Enseignement supérieur et formation professionnelle

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  • Enseignement supérieur
Souris : 32
Souffrances
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Devenir
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32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque année, seize souris témoins passent individuellement trois tests comportementaux, exploration en champ libre, équilibre sur un pont horizontal et sur un cylindre rotatif, avant d'être tuées pour prélever leur cerveau, dans le cadre d'un enseignement de licence. Le porteur indique que le stress provient de l'isolement et de la nouveauté de l'environnement, et que les lignées mutantes utilisées auparavant ont été jugées trop dommageables. Il justifie l'usage de la souris par la formation des étudiants à l'"éthique animale" et à un modèle qu'ils pourront rencontrer en recherche.

Objectifs

Ce TP fait suite à celui qui avait lieu jusqu’en mars 2022 dans lequel des étudiants en L3 étudiaient les troubles neurologiques (défauts de démarche, tremblements) de 2 lignées de souris mutantes en les comparant à des souris témoins sans problèmes particuliers. Du fait du non renouvellement de ce protocole initial (les caractéristiques observables des souris mutantes ayant été ré-évaluées comme dommageables), nous nous proposons désormais sur les conseils du comité d'éthique, de travailler sur les données et tissus des souris mutantes obtenus les années précédentes et de n’utiliser désormais que des souris sans problèmes particuliers. Concrêtement, le TP consistera donc en la réalisation de tests comportementaux, les animaux étant manipulés par un personnel expérimenté (les enseignants). Les étudiants observeront quant à eux les manipulations et analyseront le comportement des animaux. Ils pourront le comparer au comportement anormal de souris mutantes (présenté uniquement via l’intermédiaire de vidéos et de résultats de tests comportementaux effectués les années précédentes). Les étudiants doivent ensuite rechercher les causes de ces comportements anormaux au niveau tissulaire, cellulaire et moléculaire (utilisation de tissus congelés obtenus les années précédentes). Outre les diverses connaissances dans le domaine de la neurophysiologie qu'apporte le suivi de ce TP, notre objectif est également de proposer ici aux étudiants un premier contact avec le modèle souris et une sensibilisation aux règles de l'éthique animale. En effet, une grande partie des étudiants en L3 qui suivent ces TPs se destine à une carrière scientifique où ils seront potentiellement amenés à utiliser des modèles animaux et il est important qu'ils puissent comprendre avant de choisir leur futur laboratoire d'accueil tout ce qu'implique le fait de travailler sur le modèle souris, tant au niveau pratique, qu'organisationnel et éthique.

Bénéfices attendus

Formation des étudiants à l'éthique, et à l'utilisation du modèle souris. Pour celles et ceux qui poursuivront une carrière en recherche, les futurs choix de leurs laboratoires d'accueil (tant pour les stages, que pour leur laboratoire de thèse) et éventuellement du ou des modèles sur le(s)quel(s) ils travailleront se feront ainsi en toute connaissance de cause. S'ils sont amenés à travailler sur la souris notamment, on s'attend à ce que cette formation initiale les aide à mettre en œuvre les bonnes pratiques éthiques régissant l'utilisation de ce modèle. Acquisition de connaissances en neuro-physiologie.

Procédures

Les animaux (vigiles) seront uniquement soumis à des tests comportementaux ne provoquant pas d’atteinte à l’intégrité physique de la souris. Néanmoins du stress peut exister chez les animaux dû à leur isolement (chacune des 16 souris réalisera individuellement chacun des 3 tests décrits ci-après), à la découverte d’un environnement nouveau, et aux manipulations nécessaires au passage de leur cage au dispositif de test et vice-versa. Plus précisément 3 tests comportementaux sont réalisés : Le test de comportement exploratoire en champs libre (une fois par souris) qui permet de quantifier l'activité d'une souris et sa propension à explorer son environnement : chaque souris est placée dans une large cage contenant aussi quatre cubes de bois placés de façon régulière. Le comportement de la souris dans ce nouvel environnement est observé et mesuré pendant 10 minutes (déplacements dans les différents secteurs de la cage, nombre de fois où la souris se met sur ses deux pattes arrières, nombre de fois et temps passé par la souris à faire sa toilette, nombre de fois où la souris monte sur les plateformes. Le test du pont horizontal permettant de quantifier l'équilibre de la souris: un « pont » de bois est placé entre deux plateformes séparées de 50 cm, 20 cm au dessus du sol d’une grande boîte en carton qui sert de cage pour empêcher la souris de s’échapper pendant l’expérience. Au départ du test, la souris est placée au milieu du pont. On mesure alors le temps que la souris met pour atteindre l’un ou l’autre côté du pont. Si la souris tombe, ou n'atteint pas l'une des deux plateformes pendant les 3 minutes imparties, on considère que la souris a échoué. Le test est à réaliser trois fois par souris. Le test du cylindre rotatif permettant lui aussi de quantifier l'équilibre de la souris: chaque souris est placée sur un cylindre rotatif et la rotation démarre en accélérant progressivement pendant 2 minutes. Le test s’arrete à l’issue des 2 minutes ou quand la souris chutte du cylindre ou s’accroche à celui-ci en s’arretant de marcher. Dans ces deux derniers cas, le temps passé à marcher sur le cylindre est mesuré. Le test est à réaliser trois fois par souris. Entre chacun des tests, chaque souris est remise dans sa cage d’origine où elle bénéficie d’un temps de pause minimum de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Du stress peut exister chez les animaux dû à leur isolement (chacune des souris réalisera individuellement chacun des 3 tests comportementaux), à la découverte d’un environnement nouveau, et aux manipulations nécessaires au passage de leur cage au dispositif de test et vice-versa.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever des tissus (cerveaux) nécessaires aux analyses moléculaires (analyse comparative de la présence de différents types de molécules (ARNms et protéines)) chez les différentes lignées de souris : mutantes d'une part et témoins sans problèmes particuliers d'autre part. Les tissus de souris mutantes (surnuméraires) ont préalablement été congelés lors des TPs des années précédentes.

Remplacement

Après la mise à mort à J2, des prélèvements tissulaires sont effectués en vue de mener des analyses moléculaires comparatives afin d'essayer de déterminer la cause des défauts comportementaux observés chez les souris mutantes. Des prélèvements concernant les lignées mutantes avaient été effectués (et congelés) les années précédentes sur des souris surnuméraires. Ces prélèvements n'ayant pas été réalisés sur des souris témoins sans problèmes particuliers, la comparaison entre lignées mutantes et témoins ne peut être effectuée au niveau moléculaire qu'en prélevant des tissus sur des souris témoins.

Réduction

Le nombre de souris utilisé dans ce TP découle du fait que chaque groupe d'étudiants en TP doit pouvoir travailler avec deux souris. Les promotions étant habituellement composées 8 groupes de 3 étudiants, nous comptons utiliser chaque année 8x2=16 souris témoins sans problèmes particuliers. Ce nombre permet aux étudiants de comprendre concrètement la variabilité des réponses inter-individuelles lors des tests comportementaux sur animaux vivants. En effet, deux souris appartenant à la même lignée peuvent avoir malgré tout des comportements légèrement différents, et ce n'est que l'analyse d'un nombre suffisament grand de souris de la même lignée (obtenu en mettant en commun les résultats récoltés par tous les groupes d'étudiants) qui permet justement d'établir des statistiques et de pouvoir comparer les différentes lignées entre elles (ici les mutantes d'une part et les souris témoins sans problèmes particuliers d'autre part). Ce nombre maximal de souris de 32 sur 2 ans sera réduit si le nombre d'étudiants devait être inférieur à celui que nous avions les années précédentes (le chiffre de 24 étant le maximum que nous pouvons accueillir en salles de TP).

Raffinement

Toutes les souris bénéficient d’un environnement enrichi au cours de leur hébergement. Afin d'avoir le temps d'être "acclimatées", les souris seront transférées à l'animalerie le jeudi de la semaine précédant les TPs. Lors des tests comportementaux, l'observation d'une réduction durable de la mobilité et/ou de signes d'angoisses prolongés constituerait un point limite, et entrainerait le retrait du test.

Choix des espèces

La souris est l’une des espèces animales les plus pertinentes pour les études de neurophysiologie du fait de la connaissance de l'architecture cérébrale de ce rongeur, et de l’existence de nombreuses lignées transgéniques bien caractérisées. De plus la présence à proximité du lieu d'enseignement d'une animalerie nous fournissant les souris témoins sans problèmes particuliers, permet de limiter tout problème de transport. Les souris doivent avoir environ 2 mois. En effet l'une des lignées de souris sur laquelle nous effectuions par le passé des tests comportementaux avait une espérance de vie limitée de 3 mois. L'âge de 2 mois auquel nous faisions les tests nous permettait de ne pas atteindre cette limite et de réduire le temps de maintien des souris en élevage. Comme nous allons comparer les résultats des tests comportementaux des souris témoins sans problèmes particuliers avec ceux enregistrés les années précédentes à partir des lignées mutantes, nous devons utiliser des souris du même âge.

  • Enseignement supérieur
Souris : 640
Souffrances
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640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une ou deux injections intrapéritonéales avant d'être mises à mort pour prélever ovocytes et embryons, non pour produire des connaissances mais pour un travail pratique d'étudiants de master. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" que les futurs chercheurs apprennent ces techniques et que la production d'embryons "ne peut se passer de la souris". Il indique avoir réduit les effectifs en faisant travailler les étudiants en binômes.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de permettre à des étudiants de M2 d’acquérir, grâce à des travaux pratiques, des compétences théoriques et expérimentales en particulier sur le développement embryonnaire de la souris et la biologie des cellules souches.

Bénéfices attendus

Les connaissances acquises lors de ces travaux pratiques seront utiles aux étudiants dans le cadre de leur formation académique, pour leur travail de recherche et pour leur future carrière. L’objectif principal de ces travaux pratiques est d’offrir aux étudiants une première expérience de manipulation d’embryons, une technique de base en biologie du développement.

Procédures

Une ou deux injections intrapéritonéales (quelques secondes par injection).

Impact sur les animaux

La seule nuisance pour les animaux sera une ou deux injections intra-péritonéales de substances dénuées de tout effet nocif (dans les conditions d’utilisation prévues). On peut l’affirmer au regard de la longue expérience d’utilisation par de nombreux laboratoires dans le monde.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour réaliser des prélèvements

Remplacement

Ce TP s’inscrit dans un programme qui comporte également des conférences, des vidéos commentées et des démonstrations par des enseignants très compétents. Il est toutefois indispensable que les futurs jeunes chercheurs apprennent des techniques qui leur seront utiles, et le mieux est qu’ils les apprennent dans les meilleures conditions, offertes dans le cadre de ce cours. La production d’embryons et d’ovocytes ne peut se passer de la souris.

Réduction

La superovulation des femelles permet de maximiser le nombre d’ovocytes et d’embryons récoltés dans chaque femelle. Au fil des années, nous avons réduit le nombre de souris utilisées en favorisant le travail en binômes.

Raffinement

Les injections et les mises à mort seront réalisées par les enseignants, formés et compétents, selon les gestes approuvés par la SBEA.

Choix des espèces

Travaux pratiques réalisés dans le cadre du cours "Mouse Genetics", l’utilisation de souris (mouse) s’impose donc. Pour la superovulation (1ère procédure), les souris devront être jeunes pour être sensibles à l’effet du traitement hormonal. Pour la seconde procédure, nous utiliserons des adultes entre 2 et 4 mois (mais cette gamme d’âge n’est pas critique).

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 2660
Souffrances
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2660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nouveau-nées, elles subissent sous anesthésie une injection chirurgicale dans l'oreille interne pour tester des thérapies géniques contre la surdité d'origine génétique. Le porteur renvoie les bénéfices au long terme, un éventuel passage en clinique après démonstration d'efficacité sur les modèles cellulaires et animaux. Il décrit le recours à l'animal comme "nécessaire", faute selon lui de méthode alternative validée pour prédire l'efficacité in vivo.

Objectifs

La surdité est le déficit sensoriel le plus fréquent ; il touche 1 enfant sur 1000 à la naissance, un enfant sur 700 avant l’âge adulte et un pourcentage important de la population adulte. On estime actuellement à 80 % les origines génétiques des surdités de l’enfant. La part génétique des surdités apparaissant à l’âge adulte reste à déterminer mais sera probablement importante. Plus de 100 formes génétiques différentes sont actuellement identifiées dans les surdités isolées. Les thérapies actuelles pour les pertes d’audition sont pour l’essentiel des dispositifs médicaux, qui amplifient le son ou stimulent directement les neurones de la cochlée. Ces deux approches présentent des limites en termes d’efficacité particulièrement pour la perception du son dans un environnement bruyant, car tous les sons vont être amplifiés de façon quasi identique. Les thérapies géniques, sont des solutions pour restaurer la fonction auditive perdue ou altérée, dans le cas de surdité d’origine génétique. Une des difficultés de la thérapie génique est de trouver une solution pour atteindre la cochlée. Il y a plusieurs obstacles à franchir pour atteindre cette cible en raison des particularités anatomiques et physiologiques de l’oreille interne. Ce projet a pour but de proposer un modèle vivo qui permettra de valider l’efficacité de thérapies géniques afin de traiter les pertes auditives.

Bénéfices attendus

A court terme, valider ou non la poursuite d’un programme de développement de thérapie génique pour traiter les troubles de l’audition. A long terme, permettre le passage en phase clinique de thérapies géniques qui auront démontré une efficacité dans les modèles cellulaires et vivo des troubles de l’audition.

Procédures

L’injection unique par chirurgie d’une durée de 30 minutes, dans l’oreille interne des nouveau-nés est réalisée sous anesthésie générale. Aucun prélèvement ne sera effectué sur l’animal vivant. Les tissus de l’oreille pour des analyses histologiques, seront prélevés post mortem.

Impact sur les animaux

Une anesthésie et une injection avec un abord chirurgical, chez le nouveau-né, pour l’administration des substances d’essais directement au niveau de la cochlée. Ceci pouvant engendrer une douleur et/ou inflammation/suppuration post-opératoire. Une euthanasie en fin d’étude pour collecter les tissus frais de l’oreille pour des analyses histologiques.

Devenir

Tous les animaux des procédures 1, 2 et 3 sont euthanasiés en fin d’étude. L’ immunohistologie est nécessaire pour confirmer l’efficacité des produits, et ne peut se faire que post mortem.

Remplacement

Le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas, à ce jour, de méthodes alternatives validées pour prédire l’efficacité in vivo les thérapies géniques en développement. Les atteintes des cellules ne peuvent pas être étudiées uniquement via la culture cellulaire ou les modèles informatiques car nous ne pouvons pas reproduire la complexité des mécanismes conduisant aux troubles de l’audition. Les candidats médicaments qui sont testés auront, lorsque c’est possible, préalablement démontré une activité sur des modèles vitro ou ex vivo afin de poursuivre les projets in vivo avec les candidats les plus prometteurs.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été évalué selon les résultats de la bibliographie. Entre 6 et 10 nouveau-nés sont nécessaires pour tester chaque vecteur (AAV).

Raffinement

Dans nos études, les impératifs éthiques associés tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu spécifique, la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal seront intégrées. Les animaux disposent d’éléments participant à l’enrichissement de leur environnement et à l’améliorer des conditions d’hébergement. Apres administration intracochleaire, les nouveau-nés réveillés sont replacés avec les autres nouveau-nés de la portée. Des points limites spécifiques et adaptés sont mis en place afin de prévenir toute dégradation de l’état de santé des animaux. Un raffinement des techniques d’anesthésie est prévu dans la procédure N°1 afin d’obtenir la meilleure couverture anesthésique possibile.

Choix des espèces

La souris est l’espèce phylogénétiquement inférieure et est un modèle établi dans la littérature pour les études auditives. Les modèles de thérapie génique cochléaire sont développés chez le nouveau-né. Ceci en raison de l’abord chirurgicale qui est simplifié et d’autre part les nouveaux nés ne développent pas de pertes d’audition après l’acte chirurgical contrairement aux animaux adultes. C’est pourquoi ce stade de développement est le plus pertinent pour ce type de modèle. Les modèles de thérapie génique cochléaire sont développés chez le nouveau-né. Ceci en raison de l’abord chirurgical qui est simplifié et d’autre part les nouveau-nés ne développent pas de pertes d’audition après l’acte chirurgical contrairement aux animaux adultes. C’est pourquoi ce stade de développement est le plus pertinent pour ce type de modèle.

  • Formation professionnelle
Souris : 600
Rats : 150
Souffrances
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600 souris et 150 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections intraveineuses ou intrapéritonéales sous anesthésie et sont maintenus immobiles pour des séances d'imagerie, non pour produire des connaissances mais pour former des utilisateurs extérieurs au maniement des appareils d'imagerie nucléaire et IRM. Le porteur juge la formation sur l'animal "indispensable" et affirme n'avoir trouvé aucune méthode alternative satisfaisante. Les animaux ne sont pas réutilisés d'une session à l'autre et sont tués à l'issue des procédures.

Objectifs

Dans le domaine de l'exploration non invasive, de nombreuses modalités d'imagerie ont vu le jour afin de se rapprocher au mieux de ce qui est fait et utilisé chez l'Homme. C'est dans ce contexte, que notre institut s'est doté d'équipement d'imagerie nécessitant des connaissances théoriques multidisciplinaires de haut niveau. Afin d'élargir la capacité d'accueil du service, il est apparu indispensable de former des utilisateurs réguliers extérieurs à notre structure. Cette formation devra couvrir tous les aspects de nos activités: 1 - Ethique animale: respect de la règle des 3R, possibilités de raffinement offertes par l'imagerie non invasive. 2 - Théorique: présentation/formation à l'imagerie nucléaire et ou imagerie par résonance magnétique (IRM). 3- Sécurité/prévention/gestion des déchets : savoir reconnaitre le danger et s'en protéger (radioactivité et champ magnétique), savoir gérer les déchets biologiques et radioactifs (tri, stockage et traçabilité) 4- Technique: savoir utiliser les équipements mis à disposition, connaitre les opérations de maintenance indispensables; savoir manipuler les animaux dans les conditions de maintien du statut sanitaire imposé par le service. Une partie importante de la formation se fera par compagnonnage en utilisant les animaux inclus dans les procédures Apafis des utilisateurs en question (aucune formation ne sera proposée sans projet d'imagerie formellement autorisé) mais deux à trois sessions seront proposées sur des animaux de réforme, potentiellement sans radioactivité dans le cas de la formation à l'imagerie nucléaire, pour apprendre aux utilisateurs à faire les bons gestes sans réaliser d'acquisition d'images dans un but de recherche. 5 animaux (souris principalement mais il pourra s'agir de rats) seront mis en œuvre par journée de formation. Nous proposerons au maximum 3 journées de formation "hors protocole d'imagerie autorisé" (DAP Apafis des utilisateurs) par groupe d'utilisateurs soit 15 animaux / formation de 3 jours. Sur 5 ans, nous projetons de réaliser 50 formations (10 par an, 8 sessions souris; 2 sessions rats) soit 750 animaux (600 souris et 150 rats) mis en œuvre au total.

Bénéfices attendus

Par ces formations, nous espérons rendre de plus en plus d'utilisateurs autonomes sur les équipements d'imagerie proposés à la communauté scientifique et, en facilitant cet accès nous pensons pouvoir agir sur au moins deux items de la règle des 3R: Réduction, puisque l'imagerie permet de suivre un même lot d'animaux au fil du temps (pendant l'apparition d'une pathologie ou pour évaluer l'efficacité de traitements). Elle permet aussi de réduire la taille des lots expérimentaux puisque chaque animal étant son propre contrôle la variabilité interindividuelle devient négligeable. Raffinement puisque les méthodes d'imagerie proposées sont non invasives et atraumatiques et que les procédures mises en œuvre s'attachent à limiter autant que possible le stress des animaux impliqués.

Procédures

L’intégralité des procédures d’imagerie (TEP/TDM et IRM) se déroule sur animal anesthésié. La durée d’anesthésie peut varier de 15 minutes (protocole TDM) à 2 heures pour l’IRM (intermédiaire de 20 à 100 minutes pour les procédures d’imagerie TEP). Ces animaux anesthésiés peuvent subir des injections intraveineuses ou intrapéritonéales. Une injection directe pratiquée sur souris dans la veine caudale dure en moyenne 5 minutes. La pose de cathéter chez la souris prend en moyenne 5 minutes pour la souris, 3 minutes pour le rat.

Impact sur les animaux

Les procédures qui seront mises en jeu nécessitent de manipuler et d'anesthésier les animaux afin de pratiquer des injections, intraveineuses dans la plupart des cas, puis de maintenir les animaux immobiles pendant les acquisitions d'imagerie ce qui est susceptible d'impacter le bien-être des animaux en induisant un stress et donc une nuisance. Les animaux utilisés n'étant atteints d'aucune pathologie particulière et les procédures étant non invasives, nous n'attendons aucun autre effet indésirable dans le cadre de ce protocole de formation.

Devenir

Sachant que ces sessions de formations resteront très exceptionnelles, il est peu probable que nous ayons à programmer plusieurs sessions sur une même période, le réemploi des animaux n’est donc pas envisageable dans ce cas. Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de ces procédures.

Remplacement

L’exploration non invasive par imagerie est une méthode permettant d’assurer un suivi longitudinal en limitant la souffrance animale ainsi que le nombre d’animaux. Ceci sera répété à plusieurs reprises aux participants pendant la formation. Dans le cadre des formations proposées à nos utilisateurs, une fois la phase de formation théorique passée, l’utilisation du petit animal devient absolument indispensable car c’est à la fois l’utilisation de sources radioactives non scellées mais surtout leur administration au petit animal (y compris le soin à apporter à l’animal pour assurer son bien être tout au long de la procédure d’imagerie) qui représente l’enjeu majeur de la formation. Nos conditions de maintien du statut sanitaire ajoutent, de plus, la nécessité de travailler sous PSM ce qui complique encore l’étape d’administration du traceur radioactif. Nous n’avons, à ce jour, pas trouvé de méthode alternative à l’utilisation du petit animal de laboratoire satisfaisante.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit au maximum pour permettre aux participants de manipuler les souris en limitant leur stress (nous éviterons la manipulation multiple d’un même animal au cours d'une session).

Raffinement

Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% sera exclu et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Les animaux sont anesthésiés pour chaque procédure et une attention particulière est apportée au maintien de leur température corporelle pendant l'anesthésie. Le recours aux animaux dans le processus de formation est essentiel. De plus, les modalités d’imagerie présentées par notre structure dans le cadre de l'école sont non invasives et n’entrainent pas de souffrance physique importante si elles sont réalisées par des intervenants compétents.

Choix des espèces

Souris et rats sont les espèces les plus souvent mises en œuvre dans le cadre des procédures d'imagerie nucléaire et IRM c'est la raison pour laquelle nous les utiliserons également lors des sessions de formation. Tous les animaux seront utilisés au stade adulte.

  • Formation professionnelle
Équidés : 60
Souffrances
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Devenir
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60 chevaux vont être utilisés, gardés en vie et réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils servent à entraîner le personnel aux prélèvements sanguins et gastriques, non pour produire des connaissances, chaque cheval pouvant subir un prélèvement une à quinze fois sur les cinq ans du projet. Le sondage gastrique passe par le naseau sous anesthésie locale, avec administration d'un tranquillisant si l'animal montre des signes de nervosité. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer le cheval vivant pour ces gestes.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de former le personnel de l'établissement aux prélèvements couramment réalisés sur les chevaux(sanguins et gastriques). Cette formation permettra d’assurer des prélèvements de qualité pour les études tout en réduisant le stress pouvant éventuellement être ressenti par les animaux. De plus, les séances d’entrainement permettront aux chevaux de s’accoutumer aux prélèvements ce qui facilitera leur manipulation ultérieure.

Bénéfices attendus

La montée en compétence du personnel engendrera des gestes plus précis et plus sûrs lors des prélèvements ce qui permettra de diminuer le stress éventuel ressenti par les animaux. De plus, les prélèvements seront de meilleures qualités ce qui pourra permettre de diminuer leur durée.

Procédures

Les chevaux seront soumis à des prélèvements sanguins et gastriques puisqu'il s'agit de l'objectif de la formation. Ils seront vigiles durant ces prélèvements. Il n'y aura qu'un prélèvement par session de formation par cheval. Les prélèvements sanguins dureront 5 minutes chacun et pourront être répétés au bout de deux jours et les prélèvements gastriques, d'une durée maximale de 30 minutes pourront être répétés au bout d'une semaine. Chaque prélèvement sera réalisé entre une et quinze fois par cheval sur la durée totale du projet, soit 5 ans.

Impact sur les animaux

L’introduction de la sonde pour les prélèvements gastrique peut induire une gêne légère de courte durée. Afin de limiter cette gêne, l’embout de la sonde est recouverte d’huile de paraffine pour faciliter son passage et elle est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Pour réduire le stress et la gêne, une anesthésie locale du naseau est systématiquement réalisée et si l’animal présente des signes de nervosité, un tranquillisant lui est administré. En outre la sonde utilisée est adaptée au diamètre de l’œsophage et sa longueur permet d’atteindre l’estomac en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. L'introduction de l'aiguille pour le prélèvement sanguin peut entrainer une gêne légère qui n'est que passagère et cesse au retrait de l'aiguille.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux utilisés dans ces formations avec des procédures de classe légère, ils pourront donc être réutilisés.

Remplacement

L'objectif de ce projet est de s'entrainer aux techniques de prélèvements sanguins et gastriques sur cheval, et aucun modèle in vitro ne permet actuellement de remplacer le comportement du cheval lors de ces prélèvements.

Réduction

Le nombre d’animaux dans ce projet a été réduit au maximum pour qu’un utilisateur puisse maitriser une technique. Il est considéré que pour être formé, un manipulateur a besoin de s’entrainer sur trois chevaux pour chacune des deux procédures. Les deux procédures étant de classe légère, un animal pourra être utilisé successivement pour les deux procédures. Enfin, un animal pourra être réutilisé pour la même procédure, sous réserve qu’un temps de récupération suffisant (un jour pour les prélèvements sanguins et trois jours pour les prélèvements gastriques) ait été observé entre les deux procédures, afin de diminuer le nombre total d’animaux utilisés pour ces formations.

Raffinement

Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir. De plus, le personnel animalier observe quotidiennement le comportement de chaque cheval au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de la mise en œuvre du projet. Les prélèvements ont lieu dans un travail adapté à la manipulation des chevaux pour éviter tout risque de blessure, et les manipulateurs sont préalablement formés à la manipulation des chevaux. Pour les prélèvements de contenu gastrique, une anesthésie locale par pulvérisation est systématiquement réalisée afin de limiter la gêne au moment de l’intubation. De plus, l’embout de la sonde est recouvert d’huile de paraffine pour faciliter son passage et elle est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. En outre la sonde utilisée est adaptée au diamètre de l’œsophage et sa longueur permet d’atteindre l’estomac en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Enfin, si l’animal présente des signes de nervosité, un tranquillisant lui est administré. La durée de cette procédure est limitée à une demi-heure et le comportement des chevaux est surveillé durant celle-ci.

Choix des espèces

L'espèce cible de ces manipulations étant les chevaux, les manipulateurs ne peuvent pas être autrement formés à la pratique de ces gestes que sur des chevaux vivants. Les chevaux utilisés seront tous adultes (entre 4 et 15 ans) car c'est le stade physiologique utilisé dans les études nécessitant ces prélèvements et ils sont plus calmes que de jeunes animaux.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 5175
Rats : 5175
Lapins : 5100
Souffrances
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Devenir
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15 450 animaux, lapins, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une injection dans l'oeil pour provoquer une fuite des vaisseaux de la rétine, puis des examens ophtalmologiques et des prélèvements sanguins, certains subissant plusieurs inductions successives espacées d'une semaine. Le porteur indique que l'atteinte est transitoire et que les animaux seront tués pour des analyses des tissus. Il justifie le recours à trois espèces par leurs différences de taille d'oeil et l'absence de modèle reproduisant l'oeil dans sa globalité.

Objectifs

Les atteintes vasculaires de la rétine sont communes à plusieurs maladies telles que le diabète, les uvéites, les occlusions veineuses ou l’hypertension, ce qui les rendent responsables de la majorité des pertes de vision dans les pays industrialisés. Ces pathologies entrainent une détérioration des capillaires sanguins de la rétine qui perdent leur étanchéité. L’augmentation de la perméabilité vasculaire et la rupture de la barrière hémato-rétinienne est une étape clé dans l’installation de la maladie qui peut évoluer vers une rétinopathie proliférative avec une production anormale de nouveaux vaisseaux peu fonctionnels, des décollements de la rétine et des saignements dans le vitré. Un oedème au niveau de la macula, zone de la rétine responsable de la bonne acuité visuelle, peut survenir à tout moment et entrainer la perte de la vision. L'objectif de ce projet est d’obtenir un modèle de perméabilité vasculaire afin de tester des traitements potentiels chez le lapin et le rongeur. Le modèle est développé chez plusieurs espèces pour offrir un choix plus étendu de possibilités de traitements, la taille réduite des yeux des rongeurs permet l'utilisation de quantités moindres de traitement, au contraire la taille plus importante de l'oeil de lapin permet de tester des traitements plus proches de ceux appliqués à l'homme comme la pose d'implant.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements luttant contre la perméabilité vasculaire au niveau de la rétine. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et préserver au mieux la vision des patients.

Procédures

Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Les prélèvements de sang se feront par ponction et basé sur les recommandations du Gircor et durent moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Ces modèles expérimentaux induisent une augmentation de perméabilité vasculaire transitoire, le retour à la normale se fait en quelques jours.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance (placé à 0,8) avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux. L'induction est transitoire, les animaux peuvent avoir une nouvelle induction après une période de repos d'une semaine dans un souci de réduction du nombre d'animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dans les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les rongeurs ont minimum 6 semaines au début de l’étude, les lapins 8 semaines, âge minimum pour la maturation de la rétine comme il convient au modèle.

  • Formation professionnelle
Souris : 50
Rats : 50
Hamsters dorés : 50
Lapins : 25
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 175
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 175

175 animaux, lapins, souris, rats et hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils servent à la formation continue du personnel aux gestes techniques, prélèvements sanguins, injections et parfois chirurgie sous anesthésie, sans autre finalité que l'entraînement. Le porteur indique que ces animaux seront tués faute de pouvoir être inclus dans un autre protocole et qu'une partie provient d'animaux de réforme ou surnuméraires. Il reconnaît l'existence de simulateurs en plastique mais affirme qu'une formation sur "animal entier vivant" reste nécessaire.

Objectifs

Conformément à la réglementation, tous les personnels impliqués en expérimentation animale, quelle que soit leur fonction, doivent suivre une formation continue, afin d'assurer le maintien et l’actualisation de leurs compétences, et ce, tout au long de leur carrière. L’objectif de ce projet est de décrire tous les gestes techniques utilisés dans le cadre de formation et d’entraînement. Dans le but d'assurer une traçabilité complète de l'apprentissage des gestes techniques réalisés sur des animaux de réforme ou animaux commandés, le présent projet vise à décrire des méthodologies et des gestes techniques. Ces formations, réalisées en interne au sein de l’établissement utilisateurs seront validées par le Responsable du suivi des compétences de l’établissement utilisateur.

Bénéfices attendus

L'entraînement continu des personnels développe une pratique plus sûre des actes sur les animaux, permettant de réaliser ces actes avec le minimum de douleur et de stress pour les animaux. Les résultats obtenus lors des expérimentations suivantes seront donc fiables.

Procédures

Il n’y a pas de dommage escompté dans le cas de prélèvement sanguin unique. Dans le cas de prélèvements sanguins répétés, une attention particulière sera apportée au niveau des sites de prélèvement afin d’éviter tout point de nécrose pouvant entrainer une douleur chez l’animal. Un seul type de prélèvement sera effectué par animal afin de limiter au maximum le stress chez l'animal. Pour chacun des gestes techniques d'administration ou de prélèvement, le temps est estimé à 5 minutes par animal dans le cas d'une manipulation vigile. Dans le cas où l'animal devrait être anesthésié, ce temps est estimé à 15 minutes.

Impact sur les animaux

Le tuteur veille au respect des règles de contention des animaux et à la bonne exécution des manipulations/gestes réalisés ; le stress et la souffrance sont donc très limités. La surveillance de l'animal par le tuteur durant la manipulation/gestes exécutés permet le cas échéant d'interrompre ceux-ci s’ils induisent un stress ou une souffrance chez l'animal. Les administrations et les prélèvements (fréquences et volumes) seront effectués selon les recommandations en vigueur pour respecter le bien-être animal et sont détaillés dans chaque procédure. Il n’y a pas de dommage escompté dans le cas de prélèvement sanguin unique. Dans le cas de prélèvements sanguins répétés, une attention particulière sera apportée au niveau des sites de prélèvement afin d’éviter tout point de nécrose pouvant entrainer une douleur chez l’animal. Les manipulations les plus invasives (exemple : administration intradermique, pose de cathéter, prélèvement de biopsies seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture antalgique en cas de nécessité. Une surveillance particulière sera portée sur l’état général de l’animal en cas de réveil, des tapis chauffants peuvent être utilisés durant la phase de révail. Certains actes nécessitent la pratique d’une chirurgie et portent atteinte à l’intégrité physique par l’incision. Elle requière des compétences particulières qui s’acquièrent par des connaissances de base et un apprentissage des gestes auprès de personnes compétentes et habilitées à la chirurgie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des étapes de formations car ils ne pourront pas être inclus dans un autre protocole scientifique.

Remplacement

Un modèle d'expérimentation artificiel a été conçu utilisant un matériau de type plastique permettant à l’expérimentateur d'acquérir les compétences préliminaires nécessaires pour manipuler un rat ou une souris de manière éthique, sans la nécessité d'utiliser un animal vivant. Néanmoins, il n’existe pas de méthode de remplacement permettant de se substituer à la totalité des gestes techniques, une formation sur animal entier vivant reste nécessaire avant la réalisation des procédures expérimentales incluant des animaux.

Réduction

Dans la mesure du possible, ces formations / maintien des compétences sont réalisées dans la mesure du possible sur des animaux surnuméraires ou issus d’un projet précédent avec avis favorable du vétérinaire, ce qui contribue à la réduction du nombre d'animaux nécessaires. Le nombre d'animaux utilisés est réduit au maximum tout en permettant la répétition des actes expérimentaux dans le respect des volumes et du nombre d’administration tolérés.

Raffinement

Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des sites d'injection...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, bûchettes, cotons pour nidification). Lors des gestes sur les animaux, des anesthésiques et analgésiques seront employés en fonction du geste pratiqué. Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, une grille de score permettant d'évaluer les points limites est établie en concertation avec le Comité de Suivi du Bien Être Animal (SBEA) de notre établissement: - Changement du poids corporel (Normal : 0, perte de poids 20 % du poids normal maintenue sur 72h : 3) - Apparence physique (Normale : 0, manque de toilettage : 1, pelage terne et écoulements nasaux et lacrymaux : 2, pilo érection, dos arrondi :3) - Abreuvement et alimentation (Normal : 0, incertain: 1, diminution: 2, aucune prise d'aliment et de boisson: 3)- Examen clinique (Normal : 0, Faibles modifications de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 1 , modifications modérées de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 2, modifications importantes de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 3). Grille allant de 0 à 12 points. De 0 à 3 : observation attentive des animaux, de 4 à 8 : souffrance, prévoir un mode de soulagement et observer régulièrement l'animal et demander un deuxième avis, de 9 à 12 : souffrance sévère considérer que les points limites sont atteints entrainant une mise à mort de l'animal. A cela il faudra également veiller aux points suivants : plaie nécrosée, purulente ou exsudative, animaux voutés, yeux mi-clos, faiblesse de membres.

Choix des espèces

Les rats, souris, hamsters et lapins sont les animaux les plus utilisés dans notre société pour réaliser des études chez l'animal. Nos projets d'étude utilisant des animaux adultes, les gestes techniques s'effectueront sur des animaux de 6 semaines minimum.

  • Enseignement supérieur
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Des femelles gestantes sont rendues hypothyroïdiennes par leur régime, puis leurs nouveau-nés reçoivent une injection intracérébrale après un endormissement par hypothermie sur glace, dans le cadre d'un atelier de formation destiné à des étudiants. Le porteur indique que les nouveau-nés seront tués pour prélever leur cerveau et les mères parce que leur hypothyroïdie fausserait toute réutilisation. Il justifie le recours à l'animal par la nécessité d'un "organisme entier" pour étudier la régulation des gènes.

Objectifs

L'objectif est de permettre aux étudiants de réaliser et d'interpréter des expériences de transfert de gènes somatique dans un contexte intégré (celui de l'organisme).

Bénéfices attendus

A l'issu de la semaine d’atelier (un jour de cours, 3 jours d’expérimentation, 1 jour de restitution/examen) -, les étudiants auront acquis les notions d’éthique en expérimentation animale, ainsi que les principes d’expérimentation animale et la règle des 3R. En outre, ils auront acquis des connaissances sur les outils d'analyse des régulations transcriptionnelles induites par des hormones in vivo, ainsi que des notions de mécanismes d'action des récepteurs nucléaires (notion de facteurs de transcription) et des autres facteurs impliqués dans la machinerie transcriptionnelle.

Procédures

Les femelles gestantes seront soumises à un régime qui les rend hypothyroïdiennes, durant la dernière semaine de gestation et la semaine suivant la mise bas. Les nouveau-nés de souris seront soumis à une injection intracérébrale n'incluant pas de chirurgie, (la boite crânienne n'étant pas encore ossifiée à cet âge, aucune incision ou suture n'est donc nécessaire), suivi d’une injection en sous-cutané d’hormone thyroïdienne ou d’une solution contrôle. Pour les femelles, il y aura donc une intervention de 11 jours, et pour les nouveau-nés, deux interventions (injection intracérébrale de 1 minute après 15min d'anesthésie sur glace, plus une injection de 30 secondes en sous-cutané).

Impact sur les animaux

Nous avons une grande expérience dans l'induction de l'hypothyroidie chez les mères gestantes la dernière semaine de gestation, et nous n'avons pas observé d'effet délétère chez celles-ci. Les nouveau-nés sont hypothyroïdiens de fait, mais ne présentent pas non plus d'effet délétère. L'endormissement par hypothermie sera surveillé et réduit au temps minimal nécessaire pour réaliser l'injection, afin d'éviter que l'hypothermie ne devienne trop profonde. Cela sera surveillé par la couleur de la peau. L'injection d’hormone thyroïdienne ne provoque pas non plus d'effet délétère, les nouveau-nés se comportant normalement après le réveil. Au cas où un animal présenterait le moindre comportement anormal après le réveil (mouvement anarchique, absence de réaction à la stimulation), il serait euthanasié immédiatement. Les animaux sont surveillés pendant les deux jours qui suivent l'injection, jusqu'au moment de l'euthanasie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin d’expérience, après la procédure 2 : les nouveau-nés, pour prélèvement des cerveaux et mesure de l'activité transcriptionnelle dans ce tissu; les femelles, car étant hypothyroïdiennes, elles ne peuvent être réutilisées, car leur hypothyroïdie pourrait impacter les résultats ultérieurs.

Remplacement

Le but de cet atelier est d'enseigner la technologie de transfert de gènes in vivo dans le cadre de l'étude des régulations transcriptionnelles induites par des hormones, ici, les HT. Pour être étudiées, ces régulations doivent être en condition intégrée, c'est à dire dans un organisme entier, où tous les acteurs de la régulation transcriptionnelle sont présents, condition qu'on ne peut reproduire totalement in vitro.

Réduction

Une des contraintes de ce projet est que dans le cadre de l'atelier avec les étudiants, les jours d'expérimentation sont fixés par le calendrier, et nous n'avons pas de flexibilité. Or, en travaillant sur des souriceaux, nous sommes tributaires des jours de naissances. Dans ce contexte, les expériences seront faites sur deux lots de 8 femelles gestantes, afin d'obtenir assez de nouveau-nés au bon poids pour l'expérimentation les deux jours où les étudiants sont présents pour les injections. Nous utiliserons 40 nouveau-nés pour chaque jour d'expériences, sur deux jours, il sera donc nécessaire d'avoir 80 nouveau-nés au bon poids, d'où la nécessité de traiter 16 femelles afin d’avoir assez de petits remplissant les critères d’injection. Si nous traitions moins de femelles, nous aurions le risque de ne pas avoir assez de nouveaux- nés pour réaliser l'expérience dans de bonnes conditions statistiques, et donc, les animaux traités l'auraient été en vain. Le protocole a été optimisé afin de réaliser des cotransfections de deux plasmides rapporteurs afin d'étudier simultanément leur régulation par les HT dans le même animal, ce qui permet de réduire par deux le nombre d'animaux nécessaire dans le cadre de cet atelier.

Raffinement

Les mères seront isolées dans leur cage la dernière semaine de gestation, afin que la mise-bas se passe bien et que les petits soient bien pris en charge par leur mère. Afin de réduire au maximum le stress induit par la séparation avec la mère, le temps de l'injection est réduit au minimum ne dépassera pas 15 minutes après l’endormissement. Les petits seront remis avec leur mère dès la fin de l'injection. Du matériel de nidation abondant est mis dans la cage (coton et bandelettes de papier craft), et du matériel d'enrichissement du milieu (igloo, batonnet de bois pour ronger) sera présent tout au long du maintien des animaux.

Choix des espèces

nous utiliserons des souris de type Swiss, car ce sont des bonnes mères qui prennent bien soin de leur petits. En outre, comme ces souris sont albinos, les nouveau-nés ne sont pas pigmentés, ce qui facilite les repères visuels lors des injections dans la boite crânienne. Les femelles seront traitées lors de leur dernière semaine de gestation et seront euthanasiées après l'euthanasie des petits à la fin de l'expérience (Jour 4 post-partum). Les petits seront injectés en intracérébral au jour 2 post-partum, et seront euthanasiés au jour 3 ou 4 selon l'expérience (afin de permettre aux vecteurs injectés de s'exprimer ce qui prend de 24 à 48h selon les vecteurs).

  • Formation professionnelle
Souris : 1705
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1602
▲ 103
Devenir
 -
 -
 -
 1705

1 705 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères, 103 d'entre elles étant classées en souffrance sévère. Elles servent à former et qualifier le personnel à l'épreuve rage utilisée pour le contrôle des lots de vaccins vétérinaires, les souris témoins développant les symptômes sévères de la rage. Le porteur indique que deux tiers des souris vaccinées survivent mais que le niveau de confinement interdit toute sortie vivante, si bien que toutes sont euthanasiées. Il justifie l'usage d'animaux vivants par les exigences de la Pharmacopée européenne.

Objectifs

Les autorités de santé demandent la démonstration de l’activité et de l’identité virale des lots commerciaux de chaque vaccin via des contrôles qualité qui ont pour finalité l’autorisation de mise sur le marché (AMM). De ce fait, la sécurité des lots de vaccins peut être évaluée sur des modèles animaux. Le projet a pour objectif de qualifier le personnel à la technique d’efficacité par épreuve rage sur espèce alternative (souris). Cette technique vise à être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires, dans la constitution d’un dossier d’AMM pour un vaccin. Former et qualifier du personnel compétent pour utiliser les modèles rongeurs permet de garantir une commercialisation de vaccins efficaces et surs qui protègent l’animal de la maladie.

Bénéfices attendus

Les tests de contrôle qualité permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins qui protègent les animaux, et indirectement, l’homme, contre la rage.

Procédures

Tous les animaux sont manipulés. 1 ou 2 injections en fonction de la technique pour les vaccinations et s’effectuent sur animal vigile. Les épreuves s’effectuent sur des animaux avec anesthésie générale. Ces actes sont inférieurs à 1 minute. Aucun prélèvement n’est effectué. Les animaux sont euthanasiés à la fin de la technique selon les recommandations de l’annexe IV de la Directive 2010/63.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux injections et aux manipulations. Les animaux témoins montrent les symptômes sévères liés aux maladies testées. Des points limites spécifiques aux pathologies sont appliqués. La période de formation/qualification est supervisée par du personnel formé et compétent.

Devenir

Sur une séance les 2/3 des souris vaccinées sont protégées et de développent pas les symptômes de la rage. Le niveau de confinement du bâtiment ne permet pas la sortie vivante de ces animaux. Les autres animaux sont euthanasiés pour raison éthique.

Remplacement

La validation de la technique pour être dans la carte de contrôle (limites définies du titre vaccinal et viral) doit forcément se faire sur animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux est défini au plus juste selon la pharmacopée correspondant à l’activité du vaccin rabique inactivé pour usage vétérinaire.

Raffinement

Des points limites spécifiques aux pathologies sont déterminés pour l’ensemble des animaux. L'injection de la souche d'épreuve s'effectue sous anesthésie. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints, la souris est euthanasiée. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

La souris est l’espèce référencée dans la Pharmacopée Européenne 01/2002 :0451 Adultes Le stade de développement selon la pharmacopée EU 01/2002 :0451 indique d’utiliser des souris femelles saines âgées de 4 semaines environ et provenant du même élevage.

  • Enseignement supérieur
Rats : 540
Souffrances
▲ 540
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 540

540 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures classées sans réveil. Chaque animal subit une chirurgie de trois heures avec pose de cathéters sur trois voies, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des étudiants de licence et de master. Le porteur décrit des incidents possibles quand un étudiant sectionne une artère ou provoque une détresse respiratoire, suivis de la mise à mort. Il justifie ces séances par la formation pratique des étudiants, alors qu'une part de son offre repose déjà sur des méthodes substitutives.

Objectifs

Les procédures expérimentales proposées sur le modèle rat permettent aux étudiants d'explorer in vivo les régulations de plusieurs grandes fonctions physiologiques dispensées lors d'enseignements théoriques, en complément des enseignements qui utilisent des méthodes substitutives et alternatives.

Bénéfices attendus

La formation des étudiants (de Licence 3 à Master 2) en Physiologie, science étudiant les mécanismes intégratifs de l’organisme, nécessite que ceux-ci acquièrent un minimum d’expérience dans le domaine de la manipulation des animaux vivants et la réalisation de manipulations courantes qu’ils seront amenés à reproduire ultérieurement dans leur carrière. C’est au cours de cette première expérience qu’ils vont pouvoir faire un choix murement réfléchi pour leur avenir. Cette mise en pratique leur permet d'acquérir des compétences comme la gestion de l’anesthésie-antalgie, le suivi du bien-être des animaux, les techniques de cathétérisations (mise en place d’une canule dans un canal ou un vaisseau sanguin) et de prélèvements de tissus in vivo avec l’aide du personnel formé, mais aussi de bien appréhender la réglementation et l’éthique indispensables pour leur future carrière.

Procédures

Quatre procédures expérimentales de gravité « sans réveil » indépendantes les unes des autres sont proposées dans l’enseignement. Dans chacune des procédures, les rats sont soumis à une intervention chirurgicale de 3 heures (cathétérisation de 3 voies d'accès sur un même animal) sous anesthésie générale avec antalgie préalable au moins trente minutes avant de réaliser l’anesthésie. Pendant l'anesthésie-antalgie, par l’intermédiaire des cathéters mis en place, les fluides sanguins peuvent être prélevés en plusieurs fois à temps régulier (cela peut aller jusqu’à 10 prélèvements de 40 µL sans jamais dépasser un volume total supérieur à 10% du poids corporel) ou la sécrétion pancréatique est prélevée en continu. A l'issue de la procédure, les animaux sont mis à mort réglementairement.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : 1- La contention de l’animal au moment de l’antalgie puis de l’anesthésie, durée 1 minute d’intensité faible. 2- Réaction de l’animal au moment de la dissipation de l’effet anesthésique, intensité faible à moyenne (quelques minutes) 3- Hémorragie massive si l'étudiant sectionne l'artère carotide durant l'opération. Intensité moyenne à forte le temps de la mise à mort par surdosage d’anesthésique injecté par voie veineuse (quelques secondes). 4- Détresse respiratoire sévère malgré la trachéotomie. Intensité moyenne à forte le temps de la mise à mort par surdosage d’anesthésique injecté par voie veineuse (quelques secondes)

Devenir

les animaux entrent dans des procédures sans réveil et par conséquent, ils ne seront jamais réveillées à l'issue de l'expérimentation.

Remplacement

Sur notre offre de formation complète en TP de Physiologie animale (licence à master), 17 séances de TP différentes sont proposées. 24% des séances utilisent des méthodes substitutives, 42% sont réalisées ex-vivo (mise à mort pour prélèvement d’organes) et 24% concernent des procédures expérimentales, ne pouvant pas être remplacées car elles permettent d’étudier des mécanismes intégratifs qui n’ont pas leur équivalent en méthodes alternatives aujourd’hui.

Réduction

La réduction du nombre d’animaux (total prévu 540 rats pour 5 ans) porte sur deux points : 1 – les étudiants travaillent sur un même animal en binômes/trinômes. 2 - Le nombre d’animaux est calculé au minima pour chaque séance de Travaux Pratiques (TP). Une séance de TP = 8 binômes (=8 rats) mais nous prévoyons un rat supplémentaire soit 9 rats par séance au maximum. Par rapport à notre projet précédent, nous n’avons pas eu de diminution des effectifs étudiants en Biologie, et par conséquent du nombre de groupe en licence. Nous avons modifié notre offre de formation en supprimant les TP de physiologie dans une des filières, en donnant la possibilité de choix d’option entre la physiologie animale et végétale, en réduisant le nombre de procédures proposées et en déplaçant les procédures expérimentales au semestre paire dans une unité d’enseignement (UE) optionnelle. Les étudiants concernés par ces TP ont choisi de les réaliser avec un objectif professionnel clairement affiché vers la physiologie. Nous allons ainsi diminuer le nombre d’animaux que nous aurions dû envisager avec l’ancienne maquette.

Raffinement

Le raffinement est mis en place dans la pratique de l’antalgie et de l’anesthésie, nos procédures expérimentales étant sans réveil. Les étudiants ont préalablement été sensibilisés au suivi de l’anesthésie. Ils sont donc responsabilisés à la surveillance rapprochée toutes les 5 minutes et au bien-être de l’animal. Chaque rat est analgésié une heure avant la séance de TP par un personnel compétent. Puis il est anesthésié-analgésié dans une pièce prévue à cet effet, isolé des animaux « en attente » par un personnel formé. Au cours de la procédure, les étudiants appellent l’enseignant dès qu’un signe de réveil apparait et c’est toujours le personnel compétent qui fait les réinjections. La température corporelle du rat est maintenue grâce à l’utilisation de tapis chauffants.

Choix des espèces

Ce modèle se rapproche fortement de la physiologie humaine. Il est possible de réaliser une anesthésie adéquate et de pratiquer des cathétérisations, de réaliser des prélèvements de fluides (sang, bile…), ce qui est plus difficile à réaliser sur la souris en travaux pratiques, étant donné la petite taille de l’animal. Rats adultes, à partir de 225g soit un âge de 8 semaines.La souche de rat peut-être du wistar ou Sprague-Dawley L’utilisation d’animaux adultes rend plus facile la mise en place des canules par les étudiants et permet de réaliser des prélèvements sanguins suffisants pour obtenir des données exploitables d’un point de vue quantitatif.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Cochons : 200
Souffrances
▲ 200
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 200

200 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie profonde et tués sans reprise de conscience, dans des procédures menées sans réveil. Chaque animal subit une intervention chirurgicale de moins d'une heure puis une mise à mort par exsanguination, non pour produire des connaissances mais pour enseigner à des étudiants et à des chirurgiens le prélèvement des poumons, y compris "à cœur battant". Les poumons sont ensuite prélevés pour des exercices de perfusion. Le porteur affirme que les simulateurs et films pédagogiques ne peuvent remplacer l'animal vivant pour reproduire les contraintes de l'ouverture du thorax.

Objectifs

L’objectif du projet est d’enseigner aux étudiants en médecine de troisième cycle, les techniques chirurgicales qui permettent le prélèvement des poumons chez le porc en deux situations : a)Sous analgésie et anesthésie profonde, ainsi qu’en présence de la circulation sanguine (« à cœur battant »), modélisant le prélèvement réalisé chez le donneur en mort cérébrale et donc ayant encore le cœur battant. b)Après anesthésie et euthanasie modélisant le prélèvement pulmonaire chez le donneur après arrêt cardiaque (nouveau vivier de donneurs autorisé en France depuis 2014). Les poumons serviront par la suite à la mise en place de la perfusion pulmonaire ex vivo a but pédagogique : pour les étudiants en médecine de troisième cycle et pour les chirurgiens thoraciques du monde entier formés à la transplantation pulmonaire lors de séminaires de formations.

Bénéfices attendus

Le porc est le modèle le plus pertinent pour la transplantation pulmonaire humaine en raison des similitudes anatomiques, physiologiques et immunologiques avec l’humain. Le nombre de transplantations pulmonaires a augmenté ces dernières années dans le monde. La pénurie d’organes pour la transplantation pulmonaire est due à la pénurie de donneurs et aux faibles taux de possibilité d’utilisation des poumons donneurs. Le modèle porcin permet la mise au point des méthodes de récupération de poumons qui ne sont pas éligibles à la transplantation, telles que la perfusion pulmonaire ex-vivo. On reproduit ainsi dans le modèle porcin les conditions pathologiques responsables de l’exclusion de ces poumons chez l’humain qui pourraient être utilisés pour la transplantation pulmonaire. C’est le cas des organes récupérés chez certain donneurs lors du décès prononcé après une limitation des thérapeutique active. Ces poumons sont considérés comme étant à risque élevé de dysfonction post-transplantation pour cause d’absence de vascularisation durant une période prolongée à température ambiante. La perfusion pulmonaire ex-vivo utilisée en routine clinique a montré que la méthode était sure et reproductible pour une optimisation de la fonction pulmonaire de greffons dont toutes les caractéristiques ne sont pas optimales. Les bénéfices attendus du projet sont les suivants : - La formation et l‘enseignement des étudiants en médecine de troisième cycle aux techniques chirurgicales permettant la récupération d’organes chez les patients donneurs. - La formation des chirurgiens thoraciques des équipes de transplantation pulmonaire du monde entier à la mise en place de circuits perfusion pulmonaire ex-vivo. - Amélioration des méthodes ex vivo pour la récupération d’organes donneurs pour la transplantation - La caractérisation des cellules immunitaires colonisant les poumons à l’état basal.

Procédures

Les animaux subissent une unique intervention chirurgicale sous analgésie et anesthésie profonde d’une durée courte inférieure à 1 heure et ils sont euthanasiés par exsanguination. : Les animaux sont euthanasiés après anesthésie générale courte inférieure à 1 heure.

Impact sur les animaux

Douleur : adaptation de la prise en charge en fonction des modifications des paramètres physiologique. Trouble du rythme cardiaque au moment de l’induction anesthésique et de la sternotomie dans la procédure 1. Hémorragie lors la dissection du médiastin. Hyperthermie maligne au moment de l’induction anesthésique. L’intégralité des gestes expérimentaux seront faits sous anesthésie profonde sans réveil avant une euthanasie finale, réduisant les nuisances au stress des animaux lors de leur préparation.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever les poumons.

Remplacement

Des alternatives pour l’apprentissage de la chirurgie existent : des films pédagogiques, des modèles inertes mimant des organes ou des organismes entiers ou encore des logiciels de simulation sur ordinateur. Ces alternatives sont utilisées en amont de ces séances d’apprentissage sur l’animal vivant mais ne peuvent pas les remplacer. Pour le cas particulier de la chirurgie thoracique, il y a besoin d’un organisme vivant mimant les contraintes mécaniques et physiologiques lors de l’ouverture de la paroi thoracique : la résistance des plans osseux, la fragilité des vaisseaux, les contraintes liées aux mouvements des poumons sous ventilation assistée

Réduction

Les poumons prélevés lors de ces séances d’apprentissage seront utilisés pour améliorer les méthodes de perfusion pulmonaire ex-vivo ou bien pour la caractérisation des cellules pulmonaires à l’état basal, en absence du stress oxydatif. Ces approches permettent de réduire le nombre d’animaux en combinant les séances d’enseignement avec l’utilisation des organes prélevés pour les deux thématiques mentionnées.

Raffinement

Les animaux arrivent dans la structure d’hébergement de transition du fournisseur après transport spécialisé. Ils restent dans cette structure durant au moins 7 jours, ce qui leurs permet de s’acclimater à leur nouvel environnement et avec une surveillance régulière du personnel. Ils sont nourris deux fois par jour et bénéficient d’un enrichissement du milieu par des chaines et des jouets. Ils seront transportés en cages de transport avec litière de copeaux afin de limiter leur stress lors du transfert au sein de la plateforme chirurgicale.

Choix des espèces

Le porc est le modèle le plus pertinent pour la transplantation pulmonaire humaine en raison de similitudes anatomiques, physiologiques et immunologiques avec l’humain. Animaux jeunes d’environ 100 jours d’âge dont les poumons ont une taille la plus proche possible de celle des poumons humains adultes.

Formation sur les organoïdes cérébraux

(NTS-FR-723467v1 – 16/12/2022)
  • Enseignement supérieur
Souris : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie stéréotaxique pour l'implantation d'un organoïde cérébral humain, puis sont tuées deux à quatre semaines plus tard pour prélèvement du cerveau, non pour produire des connaissances mais pour former des étudiants, à raison d'un animal par étudiant et par instructeur. Le porteur décrit longuement les mini-cerveaux humains cultivés in vitro, tout en affirmant qu'ils cessent de croître après cinq semaines faute d'irrigation. Il justifie l'implantation chez la souris par la nécessité de leur fournir sang et nutriments.

Objectifs

Nous proposons de former de nouveaux chercheurs sur les méthodes modernes utilisées dans le domaine de la neuroscience. Pendant cette formation, nous travaillerons sur les organoïdes cérébraux, une masse de cellules mimant la structure et les fonctions principales du cerveau. Les organoïdes sont cultivés en laboratoire et Ils sont composés de tissus hétérogènes complexes, similaires au cortex cérébral immature. Pour faciliter leur maturité, ils sont transplantés dans le cerveau des rongeurs ce qui les permettre de développer leur système vasculaire. Cette technique permet de modéliser les affections cérébrales congénitales et les troubles neuropsychiatriques. La technique a aussi favorisé l'étude du développement du cerveau. Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront appris et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie leur permettra de réduire le nombre d’animaux lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront appris et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilises lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.

Procédures

Les animaux suivront une chirurgie stereotaxique pour implanter une organoïde cérébral. Entre deux - quatre semaines plus tard, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses immuno-histologiques. Tous les animaux suivront donc 2 procédures: Chirurgie stereotaxique (Durée prevue: 1 heure) + euthanasie.

Impact sur les animaux

Nuisances liées aux procédures chirurgicales : douleur post-opératoire, risque mineur d’infection de la cicatrice, perte de poids. Dans des cas très rares, le couvercle en verre peut se décoller.

Devenir

A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses immuno-histologiques.

Remplacement

Les mini-cerveaux humains sont produits à partir de cellules souches humaines qui vont se différencier en cellules cérébrales et se développer en une structure mesurant quelques millimètres et imitant la structure physique et cellulaire d’une version complète du cerveau humain. Avec la culture in-vitro, les structures cessent de croître au bout de cinq semaines, car l’oxygène et les nutriments nécessaires n’arrivent pas à atteindre les cellules les plus internes. L’implantation d’organites du cerveau humain dans un cerveau de souris leur donne en revanche tout ce dont ils ont besoin pour grandir et se développer. Le cerveau hôte fournit effectivement suffisamment de sang et de nutriments aux mini-cerveaux pour les maintenir en vie et leur permettre de se développer pendant des mois. En l’espace de deux à 12 semaines, les organoïdes faisaient germer des neurones supplémentaires, y compris ceux trouvés dans des régions très spécifiques du cortex humain : des cellules gliales (y compris les astrocytes) et des cellules souches neurales. Au bout de 14 jours, presque tous les organites développent un riche réseau de vaisseaux sanguins transportant des nutriments et de l’oxygène, leur permettant de survivre jusqu’à 233 jours. Leur structure et leur maturation cellulaire étaient celles d’un nouveau-né.

Réduction

L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les actes de préparation chirurgicaux, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche. Par an, 20 étudiants et 10 instructeurs suivront les projets décrits dans cette DAP. Dans ce context, lors de la formation, les instructeurs réalisent une démonstration de la procédure puis les étudiants auront l’occasion de pratiquer la procédure sous-couvert des instructeurs. Nous utiliserons un animal par étudiant et par instructeur soit 30 souris/an.

Raffinement

Nos mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales impliquent une induction et suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie, une installation tout au long des procédures chirurgicales de contrôle de la température par tapis chauffant. Les souris seront placées en cage de 4-5 souris sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress. Les animaux opérés seront observés quotidiennement par l’expérimentateur pendant la période qui suit le réveil (2h) ainsi que pendant les 4 jours suivant. L'évaluation des points limites se fera selon une grille d'évaluation incluant le poids de l'animal, l'état de la plaie, la mobilité de l'animal et les signes de douleur. Si l'animal présente un score entre 6 - 16, une injection de carprofène s.c. (dose 5 mg/kg pour souris) sera effectuée et reconduite toutes les 24h si les signes persistent lors des observations suivantes. Si l’animal n’a pas repris de poids au bout de 4 jours, ou si des signes de souffrance sont observés, le traitement sera étendu de 2 jours supplémentaires. Si la récupération ne s’effectue pas bien et si le score des critères de la grille d’évaluation est supérieur à 11 durant 2 jours consécutifs l’animal sera euthanasié par l'expérimentateur par dislocation cervicale.

Choix des espèces

Avec la culture in-vitro, les organoides cessent de croître au bout de cinq semaines. L’implantation dans un cerveau de souris leur donne tout ce dont ils ont besoin pour grandir et se développer. Le cerveau hôte fournit suffisamment de sang et de nutriments aux mini-cerveaux pour les maintenir en vie et leur permettre de se développer pendant des mois. En l’espace de deux à 12 semaines, les organoïdes faisaient germer des neurones supplémentaires, y compris ceux trouvés dans des régions très spécifiques du cortex humain. Au bout de 14 jours, presque tous les organites développent un riche réseau de vaisseaux sanguins transportant des nutriments et de l’oxygène, leur permettant de survivre jusqu’à 233 jours. Le projet sera réalisé sur des animaux agés de plus de 6 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte pour ces espèces. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau homogène pour une bonne reproductibilité des procédures chirurgicaux.