passage des bactéries dans le sang (syndrome gastro-intestinal). L’efficacité des traitements sera mesurée par la survie des animaux et la capacité de ces tissus à se reconstituer rapidement après l’irradiation. Le protocole utilise un modèle murin, référence validée et standardisée dans les études radiobiologiques internationales. Ce choix est justifié par la similarité des réponses physiologiques des tissus hématopoïétiques et intestinaux entre la souris et l’homme face aux rayonnements.
Bénéfices attendus
Le projet vise à démontrer l'efficacité de la molécule d'intérêt dans un modèle murin par trois indicateurs concrets : • Amélioration de la survie des animaux exposés aux radiations. • Réduction des effets indésirables associés à l'irradiation. • Accélération de la récupération grâce à une régénération plus rapide des tissus lésés (moelle osseuse et intestin grêle). Si les résultats sont positifs, le projet offre des avantages majeurs pour la prise en charge des populations exposées (accidents nucléaires, attaques, ou professionnels à risque) : • Une solution d'urgence autonome : la possibilité d'une administration rapide et autonome du traitement sur le terrain, sans attendre une infrastructure hospitalière parfois difficile d’accès. • Une approche préventive et curative : • en préventif : protection des personnes à risque (militaires, secouristes, civils en zone sensible) avant l'exposition. • en curatif : amélioration du pronostic vital et de la récupération hématopoïétique et intestinale après l'exposition. • Une alternative aux traitements actuels limités : Le projet répond à un besoin critique car les solutions actuelles sont soit inexistantes (pour l'atteinte gastro-intestinale), soit inapplicables à grande échelle (greffes, facteurs de croissance). Par rapport aux traitements actuels (greffes de moelle, facteurs de croissance), ce nouveau traitement présenterait des avantages décisifs pour une gestion de crise : • Réduction des coûts : alternative aux traitements actuels très coûteux. • Simplification logistique : évite les contraintes lourdes comme la recherche de donneurs compatibles, les traitements immunosuppresseurs à vie et les risques de rejet associés aux greffes. • Gestion de masse : permet une généralisation du traitement à un grand nombre de victimes, ce qui est impossible avec les méthodes invasives actuelles.
Procédures
Dans l’étude du syndrome hématopoïétique induit après irradiation : Les gestes techniques sont listés ci-dessous : Pour 1448 souris sur 3572 : - 1 irradiation sur corps entier en vigile (durée < 10 minutes) Pour 1104 souris sur 3572 : - 1 administration par sonde flexible (4 maximum d’une durée de 2 minutes) Pour 1548 souris sur 3572 : - 1 injection (4 maximum d’une durée de 30 secondes) - Pesées régulières (tous les 1 à 2 jours) sur une durée de 30 jours (16 x 30 secondes) Pour 2612 souris sur 3572 : - 1 prélèvement de sang /semaine sur une durée de 30 jours (4 maximum de 3 minutes), puis 1 prélèvement de sang juste avant l’euthanasie sous anesthésie (35 min). Pour 56 souris sur 3572 : - 3 injections (30 secondes /injection) Pour 960 souris sur 3572 : - 1 injection sous anesthésie gazeuse (10 min en comptant l’effet de l’anesthésie et l’injection) Les souris subiront au maximum 27 gestes techniques sur 30 jours. Dans l’étude du syndrome gastro-intestinal induit après irradiation : Les gestes techniques sont listés ci-dessous : Pour 996 souris sur 1334 : - 1 irradiation locale au niveau abdominal, sous anesthésie (20 min en comptant l’anesthésie et l’irradiation) Pour 432 souris sur 1334 : - 1 administration (4 maximum d’une durée de 2 minutes chacune) Pour 592 souris sur 1334 : - 1 injection (4 maximum d’une durée de 30 secondes chacune) Pour 1334 souris : - Pesées régulières (tous les 1 à 2 jours) sur une durée de 30 jours (16 x 30 secondes) - 1 prélèvement de sang juste avant l’euthanasie, sous anesthésie gazeuse avec analgésie (35 min en comptant l’effet de l’analgésie et de l’anesthésie). Les souris subiront au maximum 23 gestes techniques sur 30 jours.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont une perte de poids, une anémie, une prostration, de la déshydratation, ou la mort. Un stress est envisagé lors des pesées, et au moment des administrations orales ou injectables des molécules. Des douleurs ponctuelles sont possibles lors des prélèvements et/ou des injections.
Devenir
L’étude de la survie des animaux se fera sur une durée de 30 jours à 6 mois. A terme, ils seront euthanasiés. A différents temps après irradiation, les animaux traités ou non seront euthanasiés afin de prélever les tissus et organes connus pour être très impactés par l’irradiation. Les analyses permettront d’évaluer l’efficacité du traitement sur ces tissus au cours du temps.
Remplacement
1) Pour l’étude de la survie des individus après irradiation, aucune alternative non animale ne peut être mise en place. 2) Dans l’analyse de la reconstitution hématopoïétique après irradiation, il n’est pas possible d’utiliser des alternatives comme par exemple des organoïdes ou des cultures cellulaires. En effet, les cellules souches de la moelle osseuse agissent de concert avec leur microenvironnement, constitué de plusieurs types cellulaires, pour permettre la reconstitution hématopoïétique après irradiation. L’étude sur l’animal corps entier est donc la seule approche possible pour une analyse physiologique des effets d’un traitement après irradiation depuis la cellule souche jusqu’aux cellules matures. 3) Dans l’étude du syndrome gastro-intestinal aigu, bien que les organoïdes intestinaux constituent un outil pertinent pour des analyses moléculaires ou cellulaires ciblées, ils ne permettent pas d’évaluer la restauration de la barrière intestinale dans un contexte physiologique réel. Le syndrome gastro-intestinal radio-induit (GI-ARS) n’est pas seulement une perte cellulaire locale ; c’est une rupture de l’équilibre gastro intestinal impliquant l’interaction avec le microbiote et le système immunitaire. Notre projet vise à mesurer des paramètres physiologiques critiques, tels que la perméabilité intestinale in vivo, le passage des bactéries vers la circulation sanguine et la réponse inflammatoire associée. Ces phénomènes, qui déterminent le risque de septicémie et de défaillance des organes, nécessitent impérativement un organisme fonctionnel avec une circulation sanguine et un système immunitaire intacts. Par conséquent, l’étude sur l’animal corps entier est la seule approche valide pour démontrer l’efficacité du traitement sur la restauration d’une barrière intestinale fonctionnelle et son impact sur la survie globale.
Réduction
Les modèles de souris que nous utiliserons sont des lignées consanguines montrant moins de variabilité génétique entre les individus. Ainsi, il sera possible d’obtenir des résultats significatifs en utilisant moins de souris par rapport au nombre qui serait nécessaire si l’on utilisait des lignées non consanguines. Ceci permet de réduire le nombre de souris. En effet, en utilisant des lignées consanguines (où les individus sont génétiquement quasi identiques), on élimine le « bruit » de fond causé par les différences naturelles entre les souris. Par conséquent, si une différence est observée entre deux groupes expérimentaux, il est beaucoup plus probable qu'elle soit due au traitement testé plutôt qu'au hasard génétique. Nous avons également utilisé un logiciel permettant de déterminer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant par groupe d’étude pour obtenir des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les souris seront régulièrement pesées et observées (posture, comportement, niveau d’activité, déshydratation). Nous utiliserons une grille de score pour évaluer leur état général et avons établi des points limites. Pour éviter une infection due à une diminution du système immunitaire, les cages seront placées en portoirs ventilés. Les souris seront hébergées en groupe, avec enrichissement (coton, tunnels en carton). Certains gestes pouvant être source de stress, les souris seront anesthésiées. Pour des gestes pouvant être source de douleur, elles recevront un antalgique préalablement à l’anesthésie.
Choix des espèces
Les souris consanguines sont les mieux caractérisées en biomédecine et sont largement utilisées pour étudier le rôle d’un gène spécifique dans un organisme. Elles font l’objet d’un grand nombre d’études pour analyser les effets biologiques des rayonnements ionisants et leur consanguinité réduit les effectifs utilisés car elles montrent moins de variabilité phénotypique. Ainsi, la puissance statistique est obtenue avec moins de souris par rapport au nombre qui serait nécessaire si l’on utilisait des lignées non consanguines. De plus, les syndromes d’irradiation que nous souhaitons étudier sont bien caractérisés chez les souris. Tout ceci présente des avantages scientifiques et éthiques. Nous utiliserons des souris adultes de 10 à 15 semaines (une souris est considérée comme étant adulte à l’âge de 7 semaines). Une souris prépubère (moins de 7 semaines) a un environnement de sa moelle osseuse (nécessaire à la production des cellules sanguines et à la préservation des cellules souches) qui n’est pas définitif. Une souris de plus de 7 mois est considérée comme âgée d’un point de vue hématopoïétique. Ceci restreint notre choix à l’utilisation de jeunes souris adultes. Pour des raisons de reproductibilité des expériences, le poids et la taille des souris doivent être identiques entre les groupes, ce qui est le cas chez les jeunes adultes à l’âge choisi.