Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent.
Ce que décrit ce projet, résumé par l'OXA

656 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, 564 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 92 léger. On leur induit un cancer sous-cutané ou colorectal par un agent cancérigène, ce dernier provoquant une inflammation intestinale avec perte de poids et diarrhée sanglante, pour tester une souche de lactobacille administrée par voie nasale ou orale. Le porteur indique viser un complément probiotique anticancéreux d’abord pour les chiens et les chats, puis un possible dépôt de brevet et une mise sur le marché. Il affirme qu’il n’existe pas d’alternative fiable à ce stade, les cultures cellulaires ne reproduisant pas les communications entre organes.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

NTS-FR-831064v1
Types de recherche
· Maladies animales · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Probiotique, Cancer, Santé animale
Souris : 656

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le projet a comme objectif d’étudier des alternatives thérapeutiques contre le cancer pour les animaux de compagnie et basées sur une souche bactérienne particulière en les testant d’abord chez la souris. Aujourd’hui, le cancer chez les animaux de compagnie (principalement chiens et chats) est diagnostiqué plus précocement. Le cancer représente 27% de cause de mortalité chez eux, quel que soit l’âge, et la première cause de décès (avec près de 45%) chez les chiens de plus de 10 ans. Les propriétaires demandent souvent une qualité de soins proche de celle utilisée en santé humaine pour leurs animaux. Il existe donc une demande de plus en plus importante pour une prise en charge anticancéreuse et elle va probablement augmenter à l’avenir. Malheureusement, les traitements actuellement disponibles pour lutter contre le cancer chez le chien (curatif ou palliatif) demeurent insuffisants. Les thérapies par chimiothérapie présentent des limites telles que leurs coûts, les effets secondaires et la nécessité d’une hospitalisation de l’animal en clinique spécialisée. Le développement de nouvelles thérapies anticancéreuses plus accessibles et non invasives semble ainsi nécessaire. Actuellement, il y a un manque en produits alternatifs en cancérologie vétérinaire malgré la forte demande (insatisfaite) vis-à-vis de produits naturels. Des approches dites « non conventionnelles » telles que la phytothérapie, la mycothérapie, l’homéopathie, etc. représentent des stratégies alternatives et/ou complémentaires. Les probiotiques représentent une option intéressante pour traiter et prévenir le cancer chez le chien. En effet, des études récentes ont montré que la consommation de probiotiques peut avoir un rôle préventif et/ou protecteur dans le développement de différents types de cancer chez l’homme. En outre, une étude récente a signalé les potentiels effets bénéfiques de probiotiques sur certains symptômes gastro-intestinaux chez des chiens atteints de lymphome et soumis à une chimiothérapie. Cependant, à ce jour, aucune autorisation de mise sur le marché n’a encore été accordée à un probiotique pour la prévention ou le traitement du cancer chez le chien. Les perspectives à moyen terme seraient de développer un complément alimentaire et probiotique pour prévenir et traiter certaines formes de cancer chez le chien, et à plus long terme et si les résultats sont positifs, de proposer un tel complément chez l’homme.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Nous attendons de ce projet qu’il fasse progresser nos connaissances scientifiques sur les biothérapies à base de probiotiques contre le développement du cancer chez les animaux de compagnie et chez l’humain. En se basant sur nos résultats validés in vitro et en complément des essais in ovo (en cours chez l’embryon de poulet), ces expérimentations animales sur les différents modèles souris nous permettront de valider l’effet bénéfique d’une souche bactérienne particulière in vivo. S’ils sont positifs, nous envisageons par la suite un dépôt de brevet portant sur la caractérisation de l’effet anti-cancer de cette souche chez le chien. Actuellement, des discussions avec des partenaires privés sont aussi en cours et les expérimentations animales faisant l’objet de cette demande d’autorisation nous serviront à décider si une demande d’Autorisation de Mise sur le Marché est envisageable à l’avenir.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Dans ce projet nous utiliserons des souris et deux modèles de maladies cancéreuses : un modèle de cancer sous cutané pour évaluer un effet bénéfique à distance de la souche bactérienne qui sera donnée par voie intra-nasale et un modèle de cancer colo-rectal où la bactérie sera donnée par voie orale. Pour le modèle d’induction de tumeur sous-cutanée / test d’un effet bénéfique à distance (systémique) : Chaque animal recevra sous anesthésie (anesthésie faite par injection dans l’abdomen sur animal vigile, environ 15 secondes de manipulation de l’animal) 3 administrations intra-nasale des produits à évaluer (10µl de liquide) espacées de 2 semaines et une administration sous-cutanée de cellules tumorales, qui génèreront une tumeur par la suite au site d’injection. Chaque animal sera placé quelques minutes toutes les deux semaines en pot transparent afin de récolter des déjections. Chaque animal sera pesé régulièrement (au moins une fois par semaine, environ 15 secondes de manipulation de l’animal). La taille des tumeurs sera mesurée pour chaque animal chaque semaine avec un pied à coulisse électronique (environ 30 secondes de manipulation de l’animal). En fin d’essai, un prélèvement sanguin sur animal vigile (environ 30 secondes de manipulation de l’animal) est effectué avant la mise à mort et la collecte d’organes. Pour le modèle d’induction de tumeurs colo-rectales / test d’un effet bénéfique local : Chaque animal recevra une administration orale par gavage quotidienne des produits à évaluer pendant toute la durée de l’expérimentation, soit un total de 58 administrations (animal vigile). Chacune de ces administrations est réalisée rapidement (environ 15 secondes de manipulation par animal). Chaque animal recevra une injection dans l’abdomen d’un agent cancerigène (animal vigile) une fois (environ 15 secondes de manipulation par animal). Chaque animal sera placé quelques minutes par jour en pot transparent afin de récolter des déjections. Chaque animal sera pesé quotidiennement (environ 15 secondes de manipulation par animal) et évalué sur un ensemble de paramètres d’état général par des observations. En fin d’essai, un prélèvement sanguin sur animal vigile (environ 30 secondes de manipulation de l’animal) est effectué avant la mise à mort et la collecte d’organes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

En ce qui concerne le modèle d’induction de tumeur sous-cutanée : Suite à l’injection des cellules tumorales, les souris développeront une tumeur localisée au site d’injection, non douloureuse. Dans certains cas, il peut y avoir formation d’une plaie susceptible de s’infecter. Le modèle d’induction de cancer colorectal déclenche dans un premier temps une inflammation intestinale qui entraine une perte de poids modérée pour une souris (10-15%) et une modification de la consistance des déjections pouvant aller jusqu’à une diarrhée accompagnée de saignements. Cette inflammation reviendra de manière cyclique et sera suivie de périodes de récupération qui permettent la disparition presque complète de ces symptômes. En fin de protocole, il y a apparition d’une ou plusieurs tumeur(s) de taille proche de 2mm3 au niveau du côlon.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le prélèvement des différents organes est incompatible avec la survie de l’animal

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Nous avons effectué de nombreux essais in vitro et in ovo (dans des œufs de poule) avant d’envisager une confirmation dans deux modèles souris pour valider ces résultats et passer aux étapes suivantes de caractérisation du produit d’intérêt (une souche de bactérie probiotiques). A notre connaissance, il n’existe pas d’alternatives fiables à l’utilisation des animaux à ce stade. De telles expériences ne peuvent être réalisées sur des cultures cellulaires qui ne permettent pas de reconstituer les communications entre les différents organes. De plus, les paramètres inflammatoires et cancéreux tels que la modification de la consistance des fèces, la perte de poids, le développement des tumeurs coliques ou cutanées ne peuvent pour le moment être quantifiés que sur l’animal.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Comme mentionné précédemment, les microorganismes à tester sont issus d’un programme de sélection in vitro au préalable. Ce programme est par ailleurs complété par des essais in vivo sur des embryons de poulet. A partir d’une collection contenant près d’une quinzaine de souches de microorganismes, ces essais ont permis d’identifier une souche de bactérie particulièrement intéressante. Nous avons donc retenu une approche permettant de limiter les tests in vivo à la meilleure candidate que nous avons pu identifier jusque là. Par ailleurs, nous utilisons toujours une approche statistique pour déterminer la taille de nos groupes en fonction de l’intensité des effets que nous souhaitons mettre en évidence et des données déjà disponibles. Nous effectuerons des tests statistiques adaptés pour évaluer les performances de la souche bactérienne en comparaison des groupes témoins.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Tout au long des procédures expérimentales, les animaux sont observés et pesés régulièrement : suivi hebdomadaire pour le modèle d’induction de tumeur sous-cutanée et suivi quotidien pour le modèle de cancer colo-rectal. De plus, pour le modèle de cancer colo-rectal, un score clinique quotidien est réalisé. Toutes ces mesures représentent une surveillance accrue nécessaire lors de ces phases expérimentales. Par ailleurs, les animaux sont hébergés à plusieurs (4 ou 5) afin de ne pas exposer ces animaux sociaux à un stress lié à l’isolement. Les quelques fois où les animaux sont séparés ne représentent qu’un temps très faible (5-10 minutes, environ une fois par semaine, pour les collectes de fécès des animaux de la procédure 1 et quotidiennement pour les animaux de la procédure 2). Des anesthésies sont prévues lors des phases qui pourraient être stressantes/douloureuses pour l’animal vigile (administrations intra-nasales ou injection sous-cutanées des cellules tumorales pour l’induction de la tumeur sous-cutanée). Nous veillons toujours à ce que les durées d’anesthésie soient limitées au minimum nécessaire (30-45 minutes environ). Nous incluons des enrichissements dans les cages : cellulose à dechiqueter et permettant la création de nids, bâtons à ronger et maisonnettes en carton (sans encre). Le matériel que nous utilisons (sonde de gavage) est adapté à nos animaux. Les sondes de gavages sont en plastique souple et fin (diamètre externe voisin du millimètre), à bords arrondis et de taille adaptée (4cm) pour empêcher les blessures et réduire l’inconfort. Enfin, des points limites sont définis afin de réduire au maximum la douleur ressentie par les animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

La souris est une espèce de référence en nutrition, toxicologie, cancérologie et immunologie; disciplines au carrefour desquelles la thématique du laboratoire nous positionne. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies cancéreuses et inflammatoires humaines. Elle est également pertinente pour envisager une approche vétérinaire pour les animaux de compagnie. Les animaux sont utilisés à un âge de 8 semaines (adultes). Cet âge est régulièrement utilisé par d’autres laboratoires. Cet âge constitue donc un point d’ancrage pour les comparaisons avec les données disponibles dans la littérature.