Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1080
Rats : 120
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1 200 rongeurs, 1 080 souris et 120 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, des injections de molécules et des prélèvements sanguins sous anesthésie, avant d'être tués pour analyser la distribution des produits dans leurs organes. Le porteur présente ces actes comme des prestations de service facturées à des clients, qui définissent eux-mêmes le protocole et l'espèce, la plateforme réalisant l'imagerie sur les modèles fournis. Il affirme que les études in vitro ne peuvent représenter à elles seules "la complexité du vivant" et justifie ainsi le recours à l'animal pour valider les molécules de ses partenaires.

Objectifs

De nos jours, de nombreux laboratoires de recherche publics et privés sont fortement intéressés par des prestations en imagerie chez le rongeur dans le domaine de l’oncologie afin de développer des nouveaux radiotraceurs pour l’imagerie in vivo qui permettraient d’améliorer le diagnostic ou le suivi de la réponse thérapeutique à terme chez des patients atteints de cancers. Notre plateforme spécialisée dans l’imagerie in vivo propose la réalisation de ce type prestations grâce à des équipements dédiés à l’imagerie du petit animal : scanner à rayons X, imageur optique (bioluminescence et fluorescence in vivo), imagerie radioactive en tomographie par émission de positions (TEP) et tomographie par émission mono-photonique (TEMP), ceci sur des animaux sains et des modèles animaux de diverses pathologies, dont les cancers.

Bénéfices attendus

La réalisation des prestations de service permet de faire avancer la recherche de nos partenaires et clients dans le domaine de l’imagerie et de l’oncologie. Il s’agit notamment de valider l’utilisation molécules capable de mettre en évidence, de façon non invasive par imagerie in vivo, certaines caractéristiques des tumeurs ; ceci dans le but de mieux identifier les cancers et pouvoir suivre leurs réponses à la thérapie.

Procédures

Les animaux seront soumis : - à une injection de cellules tumorales en sous-cutané réalisée sur animaux anesthésiés à l'Isoflurane (rats et souris) - durée environ 5 min. - à une injection d'une molécule d'intéret en imagerie in vivo en intraveineuse, intrapéritonéal ou intra-tumoral - réalisée sur animaux anesthésiés à l'Isoflurane (rats) ou sur animaux vigiles (souris) - durée environ 1-2min. Si besoin les injections pourront être répétées dans le temps à raison d'une injection/j maximum. - ou à une injection d'une molécule d'intéret en imagerie in vivo en intraveineuse via un cathéter inséré dans la veine caudale- réalisée sur animaux anesthésiés à l'Isoflurane (rats et souris) - durée environ 5 min. - éventuellement (si cela est nécessaire et demandé par le client) à un prélèvement de sang au niveau de la veine de la queue (rats) ou en rétro-orbitaire (souris) - réalisé sous anesthésie gazeuse - durée environ 1-2min.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont liées aux différentes séries d’injections et de prélèvement réalisées sur les animaux vigiles ainsi que le stress pouvant survenir lors de l'anesthésie pour les imageries.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des études de biodistribution ex vivo.

Remplacement

Les études ex vivo ou in vitro ne peuvent représenter à elles-seules la complexité du vivant. Pour l’étude du devenir de molécules à visées diagnostique et/ou thérapeutique, la physiologie globale de l’individu, son métabolisme entrent en jeu. La biodistribution de radiotraceurs ou d’agents de contraste requiert la détermination de paramètres pharmacocinétiques des molécules candidates sur des modèles animaux adaptés et l’imagerie fonctionnelle de tumeurs ou d’un organe particulier requiert leur fonctionnement à l’échelle de l’individu.

Réduction

Pour chaque projet, le design de l’étude est discuté et mis en place conjointement par le client et le personnel en charge en charge de la prestation dont plusieurs membres font partie du comité d’éthique local et de la Structure Bien Etre Animal de l’établissement et apportent un regard expert sur l’étude. Cet échange permet d’identifier les points pouvant être raffinés tels que le double emploi injustifié d’animaux, des procédures répétées injustifiées ou un nombre d’animaux inapproprié. Le nombre d’animaux par groupe est réduit au maximum tout en permettant l’exploitation des résultats. Leur nombre est calculé afin de garantir une signification statistique à l'étude menée. Les procédures d’imagerie présentent l’avantage de permettre le suivi d’un même animal dans le temps et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaires à la validation d’une étude.

Raffinement

Les modèles animaux choisis par nos clients sont reconnus par la littérature pour reproduire les caractéristiques de la pathologie humaine ou pour l’expression d’une cible donnée. Des méthodes sont utilisées afin d’optimiser au maximum le bien-être des animaux inclus dans ce projet. Pour cela, les conditions d'hébergement seront optimisées (portoirs ventilés, température, hygrométrie, luminosité, densité animale, enrichissement de milieu avec coton pour la nidification, bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette). De façon usuelle, les cages (litière, cage, grille, couvercle et biberon) sont changées toutes les semaines. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de déceler les premiers signaux de stress, de douleur ou d'inconfort pour l'animal qui pourront être améliorés par l'administration d'antalgiques avant l'atteinte des points limites définis. Si aucune amélioration n’est observée, l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce animale est déterminé par le client compétent dans le domaine et après une étude de la littérature scientifique sur le sujet afin de modéliser au mieux la pathologie à étudier. 90% des études réalisées sur notre plateforme sont réalisées sur des souris (modèles syngéniques ou xénogreffes de cellules cancéreuses). Les 10% restant sur des rats (modèles syngéniques). En accord avec la littérature scientifique dans le domaine, les animaux utilisés seront à l’âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 192
Souffrances
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192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 32 d'entre elles et modéré pour 160. Leur rétine est endommagée soit par une exposition à une lumière très intense jusqu'à deux heures, soit par une toxine détruisant les photorécepteurs, puis leur vision est suivie par électrorétinographie sous anesthésie avant la mise à mort pour prélever les yeux. Le porteur indique que ces expositions altèrent la santé de la rétine et que l'examen lui-même peut provoquer inflammation, rougeur et opacité de l'œil. Il développe des organoïdes rétiniens mais affirme qu'il reste "nécessaire" de passer par l'œil entier, les retombées pour les maladies rétiniennes humaines restant conditionnelles.

Objectifs

Les photorécepteurs rétiniens sont des cellules neuronales spécialisées, photosensibles, responsables de la vision. L'exposition excessive à la lumière peut endommager ces cellules (phototoxicité) à cause de l'accumulation de produits toxiques secondaires au traitement de l'information lumineuse ou phototransduction. Ces produits peuvent engendrer des dommages à l'ADN et la mort cellulaire. Un mécanisme fondamental permettant de contrecarrer les effets délétères de la lumière ou de stress chimiques sur les photorécepteurs est la réparation de l'ADN. Parmi les photorécepteurs, les bâtonnets sont les plus susceptibles aux dégâts causés à l'ADN car ils sont sélectivement déficients dans certains mécanismes moléculaires de réparation de l'ADN. Par ailleurs, les bâtonnets sont de loin les photorécepteurs les plus nombreux dans la rétine des rongeurs nocturnes; c'est pourquoi la souris constitue le modèle de choix pour étudier les mécanismes conduisant aux dommages de l'ADN, ainsi qu'à leur réparation, dans les bâtonnets. Nos données, ainsi que celles de la littérature, indiquent que l'horloge circadienne jour un rôle dans la réparation de l'ADN dans la rétine. Par exemple, l'exposition à forte intensité lumineuse induit davantage de dommages lorsqu'elle a lieu de nuit que de jour. De plus, nos données de séquençage ARN montrent que les gènes de réparation de l'ADN sont activés en fin de jour dans les photorécepteurs de souris sauvages. Par contre, cette régulation temporelle est absente chez des souris dont l'horloge circadienne est inactivée. L'objectif de ce projet est d'investiguer la capacité de l'horloge circadienne à mobiliser les mécanismes de réparation de l'ADN, spécifiquement dans les bâtonnets. Dans ce but, nous allons 1, évaluer si l'exposition à une lumière intense pouvant générer la phototoxicité, est capable d'activer le fonctionnement de l'horloge circadienne rétinienne. 2, évaluer les effets "phototoxiques" de l'exposition à la lumière intense chez une souris dont l'horloge est spécifiquement inactivée dans les bâtonnets. 3, de la même façon, léser l'ADN par une méthode chimique afin de comparer la capacité réparatrice chez des souris sauvages et des souris dont l'horloge des bâtonnets a été inactivée. La réalisation de ce projet permettra d'optimiser les traitements de pathologies rétiniennes mettant en jeu des déficiences dans la réparation de l'ADN.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'établir le lien moléculaire entre horloge circadienne des bâtonnets et réparation de l'ADN, et d'identifier les plages de vulnérabilité maximale à des dommages chimiques ou dus à la lumière. Si un tel lien est établi les résultats obtenus permettront potentiellement d'élargir les thérapies pharmacologiques des dégénérescences rétiniennes aux nombreux composés capables de cibler sélectivement les rouages moléculaires de l'horloge circadienne.

Procédures

Afin d'induire chez les souris des stress toxiques pour l'ADN nous allons utiliser 2 méthodes: 1, l'exposition à une lumière très intense pendant maximum 2h, connue pour endommager durablement la rétine. 2, l'exposition à une toxine capable de détruire sélectivement (en quelques jours) les photorécepteurs . 48h et 10j après ces expositions, la fonction visuelle des animaux sera évaluée par électrorétinographie: il s'agit de la même technique que celle utilisée chez l'humain, mais les animaux doivent être anesthésiés pendant un total d'une heure.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront différentes interventions susceptibles de causer des nuisances: 1, exposition à la lumière intense visant à altérer la santé rétinienne. 2, exposition à une toxine capable de faire dégénérer les photorécepteurs et altérant donc la santé de la rétine. 3, enregistrements ERG pour suivre l'évolution de la vision: cette technique d'exploration peut endommager l'oeil (inflammation, rougeur, opacité).

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure et les yeux seront prélevés pour analyses post mortem.

Remplacement

Le but de ce projet est d'évaluer les effets d'un dommage à l'ADN sur l'horloge circadienne et la réponse cellulaire en termes de réparation de l'ADN. Des modèles de culture cellulaire existent pour faire ce type de tests mais n'ont pas les propriétés d'une rétine comme unité fonctionnelle de la vision. Par ailleurs, ces derniers ne permettent pas pour le moment d'évaluer les effets néfastes sur la fonction visuelle. Bien que nous développions la technique des organoides rétiniens, pour la réalisation de ce projet il est nécessaire dans un premier temps de travailler dans le contexte de l'oeil (l'organisme) entier. La souris est l'espèce la plus adaptée pour l'analyse des bâtonnets rétiniens. Chaque souche de souris génétiquement modifiée est choisie selon sa pertinence pour répondre à la question posée.

Réduction

Le nombre d’animaux a été choisi, dans le respect des règles statistiques en vigueur, sur la base de notre connaissance du modèle souris et des techniques utilisées, ainsi que sur la littérature scientifique, de sorte à générer des résultats fiables et robustes. Une première procédure nous permettra de valider le protocole d'exposition à la lumière intense afin de l'utiliser pour les procédures suivantes. De plus afin de réduire le nombre total d'animaux nous utilisons l'ERG une approche non invasive pour suivre l'évolution de la fonction visuelle dans les jours qui suivent les traitements, sans nécessiter la mise à mort de l'animal.

Raffinement

Des mesures seront mises en oeuvre pour optimiser le bien-être des animaux tout au long des procédures. -maintien des animaux en groupe avec enrichissement (matériel de nidification, bâton à ronger) et isolement uniquement pendant le temps d'exposition à la lumière intense. Pour pallier à l'isolement pendant l'exposition, un enrichissement sera apporté (bâton à ronger). L'ERG, considéré comme procédure non invasive sera réalisé sous anesthésie et analgésie. Durant ces procédures la température de l’animal sera maintenue à l’aide d’un tapis chauffant. Les temps de survie post-traitement sont typiquement courts, de 1 à 10 jours. Les animaux seront suivis tous les 2 jours à l’aide d’une grille de score permettant d’objectiver différents paramètres (apparence, poids, examen clinique, comportement, aspect des yeux) et permettant de définir des points limites au-delà desquels les animaux seront soustraits à la souffrance. L’aspect des yeux – inflammation, irritation, opacité cornéenne ou cataracte, – sera examiné attentivement, et si nécessaire les yeux seront traités par application d’analgésiques. Nos études précédentes en conditions similaires n’ont révélé aucune anomalie.

Choix des espèces

La dégénérescence rétinienne est à la base de nombreuses maladies oculaires humaines qui conduisent à un handicap visuel permanent. Les maladies principales - glaucome, dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), rétinite pigmentaire - touchent des millions de personnes à travers le monde. Leurs origines sont à la fois génétiques et environnementales, et les souffrances morales occasionnées ainsi que les coûts médicaux générés sont très élevés. Les pathologies rétiniennes touchent les deux types des photorécepteurs, bâtonnets et cônes. Nos données récentes indiquent néanmoins que les bâtonnets, indispensables pour la survie de l'ensemble de la rétine, sont plus vulnérables que les cônes. Dans ce projet nous allons utiliser une exposition à la lumière intense - connue pour provoquer la dégénérescence rétinienne et souvent utilisée pour modéliser la pathologie rétinienne. Chez la souris les bâtonnets consituent 97% des photorécepteurs. De plus les différents variants génétiques requis pour le projet existent chez la souris. Pour l'ensemble de ces raisons, la souris est le modèle le plus adapté pour la réalisation de ce projet. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes, âge auquel la plupart des mises au point expérimentales ont été faites.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 38
Souffrances
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38 souris âgées de 22 à 26 mois vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Elles subissent un gavage quotidien pendant quinze jours, une électrostimulation musculaire sous anesthésie et jusqu'à trois mesures de force, avant d'être tuées pour prélever leur muscle. Le porteur décrit lui-même des nuisances modérées liées à l'âge avancé et au cumul des actes, alors que la procédure reste enregistrée en gravité légère. Il indique que l'efficacité des molécules a déjà été observée sur cellules en culture et chez des animaux jeunes, mais affirme que la coordination de la régénération ne peut s'étudier qu'in vivo, l'application à la personne âgée restant renvoyée au conditionnel.

Objectifs

Le muscle squelettique peut se réparer complètement après une blessure grâce au processus de régénération musculaire. Ce processus, habituellement efficace, peut être compromis notamment avec le vieillissement. Des travaux précédents ont montré qu’une supplémentation nutritionnelle d’une combinaison de molécules X et Y améliore la régénération du muscle chez des animaux jeunes. Aucune toxicité n’a été rapportée pour ces deux molécules. L’objectif de cette étude est d’évaluer si cette stratégie thérapeutique est efficace pour améliorer la régénération musculaire après un protocole d’électrostimulation chez des souris âgées. A terme, l'utilisation de cette combinaison de molécules pourrait être envisagée pour un traitement permettant d'accélérer le processus de régénération musculaire chez la personne âgée.

Bénéfices attendus

Le processus de régénération musculaire, bien qu'habituellement très efficace, peut être ralenti avec l’âge. Une supplémentation nutritionnelle en molécules X et Y accélère la réparation du muscle après un protocole d’électrostimulation chez des animaux jeunes. Le projet vise à valider si cette stratégie thérapeutique est efficace chez des animaux âgés

Procédures

Les souris subiront un gavage journalier sur une période de 15 jours (durée 1 minute maximum), un protocole d’électrostimulation (sous anesthésie générale, durée 10-15 minutes), une mesure de force musculaire (3 au maximum, anesthésie générale de 5-10 minutes).

Impact sur les animaux

Des nuisances et effets indésirables modérés sont attendus du fait de l’âge avancé des animaux et d’un cumul d’actes (gavage, anesthésies, blessure musculaire), qui induisent du stress

Devenir

Les animaux sont mis à mort en vue de récupérer le tissu musculaire pour des analyses histologiques

Remplacement

L’efficacité des molécules X et Y a déjà été évaluée sur des cellules musculaires en culture. L'analyse de la régénération musculaire peut être en partie étudiée in vitro. Cependant, la coordination des processus biologiques qui la régule ne peut se faire qu'in vivo. L'étude de composés favorisant la régénération musculaire ne peut se faire qu'in vivo, justifiant le recours à l'expérimentation animale

Réduction

L'expérience du laboratoire permet de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés pour les analyses. Nous utilisons un dispositif expérimental totalement non-invasif qui permet de réaliser des protocoles d’électrostimulation et de mesurer la force musculaire de manière concomitante sur les mêmes animaux rendant les préparations chirurgicales totalement obsolètes et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. La procédure expérimentale utilisée inclut un recours systématique à l'anesthésie générale adaptée lors du protocole d’électrostimulation et de la mesure de la force musculaire. Notre expérience sur ce modèle de dommage musculaire et de gavage montre que l'ensemble (100%) des animaux est inclus pour réaliser des analyses fonctionnelles et biologiques.

Choix des espèces

Des travaux précédents ont montré que les processus mis en œuvre au cours de la régénération musculaire chez la souris sont proches de ceux observés chez l'homme. Le projet porte sur l’impact d’une stratégie nutritionnelle dans un contexte de vieillissement musculaire. Les animaux sont utilisés entre 22 et 26 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 539
Souffrances
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 539

539 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie de greffe tumorale sous-cutanée, trois injections et trois prélèvements sanguins sous anesthésie, avec un suivi par imagerie, pour étudier la distribution de nanoparticules lipidiques censées cibler les cellules cancéreuses. Le porteur signale un inconfort modéré après la chirurgie et un risque de nécrose des tumeurs. Les retombées annoncées, une avancée majeure contre le cancer, restent renvoyées à la recherche clinique future, et le porteur juge le recours à l'animal "incontournable" pour reproduire la complexité de l'organisme entier.

Objectifs

On observe depuis une dizaine d’années un nombre croissant d’applications médicales utilisant des médicaments à base d’acides nucléique. Ces petits fragments d’ADN ou d’ARN ont la capacité de moduler l’expression des gènes et offrent de nouvelles perspectives pour le traitement de certaines pathologies comme le cancer. Malheureusement, à ce jour les champs d’applications sont encore restreints du fait de la difficulté à transporter ces acides nucléiques jusqu’à leur cible cellulaire. Leur faible capacité à circuler dans l’organisme et à atteindre leur cible sans subir de dégradation est un frein majeur à leur développement. Les nanoparticules lipidiques sont l’un des systèmes d’administration pharmaceutique les plus utilisés dans le secteur pharmaceutique. Ce sont des vecteurs efficaces pour transporter différents types de traitements, notamment les acides nucléiques. L’application la plus récente est celle de la vaccination avec les vaccins anti COVID 19 à base d’ARN messager. Cependant, les LNP administrées par voie sanguine vont se stocker majoritairement dans le foie. Notre objectif est de développer de nouvelles particules lipidiques capable de cibler les cellules cancéreuses où elles pourront délivrer leur chargement thérapeutique en acides nucléiques.

Bénéfices attendus

La mise au point de nanoparticules lipidiques chargées en acides nucléiques ciblant les cellules cancéreuses serait une avancée majeure dans le traitement des cancers car elle permettrait d’exploiter le formidable potentiel thérapeutique de cette classe thérapeutique. Les applications des acides nucléiques sont encore limitées au traitement des maladies hépatiques et en vaccination et trouver le moyen de les transporter jusqu’aux tumeurs permettrait d’ouvrir un nouveau pan de recherche clinique.

Procédures

Les souris subiront sous anesthésie générale une petite chirurgie sous-cutanée pour induire une tumeur qui durera 10 minutes. et 3 injections d’une durée de 2 minutes. Trois prélèvements de sang seront réalisés sous anesthésie générale d’une durée de 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent ressentir un inconfort modéré et transitoire après la chirurgie (pendant 1 à 2 jours). Un risque de nécrose des tumeurs est possible et à surveiller.

Devenir

Tous les animaux seront sacrifiés à l’issue des procédures pour des analyses complémentaires sur les tisssus et les cellules.

Remplacement

Nous souhaitons étudier le devenir in vivo de nos nanoparticules lipidiques et plus particulièrement le ciblage des cellules cancéreuses. Les interactions multiples entre les nanoparticules lipidiques, les protéines plasmatiques, le passage dans les différents organes (notamment le foie) et l’action du système immunitaire ne sont pas encore modélisables in silico. Le recours à l’animal est donc incontournable pour reproduire cette complexité et évaluer correctement la distribution des nanoparticules lipidiques dans l’organisme entier.

Réduction

Nous avons privilégié une étude longitudinale en imagerie qui contribuera à réduire le nombre d’animaux utilisés et à optimiser la quantité de données obtenues sur chaque animal. Chaque animal sera son propre témoin. Le dimensionnement des groupes expérimentaux a été réalisé à l’aide d’un logiciel de statistique qui permet de déterminer le nombre juste et minimal d’animaux qui garantira la validité statistique de l’étude. Un plan d’expérience sera construit afin d’éviter les biais expérimentaux. Une étude pilote sur quelques animaux nous permettra de mettre au point la technique.

Raffinement

Les procédures expérimentales s’effectueront sous anesthésie générale afin de réduire la douleur et le stress que pourraient subir les animaux lors des gestes techniques. Un protocole analgésique adapté sera mis en place en cas de besoin pour la gestion de la douleur. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de suivre leur bien-être. Une grille de score permettra de suivre l’état général des animaux et de définir des points limites adaptés au-delà desquels la procédure sera arrêtée. La technique d’imagerie utilisée dans ce projet est une technique non invasive qui favorise le bien-être animal. Les animaux seront hébergés en groupes dans un environnement enrichi afin de favoriser les comportements naturels.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris pour notre modèle de cancer car c’est une espèce pour laquelle les modèles sont bien documentés dans la littérature et pour laquelle nous avons une expertise. Les souris seront âgées de 8 à 12 semaines, correspondant à des souris adultes.

  • Formation professionnelle
Souris : 800
Rats : 400
Hamsters dorés : 180
Autres rongeurs : 550
Souffrances
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Devenir
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Pris en main, immobilisés, injectés, gavés, prélevés de sang éveillés ou sous anesthésie, et pour les femelles soumises à un frottis vaginal sans anesthésie, 800 souris, 400 rats, 180 hamsters dorés et 550 autres rongeurs vont être utilisés pour former des doctorants et des personnels de laboratoire. Ces 1 930 rongeurs subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et le protocole prévoit aussi un prélèvement de sang terminal sous anesthésie, sans réveil. La formation répond à l'obligation réglementaire de déclarer compétent tout personnel qui manipule ces espèces, avec un ou deux rongeurs par apprenant et jusqu'à trois gestes sur le même individu. Le texte sur le devenir prévoit de réutiliser les rongeurs sans dommage et de tuer ceux qui atteignent un point limite, sans évoquer ce prélèvement terminal, et le champ structuré en déclare 1 000 réutilisés. L'espèce des 550 derniers n'est pas nommée : le porteur évoque seulement des espèces "plus spécifiques des domaines de recherche ciblés par les apprenants".

Objectifs

Le projet vise à répondre à la réglementation française sur l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques ou éducatives qui par l'arrêté du 1er février 2013 oblige à ce que tout personnel des établissements utilisateurs qu'il soit personnel de recherche ou étudiant soient formés aux gestes et déclaré compétent pour les gestes qu'il aura à réaliser ultérieurement dans le cadre de ses activités scientifiques. L'objectif est donc de former aux gestes de bases employés en expérimentation animale sur rongeurs comme la préhension, la contention de l'animal mais également l'administration de substances et le prélèvement de sang sur animal vigile. Une partie de cette formation consistera à délivrer la partie pratique de la formation intiale niveau concepteur aux étudiants en première année de thèse : préhension, contention, injections élémentairtes et la formation dans son ensemble s'adressera aux personnels de laboratoires ou personnels zootechniques dans le cadre de leur formation lors de leur recrutement ou du maintien des compétrences tout au long de leur carrière.

Bénéfices attendus

La phase pratique des séances de formations en expérimentation animale permet aux personnes d'appréhender les grands principes de manipulation et d'avoir un premier enseignement des bonnes pratiques zootechniques lors de l'utilisation d'animaux. Selon les besoins en rapport avec les projets de recherche développés ensuite dans les laboratoires, l'apprentissage des gestes réalisés avec un tuteur technique puis validé par un membre de la cellule du bien-être animal permettra de garantir la compétence acquise et au personnel ou étudiant formé de devenir autonome dans ces pratiques expérimentales. Concernant la formation continue des personnels déjà en poste le bénéfice sera de garantir le niveau des compétences requises en lien avec leurs missions zootechniques ou expérimentales. La formation continue permettra également de créer une dynamique en contribuant à faire évoluer les pratiques en expérimentation animale en tenant des évolutions éthiques notamment en terme de raffinement et donc d'inclure les méthodes alternatives développées.

Procédures

Les animaux seront soumis à une préhension et contention qui ne durera pas plus de 5-10 minutes le temps de réaliser les injections (durée 1 minute). Ils seront également soumis à deux prélèvement sanguins sur animal vigile ou anesthésié qui ne dureront pas plus de 15 minutes, à un frottis vaginal (animaux femelles uniquement) sur animal vigile d'une durée de 2 minutes . Ils seront soumis sous anesthésie/analgésie à un prélèvement sanguin terminale d'une durée de 5 minutes. Chaque animal ne pourra subir qu'un type d'injection et deux prélèvements sanguins au cours de chaque session de formation. Les animaux seront soumis sous anesthésie/analgésie à un prélèvement sanguin terminale d'une durée de 5 minutes

Impact sur les animaux

La préhension et la contention peuvent provoquer un stress ponctuel pour l'animal. Les injections pourraient provoquer un saignement, un hématome, une inflammation. L'administration par voie orale (gavage) pourrait provoquer une fausse route. Le prélèvement sanguin à la queue (coupe ou incision) pourrait conduire à une inflammation . Les prélèvements sanguins pouraient entrainer une douleur aigue , un hématome.

Devenir

A l'issu des procédures les animaux seront soit réutilisés si aucun dommage n'a été observé, soit mis à mort si les points limites ont été atteints.

Remplacement

La formation intègre des gestes techniques en lien avec l'expérimentation animale qui ne peuvent être réalisés que sur animal vivant entier car ces gestes nécessitent un organisme dans sa globalité (système cardio-vasculaire fonctionnel et intègre, cerveau...).

Réduction

Aucune analyse statistique ne sera réalisée car il s'agit de formation. Le nombre d'animaux/procédure a été estimé en fonction du niveau des apprenants et des attendus des tuteurs. Pour les formations spécifiques réglementaires, il s'agit d'une initiation aux gestes et donc il n'y a donc aucune validation des gestes. Un seul animal/apprenant suffit donc à cette initiation aux gestes. Pour l’acquisition de nouvelles compétences techniques ou la formation initiale et continue des personnels de laboratoire ou zootechniques, les gestes enseignés pourront faire l'objet d'une validation de la part des tuteurs. Nous avons alors évalué le nombre d'animaux/apprenant à N=2. Il s’agira autant que possible d’animaux de réforme. Un maximum de trois gestes seront réalisés sur un même animal réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Lorsque cela sera nécessaire, pour des raisons liées aux gestes réalisés ou à l'espèce manipulée, les animaux seront anesthésiés pour limiter le stress, la souffrance ou l'inconfort. Tous les animaux utilisés seront au préalable habitués à la préhension et contention avant chaque session de formation afin de limiter le stress lorsque ces gestes seront réalisés par les apprenants. En alternative à la préhension par la queue ou le corps , pour la souris ou le rat, la méthode du tunnel qui consiste à apprendre à l'animal à entrer de façon volontaire dans le tunnel intégré en tant qu'enrichissment dans la cage sera proposée ce qui permet de sortir les animaux de leur cage sans les manipuler au risque de les stresser. Les animaux seront maintenus en groupe dans des cages enrichies avec le matériel dédié à chaque espèce leur permettant ainsi d'exprimer des comportements naturels comme ronger et nidifier. Pour limiter la souffrance animal des points limites prédictifs ont été définis pour chaque procédure du projet.

Choix des espèces

Le rat et la souris seront les espèces animales prinicpalement utilisées dans le cadre de la formation pratique incluse dans la formation des étdudiants puisque ces deux espèces sont les plus manipulées et utilisées dasn les projets de recherche scientifiques. D'autres espèces de rongeurs plus spécifiques des domaines de recherche ciblés par les apprenants seront également utilisées afin de former les étudiants et personnels impliqués dans les projets de recherche. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte à partir de 3 mois. Selon les gestes enseignés, nous pourrions être amenés à affiner notre choix en prenant également en considérant le poids et le sexe de l'animal.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 3000
Rats : 2600
Souffrances
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Devenir
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 1750
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3 000 souris et 2 600 rats, soit 5 600 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour repérer avant les essais chez l'humain les effets de candidats médicaments sur le système nerveux. Ils reçoivent ces substances jusqu'à quatre fois par jour, pendant des traitements qui peuvent durer 20 semaines, et passent des tests qui mesurent le diamètre de la pupille, la température rectale, l'activité en actimètre et la coordination sur le rotarod. Le porteur n'attend aucune souffrance et liste pourtant perte de poids, état amorphe marqué, hypothermie persistante, troubles respiratoires ou neurologiques et incapacité à se nourrir ou à boire. Le champ du devenir déclare 1 750 rongeurs réutilisés, et le texte annonce la mise à mort en fin d'étude de tous ceux qui ont reçu une substance aux effets mal connus. Il écrit que les rongeurs "demeurent essentiels pour évaluer l'innocuité" de ces candidats, des tests qu'il dit aussi exigés par la réglementation.

Objectifs

Ce projet participe à anticiper des problématiques de toxicité pouvant apparaitre lors de l’évaluation clinique des médicaments. En effet, il est nécessaire d’évaluer avant les phases d’essais cliniques chez l’homme tout risque encouru lors de l’administration d’un candidat médicament. Le but est d’identifier les potentiels effets indésirables lors d’études dites de pharmacologie de sécurité. Le projet concerne des tests comportementaux réalisés chez le rongeur visant à étudier les effets de substances pharmacologiques susceptibles d'agir sur le système nerveux, en particulier le système nerveux central. Le contexte du projet est principalement l’évaluation de la sécurité mais aussi l'efficacité pharmacologique. Ces évaluations sont nécessaires d’un point de vue réglementaire dans le cadre de l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) (l’International Council for Harmonization of Technical Requirements for Pharmaceuticals for Human Use [ICH] S7A).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer les potentiels effets toxiques des candidats médicaments sur le système nerveux central avant le passage en phase clinique.

Procédures

La principale intervention subie par les animaux est la préhension pour mesures physiologiques et comportementales (diamètre pupillaire, température rectale, prise de poids, placement dans les cages d’actimètre ou sur le barreau du rotarod) d’une durée maximum de 1 minute et l’administration du traitement. Les administrations de substances pourront être réalisées jusqu’à 4 fois par jour (en général 1 minute par administration). La durée du traitement pourra aller jusqu’à 20 semaines. Les animaux pourront être administrés en l’état vigile ou sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Il n'est pas attendu d'observer de souffrance ou d’inconfort pour l'animal dans ces procédures qui ont pour objectif de vérifier l'absence de toxicité des composés. Cependant, plusieurs effets indésirables inhérents au traitement reçu pourront être détectés au cours de l’étude qui n’excède généralement pas 96 heures. - Une perte de poids corporel. - Un comportement amorphe marqué pendant les périodes de vigilance. - Une hypothermie persistante. - Des problèmes de respiration. - Des troubles neurologiques. - Une incapacité de se nourrir ou boire. L’ensemble de ces symptômes sera monitoré au cours des tests afin d’appliquer des mesures pouvant amener à l’euthanasie de l’animal avant la fin de l’étude pour raison éthique

Devenir

Tous les animaux ayant reçu une substance d’essai dont les effets à moyen et long terme sont méconnus seront euthanasiés en fin d’étude afin de s’assurer que le traitement expérimental n’induira pas d’effet délétère sur l’animal, ce qui ne serait pas compatible avec un maintien des animaux en vie dans de bonnes conditions de santé.

Remplacement

Ces tests ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils permettent l’étude des potentiels effets secondaires de traitements expérimentaux dans un système complexe (interaction avec et entre les différents organes et systèmes physiologiques). De plus, ces tests sont réglementaires pour toutes substances avant passage en phase clinique. Cependant, il existe des tests in vitro et in silico permettant de sélectionner en amont des molécules efficaces et dont la toxicité n’est pas avérée.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Pour les tests d’actimétrie et de Rotarod, un effectif acceptable (jusqu'à 12 animaux par groupe) a été défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. Les groupes seront comparés en utilisant une analyse de variance à un facteur suivi d'un test de comparaison de 2 à 2.

Raffinement

Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en œuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis (incluant une surveillance journalière de l'aspect général, un suivi de poids, …), permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse. En cas de prélèvements de sang, l’implantation de dispositifs de mesure de la température ou certaines voie d'administration, une anesthésie légère de type isolflurane sera appliquée afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. . Une évaluation interne incluant la cellule de bien-être animal pourra permettre de réévaluer et d’adapter à posteriori la catégorie si nécessaire. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement tel que du matériel de nidification, des objets à ronger ou à mastiquer, des tunnels et présence de congénères.

Choix des espèces

Aujourd’hui encore, les rongeurs (rats et souris) demeurent essentiels pour évaluer l’innocuité de candidats médicaments en pharmacologie sur le système nerveux central selon les recommandations ICH S7A et la littérature. Tous les animaux seront utilisés à partir de 4 semaines de développement (après sevrage) que ce soient des rats ou des souris, conformément aux exigences de l'ICH S7A.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 5124
Rats : 5124
Souffrances
▲ -
▲ 936
▲ 2664
▲ 6648
Devenir
 -
 -
 -
 10248

10 248 rongeurs, à parts égales souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 6 648 d'entre eux, modéré pour 2 664 et léger pour 936. Une cirrhose est induite par injections répétées de tétrachlorure de carbone et d'alcool sur sept à neuf semaines, puis une défaillance hépatique aiguë est déclenchée par un agent inflammatoire ou de l'alcool, avant la mise à mort pour analyse des organes. Le porteur décrit à ce stade des vocalises spontanées, une perte d'équilibre, des difficultés respiratoires, une incapacité à se retourner, une absence de réflexe pupillaire et une pâleur prononcée. Il conclut que le modèle "s'avère sévère" et affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la défaillance multi-organe.

Objectifs

La décompensation aiguë de la cirrhose hépatique est une évolution majeure dans le développement de la cirrhose hépatique. Celle-ci se subdivise en deux catégories, la décompensation traditionnelle dont le pronostic vital à court terme n’est pas engagé et l’ACLF (Acute on chronic liver failure) avec une défaillance multi-organes, beaucoup plus complexe et où le pronostic vital est clairement défavorable. Il n’existe pas de traitement à ce jour afin de permettre de bloquer l’évolution fatidique de la pathologie et permettre d’orienter le patient vers une greffe de foie. La transplantation hépatique restant la seule thérapie pour l'ACLF une fois que les fonctions vitales sont préservées mais l'allocation adéquate des organes représente un défi croissant Notre projet consiste à reproduire dans un modèle expérimental chez le rat et la souris, le processus de décompensation aigue observé chez les patients cirrhotiques. Ce processus entraine la perte de capacités d’un ou plusieurs organes ou de fonction : foie, rein, cerveau, coagulation, … La cirrhose hépatique est caractérisée par la présence de tissus cicatriciels au niveau du foie en réponse à une agression répétée de l’organe (alcoolisme, hépatite virale, NASH, …). Ce tissu de réparation est non fonctionnel et n’a pour but que de combler les zones détériorées. La mise en place de la défaillance hépatique et l’épisode aigue de décompensation peuvent avoir différentes origines. L’une des premières causes de défaillance hépatique est l’alcoolisme chronique. Le précipitant le plus courant est l’infection bactérienne qui ouvre la voie à une décompensation hépatique aiguë se manifestant par l'ACLF. La cirrhose est un facteur de risque d'infection avec une prévalence de 30 % chez les patients hospitalisés contre 5 à 7 % chez les patients hospitalisés sans cirrhose. IL existe d’autres précipitants courants dont les saignements gastro-intestinaux, les lésions hépatiques d'origine médicamenteuse et la thrombose aiguë de la veine porte. En dehors de ces précipitants, une forte consommation d'alcool répétée est à l’origine de plus de 22 % des cas d'ACLF.

Bénéfices attendus

La prévalence de la cirrhose est d’environ 2000 à 3500 cas par million d’habitants, soit en France 700 000 cas avec 10 à 15 000 décès par an. Le passage d’une cirrhose compensée vers une cirrhose décompensée est associé à une diminution de la survie à court terme (3-5 ans). L’ACLF est associée à une forte mortalité à court terme (mortalité à 28 jours après l’admission à l’hôpital) de l’ordre de 20–25 % chez les patients ayant une défaillance d’organe à plus de 75 % chez les patients présentant trois défaillances d’organe et de fonction ou plus. L’ACLF est présent chez 26 % des patients cirrhotiques hospitalisés et 8 % le développent au cours de leur hospitalisation. Ce projet vise donc à bloquer et reverser le processus qui conduit au décès prématuré du patient ou à une dégradation majeure de ses fonctions vitales, et de lui permettre d’avoir accès à une transplantation hépatique (seul recours actuel à la décompensation hépatique).

Procédures

Au cours des procédures décrites dans ce dossier d'autorisation, -Période d’induction (Rat : 9 semaines -Souris 7 semaines): 2 injections hebdomadaires (15 secondes). 1 prélèvement de sang (durée 1 minute) sous anesthésie à l’isoflurane (durée 3minutes) - Phase de déclenchement et traitement avec les composés (rats : 11eme semaine-souris 9eme semaine) : Prétraitement par injections du composé à tester, 1 à 3 injections au maximum avant le déclenchement. (15 secondes par injection), Déclenchement de l’inflammation: Soit 1 seule injection (15 seconde) d’agent inflammatoire, soit 3 administrations quotidiennes au cours de 3 jours consécutifs d’alcool (9 x15 secondes chacune).

Impact sur les animaux

Les modèles d’étude ne présentent pas de douleur ou d’inconfort pendant la phase d’induction de la fibrose ou de la cirrhose. On s’attend donc après administration des agents précipitants de la défaillance hépatique à des signes d’inconfort chez l’animal, notamment des troubles de la vigilance et de la respiration. Il est à noter par contre que certains signes comme la perte d'équilibre sont attendus notamment lorsque le déclencheur est l’éthanol. Des signes comme des vocalises spontanées, des difficultés respiratoires une incapacité à se retourner, une absence de réflexe pupillaire et une pâleur prononcée peuvent être observés.

Devenir

L'évaluation histologique des organes majeurs (foie, reins et poumons) et une investigation approfondie des biomarqueurs plasmatiques circulants imposent la mise à mort des animaux

Remplacement

Les modèles développés et décrits dans ce projet tente de reproduire une cascade d’événements conduisant à la défaillance successive de plusieurs organes comme cela se produit chez le patient cirrhotique en phase de décompensation aigue. Il n’existe pas de modèle in vitro permettant de reproduire la globalité ni la chronologie de la progression de la rupture multi organe. Les premières étapes du programme de recherche seront réalisées dans des tests in vitro pour évaluer les activités intéressantes sur des paramètres connus ayant un rôle dans l’évolution de la pathologie étudiée (par exemple l’inflammation, le stress oxydatif, ou la prolifération ou mort cellulaire etc )

Réduction

Le nombre d’animaux estimé pour chaque procédure tient en compte de l’hétérogénéité associée aux modèles d’induction de la défaillance hépatiques. La première réalisation d’une procédure permet d’évaluer la reproductibilité de réponse des animaux et donc in fine de réduire ensuite les effectifs dans les groupes des étude suivantes. L’ajustement du nombre d’animaux a pour but de permettre une analyse robuste et fiable de l’effet des composés étudiés sur la pathologie.

Raffinement

L’ACLF est une pathologie sévère, qui chez l’humain entraîne le décès à 28 jours de 20 à 70% des patients hospitalisés. Le modèle expérimental s’avère donc lui aussi sévère sur la phase finale de la procédure (administration de l’agent précipitant). Nous avons établi une liste de signes cliniques de manière à ne pas conserver des animaux ayant atteint ces points limites. La liste de ces points limites pourra être réajustée après les procédures de caractérisation des modèles et afin d’éviter toute souffrance non nécessaire à l’établissement des résultats. Les procédures se feront avec un hébergement adapté au bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, tunnel ou igloo et éléments de nidification). Au cours des procédures, nous appliquerons pendant les périodes qui suivent les prélèvements sanguins, un apport d’aliment gélifié enrichi qui favorise la récupération des animaux suite à l’anesthésie. Etant une pathologie multi-organe, l’étude de la maladie requiert l’utilisation d’animaux et ne peut être remplacée par des expérience in vitro

Choix des espèces

Sur la base de la littérature scientifique, aucun modèle invertébré ne permet à ce jour dans le cadre de la cirrhose du foie de valider l’efficacité d’une nouvelle molécule dans le traitement de cette pathologie ou celles qui lui sont associées. Le génome des rongeurs et celui de l'homme ont 90% d’homologie, cela en fait un modèle de choix dans les études pharmacologiques. Le choix de l'espèce souris a été fait en se basant sur la littérature scientifique et sur nos connaissances des caractéristiques des molécules à tester. De jeunes adultes offrent une meilleure homogénéité et une meilleure réponse aux inductions de la pathologie, leur système immunitaire étant mâture. Nous utiliserons des souris ayant 7- 8 semaines d'âge et des rats d'environ 300g à l'arrivée. Pour les études ccl4 rats avec utilisation du phénobarbital, nous utiliserons des animaux de 75-100 gr (condition optimale préconisée dans la littérature)

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
Souris : 1152
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1152
▲ -
Devenir
 -
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 1152

1 152 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une colite est provoquée chimiquement, entraînant perte de poids et diarrhées pouvant contenir du sang, puis les souris reçoivent un traitement par voie orale pendant quatorze jours avant d'être tuées pour prélever leurs tissus. Le porteur cherche à identifier le rôle d'un gène dans l'action d'une molécule anti-inflammatoire déjà testée en essai clinique de phase 2. Il justifie le recours à la souris par l'échec des modèles cellulaires à "conclure" et par la "complexité d'un organisme vivant entier", et cite parmi les mesures de raffinement un fond musical dans les locaux.

Objectifs

La Rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin affectant 1 personne sur 1000. Elle se manifeste généralement par poussées plus ou moins sévères caractérisées par des diarrhées, des douleurs abdominales et un amaigrissement pouvant amener à des complications comme une péritonite. Sur le long terme, les patients sont exposés à un risque plus élevé de cancer du côlon. Des traitements existent et permettent de réduire cette inflammation mais ne fonctionnent pas chez un grand nombre de patients. Notre molécule a montré une efficacité anti-inflammatoire dans le modèle murin de colite et chez le patient atteint de rectocolite hémorragique lors d'un essai clinique de phase 2. Dans l’objectif d’une autorisation de mise sur le marché de cette molécule en tant que médicament, il est important de connaître son mode d’action afin de cibler les patients pour lesquels ce nouveau traitement serait bénéfique. Lors des études in vitro sur cellules et chez le patient, nous avons ciblé un gène qui pourrait être responsable de l'effet anti-inflammatoire de notre molécule. Pour valider notre hypothèse, nous utiliserons des souris chez lesquelles ce gène est non fonctionnel pour tester si l'effet anti-inflammatoire de notre composé est maintenu.

Bénéfices attendus

La mise sur le marché de ce composé permettra d'améliorer la prise en charge des patients pour qui les traitements actuels ne fonctionnent pas, et par la suite, de pouvoir travailler sur d'autres maladies dans lequel ce gène serait impliqué.

Procédures

Nous administrerons par voie orale quotidiennement aux animaux un traitement sur une durée de 14 jours. Cette procédure est non douloureuse et réalisée avec une contrainte de très courte durée (10 secondes en moyenne). Deux prises de sang seront réalisées sous anesthésie gazeuse (d’une durée de 3 secondes en moyenne) au cours de l'étude afin d'analyser différents paramètres biologiques. Ces gestes seront réalisés par du personnel qualifié et expérimenté.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus chez les animaux résultent de la prise du composé qui induit la colite. Ce composé induit une altération du colon qui provoque une perte de poids chez les souris malgré une alimentation et une hydratation normale et des diarrhées qui peuvent ou non contenir du sang. Les effets apparaissent, notamment pour la perte de poids, entre le 6ième et le 7ième jour et persistent entre 2 ou 3 jours soit jusqu’au 9ème jour correspondant à la fin de l’étude.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l’étude pour pouvoir réaliser des prélèvements de tissus et évaluer l’efficacité du traitement.

Remplacement

Pour répondre à l'étude du mode d'action d'une molécule inflammatoire destinée à une mise sur le marché, seule l'utilisation d'un modèle murin est adapaté. En effet, les différents modèles cellulaires testés n'ont pas permis de conclure et ne représentent jamais la complexité d'un organisme vivant entier, l’utilisation de modèles murins génétiquement modifiés permet d’étudier plus précisément le rôle des gènes d’interêt.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit au maximum tout en se garantissant l’obtention de résultats statistiquement représentatifs. Le nombre de souris pour chaque groupe est fixé à partir des résultats de tests statistiques précédemment obtenus dans un modèle de colite murine. Un maximum d’échantillons biologiques seront prélevès lors de l’euthanasie et seront conservés si une hypothèse est formulée après l’étude, permettant ainsi de ne pas recommencer l’étude pour y répondre.

Raffinement

La surveillance des animaux se fera quotidiennement avec une évaluation du stress et de la douleur. Plusieurs signes pour lesquels il est établi qu'ils reflètent une douleur ressentie par l'animal seront considérés comme points limites et entraineront l’euthanasie des animaux concernés. L'administration par voie orale sera privilégiée pour éviter l'apparition d'une péritonite douloureuse et stressante pour l'animal et elle sera réalisée par du personnel entrainé à un geste précis et rapide. Ceci afin de limiter le stress de l'animal. Une anesthésie gazeuse sera utilisée pour permettre un prélèvement sanguin indolore. L'hébergement des souris sera enrichi par l'ajout dans les cages de cabane en carton et de cotons, favorisant par exemple la construction de nids. Un fond musical est également assuré dans les locaux afin de diminuer le stress des animaux.

Choix des espèces

Le modèle murin de colite est très documenté et permet de reproduire les symptômes et les mécanismes immunitaires de la rectocolite hémorragique chez l'homme. C’est un modèle très utilisé car sa mise en place est rapide (9 jours) ce qui permet de ne pas garder les animaux trop longtemps en expérimentation tout en offrant une bonne reproductibilité des résultats, évitant ainsi la répétition des études et limitant l’utilisation d’animaux. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 9 semaines car c’est l’âge optimal pour une induction de la colite qui ne soit ni trop importante ni trop mineure pour observer des effets de la molécule.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 218
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 218
▲ -
Devenir
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 -
 218

218 souris juvéniles de quatre semaines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un ou deux gavages de streptocoque du groupe B, susceptible de provoquer une infection systémique, avant d'être tuées pour prélever leurs organes et dénombrer les bactéries. Le porteur reste bref sur les atteintes, mentionnant un léger stress au gavage et le risque d'infection, sans détailler l'état des souris atteintes. Il indique recourir à un modèle cellulaire de barrière intestinale quand c'est possible, tout en jugeant la souris "indispensable" pour les interactions immunitaires.

Objectifs

Le streptocoque du groupe B est une bactérie présente naturellement chez environ un quart de la population, sans pour autant entraîner d’infection. Il s’agit pourtant de la première cause d’infection grave chez les nouveau-nés. Le streptocoque du groupe B se trouve habituellement dans l’intestin qui possède normalement un rôle de barrière que les bactéries ne peuvent pas traverser. Parfois, chez les nouveau-nés, le streptocoque du groupe B commence par coloniser l’intestin avant de le traverser pour atteindre le sang puis le cerveau, avec des conséquences qui peuvent être mortelles. Dans ce projet, des souris seront colonisées par du streptocoque du groupe B au niveau intestinal pour comprendre comment l’interaction de la bactérie avec les cellules intestinales peut conduire à une infection sévère. Les objectifs de ce projet sont : 1. identifier si certaines cellules de l’immunité présentes dans l’intestin peuvent prendre en charge le streptocoque du groupe B pour l’amener dans le sang ; 2. comprendre comment le streptocoque du groupe B intervient dans la modification de la barrière intestinale pour la rendre plus permissive ; 3. déterminer si la colonisation par le streptocoque du groupe B facilite la traversée de la barrière intestinale.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous allons mieux définir l'impact de la colonisation par le streptocoque du groupe B sur la composition de la barrière intestinale ainsi que les facteurs et les cellules qui facilitent son franchissement. A plus long terme, cela permettra d'identifier de nouvelles thérapeutiques et de nouveaux moyens de prévention de l'infection chez les nouveau-nés.

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à un ou deux gavages (à 5 jours d’intervalle) d’une durée de 20 secondes. Ils seront ensuite soumis à une injection d'analgésique par voie intrapéritonéale d'une durée de 3 secondes, suivie d'une mise à mort sous anesthésie.

Impact sur les animaux

L’inoculation par gavage est susceptible de provoquer un léger stress chez les souris. Le gavage oral par le SGB est susceptible de provoquer une infection systémique.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure. Des prélèvements d'organes seront réalisés pour des études moléculaires, immunologiques, histologiques et pour dénombrement des bactéries.

Remplacement

L'étude des interactions du SGB avec des modèles cellulaires simples est utilisée à chaque fois que cela est possible en remplacement du modèle animal. Nous utilisons en particulier un modèle cellulaire permettant de reproduire la barrière épithéliale intestinale. Cependant, le modèle cellulaire est dépourvu en particulier de cellules immunitaires (cellules dendritiques, lymphocytes, etc.) qui sont d'une part essentielles à la maturation de la barrière intestinale et d'autre part qui concourrent à la dissémination du pathogène et au processus inflammatoire. Aussi, le modèle animal est indipensable à l'étude des interactions entre l'hôte et le SGB et au franchissement de la barrière intestinale par le SGB.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé a été réduit au minimum en homogénéisant strictement les conditions expérimentales. Nous utilisons des animaux de même sexe, même âge et même poids, obtenus chez le même fournisseur afin de limiter au maximum la variabilité expérimentale dans un souci de réduction du nombre d’animaux. De même, la multiplication des prélèvements réalisés sur un même animal nous permet de répondre à plusieurs questions expérimentales tout en réduisant le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d’animaux par lot a été estimé à l’aide de tests statistiques et les résulats des expériences seront analysés à l'aide de tests statistiques.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec eau et nourriture à volonté, dans un environnement enrichi avec maisonnette en carton et coton compacté. Ils seront observés quotidiennement pour détecter tout signe anormal de douleur, de souffrance ou de stress et nous avons raffiné la méthodologie par l’introduction de points limites entraînant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Les animaux dont les scores cliniques atteindront le score critique (point limite) seront mis à mort.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal pertinent qui permet de reproduire la colonisation intestinale, l'infection par franchissement de la barrière intestinale et la survenue de méningite observées au cours de l'infection néonatale par le SGB chez l'espèce humaine. Le modèle souris permet d'étudier les différents organes et types cellulaires impliqués dans la physiopathologie de l'infection humaine. Nous utiliserons des souris juvéniles de 4 semaines car il s'agit d'une étude pédiatrique.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 645
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 645
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Devenir
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 -
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 645

645 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent pendant vingt-huit jours des injections quotidiennes de corticostérone, l'hormone du stress, pour induire un état anxio-dépressif, puis passent une batterie de tests comportementaux (open field, labyrinthe en croix surélevé, splash test, novelty suppressed feeding, interaction sociale), avant d'être tuées pour analyser leur cerveau. Le porteur qualifie l'induction du phénotype dépressif de "nuisance légère" et affirme les nuisances "très faibles". Les bénéfices se limitent à des informations sur de nouvelles molécules contre les déficits sociaux, le porteur jugeant l'expérimentation animale "indispensable" faute de modèle in vitro.

Objectifs

L’objectif de ce protocole est de caractériser les effets de différents antidépresseurs sur different types de comportements, chez un modèle de dépression développé chez la souris. A coté des tests comportementaux utilisés pour la quantification de l'anxieté et du comportement de type depressif, le comportement de type social, qui est une caractéristique clé des rongeurs, sera evalué à l'aide de cages d'interaction sociale. Cette caractérisation phénotypique complète nécessite l’utilisation de plusieurs tests comportementaux mesurant l’état anxieux/dépressifs des animaux et l’état social, chez des souris modèles d'anxiété-dépression induit par un traitement chronique de corticostérone (hormone du stress chez les rongeurs).

Bénéfices attendus

Cette étude examinera les effets comportementaux à la fois de type anxiolytic-antidepressif, et de type social de differentes molécules chez des souris rendus anxio-dépressifs par un traitement chronique de corticostérone. Les résultats de cette étude fourniront de nouvelles informations surtout sur l'utilisation de certaines nouvelles molécules pour le traitement des deficits sociaux souvent présents dans les pathologies de type anxieux et dépressif.

Procédures

Administration quotidienne de médicaments par injection intrapéritonéale (réalisée en 10 secondes) pendant 28 jours. Tests comportementaux : toutes les souris seront soumises à une batterie de test comportementaux 4 tests en 5 jours : -le test de l'open field (mesure de l'activité motrice) qui dure 30 minutes, - labyrinthe en croix surélevé qui dure 5 minutes, - le splash test (observation du toilettage) qui dure 5 minutes - novelty supressed feeding qui dure 5 minutes, -test d'interaction sociale : les souris sont placées dans une cage où le comportement de chaque souris vis à vis de ses congénères est automatiquement évalué : cette évaluation a lieu 3 jours consécutifs.

Impact sur les animaux

Outre l'induction de phénotype dépressif qui est considéré comme une nuisance légère, les nuisances pour ces animaux sont très faibles : les tests comportentaux n'impliquent pas de douleur . Les administrations de médicaments seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques.

Devenir

Suite à la dernière batterie de tests comportementaux, les souris seront euthanasiés pour analyse post mortem des cerveaux

Remplacement

Dans l’état actuel des connaissances modéliser in vitro ou in silico des troubles de l’humeur n’est pas possible. Le recours à l’expérimentation animale est donc indispensable pour étudier ces pathologies et les alterations comportementaux.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été déterminé comme minimal grâce à une approche statistique. L'élément le plus important pour la réduction est l'utilisations des mêmes animaux tout au long de l'expérience chaque animal est même son propre témoin (évaluation du comportement au cours des différentes phases du protocole).

Raffinement

Au cours des semaines de traitements une surveillance quotidienne sera entreprise pour veiller au bien être des animaux. Des points limites ont été définis et seront strictements appliqués.

Choix des espèces

L’utilisation de souris est nécessaire pour ce projet. En effet, cette espèce a été choisie puisqu'elle permet de modéliser la pathologie dépressive ainsi que d'évaluer les différents effets des médicaments testés. Les animaux seront des adultes âgés de 6-8 semaines au moment de la réception, comme nous sommes intéressés aux effets comportementaux à l'âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 90
Souffrances
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▲ 90
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Devenir
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 90

90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une puce sous-cutanée sous anesthésie puis des injections de morphine à doses croissantes deux fois par jour pendant six jours, pour observer les effets du sevrage sur leurs interactions sociales par un suivi vidéo. Le porteur indique que le sevrage aux opiacés provoque une douleur modérée et une perte de poids. Les souris sont ensuite tuées sans aucune analyse post-mortem, faute de pouvoir les réutiliser après un traitement pharmacologique, une mise à mort que le porteur présente comme conforme aux "3R".

Objectifs

Les troubles de consommations aux opiacés sont en forte augmentations ces dernières années et ont des conséquences dévastatrices. Ce projet de recherche vise à comprendre le développement des troubles de l’humeur (en particulier dépression et les déficits d’interaction sociale) qui se développent lors de la mise en place d’une dépendance aux opiacés. Les opiacés agissent sur un système spécifique dans le cerveau. En conditions normales, ce système régule la douleur, les processus de récompense, les réponses émotionnelles et les réponses au stress. L’exposition aux opiacés altère le fonctionnement de ce système, ce qui conduit aux troubles du comportement et de l'humeur. L’objectif de ce projet consiste à comprendre le développement de ces pathologies, en particulier les déficits sociaux en utilisant de nouveaux tests comportementaux murins permettant de suivre les interactions entre animaux en temps réel.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de mieux comprendre l’effet des troubles de consommations aux opiacés dans les interactions sociales entre les animaux. L’appareillage utilisé effectue en effet un suivi permanent de l’activité des animaux, qu’ils soient proches de congénères ou isolés. Ce type d’analyse complexe nous permettra de poursuivre notre recherche sur les adaptations à la suite de l’abstinence aux opiacés.

Procédures

-Implantation sous-cutanée d'une puce sur l’ensemble des souris soit 90 souris. Elle se fera sous anesthésie et avec une couverture antalgique durant une durée de 30 minutes maximum. -Injections à doses croissantes de la morphine ou solution saline, durée moins d’une minute par injection, 2x par jour, espacées de 12 heures, pendant 6 jours sur deux groupes de souris mâles composés de 15 traités à la morphine et 15 traités à une solution saline et deux groupes de souris femelles composés de 15 traitées à la morphine et 15 traitées à une solution saline

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une implantation d'une puce permettant l'identification par radiofréquence en sous-cutanée sous anesthésie gazeuse. Ensuite, ils resteront en groupe sociaux dans leurs cages d'hébergement. Après deux semaines de repos, les souris des groupes traités à la morphine ou solution saline vont subir des injections à doses croissantes de la morphine ou solution saline, par la voie intrapéritonéale 2x par jour, pendant 6 jours. Lors des périodes d'analyse, les souris seront simplement transférées dans une arène de 50 cm de côté qu'ils pourront explorer. Les expériences réalisées précédemment avec la morphine montrent une faible perte de poids totalement réversible et d'une courte durée. Il y aura une douleur induite par le sevrage opiacé qui est considérée comme modérée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet sans analyse post-mortem. En effet, nous ne pouvons pas réutiliser ces animaux dans une autre étude sachant qu'ils ont reçu un traitement pharmacologique. En accord avec le principe des « Trois R », ils ne seront donc pas gardés en vie, car aucune autre utilisation ne peut leur être attribuée.

Remplacement

Les effets de l’exposition aux opiacés sur le comportement et leurs conséquences ne peuvent pas être étudiés en utilisant des modèles cellulaires, qui par nature ne peuvent pas récapituler la complexité du cerveau. L’étude de ces effets nécessite donc l’analyse d’organismes mammifères vivants et entiers. La souris est l’organisme le plus adapté car, nous pouvons étudier des comportements liés aux addictions et aux réponses émotionnelles.

Réduction

Pour cette étude, nous emploierons le minimum d'animaux pour pouvoir conclure de manière robuste et statistiquement significative. Les animaux utilisés seront consanguins, ce qui permet de diminuer la variabilité entre individus et donc de réduire le nombre d'animaux tout en mettant en évidence un effet statistiquement significatif. De plus, les mesures d'interactions sociales seront répétées au cours du temps sur les mêmes animaux ce qui permet également de réduire le nombre d'animaux. Ces expériences produisent également de nombreuses données (vidéo 3D) qui seront sauvegardées et qui permettront de faire des analyses poussées sur un nombre d'animaux limité. Nous utiliserons des tests statistiques pour étudier les données et mettre en évidence des différences significatives entre les différents groupes expérimentaux.

Raffinement

Nous avons choisi d’utiliser des protocoles expérimentaux qui minimisent au maximum l’inconfort des animaux tout en permettant néanmoins d’étudier les réponses comportementales à l’administration d’opiacés. De plus, au cours de l’étude, tout signe d'inconfort sera pris en charge en prenant les mesures appropriées en fonction du niveau observé, limitant ainsi la souffrance à l’animal. Les conditions d’hébergement sont optimisées en fonction des comportements naturels des rongeurs : les souris sont hébergées en groupe sociaux de 3 à 5 animaux par cage et chaque cage est enrichie avec un barreau à ronger et des papiers absorbants pour faire un nid. Les animaux seront surveillés quotidiennement et auront un accès illimité à l'eau et à la nourriture. Ils subiront la pose d'une puce sous-cutanée sous anesthésie et avec une couverture antalgique suite à laquelle une attention particulière sera effectuée afin de vérifier la bonne cicatrisation. Un antiseptique local par spray pourra être administré si besoin. Pour éviter tout stress de l'animal durant l'implantation, une anesthésie gazeuse sera effectuée.

Choix des espèces

La souris est un modèle de prédilection pour la recherche biomédicale. Avec 90% de son génome identique à l’homme, elle est aujourd’hui utilisée comme modèle standard pour l’étude de la plupart des pathologies. Etant donnée que les pathologies neuropsychiatriques se manifestant principalement à l’âge adulte chez l’humain, notre étude se fera chez des animaux ayant atteint le stade mature de leur développement, c’est-à-dire au minimum 2 mois pour les modèles souris.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 60
 120

180 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 120 mâles tués à l'issue et 60 femelles réutilisées dans d'autres projets de l'équipe. Les souris subissent une gonadectomie sous anesthésie avec pose d'implants hormonaux, puis des tests de comportement de reproduction, les femelles utilisées pour déclencher le comportement des mâles, ceux-ci étant ensuite tués pour analyser leur cerveau. Le porteur décrit des atteintes possibles allant du dos courbé et de la perte de poids rapide à l'état de choc et à la détresse respiratoire, les souris perdant 20 % de leur poids étant mises à mort. Les bénéfices se limitent à mieux comprendre l'action des hormones sexuelles sur le comportement, et le porteur affirme que l'étude ne peut se faire que sur "l'organisme entier".

Objectifs

La survie des espèces dépend de la capacité des individus à se reproduire. Pour une reproduction réussie, il faut non seulement une production de gamète (oocytes et spermatozoides) mais également l’expression des comportements de reproduction mâle et femelle optimisant ainsi la rencontre des partenaires sexuels et la fécondation. Chez le mâle, le comportement de reproduction est contrôlé par le cerveau sous l’action des hormones sexuelles : androgènes (testostérone) et des oestrogènes (oestradiol). Différentes études sur des modèles de souris ne possédant pas les récépteurs de ces hormones sexuelles dans le cerveau ont permis de montrer le rôle de la testostérone et de l’oestradiol dans la régulation du comportement sexuel mâle. Néanmoins, la manière dont les hormones agissent spécifiquement sur le cerveau restent encore à identifier. Dans cette étude, nous souhaitons donc identifier les modes d’actions et les cibles cellulaires dans le cerveau des androgènes et des oestrogènes Plus particulièrement, nous étudirons les effets de la délétion génétique des récepteurs des hormones sexuelles au sein du cerveau sur les structures cérébrales régulant le comportement sexuel mâle.

Bénéfices attendus

Au cours de la vie, notre corps et nos fonctions biologiques sont soumis à des variations hormonales pouvant avoir un impact sur notre système reproducteur et sur notre cerveau. Cette étude participera à faire progresser la compréhension des effets des variations des hormones sexuelles testosterone et oestradiol sur la fonction de reproduction mâle spécifiquement. Les modèles animaux transgéniques utilisés nous permettront de comparer les effets d'une absence de signalisation des hormones sexuelles, oetsradiol et testosterone, sur le comportement de reproduction chez le mâle.

Procédures

Les souris utilisées au sein de ce projet subiront une chirurgie gonadectomie et pose d’implants sous-cutanée (180 animaux) sous anesthésie générale avec réveil et analgésique d’une durée maximale de 30 minutes. Ensuite, l’ensemble des souris de cette demande d’autorisation de projet entreront dans un protocole de tests de comportement de reproduction. Pour les femelles stimuli (60 animaux), des injections sous-cutanées seront pratiquées quelques heures avant les tests de comportement de reproduction.

Impact sur les animaux

Au sein de ce projet, nous pratiquerons sur les animaux des chirurgies sous anesthésie générale à l’isoflurane pendant lesquelles les gonades seront retirés et un implant contenant des hormones sexuelles estradiol/testostérone sera posé en sous-cutané. Les éventuels symptômes à court et à long terme liés à cette procédure chirurgicale sont : Apparence et position anormale (poil ebouriffé, perte excessive de poils, dos courbé, yeux enfoncés, couché sur le coté et hypothermie); Comportements anormaux (aggressivité soudaine, abbatement, inactivité, vocalisation et mutilation, isolement, diminution de l’appétit et déhsydratation (mesure du poids des biberons et observation des signes physiologiques de déshydratation)); Une perte de poids rapide; Etat de choc, léthargie, inconscience, immobilité; Difficulté respiratoire. Certains animaux subiront également des injections sous-cutanées pouvant entrainer un stress lié à la contention et aux injections.

Devenir

L’ensemble des mâles adultes (120 animaux) de cette demande d’autorisation de projet seront euthanasié à la fin des différentes procédures afin de réaliser des prélèvement et analyses post-mortem nécessaires à l’étude des cibles moléculaires des signalisations androgénique et oestrogénique impliquées dans la plasticité cérébrale controlant l’expression du comportement de reproduction chez le mâle adulte. L’ensemble des femelles adultes (60 animaux) utilisés pour tester les comportements de reproduction mâle seront réutilisés dans d’autres projets au sein de l’équipe.

Remplacement

L’étude de la fonction et du comportement de reproduction ne peut se faire que sur l’organisme entier. Dans cette étude, nous souhaitons identifier les cibles cérébrales des androgènes nécessaires à la régulation de la fonction de reproduction et l’expression du comportement sexuel mâle. Cela nécessite donc l’utilisation de modèles animaux afin de pouvoir étudier les structures et populations cellulaires contrôlant la reproduction. Nous étudions la souris afin de tirer profit des techniques récentes pour l’étude de la fonction des gènes dans le cerveau. Des animaux vivants sont donc nécessaires pour ce projet afin de réaliser des analyses comportementales et neuroendocrines sur des souris transgéniques dont les récepteurs aux différentes hormones stéroidiennes sont délétés dans le système nerveux. Ainsi des méthodes alternatives et/ou substitutives ne peuvent remplacer l’animal entier pour ce projet.

Réduction

Dans cette demande d’autorisation de projet, nous utiliserons un total de 180 animaux sur 2 procédures qui nous permettrons d’étudier les cibles moléculaires des récepteurs aux hormones sexuelles, androgènes et oestrogènes, impliquées dans le contrôle central du comportement de reproduction mâle. Pour chaque procédure, nous avons eu à cœur de calculer au plus juste le nombre d’animaux dans chaque groupe afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la puissance statistique de l’étude. Pour les études comportementales, 8 à 12 animaux par groupe sont nécessaires pour des résultats fiables et consistants. De plus, nous utiliserons les mêmes cohortes d’animaux pour les analyses comportementales et moléculaires. Nous péléverons également d’autres organes et les garderont pour de futures études ou afin de les proposer aux collaborateurs de l’équipe.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans une animalerie spécialisée sous la supervision des soigneurs et d’un vétérinaire qualifié. L’hébergement des animaux sera réalisé conformément à la directive européenne 2010-63-EU en termes d’espaces et d’environnement. Les souris seront soumises à un cycle de lumière-obscurité de 12h dans un environnement à température contrôlée avec un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau. Les cages complètes seront changées chaque semaine. Pour l’enrichissement, un nid végétal sera placé dans la cage. Afin de minimiser les effets indésirables de la chirurgie sous anesthésie avec réveil, les animaux seront injectés en sous-cutanée avec un analgésique en pré-opératoire 30 minutes avant la chirurgie et avec un analgésique anti-inflammatoire en post-opératoire toutes les 24h pendant 3 jours suivants l’opération. Par la suite, un suivi journalier sera réalisé afin d’observer les signes potentiels d’un mal-être animal. Les critères absolus suivants seront observés : Apparence et position anormale : poil ebouriffé, perte excessive de poils, dos courbé, yeux enfoncés, couché sur le coté et hypothermie ; Comportements anormaux : aggressivité soudaine, abbatement, inactivité, vocalisation et mutilation, isolement, diminution de l’appétit et déhsydratation (mesure du poids des biberons et observation des signes physiologiques de déshydratation) ; Une perte de poids rapide et supérieur à 20 pourcent du poids corporel de l’animal mesuré avant la chirurgie. Les animaux seront pesés tous les jours pendant 5 jours après le protocole de chirurgie stéréotaxique puis 1 fois par semaine ; Etat de choc, léthargie, inconscience, immobilité ; Difficulté respiratoire Les souris seront surveillées quotidiennement et pesées hebdomadairement afin de s’assurer que toute souris présentant une perte de poids excessive (-20 pourcent du poids corporel au début de l’étude) ou une détresse seront euthanasiées.

Choix des espèces

La souris est l’un des modèles les mieux caractérisés pour ces études neuroendocrines et comportementales grâce à la disponibilité d’outils biotechniques (anticorps, lignées transgéniques, vecteurs viraux, …) et de données dans la littérature permettant de comparer les résultats obtenus avec ceux d’autres laboratoires et ainsi d’implémenter les connaissances sur cette thématique. Les animaux seront utilisés à l’age adulte (à partir de 8 semaines). En effet, le but de ce projet est d’étudier les effets de l’invalidation des différents récepteurs des hormones stéroidiennes sur la neuroplasticité des structures cérébrales associés à la régulation des comportements de reproduction chez la souris mâle adulte.