Souris
Implication des canaux sodiques dépendants du voltage dans la progression du cancer colique
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
482 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de cancer du côlon humain sont greffées dans leur caecum par chirurgie, puis la tumeur est suivie chaque semaine par imagerie sous anesthésie jusqu'à trois mois, 266 souris recevant en plus douze injections d'inhibiteurs dans la queue. Le porteur décrit des atteintes digestives et un amaigrissement liés au développement tumoral, et vise à valider les canaux sodiques NaV comme cible thérapeutique. Il affirme que la complexité multicellulaire du cancer ne pouvant pas être étudiée in vitro, le recours aux souris est "indispensable".
Objectifs
Il a été montré l’expression aberrante des canaux sodiques dépendants du voltage NaV dans les cellules cancéreuses et leur implication dans la progression des cancers. Ces canaux sont anormalement exprimés dans les biopsies humaines de carcinomes, et dans des cellules cancéreuses non-excitables de différentes origines épithéliales. C’est le cas de NaV1.5 qui est anormalement exprimé dans le cancer du sein et dans le cancer sporadique du côlon, et dont le niveau d’expression semble associé à un mauvais pronostic chez les patients. La présence de NaV1.5 à la membrane plasmique des cellules cancéreuses coliques a été confirmée par immunohistochimie sur un panel de biopsies humaines de cancer sporadique, tandis qu’aucun marquage n’a pu être identifié au niveau du tissu colique non cancéreux. Son expression et sa fonctionnalité ont également été identifiées dans des lignées cellulaires de cancer du côlon, telles que SW620 et HCT116, et son activité stimule l’invasivité cancéreuse. Quant à NaVBeta4, son niveau d’expression est réduit dans les tissus cancéreux coliques en comparaison des tissus non-cancéreux appariés. L’inhibition de l’expression de NaVBeta4 dans les cellules cancéreuses coliques SW60 et HCT116 augmente l’invasivité cellulaire in vitro. L'hypothèse de notre client est que les canaux NaV1.5, qui peuvent être inhibés par des composés pharmacologiques existants ou en cours de développement, pourraient représenter des cibles pour des nouvelles thérapies anticancéreuses. Pour valider cette hypothèse, il est important d’utiliser un modèle orthotopique de cancer colique qui consistera à greffer au niveau du caecum de souris, des cellules cancéreuses coliques humaines (HCT-116 ou SW620) bioluminescentes. Les souris que nous utiliserons seront donc des souris immunodéficientes, à phénotype dommageable, qui seront hébergées en portoir ventilé dans des conditions n'entraînant pas l'expression du phénotype.
Bénéfices attendus
La présence de NaV1.5 à la membrane plasmique des cellules cancéreuses coliques a été confirmée par immunohistochimie sur un panel de biopsies humaines de cancer sporadique, tandis qu’aucun marquage n’a pu être identifié au niveau du tissu colique non cancéreux. Son expression et sa fonctionnalité ont également été identifiées dans des lignées cellulaires de cancer du côlon, telles que SW620 et HCT116, et son activité stimule l’invasivité cancéreuse. La présence de NaV1.5 à la membrane plasmique des cellules cancéreuses coliques a été confirmée par immunohistochimie sur un panel de biopsies humaines de cancer sporadique, tandis qu’aucun marquage n’a pu être identifié au niveau du tissu colique non cancéreux. Son expression et sa fonctionnalité ont également été identifiées dans des lignées cellulaires de cancer du côlon, telles que SW620 et HCT116, et son activité stimule l’invasivité cancéreuse.
Procédures
482 souris auront des greffes de cellules tumorales au niveau du caecum (procédures 1, 2, 3, 4) Elles seront placées sous paracétamol (analgésique) dans l'eau de boisson la veille de l’intervention (500mg dans un biberon de 200mL) jusqu’à 24h post induction. L'induction sera réalisée sous anesthésie gazeuse (isoflurane 2% dans l'air). A la fin de l’intervention, une injection de tolfédine 4mg/kg (anti inflammatoire) sera réalisée en sous cutané (50μL) et renouvelée le lendemain de l'intervention. Elles subiront une seule chirurgie lors de l'induction tumorale qui durera 20 minutes maximum. 482 souris auront une imagerie de bioluminescence 1 fois par semaine à partir du 7ème jour post greffe sous anesthésie gazeuse Isoflurane 2% dans l’air avec injection vigile 4 minutes avant l’examen de 100µL de luciférine par voie intrapéritoléale pour le suivi de la prolifération tumorale. En parallèle une échographie sera réalisée 1 fois par semaine ou toutes les 2-3 semaines en fonction de la vitesse de prolifération des tumeurs. Ces 2 examens successifs ont chacun une durée inférieure à 10min et seront réalisés sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane (2% dans l'air), sur support chauffé à 37°C. Par ailleurs, un monitoring cardio respiratoire est réalisé simultanément en cours d’échographie qui permet de s’assurer que l’animal supporte bien l’examen. Soit sur une durée de 3 mois (temps maximal de l’étude) chaque souris aura 11 séances d’imagerie de bioluminescence et 11 séances d’imagerie échographique au maximum. 266 souris vigiles (procédures 2, 3 et 4) recevront 3 fois/semaine pendant 4 semaines (= 12 injections par souris) 150-200μLd’inhibiteurs par voie intraveineuse au niveau de la queue.
Impact sur les animaux
Les dommages attendus pour les animaux sont liés au développement d'une tumeur primaire au niveau du colon et éventuellement de métastases (problèmes digestifs, amaigrissement).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chque procédure.
Remplacement
Le cancer et la formation des métastases sont des phénomènes complexes qui font intervenir de multiples étapes, tissus et types cellulaires, conduisant en particulier à l’échappement des cellules cancéreuses de la tumeur primaire et leur survie et dissémination dans l’organisme. Ces paramètres complexes, multicellulaires et multiorganes, ne pouvant pas être étudiés in vitro, le recours aux animaux est indispensable. Par ailleurs, afin de développer de nouvelles stratégies anti-cancéreuses, des études pharmacologiques sur animaux sont nécessaires. Les expérimentations pourront mettre en évidence un nouvel acteur du développement métastatique, les canaux NaV, qui pourraient servir de nouveau marqueur prédictif et éventuellement de nouvelles cibles thérapeutiques dans le traitement du cancer colique.
Réduction
La mise en oeuvre de l'imagerie permet un suivi longitudinal du même animal ce qui permet de réduire leur nombre au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles, évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations.
Raffinement
Le suivi de la croissance tumorale primaire et secondaire (métastases) sera réalisé par imagerie de bioluminescence in vivo et d’échographie, approches non invasives et indolores pratiquées par ailleurs sur animal anesthésié. Des antalgiques seront utilisés lors de la chirurgie et 24h après. Par ailleurs, les souris seront hébergées en portoir ventilé et en accord avec les directives européennes. des grilles de scoring avec des points limites prédictifs seront mis en place et le personnel observera quotidiennement les animaux afin d'anticiper la souffrance animale.
Choix des espèces
Dans notre projet, les informations attendues ne peuvent pas être obtenues in vitro car à ce jour l'animal de laboratoire reste le seul recours permettant d'étudier le développement tumoral et l'efficacité thérapeutique en tenant compte de la complexité de la physiologie d'un organisme vivant. La souris est un animal chez qui il est possible d'obtenir le développement de tumeurs d'origine murine et humaine. La souris est ainsi une espèce animale classiquement utilisée, pour les études de tumorigenèse, de progression tumorale et métastatique de par la relative faible durée des expérimentations (quelques semaines), de par la possibilité d’avoir accès à des animaux immunodéprimés permettant l’implantation de cellules cancéreuses humaines, ainsi que par la possibilité d’utiliser des techniques d’imageries in vivo (bioluminescence, échographie). Modèle de cancer réalisable chez la jeune souris adulte (6 semaines). A ce stade, la croissance et le développement des tumeurs sont optimaux. Sur des animaux plus âgés, nous avons rencontré des difficultés pour implanter des cellules tumorales humaines avec un taux de prise de greffe moins important.
Impacte de l’alimentation et l’activité physique dans un modèle de tumeur sous cutanée induite par injection de cellules cancéreuses prostatiques (NuPac).
- Recherche fondamentale
- Oncologie
50 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères, quarante d'entre elles étant classées en gravité sévère. Elles reçoivent une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses prostatiques, sont hébergées seules puis soumises à un exercice forcé sur tapis roulant et à des tests d'endurance, pour mesurer l'effet de l'activité physique et de l'alimentation sur la tumeur. Le porteur reconnaît que l'entraînement peut provoquer détresse et souffrance liées à la fatigue, et que les souris atteignant les points limites sont tuées par anesthésie sans réveil. Il affirme qu'aucune alternative in vitro n'existe et conclut que la recherche "rend incontournable" le recours à la souris.
Objectifs
L'objectif de ce projet de recherche est d'identifier l'impact de l'activité physique et de la nutrition sur la reprogrammation de certains biomarqueurs dans le cancer de la prostate.
Bénéfices attendus
L'Activité Physique sur tapis roulant pourrait ralentir la croissance tumorale comparé aux souris ne pratiquant pas d'AP. Cela rejoindrait des résultats précédemment obtenus et l'activité physique pourrait potentialiser l'effet des AGPI et ainsi conduire à la reprogrammation de biomarqueurs dans le modèle de souris TRAMP-C2.
Procédures
Les animaux serons soumis a une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses, hébergé en isolement, pratiqué de l’activité physique, de test d'endurance et subirons une régime alimentaire.
Impact sur les animaux
1. Injection avec des cellules tumorales induira l'aparition d'une tumeur. 2. L'entrainement sur tapis roulant et le test de force peuvent induire comme nuisance la détresse, souffrance due a la fatigue. 3. Le régime AGPI ne contient que des ingrédients conventionnels et n’est pas connu pour induire des pathologies ou des effets secondaires chez les animaux. Cependant nous sourveillons la perte d'apetit comme possible nuissance à ce geste experimentale.
Devenir
A l'issue de la procédure 1-4, les animaux sont gardés en vie. Les animaux qui présentent de signes de souffrance et détresse, pendant le protocole, seront sorties du protocole et ses souffrances abrèges avec une anesthésie sans réveil.
Remplacement
Dans ce projet, nous cherchons à identifier l'impact de l'activité physique et de la nutrition dans un modèle murin de cancer de la prostate. Ceci n'est pas démontrable "in vitro" car il est impossible de mimer l'activité physique sur des cultures cellulaires. Nous cherchons ici à étudier les interactions entre la tumeur, le tissu adipeux et le muscle. Il n'existe donc pas d'altérnative in vitro pour ce type d'évaluation. La nécessité de la recherche biologique, médicale rend incontournable le recours à l'expérimentation animale pour faire progresser les connaissances et améliorer la prise en charge et la survie de patients atteints de cancer de prostate.
Réduction
Les cohortes seront constituées de 10 souris par groupe afin d’obtenir un nombre d'animaux suffisants pour juger du caractère significatif des résultats. La taille de l’échantillonnage de chaque groupe a été définie à partir d’un test statistique (Sample size test). Afin de juger des effets de l'activité physique et de la nutrition sur le cancer de la prostate, des ANOVA à deux facteurs seront utilisées. En cas de différences significatives sur ce test, un Bonferroni post hoc test sera employé pour isoler les effets et les interactions entre les différentes conditions expérimentales.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet nécessitent un hébergement en cage individuelle car il est indispensable de mesurer la consommation quotidienne de nourriture mais des précautions sont prises. Les animaux seront hébergés dans des cages ouvertes, transparente, individuelle, côte à côte et enrichies avec des jouets et du matériel adapté ce qui permet de limiter l'isolement social et le stress. De plus, tout au long de la durée du protocole, les animaux suivront un contrôle quotidien effectué par les chercheurs via un registre journalier et individuel des animaux. Un questionnaire pour mesurer le niveau d'iconfort des rongeurs est mis à disposition et disponible dans les locaux de l’animalerie. Le questionnaire demande de suivre et de noter les signes visibles d’inconfort chez le rongeur (vocalisation, agressivité, retrait d’un membre, autres). En cas d'atteinte des points limites décrits dans chacune des procédures, nous procéderons à la sortie de l'animal du protocole.
Choix des espèces
Le modèle de souris syngéniques C57/BL6 est un modèle pertinent pour étudier le cancer de la prostate car il va permettre l'injection de cellules cancéreuses prostatiques murines donc c'est un modèle de souris immunocompétentes. L'implantation de la lignée cellulaire TRAMP-C2 dans ce modèle permet de développer un modèle de cancer de la prostate similaire à ceux observés chez l'Homme. Les cohortes seront constitués de 10 animaux par groupe afin d'obtenir un nombre de sujets suffisants pour juger de la significativité de notre étude. Agées de 12-15 semaines, les souris seront des adultes afin de se rapprocher de l'âge médian de cancer de prostate chez l'homme.
Impact de l’exposition à des petites molécules sur la régulation microgliale in vitro.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
300 souris vont être utilisées, anesthésiées puis tuées avant tout réveil par une perfusion intracardiaque. Elles sont mises à mort pour prélever leurs cellules cérébrales et les mettre en culture, afin d'y tester dix petites molécules censées agir sur la neuroinflammation. Une fois les cellules prélevées le projet reste entièrement in vitro, l'animal ne servant qu'à fournir la matière première. Le porteur affirme avoir déjà réduit la sélection des molécules par un travail in silico et décrit la souris comme un modèle "pertinent et reconnu".
Objectifs
Le projet porte sur l’étude de l’impact de nutriments lipidiques et métabolites sur la régulation des cellules cérébrales et leurs intéractions in vitro. Il s’inscrit dans le cadre du projet global d’étude de la neuroinflammation, composante primaire de pathologies neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives.
Bénéfices attendus
Les paradigmes expérimentaux in vitro permettront de mettre en avant l’importance de petites molécules d’intérêt (nutriments, lipides et métabolites) sur les intéractions entre cellules murines cérébrales in vitro et leurs fonctionnements. Ceci permettra de d’accroitre les connaissances et de découvrir de nouvelles stratégies pharmacologiques prometteuses dans le cadre des pathologies que nous étudions (neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives). Nous avons 5 molécules d’intérêt en lien avec les pathologies neurodéveloppementales et 5 en lien avec les pathologies psychiatriques et neurodégénératives.
Procédures
Une perfusion intracardiaque sera effectuée sur les animaux avec prise en charge de la douleur.
Impact sur les animaux
Les animaux en cours de protocole sont surveillés quotiediennelement par les animaliers. Il n’y a pas d’induction de stress majeur sur ces animaux entrainant une alteration de l’état général des animaux. La procédure de perfusion implique une injection intrapéritonéale.
Devenir
L’ensemble des souris sera mise à mort à des fins de culture cellulaire et d’étudier l’impact de petites molécules sur les interactions entre les cellules cérébrales in vitro
Remplacement
La sélection des molécules à tester a été drastiquement réduite par un travail in silico visant à ne sélectionner que les molécules (nutriments, lipides et métabolites) avec un fort pouvoir interventionnel sur les interactions entre les cellules cérébrales. Notamment, l’expression spécifique de récepteurs à ces petites molécules par les sous-types cérébraux a été vérifiée et validée ou encore l’implication des molécules dans des voies de signalisation dans les pathologies neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives étaient des pré-requis à la sélection des molécules. Nous remplaçons le test de ces molécules in vivo par notre approche in vitro afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Ces travaux vont nous permettre de définir plus finement et de sélectionner les molécules d’intérêt pharmacologique.
Réduction
Nous avons calculé au plus juste le nombre d’animaux nécessaires pour réaliser les isolements de cellules cérébrales à des fins de culture. En se basant sur notre expérience et sur l’optimisation des protocoles de culture cellulaire, nous avons calculé la quantité de cellules nécessaires à l’évaluation de chaque molécule et donc nous pouvons retranscrire ce nombre en nombre de souris. Nous devons répliquer l’expérience 3 fois par molécule d’intérêt, soit 30 animaux pour une analyse complète par molécule. Nous testerons 10 molécules d’intérêt, soit un total de 30 animaux X 10 molécules = 300 souris. De manière importante et optimisée, le nombre d’animaux demandé va permettre de réaliser les cultures de cellules en neuroinflammation ET des cultures des autres cellules cérébrales.
Raffinement
A leur arrivée, les animaux seront hébergés en cages collectives avec un environnement enrichi (maison en carton + baton de bois). Les animaux seront observés quotidiennement par les animaliers. Si l’animal apparaît malade ou avoir des douleurs il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l’animal ne montre pas d’amélioration significative, il sera sacrifié dans les 24h. Par ailleurs pour les procédures induisant de la douleur comme la perfusion intracardiaque nous utiliserons des aanalgésiques (décrite dans la procédure) afin de limiter la douleur chez l’animal.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent et reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier notamment le cerveau et son fonctionnement. Nous travaillerons avec la lignée C57bl/6. Les souris males et femelles seront utilisées à l’âge adulte entre 6 semaines et 12 mois. Cela permettra d’étudier les impacts des différentes molécules au niveau des cellules cérébrales adultes in vitro.
Implication de la signalisation Wnt l’apparition de trouble cognitifs vasculaires et les maladies neurodégénératives -édude des circuits cérébraux (EU 3/3 )
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
136 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont soumises à des séances d'IRM sous anesthésie, un groupe subissant jusqu'à cinq anesthésies répétées de deux heures pour en optimiser les doses, dans le cadre d'une étude sur l'athérosclérose cérébrale et les troubles cognitifs vasculaires. Le porteur indique qu'au réveil les souris peuvent avoir du mal à se réchauffer et présenter une posture voûtée, et qu'une déshydratation des yeux peut survenir. Il précise que les souris servant à régler l'anesthésie sont tuées, les autres étant gardées vivantes pour un transfert vers un autre établissement, et décrit le modèle animal comme le seul permettant d'étudier ces atteintes multifactorielles.
Objectifs
L’accumulation de cholestérol dans les cellules est associée à la survenue de pathologie du cerveau telles que les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, ou Niemann-Pick, caractérisées – entre autres – par des altérations dans la communication entre les différentes régions du cerveau. En effet, l’accumulation de cholestérol dans certaines cellules est à l’origine de la formation d’atherosclérose dans les vaisseaux cérébraux, correspondant à une atteinte de la paroi interne des artères. Ce type d’atteinte peut donc aboutir à des troubles vasculaires dans le cerveau, entrainant des démences vasculaires, associées aux pathologies citées plus haut. Deux protéines semblent jouer un rôle-clé pour empêcher l'accumulation de cholestérol dans les cellules et la prévention de l''athérosclérose. L'objectif est d’identifier les différents liens et implications du régime alimentaire et de l’activité de ces deux protéines, dans la formation d’athérosclérose et la survenue d’altérations de la communication cérébrale.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude devraient contribuer à mieux comprendre les conséquences au niveau de la connectivité cérébrale d'une accumulation de cholestérol dans les cellules jouant un rôle central dans le developpement de l'athérosclérose, aboutissant à des troubles cognitifs vasculaires ou démences vasculaires.
Procédures
Les animaux utilisés pour l'étude seront soumis à une anesthésie combinée induite par voie veineuse et par voie gazeuse lors de l'IRM, pour un temps maximal de 1h. Pour optimiser les doses d'anesthésie à utiliser au cours de l'IRM, un groupe de souris sera soumis à des anesthésiées répétées (5 maximum) d'une durée de 2h maximum chacunes espacées de 2 semaines.
Impact sur les animaux
Après l’examen IRM, pendant la phase de réveil, l’animal peut présenter des difficultés à se réchauffer ou à récupérer de l’anesthésie, observable par des déplacements lents, une posture voutée et une absence de toilettage. Une potentielle altérations des yeux liés à une déshydratation au cours de l’examen IRM peut survenir.
Devenir
Les souris seront mises à mort après la détermination des conditions optimales d’anesthésie et gardées en vie après les IRMs pour transfert dans un autre établissement.
Remplacement
Le modèle animal est, pour le moment, le seul modèle qui permet d’étudier dans son ensemble les phénomènes complexes mis en oeuvre dans les maladies neurodégénératives et les troubles cognitifs. En effet ces atteintes sont multifactorielles et nécessite un grand nombre d’acteurs comme les cellules de l’immunité, les particules de cholestérol circulantes (les LDL ou mauvais cholestérol), les globules rouges entre autre.
Réduction
Le nombre de souris est réduit au minimum d’animaux nécessaire afin d’assurer l’efficacité des tests statistiques et donner des résultats statistiquement fiables en fonction des expériences réalisées : optimisation de l’anesthésie pour l’IRM et exploration IRM.
Raffinement
Durant l'examen IRM, le raffinement sera respecté par l'usage d'une anesthésie afin de réduire au maximum le stress de l'animal. La température et la respiration des animaux seront en permanence surveillées par un système de monitorage. En cas de chute de la température et/ou de la respiration non gérable, l'acquisition en cours sera immédiatement interrompue et l'animal sorti de l'IRM. Il sera alors placé dans une cage mis sous une lumière chauffante jusqu'à son réveil, sous surveillance. L’établissement de points-limites permettra de soustraire l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale la plus utilisée pour la création de modèle génétiquement modifiée grâce aux connaissances importantes de sa génétique, et c'est pourquoi nous avons choisi cette espèce pour la création de notre modèle. Nous utiliserons des souris adultes de 3 mois, afin de déterminer l‘état de la maladie sur le plan de l'IRM fonctionnelle. Les souris de 3 mois ont atteint leur taille et poids adulte, ce qui permet une meilleure reproductibilité des résultats.
Explorer les déterminants liés à l’X impliqués dans le lupus systémique (ExploriX_LES)
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 092 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Un lupus leur est induit spontanément ou par injection de pristane, provoquant une maladie rénale chronique et des auto-anticorps pouvant conduire à la mort, avec des prélèvements sanguins réguliers, pour tester le rôle du gène TLR7 dans le biais féminin de la maladie. Le porteur indique surveiller la protéinurie et le poids afin de mettre à mort les souris avant qu'elles ne meurent de la glomérulopathie. Il affirme que le lupus ne peut être étudié in vitro et qu'un modèle intégré in vivo est le seul moyen d'établir le lien recherché.
Objectifs
Nous avons mis en évidence que le gène TLR7 échappe à l’inactivation du chromosome X dans les cellules immunitaires de femelles. Le dosage de ce gène joue un rôle majeur dans le déclenchement du lupus érythémateux systémique (LES) chez la souris. Cette maladie se caractérise par la production d’autoanticorps (anti-nucléaire, anti-ADN, anti-ARN, anti-Sm/RNP) et par des atteintes rénales dans les modèles les plus sévères (glomérulonéphrites avec protéinurie) qui peuvent conduire à la mort des animaux. Il existe un fort biais de sexe dans la susceptibilité au LES chez l’Homme et la souris, les femelles sont plus susceptibles. Etant donné que TLR7 est sur le chr X et qu’il échappe à l’inactivation de l’X, nous voulons tester le rôle de l’expression de TLR7 sur le chr X inactif dans la sévérité du LES chez les femelles dans un modèle de lupus spontanée chez les souris de fond génétique NZM Sle123 et dans un modèle de lupus induit par injection i.p. de pristane (2, 6, 10, and 14 tétraméthylpentadécane) chez les souris de fond génétique C57BL/6.
Bénéfices attendus
Les maladies autoimmunes comme le LES sont plus fréquentes chez les femmes comparées aux hommes (sex ratio 9 :1). L’hypothèse d’un rôle du dosage des gènes de l’X, en particulier TLR7, a été évoqué. Ce projet vise à démonter s’il existe un lien direct de causalité en échappement à l’inactivation de l’X du gène TLR7 et déclenchement du lupus in vivo chez la souris. Les bénéfices de ce projet sont considérables car il permettrait d’établir que la plus grande prédisposition des femmes aux LES serait d’origine génétique et serait lié à ce mécanisme. Cela pourrait conduire à de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Procédures
Des prélèvements sanguins sous-mandibulaire (200 µl, < 15% de la volémie) seront effectués tous les 2 mois pendant 3-7 mois de suivis. La durée de l'intervention est d'environ 1 minunte au maximum par souris. Les animaux recevront des injections IP (aiguille 27G) une seule fois en ce qui concerne les injections de pristane (0.5 ml), ou plusieurs fois (3 IP/semaine sur une semaine maximum par mois) en ce qui concerne la toxine DTX. Pour les injections IP, la durée d'intervention par souris est de 30 à 45 secondes environ.
Impact sur les animaux
Dans le modèle de lupus spontané (NZM Sle123) les souris développent une maladie rénale chronique qui débutent à l’âge de 7 mois avec une protéinurie et conduit à une mortalité dès l’âge de 7-8 mois en fonction des animaleries. Des atteintes cutanées peuvent être également observées. Cette pathologie se caractérise par un dérèglement immunitaire, une signature IFN de type 1 et l’apparition d’autoanticorps anti-nucléaire, d’anti-dsDNA, anti-ssRNA et Sm/RNP, dès lâge de 3 mois. Les animaux seront principalement étudiés avant l’âge de 7 mois. Dans le modèle induit au pristane la maladie est moins sévère dans le fond C57BL/6 que nous allons utiliser. Il y a peu ou pas de mortalité et la production d’autoanticorps débute vers 5-6 mois et est associé à une glomérulopathie vers l’âge de 7 mois. Les animaux seront sacrifiés et analysés au plus tard vers 6-7 mois.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l'issue de l'expérimentation.
Remplacement
Le lupus érythémateux systémique est une maladie auto-immune complexe qui ne peut pas être étudiée dans des modèles in vitro et nécessite des modèles intégrés in vivo. Les modèles de lupus que nous utiliserons dans ce projet sont considérés comme des modèles mimant tout ou partie de la pathologie humaine. Seule l'expérimentation animale permettra donc de répondre à la question scientifique posée et d’établir un lien de causalité entre l’échappement à l’ICX du gène TLR7 et le développement des paramètres cliniques et immunopathologiques de cette maladie.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'expériences effectuées : 1. Nous utilisons un nombre d'animaux suffisant par expérience (n=8) afin d'obtenir des résultats statistiquement interprétables. Les expériences seront reproduites 3 fois. 2) Nous essayons d'effectuer le maximum d'analyse sur les mêmes animaux (analyse mutiparamètrique des cellules infiltrant plusieurs organes d’une même souris, analyse de la réponse immunitaire, des autoanticorps circulants, de la protéinurie, histologie du rein). Dans chaque procédure décrite ci-après, nous avons explicité les moyens mis en oeuvre pour évaluer la souffrance des animaux et le cas échéant la diminuer.
Raffinement
Les souris sont hébergées (5 animaux par cage maximum) dans des cages à 20-24°C et 30-50% d’hygrométrie, en portoirs ventilés (dans des cages d’une superficie de 500cm2), avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Le change de la litière est réalisé 1 fois par semaine. Les cages seront systématiquement enrichies (coton, igloo, tunnel) pour leur permettre de faire un nid. L'angoisse des animaux sera réduite par une période d'acclimatation à l'hébergement (1semaine) mais également par une habituation à la manipulation. Un protocole est mis en place avec la structure du bien-être animal (SBEA) pour prévenir toute douleur, souffrance ou angoisse de l'animal. De plus, les procédures et le suivi de l'animal seront effectués par des personnes compétentes et formées à l'expérimentation animale. Les animaux sont surveillés tous les jours par les zootechniciens du service, en accord avec la réglementation. Définition des points limites spécifiques aux modèles: les animaux seront euthanasiés quand ils présenteront des signes cliniques de glomérulopathie lupique (protéinurie, taux sériques d’autoanticorps élevés, perte de poids, animal prostré et poils hérissés). Les animaux seront suivis longitudinalement avec mesure de la protéinurie (test bandelette/ tous les 15 jours), et mesure des autoanticorps circulants (Anti-ADN, anti-ARN, anti-Sm/RNP) dans le sérum tous les mois. Ces mesures nous permettront d’identifier l’évolution de la sévérité de la maladie de manière à les euthanasier avant qu’ils ne décèdent.
Choix des espèces
Les modèles expérimentaux de lupus systémique chez la souris sont bien documentés et validés. Nous utiliserons ici des souris de fond génétique C57BL/6 qui développent un syndrome lupique après injection ip de pristane ; et des souris NZM Sel1/2/3 (B6;NZM-Sle1NZM2410/Aeg Sle2NZM2410/Aeg Sle3NZM2410/Aeg/LmoJ) Jackson #7228 qui développent un lupus spontanné comme indiqué précédemment. Il n’existe pas d’autre moyen de mimer cette pathologie complexe. Dans chaque procédure nous avons expliqué les différents groupes d'animaux dont nous aurons besoin pour répondre aux questions scientifiques posées par le projet.
Criblage des inhibiteurs intrinsèques aux lymphocytes T dans un microenvironnement tumoral et/ou allogénique
- Recherche appliquée
- Cancers
714 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue de chaque procédure pour analyser leurs organes. Chacune porte une tumeur et reçoit deux à cinq injections sous anesthésie, et certaines sont irradiées, avec un risque de maladie du greffon contre l'hôte, sans que le porteur précise ce qui est injecté ni ce que la tumeur leur fait subir. Le but est de repérer ce qui freine les lymphocytes T dans une tumeur ou chez un receveur, et le porteur écrit que les résultats "pourraient permettre d'améliorer la prise en charge de certains cancers humains". Il revendique pourtant pour sa sélection in vivo une "relevance clinique immédiate".
Objectifs
Les lymphocytes T (ou cellules T) sont des acteurs clés de l'immunité contre le cancer. Le transfert de lymphocytes T dirigés contre les tumeurs représente une nouvelle thérapie majeure, permettant à la fois d’éradiquer directement la tumeur mais aussi de constituer une protection sur le long terme contre les rechutes. Cependant, leur prolifération (persistance et taux) peut être altérée dans un environnement immunosuppresseur, tel que le site tumoral lui-même ou par le système immunitaire de l’individu receveur. Nous proposons ici d’identifier de manière non biaisée et systématique les inhibiteurs spécifiques de ces cellules T dans ces environnements immunosuppresseurs dans le but de potentialiser de nouvelles générations de thérapies cellulaires. Nous cherchons à identifier des inhibiteurs de l’infiltration tumorale de cellules T mémoires pour améliorer l’efficacité des thérapies anti-tumorales. De plus, nous explorons la résistance des cellules T à la destruction par le système immunitaire du receveur dans le but de générer des thérapies cellulaires universelles à partir de donneurs sains de lymphocytes T.
Bénéfices attendus
Le bénéfice principal de ce projet est l'identification de nouvelles cibles therapeutiques optimisant l'efficacité des thérapies cellulaires T. Ce projet va aussi permettre de répondre à des questions fondamentales pour mieux comprendre et comparer le comportement des cellules T CD4 et CD8 in vivo. Au final, les résultats attendus pourraient permettre d'améliorer la prise en charge de certains cancers humains.
Procédures
Deux à cinq injections (5 minutes) sur animaux anesthésiés. Irradiations (10 minutes): une par animal, pour certains animaux.
Impact sur les animaux
Effets indésirables liés à la présence de tumeurs (une par animal). Effets liés à des injections. Effets liés aux irradiations (risque de maladie du greffon contre l'hôte).
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés pour faire des analyses post-mortem sur les organes d'intérêt.
Remplacement
Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire l’environnement immunosuppresseur auquel est soumis le système immunitaire in vivo. En effet, le système immunitaire est très compartimenté entre les organes lymphoïdes et les tissus avec une régulation des flux de cellules et des signaux (cytokines, chimiokines) très précise entre ces différents compartiments. De plus, l’utilisation d’un mode de sélection puissant in vivo nous permet d’identifier les inhibiteurs majeurs et non-redondants des cellules T, avec une relevance clinique immédiate.
Réduction
Nous pratiquerons le minimum d'expériences permettant à la fois d'être certain de la reproductibilité des phénomènes observés en assurant la puissance statistique nécessaire en tenant compte de la variabilité expérimentale du modèle employé. Nous allons effectuer des tests statistiques pour analyser la croissance tumorale et le suivi des souris.
Raffinement
Le milieu sera enrichi afin de réduire le stress des animaux. Les animaux seront maintenus en groupes et logés dans des cages appropriées de taille adaptée au nombre d’individus. Les souris sont anesthésiées pour les injections et l'imagerie. Les animaux seront suivis quotidiennement afin d’assurer leur bien-être et pour suivre les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des points-limites ont été établis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix en immunologie du fait de la forte similitude des systèmes immunitaires humains et murins et de la disponibilité de souches congéniques et transgéniques parfaitement définies. Nous utiliserons des souris adultes car elles possèdent un système immunitaire mature.
Impact de l’heure de la journée sur la neuroprotection induite par la photobiomodulation (PBM) dans le modèle murin de la maladie d’Alzheimer
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Vérifier sur la souris l'effet d'une lumière dirigée vers le crâne sur des lésions de type Alzheimer permettrait, écrit le porteur, d'"entreprendre un projet pré-clinique sur singe de manière plus sereine". 100 souris, dont 60 femelles génétiquement modifiées pour développer ces lésions, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Pendant onze à douze mois, elles reçoivent chaque jour trente minutes de lumière dans leur cage, à une heure qui varie selon les groupes, subissent trois prises de sang éveillées sous la mâchoire, puis un à deux mois de tests : labyrinthe radial à huit bras, labyrinthe de Barnes, Rotarod et open field. Sous une dose létale d'anesthésique, leur sang et leur liquide céphalo-rachidien sont prélevés avant une perfusion par le cœur. Le porteur affirme qu'"un modèle animal est indispensable et représente le seul moyen de répondre à cette question".
Objectifs
La maladie d’Alzheimer (MA) comporte plusieurs dysfonctionnements cellulaires tels que l’hyper-phosphorylation ou l’agrégation de petites protéines. Ces protéines sont normalement éliminées par la cellule mais en conditions pathologiques, elles sont présentes en excès et peuvent être très toxiques. Le but du projet est d’observer à quelle période de la journée, la photobiomodulation (PBM) extra-crânienne a un effet curatif sur un modèle murin de la MA. Plusieurs études ont déjà pu observer que la photobiomodulation procure un bénéfice thérapeutique sur d’autres maladies neurodégénératives telle que la maladie de Parkinson mais aucun article ne montre in vivo à quel moment elle est la plus bénéfique. C’est pour cela que le présent projet permettra d’obtenir des réponses sur l’évolution comportemental et anatomique de la maladie dans un modèle de souris. Les souris génétiquement modifiées que nous utiliserons constituent un modèle de choix pour la maladie d’Alzheimer. Elles développent la MA de type symptomatique à partir de 12 mois même si certaines protéines en excès sont présentes dès le 3ème mois. Cette étude permettra également d’entreprendre une voie thérapeutique non-invasive pour la médecine humaine. Pour respecter les 3Rs, ce projet comporte une procédure pilote afin de déterminer les paramètres techniques de la photobiomodulation et l’entraînement au bon geste de prélèvements du sang et du liquide céphalo rachidien sur un nombre réduit d’animaux, le raffinement avec l'utilisation d'analgésique et le suivi des animaux par l'expérimentateur. Chaque souris sera préalablement anesthésiée avant sa mise à mort pour éviter toute douleur. Pour être en accord avec la réglementation, l'expérimentateur mettra en œuvre des actions précoces et adaptées en cas d’atteinte d’un point limite et ceci afin de respecter le bien-être animal. Les différentes étapes du projet sur le modèle murin seront l’application de la photobiomodulation sur des souris âgées de 3 mois (phase 1), la réalisation de tests comportementaux (phase 2) permettant d’étudier les bénéfices symptomatiques et la mise à mort des animaux pour des analyses biochimiques et histologiques (phase 3).
Bénéfices attendus
Les bénéfices seront de mieux comprendre l’effet de la photobiomodulation (PBM) extra-crânienne dans un contexte pathologique et définir la meilleure période pour photobiostimuler le cerveau. En effet, la vérification des bienfaits sur les stigmates de la maladie d’Alzheimer dans un modèle murin permettrait d’entreprendre un projet pré-clinique sur singe de manière plus sereine. Il s’agirait également d’une stratégie non-invasive qui pourrait être rapidement adoptée pour un traitement chez l’être humain.
Procédures
Les animaux seront soumis à : -la photobiomodulation durant 11/12 mois pendant 30 minutes chaque jours (à des périodes différentes de la journée selon les groupes) tout en restant dans leur cage d’hébergement (aucune manipulation) -3 prélèvements sanguins sur animaux vigiles en sub-mandibulaire (à 3 mois, 7 mois, 12 mois, durée de 5 minutes maximum par souris) -des tests comportementaux à l’âge de 11/13 mois (tests mesurant les déficits cognitifs et étalés sur 1 à 2 mois par souris, 15 jours le 8-arm radial, 8 jours Barnes maze, 2 jours Rotarod, et 2 jours pour l’OF avec une moyenne de 15/20 minutes par jour, par souris et par test) -1 prélèvement sanguin et 1 prélèvement du liquide céphalo-rachidien sous anesthésie réalisée avec des doses létales, l’animal étant ensuite perfusé en intra-cardiaque afin d’effectuer des analyses immunohistochimiques et biochimiques. L’ensemble de cette procédure dure 1H30 maximum.
Impact sur les animaux
Pour la phase 1, un faible stress pourrait être attendu avec la présence de la photobiomodulation mais cela sera vite dissipé par l’habituation à la lumière des animaux au fil des semaines. Par ailleurs, les prélèvements sanguins pourront également induire un stress mais nous aurons recours à l’isoflurane pour anesthésier l’animal si le stress est trop important. La phase 2 pourrait également induire un stress chez les animaux car les tests comportementaux demandent un minimum de stress pour stimuler l’animal à effectuer le test comportemental. Des points limites seront déterminés afin de pouvoir exclure les animaux incapables d’effectuer les tests comportementaux. Enfin la phase 3 consiste à mettre à mort l’animal par perfusion intracardiaque donc chaque animal recevra une dose létale d’anesthésique afin que chaque souris ne ressente rien lors de cette procédure.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux subiront une mise à mort afin de pouvoir analyser biochimiquement et anatomiquement les modifications du développement de la pathologie exercée par la photobiomodulation.
Remplacement
Pour obtenir des résultats les plus cohérents sur l’influence du rythme circadien pour l’application de la photobiomodulation (PBM), un modèle animal est indispensable et représente le seul moyen de répondre à cette question. A ce jour il n’est pas possible de remplacer l’utilisation des animaux par une autre alternative. En effet, un modèle intégré Alzheimer permettra d’obtenir toutes les informations sur la période de la journée la plus bénéfique pour la PBM et de déterminer l’ensemble des modifications subcellulaires générées par la PBM. L’avantage incontestable des souris génétiquement modifiées, modèle de la maladie d’Alzheimer (MA), que nous avons choisi, est la dynamique évolutive de la pathologie, ressemblant au développement de la MA chez l’humain. D’un point de vue comportemental, les souris présentent des déficits de mémoire, d’apathie et d'anxiété. Survenant en amont de l’apparition des plaques, des modifications du rythme circadien et une perte de protéines synaptiques ont été décelées. Par imagerie, on distingue aussi une altération de l’assimilation du glucose dans les aires cérébrales identiques à celles impactées chez l’être humain.
Réduction
En prenant connaissance des bases de données sur les tests comportementaux, en prenant en compte des connaissances du modèle transgénique par le concepteur du projet, en prenant en compte des conditions de photobiomodulation et en prenant en compte des paramètres statistiques sur le logiciel G*Power (f=0.25, pouvoir statistique=0.7, p value
Raffinement
Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux durant la procédure expérimentale, des points limites ont été déterminés pour agir en fonction de la douleur ou du mal être ressenti. La phase 1 n’a à priori aucune incidence sur le bien-être de l’animal mais une surveillance accrue sera faite les premières semaines afin d’évaluer les éventuels effets indésirables que pourrait être produit par la photobiomodulation. Par ailleurs, l’expérience pilote permettra de mieux anticiper les mesures à prendre pour diminuer au maximum les répercussions de cette procédure. En ce qui concerne la phase 2, les tests comportementaux procurent différents niveaux de stress. Avant de commencer la procédure, l’expérimentateur ira chaque jour pendant une semaine pour habituer l’animal à être manipulé. Pour finir, en ce qui concerne la phase 3, les souris recevront une dose létale d’anesthésique permettant de diminuer à zéro la douleur infligée lors de la perfusion intracardiaque et du prélèvement du liquide céphalo-rachidien.
Choix des espèces
Pour analyser l’efficacité de la photobiomodulation (PBM) extracrânienne aux différentes périodes de la journée, pour vérifier la pénétrance de la PBM à travers la boite crânienne et pour observer toutes les conséquences subcellulaires dans un contexte Alzheimer, la souris génétiquement modifiée modèle de la maladie d’Alzheimer correspond à l’espèce la plus pertinente pour tester cette hypothèse.
Rôle de l’ocytocine dans le cortex olfactif sur les comportements maternels
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 700 souris, soit 1 200 adultes et 1 500 souriceaux, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les adultes reçoivent une vingtaine d'injections, sont maintenus tête fixée jusqu'à une heure et équipés d'électrodes cérébrales, avant une perfusion cardiaque terminale, pour étudier le rôle de l'ocytocine dans les comportements maternels. Le porteur indique que les souriceaux sont brièvement séparés de leur mère, parfois sédatés, puis tués car ils ne peuvent être gardés sans elle. Il affirme que l'étude d'animaux vigiles en comportement rend l'in vitro et l'in silico impossibles.
Objectifs
L’ocytocine (OXT) est un neuropeptide synthétisé par les neurones du noyau paraventriculaire de l’hypothalamus (PVN), principalement connu pour son rôle dans la lactation et l’accouchement suite à sa libération dans la circulation sanguine. Cependant, des études récentes mettent en évidence les effets de l’OXT sur le système nerveux central, notamment sur les comportements sociaux et maternels. Chez les rongeurs, l’olfaction joue un rôle central pour les interactions entre individus et en particulier entre adultes et leurs progénitures. Dans le système olfactif, le cortex piriforme (PIR) est un des premiers et principal relais en aval du bulbe olfactif. Il présente chez la souris une densité exceptionnelle de récepteurs à l’OXT par rapport à d’autres régions cérébrales, notamment chez les femelles, avec une densité accrue chez les mères par rapport à des femelles vierges. Aux vues de cette forte expression chez les mères, nous avons fait l’hypothèse que l’OXT dans le PIR est nécessaire à la mise en place de comportements maternels chez des souris femelles. Afin de tester cette hypothèse, nous souhaitons réaliser des expériences en présence de souriceaux âgés de 1 à 10 jours, et manipuler la transmission oxytocinergique dans le PIR pour tester le rôle de l’OXT au niveau comportemental ainsi qu’au niveau des réponses neuronales.
Bénéfices attendus
Chez les Mammifères, la mise en place des comportements maternels est essentielle pour la survie des petits et de l’espèce en général. Chez l’Homme, il est notamment connu que le lien entre mère et enfant est facilité par la neurohormone nommée oxytocine, libérée dans la circulation sanguine de la mère lors de l’accouchement. Nous savons également que les odeurs jouent un rôle important et bénéfique dans le lien entre mère et enfant, un lien qui peut être affecté dans certaines situations, notamment lors de certains accouchements par césarienne (les taux d’oxytocine libérés sont alors plus limités). Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau s’adapte lorsqu’il s’agit de mettre en place des comportements maternels et le rôle des odeurs dans ce processus. A terme, il pourrait permettre de mettre en place des stratégies pour faciliter l’établissement de ces comportements chez l’Homme dans des situations problématiques liées à la maternité. Cette perspective est d’autant plus réaliste que l’administration d’ocytocine par voie intranasale est déjà réalisée chez des enfants autistes pour améliorer leurs relations sociales.
Procédures
Les souris seront utilisées lors de tâches comportementales en présence de souriceaux. Elles seront soumises à des injections et à des phases de contentions pendant les périodes d'habituation et d'expérimentation (environ 20 injections par souris, moins de 3min par injection/jour). Afin de pouvoir présenter les odeurs aux souris de manière précise et juste devant leur nez, nous devrons maintenir certaines souris au sein du dispositif comportemental qui permet de délivrer les odeurs. Ce maintien sera réalisé à l'aide d'une petite fixation métallique attachée à leur crâne au préalable. La durée de contentention par maintien de la tête en position fixe n'excédera pas 1h et sera réalisée après une habituation progressive. A la fin de l'expérimentation, les souris seront soumises à une perfusion afin de préserver les tissus cérébraux et d'effectuer des contrôles histologiques (durée de la procédure inférieure à 20min, réalisée sous traitement anesthésique et analgésique).
Impact sur les animaux
Les souris utilisées dans ce projet seront mises en présence de souriceaux (ou d’odeurs de souriceaux) et nous observerons leur comportement pour quantifier leur capacité à en prendre soin. Les souriceaux pourront être brièvement séparés de leur mère le temps de réaliser ces tests, ce qui correspond à un stress modéré car réduit dans la durée. Pour limiter ce stress, nous prévoyons aussi de sédater ou anesthésier les souriceaux, ce qui nécessite d’injecter des substances médicamenteuses via des injections sous-cutanées réalisées à l’aide d’aiguilles très fines. Afin de pouvoir tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements, nous utiliserons des méthodes qui permettent de cibler les neurones capables de libérer de l’ocytocine ou bien les neurones qui répondent à l’ocytocine lorsqu’elle a été libérée. Pour cela, nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau des souris adultes grâce à l’expression d’adénovirus injectés au préalable (injections réalisées dans un autre établissement) et des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires. Ces injections représentent potentiellement une légère nuisance pour les animaux car elles nécessitent de les maintenir immobiles pendant la durée de l’injection (contention). Pour pouvoir enregistrer l’activité des neurones dans les souris, nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Les souris pourront être connectées via un câble fin au système d’enregistrement ce qui peut générer une légère gêne. De plus, les odeurs étant très volatiles, il nous faudra maintenir la tête des souris proches de la source d’odeurs dans certaines expériences, en réalisant une fixation de leur tête limitée dans la durée.
Devenir
Les 1200 souris adultes pourront être mises à mort par perfusion intracardiaque réalisée sous anesthésie générale avec traitement antidouleur adapté. La préservation du tissu nécessite que cette procédure de perfusion soit réalisée et permet ainsi de réaliser des contrôles histologiques en fin d’expérimentation. Cette procédure, en utilisant la voie circulatoire sanguine, favorise la pénétration du fixateur dans les tissus de manière homogène et suffisamment rapide pour empêcher la détérioration du tissu cérébral en condition d'anoxie (normalement engendrée par l'arrêt cardiaque). Les 1500 souriceaux seront aussi euthanasiés à la fin des procédures car ils ne peuvent être gardés en absence de leur mère.
Remplacement
La souris fait partie de la famille des Vertébrés, comme l’Homme, et elle est capable de fonctions cognitives relativement complexes : elle représente donc un modèle d’étude particulièrement intéressant pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris alors que ces dernières effectueront des comportements maternels : il nous faudra donc travailler avec des animaux vigiles. Par conséquent, il nous sera impossible de conduire cette étude in vitro. Enfin, dans l’état des connaissances actuelles, les questions que nous adressons ne peuvent malheureusement pas être réalisées in silico.
Réduction
Le nombre total d’animaux requis pour ce projet est de 2700 (1200 souris adultes et 1500 souriceaux) sur 5 ans. Nous prévoyons de minimiser ce nombre en utilisant les mêmes souris dans des tests comportementaux différents, avec ou sans intervention sur le système ocytocinergique. Pour chaque condition testée, nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions valables sur le plan statistique et tenant compte des aléas liés à ces approches expérimentales complexes. Ce nombre sera réduit davantage grâce à nos études pilotes qui permettront une optimisation des paramètres de nos expériences et raffiner notre approche statistique.
Raffinement
Nos souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (maximum 5 souris par cage) au moins jusqu’au début des tests comportementaux, cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris.
Choix des espèces
Notre but est de comprendre les mécanismes impliqués dans une fonction cognitive complexe, à l’échelle de large ensemble neuronaux. Nous avons choisi le modèle souris car le cerveau murin présente de grandes similarités avec d’autres cerveaux de Mammifères, y compris l’Homme, et permet d’étudier les fonctions cognitives qui nous intéressent. L’effet positif de l’oxytocine sur les comportements sociaux a notamment été montré aussi bien chez la souris que chez l’Homme. Les odeurs jouent un rôle important dans le lien mère-progéniture, aussi bien chez l'Homme que chez la Souris. Le projet sera réalisé sur des animaux de 2-6 mois ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation. Des souriceaux entre P1 et P10 seront utilisés comme stimuli au cours des expérimentations car elles visent à comprendre les bases neurobiologiques des comportements maternels.
Production de tumoroïdes pour l’étude de l’hétérogénéité des fibroblastes tumoraux dans les cancers cutanés.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des cellules cancéreuses cutanées leur sont injectées dans le derme sans anesthésie, puis les tumeurs se développent avant une mise à mort par dislocation cervicale pour les prélever. Le porteur indique qu'une perte de poids importante ou des difficultés respiratoires déclenchent la mise à mort, et présente le projet comme un moyen de produire des tumeurs destinées à des cultures qui réduiraient à terme le recours aux animaux. Il reconnaît qu'aucun modèle en boîte de culture ne reproduit à ce jour la complexité des tumeurs.
Objectifs
Les lésions cancéreuses de la peau sont constitué de plusieurs types cellulaires en plus des cellules cancéreuses, on y trouve notamment des fibroblastes tumoraux, qui jouent un rôle fondamental dans le développement de ces cancers. Ces cellules favorisent la croissance, l’invasion, le dissémination métastatique et la résistance aux chimiothérapies des cellules tumorales. Les fibroblastes tumoraux sont une population hétérogène issue de l’activation des fibroblastes du derme par les cellules tumorales. Un challenge majeur dans le traitement des cancers cutanés est leur résistance aux agents de chimiothérapies. Le but du projet est de déterminer les mécanismes moléculaires et cellulaires de l’activation des fibroblastes tumoraux afin de contrecarrer leur capacité de promouvoir le développement et la résistance des cancers de la peau. A ce jour, il n’existe pas de modèle in vitro permettant de récapituler chacun des constituants cellulaires de la tumeur. Le but de ce projet est de produire chez la souris, des cancers cutanés qui permettront l’établissement en boite de culture, de modèle de cancer cutanés, contenant chacun des constituants cellulaires de la tumeur.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra la production de tumeurs cutanées qui seront ensuite utilisées en boite de culture pour l’étude de l’hétérogénéité des fibroblastes tumoraux. Les bénéfices de ce projet sont nombreux, notamment, I) la compréhension des mécanismes cellulaires de l'activation des fibroblastes tumoraux par chacun des constituants cellulaire de la tumeur, II) le développement d'un modèle de tumeur en boite de culture en trois dimension, représentatif de l'hétérogénéité tumorale, III) la réduction du nombre de souris utilisées au travers de la production de petites tumeurs en boite de culture, IV) nous pourrons réaliser un criblage de drogues sur les cancers en boite de culture, réduisant ainsi le nombre de souris, la quantité de drogue utilisée et la souffrance des animaux, enfin V) cette étude facilitera la mise en place du model de cancer cutané en boite de culture qui pourra être étendu à d’autres équipes de recherches.
Procédures
Les 264 animaux de cette étude seront soumis à la même intervention unique, à savoir l’injection en intradermique de cellules tumorales cutanées SCC38. Les cellules SCC38 seront injectées dans un des flancs de la souris.
Impact sur les animaux
Toutes les souris utilisées, au total 264, au cours de cette étude recevront le même traitement, à savoir l’injection de cellules tumorales en intradermique. Ainsi, les nuisances ou effets indésirables attendus seront les mêmes pour tous les animaux. Les effets indésirables majeurs seront sur une perte de poids importante ou des difficultés respiratoires majeurs qui entraineront la mise à mort de l’animal. L’injection des cellules tumorales sera faite en intradermique sans anesthésie, limitant ainsi le stress de l'animal. Pour toutes les nuisances, une fiche de score détaillée a été mise en place et un suivi à raison de deux visites par semaine sera instauré.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale pour effectuer le prélèvement des tumeurs
Remplacement
La production de tumeurs en boite de culture est une méthode de remplacement pour l’étude du développement tumoral. Nous souhaitons développer une méthode alternative qui permettra à terme de réduire fortement l’utilisation des animaux en recherche. Ainsi, nous souhaitons développé au laboratoire un modèle de cancer en boite de culture qui nous permettra de vérifier le rôle des cellules cancéreuses dans l’activation des fibroblastes tumoraux. Cependant, à ce jour, il n’existe pas de modèle en boite de culture récapitulent toute la complexité des tumeurs, c’est pourquoi nous souhaitons développer le modèle présenté ici.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été choisi afin d’être capable de détecter toute différence significative entre les groupes avec un nombre de souris minimum. Nos groupes expérimentaux sont composés de 8 animaux en accord avec la pénétrance du modèle de cancer cutané des cellules SCC38 chez la souris et l'analyse prévisionnelle réalisée avec des tests statistiques adaptés. Le nombre de souris a donc été calculé pour être capable de détecter toute variation significative du traitement sur les tumeurs en boite de culture. Une fois les résultats obtenus, les analyses statistiques seront effectuées dans les règles de l’art.
Raffinement
Le suivi des animaux sera évalué grâce à une grille de score permettant le suivi du bien-être des animaux. Les souris seront pesées 2 fois par semaine, le volume tumoral et donc le poids de la tumeur sera mesuré au moyen d’un pied à coulisse 2 fois par semaine. Une perte de poids supérieure à 20%, sans compter le poids de la tumeur, en référence au jour de l'injection des cellules tumorales est un point limite. Une taille de tumeur supérieure à 1 cm3 sera considérée comme un point limite. Ainsi, toute souffrance des animaux pourra donc être évaluée de manière objective grâce à la fiche de score. Un anti- inflammatoire pourra être donné aux souris pour un score intermédiaire, alors que tout point limite atteint entrainera la mise à mort de la souris. Une attention toute particulière sera donc apportée à l’analyse de la douleur des souris.
Choix des espèces
Le protocole de développement de tumoroïdes cutané nécessite l’emploi de souris FVB femelle adulte pour avoir un modèle tumoral syngénique. En effet, les cellules tumorales SCC38 que nous injecterons sont issues d’un cancer cutané chimiquement induit chez la souris FVB femelle adulte.
Rôle de l’IL33 dans la réparation osseuse chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie du crâne créant un défaut osseux sous anesthésie, puis un suivi par imagerie avant mise à mort échelonnée jusqu'à 60 jours, pour étudier le rôle d'une molécule de l'inflammation dans la cicatrisation osseuse. Le porteur indique que la chirurgie peut provoquer douleur, hémorragie et rarement une hypertension intracrânienne constituant un point limite. Il affirme que les modèles in vitro et ex vivo ne reproduisent pas la complexité cellulaire ni l'apport vasculaire, rendant le recours à un modèle in vivo nécessaire.
Objectifs
L’objectif de notre projet est de caractériser le rôle d’une molécule clé de l’inflammation (interleukine 33) dans la réparation osseuse. En effet l’interleukine 33 est une cytokine (protéine soluble jouant un rôle de signal) jouant un rôle important dans le maintien de l'éauilibre des tissus et dans la défense contre les infections parasitaires. Le dérèglement de cette cytokine est impliqué dans de nombreux phénomènes allergiques et inflammatoires chroniques. Cette molécule est plus présente dans l’os ostéoporotique et joue un rôle protecteur chez la femme ménopausée1. En revanche son rôle dans la cicatrisation osseuse après une fracture ou une chirurgie orthopédique reste inconnu. Cette étude scientifique nous permettra de mieux comprendre son rôle dans la réparation osseuse pour pouvoir moduler ses effets lors de la phase inflammatoire de la cicatrisation osseuse et pour, in fine, améliorer la réparation osseuse. Enfin, nous voulons connaitre l’influence de l’âge sur l’expression de cette molécule pour pouvoir améliorer la prise en charge clinique de la cicatrisation osseuse chez les patients âgés et affiner la prise en charge pour une médecine plus personnalisée.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans le contexte des recherches en immuno-ostéologie. En effet, ces expérimentations permettront, dans un premier de temps, de mieux comprendre l’influence de l’âge sur le profil inflammatoire après des résections osseuses de différentes tailles. Par ailleurs, ces études vont permettre d’améliorer nos connaissances sur l’influence d’IL33 dans ce processus de cicatrisation osseuse. Enfin, les bénéfices à long terme d’un tel projet sont l’amélioration de la prise en charge des patients jeune et âgés souffrants de pertes osseuses importantes et une meilleure prise en charge de la cicatrisation osseuse chez les patients jeunes et âgés.
Procédures
Tous les animaux (320 souris) seront soumis à J0 à une chirurgie de la calvaria (procédure 1), conduite sous anesthésie générale de 30-45 minutes. Une analgésie pré- et post-opératoire (3 jours) sera fournie. Les animaux seront mis à mort à J2, J9, J14, J30 et J60 post-opératoires. La moitié des souris mises à mort à J60 (32 souris) sera également soumise à une analyse en bioluminescence de l’inflammation (procédure 2) à J2, J9, J14, conduite sous anesthésié gazeuse de 30 minutes. Il s’agit d’une procédure indolore. L’autre moitié des souris mises à mort à J60 (32 souris) sera soumise à une analyse au microscanner de la formation osseuse à J2, J9, J14, J30 et J60, conduite sous anesthésié gazeuse de 30 minutes. Il s’agit d’une procédure indolore.
Impact sur les animaux
La chirurgie sur calvaria de souris peut entrainer des effets indésirables tels que : douleur, hémorragie, stress, ou un comportement anormal causé par une hypertension intracrânienne. Ces effets indésirables seront potentiellement observés en per-opératoire ou post-opératoire immédiat (jusqu’à 3 jours). L’hypertension intracrânienne est une complication rare et constitue un point limite. La perte d’un ou plusieurs points de suture en post-opératoire immédiat peut-être également observé occasionnellement. Une autre complication éventuelle est l’infection cutanée (bien que jamais observée dans notre laboratoire), qui constitue également un point limite de l’étude car pouvant être l’origine de faux positifs dans notre étude (un des critères d’étude étant l’inflammation locale). Les anesthésies nécessaires à l’imagerie non invasive en micro-CT et en BLI vont également entrainer du stress au moment de la perte de conscience, mais n’entrainent aucune séquelle après le réveil.
Devenir
Suite à la chirurgie sur la calvaria tous les animaux seront gardés en vie. Les animaux seront mis à mort aux temps terminaux de l’étude : J2 (64 souris), J9 (64 souris), J14 (64 souris) J30 (64 souris) J60 (64 souris). Suite à l’analyse en bioluminescence (procédure 2, 32 souris) à J2, J9 J14, ou en microscanner (procédure 3, 32 souris) à J2, J9 J14, J30 les animaux seront réveillés et gardés en vie. A J60, les animaux seront mis à mort juste après l’examen (sans réveil).
Remplacement
La cicatrisation osseuse est un processus séquentiel complexe impliquant l’interaction de nombreuses populations cellulaires différentes : cellules osseuses, cellules vasculaires, cellules du système immunitaire et cellules des tissus environnant tels que le périoste ou le tissu musculaire. Les modèles in silico actuels ne peuvent pas reproduire cette complexité cellulaire et moléculaire, d’autant plus que tous les processus intervenants dans la réparation osseuse ne sont pas encore connus. Les modèles in vitro (organoide, co-culture) permettent de reproduire certaines des interactions matrice-cellules ou cellules-cellules, mais n’incluent que 2 ou 3 interactions (ostéoblastes/macrophages par exemple). Les modèles ex vivo (explants osseux) sont les plus proches de la situation physiologique et permettent d’étudier la physiologie osseuse sur quelques jours. Ces modèles, cependant, sont dénoués de système vasculaire. Or la formation d’un hématome au tout début de la cicatrisation osseuse joue un rôle essentiel dans celle-ci. Pour toutes ses raisons les alternatives non animales actuellement disponibles ne sont pas appropriées pour étudier le rôle d’IL33 dans la cicatrisation osseuse et il est nécessaire d’avoir recours à un modèle in vivo.
Réduction
Compte tenu des écarts constatés pour les différents paramètres de la réparation osseuse étudiés par notre équipe, le nombre minimum d'animaux nécessaire afin d'avoir un test statistique significatif (puissance de test 90%, seuil de signification < 0,05) est de 6 /groupe /temps / type d’analyse, mais le nombre d'animaux inclus dans les expérimentations sera de 8/groupe /temps / type d’analyse, afin de conserver une puissance statistique malgré la perte inopinée de certains animaux. Afin de réduire le nombre d’animaux, l’os de calvaria prélevé lors de la chirurgie à J0 sera utilisé comme contrôle T0. De plus, la réparation osseuse et l’inflammation seront étudiées par différentes techniques (biologiques, imagerie multimodale) au sein du même animal, permettant de maximiser la contribution scientifique de l'animal mis à mort. Afin de réduire le nombre de procédure subies par les animaux, seuls les animaux mis à mort à J60 seront soumis l’imagerie non invasive en micro-CT J2, J9, J14, J30 et J60 et en BLI à J2, J9, J14. Les variables quantitatives seront testées pour leur normalité (test de Kolmogorov-Smirnov). Si les variables suivent une loi normale, elles seront analysées par des modèles de régression linéaire générale basés sur l’analyse de variance et les effets significatifs testés par un test post-hoc (LSD-Fisher). Sinon, un test non-paramétrique de Kruskal-Wallis sera utilisé pour une comparaison globale entre les groupes et un test de Mann-Whitney pour une comparaison de groupes deux par deux.
Raffinement
L’état général de l’animal et du site chirurgical seront évalués grâce à un tableau scoré. Une période d’acclimatation et de désensibilisation de 7 jours sera accordée aux animaux avant leur entrée dans le protocole expérimental. Suite à la procédure chirurgicale des points surveillés et scorés (feuille de score) sur le comportement, l’aspect général et les signes cliniques spécifiques cette procédure permettront d'objectiver la douleur ou la gêne de l’animal deux fois par jour pendant les 3 premiers jours post-opératoires, puis deux fois par semaine jusqu’aux points terminaux. Des soins et une médication analgésique appropriés post-opératoires seront mis en place pour s’assurer de l’absence de douleurs ou d’inconfort. En cas de manifestations douloureuses et/ou d’inconfort l’analgésie sera augmentée ou prolongée. Si ces manifestations sont réfractaires aux soins adaptés et/ou si les points limites sont atteints, l’animal sera retiré de l’étude et mis à mort. Un environnement enrichi sera fourni avec briques de bois (usure des dents), papier et dôme cartonné afin de contribuer au fouissement des animaux. Les souris initialement hébergées ensemble (3 ou 4 souris/cage) le resteront du début à la fin du protocole. La température sera maintenue et contrôlée entre 20 et 22°C et le rythme veille/sommeil sera de 12h/12h. Eau et nourriture seront fournies ad libitum. Les animaux seront également observés visuellement quotidiennement par les zootechniciens.
Choix des espèces
Souris C57/BL6 : Modèle de défaut de calvaria de référence dans la littérature internationale, fiable, reproductible, peu couteux ; souche la plus décrite dans la réparation osseuse et l’analyse de l’inflammation 1 Souris adultes de 8 semaines (jeunes) : âge optimal pour analyser la réparation osseuse ; à ce stade aucune influence de la croissance sur le crâne. Souris adultes 18 mois (âgées) : âge optimal pour analyser l’effet du vieillissement sur la réparation osseuse.
Evaluation par électrophysiologie ex-vivo des modifications des réseaux neuronaux dans un modèle murin de démence frontotemporale (DFT) associée à une sclérose latérale amyotrophique (SLA) nommé DFT-SLA (2022-E-017)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie étant tuée sous anesthésie sans réveil. Génétiquement modifiées pour développer une forme de sclérose latérale amyotrophique associée à une démence, elles perdent du poids et développent des déficits moteurs jusqu'à une paralysie et une mortalité prématurée, avant la mise à mort pour prélever le cerveau. Le porteur indique surveiller le phénotype par un test de suspension caudale qu'il décrit comme sans douleur, avec des points limites de perte de poids et de mobilité. Il affirme que l'organisation des réseaux neuronaux ne peut être étudiée in vitro et nécessite l'étude sur un "organisme entier".
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, est une maladie neurologique progressive et dévastatrice conduisant à une défaillance progressive du système neuromusculaire et à la mort par insuffisance respiratoire. La perte de motricité est la conséquence d’une dégénérescence des motoneurones, les cellules nerveuses qui commandent les muscles volontaires. C’est la plus fréquente des maladies du motoneurone chez l’adulte. Dans la majorité des cas, la maladie est sporadique, c’est-à-dire qu’elle atteint une personne de manière isolée. Cependant, dans 5 à 10% des cas, la SLA peut toucher plusieurs membres d’une même famille, on parle de SLA « familiale ». A ce jour, aucun traitement n’est disponible contre la SLA ou la DFT-SLA. Il est donc primordial de mieux comprendre cette pathologie, et notamment les mécanismes responsables de la mort des motoneurones, dans l’optique à plus long terme de développer des recherches à visée thérapeutique. Un modèle souris qui reprend les symptômes de la DFT/SLA a été généré. Les données scientifiques obtenus à ce jour indiquent que ces souris développent un phénotype dommageable de type SLA avec une perte de poids (à partir de 200 jours pour les femelles et 125 jours pour les mâles), des déficits moteurs (débutant vers l'âge de 3 mois et de légers problèmes de train arrière sans atteinte majeure de la locomotion vers 4 mois ; pas de troubles moteurs majeurs avant l’âge de 10 mois), des troubles cardiaques à l’âge adulte et une mortalité prématurée (. Des études préliminaires ont montré que cette lignée de souris présente des troubles comportementaux qui implique une structure cérébrale lié à l’apprentissage et la mémoire. L’objectif de ce projet est d’étudier les modifications du réseau neuronal par enregistrement de l’activité des neurones sur coupes cérébrales dans ce modèle souris.
Bénéfices attendus
Ce projet scientifique associé à notre plateforme d'électrophysiologie ex vivo (sur coupes cérébrales) permettra de mieux comprendre les modifications des réseaux neuronaux chez la souris transgénique modèle de la DFT-SLA. La technique utilisée sera l'électrophysiologie ex vivo, c'est-à-dire sur coupes cérébrales.
Procédures
Pendant la période d’acclimatation de 5 jours, seules les observations liées au phénotype seront effectuées (comportement naturel, aspect, mobilité…). Entre la phase d’acclimatation de 5 jours et la mise à mort des animaux, en plus du suivi des observations liés au phénotype, les gestes techniques liés au suivi du phénotype dommageable seront effectués (test de suspension caudale qui est une méthode rapide, fiable et sans douleur).
Impact sur les animaux
Les souris utilisés développent un phénotype de type DFT-SLA avec une perte de poids (à partir de 200 jours pour les femelles et 125 jours pour les mâles), des déficits moteurs (débutant vers l'âge de 3 mois), des cardiomyopathies (vers 330 jours) et une mortalité prématurée (344 jours) . Les différentes étapes de la maladie se divisent en 3 : - le début de la maladie où les animaux commencent à perdre du poids (5-10% de perte). Cette phase débute vers l'âge de 3 mois chez les mâles et 6 mois chez les femelles. Le point limite a été fixé à une perte de poids irréversible supérieure à 15% du poids par rapport à la pesée précédant la réception des animaux. Le poids des souris à la réception et la semaine précédent la livraison nous sera fournie par le client, afin de voir si le phénotype dommageable a commencé à s’exprimer. - le début des symptômes apparents (vers 3 mois) où la perte de poids atteint les 10% et où les souris présentent une perte d'extension des membres inférieurs et une démarche bancale. A partir du moment où sont constatés les problèmes moteurs, de la nourriture gélifiée est ajoutée dans la cage. - la phase avancée où la perte de poids atteint les 15% et où les souris présentent une perte d'extension totale des membres inférieurs et un début de paralysie. Les souris seront soumises à un suivi renforcé grâce à l'utilisation d'une grille d'observation en lien avec le phénotype attendu de DFT-SLA (Cf Annexe). Si un score de 4 est atteint (sur un critère ou par cumul de plusieurs critères), l’animal sera euthanasié. La fréquence d'observation sera à minima de 2 fois par semaine et sera adaptée en fonction des signes observés. Dans le cas de la nécessité d'une surveillance accrue d'un animal (perte de poids, signes de paralysie des membres locomoteurs, activité motrice réduite…), l’observation sera quotidienne. Les animaux seront surveillés sur : - poids : le point limite est fixé à une perte irréversible de poids supérieure ou égale à 15% par rapport à la pesée précédant la réception des animaux. - mobilité : le point limite est fixé à l'apparition d'un affaiblissement des pattes arrières ou à des tremblements associés à une incapacité des souris à se retourner en moins de 15 secondes lorsqu'elles sont sur le flanc. - comportement: le point limite est fixé à l'apparition éventuelle d'un comportement agressif non résolu par l'enrichissement ou l'isolement .
Devenir
Les animaux inclus dans une procédure expérimentale seront tous mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser les coupes cérébrales nécessaires à l’évaluation électrophysiologique des modifications neuronales.
Remplacement
L'organisation des réseaux neuronaux peuvent être étudiés sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Elles ne peuvent pas être reproduites, ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires in vitro. Une meilleure compréhension des pathologies du système nerveux central nécessite donc l’étude des réseaux neuronaux sur un organisme entier. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.
Réduction
Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des test statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction de la distribution des observables, qu'elle soit normale ou non.
Raffinement
Suivra alors une période d’acclimatation de 5 jours minimum, pendant laquelle aucun geste technique lié à la procédure expérimentale ne sera réalisé. Les conditions d’hébergement et de soins et les méthodes utilisées ont été choisies et conçues de manière à réduire au maximum toute douleur, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Le contrôle mortalité des animaux sera effectué quotidiennement sans exception (Week-ends & jours fériés) par du personnel compétent et qualifié. Le bien-être des animaux sera évalué hebdomadairement. Des points limites spécifiques à la lignée DFT-SLA ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés. La fiche d'observation sera remplie une fois par semaine pour chaque animal. Dans le cas de la nécessité d'une surveillance accrue d'un animal, la fréquence sera augmentée (deux fois par semaine ou quotidiennement selon la gravité.
Choix des espèces
Nos expérimentations sont réalisées chez la souris, dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Pour l'étude des déficits de la SLA/DFT, le modèle murin Chchd10S55L nous permettra de comprendre comment la mutation p.Ser59Leu présente chez des patients, est à l’origine d’un dysfonctionnement des réseaux neuronaux. La mutation p.Ser59leu étant à l’origine de pathologies multisystémiques, évolutives et extrêmement complexes tant sur le plan clinique que moléculaire chez l’homme, l’utilisation d’un modèle murin présente de nombreux avantages puisque les effets de la mutation pourront être étudiés précisément dans le cerveau. Les animaux seront utilisés de l'âge de 5 mois à 10 mois, afin de couvrir tous les stades de la maladie .
Mécanisme d’action d’une nouvelle approche de contrôle du développement de mélanome à métastase pulmonaire dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'un mélanome à métastases pulmonaires, elles reçoivent des injections intraveineuses, des inoculations intranasales d'un parasite et des prises de sang, pour identifier les cellules immunitaires impliquées dans la réponse antitumorale. Le porteur indique que la tumeur pulmonaire peut provoquer des difficultés respiratoires et que la mort survient rapidement après l'apparition des symptômes, la mise à mort étant planifiée juste avant. Il reconnaît qu'une approche in vitro a été développée en amont mais affirme qu'elle ne reproduit pas un modèle de régulation complexe.
Objectifs
Les premiers résultats publiés montrent que l’injection intratumorale de tachyzoïtes de Neospora caninum et de N. caninum modifiés pour sécréter de l’IL15 permet le contrôle du développement d’une tumeur sous-cutanée solide EG-7 par action oncolytique, induction d’une forte réponse immunitaire et reprogrammation de l’environnement tumoral. De même, l’efficacité de N. caninum dans un modèle murin de mélanome à métastases pulmonaires (B16F10) a été démontrée par voie sous-cutanée, intraveineuse et intranasale avec une très bonne protection antitumorale induite par voie intraveineuse et intranasale. Le modèle de mélanome à métastases pulmonaires est à la fois un modèle plus relevant d’un point de vue clinique humaine puisqu’il s’agit d’un cancer contre lequel nous avons besoin de développer de nouvelles approches thérapeutiques efficaces, mais aussi un modèle nous permettant d’étudier la réponse antitumorale induite par N. caninum dans un modèle métastatique. La réponse antitumorale induite par N. caninum dans ce modèle a été caractérisée, il nous faut maintenant déterminer si les populations cellulaires qui sont recrutées dans les poumons des souris traitées sont indispensables à la réponse antitumorale et de confirmer ainsi leur rôle. Le rôle des populations cellulaires présentes dans les poumons sera étudié par déplétion locale de ces dernières (n=420souris).
Bénéfices attendus
Grâce à ce projet nous pourrons identifier les cellules immunitaires dont le rôle est primordial dans la réponse antitumorale induite par N. caninum. En effet, si nous observons un développement tumoral après traitement par N. caninum chez les souris ayant une population cellulaire déplétée, nous pourrons conclure que le rôle de cette population cellulaire est primordial dans la réponse antitumorale. En plus de déterminer quelles populations cellulaires sont impliquées dans la réponse antitumorale, nous pourrons aussi déterminer dans quelle mesure elles sont impliquées.
Procédures
Lot témoin non traité : 1 injection intraveineuse (1 minute), 4 prises de sang (30 secondes). Lots déplétés 1 à 5 (n=20) : 1 injection intraveineuse (1 minute), 2 inoculations intranasales (10 secondes), 4 prises de sang (30 secondes). Lots déplétés 6 à 10 (n=20) : 2 injections intraveineuses (1 minute), 1 inoculation intranasale (10 secondes), 4 prises de sang (30 secondes). Lots contrôles 1 à 5 (n=20) : 1 injection intraveineuse (1 minute), 2 inoculations intranasales (10 secondes), 4 prises de sang (30 secondes). Lots contrôles 6 à 10 (n=20) : 2 injections intraveineuses (1 minute), 1 inoculation intranasale (10 secondes), 4 prises de sang (30 secondes).
Impact sur les animaux
Le développement de la tumeur au niveau pulmonaire peut induire chez la souris une souffrance due à une difficulté respiratoire. Les effets indésirables pouvant apparaitre sont : - Signes cliniques modérés : Agitation/Agressivité, Hypomobilité/hyporéactivité, stéréotypies, Poil piqué, Coloration anormale de la peau, Flacidité musculaire généralisée, Gonflement abdominal, Zone ano-génitale souillée, Perte de poids inférieure à 15% (en tenant compte de la masse tumorale), Diminution/absence de prise de nourriture. - Signes cliniques : Akinésie, Tremblements généralisés, Convulsions, Persistance du pli cutané, Voussure du dos/dos cambré, Difficultés respiratoires, Perte de poids supérieure à 15% (en tenant compte de la masse tumorale), Absence de prise de nourriture> à 2 jours. L’apparition des symptômes précède de peu l’apparition des points limites et la mort de l’animal, qui surviennent rapidement (généralement en deux à trois jours). Dès l’apparition des symptômes sur l’une des souris du lot contrôle, l’ensemble des animaux des animaux sera mis à mort pour éviter toute souffrance inutile. Si les points limites cités précédemment sont atteints, les animaux seront mis à mort sans délai. D’après notre expérience, le développement de la tumeur sans traitement devrait conduire à l’apparition des symptômes cités précédemment vers J30 et conduira à la mise à mort des animaux sans délai. Ce délai d’apparition des symptômes est pris en compte lors du développement du protocole expérimental et la mise à mort des animaux est planifiée pour être réalisée quelques jours avant l’apparition des premiers symptômes pour éviter toute souffrance aux animaux.
Devenir
Afin de pouvoir étudier la réponse immunitaire induite par N. caninum lors du traitement des nodules pulmonaires et de déterminer l’impact de l’absence d’une population cellulaire spécifique sur cette réponse immunitaire, nous devons mettre à mort les animaux pour collecter les poumons et étudier la réponse locale dans cet organe. Il n’existe à ce jour aucune méthode nous permettant de nous affranchir de la mise à mort des animaux.
Remplacement
Une approche in vitro a été développée en amont afin de valider notre hypothèse de travail et l’utilisation des composés sur des cellules immunitaires impliquées dans le contrôle de la tumeur mais cela ne reproduit pas un modèle de régulation complexe permettant la validation de notre stratégie.
Réduction
Le nombre d’animaux est calculé au plus juste à l’aide d’outils statistiques (disponibles sur Anastats.fr) garantissant une puissance de test de 80% minimum en s’appuyant sur les données de la littérature. L’étude statistique des résultats sera réalisée avec le test non paramétrique Kruskall-Wallis pour l’étude des réponses immunitaires humorale (titre en anticorps) et cellulaire (dosage de cytokines) ainsi que pour l’étude du développement tumoral.
Raffinement
Les souris sont hébergées en accord avec les normes réglementaires, en animalerie A2 à raison de 5 souris maximum par cage sur des portoirs ventilés et dans un environnement enrichi (objets en cellulose pour faire un nid ou à ronger). Un suivi quotidien de l’état de santé des animaux sera réalisé avec une surveillance systématique des points limites.
Choix des espèces
Les souches de souris immunocompétentes sont adaptées à la greffe de cellules tumorales syngéniques présentant le même fond génétique que la souche de souris utilisée. Dans le cadre de précédentes études chez la souris, l’utilisation de protozoaires en tant que thérapie antitumorale a montré des résultats probants. Adulte. Il n’y pas la nécessité d’utiliser des animaux plus jeunes ou gestants.