Souris
Etude de l’inhibition génétique de la phosphodiesterase 2A
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
1 640 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, la plupart tuées à l'issue, 320 issues de la création de lignée pouvant être gardées pour la reproduction. Certaines reçoivent l'injection de composés inflammatoires dans la patte, provoquant une douleur de 45 minutes à 4 heures, et 240 subissent une perfusion intracardiaque létale sous anesthésie. Les souris passent des tests sociaux et cognitifs du stade de souriceau à l'âge adulte, dont des tests d'anxiété et d'interaction sociale précédés de deux heures d'isolement. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne remplace la souris et présente ce modèle génétique comme un "nouveau modèle de maladie du cerveau" pour l'autisme et le syndrome de l'X fragile.
Objectifs
Des mutations du gène PDE2A ont été découvertes chez des patients atteints d’autisme et de déficience intellectuelle, qui sont des maladies du développement du cerveau . La protéine PDE2A est très fortement exprimée dans le cerveau et a un rôle clé dans le développement des neurones, leur morphologie et fonctionnement. Ceci explique que des altérations de son niveau d’expression (trop ou trop peu de protéine) puissent avoir un impact négatif sur le fonctionnement neuronal et induire des maladies du cerveau. L'étude de la souris Pde2a +/- qui, comme les patients, a une quantité diminuée de PDE2A est donc une nécessité du point de vue comportemental puisqu’elle devrait représenter un nouveau modèle de maladie du cerveau. Le syndrome de l'X Fragile est une autre forme très fréquente de déficience intellectuelle et d’autisme . Ce syndrome est dû à l'absence de la protéine FMRP qui est fortement exprimée dans le cerveau. Elle module l’expression de plusieurs protéines qui sont donc déréglées (trop ou trop peu) dans le cerveau des patients X Fragile . Néanmoins, nous ne connaissons pas laquelle ou lesquelles parmi ces protéines est/sont responsable/s majoritairement de la maladie chez les patients X Fragile. En conséquence, il n'existe aucun traitement pour les malades X Fragile. Les souris qui n’ont pas FMRP sont le modèle animal du syndrome de l’X Fragile. Dans le cerveau de ces souris, la quantité de PDE2A est augmenté de 50%. Nous proposons de croiser les souris modèle du X Fragile ayant trop de PDE2A avec la lignée de souris qui ont moins de PDE2A dans le but d'obtenir une souris ayant un niveau de PDE2A normalisé . Si nous retrouvons une normalisation de la mémoire et du comportement social chez les souris que nous avons générées avec un niveau normalisé de PDE2A, nous pourrons conclure que l’augmentation de PDE2A est la cause principale de déficience intellectuelle et autisme chez les patients atteints du Syndrome de l’X Fragile. Des drogues qui permettront de réduire l’activité de PDE2A pourront donc être utile pour traiter les patients X Fragile. Une autre conclusion de ce travail sera aussi de prouver qu’une augmentation ou une réduction d’une protéine clé (comme PDE2A) dans la fonction du cerveau peut induire la même maladie du développement du cerveau.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de : 1) Caractériser d’un point de vue comportemental les souris ayant moins de PDE2A et de mettre à disposition de la communauté scientifique ce potentiel nouveau modèle de maladie du développement du cerveau. 2) Comprendre le rôle de l’augmentation de PDE2A dans la manifestation de la déficience intellectuelle et de l'autisme associé au syndrome de l'X Fragile. 3) Valider l’inhibition chronique de PDE2A comme traitement pour le syndrome de l'X Fragile.
Procédures
Différents tests sociaux et cognitifs seront réalisés ponctuellement et qui dureront, selon les tests, de 3 minutes à 2 heures. Ces tests se feront chez les souriceaux, à l'adolescence (un mois) et à l'âge adulte (dès deux mois) Pour les tests sur la douleur inflammatoire, des composés inflammatoires seront injectés en sous-cutané dans la patte de la souris. L'animal sera testé pendant 45 minutes. En terme de procédures chirugicales, certains animaux seront soumis à une perfusion intra-cardiaque, et une injection d'anesthésique et une d'antalgique seront effectuées sur chaque animal.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à des contentions manuelles plusieurs fois au cours de leur vie, que ce soit pour des pesées ou pendant les différents tests. Les tests comportementaux réalisés sont classiques et indolores, à l'exception des tests sur la douleur inflammatoire. Une douleur résulte de l'inflammation induite dans ces tests, mais sa durée est de 45 minutes à 4 heures selon le type de test. Concernant les autres tests, de l'anxiété peut être attendue lors des différents tests liée à un nouvel environnement notamment pour les tests d'anxiété ou lors de l'isolement dans l'actimètre ou pendant le test d'interaction sociale avec 2h d'isolement auparavant.
Devenir
Si les souris de la lignée nouvellement créée ne montrent aucune altération physique préjudiciable à l’animal (ce qui est attendu), les 320 animaux de cette création de lignée seront gardés en vie pour la reproduction. Dans le cas contraire, il seront mis à mort, nous récupérerons différents organes afin de déterminer les causes de cette altération, et les procédures comportementales ne seront pas réalisées. L'ensemble des animaux seront mis à mort à l'issue des procédures expérimentales. Nous récupérerons différents organes (cerveau, moelle épinière, surrénales, testicules et ovaires) afin de réaliser des études moléculaires. 240 de ces animaux subiront une perfusion intra-cardiaque, sous anesthésie générale, au cours de laquelle ils décèderont afin de pouvoir réaliser une étude sur les coupes de cerveau.
Remplacement
Avant de réaliser cette étude, nous avons préalablement travaillé sur des lignées cellulaires, ce qui nous a permis de confirmer le rôle de Pde2A et l'intérêt thérapeutique de son inhibition. Notre étude portant globalement sur des maladies du neurodéveloppement et sur le déficit intellectuel et les troubles du spectre de l'autisme, nous devons poursuivre ce projet directement chez la souris pour étudier les différents comportements associés à ces maladies afin de valider le rôle de PDE2A dans ce contexte et l'intérêt de son inhibition dans le syndrome de l'X fragile.
Réduction
Dans un objectif de réduction, nous analyserons nos résultats après chaque groupe expérimental. Si les résultats des 2 premiers groupes expérimentaux sont significatifs et identiques, nous n'utiliserons pas le 3ème groupe. De plus, les organes de tous les animaux utilisés au cours de ce projet seront récupérés pour réaliser des études moléculaires, ce qui évitera l'emploi d'animaux supplémentaires.
Raffinement
Les animaux seront stabulés dans des portoirs ventilés en groupes sociaux avec des congénères du même âge, et disposerons de plusieurs enrichissements (ouate, cabanes, bâtonnets à ronger). De plus, du personnel qualifié (zootechniciens) les surveillera et prendra les mesures nécessaire en accord avec des points limites établis et adaptés à chaque test. Lors des procédures chirurgicales, les animaux seront au préalable anesthésiés, accompagné d'un analgésique et d'un antalgique afin de réduire la douleur de l'animal.
Choix des espèces
Travailler avec des souris permet de comparer des individus dits « sauvages » dont l’ensemble des caractéristiques est connu, avec des modèles transgéniques disponibles, comme le modèle du syndrome de l'X fragile, aussi modèle d'autisme. De plus, le modèle murin permet d'étudier à la fois les comportements sociaux, cognitifs, anxieux ou sensori-moteurs que l'on peut retrouver chez les patients atteints de troubles du neurodéveloppement. Le syndrome de l'X Fragile est une maladie neurodéveloppementale, et les patients atteints d'une mutation sur le gène Pde2a présentent également des troubles du développement. Les animaux seront donc étudiés à différents stades du développement. Des tests seront réalisés au 7ème, 10ème et 14ème jour après la naissance, ce qui correspond à l'enfance chez l'humain. Puis nous réaliserons d'autres tests à 1 mois, ce qui correspond à l'adolescence. Enfin, nous réaliserons des tests à l'âge adulte d'une souris (à partir de 8 semaines). Cela permettra d'évaluer l'impact de l'extinction partielle du gène Pde2a au cours du développement, et d'identifier les moments clefs où la protéine PDE2A est impliquée dans la pathologie et où l'inhibition de Pde2 permettrait d'agir sur la pathologie.
Etude du rôle d’un récepteur dans un modèle de traumatisme crânien chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 716 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un traumatisme crânien leur est provoqué sous anesthésie, certaines recevant en plus une injection intracisternale, suivi d'injections répétées et de prélèvements sanguins, pour étudier le rôle d'un récepteur dans les lésions de la substance blanche. Le porteur indique que le traumatisme peut réduire temporairement la prise de nourriture et provoquer une légère perte de poids récupérée en quelques jours. Il affirme que les mécanismes en jeu ne peuvent être reproduits in vitro et qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal, les cerveaux étant prélevés après la mise à mort.
Objectifs
Le traumatisme crânien est un problème majeur de santé publique lourd de conséquences neurologiques et lésionnelles à court et long terme pour lequel il n’existe aujourd’hui aucun traitement. Ces conséquences tardives sont en grande partie reliées aux lésions de la substance blanche jusqu’ici largement sous-estimées et méconnues. La substance blanche contient essentiellement des cellules nerveuses entourées d'une gaine de myéline permettant la transmission des informations dans le cerveau. L'espoir d'améliorer le pronostic du traumatisme crânien repose sur la découverte des mécanismes impliqués dans les lésions de la substance blanche et les désordres neurocomportementaux conséquents. Parmi ces mécanismes, des études suggèrent le rôle de la neuro-inflammation dans les lésions de la substance blanche après un traumatisme crânien. La microglie est une cellule immunitaire du cerveau qui joue un rôle majeur dans la neuro-inflammation. Des études suggèrent que les débris de myéline induits par le traumatisme crânien pourraient activer à leur tour la microglie. Une fois activée, la microglie peut adopter 2 phénotypes distincts, c'est-à-dire qu'elle peut exercer des effets délétères, mais aussi des effets bénéfiques, et ceci, selon son environnement. Ainsi, des études ont rapporté aussi bien des effets pro- ou anti-inflammatoires des débris de myéline, mais à ce jour, aucun lien entre débris de myéline et activation microgliale n’a pu être mis en évidence dans le traumatisme crânien. De plus, la protéine étudiée, qui est notamment exprimée par les microglies, pourrait être impliquée dans la modulation des phénotypes microgliaux. Cependant, à ce jour, il n’existe aucune donnée sur l’implication de cette protéine dans les phénotypes microgliaux induits par les débris de myéline produits à la suite du traumatisme crânien. L'objectif de ce projet est donc d’étudier le rôle de la protéine d’intérêt dans la neuro-inflammation microgliale induite par des débris de myéline produits et les lésions de la substance blanche à la suite d’un traumatisme crânien chez la souris.
Bénéfices attendus
Ce projet s’intègre dans un projet plus large qui permettra (1) une meilleure caractérisation de la neuroinflammation et des lésions de la substance blanche induites par le traumatisme crânien et (2) de proposer une stratégie thérapeutique pour la réparation et la prévention des lésions de la substance blanche induites par le traumatisme crânien.
Procédures
• Un traumatisme crânien sera induit sous anesthésie générale. La réalisation de ce modèle de traumatisme crânien nécessite 10 minutes. L’anesthésie générale sera précédée de l’administration d’un analgésique 30 minutes avant par voie sous-cutanée. Cette injection sera réalisée sur animal vigile et prendra moins d’1 minute. Certaines souris recevront en plus une injection intracisternale tout de suite après le traumatisme crânien. Cette injection sera réalisée sous anesthésie générale et prendra moins d’1 minute. Toutes les souris soumises à un traumatisme crânien recevront 5 injections par voie sous-cutanée de sérum physiologique (2 fois par jour pendant 2 jours à compter du jour du traumatisme crânien) et 5 injections par voie sous-cutanée d’analgésique (2 fois par jour pendant 2 jours à compter du jour du traumatisme crânien). Ces injections seront réalisées sur animal vigile et prendront chacune moins d’1 minute. • Des prélèvements de sang seront réalisés chez toutes les souris du projet, soit 1 seule fois, soit 5 fois sur une période de 3 mois. Chaque prélèvement sera réalisé sur animal vigile en moins d’1 minute. • Des tests comportementaux seront réalisés 3 jours (score neurologique), 60 jours (tests de l’open-field et du labyrinthe de Barnes) et 90 jours (test du labyrinthe de Barnes) après le traumatisme crânien, mais également chez les souris contrôles n’ayant pas subi de traumatisme crânien. Le score neurologique, qui évalue les réflexes des souris, dure 2 minutes. Le test de l’open-field, qui évalue les comportements exploratoires des souris, dure 9 minutes. Le test du labyrinthe de Barnes, qui évalue l’apprentissage et la mémoire spatiale des souris, comprend une phase d'apprentissage durant 3 jours consécutifs (3 essais de 3 minutes maximum/jour ; le délai entre 2 essais est de 1 à 2 heures) avant de réaliser le test le 4e jour (une minute). • A la fin du projet toutes les souris seront mises à mort par exsanguination par perfusion intracardiaque de sérum physiologique sous anesthésie générale. La réalisation de cette perfusion nécessite 7-8 minutes. L’anesthésique sera administré sur animal vigile par voie intrapéritonéale en moins d’une minute et cette injection sera précédée 30 minutes avant de l’administration par voie sous-cutanée d’un analgésique en moins d’1 minute.
Impact sur les animaux
L'induction du traumatisme crânien peut entraîner une diminution temporaire de la prise alimentaire et d'eau (légère perte de poids durant les premières 48 h après le traumatisme crânien avec une récupération du poids initial au bout de 4 jours) . La contention des souris pour réaliser les injections sous-cutanées ou intrapéritonéales peut induire un stress correspondant à la durée du geste, c’est-à-dire moins d’1 minute.
Devenir
A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort et leurs cerveaux seront prélevés pour réaliser différentes analyses.
Remplacement
Les mécanismes impliqués dans les lésions cérébrales induites par le traumatisme crânien mettent en jeu plusieurs types cellulaires dans différentes structures cérébrales qu’il est impossible de reproduire in vitro. Il est donc indispensable d’avoir recours à l’animal, afin de reproduire la pathologie humaine. De plus, les déficits comportementaux et les lésions cérébrales ne peuvent être évalués chez l'animal entier.
Réduction
Le faible taux d'échec (10%) des gestes pour réaliser le traumatisme crânien, ainsi que la bonne connaissance de la temporalité des mécanismes induits après le traumatisme crânien (activation microgliale, démyélinisation, détection des débris de myéline, déficits comportementaux, lésions de la substance blache) permettront de réduire le nombre d'animaux au minimum. Notre recul sur le modèle de traumatisme crânine nous permettant de déterminer au plus juste la taille des groupes d’animaux à utiliser, aucun test statistique ne sera utilisé pour déterminer le nombre d’animaux par groupe. Ce nombre d'animaux sera suffisant pour appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions pour analyser les résulats obtenus.
Raffinement
L'eau et la nourriture seront fournies à volonté et le milieu sera enrichi par des cotons compactés. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux stables, afin de limiter tout stress et modification de hiérarchie. Afin de s'assurer du bien-être animal, l'intervention chirurgicale permettant de réaliser le traumatisme crânien sera réalisée sous anesthésie générale et un analgésique sera donné en pré- et post-opératoire, afin de limiter la souffrance des animaux. La mise en place de points limites et l'observation du comportement des animaux permettront d'identifier toute souffrance et douleur, et d'entraîner une mise à mort anticipée, si nécessaire. Pour pallier la déshydratation pouvant survenir à la suite du traumatisme crânien, les souris recevront une injection de sérum physiologique par voie sous-cutanée, matin et soir, durant 2 jours, à compter du jour du traumatisme crânien. . De plus, afin de faciliter l’accès à la nourriture, quelques croquettes seront déposées directement sur le fond de la cage des souris durant 2 jours, à compter du jour du traumatisme crânien.
Choix des espèces
Au vu de la littérature, la souris est l’espèce la plus utilisée pour la réalisation des modèles de traumatisme crânien et offre un large répertoire d’évaluation comportementale. De plus, cette espèce nous permet d’évaluer le rôle de notre protéine d'intérêt grâce à l'utilisation de souris transgéniques. Le traumatisme crânien sera réalisé chez des souris jeunes (6-8 semaines), puisque c'est un évènement fréquent dans cette tranche d'âge chez l'Homme. Les déficits comportementaux seront évalués 3 jours, 2 mois et 3 mois après le traumatisme crânien.
Projet d’enseignement et de formation dans le but d’acquérir des gestes techniques de bases de manipulation, contenton, injections et prélèvements sur rongeurs à des fins éducatives et réglementaires.
- Formation professionnelle
Rats : 100
350 souris et rats vont être utilisés dans des procédures de formation impliquant un niveau de souffrance modéré, 65 d'entre eux étant adoptés à l'issue et les autres tués. Pendant environ dix mois, ces animaux sont manipulés de façon répétée par des élèves qui s'entraînent aux gestes de contention, d'injection, de gavage et de prélèvement sanguin, avec de l'eau ou du sérum physiologique. Le porteur reconnaît qu'un geste manqué par un apprenant peut provoquer douleur, lésion d'un organe ou étouffement, pouvant conduire à euthanasier l'animal. Il indique que les animaux sont tués en fin d'année scolaire parce qu'ils vieillissent et deviennent moins féconds, tout en admettant qu'une partie des travaux pratiques peut se faire sans animaux vivants.
Objectifs
La formation des professionnels de l’expérimentation animale, comme les techniciens aanimaliers, nécessite un apprentissage de bonnes pratiques en matière de soins, de contention, d’injection et de prélèvementsur les principales espèces utilisées . L’équipe enseignante de notre établissement a conçu une animalerie qui permet aux élèves du cursus professionnel de notre établissement d’apprendre et parfaire ces gestes » Les procédures réalisées dans le cadre de ce projet doivent permettre aux élèves de maitriser petit à petit les gestes techniques nécessaires pour l’utilisation de ces espèces en expérimentation animale dans le milieu professionnel. Au cours de ces manipulations aucun produit médicamenteux ne sera testé. Ce projet permettra également de réaliser les TP demandés dans le cadre de la formation applicateur de procédures expérimentales.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de permettre aux élèves de se familiariser avec les animaux et leur manipulation, en réduisant leur stress, dans un souci de bien-etre animal. Puis de maitriser des gestes techniques nécessaires pour le métier de zootechnicien applicateur de procédures en expérimentation animale, en se formant dans un cadre moins stressant que celui du milieu professionnel, dans le respect du bien-être animal. Enfin, ce projet permet de sensibiliser les apprenants sur l’utilisation et la manipulation des animaux, en tenant compte de la réglementation, de la regle des 3R et de l’éthique.
Procédures
Les animaux sont soumis à des gestes techniques de base (Injections sous cutanées, intrapéritonéales, intraveineuses, intramusculaires, intradermiques de serum physiologique, faibles volumes), gavage et prélévements sanguins (volume réduit), dans l'objectif que les apprenants se forment aux gestes techniques. Les animaux concernés sont des souris et des rats. Ils sont gardés sur l’ensemble de la procédure, environ 10 mois, avec 42 TP (cours de Travaux Pratiques) dont 11 d’habituation et 31 de gestes techniques (19 sur les souris et 12 sur les rats). Chaque TP dure environ 1h30. Chaque animal subit au cours du TP au maximum 2 interventions, puis reste au repos pendant environ 2 semaines. Une séance de TP dure 3h au maximum. Chaque geste dure au maximum une minute pendant laquelle l'animal est contenu et où on administre un produit ou un prélève du sang.
Impact sur les animaux
Les administrations sont réalisées en utilisant de l’eau (pour les gavages) ou du serum physiologique (pour les injections), qui sont des produits sans risques d’effets secondaires majeurs sur la santé des animaux. De plus, un animal subit au maximum 2 interventions par TP. Cependant, il est possible pour les apprenants de ne pas réussir le geste et donc de provoquer une douleur pour l’animal, lors des manipulations (injections ou prélèvements). Une mauvaise maitrise du geste peut induire des effets indésirables (douleur, stress, lésion d’un organe, étouffement ... ) et peut conduire, si necessaire, le formateur à euthanasier l’animal (par dislocation cervicale ou surdose d’anesthésiant).
Devenir
Tous les animaux utilisés pour l’ensemble des TP et manipulations de l’année scolaire sont gardés en vie, sauf exceptions des animaux qui montrent des signes cliniques nécessitant leur euthanasie. Après environ les 10 mois de procédure, apres les 42 TP prévus annuellement, nous estimons que les animaux commencent à vieillir et ont subi suffisamment de manipulations et gestes techniques. De plus ils deviennent moins fertiles (âges et proximité génétique) et donc ne peuvent pas constituer notre pool de reproducteurs de l’année suivante. Les animaux sont donc euthanasiés et les cadavres sont congélés et gardés pour les TP de dissection.
Remplacement
Pour ce projet, il est difficile de remplacer l'animal vivant par une méthode alternative, puisque l'objet de ce projet est de familiariser les apprenants à la manipulation, contention des animaux et de les former aux gestes techniques sur les rongeurs vivants. Par contre, un certain nombre de TP (entrainement à la manipulation de seringues, aiguilles, préparation de volume d'injection) ne nécessitent pas de travailler sur des animaux vivants. Certains TP préparatoires se font sur des modèles non vivants (organe isolé ou cadavres). Un Tp est réalisé en salle de simulation aux gestes techniques.
Réduction
La réduction du nombre d’animaux utilisés ou produits passe par une bonne gestion de notre élevage pour ne pas avoir d’animaux surnuméraires (une seule reproduction des animaux dans l’année). Nous récupérons également des animaux surnuméraires d’éleveurs agréés ou d’animaux en fin d’étude (replacement), pour éviter de reproduire nos animaux ou d’acheter de nouveaux animaux. D'autre part, pour nos TP, nous n'utilisons que le strict nécessaire d'animaux : suffisamment pour que les élèves puissent apprendre le geste en le réalisant correctement une fois durant la séance de TP, mais pas plus. Nos TP ne consistent pas à faire enchainer les gestes par les élèves.
Raffinement
Le raffinement passe par plusieurs étapes qui précèdent la réalisation de gestes techniques sur modèles vivants : la visualisation de vidéos sur les gestes techniques (observation et analyse des points critiques), l'identification et la mise en oeuvre des moyens pour réduire la douleur (anesthésique local, tranquilisant, acclimatation des animaux avant TP...), l'habituation des animaux aux gestes techniques par la méthode dite « tickling » par exemple, la mise en place de renforcement positif (interactions positives systematiques avec l’animal avant et apres manipulation ...), la vérification de la qualité des injections (sur aniamux morts, injection de bleu de méthylène), la présentation des méthodes d’imagerie, la proposition de plusieurs méthodes de contention (choix de la méthode pour améliorer à la fois le bien être de l’animal et celui de l’animalier, l’amélioration de l’enrichissement du milieu, la fréquence de manipulation des animaux (sans gestes techniques) pour diminuer leur stress lors des TP.
Choix des espèces
Les rongeurs (rats et souris) sont les espèces les plus utilisées dans les animaleries de laboratoires où les élèves sont en apprentissage. Le reférentiel de la formation Bac pro TEA, ainsi que la formation reglementaire applicateur de procédures expérimentales demandent à ce que les jeunes soient formés sur ces espèces. Ces espèces sont faciles à élever, à héberger, à reproduire, à manipuler. Les élèves apprécient de travailler avec ces espèces avec lesquelles ils peuvent interagir facilement et moins chargées émotionnement, pour eux, que les animaux de compagnie courants comme les chiens et chats. Les rongeurs sont achetés chez les eleveurs à l’âge de 7 à 8 semaines (à maturité sexuelle) puisqu’ils sont mis en reproduction après 1 semaine d’acclimatation. Les animaux issus de cette reproduction constitueront notre pool d’animaux de TP (sexage et sevrage à environ 3 semaines, manipulation et gestes techniques à partir de 6 semaines). Au total, par année scolaire, 42 TP sont réalisés répartis entre le 2ndes, 1ères et terminales Bac pro TEA. 11 TP concernent uniquement la reception et l’installation des animaux, leur mise en reproduction et l’entrainement sur la contention. Sur les 31 autres TP, 21 sont sur l’espèce souris et 10 sur les rats. Pour les souris, chaque animal est donc manipulé environ 21 fois, soit 1 fois toutes les 2 semaines. Chaque rat est donc utilisé 10 fois, soit 1 fois toutes les 3 semaines.
Analyse de l’effet thérapeutique d’un virus candidat médicament sur la croissance d’une lignée tumorale en sous-cutanée, chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
708 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales en sous-cutané puis des injections d'un virus candidat médicament dans la tumeur, avec deux prélèvements sanguins, pour en suivre l'effet sur la croissance tumorale. Le porteur anticipe l'apparition de tumeurs pouvant entraîner perte de poids, mobilité réduite et défaut de toilettage sur une durée maximale de soixante jours. Il affirme qu'aucun modèle non animal ne reproduit la mise en place des tumeurs, les souris étant tuées au terme et non réutilisables du fait des virus présents dans leur organisme.
Objectifs
Dans le domaine de la recherche en oncologie, l'utilisation de virus thérapeutiques est devenue l'une des principaux axes de recherche. En effet, cette stratégie permet une approche ciblée sur des marqueurs spécifiques des tumeurs et ainsi une attaque focalisée des cellules malades. Dans ce cadre, de nombreux candidats viraux sont testés afin de déterminer l'approche la plus efficace. Ce projet vise ainsi à mettre en évidence l'effet d'un candidat virus sur une lignée de tumeur greffées en sous-cutanée dans un modèle de Souris. Les effets seront suivis sur la croissance tumorale mais aussi sur les facteurs circulant au niveau sanguin. Les données générées nous permettront d'améliorer notre compréhension des mécanismes d'action dans un organisme complexe et de poursuivre le développement de ce candidat en déterminant sa chronologie d'action et son efficacité en fonction de la vitesse de croissance tumorale. Cette dernière sera liée à la quantité de cellules tumorales que nous allons greffer.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à améliorer notre compréhension des effets de candidats virus sur une lignée tumorale. Nous pourrons ainsi comprendre leurs capacités d'action et l'impact de leur injection sur des lignée tumorales déjà installées. Cette connaissance nous permettra de mettre en place des virus thérapeutiques permettant de soigner certaines tumeurs chez l'Homme.
Procédures
Les animaux subiront une greffe de cellules tumorales par injection sous-cutanée. Celle-ci déclenchera une altération de la capacité de mouvement et une potentielle dégradation de l'état général des animaux. Par la suite, des injections tumorales de virus seront pratiquées. Ces différentes injections sont effectuées en quelques minutes. Deux prélèvements sanguins seront aussi effectués, chacun durant quelques minutes.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, nous anticipons l'apparition de tumeurs sous-cutanées, qui pourra déclencher une éventuelle perte de poids, une mobilité réduite, un mauvais toilettage. Ce protocole aura une durée maximale de 60 jours.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à J60 ou à l'atteinte d'un point limite. Ils ne sont pas réutilisables du fait de la présence de cellules tumorales et de virus thérapeutiques dans leur organisme.
Remplacement
L'étude de l'effet thérapeutique de candidats médicaments sur des processus complexes tels que l'oncologie ne peut se faire sans l'utilisation de modèles animaux. En effet, il n'existe pas actuellement de modèle non animaux permettant de récapituler l'ensemble des mécanismes physiologiques complexe à l'oeuvre dans la mise en place de tumeurs ou la réponse immunologique associée.
Réduction
Ce projet a été mise en place en réduisant autant que possible la taille des groupes expérimentaux. Ainsi, nos connaissances des modèles tumoraux sous-cutanés chez la Souris nous permettent de dimensionner une première étude avec des groupes de 12 animaux par condition. Cet effectif nous permettra de disposer de conclusions statistiquement relevantes. Nous mesurerons les tailles de tumeurs et le poids de manière répétées. Grâce à ces données, nous réaliserons ensuite les études successives impliquant les virus thérapeutiques avec un nombre d'animaux optimal. Le maximum sera de 12 animaux mais si l'étude statistique nous permet de réduire ce nombre, nous essaierons autant que possible d'y procéder.
Raffinement
Les animaux seront placés dans les conditions optimales d'hébergement. Nous injecterons les cellules tumorales sur le flanc. Ensuite l'apparition de tumeurs et leurs croissances seront mesurées trois fois par semaine afin de suivre la progression ainsi que l'effet possible du virus candidat sur celle-ci. Lors du prélèvement sanguin, nous effectuerons une compensation du volume injecté avec du sérum physiologique à température. Nous suivrons à chaque pesée l'état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation, les sites d'injection et l'aspect des tumeurs. Tous ces items nous permettront de décider de l'atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer la mise à mort de l'animal pour éviter toute souffrance.En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l'individu dominant pour éviter toute lésion. Le cas échéant, des soins locaux par spray de dermidine(R) seront attribués. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommendations vétérinaires.
Choix des espèces
Le modèle Souris constitue un bon modèle pour l'étude de modèle tumoraux. En effet, il s'agit de mammifère au système immunitaire assez proche de l'Homme pour disposer d'une approche translationnelle valide. Nous analyserons des animaux âgés de 8 semaines au moment de l'injection. A cet âge, le système immunitaire est suffisamment développé.
Caractérisation des populations cellulaires impliquées dans la cicatrisation tendineuse dans un modèle de lésion tendineuse induite au niveau achilléen et de la coiffe des rotateurs chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris subit une chirurgie créant une lésion partielle du tendon d'Achille ou de la coiffe des rotateurs, pour suivre la cicatrisation à différents temps. Le porteur reconnaît que la douleur post-opératoire peut plonger l'animal dans la prostration et l'isolement, et qu'une infection des sutures est possible. Il affirme que la cicatrisation ne peut être reproduite sur cellules ou explants, les tendons étant prélevés après la mise à mort.
Objectifs
Le projet porte sur l’étude des populations cellulaires impliquées dans la cicatrisation tendineuse. Alors que les lésions tendineuses sont fréquentes et ont un impact sociétal majeur, leur prise en charge reste peu satisfaisante et les mécanismes impliqués dans la cicatrisation tendineuse restent à étudier. La biologie des ténocytes, qui sont les cellules majoritaires du tendon, n'est que partiellement connue et nécessite de nouvelles études pour comprendre les diverses populations présentes au sein du tendon et leurs rôles particuliers. L’objectif de l’étude est de collecter des tendons à différents temps de la cicatrisation après une lésion induite chirurgicalement et d’étudier les changements cellulaires au cours du temps. La technique de séquençage de cellule unique (en anglais, single cell RNA-Sequencing) permet l'analyse de l'information génétique à l'échelle d'une seule cellule. Elle permettra d'identifier dans chaque cellule, l'ensemble des gènes exprimés afin de pouvoir les grouper via leur profil d'expression. La réalisation de marquage ciblant certaines protéines exprimées par les cellules au sein du tissu permettra ensuite de localiser les différents groupes cellulaires au niveau de la zone de cicatrisation. Un groupe de souris subira une chirurgie au niveau du tendon achilléen et un autre groupe de souris subira la chirurgie au niveau des tendons de l'épaule pour étudier les deux sites les plus fréquemment atteints par la tendinopathie chez l'Homme.
Bénéfices attendus
La prise en charge des patients atteints de lésions tendineuses reste à ce jour insuffisante et aucun traitement agissant sur les lésions de tendinopathies n’est disponible. Le tendon est un tissu ayant un faible potentiel de régénération et le manque de connaissance sur la biologie des cellules du tendon (ténocytes) et le processus de cicatrisation tendineuse explique en partie ceci. Le projet permettra d’étudier les différentes populations de cellules impliquées dans la cicatrisation, ceci pouvant apporter de nouvelles pistes pour des approches thérapeutiques régénératives.
Procédures
Les animaux seront soumis à une unique chirurgie consistant en la réalisation d’une lésion tendineuse partielle, dans des conditions d’asepsie strictes, sous anesthésie gazeuse et traitement anti-douleur pré et post-opératoire. La procédure chirurgicale dure environ 10 minutes.
Impact sur les animaux
Dans les trois premiers jours après la chirurgie, si de la douleur est ressentie par l’animal, celui-ci peut entrer dans un état de prostration, s’isoler des autres animaux dans la cage et cesser les interactions comme par exemple le toilettage social. Une surveillance quotidienne des animaux pourra permettre de repérer ces comportements et de prolonger le traitement analgésique si nécessaire. De plus, une infection pourrait intervenir au niveau des sutures post-chirurgicales. De façon générale, différents points limites (changement de poids corporel, apparence physique, comportement non provoqué et réponse comportementale aux stimuli) seront attentivement pointés.
Devenir
A l’issue de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin de collecter les tendons et procéder aux analyses.
Remplacement
Les lésions tendineuses sont complexes et impliquent différents compartiments, le tendon lui-même, le péri-tendon, la bourse synoviale (pour l’épaule) et le muscle. Le tissu qui nous intéresse particulièrement ici est le tendon et bien que les ténocytes (principale population cellulaire du tendon) ou des explants tendineux puissent être utilisée en culture, il n’est pas possible de récapituler le phénomène de cicatrisation tel qu’il existe chez l’animal. De plus, la physiologie tendineuse nécessite que le tendon soit soumis à des contraintes mécaniques (tension, friction, compression) et celles-ci ne sont pas reproductibles aisément in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au strict minimum (20 par groupe) mais suffisant pour obtenir suffisamment de matériel cellulaire et pour démontrer des différences statistiquement significatives entre les groupes.
Raffinement
La chirurgie, même si celle-ci ne dure pas plus de quelques minutes, elle sera effectuée sur tapis chauffant afin d’éviter toute hypothermie éventuelle. Les souris seront ensuite transférées dans une cage également disposée sur tapis chauffant le temps de récupérer suite à ce réveil. Le reste du temps, au maximum 5 souris seront hébergées par cage afin de leur fournir un espace suffisant pour cohabiter sans encombrement et le milieu sera enrichi de litière mais également de dômes et de papier afin d’y construire un nid.
Choix des espèces
La souris est régulièrement utilisée pour des études sur le tendon de par son anatomie proche de celle de l’homme au niveau de la coiffe des rotateurs ou du tendon achilléen. La souris est également largement utilisée pour étudier la cicatrisation tendineuse et de nombreuses souris génétiquement modifiées sont disponibles pour de futures études. De plus, les coûts d’hébergement de la souris sont moindres qu’avec le rat ou le lapin. Des souris âgées de 16 semaines seront réceptionnées à l’animalerie, considérées comme adultes, afin d’étudier le phénomène de cicatrisation à l’âge où surviennent les lésions tendineuses. Après réception, les souris sont utilisées après une semaine d’acclimatation (17 semaines).
Rôle de la voie métabolique de la tyrosine dans la progression métastique de l’adénocarcinome canalaire pancréatique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue et toutes classées en souffrance sévère, dans des procédures impliquant une greffe de cellules cancéreuses dans la rate ou le foie sous anesthésie. Le porteur indique que ces souris sont identifiées dès l'âge de sept jours par coupure des phalanges, et que la chirurgie entraîne un stress et d'éventuelles douleurs, sutures comprises. La greffe vise à générer des métastases hépatiques pour tester un régime alimentaire et un médicament, la nitisinone, bloquant la dégradation de la tyrosine. Il affirme que le recours aux animaux est "absolument indispensable", les souris étant euthanasiées par dislocation cervicale pour autopsie.
Objectifs
Ce projet innovant a pour objectif de déterminer les changements métaboliques associés aux caractéristiques agressives et métastatiques du cancer pancréatique (ADKP). Pour répondre à cet objectif, nous avons défini et comparé le profil métabolique des métastases hépatiques (MH) associées à la tumeur pancréatique à celui de la tumeur pancréatique elle-même. Nous avons révélé que l’utilisation de l’acide aminé tyrosine est activée dans les MH par rapport à l’ADKP. Cette différence laisse envisager que l’utilisation de la tyrosine soutiendrait la survie des cellules cancéreuses au sein du tissu hépatique, lors du processus métastatique. A présent, nous souhaitons étudier le rôle de la tyrosine dans la progression métastatique de l’ADKP. Nous avons aussi démontré que les hépatocytes produisent des taux élevés de tyrosine. Cette donnée renforce l’hypothèse selon laquelle les cellules cancéreuses métastatiques s’adaptent au foie en sollicitant de manière importante l’utilisation de la tyrosine au sein du tissu hépatique pour en dériver différents composés qui lui seraient utiles. Le rôle de la tyrosine est jusqu’à présent très peu étudié dans les processus métastatiques mais représente un intérêt thérapeutique certain en laissant entrevoir son rôle dans la généralisation du cancer. Ce projet a pour but d’apporter à terme de nouvelles approches thérapeutiques aux patients à un stade avancé et métastatique de la maladie alors exclus du seul protocole curatif disponible en clinique : la chirurgie. C’est dans cette démarche préclinique que souhaitons valider notre hypothèse par l’utilisation de différents modèles de souris.
Bénéfices attendus
Ce projet par ces approches in vivo, nous permettra de valider le rôle de la voie de dégradation de la tyrosine dans le développement des métastases hépatiques associées à l’ADKP. L’inhibiteur pharmacologique de la dégradation de la tyrosine, la nitisinone, etant utilisé en clinique avec autorisation de mise sur le marché (AMM), nous souhaitons valider son utilisation dans le cadre du traitement du phénotype invasif du cancer du pancréas pour proposer un repositionnement de la nitisinone pour le développement d'une approche thérapeutique chez les patients atteints d'un cancer pancréatique métastatique. L'utilisation d'un régime pauvre en tyrosine sera une double validation de l'interêt clinique du ciblage du métabolisme de la tyrosine dans le cadre du cancer du pancréas métastatique. Ainsi, ce projet apportera à terme de nouvelles approches thérapeutiques aux patients à un stade avancé et métastatique de la maladie alors exclus du seul protocole curatif disponible en clinique : l’exérèse chirurgicale. C’est dans cette démarche préclinique que nous souhaitons valider notre hypothèse par l’utilisation de différents modèles de souris.
Procédures
Les souris sont soumises à une procédure chirurgicale de greffes de cellule stumorales dans la rate ou le foie, 1 procédure chirurgicale par souris sera effctuée. Cette procédure chirurgicale sera de 20 min maximum entre le temps d'endormissement et de réveil de l'animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances subies par les animaux sont dues tout d’abord à leur identification, à l'âge de 7 jours, par coupures des phalanges. Certaines nuisances sont aussi dues à l’acte chirurgicale qui entraîne inévitablement un stress et éventuellement des douleurs chez la souris, même si tout est mis en oeuvre au moment de la chirurgie pour les réduire. Ces nuisances sont dues i/à l’anesthésie avant l’acte chirurgical, ii/à l’injection avec des cellules tumorales au niveau de la rate et du foie pour générer des métastases hépatiques, iii/ aux sutures qui peuvent aussi entraîner une gêne, démangeaisons qui poussent l’animal à se gratter et à former des plaies au site de fermeture de la cicatrice (cette gêne disparait généralement en quelques jours). Ces douleurs post-opératoires sont minorées par une antalgie. Les nuisances liées au développement de métastases hépatiques sont : douleur, perte de poids, mobilité réduite, apparences et/ou comportements anormaux, qui indiquent une progression métastatique avancée. Notre expertise nous permet de détecter quotidiennement tout signe de douleur, d’angoisse et de souffrance de l’animal. A ce-jour, aucun marqueur de dépistage précoce de la progression métastatique de la maladie ne peut être utilisé pour ce modèle et notre infrastructure n’est pas encore pourvue d’un échographe qui permettrait de diagnostiquer les métastases et de suivre leur évolution.
Devenir
Afin d'évaluer la prise métastatique au sein du foie et de la rate en fonction des traitements administrés aux animaux, ceux ci seront euthanasiés par dislocation cervicale et autopsiés.
Remplacement
Le recours à des animaux est absolument indispensable pour mener à bien ce projet qui vise à inhiber les échanges métaboliques au sein du foie, entre les cellules cancéreuses et les hépatocytes à proximité de la métastase, en utilisant un régime alimentaire spécifique, et à observer la progression/régression des métastases hépatiques. Ce projet fait suite à plusieurs validations in vitro et ex vivo (sur cultures primaires en 2 dimensions, en organoïdes) de la pertinence de cette inhibition du dialogue métabolique entre hépatocytes et cellules métastatiques pour limiter l’expansion métastatique. Ainsi, il est à présent nécessaire de démontrer au sein d’un hôte vigile, porteur de métastases et avec des fonctions hépatiques conservées, qu’un régime alimentaire dédié permettrait de réduire la progression métastatique et d’envisager une telle approche, par régimes alimentaires spéciaux, chez des patients atteints d’un cancer pancréatique métastatique, évitant/limitant ainsi une approche thérapeutique lourde. L’utilisation d’alternatives expérimentales ne faisant pas appel à l’utilisation d’animaux sera envisagée chaque fois que c’est possible (ex : caractérisation moléculaire des hépatocytes et des cellules métastatiques après inhibition des échanges métaboliques entre les 2 types cellulaires).
Réduction
Le nombre d’animaux/groupe expérimental et par procédure expérimentale nécessaire à l’obtention d’une significativité statistique a été défini à partir du site biostatgv en déterminant : - le test statistique à utiliser : T-test ou ANOVA et test post-hoc (Tukey) en fonction du nombre de groupes expérimentaux à comparer (deux ou plus de deux, respectivement). - l’effet biologique traduisant la progression tumorale et la prise métastatique et la dispersion escomptés, cette estimation a été faite d’après les données bibliographiques et/ou les résultats antérieurs obtenus par le laboratoire - la puissance du test à 0.8 - le risque de 1ère espèce à 0.05. Ainsi, le nombre d’animaux/groupe expérimental, tel que défini au-dessus, est de : - 8 pour le groupe 1 (régime contrôle), 2 (régime nitisinone) et 3 (régime tyr-/Phe 0,25%)) des procédures 1 (greffes intraspléniques) et 2 (greffes intrahépatiques).
Raffinement
Une personne compétente (formations en expérimentation animale + chirurgie) réalisera l’implantation des cellules tumorales par chirurgie dans la rate et le foie en traitant les animaux opérés avec une injection d’antalgique (buprénorphine) en pré- et post-opératoire. Une observation quotidienne des animaux (poids, douleur/souffrance) sera faite et permettra de déceler des apparences/comportements anormaux, des signes physiologiques altérés : ces observations seront mesurées/quantifiées pour leur intensité/importance sur une échelle de 0 à 3, qui constituera un score que nous reporterons dans une grille (voir grille de score jointe). Les scores obtenus chez l’animal éveillé, après anesthésie ou au cours du développement métastatique nous conduiront à arrêter l’expérience si le score 3 a été atteint au moins une fois pour l’un des symptômes mentionnés dans cette grille. Un enrichissement matériel (twists, cocon ou nid) de l’environnement des animaux est mis en place dans toutes les cages afin qu’ils expriment un répertoire diversifié de comportements normaux.
Choix des espèces
Nous nous servirons de souris syngéniques ne développant ni tumeur primaire ni métastases de manière spontanée. Ce modèle nous permettra d’injecter en intra-splénique ou en intra-hépatique des cellules cancéreuses métastatiques syngéniques préalablement isolées du modèle murin de carcinogenèse pancréatique d’origine. Cette compatibilité immunologique entre les cellules greffées et l’hôte murin nous permettra de réaliser cette expérience dans un modèle murin immunocompétent nous évitant ainsi d’exclure la composante immunitaire requise au processus métastatique. Pour les protocoles 1 et 2, nous utiliserons des souris syngéniques de sexes indifférents, âgées d'environ 6 semaines : à cet âge les animaux sont sevrés, correspondent au stade de développement jeune adulte auquel les études de l’impact du métabolisme sur la progression métastatique ne sont pas impactées par une prise de poids ou tout autre facteur lié au vieillissement de l’animal.
Etude des potentiels effets indésirables d’une vésiculothérapie CD146 dans l’athérosclérose
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection intraveineuse de vésicules puis un prélèvement de sang, avant d'être euthanasiées pour récolter la moelle osseuse des os des pattes, l'objectif étant de repérer les effets indésirables d'une thérapie contre l'athérosclérose. Le porteur indique que l'injection rétro-orbitaire et la biopsie de la queue peuvent causer un stress ou une douleur légère. Il affirme qu'aucune alternative in vitro ne permet d'évaluer les effets hors-cibles d'une telle thérapie.
Objectifs
Ce projet permettra d'étudier les effets indésirables de la vésiculothérapie par CD146 qui consiste à délivrer des petites vésicules exposant la protéine CD146. En effet, un protocole précédemment accepté a testé le bénéfice de cette thérapie dans l'athérosclérose qui est la maladie correspondant aux dépôts de LDL cholestérol dans les parois des artères pouvant conduire à des AVC ou des infarctus du myocarde. Nos études en cours montrent que l'administration de vésicules CD146 par voie intraveineuse diminuent significativement l'athérosclérose. Mais les vésicules extracellulaires étant été également décrites comme pouvant être pro-coagulantes ou pro-inflammatoires, selon le contexte clinique, il est essentiel de vérifier que la vésiculothérapie proposée n'entraîne pas de phénomènes de coagulation ou d'inflammation qui pourraient être délétères dans l'athérosclérose.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet permettra de proposer une nouvelle stratégie thérapeutique dans la lutte contre l'athérosclérose.
Procédures
1/ Injection dans la veine de vésicules extracellulaires après anesthésie gazeuse (5 secondes) 2/Temps de saignement : Prélèvement de quelques gouttes de sang à la queue après anesthésie gazeuse (15 minutes maximum) 3/Extraction des cellules de la moelle osseuse sur animal euthanasié. Au total, 2 interventions sur animal anethésié (1 et 2) et 1 sur animal enthanasié (3).
Impact sur les animaux
L'animal subit une injection rétro-orbitaire, une anesthésie ainsi qu'une biopsie de la queue. Cela pourra entrainer par exemple : un stress physique léger, un stress thermique ou une douleur légère chez l'animal.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure, en effet il est necessaire d'avoir un animal euthanasié pour récolter la moelle osseuse des tibias et des péronés.
Remplacement
Il n'existe à l'heure actuelle aucune autre alternative à l'utilisation d'un modèle murin pour tester le bénéfice global d'une thérapie dans l'athérosclérose, l'évaluation des effets indésirables hors-cibles ne pouvant pas se faire in vitro.
Réduction
Les souris seront observées avant d’initier le protocole. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, deux protocoles différents seront testés sur le même animal sans que cela ne perturbe les données scientifiques. Ainsi, les souris qui seront soumises à un test de saignement pour évaluer l'effet de la thérapie sur l'hémostase, seront ré-utilisées pour leur extraction de moelle osseuse afin d'isoler et de mettre en cuture les macrophages in vitro.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages contenant de l'enrichissement. Aussi, si les animaux présentant des symptômes type infection, ils seront écartés des protocoles, anesthésiés puis euthanasiés. Nous serons attentif à toute souffrance animal lors de l'élevage. En effet, si l'animal présente des difficultés à respirer (visualisées par une augmentation des rythmes cardiaque et respiratoire répercutée au niveau des flancs de l’animal), si l’animal est prostré ou en retrait l’analgésie peut être envisagée par administration de carprofène par voie sous-cutanée à 5 mg/kg, 1 injection par jour tant que les signes de douleur persistent.
Choix des espèces
La meilleure façon d'appréhender les effets indésirables et 'hors cibles' d'une nouvelle stratégie thérapeutique est de l'étudier dans un modèle animal. Les animaux seront utilisés au stade adulte, seul le modèle murin adulte développe des plaques d'athérosclérose semblables à celle de l'homme.
Détermination du potentiel santé de compléments alimentaires enrichis en polyphénols dans le cadre de la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA)
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
1 864 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un œil reçoit des impacts laser sous anesthésie, provoquant une cécité partielle, puis des injections intraoculaires d'anti-VEGF et de molécules inflammatoires, tandis qu'un complément enrichi en polyphénols leur est administré par gavage pendant quarante-deux jours. Le porteur affirme n'impacter qu'un seul œil pour éviter la cécité totale et juge les supplémentations sans effet indésirable d'après des tests antérieurs. Il indique que ces compléments, déjà testés sur cellules rétiniennes, doivent être évalués sur l'ensemble de la rétine, les organes étant prélevés après la mise à mort.
Objectifs
La Dégénérescence Maculaire Liées à l’Age (DMLA) est la première cause de la perte partielle de la vision centrale chez les plus de 50 ans dans les pays industrialisés. La DMLA ne rend pas complétement aveugle mais reste très invalidante. Elle se traduit par une dégradation d’une partie de la rétine responsable de la vision haute définition et en couleur. La forme la plus sévère est la forme humide caractérisée par une formation excessive de vaisseaux sanguins. La phase précoce de la DMLA est caractérisée par un contexte de stress oxydant qui participe à la mise en place d’un stress inflammatoire favorisant la création de nouveau vaisseaux (néoangiogenèse). Ces néovaisseaux sont désorganisés et de mauvaises qualités, ce qui entraîne d’éventuelles hémorragies rétiniennes. Ils sont à l’origine d’une accumulation de liquide au niveau de l’épithélium rétinien entrainant une désorganisation des photorécepteurs et un décollement de la rétine, ce qui provoque une perte partielle de la vision centrale. Le traitement principal consiste en des injections dans l’œil d’anticorps permettant de contrecarrer l’action d’une molécule appelée VEGF qui favorise la néoangiogenèse. S’il permet de retarder l’évolution de la maladie, ce traitement n’est aucunement curatif et certains patients acquièrent une résistance aux anti-VEGF entrainant une perte de leur efficacité. Il est nécessaire de développer de nouvelles approches thérapeutiques permettant de prévenir la survenue de résistance et/ou d’améliorer les thérapies actuelles. La prise de compléments alimentaires riches en anti-oxydants tels que les oméga-3 ou encore les polyphénols est recommandée aux patients souffrant de DMLA de manière à diminuer son développement. Les polyphénols possèdent aussi des propriétés anti-angiogéniques démontrées dans le cadre de cancers. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est d’identifier si différentes supplémentations en polyphénols et/ou oméga-3 pourraient prévenir ou retarder la progression de la DMLA, dans un contexte pro-inflammatoire induit (Lipopolysaccharide) ou non. Pour cela, le modèle murin de néovascularisation choroïdienne, induit par impact laser dirigé contre la rétine et classiquement décrit dans la littérature pour mimer le phénotype de la DMLA, sera utilisé pour identifier de possibles nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra d’identifier les compositions de supplémentations polyphénoliques les plus prometteuses dans la lutte contre la DMLA et de déterminer la fréquence de supplémentations ainsi que les doses nécessaires afin d’obtenir un effet bénéfique lors de leur utilisation seules ou en combinaison avec les traitements actuels anti-VEGF. Si les supplémentations s’avèrent accroitre l’efficacité du traitement anti-VEGF dans le temps, ce projet pourrait faire émerger de nouveaux schémas thérapeutiques incluant des traitements nutritionnels en combinaison avec des injections d’anti-VEGF et notamment suggérer qu’avec certaines supplémentations un espacement entre ces injections est possible, tout en préservant l’efficacité du traitement. Ce serait d’autant plus précieux puisque ces injections d’anti-VEGF sont coûteuses et que leur trop grande fréquence est une contrainte majeure dans le parcours de soin des patients et augmente le risque de phénomènes de résistance. Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui sous-tendent l’efficacité de ces supplémentations. Les différents prélèvements d’organes ou de sang vont permettre de savoir si les différents agents, extraits et formulations sont capables de franchir la barrière hémato-encéphalique, s’accumuler dans la rétine (en globalité ou seulement certains de leur composants ou métabolites) et s’ils ont un effet protecteur global. De plus, des analyses protéiques et transcriptomiques de ces échantillons permettront d’analyser les mécanismes moléculaires responsables des effets bénéfiques des différentes supplémentations, effets anti-inflammatoires y compris.
Procédures
Tous les animaux seront soumis qu’à 3 types d’interventions. Afin de mimer la maladie, les animaux seront soumis à une séance d’impact laser touchant qu’un seul œil et durant laquelle les animaux seront anesthésiés. L’anesthésie sera réalisée par injection intrapéritonéale de kétamine, injection qui durera environ 5 secondes. Les souris resteront anesthésiées pendant 30 minutes, période au cours de laquelle elles recevront des impacts laser durant 30 secondes. Elles seront soumises, toujours sous anesthésie, à des injections intraoculaires d’anti VEGF (soit une injection à J31 soit 2 injections à J31 et J42) et de molécules conduisant à l’inflammation (une injection à J31) ou de solvant contrôle, et ce uniquement dans l’œil ayant reçu les impacts laser. Chaque injection durera 5 secondes. Enfin, il leur sera administré quotidiennement par gavage ou par alimentation des supplémentations ou des solvants contrôles pendant 42 jours. Seule cette dernière procédure sera réalisée sur animal vigile et durera 10 secondes lors des gavages et jusqu’à 30 minutes lors de l’administration à l’aide d’une croquette appétente. L’implantation de mini-pompes osmotiques sera réalisée par un personnel qualifié, avec du matériel chirurgical stérile, et se fera selon une procédure de chirurgie au niveau abdominal de 336 souris préalablement anesthésiées. La durée de la chirurgie est estimée à 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les procédures expérimentales ont été définies de manière à minimiser les dommages, souffrances, douleurs et angoisse. Supplémentation : l’innocuité des différentes supplémentations ont déjà été testées sur des modèles murins, elles n’induisaient pas d’effet indésirable. Impacts Laser : Les impacts lasers induisent une cécité partielle (atteinte de la vision centrale). Le fait de n’impacter qu’un seul des 2 yeux permet d’éviter la cécité totale. Cette pratique clinique est couramment utilisée chez l’Homme souffrant de pathologies rétiniennes et ne nécessite ni anesthésie générale ni prise d’antalgique. Cependant, tout animal sur lequel nous aurons induit une NVC à un œil et qui présenterait une anomalie sévère sur l’œil controlatéral (cataracte, kératite sévère) sera systématiquement mis à mort. Nous impacterons un seul œil ceci en pleine conformités avec les règles d’utilisation des animaux pour la recherche en ophtalmologie (directives de l’ARVO), qui interdisent l’intervention sur les 2 yeux d’un même animal. Implantation de mini-pompes osmotiques au niveau abdominal et traitement LPS : Des effets secondaires pourront être observés tels que des signes de fatigue, des diarrhées et une perte de poids. L’état générale des animaux sera évalué de manière journalière. De plus, tout animal présentant des signes de souffrance extrême tels qu’une perte de poids de plus de 20 % en 72 h sera mis à mort. Traitement intravitréen d’anti-VEGF et de LPS : Les effets secondaire associés aux injections intravitréennes d’anti-VEGF pourront être observés tels que l’apparition d’une cataracte ou kératite sévère. Tout animal sur lequel un œil présenterait une anomalie sévère (cataracte, kératite sévère) sera systématiquement mis à mort.
Devenir
Afin de prélever différents organes pour réaliser nos différentes analyses, tous les animaux serons mis à mort à l’issue de chaque expérience.
Remplacement
Les différentes supplémentations utilisées dans cette étude ont déjà fait l’objet d’études in vitro ayant démontrées leurs bénéfices sur une lignée cellulaire rétinienne humaine. Cependant, ces études ne montrent des résultats que sur des cellules séparées de leur environnement d’origine au sein de la rétine. Le modèle animal nous permet d’étudier l’impact de nos supplémentations sur l’ensemble de la rétine. Le modèle animal nous permettra d’étudier l’impact de nos supplémentations sur l’ensemble de la rétine. De plus, un de nos objectifs est de détecter et mesurer les taux de métabolites, ce qui est possible uniquement sur modèle animal car il est nécessaire d’avoir l’effet de premier passage hépatique. Les études sur lignées cellulaires ou encore sur des organoïdes de rétines ne nous permettraient pas d’étudier ce mécanisme. Des études précliniques avec des animaux sont incontournables pour la finalité de ce projet puisqu’il est nécessaire de considérer l’aspect pharmacocinétique et pharmacodynamique des molécules de nos différentes supplémentations incluant le processus de transformation de ces molécules par l’organisme (pouvant conduire à une augmentation de leur efficacité ou bien une perte de leur efficacité). Notre projet vise également à étudier l’impact de nos supplémentations sur l’inflammation aussi bien au niveau de la rétine qu’au niveau systémique. Si les études sur des macrophages primaires humains isolés nous permettent d’apprécier la capacité des supplémentations à diminuer l’inflammation produite par ce type cellulaire, elles ne nous permettent pas pour autant d’étudier l’inflammation au niveau systémique d’où la nécessité d’utiliser un modèle animal.
Réduction
L’induction par impact laser du modèle de murin de DMLA utilisée dans ce projet ainsi que les méthodes de suivi de l’angiogenèse associées sont parfaitement maitrisées au sein de notre équipe, évitant ainsi de réaliser des étapes de mises au point supplémentaires et, par conséquent, l’utilisation d’un trop grand nombre d’animaux. Dans le cadre de manipulations in vivo antérieures à ce projet, la majorité des supplémentations décrites dans ce nouveau projet ont déjà fait preuve d’une certaine efficacité dans un contexte de DMLA quand elles sont utilisées seules. Comme précédemment mentionné, cela permet d’avoir déjà des schémas de traitement (doses, fréquence) fiables et ainsi d’éviter la réalisation de mises au point supplémentaires et de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet. La maladie sera mimée sur un seul œil (droit) ce qui permettra d’utiliser le second d’œil (gauche) comme contrôle (sans NVC, sans traitement avec LPS et anti-VEGF) et ainsi de réduire le nombre d’individus utilisés. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminer de façon à avoir le minium d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats statiquement analysables.
Raffinement
Les souris seront hébergées en groupe (entre 3 et 10 animaux par cage) pour favoriser les contacts sociaux, avec un enrichissement du milieu approprié et nécessaire à leur bien-être, à savoir par cage : des objets et des jouets leur permettant de se cacher, de maintenir une activité et de développer leur répertoire comportemental. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. Si les points limites que nous avons établis sont atteints, les souris seront mises à mort selon la méthode choisie. Après chaque procédure nécessitant une anesthésie (séance d’impact laser, injection intravitréenne, incision abdominale), nous instillerons une goutte de gel de méthylcellulose (Methocel® 2%) sur chaque œil afin d’éviter tout dessèchement de l’œil pouvant favoriser l’apparition d’une inflammation de la cornée non souhaitée. Les animaux seront ensuite replacés par groupe dans une cage de réveil sous conditions optimales de température et d’hygrométrie (respectivement 23°C et 55%). L’état des animaux sera évalué chaque 15 minutes jusqu’à leur réveil, puis toutes les 12 heures pendant les 36 heures suivantes.
Choix des espèces
La littérature justifie pleinement l’utilisation de la NVC induite par laser chez la souris pour mimer et étudier la DMLA in vivo et identifier à la fois les facteurs promouvant la maladie et l’impact bénéfique possible de traitements utilisés seuls ou en combinaison. Bien que d’autres modèles mimant la DMLA chez l’animal existe, le modèle de NVC est recommandé pour faire de la recherche à haut débit d’un grand nombre de molécules ou de formulations complexes pouvant aboutir à une utilisation chez l’Homme. Il est important de conserver ce modèle d’étude de la DMLA car il a déjà été démontré un potentiel santé du Resvega® et du Nutrof® à partir de ce même modèle. Ce nouveau projet nous permettra d’accroitre nos connaissances sur les différentes supplémentations en combinaison avec les anti-VEGF afin d’optimiser les traitements actuels utilisé chez l’Homme. Pour ce projet, nous utiliserons des souris de 8 semaines correspondant à un stade de développement adulte de l’animal et d’un poids minimum de 20 g. Nous pouvons considérer qu’à ce stade les souris ont acquis une maturité physiologique, ainsi qu’une maturité de l’acuité visuelle.
Explorer les axes intestin / système nerveux autonome et central / cœur pour ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système gastrointestinal
475 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une arthrite rhumatoïde leur est induite par injection de collagène ou d'auto-anticorps, avec implantation chirurgicale d'un capteur cardiaque, échocardiographie et gavages destinés à modifier leur microbiote intestinal. Le porteur indique que les animaux implantés doivent être isolés en cage individuelle et que les injections visent à établir un "tableau clinique de polyarthrite rhumatoïde". Il affirme que l'étude des interactions entre microbiote, système nerveux et cœur ne peut se mener directement chez les patients ni sur cellules, les tissus étant prélevés après la mise à mort.
Objectifs
L'objectif de notre projet global est de comprendre les interactions entre le microbiote intestinal et le reste de l’organisme et en particulier le système nerveux autonome , le système cardiovasculaire, et l'intestin et comment elles peuvent être modulées par l’alimentation ou les probiotiques dans la polyarthrite rhumatoïde.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet seront une meilleur compréhension du rôle de microbiote intestinal dans la physiopathologie de la polyarthritre rhumatoïde et comment une modification de ce microbiote influe sur l'activité du sytème nerveux autonome et finallement sur la fonction cardiovasculaire. Cette meilleur compréhension devrait permettre d'identifier de nouveaux marqueurs de la polyarthrite rhumatöide, et d'identifier les voies impliquées dans ce processus pathologique. Ces voies indiqueront de possible cibles thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à - l'induction de l'arthrite rhumatöide par injection de collagène (injection J0, J21 et suivi sur 56 jours) en sous-cutanée sous anesthésie gazeuse ou à -l'induction de l'arthrite rhumatöide par injection d'auto-anticorps anti collagène/LPS (injection J0, J3 et suivi sur 10 jours) en sous-cutranée sous anesthésie gazeuse. Les animaux seront soumis ensuite à - la mesure de l'electrocardiogramme par télémétrie (implantations du capteurs de télémétrie sous anesthésie gazeuse) et à la mesure échocardiographique non invasive (sedation gazeuse). Les animaux seront soumis à une humanisation du microbiote intestinal par gavage. Certains animaux auront une modulation du microbiote intestinale par option thérapeutique (modulateur du métabolisme par l'alimentation ou probiotiques, médicaments ciblant les voies identifiées dans le projet).
Impact sur les animaux
Le projet nécessite l'enregistrement de l'électrocardiogramme par système holter implanté. Pour ne pas gêner les mouvements de l’animal, le capteur est implanté sous la peau au niveau du dos. Pour éviter les blessures post-opératoires entre les animaux au niveau de la suture, les animaux implantés devront être isolés en cage unique. Cet isolement et la chirurgie seront pris en compte par un suivi journalier de l'animal. Les modifications du microbiote par gavage auront un effet minime sur le bien-être animal et sont censés seulement moduler l'activité du système nerveux (rythme cardiaque). Les interventions du projet (injection de collagène ou auto-anticorps anticollagène) visent à établir un tableau clinique de polyarthrite rhumatoïde très modéré.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour prélèver différents tissus qui seront analysés.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de développer de nouvelles approches thérapeutiques dans la polyarthrite rhumatoïde basées sur la modulation du microbiote par l’alimentation et les probiotiques et d’en évaluer les conséquences à l’échelle de l’organisme. Les approches directement chez les patients permettront de voir les effets cliniques et immunologiques mais ne permettront pas de décortiquer les effets liés au microbiote ni d’appréhender l’influence du système nerveux et des autres organes dans les effets observés. Actuellement, seul le recours aux expériences de transfert de microbiote chez l’animal in vitro permettent d’évaluer les fonctions d’un microbiote. Tous ces éléments ne peuvent absolument pas être appréhendés en dehors de modèles in vivo.
Réduction
Pour réduire la variabilité interindividuelle et donc le nombre de souris nécessaires pour démontrer un effet, nous utiliserons des lots d’animaux du même âge et du même genre au moment de l’initiation du protocole. Nous avons fait le choix de méthodes (télémétrie, échocardiographie), compatible entre elles et permettant le suivi des animaux dans le temps pour réduire le nombre de groupes utilisés et obtenir le maximum d'information sur chaque animal.
Raffinement
L'ensemble de la procédure d'implantation du capteur de télémétrie sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse. L'animal est monitoré jusqu’à son réveil complet puis placé dans une couveuse à 30°C / 3 heures en cage unique. Le jour de la procédure, des visites régulièresl sont effectuées. Des soins per- et postopératoires appropriés seront réalisés depuis l'avant réveil puis dans les 2 jours suivant l’implantation. Une grille d'évaluation clinique de l'animal permettra son suivi et le respects des points limites. A l'exception des animaux en télémétrie, les animaux seront hébergés en cage par 5 pour respecter leur caractère grégaire, avec présence d'outil de raffinement (nid en cellulose et carré de cellulose).
Choix des espèces
Le projet utilise la souris car c’est le modèle mammifère de référence pour les expériences de transfert de microbiote chez l’animal in vivo, permettent d’évaluer les conséquences fonctionnelles intégrées d’un microbiote précis. La régulation autonomique (afférences/éfférences) est similaire entra l'Homme et la souris. L'expérience du laboratoire dans le transfert de microbiote chez la souris, dans les investigations cardiaques et autonomique (HRV) permet d'éviter une mise au point/validation du protocole et la consommation d'animaux d'autres espèces pour cela. Par ailleurs, un projet connexe sur le modèle murin est déjà en cours sur cette thématique au laboratoire. Notre structure et son matériel est de plus adaptée à la souris.
Identification des mécanismes responsables du biais de sexe dans les infections parasitaires
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
441 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie des mâles subit une ablation des testicules sous anesthésie, toutes sont infectées par un ver intestinal avec prélèvements sanguins répétés, puis euthanasiées quatorze jours après l'infection pour analyser la charge parasitaire et la réponse immunitaire. Le porteur indique que la chirurgie peut induire de faibles douleurs abdominales et affirme que le parasite, éliminé naturellement par les animaux, ne s'accompagne pas de douleur. Il conclut que la coordination des cellules immunitaires dans plusieurs organes ne peut être reproduite in vitro.
Objectifs
Comme c'est le cas pour la plupart des infections microbiennes, les individus mâles éliminent plus difficilement les parasites que les femelles. Les objectifs de notre projet seront d'identifier les mécanismes biologiques à l'origine de la plus grande susceptibilité des mâles à des infections par des parasites intestinaux. Nous évaluerons si la réponse immunitaire anti-parasitaire est différente entre les souris mâles et les femelles lorsqu'ils sont infectés avec le ver intestinal Strongyloïdes Ratti. Nous étudierons si les hormones sexuelles mâles, les androgènes, influencent la réponse immunitaire anti-parasitaire en particulier en régulant une population immune clé dans l'élimination des parasites, les cellules lymphoïdes innées de type 2.
Bénéfices attendus
La prise en compte des différences liées les sexes dans la santé et la maladie a toujours été négligée, voire intentionnellement mise de côté. Cependant, à l'ère du développement d'approches thérapeutiques personnalisées, il est essentiel de considérer le sexe comme une variable critique pour les maladies infectieuses. Connaître les mécanismes à l'origine des biais de sexe dans l'immunité permettra non seulement une meilleure connaissance physiopathologique des maladies chez les hommes et les femmes mais aussi le développement de nouvelles pistes thérapeutiques. Ce projet permettra de contribuer à identifier les mécanismes à l'origine de la plus grande susceptibilité des individus mâles aux maladies parasitaires.
Procédures
Une partie des animaux sera orchidectomisée (ablation des testicules) afin d'éliminer la source principale de production des androgènes (durée de l'opération = 5 min/souris). L'opération aura lieu sous anesthésie générale (l'animal est anesthésié pendant 60 min environ par une injection qui dure moins de 10 secondes). Toutes les souris seront infectées avec le parasite S. ratti (durée de l'infection = 1 min). Leur sang sera aussi prélevé à jour 0, 6 et 12 post-infection (durée de la prise de sang = moins d'1 min). L'infection et le prélèvement de sang auront lieu sous anesthésie gazeuse (durée de l'anesthésie = 2 min). Nombre total d'interventions chez les animaux non castrés = 4. Nombre total d'interventions chez les animaux castrés = 6
Impact sur les animaux
Les animaux récupèrent parfaitement d'une orchidectomie. Cependant, la chirurgie peut induire de faibles douleurs abdominales post-opératoires. Le parasite qui sera administré est naturellement éliminé par les animaux immuno-compétents qui seront utilisés dans ce projet. Son administration ne s'accompagne pas de douleurs chez les animaux.
Devenir
A l'issue de l'orchidectomie, les souris mâles castrés ainsi que d'autres lots d'animaux seront infectés par le parasite s.ratti. 14 jours après l'infection, toutes les souris seront euthanasiées. Les souris seront euthanasiées afin que nous prélevions et analysions dans les tissus (intestin, poumons) la charge parasitaire ainsi que le niveau d'inflammation et la réponse immunitaire induite par le parasite.
Remplacement
Les mécanismes de défense mis en place pour éliminer les parasites sont complexes. Ils nécessitent l'implication de plusieurs types de cellules immunitaires qui agissent de manière coordonnée et séquentielle avec des cinétiques précises dans différents organes (Intestins, poumons). Ces différentes étapes ne peuvent donc pas être reproduites in vitro.
Réduction
Les calculs de puissance statistique pour obtenir des résultats interprétables et reproductibles ont mis en évidence qu'un nombre de 7 animaux par groupe est requis. Nous répéterons les expériences 3 fois. Nous essayons d'effectuer le maximum d'analyse sur le même animal : analyse des tissus inflammés par histologie, analyse en cytométrie en flux pour analyser la nature, le phenotype et la fonctionnalité des cellules immunitaires infiltrant les tissus post-mortem et prélevements sanguins et de fèces au cours du temps pour évaluer l'inflammation et la charge parasitaire sur animal vivant.
Raffinement
Ce modèle n'induit généralement pas de dommages chez la souris qui, lorqu'elle est immuno-compétente comme c'est le cas avec les animaux ici utilisés, est capable d'éliminer complètement le ver. Les souris infectées ne perdent généralement pas de poids et n'ont pas de signes de douleurs apparentes. Cependant, les animaux seront attentivement observés après l'infection. Le poids des animaux sera mesuré et si les souris devaient perdre 20% de leur poids initial ou si nous observons des signes de douleurs apparentes (isolement, baisse importante de l'activité, posture voûtée ou prostrée, pilo-érection, absence de toilettage), l'animal sera mis à mort. Le même soin sera apporté aux animaux ayant subi une orchidectomie qui est cependant une procédure dont les animaux se remettent parfaitement mais qui recevront en complément un bolus d'antalgique en post-opératoire. Les animaux seront placés dans des cages avec enrichissement : igloo/maison, papier kraft pour nidification.
Choix des espèces
Tout comme chez l'Homme, il existe des biais de sexe dans les infections parasitaires chez la souris, les souris mâles étant plus sensibles aux infections. Du point de vue immunitaire, les souris présentent des caractéristiques proches de l'espèce humaine. Nous disposons aussi de modèles murins génétiquement modifiés qui nous permettront d'évaluer de manière directe si la plus grande susceptibilité des mâles à être infectés par un parasite est en partie expliquer par l'inhibition de la réponse immunitaire par les androgènes. Une partie des animaux mâles sera orchidectomisée autour de 4-5 semaines de vie, avant maturité sexuelle. Tous les animaux seront ensuite infectés à l'âge adulte avec les parasites (9-15 semaines).
Détection du glucose issu de la néoglucogenèse intestinale et ses effets sur le métabolisme
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. La plupart subissent la pose chirurgicale d'un cathéter dans la veine porte, puis des perfusions de solution sucrée ou physiologique, d'autres recevant un gavage de glucose, pour comprendre comment le sucre produit par l'intestin agit sur le métabolisme. Le porteur indique que la chirurgie peut détériorer le vaisseau ou provoquer une hémorragie, et que le gavage peut irriter l'œsophage. Il affirme que la fonction étudiée, impliquant des échanges entre organes, ne peut être reproduite sur cellules, les animaux étant tués pour analyser la veine porte et le cerveau.
Objectifs
L’obésité et le diabète de type 2 connaissent une croissance alarmante. La dérégulation de l’homéostasie du glucose, notamment chez des personnes diabétiques ou obèses, est un problème majeur de santé publique nécessitant une recherche constante quant aux thérapies proposées. Les études précédentes ont mis en évidence que la production de glucose (sucre) par l’intestin exerce des effets bénéfiques sur l’équilibre glucidique et énergétique. En effet, le glucose sécrété dans la veine porte (localisée à la sortie de l’intestin) induit un signal nerveux - appelé signal « glucose-portal » - qui cible les régions du cerveau du contrôle de la prise alimentaire et de la dépense énergétique. Les effets bénéfiques des protéines et des fibres alimentaires, réputées « coupe-faim », sont dépendants de l’induction du signal « glucose-portal ». Ce signal est activé par une production de glucose par l’intestin, qui se déclenche après la prise d’un repas riche en protéines et/ou en fibres, protégeant ainsi du développement de l’obésité et du diabète. Ce projet vise à caractériser les mécanismes nerveux par lesquels la production intestinale de glucose exerce ses effets bénéfiques et, à plus long terme, de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques dans le cadre de l’obésité et du diabète. Parmi les différents transporteurs ou récepteurs de glucose, des résultats précédents montrent que la détection en veine porte du glucose produit par l’intestin pourrait impliquer le récepteur de glucose nommé SGLT3. La détection par SGLT3 induirait un signal nerveux jusqu’au cerveau. L’objectif du projet est de caractériser le rôle de ce récepteur SGLT3 dans la détection du glucose issu de la production intestinale de glucose. Pour cela, nous étudierons l’impact d’une augmentation de glucose dans la veine porte chez des souris transgéniques invalidées pour ce récepteur en analysant les zones du cerveau connues pour réguler la prise alimentaire ou l’homéostasie glucidique.
Bénéfices attendus
Les mécanismes moléculaires par lesquels la production intestinale de glucose exerce ses effets bénéfiques sur l’obésité, le contrôle glycémique et l’accumulation de graisses dans le foie ne sont pas connus. Les résultats issus de ce projet nous permettrons d’identifier comment le glucose est détecté dans la veine porte et comment le cerveau reçoit et intègre informations nutritionnelles envoyées par l’intestin. Ce projet nous permettra d’identifier comment la production intestinale de glucose active le cerveau. Trouver des agents agissant sur ces mécanismes pourrait représenter une cible thérapeutique intéressante pour lutter contre l’obésité et ses complications.
Procédures
- A l’âge de 12 semaines, 64 souris recevront une solution de glucose dilué dans du sérum physiologique par voie orale (administrée par gavage en moins de 10 secondes). Afin d’induire un renforcement positif, la sonde de gavage sera préalablement trempée dans une solution d’eau sucrée pour favoriser la déglutition de l’animal. Pour limiter l’irritation, le gavage sera réalisé avec une sonde de gavage souple, de plus, cette intervention ne sera réalisée qu’une seule fois par animal. Puis les souris seront mises à mort après analgésie et anesthésie profonde. - A l’âge de 12 semaines, 192 souris subiront une chirurgie de 20 minutes permettant la pose d’un cathéter dans la veine porte sous anesthésie et analgésie. Après une semaine de soins post-opératoires, la moitié des souris recevra une perfusion de solution sucrée et l'autre une perfusion de solution physiologique à l'état vigile. Un groupe de 64 souris sera perfusé pendant 15 minutes ; un groupe de 64 souris sera perfusé pendant 6 heures ; enfin, un groupe de 64 souris sera perfusé pendant 24 heures. Puis les souris seront mises à mort après analgésie et anesthésie profonde.
Impact sur les animaux
- Il est possible de rencontrer des difficultés lors de la pose des cathéters en veine porte. Les souris subissant cette chirurgie pourront présenter une détérioration du vaisseau ou l’apparition d’une hémorragie. - Les souris recevant un gavage de glucose oral pourront présenter une légère irritation de l’œsophage.
Devenir
A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront mis à morts dans le but de mesurer l’expression des transporteurs de glucose dans la veine porte en utilisant plusieurs techniques d’imagerie et de quantification. De plus, le but de ces procédures est de déterminer comment les informations nutritionnelles issues de la veine porte activent le cerveau. Dans cette optique, l’activation du cerveau sera mesurée par des marquages spécifiques sur des coupes histologiques de cerveaux fixés, obtenus après mis à mort d’animaux profondément anesthésiés.
Remplacement
Cette étude ne peut pas être réalisée sur cellules car la fonction étudiée, la détection du glucose dans la veine porte, a des impacts sur l’ensemble du métabolisme et implique des dialogues entre organes. En effet, le glucose produit par l’intestin est détecté au niveau des senseurs de glucose dans les vaisseaux qui vont transmettre un signal nerveux au niveau du cerveau. En réponse, le cerveau va émettre des signaux nerveux en périphérie, régulant l’équilibre énergétique. Conserver la physiologie de l'organisme est nécessaire pour comprendre les mécanismes régulant la production intestinale de glucose et ses impacts sur la physiologie. Les études de ce projet seront donc réalisées in vivo dans des modèles de souris transgéniques ciblant un détecteur de glucose.
Réduction
Le nombre de souris a été calculé au plus juste à partir des connaissances des modèles animaux et du métabolisme glucidique, mais aussi des résultats d’études précédentes ayant permis de valider la preuve de concept, soit au maximum 16 souris par groupe. Ce nombre a été établi sur différents paramètres prenant en compte les seuils de détection des techniques utilisées, l’analyse statistique et la variabilité entre individus De plus, de nombreux autres tissus (foie, cœur, reins, rate, poumons, …) seront prélevés afin de constituer une banque de tissus commune au laboratoire, qui permettra à l’avenir de limiter le nombre d’animaux nécessaires. Au total, ce projet nécessitera au maximum 320 souris transgéniques et contrôles (dont 288 mâles et 32 femelles).
Raffinement
Les souris contrôles, exprimant le récepteur SGLT3, seront commandées à l’âge de 5 semaines et auront ainsi une longue période d’acclimatation avant le début des procédures à l’âge de 12 semaines. Pendant cette phase d’acclimatation, des pesées hebdomadaires seront réalisés et les animaux seront observés et manipulés quotidiennement. Les souris seront élevées et hébergées par groupes, en milieu enrichi pour favoriser la nidation (maison en carton, coton de nidation). L’implantation du cathéter dans la veine porte pour la perfusion de glucose sera réalisée sous anesthésie gazeuse avec un traitement analgésique et antalgique adapté pendant plusieurs jours afin de limiter la souffrance, la douleur et le stress de l’animal pendant et après cette chirurgie. Les cathéters utilisés sont en matériaux biocompatibles (silicone) et de diamètre adapté. Les animaux seront observés et pesés régulièrement. Des signes de maladie, de perte de poids, de souffrance, de lésions ou de détérioration de l’état de santé général constituent des points limites au-delà desquels, si aucun moyen de prévention/correction de la douleur n’a été efficace, les souris sont mises à mort. Une étude pilote sera réalisé avec 5 souris ré-utilisées de protocoles antérieurs pour raffiner la méthode de fixation des cerveaux.
Choix des espèces
Le rôle du foie et de l’intestin, deux organes capables de produire du sucre entre deux repas ou lors de jeûne, sur le métabolisme glucidique et énergétique a été étudié chez les rongeurs. Les études réalisées sur des vertébrés inférieurs, tels que le poisson, montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que les mammifères. Ces études sont réalisées afin de fournir des bases fondamentales à la recherche clinique humaine et la souris est un modèle dont les systèmes de régulation sont semblables à l’Homme. Le modèle de souris est compatible avec une étude en laboratoire en raison de sa petite taille, de sa manipulation aisée et des nombreux outils d’analyse disponibles (anticorps, kits biochimiques…). Les animaux seront tous utilisés à l’âge adulte, chez des souris âgées de 12 à 15 semaines. A cet âge, les individus présentent un meilleur rétablissement post-chirurgical.
Evaluation du potentiel protecteur d’un anticorps antiplaquettaire dans le cas de lésions de reperfusions à la suite d’un accident vasculaire cérébral.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
128 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue et toutes classées en souffrance sévère, dans des procédures impliquant la pose chirurgicale d'une fenêtre crânienne. Un accident vasculaire cérébral leur est provoqué par obstruction transitoire de l'artère cérébrale moyenne, suivi d'une injection d'anticorps et d'une imagerie du cerveau de deux heures sous anesthésie, avant une mise à mort par dislocation cervicale. Le porteur justifie l'impossibilité de garder les animaux en vie par la nature même de l'expérience, un thrombus occlusif étant provoqué. Il affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas la complexité de la désagrégation plaquettaire et que les plaquettes, cellules anucléées, ne peuvent être cultivées.
Objectifs
Lors d'un saignement les plaquettes s'accumulent au niveau de la lésion formant un clou hémostatique qui stoppe l’hémorragie. Un processus similaire peut survenir dans un vaisseau malade et mener à la formation d'un thrombus entrainant l’occlusion du vaisseau, responsable de maladies graves comme l’accident vasculaire cérébral (AVC) ou l’infarctus du myocarde, qui représentent la première cause de mortalité dans le monde. Une étude clinique très récente indique qu'un nouveau candidat médicament divise la mortalité par 3 de patients qui présentent un AVC ischémique aigu. Le mécanisme d’action de cet agent reste obscur étant donné que l’effet protecteur n’est pas lié à une meilleure recanalisation mais un risque hémorragique diminué, suggérant un impact lors de la reperfusion de la zone du cerveau ayant subit une privation d'oxygène. Ce projet vise à déterminer le mécanisme d’action de cet agent lors d’AVC ischémique chez la souris justifiant ainsi l’utilisation de cet agent pour un futur essai clinique chez l’homme.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet portent sur la possible utilisation d'un nouveau candidat médicament pour de nouvelles indications et d’essais cliniques
Procédures
Tous les animaux subiront : •Une procédure chirurgicale sous anesthésie générale permettant la pose d’une fenêtre cranienne afin de pouvoir imager le cortex cérébral. 1 fois 45 minutes •Une induction d’un AVC par obstruction transitoire de l’artère cérébrale moyenne du cerveau sous anesthésie générale ainsi qu’une injection par voie veineuse d’un anticorps 4 semaines après la pose de la fenêtre. 1 fois 15 minutes •Imagerie du cerveau par microscopie multiphotonique sous anesthésie générale 1 fois 2h •Mise à mort pas dislocation cervicale
Impact sur les animaux
Lors de l’expérimentation nous pouvons nous attendre à une baisse de la fréquence cardiaque, respiratoire ainsi qu’une baisse de température dû à l’anesthésie de l’animal. Ces paramètres seront surveillés, la concentration d’anesthésique sera ajustée si nécessaire et l’animal sera réchauffé tout au long des procédures. La procédure expérimentale comprenant une chirurgie au niveau du crâne ainsi que du cou de la souris sera réalisée par un personnel expérimenté disposant de la formation requise pour réaliser ce type d’expérimentation limitant ainsi au strict minimum les effets indésirables. De plus les souris seront anesthésiées tout au long des procédures expérimentales et et leur état de santé sera étroitement surveillé. Après la pose de la fenêtre cranienne, nous pouvons nous attendre à une légère perte de poids des animaux qui ne devrait pas excéder 3 jours. Nous nous attendons pas a des effets indésirables après l’induction de l’AVC de plus les animaux seront conservés seulement 24h et seront encore sous traitement analgésique.
Devenir
Le projet porte sur l’étude de l'effet d'un anti-thrombotique dans le cas d'un thrombus occlusif au niveau de l'artère carotide, en conséquence les animaux ne peuvent pas être garder en vie à l'issu de l'expérimentation.
Remplacement
Le but de ce projet est d’évaluer l’effet d’inhibiteurs dans un processus complexe et intégré qu’est la désagrégation plaquettaire. Les modèles in vitro n’étant pas assez sophistiqués pour reproduire toute la complexité de ce processus, un modèle in vivo sera utilisé. De plus, les plaquettes sont des cellules anucléées qui ne peuvent être cultivées, empêchant tout modèle reposant sur la culture cellulaire.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude sera réduit au minimum. Pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs les effectifs de chaque groupe ont été calculés suivant les tests statistiques en respectant la distribution selon une loi normale. Nous utiliserons des statistiques pour la comparaison de 2 groupes.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux sont optimisées par l’enrichissement des cages. Les animaux sont entre 2 et 5 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. Les conditions de travail pour l’utilisation de modèles animaux ont été raffinées afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Lors des procédures, les animaux sont anesthésiés, maintenus à une température de 38°C par l’utilisation d’une plaque chauffante (tout au long de la procédure) et un antalgique sera administré au niveau de la zone de chirurgie. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel qualifié.
Choix des espèces
La souris est un animal pour lequel les modèles d’étude in vivo sont largement répendus et maitrisés. Les techniques de mutagenèse ont permis de générer des souris sur un même fond génétique : •Exprimant la Glicoprotéine VI humaine permettant de tester des anticorps humains chez la souris. •N’exprimant pas la protéine Glicoprotéine VI permettant d’évaluer l’importance de la glicoprotéine dans la formation de thrombus occlusif. Ces lignées sont parfaitement adaptées à cette étude et constituent des outils originaux et uniques. L’expression de la Gliprotéine VI humaine n’induit pas d’effet indésirable notable chez les souris. Ces souris seront utilisées en comparaison de souris contrôles sauvages. Les animaux seront utilisés au stade adulte entre 8 et 24 semaines. Cet âge correspond à la période permettant l’utilisation de souris pubères et ne présentant pas encore syndrome de vieillissement. Nous réaliserons des groupes homogènes en âge.