Souris

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Souris : 1260
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1260 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart tuées à l'issue et 60 reproducteurs réutilisés pour l'élevage. Immunodéprimées, elles reçoivent des greffes de cellules tumorales humaines sous la peau et jusqu'à quatre injections sous anesthésie, avec mesure régulière des tumeurs avant mise à mort et recherche de métastases. Le porteur signale une possible perte de poids, une altération de l'état général et une ulcération des tumeurs. Il affirme que la croissance tumorale et son micro-environnement ne peuvent être reproduits en culture cellulaire et retient la souris comme "modèle de référence" en cancérologie.

Objectifs

Actuellement, pour rétablir une réponse anti-tumorale efficace dans différents types de cancers dont les cancers urologiques, la thérapie privilégie le blocage par des anticorps des molécules, dites « de checkpoints », qui inhibent la réponse immunitaire anti-tumorale. La molécule de checkpoint HLA-G n'est pas exprimée dans la plupart des tissus adultes normaux mais est exprimée dans la plupart des cancers. Des travaux préliminaires chez la souris ont montré que l'utilisation d’anticorps anti-HLA-G permettait de restaurer la réponse anti-tumorale. Notre présent objectif est de démontrer qu'en cas de non-réponse aux thérapies « classiques », le checkpoint HLA-G constitue une meilleure cible thérapeutique très prometteuse dans certains cancers, dont les cancers urologiques. Dans le cadre de ce projet, les études sur des modèles animaux sont requises afin de répondre aux questions scientifiques suivantes : - Les cellules immunitaires présentes dans les tumeurs humaines de rein sont-elles anti-tumorales et donc potentiellement capables de détruire la tumeur ? - Des anticorps bloquant le checkpoint HLA-G sont-ils capables de restaurer l’action des cellules immunitaires ? - L’expression du checkpoint HLA-G sous diverses formes protéiques empêche-t-elle l’action des cellules immunitaires ? - L’expression du checkpoint HLA-G sous diverses formes protéiques contrôle-t-elle la dissémination et la vascularisation de la tumeur ?

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont tout d’abord de faire progresser et d’étoffer les connaissances scientifiques sur les cancers urologiques en démontrant, pour ces cancers ne répondant pas aux thérapies dirigées contre des checkpoints « classiques » et que le checkpoint HLA-G constitue une cible thérapeutique à privilégier. Dans le même temps, la caractérisation de différentes formes de la protéine HLA-G et son effet sur l’échappement de la tumeur au système immunitaire permettra aussi de mieux appréhender les différents mécanismes sous-jacents de nombreux cancers ainsi que les effets de ces formes sur les checkpoints immunitaires. A plus long terme, ce projet permettra la mise en place de nouveaux traitements plus efficaces et plus spécifiques contre les cancers urologiques et probablement d’autres cancers impliquant les checkpoints immunitaires.

Procédures

Les animaux seront soumis à un nombre différent d’injections. Au maximum, ils recevront 4 injections : des cellules tumorales par voie sous-cutanée, des cellules immunitaires et celles avec le traitement contenant des anticorps (x2) et un prélèvement sanguin. Ces souris seront anesthésiées avant chaque injection pour une durée d’environ 30 minutes. Cela correspond à un maximum de 2h d’anesthésie pour 4 injections (30 min / injection) + un prélèvement sanguin sur une période de 30 jours. De plus les animaux seront manipulés sans être anesthésiés au moins 3 fois par semaine pour réaliser des mesures des tumeurs au pied à coulisse et/ou des relevés de poids.

Impact sur les animaux

L’implantation de tumeurs chez la souris par injection d’iPSC et/ou de cellules tumorales est une technique éprouvée et publiée par de nombreux laboratoires depuis plusieurs années, ce qui nous permet d’avoir du recul sur les nuisances ou effets indésirables attendus. Il se peut que ces souris perdent du poids ou aient une altération de leur état général une à deux semaines après l’injection ou qu’elles présentent une ulcération au niveau de la tumeur deux à trois semaines après l’injection des cellules tumorales. Le développement de ces tumeurs et/ou l’apparition de métastases à un impact sur la santé de l’animal, dont les premiers signes sont un amaigrissement et des modifications comportementales. Il n’y a pas d’impact du développement des tumeurs primaires qui soit attendu sur les fonctions vitales de l’animal, en revanche la présence de métastases peut avoir des conséquences en fonction de leur emplacement.

Devenir

A l’exception des animaux reproducteurs (élevage et production des animaux pour les autres procédures), les animaux entrant dans les procédures seront euthanasiés afin de rechercher et scorer la présence de métastases dans les différents tissus. A cette occasion les tumeurs seront prélevées pour réaliser leurs études histologiques et biochimiques. Les animaux reproducteurs seront réutilisés tant qu’ils seront fertiles, toujours en tant qu’animaux reproducteurs pour d’autres projets ou le maintien de la lignée dans l’animalerie.

Remplacement

De nombreuses caractérisations ont déjà été effectuées en culture cellulaire, comme l’analyse des biomarqueurs ou l’activité des cellules immunitaires. Il s’agit maintenant de d’évaluer la croissance tumorale et son développement in vivo. Pour ce faire, le modèle animal est requis afin d’évaluer la croissance tumorale dans un environnement adéquat. En effet, les cellules cancéreuses ont besoin de multiples signaux pour croitre correctement, d’une interaction avec les différents tissus et en particulier avec le système vasculaire de l’hôte, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire. De plus, nous nous intéressons ici au micro-environnement tumoral et en particulier aux cellules immunitaires présentes dans cet environnement. Pour évaluer toutes ces interactions avec les différents tissus et/ou types cellulaires, nous avons besoin d’utiliser un modèle animal.

Réduction

Dans la littérature spécialisée, les expérimentations « pilotes » se font sur des groupes de 5 à 15 souris immunodéficientes par expérience. Pour satisfaire aux conditions de répétabilité nécessaire dans la science, chacune d’elles doit être répétée au moins 1 fois et jusqu’à 2 fois si besoin pour obtenir des données statistiquement exploitables. Au cours d’études préliminaires et dans la littérature scientifique, les tailles des tumeurs présentent un coefficient de variation important (environ 20%). En considérant une variation de 20% et en recherchant un effet bénéfique de traitements avec une réduction de 30% de la taille des tumeurs, des groupes de 10 animaux nous permettront d’obtenir des données statistiquement significatives (dans les conditions classiques de risque). Des tests statistiques seront effectuées sur les données obtenues lors des expérimentations. Pour une expérience donnée, si les résultats statistiques se montrent significatifs après une répétition, la seconde et dernière répétition ne sera pas effectuée.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe de 5, dans un environnement approprié à leur statut immunodéficitaire (litière et nourriture stérilisées, eau sur filtre antibactérien d’exclusion 0,22 µm, cages avec couvercle filtrant dans un local isolé) à température contrôlée, avec cycle diurne-nocturne de 12h. L’eau et la nourriture seront fournies autant que nécessaire. Les animaux seront examinés quotidiennement par les zootechniciens, sous la supervision permanente du vétérinaire clinicien, également en charge du bien-être animal au niveau de l’équipe local de la SBEA. L’hébergement animal est en accord avec l’annexe III de la directive 2010/63/EU. Un environnement enrichi sera fourni aux animaux, selon nos procédures standards (tubes de carton, boules de coton…).

Choix des espèces

Le modèle souris est le modèle de référence dans le domaine de la cancérologie. Il s’agit du modèle le plus utilisé et le plus étudié dans la communauté scientifique et une bibliographie riche et abondante y est associée. Pour réaliser notre projet, nous nous appuyons sur les différentes données déjà publiées, comme l’évolution des cellules cancéreuses RCC7 chez les souris ou encore les effets des protéines HLA-G sur d’autres types de cancers. Ces données nous permettent de faire reposer ce projet sur des bases bibliographiques solides qui ne sont pas à répéter, ce qui va aussi dans la logique d’une réduction du nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des souris : de 6 à 8 semaines et de 20 à 25g. Il s’agit d’après la littérature scientifique du stade optimal pour l’injection de cellules tumorales chez la souris qui présente un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1065
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1065 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont soumises à des régimes déséquilibrés, riches en gras et sucre ou carencés, qui provoquent selon le porteur une prise de poids, un diabète et une anxiété accrue, avant mise à mort pour enregistrer l'activité de neurones sérotonine. Les rubriques réduction et raffinement tiennent en quelques lignes générales sur les tests statistiques et l'enrichissement des cages. Le porteur affirme qu'un modèle cellulaire ne mimerait pas convenablement un régime complexe et qu'il n'existe pas de lignée de neurones sérotonine utilisable.

Objectifs

Ce que l'on mange affecte notre cerveau et des réseaux neuronaux particuliers dont ceux qui contrôlent les émotions. Des études ont ainsi montré que des régimes hypercalorique ou carencé en un nutriment particulier (comme les oméga-3) induisent des altérations du comportement émotionnel. Les neurones sérotonine du Raphé dorsal sont des neurones qui jouent un rôle clef dans le contrôle des émotions. Ainsi, l'objectif principal de ce projet et d'étudier la réponse électrophysiologique des neurones sérotonine à des nutriments (glucose, fructose, DHA), hormones (insuline, leptine) ou cytokines (IL1, IL6, TNFalpha). Nous étudierons ces réponses en conditions contrôles ou après des diètes déséquilibrées enrichies en gras et en sucre (régime HFHS), en fructose (30% fructose dans l'eau de boisson) ou carencées en acides gras poly-insaturés n-3 (régime carencé).

Bénéfices attendus

Le projet permettra de déterminer quels régimes déséquilibrés et quels nutriments impactent l'activité électrique des neurones sérotonine. Ces données sont nécessaires pour pieux comprendre l'impact de l'alimentation sur ce réseau et sur le comportement émotionnel.

Procédures

Mise sous régimes alimentaire hypercalorique ou carencé en oméga-3.

Impact sur les animaux

L'alimentation des animaux avec ces régimes induira une modification du poids corporel et le dévelopement d'un diabète (régime HF/HS et fructose). Les régimes utilisés induisent également des troubles de l'humeur chez la souris (anxiété plus élevée).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour réaliser les expériences électrophysiologiques nécessaires à l'enregistrement de l'activité des neurones sérotonine.

Remplacement

Travaillant sur l'impact de l'alimentation sur le cerveau, nous nous devons d'utiliser des animaux vivants qui seront alimentés avec des régimes particuliers. Utiliser des modèles cellulaires ne permettrait pas de mimer convenablement un régime élimentaire complexe. De plus, il n'existe pas de lignée de cellule de neurones sérotonine que nous pourrions utiliser.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit au mieux grâce à l’utilisation de tests statistiques montrant la différence entre plusieurs groupes.

Raffinement

Toutes les précautions possibles seront prises afin de raffiner nos procédures et réduire au mieux l'inconfort des animaux (hébergement en cage collective avec enrichissement, utilisation d'antalgiques). Des points limites adaptés et précoces seront mis en place pour éviter toute forme de souffrance.

Choix des espèces

La souris est l’espèce la plus étudiée avec des données bibliographiques abondantes ce qui diminue le risque de duplication inutile de travaux et veille à réduire au mieux le nombre d’animaux utilisé. Des animaux adultes de 7-10 semaines seront utilisés au début des mises sous régimes alimentaires. Cet âge est est le plus courament utilisé dans la littérature et pour lequel nous avons déjà généré des données d'une DAP précedente.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 270
Souffrances
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270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses d'une myopathie génétique grave, elles développent dès trois semaines une atrophie musculaire évoluant vers la paralysie et la mort vers sept à huit semaines, et reçoivent une injection d'un composé suivie d'évaluations motrices et d'une prise de sang avant mise à mort au CO2. Le porteur précise que les souris atteignant un score de souffrance donné sont mises à mort, et vise à ajuster l'espacement des injections d'un composé déjà en essai clinique. Il affirme que ces mesures ne peuvent se faire que sur un organisme vivant "entier".

Objectifs

Les myopathies centronucléaires, sont des myopathies congénitales très sévères caractérisées par une grande faiblesse musculaire. La myopathie centronucléaire liée à l'X (XL-MTM) est la plus commune et la plus sévère des formes de myopathies centronucléaires, caractérisée par une hypotonie néonatale sévère et un décès précoce. Il a été précédemment montré qu'un niveau trop élevé d’une certaine protéine dans le muscle semblait jouer un rôle majeur dans la survenue de cette myopathie et que la sous-expression de cette protéine dans un modèle de souris reproduisant les caractéristiques de la maladie, pouvait l’améliorer. L’équipe a également montré qu’il est aussi possible de traiter des souris malades quand elles sont déjà affectées. Nous avons actuellement un composé en essai clinique pour réduire l’expression de la protéine impliquée. Pour concevoir l'essai clinique, les études sur la souris ont été essentielles afin de choisir les doses et la fréquence d'administration appropriées en clinique. L'objectif de ce projet est d'affiner ces choix pour l'essai clinique en cours. En effet, nous voulons comprendre quel est l'impact dynamique du composé, c'est-à-dire combien de temps dure l'effet après une injection, sur la concentration du composé dans différents tissus, sur les niveaux de la protéine ciblée et sur l'amélioration générale de l'animal. Nous voulons corréler tous ces paramètres pour comprendre combien de temps s'écoule entre la réduction de la protéine dans les tissus et l'amélioration phénotypique et vice-versa, lorsque l'effet du composé s'estompe, combien de temps il faut avant que le phénotype ne se dégrade à nouveau. De plus, nous aimerions comprendre la dynamique des biomarqueurs d'efficacité potentiels identifiés dans études précédentes, afin de comprendre s'ils reflètent des stades spécifiques de progression de la maladie, et pourraient donc être utilisés pour prédire l'efficacité du traitement dans l'essai clinique.

Bénéfices attendus

Nous avons actuellement un composé en essai clinique pour réduire la protéine ciblée. Pour concevoir l'essai clinique, les études sur la souris ont été essentielles afin de choisir les doses et la fréquence d'administration appropriées en clinique. Avec cette étude, nous souhaitons étudier la dynamique du traitement et de la maladie après une seule injection pour déterminer sa durée d’efficacité avant un nouveau déclin de la maladie. Connaitre cette durée d’efficacité nous permettra de définir la durée maximale et optimale entre deux injections pour le protocole clinique. L’objectif de ce projet et son bénéfice sont donc de réduire au maximum, la fréquence d’administration pour éviter la prise trop répétée de notre composé et ainsi augmenter sa sécurité.

Procédures

Une injection intrapéritonéale sera effectuée sur tous les animaux de la procédure expérimentale à l’âge de 3 semaines. La durée totale de l'intervention pour une injection est de 2 minutes maximum par animal. Une évaluation de leur phénotype (évaluation de la gravité de la maladie) sera effectuée à l'âge de 4, 5, 7 et 8 semaines, soit 4 évaluation en tout pendant 1 mois. Lors de cette évaluation, la marche des souris, leur aspect visuel et la capacité à s'accrocher à l'envers sur une grille seront analysés. Cette évaluation prend une dizaine de minutes par souris. La dernière semaine de protocole de chaque cohorte, une prise de sang sera effectuée sur tous les animaux. La prise de sang dure maximum 4-5 minutes par souris.

Impact sur les animaux

La nuisance attendue sur les animaux est l’effet du phénotype dommageable de la lignée choisie. En effet, les souris, dès l’âge de 3 semaines, développent les premiers signes d’une atrophie musculaire. Cette atrophie se caractérise par une non-prise puis une perte de poids, une faiblesse musculaire de plus en plus importante conduisant à la paralysie des membres inférieurs, une difficulté à s’alimenter et à s’hydrater. Sans traitement, ces critères durent et s’amplifient jusqu’à la mort des souris vers 7-8 semaines.

Devenir

Les animaux seront mis à mort par inhalation croissante de CO2, après prélèvement sanguin.

Remplacement

Suite une injection intrapéritonéale de notre composé, nous souhaitons mesurer la concentration de ce composé dans différents organes, mesurer la dynamique des biomarqueurs sanguins précédemment identifiés et évaluer la réduction de Dnm2 ainsi que les modifications phénotypiques liés à la dégradation du composé dans le temps. Ces mesures et évaluations ne peuvent se faire que sur un organisme vivant entier, d’où l’utilisation des souris.

Réduction

Il a été déterminé que le nombre optimal de souris par groupe sera de 15 souris pour atteindre une différence statistiquement significative lorsqu’un phénotype apparait entre les souris contrôles et les souris génétiquement modifiées. Sauf pour le groupe de souris Mtm1 knockout traitées avec le contrôle où 30 souris seront nécessaires. En effet, les souris Mtm1 KO ne survivent pas toujours jusqu'à 7 semaines et la quantité de sang récupérée par souris est très faible, ainsi pour avoir l'équivalent de 15 souris dans ce groupe statistique il nous en faut 30 maximum dans le groupe expérimental. En revanche, dès nous récupérons assez de « données /matériel » (=15), nous stopperons l’inclusion des souris génétiquement modifiées dans ce groupe. Nous savons que la grande majorité des souris génétiquement modifiées injéctées avec le composé contrôle ne survivent pas plus de 7-8 semaines, ainsi le groupe de souris génétiquement modifiées contrôle à 11 semaines ne sera pas inclus dans notre étude.

Raffinement

Une surveillance quotidienne permettra de repérer précocement les signes de souffrance / douleur / stress. Dès l’apparition de ces signes un suivi sera effectué via une fiche scoring pour évaluer le niveau d'inconfort comme décrit ci-dessous ; tout signe d'inconfort sera pris en charge en prenant les mesures appropriées en fonction du niveau observé (0 à 3). Niveau 0 : pas de douleur ou d’inconfort : pas d'action. Niveau 1 : Somme des scores ≥3 and ≤6 et aucun score de 3 : surveillance quotidienne avec surveillance du poids. Niveau 2 : somme des scores ≥7 ou score de 3 : mise à mort. Afin d'améliorer le bien-être animal tout au long de la vie de l'animal, de la nourriture adaptée à ce modèle de souris sera utilisée (eg. de la nourriture et de l’eau en gel ainsi que quelques croquettes seront placées dans la cage pour les souris malades à la place des croquettes sur la grille).

Choix des espèces

Le modèle de la maladie que nous étudions est disponible chez le chien et la souris. L’utilisation du modèle canin pour une étude pilote/préclinique n’étant pas la plus adéquate (disponibilité de la lignée, nombre nécessaire, durée de vie des animaux, long processus de reproduction…) nous proposons de réaliser ces techniques sur une lignée de souris génétiquement modifiées disponible dans nos laboratoires. Les animaux seront étudiés à partir de l'âge de 3 semaines (âge d'apparition des symptômes et début du traitement) jusqu'à l'âge de 5 à 11 semaines pour pouvoir analyser l’effet et l’efficacité de notre molécule après une injection à court et moyen terme.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 636
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Une pompe glissée sous la peau sous anesthésie générale, sept jours d'injections quotidiennes dans l'abdomen, puis des tests de mémoire : 636 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour comparer deux modes d'administration de la FENM, un dérivé de la mémantine. Certaines appartiennent à une lignée transgénique qui développe des lésions de type Alzheimer, d'autres reçoivent un peptide amyloïde pour en provoquer une forme aiguë, une injection absente de la description des procédures. Le porteur évoque des labyrinthes sans les nommer et un test d'évitement passif qui impose des "stimulus désagréables", et ne laisse dans les cages que des copeaux de carton, parce qu'un enrichissement trop important "interagit avec l'étude de la mémoire". Après les tests, toutes sont tuées par une dose létale d'Exagon et leur cerveau est prélevé.

Objectifs

Les traitements disponibles aujourd’hui pour traiter la maladie d’Alzheimer (MA) sont essentiellement symptomatiques. C’est le cas de la mémantine, un antagoniste non-compétitif du récepteur au NMDA malheureusement aujourd'hui déremboursé en France, comme tous les médicaments disponibles contre la MA. La recherche pharmacologique explore donc activement d'autres pistes, la première d'entre elles étant de mettre au point des molécules similaires(antagonistes du RNMDA) mais plus actives et sans effets secondaires. La piste suivie par le laboratoire s'articule autour des dérivés directs de la Mémantine et notamment la Fluoroéthylnormémantine (FENM) qui s'est avéré être un neuroprotecteur plus efficace à dose égale que la Mémantine. Une question essentielle pour envisager le développement clinique de ce composé est de bien comprendre les spécificités et les conséquences pharmacologiques d'un traitement au long cours, notamment selon la voie d'administration et le mode d'injection. Dans la MA en effet, certains médicaments existent selon deux modes d'administrations, comme la rivastigmine (Exelon® gélule ou solution buvable vs Exelon® dispositif transdermique), mais ce n'est pas le cas de la Mémantine (Ebixa® comprimé ou solution buvable). Ce projet a donc pour but de comparer deux modes d'administrations de la FENM, par injection direct (Bolus) ou diffusion passive (Pompe). Pour cela, trois types de modèles seront étudiés dans ce projet, un modèle contrôle non pathologique afin de confirmer que les modes d'injections n'impactent pas la santé de l'animal, un modèle aigu de la maladie d'Alzheimer et un modèle transgénique de la maladie d'Alzheimer

Bénéfices attendus

Les données préliminaires obtenue au laboratoire suggèrent en effet que la FENM serait un neuroprotecteur puissant, validé pour l’instant dans un modèle pharmacologique aigue de la MA chez la souris. La molécule présenterait une efficacité supérieure à celle de sa molécule parente, la mémantine notamment sur les aspects anti-inflammatoires et une absence d’effet amnésiant direct aux doses élevées. Le but de ce projet est de consolider ces résultats dans un modèle transgénique murin de la MA, un modèle qui se rapproche des caractéristiques histopathologiques et cliniques de la MA avec une évolution progressive de la pathologie, dans le but in fine de passr à un développement clinique de la FENM.

Procédures

Les animaux auront une procédure chirurgicale permettant la pose de Pompe Alzet sous cutanée qui permet de faire diffuser le médicament dans le système sanguin. Cette procédure rapide (15 min) se fera sous anesthésie générale. Les animaux auront également des injections intrapéritonéale quotidienne pendant 7 jours afin d'administer le médicament sous forme de "bollus". Afin d'évaluer le statut mnésique des animaux, des tests comportementaux type "labyrinthe" seront effectués.

Impact sur les animaux

Les animaux auront une chirurgie permettant l'innoculation par diffusionn de la FENM à l'aide d'une pompe Alzet. Les animaux auront également une injection intra-péritonéale durant 7 jours. Certains tests comportementaux comme le tetst d'évitement passif engendreront des stimulus désagréables pour l'animal.

Devenir

Après la serie de tests comportementaux, les animaux seront euthanasiés et le materiel biologique (cerveau) sera récuperé pour procéder à des analyses port-mortem.

Remplacement

Les modèles précliniques d’étude des mécanismes complexes de neurodégénération dans la maladie d’Alzheimer les plus performants sont des modèles murins et plus particulièrement des modèles murins transgéniques développant la pathologie progressivement après plusieurs mois de vie. Les propriétés neuroprotectrices de la FENM seront analysées en administration chronique sur un modèle transgénique de la maladie d’Alzheimer, les souris APPSwe/PS1dE9 ainsi qu'un modèle pharmacologique d'injection de peptide amyloïde‐ß[25‐35] oligomérisé.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux les doses administrées aux animaux se baseront sur les doses efficaces observées sur un modèle aigu de la MA précédemment obtenus au laboratoire. Les analyses statistiques adaptées aux données générées permettront de limiter le nombre d'animaux par groupe (12 souris/groupe). Une veille bibliographique sera également prise en compte durant les 5 années du projet. Plusieurs structures du cerveau seront prélevées dans cette étude afin de concentrer un maximum d’échantillons et éviter ainsi de relancer des expérimentations.

Raffinement

Nous procéderons à l’enrichissement minimal du milieu, car un enrichissement trop important interagit avec l’étude de la mémoire. Les animaux auront donc seulement accès à des copeaux de cartons afin de créer un environnement sécurisant permettant la création d'un nid. De la naissance jusqu’à la fin de vie des animaux les procédures d’injections seront peu douloureuses avec une administration par voie intra péritonéale et par diffusion sous cutanée. Pour éviter toute souffrance aux animaux, après analyses des tâches comportementales, ils recevront une dose léthale d’Exagon au moment du sacrifice. L’état des animaux sera suivi régulièrement avec une surveillance journalière en suivant la courbe de poids des animaux. Dans le cas où le traitement pharmacologique serait à l’origine de douleur visible ou de détresse le traitement serait interrompu et si nécessaire la mise à mort de l’animal serait anticipée. Ce sera le cas lorsque l'animal perdra 20% de son poids de départ ou lorsque celui-ci sera isolé du reste du groupe ou présentera des lésions cutanées signe d’un stress. Les animaux seront aussi manipulés tous les jours afin de créer une habituation diminuant ainsi le stress quotidien que peut représenter la présence de l'expérimentateur

Choix des espèces

Les souris C57BL/6 mâles seront utilisées pour différencier l'effet des deux modes d'administrations (bolus VS infusion). Les composés seront testés dans une large gamme de dose de 0,03 à 1 mg/kg/jour. Ces souris témoins sont le fond génétique des souris transgéniques APPPS1 utilisées pour la suite de l'étude, il est donc important de travailler avec le même fond génétique pour ce projet. Les souris APPPS1 seront par la suite utilisées pour tester l'efficacité des composés aux doses efficaces en bolus VS infusion. Cette lignée développe la pathologie progressivement avec des altérations comportementales dès 9 mois et qui sont très marquées à 12 mois d'âge. Les dépôts amyloïdes, la neuroinflammation, la gliose et le stress oxydant apparaissent même plus tôt, dès 6 mois, c'est donc un très bon modèle expérimental pour refléter les symptômes de la maladie d'Alzheimer. Les souris C57/BL6 seront utilisées à l'âge de 3 mois qui correspond à l'âge adulte les souris APPS1 à l'âge de 3 mois afin de visualiser si la FENM a un effet neuroprotecteur avant l'apparition des premiers signes de la pathologie et 6 mois afin de visualiser un effet neuroprotecteur sur le comportement de ces souris.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 135
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Privées d'une partie de leur système immunitaire pour ne pas rejeter la greffe, 135 souris nude femelles reçoivent dans le cerveau des cellules de glioblastome humain, une tumeur cérébrale agressive. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées après six mois de suivi au plus, ou dès qu'un point limite est atteint, pour prélever leur cerveau. Lors de la greffe, sous anesthésie générale, une partie de leur crâne est remplacée par une lamelle de verre de 5 mm, puis elles passent en imagerie sous anesthésie une à deux fois par semaine, seules en cage pour éviter qu'elles rongent la fenêtre. Les nanoparticules et la radiothérapie testées sont appliquées aux cellules. Le porteur écrit pourtant que cette procédure "ne menace pas leur intégrité physique".

Objectifs

Les tumeurs cérébrales appelée glioblastomes sont les cancers du cerveau les plus fréquents et sont généralement agressifs. En clinique, actuellement le protocole de traitement de ces tumeurs cérébrales commence par une ablation chirurgicale, suivie de séances de radiothérapie et de chimiothérapie. En effet, dans la plupart des cas, l’ablation chirurgicale ne permet que de retirer partiellement la masse tumorale. Les cellules cancéreuses restantes après chirurgie sont ensuite traitées par radiothérapie et chimiothérapie. Ce projet se place dans le contexte clinique de traitement des tumeurs cérébrales, et plus particulièrement sur l’amélioration de l’efficacité du traitement par radiothérapie grâce à l’utilisation de nanoparticules. Dans ce projet nous chercherons à évaluer le potentiel thérapeutique de deux nanoparticules innovante (en cours de développement clinique), en association avec la radiothérapie, sur un modèle de tumeur cérébrale humaine. L’objectif du projet étant d'optimiser les modalités de traitement dans le traitement de tumeurs cérébrales. Nous utiliserons des techniques d’imagerie non invasive permettant notamment de réduire les souffrances de l’animal et de réitérer nos observations dans le temps sur un même animal.

Bénéfices attendus

Les nanoparticules que nous avons développées présentent de multiples intérêts. (1) elles permettront de décupler les effets toxiques du traitement de radiothérapie au sein de la tumeur (2) elles permettront un meilleur suivi par imagerie de la progression/régression tumorale au cours du traitement des patients L’objectif du projet étant ainsi d'optimiser les modalités de traitement des tumeurs cérébrales.

Procédures

-Procédure 1: Sous anesthésie générale, greffe cérébrale de cellules tumorales humaines avec pose de fenêtre crânienne (un lame de verre de 5 mm de diametre vient remplacer une partie du crane) : réalisée une fois au début de l'étude (durée de 30 min) - Procédure 2 : Observation de la croissance/régression tumorale sous anesthésie générale par des techniques d’imageries : réalisée 1 à 2 fois par semaine (durée 10 min) sur maximum 6 mois

Impact sur les animaux

Chirurgie opératoire classée modérée car la procédure est parfaitement maitrisée au sein de notre laboratoire, de plus nous utilisons des analgésiques pour limiter la souffrance des animaux et le traitement NPs + la radiothérapie n’est pas réalisée sur la souris mais effectuée sur cellules. Nous mettons en place des soins post-opératoire rigoureux. L’hébergement en cage individuelle après la chirurgie et durant tout le suivi par microscopie pour éviter que les animaux ne rongent la fenêtre crânienne ; ceci pouvant conduire à un stress des animaux par limitation des interactions sociales directes pour limiter cet effet indésirable nous accolerons les cages transparentes les unes aux autres ce qui permettra une communication visuelle entre les animaux. Suivi par imagerie classée légère : utilisation d'analgésiques pour limiter le stress de l’animal qui doit être maintenu immobile pour ne pas altérer la qualité des images.

Devenir

Procédure 1: Greffe cérébrale de cellules tumorales humaines avec pose de fenêtre crânienne : animaux gardé en vie. En effet, cette procédure ne menace pas leur intégrité physique et constitue le point de départ de notre étude. Procédure 2 : Observation de la croissance/régression tumorale par imagerie : animaux mis a mort à la fin de la période maximal de suivi soit 6 mois ou si un point limite est atteint. Les animaux seront mis à mort et le cerveau sera prélévé pour analyse macroscopique et histologique (mise en évidence des cellules tumorales en surface ou en profondeur).

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est dans ce contexte clairement pas possible puisque l’implantation de tumeurs cérébrales, la croissance ou la régression tumorale post-traitement dépend de phénomènes biologiques complexes. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal. Les différents travaux déjà mener in vitro (sur cellules) et le désire d’évoluer vers la clinique implique une étude préclinique in vivo (sur un modèle animal) du protocole, ainsi que de disposer de tumeurs intracérébrales issues de cellules tumorales humaines pour se rapprocher au mieux de l’histologie tumorale retrouvée en clinique.

Réduction

L’utilisation du modèle de fenêtre intracrânienne permet le suivi sur plusieurs semaines sur un même animal de l’efficacité du traitement permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaires. Nous pourrons suivre dans le temps sur chaque animal la croissance, la migration et la régression tumorale. Nous obtiendrons ces données sans avoir besoin de mettre à mort les animaux à différents temps. Cette procédure offre donc l’opportunité d’utiliser un nombre plus restreint d’animaux car la prise d’image peut être réitérée au cours du temps.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux d’une part lors de la procédure chirurgicale (analgésie avec réitération, opération sur tapis chauffant pour le maintien de la température corporelle, protection de la déshydratation oculaire par du gel ophtalmique, injection d’anti-inflammatoire pour éviter l’œdème cérébral, surveillance au réveil (vérification de l’alimentation et de l’hydratation)) ; Et d’autre part les jours suivant la chirurgie et jusqu’au sacrifice de l’animal (pesée quotidienne, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, désinfection et vérification de la bonne cicatrisation de la plaie) L'atteinte d'un point limite décrit dans le descriptif des procédures conduira à la mise à mort de l'animal. Les animaux bénéficieront en permanence d'un enrichissement sous forme de feuilles de papier absorbant et de bâtonnets en bois à ronger.

Choix des espèces

Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris nude (dépourvue d’une partie du sytème immunitaire) sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines car il n'y a ainsi pas de rejet du greffon tumoral implanté. Nous privilégions des souris femelles plus sociables, pour faciliter l'hébergement collectif. Des souris âgées de 7 à 9 semaines au moment de la chirurgie sont utilisées, à un stade où leur poids est suffisant compatible avec l'intervention

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1280
Souffrances
▲ -
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▲ 1280
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Devenir
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 1280

Toute souris qui perd 20 % de son poids initial est mise à mort, et le médicament testé "peut également provoquer une perte de poids importante", indique le porteur. 1 280 souris sevrées vers quatre semaines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour mesurer, entre autres, la fonte de leur masse grasse. Nourries d'un régime riche en graisses ou en sucres, ou issues de lignées prédisposées à l'obésité ou au diabète, elles reçoivent des injections dans le ventre, sous une contention répétée trois fois par semaine que le porteur dit source d'un "stress modéré", et une prise de sang tous les trois mois. Le but est de vérifier qu'un médicament qui fait disparaître une "protéine d'intérêt" freine la prise de poids, sans que le porteur nomme la protéine ni le médicament.

Objectifs

En 2020, 8,5 millions de personnes souffrent d’obésité, dont 1 million de personnes en obésité massive soit 17% de la population nationale. De plus, l’obésité, chez les plus jeunes, montre des chiffres inquiétants, puisque l’on observe la plus forte progression des cas d’obésité chez les 18-24 ans. En effet, cette tranche d’âge est passée de 5,4% en 2012 à 9,2% en 2020. Chez les enfants, les observations sont elles aussi alarmantes puisque 34% des enfants de 2-7 ans et 21% des adolescents de 8-17 ans sont en situation de surpoids ou d’obésité. La situation actuelle est inquiétante pour l’avenir car cette augmentation de l’obésité chez les plus jeunes va conduire à une augmentation des pathologies liées à l’obésité telles que les maladies cardio-vasculaires, le diabète et les cancers. L’obésité reste aujourd’hui un problème de santé public important. La finalité du projet et son bien-fondé visent à comprendre le rôle et la fonction de notre protéine d’intérêt dans l’obésité et ses pathologies associées, afin de proposer une nouvelle thérapie pour leur prise en charge. Ce projet repose sur des observations que le laboratoire a obtenu sur cellules ainsi que sur des publications internationales. L’essence même de la question posée implique l’utilisation d’un organisme vivant tel que la souris, afin d’illustrer au plus proche de l’homme sa compléxité métabolique, sans solutions alternatives satisfaisantes.

Bénéfices attendus

Ce projet, à court terme, permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents au développement de l’obésité et des syndromes métaboliques associés. En étudiant, plus particulièrement le rôle et la fonction de notre protéine d’intérêt tout au long de la prise de poids. L’utilisation de souris non modifiées génétiquement mâles et femelles, permettra de modéliser au plus proche de l’humain le métabolisme lors d’un régime riche en lipides ou en sucres. Ces souris seront traitées avec un médicament permettant la disparition de cette protéine. Ceci nous permettra de voir si l’élimination de cette protéine induit une diminution de la prise de poids de nos souris et in fine de prévenir/traiter l’obésité et ses syndrômes métaboliques associés chez le rongeur. De plus, les souris prédisposées génétiquement à une prise de poids accélérée (obésité) ou à un développement de diabète de type 2 permettront de valider l’impact de la dégradation de notre protéine d’intérêt sur un syndrome métabolique établi génétiquement. A la fin du projet, l’objectif est de transférer une nouvelle thérapie vers la clinique afin de mieux répondre aux problématiques de santé publique que constituent que l’obésité et les pathologies associées comme le diabète de type 2.

Procédures

Les animaux ne seront soumis à aucune procédure chirurgicale au cours de notre projet. On sera toutefois ammené à effectuer un prélévement sanguin tous les 3 mois afin de tester leur glycémie (80uL total de sang prélevé, 1min par souris contention comprise). Les animaux seront soumis à des injections de médicaments dans le bas du ventre (5secondes par souris, contention comprise). Pour pouvoir effectuer ces injections les animaux seront contentionnés de façon adéquat par le personnel.

Impact sur les animaux

Lors du traitement des animaux par un personnel qualifié, l’injection intra-péritonéale à répétition peut entrainer l’apparition occasionnelle d’hématomes sous-cutanés. Pour ces injections nous privilégierons le côté droit de l’animal. Lors de ces injections, il y aura une contention de l’animal (trois fois par semaine) ce qui peut conduire à un stress modéré pour les animaux. La drogue injectée peut également provoquer une perte de poids importante chez les animaux qu’il faudra surveiller attentivement grâce à des pesées tri-hebdomadaires.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés en respectant les règles de bien-être animal. Cela afin d’étudier au niveau moléculaire et anatomiques (diminution de la masse graisseuse, etc ) les effets de notre traitement.

Remplacement

Dans le laboratoire, nous avons déjà réalisé in vitro, sur des cellules pré-adipocytaire, les expériences permettant de montrer la nécessité de notre protéine d’intérêt dans la différenciation adipocytaire et son impact sur le métabolisme. Cependant les cellules pré-adipocytaires ne permettent pas d’appréhender la complexité métabolique d’un organisme entier, c’est pourquoi, il est important de réaliser ces procédures expérimentales sur l’animal. Notre objectif in fine, étant de présenter en clinique une nouvelle thérapie contre l’obésité et ses pathologies associées tel que le diabète, l’utilisation des animaux et notamment les souris est indispensable au déroulement de notre projet.

Réduction

Nos resultats expérimentaux obtenus sur des cellules nous permettent d’anticiper certains résultats et ainsi diminuer le nombre de conditions expérimentales sur animal vivant. Le nombre d’animaux prévu dans le cadre de ce projet a été défini en prenant en compte les tests statistiques. Sur cette base, nous avons estimé à 1280 animaux, le nombre d’animaux nécessaires pour l’ensemble de notre projet

Raffinement

L’hébergement se fera à raison de 5 animaux par cage, sur un fonds de litière et enrichissement en briques de peuplier ou carrés de cellulose pour favoriser la confection de nids. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par les membres du personnel et à heures fixes afin de limiter le stress. Ils seront pesés trois fois par semaine. Tout animal présentant des difficultés à se nourrir ou à s’abreuver sera assisté par le dépôt dans la cage d’un gel lui évitant d’aller chercher en hauteur nourriture ou boisson. Une perte de masse corporelle constituera un indicateur de toxicité et sera considérée comme un point limite conduisant à l’euthanasie de l’animal lorsqu’elle sera égale ou supérieure à 20% du poids initial. Les injections IP seront réalisées par du personnel formé en préviliégiant le coté droit de l’animal . Une attention particulière sera portée aux points suivants afin de limiter la souffrance et la détresse des animaux : - Une absence d’hydratation ou de prise de nourriture afin d’anticiper une perte de poids excédant 20 % du poids initial - Une gêne dans la locomotion - D’autres signes de douleur tels que l’isolement des autres animaux, les yeux fermés ou creux, le dos voûté - Un saignement ou autre perte de liquide physiologique - Un changement du rythme respiratoire - Tout autre comportement anormal de l’animal tel que la prostration ou la vocalise lors de la préhension

Choix des espèces

La souris est un excellent modèle pour notre projet, disposant d’un système génétique et métabolique proche de l’homme. De plus, de nombreux modèles génétiquements modifiés pour les études de l’obésité ont été générés et utilisés dans la recherche scientifique. L’expérimentation sur ces modèles, déjà établis, nous permettra de voir l’efficacité du traitement et de comprendre au mieux l’impact de celui-ci sur un organisme entier. Nous choisirons des souris jeunes sevrées (c’est-à-dire environ 4 semaines de vie). Pour notre projet, il est important d’avoir de jeunes souris afin de suivre au plus tôt le développement de la pathologie (obésité/diabéte) mais aussi d’observer au mieux le temps de l’apparition des symdromes métaboliques associées à l’obésité.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 160
Souffrances
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▲ -
▲ 160
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Devenir
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 160

Huit heures par jour pendant seize semaines, 160 souris sont placées en hypoxie intermittente, une privation d'oxygène répétée censée reproduire l'apnée du sommeil. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec trois séries d'injections d'insuline, de glucagon, d'adrénaline ou de dexaméthasone, des gouttes de sang prélevées à la queue et trois ECG et échographies cardiaques sous anesthésie générale. Le porteur décrit des effets "sans conséquence majeure", une ventilation et un hématocrite en hausse, alors que le projet doit établir si ce stress hypoxique dérègle le système sympathique et le métabolisme du foie. Toutes sont tuées au bout des seize semaines pour prélever leurs organes, que d'autres chercheurs du laboratoire pourront se partager.

Objectifs

Le projet vise à répondre à deux questions scientifiques, à savoir : -L’hypoxie intermittente (induite pas l’apnée obstructive du sommeil AOS) provoque-t-elle des dérèglements de l’activation sur système sympathique ? -Si oui, ces dérèglements sont-ils responsables des troubles métaboliques hépatique associés à ce stress hypoxique et plus largement à cette pathologie (AOS) ?

Bénéfices attendus

L'activation du système sympathique dans la pathologie de l'AOS commence d'être décrite en clinique par des observations cardiaques (ECG). Par ailleurs, cette activation a sans doute des répercussions sur le plan métabolique que nous allons tenter de comprendre. Si une activation de la voie sympathique s'avère dans notre modèle d'exposition à l'HI avec des désordres métaboliques associés, nous allons pouvoir envisager des traitements d'inactivation de cette voie (Béta bloquant ou autre) avec des répercussions importantes. Au final, l'idée est de développer une nouvelle thérapie pour lutter contre les déréglements métaboliques associés au SAOS.

Procédures

Les animaux seront soumis à de l'hypoxie intermittente 8 heure par jour, pendant 16 semaines de 8h à 16h. Ils suivront des tests de stimulations à différentes drogues connues afin d'évaluer leur sensibilité à celles-ci (3 tests à la 2ème, 8ème et 16ème semaine d'exposition à l'hypoxie). Ils auront des mesures de glycémie par microprélèvements (goutte de sang prélevée à la queue, 3 tests). Il suivront 3 ECG et 3 echographies cardiaques non invasifs, réalisés sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Le modèle d'exposition à l'hypoxie intermittente est bien connu au laboratoire et les effets secondaires sur les animaux sont bien décrits (augmentation de la ventilation et augmentation de l'hématocrite sans conséquence majeure). Les traitements utilisés sont déjà connus dans la litérature et au laboratoire, il ne devrait pas y avoir de problème. Les injections de glucagon devraient augmenter la glycémie des animaux (mais sans excés). Les injection d'insuline devraient provoquer une baisse de la glycémie. Si celle-ci devient inférieure à 40mg/dl les animaux recevront une injection de glucose à 10% (2mg/kg). Les injections d'adrénaline, d'isoprénaline, de noradrénaline et de dexaméthazone sont attendues pour augementer légèrement la fréquence cardiaque.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issue des 16 semaines d'hypoxie afin de prélever différents organes. Une mutualisation des prélèvements pour d'autres analyses ou mises au points techniques pourra être faite avec d'autres chercheurs du laboratoire.

Remplacement

Nous avons pris en compte la règle des 3 R car ces expérimentations seront réalisées avec le souci de remplacer l'expérimentation animale. Seulement à ce jour aucun moyen ne nous permet de remplacer ce modèle animal pour analyser les dérèglements des systèmes intégrés comme l'activation du système sympathique .

Réduction

Nous réduisons le nombre d'expérience en multipliant les tests à partir d'un seul animal graçe a des analyses non invasives (ECG+Echographie) à différents temps (avant le sacrifice teminal). Nous utilisons également le nombre minimal d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement fiables.

Raffinement

Cette étude est menée avec un grand souci de raffinement d'autant que ces analyses sont très sensibles aux moindres perturbations des animaux (stress etc). Ainsi nous veillerons à respecter scrupuleusement les cycles jours/nuit et limiterons fortement les allers et venues dans l'animalerie ainsi que le bruit pour ne pas déranger les animaux. Les animaux suivront également des habituations de manipulation par les expérimentateurs afin de limiter fortement le stress des animaux durant les analyses. Les animaux seront anesthésiés durant les ECG et les échographies.

Choix des espèces

La souris est un mammifère dont certaines caractéristiques biologiques peuvent être extrapolées à l'Homme, notamment dans le cadre d'études systémiques, premettant ainsi de comprendre les mécanismes physiologiques et physiopathologiques avant d'entreprendre des études cliniques. Enfin la pertinence du choix de cette espèce animale repose sur le fait de la comparativité des études scientifiques. Le modèle d'exposition des souris à l'hypoxie intermittente étant déjà bien caractérisé et publié dans la litérature. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte ou adulte afin de mimer au mieux la pathologie clinique qui survient à l'age adulte. Age de 16 semaines à l'entrée dans l'étude.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 1350
Rats : 450
Souffrances
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▲ 1800
Devenir
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 1800

Une chirurgie abdominale de dix minutes sous anesthésie, puis, selon les études, jusqu'à quatorze injections ou vingt-huit administrations par la bouche des molécules testées, enfin un prélèvement de 500 µL de sang derrière l'œil juste avant la mise à mort : 1 800 rongeurs, 1 350 souris et 450 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le projet teste des molécules anti-inflammatoires sur une endométriose induite par administration de LPS, dont la mise en place provoque, selon le porteur, des "douleurs inflammatoires" liées à la maladie et à la chirurgie, repérées aux expressions faciales des souris et des rats. En cas de signes de souffrance, la buprénorphine "pourra être administrée" à partir d'un score cumulé de 2, et la mise à mort intervient à 4, ou dès que l'un des scores atteint 2. Les souris et les rats qui n'atteignent aucun point limite sont tués entre 24 heures et 14 jours après l'induction de la maladie, selon la molécule, pour prélever organes et tissus.

Objectifs

L’endométriose est une maladie caractérisée par la présence anormale de tissu utérin en dehors de la cavité utérine pour laquelle il n'existe aucun traitement aujourd'hui. Cette anomalie engendre des lésions composées de cellules qui possèdent les mêmes caractéristiques que celles de la muqueuse utérine (l’endomètre) et se comportent comme elles sous l’influence des hormones ovariennes. Il s’agit d’une maladie gynécologique fréquente, retrouvée chez 10% des femmes. Les symptômes induits par l’endométriose sont le plus souvent des douleurs et une infertilité. Un examen clinique et échographique, voire par IRM, permet de détecter une endométriose, même si le diagnostic définitif doit passer par l’analyse du tissu endométrial prélevé au cours d’une chirurgie. Une endométriose asymptomatique, non douloureuse et qui ne pose pas de problèmes de fertilité n’est en général pas détectée et donc pas traitée. Dans un cas d’une endométriose douloureuse, un traitement hormonal sera proposé en première intention destiné à supprimer les règles (contraceptifs œstroprogestatifs monophasiques en continu, progestatifs, danazol ou analogues de la GnRH (gonadotropin releasing hormone)). Ce traitement réduit les douleurs liées à la réponse hormonale des lésions d’endométriose et peut permettre de stabiliser les lésions, voire de diminuer légèrement leur volume. Dans certains cas où le traitement hormonal n’est pas suffisant, un traitement qui provoque une ménopause artificielle peut-être mis en place (injection d’analogue de la LHRH (luteinizing hormone-releasing hormone); hormone destinée à stopper la production d’oestrogènes). Lorsqu’il y a échec du traitement médical (persistance des lésions et/ou nombreux effets indésirables), la chirurgie reste le seul traitement permettant l’élimination des lésions associées à l’endométriose de façon ponctuelle permettant ainsi à la patiente d'envisager une grossesse. Aucun traitement (hormonal ou chirurgical) ne permet à ce jour de guérir de l’endométriose. Il est donc urgent d’identifier des candidats médicaments efficaces et avec peu d’effets indésirables. Ce projet a pour but de tester des nouvelles molécules à visées thérapeutiques (à caractère anti-inflammatoire) dans un modèle in vivo d'endométriose induite par administration de LPS (lipopolysaccharides) (Xiaofei Ma ,et al. 2021). Le projet pourra comporter jusqu'à 20 études (5 études rat + 15 études souris), inculant au maximum 90 animaux, soit 1800 animaux au total.

Bénéfices attendus

L’inflammation joue un rôle prépondérant dans la progression de l’endométriose. Une augmentation de la production de prostaglandines, de certaines cytokines pro-inflammatoires et de facteurs de croissance susceptibles d’induire inflammation, néo-angiogenèse et prolifération d’implants endométriosiques dans la cavité péritonéale, a été observée chez des femmes présentant une endométriose. Ces processus inflammatoires sont largement responsables de l’apparition des douleurs. A ce jour, aucune molécule anti – inflammatoire spécifiquement indiquée dans le traitement de l'endométriose n’est proposée. Les traitements actuellement proposés sont destinés à soulager les douleurs incluant notamment, des antalgiques, des antispasmodiques, des AINS, des traitements hormonaux (progestatifs et œstroprogestatifs) qui vont interrompre le cycle ovulatoire responsable des poussées douloureuses. Ce projet a pour but d’étudier l’effet de nouvelles molécules à caractère anti-inflammatoire dans un modèle d'endométriose induit par administration de LPS. Afin de déterminer si une molécule candidat a un potentiel dans ce modèle, plusieurs prélèvements d'organes/tissus seront ensuite effectués pour des dosages immunologiques, analyses histologiques, extraction d'ARN. Ces différents dosages et quantifications vont permettre de valider le modèle ainsi que l'analyse de l'efficacité des différentes molécules testées.

Procédures

Une seule chirurgie abdominale sous anesthésie générale (par injection intrapéritonéale de xylazine/kétamine + une injection sous cutanée de lidocaine) ou sous isoflurane (+ une injection sous-cutanée de buprénorphine + une injection sous cutanée de lidocaine). Le temps des injections est de 3 secondes/injection. La chirurgie dure 10 minutes par animaux. Les animaux se réveillent 45 minutes après la chirurgie dans le cas d'une anesthésie générale par injection de xylasine/kétamine ou dans le cas d'une chirurgie sous isoflurane, les animaux se réveillent environ 5 minutes après avoir retiré l'isoflurane. Un prélèvement de sang rétro orbital (500μL, durée du prélèvement 30 secondes) sous isoflurane (2-3%) sera effectuée une seule fois juste avant la mise à mort. En ce qui concerne les traitements (voie d'administration variable en fonction des études): -Administration Intra-péritonéale: 1 fois par jour maximum, nombre maximal d’injection durant l’étude: entre 1 et 14 administrations, durée : 3 secondes/injection -Administration intra -veineuse: Nombre d’administration: 2/semaine espacé de 2 jours, nombre maximal d’injection durant l’étude: entre 1 et 4 administration, durée : 3 secondes/injection -Administration orale: 1 à 2 fois par jour maximum, nombre maximal d’injection durant l’étude: entre 1 et 28 administrations, durée : 3 secondes/administration -Administration sous-cutanée: 1 fois par jour maximum, nombre maximal d’injection durant l’étude: entre 1 et 14 administrations, durée : 3 secondes/injection -Administration Intra-nasale ou intra-trachéale: 1 fois par jour maximum, nombre maximal d’injection durant l’étude: entre 1 et 14 administrations, durée : 3 secondes/administration

Impact sur les animaux

L'animal utilisé est la souris (C57BL/6 ou BALB/c) ou le rat (WISTAR ou SPRAGUE DAWLEY). Ce modèle induit des douleurs inflammatoires à l'animal liées au développement de la pathologie ainsi qu'à la chirurgie. Les animaux sont suivis quotidiennement pendant la durée de l'expérimentation. La douleur utilise les expressions faciales chez la souris (Langford, 2010): - Rétrécissement des orbites oculaires et yeux mi-clos, - Renflement du nez - Renflement des joues - Positionnement des oreilles vers l'arrière - Changement de position des vibrisses qui peuvent être regroupées vers l’arrière ou hérissées en avant. Chez le rat, les quatre expressions faciales caractérisant la douleur ayant été retenues sont : - Rétrécissement des orbites oculaires avec paupières mi-closes à fermées, - Aplanissement du nez et des joues avec éventuellement disparition de la ridule entre le nez et les joues, - Changement de position des oreilles qui s’orientent vers les côtés ou en arrière ce qui peut entraîner une augmentation de l’espace entre les oreilles, - Changement de position des vibrisses qui ont tendance à se regrouper. Outre ces expressions faciales, la douleur pourra générer une perte de poids qui sera suivi quotidiennement et retranscrite par un score défini dans la grille de scores du suivi journalier. Ces études permettront d'étudier l'efficacité in vivo des molécules testées sur le développement de la maladie (signes cliniques) et l'inflammation de l'utérus.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’expérimentation.

Remplacement

Remplacement : Les études in vitro ne permettent pas l’étude des interactions systémiques (hormonales, inflammatoires ou immunitaires) intervenant dans la maladie. L’exploration des différentes fonctions physiologiques impliquées dans l’endométriose demande l’étude d’un organisme complet. De plus, il est observé chez les femmes de nombreuses variabilités individuelles. Il n’existe pas une mais des endométrioses, et travailler sur un organisme vivant permet d’introduire un peu de variabilité individuelle (dans la limite génétique) qui serait complètement inexistante dans les études in vitro.

Réduction

Réduction : Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement significatifs évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Le test statistique utilisé sera un test de Kruskal-Wallis non paramétrique suivi par un post test de Dunns de comparaison multiple et un Two-way ANOVA suivi par un post-test de Dunnett de comparaison multiple pour les suivis de poids. Les analyses statistiques sont réalisées avec Graphpad Prism, V7.

Raffinement

La partie chirurgie sera effectuée sous anesthésie générale xylazine/kétamine et de la lidocaine sera administrée quelques minutes avant l'ouverture du plan cutané. Les animaux sont observés quotidiennement pour s’assurer du bien-être des animaux et détecter la douleur au moment de l’expérimentation. Si des animaux montrent des signes de souffrance (point limite décrit dans la Procédure), de la buprénorphine pourra être administrée (si score cumulé de 2 atteint) ou ils seront mis à mort (si score cumulé atteint 4 ou si un des scores atteint 2). Si aucun point limite n'est atteint, les animaux seront mis à mort entre 24h à 14 jours après induction de la maladie selon les études (Ce temps dépendra de la pharmacocinétique des molécules candidats). Les souris/rats seront hébergées dans des cages en portoir ventilé enrichies avec du Celuron. Elles auront un accès à l’eau et la nourriture ad libitum et un cycle jour/nuit 12h/12h pendant toute la durée de l’expérimentation. Des capsules de gel hydratant seront déposées dans les cages 24h avant la chirurgie afin de palier à la légère déshydratation des animaux (miction accrue car myorelaxation, pertes liées à la chirurgie, diminution de la prise hydrique) suite à la chirurgie. Elles seront retirées 24h après la chirurgie.

Choix des espèces

La souris (C57BL/6 ou BALB/c) ou le rat WISTAR est un animal pour lequel les outils génétiques, les anticorps spécifiques permettant la caractérisation des réponses immunitaires au niveau cellulaire/moléculaire sont les plus développés. De plus leur génome possède 99% de similitude avec le génome humain, ne présente aucun gène manquant/supplémentaire pouvant modifier l’intensité de l’inflammation obtenu. Au sein d’un même étude les animaux proviendront du même fournisseur afin de réduire les variabilités. L’utilisation de lignées consanguines permet de supprimer l’hétérogénéité génétique entre les individus étudiés, de réduire les fluctuations phénotypiques incontrôlées qui caractérisent les études effectuées sur des populations naturelles. Nous utiliserons des souches (C57BL/6 ou BALB/c pour la souris WISTAR pour le rat) mondialement utilisées, permettant une continuité et un moyen de comparaison unique. Les animaux sont utilisés au stade adulte (à partir de 8 semaines) afin de disposer d’organes avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature (développement thymique achevé).

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 140
Souffrances
▲ -
▲ 140
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 140

Les souris reçoivent par injections dans l'abdomen une ptéridine, une molécule libérée par des cellules immunitaires lors de l'inflammation, puis passent un test de force de préhension (GripTest) et un test sur cylindre rotatif (RotaRod), avant une mesure de la contraction d'un muscle sous anesthésie, sans réveil. 140 souris âgées de 3 à 16 mois vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour l'analyse de leurs muscles. Le projet veut comprendre comment cette molécule, associée chez les personnes âgées opérées d'une fracture de la hanche à une mortalité accrue, agit sur les muscles et l'immunité, et si ses effets reculent sous anti-inflammatoires. Le porteur expose les souris de façon chronique à une molécule dont le rôle "semble délétère au niveau immunitaire et musculaire", et ne cite pourtant comme effet indésirable qu'"une infection de la peau au site d'injection".

Objectifs

Nous assistons à une expansion démographique de la population âgée dont la prise en charge constitue un défi majeur. Le vieillissement s’accompagne d’un syndrome de fragilité, affectant aussi bien le système immunitaire que musculaire qui peut entraîner des fractures de la hanche chez les personnes âgées de plus de 75 ans avec pour conséquences une perte de l’autonomie liée à la non-reprise de la marche, mais surtout une mortalité avoisinant les 30 % dans l’année qui suit l’opération. La fracture de hanche représente un bon modèle de stress aigu, intéressant pour décrire les réponses inflammatoires sur les systèmes immunitaires et musculaires des personnes âgées. Dans ce contexte de stress aigu, le système immunitaire est activé et conduit à la production de spécifiques métabolites cellulaires, qui peuvent être considérés comme des marqueurs de l’activation immunitaire. Un de ces métabolites, une ptéridine, est libéré par les cellules du système immunitaire inné (monocytes, macrophages, cellules dendritiques) lors de la stimulation par l'interféron-γ, lui-même produit par les cellules natural killer et les lymphocytes T. Le rôle propre cette molécule n'est pas encore bien décrit dans la littérature. De précédentes études ont montré que cette ptéridine est un biomarqueur prédictif de la mortalité à un an post-fracture et est associée à l'échec de la reprise de la marche. Dans ce projet, nous souhaitons comprendre comment l'inflammation peut avoir un impact sur la capacité de résilience des patients âgés et comprendre les mécanismes d’action de cette molécule dont le rôle semble délétère au niveau immunitaire et musculaire. Nous regardons donc l’impact de cette molécule in vivo sur des souris jeunes et âgées exposées chroniquement à cette molécule. Les niveaux d’inflammation ainsi que les changements phénotypiques et fonctionnels sur les cellules immunitaires et musculaires sont évalués. Nous souhaitons également valider que les conséquences délétères potentielles de cette molécule sont réversibles suite au traitement par des molécules anti-inflammatoires et anti-prolifératives.

Bénéfices attendus

Des précédentes études ont montré que cette ptéridine est un biomarqueur prédictif de la mortalité à un an post-fracture et est associée à l'échec de la reprise de la marche. Ce biomarqueur identifie ainsi les patients vulnérables, à plus haut risque de mauvais décours clinique. La compréhension des mécanismes d’action de cette ptéridine dont le rôle semble délétère au niveau immunitaire et musculaire, permettra d’identifier des stratégies thérapeutiques susceptibles d'entrainer une récupération rapide, une meilleure résilience, une qualité de vie optimale et la survie à long terme des personnes âgées confrontées à un événement clinique aigu.

Procédures

Les animaux seront soumis à trois interventions: 1) L'injection ip de molécules est une intérvention de très courte durée (environ 1 minute); 2) Des tests fonctionnels (GripTest et RotaRod) dont la durée globale est d'envirion 15 minutes; 3) la mesure in situ de la contractilité du muscle squelettique qui est une procédure sans réveil de la durée d'anviron 15 minutes.

Impact sur les animaux

Dans notre projet, nous faisons des injectons par voie intrapéritonéale chez la souris. Les effets indésirables de notre expérimentation sur les animaux peuvent être les suivants: une infection de la peau au site d’injection

Devenir

Tous les animaux (n=140) de la procédure sont euthanasiés à la fin de la procédure. L’analyse des muscles est indispensable pour ce projet. L’euthanasie de l’ensemble des animaux est donc requise.

Remplacement

Notre but est d’étudier l’effet d'une ptéridine in vivo sur le système immunitaire et sur la fonction musculaire de la souris au cours du vieillissement. Pour cela, nous utiliserons des souris contrôle C57bl7, jeunes ou âgées. La plupart des analyses concernant l’impact de cette ptéridine sur le système immunitaire ou son effet sur la fonction musculaire ne peuvent pas être reproduites in vitro ni ex vivo, ce qui nécessite l’utilisation des modèles murins. L’analyse du système immunitaire et des muscles de ces souris au cours du vieillissement nous permettra de comprendre l’effet de cette ptéridine. En parallèle, des cultures de cellules musculaires ou prélèvements sanguins seront utilisées pour disséquer les mécanismes sous-jacents. Pour cela d’autres muscles (Gastrocnemius, soleus, etc) ou organes seront prélevés à l’euthanasie pour pouvoir obtenir des cultures primaires murines. Également des prélèvements sanguins seront effectués avant le traitement, deux semaines après et au moment de l'euthanasie.

Réduction

Chaque groupe sera constitué de 10 animaux pour obtenir des résultats statistiques dans le respect de la règle des 3R. Un totale de 140 animaux seront utilisés. Afin de comparer les groupes de sujets, nous réaliserons une analyse statistique.

Raffinement

Les animaux auront une période d’au moins 7 jours d’acclimatation avant de commencer l’expérimentation. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons ou tunnel en carton ou carré de coton compacté. Suite au réveil des différentes procédures, les animaux seront surveillés quotidiennement pendant toute la durée de l’expérience afin de déceler des signes de douleur. Pour les prélèvements sanguins, les souris sont anesthésiées. A la fin de l'acte, les animaux seront surveillés quotidiennement pendant toute la durée de l’expérience afin de déceler des signes de douleur ou inconfort. Les critères tels que l’activité générale, la prise de nourriture et d’eau, la perte de poids, des plaies au site d’injection, une croissance excessive des dents seront évalués régulièrement. Les animaux qui montrent un signe quelconque de détérioration de leur santé seront euthanasiés immédiatement.

Choix des espèces

Le modèle murin C57bl6 sera utilisé. Nous utiliserons des souris C57bl6 adultes (jeunes et vieilles) entre 3 et 16 mois d'âge. Ces deux groupes de souris vont permettre d’étudier l’effet d'une ptéridine in vivo sur le système immunitaire et musculaire au cours du vieillissement grâce à un groupe de souris jeune (équivalent à 20-26 ans chez l’Homme) et un groupe de souris âgées (équivalent à 60-70 ans chez l’Homme).

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 504
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ -
▲ 264
Devenir
 -
 -
 -
 504

504 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Infectées par un parasite de la malaria, elles développent perte de poids, léthargie puis troubles neurologiques pouvant mener au coma, une partie étant traitée et suivie par IRM pendant six mois, l'autre mise à mort dès les premiers signes neurologiques. Le porteur décrit une maladie qui tue dans 15 à 20 % des cas humains et laisse des séquelles chez les survivants. Il affirme que le suivi des séquelles cérébrales ne peut se faire que sur des animaux vivants et juge le recours à l'animal "incontournable".

Objectifs

La malaria est une cause majeure de morbidité et de mortalité avec 241 millions de cas cliniques et plus de 627000 morts en 2020 (OMS). Elle est causée par un parasite du genre Plasmodium inoculé par le moustique Anophèle. La majorité des décès survient chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique sub-saharienne. La malaria cérébrale, complication la plus létale de l’infection par Plasmodium falciparum, se traduit par une encéphalopathie accompagnée de convulsions, de pertes de conscience, et d’un coma conduisant au décès dans 15 à 20 % des cas, tandis que des déficits neurologiques peuvent subsister chez les survivants. Il n’existe à ce jour aucun traitement efficace de cette complication. Dix à 20 % des sujets survivant à une malaria cérébrale présentent des troubles neurologiques importants immédiatement après la maladie (cécité corticale, parésie, hypotonie, ataxie, épilepsie, troubles de la mémoire, de l’élocution etc…) qui peuvent régresser ou persister. Chez d’autres sujets, sans séquelles apparentes après la maladie, des atteintes neurologiques telles qu’une épilepsie, ou une hyperactivité avec déficit de l’attention se manifesteront plus tardivement. Alors que les séquelles de la complication cérébrale contribuent au coût humain, social et économique de la malaria en compromettant le développement et l’éducation des enfants qui en sont atteints, elles ne sont que très peu étudiées. Malgré l’autorisation en 2021 d’un vaccin contre la malaria (RTS,S/AS01) destiné à la population pédiatrique, il est peu probable qu’il conduise à l’éradication de la maladie et de sa complication la plus létale, puisqu’on estime qu’il ne permettra de réduire que 30% de la mortalité résultant des formes sévères de malaria. Nous utiliserons un modèle de malaria cérébrale avec survie obtenu chez la souris infectée par Plasmodium Berghei ANKA et traitée par un antimalarique dès l’apparition des signes neurologiques (504 souris seront utilisées). Ce modèle nous permettra d’étudier sur le long terme l’évolution des séquelles cérébrales sur les plans anatomique, métabolique, vasculaire et fonctionnel. Nous mettrons en œuvre des techniques d’imagerie non-invasives (IRM) réalisées sous anesthésie. Ces études permettront d’obtenir une information sur la distribution spatiale et temporelle des lésions, et de vérifier différentes hypothèses comme l’atteinte persistante des capillaires ou l’altération des connexions neuronales (connectome) aux niveaux structural et fonctionnel.

Bénéfices attendus

Cette étude repose sur l’emploi d’un modèle de malaria cérébrale chez la souris très utilisé en pathologie car présentant de nombreux points communs avec la maladie pédiatrique. Elle s’appuie aussi sur des méthodes avancées de neuroimagerie transposables à l’homme qui permettent l’exploration non-invasive du cerveau. L’étude par imagerie de la malaria cérébrale chez la souris a permis d’identifier pour la première fois en 2005 l’œdème cérébral ischémique comme principale caractéristique de la maladie et cause de décès. Ces résultats ont été confirmés 10 ans plus tard par deux études conduites sur des cohortes pédiatriques en Afrique, les enfants malades ayant bénéficié d’un examen clinique par neuroimagerie. L’objectif de notre projet est l’identification des lésions ou anomalies sous-tendant les déficits neurologiques chez les sujets ayant survécu au syndrome cérébral. Ces travaux réalisés sur un modèle expérimental très proche de la maladie humaine devraient permettre de mieux comprendre la nature des séquelles cérébrales chez les animaux ayants survécu à une malaria cérébrale qu’elles soient structurales, métaboliques, vasculaires, ou fonctionnelles. Notre étude est susceptible de fournir des marqueurs diagnostiques/pronostiques transposables à l’homme qui permettraient d’améliorer le suivi des patients et d’évaluer l’efficacité d’interventions thérapeutiques.

Procédures

Inoculation du parasite : les animaux induits pour la malaria cérébrale seront inoculés avec le parasite par une unique injection intrapéritonéale à l’état vigile, l’intervention n’est pas douloureuse et ne dure que quelques secondes. Examen clinique : le suivi des animaux induits pour la malaria et non traités par un antimalarique inclura 2 prélèvements sanguins pour suivi de la parasitémie. Le prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue sera réalisé à l’état vigile, sans contention. Les animaux malades et traités subiront 3 prélèvements. Traitement : les souris induites pour la malaria et traitées recevront une injection intrapéritonéale quotidienne à l’état vigile du traitement anti-malarique pendant 10 jours. Les groupes contrôles recevront une injection quotidienne à l’état vigile d’une solution saline ou du traitement antimalarique selon les groupes. Imagerie cérébrale: les animaux seront imagés sous anesthésie, la durée de l’examen sera inférieure à 1h30. Les animaux contrôles et les animaux induits pour la malaria cérébrale et traités subiront 7 examens au total sur une période de 6 mois. Les souris induites pour la malaria cérébrale mais non traitées seront imagées deux fois (une semaine avant inoculation et une fois pendant la maladie).

Impact sur les animaux

Les animaux contrôles seront examinés par IRM avant administration d’une solution saline ou de chloroquine (selon les groupes), puis une fois par mois pendant 6 mois après la fin du traitement. La solution saline et la chloroquine seront administrées en ip une fois par jour pendant 10 jours. Elles ne produisent aucun effet délétère détectable par examen clinique ou monitoring physiologique. L’examen IRM sera conduit sous anesthésie gazeuse. Les seules nuisances ou effets indésirables possibles pour ces deux groupes sont essentiellement la défaillance cardiorespiratoire sous anesthésie, très rare avec l’isoflurane administré à faible dose. L’utilisation d’un monitoring physiologique permet en général de détecter les premiers signes de défaillance et d’interrompre immédiatement l’anesthésie ce qui permet le réveil rapide des animaux. Les animaux induits pour la malaria cérébrale et non traités seront examinés par IRM avant l’injection du parasite. Quatre à 6 jours après l’injection, les animaux présenteront les premiers signes de la maladie (perte de poids, poil hérissé, yeux mi-clos, léthargie). Puis, 6 à 8 jours après l’inoculation, les manifestations neurologiques apparaitront (hypothermie, diminution de la coordination et de la motricité) pouvant conduire au coma et à la mort. Les animaux seront imagés lors des premières manifestations neurologiques et euthanasiés sous anesthésie. L’examen par IRM et l’euthanasie auront lieu avant la survenue d’une hypothermie sévère, de convulsions et du coma. Les animaux induits pour la malaria cérébrale et traités à la chloroquine seront examinés par IRM avant l’injection du parasite. Ils seront traités dès l’apparition des premières manifestations neurologiques. Ils seraient euthanasiés s’ils présentaient une aggravation de leur état, la chloroquine étant inefficace à un stade avancé de la maladie. Les animaux traités efficacement par la chloroquine seront suivis comme les groupes contrôles par IRM pendant 6 mois. Les animaux ayant eu une malaria cérébrale sont moins actifs que les sujets contrôles. Les autres effets indésirables possibles sont liés au risque anesthésique pendant les examens IRM.

Devenir

A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront euthanasiés afin de prélever le cerveau en vue d’analyses biochimiques ou immunohistochimiques selon les cas.

Remplacement

Le recours à l’animal est incontournable car la détection des séquelles cérébrales et le suivi de leur évolution au cours du temps ainsi que leur impact sur la fonction cérébrale ne peuvent être réalisés que sur des animaux vivants. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro ou in silico. Notre projet étudiera l’évolution de plusieurs paramètres cérébraux comme le métabolisme, le débit sanguin, le connectome structural, et le connectome fonctionnel. Le suivi de ces paramètres nous permettra d’identifier la nature des séquelles de la malaria cérébrale et de mieux comprendre leur impact sur la fonction cérébrale à divers âges de la vie.

Réduction

L’utilisation de techniques d’imagerie non invasive permettra de réduire le nombre d’animaux grâce au suivi longitudinal de chaque individu ce qui permettra le recueil d’un grand nombre de données anatomiques, métaboliques et fonctionnelles sur un même animal dans des conditions de stress minimal.

Raffinement

Le raffinement concernera toutes les procédures du projet ainsi que les conditions d’hébergement des animaux et devrait permettre de réduire le stress, l’angoisse et la douleur. En ce qui concerne l’induction de la malaria cérébrale et son traitement, un examen clinique quotidien permettra de déceler sans retard des signes d’aggravation neurologiques qui nécessiteraient de recourir à l’euthanasie. Tous les examens cliniques par imagerie seront réalisés sous anesthésie gazeuse avec monitoring physiologique. Un délai d'acclimatation minimum de 14 jours et une habituation à l'expérimentateur seront assurés. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec cycle jour/nuit, nourriture et boisson ad libitum et enrichissement environnemental. Les cages contiendront des rondins de bois à ronger, du coton pour la nidification, un refuge en plastique, et une roue fast-track avec igloo afin de diminuer les comportements agressifs, réduire l’ennui, et favoriser l’expression d’un maximum de comportements naturels.

Choix des espèces

L’inoculation du parasite murin Plasmodium Berghei ANKA chez la souris est un modèle validé et reconnu de malaria cérébrale pédiatrique qui a permis des avancées majeures dans la compréhension des mécanismes pathogéniques de cette maladie. Dans la majorité des études utilisant le modèle obtenu par inoculation de PbA, les souris induites pour la malaria cérébrale sont de jeunes adultes (entre 8 et 12 semaines). Plusieurs études ont montré une résistance au développement de la malaria cérébrale chez des animaux plus âgés. Nous induirons donc la malaria cérébrale chez des animaux âgés de 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1890
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1890
▲ -
Devenir
 -
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 -
 1890

1890 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles de dystrophies musculaires, elles reçoivent des injections répétées et des gavages plusieurs fois par semaine, ainsi que des vecteurs de thérapie génique, avant une évaluation de la force musculaire sous anesthésie terminale. Le porteur soutient que les traitements, "tous de nature bénéfique", ne justifient pas de points limites, tout en décrivant des modèles sévères au phénotype avancé. Il affirme que l'effet ne peut être obtenu que dans un organisme "entier" et qualifie ces expériences d'"absolument indispensables".

Objectifs

L'objectif de ce projet s’inscrit dans l’évaluation d’approches de thérapie génique médiées par des vecteurs viraux pour les dystrophies musculaires, pour lesquelles il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement. Ces maladies sont caractérisées par des cycles de dégénérescence/régénération du muscle entrainant une perte des fibres musculaires au profit de tissu fibrotique ou adipeux. Ce processus dégénératif provient de défauts génétiques et conduit à des conséquences délétères sur la fonction motrice, la qualité et la durée de vie des patients. Il peut impacter les capacités de réversion du phénotype myopathologique. En raison de la progressivité du processus dégénératif, le diagnostic et le traitement se réalisent alors que la dégénération est engagée déjà depuis des années chez les patients. Il semble que ceci soit à l’origine de la faible efficacité des approches de thérapie génique observée dans les essais cliniques dans les dystrophies musculaires où la restauration fonctionnelle dépasse rarement 15%. De plus, les essais cliniques soulignent la possibilité d’apparition d’effets adverses liés aux doses utilisées. Il apparait donc nécessaire d’adjoindre au transfert de gène des traitements agissant sur le mécanisme physiopathologique dystrophique afin d’obtenir un effet thérapeutique probant et une meilleure sécurité. Le but est d’évaluer l’effet de traitements thérapeutiques agissant sur les différentes composantes du processus dystrophique en combinaison avec un produit de thérapie génique pour évaluer leur synergie sur les modèles murins des pathologies incluses dans le projet à un stade précoce et avancé de la maladie. Les résultats obtenus devraient permettre une meilleure efficacité de la thérapie génique et une réduction des possibilités de toxicité par une diminution des doses à administrer chez les patients. Les animaux utilisés sont des souris modèles et leurs contrôles normaux. Le nombre nécessaire est de 1890 animaux. Les traitements associés peuvent être de petites molécules qui seront administrées soit par gavage, soit par administration intrapéritonéale, sur une durée variable. Ils peuvent également être réalisés par transfert de gène. Dans ce cas, ils seront co-administrés avec le traitement de thérapie génique. Un suivi de biomarqueurs sériques permettra de suivre l’effet au cours du temps. L’évaluation de l’effet thérapeutique sera réalisée par des études de la fonction du muscle, et après sacrifice par des études moléculaires.

Bénéfices attendus

Les bénéfices devant découler de ce projet concernent le domaine de la santé humaine. Ils visent à valider l’effet thérapeutique de combinaisons associant soit une petite molécule, soit une modulation génique, à un traitement de thérapie génique d’intérêt pour un groupe de maladie humaine sur un modèle murin de la maladie. L’observation d’un effet thérapeutique permettra d’envisager un essai clinique qui, s’il est probant, devrait permettre de stopper l’évolution de la pathologie chez les patients atteints de dystrophie et donc de valider une thérapie pour des maladies qui n’en n’ont pas à ce jour. La combinaison de traitement permettra d’augmenter la correction chez les patients et d’améliorer la sécurité de produits de thérapie génique par la réduction des doses requises.

Procédures

Toutes les molécules pharmacologiques seront injectées entre 2 et 5 fois par semaine en fonction de leur demi-vie. Elles seront administrées soit par voie orale, soit par injection intra péritonéale (durée injection moins de 1 minute), sur animaux vigiles. L’administration par voie orale se fait par gavage à l’aide d’une canule souple en plastique à bout arrondi afin de ne pas blesser l’animal (durée : entre 30 secondes et 1 minute). Les traitements adjoints administrés par AAV et le traitement de thérapie génique se font par injection intraveineuse en une seule fois, soit sur animaux vigile avec injection dans la veine caudale (durée : moins de 1 minute en injection rapide et entre 3 à 10 minutes pour les injections lentes), soit sur animaux anesthésiés au sinus (durée : moins de 1 minute). Dans ce cas l’anesthésie est une anesthésie gazeuse de courte durée. Les prélèvements de sang se font au maximum une fois par semaine sur animaux sous anesthésie gazeuse de courte durée. (Durée de l’intervention : moins de 10 minutes entre l’anesthésie et le réveil de l’animal. Les prélèvements de sang ne se font pas le même jour que les injections afin de ne pas induire de douleur supplémentaire. En fin de protocole, les animaux sont soumis à une évaluation fonctionnelle sur muscle semi-isolé sur animaux analgésiés et anesthésiés. L’analgésique est injecté 30 minutes avant l’anesthésie qui est une anesthésie par voie intra-péritonéale profonde sans réveil de l’animal. L’évaluation fonctionnelle dure en moyenne 30-45 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés : - Piqûres intrapéritonéales d’un volume maximum de 100µl pour l’administration de molécules (5 fois par semaine sur animaux vigiles) ou d’anesthésique une seule fois en fin de protocole. Pour réduire les nuisances, les animaux seront traités 30 minutes avant la procédure avec un analgésique. - Gavage pour administration de molécules (maximum 200µl, 5 fois par semaine) - Intraveineuse caudale ou au sinus pour injection AAV (soit en bolus de 100µl/20g, soit en IV lente 500µl/20g, une fois au cours du protocole) * Possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies (utilisation de gel pour réduire cette nuisance). En ce qui concerne les modèles utilisés, même s’ils sont porteurs d’une anomalie génétique correspondant à une dystrophie musculaire progressive chez l’homme, ils présentent un phénotype moins important que les patients. Ils ne présentent donc pas de phénotype délétère à l’exception des modèles les plus sévères (SGCA et SGCG) au stade avancé de la pathologie. Cependant, même dans ce cas, les nuisances possibles n’ont pas d’impact sur la survie et ne sont pas de nature à nécessiter la mise en place de points limites. Il n’y a pas de nuisances attendues dans ce projet par rapport à l’effet des traitements qui sont tous de nature bénéfique et sont utilisés à des doses correspondant à la fenêtre thérapeutique.

Devenir

Tous les animaux seront sacrifiés par dislocation cervicale.

Remplacement

Afin de valider l’effet thérapeutique in vivo au préalable à une application chez l’homme, nous souhaitons utiliser un modèle animal (souris), car aucun modèle in vitro ou de culture cellulaire ne nous permet d’étudier les symptômes de perte de la locomotion typiques des dystrophies musculaires. De plus, afin d’estimer l’efficacité de nos approches expérimentales, il est nécessaire d’administrer les vecteurs dans un organisme entier capable de répondre physiologiquement aux traitements administrés. Ceci ne peut être obtenu in vitro et justifie notre recours à des animaux.

Réduction

Un effort de réduction a été réalisé en amont de ce projet. En effet, les molécules pharmacologiques utilisées dans ce projet ont toutes déjà démontré leur efficacité sur la souris mdx, modèle de la myopathie de Duchenne. Nous savons donc qu’elles ont un effet bénéfique, reste à savoir maintenant si, combinées à la thérapie génique, elles pourront augmenter la correction et permettre une réduction des doses de vecteurs. La dose administrée a déjà été validée chez la souris. Au cours des 5 années du projet, nous avons prévu d’utiliser un total de 1890 souris pour faire l'ensemble des expériences in vivo. Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l'exploitation maximale des données obtenues. Nous utiliserons les mêmes souris contrôles pour des expériences différentes. Tous les modèles sont sur le même fond génétique., nous pouvons donc utiliser les mêmes souris contrôles pour tous les modèles. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Les différentes conditions seront testées en premier lieu sur les modèles les plus sévères. Pour les conditions ne montrant pas d’effet positif, les traitements ne seront pas testés sur les modèles les moins sévères, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Le raffinement du projet inclus la sélection des modèles : la souris est un modèle déjà utilisé et bien étudié pour les maladies musculaires. Le souci de raffinement est une préoccupation permanente tout au long de la vie des animaux et pendant les différentes étapes des protocoles expérimentaux. Les souris étant des animaux sociaux, elles sont hébergées par groupes. Une phase d’adaptation de 7 jours est mise en place avant l’entrée en protocole. En cas d’observation de la moindre douleur, les souris reçoivent un traitement analgésique, et si cette douleur persiste, les animaux sont sacrifiés pour éviter toute souffrance. Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi, ils sont observés quotidiennement pendant les jours ouvrés. Les souris sont anesthésiées lorsque les procédures expérimentales sont jugées potentiellement douloureuses ou stressantes. Dans ce cas, les animaux reçoivent au préalable un traitement analgésique. Les prélèvements de sang seront effectués sous anesthésie de courte durée (moins de 5 minutes). Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures de sacrifice appropriées. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées, telles que l’utilisation d’une plaque thermostatée pour maintenir la température corporelle stable lors de la phase de réveil et l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies.

Choix des espèces

Les modèles murins utilisés dans ce projet sont des souris modèles de la pathologie étudiée. Dans cette étude, les animaux seront utilisés à partir de leur sevrage jusqu’à un stade tardif de la pathologie (variable selon les modèles mais entre 6 mois et 1 an) afin de refléter au mieux la maladie humaine puisqu’il s’agit de pathologies progressives. Les signes cliniques peuvent apparaitre dès l’enfance, mais également à l’âge adulte pour certaines dystrophies. Après le sevrage, les animaux présentent une taille de muscle et des conditions physiques suffisantes pour évaluer la fonction musculaire et présentent déjà des signes histologiques pour les modèles les plus sévères. Des animaux plus âgés (entre 6 mois et 12 mois) seront également utilisés, afin d’évaluer l’effet thérapeutique sur des animaux où le phénotype dystrophique est installé, ce qui permettra d’évaluer la réversion du phénotype au stade tardif. En effet, il est indispensable de savoir si le traitement est efficace lorsque la maladie est installée afin de pouvoir proposer un traitement à des patients qui sont à un stade avancé de la maladie.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
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Devenir
 -
 -
 -
 20

20 souris Hairless vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, une plaie de 6 mm est pratiquée sur chaque flanc puis traitée avec deux formulations en gel tous les deux jours jusqu'à cicatrisation, les animaux étant maintenus isolés en cage individuelle. Le porteur reconnaît une douleur possible durant les 24 heures suivant l'induction des plaies et un stress lié à la privation d'interactions sociales. Il affirme que ni culture cellulaire ni explant cutané ne reproduisent la complexité de la cicatrisation, qui ne peut être appréhendée qu'in vivo.

Objectifs

L’objectif de notre projet est d’évaluer les effets de 2 formulations sous forme de gel, administrées par application cutanée locale (voie topique) à 2 doses, sur le processus de cicatrisation sur un modèle de plaies cutanées induites par excision cutanée complète chez la souris Hairless Skh-1.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet va permettre d’évaluer l’efficacité sur la cicatrisation de 2 formulations en cours de développement, formulations ayant montré des effets bénéfiques sur la prolifération cellulaire in vitro. Les données issues de ce projet sont d’un intérêt majeur pour déterminer les effets biologiques sur le processus cicatriciel des ces formulations in vivo dans un modèle préclinique avant d’envisager des études cliniques chez l’Homme avec l’une et/ou l’autre des 2 formulations testées.

Procédures

Les souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’induction des plaies cutanées. Sous anesthésie générale, une plaie cutanée de 6 mm de diamètre sur toute l’épaisseur de la peau sera effectuée sur les flancs gauche et droit de chacune des 20 souris nécessaires à la réalisation de ce projet. Un traitement analgésique des souris sera administré 1 heure avant la chirurgie puis 6 heures, 12 heures et 24 heures après. La chirurgie sera réalisée en 5 minutes environ et ne sera effectuée qu’une seule fois. Les plaies cutanées seront traitées immédiatement après leur induction puis tous les 2 jours jusqu’à cicatrisation complète. Les plaies cutanées seront protégées par un pansement de couverture changé tous les 2 jours sous anesthésie gazeuse et seront observées et scorées lors de chaque change effectué. Un suivi quotidien des souris sera réalisé pendant toute la durée des expérimentations. Un maintien des souris en cage individuelle sera nécessaire pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le pansement permettant le maintien des traitements appliqués au contact des plaies cutanées et la protection de celles-ci.

Impact sur les animaux

L’induction des plaies cutanées peut engendrer une douleur au cours des 24 heures suivant celle-ci. D’autre part, un stress dû à la limitation des interactions sociales directes pourra être induit par l’hébergement en cage individuelle transparente des souris, rendu nécessaire tout au long de l’étude pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le pansement de couverture permettant le maintien des traitements appliqués au contact des plaies cutanées et la protection de celles-ci. Pour ces raisons, la procédure expérimentale a été classée en sévérité modérée.

Devenir

A l’issue de l’unique procédure expérimentale permettant l’induction des plaies cutanées puis le traitement et le suivi de celles-ci jusqu’à leur cicatrisation complète, les souris seront mises à mort. Un prélèvement cutané sera réalisé au large de la zone d’induction des plaies cutanées pour la réalisation d’analyses qui permettront de caractériser les effets des traitements effectués sur la régénération du tissu cutané.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro (culture de cellules cutanées) ou ex vivo (explants cutanés) qui ne pourraient pas être maintenus dans un état physiologique pendant une durée prolongée, au moins 2 semaines selon notre connaissance du modèle de plaie cutanée utilisé. D’autre part, le processus cicatriciel met en jeu des mécanismes complexes entre différents types cellulaires qu’il est pour le moment impossible à reproduire in vitro ou ex vivo (influence du microenvironnement cutané, processus inflammatoire et immunitaire, angiogénèse, réépithélialisation…). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé par le Département Statistiques de notre client qui développe un nouveau programme informatique dans lequel sont compilées les données d’études in vitro et in vivo réalisées sur plusieurs années avec des composés de nature proche. Ce programme informatique modélise ainsi la transposition des résultats d’études in vitro aux études in vivo dans le but premier de réduire le nombre d’animaux utilisés en expérimentation, l’objectif final étant de développer une alternative à l’expérimentation animale. Selon le test de puissance statistique effectué, en prenant en compte les mêmes conditions expérimentales, il est ainsi nécessaire d’utiliser au moins 3,6 animaux avec 2 plaies cutanées par animal donc 4 animaux (soit 8 plaies cutanées) par groupe expérimental pour mettre en évidence des différences significatives.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de l’induction des plaies cutanées (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celles-ci. Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré deux fois par semaine à chaque renouvellement de pansement, et si une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal ou de 15% entre 2 pesées est observée, ou si des signes de toxicité des traitements, d’infection des plaies cutanées ou des modifications du comportement des animaux sont observés (cachexie, vocalises, convulsions…), ceux-ci seront mis à mort dans des conditions éthiques. Des morceaux de papier absorbants seront placés dans chaque cage comme dispositif d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacés lors de chaque change de litière.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet en raison de sa taille et de sa facilité de manipulation permettant d’induire des plaies cutanées représentatives des plaies à traiter chez l’Homme, et la souris Hairless est un modèle très utilisé et largement décrit dans la littérature scientifique pour les études dans le domaine de la Dermatologie et plus spécifiquement sur la cicatrisation. De plus, elle présente une structure de la peau proche de celle de l’Homme permettant une bonne transposition des résultats obtenus. Les animaux seront de jeunes souris âgées de 6 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 7 semaines pour le démarrage des expérimentations. Cela correspond à l’âge de souris décrit dans la littérature scientifique pour la réalisation d’études sur la cicatrisation (généralement 6 à 8 semaines), et de souris utilisées lors d’études précédentes menées dans notre laboratoire selon le même protocole expérimental et ayant donné des résultats très intéressants.