Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent.
Ce que décrit ce projet, résumé par l'OXA

1332 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dont 1188 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections déclenchant une inflammation, dont un modèle sévère au LPS qui altère fortement leur état général et peut entraîner la mort, la survie étant mesurée. Un modèle de maladie auto-inflammatoire porte sur des nouveau-nés dont l’espérance de vie ne dépasse pas quatorze jours. Le porteur affirme vouloir vérifier in vivo un mécanisme observé sur cellules et décrit le modèle murin comme déjà validé.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

NTS-FR-140668v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système immunitaire · Troubles immunitaires ·
Mots-clés
Maladies inflammatoires et autoinflammatoires, Syndrôme associé à la cryopyrine (CAPS), Inflammasome NLRP3, canaux ioniques mécano sensibles PIEZO 1 et 2, canaux potassiques KCNN4
Souris : 1332

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’inflammation est la première réaction du système immunitaire à une agression externe (infection, traumatisme, brulure, etc…) ou interne (cellules cancéreuses) . C’est un processus universel qui concerne tous les tissus faisant intervenir l’immunité innée. L’inflammation est un processus de défense généralement bénéfique mais qui peut devenir délétère lorsqu’elle est dérégulée. Dans des maladies telles silicose, arthrite goutteuse, diabète de type 2, athérosclérose, maladie d’Alzheimer ou sepsis. ). Il existe également des pathologies génétiques spécifiques de l’inflammation appelées syndrome périodique associé à la cryopyrine (CAPS) dans lesquelles une mutation sur un gène entraine une dérégulation de l’inflammation. Ces maladies sont des maladies dites autoinflammatoires qui sont caractérisées par de l’urticaire, des atteintes oculaires, articulaires et neurologiques et qui peuvent engendrer de l’amylose (accumulation de protéines dans les organes). La cause de ces maladies est la mutation d’un gène codant pour une protéine clé dans le processus d’inflammation qui est appelée inflammasome. Cette mutation entraine un gain de fonction pour l’inflammasome dont la conséquence est une dérégulation de l’inflammation. Sur des cellules immunitaires en culture nous avons observé qu’en activant un type de protéines membranaires sensibles à la pression mécanique, nous les rendions plus sensibles aux stimuli déclenchant l’inflammation. Par ailleurs, toujours sur des cellules en culture mais porteuses d’une mutation de l’inflammasome analogue à celle retrouvée chez des patients atteints de CAPS, nous avons observé que la seule activation de ces protéines membranaires suffit à déclencher l’inflammation. Nous voulons maintenant confirmer ces observations dans un modèle murin in vivo afin de vérifier leur validité dans un contexte physiologique. Dans ce but, nous utiliserons une approche pharmacologique en administrant un activateur ou un inhibiteur de nos protéines d’intérêt sur des souris qui seront soumises à un modèle d’inflammation induite. Nous testerons également une approche génétique en générant des souris porteuses d’une mutation qui récapitule une maladie autoinflammatoire afin d’observer si le ciblage de nos protéines d’intérêt peut réduire l’intensité de l’autoinflammation.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’industrie pharmaceutique fournit des efforts importants pour le traitement des maladies inflammatoires (silicose, arthrite goutteuse, diabète de type 2, athérosclérose, maladie d’Alzheimer ou le sepsis) et autoinflammatoires (Syndrome périodique associé à la cryopyrine – CAPS) médiées par un type particulier d’inflammasome. Lors de nos observations in vitro, nous avons montré sur des cellules immunitaires en culture, que des protéines membranaires sensibles à la pression mécanique jouent un rôle dans l’inflammation médiée par un type particulier d’inflammasome. Si nous confirmons cette découverte in vivo sur un modèle murin, alors ces protéines membranaires constitueront une nouvelle cible thérapeutique à explorer pour les maladies inflammatoires et autoinflammatoires.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

– Pour l’activation pharmacologique des protéines d’intérêt : au jour 1, les souris subiront une injection intrapéritonéale (IP) de l’activateur et une injection sous cutanée (SC) d’un antalgique puis, 1h après, une injection IP d’un facteur induisant une inflammation. L’injection d’antalgique est répétée toutes les 6h pendant la durée de l’observation (5j maximum) (252 souris). – Pour l’inhibition pharmacologique des protéines d’intérêt : les souris subiront, au jour 1, une injection IP d’un inhibiteur et une injection SC d’un antalgique puis, 1h après, l’injection d’un facteur induisant une inflammation. L’injection de l’inhibiteur est répétée 1x/jour pendant les 5 jours d’observation. L’injection SC de l’antalgique est répétée toutes les 6h pendant la durée d’observation (5 jours). La durée des injections n’excède pas 5 secondes (504 souris). Pour suivre les événements précoces de l’inflammation, nous avons prévus des cohortes qui subiront un prélèvement sanguin à la veine temporo-mandibulaire aux temps 3h ou 6h après induction de l’inflammation. La durée du prélèvement n’excède pas 15 secondes (504 souris). – Pour le modèle génétique de maladie autoinflammatoire : nous générerons des nouveaux nés qui subiront une injection IP d’un inhibiteur et une injection IP d’antalgique (si nécessaire) par jour pendant les 14 jours d’observation. La durée des injections n’excède pas 5 secondes (324 souris). – Pour le modèle génétique de maladie autoinflammatoire invalidé pour les protéines d’intérêt : nous générerons des nouveaux nés qui recevront une injection IP d’antalgique par jour. L’injection n’excède pas 5 secondes (108 souris)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Nous déclarons dans ce projet 2 modèles d’inflammation induite : – L’induction d’une péritonite : Dans ce modèle d’inflammation modéré, une inflammation localisée au niveau du péritoine (péritonite) apparaitra après l’injection d’une suspension de cristaux d’acide urique. Les souris sont mises à mort 6h après l’induction de l’inflammation pour analyse des marqueurs de l’inflammation. – Induction d’une inflammation systémique aigüe : un composant de la paroi de bactéries est injecté dans le péritoine et entrainera une inflammation systémique C’est un modèle d’inflammation sévère qui altère fortement l’état général des animaux pouvant aller jusqu’à la mort. La survie des souris sera mesurée pendant 5 jours après l’induction. Nous déclarons aussi la génération de souris modèles d’une maladie autoinflammatoire : les nouveaux nés portant une mutation sur un gène qui joue un rôle clé dans l’inflammation présenteront un syndrome inflammatoire important qui se traduit par une rougeur de la peau, un érythème, une inflammation des organes et un fort retard de croissance. L’espérance de vie de ces animaux ne dépasse pas 14 jours.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

A l’issue des procédures tous les animaux seront mis à mort : – induction d’une inflammation modérée : tous les animaux seront mis à mort pour analyses post mortem. – induction d’une inflammation sévère : Une partie des animaux est dédiée pour analyse post mortem à des temps précis après l’induction de l’inflammation. Une autre partie est dédiée pour les mesures de survie. Parmi ces animaux certains décèderont du fait de l’inflammation induite. Les survivants ne seront pas réutilisés et mis à mort. – Modèle de maladie autoinflammatoire : l’espérance de vie des nouveaux nés ne dépasse pas 14 jours. Les survivants ne seront pas réutilisés et seront mis à mort.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Nous avons observé sur des cellules immunitaires en culture qu’en agissant sur un type de protéines membranaires mécano-sensibles on peut moduler le processus inflammatoire qui est pourtant médié par un autre type de protéines dans ces cellules. Nous voulons maintenant vérifier que ce mécanisme observé in vitro, sur un type cellulaire isolé, est toujours présent in vivo à l’échelle d’un organisme ou de nombreux types cellulaires interagissent. Le modèle murin constitue un modèle déjà validé dans le domaine des recherches sur l’inflammation. Par ailleurs des lignées de souris génétiquement modifiées qui récapitulent les maladies autoinflammatoires sont disponibles et validés.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Ce projet nécessitera un total de 1332 souris Nous avons prévu dans ce projet une approche pharmacologique et une approche génétique. Pour l’approche pharmacologique, des souris seront traitées par différents composés puis soumises à un modèle d’inflammation induite. Nous avons prévu deux modèles d’inflammation : Le premier est un modèle d’inflammation modéré (péritonite induite) dans lequel 18 souris par groupe seront nécessaires pour comparer statistiquement les niveaux des cytokines inflammatoires entre les groupes. Le deuxième modèle est un modèle d’inflammation sévère dans lequel 18 souris par groupe seront nécessaires pour pouvoir comparer statistiquement la mortalité entre les groupes. Dans ce modèle nous comparerons aussi, à 2 temps différents après l’induction, les niveaux sanguins des cytokines inflammatoires. Pour que la comparaison soit statistiquement fiable, les groupes seront composés de 18 souris. Par souci de réduction, si le modèle modéré nous permet de répondre à nos questions pour l’approche pharmacologique alors nous ne testerons pas le modèle sévère, évitant ainsi l’utilisation de 864 animaux Pour l’approche génétique, nous générerons dans un 1er temps, des souris invalidées pour nos protéines d’intérêt. Ces animaux seront soumis à un des 2 modèles d’inflammation décrits plus haut. Si le modèle modéré nous permet de répondre à nos questions, alors nous ne testerons pas le modèle sévère, évitant ainsi l’utilisation de 216 animaux. Dans un 2ième temps, toujours pour l’approche génétique, nous générerons des nouveaux nés présentant une maladie autoinflammatoire, traités ou non par un inhibiteur de nos protéines d’intérêt, ainsi que des nouveaux nés présentant la maladie autoinflammatoire dans lesquels nos protéines d’intérêt sont invalidées ou non. Pour que la comparaison de la mortalité entre les groupes soit staistiquement fiable, ils devront être composés de 18 animaux. Par ailleurs, les marqueurs sanguins de l’inflammation seront comparés entre les groupes à 2 âges différents. Ici encore, pour une comparaison statistique fiable, les groupes seront composés de 18 individus.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Pour l’approche pharmacologique, les animaux seront soumis à des modèles d’inflammation induites dont un induit une inflammation sévère. Afin de limiter autant que possible leur souffrance, des traitements antalgiques puissants (analogue de morphine) seront administrés préventivement et curativement aux animaux testés. Pour les mesures de survie, des points limites sont fixés en fonction de l’état général des animaux. Au-delà des point limites, l’état de l’animal sera considéré irréversible et il sera euthanasié. Nous avons prévu pour cette approche 2 modèles d’inflammation induite : un modèle modéré (induction par cristaux de MSU) et un sévère (induction au LPS). Si le modèle d’inflammation modérée nous permet de répondre à nos questions, alors nous ne testerons pas le modèle d’inflammation sévère. Pour l’approche génétique qui consiste en la génération de nouveaux nés présentant une maladie autoinflammatoire, nous avons établi une grille d’évaluation spécifique pour les nouveaux nés. Cette grille permettra d’établir un score en fonction des différents paramètres observés. Les nouveaux nés seront observés quotidiennement et, en fonction du score, différentes actions seront réalisées (réchauffage de la cage, réhydratation en injectant du NaCl 0.9%, traitement avec un analogue de morphine). Ce scorage spécifique nous servira également à déterminer le point limite au-delà duquel les nouveaux nés seront mis à mort. Par ailleurs, une attention particulière sera portée à la manipulation des souriceaux : passage dans la litière sale avant remise en contact avec la mère, matériel de nidification placé dans la cage, volumes injectés et aiguilles adaptés aux souriceaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

La souris est un modèle animal déjà validé dans le domaine de l’inflammation Par ailleurs, plusieurs lignées génétiquement modifiées sont disponibles : lignées de souris invalidées pour nos protéines d’intérêt et lignées de souris modèle d’une maladie autoinflammatoire (animaux exprimant une mutation analogue à celle retrouvée chez les patients). Pour les modèles d’inflammation induite les souris seront utilisées au stade adulte (à partir de 8 semaines). À ce stade, le système immunitaire est complètement développé. Si les souris sont trop jeunes, le système immunitaire ne sera pas mature. Si les souris sont trop âgées, le système immunitaire ne sera plus assez efficace. Pour les souris modèles d’une maladie autoinflammatoire les animaux seront utilisés dès la naissance.