Souris
Etude pilote d’injections intracérébrales à P2
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
80 souriceaux vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À l'âge de deux jours, ils reçoivent une injection dans le cerveau de bleu de méthylène ou de solution saline sous anesthésie par hypothermie sur la glace, 60 étant tués juste après l'injection et 20 gardés jusqu'au sevrage. Le porteur indique que des pertes sont attendues du fait du jeune âge et du rejet des petits par la mère après l'injection. Cette étude ne teste aucun traitement, elle sert à caler le geste avant une future recherche de thérapie génique contre la sclérose latérale amyotrophique, et le porteur affirme que la souris reste un modèle "indispensable".
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurologique caractérisée par une mort sélective des motoneurones. Son issue est fatale en quelques années après le diagnostic, par paralysie progressive provoquant une insuffisance respiratoire. L'incidence et la prévalence de la SLA sont dans le monde respectivement de 2 et 8/100 000 personnes et concernent principalement les personnes de plus de 40 ans. La durée de vie après le diagnostic est d'environ 2 ans. Malgré les efforts déployés pour comprendre cette maladie, il n'existe à ce jour aucun traitement efficace. Certains cas de SLA sont présents au sein d’une même famille, on parle de SLA familiale. Elle est due à des mutations de gènes. L'une d'elle provoque des SLA extrêmement sévères, avec un début des symptômes entre l’adolescence et la quarantaine et une progression très rapide menant au décès en quelques mois suivant le diagnostic. Afin de reproduire cette mutation, un modèle de souris SLA présentant la mutation a été généré. Ces souris développent des troubles moteurs associés à une perte progressive des motoneurones. La thérapie génique est une approche prometteuse, notamment par modification du génome pour corriger cette mutation. Les virus adéno-associés (AAV) en thérapie génique servent de « moyen de transport » pour apporter du matériel génétique dans les cellules cibles. Ils sont souvent utilisés en raison de leur non toxicité et de la stabilité à long terme de l’expression des gènes thérapeutiques dans le cerveau de rongeurs, de primates, mais aussi chez l'homme. Néanmoins, l’injection d’AAV chez des souris de 6 semaines n’a pas permis l’expression du virus chez les souris à l’âge adulte. Une hypothèse serait que l'expression du virus se fasse à un stade trop tard du développement cérébral. L'objectif de ce projet est donc de mettre en place des injections dans le cerveau chez la souris à l'âge de deux jours, pour permettre la libération de matériaux génétiques dans l'ensemble du système nerveux central. Dans cette étude pilote nous utiliserons du bleu de méthylène pour confirmer nos sites d'injections. Après la mise au point de ces injections, des injections avec des AAV seront réalisées dans un modèle de souris SLA, afin de valider l'effet thérapeutique (cette étude fera l'objet d'une demande d'autorisation séparée).
Bénéfices attendus
Ce projet méthodologique permettra de mettre en place un protocole pour des injections intracérébrales chez la souris à un stade de développement précoce. Cette étude pilote précède une étude de thérapie génique reposant sur l'injection de virus AAV dans le cadre de la sclérose latérale amyotrophique. A long terme, ce projet permettra de mettre en place de nouveaux traitements contra cette maladie incurable.
Procédures
Une seule injection sera réalisée en intracérébrale avec du bleu de méthylène ou une solution saline chez chaque souris à l'âge de deux jours. Les souris seront anesthésiées sur la glace. Le temps total de la procédure est de 10 min : Anesthésie sur glace de la souris : 10 min (cela inclus le temps d'endormissement de l'animal et la préparation à l'injection (désinfection du crâne, prise de coordonnées.) Injection intracérébrale de la souris : 25 sec
Impact sur les animaux
Une perte du nombre d’animaux est attendue lors des injections, également à cause du jeune âge des animaux et du rejet de la mère après les injections.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort en fin d'expérience pour prélever les cerveaux.
Remplacement
Les cultures cellulaires ne permettent pas de modéliser l'aspect intégré des pathologies neurologiques. Nous avons donc besoin de recourir à des modèles animaux qui présentent une organisation du système nerveux proche de celle de l'homme pour réaliser ce projet de recherche. Du fait de la complexité du mécanisme que nous étudions, le modèle animal comme la souris reste indispensable.
Réduction
Cette étude pilote vise à acquérir le geste technique ainsi, pour la reproductibilité du geste technique et la justesse des coordonnées d'injections ainsi que l'étude de la survie des animaux, nous utiliserons 80 souriceaux : 60 sacrifiés immédiatement après les injections et 20 maintenus en vie jusqu'au sevrage. Il n'y aura pas d'analyse statistique.
Raffinement
Ainsi, afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum, cages propres, nids d'enrichissement) permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance des animaux. Lors des injections, en cas de signe de souffrance, le personnel qualifié pourra décider de l'arrêt de la chirurgie et de l'euthanasie de l'animal. Le réveil de l'animal se fera sur une couverture chauffante (37°C). Pour limiter toute souffrance chez l'animal nous suivrons les points limites suivants : -Si une souris présente des difficultés respiratoires, se réveille et/ou présente des signes de douleur durant l'injection ou au réveil, elle sera mise à mort. Les animaux maintenus en vie jusqu'au sevrage seront surveillés quotidiennement. -Si 24h après les injections une souris ne présente pas de "poche de lait" dans l'abdomen, c’est-à-dire qu'elle n'a pas pu s'alimenter avec le lait de sa mère, elle sera mise à mort -Si une souris ne retrouve pas une température corporelle normale c’est-à-dire présente une couleur bleue/violacée après les injections ou lors du retour à la mère, elle sera mise à mort. Durant le développement des souris nous contrôlerons la présence de signes cliniques d’affaiblissement (poil hirsute, prostration, difficultés à se déplacer, difficultés à s’alimenter...) Lors des injections les souris seront anesthésiées sur glace, il s'agit d'une méthode couramment utilisée pour induire une anesthésie chez les rongeurs avant l'âge de 7 jours lors d'interventions chirurgicales. Cette technique a été validée comme sûre et efficace et repose sur le fait que les très jeunes rongeurs sont poïkilothermes (c’est-à-dire régulent leur température avec celle de l'environnement). L'hypothermie profonde fournit à la fois une immobilisation et une analgésie de l'animal.
Choix des espèces
Dans le domaine de recherche sur les maladies neurologiques, la souris est un modèle de choix. Les études réalisées avec ce modèle sont reproductibles et simples d'un point de vue expérimental. Les souris présentent une organisation du système nerveux proche de celle de l'homme. Enfin, nous possédons une grande expertise avec ces modèles et le matériel chirurgical et médical est adapté à ce modèle. Les animaux seront injectés à P2, pour valider notre protocole et confirmer les sites d'injection.
Caractérisation des anomalies des cellules du système immunitaire dans une maladie immunologique héréditaire rare, le syndrome WHIM.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 206 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont irradiées pour préparer une greffe de cellules souches, reçoivent des injections intraveineuses et intrapéritonéales quotidiennes pendant trois semaines et des prélèvements sanguins, avant d'être tuées pour prélever rate et moelle osseuse. Le porteur indique que l'irradiation peut provoquer perte de poids et diarrhées, et les injections répétées un stress et une ulcération au point d'injection. Il reproduit chez la souris l'anomalie du syndrome de WHIM, maladie humaine rare, et affirme que le modèle murin est "indispensable".
Objectifs
Chaque jour, le corps humain produit quelques 500 milliards de cellules sanguines qui regroupent globules blancs et rouges. Ces cellules sont toutes générées à partir de cellules souches (= cellules à l'origine des cellules du sang) présentes dans la moelle osseuse (MO) au niveau de « niches » (site spécialisé) qui fournissent les facteurs et les signaux nécessaires à la production des cellules du sang. Un des signaux importants dans la formation des cellules du sang est apporté par des molécules de la famille des chimiokines (molécule ayant un rôle dans le guidage des cellules). Une anomalie d'un des récepteurs à une chimiokine a été mise en évidence dans une pathologie humaine rare, le syndrome de WHIM, qui se caractérise par un nombre de globules blancs très faible dans le sang. L’objectif de notre projet consiste à comprendre le rôle exact joué par une chimiokine et son récepteur dans la production des globules blancs à partir des cellules souches. Pour cela nous utiliserons un modèle de souris présentant la même anomalie du récepteur à une chimiokine que celle identifiée chez les patients.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le syndrome de WHIM et le rôle du récepteur à une chimiokine dans cette pathologie. L’objectif à moyen terme sera d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, qui pourront alors conduire à la mise en place de thérapeutiques ciblées applicable à cette maladie rare mais également à d’autres pathologies, comme le cancer du sang ou certaines maladies auto-immunes (dérèglement du système immunitaire qui s’attaque à ces propres cellules) où l’expression du récepteur est également anormale.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, nous serons amenés à mettre en place un modèle de greffe de cellules. Cela consiste en un conditionnement des souris (irradiation) permettant de « faire de la place » dans la moelle osseuse en vue de l’injection de nouvelles cellules souches. L’étape d’irradiation dure 2 fois 6 minutes (avec un délai de 3h entre les 2 cycles d’irradiation). Les souris ainsi conditionnées seront injectées avec des cellules souches (normales ou ayant une anomalie d’expression du récepteur) par voie intraveineuse (veine de la queue, durée de l’injection 30 secondes réalisée sur souris non anesthésiées). Afin de comprendre précisément le rôle de ce récepteur dans la biologie des cellules souches, nous serons amenés à traiter les souris (normales ou présentant la modification du récepteur) avec des produits chimiques n’ayant pas d’effets toxiques sur l’animal mais permettant de suivre les cellules souches (prolifération, localisation dans la moelle osseuse). Ces produits seront injectés par voie intrapéritonéale (dans l’abdomen des souris non anesthésiées, durée 20 secondes) une seule fois ou chaque jour pendant 3 semaines ou par voie intraveineuse (veine de la queue, durée de l'injection 30 secondes). Afin de suivre le développement des cellules souches dans l’organisme, nous réaliserons dans certains protocoles expérimentaux des prélèvements de sang (au niveau de la veine de la joue, sur souris non anesthésiées, durée de 10 secondes).
Impact sur les animaux
Suite à l’irradiation des souris, il est possible d’observer dans les deux semaines qui suivent des effets indésirables telles que la perte de poids et des diarrhées. L’injection des produits chimiques ne doit pas conduire à des effets indésirables (injection dans une solution neutre à des concentrations connues pour ne pas avoir d’effet sur le bien-être des souris). Néanmoins, les injection répétées quotidiennement pendant 3 semaines peuvent entrainer un stress de l’animal (contention régulière) et une ulcération au point d’injection.
Devenir
Toutes les souris seront euthanasiées à la fin de chaque procédure expérimentale afin de prélever les organes (rate, moelle osseuse) pour effectuer les analyses nécessaires.
Remplacement
L’utilisation du modèle murin dans ce projet est indispensable pour étudier le développement des cellules du sang à partir des cellules souches, tels qu’il se déroule dans un organisme vivant. En effet, cela fait intervenir de nombreuses interactions (cellules/cellules et/ou cellules/environnement) qui peuvent à ce jour difficilement être reproduites en dehors d’un organisme vivant entier.
Réduction
Nous avons réalisé des analyses statistiques nous permettant de déterminer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats interprétables scientifiquement. De plus, nous avons développés des analyses de cultures cellulaires (n'utilisant pas l'animal) afin de limiter le nombre d’animaux nécessaires.
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupe dans un environnement enrichi (présence de tunnel en carton, papier kraft pour faire des nids et buchettes en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux sera réalisé afin de détecter des signes de mal-être. Ceci sera complété par un suivi clinique hebdomadaire s’appuyant sur une fiche d’évaluation regroupant l’évaluation de différents paramètres (poids, comportement, apparence physique). En fonction du score, différentes actions seront mises en place allant d’une surveillance accrue (bi-quotidienne) à l’ajout de nourriture dans la cage ou à l’euthanasie anticipée de la souris.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour l'étude du développement des cellules du sang en raison aux fortes similitudes entre la souris et l’Homme. De plus, le gène codant pour le récepteur à la chimiokine étudié dans ce projet est très conservée entre l’Homme et la souris, rendant pertinent son étude et transposable à l’Homme. Les souris utilisées seront des souris adultes afin qu’elles aient le système sanguin totalement développé et fonctionnel.
Liens émergents entre la sénescence cellulaire, la transition épithéliomésenchymateuse, et l’invasion tumorale précoce
- Recherche fondamentale
- Oncologie
136 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules cancéreuses humaines dans la glande mammaire sous anesthésie, puis un gavage répété d'une molécule, avant d'être tuées pour prélever leurs tissus. Le projet cherche à établir un lien entre sénescence cellulaire et invasion tumorale, avec des retombées thérapeutiques renvoyées au long terme et à une "preuve de concept". Le porteur affirme qu'on ne peut pas recréer in vitro la complexité d'un "organisme entier".
Objectifs
La sénescence cellulaire ou vieillissement cellulaire est associée à un arrêt de la croissance cellulaire. Le cancer est considéré le plus souvent comme une maladie du vieillissement. La transition épithélio-mésenchymateuse (TEM) au cours de la cancérogenèse consiste à faire passer les cellules cancéreuses d’un état non agressif à un état agressif caractérisé par la capacité des cellules cancéreuses à se déplacer dans l’organisme et à former des métastases. La formation des métastases est responsable de 90% des décès des patients atteints de cancer. La sénescence et la TEM pourraient ainsi se produire dans les mêmes cellules cancéreuses, ce qui nous fait penser que la sénescence pourrait être un prérequis à la TEM. Notre projet vise à démontrer que la sénescence et la TEM peuvent se produire dans les mêmes cellules cancéreuses, à disséquer les régulateurs communs à ces deux processus, et à étudier si l'élimination des cellules en sénescence empêchera la TEM. Nous utiliserons différents types de cellules cancéreuses que nous cultiverons et que nous injecterons à la souris de façon à reproduire le développement d’un cancer dans un organisme entier. Les résultats obtenus seront validés à l'aide d'échantillons de cancers humains présentant une TEM. Différentes approches de biologie cellulaire seront utilisées pour manipuler la sénescence et la TEM.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de ce projet devraient établir fermement le lien entre la sénescence des cellules tumorales et la transition épithélio-mésenchymateuse (TEM), et fournir de nombreuses informations critiques sur le processus impliqué dans l'étape précoce de dissémination et d'invasion des cellules tumorales. Les travaux pourraient conduire à la découverte que la TEM et la sénescence cellulaire, pourraient être deux processus coexistant qui apparaissent et participent à une réponse biologique commune impliquée dans la dissémination et l'invasion précoces des cellules tumorales. La « preuve de concept » d'un lien direct entre la TEM et la sénescence cellulaire, aura un impact sur la biologie du cancer en reliant divers domaines d'investigation et en ouvrant de nouvelles voies de recherche. Ces travaux devraient également ouvrir la voie au développement de stratégies innovantes pour prévenir la progression précoce des tumeurs en ciblant la sénescence cellulaire. Les travaux devraient donc fournir des pistes prometteuses pour de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à prévenir ou à retarder la progression tumorale et les métastases, augmentant ainsi la durée de vie des patients atteints de cancer. Ce projet devrait donc permettre de décrypter le rôle de la sénescence dans la TEM. À long terme, cela pourrait aider à identifier des médicaments ciblant les cellules en sénescence pour bloquer l’agressivité d’un cancer et ainsi la formation des métastases. Comprendre comment les métastases se forment est un enjeu majeur de santé publique, et notre projet devrait apporter des éléments dans la compréhension de la formation des métastases.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - une injection unique de cellules cancéreuses humaines dans la glande mammaire sous anesthésie générale (10-12 minutes/animal) ; - un gavage d’une molécule (ou son solvant) qui intervient 3 semaines après l’injection des cellules à raison de 5j/7 ou 3j/7 durant 1 à 7 semaines selon les groupes de traitements (1 minute/animal). Les animaux seront ensuite euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements et analyses nécessaires pour répondre à la question scientifique.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux peuvent être une inflammation au site d’injection des cellules tumorales, une détresse respiratoire lors de l’anesthésie de l’animal, un amaigrissement de l’animal ou une gêne de l’animal en raison du développement de la tumeur. Les traitements seront administrés par gavage pouvant induire un stress léger mais non traumatique.
Devenir
A l’issue des temps de traitement prévus, les animaux seront tous euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements et analyses nécessaires pour répondre à la question scientifique.
Remplacement
Un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans la progression tumorale qui est au cœur de ce projet. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Le modèle d’injection intraductale des cellules tumorales à la souris SCID reste un des meilleurs modèles à ce jour pour étudier spécifiquement l’invasion tumorale in vivo
Réduction
Le projet impliquera un total de 136 animaux. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique (test de comparaison des portions binomiales) a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation (surveillance quotidienne 7j/7, contrôle des températures/hygrométrie, nombre d’animaux par cage, etc.), les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.).
Choix des espèces
Justification de l’espèce : Nous travaillons avec des souris immunodéprimées car ces animaux acceptent la xénogreffe de cellules tumorales humaines et constituent des modèles validés pour l’étude la progression tumorale. Description du ou des modèle(s) : La souris SCID est le standard pour les études précliniques relatives à l'évaluation in vivo des effets d'anti-tumoraux sur des cellules humaines. Stade de développement : Les souris seront utilisées à 10 semaines d'âge après 1 à 2 semaines d’acclimatation au sein de l’établissement utilisateur. Cet âge est optimal pour notre étude. En effet, la formation des tumeurs in situ à 4 semaines et des tumeurs invasives à 10 semaines a été rapportée après injection intraductale des cellules tumorales mammaire à des souris SCID femelles âgées de 10 semaines.
Modèle d’hépatite alcoolique aigue sévère chez la souris avec transplantation de microbiote intestinal et combinaisons thérapeutiques
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
840 souris axéniques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent par transplantation le microbiote de patients atteints d'hépatite alcoolique, puis un apport chronique d'éthanol par gavage, avec prélèvements de fèces et de sang, jusqu'à une mise à mort par dislocation cervicale selon une grille de score. Le porteur indique qu'aucun antalgique ne pourra être administré, ces molécules faussant le microbiote étudié. Il affirme qu'il n'existe "aucun exemple" de modélisation cellulaire de cette maladie et que l'animal est "indispensable".
Objectifs
L’Hépatite Alcoolique Aigüe sévère (HAA) est l’une des formes les plus graves de maladie du foie liée à la consommation chronique et excessive d’alcool. La mortalité de l’HAA est de 40 à 45% à 6 mois. La corticothérapie, seul traitement recommandé, améliore la survie à court terme. L’identification précoce des patients non-répondeurs aux corticoïdes (30%) est un enjeu thérapeutique majeur. Récemment, le rôle du microbiote intestinal (MI) a été mis en lumière, le transfert du MI d’un patient avec une HAA chez des souris induisant une inflammation hépatique. Cette inflammation est réversible par une nouvelle transplantation d’un MI provenant d’un sujet sain, suggérant un concept de traitement de l’HAA par la transplantation fécale. Un modèle de transplantation fécale de MI de patients HAA chez des souris dépourvues de MI (axéniques) sera utilisé. Au total, 840 souris axéniques seront nécessaires. Dès leur arrivée à l’animalerie et jusqu’à leur mort, les animaux seront surveillés régulièrement pour s’assurer de leur bonne santé. Si une détérioration de l’état d’un animal est observée, une grille de notation sera réalisée pour s’assurer que celle-ci ne dépasse pas les points limites. L’objectif de cette étude est d’évaluer de nouveaux traitements chez des souris axéniques reconstituées avec le MI de patients HAA. Le rôle d’une transplantation fécale seule comme traitement de l’HAA ne pouvant être évalué en clinique (les patients recevant obligatoirement des corticostéroïdes), nous souhaitons déterminer l'efficacité du traitement sur la réponse inflammatoire en fonction de l'origine du MI (répondeurs aux corticostéroïdes versus non-répondeurs) et identifier les modifications du microbiote associées à la réponse au traitement. Ce modèle préclinique pourra être une référence pour évaluer l’efficacité de nouveaux traitements dans l’HAA.
Bénéfices attendus
Il s’agit d’évaluer l’effet d’une transplantation fécale avec ajout d’un MI « thérapeutique » chez des souris préalablement reconstituées avec le MI de patients HAA et recevant un apport chronique d’éthanol. La démonstration de l’efficacité de cette transplantation dans un modèle préclinique pourrait, à plus long terme, faire progresser les connaissances sur le bénéfice d'une transplantation fécale dans le traitement de l’HAA et ainsi encourager de nouveaux essais cliniques. De plus, le traitement équivalent chez l’homme se présente sous forme de gélules orales auto-administrées et cela ouvre de nombreuses perspectives d'utilisation pour des pathologies démontrant une dysbiose/altération du MI, en particulier chez des patients se trouvant en impasse thérapeutique.
Procédures
Plusieurs prélèvements de fèces seront réalisés pour étudier le MI : 1 avant gavage, 1 pour vérifié la monocolonisation, 1 avant mise en éthanol, 1 après 15 jours d’éthanol et 1 au sacrifice. Deux prélèvements sanguins (
Impact sur les animaux
Pour la procédure d'induction de l'HAA, comme le précise Bertola et al., doi:10.1038/nprot.2013.032, ce protocole peut induire une perte de poids importante. Les souris plus jeunes et plus légères ont un taux de mortalité accru. Cependant, la perte de poids observée est de 5% sur la base des données préliminaires récemment communiquées par notre collaborateur.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort pour réaliser différentes analyses biologiques et histologiques.
Remplacement
Il n’existe aucun exemple dans la littérature de modélisation cellulaire de l’HAA. De plus, pour vérifier l’efficacité du traitement, l’utilisation d’animaux est une étape indispensable. Dans ce projet, le modèle animal préclinique permet de tester l’efficacité d’une transplantation fécale seule ce qui ne peut être évalué en clinique.
Réduction
Pour chaque flore de patient, il est proposé de recoloniser 7 groupes de 8-10 souris axéniques (4-5 mâles et 4-5 femelles) qui seront hébergées dans le même isolateur, afin de comparer l’efficacité des thérapies (prednisolone en combinaison ou non avec Maat013) avec le test de Kruskal-Wallis. Les associations seront considérées comme significatives après une correction du taux de fausses découvertes (FDR) de la valeur p (q < 0,05). La comparaison par paire sera ensuite effectuée par le test de somme des rangs de Wilcoxon. Pour obtenir des résultats statistiquement exploitables, un biostatisticien a estimé à 8-10 animaux le minimum par groupe expérimental sur la base des données préliminaires de nos collaborateurs et par les données de la littérature, en particulier l’article suivant : Gut. 2021 Jul;70(7):1299-1308.
Raffinement
Les animaux seront maintenus en présence d’enrichissement (litière foisonnante, maison) avec un accès ad libitum à l’eau et la nourriture. Dès leur arrivée à l’animalerie et jusqu’à leur mort, les souris seront surveillées de manière régulière par du personnel formé. Durant le protocole d’induction de l’HAA, les animaux seront surveillés quotidiennement lors du gavage. Si une détérioration de l’état d’un animal est observée, une grille de notation sera réalisée, un score cumulé de 5 ou plus entrainant l’euthanasie immédiate de l’animal par dislocation cervicale : Attitude : 0 = Normal (alerte et enjoué) 1 = Légèrement amorphe, mange encore 2 = Modérément amorphe, yeux ternes, poils rudes 5 = Automutilation, ne mange plus, couché ; Poids corporel : 0 = Poids normal 1 = Perte de poids < 5 % 2 = Perte de poids 20 % ; Déshydratation : 0 = Retour du repli de la peau de 1 à 2 secondes 1 = Retour du repli de la peau de 2 à 3 secondes 2 = Retour du repli de la peau de plus de 3 secondes ; Diarrhée : 0 = fèces normales 1 = fèces plus molles que la normale 2 = fèces liquides avec plus de particules solides que de liquide 3 = fèces liquides avec plus de liquide que de particules solides 4 = fèces totalement liquides. Dans notre protocole, il sera impossible d’administrer des antalgiques en raison de leur impact sur le MI selon des données disponibles dans la littérature (Front Pharmacol. 2020; 11: 1153).
Choix des espèces
La souris est l’espèce de référence dans l’étude de l'HAA pour laquelle un modèle préclinique a été etabli. Comme le précise Bertola et al., nprot.2013.032, le protocole d’induction de HAA peut induire une perte de poids importante et les souris mâles et femelles doivent peser au moins 20 et 19 g respectivement, les souris plus jeunes ayant un taux de mortalité accru. Nous devrons commander des souris axéniques mâles âgées de 4 à 6 semaines (ou plus) et des souris femelles âgées de 6 à 8 semaines (ou plus). En effet, 4-5 semaines seront nécessaires pour stabiliser la transplantation de MI d’intérêt et acclimater les souris à la nourriture liquide (sans éthanol) avant induction de l'HAA.
Evaluation de l’hyperexcitabilité corticale dans des modèles murins de Sclérose Latérale Amyotrophique par électrocorticographie et électroencéphalographie
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Reproduisant la sclérose latérale amyotrophique, elles développent une paralysie progressive des pattes et peuvent perdre jusqu'à 40 % de leur poids, subissent des chirurgies, des injections quotidiennes pendant deux mois et des isolements de 24 heures pour enregistrer leur activité cérébrale. Le projet cherche à valider une méthode de diagnostic précoce et à tester des molécules censées restaurer le fonctionnement du cerveau. Le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de recréer in vitro un cerveau entier", ce qui écarterait selon lui le remplacement.
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est la plus fréquente des maladies neurodégénératives du neurone moteur adulte. Elle induit une paralysie progressive des patients et conduit irrévocablement au décès 2 à 5 ans après l’apparition des premiers signes. Elle demeure encore incurable. Environ 10% des patients présentent des mutations dans des gènes qui ont été identifiés et ont permis le développement de souris transgéniques qui reproduisent les symptômes de la maladie. La SLA découle de la mort de neurones présents dans le cerveau et la moelle épinière. Il est suspecté que la maladie pourrait commencer dans le cerveau. En effet, il a été montré que les personnes porteuses de mutations induisant la SLA présentent une altération du fonctionnement du cerveau bien avant l’apparition de la paralysie. L’enregistrement de l’activité du cerveau pourrait donc servir de marqueur précoce de la SLA. Cependant, les techniques actuelles sont chères, difficiles à appliquer et peu utilisées. Pour pallier à ce problème nous proposons une méthode alternative que nous souhaitons tester sur des souris génétiquement modifiées et qui reproduisent les symptômes de la SLA. Notre hypothèse est que l’utilisation d’une nouvelle méthode d’analyse du fonctionnement du cerveau permettrait de diagnostiquer les patients SLA plus tôt, pour leur permettre d’avoir accès plus rapidement aux traitements disponibles et permettre à un plus grand nombre de patients de participer aux essais cliniques visant à développer de nouveaux traitements. Tester cette hypothèse constitue le premier objectif de notre projet. Le second objectif consiste à tester l’effet de diverses molécules, sélectionnées sur les bases de nos résultats d’analyses moléculaires, pour leur capacité à restaurer des dysfonctionnements du cerveau propres à la SLA.
Bénéfices attendus
A l’heure actuelle, deux conditions sont nécessaires pour établir un diagnostic de SLA: 1) un signe de mort des neurones du cerveau, et 2) un signe de mort des neurones de la moelle épinière. Malheureusement, les premiers sont souvent masqués par les seconds, ce qui ralentit grandement le diagnostic de la maladie : il faut en moyenne 17 mois pour diagnostiquer la maladie. Or la maladie progresse très vite, 24 à 60 mois en moyenne, et le retard de diagnostic ralentit l’accès des patients aux traitements et limite leur participation aux études cliniques. Pour contourner la difficulté de mettre en évidence les signes de mort des neurones du cerveau et accélérer le diagnostic de la maladie, nous proposons de révéler les dérèglements du fonctionnement du cerveau par des approches d’investigation déjà présentes en clinique, afin d’accélérer le diagnostic de la SLA. Plusieurs études scientifiques suggèrent que le dysfonctionnement du cerveau pourrait être à l’origine de la SLA. Nous proposons donc également de tester l’effet de médicaments choisis pour améliorer le fonctionnement du cerveau, afin de déterminer s’ils pourraient constituer de nouveaux traitements de la SLA.
Procédures
Les animaux seront soumis à trois types d’interventions : - Une partie des animaux subira une chirurgie d'une durée de 30 minutes, puis une injection d'une durée de 30 secondes. - Une partie des animaux subira également une chirurgie d'une durée de 45 minutes puis sera isolé 24h tous les 15 jours ou tous les mois pour des enregistrements sur animal vigile. - En parallèle, les animaux recevront une injection/jour d'une durée de 30 secondes pendant 2 mois.
Impact sur les animaux
Trois types de nuisances sont attendues au cours de cette étude : 1- une partie des animaux aura des altérations motrices évoluant des pattes arrière vers les pattes avant et une perte de poids pouvant aller jusqu'à 40%. Pour d'autres animaux, une altération de l'extension des pattes arrière ou une diminution de la capacité à s'agripper seront observés. 2- L’isolement des animaux durant les 24 heures nécessaires à l’enregistrement de leur activité cérébrale, avant retour dans la cage avec leurs congénères. 3- Suite aux chirurgies, une inflammation, un saignement ou une réouverte de la plaie peuvent être observés. Suite aux injections répétées, une inflammation au point d'injection peut également être observée.
Devenir
Tous les animaux seront tous mis à mort à l’issue des procédures.
Remplacement
Ce projet consiste à déterminer si l’altération du fonctionnement du cerveau qui caractérise les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique pourrait aider au de diagnostic de la maladie et constituer une nouvelle cible thérapeutique. A l’heure actuelle, il n’est pas possible de recréer in vitro un cerveau entier. En conséquence, dans le cadre de la question biologique posée, le modèle animal ne saurait être remplacé par un modèle cellulaire.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaires a été calculé, d’après nos travaux préliminaires, de manière à obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. De plus, pour limiter le nombre total d’animaux générés, nous proposons ici d’utiliser les mâles pour les suivis longitudinaux de l’activité du cerveau, et les femelles pour les analyses histologiques et moléculaires.
Raffinement
L’enrichissement de l’environnement des animaux (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton blanc), le maintien des interactions sociales et la surveillance quotidienne des animaux permettront d’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée afin qu’il puisse être pris en charge. Des points limites permettant de soustraire l’animal à la souffrance ont été établis. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie et analgésie pré et post opératoire.
Choix des espèces
Parmi les modèles de SLA, les souris sont les plus appropriées à notre étude car 1) elles présentent le niveau de complexité du cerveau et de la moelle épinière adéquat, 2) il existe plusieurs lignées de souris qui, dans leur ensemble couvrent plusieurs mutations retrouvées chez les patients contrairement aux modèles de primates (très rares) ou de rats (peu fréquents) et que la multiplication des modèles est désormais requise pour convaincre la communauté scientifique, et 3) elles permettent davantage de manipulations génétiques, par croisement, qui permettent en outre de répondre également à des questions mécanistiques. Les animaux seront utilisés à partir de 12 jours ou 40 jours et jusqu'à 12 mois maximum.
Rôle des astrocytes dans la sensibilisation à la cocaine chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 425 souris vont être utilisées, tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales de cocaïne cinq jours de suite, passent des tests comportementaux en enceinte, subissent des injections de virus dans le cerveau sous anesthésie, puis une perfusion intracardiaque. Le porteur indique que la cocaïne induit une dépendance pouvant se traduire par une surexcitation, de l'agressivité et de l'anxiété, évaluées chaque jour. Il affirme que l'addiction, en tant que trouble du comportement, ne peut être reproduite in vitro et nécessite l'animal entier.
Objectifs
Les astrocytes jouent un rôle majeur dans l'efficacité synaptique et contrôlent l'activité neuronale. Dans l'addiction à la cocaine, des dérégulations de l'homéostasie des neurotransmetteurs glutamatergiques et dopaminergiques ont été mis en évidence et certaianes études suggèrent que des défauts de fonctions astrcoytaires sont impliquées. L'homéostasie des neurotransmetteurs étant défini comme l'ensemble de processus permettant de maintenir les concentrations de ces molécules autour d'une certaine valeur ce qui implique des processus de libération dans le milieu extracellulaire et de recapture par les cellules. Les objectifs de ce projet sont de déterminer l'effet de la réactivité astrocytaire sur la réponse à la cocaine. Ainsi, nous analyserons particulièrement le rôle d'une protéine astrocytaire permettant de créer un réseau astrocytaire, sur le comportement, l'expression des gènes astrocytaires et la transmission dopaminergique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de la réactivité astrocytaire dans la sensibilisation à la cocaine et l'influence d'une protéine particulière,la connexine 30, sur les processus impliqués dans l'addiction. A long-terme, ce projet permettrait de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur une modulation de l'expression ou des fonctions de la connexine 30 afin de réduire les comportements compulsifs caractéristiques de l'addiction.
Procédures
1) injection intrapéritonéale de cocaine ou solution saline 1 fois/jour pendant 5 jours consécutifs (et un challenge au 15ème jour pour les souris réalisant des tests comportementaux) sur animaux vigiles, Cette procédure dure 30 secondes. 2) tests comportements: l'animal est placé dans une enceinte carrée où on enregistre son activité 30 min avant l'injection (habituation) et 30 min après. Ce test est réalisé pendant 5 jours consécutifs puis au 15ème jour, 3) injections intracérébrales de virus: l'animal est anesthésié et on injecte des virus permettant la modulation de l'expression de protéines spécifiques dans des cellules cibles. Nous administrons également un analgésique à l'animal. Cette procédure chirurgicale dure 30-45 min. 4) perfusion intracardiaque afin de réaliser des études histologiques et de vérifier l'expression des virus injectés. Cette procédure dure 20-30 min. 5) après sensibilisation à la cocaine, les animaux seront sacrifiés afin de préléver leur cerveau pour des analyses biochimiques ou pour réaliser des expériences sur des tranches aigues. Cette prcoédure dure 30 secondes.
Impact sur les animaux
L'administration de cocaine va entrainer une dépendance à la drogue chez la souris qui peut se traduire par une surexcitation, des comportement de recherche de drogue, une agréssivité et une anxiété. Ces paramètres seront quotidiennement évalués. Pour réduire la souffrance de l'animal suite aux injections de cocaine, induisant principalement du stress, les cages pourront être enrichies en coton et mouchoir. Pour réduire la souffrance de l'animal due à la perfusion intra-cardiaque, nous injecterons un antalgique. En cas de phénotype dommageable, des aménagements pourront être apporté au niveau de l’accès à la nourriture (placés directement dans la cage au lieu de la mangeoire). Des médicaments antalgiques ou analgésique pourront être proposés afin de limiter la souffrance de l’animal. Leur environnement pourra également être enrichi afin de limiter leur inconfort.
Devenir
Pour toutes les procédures: Euthanasie afin de réaliser des études immunohistochimiques ou biochimiques sur les animaux sensibilisés à la cocaine. Certains animaux qui ne sont pas en expérimentation seront conservés dans le cadre de l'élevage et du maintien de la lignée transgénique.
Remplacement
Le but majeur du présent projet est d’étudier le rôle des interactions neurogliales dans la sensibilisation à la cocaine chez l’animal entier, qui nécessite une approche in vivo sur modèle animal. Il n’existe pas encore de modèles mathématique ou in silico alternatifs de l’addiction. De plus, l’addiction est un trouble du comportement et, en tant que tel, ne peut pas être récapitulé sur des lignées cellulaires humaines ou animales ou tout autre modèle in vitro, cellulaire ou subcellulaire.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux, nous utiliserons le même animal lorsque cela est possible pour analyser les effets au niveau du cortex préfrontal et du noyau accumbens. Nous estimons qu’une vingtaine de souris est nécessaire lors des expériences de test comportementaux pour obtenir des résultats suffisamment fiables pouvant être testés à l’aide d’un test statistique. Cependant, compte tenu de possibles aléas liés à l’injection du virus, nous ajoutons 5 souris supplémentaires soit un maximum de 25 souris par groupe testé. Pour les expériences de séquençage et de caractérisation microscopique et biochimique, une quinzaine de souris est nécessaire pour être testée à l’aide d’un test statistique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans une structure agréée qui tient compte de l'éthique animale. L'hébergement se fait dans des cages enrichies de coton afin de minimiser le stress induit par l'hébergement. Les animaux sont hebergés en groupes sociaux afin de réduire le stress. Le raffinement est complété par une surveillance journalière des animaux pour s'assurer que les conditions de bien-être sont respectées. En cas de souffrance constatée, toutes les mesures nécessaires pour réduire la souffrance seront mises en place (anesthésie, analgésie et/ou sortie du protocole). Des points limites généraux et spécifiques sont identifiés permettant de prendre les mesures nécessaires dans l’intérêt de l’animal dès l’apparition des signes modérés.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus répandue dans les laboratoires de Neurosciences aujourd’hui et toutes les lignées transgéniques utilisées ici se basent sur cette espèce. Elle permettra une meilleure reproductibilité des résultats et une meilleure comparaison avec ceux publiés dans la littérature. De plus, ce modèle permet d’étudier les interactions neurones-astrocytes dans des aspects comportementaux complexes Dans le but d’étudier les propriétés neuronales et astrocytaires et leurs interactions, les expériences seront réalisées chez la souris adulte où les réseaux neuronaux sont matures. Certaines propriétés neuronales et astrocytaires sont particulières au développement et créeraient un biais dans notre étude. Ainsi nous nous focaliserons sur les interactions neurogliales de la souris adulte.
Étude de l’impact du traitement des leucémies aigues myéloïdes sur l’expression du génome silencieux
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une irradiation corporelle totale, une injection de cellules leucémiques ou de moelle humaine, des prélèvements sanguins hebdomadaires et des cures de traitement injectées dans l'abdomen sur animal vigile, puis sont tuées pour analyser leur moelle osseuse. Le porteur indique que les souris porteuses de leucémie peuvent présenter des signes de souffrance selon la progression de la maladie. Il affirme que le modèle murin reste "indispensable", le contrôle d'une moelle saine traitée étant selon lui impossible à obtenir autrement.
Objectifs
Le génome silencieux (qui ne permet pas la production de protéines) représente plus de 50% du génome. Il est composé de fragments d’ADN capables de se déplacer dans le génome. Chez l’homme comme dans d’autres espèces animales, il est démontré que ces séquences peuvent interférer avec le génome codant pour des protéines avec un retentissement fonctionnel. Dans le cancer, les insertions de ces séquences dans des gènes suppresseurs de tumeurs peuvent être responsables de la cancérogénèse mais elles peuvent également interagir avec des séquences codantes de l’ADN pour produire de nouveaux antigènes (néoantigènes) spécifiques de la tumeur. Lorsqu’une séquence d’ADN ne doit pas être exprimée, la cellule le signale en marquant cette séquence avec une étiquette appelée méthylation. Ce phénomène de marquage est très présent sur le génome silencieux dans des maladies comme les leucémies aigues myéloïdes (LAM) limitant sa capacité d’interaction avec le reste du génome. A l’heure actuelle une partie des traitements utilisés dans ces maladies est connu pour avoir la capacité de retirer ce marquage. Notre hypothèse principale soutenue par des travaux préliminaires est que ces traitements pourraient favoriser l’interaction du génome silencieux avec le reste de l’ADN induisant des erreurs qui seraient faciles à repérer par le système immunitaire afin d’éliminer la maladie. L’objectif de ce projet est d’étudier de manière systématique l’expression du génome silencieux dans les leucémies aigues myéloïdes (LAM) soumis à un traitement. Il permettra tout d’abord une meilleure compréhension des mécanismes d’actions de ces traitements mais les erreurs favorisées par le traitement peuvent également constituer une source de cibles pour des thérapies spécifiques et contribuer à améliorer le pronostique effroyable de ces hémopathies.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples. Sur le plan scientifique, il permettra la description fine des mécanismes d’action des traitements qui retirent les marquages sur l’expression du génome silencieux dans les LAM et permettra une comparaison à des moelles saines traitées, impossibles à obtenir en dehors du cadre murin. Il permettra également d’établir un modèle de souris atteintes de LAM d’origine humaine afin de pouvoir tester d’éventuels traitements spécifiques des cibles identifiées dans le cadre d’un autre projet. Sur le plan médical, il peut permettre la découverte de cibles thérapeutiques permettant l’amélioration du pronostic de ces hémopathies.
Procédures
Les souris seront soumises à une irradiation corporelle totale (1 fois) suivie d’une injection de cellules tumorales ou de moelle saine. Des prélèvements sanguins hebdomadaires seront réalisés sur une partie des animaux. Des traitements seront administrés aux autres animaux. Ces traitements seront injectés directement dans l’abdomen à raison d’une fois par jour pendant 5 jours consécutifs. Deux cures seront réalisées avec 2 jours de repos entre chaque cure. Tous ces gestes seront réalisés sur animaux vigiles. Les gestes seront inférieurs à 2 minutes pour les injections/prélèvements. L’irradiation des animaux n’excédera pas 5 minutes au total
Impact sur les animaux
La réalisation des injections et prélèvements peut être source de douleur pour les animaux au moment de la piqûre. Les souris étant irradiées, le risque de toxicité en particulier digestive est présent avec une durée de quelques jours. Cependant, la dose d’irradiation étant faible, ce risque est très modéré. Les souris étant injectées avec des leucémies aigues myéloides, elles peuvent présenter des signes de souffrance dans le cas d’une progression de la leucémie.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin des expériences pour analyse post mortem de la composition de leur moelle osseuse
Remplacement
L’analyse transcriptomique sera au préalable réalisée sur les mêmes lignées de LAM traitées in vitro. Cependant, le contrôle nécessaire qui est celui d’une moelle saine traitée par les mêmes agents est impossible à obtenir en dehors de la souris, ce traitement n’étant administré qu’à des patients malades. Par ailleurs, ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire l’environnement auquel est soumis la cellule tumorale. L’utilisation du modèle Souris reste donc indispensable pour le projet.
Réduction
Le nombre d’expériences et donc d’animaux utilisés seront réduits au minimum pour permettre la reproductibilité des phénomènes observés en assurant la puissance statistique nécessaire en tenant compte de la variabilité expérimentale du modèle employé. L’analyse statistique entre les différentes conditions s’appuiera sur l’étude de l’expression différentielle des gènes en utilisant des modèles de régression linéaires. Les organes hématopoïétiques (moelle osseuse et rate) seront analysés chez toutes les souris après mise à mort.
Raffinement
Les animaux seront suivis tous les 2/3jours afin d’assurer leur bien-être et pour monitorer les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des points-limites ont été établis et une grille de score permettra d’évaluer de manière objective l’état des animaux.
Choix des espèces
Dans le cadre de notre projet, la souris est le modèle de choix pour ces expériences qui étudient la cancérogénèse et la recherche en thérapeutique du cancer. C’est la seule espèce présentant une souche exprimant les facteurs de croissances hématopoïétiques humains permettant une bonne prise de cellules myéloïdes à partir de moelle osseuse humaine saine dans un environnement médullaire proche de celui de l’être humain. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (6 à 12 semaines après la naissance). Nous n’attendons pas d’effet lié à l’âge des souris sur la croissance tumorale.
Effets d’anticorps sur les symptômes liés à l’obésité chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
108 souris rendues obèses par un régime enrichi en graisses vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales d'anticorps, sont hébergées en cage individuelle et tuées par ponction cardiaque sous anesthésie pour prélever leurs organes. Le porteur reconnaît que l'isolement en cage individuelle et le régime gras constituent des nuisances pour ces animaux sociaux. L'étude est menée pour un client en vue de la "mise sur le marché" d'un anticorps anti-obésité.
Objectifs
L'obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, pour atteindre plus de 650 millions de personnes obèses en 2016, selon l'OMS. L'obésité est alors considérée comme un fardeau de santé publique, pour lequel une variété de thérapeutiques, de procédures chirurgicales et de dispositifs médicaux sont actuellement à l'étude. Dans ce contexte, notre client souhaite évaluer l'effet des nouveaux composés sur les symptômes liés à l'obésité chez les souris obèses (induites par une alimentation enrichie en graisses). Dans ce contexte, notre entreprise mènera, au nom de notre client, une étude in vivo visant à évaluer les effets des composés clients sur la prise alimentaire, le poids corporel et le métabolisme du glucose chez les souris obèses (induites par une alimentation enrichie en graisses). L’étude décrite dans le présent dossier sera réalisée dans le cadre du développement de composés d'intérêt thérapeutique, destinés à l’amélioration des troubles métaboliques, notamment l'obésité. Une première étude pilote, réalisée par le laboratoire pharmaceutique client de l'étude, a montré que ces composés induisent une perte de poids corporel associée à une diminution de prise alimentaire chez des souris obèses. L’objectif de la présente étude sera de confirmer et de compléter ces résultats préliminaires en évaluant l’impact à plus long terme de ces composés sur la prise alimentaire, le poids corporel et la régulation glycémique chez des souris soumises à une alimentation enrichie en graisses (HFD; 60% de l'énergie fournie par les lipides). Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'anticorps anti-obésité. Cette étude vise à tester leur composé sur le poids et la composition corporels sur la souris obèse.
Bénéfices attendus
Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'un composé anti-obésité visant l'humain. Alors que de nombreuses molécules anti-obésité ont été commercialisées puis retirées du marché en raison d'effets secondaires graves, seules 3 spécialités sont actuellement approuvées en Europe pour des traitements de longue durée du surpoids et de l'obésité. L'obésité est donc une pathologie présentant un besoin médical important sur le plan thérapeutique. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développement dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir à la mise sur le marché d'une nouvelle molécule anti-obésité.
Procédures
Les animaux seront soumis à l'administration quotidienne de véhicule par voie intrapéritonéale de D-7 à D-1 (10mL/kg ; 20mg/kg). A partir de D1, les injections intrapéritonéales du composé d'intérêt aura lieu une fois par semaine (10mL/kg ; 20mg/kg). La mesure de la composition corporelle sera réalisée une fois par semaine à partir de D-3 sur animal vigile (durée : 1-2 min).
Impact sur les animaux
De par leur caractère social, l'hébergement en cage individuelle constituera une nuisance sur les animaux. Ces animaux garderont toutefois un contact visuel avec les autres congénères. Le régime riche en gras nuira également aux animaux car il s'agit d'un régime différent du régime normal chow habituel et peut constituer une atteinte à la liberté sur l'absence de faim, soif et malnutrition. De plus, le changement de régime de 3 groupes de 12 animaux en régime enrichi à 45% de graisse au lieu du 60% initialement peut également constituer une nuisance sur les animaux. La présente étude s'appuie sur des approches peu invasives. Les traitements seront administrés intrapéritonéalement une fois par semaine sur des animaux qui seront en amont habitués à cette voie d'administration. Les mesures de prise alimentaire, de poids corporel et de composition corporelle sur animal vigile s'avèrent être des gestes rapides et n'induisant pas d'effets indésirables particulier. Par ailleurs, le composé à tester est déjà connu pour présenter un excellent profil toxicologique, sans effet secondaire. Les variations de poids qui pourront être observés liées à la restriction calorique et/ou au traitement peuvent générer une nuisance sur les animaux. Enfin, le jour du sacrifice, l'ensemble des animaux seront anesthésiés par un mélange de kétamine/xylazine. Une fois anesthésiés, une ponction cardiaque sera réalisée.
Devenir
L'ensemble des animaux seront euthanasiés à l'issue de l'étude. Des prélèvements d'organes (tissu adipeux, foie...) sont prévus après euthanasie pour mesures biochimiques ultérieures.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composition corporelle, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté pour chaque série expérimentale en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés avec une puissance à 0.80 et une erreur alpha à 0.05. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, gain de poids corporel (en g et %), prise alimentaire, prise alimentaire cumulée, efficacité alimentaire (Gain de poids en g/Prise alimentaire cumulée en g), composition corporelle (% masse maigre, masse grasse, masse fluidique), poids des muscles (gastrocnémiens, quadriceps), poids des tissus adipeux (inguinal et périgonadal), poids du foie et histologie du foie.
Raffinement
L'ensemble de l'animalerie respecte un cycle de 12h jour/12h nuit, une température comprise entre 20 et 22°C et une hygrométrie de 40% +/- 10%. Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques cherchant à mettre en évidence les effets bénéfiques de composés sur la prise alimentaire, le poids corporel et les troubles métaboliques. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les animaux seront hébergés en cage individuelle du fait de la nécessité de mesurer précisemment l'impact du composé sur la prise alimentaire individuelle des animaux. Néanmoins, les animaux conserverons des contacts visuels avec leurs congénères et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques (Buprénorphine notamment).
Choix des espèces
Le modèle de souris C57BL/6J nourris avec une alimentation enrichie en graisses (60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet. Les animaux seront utilisés à l'âge de 19-20 semaines au début des traitements. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testé, à savoir une population adulte et par le fait qu'un préconditionnement de 12 semaines avec une nourriture enrichie en graisse est nécessaire pour les souris obèses. Ce préconditionnement démarre à l'âge de 6 semaines chez notre fournisseur agréé.
Evaluation de la tolérance d’agents de transfection et d’acides nucléiques chez le petit animal
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
3 060 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 2 880 d'entre elles et sévère pour 180. Elles reçoivent par voie intraveineuse ou intramusculaire des agents de transfection et des acides nucléiques dont on évalue la tolérance, avec un risque de thrombose, de réactions inflammatoires et de troubles du comportement. Une partie de l'étude suit la ligne directrice de toxicité aiguë de l'OCDE, fondée sur la mortalité et l'état moribond des animaux. Le porteur décrit un projet mené pour une société de biotechnologie visant des "thérapies révolutionnaires" à base d'acides nucléiques pour la santé humaine.
Objectifs
Notre partenaire est une société de biotechnologie qui soutient la thérapie génique et cellulaire, la fabrication de produits biologiques et la recherche en sciences de la vie grâce à des solutions innovantes de transfection de l'acide nucléique. La mission consiste ainsi à mettre au point des technologies d'administration de pointe pour permettre aux scientifiques de développer des thérapies révolutionnaires à base d'acides nucléiques afin d'améliorer la santé humaine à chaque étape du processus, de la science fondamentale à la clinique. L'administration d'acides nucléiques doit être efficace, fiable et accessible, dans le développement de thérapies à base d'acides nucléiques pour répondre à des besoins médicaux non satisfaits. L'objectif est ainsi de fournir en permanence des produits de référence en termes de qualité, d'efficacité et de sécurité. Ces réactifs qui permettent la délivrance d'acides nucléiques in vitro et in vivo sont utilisés pour un large éventail d'applications, notamment l'expression génétique, la production de protéines et de virus, l'édition du génome et l'interférence ARN, et ce dans un nombre croissant d'essais cliniques à base d'acide nucléique dans le monde entier dans le domaine de la thérapie génique et cellulaire, de l'immunothérapie et de la vaccination. Dans le cadre du développement de nouvelles formulations, plusieurs objectifs ont été définis pour ce projet: 1) Evaluer si les systèmes de vectorisation seront transférables à des applications thérapeutiques; 2) Evaluer la tolérance d’agents chimiques pour la transfection in vivo d’acides nucléiques (ARN et ADN) et déterminer des signes de toxicité éventuelles; 3) Evaluer la tolérance d’acides nucléiques pour la transfection in vivo et déterminer des signes de toxicité éventuelles.
Bénéfices attendus
Si les agents de vectorisations et les acides nucléiques testés sont toléres par la souris, ils pourraient être transférables à des applications thérapeutiques en clinique humaine. Ce projet aura pour but de dégager des conditions optimales d’utilisation du système n’ayant aucun impact toxique sur la souris.
Procédures
Les animaux recevront une injection des composés de transfection par voie intraveineuse (durée 2-3 minutes) ou par voie intramusculaire (durée 2-3 minutes). On réalisera ensuite un prélèvement sanguin (durée 2-3 minutes) avant l'euthanasie en vue du prélèvement d'organes et des analyses post-mortem.
Impact sur les animaux
Une potentielle toxicité pourra être observée dans ces études, avec notamment un risque de thrombose, de réactions pro-inflammatoires, ou encore du trouble du comportement. Par ailleurs, dans de très rares cas, le prélèvement sanguin peut entrainer une lésion oculaire avec opacification de la cornée.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à l'issue des procédures expérimentales en vue du prélèvement d'organes et des analyses post-mortem.
Remplacement
Ce projet a pour objectif d'évaluer l'administration de produits de transfection délivrant des acides nucléiques. Les premières évaluations seront réalisées in vitro, dans des systèmes cellulaires. Les réactifs retenus seront ensuite évalués in vivo, en vue d'utilisation dans le domaine de la thérapie génique et cellulaire, de l'immunothérapie et de la vaccination.
Réduction
Les protocoles d’études seront réalisés en incorporant le juste nombre d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions. Nous utiliserons 4 males et 4 femelles pour chaque condition utilisée dans l'étude de toxicité (pour chaque réactif à évaluer et selon le délai entre l'administration du produit et les analyses sanguines et histologiques). Cet effectif est réduit au maximum, mais suffisant pour assurer une analyse statistique fiable et reproductible. Dans l'étude de toxicité aigue, nous suivrons la ligne directrice de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), qui consiste en un processus séquentiel, en utilisant 3 femelles par dose. Suivant la mortalité et/ou l’état moribond des animaux, deux à quatre étapes sont en moyenne nécessaires pour évaluer la toxicité aiguë de la substance d’essai. Cette procédure est reproductible et utilise très peu d’animaux. La méthode ne vise pas le calcul d’une valeur précise de la dose léthale dans 50% des animaux, et n'implique donc pas d'analyse statistique, mais repose uniquement sur l'observation des animaux.
Raffinement
Nous réduirons au maximum les techniques douloureuses ou stressantes. Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress. Chaque animal sera suivi tout au long de l’expérience afin de détecter tout indicateur de souffrance. En cas d’observation de la moindre douleur, les animaux seront euthanasiés pour éviter toute souffrance. Les animaux seront pesés avant et après administration des composés et observés toutes les jours, notamment l'apparence physique (toilettage, pelage, posture, pupilles), les modifications du comportement (hyperactivité ou mobilité réduite, léthargie, immbolité) ou le comportement après stimulation (prostration, hyperactivité, agressivité, tremblements, convulsions).
Choix des espèces
Le systèmes de vectorisation évalués dans ce projet sont essentiellement utilisés dans les phases de recherche, qui sont majoritairement effectuées chez la souris. Nous utiliserons des animaux agés de 6 semaines, age qui permet d'identifier une activité maximale des produits lipidiques, autrement dit des réactifs de transfection.
Utilisation de paraprobiotiques et d’un dérivé de la sérine dans le traitement des dérèglements métaboliques observés dans des modèles murins de prédiabète.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent chaque jour pendant dix jours un gavage ou une injection intrapéritonéale, subissent deux tests de tolérance au glucose, une coupure d'un à deux millimètres au bout de la queue et un prélèvement sanguin, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. Le projet vise à comprendre l'effet anti-hyperglycémiant de paraprobiotiques en vue d'un complément alimentaire pour l'homme. Le porteur affirme que le recours à l'animal est "nécessaire", aucun modèle in vitro ne simulant selon lui les interactions entre organes qui règlent la glycémie.
Objectifs
Des résultats préliminaires ont mis en évidence un effet anti-hyperglycémiant de bactéries non pathogènes naturellement présentes dans l’intestin, inactivées par la chaleur (appelé paraprobiotiques) et d’un métabolite dérivé de la sérine (présent chez les bactéries et les plantes) dans un modèle in vivo de prédiabète induit par un régime riche en graisse mais également dans un modèle de souris saine. Un des objectifs de notre projet est de déterminer le mécanisme biologique impliqué dans cet effet anti-hyperglycémiant. Ce projet a pour objectif final le développement d’un complément alimentaire pour prévenir le prédiabète et ainsi le développement du diabète. Pour ce faire, plusieurs paraprobiotiques ainsi que des métabolites dérivés de la sérine seront administrées par gavage ou injection intrapéritonéale à un modèle de souris saines afin d’élucider le mécanisme d’action et les tissus cibles mis en jeu.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de determiner le mécanisme mis en jeu par les bactéries sélectionnées ou le métabolite bactérien dérivé de la sérine pour obtenir cet effet anti-hyperglycémiant. La mise en evidence de ce mécanisme est incluse dans un projet de maturation qui vise, à terme, à developper un complément alimentaire, pour l’homme, à partir de ces paraprobiotiques et/ou de ce métabolite. Ce complément alimentaire jouerait un rôle anti-hyperglycémiant au stade de pré-diabète et permettrait ainsi de prévenir le développement du diabète.
Procédures
Les animaux seront gavés ou recevront une injection en intra-péritonéale quotidiennement pour une durée totale de 10 jours (deux fois 5 jours). Les animaux seront soumis également à deux tests de tolérance au glucose (test de tolérance orale (gavage oro-gastrique du glucose, de quelques secondes) ou test de tolérance avec injection de glucose en intra-péritonéale (de quelques secondes). Pour ces tests de tolérance au glucose les souris subiront une petite coupure unique à l’extrémité de la queue de 1 à 2mm (1 seconde). Un prélèvement de sang sera effectué sur animaux vigiles, au niveau de la veine submandibulaire une seule fois avant de l’euthanasie (15 secondes). Les animaux seront mis à jeun des animaux avant les tests (6h) en période diurne.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à un stress sur un temps très court (moins de 10 secondes) au cours de la contention nécessaire lors des gavages et à de l’injection en IP sur une période de 5 jours. Les gavages et l’IP seront réalisés par du personnel expérimenté. D’après les résultats préliminaires du laboratoire, ces gavages avec les différents composés n’induisent pas de perte de poids. Le poids des souris sera de plus contrôlé deux fois par semaine. Comme nous devrons mettre les souris à jeun avant les tests de tolérance orale au glucose, afin d’éviter une période de jeûne trop drastique, celui-ci ne sera pas réalisée durant la phase nocturne mais en phase diurne durant 6h.
Devenir
L’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin de chaque procédure et certains de leurs organes et tissus seront prélevés pour des analyses, ncessaires au projet.
Remplacement
Il n’existe pas aujourd’hui de modèle ou de technique in vitro permettant de simuler les interactions inter-organes impliquées dans la régulation de la gycémie d’un individu. Le recours à des animaux est donc nécessaire pour intégrer l’ensemble des données obtenues à partir du sang (glycémie), des tissus du système digestif (l’intestin) et des organes internes impliqués dans la régulation des taux de glucose dans le sang (pancréas, foie et muscle).
Réduction
Nous avons prévu d’inclure 12 souris par groupe expérimental, car d’après les études déjà menées au laboratoire, ce nombre apparait nécessaire afin de permettre la mise en évidence de différences statistiques significatives (P value de 5% avec une puissance de 80%) compte-tenu de la variabilité connue du paramètre « glycémie » mesuré. De plus, nous avons fait le choix d’utiliser les mêmes groupes de souris contrôles et de souris traitées avec la metformine pour les deux expériences de la procédure 1 et le même groupe de souris contrôles pour les deux expériences de la procédure 2 afin de réduire le nombre d’animaux utilisés : au total 2 groupes de 12 souris contrôles et 2 groupes de12 souris traitées avec de la metformine sur les deux procédures = 48 souris au lieu de de 4 groupes de 12 souris contrôles et 4 groupes de souris 12 traitées avec de la metformine sur les deux procédures, soit 96 souris (nombre divisé par 2). Des études de biochimie sur des bactéries disponibles au laboratoire nous ont permis d’identifier des protéines de la surface des paroies bactériennes potentiellement intéressantes dans le contexte de la régulation de la glycémie (ces protéines ont des structures proches d’une autre protéine bactérienne connue pour ses effets améliorateurs de la glycémie). Ces protéines sont présentes sur huit souches d’intérêt (alors que nous disposons d’une collection de 40 souches donc cela nous a permis de réduire le nombre de paraprobiotiques à tester). Des points limites ont été définis pour chaque procédure.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d’un enrichissement avec du papier absorbant à déchiqueter, d’un bâton à ronger et d'un abri en propylène rouge. Les animaux seront surveillés 2 fois par semaine (surveillance visuelle plus suivi du poids). Une perte de poids dépassant 20 % du poids initial de l’animal sera considérée comme un point limite. De même des comportements atypiques de type poil hérissé, prostration, absence de toilettage ou léthargie pendant plus de deux jours ou stéréotypie seront également considérés comme des points limites entrainant l’arrêt précoce du protocole sur les animaux concernés et leur euthanasie. Les souris seront 3 par cage pour éviter l'isolement et réduire le stress.
Choix des espèces
Le modèle souris est largement utilisé pour les recherches sur les maladies métaboliques en raison de ses réponses reproductibles due à une moins grande variabilité individuelle. Nous disposons également de données préliminaires sur ce modèle animal. Nous avons choisi de travailler sur des animaux de 8-12 semaines d’âge afin de travailler sur des animaux adultes ayant un microbiote stabilisé et car nos données préliminaires ont été réalisées sur des animaux du même âge.
Role du TNFα microglial dans la consolidation de la mémoire.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
40 souris vont être utilisées, gardées vivantes pour être réutilisées ensuite dans d'autres expériences, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent pendant six jours un régime supplémenté en tamoxifène, qui peut leur faire perdre du poids, puis passent un test de mémoire consistant en une tâche motrice d'environ une heure deux jours de suite. Le porteur admet ne pas savoir si la perte de poids tient à l'appétence des aliments ou à des effets métaboliques. Il affirme qu'il n'est "pas possible" d'étudier la mémorisation pendant le sommeil autrement que sur des animaux vivants.
Objectifs
Le TNFα produit par les microglies contrôle l'activité des synapses inhibitrices dans le cortex et de ce fait, modifie certains paramètres du sommeil comme la structure des ondes lentes. Les ondes lentes sont necessaires à la consolidation de la mémoire par le sommeil. L'objectif de ce projet de montrer le TNFα microglial est necessaire à la consolidation de la mémoire par le sommeil
Bénéfices attendus
Quasiment toutes les pathologies du cerveau sont accompagnées de troubles du sommeil. D'autre part, toutes ces pathologies présentent des signes d'inflammation du cerveau, c'est-à-dire d'activation des cellules microgliales. Notre projet propose d'étudier le lien entre l'activation microgliale et les troubles du sommeil.
Procédures
Les souris seront exposées pendant 6 jours à un régime supplémenté en tamoxifen. Il est possible qu'elles perdent du poids pendant cette période. Nous n'avons pas identifié si cette perte de poids est due aux aliments qui seraient moins appétant ou à ses effets métaboliques. Les animaux feront ensuite un test de consolidation de la mémoire qui consiste en une tache motrice pendant environ 1h deux jours de suite
Impact sur les animaux
Il est possible que les animaux perdent du poids de manière transitoire lors du changement de régime. La manipulation des souris et le test d'apprentissage lui même sont susceptibles d'engendrer du stress et de l'inconfort aux souris.
Devenir
À l'issue des tests comportementaux, les animaux seront remis en cage de maintien sans autre manipulation. Aucune euthanasie ou prélèvements ne sera nécessaire dans le cadre de ce projet. Les animaux pourront être réutilisés par la suite dans d’autres expériences.
Remplacement
Il n'est pas possible d'étudier la mémorisation pendant le sommeil autrement que sur des animaux vivants.
Réduction
Nous utiliserons 40 souris soit deux groupes de 20 animaux. C'est selon l'article sur lequel nous fondons notre étude et les expériences précédentes d'apprentissage réalisées dans le laboratoire, le nombre minimal pour arriver à des résultats significatifs. Les resultats seront analysés par des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Les souris sont stabulées en cages ventilées et leur milieu est enrichi par des copeaux de carton. Elles sont controlées tous les jours par du personnel compétent et seront sorties du protocole si elles atteignent un point limite. Pour réduire au maximum l'inconfort et le stress des souris, elles seront habituées à être manipulées tous les jours de la semaine précédent l'experience. Le jour de l'expérience, elles seront introduites dans la salle d'expérimentation 1h avant le début du test et celui-ci ne dure pas plus d'un heure, pour ne pas perturber trop leur sommeil. Enfin, l'appareil sur lequel se fera le test est concu pour que les souris qui ratent leur essai ne tombent que de quelques centimetres pour diminuer le stress lié à l'essai et les risques de blessures.
Choix des espèces
Travailler sur la souris permet de travailler dans la continuité de nos études précédentes. Puisque notre but est ici d'étudier le role du TNFα produit par la microglie, nous n'avons comme seul outil disponible les outils génétiques chez la souris. Les expériences se feront sur des jeunes adultes entre 2 et 5 mois qui est une période classique d'étude des comportements d'apprentissage liés au sommeil.
Effet dose-réponse de trois composés en développement sur le poids corporel, la prise alimentaire et la composition corporelle chez la souris obèse
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
168 souris rendues obèses par un régime enrichi en graisses vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent trois composés anti-obésité par la nourriture pendant 21 jours, avec suivi du poids et de la composition corporelle, avant d'être tuées pour prélever leurs tissus. Le projet vise à sélectionner, pour le compte d'un client, le composé le plus efficace en vue d'un développement commercial. Le porteur affirme qu'il n'existe "aucune méthode de substitution" à l'animal pour ces mesures métaboliques.
Objectifs
Ce projet s'inscit dans le cadre du développement de trois composés anti-obésité. Cette étude constitue une première étape visant à sélectionner, parmi les trois composés testé, celui présentant la meilleure efficacité dans le cadre d'une analyse de leurs effets dose-réponse sur la prise alimentaire, le poids corporel, et la composition corporelle de souris obèse. L'objectif final est ainsi de sélectionner le composé présentant les effets les plus marqués afin de prioriser son développement sur les étapes règlementaires préclinique et clinique.
Bénéfices attendus
Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement de composés anti-obésité visant l'humain. Alors que de nombreuses molécules anti-obésité ont été commercialisées puis retirées du marché en raison d’effets secondaires graves, seules 3 spécialités sont actuellement approuvées en Europe pour des traitements de longue durée du surpoids et de l’obésité. L'obésité est donc une pathologie présentant un besoin médical important sur le plan thérapeutique. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développement dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir à la mise sur le marché d'une nouvelle molécule anti-obésité.
Procédures
Les animaux seront, pour 156 d'entre eux, nourris avec une alimentation enrichie en graisse. Le animaux seront traités (ou non, pour les groupes contrôles) pendant 21 jours via la nourriture. Le poids corporel et la prise alimentaire seront mesurés fois par semaine. La composition corporelle sera mesurée de façon non invasive et sur animal vigile avant et à la fin de la période de traitement.
Impact sur les animaux
La présente étude s'appuie sur des approches totalement non-invasives: les traitements seront distribués via la nourriture et les mesures de prise alimentaire, de poids corporel et de composition corporelle
Devenir
L'ensemble des animaux seront euthanasiés à l'issue de l'étude. Des prélèvements d'organes (tissu adipeux, foie...) sont prévus après euthanasie pour mesures biochimiques ultèrieures.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composiion corporelle, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été calculé et rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt mesurés sur le modèle de souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisses. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés.
Raffinement
Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques cherchant à mettre en évidence les effets bénéfiques de composés sur la prise alimentaire, le poids corporel et les troubles métaboliques. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les traitements seront administrés via la nourriture, permettant de limiter les manipulations et le stress liés à l'administration des traitements. Les animaux seront hébergés en cages individuelles du fait de la nécessité de mesurer précisemment l'impact du composé sur la prise alimentaire individuelle des animaux. Néanmoins, les animaux conserveront des contacts visuels avec leurs congénères et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques (Buprénorphine notamment).
Choix des espèces
Le modèle de souris C57BL/6 nourris avec une alimentation enrichie en graisses (60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris le plus classiquement utilisé et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet. Les animaux seront utilisés à l'âge de 19-20 semaines au début des traitements. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte et par le fait qu'un préconditionnement de 12 semaines avec une nourriture enrichie en graisse est nécessaire pour les souris obèses (ce préconditionnement démarrant à l'âge de 6 semaine chez notre fournisseur agréé).