Enseignement supérieur
Travaux pratiques de Master : Analyse des effets du furosémide sur la fonction rénale chez la souris
- Enseignement supérieur
120 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisées comme animaux de réforme ou pour d'autres travaux pratiques. Hébergées seules pendant cinq jours en cage à métabolisme, sur une grille métallique de surface réduite, elles reçoivent un diurétique dans leur nourriture pour que des étudiants de Master mesurent la fonction rénale. Le porteur reconnaît que cet hébergement individuel génère des nuisances, tout en jugeant le traitement sans gravité. Il indique que l'usage de rongeurs reste "nécessaire" à la formation, l'étude des effets du diurétique ne pouvant selon lui se faire que sur un animal.
Objectifs
Ce projet est dispensé sous la forme de séances de travaux pratiques pour des étudiants de première année de Master. Il a pour objectif de les initier à l'expérimentation en cage à métabolisme pour évaluer les fonctions rénales à l'aide d'analyses statistiques à partir de données biologiques qu'ils auront collectées. Plus particulièrement, les étudiants seront amenés à tester les effets d'un diurétique (le furosémide) utilisé couramment en médecine humaine pour diminuer le volume sanguin, chose souhaitable dans le cadre de certaines maladies à oedèmes, l'hypertension artérielle ou les insuffisances cardiaques. D'un point de vue pratique, le furosémide est adapté à une expérimentation courte car ses effets sont rapides. Celui-ci provoque une augmentation du volume des urines, et donc une diminution du volume sanguin.
Bénéfices attendus
Ces séances de travaux pratiques visent à familiariser les étudiants de première année de Master à l'analyse in vivo de la fonction rénale de souris placées en cage à métabolisme, ce qui permet également de les sensibiliser aux problèmes méthodologiques de ce type d'expérimentation qui a pris une place centrale dans les stratégies d'élucidation de mécanismes physiopathologiques à la suite du développement de modèles animaux transgéniques. Plus globalement, ces séances de travaux pratiques permettent de familiariser les étudiants à l'utilisation des animaux à des fins scientifiques et à leur manipulation dans des conditions réglementaires.
Procédures
Tous les animaux seront hébergés en cages à métabolisme individuelle durant une période de 5 jours. Durant cet hébergement, une diète alimentaire standard sera présentée aux animaux sous forme de nourriture en poudre, avec eau déminéralisée ad libidum. Le furosémide sera additionné à la nourriture en poudre en fin de matinée du 4ème jour jusqu'au 5ème jour. Durant les 5 jours, les urines seront collectées, et la prise d'eau et de nourriture seront mesurés. Ces analyses ne nécessitent pas la manipulation des animaux. En revanche, le poids des animaux sera déterminé quotidiennement et nécessitera la sortie des animaux de leur cage à métabolisme le temps de leur pesée (30 secondes à 1 minute). Pour cette mesure, les animaux seront manipulés à l'aide d'un tube en polycarbonate.
Impact sur les animaux
Les animaux seront placés en cages à métabolisme. Celles-ci sont transparentes et disposées les unes à côté des autres. Cela permet le maintien du contact visuel, olfactif et acoustique entre les congénères. Les cages seront placées dans une pièce dédiée, calme, avec une température contrôlée à 22°C +/-2°C et bénéficiant d’une périodicité jour/nuit de 12h/12h. Cependant, ce type d’hébergement génère des nuisances sur les animaux car ceux-ci sont hébergés individuellement, et se déplacent sur une grille métallique de surface réduite. Hormis l'hébergement en cage à métabolisme, le traitement au furosémide durant une journée ne relève d'aucune gravité. Celui-ci provoque transitoirement l'augmentation de la diurèse des animaux, mais celle-ci ne s'accompagne pas d'une déshydratation car les animaux ont libre accès l'eau de boisson durant toute la procédure expérimentale.
Devenir
Le traitement au furosémide des animaux durant une journée n'entraîne aucun phénotype dommageable. En conséquence, tous les animaux pourront être réutilisés par l'EU comme animaux de réforme, ou pour d'autres types de séances de travaux pratiques (démonstration de la préhension/contention d'animaux, ...).
Remplacement
Dans la mesure du possible, le remplacement des animaux par des méthodes alternatives (études de films, analyses d'articles scientifiques, méthodes in vitro, ...) est préféré. Toutefois, l'un des objectifs de la formation en Master à laquelle les étudiants sont inscrits est notamment de les former à la compréhension des mécanismes qui sous-tendent les différentes fonctions physiologiques et pathologiques chez les animaux ou l’humain. De ce fait, l'utilisation de rongeurs reste nécessaire : l'étude des effets d'un diurétique (furosémide) sur la fonction rénale ne peut se faire que sur un animal. Durant les expérimentations, une attention particulière sera portée aux points limites nécessitant une euthanasie de l'animal.
Réduction
Ce projet a une durée de 5 ans, et est dispensé une fois par an. Chaque année, l'effectif est volontairement limité à 24 étudiants répartis en 4 groupes afin de tenir compte des exigences liées à la surface d'expérimentation de la pièce dédiée à l'hébergement en cage à métabolisme. Les résultats de chaque groupe seront analysés séparément. Ce projet nécessite 6 souris par groupe d'étudiants, soit un total de 120 souris (4 groupes d'étudiants x 6 souris par groupe x 5 ans). Par ailleurs, nous limiterons le nombre d'animaux en réalisant les expériences sur un même animal, car les mêmes animaux fourniront les données contrôles (jours 10 et 11) et les données provenant du test au furosémide (jour 12). Par ailleurs, le traitement au furosémide des animaux durant une journée n'entraîne aucun phénotype dommageable. En conséquence, tous les animaux pourront être réutilisés comme animaux de réforme, ou pour d'autres types de séances de travaux pratiques (démonstration de la préhension/contention d'animaux, ...).
Raffinement
Préalablement à leur hébergement en cages à métabolisme, les animaux en provenance du fournisseur agréé subiront une période d'acclimatation de 7 jours en stabulation (accès libre à la nourriture et à de l'eau filtrée) dans des cages ventilées (maximum 5 animaux par cage) dans les locaux de l'établissement utilisateur, et selon les normes en vigueur dans cet établissement utilisateur (température de 22-24 °C, éclairage de 7h à 19h, régime standard, litière : rafle de maïs, change une fois par semaine). Par ailleurs, l'environnement des animaux sera enrichi avec du nid végétal et des cylindres en carton. L'hébergement en cages à métabolisme sera lui aussi réalisé dans l'établissement utilisateur, et selon les mêmes normes que celles liées à l'hébergement en cages ventilées (température de 22-24°C, et éclairage de 7h à 19h). Par ailleurs, la détermination quotidienne du poids, de l’apparence physique et du comportement des animaux durant leur hébergement en cages à métabolisme nous permettra de définir les points limites nécessitant une euthanasie de l’animal. L’ensemble des expériences sera mené en présence de personnels hautement qualifiés dans des locaux d’hébergement respectant les standards en vigueur. Le taux d’encadrement des étudiants sera d’un enseignant par groupe d’étudiants (soit 6 étudiants), ce qui est élevé dans les conditions standards de travaux pratiques (1 enseignant pour 20 étudiants). Cela permettra d’assurer une vigilance constante sur la mise en œuvre des bonnes pratiques d’expérimentation par les étudiants.
Choix des espèces
Nous avons choisi de mener nos expériences chez la souris en raison de l'existance de nombreuses données publiées dans la littérature concernant les effets du furosémide sur la fonction rénale de ces animaux. Nous utiliserons des souris adultes jeunes âgées de 8-10 semaines dans le but d'évaluer les effets du furosémide sur le phénotype rénal à un stade pour lequel la fonction rénale n'est pas physiologiquement altérée par l'âge.
utilisation d’un modèle aigu de cystite pour l’enseignement en BUT
- Enseignement supérieur
750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour la recherche mais pour l'enseignement en BUT. On leur injecte du cyclophosphamide pour provoquer une inflammation de la vessie et une hypersensibilité, testée par stimulation mécanique de l'abdomen au filament, puis un traitement, avant prélèvement des organes pour des travaux pratiques d'histologie et de biochimie. Chaque binôme d'étudiants prend en charge trois souris pour comparer les situations traitée et non traitée. Le porteur affirme qu'aucune méthode ne remplace ce protocole car l'intégration de la douleur implique tout le système nerveux.
Objectifs
Le projet comprend l'utilisation d'un modèle animal d'inflammation viscérale qui sera utilisé de manière transversale dans la SAE (situation d'apprentisage et d'évaluation) 3.02 par les étudiants inscrits en BUT du département de Génie Biologique. Une fois l'inflammation induite, un traitement pharmacologique sera adminsitré au temps 4 heures post induction. Les animaux seront évalués sur leur phénotypoe douloureux puis mis à mort pour prélèvements d'organes cibles qui seront utilisés pour des analyses immunohistochimiques et biochimiques et moléculaires ultérieures. Cette formation a été validées par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Les DUTs sont régis par un Programme Pédagogique National (PPN) et la Licence professionnelle BIB a une formation acréditée dans le cadre de son dossier d'enseignement.
Bénéfices attendus
Ce modèle d'inflammation aigue réalisé chez la souris permet de mettre en pratique les notions sur la physiopathologie et la pharmacologie de l'inflammation et de la douleur vues en cours par les étudiants. Les prélèvements réalisés en point final serviront à des travaux pratiques d'histologie, de biochimie et de biologie moléculaire permettant un enseignement pluridisciplinaire sur un même modèle d'étude pertinent cliniquement.
Procédures
Le jour de l'expérimentation, les animaux subiront une injection intra-péritonéale de cylophosphamide ou de Nacl0.9, puis, 4 heures après une injection sous cutanée de prégabaline ou de Nacl0.9. Il seront testés trois fois, une fois avant chaque injection, et une fois 30 minutes après l'injection de prégabaline avec un test permettant d'évaluer leur sensibilité à une stimulation mécanique.
Impact sur les animaux
Ce modèle induit une inflammation localisée au niveau de la vessie entraînant une hyperactivité de cet organe et une hypersensibilité qui peut être révélée par stimulation mécanique de l'abdomen de l'animal. Ce modèle répond bien au traitement à la prégabaline.
Devenir
Mise à mort pour tous les animaux pour prélèvements de tissus et de sang pour des analyses de biochimie, d'immunohistochimie et de biologie moléculaire ultérieures.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique (fibres afférentes). Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique après injection de produit inflammatoire.
Réduction
Chaque binome d'étudiant aura trois souris en charge (une traitée avec le véhicule, une avec le cyclophopshamide à 150mg/kg, ip et une avec du cyclophosphamide à 150mg/kg, ip et de la prégabaline à 30 mg/kg, sc) afin de comparer les divers paramètres phénotypiques, biochimiques et de biologie moléculaire entre une situation normale et pathologique avec et sans traitement et de présenter in fine ces résultats sous forme d’un mini-article scientifique. Les résultats seront groupés pour que les étudiants puissent réaliser des analyses statistiques, mettre en forme et discuter les résultats obtenus. Avec ce projet, les étudiants auront accès à des tissus sur lesquels plusieurs intervenants de disciplines variées leur permettront de pratiquer des techniques de biochimie, de biologie moléculaire et d'immunohistochimie, permettant au final de réduire considérablement le nombre d'animaux qui aurait été nécessaires pour tous ces enseignements s'ils n'étaient pas mutualisés. Par ailleurs, dans la mesure du possible, les animaux utilisés dans ce projet pourront être des animaux utilisés préalablement au sein de l'IUT à visée de prise en main par les étudiants afin de réduire le nombre global d'animaux utilisés au sein de la structure.
Raffinement
Le test de von frey est réalisé avec un filament fin (0.16g) appliqué sur un temps court permettant une évaluation de la sensibilité mécanique de l'animal sans induire de souffrance . Un soin particulier est apporté à la réduction de la souffrance et du stress des animaux au strict nécessaire et à l’amélioration de leur bien-être (enrichissement et paramètres environnementaux contrôlés tout au long de l’étude, habituation une semaine à la salle de stabulation et 24h à la salle d'expérimentation. Des points limites, précoces et spécifiques sont définis qui conduisent si nécessaire l’interruption des expérimentations si les critères d’arrêts sont atteints. Les étudiants auront préalablement été formés en BUT1 et sensibilisés à la surveillance de signes de douleur ou de souffrance. Les animaux sont surveillés chaque jour, et un suivi spécifique (suivi pondéral, suivi de la consistance des fèces, suivi si présence d’alopécie). Un enrichissement du milieu est apporté (tunnel en plastique et des briquettes en bois à ronger) afin de limiter le stress et d’améliorer la qualité de vie des animaux.
Choix des espèces
La souche CD1 est utilisée au sein du département de Génie biologique depuis de nombreuses années. C'est un bon modèle pour les études comportementales, qui est par ailleurs peu stressé, donc facile d'utilisation par les étudiants de notre formation. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (8 à 12 semaines), comme généralement utilisés par la communauté scientifique
Enseignements sur des modèles murins de neuropharmacologie et d’endocrinologie destinés aux étudiants en Pharmacie de 3ème année
- Enseignement supérieur
1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, non pour produire des connaissances mais pour initier des étudiants en pharmacie à l'expérimentation animale. Elles reçoivent des injections de substances psychoactives puis, pour une partie, de la streptozotocine qui les rend diabétiques, avant des tests comportementaux et un suivi de glycémie. Le porteur indique euthanasier les animaux à l'issue, l'état des souris diabétiques se dégradant et aucune autre utilisation n'étant prévue. Il qualifie ces travaux pratiques d'"incontournables" et affirme qu'il n'existe pas d'équivalent in vitro.
Objectifs
Le projet vise à initier les étudiants en 3ème année de Pharmacie à l’expérimentation animale qui fait partie des études précliniques lors du développement d'un médicament. Il aborde aussi le concept de modèle animal de pathologie humaine. Les aspects éthiques, techniques et scientifiques de cette démarche expérimentale sont abordés au travers de différents travaux pratiques, en pharmacologie (réalisation de tests comportementaux chez la souris saine) et en physiologie (modèle animal de diabète dans le domaine de l’endocrinologie).
Bénéfices attendus
Ces TPs à destination d’étudiants engagés dans une formation orientée sur la santé et le médicament sont incontournables pour plusieurs raisons. 1- La phase préclinique de développement de candidats-médicaments est une étape règlementaire et obligatoire pour recevoir son Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). La réalisation de tests comportementaux non invasifs permet aux étudiants pharmaciens d’avoir un aperçu de l’utilité de cette phase pour déterminer l’efficacité de molécules qu’ils seront, un jour, amenés à délivrer en officine. 2- Lors de cette phase préclinique, les molécules peuvent être testées sur des modèles animaux de pathologies humaines. L'industrie pharmaceutique ou la recherche académique, dans laquelle les étudiants pourront travailler, utilisent des modèles reconnus dans les différents domaines thérapeutiques. 3- Les TPs proposés permettront de sensibiliser les étudiants à la bonne conduite de ces expériences c’est-à-dire le respect et la mise en pratique des 3R. Ils illustrent ces points dans le cadre de l’exploration de fonctions intégrées (comportement, métabolisme), exploration accessible chez l’animal dans des modèles de référence des domaines psychiatriques et métaboliques
Procédures
Toutes les interventions sont réalisées sur animaux vigiles pour les besoins de l'exploration et car elles sont minimes. Lors des TP de Pharmacologie, les animaux seront soumis à une injection intrapéritonéale d'une substance psychoactive ou d'un placebo avant la réalisation de tests comportementaux se déroulant sur 2h . Lors des TP de Physiologie, les animaux recevront une injection intrapéritonéale de glucose puis des prélèvements d'une goutte de sang, toutes les 15 min pendant 1h15. Le volume de sang est minime, la mesure étant réalisée avec des glucomètres à bandelette tels que ceux utilisés par les patients diabétiques. Il ne s'agit pas d'une prise de sang. Ainsi, tous les animaux seront soumis, au total, à 2 injections, une batterie de tests comportementaux et un suivi de glycémie. Un sous-groupe d'animaux recevra également une injection de streptozotocine.
Impact sur les animaux
Les nuisances comportent des injections intrapéritonéales qui sont espacées dans le temps. Le TP de Pharmacologie et celui de Physiologie sont espacés de 2 mois. Pour ce dernier TP, le délai entre l'induction du diabète de type 1 par injection de streptozotocine et son exploration par injection de glucose est fixé à 2 semaines, point le plus précoce rapporté dans la littérature pour l’induction d’une hyperglycémie qui est la mesure d’intérêt pour ce TP. Si l’hyperglycémie entraine très rapidement une polyurie et une polydipsie, en revanche, les complications dégénératives du diabète se développent progressivement. Ces effets indésirables ne se développeront pas car les animaux seront euthanasiées avant.
Devenir
Dans l'ordre chronologique, les animaux suivent un protocole de neuropharmacologie basé sur des tests comportementaux puis un protocole de physiologie métabolique mesurant la tolérance au glucose. L'innocuité du 1er protocole permet de réutiliser les animaux dans le 2nd. A l'issue de l'exploration métabolique, les animaux sont euthanasiés. En effet, certains sont rendus diabétiques et leur état de santé se dégraderait inévitablement. De plus, aucune autre utilisation à des fins d'enseignement ou de recherche n'est prévue.
Remplacement
Les différentes méthodes expérimentales seront réalisées chez la souris en l’absence d’alternative possible. 1. Concernant la réalisation de tests comportementaux, le recours à l’animal est indispensable pour mesurer les réactions comportementales induites suite à l’administration de médicaments psychoactifs. Il n’existe pas de test équivalent in vitro ou in silico. Les tests comportementaux utilisés dans ce TP chez la souris sont de nature à provoquer un stress aigu sensible à l’administration unique de psychotropes (antidépresseurs ou benzodiazépines). En effet, la littérature témoigne de l’efficacité de ces agents pharmacologiques chez des souris. Les tests utilisés présentent donc l’avantage de ne pas avoir besoin de mettre en œuvre un stress chronique pour lesquels la souris développe un phénotype anxio-dépressifs plus marqué et qui est uniquement attenué par des traitements chroniques. 2. Concernant le diabète dont le développement résulte de l’altération d’un système endocrine de communication inter-organes, seul un système intégré, l’animal, peut reproduire les différentes composantes de cette pathologie. De plus, le modèle murin est un modèle validé par la littérature scientifique pour l’étude des effets des psychotropes et du diabète, les animaux peuvent être réutilisés. Par conséquent, aucune mise au point sur d’autres espèces est nécessaire.
Réduction
Des travaux pratiques destinés à initier les étudiants en pharmacie à l’expérimentation animale sont réalisées à la faculté des Sciences Pharmaceutiques depuis plusieurs années. Un nouveau protocole qui est l'objet de la présente demande a été élaboré afin de ne plus recourir à l’application de stimuli douloureux : désormais, les étudiants réaliseront des tests comportementaux afin de déterminer les effets anxiolytiques ou anti-dépresseurs de deux molécules en comparaison au placebo. Ces TP de Pharmacolgie s’inscriront en complément des cours magistraux du module de « Neuropsychiatrie », abordant notamment la physiopathologie et la sémiologie des maladies psychiatriques, et les différentes classes de médicaments associées. Par rapport à l’ancien protocole, le nombre d’animaux utilisés dans ce nouveau projet a été limité dans la mesure du possible, avec un total de 240 souris contre 324 pécedemment. Par ailleurs, pour ce premier TP, les étudiants travailleront en trinômes et non plus en binômes : il s’agit donc du nombre minimum de souris pour que tous les étudiants puissent manipuler. De plus, les explorations étant non invasives, les animaux seront réutilisés pour un 2ème enseignement pratique. Ainsi, pour le TP de Physiologie, une partie des mêmes animaux est utilisée pour réaliser un test de tolérance au glucose permettant de mettre en évidence un diabète induit. Ce TP s'articule avec les enseignements du module " Métabolisme et nutrition". Donc, la taille d’effectif déterminée pour le premier enseignement pratique couvre également les besoins du second permettant la réduction du nombre d’animaux par rapport aux multiples objectifs pédagogiques. Le nombre d'animaux est déterminé pour permettre à tous les étudiants de s'initier à cette approche expérimentale dans de bonnes conditions. L'analyse statistique est réalisée à titre pédagogique et ne détermine pas la taille de l'effectif.
Raffinement
Les modèles proposés ont été choisis car ils permettent d’atteindre les objectifs pédagogiques en limitant le plus possible les interventions. Les animaux sont soumis à des injections intrapéritonéales et des prélèvements sanguins minimes. Toutes les interventions, en particulier les injections, sont encadrés par du personnel (enseignants, zootechniciens) formés et expérimentés qui vérifie l'état des animaux après intervention. Pour les tests comportementaux ou métaboliques, l'utilisation d'analgésiques n'est pas envisageable car il est décrit qu'ils modifient l'efficacité des molécules testées ou le métabolisme basal, introduisant un biais dans l'interprétation des résultats. Cependant, si une injection i.p. est associé à une souffrance non attendue, un analgésique fort (buprénorphine) sera administré à l'animal qui sera écarté du protocole et surveillé. En dehors des périodes d'expérimentation, les animaux sont laissés dans leur groupe social, dans un environnement enrichi pour la nidification et sous surveillance quotidienne du SBEA. Pour les animaux rendus diabétiques, une surveillance renforcée et un change plus fréquent sont mis en place, le diabète étant associé à une consommation d'eau importante et des urines abondantes. De plus, un cours magistral d’une heure sera dispensé en amont afin d’informer les étudiants sur les bonnes pratiques d’expérimentation et les aspects éthiques de la recherche expérimentale (notamment la règle des 4R) et leur application au cas particulier des travaux pratiques qu’ils auront à réaliser. En particulier, l’enseignement comportera la compréhension que l’éthique conduit à utiliser le nombre minimal mais nécessaire pour étudier un effet à la puissance statistique désirée.
Choix des espèces
La souris constitue un excellent modèle pour cribler différentes substances psychoactives et notamment pour discriminer les anxiolytiques des antidépresseurs même sans induction d’un état pathologique de type anxiogénique/pro-dépresseur résultant de la répétition de stress chez l’animal pendant plusieurs semaines. De plus, la souris constitue un excellent modèle pour l’étude du diabète et elle est largement utilisé en recherche biomédicale ou lors des essais pré-cliniques. En effet, comme chez l'Homme, un régime hypercalorique induit des altérations du métabolisme conduisant à une obésité et un diabète dit de type 2. Partie Pharmacologie : Jeune adulte, en raison de la maturité du système nerveux central qui est essentielle à l’activité des substances psychoactives agissant sur les circuits neuronaux fonctionnels. Partie Physiologie : Les animaux seront utilisés à l’âge de jeune adulte (à partir de 7 semaines jusqu’à 4 mois) car les modèles de pathologies étudiées sont, le plus souvent, des pathologies acquises.
Isolement de macrophages péritonéaux chez la souris
- Enseignement supérieur
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intrapéritonéale de thioglycolate qui provoque une inflammation du péritoine, puis sont tuées quatre jours plus tard pour un lavage péritonéal et un prélèvement d'organes. L'objectif relève de l'enseignement, fournir des cellules immunitaires à des travaux pratiques d'étudiants. Le porteur invoque la "stricte nécessité" réglementaire et affirme que ces objectifs ne peuvent être atteints sans recours à un "animal modèle de l'Homme".
Objectifs
Le projet s’inscrit dans une démarche pédagogique visant à former des étudiants sur les approches en biologie. Ce projet a pour but de récolter des cellules immunitaires pour mettre en culture primaire. Donc pour améliorer la production il est indispensable d'augmenter le nombre de cellules immunitaires prélevables par animal suite à une injection intrapéritonéale d'un activateur de la production de cellules immunitaires. Les cellules prélevées permettront de réaliser des cultures primaires afin de montrer aux étudiants les différentes approches de biologie cellulaire réalisables pour étudier les réponses immunitaires. Il n'existe à ce jour pas de bon modèle de cellules issues de lignées pour étudier les réponses immunitaires sans avoir recours aux prélèvements chez les animaux. Le but de ces travaux pratiques est également de le démontrer en comparant les réponses immunitaires obtenues sur lignées et sur les cellules issues des animaux.
Bénéfices attendus
Le bénéfice premier de cette expérimentation est de de former les étudiants en leurs présentant des techniques qui permettent de limiter le nombre d'animaux mais également que les lignées cellulaires peuvent ne pas suffire pour étudier certains domaines de la biologie Cette technique d'induction nous permettra d 'utiliser moins de souris et d'avoir suffisement de cellules circulantes de la réponse immunitaire (macrophages) pour mettre à la disposition des travaux pratiques. En effet, les prélèvements sanguins chez la souris ne permettent pas d'obtenir suffisamment de cellules pour réaliser des expériences ex vivo sur cellules isolées, et surtout, les cellules visées ne sont pas des cellules circulantes (macrophages). Selon les données de la littérature et nos observations depuis que nous utilisons ce protocole pour les travaux pratiques l'injection intrapéritonéale de milieu thioglycolate à 3% stérile permet d'augmenter le rendement des cellules collectées.
Procédures
les souris seront soumiess à une seule injection (une minute environ) et euthanasiées 4 jours plus tard.
Impact sur les animaux
La procédure a été classée en "modérée" car l'injection de milieu au thioglycolate vise à induire un recrutement de macrophages en provoquant une inflammation péritonéale modérée, qui est cependant à différencier d’une péritonite aigüe en raison de l’absence d'agent infectieux et d’un profil d'activation des cellules recrutées différent (selon les données de la littérature).Les effets indésirables potentiels décrits dans la littérature sont les suivants: léthargie, perte de poids, perforation intestin ou vessie, péritonite, dommages aux organes internes. Ces 3 derniers points étant dus à une mauvaise injection , l'injection ne se fera que par un manipulateur chevronné et expert dans ce geste.
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés afin de réaliser un lavage intrapéritonéal pour collecter les cellules recrutées suite à l'injection et prélever les organes nécessaires aux expériences réalisées en TP sur 2 jours.
Remplacement
En conformité avec l’article R214-104 du code rural et de la pêche maritime, « les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information ». Le projet s’inscrit en effet dans le cadre d'activités d'enseignement visant à démontrer l'intérêt des études pré-cliniques dans un contexte de prévention de pathologies humaines et nécessite pour cela, l'utilisation de cellules immunitaires non isolables sans technique invasive. Les objectifs du projet ne peuvent donc être atteints sans recours à un animal modèle de l’Homme, en particulier pour des analyses sur des organes et cellules cibles.
Réduction
L'injection intrapéritonéale de milieu thioglycolate permet d'augmenter la quantité de cellules d'intérêt collectées et ainsi de réduire le nombre de souris utlisées. La procédure expérimentale est conçue pour être favorable sur le plan statistique en mettant en commun les suspensions cellulaires de cellules intrapéritonéales obtenues par séance de TP, ce qui permet de réaliser des triplicats avec un même nombre de cellules à partir d'un nombre limité d'animaux (6 par séance de TP soit 1 animal par étudiant pour l'intérêt pédagogique de la procédure).
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions favorables à leur bien être en cage collective répondant aux normes en vigueur ( 6 animaux par cage ) . L'enrichissement sera réalisé avec des cachettes en plexiglass rouges (nid et tunnel) et des bâtons en cellulose à ronger.
Choix des espèces
La souris est un modèle universellement reconnu en immunologie. De nombreux outils et réactifs permettant d'étudier les réponses immunitaires spécifiques et fonctionnelles ainsi que pour caractériser les cellules sont disponibles pour la souris. Nous avons une bonne connaissance pratique de ces animaux et particulièrement de la souche de souris utilisée (C57/BL6) compte-tenu de leur utilisation fréquente au laboratoire pour nos études nutritionnelles. Age jeune adulte : 6 semaines (5 semaines à reception). Fenêtre d’âge de référence utilisée dans la plupart des études où la réalisation d'isolement de cellules immunitaires est effectuée.
Apprentissage des prélèvements sanguins dans le cadre de la formation réglementaire « Applicateur de procédures expérimentales »
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
128 souris vont être utilisées, gardées en vie à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles servent de support à des étudiants apprenant les prélèvements sanguins, chaque animal subissant quatre prélèvements sur quatre sites différents sous anesthésie, l'exercice étant répété une semaine plus tard puis une seconde fois avec un autre groupe. Le porteur indique que la répétition des gestes par des novices et le couplage à l'anesthésie font passer la sévérité de légère à modérée, et prévoit une réutilisation ultérieure des animaux. Il justifie l'anesthésie par le stress qu'induirait autrement la contention, et présente cette formation comme la source de techniciens "très recherchés".
Objectifs
Durant leur cursus, nos étudiants suivent une formation qui qualifie le personnel appliquant des procédures expérimentales aux animaux, spécifique aux modèles rongeurs. Cette formation réglementaire nous permet de former des techniciens hautement qualifiés en expérimentation animale, qui sont des professionnels très recherchés dans notre bassin d’emploi. Le programme de la formation inclut l’acquisition de compétences théoriques et pratiques permettant la manipulation d’animaux dans le respect de leur bien-être. Parmi ces manipulations à maîtriser figure la réalisation de prélèvements sanguins, chez le rongeur de laboratoire. Pour permettre l’acquisition de cette compétence, les travaux pratiques que nous souhaitons réaliser permettent une familiarisation progressive des étudiants avec ces techniques. Durant les travaux pratiques précédents, les étudiants ont appris à réaliser la contention des animaux, des injections, leur anesthésie. Ils ont également suivi des enseignements d’éthique, de réglementation et savent évaluer le bien-être animal afin d’être en mesure d’adapter leur pratique au comportement de l’animal qu’ils manipulent. Les objectifs pédagogiques de cette séance de travaux pratiques sont multiples : -Connaissance de la diversité des voies de prélèvement veineux, recommandations, méthodes, avantages et inconvénients de chacune - Connaissance des recommandations en termes de volumes maximaux et de fréquence des prélèvements sanguins -Apprentissage des règles d’asepsie, propres à la pratique de prélèvements sanguins. - Connaissance du matériel nécessaire aux prélèvements, préparation de ce matériel -Acquisition des compétences techniques de prélèvement sur veines caudale et saphène - Etude de la régulation de la glycémie, par analyse des prélèvements sanguins réalisés - Renforcement de l’apprentissage du contrôle des paramètres physiologiques et du respect du confort de l’animal durant une anesthésie
Bénéfices attendus
Au cours d’une procédure expérimentale, le technicien doit être en mesure de limiter le degré de mal-être généré à l’animal, en apportant des réponses adéquates afin de restreindre celui-ci. Ceci nécessite un apprentissage, réalisé durant des séances de travaux pratiques. Ce projet permettra à nos étudiants, futurs techniciens pratiquant l'expérimentation animale, d'acquérir la compétence de réalisation de prélèvements sanguins chez la souris, tout en veillant à respecter son bien-être. La liste plus précise des compétences acquises est décrite dans la partie Objectifs.
Procédures
Anesthésie par voie gazeuse (isoflurane) : deux anesthésies par animal, espacées d'une semaine minimum. Prélèvements sanguins : 4 prélèvements de faible volume (de l'ordre de 10 microlitres), réalisés sur des sites de ponction disctincts (2 veines sapheines et 2 veines caudales) chez la souris anesthésiée et analgésiée (buprénorphine). Ces prélèvements seront répétés une semaine plus tard, dans les mêmes conditions. La durée de l'anesthésie, durant laquelle se réaliseront les prélèvements, ne dépassera pas 1h.
Impact sur les animaux
Les actes pratiqués ici sont individuellement d’un degré de sévérité léger mais leur répétition (4 prélèvements sanguins par animal), leur réalisation par des étudiants novices et le couplage à une anesthésie pourraient les classer dans un degré de sévérité modéré. Les effets indésirables possibles, qui seront recherchés et évalués à l'aide d'une grille de scoring et conduiront à la réalisation d'un traitement antalgique adapté, sont : - une perte de poids (évaluée en pourcentage et par jour), - un comportement inadapté (comportement des animaux sans intervention du manipulateur – contractions, boiteries des pattes postérieures, position antalgique, prostration - et en réponse au geste du manipulateur : agressivité ou passivité) - une déshydratation (détectée par l’apparence physique telle que yeux plissés, enfoncés, pli de peau moins élastique …), -un aspect physique altéré (poil hérissé, sale), -une hyperventilation
Devenir
Il n'est pas justifié d'euthanasier les animaux suite à cette procédure et cela irait à l'encontre de la règle des 3R. Les animaux seront réutilisés pour d’autres projets se déroulant à l’IUT, après vérification du rétablissement total de ceux-ci si jamais ils avaient présenté des signes de souffrance.
Remplacement
Nous commençons l’apprentissage sur support non vivant, avons recours à des vidéos plutôt qu’à une démonstration sur animal.
Réduction
Réduire le nombre d’animaux : Nous commençons l’apprentissage sur support non vivant, avons recours à des vidéos plutôt qu’à une démonstration sur animal, ne recourons qu’à une souris pour deux étudiants, par séance, tout en permettant à chacun de s’entraîner au prélèvement sanguin sur deux voies distinctes, nous utilisons le sang prélevé pour étudier l’évolution de la glycémie des souris durant la séance, sans recourir à un autre TP spécifique et donc à d’autres animaux. Par ailleurs, nous aurons 7 groupes d’étudiants mais n’aurons recours au maximum qu’à quatre lots de 8 souris, chaque lot étant utilisé 2 fois, par deux groupes d’étudiants dont la séance de TP sera espacée d’au moins une semaine, de manière à permettre une totale récupération de l’animal. Après ces séances, les animaux pourront être réutilisés dans d’autres TP de notre établissement, correspondant à des procédures sans réveil ou de gravité légère (autres projets autorisés).
Raffinement
Nous aurons recours à une analgésie centrale, au moyen d’une prémédication à la buprénorphine à 2 mg/kg. Après réveil, les zootechniciens surveilleront le réveil des animaux et leur bien-être durant quelques heures puis quotidiennement à l’animalerie. Il est important qu’ils soient informés des actes réalisés sur les animaux durant les TP, de façon à connaître les douleurs potentiellement occasionnées. Une grille d’évaluation du bien-être des animaux est couramment employée pour ce type d’acte. Prenant en compte des critères objectifs, elle servira à adapter un traitement antalgique. Si le traitement n’aboutit à aucune amélioration (suite à évaluations, plus fréquentes si une douleur a été détectée), l’euthanasie de l’animal sera réalisée après anesthésie (injection létale d'Exagon après anesthésie à l'isoflurane). Les animaux sont amenés en salle de TP une heure avant le début de la séance, afin de s’acclimater à ce nouvel environnement. Des recommandations sont données, rappelées aux étudiants à chaque séance afin que la manipulation ait lieu dans le calme. Le recours à l’anesthésie des animaux, pour des actes de prélèvement sanguin périphériques, peut sembler exagéré et nous pourrions nous contenter de placer les souris dans des tubes à contention en les maintenant en veille. Cependant, pour permettre à chaque étudiant de pratiquer ce geste tout en réduisant le nombre d’animaux, nous allons réaliser 4 prélèvements sanguins sur le même animal. Nous pensons que ceci pourrait générer, chez la souris vigile, un stress supérieur à celui induit par une anesthésie à l’isoflurane. Les animaux seront maintenus sur tapis chauffants reliés à des sondes thermiques durant l’anesthésie et seront réveillés au calme et au chaud.
Choix des espèces
Les souris sont les animaux les plus utilisés en expérimentation, il est donc logique que nous formions nos étudiants à la manipulation de cet animal. Les actes de prélèvements sanguins sont fréquemment réalisés chez cette espèce. Adultes de plus de 7 semaines, habitués à la préhension et la contention, plus faciles à manipuler que de jeunes animaux.
Travaux Pratiques de Pharmacologie sur souris et rats.
- Enseignement supérieur
450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit deux à trois injections intrapéritonéales de substances médicamenteuses au fil de deux séances de travaux pratiques, puis des tests comportementaux, avant d'être tué par dislocation cervicale. Ces séances servent à initier des étudiants de troisième année de pharmacie aux méthodes de l'expérimentation animale, non à produire des connaissances. Le porteur justifie la mise à mort par le fait qu'il n'y a "pas lieu de les garder".
Objectifs
Les séances de travaux pratiques en pharmacologie sont menées chaque année auprès des étudiants en Pharmacie de 3°année (tronc commun, environ 130 étudiants/promotion). L’objectif est d’initier et de sensibiliser les étudiants aux méthodes de découverte et de caractérisation de médicaments en utilisant des modèles animaux, au cours de deux séances de pharmacologie comportementale chez la souris. C’est à cette unique occasion que les étudiants en Pharmacie abordent les grandes notions relatives aux techniques d’expérimentation animale.
Bénéfices attendus
Il y a plusieurs bénéfices pédagogiques au maintien de ces séances de travaux pratiques. Les séances des 3° années illustrent les cours de Pharmacologie générale. Elles permettent aux étudiants d’apprendre à objectiver et comprendre les grandes propriétés pharmacologiques observées avec des classes thérapeutiques majeures telles que les benzodiazépines et les neuroleptiques. Ces séances nous permettent aussi d’aborder d’un point de vue pratique les principales notions d’éthique liées à l’expérimentation animale. Nous pensons qu’il est important que tous les étudiants en Pharmacie soient sensibilisés au cours de leurs études aux questions et enjeux de l’expérimentation animale en santé et en recherche scientifique
Procédures
Les souris reçoivent 1 injection intra-péritonéale lors de la séance 1 de travaux pratiques et entre 1 et 2 injections lors de la séance 2 (donc entre 2 et 3 injections ip). Les injections sont réalisées sur animaux vigiles. Ensuite les souris sont soumises à des tests comportementaux non invasifs.
Impact sur les animaux
Les animaux sont exposés pendant les séances (2h) à un environnement qui est plus bruyant que leur environnement habituel. Les souris reçoivent entre une et deux injections intra-péritonéales de substances médicamenteuses diluées dans du sérum physiologique par séance. Elles sont utilisées pour deux séances de TP.
Devenir
Les souris sont gardées en vie entre les 2 séances de travaux pratiques et elles sont euthanasiées par dislocation cervicale à la fin de la procédure expérimentale car il n’y a pas lieu de les garder.
Remplacement
Nous sommes engagés dans un projet d’innovation pédagogique en collaboration pour numériser les données expérimentales que nous collectons afin de développer des programmes de simulation. Les expériences simulées sont ensuite utilisables par l’ensemble des Universités participant au projet, ce qui permet une mutualisation des séances numériques disponibles. Nous utilisons la plateforme de simulation ExaVir. Nous avons déjà des TP opérationnels utilisant le duodenum de rat qui sont utilisés chaque année dans le cadre des TP présentés ici, ce qui nous a permis de diminuer le nombre de rat nécessaire (projet Lauréat d’un Fond d’Initiative Pédagogique 2018, 20 000€). Nous travaillons maintenant à collecter les données comportementales chez la souris. En parallèle, nous constituons une vidéothèque regroupant les résultats expérimentaux des principales observations menées. Certaines de ces vidéos sont déjà présentables à nos étudiants dans le cadre des TP (induction de catalepsie chez le rat par inhibition des voies dopaminergiques centrales).
Réduction
Nous sommes engagés depuis 2015 dans une forte réduction du nombre d’animaux utilisés lors de nos séances (annexe 1, suivi de l’évolution du nombre d’animaux utilisés). Nous avons réduit en i) réutilisant les animaux entre les séances, ii) mutualisant les lots d’animaux pour l’ensemble du groupe d’étudiants, iii) allégeant les parties expérimentales et iv) en réduisant le nombre de séances.
Raffinement
Les animaux restent en salle de TP sur la plus courte période possible (2h) pour limiter leur exposition au bruit. Avant la fin de la journée, l’effet des molécules testées s’est estompé (effet sédatif des benzodiazépines et des neuroleptiques). Nous veillons à ne pas modifier la composition initiale des cages d’hébergement pour ne pas causer un stress supplémentaire aux animaux.
Choix des espèces
Nous utilisons les animaux les plus accessibles pour les travaux pratiques, la plupart des tests comportementaux que nous utilisons ont été mis au point chez les rongeurs (souris principalement ou rat). Souris et rats de 6 semaines, nous travaillons sur des animaux jeunes adultes sans chercher à cibler une population particulière en terme d’âge.
Formations universitaire et réglementaire pour la réalisation de procédures expérimentales sur des animaux
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 420
1 540 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures menées en partie sous anesthésie sans réveil, en partie avec un niveau de souffrance modéré. Les animaux subissent contention, gavage, injections répétées par plusieurs voies et des prélèvements sous anesthésie (carotidien, intracardiaque, rétro-orbitaire, vésical), non pour produire des connaissances mais pour former des techniciens de laboratoire. Le porteur mentionne des tests comportementaux sans préciser lesquels et signale que des surcharges anesthésiques provoquent des arrêts cardio-respiratoires tuant un ou plusieurs animaux par session. Il présente les vidéos et modèles inertes comme une préparation, mais affirme qu'il reste "indispensable" que les étudiants pratiquent sur animaux vivants.
Objectifs
Depuis 2010, l’Europe fait reposer la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques sur quatre points : l’agrément des établissements, le contrôle de leur origine, l’autorisation des projets et la formation des personnels. Notre formation universitaire a pour objectif de former des techniciens de laboratoire dans divers domaines de la biologie incluant le métier de technicien en expérimentation animale. Notre nouvelle offre de formation est basée sur une spécialisation dès le premier semestre, une approche par compétences et des mises en situation professionnelles. La formation des étudiants au métier de technicien de laboratoire en expérimentation animale a été particulièrement accentuée avec notamment l’intégration en tout début de la première année, de la formation réglementaire pour les personnes appliquant les procédures expérimentales chez les rongeurs. Notre formation universitaire dispense donc les cours théoriques réglementaires, des cours spécifiques sur les rongeurs et des visites d’animalerie. Par ailleurs, les travaux pratiques sur animaux sont destinés à l’acquisition de deux compétences : l’observation et la quantification du comportement des souris et l’acquisition de différents gestes techniques de base chez le rat et la souris (contention, prélèvements, injections). Avant de commencer les travaux pratiques, l’utilisation de vidéos et de modèles animaux inertes est proposée aux étudiants afin de les mettre dans les meilleures conditions avant l’utilisation de l’animal. Cependant, pour une formation efficace, les étudiants doivent ensuite être confrontés à l’animal. La formation réglementaire pour les personnes appliquant les procédures est également dispensée au personnel extérieur à notre établissement. L’objectif est de former les étudiants à la réglementation et l’éthique en expérimentation animale, au bien-être animal et à l’acquisition des compétences techniques de bases afin de pouvoir les appliquer dans le monde professionnel dans les meilleures conditions possibles en veillant au respect des animaux.
Bénéfices attendus
La formation théorique et technique du personnel est l’un des piliers de la réglementation concernant l’expérimentation animale. Notre établissement forme des techniciens de laboratoires pouvant exercer dans le domaine de l’expérimentation animale. La formation réglementaire destinée aux personnes appliquant les procédures que notre établissement propose depuis presque 20 ans est maintenant intégrée au programme en tout début de cycle de notre nouvelle offre de formation. Cela permet aux étudiants d’être sensibilisés à la réglementation et à l’éthique (et d’obtenir l’attestation de formation) avant toute manipulation sur les animaux. Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cependant, nous estimons indispensable que les étudiants pratiquent sur animaux vivants afin d’acquérir pleinement les compétences nécessaires à la pratique de l’expérimentation animale. Cela garantit des gestes réalisés plus sereinement, au bénéfice de l’animal, de l’expérimentateur et de l’expérimentation. La formation est donc axée sur deux points essentiels : - l’observation du comportement des animaux pour déceler tout comportement anormal le plus rapidement possible. - l’acquisition de gestes techniques de base : l’approche de l’animal, la préhension, la contention et les techniques d’injections et de prélèvement les plus courantes Ces séances sur l’animal sont dispensées par des enseignants expérimentés, fortement impliqués dans la pédagogie et particulièrement attentifs au bien-être des animaux.
Procédures
Sur animaux vigiles : préhension, contention, gavage et techniques d’injections et de prélèvement les plus courantes : injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire, intradermique, à la veine de la queue, dans la veine mandibulaire. Quantification du comportement par différents tests comportementaux. Sur animaux anesthésiés : pose de cathéters, prélèvements carotidien, intracardiaque, au sinus rétro-orbitaire, dans la vessie.
Impact sur les animaux
Les séances d’observation n’induisent aucune nuisance chez l’animal. Les séances avec contention et gestes techniques avant anesthésie impliquent un stress chez l’animal. Ce stress est minimisé par l’acclimatation des animaux à leur environnement une semaine avant les séances de travaux pratiques, l’apprentissage théorique de la réglementation et de l’éthique ainsi que l’utilisation de vidéos et de modèles inertes au préalable afin de préparer au mieux les étudiants aux manipulations. L’effet indésirable le plus fréquent est l’accident de surcharge anesthésique induisant un arrêt cardio-respiratoire, particulièrement chez les souris. En premier lieu une réanimation est effectuée par un enseignant, il arrive cependant qu’un ou plusieurs animaux meurent lors de la session. Les procédures de cette saisine sont effectuées au moins depuis 2011. L’expérience des enseignants sur les différents anesthésiques, le suivi de l’anesthésie, la gestion de la douleur, les stratégies de réanimation et les erreurs des étudiants permettent de limiter fortement les accidents.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cependant, nous estimons qu’il est indispensable que les étudiants pratiquent sur animaux vivants afin d’acquérir pleinement les compétences nécessaires à la pratique de l’expérimentation animale.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans cette nouvelle offre de formation sera fortement diminué par rapport au projet d’enseignement précédent. En effet, suite à l’utilisation de vidéos et au recentrage des procédures strictement nécessaires, nous passons de 9 à 6 procédures par rapport à l’ancienne saisine. Par ailleurs, les travaux pratiques sur animaux ne concernent désormais que la moitié de la promotion (56 étudiants) contrairement à l’ancienne saisine pour laquelle certaines procédures concernaient l’ensemble de nos étudiants (112). Dans le projet d’enseignement précédent, il y avait 712 souris et 272 rats par an soit 3560 souris et 1360 rats sur 5 ans. Dans ce nouveau projet, nous proposons 224 souris et 84 rats par an soit 1120 souris et 420 rats sur 5 ans. Cela correspond à une réduction de 69 % du nombre de souris et de rats. Par ailleurs, certains lots de souris font l’objet de plusieurs séances de travaux pratiques (les souris de la procédure 1 auront en amont été utilisées pour une séance d’approche de l’animal et une séance de comportement général et seront utilisées en aval pour une séance de dissection). Enfin, il est à noter que certains organes seront prélevés après mise à mort des animaux pour être utilisés dans les travaux pratiques de biologie cellulaire, biochimie et biologie moléculaire.
Raffinement
Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cela garantira des gestes réalisés plus sereinement, au bénéfice de l’animal. Par ailleurs, un certain nombre de gestes sont réalisés sur animal anesthésié. Une antalgie est également proposée lorsque cela est nécessaire. Enfin, les animaux sont acclimatés une semaine dans l’animalerie avant toute utilisation. Ils sont hébergés, en groupe, en présence de tubes en carton, de buchettes en peuplier pour les rats et de papier kraft pour les souris pour enrichir l’environnement. Une surveillance quotidienne est assurée par l’ensemble du personnel concerné : technicienne, enseignants et enseignants-chercheurs.
Choix des espèces
Le rat sprague Dawley et la souris Swiss sont des animaux très utilisés en recherche. Par ailleurs, ces souches sont intéressantes pour leur faible agressivité permettant un apprentissage plus serein. Les animaux sont des mâles avec un poids compris entre 20 et 40 g pour les souris et 175 et 199 g pour les rats. Les animaux ont un poids compris entre 20 et 40 g pour les souris et 175 et 199 g pour les rats, pour une meilleure gestion de l’anesthésie.
Formation pratique à la visualisation des connexions cérébrales du cortex moteur par l’injection d’un traceur chez la souris.
- Enseignement supérieur
40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour produire des connaissances mais pour former des étudiants de master. Chaque binôme opère une souris en chirurgie stéréotaxique afin d'injecter un traceur dans le cerveau, l'animal étant ensuite tué et son cerveau prélevé. Le porteur décrit la stéréotaxie comme une compétence "essentielle" à la poursuite du cursus et à l'insertion professionnelle. Il justifie le nombre d'animaux par le nombre d'étudiants, une souris pour deux.
Objectifs
L’objectif du projet est de former les étudiant.e.s aux techniques de stéréotaxie et de neuroanatomie qui sont primordiales pour leur formation en Neurosciences. La stéréotaxie est une technique largement utilisée dans les laboratoires de Neurosciences permettant de localiser précisément des régions cérébrales sur un animal anesthésié comme la souris. Cette localisation est calculée à l’aide de coordonnées données par un atlas des régions du cerveau. Ces coordonnées sont ensuite reportées sur l’appareil stéréotaxique afin de localiser la région sur le cerveau de l’animal. Cette localisation sert à injecter un traceur dans une région cérébrale d’intérêt. Les techniques neuroanatomiques permettent de visualiser ce traceur et donc les réseaux neuronaux d’intérêt dans le cerveau de souris. De ce fait, cette étude pourra être réalisée uniquement sur l’animal entier et vivant afin de visualiser la progression d'un traceur injecté dans la structure cérébrale d’intérêt. La technique de visualisation qui sera utilisée est une technique largement utilisée dans les laboratoires publics et privés dans le domaine des neurosciences pour mettre en évidence les connexions neuronales entre différentes structures cérébrales. L'acquisition de ces compétences techniques est donc essentielle pour permettre aux étudiants la poursuite de leur cursus universitaire et pour l’apprentissage de leur futur métier.
Bénéfices attendus
La stéréotaxie est une technique d’expertise utilisée en laboratoire de recherche dans le cadre d’études neuroanatomiques, électrophysiologiques ou de le cadre du développement de stratégies thérapeutiques dans les pathologies du cerveau (principalement maladies neurodégénératives ou cancer). La technique de visualisation anatomique qui sera utilisée est une technique largement utilisée dans les laboratoires publics et privés dans le domaine des neurosciences pour mettre en évidence les connexions neuronales entre différentes structures cérébrales. Les étudiants de Master pourront donc acquérir ces compétences techniques importantes à la poursuite de ce cursus universitaire et à leur insertion dans le monde professionnel.
Procédures
Chaque animal subira une procédure chirurgicale stéréotaxique (20 min) et sera pesé 2 fois (2 min).
Impact sur les animaux
- léger inconfort lié à la procédure chirurgicale, minimisé par l'administration d'antalgique - léger stress lié à la pesée individuelle des animaux
Devenir
A l’issue de la procédure les animaux seront euthanasiés. Le cerveau sera ensuite prélevé afin d’en identifier les réseaux neuronaux d’intérêt.
Remplacement
L’objectif du projet est de caractériser anatomiquement des réseaux neuronaux dans le cerveau de souris. De ce fait, cette étude pourra être réalisée uniquement sur l’animal entier et vivant afin de visualiser la progression d'un traceur injecté dans la structure cérébrale d’intérêt.
Réduction
Toutes nos études utilisent des méthodes expérimentales validées et utilisées dans notre laboratoire. Nous nous affranchirons ainsi des étapes de mise au point qui auraient nécessité l’utilisation d’un plus grand nombre d’animaux. Cette étude sera conduite par un enseignant formé à l’expérimentation animale et à la chirurgie. Le nombre d'animaux utilisé est déterminé par le nombre d'étudiants participant à cet enseignement. Nous avons réduit le nombre d’animaux à 1 animal pour 2 étudiants. C’est le nombre minimum pour assurer un enseignement efficace et exécuter l’expérimentation dans de bonnes conditions. Compte tenu du nombre d’étudiants dans la formation (20 étudiants par an), pour réaliser ces travaux pratiques, nous diminuerons le nombre de souris à 1 pour 2 étudiants soit : 20/2=10 souris par an, soit 40 souris pour la totalité du projet (4 ans).
Raffinement
Nous prendrons des mesures pour réduire la douleur, la souffrance et/ou l’angoisse des animaux par l’administration de produits anesthésiants et/ou antalgique/analgésiant. L’angoisse des animaux sera réduite car la chirurgie sera réalisée par un enseignant formé à l’expérimentation et à la chirurgie animales et compétent pour réaliser ces gestes de manière sûre, rapide et efficace. Chaque groupe d’étudiants sera encadré par l’enseignant à tour de rôle. Durant les travaux pratiques, afin de réduire le stress des animaux, ceux-ci seront hébergés dans une salle de classe sans passage d’étudiants ou de personnel et mitoyenne à celle des étudiants. Les souris de souche SWISS seront utilisées car cette souche est relativement calme et modérément sensible au stress ce qui en fait un modèle pertinent pour la formation des étudiants. La chirurgie aura lieu dans un espace dédié en fond de salle sans passage d’étudiants ou de personnel. Le bien-être des animaux sera pris en compte à chaque étape par une surveillance pendant la chirurgie : l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu et le recours à l’anesthésie générale, additionnée d’une anesthésie locale seront mis en place. L’hypothermie des animaux sera limitée par l’utilisation d’une couverture chauffante reliée à une sonde rectale ce qui permettra de contrôler la température corporelle de l’animal pendant la chirurgie par le groupe d’étudiants concerné. Immédiatement après la chirurgie, les animaux seront surveillés par le groupe d’étudiants concerné puis quotidiennement par l’enseignant encadrant. Les animaux seront hébergés en groupe de deux avec accès à la nourriture et à l’eau ad libitum et à un enrichissement (papier de nidification) leur permettant de se cacher et d’enrichir leur milieu de vie.
Choix des espèces
Les souris de souche SWISS seront utilisées car cette souche est relativement calme et modérément sensible au stress ce qui en fait un modèle pertinent pour la formation des étudiants. Les animaux utilisés seront des souris adultes (âgées de 8 semaines). L'injection du traceur se fait grâce à un équipement adapté à la souris adulte. De plus, le cerveau adulte étant plus gros cela permet de réaliser plus de coupes à partir d'un animal donc d’avoir plus de matériel d’analyse par animal et ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Étude du développement neuronal chez la larve de Xénope pour un projet éducatif
- Enseignement supérieur
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
90 femelles xénopes vont être utilisées, réutilisées ensuite, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une injection d'hormone pour induire la ponte, dont les œufs servent à familiariser des étudiants de master au développement neuronal précoce. Le porteur revendique un "bénéfice d'enseignement" et affirme qu'une vidéo, déjà testée, ne suffit pas et qu'il est "indispensable" que les étudiants observent les larves en travaux pratiques. Il souligne que le xénope évite d'avoir à tuer les femelles pour récupérer les œufs, ce qui en ferait selon lui la "meilleure alternative animale".
Objectifs
L’objectif du projet est la formation d’étudiants en Master dans le domaine des neurosciences développementales et les familiariser aux modèles expérimentaux les mieux éthiquement adaptés selon les questions scientifiques posées. Spécifiquement notre objectif est d'initier les étudiants du Master 2 aux approches expérimentales qui ont permis de découvrir les bases moléculaire et cellulaire de 1- l'induction des axes embryonnaires ; 2- L'induction neurale ; 3- La détermination identitaire des territoires neuraux ; 4- la signalétique impliquée ; 5- la migration cellulaire ; 6- la production d'organoïdes chez amphibien. Il a aussi pour objectif de familiariser les étudiants avec les modèles d'études in vivo.
Bénéfices attendus
Bénéfice d'enseignement.
Procédures
Un seul geste technique consistant à réaliser une seule injection d’hormone de croissance chez des femelles de xénope (quelques secondes par animal).
Impact sur les animaux
Nuisance set effets indésirables minimes, restreints à la contention et l’injection.
Devenir
Après induction de la ponte, les femelles retournent en élevage dans les animaleries. Au préalable, les expérimentateurs s’assurent que l’animal a pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général sur une période de 24h.
Remplacement
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un cours de Neuroscience et vise à montrer aux étudiants certains mécanismes moléculaires de développement précoce, en utilisant un modèle vertébré : la grenouille Xenopus Laevis. L’utilisation de vidéo a déjà été testée pour d’autres aspects du cours dans le contexte de pandémie et de distanciation et il est apparu clairement qu’il est indispensable que les étudiants observent les larves et suivent les étapes développement en travaux pratiques et de façon la plus intéractive avec l’enseignant. Les étudiants travaillent uniquement sur des oeufs et des larves de Xenope laevis. Dans le cadre d’un enseignement, le modèle Xénope est particulièrement bien adapté car c'est l'une des espèces modèles les plus robustes ce qui garantit une réussite expérimentale. Il présente une cinétique de développement rapide permettant d’observer le développement dès l’étape de fertilisation sur œufs, les stades précoces de développement et l’apparition de la plaque neuronale en quelques heures, dans des conditions externes à l’animal producteur. Nous induisons la ponte de manière non invasive (sans chirurgie). Une seule injection sous-cutanée d’hormone aux femelles Xenopus laevis est nécessaire et n'entraîne aucune réaction de la femelle. La récolte des œufs est faite en mimant le geste d’amplexus du mâle, i.e. en saisissant la femelle de façon à la maintenir en contention tout en dirigeant le cloaque vers une boite de pétri pour déposer les œufs. Les xénopes adultes ne sont pas manipulés par les étudiants, mais uniquement par l’encadrant chercheur spécialiste de ce modèle. Le choix de cette espèce est la meilleure alternative animale étant donné les nuisances très limitées et la survie des femelles car permettant l’étude de stades précoces au développement externe et non au sein d’une cavité utérine comme cela serait le cas pour d’autres espèces animales. Le choix des xénopes permet de ne pas avoir à euthanasier les femelles pour récupérer les produits de la fécondation, et représente donc en soit la meilleure alternative animale pour répondre aux objectifs du projet. Les xénopes adultes ne sont pas sacrifiés en fin d’expérience et seront réutilisés en laboratoire de recherche fondamentale. Le transport des xénopes entre laboratoires tel qu’effectué et de très courte durée, n’affecte aucunement la survie des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux prévus pour le projet est calculé par rapport au nombre d’embryons nécessaires à la réalisation d’expériences pour un groupe de 20 étudiants par session annuelle (18 animaux pour 20 élèves). Les animaux pourront être ré-utilisés pour d'autres projets externes.
Raffinement
L'injection et la contention (geste qui mime le geste d’amplexus du mâle, i.e. en saisissant la femelle de façon à la maintenir en contention tout en dirigeant le cloaque vers une boite de pétri pour déposer les œufs) sont réalisés par le concepteur qui a une longue expérience. Dans les deux cas le geste est fait en maintenant fermement la femelle et en lui cachant les yeux ce qui diminue son stress. Quand le geste est bien fait l'animal ne réagit pas. En cas de réaction intempestive le geste est arrêté.
Choix des espèces
Dans le cadre d’un enseignement, le modèle Xénope est particulièrement bien adapté car c'est l'une des espèces modèles les plus robustes ce qui garantit une réussite expérimentale. Il présente une cinétique de développement rapide permettant aux étudiants d’observer le développement dès l’étape de fertilisation sur œufs collectés, les stades précoces de développement et l’apparition de la plaque neuronale en quelques heures, dans des conditions externes à l’animal producteur. Les études sur cette espèce ont été à la base de découvertes majeures en biologie du développement du système nerveux. C'est une espèce sur laquelle il est possible de générer facilement des organoïdes. Il s’agit d’animaux adultes ayant atteints la maturité sexuelle pour qu’ils puissent produire des oeufs afin que les étudiants d’étudient les stades très précoces du développement (dès fécondation).
Formation pratique à la manipulation des chiens et aux gestes techniques associés à leur utilisation à des fins scientifiques.
- Enseignement supérieur
180 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun n'étant tué à l'issue. Chaque animal sert à un prélèvement de sang et à une administration par les voies courantes, parfois à un électrocardiogramme, pour entraîner des personnels à manipuler des chiens dans le cadre d'une offre de formation ouverte à d'autres établissements. Le porteur indique que deux tiers des chiens seront adoptés et que le tiers restant demeure dans la colonie avant vente ou adoption. Il affirme qu'il n'existe pas de remplacement possible pour former le personnel sans recourir à des chiens.
Objectifs
Ce projet répond à différents besoins de formation, autant internes qu’externes. En effet notre personnel a régulièrement besoin de suivre des formations au poste de travail suite à une évolution dans ses missions et tâches, ou à une évolution dans les pratiques du site. , ou encore après une longue période sans pratique. Certaines manipulations nécessitent une phase d’apprentissage, sur des chiens sains, dans un environnement sans stress afin que le geste soit acquis avant de le réaliser en routine le moment voulu. De plus, nous avons l’obligation de faire suivre les formations réglementaires à nos nouvelles recrues, or les offres ne sont pas suffisament développées en France ou ne sont pas adaptées à nos besoins. Nous avons donc décidé de nous associer à un centre de formation professionnel pour mettre à disposition des utilisateurs de chiens une formation d’applicateur de procédures chez les carnivores dont la partie pratique se fera sur notre site. Cette formation sera également ouverte au personnel d’autres sites Français ou francophones.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont que cela offre des possibilités supplémentaires de former du personnel, que ce soit au cours des formations réglementaires initiales ou lors des formations ou re formations au poste de nos collaborateurs. Une bonne formation pratique permet au personnel de prendre conscience de ses capacités et de ses limites, de la difficulté liée à la variabilité des individus et des circonstances. Du personnel bien formé permet de limiter au mieux les manipulations stressantes ou douloureuses pour les animaux comme pour les personnes, donc les risques d’accident. Cela permet de réaliser les procédures rapidement, dans de bonnes conditions et selon les bonnes pratiques ce qui favorise la coopération des animaux et la qualité globale des résultats.
Procédures
Une séance de manipulations pour les administrations et prélèvements sur animaux vigiles durera moins de 30 minutes par animal, et chaque chien ne sera utilisé que pour un prélèvement sanguin et une administration par les voies standards avec des volumes mimant des actes vétérinaires. Les chiens qui serviront en plus à réaliser des ECG seront utilisés environ 15 minutes de plus, le même jour.
Impact sur les animaux
Les apprenants risquent de manipuler les chiens de manière hésitante. Cela peut donc entrainer une lenteur dans la réalisation des procédures, un stress voire une douleur plus importantes que lorsqu’elles sont réalisées par une personne expérimentée. Vues les actes techniques réalisés sur les différents sites et les manipulations prévues lors des formations réglementaires, les dommages seront limités à la durée de l’acte lui-même (contention, administration, prélèvement) ou à quelques jours. Les effets indésirables prévus sont des hématomes, de petits saignements, et majoritairement seulement l’effet de l’introduction d’une aiguille par voie intraveineuse, sous cutanée ou intra musculaire qui impliquera une sensibilité/inconfort transitoire ou point d’injection.
Devenir
Environ les 2/3 des chiens seront des chiens qui ne sont pas adaptés aux besoins de la recherche (défaut de croissance, mâles qui n’ont qu’un seul testicule etc ) ou des anciens reproducteurs: ils seront donc tous adoptés après leur utilisation. 1/3 seront des chiens de stock ou des reproducteurs actifs, qui resteront dans la colonie jusqu’à leur vente ou jusqu’à leur mise à la retraite puis adoption. Les chiens ne seront pas euthanasiés après leur utilisation dans ce projet.
Remplacement
Il n’y a pas de remplacement possible, à moins de former le personnel directement sur les animaux utilisés en étude, ce qui n’est pas pertinent si l’on souhaite que ces derniers soient utilisés dans des conditions assurant le bien-être des animaux et que les résultats de l’étude ne soient pas impactés.
Réduction
Ce projet utilise le nombre minimal de chien par personne et par formation. Il permet aussi d’optimiser l’utilisation de chiens déjà présents sur le site qui présentent des défauts de croissance ou autre anomalie mineure (exemple : présence d’un seul testicule) ne leur permettant pas d’être des modèles animaux en recherche, ou qui sont d’anciens reproducteurs. Ces utilisations se feront avant leur replacement.
Raffinement
Les manipulations des chiens seront limitées à des administrations et prélèvements classiques. Lors des formations pour les applicateurs de procédures : un seul chien sera utilisé par personne, pour réaliser une prise de sang et une administration de sérum physiologique par les voies standards. Lors des formations au poste de travail, le nombre de séances et de chiens utilisés au total par personne dépendra de la technique à acquérir et de la technicité de la personne à former. Les chiens sont tous habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés pour les procédures standards, ce qui rend toute manipulation facile. Si un chien était plus stressé qu’un autre, il serait facile de le remplacer vu le nombre de chiens disponibles sur le site. Les animaux utilisés pour une séance de formation seront examinés attentivement dans les jours suivant leur utilisation et le vétérinaire sera informé dès l’observation d’un signe clinique quelconque pour procéder à un examen vétérinaire et mettre en place des soins appropriés le cas échéant. Lors des formations réglementaires, un vétérinaire sera présent en permanence.
Choix des espèces
Il s’agit de la seule espèce manipulée par le personnel des 2 sites Marshall en France et de l’espèce principale intéressant les autres personnels qui doivent suivre une formation d’applicateurs de procédure chez les carnivores. Elle est donc particulièrement bien adaptée aux besoins. Les chiens seront en génral soit de jeunes chiens en fin de croissance soit des adultes, donc typiquement âgés de 6 mois à 5 ans. Si un collaborateur doit être formé à un geste appliqué à des animaux particuliers (exemple prises de sang sur de jeunes chiots), alors des chiens ayant les caractéristiques requises seront utilisés pour la formation
Formation en imagerie optique du cortex auditif chez la souris vigile
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une fenêtre d'observation implantée dans le crâne sous anesthésie, puis jusqu'à neuf séances d'habituation à la contention et cinq à sept séances d'imagerie maintenues de une à trois heures, pour former une quinzaine d'étudiants par an à la technique. Le porteur revendique qu'il n'existe pas d'alternative non animale et qu'il est "essentiel" que la formation implique des animaux vivants. Les bénéfices évoqués contre les pertes sensorielles restent lointains, l'objet réel du projet étant l'apprentissage d'un outil d'imagerie.
Objectifs
Le but général du projet est d’entrainer annuellement une quinzaine d’étudiants, sous supervision d’un spécialiste, à mesurer de manière extensive et précise les représentations sensorielles de stimuli complexes dans le cerveau de souris vigiles. Ces mesures extensives sont rendues possibles par l’utilisation de techniques d’imagerie à haute densité permettant l’enregistrement simultané de plus de 1000 neurones par expérience. La formation d’étudiants dans ce domaine permettra la généralisation de cette méthodologie qui permet d’obtenir beaucoup plus de données cruciales pour la compréhension des circuits neuronaux du cerveau pour un nombre réduit d’animaux utilisées. Dans ce projet, nous mettons en place une procédure expérimentale permettant aux étudiants, sous la supervision d’un spécialiste de prendre en main les instruments nécessaires à la réalisation de l’expérience en situation réelle.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra l’acquisition par une quinzaine d’étudiant annuellement d’une méthode qui représente une nouveauté technologique pour l’observation de l’activité cérébrale à la résolution neuronale. Le développement de cette méthode permettra de progresser dans la compréhension des mécanismes de la perception sensorielle et ainsi de pouvoir développer de nouvelles approches thérapeutiques dans le domaine des pertes sensorielles.
Procédures
Les animaux sont soumis à 1 chirurgie d’implantation d’une fenêtre d’observation permanente sous anesthésie et analgésie puis à 9 séances maximum d’habituation à la contention (0.5 à 3h par séance). Enfin 5 à 7 séances d’imagerie en contention de 1 à 3 heures sont réalisés.
Impact sur les animaux
Ce projet inclut une préparation chirurgicale des souris occasionnant des douleurs et un inconfort modéré dans la période de récupération de 2 jours. Par la suite les souris sont habituées à la contention ce qui entraine un stress et un inconfort qui s’amenuisent après 3 jours d’habituation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative non animale pour accéder à l’activité de milliers de neurones opérant le traitement de l’information sensorielle. Dans ce projet l’utilisation d’animaux est nécessaire pour permettre aux étudiants d’apprendre la méthodologie d’imagerie et la manipulation de l’équipement en conditions réelles. Cela permet d’éviter par la suite de nombreuses erreurs qui peuvent se faire parfois au détriment du bien-être animal. Il est donc essentiel que la formation à cette méthode implique des animaux vivants.
Réduction
Grâce à l’utilisation des méthodes d’imagerie optiques modernes permettant d’enregistrer plus de 1000 neurones en parallèle, le nombre d’animaux utilisés est minimisé par la possibilité de répéter le protocole de mesure sur plusieurs jours voire plusieurs semaines avec le même animal pour maximiser la taille de l’échantillon de neurones collecté sur chaque animal, et ainsi atteindre des échantillons de plusieurs milliers de neurones, permettant une précision statistique jamais atteinte. Il est donc important de développer ces techniques pour améliorer la réduction des nombres d’animaux utilisés en neuroscience. 20 animaux sont nécessaires par ans pour obtenir les dix animaux nécessaires pour le cours (4 à 5 animaux utilisés par jours et repos de 2 jour) en comptant 50% d’animaux non utilisables du fait d’aléas expérimentaux, soit 100 animaux par an.
Raffinement
La procédure expérimentale de ce projet implique une antalgie et des temps de repos appropriés pour minimiser la souffrance, un suivi quotidien des animaux, et la définition de points limites précis basés sur des indicateurs de poids, (toute perte de poids >20% est un point limite), d’aspect général et de comportement, entrainant l’arrêt de l’expérience ou la mise à mort s’il n’est pas possible de pallier immédiatement la souffrance de l’animal.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris comme modèle animal en raison de l’ensemble des outils génétiques (souris transgéniques, injections virales AAV) qui sont bien établies chez cet animal, et qui permettent d’une part de manipuler différents éléments du système nerveux de manière ciblée, d’autre part de garantir une expression large et stable de certaines protéines, comme des senseurs calciques fluorescents ou des opsines (par ex. channelrhodopsin). Dans ce projet nous utiliserons les lignées GAD2-Cre, AI14D-TDT et leur croisement qui permet le marquage spécifique des interneurones dans le cortex. Pour toutes les expériences, nous utiliserons des souris adultes (de 3 à 6 mois) afin d’étudier la perception sensorielle dans un système nerveux mature.
Exploration fonctionnelle des déficits audio-vestibulaires dans un modèle murin de syndrome de Usher
- Enseignement supérieur
100 souris vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour la recherche mais pour former des étudiants. Chaque étudiant explore l'équilibre et l'audition d'une souris d'un modèle du syndrome de Usher, avec des tests comportementaux puis des tests auditifs sous anesthésie profonde. Le porteur indique qu'aucun effet indésirable n'est attendu et que les souris retournent ensuite dans les cages de reproducteurs de la colonie. Il affirme que l'oreille interne ne peut s'étudier in vitro et que le modèle animal reste le "seul outil disponible".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de former les étudiants sélectionnés dans le cadre de notre cours sur l’Audition à la réalisation de tests d’équilibres et de tests auditifs sur des souris adultes.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à former nos étudiants aux bonnes pratiques de laboratoire dans le domaine de l’exploration des fonctions audio-vestibulaires.
Procédures
Les souris seront utilisées pour des tests comportementaux non invasifs (50 minutes) et pour des tests audiologiques réalisés sous anesthésie profonde (40 minutes). Chaque étudiant étudiera l’équilibre et les capacités auditives d’une souris. Un maximum de 20 étudiants sera sélectionné chaque année. Vingt souris seront de fait utilisées chaque année, soit 100 souris sur 5 ans. D’un point de vue pratique, les étudiants seront divisés en 2 groupes. Pour le groupe 1 (10 souris), les tests auditifs auront lieu le 1er jour et les tests d’équilibre le 2ème jour. Pour le groupe 2 (10 souris), les tests d’équilibre auront lieu le 1er jour et les tests auditifs le 2ème jour.
Impact sur les animaux
Les souris seront utilisées pour des tests comportementaux non invasifs (50 minutes) et pour des tests audiologiques réalisés sous anesthésie profonde (40 minutes). Aucun effet indésirable n’est attendu.
Devenir
A la fin de la procédure, toutes les souris retourneront dans les cages de reproducteurs utilisés pour l’entretien de la colonie.
Remplacement
Nous ne disposons pas à ce jour de système in vitro capable d’intégrer les mécanismes complexes impliqués dans le fonctionnement de l‘oreille interne que sont : 1) la perception du stimulus mécanique par les cellules ciliées sensorielles ; 2) la transduction de ce stimulus en un signal électrique ; 3) la transmission de ce signal électrique aux neurones spiraux ; 4) le transfert via ces neurones et leurs relais de l’information jusqu’au cerveau. Le modèle animal demeure donc le seul outil disponible pour étudier les cascades physiopathologiques impliquées dans la surdité et les troubles de l’équilibre.
Réduction
Chaque étudiant du cours se verra confier une souris sur laquelle il réalisera ses tests comportementaux et auditifs. A la fin des tests, toutes les souris retourneront dans les cages de reproducteurs utilisés pour l’entretien de la colonie. Les données générées pendant ce cours viendront compléter d’autres produites dans le cadre d’un projet de notre laboratoire, ce qui permettra de diminuer le nombre d’animaux utilisés dans ce projet.
Raffinement
Un igloo et des copeaux de carton seront ajoutés dans les cages d’hébergement. Nous renforcerons l’enrichissement des cages hébergeant des souris présentant un trouble de l’équilibre, par l’ajout de deux tubes creux en carton et de bâtonnets en bois. Une roue sera disposée dans les cages de souris mâles pour limiter les risques de bagarres. L’emploi d’analgésiques sera systématique tout comme l’application d’un gel ophtalmique lors des anesthésies. Les animaux anesthésiés seront placés sur un tapis chauffant jusqu’à leur réveil complet. L’état général des animaux sera surveillé de façon régulière.
Choix des espèces
Les cellules et les molécules impliquées dans le fonctionnement de l’oreille interne sont comparables chez l’homme et la souris. Les pathologies qui nous intéressent ont déjà des modèles murins bien établis. Mâles et femelles seront utilisés, les déficiences auditives et vestibulaires étant similaires dans les deux sexes.