Enseignement supérieur

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Souris : 32
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Devenir
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32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque année, seize souris témoins passent individuellement trois tests comportementaux, exploration en champ libre, équilibre sur un pont horizontal et sur un cylindre rotatif, avant d'être tuées pour prélever leur cerveau, dans le cadre d'un enseignement de licence. Le porteur indique que le stress provient de l'isolement et de la nouveauté de l'environnement, et que les lignées mutantes utilisées auparavant ont été jugées trop dommageables. Il justifie l'usage de la souris par la formation des étudiants à l'"éthique animale" et à un modèle qu'ils pourront rencontrer en recherche.

Objectifs

Ce TP fait suite à celui qui avait lieu jusqu’en mars 2022 dans lequel des étudiants en L3 étudiaient les troubles neurologiques (défauts de démarche, tremblements) de 2 lignées de souris mutantes en les comparant à des souris témoins sans problèmes particuliers. Du fait du non renouvellement de ce protocole initial (les caractéristiques observables des souris mutantes ayant été ré-évaluées comme dommageables), nous nous proposons désormais sur les conseils du comité d'éthique, de travailler sur les données et tissus des souris mutantes obtenus les années précédentes et de n’utiliser désormais que des souris sans problèmes particuliers. Concrêtement, le TP consistera donc en la réalisation de tests comportementaux, les animaux étant manipulés par un personnel expérimenté (les enseignants). Les étudiants observeront quant à eux les manipulations et analyseront le comportement des animaux. Ils pourront le comparer au comportement anormal de souris mutantes (présenté uniquement via l’intermédiaire de vidéos et de résultats de tests comportementaux effectués les années précédentes). Les étudiants doivent ensuite rechercher les causes de ces comportements anormaux au niveau tissulaire, cellulaire et moléculaire (utilisation de tissus congelés obtenus les années précédentes). Outre les diverses connaissances dans le domaine de la neurophysiologie qu'apporte le suivi de ce TP, notre objectif est également de proposer ici aux étudiants un premier contact avec le modèle souris et une sensibilisation aux règles de l'éthique animale. En effet, une grande partie des étudiants en L3 qui suivent ces TPs se destine à une carrière scientifique où ils seront potentiellement amenés à utiliser des modèles animaux et il est important qu'ils puissent comprendre avant de choisir leur futur laboratoire d'accueil tout ce qu'implique le fait de travailler sur le modèle souris, tant au niveau pratique, qu'organisationnel et éthique.

Bénéfices attendus

Formation des étudiants à l'éthique, et à l'utilisation du modèle souris. Pour celles et ceux qui poursuivront une carrière en recherche, les futurs choix de leurs laboratoires d'accueil (tant pour les stages, que pour leur laboratoire de thèse) et éventuellement du ou des modèles sur le(s)quel(s) ils travailleront se feront ainsi en toute connaissance de cause. S'ils sont amenés à travailler sur la souris notamment, on s'attend à ce que cette formation initiale les aide à mettre en œuvre les bonnes pratiques éthiques régissant l'utilisation de ce modèle. Acquisition de connaissances en neuro-physiologie.

Procédures

Les animaux (vigiles) seront uniquement soumis à des tests comportementaux ne provoquant pas d’atteinte à l’intégrité physique de la souris. Néanmoins du stress peut exister chez les animaux dû à leur isolement (chacune des 16 souris réalisera individuellement chacun des 3 tests décrits ci-après), à la découverte d’un environnement nouveau, et aux manipulations nécessaires au passage de leur cage au dispositif de test et vice-versa. Plus précisément 3 tests comportementaux sont réalisés : Le test de comportement exploratoire en champs libre (une fois par souris) qui permet de quantifier l'activité d'une souris et sa propension à explorer son environnement : chaque souris est placée dans une large cage contenant aussi quatre cubes de bois placés de façon régulière. Le comportement de la souris dans ce nouvel environnement est observé et mesuré pendant 10 minutes (déplacements dans les différents secteurs de la cage, nombre de fois où la souris se met sur ses deux pattes arrières, nombre de fois et temps passé par la souris à faire sa toilette, nombre de fois où la souris monte sur les plateformes. Le test du pont horizontal permettant de quantifier l'équilibre de la souris: un « pont » de bois est placé entre deux plateformes séparées de 50 cm, 20 cm au dessus du sol d’une grande boîte en carton qui sert de cage pour empêcher la souris de s’échapper pendant l’expérience. Au départ du test, la souris est placée au milieu du pont. On mesure alors le temps que la souris met pour atteindre l’un ou l’autre côté du pont. Si la souris tombe, ou n'atteint pas l'une des deux plateformes pendant les 3 minutes imparties, on considère que la souris a échoué. Le test est à réaliser trois fois par souris. Le test du cylindre rotatif permettant lui aussi de quantifier l'équilibre de la souris: chaque souris est placée sur un cylindre rotatif et la rotation démarre en accélérant progressivement pendant 2 minutes. Le test s’arrete à l’issue des 2 minutes ou quand la souris chutte du cylindre ou s’accroche à celui-ci en s’arretant de marcher. Dans ces deux derniers cas, le temps passé à marcher sur le cylindre est mesuré. Le test est à réaliser trois fois par souris. Entre chacun des tests, chaque souris est remise dans sa cage d’origine où elle bénéficie d’un temps de pause minimum de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Du stress peut exister chez les animaux dû à leur isolement (chacune des souris réalisera individuellement chacun des 3 tests comportementaux), à la découverte d’un environnement nouveau, et aux manipulations nécessaires au passage de leur cage au dispositif de test et vice-versa.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever des tissus (cerveaux) nécessaires aux analyses moléculaires (analyse comparative de la présence de différents types de molécules (ARNms et protéines)) chez les différentes lignées de souris : mutantes d'une part et témoins sans problèmes particuliers d'autre part. Les tissus de souris mutantes (surnuméraires) ont préalablement été congelés lors des TPs des années précédentes.

Remplacement

Après la mise à mort à J2, des prélèvements tissulaires sont effectués en vue de mener des analyses moléculaires comparatives afin d'essayer de déterminer la cause des défauts comportementaux observés chez les souris mutantes. Des prélèvements concernant les lignées mutantes avaient été effectués (et congelés) les années précédentes sur des souris surnuméraires. Ces prélèvements n'ayant pas été réalisés sur des souris témoins sans problèmes particuliers, la comparaison entre lignées mutantes et témoins ne peut être effectuée au niveau moléculaire qu'en prélevant des tissus sur des souris témoins.

Réduction

Le nombre de souris utilisé dans ce TP découle du fait que chaque groupe d'étudiants en TP doit pouvoir travailler avec deux souris. Les promotions étant habituellement composées 8 groupes de 3 étudiants, nous comptons utiliser chaque année 8x2=16 souris témoins sans problèmes particuliers. Ce nombre permet aux étudiants de comprendre concrètement la variabilité des réponses inter-individuelles lors des tests comportementaux sur animaux vivants. En effet, deux souris appartenant à la même lignée peuvent avoir malgré tout des comportements légèrement différents, et ce n'est que l'analyse d'un nombre suffisament grand de souris de la même lignée (obtenu en mettant en commun les résultats récoltés par tous les groupes d'étudiants) qui permet justement d'établir des statistiques et de pouvoir comparer les différentes lignées entre elles (ici les mutantes d'une part et les souris témoins sans problèmes particuliers d'autre part). Ce nombre maximal de souris de 32 sur 2 ans sera réduit si le nombre d'étudiants devait être inférieur à celui que nous avions les années précédentes (le chiffre de 24 étant le maximum que nous pouvons accueillir en salles de TP).

Raffinement

Toutes les souris bénéficient d’un environnement enrichi au cours de leur hébergement. Afin d'avoir le temps d'être "acclimatées", les souris seront transférées à l'animalerie le jeudi de la semaine précédant les TPs. Lors des tests comportementaux, l'observation d'une réduction durable de la mobilité et/ou de signes d'angoisses prolongés constituerait un point limite, et entrainerait le retrait du test.

Choix des espèces

La souris est l’une des espèces animales les plus pertinentes pour les études de neurophysiologie du fait de la connaissance de l'architecture cérébrale de ce rongeur, et de l’existence de nombreuses lignées transgéniques bien caractérisées. De plus la présence à proximité du lieu d'enseignement d'une animalerie nous fournissant les souris témoins sans problèmes particuliers, permet de limiter tout problème de transport. Les souris doivent avoir environ 2 mois. En effet l'une des lignées de souris sur laquelle nous effectuions par le passé des tests comportementaux avait une espérance de vie limitée de 3 mois. L'âge de 2 mois auquel nous faisions les tests nous permettait de ne pas atteindre cette limite et de réduire le temps de maintien des souris en élevage. Comme nous allons comparer les résultats des tests comportementaux des souris témoins sans problèmes particuliers avec ceux enregistrés les années précédentes à partir des lignées mutantes, nous devons utiliser des souris du même âge.

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Souris : 640
Souffrances
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Devenir
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640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une ou deux injections intrapéritonéales avant d'être mises à mort pour prélever ovocytes et embryons, non pour produire des connaissances mais pour un travail pratique d'étudiants de master. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" que les futurs chercheurs apprennent ces techniques et que la production d'embryons "ne peut se passer de la souris". Il indique avoir réduit les effectifs en faisant travailler les étudiants en binômes.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de permettre à des étudiants de M2 d’acquérir, grâce à des travaux pratiques, des compétences théoriques et expérimentales en particulier sur le développement embryonnaire de la souris et la biologie des cellules souches.

Bénéfices attendus

Les connaissances acquises lors de ces travaux pratiques seront utiles aux étudiants dans le cadre de leur formation académique, pour leur travail de recherche et pour leur future carrière. L’objectif principal de ces travaux pratiques est d’offrir aux étudiants une première expérience de manipulation d’embryons, une technique de base en biologie du développement.

Procédures

Une ou deux injections intrapéritonéales (quelques secondes par injection).

Impact sur les animaux

La seule nuisance pour les animaux sera une ou deux injections intra-péritonéales de substances dénuées de tout effet nocif (dans les conditions d’utilisation prévues). On peut l’affirmer au regard de la longue expérience d’utilisation par de nombreux laboratoires dans le monde.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour réaliser des prélèvements

Remplacement

Ce TP s’inscrit dans un programme qui comporte également des conférences, des vidéos commentées et des démonstrations par des enseignants très compétents. Il est toutefois indispensable que les futurs jeunes chercheurs apprennent des techniques qui leur seront utiles, et le mieux est qu’ils les apprennent dans les meilleures conditions, offertes dans le cadre de ce cours. La production d’embryons et d’ovocytes ne peut se passer de la souris.

Réduction

La superovulation des femelles permet de maximiser le nombre d’ovocytes et d’embryons récoltés dans chaque femelle. Au fil des années, nous avons réduit le nombre de souris utilisées en favorisant le travail en binômes.

Raffinement

Les injections et les mises à mort seront réalisées par les enseignants, formés et compétents, selon les gestes approuvés par la SBEA.

Choix des espèces

Travaux pratiques réalisés dans le cadre du cours "Mouse Genetics", l’utilisation de souris (mouse) s’impose donc. Pour la superovulation (1ère procédure), les souris devront être jeunes pour être sensibles à l’effet du traitement hormonal. Pour la seconde procédure, nous utiliserons des adultes entre 2 et 4 mois (mais cette gamme d’âge n’est pas critique).

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Souris : 480
Souffrances
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480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Des femelles gestantes sont rendues hypothyroïdiennes par leur régime, puis leurs nouveau-nés reçoivent une injection intracérébrale après un endormissement par hypothermie sur glace, dans le cadre d'un atelier de formation destiné à des étudiants. Le porteur indique que les nouveau-nés seront tués pour prélever leur cerveau et les mères parce que leur hypothyroïdie fausserait toute réutilisation. Il justifie le recours à l'animal par la nécessité d'un "organisme entier" pour étudier la régulation des gènes.

Objectifs

L'objectif est de permettre aux étudiants de réaliser et d'interpréter des expériences de transfert de gènes somatique dans un contexte intégré (celui de l'organisme).

Bénéfices attendus

A l'issu de la semaine d’atelier (un jour de cours, 3 jours d’expérimentation, 1 jour de restitution/examen) -, les étudiants auront acquis les notions d’éthique en expérimentation animale, ainsi que les principes d’expérimentation animale et la règle des 3R. En outre, ils auront acquis des connaissances sur les outils d'analyse des régulations transcriptionnelles induites par des hormones in vivo, ainsi que des notions de mécanismes d'action des récepteurs nucléaires (notion de facteurs de transcription) et des autres facteurs impliqués dans la machinerie transcriptionnelle.

Procédures

Les femelles gestantes seront soumises à un régime qui les rend hypothyroïdiennes, durant la dernière semaine de gestation et la semaine suivant la mise bas. Les nouveau-nés de souris seront soumis à une injection intracérébrale n'incluant pas de chirurgie, (la boite crânienne n'étant pas encore ossifiée à cet âge, aucune incision ou suture n'est donc nécessaire), suivi d’une injection en sous-cutané d’hormone thyroïdienne ou d’une solution contrôle. Pour les femelles, il y aura donc une intervention de 11 jours, et pour les nouveau-nés, deux interventions (injection intracérébrale de 1 minute après 15min d'anesthésie sur glace, plus une injection de 30 secondes en sous-cutané).

Impact sur les animaux

Nous avons une grande expérience dans l'induction de l'hypothyroidie chez les mères gestantes la dernière semaine de gestation, et nous n'avons pas observé d'effet délétère chez celles-ci. Les nouveau-nés sont hypothyroïdiens de fait, mais ne présentent pas non plus d'effet délétère. L'endormissement par hypothermie sera surveillé et réduit au temps minimal nécessaire pour réaliser l'injection, afin d'éviter que l'hypothermie ne devienne trop profonde. Cela sera surveillé par la couleur de la peau. L'injection d’hormone thyroïdienne ne provoque pas non plus d'effet délétère, les nouveau-nés se comportant normalement après le réveil. Au cas où un animal présenterait le moindre comportement anormal après le réveil (mouvement anarchique, absence de réaction à la stimulation), il serait euthanasié immédiatement. Les animaux sont surveillés pendant les deux jours qui suivent l'injection, jusqu'au moment de l'euthanasie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin d’expérience, après la procédure 2 : les nouveau-nés, pour prélèvement des cerveaux et mesure de l'activité transcriptionnelle dans ce tissu; les femelles, car étant hypothyroïdiennes, elles ne peuvent être réutilisées, car leur hypothyroïdie pourrait impacter les résultats ultérieurs.

Remplacement

Le but de cet atelier est d'enseigner la technologie de transfert de gènes in vivo dans le cadre de l'étude des régulations transcriptionnelles induites par des hormones, ici, les HT. Pour être étudiées, ces régulations doivent être en condition intégrée, c'est à dire dans un organisme entier, où tous les acteurs de la régulation transcriptionnelle sont présents, condition qu'on ne peut reproduire totalement in vitro.

Réduction

Une des contraintes de ce projet est que dans le cadre de l'atelier avec les étudiants, les jours d'expérimentation sont fixés par le calendrier, et nous n'avons pas de flexibilité. Or, en travaillant sur des souriceaux, nous sommes tributaires des jours de naissances. Dans ce contexte, les expériences seront faites sur deux lots de 8 femelles gestantes, afin d'obtenir assez de nouveau-nés au bon poids pour l'expérimentation les deux jours où les étudiants sont présents pour les injections. Nous utiliserons 40 nouveau-nés pour chaque jour d'expériences, sur deux jours, il sera donc nécessaire d'avoir 80 nouveau-nés au bon poids, d'où la nécessité de traiter 16 femelles afin d’avoir assez de petits remplissant les critères d’injection. Si nous traitions moins de femelles, nous aurions le risque de ne pas avoir assez de nouveaux- nés pour réaliser l'expérience dans de bonnes conditions statistiques, et donc, les animaux traités l'auraient été en vain. Le protocole a été optimisé afin de réaliser des cotransfections de deux plasmides rapporteurs afin d'étudier simultanément leur régulation par les HT dans le même animal, ce qui permet de réduire par deux le nombre d'animaux nécessaire dans le cadre de cet atelier.

Raffinement

Les mères seront isolées dans leur cage la dernière semaine de gestation, afin que la mise-bas se passe bien et que les petits soient bien pris en charge par leur mère. Afin de réduire au maximum le stress induit par la séparation avec la mère, le temps de l'injection est réduit au minimum ne dépassera pas 15 minutes après l’endormissement. Les petits seront remis avec leur mère dès la fin de l'injection. Du matériel de nidation abondant est mis dans la cage (coton et bandelettes de papier craft), et du matériel d'enrichissement du milieu (igloo, batonnet de bois pour ronger) sera présent tout au long du maintien des animaux.

Choix des espèces

nous utiliserons des souris de type Swiss, car ce sont des bonnes mères qui prennent bien soin de leur petits. En outre, comme ces souris sont albinos, les nouveau-nés ne sont pas pigmentés, ce qui facilite les repères visuels lors des injections dans la boite crânienne. Les femelles seront traitées lors de leur dernière semaine de gestation et seront euthanasiées après l'euthanasie des petits à la fin de l'expérience (Jour 4 post-partum). Les petits seront injectés en intracérébral au jour 2 post-partum, et seront euthanasiés au jour 3 ou 4 selon l'expérience (afin de permettre aux vecteurs injectés de s'exprimer ce qui prend de 24 à 48h selon les vecteurs).

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Rats : 540
Souffrances
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Devenir
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540 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures classées sans réveil. Chaque animal subit une chirurgie de trois heures avec pose de cathéters sur trois voies, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des étudiants de licence et de master. Le porteur décrit des incidents possibles quand un étudiant sectionne une artère ou provoque une détresse respiratoire, suivis de la mise à mort. Il justifie ces séances par la formation pratique des étudiants, alors qu'une part de son offre repose déjà sur des méthodes substitutives.

Objectifs

Les procédures expérimentales proposées sur le modèle rat permettent aux étudiants d'explorer in vivo les régulations de plusieurs grandes fonctions physiologiques dispensées lors d'enseignements théoriques, en complément des enseignements qui utilisent des méthodes substitutives et alternatives.

Bénéfices attendus

La formation des étudiants (de Licence 3 à Master 2) en Physiologie, science étudiant les mécanismes intégratifs de l’organisme, nécessite que ceux-ci acquièrent un minimum d’expérience dans le domaine de la manipulation des animaux vivants et la réalisation de manipulations courantes qu’ils seront amenés à reproduire ultérieurement dans leur carrière. C’est au cours de cette première expérience qu’ils vont pouvoir faire un choix murement réfléchi pour leur avenir. Cette mise en pratique leur permet d'acquérir des compétences comme la gestion de l’anesthésie-antalgie, le suivi du bien-être des animaux, les techniques de cathétérisations (mise en place d’une canule dans un canal ou un vaisseau sanguin) et de prélèvements de tissus in vivo avec l’aide du personnel formé, mais aussi de bien appréhender la réglementation et l’éthique indispensables pour leur future carrière.

Procédures

Quatre procédures expérimentales de gravité « sans réveil » indépendantes les unes des autres sont proposées dans l’enseignement. Dans chacune des procédures, les rats sont soumis à une intervention chirurgicale de 3 heures (cathétérisation de 3 voies d'accès sur un même animal) sous anesthésie générale avec antalgie préalable au moins trente minutes avant de réaliser l’anesthésie. Pendant l'anesthésie-antalgie, par l’intermédiaire des cathéters mis en place, les fluides sanguins peuvent être prélevés en plusieurs fois à temps régulier (cela peut aller jusqu’à 10 prélèvements de 40 µL sans jamais dépasser un volume total supérieur à 10% du poids corporel) ou la sécrétion pancréatique est prélevée en continu. A l'issue de la procédure, les animaux sont mis à mort réglementairement.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : 1- La contention de l’animal au moment de l’antalgie puis de l’anesthésie, durée 1 minute d’intensité faible. 2- Réaction de l’animal au moment de la dissipation de l’effet anesthésique, intensité faible à moyenne (quelques minutes) 3- Hémorragie massive si l'étudiant sectionne l'artère carotide durant l'opération. Intensité moyenne à forte le temps de la mise à mort par surdosage d’anesthésique injecté par voie veineuse (quelques secondes). 4- Détresse respiratoire sévère malgré la trachéotomie. Intensité moyenne à forte le temps de la mise à mort par surdosage d’anesthésique injecté par voie veineuse (quelques secondes)

Devenir

les animaux entrent dans des procédures sans réveil et par conséquent, ils ne seront jamais réveillées à l'issue de l'expérimentation.

Remplacement

Sur notre offre de formation complète en TP de Physiologie animale (licence à master), 17 séances de TP différentes sont proposées. 24% des séances utilisent des méthodes substitutives, 42% sont réalisées ex-vivo (mise à mort pour prélèvement d’organes) et 24% concernent des procédures expérimentales, ne pouvant pas être remplacées car elles permettent d’étudier des mécanismes intégratifs qui n’ont pas leur équivalent en méthodes alternatives aujourd’hui.

Réduction

La réduction du nombre d’animaux (total prévu 540 rats pour 5 ans) porte sur deux points : 1 – les étudiants travaillent sur un même animal en binômes/trinômes. 2 - Le nombre d’animaux est calculé au minima pour chaque séance de Travaux Pratiques (TP). Une séance de TP = 8 binômes (=8 rats) mais nous prévoyons un rat supplémentaire soit 9 rats par séance au maximum. Par rapport à notre projet précédent, nous n’avons pas eu de diminution des effectifs étudiants en Biologie, et par conséquent du nombre de groupe en licence. Nous avons modifié notre offre de formation en supprimant les TP de physiologie dans une des filières, en donnant la possibilité de choix d’option entre la physiologie animale et végétale, en réduisant le nombre de procédures proposées et en déplaçant les procédures expérimentales au semestre paire dans une unité d’enseignement (UE) optionnelle. Les étudiants concernés par ces TP ont choisi de les réaliser avec un objectif professionnel clairement affiché vers la physiologie. Nous allons ainsi diminuer le nombre d’animaux que nous aurions dû envisager avec l’ancienne maquette.

Raffinement

Le raffinement est mis en place dans la pratique de l’antalgie et de l’anesthésie, nos procédures expérimentales étant sans réveil. Les étudiants ont préalablement été sensibilisés au suivi de l’anesthésie. Ils sont donc responsabilisés à la surveillance rapprochée toutes les 5 minutes et au bien-être de l’animal. Chaque rat est analgésié une heure avant la séance de TP par un personnel compétent. Puis il est anesthésié-analgésié dans une pièce prévue à cet effet, isolé des animaux « en attente » par un personnel formé. Au cours de la procédure, les étudiants appellent l’enseignant dès qu’un signe de réveil apparait et c’est toujours le personnel compétent qui fait les réinjections. La température corporelle du rat est maintenue grâce à l’utilisation de tapis chauffants.

Choix des espèces

Ce modèle se rapproche fortement de la physiologie humaine. Il est possible de réaliser une anesthésie adéquate et de pratiquer des cathétérisations, de réaliser des prélèvements de fluides (sang, bile…), ce qui est plus difficile à réaliser sur la souris en travaux pratiques, étant donné la petite taille de l’animal. Rats adultes, à partir de 225g soit un âge de 8 semaines.La souche de rat peut-être du wistar ou Sprague-Dawley L’utilisation d’animaux adultes rend plus facile la mise en place des canules par les étudiants et permet de réaliser des prélèvements sanguins suffisants pour obtenir des données exploitables d’un point de vue quantitatif.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Cochons : 200
Souffrances
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Devenir
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200 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie profonde et tués sans reprise de conscience, dans des procédures menées sans réveil. Chaque animal subit une intervention chirurgicale de moins d'une heure puis une mise à mort par exsanguination, non pour produire des connaissances mais pour enseigner à des étudiants et à des chirurgiens le prélèvement des poumons, y compris "à cœur battant". Les poumons sont ensuite prélevés pour des exercices de perfusion. Le porteur affirme que les simulateurs et films pédagogiques ne peuvent remplacer l'animal vivant pour reproduire les contraintes de l'ouverture du thorax.

Objectifs

L’objectif du projet est d’enseigner aux étudiants en médecine de troisième cycle, les techniques chirurgicales qui permettent le prélèvement des poumons chez le porc en deux situations : a)Sous analgésie et anesthésie profonde, ainsi qu’en présence de la circulation sanguine (« à cœur battant »), modélisant le prélèvement réalisé chez le donneur en mort cérébrale et donc ayant encore le cœur battant. b)Après anesthésie et euthanasie modélisant le prélèvement pulmonaire chez le donneur après arrêt cardiaque (nouveau vivier de donneurs autorisé en France depuis 2014). Les poumons serviront par la suite à la mise en place de la perfusion pulmonaire ex vivo a but pédagogique : pour les étudiants en médecine de troisième cycle et pour les chirurgiens thoraciques du monde entier formés à la transplantation pulmonaire lors de séminaires de formations.

Bénéfices attendus

Le porc est le modèle le plus pertinent pour la transplantation pulmonaire humaine en raison des similitudes anatomiques, physiologiques et immunologiques avec l’humain. Le nombre de transplantations pulmonaires a augmenté ces dernières années dans le monde. La pénurie d’organes pour la transplantation pulmonaire est due à la pénurie de donneurs et aux faibles taux de possibilité d’utilisation des poumons donneurs. Le modèle porcin permet la mise au point des méthodes de récupération de poumons qui ne sont pas éligibles à la transplantation, telles que la perfusion pulmonaire ex-vivo. On reproduit ainsi dans le modèle porcin les conditions pathologiques responsables de l’exclusion de ces poumons chez l’humain qui pourraient être utilisés pour la transplantation pulmonaire. C’est le cas des organes récupérés chez certain donneurs lors du décès prononcé après une limitation des thérapeutique active. Ces poumons sont considérés comme étant à risque élevé de dysfonction post-transplantation pour cause d’absence de vascularisation durant une période prolongée à température ambiante. La perfusion pulmonaire ex-vivo utilisée en routine clinique a montré que la méthode était sure et reproductible pour une optimisation de la fonction pulmonaire de greffons dont toutes les caractéristiques ne sont pas optimales. Les bénéfices attendus du projet sont les suivants : - La formation et l‘enseignement des étudiants en médecine de troisième cycle aux techniques chirurgicales permettant la récupération d’organes chez les patients donneurs. - La formation des chirurgiens thoraciques des équipes de transplantation pulmonaire du monde entier à la mise en place de circuits perfusion pulmonaire ex-vivo. - Amélioration des méthodes ex vivo pour la récupération d’organes donneurs pour la transplantation - La caractérisation des cellules immunitaires colonisant les poumons à l’état basal.

Procédures

Les animaux subissent une unique intervention chirurgicale sous analgésie et anesthésie profonde d’une durée courte inférieure à 1 heure et ils sont euthanasiés par exsanguination. : Les animaux sont euthanasiés après anesthésie générale courte inférieure à 1 heure.

Impact sur les animaux

Douleur : adaptation de la prise en charge en fonction des modifications des paramètres physiologique. Trouble du rythme cardiaque au moment de l’induction anesthésique et de la sternotomie dans la procédure 1. Hémorragie lors la dissection du médiastin. Hyperthermie maligne au moment de l’induction anesthésique. L’intégralité des gestes expérimentaux seront faits sous anesthésie profonde sans réveil avant une euthanasie finale, réduisant les nuisances au stress des animaux lors de leur préparation.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever les poumons.

Remplacement

Des alternatives pour l’apprentissage de la chirurgie existent : des films pédagogiques, des modèles inertes mimant des organes ou des organismes entiers ou encore des logiciels de simulation sur ordinateur. Ces alternatives sont utilisées en amont de ces séances d’apprentissage sur l’animal vivant mais ne peuvent pas les remplacer. Pour le cas particulier de la chirurgie thoracique, il y a besoin d’un organisme vivant mimant les contraintes mécaniques et physiologiques lors de l’ouverture de la paroi thoracique : la résistance des plans osseux, la fragilité des vaisseaux, les contraintes liées aux mouvements des poumons sous ventilation assistée

Réduction

Les poumons prélevés lors de ces séances d’apprentissage seront utilisés pour améliorer les méthodes de perfusion pulmonaire ex-vivo ou bien pour la caractérisation des cellules pulmonaires à l’état basal, en absence du stress oxydatif. Ces approches permettent de réduire le nombre d’animaux en combinant les séances d’enseignement avec l’utilisation des organes prélevés pour les deux thématiques mentionnées.

Raffinement

Les animaux arrivent dans la structure d’hébergement de transition du fournisseur après transport spécialisé. Ils restent dans cette structure durant au moins 7 jours, ce qui leurs permet de s’acclimater à leur nouvel environnement et avec une surveillance régulière du personnel. Ils sont nourris deux fois par jour et bénéficient d’un enrichissement du milieu par des chaines et des jouets. Ils seront transportés en cages de transport avec litière de copeaux afin de limiter leur stress lors du transfert au sein de la plateforme chirurgicale.

Choix des espèces

Le porc est le modèle le plus pertinent pour la transplantation pulmonaire humaine en raison de similitudes anatomiques, physiologiques et immunologiques avec l’humain. Animaux jeunes d’environ 100 jours d’âge dont les poumons ont une taille la plus proche possible de celle des poumons humains adultes.

Formation sur les organoïdes cérébraux

(NTS-FR-723467v1 – 16/12/2022)
  • Enseignement supérieur
Souris : 150
Souffrances
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Devenir
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150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie stéréotaxique pour l'implantation d'un organoïde cérébral humain, puis sont tuées deux à quatre semaines plus tard pour prélèvement du cerveau, non pour produire des connaissances mais pour former des étudiants, à raison d'un animal par étudiant et par instructeur. Le porteur décrit longuement les mini-cerveaux humains cultivés in vitro, tout en affirmant qu'ils cessent de croître après cinq semaines faute d'irrigation. Il justifie l'implantation chez la souris par la nécessité de leur fournir sang et nutriments.

Objectifs

Nous proposons de former de nouveaux chercheurs sur les méthodes modernes utilisées dans le domaine de la neuroscience. Pendant cette formation, nous travaillerons sur les organoïdes cérébraux, une masse de cellules mimant la structure et les fonctions principales du cerveau. Les organoïdes sont cultivés en laboratoire et Ils sont composés de tissus hétérogènes complexes, similaires au cortex cérébral immature. Pour faciliter leur maturité, ils sont transplantés dans le cerveau des rongeurs ce qui les permettre de développer leur système vasculaire. Cette technique permet de modéliser les affections cérébrales congénitales et les troubles neuropsychiatriques. La technique a aussi favorisé l'étude du développement du cerveau. Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront appris et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie leur permettra de réduire le nombre d’animaux lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront appris et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilises lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.

Procédures

Les animaux suivront une chirurgie stereotaxique pour implanter une organoïde cérébral. Entre deux - quatre semaines plus tard, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses immuno-histologiques. Tous les animaux suivront donc 2 procédures: Chirurgie stereotaxique (Durée prevue: 1 heure) + euthanasie.

Impact sur les animaux

Nuisances liées aux procédures chirurgicales : douleur post-opératoire, risque mineur d’infection de la cicatrice, perte de poids. Dans des cas très rares, le couvercle en verre peut se décoller.

Devenir

A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses immuno-histologiques.

Remplacement

Les mini-cerveaux humains sont produits à partir de cellules souches humaines qui vont se différencier en cellules cérébrales et se développer en une structure mesurant quelques millimètres et imitant la structure physique et cellulaire d’une version complète du cerveau humain. Avec la culture in-vitro, les structures cessent de croître au bout de cinq semaines, car l’oxygène et les nutriments nécessaires n’arrivent pas à atteindre les cellules les plus internes. L’implantation d’organites du cerveau humain dans un cerveau de souris leur donne en revanche tout ce dont ils ont besoin pour grandir et se développer. Le cerveau hôte fournit effectivement suffisamment de sang et de nutriments aux mini-cerveaux pour les maintenir en vie et leur permettre de se développer pendant des mois. En l’espace de deux à 12 semaines, les organoïdes faisaient germer des neurones supplémentaires, y compris ceux trouvés dans des régions très spécifiques du cortex humain : des cellules gliales (y compris les astrocytes) et des cellules souches neurales. Au bout de 14 jours, presque tous les organites développent un riche réseau de vaisseaux sanguins transportant des nutriments et de l’oxygène, leur permettant de survivre jusqu’à 233 jours. Leur structure et leur maturation cellulaire étaient celles d’un nouveau-né.

Réduction

L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les actes de préparation chirurgicaux, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche. Par an, 20 étudiants et 10 instructeurs suivront les projets décrits dans cette DAP. Dans ce context, lors de la formation, les instructeurs réalisent une démonstration de la procédure puis les étudiants auront l’occasion de pratiquer la procédure sous-couvert des instructeurs. Nous utiliserons un animal par étudiant et par instructeur soit 30 souris/an.

Raffinement

Nos mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales impliquent une induction et suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie, une installation tout au long des procédures chirurgicales de contrôle de la température par tapis chauffant. Les souris seront placées en cage de 4-5 souris sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress. Les animaux opérés seront observés quotidiennement par l’expérimentateur pendant la période qui suit le réveil (2h) ainsi que pendant les 4 jours suivant. L'évaluation des points limites se fera selon une grille d'évaluation incluant le poids de l'animal, l'état de la plaie, la mobilité de l'animal et les signes de douleur. Si l'animal présente un score entre 6 - 16, une injection de carprofène s.c. (dose 5 mg/kg pour souris) sera effectuée et reconduite toutes les 24h si les signes persistent lors des observations suivantes. Si l’animal n’a pas repris de poids au bout de 4 jours, ou si des signes de souffrance sont observés, le traitement sera étendu de 2 jours supplémentaires. Si la récupération ne s’effectue pas bien et si le score des critères de la grille d’évaluation est supérieur à 11 durant 2 jours consécutifs l’animal sera euthanasié par l'expérimentateur par dislocation cervicale.

Choix des espèces

Avec la culture in-vitro, les organoides cessent de croître au bout de cinq semaines. L’implantation dans un cerveau de souris leur donne tout ce dont ils ont besoin pour grandir et se développer. Le cerveau hôte fournit suffisamment de sang et de nutriments aux mini-cerveaux pour les maintenir en vie et leur permettre de se développer pendant des mois. En l’espace de deux à 12 semaines, les organoïdes faisaient germer des neurones supplémentaires, y compris ceux trouvés dans des régions très spécifiques du cortex humain. Au bout de 14 jours, presque tous les organites développent un riche réseau de vaisseaux sanguins transportant des nutriments et de l’oxygène, leur permettant de survivre jusqu’à 233 jours. Le projet sera réalisé sur des animaux agés de plus de 6 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte pour ces espèces. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau homogène pour une bonne reproductibilité des procédures chirurgicaux.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 150
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 300
 -

300 rongeurs, 150 souris et 150 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés d'une séance à l'autre. Les animaux sont utilisés lors de travaux pratiques où des stagiaires apprennent la préhension, la contention, les injections sous-cutanées et intra-gastriques et la surveillance sous anesthésie gazeuse. Le porteur indique une douleur légère liée aux injections et un stress de manipulation, les gestes étant d'abord répétés sur mannequins et cadavres. Il présente cette formation réglementaire à l'expérimentation comme "indispensable" et met en avant la sensibilisation au "bien-être" des animaux non-humains.

Objectifs

Notre formation a pour vocation à former des personnels à la manipulation et la réalisation de procédures expérimentales sur animaux de laboratoire. Cette formation est ouverte aux techniciens des laboratoires publics et privés dans le cadre de la formation continue, ainsi qu’à des étudiants en cursus initial de licence professionnelle. Ce type de formation réglementaire à l’expérimentation animale doit permettre l’acquisition de compétences théoriques et pratiques permettant la manipulation d’animaux dans le respect de leur bien-être. Au cours d’une procédure, le technicien doit ainsi être en mesure d’évaluer le degré de mal-être causé à l’animal et d'adapter ses pratiques afin de prévenir et de limiter ce mal-être au maximum. Cela nécessite un apprentissage, réalisé durant plusieurs séances de travaux pratiques. Les objectifs pédagogiques de ces travaux pratiques sont multiples : familiarisation des stagiaires avec les animaux et sensibilisation au respect du bien-être animal ; apprentissage des règles d’hygiène et de sécurité propres à la pratique de l’expérimentation animale ; apprentissage des calculs de dilution et de dose à injecter, connaissance du matériel nécessaire aux injections et aux prélèvements, préparation de ce matériel, notions d’asepsie ; acquisition des compétences techniques de préhension, contention et d'injections (sous-cutanée, intra-gastrique) ; acquisition de connaissances théoriques sur l’anesthésie et apprentissage des paramètres à prendre en compte et à surveiller pour assurer le confort de l’animal sous anesthésie ; acquisition de connaissance sur les cycles de reproduction et les méthodes d'élevage des rongeurs et lagomorphes. Pour répondre à ces objectifs, les travaux pratiques que nous souhaitons réaliser permettent une familiarisation progressive des techniciens avec les rongeurs de laboratoire. Ils sont réalisés en effectif réduit, sous la tutelle d’enseignants qualifiés et expérimentés portant grande attention au bien-être animal. Des enseignements plus théoriques de réglementation et d’éthique, d’éthologie, de physiologie du stress et de la douleur viennent compléter ces connaissances afin que les étudiants soient en mesure d’adapter leur pratique au comportement de l’animal qu’ils manipulent.

Bénéfices attendus

A l’issue de notre formation, il est attendu que les stagiaires se soient familiarisés avec les rongeurs de laboratoire (souris et rats), et qu’ils aient acquis des gestes techniques couramment utilisés en expérimentation animale (préhension/contention, injections, surveillance et soins pendant l'anesthésie). Nous souhaitons avant tout les sensibiliser au bien-être animal et à l’importance de l’éthique en expérimentation animale.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs interventions. La première consistera uniquement à de la préhension-contention, et les stagiaires se seront préalablement entraînés sur des mannequins rats. Pour ce faire, chaque animal sera manipulé par un stagiaire quelques minutes, pour familiarisation, puis redéposé dans sa cage. Après un temps de pause, l’animal sera à nouveau manipulé, cette fois dans le but d’acquérir la technique de contention. Cette nouvelle manipulation pourra durer plus longtemps que la première, mais sans toutefois excéder 10 min, dans l’éventualité où le stagiaire éprouverait des difficultés à réaliser le geste correctement dès le premier essai. La seconde intervention impliquera jusqu’à deux types d’injection : sous-cutanée et intra-gastrique. Chaque injection ne sera réalisée que si la contention de l’animal est maîtrisée, et sous supervision par l’enseignant. Seule l’injection sous-cutanée sera obligatoire. Les stagiaires s’entraineront une première fois sur cadavre (lors de la séance de TP anatomie), puis pratiqueront le geste sur l’animal une première fois avec une seringue sans aiguille, avant de réaliser l’injection. L’injection intra-gastrique sera facultative, en fonction des attentes et des besoins de formation des stagiaires. Les stagiaires s’entraîneront préalablement sur des mannequins rats. Dans les deux cas, la réalisation de la procédure (contention suivie de l’injection) ne devra pas dépasser 1 min. Enfin, un nombre très limité d’animaux subira une anesthésie gazeuse, qui constituera la troisième intervention. L’induction de l’anesthésie sera réalisée par l’enseignant et les stagiaires seront chargés de surveiller l’animal et de tester ses réflexes pendant la narcose (sous la supervision de l’enseignant). L’anesthésie gazeuse ne sera pas maintenue au-delà du temps nécessaire pour que chaque stagiaire puisse réaliser les contrôles, et sera limitée à 20 min maximum. Chaque animal ne sera soumis qu’une seule fois à chacune des interventions, à l’exception de la contention dont l’apprentissage pourra nécessiter que certains stagiaires réalisent plusieurs tentatives avant de maîtriser la technique.

Impact sur les animaux

L’ensemble des procédures appliquées lors des séances de TP sont de degré de sévérité modéré. Pour chaque procédure, il est prévu que l’enseignant en explique le principe et les étapes, puis qu’il réalise une démonstration avant que les stagiaires s’y exercent, toujours sous sa surveillance. Il n’est donc pas attendu que les animaux souffrent au-delà du stress induit par la manipulation et de la douleur légère liée à une injection. Si un accident venait toutefois à se produire, lors d’une mauvaise manipulation par un stagiaire malhabile et/ou stressé par exemple, l’enseignant veillera au bien-être immédiat de l’animal et les zootechniciens le prendront en charge. Ils surveilleront quotidiennement les animaux à l’animalerie, via l’emploi d’une grille d’évaluation du bien-être, et un traitement antalgique sera administré si besoin.

Devenir

Les procédures réalisées étant de sévérité modérée, les animaux peuvent être réutilisés au sein de ce même projet d'une séance de TP à l'autre (TP préhensions/contention, puis injections, puis anesthésie), après rétablissement complet (délai de quelques jours entre les séances de TP), ou pour d’autres projets se déroulant au sein de notre établissement (TP d'apprentissage de préhension/contention et d’injections, TP de physiologie-pharmacologie), après vérification de leur rétablissement complet si jamais ils avaient présenté des signes de souffrance.

Remplacement

Le recours à la pratique de l’expérimentation animale est nécessaire à la formation des personnes qui appliqueront des procédures expérimentales sur animaux, et conforme à l’agrément de cette formation réglementaire. Il apparaît indispensable que les stagiaires se familiarisent avec les animaux et qu'ils maîtrisent des gestes techniques classiquement utilisés lors de procédures expérimentales. Toutefois, les stagiaires commenceront par s’entraîner aux gestes techniques sur des modèles inertes (cadavres et/ou mannequins), afin de remplacer l’animal au stade le plus critique de l’apprentissage.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés est limité au strict nécessaire, à savoir un animal de chacune des deux espèces considérées (c'est-à-dire un rat et une souris) par stagiaire et par séance, afin que les stagiaires soient en mesure de s'entraîner et d'acquérir les gestes techniques dispensés au cours des séances de TP de la formation. Cependant, les mêmes animaux seront réutilisés d'une séance à l'autre, afin de limiter le nombre total d'animaux utilisés. De plus, chaque animal ne sera soumis qu’une seule fois à chacune des procédures (à l’exception de la contention), et le nombre de procédures est très limité (certains actes ne sont abordés que par des vidéos de démonstration).

Raffinement

Le respect du bien-être animal est au cœur de l'approche pédagogique employée pendant les séances de TP, et les encadrants veillent à enseigner les bonnes pratiques pour la réalisation des gestes techniques dans un cadre éthique et réglementaire. Avant de pratiquer les procédures sur les animaux, les stagiaires doivent s’entrainer en répétant les gestes sur des mannequins (contention, injection intra-gastrique) ou des cadavres (injection sous-cutanée). Dans le cadre des injections, ils doivent également réaliser le geste une première fois sans aiguille ou sans sonde, avant de procéder à l’injection. Enfin, dans le cadre de l’anesthésie, le bien-être de l’animal est assuré par l’application d’un gel hydratant sur les yeux et l’utilisation d’un tapis chauffant pour prévenir l’hypothermie.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les animaux de laboratoire les plus utilisés. La souris et le rat représentent ainsi les modèles animaux que les stagiaires seront le plus susceptibles de rencontrer dans leurs activités professionnelles. Nous utiliserons des adultes de plus de 6 semaines, plus faciles à manipuler que de jeunes animaux. Pour les rats, nous utiliserons des femelles afin de permettre la réalisation de frottis vaginaux lors de la 3ème séance de TP. Pour les souris, nous utiliserons également des femelles, plus dociles que les mâles.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Cochons : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

3 porcs vont être utilisés dans une procédure impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés. Chaque animal est placé sous anesthésie générale profonde pendant deux heures, non pour produire des connaissances mais pour tester une nouvelle technique d'anesthésie et y former le personnel. Le porteur présente ce projet comme un raffinement destiné à améliorer le "bien-être" des animaux non-humains et la récupération après opération. Il décrit le porc comme un sujet "indispensable" de ses expérimentations, dont le personnel doit maîtriser les spécificités.

Objectifs

L’objectif premier est l’amélioration du bien-être animal en raffinant la procédure d’anesthésie utilisée dans le cadre de la chirurgie expérimentale. Celui-ci intègre l’utilisation de molécules halogénées plus récentes, avec moins d’effets secondaires en particulier au moment du réveil. L’objectif second s’intègre dans la formation continue et du maintien des compétences des personnels utilisateurs dans le cadre de la mise en place de cette nouvelle procédure. Ceci constituant des éléments indispensables et réglementaires dans le cadre européen et français de la recherche animale (directive européenne 2010/63/UE).

Bénéfices attendus

La finalité de ce projet est l’amélioration du bien-être animal et du respect de la règle des 3R en particulier sur le raffinement des procédures d’anesthésie profonde. Celui-ci a pour but de permettre un réveil plus rapide et une meilleure récupération post-opératoire des animaux.

Procédures

Procédure unique sous anesthésie générale profonde-Durée maximale 2 heures

Impact sur les animaux

Procédure sous anesthésie générale longue de 2h pouvant causer un stress

Devenir

Cette procédure expérimentale est classée en classe modérée permettant une potentielle réutilisation des animaux.

Remplacement

Préalablement à la mise en pratique des acquis sur modèle porcin, une session de mise à jour des connaissances théoriques en anesthésie et de formation au nouveau matériel anesthésique sera réalisée pour l’ensemble du personnel.

Réduction

Le nombre maximum estimé d’animaux nécessaire à cette mise en place et cet enseignement est de 3. De façon à réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires, une mise en pratique anesthésique sera suivie par plusieurs membres du personnel. En l’absence d’événement anesthésique secondaire au cours de la procédure et cas d’une acquisition des compétences par l’ensemble du personnel, l’ensemble des animaux ne seront pas inclus.

Raffinement

Ce nouveau protocole d’anesthésie constitue un raffinement et une amélioration du bien-être des animaux puisqu’il permet un réveil plus rapide et améliore ainsi la récupération post-opératoire de l’animal quelque soit la procédure chirurgicale réalisée et sa durée. Une table chauffante est utilisée lors de l’anesthésie générale. La fréquence d'observation des animaux est doublée au réveil, passant de 3 à 6 fois par jours, et consiste en des examens cliniques de l’animal vigile, permettant une prise en charge individuelle et adaptée. Les animaux seront hébergés avant protocole expérimental en groupe en box (par 1, 2 ou 3 par boxes, au sein d’une même pièce), de façon à préserver leur de mode vie en communauté. Au cours du protocole expérimental les individus traités seront hébergés en box séparés, mais au sein d'une même pièce permettant la communication entre congénères. Un enrichissement alimentaire (fruits et/ou légumes) est apporté quotidiennement, un enrichissement par jeux (différentes activités) est apporté en rotation dans les boxes selon un programme hebdomadaire.

Choix des espèces

Notre laboratoire travaille sur le grand animal dont le porc. Il nous semble donc indispensable de pouvoir adapter cette nouvelle procédure à cette espèce et proposer sa formation au personnel pour appréhender les spécificités de l'espèce et améliorer leur bien-être.. Porcs : Jeune adultes, 6-8 mois, 80Kg. Principaux sujets utilisés dans nos expérimentations.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 840
Rats : 50
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 840
▲ -
Devenir
 890
 -
 -
 -

840 souris et 50 rats vont être utilisé·es dans des travaux pratiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour les souris et léger pour les rats. Les étudiants et personnels en formation leur infligent des manipulations, des tests comportementaux et des injections répétées de substances psychotropes (amphétamine, caféine, chlorpromazine, diazépam, pentobarbital), pour apprendre les gestes de l'expérimentation. Le porteur indique que tous les animaux seront proposés à l'adoption via le GRAAL, sans garantie qu'ils soient tous adoptés, et que ceux dont l'état se dégrade plus de deux jours seront mis à mort. Sur le remplacement, il décrit l'usage de séquences vidéo et de mannequins pour réduire le nombre d'animaux, tout en maintenant l'usage d'animaux vivants pour l'entraînement.

Objectifs

Ce projet comprend 3 procédures distinctes qui ont pour objectif non seulement de former les étudiants à la manipulation des rongeurs de laboratoires et à pratiquer des méthodes peu invasives, mais aussi, selon leurs cursus de leur apporter des notions spécifiques à la pharmacologie (pour les étudiants de Pharmacie) et au comportement (pour les étudiants de master MEP et Neurosciences). Ces travaux pratiques permettent d’aborder des notions liées à l’éthique et au bien-être animal sur le rat et la souris, d’apprendre à manipuler ces animaux, et à réaliser des injections de substances pharmacologiques et d’en observer les effets (effets psychotropes, anesthésiants etc.). Ces travaux pratiques entrent dans le cadre des maquettes règlementaires de plusieurs formations. Il s’agit tout d’abord de formations universitaires de niveau Master (i. 4ème années de cursus pharmaceutique, ii. Master 1 Biologie Santé – parcours Physiologie systémique et Physiopathologie intégratives, biothérapies, iii. Master 1 Biologie intégrative et physiologie - parcours management de l’expérimentation préclinique et éthique animale, iv. Master 1 Neuroscience – parcours Neurosciences moléculaires, cellulaires et intégrées et parcours Sciences des comportements). Il s’agit également d’une formation qualifiante spécifique destinée aux personnes appliquant des procédures expérimentales (formation FELASA niveau B, ex niveau II) qui concerne les personnels.

Bénéfices attendus

Les enseignements présentés dans ce projet apporteront des bénéfices pédagogiques à différents niveaux. Tout d’abord, les étudiants de pharmacie auront pu appréhender non seulement le monde de la recherche chez l’animal, qui pourra éventuellement faire partie de la suite deleur formation s’ils choisissent la filière Industrie/Recherche, mais surtout ils auront découvert l’une des étape-clefs de la mise au point des nouveaux médicaments, la pharmacologie, qui se situe à l’interface entre la recherche en chimie et la recherche galénique. Concernant le master MEP, il s’agit ici de permettre aux étudiants d’appliquer les enseignements théoriques d’éthologie qu’ils reçoivent sous forme de cours magistraux et de TD. Ils apprennent à observer le comportement des rongeurs, compétence essentielle qu’ils pourront ensuite utiliser en stage ou en milieu professionnel. Enfin, pour la formation expérimentale Applicateur de procédures expérimentales, il s’agit de former les étudiants et personnels à apprendre à manipuler les animaux dans le cadre de recherche scientifique (laboratoires publics ou privés) dans le respect des règles d’éthique et du bien-être des animaux.

Procédures

Les animaux seront soumis à des manipulations et des tests comportementaux (1h30 par semaine durant 3 mois ; puis 2 x 3h au total durant 4 semaines, soit 16), à des injections intra-péritonéales (1 injection par semaine durant 3 mois, soit 12, à raison de 10s par injection) et sous cutanées (1 seule fois pour seulement 8 souris au total, , à raison de 10s par injection), à une seule anesthésie sans intervention chirurgicale (juste pour en étudier sa durée).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont liées à 3 aspects : le fait d’être manipulés par des personnes non-formées (le but de la formation), le fait d’être réutilisés plusieurs fois (que nous avons privilégié afin d’utiliser un nombre minimal d’animaux, que nous compensons en laissant aux animaux une période inter-manipulation d’une semaine), le fait de recevoir des substances psychotropes à dose active (amphétamine, caféine, chlorpromazine, diazepam, pentobarbital, dont les effets durent environ 2-3h).

Devenir

Les souris seront réutilisés d'une procédure à l'autre. Tous les animaux (rats et suris) seront proposés à l'adoption via le GRAAL après accord du vétérinaire référent et de la DDPP. Nous ne pouvons pas savoir à l'heure actuelle s'ils seront tous adoptés, mais ils seront tous proposés à l'adoption.

Remplacement

Les travaux pratiques présentés ici ont été modifiés de manière à diminuer drastiquement le nombre d’animaux. Pour cela nous avons choisi de remplacer les expérimentations réelles par des analyses de séquences video. Pour cela un grand nombre de séquences identiques aux expérimentations que faisaient les étudiants ont été filmés et implémentées au sein d’une plateforme dédiée à l’enseignement supérieur. Les étudiants analysent donc maintenant des vidéos et collectent des paramètres identiques à ceux qu’il leur était demandé de collecter. Par ailleurs, concernant les enseignements de la formation « Applicateur de procédures », nous utilisons des vidéos et des photos pour les Travaux Dirigés sur la souffrance et la douleur et non pas des animaux vivants. Enfin, nous utiliserons également des modèles d’imitation de rats qui permettent de réaliser des pratiques de routine sans nécessité d’utiliser des rats vivants.

Réduction

L’utilisation de séquences vidéo permet de diminuer drastiquement le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, la réutilisation des animaux entre les séances permet également d’utiliser un nombre minimal d’animaux. Nous répartissons également les animaux par bi- ou trinômes (et non pas par monôme), lesquels sont chargés de travaillés sur un petit groupe d’animaux. Ensuite, les données obtenues sont regroupées de manière à montrer aux étudiants l’importance de la démarche statistique dans le calcul des effectifs nécessaires pour une expérimentation sur la base de données préliminaires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages comprenant des objets d’enrichissement (lanières de carton, igloo cartonné) afin d’améliorer leur bien-être et qui permet également d’aborder la question avec les étudiants pour les sensibiliser à la question du bien-être animal. Par ailleurs, nous utiliserons seulement des femelles qui sont plus faciles à héberger sur le long terme car elles présentent moins de risques de conflit dus à un stress éventuel ou une hiérarchie instable. Enfin les étudiants seront formés et encouragés à manipuler les animaux (handling) avec douceur et patience de façon à habituer les animaux à être manipulés et à diminuer le stress des étudiants. Si toutefois un animal se trouvait en situation de détresse (perte de poids supérieur à 15%, comportement anormal, stéréotypies, poils hérissés, dos voûté, hypothermie), des mesures correctrices seraient appliquées selon la situation (augmentation du niveau d'enrichissement, apport de croquettes humidifiées, éventuellement injection de sérum physiologique si l'animal est déshydraté). Cependant, si cela perdurait au-delà de 2 jours sans amélioration notable (atteinte d’un point limite : 2 jours consécutifs de signes de mal-être avec perte de poids), l'animal serait mis à mort immédiatement : soit, pour les souris, par dislocation cervicale, soit, pour les rats par injection létale d'euthasol suivie par une dislocation du cou (dose de 150mg/kg pour les rats d’un poids supérieur à 150g).

Choix des espèces

Concernant les travaux pratiques de pharmacologie qui consistent à mettre en évidence les effets de molécules sur un organisme vivant, la souris est l’animal qui se prête le mieux à ce type d’expérimentation. On connait ses réactions comportementales et on sait les mesurer grâce à des dispositifs expérimentaux. Par ailleurs, c’est une espèce facile à maintenir en captivité. Concernant les travaux pratiques de la Formation à l’expérimentation animale, nous utiliserons des rats et des souris afin de montrer aux étudiants des différences comportementales et de manipulation entre des deux espèces. De plus, les rats et les souris étant les principaux animaux concernés par la recherche scientifique (75%), nous avons choisi d’utiliser seulement ces deux espèces et de présenter sous forme de vidéos didactiques les manipulations adaptées aux lagomorphes. Les animaux seront tous utilisés à l’âge adulte (2 mois au début des expérimentations).

  • Enseignement supérieur
Souris : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 360
 -
 -
 -

360 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dans le cadre de travaux pratiques d'un cursus universitaire. Elles reçoivent deux à quatre injections intrapéritonéales et servent à des tests comportementaux, dont une échelle des grimaces, en étant manipulées par des étudiants que le porteur décrit lui-même comme non formés. À la différence de la plupart des projets, elles sont proposées à l'adoption à l'issue plutôt que tuées. Le porteur reconnaît qu'un remplacement total n'est pas possible pour l'apprentissage des gestes sur animal vivant mais prévoit des vidéos en complément.

Objectifs

Au cours de cette formation, les étudiants doivent ainsi être sensibilisés à l'expérimentation animale voire plus. En effet comme mentionné dans le programme national de cette formation, "les étudiants pourront être accompagnés, au cours de leur formation, dans la préparation de tout ou partie du certificat d'expérimentation animale, niveau applicateur." Ce projet comptabilisant 3 expérimentations différentes permettra aux étudiants, en complément des autres enseignements théoriques et pratiques, d'aborder plusieurs notions liées à l'expérimentation animale à savoir la réglementation, l'éthique, le bien-être, les gestes expérimentaux basiques avec des rongeurs de laboratoire (contention, injection, etc). Plus spécifiquement, au travers de ces 3 expérimentations, les étudiants : i) appréhenderont ce qu'est le métier de technicien animalier par le suivi et le soin aux animaux, ii) apprendront à manipuler et à réaliser des injections aux souris et iii) à étudier les comportements des souris en activité normale mais aussi dans le cadre d'une étude de l'effet de substances actives pharmacologiquement aux moyens de tests comportementaux, d'échelle des grimaces, etc.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra aux étudiants d'acquérir la compétence " Mener des études à l'échelle de l'organisme et de la cellule en biologie de la santé" exigées dans le cadre de cette formation. L'acquisition de cette compétence nécessite pour l'étudiant de maitriser un certain nombre d'apprentissages critiques (AC) qui sont, pour cette compétence, : i) Mettre en oeuvre des procédures expérimentales d'études physiologiques. Cet AC sera abordé via les expérimentations n°2 et 3 ; ii) Acquérir les gestes expérimentaux basiques sur l'animal de laboratoire. Cet AC sera abordé via les 3 expérimentations de ce projet. Le contenu de ce projet répond ainsi à ces apprentissages critiques et entre donc dans le processus d'acquisition de cette compétence en complément des autres enseignements théoriques et pratiques de la Ressource "Physiologie et Expérimentation animale" et de la SAé associée. Pour résumé, au travers des enseignements théoriques et pratiques (entre autres par ce projet), les étudiants auront ainsi une vision d'ensemble sur ce qu'implique l'expérimentation animale (réglementation en vigueur, éthique, bien-être, gestes de base, dispositif expérimental, pharmacologie...).

Procédures

Les animaux utilisés dans cette procédure ne seront pas soumis à ce type d'interventions. Ces animaux seront soumis uniquement à 2 (voire 4 injections pour les souris participant 2 fois à la expérimentation n°3) en intrapéritonéale.

Impact sur les animaux

Durant ce projet, les animaux seront confrontés à différentes nuisances : 1) le maniement par des personnes non formées et inconnues (ce dernier point sera amoindri au cours du temps car les souris seront toujours suivis par les mêmes étudiants. Nous essaierons également en TP qu'ils aient les mêmes souris que pendant le suivi; 2) l'utilisation dans 3 expérimentations différentes mais cela permet de réduire le nombre d'animaux utilisés 3) injections de substances thérapeutiques à dose active mais ces substances ont une durée de vie courte dans l'organisme donc les effets s'estomptent quelques heures après l'injection.

Devenir

Pour le bien-être animal, l'adoption est à privilégier dans notre cas, d'autant plus que les étudiants les ayant suivies 3 semaines y sont attachés. Il est à noter que lors des adoptions, un sachet de granulés ainsi qu'un peu de litière de leur cage d'origine sont donnés aux adoptants pour l'acclimatation de l'animal dans son nouvel environnement et des recommandations telles que l'introduction progressive de la nouvelle alimentation sont données. Pour finir, les étudiants comme les associations permettant la réhabilitation des animaux de laboratoire, reçoivent le certificat sanitaire de notre vétérinaire référent et l'autorisation triennale de la DDPP.

Remplacement

Il est difficile d'acquérir des compétences en expérimentation animale sans l'utilisation de l'animal in vivo c'est pourquoi un remplacement total n'est pas possible mais un remplacement partiel l'est. En complément de ces expérimentations in vivo et dans un objectif de remplacement, des vidéos seront mises à disposition des étudiants pour qu'ils puissent en plus des enseignements théoriques et pratiques, préparer au mieux leurs interventions / expérimentations avec les animaux.

Réduction

Le nombre de souris utilisé est réduit au minimum. Chaque année, 72 souris seront utilisées et seront subdivisées en 2*36 souris réparties dans 8 cages (voire 9 cages selon la corpulence des souris "vieilles") : 36 souris jeunes versus 36 souris 'vieilles'. D'autre part, nous avons choisi de faire travailler les étudiants par groupe de 3 ou 4 étudiants réduisant ainsi le nombre de groupe d'étudiants à 4 par TP. Ces 8 cages seront ainsi suivis par 12 groupes d'étudiants différents impliquant que 4 cages seront suivies par 2 groupes en TP différents. D'autre part, ces 72 souris serviront à 3 expérimentations. Les résultats des différents groupes de TP seront poolés et exploités lors de TPs de statistique. Ceci permettra de comparer les groupes de souris "jeunes" versus "vieilles". Ils pourront ainsi voir la variabilité des données selon le nombre d'animaux par lot utilisé.

Raffinement

Durant tout leur séjour au sein de notre établissement, les souris auront à disposition et sans restriction de la nourriture et de l'eau. Elles seront également visités tous les jours soit par la personne habilité pour cela au sein de l'établissement soit par les étudiants dans le cadre de l'expérimentation n°1. Selon l'âge et la corpulence des souris "vieilles", elles pourront être répartie non pas dans 4 cages mais dans 5 cages (4 cages de 7 souris + 1 cage de 8 souris). Au cours de ces visites, les animaux seront observés pour détecter tout comportement de souffrance, d'anxiété, etc... De plus, notre établissement a acquis des objets d'enrichissement tels que des tubes/ tunnel, ruban de carton. De la même façon les étudiants au cours de leur suivi pourront eux mêmes apporter des objets d'enrichissement.

Choix des espèces

La souris a été choisie comme modèle d'étude pour ce projet pour plusieurs raisons : 1- c'est l'un des modèles les plus utilisés en recherches bio-médicales et pharmacologiques (75%) 2- c'est un modèle (globalement) représentatif de la physiologie humaine (proximité phylogénétique entre les espèces). 3- leur comportement face à la manipulation, aux injections de molécules est bien documenté et des dispositifs expérimentaux sont disponibles pour le mesurer. 4- c'est une espèce facile à maintenir en captivité Les animaux utilisés auront au moins 2 mois. Il s'agira donc d'adultes car ils possèdent, théoriquement à ce stade, toutes les capacités exploratrices, psychiques et locomotrices. Cependant comme évoqué précédemment, nous aurons 2 groupes d'âge : souris "jeunes" environ 2 mois et souris "vieilles" d'au moins 4 mois et ayant eu déjà au moins 1 gestation (souris de réforme). Ce choix permettra aux étudiants d'observer le comportement de souris d'âge et de vécu différents.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Cochons : 150
Souffrances
▲ 150
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque porc subit plusieurs interventions abdominales successives, digestives et gynécologiques, réalisées par quatre à cinq chirurgiens durant six à sept heures, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des praticiens en exercice. Le porteur reconnaît que le traumatisme des viscères ne permet pas la survie de l'animal et décrit ces séances comme une offre de formation et une offre de prestation commerciale. Il indique que le remplacement n'est pas toujours possible, tout en signalant l'acquisition récente d'un simulateur de laparoscopie.

Objectifs

Les techniques chirurgicales évoluent constamment d’où la nécessité de suivre des formations continues afin de maintenir un niveau de connaissance satisfaisant pour opérer des patients humains (ou animaux s’agissant le cas échéant de chirurgiens vétérinaires) et assurer une médecine de qualité actualisée. Il s’agit de formation « à façon », conçues en fonction des besoins pédagogiques et d’entrainement chirurgical nécessaires à l’acquisition ou à la maitrise de nouvelles techniques chirurgicales. Elles peuvent faire partie de l’offre de formation continue pour les formations à destination des vétérinaires, ou bien de l’offre de prestation à destination de chirurgiens de médecine humaine. Dans tous les cas, elles sont validées par la direction de l’établissement, et les structures de bien-être animal concernées.

Bénéfices attendus

L'intérêt de ce projet réside dans l’offre de formation avec des approches chirurgicales innovantes en gynécologie et gastro-entérologie dans le but d’offrir un niveau d’expertise à des praticiens en exercice.

Procédures

Procédures chirurgicales intraabdominales (digestives et/ou gynécologiques: gastropexie, chirurgie bariatrique, anastomoses coliques, ovariohystérectomie). Les animaux sont anesthésiés en début de journée et euthanasiés à l'issue de la formation. Les procédures chirurgicales se succèdent ainsi que les équipes de chirurgiens en formation (8 heures d'anesthésie environ donc 6-7 heures de procédures chirurgicales)

Impact sur les animaux

En raison du contexte de l'apprentissage, chaque cochon subit plusieurs interventions intra-abdominales. Les complications rencontrées sont la douleur (gérée par un protocole d'analgésie multimodale), les risques de saignements (administration d'une fluidothérapie intra-veineuse au débit ajusté en fonction du besoin), anesthésie prolongée (surveillance et soutien des fonctions respiratoire et cardiovasculaire), lésion du nerf vague (entrainant le plus souvent une bradycardie prononcée jusqu'à l'arret cardiaque (prétraitemet avec atropine pour diminuer l'occurence et la grivité de la bradycardie), traumatisme des viscères abdominaux suite aux interventions (motivant l'euthanasie en fin de journée de formation).

Devenir

Les animaux sont euthanasiés à la fin des procédures chirurgicales. Pour des raisons de réduction, chaque animal subit l'ensemble des procédures chirurgicales prévues par le programme de formation, lesquelles sont réalisés par un groupe de 4 à 5 chirurgiens par animal. Il a été choisi d'utiliser au maximum chaque animal plutôt que de répartir l'ensemble des procédures sur plusieurs animaux. Cela justifie l'euthanasie en fin de procédure, l'issue des interventions ne permettant pas la survie de l'animal. Les chirurgiens pratiquent ainsi en fin d'intervention une autopsie pour visualiser directment le résultats des interventions réalisées.

Remplacement

Pour les besoins de formation à certaines techniques spécifiques le remplacement des animaux n’est pas toujours possible (néanmoins, l'établissement s’est récemment doté d’un simulateur de laparoscopie LapSim®)

Réduction

Le nombre d’animaux est fixé au minimum afin de permettre aux stagiaires de mettre en pratique les gestes enseignés (4 à 5 chirurgiens par animal). La formation inclut un apport de connaissance théorique en premier et puis la pratique sur simulateur en amont de l'intervention sur animal vivant. La manipulation des instruments est ainsi maîtrisée quand l'intervnetion est réalisée sur l'animal ce qui permet de réduire les manipulations des viscères en nombre mais aussi en qualité (moins traumatisantes du fait de gestes mieux contrôlés).

Raffinement

Afin de réduire le stress, les animaux arrivent à l’animalerie adaptée la veille de la session prévue. Les animaux reçoivent une ration identique à celle fournie par le fournisseur d’animaux, avec de l’eau à volonté (pipette et abreuvoir au choix de l'animal). Les procédures de préparation, d’induction de l’anesthésie, de mise en place de l’analgésie répondent aux exigences de l’analgésie multimodale pré-emptive et sont confiées à des vétérinaires anesthésistes/réanimateurs qualifiés. Une attention identique est portée au suivi des animaux pendant la phase opératoire grâce à l’ensemble des moyens de monitorage déployés pendant les interventions chirurgicales.

Choix des espèces

Le choix des porcs est fondé sur plusieurs critères : - Animaux de grande taille (30-45 kg), aspect anatomique proche de l’homme; - La taille des animaux permet une gestion aisée de l’anesthésie et de l’analgésie

  • Enseignement supérieur
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour produire des connaissances mais pour former des étudiants de BUT aux techniques d'expérimentation. Chaque souris reçoit quatre injections d'une neurotoxine provoquant une neurodégénérescence dopaminergique, avant une perfusion transcardiaque réalisée par l'enseignant puis le prélèvement du cerveau. Le porteur indique que le modèle s'accompagne de troubles moteurs, réduction et lenteur des déplacements, qu'il juge modérés au vu de la dose et de la durée. Il affirme qu'il n'existe pas de modèle non animal capable de mimer cette neurodégénérescence et justifie le projet par la "nécessité" pédagogique de la formation.

Objectifs

Les objectifs du projet sont de permettre à nos étudiants, futurs techniciens de laboratoire de recherche, de faire l’apprentissage de la mise en place d’une procédure expérimentale dans un contexte physiopathologique sur animaux de laboratoire, et ce dans le respect de la réglementation et des lois d’éthique sur l’utilisation d’animaux vivants. Ce projet comprendra la caractérisation d'un dysfonctionnement moléculaire et cellulaire dans ce contexte physiopathologique qui est celui de la neurodégénerescence dopaminergique induite par l'administration systémique d’une neurotoxine chez la souris. Il permettra aux étudiants de maitriser certaines techniques d'études de ces dysfonctionnements cellulaires. Les méthodes choisies pour évaluer la perte neuronale seront des techniques immunologiques avec un immunomarquage sur coupes de cerveaux et un immunoblot sur extraits cérébraux.

Bénéfices attendus

Le projet proposé étant à visée pédagogique, les bénéfices attendus sont ceux de permettre l'acquisition de compétences telles que définies dans le programme du BUT-BMB. Ainsi, dans le cadre général de la réalisation d’une procédure expérimentale chez l'animal, tous les aspects allant de sa mise en place à sa validation auront été abordés lors d'enseignements dirigés avant d'être pratiquement effectués avec les étudiants (mise en pratique des techniques de contention et d'administration chez la souris - respect du bien-être animal - analyse comportementale des animaux - prélèvement de tissu). Ce projet permet aussi de sensibiliser les étudiants à la nécessité d'une recherche bibliographique pour faire un choix pertinent de modèle expérimental mimant une pathologie humaine (en mettant l'accent sur la connaissance des limites des modèles expérimentaux). Il permet aussi d'aborder les diverses techniques utilisées pour étudier un processus physiopathologique et/ou pour valider un modèle expérimental et éventuellement l'efficacité d'un traitement.

Procédures

Les substances testées seront administrées par voie intrapéritonéale de manière répétée (4 fois) à intervalle d'une heure. Cinq jours après ces administrations, les souris recevront une injection sous cutanée d'analgésique suivie 20 min plus tard d'une injection intrapéritonéale d'une solution anesthésiante afin de procéder à la perfusion transcardiaque d'une durée d'environ 10 min (réalisée par l'enseignant) de sérum physiologique puis de solution fixatrice avant le prélèvement du cerveau. Chacune des administrations intrapéritonéales et sous cutanées est d'une durée maximale de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Ce modèle expérimental de neurodégénérescence dopaminergique s'accompagne d'une réduction progressive de la motricité qui dépend de la dose de neurotoxine administrée. Les troubles moteurs sont donc les effets indésirables attendus (réduction et lenteur des déplacements). Cependant, l'importance de ces troubles devraient être modérée au regard de la dose de neurotoxine choisie et de la durée de la procédure expérimentale (5 jours). Afin de palier l'éventuel impact de ces troubles moteurs sur la prise alimentaire de la souris, des croquettes seront directement mises à disposition de l'animal dans sa cage. Une surveillance biquotidienne des animaux sera effectuée par l’enseignant pendant les 5 jours précédents la mise à mort : surveillance de l'aspect général de la souris, de sa prise alimentaire et hydrique.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure expérimentale lors de la perfusion transcardiaque réalisée par l'enseignant avant le prélèvement du cerveau. Le cerveau est l'organe cible de la neurotoxine sur lequel sera réalisé l'évaluation de la neurodégénérescence dopaminergique.

Remplacement

Le projet s’inscrivant dans le cadre d’une SAÉ (Situation d'Apprentissage et d'Évaluation) consacrée à la réalisation d’une étude moléculaire et cellulaire dans un contexte physiopathologique (SAÉ 3.BMB.02), il permet de répondre aux objectifs et problématique professionnelle de la SAÉ : « inscrire les expérimentations dans un contexte physiopathologique pour caractériser et ou proposer un modèle d’étude ». De plus, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux car il n’existe pas de modèle expérimental non animal capable de mimer la neurodégénerescence dopaminergique.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit à son minimum tout en considérant un nombre suffisant pour permettre aux étudiants de tester chaque condition expérimentale. Ainsi, la promotion de 2° année de BUT étant divisée en 4 groupes de TP, les étudiants de chaque groupe travailleront en trinôme avec un total de 4 trinômes par groupe de TP. Chaque trinôme testera chaque condition expérimentale (au nombre de 2) sur une seule souris (condition contrôle, injections de sérum physiologique versus condition perte neuronale dopaminergique, injections de MPTP).

Raffinement

Ce protocole a été adapté pour limiter l'inconfort et le stress des animaux. Une phase d'acclimatation des animaux à leur nouvel environnement (animalerie du département Génie biologique de l'IUT) est instaurée une semaine avant la mise en oeuvre de l'expérimentation au cours de laquelle les animaux sont manipulés par le personnel technique et l'enseignant (préhension et déplacement des cages). Toutes les administrations de substances effectuées par l’étudiant sont pratiquées sous le contrôle de l’enseignant encadrant la SAÉ dans une salle de travaux pratiques du département dédiée à la réalisation de ce projet. Une formation pratique à l’administration de substances aura déjà été faite en 1° année et consolidée au début du semestre au cours duquel sera réalisée cette étude afin de rappeler les consignes de contention de la souris et d’administration par voie i.p. La perfusion transcardiaque étant techniquement plus délicate sera quant à elle réalisée par l'enseignant sous analgésie et anesthésie profonde induites par les étudiants. Une surveillance des animaux sera instaurée après administration des substances jusqu’à la mise à mort (2x par jour pendant 5 jours post-injection (troubles moteurs – troubles du comportement – contrôle de la prise alimentaire et hydrique – contrôle de l’aspect général). Cette surveillance sera effectuée par l’enseignant responsable du projet. Les souris sont placées dans des cages enrichies avec divers objets (copeaux et tunnel en carton). Enfin, les étudiants sont sensibilisés au bien être animal et à la règle des 3R depuis la 1° année de leur formation. L'ensemble du personnel (enseignants - technicien animalier) dispose d'une formation et qualification adéquate à l'expérimentation animale.

Choix des espèces

Outre le primate non-humain, la Souris est l’espèce animale la plus utilisée pour réaliser ce modèle expérimental. De plus, il s'agit plus particulièrement de la souche C57Bl/6J qui est utilisée pour induire la perte neuronale dopaminergique à l’aide de la neurotoxine MPTP. En effet, cette souche est sensible à cette neurotoxine de manière dose-dépendante, ce qui permet de contrôler l'intensité des troubles moteurs et de mimer divers stades de la pathologie humaine. De plus, une administration systémique peut être réalisée chez la Souris car la neurotoxine passe la barrière hématoencéphalique chez cette espèce alors qu'une administration intracérébrale est requise chez le Rat en raison de sa très faible biodisponibilité cérébrale (dégradation enzymatique de la substance par l'endothélium avant son passage de la barrière hématoencéphalique). Les souris utilisées sont des individus adultes qui doivent avoir atteints leur maturité cérébrale (environ 6 semaines)