Souris
Évaluation préclinique de la thérapie génique chez des souris déficientes en FVIII d’un anticorps thérapeutique
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
50 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris hémophile reçoit une injection de thérapie génique, des prélèvements sanguins rétro-orbitaux toutes les quatre semaines, puis un test de temps de saignement où l'extrémité de la queue est sectionnée sur trois millimètres. Le porteur indique que les animaux, encore sous anesthésie et ayant perdu du sang, sont tués par dislocation cervicale sans réveil. Il affirme que les tests in vitro ne reproduisent pas l'ensemble du processus de coagulation.
Objectifs
L'hémophilie A est une maladie hémorragique rare affectant principalement les hommes (1 naissance de garçons sur 5000 environ). Il s'agit d'une maladie génétique et le gène affecté est celui du facteur VIII, une protéine clé de la cascade de la coagulation. Si la maladie n'est pas traitée, l'espérance de vie est en moyenne de 15 ans. Le traitement standard de l'hémophilie A repose sur l'injection intraveineuse régulière (2-3 fois/semaine) de facteur VIII soit recombinant, soit purifié à partir de plasma. Ce traitement est lourd et coûteux. Récemment un anticorps thérapeutique qui peut se substituer au facteur VIII a été développé. Cet anticorps (Emicizumab) a montré une très bonne efficacité chez les patients hémophiles A sévères et est désormais approuvé par les autorités de santé. Il est administrable par voie sous-cutanée 1-2 fois/mois. L’Emicizumab ne normalise pas la coagulation mais transforme une hémophilie sévère en hémophilie mineure. De ce fait, un traitement par Emicizumab n’est pas toujours suffisant et doit parfois être utilisé en combinaison avec d’autres agents procoagulants. L’effet de telles associations est encore très mal connu et lors des essais cliniques sur l’Emicizumab, il y a eu malheureusement des accidents pro-thrombotiques et des cas de décès de patients dus à un emballement du système de coagulation. De plus, son utilisation est coûteuse et de ce fait 70% des patients dans le monde n'ont pas accès à ce type de thérapie. L'objectif de ce projet est de répondre à ces 2 limites, le risque de thrombose par utilisation d'un anticorps thérapeutique mimant le FVIII et le coût élevé d'un traitement par injection d'un anticorps purifié de façon régulière. Pour répondre à cet objectif, le but de notre projet est de tester in vivo un nouvel anticorps thérapeutique développé par une biotech, qui comme l’Emicizumab a montré in vitro qu’il corrigeait l’hémophilie. Cet anticorps a montré dans des tests in vitro que contrairement à l'Emicizumab il évitait les thromboses. Il sera exprimé in vivo par l’utilisation d’un vecteur viral qui permettra en une injection une expression sur plusieurs années de la thérapie. Il s'agira de déterminer si cette nouvelle thérapie est efficace pour corriger les saignements anormaux observés chez un organisme vivant hémophile.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de répondre à plusieurs attentes actuelles concernant les traitements des patients hémophiles : 1) Eviter les effets secondaires des nouveaux traitements notamment les risques de thromboses chez certains patients. 2) Utiliser un système thérapeutique, la thérapie génique, éliminant les injections intraveineuses répétées qui sont douloureuses pour les patients. 3) Réduire le coût des traitements et rendre plus accessible les traitements au 70% de la population mondiale hémophile qui n'a toujours pas accès à une thérapie. L'espérance de vie d'un patient hémophile sévère sans thérapie est de 15 ans.
Procédures
Les souris sont injectées vigiles au niveau de la veine latérale de leur queue avec 200 µl d'un solution d'AAV. Elles sont observées pendant 12 semaines avec un prélèvement rétro-orbitalde sanguin toutes les 4 semaines. Ce prélèvement sera réalisé sous anesthésie gazeuse à l'isoflurane. Au terme des 12 semaines de suivi, un test de temps de saignement sera réalisé afin de vérifier l'efficacité fonctionnelle de l'anticorps exprimé. Le test de temps de saignement sera réalisé sur les souris sous anesthésie (l’extrémité de la queue de la souris est sectionnée sur 3 mm à l'aide d'un scalpel stérile). Les animaux sont gardés en vie au maximum 35 minutes lors du test de coupure de l’extrémité de leur queue (5 minutes pour l'anesthésie, suivie de 30 minutes pour le test de saignement).
Impact sur les animaux
Pendant les 12 semaines maximums de suivi de l'expérience, les souris hémophiles à la suite de l'injection de la thérapie génique risquent principalement de développer des hémorragies. Pendant le temps de saignement, l'animal sera sous anesthésie par un mélange Xylazine (10 mg/kg) –Kétamine (100 mg/kg). Si pendant cette période, l’animal présente des signes de réveil, une nouvelle dose d’anesthésiant sera administrée (demi-dose par rapport à la dose initiale).
Devenir
Tous les animaux sont encore sous anesthésie à la fin de la procédure où ils subissent un test de saignement qui dure 30 minutes. Ils auront alors perdu pour certain un volume de sang important. Il est plus éthique de ne pas réveiller les souris utilisées dans la procédure de ce projet et de les euthanasier par dislocation cervicale.
Remplacement
Le système de la coagulation est complexe, faisant intervenir de nombreux acteurs, autant des molécules procoagulantes que leurs inhibiteurs mais aussi des phospholipides membranaires, des cellules sanguines, les vaisseaux sanguins et les tissus. Actuellement les tests disponibles in vitro, même s’ils se sont beaucoup améliorés depuis quelques années, ne permettent pas de reproduire l’intégralité de ce processus. Par conséquent, afin de tester l’efficacité anti-hémorragique du Bi8 via thérapie génique, il est crucial de pouvoir tester son effet dans un modèle animal d'hémophilie A.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire à l’ensemble de l’étude a été défini pour chaque procédure de façon à avoir une réponse statiquement analysable sur tous les paramètres mesurés. Les mêmes souris permettront de mesurer différents paramètres : taux d’expression de l'anticorps thérapeutique, efficacité du traitement à restaurer la coagulation, effet du traitement sur le bien-être et sur la survie de l’animal, sur le bilan de cellules sanguines. Nous prévoyons d’utiliser 50 souris déficientes en FVIII pour ce projet.
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec des groupes sociaux stables sans isolement, un accès à volonté à la nourriture et à la boisson. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement du milieu : morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid, en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques et analgésiques. Les animaux seront suivis individuellement et ils seront obligatoirement euthanasiés aux points limites définis dans la procédure. L’anesthésie générale sera induite dès la sortie du groupe afin d’éviter tout stress. L’ensemble des expériences sera effectué par une personne habilitée à expérimenter sur animaux.
Choix des espèces
Le modèle murin d'hémophilie A (souris déficientes en facteur VIII) est bien caractérisé et a été utilisé dans la littérature scientifique comme un modèle préclinique valide d’hémophilie, reproduisant la pathologie humaine et permettant ainsi les tests de nouvelles thérapies anti-hémorragiques notamment la thérapie génique. Les souris seront injectées entre 6-12 semaines lorsqu'elles auront atteint un poids de 18-25 gr. La durée de suivi des expériences de thérapie génique (6-12 semaines) est alors compatible avec une fin de procédure à un âge compris entre 12 et 24 semaines. A ce stade, leur poids est tout à fait compatible avec la réalisation des expériences de saignement pour tester l'efficacité de la thérapie.
Mise au point chez le rat et la souris du traitement EUK-LPR de thérapie génique synthétique non-virale non-intégrative pour la prévention de l’insuffisance hépatocellulaire post-hépatectomie
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 150
750 animaux, 600 souris et 150 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger à modéré. Les rats subissent une laparotomie avec injection intraportale, les souris des injections et prélèvements intraveineux hebdomadaires pendant jusqu'à trois mois, pour mettre au point un traitement de thérapie génique du foie développé par une société commanditaire. Tous les animaux sont mis à mort en fin d'étude pour analyser le sang et les organes. Le porteur situe la demande dans le prolongement d'un programme antérieur mené d'abord sur cellules puis sur l'animal.
Objectifs
La présente demande fait suite à celle soumise le 22/07/2015 au Comité d’Ethique en Expérimentation Animale des Pays-de-la-Loire et approuvée le 29/09/2015 (EU0164 – SCAHU-Angers), ainsi que par le Ministère de la Recherche le 4/12/2015. La précédente étude a été réalisée au Service Commun d’Animalerie du CHU d’Angers (SCAHU) entre le 01/02/2016 et le 30/09/2019. Cette demande est relative à un traitement de thérapie génique synthétique, est un nouveau procédé thérapeutique non-viral non-intégratif qui est développé par la société Eukarÿs, le sponsor de cette étude. La thérapie génique repose sur l’administration par voie intravasculaire d'ADN synthétique produit in vitro, mais de structure chimique tout à fait conventionnelle. La structure de cet ADN synthétique est conçue pour prévenir son éventuelle intégration génomique et donc de modification du génome. Cet ADN synthétique permet l’expression sous contrôle du système C3P3, technologie développée par la société Eukarÿs, lequel permet la synthèse autonome d’ARN messager (ARNm) cible in vivo. La thérapie génique synthétique est donc un traitement non-viral et non-intégratif. Plusieurs étapes de ce protocole (procédures 1 à 3) sont d’ailleurs réalisées avec un gène rapporteur pour faciliter la mise au point de cette technologie. Le traitement de thérapie génique synthétique EUK-LPR qui fait l’objet de la présente demande est destiné à prévenir une insuffisance hépatique en cas de résection chirurgicale majeure du foie. Cette intervention chirurgicale est réalisée pour des indications tumorales (par exemple pour métastases hépatiques ou hépatocarcinome) ou non-tumorale (par exemple pour kyste hydatique) chez environ 10.000 malades/an en France. L’insuffisance hépatique qui fait suite à une hépatectomie majeure constitue le principal risque de cette intervention chirurgicale invasive, puisqu’elle conduit au décès post-opératoire de 5%-20% des patients. EUK-LPR vise donc à réduire la mortalité de cette invention chirurgicale en induisant sélectivement la prolifération hépatocytaire avant la résection chirurgicale hépatique, de manière à en augmenter la masse fonctionnelle. Les études antérieures ont permis de tester et d’optimiser un gène artificiel permettant la croissance hépatique. Ce protocole décrit les études requises pour la poursuite développement d’EUK-LPR avec deux types d’études selon le mode d’administration par voie intraveineuse ou intraportale.
Bénéfices attendus
Cette demande est relative à aux études non-réglementaires requises pour le développement du traitement de thérapie génique synthétique EUK-LPR. Ce traitement est destiné à prévenir une insuffisance hépatique secondaire à une résection chirurgicale majeure du foie qui constitue le principal risque de cette intervention chirurgicale, puisqu’elle conduit au décès post-opératoire de 5%-20% des patients. EUK-LPR vise donc à réduire la mortalité de cette invention chirurgicale en induisant sélectivement la prolifération hépatocytaire avant la résection chirurgicale hépatique, de manière à en augmenter la masse fonctionnelle.
Procédures
Tous les animaux des procédures 1 à 7 seront soumis à des prélèvements intraveineux hebdomadaires (600 souris et 150 rats). La durée des études est variable et peut aller jusqu’à 3 mois. Les animaux des procédures 1-2-3-6-7 seront soumis à des injections intraveineuses hebdomadaires (600 souris). La durée des études est variable et peut aller jusqu’à 3 mois. Les animaux des procédures 4-5 seront soumis à une injection intraportale unique après laparotomie (150 rats). La durée des études est variable et peut aller jusqu’à 28 jours.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont les suivantes : 1°) maintien en captivité des animaux, les modalités de stabulation étant décrites plus loin dans le texte, 2°) prélèvements sanguins uniques ou répétés selon les procédures, 3°) pour les animaux testés aux procédures 1-3 et 6-7, injection intraveineuse périphérique unique ou répétées, 3°) pour les animaux testés aux procédures 4 et 5, laparotomie et injection intraportale, 4°) pour tous les animaux, mise à mort à la fin de l’ étude, dont les modalités sont décrites plus loin dans le texte.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chacunes des études de la présente demande, le sang/plasma, ainsi que les organes de ces animaux devant être analysés.
Remplacement
Les phases préliminaires de ce programme réalisées le cadre de la précédente demande APAFiS ont été effectuées successivement dans des cellules en culture, puis chez l’animal. Ces études ont permis de tester et d’optimiser un gène artificiel permettant la croissance hépatique qui, administré par injection intravasculaire intra-portale chez le rat, permet d’augmenter de 18% la masse hépatique en 4 jours. Ce gène sera utilisé pour les études décrites dans la présente demande (procédures 4 à 7). Les prochaines étapes portent sur la réalisation d’études précliniques non-réglementaires chez l’animal pour lequel il n’existe pas de solution de remplacement satisfaisante et sont requises pour les futures études cliniques chez l’homme.
Réduction
Ce protocole a été conçu de manière séquentielle avec analyse des résultats pas-à-pas de manière à éviter la mise à mort inutile d’animaux. Les phases exploratoires pourront être interrompues prématurément en cas d’efficacité insuffisante ou de mauvaise tolérance du traitement, dans le but de réduire le nombre d'animaux. De plus, selon l’effet observé, la taille des groupes sera si possible réduite. Les études de cette demande étant exploratoires, la taille des groupes (n=10) ne repose donc pas sur des hypothèses statistiques préalables, mais sur l’usage courant en recherche animale. Ce protocole est cependant conçu de manière séquentielle avec analyse des résultats pas-à-pas, ce qui permettra si possible de réduire la taille des groupes afin éviter la mise à mort inutile d’animaux. L’analyse statistique des principales variables à l’état basal et sous traitement seront décrites au moyen de méthodes descriptives standard (moyenne, SD, médiane). Pour les variables de distribution ordinale, les comparaisons entre groupes se feront par test du χ-2 (n>5) ou test exact de Fisher (n≤5). Pour les variables quantitatives continues de distribution normale, éventuellement après log-transformation, les comparaisons statistiques entre groupes seront réalisées par t-test de Student (comparaison de deux groupes) ou ANOVA éventuellement avec ajustement de Dunnett (comparaison de plus de deux groupes par rapport à un groupe contrôle). En cas de variable quantitative continue de distribution non-normale, la comparaison sera réalisée par des tests non-paramétriques : U de Mann-Whitney ou W Wilcoxon (comparaison de deux groupes entre eux) ou H de Kruskall-Wallis (comparaison de plus de 2 groupes).
Raffinement
La souffrance des animaux sera réduite par une prise en charge de la douleur appropriée. Les animaux seront examinés et pesés une fois par jour, ce qui permettra de déterminer d’évaluer précisément un score de douleur et d’angoisse de l’animal. Ce score permettra de statuer sur la continuité du protocole en cours et les actions à mener, jusqu’au stade éventuel d’atteinte du point limite entrainant la mise à mort immédiate de l’animal (cf. Annexe). Un calcul du score de la douleur sera réalisé comme suit pour décider de l’action à mener : 1 point si symptômes modérés (lésion sans effraction cutanée, agitation/agressivité, hypomotilité/hyporéactivité, incoordination modérée, stéréotypies, poil piqué, zone anogénitale souillée, persistance du pli cutané, coloration jaune ou bleue des muqueuses), 3 points si symptômes majeurs (difficulté/impossibilité de mobilisation, difficultés respiratoires, incoordination marquée, gonflement abdominal, voussure du dos/ dos cambré), 5 points si symptômes indiquant l’atteinte d’un point limite (lésion sévère (automutilation, plaie suintante, masse ulcérée…), tremblements généralisés, convulsions, perte de poids supérieure à 10% en 24 heures). Ce score permet de définir l’action à mener : Score=0 : aucune douleur ; score 1≤Score
Choix des espèces
EUK-LPR est conçu pour être injecté par deux voies vasculaires : intra-portale principalement pour les indications tumorales de résection hépatique, ou intraveineuse périphérique pour les indications non-tumorales. Ces deux modes d’administration seront étudiés chez des animaux de laboratoire dans le but de générer des résultats aussi fiables que possible. La souris est l’espèce privilégiée pour la réalisation des études de ce protocole en raison du plus faible espace requis pour leur élevage. Les études nécessitant une administration voie intra-veineuse, les études seront donc réalisées chez la souris de laboratoire. Cependant, les études réalisées par voie intra-portale ne peuvent être facilement réalisées chez la souris en raison de la taille réduite du tronc porte. Ces études seront donc réalisées chez les rats de laboratoire, le diamètre du tronc porte permettant un cathétérisme facile. Il est d’ailleurs à noter que les études antérieures réalisées par voie intra-portale l’ont été dans cette espèce. Les études seront réalisées chez des animaux adultes, le traitement EUK-LPR étant développé - au moins initialement - pour patients adultes. A noter qu'il est vraisemblable que des études complémentaires seront réalisées chez animaux plus jeunes, en vue d’études cliniques chez l’enfant ou l’adolescent.
Etude des effets cellulaires, moléculaires et épigénétiques d’un stress dans un modèle murin de stress périnatal
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
398 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Chaque animal reçoit des injections répétées d'alcool ou d'interleukine, jusqu'à neuf fois, pour reproduire un stress périnatal et en étudier les effets épigénétiques sur le cerveau. Le porteur attend des effets comportementaux comme la prostration et l'agressivité, et les souris sont tuées à l'issue de chaque procédure pour prélever les tissus. Il juge le modèle souris "essentiel" pour tenir compte de l'architecture cellulaire complexe du système nerveux.
Objectifs
Plusieurs études suggèrent qu’un stress périnatal augmente la susceptibilité d’apparition de pathologies mentales à l’âge adulte. Ces stress périnataux pourraient induire des modifications épigénétiques à l’origine de l’augmentation de cette susceptibilité. Ces modifications épigénétiques se répercuteraient au niveau architectural puis fonctionnel dans le cerveau et conduiraient à des comportements pathologiques. L’amélioration du pronostic des pathologies mentales liées au stress repose donc sur la découverte de nouvelles stratégies neuroprotectrices. L’objectif de cette étude est de comprendre les mécanismes biologiques, moléculaires, épigénétiques et cellulaires, responsables d’anomalies du développement cérébral décrites chez l’homme suite à des stress périnataux: l’ingestion d’alcool chez la femme enceinte (syndrome d’alcoolisation fœtale SAF) et l’inflammation périnatale. Ces anomalies ont été associées à la présence de lésions cérébrales et de pathologies mentales. Les voies du stress, notamment celles impliquant le gène HSF2 sont particulièrement présentes au cours du développement neural et y jouent un rôle critique. Disséquer les mécanismes génétiques et épigénétiques possiblement causals dans ces troubles psychiatriques est une des voies vers le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Dans ce but, l’induction de stress répétés chez le souriceau (embryonnaire ou nouveau-né), déjà bien caractérisés et connus pour mimer les effets d’une intoxication alcoolique aigue ou l’inflammation périnatale chez la femme enceinte, sera réalisée afin d’étudier les effets cellulaires, et moléculaires au niveau de l’épigénome dans le cerveau de ces souriceaux, soit peu de temps après le stress, soit après plusieurs semaines. Une partie des travaux de ce projet sera réalisée en parallèle sur des modèles organoïdes, afin de limiter à terme, l'utilisation des animaux dans ce type d'étude. Cependant, une partie du travail repose sur le suivi à long terme des conséquences du stress périnatal, il est donc encore indispensable d'y associer des études chez l'animal.
Bénéfices attendus
Ces travaux s'inscrivent dans la compréhension des mécanismes moléculaires qui sont ciblés par un stress développemental, que ce soit lors de la vie foetale ou l'enfance, et qui ont des répercussions sur la vie adulte. Ce projet à trois visée à long terme, (1) l'anticipation des effets du stress et de leur répercutions par la prévention, notamment en identifiant les périodes de susceptibilité, (2) le développement d'approches diagnostiques basées sur les défauts identifiés et qui viseront à la prise en charge la plus précoce possible pour limiter les conséquences du stress et enfin, (3) le développement d'approches thérapeutiques qui cibleront les voies moléculaires identifiées.
Procédures
Injections intrapéritonéales répétées d'alcool (3 injections séparées de 12h), ou Injections intrapéritonélaes répétées d'interleukine (jusqu'à 9 injections espacées de 12h, soit sur 5 jours), et/ou injections intrapéritonéales de BrdU/EdU (jusqu'à 3 injections espacées de 3h).
Impact sur les animaux
Les animaux subissent des stress contrôlés et modérés, mais sufisants pour reproduire des effets du stress observés chez l'humain. Des effets comportementaux sont principalement attendus, tels la prostration et l'agressivité, dont nous essaieront de limiter l'impact par les enrichissement environnementaux.
Devenir
A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort pour prélevement des tissus à analyser.
Remplacement
Il est important de travailler sur ce modèle souris car ces études doivent tenir compte de l'architecture cellulaire et tissulaire complexe qui impacte sur la protéostasie, le métabolisme et les réponses cellulaires, surtout concernant les réponses neurales. Le système nerveux est par essence un système intriqué dédié à la réponse environnemental, vouloir préserver son intégrité dans nos études est donc essentiel, et pour le moment, seul le modèle animal répond à ce défi. Par ailleurs, nous disposons d'animaux transgéniques qui permettent de disséquer des voies complexes de le réponse cellulaire. C’est également la seule possibilité de coupler des phénotypes cellulaires, histologiques à des défauts comportementaux. Nous développons en parallèle des modèles de culture cellulaire complexe qui permettront à terme de limiter le nombre d'animaux utilisés mais pour le moment, ces modèles sont encore imparfaits et ne permettent pas encore de reproduire les phénotypes comportementaux.
Réduction
Les modèles de lésions cérébrales induits par l'alcool sont extrêmement reprocductibles et n'entrainent qu'une faible mortalité, de l'ordrede 5%. Il en est de même pour le modèle d'inflammation que nous utilisons. Ces deux aspects permettent de limiter le nombre d'animaux par groupe. Par ailleurs, l'utilisation de tests statistiques appropriés à l'étude des petits echantillons permet également l'utilisation d'un nombre limité d'animaux. En parallèle à nos travaux nous développons des modèles de culture d'organoides cérébraux, qui pourront être utilisés pour les validations d'effets, et développés à terme pour ce type d'étude.
Raffinement
Le bien être des animaux est au coeur de nos travaux puisque en étudiant le stress, nous sommes particulièrement attentif à leur environnement qui influerait sur nos résultats. Nous veillons à maintenir l'enrichissement approprié, à limiter la manipulation des animaux, et les changements d'environnement qui sont stressants pour les animaux.
Choix des espèces
Au vu de la littérature, la souris est l’espèce la plus utilisée pour la réalisation des modèles neuropathologiques. Par ailleurs, nos études sont axées sur des conséquences à relativement long terme sur la physiologie tissulaire, ce qu'il n'est pas encore possible de modéliser complètement dans les modèles complexes 3D. De plus, il nous est indispensable d’avoir accès aux animaux génétiquement modifiés pour nos analyses mécanistiques. Nous travaillerons sur : E15.5, E16.5, P7, P30 pour suivre la mise en place et la persistance ou l'aggravation des effets de l'alccol, à des etapes clés du développement neural. Le stade auquel le stress alcoolique est appliqué correspond au deuxieme trimestre de la grossesse chez l'humain. A ce stade l'alcool n'induit pas d'altérations majeures identifiables au niveau clinique, poutant les consequences comportementales sont bien caractérisées chez le jeune enfant. Il s'agit donc d'identifier une signature precoce du défauts induits par l'alcool. Les stades d'analyse choisis couvrent des periodes clés du developpement neural (pic de neurogenese cortical, etablissement de la myelination corticale, architecture cerebrale mature). P1, P3, P5, P45 pour les études de l’inflammation puisque cette période correspond au au 3eme semestre de gestation chez la femme durant lequel le développement du fœtus est particulièrement sensible à l’inflammation et cause de prématurité infantile avec des consequences connues chez le jeune enfant. Notre expérience a déjà montré que l’inflammation pendant le développement cérébral est un processus complexe qui doit être étudié dans le temps (notamment la mise en place de la myelination corticale et d'une architecture mature du cortex cérébral). Stades embryonnaires entre E11.5, E14.5 et E16.5 pour les études du rôle de HSF2, car ce sont les stades auxquels les protéines HSF sont exprimées et des étapes clés de la corticogenèse: début de neurogenèse, modification de l'expression de HSF2 dans le cortex cérébral, pic de la neurogenèse corticale et génération des neurones des couches supérieures.
Validation d’une molécule ciblant un récepteur membranaire pour l’imagerie des tumeurs neuroendocrines 2/2
- Recherche appliquée
- Cancers
1 728 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal subit des greffes tumorales, dont une par chirurgie intrasplénique après laparotomie, des anesthésies répétées et des injections, pour valider une molécule d'imagerie des tumeurs neuroendocrines. Toutes les souris sont mises à mort à l'issue de chaque procédure pour analyser les tumeurs et les organes. Le porteur affirme que le recours à "l'organisme entier" est "indispensable" pour évaluer la toxicité de la molécule.
Objectifs
Les Tumeurs NeuroEndocrines (TNE) sont des tumeurs rares et hétérogènes dans leur présentation anatomopathologique et clinique. Cela rend leur diagnostic, leur pronostic et la prise en charge thérapeutique particulièrement difficiles. L’approche théranostique (utilisation de l’imagerie pour cartographier les cellules cancéreuses et les traiter de manière ciblée) est particulièrement développée pour ce type de tumeurs. Celle-ci utilise en effet la présence d’une molécule particulière à la surface des cellules tumorales (le récepteur à la somatostatine). Cette stratégie thérapeutique est actuellement la plus efficace pour le traitement des TNE mais elle comporte quelques limites. En effet, le récepteur à la somatostatine n’est pas toujours présent, notamment dans les tumeurs les plus agressives. Nous savons qu’il existe un autre récepteur présent dans ces tumeurs, le récepteur X, et nous souhaitons l’utiliser pour développer une nouvelle approche théranostique. Cela nous permettrait de proposer un nouvel outil pour l’imagerie, et à plus long terme pour la thérapie. Cette stratégie pourrait s’avérer profitable dans d’autres pathologies tumorales puisque ce récepteur existe dans d’autres types de cancers. Dans ce projet, nous proposons de cibler le récepteur X grâce à une petite molécule appelée aptamère, qui est facile à produire. Notre agent ciblant le récepteur X sera dans un premier temps couplé à une molécule fluorescente, puis à un élément radioactif. Nous souhaitons démontrer que l’aptamère peut être utilisé en imagerie des TNE grâce à deux modèles murins de progression tumorale que nous maîtrisons au laboratoire.
Bénéfices attendus
En cas de réussite, ce projet appuiera la transition de notre stratégie de l’imagerie vers la thérapie. Pour cela, il suffira de modifier le couplage de l’aptamère en utilisant un composé radioactif adapté aux traitements anticancéreux. Cela constituera une stratégie thérapeutique complémentaire à celle déjà existante pour le traitement des TNE. Les retombées potentielles de ce projet pourront également concerner d’autres cancers. En effet, le récepteur X est présent dans de nombreux types de tumeurs.
Procédures
- Anesthésies répétées (pour chirurgie et imagerie) - Injections sous-cutanées - Injections intraveineuses - Procédure chirurgicale : greffe intrasplénique (10 minutes depuis le début de l’anesthésie jusqu’à la suture de la laparotomie) dans 3 procédures (2, 4 et 6) - Pousse tumorale limitée (taille inférieure à 1500mm3 pour le modèle sous-cutané, nodules hépatiques millimétriques dans le modèle intrasplénique)
Impact sur les animaux
La xénogreffe par injection sous-cutanée est réalisée sur animal vigile. Les tumeurs développées dans ce modèle sont de petite taille. Elles n’entraînent pas de gêne chez les animaux. Aucune métastase n’est observée. La xénogreffe par injection intrasplénique implique une petite chirurgie sous anesthésie générale avec un risque de douleur au réveil. L'imagerie implique également une petite anesthésie générale.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux à l’issue de chaque procédure pour analyse des tumeurs développées et des organes prélevés.
Remplacement
Notre projet vise à développer un nouvel outil permettant l’imagerie in vivo des tumeurs neuroendocrines grâce au récepteur X, puis de développer un agent thérapeutique. L’utilisation d’un organisme entier est donc indispensable car il faut évaluer la toxicité éventuelle de notre molécule au niveau des différents organes. La molécule a été au préalable testée sur des cultures de cellules tumorales afin de remplacer une partie des travaux chez la souris.
Réduction
Quatre aptamères différents ont été testés sur des cultures de cellules tumorales. Seuls deux de ces aptamères seront testés chez la souris. De plus, le nombre d'animaux par groupe a été réduit au minimum tout en générant des résultats valables sur le plan statistique. A chaque étape du projet, nous sélectionnerons la meilleure molécule et le meilleur modèle, ce qui permettra de réduire également le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés avec dômes et boules de coton dans les cages. Ils seront pesés deux fois par semaine. Si des signes de souffrance sont identifiés après la chirurgie (prostration, difficulté de déplacement), une analgésie pourra être maintenue (par exemple par ajout de Doliprane dans l’eau de boisson). Si une perte de poids supérieure à 20% du poids maximal (28g) survient, l’animal sera immédiatement mis à mort. La xenogreffe souscutanée est réalisée par le personnel de la plateforme qui maîtrise parfaitement le geste. Les animaux reçoivent des analgésiques (buprénorphine 0.05 mg/kg, et lidocaïne en crème 5% au niveau de la zone de la laparotomie) avant la chirurgie afin de prévenir toute souffrance. La petite laparotomie nécessaire à l’injection est suturée à l’aide de fil chirurgical résorbable, ce qui améliore considérablement le confort des animaux.
Choix des espèces
Pour acquérir les données nécessaires à la validation de nos séquences aptamères pour l’imagerie des TNE, nous avons besoin d’utiliser des modèles mimant au mieux la pathologie. Nos modèles de xénogreffes sur souris ont été validés lors d’études antérieures et sont bien caractérisés et maîtrisés. La souris est relativement proche de l’homme. De, plus l'utilisation de souris immunodéficientes facilite la prise tumorale. Toutes les xénogreffes seront réalisées sur des souris Athymic nude ou Swiss nude de 5 à 7 semaines, qui est l'âge optimal d'utilisation des souches de souris immunodéprimées et pour lequel nos modèles de xénogreffes ont été validés lors d'études antérieures.
Etude de l’influence du microenvironnement de la moelle osseuse sur la leucémogénèse dans le cas de la leucémie aiguë lymphoblastique de type B
- Recherche fondamentale
- Oncologie
338 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une irradiation sublétale sur animal vigile suivie d'une greffe de moelle osseuse, d'autres des prélèvements sanguins répétés sous anesthésie pendant quatre mois, pour étudier le rôle du microenvironnement médullaire dans la leucémie aiguë lymphoblastique B. Le porteur décrit un développement leucémique spontané pouvant entraîner une paralysie de l'arrière-train et des tumeurs ganglionnaires, et toutes les souris sont mises à mort. Il affirme que la coopération des cellules et le rôle du stroma ne peuvent être reproduits in vitro de façon satisfaisante.
Objectifs
Les leucémies aiguës lymphoblastiques de type B (LAL-B), équivalents pathologiques des lymphocytes B (LB) en développement, sont la cause principale de cancer chez l’enfant, et bien que moins fréquentes, concernent un nombre de cas similaires chez l’adulte. Malgré l’amélioration des traitements de chimiothérapie, le pronostic reste mauvais dès le diagnostic chez l’adulte, et à la rechute chez l’enfant. De nombreuses études montrent que des cellules du microenvironnement de la moelle osseuse sont impliquées dans les mécanismes de résistance aux traitements mais leur identité précise et les mécanismes de protection mis en jeu restent mal connus. Pour ce type d’étude, puisqu’il est actuellement impossible d'obtenir des conclusions fiables in vitro nous ne pouvons pas nous passer des expérimentations conduites sur des animaux pouvant simuler les principales propriétés biologiques des leucémies humaines. Nos études précédentes nous ont permis de montrer que les cellules du microenvironnement qui soutiennent le développement des LB présentes de fortes similitudes entre l’homme et la souris. Peu de données sont par contre disponibles concernant l’influence de ce microenvironnement sur l’acquisition de mutations lors du développement pathologique des LB et sur son rôle de soutien de la leucémogénèse. Dans la présente demande d’autorisation, nous étudierons l’impact d'un facteur - produit par le microenvironnement et impliqué dans la prolifération des LB normaux – sur le développement leucémique.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus auront un impact sur la santé humaine. En effet, la littérature montre clairement l'influence du microenvironnement sur le développement des LAL-B mais ces données restent parcellaires et peu de cibles thérapeutiques ont été identifiées. Nos travaux s'appuie sur la découverte par notre équipe d'une protéine produite dans la moelle osseuse sur la prolifération d'un sous type de LAL-B. L'utilisation du modèle de souris humanisé de développement leucémique nous permettra de comprendre les mécanismes de régulation et l'identification à moyen terme de facteurs représentant des cibles thérapeutiques potentielles.
Procédures
Trois types d'intervention seront effectuées sur les animaux. Pour le suivi du développement leucémique, des prélèvements sanguins seront effectués sous anesthésie gazeuse au niveau du sinus rétro orbital ou de la veine faciale afin d’espacer au maximum les prélèvements à un même site et permettre ainsi une parfaite cicatrisation. Ces prélèvements seront espacés de 2-3 semaines sur un maximum de 4 mois et seront effectués sur 248 animaux. Des transplantations de cellules de moelle osseuse seront aussi effectuées sur 108 souris. Le protocole implique tout d'abord une irradiation sublétale sur animaux vigiles suivie le lendemain d'une injection intra veineuse des cellules de moelle au niveau du sinus rétro orbital sous anesthésie gazeuse. Ce geste ne sera effectué qu'une fois pour chaque souris.
Impact sur les animaux
Notre projet implique des souris génétiquement modifiées (expression d'une protéine de fusion identifiée dans des LAL-B humaines) pour lesquelles on observe un développement leucémique spontané. Les symptomes les plus couramment observés sont une paralysie du train arrière ou des tumeurs ganglionnaires visibles. Le développement leucémique peut aussi s'accompagner d'une diminution du taux d'hématocrite. La cinétique de développement leucémique dans ce modèle étant connue, nous effectuerons des prélèvements sanguins de suivi avant l'apparition de ces symptômes pour limiter tant que possible l'inconfort de l'animal. Ces sympômes seront considérés comme points limites et seront de plus complétés par une grille de score tenant compte des éventuels changement de poids corporel, de l'apparence physique, de signes cliniques objectifs, de comportement non provoqué et des réponses comportementales aux stimuli.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort à l'issue de chacune des procédures
Remplacement
La régulation de l’hématopoïèse normale et pathologique implique des mécanismes de communication cellulaire entre de nombreux facteurs microenvironnementaux (extrinsèques) et propres aux cellules hématopoïétiques (intrinsèques). Seuls ces derniers peuvent être appréhendés in vitro. Ainsi, la coopération spatiale des cellules, l’importance du stroma, du contexte cytokinique, sont cruciaux et ne peuvent actuellement pas être reproduits de façon satisfaisante in vitro.
Réduction
Réduction du nombre d'animaux: lorsque possible et utile, un calcul d’effectif pour chaque groupe a été réalisé sur le site BiostaTGV (voir partie 3.4.10, justification du nombre d’animaux). Réduction du stress: présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés et coton), maintien des animaux en groupes de 4-5 afin d’éviter l’isolement et les expérimentations seront débutées 7 jours après réception des souris dans la zone d’expérimentation pour permettre leur acclimatation.
Raffinement
la détection précoce et encore asymptomatique du développement leucémique se fera à partir de prélèvements sanguins réalisés sous anesthésie gazeuse. Les animaux seront suivis quotidiennement. Ainsi, l’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score de douleur spécifique de ces modèles de pathologies hématologiques. Afin de réduire le stress et d’améliorer le cadre de vie des animaux, nous optimiserons les conditions de leur hébergement, par la présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés et/ou coton), et par le maintien des animaux en groupes de 4 à 5 afin de respecter leur instinct grégaire.
Choix des espèces
Le modèle souris est celui utilisé majoritairement par la communauté scientifique pour mimer les altérations génétiques à l’origine des leucémies chez l’homme. Ainsi, dans le modèle de souris que nous utiliserons, il a été démontré que les lymphocytes B qui se développent en cellules leucémiques acquièrent les même mutations que chez l’homme. Par ailleurs, nous avons montré que les cellules qui supportent le développement des lymphocytes B sont similaires entre l’homme et la souris. Ces résultats montrent la relevance du modèle souris pour l’étude de la biologie des LAL-B humaines. Les études proposées nécessiteront l’utilisation d’animaux avant l’apparition de symptômes, c’est à dire entre 4 et 8 semaines et dans la tranche d’âge ou apparaissent les symptômes c’est-à-dire entre 13 et 34 semaines. Nous pourrons également utiliser des cellules issues de ces animaux pour tester des thérapeutiques innovantes en accord avec leurs altérations génétiques. Ces cellules seront issues d'animaux pré-leucémiques (avant 8 semaines) ou leucémiques (après 13 semaines).
Effet de la supplémentation en prébiotique et vitamines B sur les améliorations métaboliques liées à la perte de poids
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est rendu obèse par un régime riche en lipides, puis soumis à des mises à jeun, des tests de tolérance au glucose et des prélèvements de sang à la queue, pour évaluer l'effet d'un prébiotique et de vitamines B sur les améliorations métaboliques liées à la perte de poids. Les organes sont ensuite prélevés après mise à mort. Le porteur affirme que l'étude du microbiote et des variations de poids "ne peut être réalisée in vitro" et "nécessite" le recours à la souris.
Objectifs
L'incidence de l'obésité sévère et des complications métaboliques associées est en constante augmentation, constituant un problème de santé publique majeur au niveau mondial. L'obésité est un facteur de risque de développement de complications cardiométaboliques comme le diabète de type 2. Par ailleurs, l'altération de la composition et de la fonctionnalité des bactéries peuplant notre intestin, appelé microbiote intestinal, semble également être un élément clé dans ce contexte. On note notamment une diminution du nombre d'espèces bactériennes ainsi que des modifications fonctionnelles du microbiote intestinal en situation pathologique telle que le diabète de type 2 ou l'obésité sévère. Parmi les nombreux paramètres physiologiques modulés par le microbiote intestinal, on trouve la production de certaines vitamines. Ainsi, l'altération de la production bactérienne des vitamines B pourrait avoir un impact sur le statut vitaminique, inflammatoire et métabolique de l'hôte. Des résultats préliminaires ont montré que chez des patients atteints d'obésité, les taux circulant de certaines vitamines et leur production bactérienne étaient diminués suggérant un déficit en vitamines dans ce contexte. Enfin, on sait que la perte de poids dans ce contexte, présente un grand nombre de bénéfices pour l'hôte: amélioration de la réponse au glucose, diminution de l'inflammation; Notre hypothèse est donc qu'en situation de perte de poids suite à une obésité sévère, une supplémentation en vitamines associée à une modulation des bactéries du microbiote intestinal par un apport en fibres, potentialiserait les bénéfices déjà connus de la perte de poids. Suite à une obésité induite par l'administration d'un régime enrichi en lipides, nous échangerons le régime par un régime standard moins riche en lipides. En parallèle, les animaux seront supplémentés en vitamines et fibres avant et/ou pendant la perte de poids.
Bénéfices attendus
A la vue des expériences préliminaires et de la littérature, la double supplémentation en FOS et biotine devrait permettre de limiter la prise de poids, notamment de masse grasse et de limiter aussi l'altération du métabolisme gludicidique induits par le régime HFD. De même il est attendu que lors de la perte de poids induite par un changement de régime, cette double supplémentation permette de potentialiser les effets métaboliques de la perte de poids. Par ailleurs, ces résultats permettront une translation chez l'Homme plus aisée et la mise en place d'études adéquates pour améliorer la prise en charge de l'obésité sévère chez l'Homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à des mesures de la composition corporelle permettant de déterminer leur pourcentage de masse maigre et de masse grasse toutes les deux semaines. Pour cela les animaux vigiles sont placés dans un tube s'adaptant à leur taille le temps de la mesure. Cette mesure est non invasive, silencieuse et rapide (2 minutes) ce qui permet de limiter le stress subit par les animaux. Les animaux seront également soumis à des tests de tolérance au glucose pour lesquels une mise à jeun de 6h est nécessaire suivie d'une ingestion de glucose par les animaux et de mesures de leur glycémie aux temps 0, 15, 30, 60 et 90 min post-ingestion à l'aide d'un appareil mesurant le taux sanguin de glucose à partir d'une goutte de sang prélevée à la queue. En parallèle aux temps 0, 15, 30 et 60 min, 30μl de sang sont prélevés à la queue à l’aide d’un tube adapté pour effectuer un dosage sérique d’insuline. Tout au long de cette procédure, tout sera fait pour limiter le stress des animaux.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables du projet sont ceux liés à l'induction de l'obésité. En effet, la consommation d'un régime enrichi en lipides tel que celui utlisé ici peut mener à une élévation du taux de cholestérol sanguin, une altération de la glycémie et de la réponse au glucose, qui sont des facteurs de risque cardiovasculaire.
Devenir
La collecte des organes chez les souris préalablement traitées avec le FOS et la biotine dans le contexte de la perte de poids induite en échangeant le régime hyperlipidique par un régime standard chow nous permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les paramètres métaboliques mesurés au cours du suivi. Pour cela, la collection d'organes après l'euthanasie des animaux est nécessaire.
Remplacement
L’étude de l’écosystème microbien digestif et son impact sur les maladies métaboliques, ne peuvent être réalisés in vitro. En effet, la majorité des bactéries digestives ne survivent en dehors de leur hôte, en l’occurrence la souris, ce qui nécessite le recours au modèle murin. Par ailleurs, les variations pondérales entrainent des modifications au niveau d’un grand nombre d’organes et nécessite donc d’être étudiée in vivo. De plus, les grandes fonctions systémiques (immunité, inflammation) participent de manière très importante au développement des désordres métaboliques, qui ne saurait donc être évaluée en l’absence de ces systèmes. La souris est l’espèce choisie dans la majorité des études antérieures portant sur les maladies métaboliques. Les souris sont faciles à manipuler et les administrations orales bien maitrisables ; de plus, la présence de notre établissement utilisateur sur le site nous permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’expérimentation.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, le design expérimental présenté correspond au nombre minimal de groupes et de souris nécessaires afin d’obtenir des résultats scientifiquement pertinents et statistiquement fiables. Le calcul de puissance indique que 10 souris par groupe « traitement » est le nombre minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables compte tenu de la variabilité interindividuelle des paramètres mesurés (poids, tolérance au glucose).
Raffinement
Nous prendrons soin de faire exécuter toutes les manipulations par des personnes expérimentées et compétentes afin de réduire la sévérité et l’intensité de la douleur, ainsi que le stress généré au maximum. Nous avons également choisi un matériel et des procédures adéquats pour limiter la douleur et le stress, avec en particulier l’utilisation des sondes de gavage en plastique fines et souples. Un suivi quotidien sera réalisé afin de veiller au bon état de santé des animaux. De plus, la mise en place de points limites permettra de repérer au plus tôt tout problème. De plus, un suivi hebdomadaire de prise alimentaire et du poids sera réalisé, ce qui permet, en plus des données expérimentales, de s’assurer du bon état de santé des animaux ainsi que de les habituer aux manipulations et ainsi de générer moins de stress lors des procédures ultérieures (tests de tolérance au glucose).
Choix des espèces
La souris est l’espèce choisie dans la majorité des études antérieures portant sur les maladies métaboliques. Les souris sont faciles à manipuler et les administrations orales bien maitrisables ; de plus, la présence de notre établissement utilisateur sur le site nous permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’expérimentation. Nous souhaitons observer les effets sur l’état métabolique des animaux à l’âge adulte ; les animaux seront donc âgés de 8 semaines au début du traitement et de la mise sous régime. Une semaine d’habituation sera observée après la réception des animaux afin de limiter leur stress.
Développement de modèles précliniques d’étude de la résistance thérapeutique dans les leucémies aigues myéloïdes et validation de nouvelles cibles thérapeutiques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
24 150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées à tous les niveaux de souffrance, du sans réveil au sévère. Chaque animal reçoit une injection de cellules leucémiques, des prélèvements sanguins sous anesthésie, parfois une ponction osseuse, puis un traitement de une à quatre semaines, pour étudier la résistance thérapeutique des leucémies aiguës myéloïdes. Le porteur signale des pertes de poids et une gêne possibles, et les souris sont tuées à l'issue de chaque étude, certaines sans réveil après un prélèvement de sang intracardiaque. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer fidèlement la tumeur dans son microenvironnement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif la compréhension des mécanismes de résistance thérapeutique des patients atteints de leucémie aigue myéloïde et la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques, en continuant de développer des modèles de LAM in vivo et de nouveaux modèles de prédiction de sensibilité aux traitements connus.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait ouvrir à la découverte de nouvelles combinaisons thérapeutiques avec des thérapies existantes, ou bien de nouvelles drogues en ciblant de manière différente les cellules chimiorésistantes (types inhibiteurs). Nous pourrions également établir différents groupes de patients selon les caractéristiques moléculaires de la maladie, et ainsi prédire la réponse à la chimiothérapie puis orienter les types de patients vers un autre type de thérapie ciblée.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection unique de cellules leucémiques par voie intraveineuse, puis à des prélèvements de sang sous anesthésie espacés de plusieurs semaines afin d'évaluer la prise tumorale et de récolter du matériel biologique (plasma) pour des analyses ultérieures. En cas de non-diffusion des cellules leucémiques, nous ferons une ponction osseuse de cellules sous anesthésie et analgésie adaptée. Une fois l'invasion des cellules établie, les animaux vigiles recevront un traitement de durée variable selon le type de thérapie, allant de une à quatre semaines, par voie orale ou intrapéritonéale. Les animaux seront soumis à une présence humaine quotidienne afin d'observer leur état de bien-être, et manipulés de façon hebdomadaire pour un suivi pondéral.
Impact sur les animaux
Les animaux pourraient être confrontés à des effets indésirables tels que du stress, une perte de poids, une gêne physique en cas d'administration orale quotidienne par exemple. De manière plus exceptionnelle en cas de ponction osseuse, les animaux peuvent ressentir une gêne temporaire au niveau de la mobilité même si la douleur est inhibée avec l'analgésie. En revanche, tout signe de douleur observé mettra fin à l'experimentation pour l'animal concerné.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l'issu de chaque étude contenant plusieurs procédures. Pour les procédures suivantes, injection intraveineuse, intrapéritonéale, orale ainsi que le prélèvement sanguin mandibulaire et jugulaire, les animaux seront gardés en vie pour continuer l'étude. Pour la procédure de prélèvement de sang par voie intracardiaque sous anesthésie, les animaux seront euthanasiés sans réveil après la procédure.
Remplacement
Dans le but d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques, des tests chez l’animal sont nécessaires car il n’existe pas de modèle in vitro pouvant remplacer de façon fidèle la tumeur dans son microenvironnement ainsi que son évolution au sein d’un organisme vivant. Bien que certains modèles permettent d’effectuer un premier criblage des molécules testées, ils ne sont pas suffisants. En effet, nous avons montré une absence de corrélation entre la réponse in vitro et in vivo à l’AraC rendant nécessaire l’utilisation d’animaux. Aussi, afin de passer au stade clinique de développement des molécules, il est indispensable d’avoir des preuves de l’efficacité et de la toxicité in vivo. Nous développons également des projets collaboratifs afin de développer des modèles prédictifs (animal-free).
Réduction
Les effectifs des cohortes seront calculés et limités par un logiciel de simulation et l’outil statistique (test de Mann-Whitney). Les études antérieurement effectuées permettront d’optimiser le nombre d’animaux et le nombre d’échantillons issu de l’animal.
Raffinement
L’expérimentation fait l’objet d’une procédure de suivi du bien-être des animaux adaptée au modèle et aux potentiels effets indésirables des procédures : les animaux seront observés quotidiennement et le milieu sera enrichi avec du papier et des frisottis pour améliorer le bien-être. Les protocoles seront étudiés afin de limiter au maximum le stress ainsi que la douleur subie par l’animal, en optimisant le mode et le volume d'injection et la durée de traitement. Les animaux seront anesthésiés et une analgésie sera effectuée s'il y a un risque plus important de gêne ou de douleur liée à la procédure. De plus, les études antérieures ont permis de mieux appréhender les points limites. La plupart des procédures décrites dans ce projet ont déjà obtenu l’accord d’un comité d’éthique pour l’expérimentation animale.
Choix des espèces
Le modèle murin est caractérisé dans la compréhension des pathologies cancéreuses et la recherche biomédicale. Il est très utilisé dans le criblage de nouvelles molécules du fait de sa similitude de nombreux gènes avec ceux de l’humain, ce qui permet d’étudier la résistance des cellules aux traitements. Il présente aussi des avantages pratiques tels qu’une reproduction et une croissance rapide, et une facilité de manipulation et d’adaptation aux conditions expérimentales ainsi qu’un cout peu élevé. Dans l’étude de la LAM, nous utilisons des souris immunodéficientes de type NSG pour permettre l'établissement de la maladie in vivo. Nous pourrons aussi utiliser d'autres souches immunodéprimées développées par les laboratoires de production afin d'optimiser nos modèles. Les animaux seront âgés de 6 à 8 semaines approximativement car les transplantations de cellules cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes et permettent ainsi une meilleure prise de greffe leucémique. De plus, les souris de cet âge sont plus résistantes et donc moins susceptibles de ressentir une angoisse ou une douleur.
Etude du rôle de la MMP11 adipocytaire dans la croissance tumorale par imagerie en bioluminescence
- Recherche fondamentale
- Oncologie
20 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal porte une tumeur mammaire greffée, reçoit des injections répétées de luciférine et des séances d'imagerie sous anesthésie pendant deux semaines et demie, pour étudier le rôle de la MMP11 des adipocytes dans la croissance tumorale. Les souris sont ensuite tuées par dislocation cervicale ou au CO2 pour prélever les tumeurs. Le porteur affirme que l'animal est "nécessaire" pour reproduire la croissance tumorale du cancer du sein sur "l'organisme entier".
Objectifs
Dans ce projet, nous allons étudier le rôle de la métalloprotéase matricielle-11 (MMP11) sécrétée par les adipocytes dans la croissance tumorale par imagerie en bioluminescence. Au début du projet, après avoir répété la même expérience 3 fois, il a été montré que la MMP11 sécrétée par les adipocytes accélère de manière significative la croissance tumorale à un stade précoce du développement tumoral. Pour montrer cela, nous avons implanté des cellules cancéreuses mammaires en localisation orthotopique dans la glande mammaire des souris transgéniques déficientes et surexprimant la MMP11 dans le tissu adipeux. Puis, nous avons mesurer le volume des tumeurs mammaires dans ces souris à l'aide d'un pied à coulisse durant 2 semaines et demi. Etant donné que la MMP11 agit à un stade précoce du développement tumoral, nous souhaitons analyser précisément ce qui se passe au stade précoce grâce à une méthode d'imagerie sensible qui détecte les tumeurs à un stade infra clinique. Cette méthode nous permet donc de quantifier précisément les tumeurs de petite taille, de visualiser et de suivre en temps réel et de manière non invasive les cellules cancéreuses bioluminescentes afin de compléter les données obtenues avec le pied à coulisse. Nous pouvons ainsi visualiser de manière beaucoup plus précoce et fonctionnelle, la cinétique de développement des tumeurs à partir des cellules cancéreuses, ainsi que la dissémination locale des cellules tumorales. Nous n'attendons pas de dissémination à distance des tumeurs formées (métastases) car notre expérience se limite au stade précoce du développement tumoral.
Bénéfices attendus
Cette procédure permettra d'avoir une vision beaucoup plus précoce et fonctionnelle des tumeurs obtenues à partir des cellules mammaires cancéreuses, en présence et en absence de la MMP11, dans la quatrième glande mammaire inguinale des souris et ainsi de mettre en évidence la contribution des adipocytes dans la progression des tumeurs mammaires.
Procédures
Lors de ce projet, les souris seront soumises à un total de 3 interventions réalisées par le manipulateur : 1. L'acquisition d'images bioluminescentes par l'imageur nécessite d'endormir les souris grâce à un mélange d'isoflurane et d'oxygène dans une boîte à induction en plexiglas puis de maintenir cette anesthésie durant toute la période d'imagerie (30 minutes maximum). 2. Afin d'imager les souris, pour une souris de 20-25g, 100µL de luciférine est injecté par voie intrapéritonéale afin d'injecter environ 3.3mg de luciférine par souris pour une dose de 150mg/kg. 3. Pour finir, au bout de 2 semaines et demi, les souris seront mises à mort par dislocation cervicale par une personne habilitée ou par inhalation de CO2, afin de prélever les tumeurs pour réaliser des analyses moléculaires.
Impact sur les animaux
Les souris subiront des injections répétées de luciférine, nous n'attendons pas d'effets indésirables de la luciférine mais du fait de la répétition des injections, par précaution, nous surveillerons les animaux. Notre protocole d'observation des tumeurs est établi sur une courte durée (2 semaines et demi) ce qui permet d'observer les premières étapes de la cancérogénèse, ainsi les tumeurs seront de petite taille durant tout le protocole, et nous ne devrions pas observer d'effets indésirables (nécroses, métastases etc), mais les tumeurs seront tout de même surveillées tout au long du projet.
Devenir
Les animaux sont gardés en vie pour un suivi de la croissance tumorale durant 2 semaines et demi, puis les souris seront sacrifiées afin de prélever les tumeurs pour réaliser des analyses moléculaires. Aucun animal sera donc maintenu en vie au terme de ce projet.
Remplacement
L'utilisation des animaux est nécessaire pour mimer le plus fidèlement possible la croissance tumorale observée chez les femmes atteintes d'un cancer du sein, notamment du fait de la présence de glandes mammaires différenciées et fonctionnelles présentant du tissu adipeux, mais également du fait que la progression tumorale implique tout l'organisme et que les souris présentent un système immunitaire fonctionnel qu'il est impossible de récapituler in vitro. C'est pourquoi nous avons choisi de travailler sur la souris, animal pour lequel le processus de croissance tumorale est semblable à celui de la femme et pour lequel nous disposons de tous les outils moléculaires nécessaires pour mener à bien cette étude.
Réduction
Au début du projet, après avoir répété la même expérience 3 fois, il a été montré que la MMP11 sécrétée par les adipocytes accélère de manière significative la croissance tumorale à un stade très précoce du développement tumoral. Ces résultats solides permettent la mise en place d'une expérience complémentaire sur un nombre limité de souris qui viendront compléter et confirmer les données obtenues. Cela signifie également que les modèles de souris génétiquement modifiées sont déjà disponibles. Les paramètres mesurés nécessitant l'utilisation de tests statistiques sont la taille des tumeurs et le poids de l'animal. Ces paramètres seront mesurés 2 jours par semaine pendant 2 semaines et demi après l'injection des cellules cancéreuses, et les analyses statistiques se feront de manière indépendante pour chacun de ces jours. Vu que nous travaillons seulement avec des groupes de 5 souris, nous utilisons un test non paramétrique (Mann-Whitney) de comparaison entre deux groupes (souris mutantes et souris contrôles appariées) avec le logiciel PRISM qui s'appliquent aux petits échantillons.
Raffinement
Les animaux seront placés dans des cages leur assurant un bien-être avec de la sciure de bois comme litière. Celle-ci est remplacée de manière hebdomadaire pour une hygiène optimale. Le stress est diminué au maximum en hébergeant les souris dans des cages transparentes permettant la visualisation des autres souris et en les habituant à la vue de l'opérateur expérimental qualifié pour les procédures liées à l'expérimentation animale. La taille de l'aiguille permettant l'injection de la luciférine sera adaptée au poids de l'animal afin de réduire le risque de lésion induite par l'aiguille. L'occurence de blessure éventuelle et le risque d'infection au niveau de la zone d'administration de la luciférine seront pris en considération. Pendant l'imagerie, les souris sont anesthésiées afin d'éviter tout stress. De plus, les souris seront placées sur un support chauffant afin d’éviter toute déperdition de chaleur causée par l’anesthésie. Elles seront ensuite suivies dans les heures suivant l'injection. Des visites quotidiennes seront effectuées afin de vérifier le niveau d'inconfort et les signes de douleur des animaux dans la cage (diminution des comportements d'exploration, diminution de la prise de boisson et/ou de nourriture, perte de poids, posture voutée, etc...). Autrement, nous n'attendons pas de signes cliniques péjoratifs lors de la procédure expérimentale, mais nous surveillerons tout de même : la réaction des souris suite à des injections répétées de luciférine, l'aspect des tumeurs, la difficulté des souris à se déplacer à cause d'une gêne occasionnée par la taille et la localisation des tumeurs. En cas de souffrance visible ou de douleur apparente des animaux, un avis vétérinaire sera sollicité pour décider de la continuité ou de l'arrêt de l'expérience.
Choix des espèces
Le modèle de souris a été retenu car c'est le seul pour lequel il est possible de manipuler le niveau d’expression de la MMP11 en employant des souris transgéniques déficientes et surexprimant la MMP11 de manière tissu-spécifique. Ces modèles permettent de répondre directement à notre objectif. A notre connaissance, il n’existe pas d’autre modèle animal plus simple permettant de répondre à la problématique inhérente à ce projet. Les souris utilisées pour ce projet seront âgées de 8 semaines au moment de l’expérimentation de manière à étudier la progression tumorale mammaire dans un organe différencié et fonctionnel.
Utilisation de faibles doses d’IL2 dans un modèle murin d’autisme médié par une MIA
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
275 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit jusqu'à cinq injections sous-cutanées, un prélèvement sanguin et des tests comportementaux nommés, mesure des vocalisations, test d'enfouissement et test des trois chambres, dans un modèle d'autisme induit par activation immunitaire de la mère pendant la gestation. Les souris sont ensuite tuées par dislocation cervicale pour prélever le sang et les organes. Le porteur juge "nécessaire" d'étudier le comportement sur l'animal, les modèles cellulaires ne venant selon lui qu'après la caractérisation comportementale.
Objectifs
Les troubles du spectre autistique (TSA) touchent une personne sur 100. Il s’agit d’un trouble neuro-développemental caractérisé par des anomalies de la communication sociale ainsi que des comportements stéréotypés et des intérêts restreints. Cependant, derrière cette définition générale se trouve un spectre clinique large et hétérogène. Récemment, la piste d’une activation du système immunitaire de la mère durant la grossesse (MIA) a été suspectée par des études épidémiologiques puis confirmée par des modèles animaux. Grâce à une collaboration étroite entre psychiatres et immunologistes, des données cliniques combinées avec des modèles animaux, nous permettrons de mieux comprendre les toubles autistiques des patients. En effet, dans notre projet, nous allons développer des modèles murins d’autisme liés à une MIA afin de mieux comprendre et de caractériser expérimentalement les conséquences de ces modifications neuro-immunologiques in vitro et in vivo. Nous examinerons également le comportement de ces modèles animaux. Nous explorerons donc, sous des angles très divers, les relations entre immunologie et susceptibilité aux troubles du spectre autistique.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont multiples: 1- Permettre une meilleure compréhension des mécanismes pathologiques en lien avec l'immunité dans le champ de l'autisme 2- Identifier des sous-groupes homogènes de patients à l'aide de biomarqueurs diagnostiques 3- Développer une prise en charge thérapeutique spécifique pour ces patients
Procédures
Les animaux seront soumis à: 1- des analyses comportementales (vocalisation (5 minutes), test d'enfouissement (20 minutes), test des 3 chambres (20 minutes). Chaque animal ne sera soumis à chaque test qu'une seule fois. 2- une injection sous-cutanée de produits pharmaceutiques non iatrogènes, répétée au maximum 5 fois et un prélèvement sanguin qui ne sera réalisé qu'une seule fois.
Impact sur les animaux
Dans notre projet, les animaux subissent soit des injections sous-cutanées et un prélévement sanguin, soit des tests comportementaux. Dans le cas des injections sous-cutanées et du prélévement sanguin, une attention particulière sera portée à la surveillance des potentielles infections et/ou signes d'inflammation au niveau des sites d'injection. Par expérience, nous savons que les produits utilisés dans notre projet sur les groupes d'animaux ne présentent aucun effet dommageable sur les souris. Pour réduire au maximum les effets indésirables de nos procédures sur les animaux, les manipulations seront réalisées par du personnel expérimenté et compétent. Cela permettra de diminuer la douleur mais aussi le stress généré aux animaux. Enfin un suivi quotidien des animaux sera réalisé afin de veiller au bon état de santé de ces derniers. L'application de la surveillance des points limites décrits dans chaque procédure sera utilisée pour détecter au plus vite le moindre problème chez les animaux.
Devenir
Euthanasie par dislocation cervicale afin de récuperer le sang et les organes et de réaliser des analyses immunologiques.
Remplacement
Les marqueurs de l’autisme sont comportementaux (anomalies de la communication sociale et comportements stéréotypés). Il est donc nécessaire d’étudier le comportement des modèles afin d’identifier clairement les mécanismes liés aux MIA (activation du système immunitaire de la mère durant la grossesse). Les modèles cellulaires ne pourront être utilisés qu’une fois que les anomalies comportementales auront été caractérisées chez les modèles murins. Par ailleurs, aucun modèle alternatif et aucune approche in vitro satisfaisante n’existe et ne peut être utilisé pour répondre aux questions posées. Seul le modèle animal permet d’évaluer l’efficacité́ des approches thérapeutiques. Nous avons choisi d’utiliser un modèle murin, qui permet de répondre aux questions scientifiques posées et pour lequel nous avons toute l’expertise et les outils nécessaires.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, nous avons calculé le nombre nécessaire en fonction de la puissance nécessaire. Afin de palier à la variabilité inhérente aux tests comportementaux (vocalisation, test d'enfouissement, 3 chambres), il est nécessaire de tester 15 souris par groupe pour obtenir des résulats robustes, dans le respect de la règle des 3R. Pour comparer les différents groupes et utilisant 15 souris par groupes, nous utiliserons donc des tests statistiques adaptés limitant le nombre d'individus.
Raffinement
Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et accès illimté à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie seront controlées et stables. Le cycle d'éclairage sera de 12h/jour. Les animaux seront hebergés ensemble et l'isolement sera limité aux conditions expérimentales décrites. Dans le cas d'isolement, un enrichissement avec du coton et un maison en carton sera apporté et le temps d'isolement sera limité au maximum. Les animaux seront surveillés quotidiennement et un soin particulier sera apporté à la surveillance des points limites des souris isolées (comportements répétitifs, automutilation, perturbation de l'activité motrice).
Choix des espèces
La souris est un modèle important en immunologie et particulièrement dans les modèles de pathologies psychiatriques tels que l'autisme. En effet, la souris est un animal spontannément social et ses comportements normaux commencent à être de mieux en mieux connus, La souris a donc été choisie car elle permet d'analyser les symptômes cores de l'autisme c'est-à-dire (i) les anomalies précoces de la communication par l’évaluation des vocalisations ultrasoniques dès 7 jours de vie, (ii) les comportements répétitifs par le test d'enfouissement et (iii) la perte d'appétence sociale par le tests des 3 chambres. Ces deux dernières évaluations seront réalisées sur des souris adultes entre 7 et 9 semaines de vie.
Rôle d’un récepteur aux signaux de danger dans le développement des mélanomes chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
2 860 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une à trois injections et une greffe de cellules tumorales pour induire un mélanome, la plupart des injections étant faites sans anesthésie, que le porteur juge plus traumatisante que l'acte lui-même. Il décrit comme principal risque l'ulcération de la tumeur, et toutes les souris sont mises à mort en fin d'étude pour des analyses post-mortem. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune alternative n'existe et que ces expériences sont "indispensables" car les interactions in situ ne peuvent être modélisées in vitro.
Objectifs
Notre projet vise à déterminer le rôle précis d’un récepteur de signal de danger dans les réponses immunitaires anti-tumorales dans un modèle de mélanome chez la souris. Pour cela nous utiliserons des modèles de souris conditionnellement déficientes pour ce récepteur et nous leur injecterons des cellules tumorales suivi ou non de transfert adoptif de lymphocytes T protégeant ou attaquant la tumeur et nous étudierons la pousse tumorale, le phénotype des cellules immunitaires recrutées au sein de la tumeur et des ganglions drainants. Enfin nous évaluerons l’influence de traitements immunothérapeutiques dans ces modèles de souris.
Bénéfices attendus
Le cancer est un problème de santé publique majeur, et la 2ème cause de mortalité dans le monde. Récemment, des traitements développés chez la souris visant à lever les phénomènes de tolérance immunitaire contre le cancer ont prouvés leur efficacité chez l’Homme et redonnés un espoir de réduire la mortalité liée à cette maladie. Ces traitements n’ont néanmoins pas encore permis d’éradiquer la maladie. Ce projet permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et d’améliorer les immunothérapies visant à inhiber la tolérance immunitaire aux tumeurs et augmenter l’efficacité des vaccins contre le cancer.
Procédures
Les animaux seront soumis à des Injections sous cutanées, intra péritonéales, intraveineuses. Chaque animal recevra entre 1 et 3 injections selon la procédure: procédure 1 : 1 seule injection sous-cutanée; procédure 2: une injection sous-cutanée et une injection intraveineuse (sur animal anesthésié) 1 à 3 jours plus tard; procédure 3: 1 injection sous-cutanée et 2 injections intrapéritonéales, chacune à 7 jours d'intervalle. Sauf cas indiqué, les procédures ne justifient pas l’utilisation d’anesthésiques. Une procédure de sédation rendrait en effet l’ensemble de la procédure plus traumatisante pour l'animal que la procédure expérimentale elle-même.
Impact sur les animaux
Les procédures de notre projet sont bien établies et réalisées par du personnel expérimenté pour leur réalisation. Les nuisances et effets indésirables possibles ont donc peu de chance de se produire. Etant donné les précautions prises dans l’exécution du projet, les risques comportent principalement l’ulcération de la tumeur chez les animaux porteurs de tumeurs et les éventuelles réactions secondaires (irritations cutanées, diarrhées, poil hirsute, perte de poids) aux traitements immunothérapeutiques. Pour éviter leur apparition, le comportement des animaux sera contrôlé régulièrement (tous les jours par le zootechnicien et 3 fois par semaine par l’expérimentateur). Nous serons vigilants aux changements de comportement et d’aspect des souris et les évalueront au moins 3 fois par semaine à l’aide d’un système de scoring détaillé. L’apparition de nuisance ou d’effet indésirables donnera lieu à une réponse graduée en fonction du score. Parmi les actions à prendre, figurent le traitement des animaux par des analgésiques ou la mise à mort des animaux qui atteidraient un point limite.
Devenir
Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique que l’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de l’étude de façon éthique par des personnes expérimentées.
Remplacement
En termes de remplacement, aucune alternative à l'utilisation d'un modèle murin n'étant disponible pour cette recherche, ces expériences chez la souris sont indispensables car les interactions complexes se déroulant in situ ne peuvent être modélisées in vitro. Mais pour les tests fonctionnels nous remplacerons chaque fois que possible l’utilisation des animaux par des tests in vitro. Il est à noter que parmi les 10 molécules les plus efficaces en cancérologie développées depuis 20 ans, toutes ont été découvertes grâce aux modèles murins. En particulier les découvertes de James Allison et de Tasuku Honjo leur ont valu le Prix Nobel en 2018, signe que l’immunothérapie est un espoir contre le cancer et que les avancées majeures passent par l’étude de modèles animaux.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons établi des procédures expérimentales tenant compte de l'effectif minimal pour atteindre une puissance statistique suffisante. L’utilisation de techniques modernes de phénotypage et les tests in vitro développés par notre équipe permettra également de réduire le nombre de souris utilisées. Des études exploratoires sur un petit nombre de souris seront réalisées pour sélectionner les meilleures stratégies avant d’évaluer leur impact sur un nombre plus important d’animaux. Pour mener à bien le projet sur l'ensemble des lignées, 2860 souris seront étudiées.
Raffinement
Dans un souci de raffinement, nous avons mis en place des points limites précis et un système de score afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligée aux animaux. Les animaux seront contrôlés régulièrement et scorés par du personnel formé et compétent afin de détecter les changements de poids d’aspect et l’apparition de comportements associés à la douleur. En cas de signes précoces d’ulcération tumorale ou de souffrance, les animaux recevront des antidouleurs, et s’ils présentent de l’hypothermie ou des difficultés à se nourrir, ils seront placés dans des cages chauffées ou en présence de nourriture humidifiée respectivement. Ils seront mis à mort si le diamètre tumoral dépasse une valeur seuil ou s’ils perdent une valeur seuil de leur poids. Les souris âgées de 7 à 15 semaines seront hébergées en groupe en accord avec la législation en vigueur avec un nombre maximum de 5 souris par cage dans un environnement enrichi (lanières de papier permettant la nidification) avec un accès illimité à la nourriture et l'eau de boisson au sein d’une animalerie A2 avec surveillance informatique du respect des paramètres environnementaux (température, hygrométrie). Les animaux seront anesthésiés pour la réalisation des procédures les plus stressantes pour l'animal.
Choix des espèces
La souris est un modèle valide en immunologie, en immunologie des tumeurs et particulièrement dans les études visant à mieux décrire une voie de signalisation. L’homme et la souris ont un système immunitaire proche et partagent les mêmes sous-populations de cellules immunitaires. Les modèles mimant le développement tumoral existent et sont très bien caractérisés. Nous pourrons facilement implémenter ces modèles et ainsi minimiser le nombre de souris nécessaires pour notre étude. Par ailleurs, le modèle souris offre l’avantage de pouvoir utiliser des outils immunologiques puissants permettant de suivre les cellules spécifiques d’antigène. Du fait de l’utilisation de ces modèles très spécifiques, le projet tel qu’il est ne pourrait pas être réalisé dans une autre espèce animale. Nous utiliserons des souris adultes de 7 à 15 semaines d’âge, conditions favorables permettant d’obtenir un stade de maturité immunitaire suffisant tout en limitant le temps d’hébergement total.
Etude du rôle de la métalloprotéase matricielle-11 dans la fonction musculaire
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chaque animal subit jusqu'à six interventions, dont une injection intramusculaire de cardiotoxine, une toxine tirée de venin de serpent qui provoque une nécrose du muscle, pour étudier le rôle de la métalloprotéase MMP11 dans la régénération musculaire. Vingt souris sont tuées dès l'étape de présélection après biopsie de la queue, les quatre-vingts autres dix-sept jours après l'injection, pour prélever le muscle. Le porteur affirme que travailler sur "l'organisme entier" est "nécessaire" car le système immunitaire ne peut pas être reproduit in vitro.
Objectifs
Dans ce projet, nous allons étudier le rôle de la métalloprotéase matricielle-11 (MMP11) dans l’homéostasie et la régénération musculaire ainsi que les mécanismes moléculaires impliqués. Nous avons récemment identifié un rôle important de cette enzyme dans la régulation du métabolisme énergétique de l’organisme. Dans des modèles de souris génétiquement modifiées, nous avons montré que l’expression de la MMP11 dans le tissu adipeux est importante puisque son absence se traduit par un surpoids des souris avec une augmentation significative de la taille des adipocytes et une altération du métabolisme du glucose et des lipides conduisant à un diabète de type 2. Des résultats miroirs ont été obtenus lorsque la MMP11 est surexprimée. Des données préliminaires ont montré que les souris invalidées pour le gène de la MMP11 ont une taille de fibres musculaires significativement inférieure à celle des souris sauvages. Des résultats miroirs ont été obtenus lorsque la MMP11 est surexprimée. Nous avons démontré que la diminution du diamètre des fibres était liée à une augmentation de l’expression de la protéine atrogine-1, un marqueur de l’atrophie musculaire. De plus, il existe une augmentation du stress oxydant dans le muscle squelettique des souris qui surexpriment la MMP11. Cette augmentation a déjà été observée dans le tissu adipeux brun de ces souris avec une altération d’une partie des mitochondries. Les muscles squelettiques sont naturellement dotés de défenses antioxydantes qui neutralisent les espèces réactives de l’oxygène (ROS) mais influencent la régénération musculaire à différents niveaux (viabilité et prolifération des cellules satellites, stimulation de l'angiogenèse, etc.).
Bénéfices attendus
Le corps humain est composé de 639 muscles dont 570 striés (autres que les muscles lisses et le muscle cardiaque) qui ont tous des fonctions bien définies dans l'organisme. Ils permettent notamment la posture, la mobilité, la mastication, et la respiration (muscle du diaphragme) entre autres fonctions. Les muscles squelettiques sont dotés d'une capacité de régénération remarquable après une lésion (déchirure, morsure, cytolyse musculaire due à une toxine, etc...). Les mécanismes de cette régénération commencent à être relativement bien élucidés même si beaucoup de travail reste à faire pour arriver à soigner des maladies dégénératives génétiques qui peuvent atteindre nos muscles comme les myopathies (ex. Myopathie de Duchenne). Pour faire avancer les recherches, nous nous intéressons donc à la fonction du gène de la MMP11 dont le rôle dans le muscle n'est pas bien connu. Des données préliminaires ont montré l'impact de la MMP11 sur la fonction musculaire et sur la croissance des fibres musculaires. Par conséquent, nous avons établi un projet de recherche fondamental dont le but est d'étudier également la fonction potentielle de ce gène dans la régénération musculaire. Selon notre hypothèse, les animaux surexprimant la MMP11 présenteront une régénération musculaire plus rapide que les souris contrôles après lésion musculaire alors que les souris MMP11KO auront une régénération musculaire plus lente.
Procédures
Lors de ce projet, les souris seront soumises à un total de 6 interventions réalisées par le manipulateur. 1. Une biopsie de la queue sera réalisée sur les 40 souris K14-MMP11Tg (durée : 5 secondes par souris) pour déterminer par qpcr le niveau d'expression de la MMP11 et ainsi sélectionner les 20 souris avec une expression de la MMP11 qui est la plus forte et surtout la plus homogène possible entre les souris. 2. Le protocole d'administration de cardiotoxine nécessitera d'endormir dans un premier temps les souris grâce à un mélange d'isolflurane et d'oxygène dans une boîte à induction en plexiglas (durée : 1 minute 30 à 2 minutes selon la souris) puis de maintenir cette anesthésie à l'aide d'un masque à anesthésie gazeuse durant la procédure expérimentale (durée : 2 minutes maximum par souris). Ensuite, les souris recevront une injection d'analgésique, le metacam, par voie sous-cutanée pour limiter la douleur liée à l'injection de cardiotoxine (durée : 5 secondes par souris). 3. Les souris seront également rasées au niveau du muscle tibial antérieur sur une surface de 1cm² (durée : environ 15 secondes par patte). 4. Après désinfection du site d'injection, 50µL d'une solution de cardiotoxine à 10µM sera injectée dans le muscle tibial antérieur d'une des deux pattes, et le muscle tibial antérieur controlatéral sera injecté avec le même volume de PBS (durée : environ 10 secondes par patte) . 5. Après le réveil des souris et dans les jours qui suivront, une seconde dose d'analgésique pourra être injectée aux souris en cas d'observation de signes de douleur (durée : 5 secondes). 6. Pour finir, les souris seront mises à mort par dislocation cervicale par une personne habilitée (durée : 5 secondes) ou par inhalation de CO2 (durée : 5 minutes), afin de prélever le muscle tibial antérieur.
Impact sur les animaux
La cardiotoxine est une toxine cytolytique obtenue à partir du venin de serpent et qui lorsqu’injectée dans le muscle produit une dépolarisation suivie d’une nécrose myofibrillaire aboutissant à une dégénérescence musculaire suivie d’une régénération au bout de 15 jours après lésion. Un défaut de régénération du muscle est caractérisée par l’accumulation anormale de cellules mononuclées dans l’espace interstitiel qui persiste au-delà de 15 jours après induction de la lésion. Suite au traitement à la cardiotoxine, une attention particulière sera donc accordée à la démarche de la souris afin de s’assurer qu’elle ne présente pas de difficultés à se déplacer (boitement, inactivité…). La zone d'injection de la cardiotoxine sera également analysée pour éliminer tout risque d'infection (pas d'inflammation, pas de pus).
Devenir
Lors de l'étape de présélection des souris, après avoir vérifié le niveau d'expression de la MMP11 dans 40 souris K14-MMP11Tg par qpcr, les 20 souris qui ont l'expression de la MMP11 la plus faible et la plus hétérogène par rapport aux autres souris seront sacrifiées. Les 80 animaux utilisées pour la partie expérimentale seront ensuite sacrifiés au terme des 17 jours suivant l'injection de cardiotoxine, afin de prélever et d'étudier le muscle tibial antérieur. Aucun animal sera donc maintenu en vie au terme de ce projet.
Remplacement
L'utilisation de modèles animaux est nécessaire pour mimer le plus fidèlement possible la dégénérescence et/ou la régénération fibrillaire, et observer les effets sur l'organisme entier, notamment du fait de la présence du système immunitaire qu'il est impossible de récapituler in vitro. C'est pourquoi nous avons choisi de travailler sur la souris, animal pour lequel le processus de régénération musculaire est semblable à celui de l'Homme et pour lequel nous disposons de tous les outils moléculaires nécessaires pour mener à bien cette étude. De plus, les modèles de souris génétiquement modifiées dont nous avons besoin ont été utilisés pour d'autres études et sont donc déjà disponibles au laboratoire.
Réduction
Des données préliminaires ont déjà montré que la MMP11 avait un impact sur le diamètre des fibres musculaires, cela permet donc la réduction du nombre d’animaux utilisés au strict minimum, afin d'étudier l’impact de la MMP11 dans la régénération musculaire après une atteinte musculaire induite par la cardiotoxine. De plus, d'après l'expérience d'une équipe de notre institut (étude de la régénération musculaire après injection de cardiotoxine dans le muscle TA), il a été déterminé que 10 souris par paramètre à analyser était un nombre optimal pour assurer la puissance statistique tout en réduisant le nombre d'animaux au strict minimum. Ce nombre est d'autant plus optimisé, que le facteur de variabilité est retiré avant le début du protocole. En effet, les souris qui surexpriment la MMP11 (K14-MMP11Tg) présentent une hétérogénéité d'expression de la MMP11, ce qui constitue un facteur de variabilité impactant les résultats obtenus. Ainsi, une biopsie (queue) sera réalisée sur 40 souris K14-MMP11Tg pour déterminer par qpcr le niveau d'expression de la MMP11 et ainsi sélectionner les 20 souris avec une expression de la MMP11 qui est la plus forte et surtout la plus homogène possible entre les souris. Pour chaque souris, une patte est injectée avec le composé induisant un dommage musculaire et la patte controlatérale est systématiquement injectée avec le même volume de PBS (véhicule) pour servir de contrôle. Au lieu d'injecter un lot de souris avec le composé induisant un dommage musculaire et un autre lot témoin avec du PBS, l'utilisation systématique de la patte controlatérale en tant que contrôle permet ainsi de réduire de moitié le nombre d'animaux requis. En revanche, la blessure induite par la cardiotoxine étant très localisée, chaque souris ne sera utilisée que pour un type d'analyse (ARN ou histologie). Vu que nous travaillons avec des lots de 10 souris seulement par paramètre à analyser, nous utilisons soit un test paramétrique (test de student) ou un test non paramétrique (Mann-Whitney) de comparaison entre deux groupes (souris contrôles et mutantes) avec le logiciel PRISM qui s'appliquent aux petits échantillons (n
Raffinement
Les animaux seront placés dans des cages leur assurant un bien-être avec de la sciure de bois comme litière. Celle-ci est remplacée de manière hebdomadaire pour une hygiène optimale. Le stress est diminué au maximum en hébergeant les souris dans des cages transparentes permettant la visualisation des autres souris et en les habituant à la vue de l'opérateur expérimental qualifié pour les procédures liées à l'expérimentation animale. L'utilisation d'analgésique permettra de limiter la douleur de la lésion musculaire déclenchée par l’injection de cardiotoxine. La taille de l'aiguille permettant l'injection du produit sera adaptée au poids de l'animal afin de réduire le risque de lésion induite par l'aiguille. Les souris seront placées sur un support chauffant afin d’éviter toute déperdition de chaleur causée par l’anesthésie. Elles seront ensuite suivies dans les heures suivant l'injection. Des visites quotidiennes seront effectuées afin de vérifier le niveau d'inconfort et les signes de douleur des animaux dans la cage (diminution des comportements d'exploration, diminution de la prise de boisson et/ou de nourriture, perte de poids, posture voutée, etc...). Ainsi, l'occurence de blessure éventuelle et le risque d'infection au niveau de la zone d'administration du composé induisant un dommage musculaire seront pris en considération. Etant donné que le projet cible les muscles squelettiques, la démarche de la souris sera examinée afin de s'assurer qu'elle ne présente pas de difficultés à se déplacer. En cas de souffrance visible ou de douleur apparente des animaux, un avis vétérinaire sera sollicité pour décider de la continuité ou de l'arrêt de l'expérience.
Choix des espèces
Le modèle de souris a été retenu car c'est le seul pour lequel il est possible de manipuler le niveau d’expression de la MMP11 en employant des souris transgéniques déficientes et surexprimant la MMP11 de manière tissu-spécifique. Ces modèles permettent de répondre directement à notre objectif. A notre connaissance, il n’existe pas un autre modèle animal plus simple permettant de répondre à la problématique inhérente à ce projet. Les souris utilisées pour ce projet seront âgées de 10 semaines au moment de l’expérimentation de manière à étudier la régénération musculaire sur un organe différencié et fonctionnel.
Caractérisation d’un nouveau modèle de l’Ataxie de Friedreich et mise en application d’une approche de thérapie génique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, hors animaux reproducteurs et de maintien de la lignée. Porteuses d'une mutation reproduisant l'ataxie de Friedreich, les homozygotes développent une ataxie vers trois mois et sont suivies par des tests comportementaux réguliers et des électromyogrammes, avant l'injection d'un vecteur de thérapie génique et une mise à mort à neuf mois pour analyses. Le porteur qualifie ces tests de comportement d'"indolores et sans stress" pour l'animal. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet d'évaluer cette approche et qu'une validation in vivo est "indispensable".
Objectifs
L’ataxie de Freidreich (AF) est une maladie génétique rare qui se caractérise par une maladie neurologique avec une dégradation progressive des fonctions motrices et sensorielles qui conduit à une perte des mouvements volontaires. La maladie est dû a une perte de frataxine, une protéine essentielle pour le bon fonctionnement des neurones. Les approches thérapeutiques pharmacologiques développées ciblant principalement les effets secondaires sont à ce jour faiblement efficaces et l’AF reste une maladie incurable. Une approche de thérapie génique permettant de restaurer les taux physiologiques de frataxine est en cours de développement. Un nouveau modèle murin avec une mutation ponctuelle dans la frataxine a été généré, afin de mimer les effets d’une mutation ponctuelle identifiée chez certains patients. Ce modèle est en cours de caractérisation, mais nous savons que ce modèle développe un phénotype neurologique progressif entre 3 et 9 mois, similaire à la maladie humaine. Ce modèle murin nous permettra donc de comprendre les états précoces de la maladie, et de développer une approche préclinique de thérapie génique. Le projet a 2 axes : 1) caractériser le phénotype neurologique du modèle au cours du temps, notamment au cours des trois premiers mois et 2) appliquer et optimiser un protocole de thérapie génique avec un vecteur permettant d’exprimer la frataxine à des niveaux proches de l’endogène.
Bénéfices attendus
Il y a plusieurs bénéfices attendus de ce projet. Le premier sera de valider ce nouveau modèle qui présente des faibles taux de frataxine de façon ubiquitaire et une mutation retrouvée chez l’Homme. Ce modèle pourra être utiliser pour continuer à comprendre la pathophysiologie de la maladie afin de développer des nouvelles approches thérapeutiques. Le deuxième bénéfice sera de continuer à développer au niveau préclinique une approche de thérapie génique.
Procédures
A partir de la naissance les animaux seront observés 2x /semaine (pour surveiller leur poids et taille). Des tests de comportement indolores et sans stress pour l’animal, effectués par le même expérimentateur, nous permettront d’identifier avec précision les défauts locomoteurs et de suivre l’évolution du phénotype. Les tests seront utilisés en conformité avec la littérature et les procédures établies au laboratoire. Ces tests seront effectués tous les 15 jours jusqu’à 12 semaines, et ensuite 1 fois par mois jusqu’à l’âge de 9 mois. Des mesures d’électrophysiologie par électromyogramme (EMG) seront effectués afin de mesurer la réponse proprioceptive des animaux et de corréler ses résultats aux données comportementales à 2 et 3 mois, puis 1 fois tous les 2 mois. A 9 mois, les souris seront mises à mort et les tissus d’intérêt seront prélevés pour des analyses biochimiques et histopathologiques. (Procédure 1) Une deuxième cohorte de souris sera générée pour le prélèvement de tissus pour une caractérisation biochimique et histopathologique, à différents temps (naissance, 7 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois et 6 mois), ce qui correspond à différentes phases clés dans la progression de la maladie. Le point de 9 mois sera obtenu à partir de la cohorte de la procédure 1. (Procédure 2) Enfin deux autres cohortes seront générées pour évaluer une approche de thérapie génique, d’abord en pré-symptomatique puis en postsymptomatique. Après injection intraveineuse du vecteur médicament (vecteur exprimant la frataxine) soit avant symptômes (Procédures 3) ou après l’apparition des symptômes (Procédure 4), des tests de comportements ainsi que des mesures d’électrophysiologie seront effectués comme en procédure 1 pour évaluer l’effet thérapeutique. A 9 mois, les souris seront mises à mort pour prélèvement de tissus pour des analyses.
Impact sur les animaux
Les lignées utilisées pour l'élevage sont maintenues à l’état hétérozygote, portant un seul allèle muté et un allèle sauvage. Elles n'ont pas de phénotype dommageable et ne nécessitent donc pas de surveillance particulière. Seuls les animaux homozygotes pour la mutation du gène de la frataxine issues des croisements entre deux souris hétérozygotes ont une réduction de la taille globale et développent des symptômes d’ataxie vers le 3ème mois, aspect qui nécessite d’être affiné. De la nourriture gélifiée sera proposée aux animaux dès l’apparition des signes de la maladie, détectés par les tests de comportement que nous effectuerons.
Devenir
Pour des analyses biochimiques et histologiques une mise à mort est nécessaire en fin de procédure en respectant les points limites et la progression de la maladie.
Remplacement
Ce projet vise à optimiser une approche de thérapie génique pour l’ataxie de Friedreich afin d’améliorer la vie des patients et de ralentir la progression de la maladie, voire la stopper de façon pérenne sans induire des effets secondaires invalidants. Tous les outils moléculaires utilisés ont été testés dans des cellules en culture mais il est indispensable de réaliser une validation in vivo sur un modèle murin de la maladie. Ce modèle est le premier modèle qui reproduit génétiquement une mutation ponctuelle retrouvée chez l’homme.
Réduction
Il est estimé que le projet mobilisera sur 5 ans un maximum de 720 animaux hors animaux reproducteurs et maintien de la lignée. Toutes les procédures sont conçues pour diminuer le nombre d’animaux utilisés, tout en tenant en compte du nombre minimum nécessaire pour pouvoir appliquer les tests statistiques adaptés. Les travaux de notre équipe et les données préliminaires de nos collaborateurs nous permettent d’estimer le nombre de souris pour avoir une valeur statistique suffisante (20 souris par condition pour les tests de comportement et 10 souris par condition pour les analyses biochimiques et histologiques). Autant que possible, les mêmes animaux seront utilisés pour réaliser les analyses fonctionnelles, histologiques, moléculaires et biochimiques. Si aucun phénotype moléculaire/histologique n'est observé à 6 semaines, les cohortes prévues pour les points plus précoces ne seront pas générés. En l’absence de différence entre les mâles et les femelles, les données seront combinées afin de diminuer de moitié l’effectif.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement et leur poids et taille seront mesurés 2x / semaine. Dès les premiers signes cliniques (défauts à la locomotion ou perte de poids), de la nourriture gélifiée sera mise à leur disposition dans la cage. Des points limites prédictifs sont déjà établies et validés par la communauté scientifique avec un « scoring » adapté aux modèles d’ataxie.
Choix des espèces
Il n’existe à ce jour pas de méthodes alternatives pour évaluer la pertinence d’une approche de thérapie génique pour le traitement de l'Ataxie de Friedreich, notamment de la composante neurologique de la maladie. Il est alors nécessaire d’utiliser un modèle animal pour comprendre et proposer des approches thérapeutiques de la pathologie. La frataxine humaine sauvage est capable de compenser l’absence de frataxine murine endogène dans des modèles cellulaires et murins. Malgré l’existence de modèles cellulaires, une étude chez l’animal est indispensable pour déterminer la pertinence de cette approche de thérapie génique et afin d’établir une preuve de concept et l’innocuité de cette stratégie. Cette étape préliminaire est cruciale avant de pouvoir considérer une application chez l’Homme. Les études aux stades post-nataux débuteront à la naissance et se termineront à 9 mois au plus tard, et avant d’atteindre les points limites fixés dans cette étude. Nos collaborateurs ont déjà établi que les animaux avaient un phénotype à 3 mois, mais n’ont pas testé les stades avant.