Souris
Etude des mécanismes impliqués dans le vieillissement tissulaire et le développement des pathologies liées à l’âge
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une partie reçoit une injection abdominale de substance inflammatoire avant mise à mort à quatre jours, l'autre des injections de peptides deux fois par semaine pendant six à douze mois, tous les prélèvements étant faits après euthanasie. Le porteur affirme que les traitements testés, aux effets "anti-inflammatoires et anti-oxydants", devraient améliorer l'état des animaux et n'entraîner aucune souffrance particulière. Il indique avoir prévu des étapes in silico et in vitro, mais soutient que les lignées cellulaires ne conviennent pas à l'étude du vieillissement.
Objectifs
Le vieillissement est l'une des principales causes du développement de nombreuses maladies chroniques liées à l'âge. La compréhension des mécanismes impliqués dans les altérations fonctionnelles au niveau cellulaire et tissulaire ainsi que le développement de stratégies préventives et/ou thérapeutiques permettant de limiter les effets délétères de l'âge sont ainsi devenus des enjeux majeurs de santé publique. Sous l'effet de différents inducteurs intrinsèques et/ou environnementaux, le vieillissement se caractérise notamment par l'accumulation progressive au sein de l'organisme d'altérations cellulaires et d'une inflammation chronique. Dans ce contexte, notre objectif est de prévenir voire limiter l'apparition des marqueurs du vieillissement et de l'inflammation dans le contexte de l'âge. Nous nous intéressons plus particulièrement aux effets d'une protéine aux propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires largement démontrées. Avec l'âge, cette protéine peut être clivée conduisant à la perte de l'effet anti-oxydant et exerçant un effet pro-inflammatoire. Ce clivage, augmentant avec l'âge, l'utilisation de la protéine non clivée comme outil thérapeutique dans ce contexte reste limité. Nous avons ainsi développé des peptides dérivés de cette protéine. Les objectifs de notre projet sont d'une part d'analyser les effets de ces peptides sur le vieillissement cellulaire et de comprendre les mécanismes du clivage protéique mis en jeu au cours de l'âge d'autre part. Ceux-ci sont essentiels au développement de nouvelles approches thérapeutiques visant à limiter le vieillissement et les maladies qui lui sont associées.
Bénéfices attendus
Compte-tenu du vieillissement de la population et de l'augmentation des pathologies qui lui sont associées, le développement de traitements préventifs et/ou thérapeutiques est devenu un enjeu majeur de santé publique. Dans ce cadre, nous nous intéressons à une protéine au potentiel thérapeutique important dans de nombreuses pathologies liées au vieillissement. Cependant, les précédentes études la concernant ont été réalisés dans des modèles biologiques mais pas dans le contexte du vieillissement. Par ailleurs, son clivage, qui augmente chez les individus âgés, conduit à penser que son utilisation thérapeutique est compromise dans ce cas de figure. Notre projet propose 2 approches complémentaires pour optimiser les bénéfices thérapeutiques de cette protéine. La caractérisation des effets anti-inflammatoire, anti-oxydant et anti-vieillissement de peptides dérivés de cette protéine doit permettre le développement de nouveaux traitements pour la prévention et la thérapie des maladies liées à l'âge. Par ailleurs, l'identification des mécanismes impliqués dans la formation de la protéine clivée pro-inflammatoire pourra également conduire au développement d'inhibiteurs spécifiques pour limiter le clivage et l'inflammation liée à l'âge qui en découle.
Procédures
La 1ère partie du projet nécessite d'isoler des cellules à partir des animaux. Afin d'augmenter le nombre de cellules isolées par animal et de de réduire le nombre d'animaux utilisés, ceux-ci doivent subir l'injection unique d'une substance inflammatoire au niveau abdominal. La durée de cette intervention est de 5 secondes maximum. Les animaux sont euthanasiés 4 jours après injection selon une méthode réglementaire. La 2ème partie de notre projet vise à étudier les effets anti-vieillissement et anti-inflammatoire de peptides dans le contexte de l'âge. Pour les animaux utilisés dans cette procédure, une solution contenant ces peptides sera injectée au niveau abdominal 2 fois par semaine sur une durée de 6 à 12 mois. La durée de chaque injection est de 5 secondes maximum. Les prélèvements biologiques seront tous effectués sur animaux euthanasiés.
Impact sur les animaux
Les 2 procédures nécessitent des injections au niveau abdominal qui peuvent être source d'inconfort et de douleur légère passagère au moment de l'injection. Toutefois, les injections sont réalisées dans des conditions adaptées pour limiter ce phénomène (volume injecté, taille de l'aiguille, angle d'inclinaison de l'aiguille, fréquence des injections). Concernant l'injection unique de la substance qui permet d'isoler un nombre optimisé de cellules par animal, aucun effet ne devrait être observé dans la mesure où les animaux sont euthanasiés dans un délai relativement court après injection (4 jours). Concernant l'injection des peptides, aucune souffrance n'est à prévoir pour l'animal dans la mesure où les animaux seront euthanasiés avant tout prélèvement biologique. Par ailleurs, en accord avec leurs effets anti-inflammatoires et anti-oxydants, les injections devraient améliorer l'état physiologique de l'animal à un âge avancé. Il n'est donc pas attendu de souffrance particulière liée à ce traitement.
Devenir
Les prélèvements et analyses biologiques doivent être réalisés post-mortem, ce qui nécessite l'euthanasie de l'ensemble des animaux.
Remplacement
La caractérisation des effets anti-inflammatoire, anti-oxydant des peptides dans le contexte de l'âge est dans un premier temps réalisé in vitro sur des cultures de cellules isolées à partir de souris. Les études expérimentales sur cellules in vitro peuvent généralement être réalisées sur des lignées cellulaires capables de proliférer rapidement er résistantes aux altérations du temps mais cela est strictement impossible ici dans la mesure où l'objectif de l'étude vise à analyser des paramètres liés au vieillissement. Les lignées cellulaires ne sont donc pas des modèles appropriés pour ce type d'étude. Concernant l'identification des mécanismes impliqués dans le clivage de notre protéine anti-inflammatoire, la problématique est identique. Nous proposons également de débuter notre étude par des approches informatiques in silico ainsi que par des réactions de clivage in vitro en utilisant des séquences protéiques ne nécessitant aucun animal. Ces approches permettront de remplacer l'utilisation d'animaux par des méthodes de substitution.
Réduction
Ce projet nécessite l'utilisation de 240 souris. La taille des effectifs a été optimisée grâce à l'utilisation d'un calcul de puissance permettant de s'assurer de l'obtention de résultats fiables à l'issue de l'expérience. La fiabilité de ces résultats sera confortée par une analyse statistique adaptée.
Raffinement
Ce projet visant à étudier des substances à effets préventifs/thérapeutiques sur le vieillissement, il est important de veiller au bien-être de l'animal et de limiter tout stress qui pourrait entrainer un biais dans les résultats obtenus. Ce projet visant à étudier des effets préventifs/thérapeutiques sur le vieillissement, il est important de veiller au bien être de l'animal et de limiter tout stress qui pourrait entrainer un biais dans les résultats obtenus. Les animaux proviennent d’un éleveur agréé. Les animaux sont acclimatées pendant une durée minimale de 8 jours après leur arrivée. L’hébergement est assuré en cages enrichies (nid végétal et/ou buchettes) à raison de 5 animaux par cage mais d'éventuels désagréments observés au cours du projet et inhérents à la promiscuité avec les autres animaux pourront nous conduire à réduire ce nombre. Les animaux seront sous surveillance avec un accès facilité à la nourriture et à l'eau. Une surveillance quotidienne sera exercée pour s’assurer du bon état général des animaux. Les personnels de zootechnie sont formés à l’observation des animaux et tout signe de mal-être est immédiatement signalés au responsable du projet qui prend la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Nous évaluerons l’inconfort, la douleur, la souffrance et l’angoisse ou le stress engendré par la procédure expérimentale sur les souris. Des points limites observables sans processus invasif ont été définis : hérissement des poils, agressivité, immobilité, prostration, déshydratation, troubles de la marche, dos vouté, grimaces faciales, yeux larmoyants, perte de poids de 20% (animaux pesés quotidiennement ou toutes les semaines selon la procédure), atrophie musculaire, troubles du comportement alimentaire, troubles respiratoires visibles (fréquence respiratoire augmentée, essoufflement). Dans le cas où un de ces points limites est atteint, nous réduirons la durée de l’étude et les animaux concernés seront euthanasiés afin de réduire la souffrance.
Choix des espèces
Compte-tenu des résultats précédents issus de la littérature scientifique à propos du vieillissement et des maladies liées à l'âge, il apparait que la souris est largement utilisée. Il est donc important, dans le cadre de notre projet, d'utiliser ce même modèle pour lequel nous de nombreuses données sont déjà publiées. Par ailleurs, il existe de nombreux modèles de souris de maladies liées à l'âge (maladies cardiovasculaires, obésité/diabète...) et les perspectives thérapeutiques de notre étude vis à vis de ces pathologies nécessite de privilégier le modèle murin.
Exploration des mécanismes de cancérologie du rein dans un modèle préclinique animal
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système urogénital
900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses de tumeurs rénales, elles reçoivent un traitement par gavage quotidien et sont suivies par échographie puis IRM sous anesthésie, avant mise à mort pour analyse des organes. Le porteur annonce des bénéfices en termes de compréhension des mécanismes du cancer et de pistes thérapeutiques, formulés au conditionnel. Il affirme que les expériences in vitro ou in silico ne conviennent pas car "trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu" et que la souris est le seul mammifère où les gènes visés ont été mutés.
Objectifs
Les cancers du rein représentent environ 2% des tumeurs malignes chez l’être humain. Au cours des dernières décennies, l’incidence de ce cancer a progressivement augmenté. Le cancer du rein touche davantage les hommes que les femmes, il est diagnostiqué principalement entre 60 et 70 ans mais peut survenir à tout âge. Les facteurs de risque principaux sont le tabagisme et l’obésité. Le potentiel métastatique de ces cancers est important. La survie médiane à ce stade n’est que de treize mois, le défi thérapeutique est donc immense. Au cours des dix dernières années, il a été clairement établi que ces cancers sont associés à des anomalies génétiques spécifiques tant dans les formes sporadiques que dans les formes héréditaires. Actuellement, il n'existe pas modèle préclinique pour analyser correctement le developpement d'un cancer du rein. Un modèle préclinique efficace permettrait de mieux comprendre les mécanismes de progression de la maladie et d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Meilleure compréhension des mécanismes moléculaires conduisant au développement de cellules cancéreuses. Identification potentielle de nouveaux traitements. Identification potentielle de biomarqueurs.
Procédures
Un traitement sera administré par gavage quotidien pour faire diminuer le volume tumoral. Celui ci sera effectué́ par un technicien expérimenté́ et le plus petit volume possible sera administré aux souris. Le gavage sera réalisé chez des souris adultes. Les sondes de gavages sont les dernières arrivées sur le marché́, en silicone, ultra souple et non traumatisante pour l’animal. Les tumeurs rénales seront surveillées en imagerie à intervalles réguliers (echographie une fois par mois puis une seule IRM en fin de procédure).
Impact sur les animaux
Nous n'attendons aucun effet indésirable lié au gavage. Nous serons particulièrement attentif aux fausses routes (point limite établi). La réalisation des suivis en imagerie se fera sous anesthesie générale. Nous serons particulièrement attentifs au stress induit par l'anesthésie (point limite établi).
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour exploration anatomique et histologique.
Remplacement
Dans un contexte de recherche physiopathologique sur le cancer du rein, les expérimentations in vivo ne peuvent en aucun cas être remplacées par des expériences in vitro, où les cellules sont sorties de leur environnement. Les analyses in vitro ou in silico ne sont pas utilisables dans ce contexte car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu.
Réduction
La taille des groupes utilisés représente le minimum nécessaire et suffisant pour l’obtention de résultats significatifs, en utilisant des tests statistiques adaptés, qui satisfait à l’objectif de réduction du nombre d’animaux exposés aux procédures expérimentales.
Raffinement
Enfin, nous éviterons toute souffrance inutile des animaux en les surveillant régulièrement. Le gavage sera effectué par un technicien expérimenté. Le volume des injections sera réduit au minimum possible. Par ailleurs, des points-limites précis ont été établis (poids, comportement, aspect du poil), entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Nous espérons ainsi identifier de nouveaux traitements médicamenteux qui pourraient améliorer les conditions de vie des patients porteurs de ces mutations génétiques et pour lesquels aucun traitement satisfaisant n'existe.
Choix des espèces
La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de facilité d’élevage et de reproduction et elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques et que de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale (notamment les anticorps pour la mise en évidence de protéines par western blot, par immunohistochimie, et pour des dosages immunoenzymatiques...). La souris est le seul mammifère pour lequel les protéines PIK3CA, VHL et SDHA ont été mutéee. Souris âgées d'au moins 4 semaines car il est nécessaire que leur développement soit terminé.
Etude des effets rénaux et oculaires de la protéine Claudine19
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système endocrinien
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de légers à sévères, une partie étant opérée sous anesthésie sans réveil. Modèles d'une maladie rénale rare, elles sont hébergées sept jours en cage à métabolisme et subissent jusqu'à onze prises de sang par ponction de la veine mandibulaire, la mise à mort se faisant par ablation des reins sous anesthésie provoquant une hémorragie fatale. Le porteur indique qu'une partie des animaux peut développer une cécité progressive et éprouver angoisse et douleur lors des ponctions. Il affirme que le remplacement n'est pas possible car il s'agit d'étudier une mutation sur un organisme "entier".
Objectifs
Chez l'humain, les anomalies de la protéine claudine-19 sont responsables d'une maladie rare appelée hypomagnésémie familiale avec hypercalciurie et néphrocalcinose ; cette maladie est caractérisée par une perte massive de calcium et de magnésium dans l'urine, qui se complique de dépôts de calcium dans le rein (néphrocalcinose) et d'insuffisance rénale chronique, nécessitant le recours à la dialyse et à la transplantation rénale entre 20 et 40 ans. Elle se complique également d'une atteinte oculaire menant à la cécité. La fonction de la protéine claudine-19 est inconnue. Le but de cette étude est de déterminer cette fonction. Les objectifs sont -d'identifier les anomalies sanguines et urinaires provoquées par l'inactivation de la protéine claudine-19, -de mesurer les conséquences de l'inactivation sur la capacité du rein à conserver le calcium et le magnésium, -d'étudier l'évolution de la fonction rénale au cours de la vie des animaux - d'étudier l'apparition et le développement de la néphrocalcinose, d'étudier le développement et les mécanismes de l'atteinte oculaire.
Bénéfices attendus
Les résultats permettront de déterminer le rôle de la protéine claudine-19 dans le fonctionnement du rein et de l'œil des mammifères terrestres. Plus généralement, cette étude apportera des éléments permettant de mieux comprendre les mécanismes de transport transépithélial des électrolytes dans divers épithéliums. Cette étape est un préalable sur le chemin devant permettre de développer un traitements efficace de l'hypomagnésémie familiale avec hypercalciurie et néphrocalcinose et de prévenir les complications délétères (insuffisance rénale et cécité). Le projet permettra 1. de connaitre précisément l'impact de l'inactivation de claudine-19 sur l'homéostasie ionique, 2. de comprendre l'adaptation des différents segments tubulaires rénaux à la perte de fonction de claudine-19, de comprendre le phénotype global et, 3. de connaitre précisément l'impact de l'inactivation de claudine-19 sur la physiologie oculaire.
Procédures
Les animaux sont soumis - à un hébergement en cage à métabolisme individuelle pendant 7 jours pour recueil d'urine - à un prélèvement sanguin, unique pour certains des animaux ou répétés chez d'autres animaux (jusqu'à 11 sur une période de 10 mois) par ponction de la veine mandibulaire chez l'animal vigile - à une anesthésie terminale par injection intrapéritonéale. Par ailleurs, indépendamment des effets indésirables des procédures énumérés ci-dessus, il est possible, mais pas certain, que les animaux développent une cécité progressive au cours de leur existence.
Impact sur les animaux
Les effets ci-après ne sont pas tous attendus mais ils sont possibles ; perte de poids, angoisse et intolérance à l'hébergement en cage à métabolisme, hémorragie au point de ponction, douleur lors de la ponction transcutanée
Devenir
Mise à mort : A l'issue de chaque procédure, le projet prévoit une éxérèse des reins pour étude des transcrits et des protéines ou pour dissection d'une branche large acendante de l'anse de Henle pour expérience de microperfusion tubulaire ; dans tous les cas, l'éxérèse des reins est réalisée sous anesthésie générale et provoque une hémorragie fatale
Remplacement
La complexité des déterminants des transports ioniques transépithéliaux et de leurs conséquences systémiques est telle que le remplacement n'est pas possible puisqu'il s'agit d'étudier les conséquences d'une mutation génétique sur un organisme entier, avec toute sa complexité et ses capacités d'adaptation. Il n'y a pas d'alternative à cette étude, les modèles cellulaires existant ne permettant pas de rendre compte de la complexité du fonctionnement de l'organisme intact. La description phénotypique des rétines des souris ne peut s’envisager que sur des rétines entières parcourues par une vascularisation active, du vivant de l'animal ; pas de remplacement possible à ce stade de l’étude.
Réduction
Cent soixante (160) animaux seront utilisés dans cette étude. Les 2 examens ophtalmologiques pratiqués n’étant pas invasifs pour les yeux (il s’agit d’imageries), nous examinerons les 2 yeux de chaque animal et nous pratiquerons l’OCT et l’angiographie l’une après l’autre sur les mêmes animaux, profitant des mêmes anesthésies générale et locale. Ceci diminue de beaucoup le nombre d’animaux nécessaires. Le nombre d’animaux par groupe est réduit au maximum de façon à assurer des observations fiables et utilisables. Les 2 yeux de chaque souris serviront à la fois à ces examens vivo et à d’autres analyses ex vivo (après euthanasie), puisque la précision de ces examens remplace l’histologie de la rétine et économise les animaux qui auraient dû être euthanasiés pour cela. Les mesures réalisées dans la domaine de l'homéostasie tiennent compte de l'état de l'art de manière à avoir la meilleure performance des mesures réalisées et réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux par groupe a été calculé en tenant compte de la variabilité des paramètres d’intérêt en fonction des conditions expérimentales; les nombres d'animaux nécessaires ont été déterminés en appliquant des tests statistiques appropriés. Les comparaisons intergroupes seront réalisées à l’aide de tests non paramétriques sans appariement, en raison de l’absence de certitude quant à la normalité de la distribution des variables. En se basant sur notre expérience de la dispersion des variables pertinentes, nous avons calculé que pour une puissance beta de 80 %, un risque alpha de 5% et une différence des médianes des groupes d’au moins 40 %, les effectifs nécessaires étaient de 10 animaux par groupe.
Raffinement
Toutes les procédures le nécessitant seront réalisées sous anesthésie. Par procédure le nécessitant, est définie toute procédure générant une douleur ou une souffrance supérieure à une piqure transcutanée par une aiguille. Dans la mesure du possible, en fonction des contraintes des procédures, les animaux bénéficient d’un environnement enrichi (l’environnement est enrichi par des tunnels en carton et/ou des abris en plastique, et des boules de ouate) et leur souffrance est prise en compte et atténuée au maximum. Des points limites ont été définis et les animaux font l'objet d'une surveillance.
Choix des espèces
Le modèle d'inactivation génique de la claudine 19 a été développé chez la souris. Les animaux sont utilisés à partir de l'âge de 8-9 semaines. Les animaux ont alors terminé leur phase de croissance rapide et sont considérés comme matures. Leur taille permet la réalisation des manoeuvres expérimentales.
Evaluation de l’efficacité de transduction des AAV dans des muscles pathologiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
1296 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Modèles de myopathies de Duchenne et centronucléaire, elles reçoivent des injections répétées de vecteurs viraux, parfois précédées d'une injection de cardiotoxine provoquant une nécrose musculaire, avant prélèvement des muscles. Le porteur rappelle que de fortes doses de ces vecteurs ont entraîné la mort de quatre enfants en essai clinique et estime la douleur induite chez la souris comparable à "une forte crampe". Il affirme que l'efficacité des vecteurs ne peut être évaluée durablement in vitro et que ces souris sont les plus petits modèles mammifères de ces maladies.
Objectifs
Les virus adéno-associés (AAV) sont utilisés pour véhiculer des molécules thérapeutiques pour les maladies neuromusculaires, comme la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) et la myopathie centronucléaire autosomique dominante (MCN-AD). Les AAV doivent atteindre le noyau céllulaire pour véhiculer efficacement le gène thérapeutique. Ils entrent dans la cellule puis sont transportés dans les vésicules intracellulaires jusqu’au noyau. Afin de s’exprimer les AAV doivent être débarrassés de leur capside dans ces vésicules. Très peu d'informations sont disponibles concernant le devenir des AAV dans les muscles DMD et MCN-AD. La MCN-AD est une forme rare de myopathie congénitale due à des mutations du gène codant la dynamine 2 (DNM2). La DNM2 est une protéine impliquée dans les processus de transport intracellulaire. Nous avons montré que l'injection intramusculaire d’un AAV thérapeutique permet de restaurer la structure et la fonction musculaires chez le modèle murin de la MCN KI-Dnm2 (KI-Dnm2R465W), le traitement s'est avéré moins efficace chez les souris de 6 mois qui présentent un phénotype musculaire plus prononcé. La DMD est la plus fréquente des maladies neuromusculaires chez l’enfant et due à des mutations dans le gène de la dystrophine. Elle est caractérisée par des atteintes du muscle squelettique et cardiaque graves mettant en jeu le pronostic vital. L’état du muscle s’accompagne de déstabilisation des vésicules de transport intracellulaires. Nous avons montré que l’expression d’AAV thérapeutiques était réduite dans le muscle des souris mdx, un modèle de souris de la DMD, par rapport aux souris de type sauvage. Notre projet a pour but d'étudier le devenir de l'AAV dans les muscles des souris KI-Dnm2R465W et mdx et d'évaluer des prétraitements pour améliorer l’efficacité de ces vecteurs dans ces muscles pathologiques.
Bénéfices attendus
Dans les thérapies des maladies neuromusculaires, les vecteurs AAV sont injectés à fortes doses pour qu’ils soient efficaces car le muscle est en mauvais état. En effet, des essais cliniques récents ont mis en évidence des effets secondaires graves à cause des fortes doses d’AAV administrées dans le cadre de la myopathie de Duchenne (DMD) mais aussi d’autres myopathies qui a engendré le décès de 4 enfants. Ainsi, l'utilisation clinique de l'AAV nécessite une optimisation afin d'atteindre un bénéfice thérapeutique maximal avec la plus faible dose de vecteur dans le muscle malade. Actuellement, il n'existe aucune information disponible concernant le devenir des AAV dans les muscles DMD et MCN-AD. Notre projet permettra d'identifier les étapes intracellulaires qui empêchent une thérapie AAV efficace dans ces muscles malades et de développer des stratégies pour optimiser ces thérapies. Ainsi, nous pourrons proposer des traitements qui améliorent l’état du muscle malade et qui permettraient de débloquer les étapes qui limitent la thérapie avec l’AAV.
Procédures
Pour les co-traitements, les souris mdx (phénotype non dommageable) et CNM (phénotype domageable) seront injectées en intrapéritonéal (IP) ou en intramusculaire (IM) avec des traitements qui améliorent l'état du muscle puis injectées en intramusculaire (IM) avec de l'AAV grâce à une seringue à insuline munie d‘une aiguille ultrafine. Chaque souris subira 2 injections (2 IM suscessives ou d’1 IP suivie d’ 1 IM) ou de plusieurs injections (Plusieurs IP espacées suivies d’1 IM). La durée de l’IM ou de l’IP est d’environ 15 secondes par souris. La mesure de force du Tibialis Antérieur chez les souris ayant subi les co-traitements thérapeutiques sera réalisée par le personnel expert et dure 20 mn par souris. Pour les injections IM et les mesures de force, les souris seront anesthésiées par anesthésie gazeuse dans un système adapté. La température corporelle des animaux est maintenue à 37°C à l’aide d’une plaque thermorégulée. Pour la procédure où nous étudions l'effet de la position des noyaux au centre des fibre sur l'efficacité de l'AAV, nous injectons en sous-cutané un analgésique avant (1 fois) et après (2 fois par jour pendant 5 jours) l'injection en IM de la cardiotoxine à des souris non malades (animaux sains) pour limiter la douleur liée à la nécrose. Tout au long de la procédure, les animaux sont hébergés 6 par cage maximum et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. L'état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel compétent. A la fin de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale conformément à l’annexe IV de l’arrêté relatif à l’agrément des établissements. A la fin de chaque procédure (avec meusre de force ou sans), le muscle est prélevé pour analyse biologique et histologiques.
Impact sur les animaux
L’utilisation de vecteurs viraux AAV n’entraine pas de douleurs et de mise en place de traitement particulier pour y palier. Dans cette procédure aucune pathologie ni phénotype n’est induit chez les animaux par le vecteur. Pour l'injection de cardiotoxine, notre expérience et celle de nos collègues n’a pas permis de déceler une souffrance animale. Dès le réveil (moins de trente minutes après le début de l'anesthésie), plus de 90% des souris opérées circulent dans la cage sans gêne décelable. En effet, la régénération du muscle Tibialis antérieur n'empêche pas la marche de la souris, car le muscle adjacent, Extensor Digitorum Longus, compense l'immobilisation. Ils estiment ainsi qu'elles subissent une douleur de degré 1 à 2, sans altération de l'état général. La douleur doit être comparable à une forte crampe de l'avant de la patte postérieure.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés en fin de protocole selon la réglementation en vigueur pour études moléculaires et analyses histologiques des muscles injectés.
Remplacement
Le but du projet est l’optimisation des approches thérapeutiques utilisant des AAV comme outil de transfert de molécules thérapeutiques dans le muscle pathologique. Des essais cliniques récents ont mis en évidence des effets secondaires graves à cause des fortes doses d’AAV administrées aux patients myopathie de Duchenne et une myopathie musculaire à noyaux centraux. Les modèles de souris que nous utilisons constituent à ce jour de très bons modèles pour optimiser les traitements AAV car nous avons montré que des doses élevées de vecteurs sont nécessaires pour atteindre une efficacité thérapeutique (comme démontré chez l’Homme) mais sans aucune toxicité de ces traitements. De plus, l’efficacité des vecteur AAV ne peut pas être évaluée à long terme dans les cellules musculaires en culture car elles se décollent au bout de quelques jours de culture. Enfin, certaines dérégulations retrouvées dans les muscles pathologiques in vivo, comme la position des noyaux au centre des fibres, ne peuvent être modélisée in vitro.
Réduction
Des études précédentes sur nos différents projets ont permis de déterminer le nombre minimum de souris à utiliser afin d’évaluer de façon correcte les paramètres observés (6 souris par groupes expérimentaux). L’ensemble de ces axes de recherche nécessite l’utilisation de 1296 souris dans 5 procédures expérimentales pour les 5 ans du projet. Ceci implique le maintien de 2 lignées KI-Dnm2R465W (phénotype dommageable) et DMD (sans phénotype dommageable) afin de générer les souris nécessaires au projet pour les 5 ans du projet.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès à la nourriture. Les conditions de température, d'hygrométrie et d'éclairage sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont hébergés 6 par cage maximum et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. L’utilisation de vecteurs viraux AAV n’entraine pas de douleurs et de mise en place de traitement particulier pour y palier. Aucune pathologie n’est induite chez les animaux. Pour les souris saines commercialisée, une période d’acclimatation d’une semaine sera observée avant le début de toute procédure expérimentale. Pour l'injection de cardiotoxine, notre expérience et celle de nos collègues qui nous conseille sur ce projet, n’a pas permis de déceler une souffrance animale par un suivi très régulier. Dès le réveil (moins de trente minutes après le début de l'anesthésie), plus de 90% des souris traîtées circulent dans la cage sans gêne décelable. La régénération du muscle injecté n'empêche pas la marche de la souris, car le muscle adjacent compense l'immobilisation. On estime ainsi qu'elles subissent une douleur de degré 1 à 2, sans altération de l'état général. La douleur doit être comparable à une forte crampe de l'avant de la patte postérieure. L'administration d'analgésiques sera réalisée 30 minutes avant la procédure puis deux fois par période de 24h après l’injection de CTX pendant 5 jours afin d'atténuer la douleur due à la nécrose des myofibres. Les animaux seront observés toutes les 24 heures pendant les premiers jours. La température corporelle des animaux est maintenue à 37°C à l’aide d’une plaque thermorégulée pendant toute les durées des procédures. Des modifications importantes de comportement apparaissant à l’observation des animaux et laissant supposer une douleur excessive (retrait ou vocalisation excessive à la manipulation, prostration ou agitation anormale) seront considérées comme critères d’arrêt de l'expérimentation et conduira à l’euthanasie des animaux.
Choix des espèces
La souris est l’espèce de choix pour l’optimisation du traitement AAV car la souris mdx et la souris KI-Dnm2R465W sont les plus petits modèles animaux mammifères de la myopathie de Duchenne et CNM-AD. Toutes les procédures seront donc réalisées sur animaux adultes entre 3-5 mois. Majoritairement les souris mdx jeunes adultes seront toutes du même âge pour chaque procédure. Les muscles des souris mdx subissent une phase importante de nécrose entre 3 et 10 semaines, c’est pourquoi nous utilisons ces souris après 3 mois. Les souris KI-Dnm2R465W développent un phénotype musculaire progressif dont les premiers signes apparaissent à 1 mois et s’amplifient jusqu’à environ 8 mois. Concernant la transduction virale nos études préliminaires montrent un défaut qui apparait à partir de 2 mois. Les souris âgées de 3 mois (phénotype intermédiaire) permettent de déterminer l’efficacité des co-traitements et à stopper le développement de la maladie chez ces souris qui sont déjà atteintes.
L’impact de la valence sur l’engramme olfactif
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
550 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie de fixation d'une pièce métallique sur le crâne, une restriction hydrique et, pour une partie, une perfusion intracardiaque terminale, afin d'enregistrer l'activité de neurones pendant des tâches olfactives. Les souris sont maintenues assoiffées, la totalité de leur eau quotidienne servant de récompense pour les faire travailler dans le dispositif, où elles doivent aussi éviter des bouffées d'air ou d'eau salée. Le porteur affirme que la souris est le seul mammifère au système olfactif proche de l'humain et qu'aucune approche in vitro ou in silico ne peut répondre à ses questions.
Objectifs
Les odeurs ont une capacité unique à nous transporter dans des moments reculés de notre passé, notamment ceux associés à des émotions fortes. Elles jouent également un rôle très important dans les choix que nous faisons au jour le jour, notamment lorsqu’il s’agit de notre alimentation. Mais qu'est-ce qui, dans le système olfactif, confère aux odeurs ces propriétés particulières ? Dans cette étude, nous étudierons les voies anatomiques et les mécanismes physiologiques par lesquels les odeurs laissent une empreinte émotionnelle si forte dans nos mémoires.
Bénéfices attendus
Cette recherche peut fournir des indications importantes sur les mécanismes neuronaux qui attachent une valence hédonique à un objet. Dans de nombreux troubles neurodégénératifs, à mesure que la maladie progresse (en particulier dans le cas de la dégénérescence du lobe frontal), les patients souffrent car ils sont moins connectés au monde qui les entoure. La valeur qu'ils attribuent à différents éléments peut être déformée, ce qui peut entraîner des changements radicaux dans leur personnalité, inquiétants pour eux et leurs proches. Si cette recherche permet de découvrir l'ensemble des connexions qui attribuent une valeur émotionnelle aux odeurs, elle peut donner un aperçu de la physiopathologie de ces troubles. Outre les maladies neurodégénératives, des études récentes ont également montré que les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) n'adaptent pas leur comportement de reniflage lorsqu'on leur présente des substances odorantes aversives ou appétissantes, alors que les enfants au développement normal le font. Cela suggère une déconnexion entre l'intégration des informations sensorielles et les processus de mémoire émotionnelle dans les TSA, et ce travail pourrait permettre de comprendre comment les odeurs se voient attribuer une signification émotionnelle qui conduit à un comportement adaptatif.
Procédures
Dans cette étude, toutes les souris (550) subiront une intervention chirurgicale. Certaines souris (490) seront fixées à la tête et soumises à une restriction hydrique, et d'autres seront perfusées par voie intracardiaque à la fin de l'étude (460).
Impact sur les animaux
Dans cette étude, les souris seront placées dans un appareil comportemental dans lequel elles devront utiliser leur odorat pour trouver une récompense hydrique et éviter les petites bouffées d'air ou d'eau salée. Afin de pouvoir présenter les odeurs aux souris de manière précise et juste devant leur nez, nous devrons maintenir les souris au sein du dispositif comportemental qui permet de délivrer les odeurs. Ce maintien sera réalisé à l'aide d'une petite fixation métallique attachée à leur crâne au préalable. Pour les motiver à effectuer des tâches dans l'appareil, la totalité de l'apport en eau quotidien nécessaire aux souris sera fournie pendant les tests comportementaux.
Devenir
Sur les 490 souris soumises à une restriction hydrique, 90 seront mis à mort et 400 seront gardé en vie. Sur les 550 (y compris les 490 de la restriction hydrique) animaux qui subissent une intervention chirurgicale, 90 (le même 90 que la restriction hydrique) seront mis à mort et 460 seront gardés en vie. Ces 460 pourront être mises à mort et utilisé pour contrôles histologiques en fin d’expérimentation.
Remplacement
La souris fait partie de la famille des Vertébrés, comme l’Homme, et elle est capable de fonctions cognitives relativement complexes : elle représente donc un modèle d’étude particulièrement intéressant pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris alors que ces dernières effectueront une tâche comportementale : il nous faudra donc travailler avec des animaux vigiles. Par conséquent, il nous sera impossible de conduire cette étude in vitro. Enfin, dans l’état des connaissances actuelles, les questions que nous adressons ne peuvent malheureusement pas être réalisées in silico.
Réduction
Le nombre total d’animaux requis pour ce projet est de 550 souris sur 5 ans. Les techniques d’enregistrement (électrodes très fines et lentilles à gradients d'indices) que nous prévoyons d’utiliser permettent de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés car un grand volume de données pourra être collecté sur plusieurs jours au sein d’un même animal. Ce nombre sera réduit davantage grâce à nos études pilotes qui permettront une optimisation des paramètres de nos expériences.
Raffinement
Nos souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (maximum 5 souris par cage) au moins jusqu’au début de leur entraînement, cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris. L'accoutumance à l'expérimentateur et aux conditions expérimentales permettra également aux animaux d'accomplir les tâches comportementales avec un minimum de stress.
Choix des espèces
Ce projet vise à comprendre les mécanismes neuronaux qui explique comment la valence hédonique d'une odeur affecte son encodage dans le cortex olfactif, et comment cette information est acheminée pour guider les comportements adaptatifs. Le cerveau doit donc être intact pour que les connections entre les différentes aires cérébrales soient maintenues et que nous puissions étudier leur interactions réciproques. De plus, nous étudions le fonctionnement des circuits neuronaux alors même que la souris est en train d’apprendre et d'exprimer leur préférences olfactifs : il nous faut donc travailler avec des animaux vivants et vigiles. La souris est la seule espèce de mammifère qui possède un système olfactif très similaire à celui des humains dans lequel nous pouvons entraîner les animaux à s'approcher et à éviter différentes odeurs tout en enregistrant et en manipulant l'activité dans des groupes de neurones génétiquement et anatomiquement circonscrits. La boîte à outils pour ces manipulations chez la souris est bien plus développée que pour tout autre organisme modèle. Le projet sera réalisé sur des animaux de 2-6 mois ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation. Par précaution par rapport à ce dernier point, nous utiliserons uniquement des animaux dont le poids est compris entre 20 et 45g.
Traitement de la dégenerescence rétinienne de modèles murins du syndrome de Bardet-Biedl par injection intravitréenne de vecteurs viraux
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
468 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Ces souris génétiquement modifiées deviennent progressivement aveugles, et reçoivent dans l'œil une injection de vecteurs viraux sous anesthésie, suivie de tests visuels répétés. Le porteur reconnaît que l'injection, geste délicat, peut provoquer des lésions irréversibles, tout en espérant restaurer en partie la vision pour tester une thérapie génique contre le syndrome de Bardet-Biedl. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ou informatique ne peut reproduire un organe aussi complexe chez un animal aussi jeune.
Objectifs
Le principal objectif de ce projet est de déterminer si, dans le cadre d'une maladie rare telle que le syndrome de Bardet Biedl (BBS), il est possible de développer un traitement basé sur de la thérapie génique pour ralentir l'atteinte de la rétine qui est observée chez les animaux modèles de cette maladie.
Bénéfices attendus
Nous espérons restaurer au moins partiellement l'atteinte de la rétine qui est habituellement observé chez les 3 modèles murins Bbs étudiés. Le projet que nous proposons devrait servir à valider le schéma experimental proposé. Nous pourrons alors envisager de l'appliquer à d'autres modèles murins. Ce projet pourrait être considéré comme une étude préclinique pour la mise en oeuvre d'un traitement de la dégenerescence rétinienne des patients BBS par thérapie génique.
Procédures
L'injection dans l'oeil des souris se déroule sous anesthésie générale et dure au maximum 1 minute par animaux et sera réalisé une seule fois à 14 jours sur toutes les souris, tous génotypes confondus. Pour mise en évidence un potentiel effet bénefique de cette injection, nous comptons soumettre toutes les souris à 3 tests fonctionnels différents. L'ERG (Electrorétinogramme) permet d'enregistrer le signal électrique généré par les cellules de la rétine suite à un stimulation lumineuse. Il sera réalisé sur des animaux sous anesthésie générale et dure au maximum 20 minutes. L'OCT (tomographie en cohérence optique) est basé sur le principe de l'échographie et permet de visualiser et mesurer l'épaisseur des différentes couches de la rétine. Il est également réalisé sur des animaux sous anesthésie générale et l'acquisition des photos ne dépasse pas 10 minutes. L'optomoteur permet de tester si les souris voient correctement en déterminant si elles sont capables de suivre le décor tournant qui les entoure. Il est réalisé sur des animaux vigiles et dure entre 30 minutes et 1 heure. Ce trio de tests sera répété 2, 3 ou 4 fois afin de suivre d'évolution de l'effet en fonction du temps.
Impact sur les animaux
Les 3 lignées de modèles murins Bbs que nous allons étudier deviennent progressivement aveugles dès 10 semaines. Il s'agit d'animaux génétiquement modifiés qui naissent en étant plus petits que des souris génétiquement modifiées. L'injection dans l'oeil que nous allons réaliser est un geste délicat qui s'il est mal executé peut mener à des lesions irréversibles et ainsi rendre les animaux aveugles. De la même manière, l'ERG et l'OCT sont des tests nécessitant une anesthésie durant lesquels les yeux des animaux doivent être hydratés fréquemment pour limiter les risques de cataracte résiduelle. Par contre, l'effet attendu suite à l'injection devrait être bénéfique pour les animaux car nous nous attendons à ce que les souris Bbs traitées aient une vision restaurée par rapport à leurs congénères non traités et nous espérons que cette restauration soit maintenue dans le temps.
Devenir
Dans un premier temps, les animaux utilisés dans les croisements pour la génération des cohortes d'animaux explorées seront gardés en vie. A la fin du projet, tous les animaux seront euthanasiées.
Remplacement
Le recours à n’importe quel autre modèle alternatif (cellulaire, informatique…) ne permettrait pas l’étude d'un organe aussi précocément (14 jours de vie) avec une telle diversité et complexité cellulaire comme chez la souris. Dans notre cas, l’utilisation d’un modèle murin permet d’avoir un modèle proche de la maladie humaine et de pouvoir effectuer les tests in vivo tels que l'électrorétinogramme (ERG), la tomographie par cohérence optique (OCT) et l'optomoteur qui mesurent les capacités visuelles des souris et aident à déceler une potentielle atteinte rétinienne.
Réduction
Les effectifs pour chaque analyse ont été déterminés d’après la littérature en prenant en compte la variabilité interindividuelle, la vulnérabilité des modèles murins étudiés. Ils correspondent aux nombres minimaux de souris à inclure pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et exploitables entre les différents groupes étudiés. Nous nous sommes également basés sur d’autres études publiées sur d'autres modèles murins Bbs (Bbs1, Bbs4 …) pour confirmer ces effectifs.
Raffinement
Les souris seront maintenues en groupes sociaux pour éviter l'appartition de comportements anormaux ou de stéréotypie. Un milieu enrichi en coton de nidification, tubes cartonnés et morceaux de bois sera mis à leur disposition pour les occuper et réduire leur stress, ils pourront ainsi occuper l'espace de leur cage, ronger et les femelles pourront contruire le nid qui accueillera et réchauffera leurs nouveaux-nés. Ils auront accès à l’eau et la nourriture « ad libitum ». Nous nous assurerons du bien-être des animaux en contrôlant le pelage, l’aspect général des souris, leurs comportements individuels et vis-à-vis de leurs congénères. Une observation quotidienne et une pesée hebdomadaire permettront de détecter les souris présentant des signes de souffrance, douleur, détresse. Nous avons établi, en annexe, des points limites à rechercher afin de soutraire les animaux à la souffrance
Choix des espèces
L’utilisation d’un modèle murin de syndrome de Bardet-Biedl (BBS) permet d’avoir un modèle proche de la maladie humaine et de pouvoir effectuer les tests fonctionnels nécessaires à l’étude tels que tomographie par cohérence optique (OCT) et l’électrorétinogramme (ERG) qui mesurent les capacités visuelles des souris et permet de déceler la dégénérescence rétinienne. Ces tests sont des tests applicables à l’homme ce qui les rendent pertinents dans le cadre de ce projet qui étudient des modèles murins de maladies génétiques rares humaines. On ne peut pas substituer notre étude "in vivo" par des études "in vitro" puisqu'il est impossible d'obtenir un système intégré et une diversité cellulaire similaire à la rétine, à un stade aussi précoce. Pour ce projet, nous effectuerons l'injection dans les yeux des souris à 14 jours : âge à partir duquel elles ouvrent les yeux puis nous poursuivrons nos expériences jusqu'à l'âge de 8 mois.
Etude préliminaire de l’impact anti-tumoral de GPER et/ou de son agoniste spécifique sur les glioblastomes (EU porteur; EU2/2)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
128 souris vont être utilisées, dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Ces souris immunodéprimées reçoivent une greffe sous la peau de cellules de glioblastome, puis des séances de chimiothérapie et de radiothérapie avec des anesthésies répétées. Le porteur teste une molécule censée bloquer la croissance tumorale en ciblant un récepteur aux œstrogènes, dans une preuve de concept avant un éventuel modèle dans le cerveau. Il affirme que le remplacement par des méthodes sans animaux n'est pas possible pour ce cancer lié au statut hormonal.
Objectifs
Les gliomes sont des tumeurs astrocytaires (cellules gliales du cerveau) qui constituent l'un des groupes les plus fréquents de tumeurs cérébrales chez l'adulte. La forme la plus sévère est le glioblastome (GBM, grade IV) dont la récidive est systématique et la survie médiane n'excède pas 15 mois. Ces tumeurs touchent préférentiellement les hommes et les femmes ménopausées, suggérant un rôle neuroprotecteur des hormones féminines (oestrogènes). Des études sur des modèles murins indiquent que les oestrogènes limitent l'agressivité de la tumeur et sont bénéfiques pour la survie des patients atteints de ce type de tumeur. Cependant, aucune donnée n'est aujourd'hui disponible sur le rôle des voies de réponses aux oestrogènes dans les cellules tumorales, notamment celles initiées par le récepteur GPER (récepteur membranaire des oestrgènes couplé à la protéine "G"). Ceci apparait donc comme un axe de recherche pertinent. Dans une étude préliminaire pluridisciplinaire, nous avons analysé les données moléculaires de patients atteints de GBM et identifié que ce récepteur GPER était jutement plus présent chez les femmes qui survivent longtemps avec une tumeur cérébrale que chez les hommes qui présentent un pronostic plus sombre. In vitro, nous avons pu montrer pour la première fois que l'activation de GPER par la molécule "G1" est capable de bloquer la multiplication des cellules tumorales. La combinaison du G1 avec le traitement de radio et chiomiothérapie standard conduit à un effet anticancéreux amplifié. A terme, le ciblage de GPER par le G1 pourrait constituer une stratégie thérapeutique innovante, ce que nous voulons démontrer via une étude préliminaire "in vivo".
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de ce projet initial constitueront une base pour proposer l'utilisation du G1 et/ou l'invalidation de GPER pour le traitement des GBM. Cette étape est indispensable pour soutenir la valorisation clinique de nos travaux. En effet, ce projet innovant (très peu décrit dans la littérature scientifique) permettrait à terme de mieux comprendre les processus responsables des différences de survie entre les hommes et les femmes atteints de GBM. En cas de résultats probants, cela permettrait de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant l'utilisation de médicaments ciblant des récepteurs des oestrogènes comme GPER, dans le cas du traitement de certaines tumeurs marquées par un échec thérapeutique (chimiosensibilisation).
Procédures
injection sous-cutanée de cellules tumorales (procédure 1) : 1 seule itération durée 5 min - administration des traitements (procédure 2 ) : schéma de traitement étalé sur 3 semaines pour l'administration des traitements - (chimiothérapie et radiothérapie) : 3 jours de traitement x 3 semaines = 9 itérations pour chaque groupe. La durée des traitements est de 3 min maximum (quelques secondes pour l'administration par voie intra-veineuse et quelques minutes pour la radiothérapie).
Impact sur les animaux
La nuisance associée à ces procédures est surtout à liée à la fréquence des anesthésies et des traitements (3 par semaine sur 3 semaines soit 9 au total).
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures 1, 2 et 3. Tous les animaux seront ensuite mis à mort à l'issue de la procédure 4.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte pas possible puisque le développement des glioblastomes dépend de phénomènes biologiques complexes (influence des hormones naturellement présentes chez les souris males ou femelles ...) En l'occurence, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Des études préliminaires ont déjà été réalisées in vitro mais aussi en biologie moléculaire et ont donné des résultats très encourageants. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.
Réduction
Dans le cadre de notre étude, 2 lignées tumorales sont utilisées: une exprimant normalement le récepteur aux oestrogènes GPER (wt) et l'autre non (GPER-KO) sur un modèle de greffe de cellules tumorales sous-cutanée. Cette étude préliminaire fait office de preuve de concept et permet de valider/invalider l'efficicacité des traitements testés sur un modèle de première ligne (injection de cellules tumorales en sous-cutanée) en utilisant un effectif d'animaux assez réduit (8 animaux par groupe). En fonction des résultats obtenus à partir de cette étude pilote, une étude avec un nombre plus grand d'animaux sera envisagée sur un modèle de greffe intra-cérébrale plus proche de la pathologie clinique.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique), puis à la suite de la xénogreffe (pesée 3 fois par semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale 3 fois par semaine). Une vigilance accrue sera également exercée pendant le temps d'admiministration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'évolution de la tumeur). Un suivi quotidien garantissant le bien-être des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau boisson et croquettes ad libitium, enrichissement sous forme de feuilles de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger). Lorsqu'un point limite sera atteint, l'animal sera mis en mort.
Choix des espèces
Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins, (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées athymiques sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris Nude (mâles ou femelles) seront âgées de 6-12 semaines au moment des greffes (22 à 30g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.
Etude des conséquences rénales et cardiovasculaires de l’atteinte endothéliale de la polykystose rénale autosomique dominante Etude des conséquences rénales et cardiovasculaires de l’atteinte endothéliale de la polykystose rénale autosomique dominante
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 210 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une ouverture de l'abdomen sous anesthésie pour provoquer une insuffisance rénale, avec des injections de tamoxifène, et développe des troubles rénaux et cardiovasculaires. Le porteur utilise une souris transgénique pour étudier l'atteinte des vaisseaux dans une maladie rénale héréditaire humaine. Il affirme qu'un modèle cellulaire n'est pas adapté pour reproduire les répercussions à l'échelle de l'organe.
Objectifs
l'objectif central de ce projet de recherche expérimentale est d’analyser le rôle des altérations endothéliales de cette pathologie rénale héréditaire et cardiovasculaire de la pathologie, au moyen d'un modèle murin transgénique.
Bénéfices attendus
En effet, compte tenu de la complexité des mécanismes physiopathologiques en jeu à l’échelle d’un organe, et de l’expression des polycystines dans de multiples types cellulaires non endothéliaux (cellules épithéliales tubulaires, cellules musculaires lisses vasculaires, cardiomyocytes), seul un modèle animal invalidant spécifiquement Pkd1 dans le type cellulaire d’intérêt est adapté pour répondre correctement à la problématique scientifique et médicale soulevée. Un modèle d’invalidation cellulaire de Pkd1, s’il pourrait apporter des données mécanistiques intéressantes, ne serait pas en mesure de récapituler le phénotype rénal ou vasculaire lié à l’atteinte endothéliale de la PKRAD et donc de répondre aux objectifs du présent projet, résolument tourné vers la compréhension de la pathologie humaine.
Procédures
les animaux auront une laparotomie bilatérale, sous anésthésie générale; afin de créer une insufisance rénale. Les animaaux recevront également des injections de tamoxifene, pour 5 des femelles gestantes et ceux-ci pendant 5 jours, les souriceaux auront également des injections pendant 2 jours à J45.
Impact sur les animaux
Les animaux auront des troubles de la fonction rénale et cardio-vasculiares.
Devenir
Tous les animaux opérés seront mis à mort par l’injection d’une dose léthale d'Euthoxin en IP et des analyses histologiques seront réalisés au niveau rénale, RTqPCR de tissu rénal, analyses biochimiques sanguines (créatininélie, urée)
Remplacement
Le projet et les protocoles d’étude ont pour finalité d’analyser des répercussions spécifiques d’organe mimant les effets vasculaires observés chez les patients atteints de PKRAD. Un modèle autre qu’animal, notamment cellulaire, n’est pas adapté pour répondre à cette question scientifique.
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la pression artérielle (pléthysmographie) de la protéinurie (cages métaboliques), de la fonction cardiaque (échographie trans-thoracique) puis des analyses à la mise à mort (créatinine plasmatique, histologie rénale vasculaire et cardiaque, PCR sur rein, cœur, vaisseaux). L’effectif d’animaux a été déterminé par ANOVA
Raffinement
Les souris seront hébergées en groupe avec un enrichissement du milieu (plaque de cellulose). Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Nous aurons mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses au moment de la mise à mort.
Choix des espèces
Le choix de la souris se justifie par l’abondante littérature, sur l’expérience du laboratoire et sur la possibilité de recourir aux animaux transgéniques pour approfondir les résultats du travail (modèle de souris invalidées pour le gène codant la protéine d’intérêt). L’injection 1 mg de Tamoxifène intraperitonéale à 10mg/ml dissous dans 90% d’huile de maïs et 10% d’ethanol se fera chez les femelles allaitantes de J7 à J11 post partum. Un rappel à 2 mg aura lieu chez les animaux à J45 et J47. Les animaux seront opérés entre 8 et 12 semaines
Etude préliminaire de l’impact anti-tumoral de GPER et/ou de son agoniste spécifique sur les glioblastomes (EU porteur; EU1/2)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
128 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Ces souris immunodéprimées reçoivent une greffe sous la peau de cellules de glioblastome, puis neuf séances de chimiothérapie et de radiothérapie sur trois semaines, avec des anesthésies répétées. Le porteur teste une molécule censée bloquer la multiplication des cellules tumorales, dans une étude qu'il qualifie de preuve de concept avant un éventuel modèle de greffe dans le cerveau. Il affirme que le remplacement par des méthodes sans animaux n'est pas possible pour ce cancer lié au statut hormonal.
Objectifs
Les gliomes constituent l'un des groupes de tumeurs cérébrales les plus fréquents chez l'adulte. La forme la plus sévère est le glioblastome (GBM) dont la survie médiane n'excède pas 15 mois. Ces tumeurs touchent préférentiellement les hommes et les femmes ménopausées, suggérant un rôle protecteur des hormones féminines (œstrogènes). Des études sur des modèles murins indiquent que les œstrogènes limitent l'agressivité de la tumeur et sont bénéfiques pour la survie des patients atteints de ce type de tumeur. Cependant, aucune donnée n'est aujourd'hui disponible sur les modalités de réponses des cellules tumorales aux œstrogènes. Ceci apparait donc comme un axe de recherche pertinent. Dans une étude préliminaire pluridisciplinaire, nous avons analysé les données moléculaires de patients atteints de GBM et identifié qu'un récepteur était justement plus présent chez les femmes qui survivent longtemps avec une tumeur cérébrale que chez les hommes qui présentent un pronostic plus sombre. In vitro, nous avons pu montrer pour la première fois que l'activation de ce récepteur parune molécule (G1) bloque la multiplication des cellules tumorales. La combinaison du G1 avec le traitement de radio et chiomiothérapie actuellement prescrit des GBM conduit à un effet anticancéreux amplifié. A terme, l'utilisation de cette molécule (G1) pourrait constituer une stratégie thérapeutique nouvelle, ce que nous voulons démontrer via une étude préliminaire "in vivo".
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de ce projet initial constitueront une base pour proposer l'utilisation d'une molécule (G1) pour le traitement des GBM. Cette étape est indispensable pour soutenir la valorisation clinique de nos travaux. En effet, ce projet innovant (très peu décrit dans la littérature scientifique) permettrait à terme de mieux comprendre les processus responsables des différences de survie entre les hommes et les femmes atteints de GBM. En cas de résultats probants, cela permettrait de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant l'utilisation de médicaments interagissant avec des récepteurs des œstrogènes dans le cas du traitement de certaines tumeurs résistantes au traitement standard.
Procédures
injection sous-cutanée de cellules tumorales (procédure 1) : 1 seule itération durée 5 min - administration des traitements (procédure 2 ) : schéma de traitement étalé sur 3 semaines pour l'administration des traitements -(chimiothérapie et radiothérapie) : 3 jours de traitement x 3 semaines = 9 itérations pour chaque groupe. La durée des traitements est de 3 min maximum (quelques secondes pour l'administration par voie intra-veineuse et quelques minutes pour la radiothérapie).
Impact sur les animaux
La nuisance associée à ces procédures est surtout à liée à la fréquence des anesthésies et des traitements (3 par semaine sur 3 semaines soit 9 au total).
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures 1, 2 et 3. Tous les animaux seront ensuite mis à mort à l'issue de la procédure 4.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte pas possible puisque le développement des glioblastomes dépend de phénomènes biologiques complexes (influence des hormones naturellement présentes chez les souris males ou femelles ...) En l'occurence, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Des études préliminaires ont déjà été réalisées in vitro mais aussi en biologie moléculaire et ont donné des résultats très encourageants. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.
Réduction
Dans le cadre de notre étude, 2 lignées tumorales sont utilisées: une exprimant normalement le récepteur aux oestrogènes GPER (wt) et l'autre non (GPER-KO) sur un modèle de greffe de cellules tumorales sous-cutanée. Cette étude préliminaire fait office de preuve de concept et permet de valider/invalider l'efficicacité des traitements testés sur un modèle de première ligne (injection de cellules tumorales en sous-cutanée) en utilisant un effectif d'animaux assez réduit (8 animaux par groupe). En fonction des résultats obtenus à partir de cette étude pilote, une étude avec un nombre plus grand d'animaux sera envisagée sur un modèle de greffe intra-cérébrale plus proche de la pathologie clinique.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique), puis à la suite de la xénogreffe (pesée 3 fois par semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale 3 fois par semaine). Une vigilance accrue sera également exercée pendant le temps d'admiministration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'évolution de la tumeur). Un suivi quotidien garantissant le bien-être des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau boisson et croquettes ad libitium, enrichissement sous forme de feuilles de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger). Lorsqu'un point limite sera atteint, l'animal sera mis en mort.
Choix des espèces
Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins, (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées athymiques sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris Nude (mâles ou femelles) seront âgées de 6-12 semaines au moment des greffes (22 à 30g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.
Identité des lymphocytes T régulateurs au cours de l’inflammation chronique du système nerveux central
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
1200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Chaque animal reçoit des injections induisant une encéphalomyélite, modèle de sclérose en plaques, dont le porteur décrit les signes attendus, une faiblesse pouvant aller jusqu'à la paralysie des membres. Les souris sont suivies par un score clinique pendant 28 jours puis tuées pour prélever cerveau, moelle épinière et organes. Le porteur affirme que ce modèle est la seule alternative adaptée à l'étude des mécanismes immunitaires de la maladie.
Objectifs
Notre projet a pour objectif général de caractériser la composante immunitaire de l’inflammation chronique. Celle-ci est liée à des pathologies aussi diverses que les cancers, les maladies cardio-vasculaires et les maladies autoimmunes, notamment la sclérose en plaques (SEP), maladie autoimmune du système nerveux central (SNC), touchant plus de 100.000 personnes en France et 3 millions dans le monde. Il a en effet été montré que chez des patients atteints de SEP, les lymphocytes T régulateurs (Treg) perdent leur fonction suppressive. De plus, dans un environnement inflammatoire, l’identité même des Tregs est modifiée, menant à des modifications épigénétiques et phénotypiques, et aboutissant à une perte de leur capacité régulatrice. La compréhension de ces phénomènes pourrait pourtant permettre de mieux comprendre le déficit fonctionnel des Treg au cours de la SEP, et de définir des cibles thérapeutiques et donc de nouveaux traitements de cette pathologie. Les modèles animaux de SEP permettent, contrairement à ce qui est possible chez les patients, d’étudier l’inflammation locale. L’objectif de ce projet est d’étudier les modifications d’identité des Tregs au cours de l’inflammation chronique dans un modèle de SEP, l’encéphalomyélite autoimmune expérimentale (EAE) chez la souris.
Bénéfices attendus
La SEP est une maladie extrêmement invalidante, réduisant l’espérance de vie, induisant un coût social important et touchant plus de 3 millions de patients dans le monde. Les traitements actuels permettent dans certains cas de ralentir la progression de cette pathologie, mais l’arsenal thérapeutique n’est encore pas assez développé, et bon nombre de patents ne répondent pas, ou plus, aux traitements. Cette pathologie a pour origine un dysfonctionnement du système immunitaire dont les mécanismes ne sont pas encore bien identifiés. Les recherches portant sur la compréhension de ces mécanismes immunologiques sont indispensables à l’élaboration de nouveaux traitements de la SEP. Le système immunitaire formant un système complexe dont la globalité n’est pas pleinement reproductible in vitro, les modèles animaux de cette maladie permettent de mieux comprendre les étapes cellulaires et moléculaires à l’origine de l’initiation, du développement et de l’entretien des atteints du SNC caractérisant la SEP et menant au handicap qui en résulte. Les bénéfices attendus de notre projet sont, à court terme, de comprendre les mécanismes immunitaires de l’inflammation chronique du SNC dans le modèle d‘EAE pour, à plus long terme, définir des cibles thérapeutiques qui constitueront la base de nouveau traitements de la SEP chez les patients.
Procédures
2 injections sous cutanées et 2 injections intra-péritonéales en 2 jours, sur animaux vigiles, d'une durée de moins d'une minute par injection. Un prélèvement de sang rétro-orbitaire sous anesthésie générale (1 à 2 minutes pour le prélèvement, environ 1h d'anesthésie) une semaine avant le début des injections et un prélèvement de sang intra-cardiaque (1 à 2 minutes de prélèvement) sous anesthésie générale terminale également en fin d'expérimentation. Les traitements seront réalisés quotidiennement par voie orale (moins de 2 minutes) ou intra-péritonéale (moins de 1 minute) dans un volume maximum de 0.2 ml et dilués dans de l’eau ou du PBS, au maximum pendant toute la durée de l’expérience, soit 28 jours. Le scoring (environ 2 minutes par souris) sera effectué par examen clinique des animaux : simple observation de la queue (flaccidité ou non), des pattes postérieures et antérieures (mobiles ou non). L’état général des animaux sera évalué à chaque scoring. Le scoring sera réalisé trois fois par semaine pendant 28 jours.
Impact sur les animaux
Les effets attendus sont les signes cliniques de l’EAE : perte de mobilité (faiblesse à paralysie des membres postérieurs et antérieurs) réversibles après 2 semaines en absence de traitement.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. Ceci permettra d'effectuer de nombreux prélèvements d'organes (cerveau, rate, moelle épinière, ganglions, moelle osseuse et sang) et de réaliser de nombreuses analyses in vitro complémentaires aux résultats cliniques obtenus.
Remplacement
Notre projet porte sur la compréhension de la physiopathologie d’une maladie autoimmune inflammatoire, la SEP. Aucun système in vitro ou in silico ne peut à l’heure actuelle reproduire la complexité des mécanismes cellulaires et moléculaires initiant et entretenant cette pathologie. Les modèles animaux de SEP, dont le principal est l’EAE, miment le développement de l’autoimmunité et le declenchement de l’inflammation chronique du SNC. Ils sont ainsi la seule alternative adaptée à l’étude des mécanismes immunitaires de la SEP.
Réduction
Cette étude utilisera un total de 1200 animaux. Le nombre de souris nécessaires dans chaque procédure est défini sur la base d'un calcul de puissance et des études réalisées historiquement dans le laboratoire. Le nombre de souris défini pour chaque groupe devrait être suffisant pour obtenir des données statistiquement exploitables. Nous avons tenu également compte d'une possible perte d'animaux liée à la procédure expérimentale. Des analyses statistiques seront réalisées pour obtenir une interprétation fiable des résultats. Sur les animaux seront prélevés sur chaque animal le sang, le cerveau, la moelle épinière la rate, les ganglions et la moelle osseuse afin d’obtenir un maximum d’information sur l’homéostasie immunologique dans les différents tissus et limiter ainsi la répétition d'expériences.
Raffinement
Les souris sont maintenues en groupe de plusieurs individus afin de respecter leurs besoins sociaux. Elles sont hébergées dans des cages enrichies avec du coton et des igloos pour améliorer leur bien-être. Une période d’adaptation est respectée avant le début de la procédure pour réduire le stress des animaux lié à leur transport. Toutes les conditions sont réunies pour prendre en compte la douleur des animaux, notamment avec la mise en place d'une anesthésie. Des points limites ont été définis pour limiter la souffrance des animaux sans remettre en cause les objectifs du projet et les données obtenues. Les animaux sont suivis quotidiennement par les animaliers et les expérimentateurs, Le score clinique précis des souris et évalué 3 fois par semaine par les expérimentateurs. L’euthanasie se fera sous anesthésie générale.
Choix des espèces
Le modèle de l’EAE existe chez la souris, le rat et le primate non humain. Il reproduit les signes cliniques, histologiques et immunologiques de la maladie humaine, la SEP. Le choix de la souris est de plus justifié par l’existence d’outils biotechnologiques (anticorps, dosage de molécules..) adapté à cette espèce. L’induction de l’EAE se fera sur des animaux de 5-10 semaines. Les scores cliniques de l’EAE seront évalués pendant 2 à 8 semaines après l'induction. L'âge des souris au moment de leur utilisation est déterminé par la maturation du système immunitaire
Rôle de variants d’histone H3.3 dans le développement de la peau
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
12 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité modérée. Ces souris génétiquement modifiées développent une alopécie et un retard de développement important, puis sont tuées par dislocation cervicale au vingt-deuxième jour pour prélever leur peau. Le porteur étudie une protéine qu'il dit potentiellement impliquée dans le psoriasis et les cancers de la peau, en s'appuyant aussi sur des cultures de cellules. Il affirme que la souris est le seul mammifère permettant le mutant conditionnel recherché.
Objectifs
Le projet s'intéresse à une protéine potentiellement impliquée dans les cancers de la peau et le psoriasis. L'objectif principal est donc de mieux comprendre les fonctions de cette protéine dans la prolifération, dans la différenciation cellulaire et dans le développement de la peau. L'étude sera effectuée sur l'épiderme d'une souris transgènique n'exprimant plus la protéine d'intérêt dans sa peau. Le modèle utilisé permet de réaliser efficacement des expérimentations complémentaires sans utilisation d'animaux mais avec des cellules de la peau en culture.
Bénéfices attendus
Savoir si la protéine est impliquée dans certaines maladies de la peau telle que le psoriasis ou le cancer de la peau. Comprendre le mécanisme d'action de cette protéine dans la prolifération et la différenciation de kératinocytes de l'épiderme et donc dans les autres cellules de l’organismes et donc de comprendre un mécanisme clef de l’épigénétique. On rappelle que l’épigénétique est la science qui étudie l’expression du génome par les cellules, une des clefs du vieillissement et des cancers, entre autres…
Procédures
Pas d'intervention sur ces animaux. Les souris avec un phénotype vont être mises à mort au 22éme jour et la peau sera par la suite prélevée.
Impact sur les animaux
Les souris avec un phénotype vont avoir de l'alopécie (problème d'émergence de poils) et un retard de développement important. Il n y’a pas de mortalité entre la naissance et le 22éme jour.
Devenir
Les animaux seront mises à mort par disolocation cervicale pour récupérer la peau.
Remplacement
Les souris nous permettrons de procéder à la délétion complète de la protéine d'intérêt (qui est exprimer par deux gènes) à un temps voulu et qui sera spécifique à l’épiderme. Le choix d'utiliser des souris se justifie par le fait que c’est un mammifère proche de l’Homme, qui est un très bon modèle pour les manipulations génétiques puisque nous partageons plus de 95% de nos gènes. De plus, la connaissance approfondie de cette espèce assure une bonne prise en charge de l’animal, de son environnement (enrichissement du milieu) et de sa potentielle douleur. De plus, nous avons besoin d’un mutant conditionnel pour les deux gènes considérés, la souris est la seule espèce mammifère où cela est possible. Les autres modèles eucaryotes (levure, C. elegans et drosophile n’offrent pas les mêmes possibilités d’étudier différenciation et prolifération). A partir de ses souris, nous pourrons ensuite étudier les processus moléculaires et biochimiques à l’aide de cultures primaires de kératinocytes.
Réduction
À partir des mêmes souris avec un phénotype, des prélèvements de peau seront prélevés pour effectuer différentes analyses. En plus, à partir de ses souris, nous pourrons ensuite étudier les processus moléculaires et biochimiques à l’aide de cultures primaires de kératinocytes. Nous travaillerons aussi sur animaux mâles et femelles afin de diminuer le nombre d’animaux dans l’élevage nécessaire.
Raffinement
Les souris seront observées selon une fréquence adaptée à la survenue des symptômes. Un enrichissement adapté à l'état de la souris sera mis en place (en particulier, des matériaux pour un nid volumineux seront fournis), l'alimentation aussi sera adaptée pour faciliter la lactation de la mère allaitante (mettre des croquettes mouillées ou de l'hydrogel). De la buprénorphine sera administrée en attente du point limite si besoin.
Choix des espèces
Le choix d'utiliser des souris se justifie par le fait que c’est un mammifère proche de l’Homme, qui est un très bon modèle pour les manipulations génétiques puisque nous partageons plus de 95% de nos gènes. De plus, la connaissance approfondie de cette espèce assure une bonne prise en charge de l’animal, de son environnement (enrichissement du milieu) et de sa potentielle douleur. De plus, nous avons besoin d’un mutant conditionnel pour les deux gènes considérés, la souris est la seule espèce mammifère où cela est possible. Les autres modèles eucaryotes (levure, C. elegans et drosophile) n’offrent pas les mêmes possibilités d’études. L'étude sera effectuée sur des souriceaux qui ont 22 jours, car le phénotype commence à apparaitre à partir de 18éme jour. On constate de l'alopécie qui est présente sur la souris et un retard de développement et quelques échantillons pris à ce stade ont été déjà envoyés à des collaborateurs. Donc, la suite de l'étude doit être effectuée au 22éme jour.
Evaluation de candidats-médicaments sur l’agressivité des souris dans le modèle du « resident-intruder »
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
5040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le protocole repose sur le modèle resident-intruder, où des souris territoriales attaquent des congénères introduites dans leur cage, jusqu'à quatre confrontations par animal, avec administration de composés puis prélèvements de sang et de liquide céphalorachidien. Le porteur reconnaît que la souche est agressive et que des attaques entre animaux sont à prévoir, pour tester des molécules censées réduire l'agressivité liée à des maladies comme Alzheimer. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution in vitro ou in silico pour évaluer un comportement agressif.
Objectifs
L’agressivité est un instinct biologique de l’homme et de l’animal, sous-tendue par l’instinct de survie pour soi-même ou pour ses proches ou encore par l’instinct de reproduction. En ce sens, elle représente une manifestation normale et même nécessaire, car elle représente l’énergie qui permet à l’individu de développer une personnalité capable de s’affirmer et de se défendre par rapport aux autres. Par contre lorsque l'agressivité n'est plus canalisée ou maîtrisée, elle devient pathologique. Elle constitue un symptôme qui apparait dans différentes pathologies cérébrales (comme la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson). Le but de ce projet est de démontrer la capacité de différents produits à réduire l'agressivité territoriale chez la souris.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont la mise au point de nouveaux médicaments pour traiter l'agressivité chez l'homme, symptôme pouvant survenir dans certaines pathologies comme la maladie d'Alzheimer (environ 32 millions de personnes atteintes dans le monde et 9.9 millions de nouveaux cas en 2015) ou la maladie de Parkinson (environ 10 millions de personnes atteintes dans le monde). Pour l’animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l’espèce utilisée (souris) par le développement d’outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l’espèce la plus prédictive en fonction de l’objectif scientifique attendu.
Procédures
Une partie des animaux sera isolée (résident) afin de leur permettre de développer leur sentiment de propriété territoriale pendant toutes la durée de l'expérience et subira jusqu'à 4 tests (mise en présence avec un animal "intrus"), et l'autre partie des animaux sera introduite dans la cage du « résident » et pourra subir des manifestations agressives de la part du résident (au maximum 3 confrontations par animal). Les animaux résidents recevront de 1 à 7 administrations avec les composés à tester. Sur ces mêmes animaux, un à deux prélèvements de sang pourront être réalisés au cours de l'expérience ainsi qu'un prélèvement de liquide céphalo rachidien sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Les effets potentiellement indésirables du/des produits font l’objet d’échange avec le responsable bien être pour adapter les outils d’observations des animaux afin d’anticiper au mieux de potentiels signes cliniques. La souche de souris utilisée étant agressive, des attaques entre congénères sont à prévoir. L’impact négatif pour l’animal sera réduit au maximum en isolant si besoin les animaux les plus agressifs. L'administration et le prélèvement de sang sont effectués par un personnel entrainé et la douleur associée est réduite à son minimum et sera l'équivalent d'une piqure. Concernant le prélèvement de liquide céphalo rachidien, celui ci est effectué sous anesthésie sans réveil, et sera considéré sans douleur associée.
Devenir
Euthanasie des animaux à la fin des expériences étant donné la gravité de la procédure et/ou sacrifice des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal et/ou sacrifice des animaux suite aux effets indésirables provoqués par le(s) produit(s)
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le comportement agressif, ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 12 / par groupe. L’analyse statistique sera adaptée au modèle.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux conditions expérimentales.
Choix des espèces
La souris est l'une des espèces animales la plus pertinente et la plus couramment utilisée pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur l'agressivité car elle présente un comportement de territorialité et a une tendance naturelle à développer un comportement agressif vis-àvis d'un intrus qui entre sur son territoire. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.