Souris

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  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 840
Rats : 50
Souffrances
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840 souris et 50 rats vont être utilisé·es dans des travaux pratiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour les souris et léger pour les rats. Les étudiants et personnels en formation leur infligent des manipulations, des tests comportementaux et des injections répétées de substances psychotropes (amphétamine, caféine, chlorpromazine, diazépam, pentobarbital), pour apprendre les gestes de l'expérimentation. Le porteur indique que tous les animaux seront proposés à l'adoption via le GRAAL, sans garantie qu'ils soient tous adoptés, et que ceux dont l'état se dégrade plus de deux jours seront mis à mort. Sur le remplacement, il décrit l'usage de séquences vidéo et de mannequins pour réduire le nombre d'animaux, tout en maintenant l'usage d'animaux vivants pour l'entraînement.

Objectifs

Ce projet comprend 3 procédures distinctes qui ont pour objectif non seulement de former les étudiants à la manipulation des rongeurs de laboratoires et à pratiquer des méthodes peu invasives, mais aussi, selon leurs cursus de leur apporter des notions spécifiques à la pharmacologie (pour les étudiants de Pharmacie) et au comportement (pour les étudiants de master MEP et Neurosciences). Ces travaux pratiques permettent d’aborder des notions liées à l’éthique et au bien-être animal sur le rat et la souris, d’apprendre à manipuler ces animaux, et à réaliser des injections de substances pharmacologiques et d’en observer les effets (effets psychotropes, anesthésiants etc.). Ces travaux pratiques entrent dans le cadre des maquettes règlementaires de plusieurs formations. Il s’agit tout d’abord de formations universitaires de niveau Master (i. 4ème années de cursus pharmaceutique, ii. Master 1 Biologie Santé – parcours Physiologie systémique et Physiopathologie intégratives, biothérapies, iii. Master 1 Biologie intégrative et physiologie - parcours management de l’expérimentation préclinique et éthique animale, iv. Master 1 Neuroscience – parcours Neurosciences moléculaires, cellulaires et intégrées et parcours Sciences des comportements). Il s’agit également d’une formation qualifiante spécifique destinée aux personnes appliquant des procédures expérimentales (formation FELASA niveau B, ex niveau II) qui concerne les personnels.

Bénéfices attendus

Les enseignements présentés dans ce projet apporteront des bénéfices pédagogiques à différents niveaux. Tout d’abord, les étudiants de pharmacie auront pu appréhender non seulement le monde de la recherche chez l’animal, qui pourra éventuellement faire partie de la suite deleur formation s’ils choisissent la filière Industrie/Recherche, mais surtout ils auront découvert l’une des étape-clefs de la mise au point des nouveaux médicaments, la pharmacologie, qui se situe à l’interface entre la recherche en chimie et la recherche galénique. Concernant le master MEP, il s’agit ici de permettre aux étudiants d’appliquer les enseignements théoriques d’éthologie qu’ils reçoivent sous forme de cours magistraux et de TD. Ils apprennent à observer le comportement des rongeurs, compétence essentielle qu’ils pourront ensuite utiliser en stage ou en milieu professionnel. Enfin, pour la formation expérimentale Applicateur de procédures expérimentales, il s’agit de former les étudiants et personnels à apprendre à manipuler les animaux dans le cadre de recherche scientifique (laboratoires publics ou privés) dans le respect des règles d’éthique et du bien-être des animaux.

Procédures

Les animaux seront soumis à des manipulations et des tests comportementaux (1h30 par semaine durant 3 mois ; puis 2 x 3h au total durant 4 semaines, soit 16), à des injections intra-péritonéales (1 injection par semaine durant 3 mois, soit 12, à raison de 10s par injection) et sous cutanées (1 seule fois pour seulement 8 souris au total, , à raison de 10s par injection), à une seule anesthésie sans intervention chirurgicale (juste pour en étudier sa durée).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont liées à 3 aspects : le fait d’être manipulés par des personnes non-formées (le but de la formation), le fait d’être réutilisés plusieurs fois (que nous avons privilégié afin d’utiliser un nombre minimal d’animaux, que nous compensons en laissant aux animaux une période inter-manipulation d’une semaine), le fait de recevoir des substances psychotropes à dose active (amphétamine, caféine, chlorpromazine, diazepam, pentobarbital, dont les effets durent environ 2-3h).

Devenir

Les souris seront réutilisés d'une procédure à l'autre. Tous les animaux (rats et suris) seront proposés à l'adoption via le GRAAL après accord du vétérinaire référent et de la DDPP. Nous ne pouvons pas savoir à l'heure actuelle s'ils seront tous adoptés, mais ils seront tous proposés à l'adoption.

Remplacement

Les travaux pratiques présentés ici ont été modifiés de manière à diminuer drastiquement le nombre d’animaux. Pour cela nous avons choisi de remplacer les expérimentations réelles par des analyses de séquences video. Pour cela un grand nombre de séquences identiques aux expérimentations que faisaient les étudiants ont été filmés et implémentées au sein d’une plateforme dédiée à l’enseignement supérieur. Les étudiants analysent donc maintenant des vidéos et collectent des paramètres identiques à ceux qu’il leur était demandé de collecter. Par ailleurs, concernant les enseignements de la formation « Applicateur de procédures », nous utilisons des vidéos et des photos pour les Travaux Dirigés sur la souffrance et la douleur et non pas des animaux vivants. Enfin, nous utiliserons également des modèles d’imitation de rats qui permettent de réaliser des pratiques de routine sans nécessité d’utiliser des rats vivants.

Réduction

L’utilisation de séquences vidéo permet de diminuer drastiquement le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, la réutilisation des animaux entre les séances permet également d’utiliser un nombre minimal d’animaux. Nous répartissons également les animaux par bi- ou trinômes (et non pas par monôme), lesquels sont chargés de travaillés sur un petit groupe d’animaux. Ensuite, les données obtenues sont regroupées de manière à montrer aux étudiants l’importance de la démarche statistique dans le calcul des effectifs nécessaires pour une expérimentation sur la base de données préliminaires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages comprenant des objets d’enrichissement (lanières de carton, igloo cartonné) afin d’améliorer leur bien-être et qui permet également d’aborder la question avec les étudiants pour les sensibiliser à la question du bien-être animal. Par ailleurs, nous utiliserons seulement des femelles qui sont plus faciles à héberger sur le long terme car elles présentent moins de risques de conflit dus à un stress éventuel ou une hiérarchie instable. Enfin les étudiants seront formés et encouragés à manipuler les animaux (handling) avec douceur et patience de façon à habituer les animaux à être manipulés et à diminuer le stress des étudiants. Si toutefois un animal se trouvait en situation de détresse (perte de poids supérieur à 15%, comportement anormal, stéréotypies, poils hérissés, dos voûté, hypothermie), des mesures correctrices seraient appliquées selon la situation (augmentation du niveau d'enrichissement, apport de croquettes humidifiées, éventuellement injection de sérum physiologique si l'animal est déshydraté). Cependant, si cela perdurait au-delà de 2 jours sans amélioration notable (atteinte d’un point limite : 2 jours consécutifs de signes de mal-être avec perte de poids), l'animal serait mis à mort immédiatement : soit, pour les souris, par dislocation cervicale, soit, pour les rats par injection létale d'euthasol suivie par une dislocation du cou (dose de 150mg/kg pour les rats d’un poids supérieur à 150g).

Choix des espèces

Concernant les travaux pratiques de pharmacologie qui consistent à mettre en évidence les effets de molécules sur un organisme vivant, la souris est l’animal qui se prête le mieux à ce type d’expérimentation. On connait ses réactions comportementales et on sait les mesurer grâce à des dispositifs expérimentaux. Par ailleurs, c’est une espèce facile à maintenir en captivité. Concernant les travaux pratiques de la Formation à l’expérimentation animale, nous utiliserons des rats et des souris afin de montrer aux étudiants des différences comportementales et de manipulation entre des deux espèces. De plus, les rats et les souris étant les principaux animaux concernés par la recherche scientifique (75%), nous avons choisi d’utiliser seulement ces deux espèces et de présenter sous forme de vidéos didactiques les manipulations adaptées aux lagomorphes. Les animaux seront tous utilisés à l’âge adulte (2 mois au début des expérimentations).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 672
Souffrances
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672 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour reproduire la maladie de Huntington, elles subissent une injection intracérébrale par chirurgie stéréotaxique vers deux à trois mois, puis, pour une partie, des tests moteurs que le porteur qualifie de "peu stressants" et des séances d'imagerie sous anesthésie. Les souris sont ensuite tuées pour une analyse complète des tissus. Le porteur affirme que seul un mammifère doté d'un striatum et de comportements complexes permet de valider les cibles thérapeutiques visées.

Objectifs

La maladie de Huntington (MH) est une maladie génétique héréditaire provoquant la dégénérescence (mort) de neurones ce qui se traduit par l’apparition progressive de troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques extrêmement invalidants. Le symptôme le plus visible est la chorée, qui se manifeste par des mouvements brusques, imprévisibles et involontaires qui s’étendent progressivement à tous les muscles. La maladie apparaît généralement à l’âge adulte, entre 30 et 50 ans. Il y a plus de 6000 patients en France. Cette maladie est due à une mutation affectant le gène HTT, codant pour la protéine huntingtine (HTT). Bien que cette protéine soit normalement exprimée dans tout l’organisme, la forme anormale (mutée) de la protéine HTT qui est toxique, affecte plus spécifiquement le striatum, une région du cerveau jouant un rôle central dans le contrôle du mouvement, la mémoire procédurale (mémoire dite « à long terme ») et les mécanismes d’adaptation cognitive (comme la perception ou l’apprentissage). La maladie s’étend ensuite à d’autres structures du cerveau et les patients décèdent environ 15 ans après le début des symptômes. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement permettant de ralentir l’évolution de cette maladie. Une meilleure connaissance des mécanismes de la maladie est nécessaire pour trouver des nouvelles cibles thérapeutiques et développer des traitements adaptés. Selon notre hypothèse de travail, des gènes sélectivement exprimés dans le striatum pourraient être impliqués dans sa vulnérabilité spécifique dans le contexte de la MH. En partant de cette hypothèse, une comparaison des gènes exprimés par le striatum en conditions normales ou en conditions pathologiques nous a permis d’identifier des protéines spécifiques du striatum et dont l’expression est diminuée dans la MH. Nos résultats préliminaires indiquent que certaines d’entre elles ont une fonction protectrice vis-à-vis de l’huntingtine mutée. Ce projet vise à comprendre quels mécanismes moléculaires expliquent ces effets protecteurs, et fait appel pour cela à la lignée de souris transgéniques R6/1, un modèle génétique bien caractérisé de la MH. Cela nous permettra de valider sur les plans comportementaux, anatomopathologiques et biochimiques l’effet neuroprotecteur des protéines que nous avons identifiées.

Bénéfices attendus

La maladie de Huntington est une maladie génétique héréditaire qui entraine des troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques extrêmement invalidants et qui évoluent inéluctablement jusqu’au décès du patient. Il n’existe actuellement aucun traitement curatif contre cette maladie. Il est donc nécessaire de poursuivre des recherches pour identifier des cibles thérapeutiques et développer des nouvelles stratégies de traitements. C’est le but poursuivi par ce projet qui a pour objet de tester trois nouvelles cibles thérapeutiques dans un modèle de souris pertinent et bien caractérisé de la MH. Au-delà du cas spécifique de la MH, ce projet pourrait également permettre l’identification de cibles thérapeutiques d’intérêts pour l’ensemble des maladies neurodégénératives qui impliquent des mécanismes se rapprochant de la MH et pour lesquels les options thérapeutiques sont actuellement très limitées et largement insuffisantes.

Procédures

L’ensemble des animaux seront soumis à une procédure d’injection intracérébrale pratiquée à l’âge adulte (2-3 mois) par chirurgie stéréotaxique. Cet acte chirurgical dure environ 30 minutes, est peu invasif, et les animaux récupèrent généralement très rapidement dans un délai de l’ordre de quelques heures. Ils seront toutefois sous surveillance quotidienne pendant une semaine à la suite de cette chirurgie, période à l’issue de laquelle les agrafes ou fils de suture utilisés pour refermer la plaie seront retirés. Certaines souris (224 animaux) seront soumises à des tests comportementaux peu stressants et destinés à évaluer leur capacité motrice de façon longitudinale en 4 sessions de 12 jours, avec 1 à 2 jours de repos entre chaque test. Chacun de ces tests durent entre 30 sec et 6 min par souris. Lors des sessions d’imagerie qui concernent 192 animaux, le crâne des souris sera immobilisé dans un cadre stéréotaxique sous anesthésie gazeuse légère (isoflurane 1-2%) tout au long de l’acquisition des données d’imagerie qui dure de 12 à 45 minutes en fonction du type d’image réalisé.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à différents types de manipulations qui pourront entrainer différents types de nuisances ou d’effets indésirables tels que : - Une douleur post-opératoire modérée provoquée par la chirurgie stéréotaxique. - Un stress lié à la contention lors des sessions d’imagerie. - Un stress lié à la manipulation par l’expérimentateur lors des tests comportementaux .

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés par des méthodes adaptées et validées, pour la réalisation d’une analyse post mortem complète des tissus.

Remplacement

Ce projet fait appel à un modèle de souris transgéniques déjà caractérisé de la maladie de Huntington. A l’heure actuelle, ce projet ne peut, ni être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, ni être simulé par des techniques informatiques. En effet les symptômes neurologiques (moteurs et cognitifs) de la maladie ne peuvent être répliqués que chez l’animal, notamment dans les modèles génétiques murins. Par ailleurs, l’expression des protéines d’intérêt pour le striatum est quasi absente dans les modèles de cultures de cellules striatales. Leur expression est détectée principalement dans le cerveau « adulte », totalement « différencié » (ayant subi toutes les étapes du développement) et requiert toute la complexité des réseaux neuronaux qui se mettent en place au cours de la maturation du cerveau. Au final, seule une approche sur un mammifère modèle possédant un cerveau complexe doté d’un striatum et exprimant des comportements sophistiqués peut nous permettre de valider des nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques d’intérêts pour la MH.

Réduction

Une simulation statistique précise a été réalisée pour déterminer le nombre minimum d’animaux par groupe, nécessaire pour observer des effets significatifs compte tenu des valeurs attendues. Cette simulation est fondée, d’une part, sur des données obtenues dans la littérature scientifique et, d’autre part, sur les résultats que nous avons observés dans le passé lors d’expériences utilisant des analyses similaires. Ainsi, nous prévoyons d’utiliser 672 animaux lors des expériences qui seront menées pendant les 5 années de l’étude. Ce nombre maximum (comprenant des groupes témoins de référence) a été déterminé en fonction des expériences à réaliser et des différents groupes expérimentaux requis pour pouvoir répondre à notre question scientifique. Pour minimiser le nombre d’animaux utilisés dans le projet nous prévoyons que les groupes inclus dans les différentes procédures puissent être étudiés sur différents paramètres. Par exemple les animaux inclus dans la procédure 1 permettront de déterminer l’effet des cibles étudiées sur des critères comportementaux et histopathologiques, et ceux inclus dans la procédure 3 permettront une caractérisation par imagerie in vivo, qui sera corrélée à une analyse histologique.

Raffinement

Le suivi quotidien des souris hébergées en groupe dans un milieu enrichi, fournissant une palette de stimulations cognitives et motrices pour les animaux, et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation permettra de garantir leur bien-être. En cas d’apparition d’effets inattendus, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie des procédures chirurgicales ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. Des échelles cliniques journalières permettant d’évaluer l’état de santé des animaux, un soutien nutritionnel adapté et l’application de critères d’arrêts permettent de veiller au bien-être des rongeurs. Les animaux bénéficieront de périodes de récupération suffisantes après les anesthésies générales et les gestes chirurgicaux. Les tests comportementaux seront précédés par une phase d’habituation à l’expérimentateur afin de minimiser le stress et d’assurer une reproductibilité optimale de ces expériences.

Choix des espèces

La région la plus touchée du cerveau des patients atteints de la maladie de Huntington est le striatum. Les modèles invertébrés ne possèdent pas de striatum. Les souris envisagées dans ce projet permettent d’étudier les neurones striataux dans leur environnement cérébral complexe. Ces souris expriment la partie du gène qui porte la mutation, mimant ainsi le défaut génétique observé chez les patients atteints par la maladie de Huntington. Elles présentent aussi des altérations motrices et cognitives et des altérations cellulaires caractéristiques de la maladie de Huntington. La maladie de Huntington est une maladie qui se déclare chez l’adulte mais qui présente des déficits subtils dès le début du développement du cerveau et qui s’aggravent avec le temps. Ce projet vise à valider des cibles thérapeutiques susceptibles d’avoir un effet neuroprotecteur dans la maladie. Pour cette raison les animaux seront traités avant l’apparition des symptômes (2 mois) et les effets sur la pathologie seront étudiés à des stades précoces (jusqu’à 5 mois).

Elevage d’un modèle murin de spondyloarthrite

(NTS-FR-624200v1 – 02/12/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 150
Souffrances
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Devenir
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150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées pour développer une spondyloarthrite, elles expriment dès trois à quatre semaines un gonflement des articulations, une déformation des membres et de la queue, une perte de poids d'environ 20 % et des difficultés à se mouvoir et à s'alimenter, la seule intervention décrite étant un prélèvement d'oreille pour génotypage. Les souris non retenues pour les expériences sont tuées. Le porteur indique qu'aucun modèle animal ne reproduit fidèlement la maladie humaine et présente l'élevage de cette lignée comme la base des recherches à venir.

Objectifs

La spondyloarthrites (SpA) est un rhumatisme inflammatoire chronique des articulations qui touche 0,30 à 1,90 % de la population caucasienne. Les traitements actuellement disponibles visent principalement à soulager la douleur et ne sont pas entièrement satisfaisants (recours notamment aux anti-inflammatoires qui peuvent entrainer un certain nombre d'effets secondaires en cas de traitement de longue durée). Le but de ce projet est de produire trois lots de souris expriment la SpA pour étudier la maladie.

Bénéfices attendus

Les études menées sur ces lots de souris permettront à court terme d'améliorer la compréhension de la SpA et de ses mécanismes et pourraient à long terme fournir des pistes pour améliorer la prise en charge médicamenteuse des patients..

Procédures

Les souris d’intérêt seront détectées par génotypage à partir d’une biopsie d'oreille prélevée avant le sevrage des animaux. Chaque souris produite sera génotypée et ne subira donc qu'un prélèvement unique (2 prélèvements pourront être effectués maximum par animal en cas de problème de génotypage).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet expriment des symptômes de type arthrite (inflammation des articulations). Ces symptômes apparaissent dès l'âge de 3/4 semaines puis s'aggravent graduellement jusqu’à la semaine 12/16 semaines , où un plateau est atteint. Les signes cliniques sont développés dans les quatre membres et la queue, sans distinction de sexe. Les signes cliniques des membres périphériques consistent en un gonflement articulaire et une déformation généralisée des membres et des doigts. D'autres atteintes plus sévères, sont caractérisées par une queue courbée et, plus tardivement, par un raidissement des articulations. Ces souris présentent un poids corporel et une longueur de corps significativement réduits par rapport aux souris normales (environ -20% et -10% à 15 semaines, respectivement). Au vu des signes cliniques périphériques et vertébrales exprimés chez les souris HE, des difficultés de locomotion sont attendues avec difficultés à se mouvoir et donc à s'alimenter.

Devenir

les animaux de ce projet seront utilisés pour les expériences. Les animaux non utilisés pour les expériences seront sacrifiés.

Remplacement

Des études in vitro ont déjà été menées en amont afin de comprendre les mécanismes impliqués dans la SpA. Les données recueillies laissent supposer une bonne transférabilité de ces résultats chez la souris. L'objectif est donc à présent de valider les hypothèses en in vivo.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins finaux. Le nombre d’animaux est calculé selon les protocoles expérimentaux de manière à obtenir le minimum d’animaux par groupe permettant des résultats significatifs et homogènes. De plus, et afin de répondre à ces besoins, notre savoir-faire et l’optimisation de nos protocoles permettent d’utiliser peu d’animaux avec la garantie d’un rendement maximum et de résultats homogènes.

Raffinement

Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille interne d’évaluation. Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages contenant un enrichissement minimum (bâtons de bois et matériel de nidification). Les animaux pouvant développer des problèmes de locomotion, un supplément hydrique ainsi que des croquettes mouillées seront ajoutés dans les cages.

Choix des espèces

Actuellement, aucun modèle animal ne permet de reproduire fidèlement les SpA humaines, mais une dizaine de modèles de rat et souris sont disponibles pour étudier certaines de leurs manifestations. Le modèle retenu est donc une souris transgénique qui exprime une pathologie articulaire qui permet de répondre au mieux aux besoins du projet. De plus ce modèle et la pathologie qu'il développe ont déjà̀ été́ finement caractérisés. Les animaux seront utilisés entre 3-4 semaines d'âge pour permettre de suivre l'apparition de la maladie qui survient sur ce modèle dès 4 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 18
Souffrances
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Devenir
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18 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles portent une mutation reproduisant la progéria, décrite par le porteur comme un "phénotype dommageable" avec vieillissement accéléré, anomalies squelettiques et mort prématurée vers seize semaines, et reçoivent une injection unique de thérapie génique dans la veine caudale avant un suivi du poids et de la survie. Les souris encore vivantes après vingt semaines sont euthanasiées. Le porteur affirme avoir besoin d'un "organisme entier" et présente sa lignée comme le "seul modèle mammifère" reproduisant fidèlement la maladie.

Objectifs

Notre projet a pour objectif de tester l’efficacité in vivo d’une approche de thérapie génique, sur un modèle murin de la Progéria (Hutchinson-Gilford Progeria Syndrome, HGPS), qui récapitule le tableau clinique de la pathologie humaine. Cette maladie génétique extrêmement rare se déclare dès l’enfance et conduit à l’apparition de signes cliniques assimilables à un vieillissement prématuré et à une mortalité précoce, vers l’âge de 13,5 ans, des suites d’infarctus du myocarde ou d’accidents vasculaires. Il existe donc un fort besoin médical pour ces patients car à l’heure actuelle aucun traitement n’est disponible Nous souhaitons dans le cadre de ce projet évaluer une approche de thérapie génique en utlisant des vecteurs contenant un gène modifié, et produisant directement dans la cellule des molécules qui vont bloquer la chaine de production à l’origine de la maladie. Les vecteurs utlisés pour cette étude présentent la particularité d’être non pathogènes (réponse inflammatoire réduite) tout en conservant la faculté virale de pénétrer dans les cellules, et de rester actifs longtemps ; leur usage évite donc d’avoir à renouveler régulièrement les injections. Après administration des vecteurs contenant le gène modifié, nous suivrons notamment le poids et la survie ds animaux afin de compléter une étude réalisée par notre partenaire. Ces travaux vont nous permettre de développer des preuves de concept thérapeutiques précliniques permettant de passer à une phase d’essai clinique chez les patients. 18 souris seront utilisées pour cette étude.

Bénéfices attendus

Il n’existe à ce jour aucun traitement de la progeria et les enfants décèdent très jeunes d’une viessllement prémature. A court terme, ce projet nous permettra : - d’obtenir une preuve de concept in vivo que la nouvelle approche thérapeutique envisagée est efficace ; A plus long terme, ce projet se poursuivra par un développement de l’approche de thérapie génique visant à obtenir la preuve clinique de son efficacité chez l’Homme, avec pour objectif final de proposer un traitement efficace pour les patients atteints de Progéria.

Procédures

Injections par la voie intraveineuse via la veine caudale (1 fois à l'age de 30 jours, et sur deux groupes de souris composés de 6 traité et 6 placebo), suivie de poids 2 fois par semaine de tous les groupes (6 souris groupe non-traité, 6 souris placebo et 6 souris traité)

Impact sur les animaux

Le phénotype du modèle animal utilisé est considéré comme dommageable. En effet, il présente de nombreux signes cliniques retrouvés dans la pathologie humaine. Les souris homozygotes pour la mutation, présentent un décrochage dans les courbes de poids, avec des poids ne dépassant que très rarement 17g pour les males et 15g pour les femelles. La lignée est également caractérisée par une mortalité prématurée. En effet, la moyenne de survie basée sur l’ensemble des 7 publications utilisant ce modèle et présentant ce type d’étude est de 117 jours, soit 16,5 semaines environ. Enfin, des anomalies squelettiques sont également à noter, comme une lordokyphose, ou des anomalies cutanées avec un pelage pouvant devenir épars. Enfin, des problèmes cardiaques importants sont souvent responsables de la mort prématurée de ces souris.

Devenir

Les procédures consistent au suivi du poids et de la survie des souris. Notre modèle de souris conduit à la mort prématurée des souris vers l’âge de 16-18 semaines. Les souris qui survivent après 20 semaines seront euthanasiées sans analyse post-mortem.

Remplacement

Cette étude a pour but d’évaluer un traitement par therapie génique de la maladie de progéria ou le vieillissement prématuré. Il nous est nécessaire de disposer d'un organisme entier pour pouvoir mieux comprendre la pathologie. Notre modèle de souris mutantes est le seul modèle mammifère disponible à ce jour reproduisant fidèlement les anomalies observées chez les patients atteints de cette maladie. Elle permet donc de réaliser des essais pré-cliniques et valider notre approche en vue d’une mise en oeuvre d’essais thérapeutiques chez l’Homme.

Réduction

Cette étude est dans le but de compléter une étude réalisée auparavant par notre partenaire. Nous utiliserons des tests statistiques afin de définir le nombre minimum d'animaux à étudier pour mettre en évidence un bénéfice thérapeutique. Pour cela, 18 souris seront utilisées.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement enrichie des maisonnettes en carton ou de kraft. Nous évitons l’isolement mais aussi la surpopulation des animaux par cage. Les animaux seront observés tous les jours, ils seront stabulés avec des congénères d’une même portée. Une nourriture appropriée leur est fournie afin d’éviter toute malnutrition. L’apparition de signes d’inconfort ou de souffrance (perte d’appétit, prostration…) nous conduira à choisir l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score de douleur qui a été mise en place.

Choix des espèces

Le génome de notre modèle de souris reproduit exactement la même séquence génomique humaine, il a fait l’objet d’une étude poussée et reproduit les anomalies phénotypiques et moléculaires du HGPS. C’est donc le modèle le plus pertinent pour évaluer l’approche de thérapie génique pour ce syndrome. Les animaux seront traités à partir de l'age de 4 semaines, avant que la pathologie ne se développe, jusqu'à l’atteinte du point limite.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 4650
Souffrances
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4 650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous anesthésie une greffe de cellules cancéreuses sous la peau du dos, puis des chimiothérapies par voie intra-péritonéale et des molécules par gavage pendant quatre semaines, avec des effets attendus de fatigue, diarrhées, troubles cognitifs et perte de poids. Les souris sont tuées après un prélèvement de sang par ponction cardiaque, pour étudier le rôle de certains lipides dans la résistance des tumeurs aux traitements. Le porteur affirme que des études précliniques sur animaux sont "incontournables" pour saisir la pharmacocinétique des molécules.

Objectifs

Dans la lutte contre le cancer, des échecs thérapeutiques persistent à cause de mécanismes de résistance des tumeurs aux traitements en partie dû à une production accrue de lipides qui constituent la matière grasse du vivant. Dans le cadre des cancers colorectaux (CCR), les travaux de notre équipe ont montré que la résistance des cellules coliques aux traitements des CCR est associée à une augmentation de la quantité de gouttelettes lipidiques (GL), réservoirs de lipides régulant les besoins énergétiques de la cellule, ainsi qu’à la surexpression de l’enzyme lysophosphatidylcholine acyltransferase 2 (LPCAT2), impliquée dans la production de la phosphatidylcholine (PC). La PC est un lipide majeur des membranes cellulaires, séparant l’intérieur des cellules de leur environnement extérieur. Ainsi, l’utilisation de molécules capables de réduire et/ou moduler les taux de PC et GL semble être une approche prometteuse afin de restaurer une sensibilité des cellules résistantes aux agents anticancéreux. La 1ère partie de ce projet s’attachera donc à confirmer chez la souris la capacité de 4 composés candidats à agir comme modulateurs de la production de PC et des GL et sensibiliser les cellules tumorales coliques aux chimiothérapies utilisées en clinique. Nous utiliserons des modèles de souris greffés par des cellules coliques murines surexprimant ou non LPCAT2 et des souris dépourvues de système immunitaire greffées par des cellules coliques humaines résistantes et sensibles aux traitements. La 2ème partie de ce projet concerne l’étude d’autres lipides que sont les cardiolipines (CL), dans la progression et résistance aux chimiothérapies. Les résultats de l’équipe ont montré que des cellules du cancer du col de l’utérus résistantes à un agent anticancéreux, l’Aplidine®, présentent des teneurs en CL supérieures à celles des cellules sensibles. De plus, ces altérations sont associées à une modulation de la composition des CL, corrélée à une altération des enzymes de production dont la cardiolipin synthase 1 (CRLS1) et la tafazzin (TAZ), contribuant à diminuer la sensibilité des cellules à la mort cellulaire induite par l’Aplidine®. Ainsi, il s’agira de confirmer l’implication des enzymes de production des CL dans la résistance à l’Aplidine®. Nous utiliserons des modèles de souris immunodéficientes greffés par 2 modèles cellulaires humains de cancer du col de l’utérus, des cellules sensibles et résistantes génétiquement modifiées pour CRLS1 et TAZ.

Bénéfices attendus

La première partie de ce projet de recherche devrait permettre d’approfondir les relations existantes entre les altérations des voies de biosynthèse des lipides complexes, en particulier, celles de la phosphatidylcholine (PC) et les phénotypes de résistance des cancers colorectaux (CCR). Ce projet viendrait également soutenir le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à augmenter l’efficacité des traitements chimiothérapeutiques notamment grâce à l’identification de nouvelles molécules bioactives/d’origine naturelles ou de formulations capables de cibler/d’inhiber la production de PC des tumeurs coliques et d’agir en synergie avec les chimiothérapies conventionnelles, réduisant la toxicité et les effets secondaires de ces dernières. Ainsi, ces travaux conforteraient l’utilisation potentielle en clinique de certaines de ces molécules en complément des traitements conventionnels des CCR. De plus, cette étude devrait mettre en exergue le potentiel de l’analyse des teneurs plasmatique en PC en tant que nouveau biomarqueur pronostique non invasif des CCR. La seconde partie de ce projet viendra renforcer les quelques données de la littérature suggérant qu’une dérégulation de la quantité et de la qualité (composition) des cardiolipines (CL) pourrait influencer la sensibilité des cellules tumorales aux drogues de chimiothérapie. Par ailleurs, à ce jour, la contribution d’une production exacerbée des CL via l’enzyme cardiolipin synthase 1 (CRLS1) dans la résistance tumorale a été montré uniquement dans un contexte de carcinome hépatocellulaire résistant à la radiothérapie. De plus, ce projet permettrait, à plus long terme, d’étendre ces observations à d’autres agents chimiothérapeutiques, ainsi qu’à d’autres types de cancers tels que le cancer colorectal, un cancer récidivant et agressif, ce qui permettrait d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques afin de contrecarrer les mécanismes de résistance.

Procédures

Les souris seront soumises à une anesthésie gazeuse pendant 10 minutes maximum et recevront une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses sur le bas du dos à l’aide d’une seringue. Cette injection se réalise en 10 secondes par souris. A partir de ce moment-là, chaque souris entre dans une phase d’expérimentation de 5 semaines maximum avant la mise à mort. Un suivi de la croissance tumorale et du poids des animaux seront réalisés tous les 2 jours, des mesures qui se font respectivement en 10 et 5 secondes pour chaque animal. Les traitements par 2 chimiothérapies et 4 molécules naturelles/chimiques seront administrés respectivement par voie intra-péritonéale (ip) à raison d’1 à 5 fois par semaine pendant 1-3 semaines , et par voie orale (gavage) quotidiennement pendant 4 semaines, et à raison de 1 à 3 concentrations par molécule. Chacune de ces administrations se fera en 15 secondes maximum par animal, prise de l’animal par l’expérimentateur comprise. Sur une partie des animaux sera réalisé un prélèvement sanguin par ponction intra-cardiaque sous anesthésie préalable. Ce prélèvement se réalise en 20 secondes environ pour chaque animal.

Impact sur les animaux

Bien que la croissance et la masse tumorale puissent entrainer une potentielle gêne pour l’animal au cours du temps, la gêne au mouvement pouvant contribuer à une diminution de la mobilité dans la cage devrait être minime compte tenu de notre choix de localiser la greffe de cellules cancéreuses sur la région dorsale de l’animal. Des effets secondaires associées au traitement chimiothérapeutique pourront être observés tels que des signes de fatigue, des diarrhées, des troubles cognitifs et une perte de poids. Afin de prévenir ou diminuer toutes nuisances qui pourraient survenir suite à la répétition des injections en intrapéritonéal (inconfort lié au volume et à la température des solutions injectés, risque de contamination qui peut causer une infection et irritation au site de l’injection), nous veillerons à respecter les règles décrites dans la partie Raffinement (5.10.3).

Devenir

A la fin de la procédure expérimentale, tous les animaux seront euthanasiés. Pour les expériences de mise au point des doses de traitement, compte tenu du fait que les animaux sont porteurs de tumeurs, même si des régressions tumorales pourront être observées en fonction des traitements, une reprise de la croissance tumorale après la période d’arrêt des traitements est toujours possible et nécessite le sacrifice de l’ensemble des souris pour se prémunir de la souffrance qui peut en résulter. Concernant les expériences avec la dose adéquate de traitement, des analyses des teneurs et composition en lipides plasmatiques seront réalisées à partir du sang des souris. De ce fait, les souris seront mises à mort après prélèvement sanguin.

Remplacement

Les travaux réalisés jusqu’à présent sur différents modèles cellulaires ont pu montrer d’une part, que des molécules d’origine chimique ou naturelle sont capables de chimiosensibiliser les cellules résistantes aux chimiothérapies conventionnelles au travers l’inhibition du métabolisme lipidique, en particulier celui de la phosphatidylcholine (PC), et d’autre part, que des lipides complexes tels que les cardiolipines (CL) peuvent constituer des cibles thérapeutiques prometteuses pour contrecarrer les mécanismes de résistance. Des études précliniques avec des animaux sont incontournables pour la finalité de ce projet puisqu’il est nécessaire d’identifier les effets indésirables potentiels des traitements utilisés ou non en combinaison, mais également de considérer l’aspect pharmacocinétique et pharmacodynamique des molécules incluant le processus de transformation de ces molécules par l’organisme (pouvant conduire à une augmentation de leur efficacité ou bien une perte de leur efficacité). En outre, l’utilisation de souris immunocompétentes et au système immunitaire déficient, permettra d’évaluer si le système immunitaire joue un rôle clé dans le processus de chimiosensibilisation des molécules.

Réduction

Les différents modèles cellulaires utilisés au cours de ce projet chez des souris présentant un système immunitaire déficient ou non est parfaitement maitrisée au sein de notre équipe, évitant ainsi de réaliser des étapes de mise au point de greffes de cellules tumorales et réduisant le nombre d’animaux. Pour chacune des expériences, nous utiliserons des groupes de 10 souris maximum, ce qui correspond à la taille d’échantillon minimum nécessaires à la réalisation de tests statistiques.

Raffinement

Afin de prendre les mesures nécessaires pour améliorer le bien-être animal, les souris seront observées quotidiennement par le personnel de l’animalerie et lors de chaque intervention des expérimentateurs (injection, pesées, mesures de tumeurs…). Les souris disposeront d’une phase d’habituation à être manipulées par les expérimentateurs pour réduire leur appréhension. Des antalgiques seront utilisés en cas de douleur observée. Si les points limites que nous avons établis sont atteints, les souris seront euthanasiées selon la méthode choisie. Les souris seront hébergées en groupe pour favoriser les contacts sociaux, avec un enrichissement du milieu approprié. Un contenant sera placé dans chaque cage leur permettant de se cacher et de développer leur répertoire comportemental. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum.

Choix des espèces

Étant donné que l’objectif à long terme sera d’évaluer l’efficacité de nos molécules d'intérêt en thérapie anticancéreuse, nous devons utiliser une espèce présentant une physiologie proche de l’Homme, telle que la souris, qui est un modèle de référence en cancérologie. Par ailleurs, les études antérieures pré-cliniques de notre équipe ont été réalisées chez la souris, dont les résultats ont pu être transposés chez des patients. L’injection de cellules cancéreuses humaines nécessite l’utilisation d’animaux NSG qui sont des modèles génétiquement modifiés présentant un système immunitaire déficient. Les souris d’espèces BALB/c (immunocompétente) seront également utilisées afin de se rapprocher au maximum des conditions physiologiques en présence d’un système immunitaire compétent. De plus, le modèle cellulaire de cancer du côlon murin CT26 que nous utilisons présente le même fond génétique que la souris d’espèce BALB/c. Nous utiliserons des souris âgées de 8- 12 semaines car elles sont considérées comme adultes. En effet, dans le cadre de notre étude, nous avons besoin que les animaux aient atteints l’âge adulte et, en ce qui concerne les modèles de souris immunocompétentes, soient dotées d’un système immunitaire fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 60
Souffrances
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Devenir
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60 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses par leur alimentation, elles reçoivent une supplémentation en poudre de baie de goji et subissent des prises de sang par incision de la queue, des tests de tolérance au glucose et à l'insuline par gavage et injection, et des isolements temporaires que le porteur relie à un stress social. Les souris sont ensuite tuées pour prélever leurs tissus. Le porteur affirme que l'effet d'une telle supplémentation ne peut s'étudier qu'in vivo.

Objectifs

Les effets santé des baies de goji ont été partiellement étudiés et plusieurs travaux rapportent un effet protecteur vis-à-vis de l’homéostasie glucidique qui semble en partie lié aux polysaccharides, et est très probablement imputable à un effet sur le microbiote. La baie de goji est également riche en phytomicronutriments comme les caroténoïdes ou les composés phénoliques. Cependant, le rôle de ce cocktail de phytomicronutriments dans les effets santé de la baie de goji reste mal compris. En particulier, les interactions entre phytomicronutriments et fibres pourraient jouer un rôle majeur sur la bioaccessibilité et la métabolisation des phytomicronutriments par le microbiote. De plus, les baies en provenance de la Chine sont essentiellement consommées sèches, et les modalités de séchage induisent sans doute des modifications de l’état d’oxydation des phytomicronutriments, de la structure physique et chimique des polysaccharides ainsi que des interactions phytomicronutriments-polysaccharides.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux évaluer l’impact des conditions de culture et des traitements post-récolte sur la santé métabolique. Ce projet s’insère dans un projet plus large qui permettra in fine d’améliorer les effets santé de la baie de goji avec une combinaison innovante du choix de génotypes, de pratiques culturales et de technologie alimentaire.

Procédures

Un prélèvement de sang sur animal vigile sera réalisé au début de l'étude et après 6 semaines (2 au total). Pour ce faire les animaux seront mis sous contention durant environ 2 minutes. Un test de tolérance à l'insuline et un test oral de tolérance au glucose seront pratiqués respectivement en 9ième et 10ième semaine. Ces tests necéssitent une mise en contention d'une minute pour réaliser un gavage (dans le cas du test de tolérence au glucose), et une injection intrapéritonéale (test de tolerance à l'insuline). Le déroulé du test nécessite ensuite une mise en isolement des animaux de 2 heures afin de suivre l'évolution de leur glycémie apres micro-incision du bout de la queue. Un test de perméabilité intestinale sera réalisé en semaine 11. ce test nécessitera une mise en contention d'une minute pour réaliser le gavage avec la solution de FITC-dextran. Lors de la procédure, 3 recueils de fèces nécessitant d’isoler temporairement (environ 30 minutes) l’animal seront effectués.

Impact sur les animaux

Stress social lié à l'isolement de l'animal de ses congénères lors du test de tolérance à l'insuline, du test de tolérance au glucose et du recueil de fecès. Douleurs possibles lors de l'incision à la queue pour les prises de sang, du perçage des oreilles pour l'identification des animaux et lors du gavage avec une dose de glucose (test de tolerance au glucose), ou une dose de FITC-dextran (perméabilité intestinale) et lors des injections intrapéritonéales d'insuline (test de tolérance à l'insuline). Ces nuisances ou effets indésirables sont toutes temporaires et réversibles.

Devenir

Les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de prélever les tissus d'interet qui seront ensuite étudiés (expression génique, histologie, dosages protéiques) et de démontrer les effets métaboliques de la supplémentation en poudre de baie de goji.

Remplacement

L’étude d’une supplémentation en poudre de baie de goji sur la santé métabolique ne peut s'envisager que dans un modèle in vivo. Les souris C57Bl/6J sont un modèle largement utilisé et reconnu pour les études sur le métabolisme.

Réduction

Le nombre d'animaux (10 par groupes) est le nombre minimum nécessaire pour mettre en évidence des différences significatives entre les groupes, notamment en ce qui concerne la prise de poids.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cage de 3 ou 4, et l'environnement sera enrichi par la présence d'un igloo en plastique ou en carton. Les animaux seront manipulés régulièrement pour les habituer à notre contact et ainsi limiter leur stress. Des conflits entre animaux au sein d’une même cage pourraient se produire et engendrer des blessures. Dans ce cas, l’animal blessé sera soigné et placé dans une cage individuelle permettant de garder des contacts visuels, olfactifs et auditifs avec ses congénères jusqu’à la fin du protocole. Des points limites gradés et précis ont été définis pour chaque acte expérimental. Un arbre décisionnel en focntion des observations faites permettra l'applicatiob des points limites et la mise en application de critères d'arret.

Choix des espèces

Le modèle souris est un modèle reconnu pour les études portant sur l’obésité et les pathologies associées. Les mécanismes d’adaptation à une alimentation riche en matière grasse chez la souris sont très proches des mécanismes observés chez l’Homme. Les animaux seront âgés de 6 semaines à l’achat et d’environ 7 semaines lors du début du protocole. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondants tels que le vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 28
Souffrances
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Devenir
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28 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection de la neurotoxine 6-OHDA dans les deux striatums du cerveau, avec des complications possibles que le porteur détaille, douleur, déshydratation, difficulté à avaler, hypothermie, externalisation du pénis et obstruction de l'urètre, et subissent trois tests comportementaux évaluant l'exploration, la motricité fine et l'anxiété. Les souris sont ensuite tuées pour prélever le système nerveux. Le porteur indique que l'objectif n'est pas thérapeutique mais de disposer de "matériel de référence" pour calibrer ses propres méthodes d'étude de la maladie de Parkinson.

Objectifs

L’un des objectifs de notre unité est d’étudier la maladie de Parkinson. Dans ce périmètre nous avons développé plusieurs méthodologies afin d’étudier les effets sur le système nerveux central et en particuliers les neurones dopaminergiques. Dans ce cadre, nous avons développé une méthode permettant d’estimer le nombre de neurones . Nous avons également récemment entrepris la mise en oeuvre de tests comportementaux et le dévelopement d’une méthode d’analyse de l’activité synaptique à l’aide d’un microscope adapté. L’objectif de ce projet est de disposer de matériel de référence (induction maitrisée de la perte dopaminergique) afin d’évaluer la sensibilité et la variabilité de nos méthodes. Cette étape d’évaluation pourrait nous permettre, à l’avenir, de réduire le nombre d’animaux nécessaires à l’obtention de résultats significatifs.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront au laboratoire de disposer de données de référence pour les derniers outils d’étude de la maladie de Parkinson récemment développés au laboratoire tels que les tests comportementaux, l’approche stéréologique pour l’estimation des populations neuronales (en particulier les neurones dopaminergiques) et l’étude de l’activité des neurones. A terme l’analyse de ces données nous permettra d’évaluer le niveau de maitrise de nos méthodes et de réduire finement le nombre d’animaux nécessaires à l’obtention de données significatives dans notre laboratoire.

Procédures

Chaque animal de ce projet subira une injection stéréotaxique dans le striatum gauche et dans le striatum droit (durée de la procédure : entre 15 et 30 minutes). La moitié des animaux recevra 1 µL de chlorhydrate de 6-OHDA . L’autre moitié recevra de la même façon la substance contrôle. Ce geste opératoire nécéssite également trois injections Sous-Cutanée : une de buprénorphine, une de bupivacaine, et une de solution glucosée. Au cours des 72 heures suivant l’opération des injections Sous-Cutanée d’analgésique seront réalisées en début et en fin de journée si besoin. Les souris seront soumises à trois tests comportementaux : une fois avant la chirurgie et 3 semaines après (avant leur mise à mort). Les trois tests permettent d'observer le comportement exploratoire (15 minutes/animal), la motricité fine (5 minutes/animal) et l'anxiété (5 minutes/animal). Les tests sont réalisés qu’une seule fois, il n’y a pas de répétition lors d’une même session.

Impact sur les animaux

Les souris qui subissent une injection intracérébrale de 6-OHDA peuvent souffrir de diverses complications postopératoires. Les principaux effets indésirables sont la douleur post-opératoire, la déshydratationune difficulté pour avaler, l’hypothermie, une externalisation du pénis et l’obstruction de l’urètre. Un traitement analgésique de 72h pour le traitement de la douleur post-opératoire sera appliqué (injection sous-cutanée de buprénorphine en début et fin de journée), le maitien en cage chauffées à 27°C afin d’éviter l’hypothermie est appliqué pendant une semaine. L’aphagie et la déshydratation peuvent survenir dans les deux semaines suivant la chirurgie. Concernant l’externalisation du pénis, les délais de traitement préconisés sont d’environ 1 semaine, la détection et la lubrification précoces permettent d’accélerer la rémission. La réalisation des tests comportementaux peut engendrer un stress des animaux lié au changement d'environement et à une manipulation plus fréquente. La probabilité d'apparition de ces effets dans cette procédure est faible d'une part grâce à l'hébergement des souris en éclairage inversé qui permet de solliciter les animaux pendant leur phase d'éveil et d'autre part compte tenu de la fréquence faible (2 fois en 3 semaines) des tests comportementaux.

Devenir

L’objectif du projet étant de disposer du système nerveux central des animaux le responsable du projet ne peut pas envisager de garder tout ou partie des animaux en vie.

Remplacement

Une partie de ce projet consiste en l’étude du comportement des animaux afin d’identifier des signes précoces de l’apparition de la maladie de Parkinson qui pourront nous permettre dans certains cas d’éviter d’atteindre des stades cliniques plus dommageables pour les animaux. Les études comportementales peuvent difficilement être réalisées in silico. De plus, l’approche permettant d’estimer la perte en neurones dopaminergiques ne peut être réalisée que dans un système biologique complet. L’objet de ce projet est la description phénotypique d’un modèle après exposition.

Réduction

Ce projet comporte 2 groupes d’animaux : un groupe témoin et le groupe expérimental subissant l’injection de la neurotoxine 6-OHDA. Pour les estimations de population de neurones par stéréologie, les études précédemment publiées utilisent entre 5 et 8 animaux par groupe et par répétition. Nous avons décidé que les données obtenues à partir de six individus par groupe et par répétition nous permettrait d’obtenir des résultats significatifs. Le taux de mortalité pour cette procédure dans le cas de l’application du protocole renforcé est de 5.07%. Cette procédure étant nouvelle dans notre laboratoire nous estimons prudent de considérer un taux de mortalité plus élevé. Dans ce contexte, pour s’assurer que six individus puissent donner lieu à l’analyse des données nous constituerons des groupes de 7 animaux. La procédure sera répétée deux fois en tout pour chaque groupe si besoin. Nous utiliserons un total de 28 animaux : 2 fois 7 animaux témoins et 2 fois 7 animaux traités au 6-OHDA. Le fait d’organiser l’étude des groupes en deux répétitions pourra nous permettre au besoin d’ajuster les conditions de suivi et de traitement en fonction des souffrances évaluées sur les souris des premiers groupes. Si le nombre d’individus analysés lors du premier essai (7 témoins et 7 lésés) est suffisant, la répétition ne sera pas nécessaire.

Raffinement

Pour notre projet, nous avons décidé d’appliquer un protocole de suivi post-opératoire renforcé permettant de limiter le taux de mortalité à 5.07%. D’un point de vue organisationnel, les injections seront réalisées en début de semaine afin de pouvoir appliquer aisement les conditions de suivi du protocole renforcé. L’environnement sera également enrichi avec notamment la mise à disposition de carrés de coton manipulables qui permet aux animaux de se fabriquer un nid ce qui aura un effet bénéfique sur le maintient de leur température corporelle. La grille de suivi clinique utilisée est spécifiquement adaptée à cette procédure et aux complications potentiellement rencontrées. Le suivi clinique du matin consistera notamment en une palpation corporelle : pli de peau pour la déshydratation et l’observation de la zone uro-génitale : externalisation du pénis et gonflement de la vessie.

Choix des espèces

La lignée de souris C57Bl /6 est fréquemment utilisée dans les modèles d’études expérimentales portant sur la maladie de Parkinson, nous-même avons déjà accumulé un nombre conséquent de données à partir de cette lignée. Les animaux utilisés dans ce projet seront de jeunes souris sevrées âgées de 6 à 8 semaines. A ce stade de développement la population de neurones dopaminergiques est mature donc stable et homogène, ce qui est un point important pour la calibration de notre méthode d’estimation.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 917
Souffrances
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Devenir
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917 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous anesthésie une greffe de fragment de tumeur humaine ou une injection de cellules tumorales, suivies de jusqu'à quatre injections de virus dans la tumeur, pour tester des virus dits oncolytiques contre le cancer. Le porteur indique que la tumeur peut évoluer vers l'ulcération ou la nécrose et entraîner une perte de poids. Il qualifie les tumeurs de patients greffées à la souris de "modèle incontournable" et renvoie les essais cliniques au conditionnel.

Objectifs

Les virus oncolytiques (virus naturels ou modifiés capables d'infecter et d'éliminer sélectivement les cellules cancéreuses), sont des alternatives prometteuses aux traitements anti-cancéreux classiques. Néanmoins leur efficacité et leur sécurité doivent être améliorées. Nous avons développé des virus oncolytiques optimisés qui n'infectent pas les cellules saines. Les tests réalisés in vitro nous ont montré que ces rOVs sont capables d'infecter et de lyser des cellules tumorales en culture et des modèles tumoraux 3D (organoïdes tumoraux pancréatiques). L'étape suivante du projet nécessite de tester l'efficacité de virus modifiés, sur des modèles tumoraux provenant de patients ou des lignées cellulaires, qui reproduisent plus fidèlement les caractéristiques biologiques des cancers. Dans un premier temps, les tumeurs PDX amplifiées chez la souris seront testées ex vivo par 5 virus différents, ciblant 3 marqueurs tumoraux distincts. Cette étape permettra de sélectionner les tumeurs et les virus les plus appropriés, ainsi que la dose virale optimale en utilisant un minimum d'animaux. Dans un deuxième temps, les meilleurs virus seront injectés dans les tumeurs de patients sélectionnées pour tester leur capacité d'infection puis leur capacité à inhiber la croissance tumorale. Plusieurs types de tumeurs de patients seront testées pour augmenter la probabilité de trouver un candidat adéquat, et seuls 2 à 3 seront selectionnées pour la suite, afin de réduire le nombre d'animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet est l'étape finale pour apporter la preuve de concept de l'intéret des virus oncolytiques modifiés développés comme traitement dans des pathologies tumorales. Les modèles de tumeurs humaines greffées aux souris (tumeurs de patients) sont maintenant un outil incontournable et exigé pour l'évaluation préclinique de nouveaux agents. Si nous apportons la démonstration de l'efficacité de ces virus sur l'inhibition de la croissance tumorale de tumeurs humaines, nous pourrons envisager de démarrer des essais cliniques, dont nous espérons qu'ils aboutissent à une meilleure prise en charge des cancers pour lesquels il n'existe encore que peu de solutions thérapeutiques.

Procédures

les souris seront soumises aux interventions suivantes: i) greffes de fragments de tumeurs humaines: 1 greffe par souris; acte chirurgical de 5 minutes, sous anesthésie générale ou ii) injection de cellules tumorale: 1 injection par souris; sous anesthésie générale , durée: 5 minutes . Certaines souris recevront également une ou plusieurs injections de virus oncolytiques en intra-tumoral (4 maximum); sous anesthésie générale ; durée 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les virus développés ne sont pas capables d'infecter des cellules de souris (données de la littérature et de notre laboratoire). Il est donc attendu que le virus injecté ne se propage que dans la tumeur humaine greffée et pas dans la souris. La croissance de la tumeur implantée ne gêne pas les animaux sauf si elle évolue (rare) vers l'ulcération/la nécrose, et entraîne une gêne ou une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérience pour mettre en oeuvre des analyses post-mortems sur certains organes et tissus.

Remplacement

Le projet fait suite à des études préalables que nous avons conduites sur des systèmes ex vivo de remplacement cellulaires: cellules primaires et cultures de cellules 2D et 3D (organoïdes). Celles-ci ont démontré l'efficacité des virus oncolytiques recombinants produits à i) infecter les cellules tumorales, ii) se propager au sein d'une structure 3D tumorale, iii) lyser les cellules infectées et iv) à épargner les cellules saines humaines (différents ypes cellulaires) comme attendu. Ces analyses in vitro ne peuvent être que partielles et ne reproduisent pas la croissance de la tumeur et sa guérison dans le contexte d'un organisme entier. Les tumeurs PDX dérivées directement d'échantillons de patients et greffées en souris immunodéficientes fournissent une représentation très précise des caractéristiques des tumeurs humaines. De plus, la possibilité de les greffer en parallèle dans un grand nombre de souris permet d'évaluer fiablement de nouvelles thérapies anti-tumorales en tests précliniques. Notre projet prévoit donc de tester maintenant sur des modèles de tumeurs de patients greffées les virus modifiés qui ont déjà été sélectionnés et validés sur modèles cellulaires sophistiqués. Notons que cess expériences réalisées au préalable sur modèles cellulaires ont permis de sélectionner 5 virus sur les 15 développés, et donc de réduire fortement le nombre de souris utilisées.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, le projet est conçu en étapes successives. Chacune permettra de sélectionner les meilleurs candidats de virus qui seront utilisés à l'étape suivante. Ainsi, l'efficacité d'infection et la dose optimale des différents virus sera d'abord mesurée ex vivo sur des tranches de tumeurs établies sur animaux, puis in vivo sur un nombre plus limité de tumeurs et de virus . Au final, seuls les meilleurs virus et tumeurs seront testés dans les expériences de mesure de la croissance tumorale. Dans chaque procédure, le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum sans mettre en péril la validité statistique des résultats. Le calendrier expérimental sera basé sur des expériences séquentielles. Cela permettra d'analyser les résultats et de modifier le protocole si besoin, afin de réduire le nombre d'expériences et d'animaux.

Raffinement

Les animaux bénéficient d'une période d'acclimatation d'une durée de 7 jours avant toute intervention. Ils seront suivis quotidiennement pour vérifier leur bien-être. Un suivi clinique quotidien sera fait. Si les souris commencent à présenter une perte de poids, même minime, de la nourriture en gel sera ajoutée. Des points limite précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Les interventions au cours des procédures expérimentales seront effectuées sous anesthésie locale ou générale.En cas de besoins, les animaux recevront un analgésique.

Choix des espèces

Des tumeurs de patients greffées directement dans des souris immunodéficientes s'avèrent actuellement le modèle tumoral incontournable pour de les études pré-cliniques en oncologie. Ils fournissent une représentation très précise des caractéristiques des tumeurs humaines. Nous avons donc choisi la souris en raison de la possibilité offerte d'utiliser ce modèle, en appliquant à ce projet les exigences de remplacement, de réduction et de raffinement nécessaires. Les souris seront utilisées à l’âge de 6 semaines, dans la phase de jeune adulte qui permettra un développement optimal de la tumeur.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 890
Souffrances
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890 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des femelles gestantes subissent une chirurgie pour introduire de l'ADN dans le cerveau des embryons, geste qui peut provoquer un avortement, ou reçoivent du tamoxifène par gavage, tandis que des souriceaux sont opérés à la naissance sous anesthésie sur glace. Les mères comme les petits sont ensuite tués pour prélever les cerveaux, le porteur jugeant les femelles non réutilisables après ces interventions. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'architecture de la région cérébrale étudiée.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de déterminer si les différents types de neurones dans une structure du cerveau appelée gyrus denté sont générés à partir des mêmes cellules ou de populations distinctes et à quel moment de la vie ils sont générés. Pour se faire, nous utiliserons une souris particulière qui permet l'expression de multiples protéines fluorescentes (les cellules d'une même couleur sont issues d'une même cellule).

Bénéfices attendus

Ce projet devrait contribuer à terme à élargir nos connaissances fondamentales sur le développement du gyrus denté, une structure du cerveau particulièrement impliquée dans la mémoire. Aussi cette compréhension sur l'origine des cellules du gyrus denté, permettra à terme de mieux les cibler pour éventuellement les manipuler et étudier leurs fonctions spécifiques.

Procédures

Les animaux seront soumis soit 1) à une chirurgie pendant la gestation pour faire rentrer de l'ADN dans le cerveau des embryons et ainsi induire l'expression des multiples protéines fluorescentes pendant la vie embryonnaire (30 min maximum), 2) soit à une chirurgie à la naissance pour faire rentrer de l'ADN dans le cerveau des souriceaux et ainsi induire l'expression des multiples protéines fluorescentes à la naissance (5 min), 3) soit à une injection pendant la gestation (1 injection, mois d'une minute) ou 4) après la naissance (1 injection, mois d'une minute)

Impact sur les animaux

La chirurgie sur souris gestante pour faire rentrer de l'ADN dans le cerveau des embryons peut conduire à un avortement si l’intégrité des vaisseaux sanguins ou de la paroi utérine est altérée lors de la procédure. Aussi, cette procédure sera effectuée par une spécialiste de ce type de chirurgie, ce qui garantit des gestes précis respectant l'intégrité de l'animal. Les sutures de la peau et des muscles peuvent s’ouvrir à la suite de cette procédure. Si les sutures de la peau ne se sont pas maintenues le jour suivant la chirurgie, de nouvelles sutures seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Si les sutures de l'abdomen ne sont à nouveau pas maintenues le jour suivant, l'animal sera mis à mort. L’anesthésie sur glace, nécessaire à faire rentrer de l'ADN dans le cerveau des souriceaux à la naissance, pourrait entraîner la mort des animaux si prolongée. Cependant, dans notre procédure, l’acte à réaliser pendant cette anesthésie est très court (moins de 1 minute) ce qui diminue très fortement cette éventualité. L’injection de tamoxifène par gavage chez les souris gestantes peut conduire à un stress des animaux. Pour réduire au maximum l’angoisse liée à cette injection, celle-ci sera effectuée par une personne expérimentée pour ce type d'approche. Chez la souris gestante, l'injection de tamoxifène peut conduire à un avortement ou à un problème de mise bas. Les femelles seront maintenues sous surveillance par l’expérimentateur jusqu’à la naissance. En cas de fausse couche, la mère sera mise à mort par dislocation de même en cas de problème de mise bas. Dans ce dernier cas, les souriceaux seront adoptés par des souris CD1/Swiss, préalablement gestantes au même stade. Les souriceaux seront sous surveillance lors de leur première semaine de vie. A la suite ce chaque procédure, nous réaliserons un suivi systématique quotidien des animaux. Nous utilisons des grilles permettant de scorer de façon objective le bien-être de l’animal par la mesure de son poids et l’évaluation de son apparence et de son comportement. A partir d’un score de 2, nous administrerons un analgésique (buprénorphine, 0.1mg/kg, sc, toutes les 6 à 12h jusqu'à amélioration) et à partir de 5, les animaux sont mis à mort.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car les cerveaux des animaux sont récupérés pour des analyses anatomiques. De plus les mères initialement gestantes seront également sacrifiées car elles auront déjà subi une incision de la peau et des muscles abdominaux ou une injection de tamoxifène. L’injection de tamoxifène peut engendrer des effets secondaires non compatibles avec la réutilisation de ces femelles quel que soit le protocole expérimental (reproduction ou autre).

Remplacement

N'existant pas de modèle in vitro ou in silico permettant de reproduire l'environnement complexe (multiples types cellulaires, architecture complexe…) caractéristique de la structure cérébrale d'intérêt (le gyrus denté), cette étude ne peut être réalisée que chez l'animal in vivo.

Réduction

Nous prévoyons d’utiliser le nombre minimal de souris nécessaire pour obtenir des analyses statistiques fiables et cohérentes, nombre dépendant de la technique utilisée. De plus, mâles et femelles seront utilisés. La taille de nos groupes expérimentaux est définie sur la base de nos expériences antérieures et en respectant des conditions statistiques précises. Pour les études anatomiques, notre expérience nous a permis de déterminer qu'un effectif de 8 animaux par groupe est nécessaire pour effectuer des analyses statistiques cohérentes.

Raffinement

Un soin particulier sera accordé à l’observation des animaux, en particulier lors des périodes post-chirurgie et post-injection. Pendant ces périodes, nous utiliserons des grilles permettant de scorer de façon objective le bien-être de l'animal par la mesure du poids, l’évaluation de l’apparence et du comportement. A partir d’un score de 2, nous administrerons un analgésique (buprénorphine, 0.1mg/kg, sc, toutes les 6 à 12h jusqu'à amélioration) et à partir de 5, les animaux seront mis à mort. En cas de fausse couche des souris gestantes, la mère sera mise à mort par dislocation. Si les sutures de l'abdomen ne sont pas maintenues 2 j après la chirurgie, l'animal sera mis à mort. En cas de problème de mise bas suite à l'injection de tamoxifène, la souris gestante sera mise à mort par disolocation et les souriceaux seront adoptés par des souris CD1/Swiss, préalablement gestantes au même stade. En dehors de ces périodes, les points limites reposent sur des critères généraux de bien être qui seront évalués à travers la surveillance quotidienne effectuée par les zootechniciens. De plus, des traitements appropriés (anesthésie, anti-douleur) seront utilisés pour pallier à la douleur associée aux opérations chirurgicales. Concernant l’hébergement, les animaux seront hébergés dans des cages en présence de litière favorisant l’absorption des liquides vers le bas (par conséquent, la surface de la litière reste saine plus longtemps). Ces cages sont transparentes afin de favoriser le contact visuel. Ils auront également à leur disposition des formes d’enrichissement (carrés de coton) afin de réduire l’ennui et le stress. Les souris seront hébergées en cage collective. Seules les souris gestantes seront isolées sur une courte période, à partir de l'injection de tamoxifène ou le jour de la chirurgie (donc à E12.5, E13.5 ou E14.5). Cet hébergement permet d'identifier correctement les portées, ce qui est difficilement possible dans le cas d'un hébergement collectif de femelles gestantes.

Choix des espèces

Le modèle utilisé dans ce projet est la souris car il fait appel à une lignée génétiquement modifiée développée uniquement chez la souris. Dans la structure cérébrale étudiée, différents types de neurones sont générés de la vie embryonnaire à l'âge adulte. Nous ciblerons les cellules à l'origine de ces neurones et ce à différents moments de la vie de l'animal: 1) pendant la vie embryonnaire, 2) à la naissance , 3) en période juvénile (à 3 semaines de vie) et à 4) l'âge adulte (à 12 semaines de vie). Ces temps précis d'analyse ont été choisi en fonction de la littérature et de nos études précédentes.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 75
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 75
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 75

75 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie sous anesthésie pour créer une plaie cutanée puis y greffer un substitut de peau suturé, et reste ensuite hébergé seul pour éviter que les souris ne s'arrachent les greffes, ce que le porteur reconnaît comme une source de stress. Les souris sont tuées par lots à trois, sept, douze, vingt-huit et quatre-vingt-dix jours pour analyser la greffe. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet de caractériser sur la durée la résorption d'un substitut greffé.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont 1) d’évaluer chez la souris la fonctionnalité d’un nouveau substitut dermique développé selon une nouvelle technique de fabrication brevetée, en comparaison avec un substitut dermique acellulaire commercial, 2) et d’évaluer sa résorption progressive au cours du temps. Les substituts dermiques seront greffés sur des souris possédant un système immunitaire fonctionnel après induction d’une plaie cutanée. Des prélèvements seront effectués à différents temps après réalisation de la greffe de substitut dermique pour la réalisation d'analyses spécifiques.

Bénéfices attendus

Les substituts dermiques sont des biomatériaux capables de remplacer temporairement ou définitivement une partie de la peau et constituent une alternative précieuse pour la gestion des plaies lorsque les thérapies standards sont un échec. Cependant, sélectionner le bon substitut n’est pas une décision thérapeutique aisée. Le développement de nouveaux substituts dermiques acellulaires biosynthétiques constitue une des nouvelles voies envisagée pour traiter les plaies chroniques qui ne cicatrisent pas, les greffes de tissus mous chez les patients présentant des brûlures à épaisseur partielle, des plaies chirurgicales… Les analyses qui seront effectuées vont permettre d'évaluer les substituts dermiques acellulaires et de valider et/ou d’améliorer leur process de fabrication.

Procédures

Les souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’induction de la plaie cutanée et la réalisation ou non des greffes de substitut dermique effectuées sous anesthésie. Un substitut dermique sera placé dans la plaie cutanée et suturé en plusieurs points indépendants. Un traitement analgésique des souris sera administré 1 heure avant la chirurgie puis 6 heures, 12 heures et 24 heures après. La chirurgie sera réalisée en 20 minutes environ et ne sera effectuée qu’une seule fois. Les greffes de substitut dermique ou les plaies cutanées seront protégées par des pansements et compresse changés 2 fois par semaine, et des observations et un scoring de différents paramètres seront réalisés lors de chaque change effectué. Un suivi quotidien de l’ensemble des souris sera réalisé pendant toute la durée des expérimentations. Le maintien des souris greffées ou non en cage individuelle sera nécessaire pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles les pansements, la compresse et surtout le substitut dermique greffé.

Impact sur les animaux

L’induction de la plaie cutanée et de la procédure de greffe ou non de substitut dermique pourra engendrer une souffrance passagère des animaux mais qui sera limitée au maximum par une couverture analgésique appropriée avant et après la chirurgie effectuée. L’hébergement en cage individuelle des souris greffées ou non, nécessaire tout au long de l’étude pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le substitut dermique, les pansements, la compresse et la bande de sparadrap, peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes mais cet effet sera limité par l’utilisation de cages transparentes, permettant à chaque souris de voire au moins une de ses congénères.

Devenir

Procédure expérimentale 1 (seule procédure expérimentale) : les 75 souris seront mises à mort à différents temps après réalisation de la greffe ou non de substitut dermique, 3, 7, 12, 28 et 90 jours après, avec 5 souris par temps de prélèvement. Un prélèvement cutané sera réalisé au large de la région greffée ou non pour réaliser un ensemble d’analyses permettant de caractériser les effets des substituts dermiques testés.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant de caractériser sur un temps prolongé la fonctionnalité et la résorption de substituts dermiques greffés, processus dépendants de mécanismes complexes. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé sur la base de résultats d’études précédentes obtenus sur ce modèle de greffe cutané. D’autre part, la réalisation de l’ensemble des analyses envisagées sur un même prélèvement cutané permet de limiter le nombre d’échantillons et donc d’animaux nécessaires.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de l’induction de la plaie cutanée puis de la réalisation de la greffe cutanée (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle), effectuées toutes deux sous anesthésie générale, ainsi qu’après réalisation de la greffe cutanée (analgésie post-opératoire). Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré deux fois par semaine à chaque renouvellement de pansement, et si une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal atteint est observée ou si des signes d’infection de la plaie greffée, ou des modifications du comportement des animaux sont observés, ceux-ci seront mis à mort dans des conditions éthiques. Des bâtonnets d’ouate seront placés dans chaque cage comme dispositif d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacés lors de chaque change de litière.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet en raison de sa taille et de sa facilité de manipulation permettant d’induire une plaie cutanée représentative des plaies à traiter chez l’Homme. Son utilisation est largement décrite dans la littérature scientifique pour les études sur les greffes cutanées et pour le développement de substituts cutanés. Les animaux seront des souris âgées de 6 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 7 semaines pour le démarrage des expérimentations. Cela correspond à l’âge de souris décrit dans la littérature scientifique pour la réalisation d’études sur des greffes cutanées (généralement 6 à 8 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 11232
Souffrances
▲ 40
▲ 552
▲ 10000
▲ 640
Devenir
 -
 -
 -
 11232

11 232 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère, une partie sous anesthésie sans réveil. Adultes et nouveau-nés reçoivent des injections sous-cutanées, intra-péritonéales ou intracérébrales de vecteurs viraux, certains souriceaux subissant une imagerie sous anesthésie dont ils ne se réveillent pas, pour étudier le rôle des cellules immunitaires des méninges dans le développement du cerveau. Le porteur mentionne des études comportementales vers trente jours sans en préciser la nature. Il affirme qu'on "ne peut pas se passer" du modèle animal, tout en évoquant des cultures de neurosphères qui pourraient réduire le nombre de souris.

Objectifs

La surface du système nerveux central (SNC) est protégée par des membranes : les méninges. La découverte récente de la diversité des populations immunes y résidant et leur capacité à interagir avec le cerveau (influence sur le comportement, migraine, méningites, sclérose en plaque, …) ouvre de nouvelles perspectives en termes de recherche fondamentale et thérapeutique. Les cellules immunitaires les plus représentées dans les méninges sont les macrophages. D’autre part les méninges pénètrent profondément dans le cerveau entre les sous structures majeures du cerveau dont l’hippocampe, le siège de la neurogénèse. Dans ce contexte, mon projet a plusieurs objectifs : -1 : étude de l’implication des Macrophages Méningés (MM) et autres cellules immunitaires méningées au cours de la neurogénèse cérébrale physiologique- 2 : étude de leur implication dans la coordination de la croissance cerveau/crâne (rôle d’interface très important) -3 : étude de leur implication dans les troubles cognitifs postnataux dus à une inflammation au cours du développement cérébral (correspondante au troisième trimestre de gestation chez l’homme). Notre première stratégie sera de supprimer les macrophages méningés (MM) : soit par injection sous cutanée locale dde drogue dans des souris de type sauvage (déplétion chimique) ; soit par une approche génétique utilisant différents modèles de souris transgéniques. La seconde stratégie sera d’inactiver localement les gènes trophiques exprimés spécifiquement par les macrophages. Ces deux stratégies seront réalisées d’une part chez des souris adultes stimulées par activité physique, et d’autre part à des stades développementaux clés dans la maturation du système nerveux central. Nous évaluerons les conséquences de l’absence ou du dysfonctionnement des macrophages sur la neurogenèse cérébrale et le comportement.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce travail est de comprendre comment les cellules immunitaires des méninges interagissent avec le développement du cerveau. Du fait de la complexité des interactions cellulaires ainsi que du rôle de la vascularisation dans ce procédé (pour l’apport des cellules immunes), il n’est pas possible de se passer d’un modèle animal, et les études in vitro et in silico, bien qu’intéressantes, ne suffiront pas à comprendre la réponse immune du système nerveux central (SNC) dans son ensemble. L’organisation physique des tissus entre eux est cruciale et ne peut pas être modélisée in vitro. Les retombées de ces recherches au niveau fondamental mais aussi appliqué (découverte de thérapies ciblant les maladies inflammatoires et neurodégénératives) pour l’Homme constituent une justification éthique importante pour faire valoir notre projet impliquant des expériences sur animaux in vivo. Concrètement, nous espérons que ce projet nous apportera les bénéfices suivants : - A court/moyen terme, une meilleure compréhension du rôle physiologique des macrophages méningés (MM) dans 1) le neurodéveloppement, 2) la formation biomécanique du crâne et des méninges, 3) le comportement. - A moyen/long terme : permettre l’identification de candidats exprimés/sécrétés par les macrophages méningés (MM) impliqués dans la neurogénèse afin de pouvoir développer des stratégies thérapeutiques originales et innovantes basées sur la régulation des MM dans les troubles neurodéveloppementaux ou dans des maladies neurodégénératives.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections sous cutanées, intrapéritonéales, de molécules non toxiques à des volumes et des doses en accord avec l'âge et le poids des souris. Une minorité d’animaux seront soumis à des injection intracérébrales. Chez les adultes de 6 à 8 semaines : i) Injection sous cutanée sous la peau du crâne (acte de 30s sur animal vigile) d’un composé non toxique permettant de dépléter uniquement les macrophages des méninges tous les 2 jours pendant 15 jours soit 7 injections chez les animaux de type sauvage, ou 2 injections à 24 h d’intervalle juste avant la fin de l’expérience chez les animaux transgéniques. ii ) Injection unique intra- péritonéale (acte de 30s sur animal vigile) d’un composé non toxique permettant de tracer la formation des nouveaux neurones. iii) Injection intracérébrale de vecteurs viraux (virus inactivé transporteur de molécules) chez certains animaux de type sauvage : injection unique avec analgésie préventive sous anesthésie générale (durée 1h). iiii) prélèvement sanguin unique au coin de l’œil : sous anesthésie générale gazeuse en un geste de 30s juste avant la mise à mort de l’animal. Chez les souriceaux 0 à 10 jours : i) Injection sous la peau de la nuque (acte de 30s sur animal vigile) 3 injections maximum (une injection tous les 2 jours) chez les animaux de type sauvage et 2 injections chez les animaux transgéniques) dans le cas d’un composé non toxique permettant de dépléter uniquement les macrophages des méninges. 2 injections à 8 jours d’intervalle dans le cas de l’injection d’un marqueur de calcification. ii) Injections intra- péritonéales (acte de 30s sur animal vigile) : une injection unique dans le cas d’un composé non toxique permettant de tracer la formation des nouveaux neurones, 2 injections à 24h d’intervalle dans le cas d’un composé activant le système transgénique (uniquement pour certains modèles), une injection unique de toxine bactérienne ou alternativement 2 injections par jour à 6 h d’intervalle pendant 5 jours soit 10 injections totales d’une cytokine pour les animaux rentrant dans l’étude sur l’inflammation périnatale. iiii) Injection intracérébrale de vecteurs viraux (virus inactivé transporteur de molécules) chez certains animaux de type sauvage : injection unique avec analgésie préventive sous anesthésie générale (durée 20mn). V) Imagerie intra-vitale dans une procédure : pendant 1h sous anesthésie générale sur des souriceaux de 15 jours qui ne seront pas réveillés.

Impact sur les animaux

Les différents effets indésirables pouvant intervenir sont : une douleur au site d’injection en particulier pour les injections sous cutanées sous la peau du crâne ou sous la peau de la nuque, une mauvaise réaction à la molécule injectée ou un impact sur la croissance, du stress en particulier au moment des études comportementales à 30 jours, du stress pour la mère et pour les souriceaux, de la douleur au réveil lors des injections intracérébrales. Un contrôle quotidien de l’état de santé des souris, avec une grille de score pour chaque procédure permettra la détection d’anomalies. Si nous détectons une douleur, souffrance ou détresse, que nous n’arrivons pas à réduire par analgésie, l’animal sera euthanasié immédiatement. Dans le cas particulier des souriceaux, nous vérifierons également le comportement maternel, l’allaitement et la croissance des souriceaux. A la fin de chaque procédure les souris seront euthanasiées selon les méthodes réglementaires pour prélever méninges et cerveau.

Devenir

Chaque procédure nécessite l'euthanasie de tous les animaux selon les méthodes réglementaires pour prélever méninges et cerveau afin de les analyser.

Remplacement

L’objectif de ce travail est de comprendre comment les cellules immunitaires des méninges interagissent avec le développement du cerveau. Du fait de la complexité des interactions cellulaires ainsi que du rôle de la vascularisation dans ce procédé (pour l’apport de cellules immunes), il n’est pas possible de se passer d’un animal modèle, et les études in vitro et in silico, bien qu’intéressantes, ne suffiront pas à comprendre la réponse immune du SNC dans son ensemble. L’organisation physique des tissus entre eux est cruciale et ne peut pas être modélisée in vitro. Les retombées de ces recherches au niveau fondamental mais aussi appliqué (découverte de thérapies ciblant les maladies inflammatoires et neurodégénératives) pour l’Homme constituent une justification éthique importante pour faire valoir notre projet impliquant des expériences sur animaux in vivo. Puisque nous ne pouvons pas nous affranchir du modèle animal, nous réduirons au maximum le nombre d’animaux utilisés en suivant la règle des 3R. Certains axes du projet seront développés en utilisant en parallèle une approche de culture de neurosphères afin d’évaluer l’effet sur la neurogenèse de certains facteurs protéiques sécrétés par les macrophages présélectionnés par notre étude in vivo. Ceci nous permettra, nous l’espérons, de réduire encore le nombre de souris et les remplacer par un modèle in vitro.

Réduction

Nous tenterons de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en effectuant des expériences pertinentes et complètes. Nous utiliserons des tests statistiques adéquats pour planifier nos expériences en fonction de la littérature et des données internes de l’équipe. Nous utiliserons plusieurs tissus du même animal (méninges, cerveau, crâne et sang). Les données quantitatives générées seront analysées statistiquement par le test de t de Student. Pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs, le nombre d’individus nécessaire est de 20 animaux par groupe dans chaque procédure et 40 animaux par groupe pour les études comportementales. Nous utiliserons donc 11232 souris pour l’ensemble de ce projet sur cinq ans. Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, les études comportementales seront réalisées avant l'euthanasie de l'animal et le prélèvement des structures cérébrales. Les souriceaux utilisés pour l’étude de la neurogénèse (déplétion génique ou chimique des macrophages et mastocytes des méninges) se verront prélever les méninges et le crâne dans le cadre de l’étude sur la formation du crâne. Les souris proviendront d’établissements éleveurs, fournisseurs localisés et de collaborateurs.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des animaleries protégées, concues dans le respect de la réglementation et des principes éthiques liés à l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques et exemptes d’organismes pathogènes spécifiques. Les conditions de l’animalerie sont contrôlées (température, hygrométrie, photopériode). Les cages de 530cm2 seront utilisées pour limiter le stress des animaux (100cm2 de surface par animal au minimum, dômes protecteurs et matériel pour la confection de nids). Des précautions supplémentaires seront prises sur les souriceaux : après manipulation l’utilisateur se frottera les mains avec la sciure en provenance de la cage de la mère, ce qui limitera les dépôts d’odeur et favorisera la réintégration au sein du nid. Les souriceaux seront réchauffés grâce à une lampe à infra-rouge, avant d’être replacés. Les injections seront réalisées par des personnes formées à la manipulation des nouveaux nés avec du matériel adapté aux nouveaux nés. L’état de santé des animaux sera évalué quotidiennement selon 5 grands critères : 1-apparence globale (apparence physique et grimace), 2- Respiration et oxygénation (fréquence respiratoire et/ou coloration des extrémités), 3- évolution pondérale individuelle 4 – comportement (provoqué ou non) et continuité de l'accouplement, 5- autres observations (saignement ou tout autre signe clinique jugé par le technicien expérimenté). Une grille de score spécifique à l'âge avec évaluation de la douleur sera complétée. Les points limites nécessitant l’observation accrue, soulagement de l’animal (buprénorphine sous cutanée 0,1mg/kg qui sera répétée toutes les 12 heures) ou l'arrêt de la procédure avec euthanasie seront détaillés dans chaque procédure. Ce sont : poils hirsutes, dos arrondi, fréquence respiratoire augmentée et rythme instable, pâleur ou cyanose, perte de poids individuelle >20%, comportement anormal, hypo-mobilité, isolement, défaut d’alimentation ou d’hydratation, diarrhées, saignements, et en particulier pour les souriceaux, abandon par la mère, décoloration.

Choix des espèces

De nombreux modèles physiopathologiques étant partagés entre l’homme et la souris, nous utiliserons des souches de souris consanguines ainsi que des lignées génétiquement modifiées. De plus, le vaste développement de modèles transgéniques (pour cibler et visualiser des populations cellulaires précises) et l’utilisation d’une grande variété de drogues déjà testées chez la souris permet de tester plus rapidement et plus efficacement nos hypothèses. Enfin, nos modèles d'étude sont fréquemment utilisés chez la souris et leur physiopathologie est donc bien décrite. Pour toutes ces raisons, le modèle murin représente le modèle le plus prometteur pour effectuer notre étude. Nous utiliserons des souris de 6 à 8 semaines (J42 à J56) mâles et femelles afin d’évaluer l’impact des macrophages méningés sur la neurogénèse adulte avec ou sans activité physique. Nous utiliserons également des souriceaux à des âges clés du développement neuronal. Ainsi pour les études de neurogenèse et de croissance cerveau-méninges- crâne, les gestes techniques seront réalisés entre J0 et J9 avec analyse à J3 ou J7 ou J10 en fonction des questions posées. Pour les études cognitives, les gestes techniques seront réalisés de J1 à J5 (correspondant au 3ème trimestre de gestation chez l'homme) avec analyse à J8 ou J30.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Maladies infectieuses
Souris : 50
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 50

50 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infestées par gavage avec des œufs du parasite Echinococcus multilocularis, dont le développement d'une masse larvaire dans l'abdomen provoque une prise de poids progressive et des difficultés de locomotion, avant une prise de sang intracardiaque et une autopsie. Le porteur fixe un point limite de poids à 60 grammes et prévoit la mise à mort des souris présentant des troubles locomoteurs trop importants. Sur le remplacement, il se borne à affirmer qu'il n'existe pas de méthode in vitro pour suivre la dissémination du parasite.

Objectifs

Les échinococcoses sont responsables de zoonoses (infections ou maladies pouvant se transmettre directement ou indirectement entre les animaux et les humains) parasitaires dues à un ver plat (Cestode) qui peut infecter l'homme sous son stade larvaire. Deux formes sont décrites en France: l'échinococcose alvéolaire (EA) et l'échinococcose kystique (EK), causées par des espèces d’échinocoques différentes. Cette demande ne concerne que l'échinococcose alvéolaire. L'échinococcose alvéolaire (EA) touche principalement le foie chez les personnes infectées, après une incubation jusqu‘à 15 ans. Trente cinq nouveaux cas humains d'EA sont diagnostiqués en moyenne tous les ans en France. Chez l'homme la maladie est très invalidante et ce diagnostic, en général tardif, est suivi de l'instauration d'un traitement à vie ou d'une exerèse partielle du foie. Dans certains cas, des antigenes parasitaires sont retrouvés dans la circulation sanguine. L’agent causant cette maladie est Echinococcus multilocularis, qui comme tous les Taenidae, boucle son cycle de développement en passant par 2 hôtes : un rongeur (en général le campagnol terrestre) comme hôte intermédiaire qui héberge le stade larvaire et un carnivore (en général le renard) comme hôte définitif porteur du stade adulte (vers) dans ses intestins. L'homme se contamine par ingestion des œufs microscopiques du parasite disséminés dans l’environnement via les fèces des hôtes définitifs. Ce projet vise à infester des souris avec des œufs d’ Echinococcus multilocularis par voie orale. La forme larvaire du parasite obtenue suite aux infections expérimentales servira : => au suivi du développement de la forme larvaire suite a une infestation par la voie naturelle notamment en vue d’une détection précoce et facilitée pouvant attester de la survie du parasite => à suivre la cinétique d’apparition de marqueurs (antigènes et ADN libre circulant) et leurs localisations dans différents organes en complément du développement usuel de lésions hépatiques.

Bénéfices attendus

Ces données récoltées doivent permettre de 1/contribuer à une meilleure compréhension de la dissémination du parasite notamment des échinoccoses secondaires (dissémination depuis la lésion hépatique initiale), 2/compléter les informations sur la détection d’ADN libre circulant pouvant être un marqueur de la survie du parasite chez les patients sous traitement et 3/émettre des hypothèses sur la potentielle manipulation comportementale de l’hôte par le parasite

Procédures

Tous les animaux seront : 1/ anesthésiés à J0 pour gavage avec des oeufs d'échinocoques (durée totale= moins d'une minute). 2/ anesthésiés (le dernier jour de leur suivi) pour subir une prise de sang totale par voie intra-cardiaque, et une autopsie pour collecte d'organes (durée totale = environ 10/15 minutes)

Impact sur les animaux

L'infestation par le parasite entraine une prise de poids progressive des souris en raison du dévelopement de la masse parasitaire dans l’abdomen, qui à terme entraine des difficultés de mobilité/locomotion.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort pour autopsie puis collecte d'organes/sang.

Remplacement

Il n'existe actuellement pas de méthode alternative in vitro pour le suivi de la dissémination de marqueurs du parasite chez son hôte.

Réduction

Le projet utilisera 50 souris sur 2 ans. Cela se justifie par l’infestation par deux souches parasitaires différentes de 2 fois 5 lots de 5 souris qui seront euthanasiées à 15 jours, 1, 2, 3 et 6 mois post infestation afin de disposer d’une cinétique du developpement parasitaire . De par notre expérience, nous savons qu'environ 3 souris infectées sur 5 développent une forme larvaire au niveau du foie L’effectif a donc été estimé à 25 animaux/an/souche testée, soit 50 souris afin de pouvoir étudier la présence potentielle de marqueurs parasitaires.

Raffinement

Les prises de sang intracardiaques seront réalisées sous anesthésie gazeuse et injectable. Une analgésie sera pratiquée 1 heure avant l'anesthésie. Les souris seront surveillées tous les jours. Une pesée mensuelle permettra de suivre l'atteinte d'un point limite fixé à 60 grammes. Si toutefois, les souris montrent des signes de mal-être, des problèmes locomoteurs trop importants, alors les animaux seront mis à mort. L'observation d'une pathologie intercurrente qui ne peut être soignée (ou entraînant une douleur qui ne peut être contrôlée) entraîne la mise à mort compassionnelle de l'animal.

Choix des espèces

Les hôtes intermédiaires d'Echinococcus multilocularis sont les rongeurs sauvages et plus particulièrement le campagnol. Comme il n'existe pas de méthode alternative in-vitro pour suivre la diffusion de marqueurs dans l’organisme de l’hôte, il est nécessaire d'utiliser un modèle souris. Notre expérience a montré que le stade de développement des animaux n'avait pas d'influence sur la sensibilité au parasite et le developement de la forme larvaire. Les souris utilisées auront un poids compris entre 10 et 20 grammes.