
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2025-02-19 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-908026)
Les souris dont le score de grimace dépasse 7 sont mises à mort, celles dont le score reste entre 5 et 7 reçoivent un analgésique. 1 088 souris rendues obèses par un régime riche en graisses vont être utilisées, 480 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 480 un niveau modéré et 128 sous anesthésie sans réveil. La gravité sévère vient des distensions colorectales par ballonnet, qui peuvent provoquer des lésions du rectum, auxquelles s’ajoutent des tests de tolérance au glucose et à l’insuline de deux heures répétés jusqu’à quatre fois, des gavages, des antibiothérapies et des permutations de litières entre cages de mâles qui augmentent leur agressivité. Toutes sont tuées pour prélever iléon, côlon, cæcum, foie, tissu adipeux et cerveau, afin de mesurer ce qu’une supplémentation en glutamine change à l’insulino-résistance et aux troubles digestifs.
Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
Décrire les objectifs du projet.
Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).
Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
L’obésité est un problème de santé publique majeur, dont la prévalence dans la population adulte atteint 17% en France. C’est une pathologie multifactorielle qui est associée à de nombreuses co-morbidités dont des troubles du contrôle glycémique et des troubles fonctionnels digestifs. En effet, l’apparition d’un diabète de type 2 est fréquemment observée chez les patients atteints d’obésité, stade précédé par une période où il existe une insulino-résistance et une intolérance au glucose. Par ailleurs, les sujets obèses de grade III ont une prévalence du syndrome de l’intestin irritable (SII) fortement augmentée (30% vs 5%), ce qui se traduit par des symptômes digestifs importants : douleurs abdominales chroniques, troubles du transit et ballonnements. Des données récentes chez l’animal et chez l’Homme suggèrent qu’une supplémentation orale en glutamine (acide aminé non essentiel) pourrait limiter la résistance à l’insuline, ainsi que les symptômes intestinaux, en améliorant la fonction de barrière intestinale. Dans une étude pilote réalisée sur 6 patients, la glutamine montrait une tendance à favoriser une perte de poids chez des femmes obèses et à améliorer l’insulino-résistance. Chez des souris soumises au stress d’évitement de l’eau (modèle WAS), il a été récemment démontré qu’une supplémentation en glutamine prévenait l’hyperperméabilité colique et réduisait la production de cytokines pro-inflammatoires. Des chercheurs américains ont quant à eux rapporté des effets bénéfiques d’un apport oral de glutamine sur les symptômes digestifs des patients SII-D. Elle limitait l’hyperperméabilité intestinale et diminuait les douleurs abdominales de 50 à 60%. La glutamine semble donc être un bon candidat pour cibler la fonction de barrière intestinale, impliquée dans les complications métaboliques et intestinales observées chez les patients obèses avec troubles fonctionnels digestifs. Ce projet a donc pour objectifs d’évaluer les effets sexe-dépendants d’une alimentation riche en graisse chez la souris et d’évaluer la capacité d’une supplémentation orale en glutamine, (i) à limiter l’insulino-résistance, (ii) à améliorer la fonction de barrière intestinale, et (iii) à moduler la composition de microbiote intestinal selon le sexe de l’animal.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).
Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Nous nous attendons à ce que la supplémentation orale en Glutamine ait des effets bénéfiques chez les souris obèses avec une amélioration de l’insulino-résistance et de leurs troubles fonctionnels digestifs qui pourraient s’expliquer par une amélioration de la fonction de barrière intestinale et une modulation de la composition du microbiote intestinal. Ce travail sera valorisé sous forme de publications, et éventuellement de brevets sur certains aspects mécanistiques. Ce projet fait partie intégrante d’un projet ANR retenu à l’appel d’offre 2020. Dans le cadre de ce projet ANR, une étude clinique pilote portant sur 110 patients obèses est en cours de réalisation. Si les résultats escomptés sont atteints, le projet sera étendu à un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) interrégional ou National. Les perspectives du projet sont de développer des interventions nutritionnelles sexe-dépendantes à faible coût pour les patients obèses afin de réduire les comorbidités telles que les complications métaboliques et les symptômes digestifs. L’ampleur de la population adulte française touchée par cette maladie demande des actions fortes et immédiates en matière de recherche et de développement. Le développement d’interventions nutritionnelles ciblées avec de la glutamine bénéficierait en priorité aux patients obèses dont le faible coût et l’innocuité ne restent plus à démontrer.
Nuisances prévues, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).
Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
– Procédure 1. Les souris subiront : test de composition corporelle sur animal vigile (3 tests/souris, 5 min/test), test de tolérance au glucose (OGTT) sur animal vigile (3 tests/souris, 2h/test), test de résistance à l’insuline (ITT, 3 tests/souris, 2h/test), et gavage d’une molécule fluorescente (1 procédure/souris, 1 min/souris). – Procédure 2 : identique à la procédure 2 avec en plus 1 test de viscéro-sensibilité (animal vigile, 30min/test). – Procédure 3. Les souris subiront : permutation de litière, test de composition corporelle sur animal vigile (4 tests/souris, 5 min/test), test de tolérance au glucose (OGTT) sur animal vigile (4 tests/souris, 2h/test), test de résistance à l’insuline (ITT, 4 tests/souris, 2h/test), et gavage d’une molécule fluorescente (1 procédure/souris, 1 min/souris). – Procédure 4 : identique à la procédure 4 avec en plus 1 test de viscéro-sensibilité (animal vigile, 30min/test). – Procédure 5. Les souris subiront : traitement d’antibiotiques dans l’eau de boisson (animal vigile, 7 jours de protocole, 1 fois/souris), gavage oral d’une solution de microbiote caecal (animal vigile, 2 fois/souris, 2min/souris), test de composition corporelle sur animal vigile (4 tests/souris, 5 min/test), test de tolérance au glucose (OGTT) sur animal vigile (4 tests/souris, 2h/test), test de résistance à l’insuline (ITT, 4 tests/souris, 2h/test), et gavage d’une molécule fluorescente (1 procédure/souris, 1 min/souris). – Procédure 6 : identique à la procédure 6 avec en plus 1 test de viscéro-sensibilité (animal vigile, 30min/test). – Procédure 7 : chaque souris subira un prélèvement du contenu caecal.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.
Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
– Des administrations par gavage et des prélèvements de gouttes de sang dans la veine caudale seront réalisées au cours de ce projet. Les gavages oraux peuvent engendrer un stress de quelques secondes (nuisance légère). Quant aux prélèvements sanguins, ils peuvent engendrer une légère douleur au niveau de la queue (nuisance légère). – Une partie des souris développeront une obésité modérée après absorption d’une alimentation riche en graisses. Elles pourront ainsi développer des perturbations du contrôle glycémique, des troubles digestifs et des troubles du système cardio-vasculaire (nuisance modérée). – Des distensions colorectales seront réalisées pour certaines souris au cours de projet. La distension colorectale peut (i) engendrer un stress et une douleur chez l’animal, (ii) conduire à quelques lésions tissulaires au moment de l’introduction du ballonnet dans le rectum (nuisance sévère). – Des permutations de litières entre des cages de souris mâles seront réalisées au cours de ce projet. Elles peuvent entraîner un stress supplémentaire et une plus grande agressivité chez certaines souris mâles (nuisance modérée). – Des antibiothérapies par voie orale seront réalisées au cours de ce projet. Elles peuvent engendrer des comportements anxieux et sociaux altérés, et une augmentation de l’agressivité des animaux (nuisance modérée).
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.
Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Etant donné que l’obésité présente de nombreuses comorbidités et atteints de nombreux organes, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire pour mieux comprendre cette pathologie et améliorer in fine les conditions de vie des patients. A chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort car nous avons besoin d’étudier de nombreux organes cibles tels que l’iléon, le côlon, le caecum, le foie ou encore le tissu adipeux. Nous étudierons aussi le cerveau des souris (amygdales, hypothalamus, hippocampes). Il s’agira d’évaluer les effets d’une supplémentation orale en glutamine sur (i) les réseaux neuropeptidergiques impliqués dans la régulation du comportement alimentaire, et (ii) sur la neuro-inflammation qui intervient dans l’axe microbiote-intestin-cerveau.
Application de la règle des "3R", selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
1. Remplacement
Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.
Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Etant donné les nombreuses comorbidités touchant différents organes au cours de l’obésité, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire pour mieux comprendre cette pathologie et améliorer in fine les conditions de vie des patients. Au regard de la règle des 3R, pour limiter le nombre d’animaux, certaines approches très mécanistiques seront menées sur des modèles cellulaires comme par exemple l’étude des voies de signalisation intracellulaires régulant la fonction de barrière intestinale. Nous maitrisons au laboratoire diverses lignées cellulaires intestinales humaines mais aussi la technique d’inserts transwell qui permet d’évaluer le passage des molécules à travers la monocouche cellulaire (systèmes compartimentés avec le compartiment basolatéral et le compartiment apical).
2. Réduction
Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Pour limiter le nombre d’animaux et en accord avec les résultats obtenus lors de nos études antérieures, chaque paramètre sera évalué sur un effectif de 12 animaux par lot. Les résultats seront comparés par des tests statistiques appropriés. On s’intéressera principalement aux effets des paramètres « Diète », « Glutamine » et « sexe » sur divers paramètres biologiques (insulinémie, adipokines, perméabilité intestinale…). La taille d’effet est calculée pour un niveau de risque fixé à 5% et une puissance fixée à 80%. La procédure expérimentale sera répétée 1 fois. Lors de la réalisation de l’expérimentation nous prévoyons une perte en animaux de 0%. Les animaux seront répartis en lots de 4 individus par cage (hors procédure 1). Le plan expérimental mis en oeuvre est emboîté. Le problème de dépendance statistique des individus appartenant à une même cage sera minimisé lors de l’analyse des données en ayant recours à des modèles statistiques à effets mixtes. Enfin, nous prélèverons de nombreux tissus de façon à mener des travaux supplémentaires sur d’autres structures d’intérêt comme le cerveau ou encore le foie, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux in fine.
3. Raffinement
Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.
La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
D’une façon générale, les animaux seront manipulés régulièrement par les mêmes expérimentateurs pour tendre à une habituation, et hébergées au nombre maximum de 4 animaux par cage avec de l’enrichissement (tunnel, papier kraft). Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des souris sera maintenue avant tout début de protocole. Pour prendre en charge la douleur, une évaluation de la souffrance sera réalisée une fois par jour à l’aide de la « Mouse Grimace Scale » développée par Langford et ses collaborateurs. Cette méthode sera tout particulièrement utilisée lors du test du viscéro-sensibilité. Lorsque la somme des scores sera comprise entre 5 et 7 (douleur modérée), les animaux recevront une injection d’un analgésique. L’animal sera surveillé et remis dans sa cage d’origine. Si la douleur persiste plus de deux jours, les animaux seront mis à mort. Lorsque la somme des scores sera supérieure à 7 (douleur sévère), les animaux seront mis à mort. Lors d’un gavage de l’animal, si par inadvertance, l’expérimentateur devait noyer les poumons de l’animal, celui-ci sera mis à mort par dislocation cervicale après anesthésie. Dans le cadre du test de tolérance au glucose (OGTT), la glycémie de l’animal sera contrôlée régulièrement de façon à éviter toute hyperglycémie sévère, qui pourrait avoir des effets délétères sur l’animal. Dans le cadre du test de la tolérance à l’insuline (ITT), la glycémie de l’animal sera contrôlée régulièrement de façon à éviter toute hypoglycémie durant le test (inactivité, yeux fermés, posture prostrée, tremblements, froid au toucher). Pour diminuer l’agressivité et les comportements anxieux des animaux après échanges de litières ou antibiothérapie, il y aura un enrichissement du milieu, avec en particulier la mise à disposition d’abris.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.
Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Ce projet est un projet de recherche en physiologie intégrée permettant d’étudier des relations inter-organes importantes durant l’obésité, et tout spécialement l’axe microbiote-intestin-cerveau. Le recours à des modèles animaux est donc nécessaire pour mieux comprendre (i) l’influence bénéfique que pourrait avoir une supplémentation orale en glutamine sur les animaux obèses mâles ou femelles, et (ii) d’évaluer si les effets sexe-dépendants observés chez les souris HFD en réponse à la glutamine passent au moins en partie par le microbiote intestinal. La souris est communément utilisée dans les modèles soumis à un régime riche en lipides. De plus, certaines lignées ont un taux de réponse élevée au régime riche en lipides par rapport à d’autres espèces animales. Le choix de la souris par rapport au rat se justifie par une meilleure réponse au régime riche en lipides et par le coût de l’alimentation riche en lipides. Les souris seront livrées à l’animalerie centrale à leur quatrième semaine de vie pour un début de protocole à 7 semaines. Les souris auront ainsi une semaine d’acclimatation minimum. A ce stade, nos études antérieures montrent une bonne réponse des animaux au régime riche en lipides.