Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, la moitié d’entre elles passant dix-huit mois sous régime gras avant d’être transportées vers un second établissement pour y subir jusqu’à six tests de comportement. Dans le premier site, elles sont pesées sept fois, injectées, gavées, prélevées à trois reprises, mesurées trois fois pour leur masse grasse et isolées quarante-huit heures en cage individuelle. Les tests portent sur l’anxiété, l’activité exploratoire, la force musculaire, la mémoire, les capacités sensorimotrices et les capacités physiques, dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré. Le porteur annonce une avancée potentielle en connaissances et l’identification de cibles pour de futurs médicaments, quand la certitude porte sur dix-huit mois de régime imposé et sur la mise à mort finale pour analyse histologique.

NTS-FR-869821v1
Types de recherche
· Éthologie / comportement / biologie animale · Oncologie · Recherche fondamentale · Système cardiaque · Système endocrinien · Système gastrointestinal · Système immunitaire · Système musculosquelettique ·
Mots-clés
VIEILLISSEMENT, METABOLISME ENERGETIQUE, MALADIES METABOLIQUES, MALADIES CARDIOVASCULAIRES, MITOCHONDRIES
Souris : 960

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le laboratoire étudie les mécanismes favorisant le développement des maladies métaboliques (maladies du foie, diabète, obésité) et vasculaires (athérosclérose). Il étudie aussi l’impact du vieillissement biologique dans la survenue des pathologies avec l’âge et le déclin des fonctions physiques et cognitives. Dans cet objectif, il utilise des modèles murins génétiquement modifiés sur des protéines ou récepteurs impliqués dans la régulation de l’homéostasie lipidique et aussi glucidique. Les objectifs du projet sont de 4 niveaux et décrits à la suite: – comprendre à l’échelle du vivant le métabolisme des lipoprotéines ainsi que le fonctionnement des mitochondries – mettre en évidence sur des animaux génétiquement modifiés les anomalies de ce métabolisme sous un régime normal et sous un régime gras – Etudier/décrire l’impact des délétions génétiques sur le fonctionnement des organes au cours du vieillissement – étudier les effets du régime alimentaire déséquilibré sur le long terme (vieillissement biologique). Le projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateurs: EU1 et EU2.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet aboutira à une avancée potentielle en connaissances scientifiques. Les bénéfices attendus: 1/ Dans le cadre des études de recherche fondamentale, il s’agira de: – Comprendre/décrire dans un organisme l’impact des invalidations génétiques de protéines, notamment mitochondriales impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique, sur la physiopathologie du métabolisme glucidique et lipidique. – Comprendre/décrire l’activité métabolique des mitochondries, l’expression des gènes du métabolisme lipidique et glucidique et de régulation de la fonction mitochondriale, et les réactions métaboliques au sein des tissus génétiquement modifiés. – Comprendre l’impact d’une alimentation déséquilibrée sur le vieillissement des organes, – Comprendre l’impact du vieillissement sur le fonctionnement des organes, 2/ Dans le cadre de la recherche d’outils, cibles à visée thérapeutique pour un transfert chez l’homme: – Identifier des voies de signalisation et cibles thérapeutiques du métabolisme énergétique et lipidique, visant au développement de futurs médicaments.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Dans le premier établissement, la moitié des animaux (souris) seront mis sous régime gras pendant 18 mois. Ils subiront, des pesées (7 fois, 30 sec), une injection (5 sec), un gavage (30 sec) et des prélèvements à 3 reprises (5 sec à 3 min), une mesure de la composition corporelle en matières grasses à 3 reprises (4min) et une mesure de la dépense énergétique où l’animal est hébergé seul (1 fois pendant 48h). Dans le second établissement, ils subiront jusqu’à 6 tests de comportements (durée 6min à 30min) afin d’évaluer l’anxiété, l’activité exploratoire, la force musculaire, la mémoire, les capacités sensorimotrices, et les capacités physiques de l’animal.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les expérimentations prévues peuvent induire des nuisances ou effets indésirables sur les animaux. Le changement de régime alimentaire peut induire un stress à l’animal (degré modéré). La faim est une nuisance pouvant survenir lors de la mise à jeun des animaux (degré léger). La peur et le stress sont des nuisances qui peuvent survenir lors de la manipulation des animaux à l’occasion des prélèvements (degré léger à modéré), ou de leur isolement dans certaines procédures (degré léger). La peur et le stress peuvent aussi survenir lors la découverte de nouveaux environnements (degré léger), ou lors de l’administration d’un produit anesthésiant avant prélèvement (degré léger à modéré). D’autres nuisances sont la douleur à l’injection (degré modéré), lors des prélèvements (degré léger à modéré), ou à l’occasion de certains tests comportementaux (degré léger à modéré).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue de la procédure, les animaux seront mis à mort à des fins d’analyse et d’études histologiques.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nos travaux visent à étudier à l’échelle du vivant, dans un tissu ou organe, les mécanismes biologiques qui favorisent le développement des maladies métaboliques En parallèle,des tests de culture cellulaire sont à l’étude pour étudier des mécanismes précis et limiter le nombre d’animaux.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux par groupe est déterminé sur la base de nos études antérieures ou de la littérature correspondante. Dans ce contexte, le nombre d’animaux utilisé dans chaque groupe étudié sera suffisant pour réaliser les analyses statistiques. De plus, plusieurs données scientifiques pourront être obtenues avec un même animal ce qui réduira le nombre d’animaux dans le projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Pour optimiser la fiabilité des résultats, des mesures visant à réduire voire supprimer la douleur, le stress, et améliorer le bien-être des animaux sont mises en oeuvre : – les moyens pour limiter le stress aux animaux seront appliqués: avant les expériences, les animaux seront manipulés et habitués à l’expérimentateur afin de favoriser leur coopération dans les actes non invasifs et non douloureux. Ils seront acclimatés aux différentes conditions expérimentales (pièce, hébergement individuel, et différents expérimentateurs). Les expériences seront réalisées dans une pièce calme en présence d’un faible nombre d’expérimentateurs. – les expérimentateurs seront encadrés dans les protocoles par un sénior et rompus aux procédures expérimentales ce qui permet de limiter le stress et la douleur. – des anesthésiques et analgésiques seront utilisés dans les procédures en terminal. Un transporteur agréé pour le transport d’animaux sera réquisitionné. La durée du transport entre les établissements utilisateurs n’excèdera pas les 30 minutes. Les animaux seront transportés dans leur cage d’origine (enrichissement compris) afin de limiter le stress lié au transport. Des points limites (ou critères d’arrêt anticipé) de la procédure seront établis, – dans la mesure du possible et en fonction de la statistique, les animaux prévus dans les mesures invasives seront réduits, – des soins adéquats seront prévus avant, pendant et après les actes quand c’est nécessaire (application d’un désinfectant et d’une pommade cicatrisante en cas des blessures superficielles sur la peau) , – la mise en place de procédures de mise à mort quand c’est nécessaire.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La finalité du projet est d’identifier les effets de la mutation de protéines, notamment mitochondriales, impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique et le vieillissement. Ainsi, il est indispensable de travailler sur l’animal entier pour comprendre le rôle de ces protéines. Le choix du modèle souris vient du fait que celui-ci offre de larges potentialités pour l’application des méthodes d’ingénierie génétique et d’étude expérimentale du comportement. Il est possible, grâce à ce modèle, d’invalider l’expression des protéines étudiées dans ce projet, et ainsi d’évaluer leur rôle. Nous disposons de lignées murines transgéniques sur ces protéines pour réaliser notre projet. Les procédures de notre protocole sont adaptées à la souris. Nous disposons de données scientifiques du métabolisme des lipides et des glucides sur ce modèle animal. Nous maîtrisons d’un point de vue scientifique l’état de l’art sur la physiopathologie de l’athérosclérose et de la maladie du foie (inflammation et stéatose) sur ce modèle animal. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à partir de l’âge de 8 semaines. Cet âge est classiquement utilisé pour démarrer le régime dans les études portant sur l’étude du métabolisme ou de l’athérosclérose. Les longues durées de régime sont classiquement utilisées pour étudier le développement de l’athérosclérose chez la souris et l’impact du régime alimentaire sur l’altération des fonctions au cours du vieillissement de l’animal. Dans les articles scientifiquement, le vieillissement chez la souris, est classiquement étudié chez des souris âgées de 12 à 18 mois.